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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Santé
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1995-02-12, Collections de BAnQ.

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[" CAHIER Montréal, dimanche 12 février 1995 i t TV via'/ 'WL'ii*î ' .ri'.Vit- ¦ I .-41 - - f m 1 V, ¦ \u2022 STÉPHAN DUSSAULT Collaboration spéciale Jeune violon tendre et romantique cherche gamme en « love majeur».Ces temps-ci, plusieurs agences de rencontre, de services de boîtes vocales et de petites annonces roulent à fond de train.La Saint-Valentin approche.Dans deux jours, de nombreux amoureux du Québec troqueront la lampe halogène de la salie à manger pour la chaude lumière des chandelles.Hélas ! cette « fête » rappelle aussi aux âmes esseulées qu'elles auraient intérêt à débusquer la perle rare.Les vitrines des magasins remplies de ballons en forme de coeur lancent également un appel aux couples dont l'amour s'est momentanément effrité.« Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux ?», se demandent-ils.Pour tous ces coeurs errants, la Saint-Valentin est une fête discriminatoire.C'est le cas de le dire, le bonheur des uns fait le malheur des autres.Si grave que ça ?Statistique Canada nous apprend qu'en 1990, 29 p.cent des Canadiens de plus de 15 ans ne vivaient pas en couple dans le même logis.Pas surprenant alors qu'une semaine avant la Saint-Valentin, la psychologue Andrée Matteau voit défiler dans son bureau de nombreux célibataires.Selon elle, ce mal de solitude est un problème davantage féminin.Peut-être que les hommes sont simplement moins prompts à demander de l'aide?« C'est décourageant de les entendre, dit-elle.Souvent, elles sont prêtes à faire n'importe quoi pour recevoir une carte de la Saint-Valentin ou des fleurs.SUITE A LA PAGE C 2 ¦'Çl.vifi?- * ¦ ¦ VENEZ VOUS RÉCHAUFFER.DERNIÈRE JOUR! INTERNATIONALE DE MONTREAL ^AU STADEpL Y M P I Q U E 300 EMBARCATIONS 180 EXPOSANTS C2 Santé LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 12 FÉVRIER 1995 .V I I » Les autistes savants: des petits « génies » tout aussi démunis que les autres autistes ¦M %' IV £4 Textes de STÉPHAN DUSSAULT collaboration spéciale ¦l Donnez quelques minutes à Michel pour lire une liste de 25 noms propres.Présentez-lui ensuite 24 de ces noms dan» le désordre et il vous dira instantanément celui qui manque.' Mieux encore.Demandez à Richard d'énùmérer toutes les années de notre siècle où le 25 novembre est tombé un vendredi et îl vous répondra sans brocher.1904, 1932, 1960 et 1988.Un certain zèle le poussera peut-être même à vous dire que le 25 novembre 1931 était un mercredi.f Comble de « folie », grâce à sa mémoire phénoménale, Leslie reproduit n'importe quelle pièce au piano, du classique au folklore.Pour ce faire, il n'a pas besoin de longues heures de pratique ou d'études.Il écoute la pièce une seule fois, ce qui est souvent suffisant pour la mémoriser et l'interpréter.Mais ne perdez jamais de vue que s'ils peuvent dessiner parfaitement l'hôtel de ville de Montréal deux jours après l'avoir vu, certains autistes « savants » demeurent incapables de s'habiller ou même de compter jusqu'à dix.Impossible ?Demandez au psychiatre et chercheur Laurent Mottron, qui travaille avec les autistes savants depuis une quinzaine d'années, et il vous répondra que c'est peut-être sidérant, mais bien possible.Ce type bien spectaculaire de l'autisme a été mieux connu du public en 1989 dans le film Rain Mon* où l'acteur américain Dustin Hoff-inan incarnait de façon magistrale un autiste savant.« C'est un assez bon portrait, juge le docteur Mottron.C'est une série d'anecdotes inspirées de plusieurs cas réels, sauf peut-être la scène où Tom Cruise échappe une boîte remplie cje cure-dents et que l'autiste lui donne le nombre exact au moment où ils touchent le sol ».s ».I ; Une catégorie bien subjective Au Québec, on estime qu'une centaine d'autistes ont des capacités exceptionnelles, mais pas autant que celles de Richard, Michel et Leslie.En fait, tous les autistes ont certains talents dans un domaine bien particulier \u2014 la musique, la mémorisation, les mathématiques ou le dessin \u2014, mais sont souvent totalement dépendants dans toutes les autres facettes de la vie, qu'on parle de manger .ou de sortir acheter le journal.Parfois même, un autiste savant faisant des additions très complexes n'aura pas de talent particulier lorsque viendra le moment des soustractions.! On leur a pendant longtemps affublé te nom d'« idiot savant », un genre de retardé mental, mais qui de temps à autres à droit à un éclair de génie.Fou du village, il suscite aujourd'hui davantage l'intérêt des chercheurs.; Pourtant, l'autiste savant n'a encore rien de scientifique.C'est simplement que la différence entre ce qu'il fait habituellement et une action particulière est plus grande que chez le commun des autistes.Par exemple, l'autiste le plus, déficient pourra être considéré comme « savant » en réussissant un cas-se-tete de dix pièces.Par contre, un «< Asperger » ( voir autre texte ) pourra être considéré comme un autiste « normal » même s'il réussit à mettre en place les 500 pièces d'un autre casse-tête.Encore la, aucun barème pour tracer la frontière entre le « normal » et le « savant ».Mais à écouter les parents d'autistes, leurs enfants seraient presque tous des savants.C'est simplement qu'ils ont un talent particulier dans un domaine, mais qu'ils ne se démarquent pas suffisamment des autres capacités pour entrer dans la catégorie « savant ».^Surdoués et handicapés : les causes S-VL'autisme savant n'a pourtant rien ICVoir avec le génie », s'insurge le docteur Mottron lorsqu'on le questionne Mit-la « beauté » du phénomène.C'est plutôt un handicap.Son univers mental est envahi par les milliers de noms d'un annuaire téléphonique ou par les jours du calendrier ».Presque inutile de dire que personne n'a vraiment intérêt à les pousser à fond dans leur intérêt particulier.Extraire des racines carrées, ça: impressionne.Mais c'est plutôt inutile; dans la vie de tous les jours.S'ils peuvent dessiner parfaitement l'hôtel de ville de Montréal deux jours après l'avoir vu, certains autistes « savants demeurent malheureusement incapables de s'habiller ou même de compter jusqu'à dix.Les camps au secours des enfants.et des parents ¦ Francine adore sa fille de huit ans, Marie-Ève, une autiste sévère constamment en quête de solitude.Mais à un moment, elle et ses proches n'en peuvent tout simplement plus.«On ne peut pas la laisser seule une seule minute, lance-t-elle, n'importe quoi peut survenir ».C'est ainsi que cette Beauceronne a déjà retrouvé sa fille au sommet du silo de la ferme.Elle et son mari ont même dû organiser une battue le jour où Marie-Ève a pris la clef des champs.en forêt.En plus d'apprendre que leur enfant n'est pas comme tous les autres, les parents doivent composer avec la présence constante qu'exigent les autistes.Et pour la grande majorité, pas question de les envoyer à la garderie du coin.Leur cas requiert souvent les services d'un éducateur entièrement dévoué à eux, d'où réclusion des « camps de répit » pour autistes à travers la province.« C'est ainsi qu'on peut reprendre notre souffle.Pour nous, c'est salutaire », affirme Francine.On évite ainsi les excès d'impatience de parents au bout du rouleau.Ceux-ci peuvent en profiter pour prendre des vacances, mais pas trop loin puisque certains camps ne gardent pas les enfants pour la nuit.Papa ou maman joue alors au conducteur d'autobus la semaine durant.« Parfois, ils en profitent pour se rapprocher de leurs autres enfants, avec qui ils n'ont pas toujours le temps de communiquer comme ils le voudraient », affirme Marie (obin, qui a mis sur pied le camp Bcding Bedang à Montréal il y a sept ans.Pas spécifiquement dédié aux autistes, il reçoit plus largement les enfants ayant des troubles sévères de développement.« Au début, nous acceptions les enfants qu'on mettait à la porte des autres camps, d'où le nom Beding Bedang ! souligne la directrice.Aujourd'hui, notre but est de créer des petites classes homogènes pour favoriser l'esprit de groupe ».Faute de budget, le camp, d'une durée de huit semaines ( maximum de quatre semaines par enfant ), ne peut accepter plus de 35 jeunes à la fois répartis en quatre groupes, selon l'acuité du trouble de développement.On parle entre autres de leur degré d'autonomie, de leur capacité à communiquer ou à suivre des consignes plus ou moins compliquées jusqu'à leur degré de tolérance au bruit.Mis à part le volet spécialisé, qui regroupe en majorité des autistes sévères, toutes les activités se font en groupe.« Au début, nous rencontrons les parents afin de leur demander où est rendu l'enfant dans son développement et ce qu'ils veulent qu'on poursuive comme formation, explique Mme Jobin.Mais ça demeure un camp où le plaisir et l'éducation vont de pair ».Même si les enfants font toute une série d'activités, une certaine routine est de mise, les autistes ayant généralement beaucoup de difficulté à vivre avec les changements d'horaire.Chansons à l'arrivée, activités diverses ( du bricolage jusqu'au «jeu du mouchoir » ), dîner, relaxation et massage ( si l'enfant accepte de se laisser tou- cher ) et activités extérieures font partie du train-train quotidien.Et une fois la semaine, on trimballe la petite marmaille au Biodôme, à La Ronde ou à la piscine municipale.Une évolution marquée À la fin de la journée, les enfants repartent heureux et les accompagnateurs \u2014 en majorité des femmes \u2014 exténués.« Ce sont pour la plupart des stagiaires en psycho-éducation ou en adaptation scolaire.C'est fou comment elles se donnent ! », s'exclame Marie (obin.Même si elles ne s'occupent que d'un ou deux enfants, la commande est de taille : les faire progresser tout en les amusant.Et pour plusieurs ça réussit.« Imaginez la tête des parents lorsqu'à la fin du camp, ils entendent leur enfant chanter à la maison, chose qu'il n'avait jamais faite », affirme Mme Jobin.D'autres parents vont être émus de voir pour la première fois leur enfant patauger dans la piscine.Quant aux autistes sévères, juste sentir qu'ils sont un tant soit peu présents d'esprit est un grand trésor.Les accompagnatrices en profitent également pour donner des trucs aux parents afin d'accélérer la progression de leur enfant ou simplement pour mieux communiquer avec lui.Par exemple, on utilise une foule de méthodes pour faire comprendre nos intentions à l'enfant.Par exemple, pour lui demander s'il veut se baigner, on va lui dire, lui montrer l'image d'une piscine et simuler la nage avec les mains.Ainsi, il a davantage de chances « d'allumer ».et éventuellement d'y prendre goût.Une grande question demeure : comment expliquer que de tels îlots d'intelligence se retrouvent précisément cli'èz les « Asperger » ainsi que chez les autistes profonds?On ne le sait pas trop, même si la recherche progresse.« Ça fait un siècle que nous cherchons à comprendre la raison, assure le docteur Mottron.Quand nous l'aurons trouvé, peut-être comprendrons-nous pourquoi ils n'arrivent pas à faire certaines choses».Par exemple, on a longtemps cru qiie ces « dons » étaient indépendants de l'intelligence, que c'était une sorte d'automatisme.On sait aujourd'hui qu'il n'en n'est rien, puisque certains font des opérations qui n'ont rien de mécanique.Toutefois, on ne comprend pas encore comment ils réussissent à organiser toute cette information.On sait également que leurs talents créatifs sont très limités.Us peuvent reproduire un immeuble, mais ne le créent pas.De plus, si un événement particulier survient, comme la cuisinière qui s'enflamme, plusieurs ne penseront même pas à l'éteindre et se contenteront d'apprécier le « phénomène ».Pour l'instant, certains parlent d'une « mémoire photographique » très développée, nommée mémoire éidétique.Elle permet par exemple à certains autistes de mémoriser tous les détails d'un immeuble et de le reproduire parfaitement.Il « peut commencer son dessin par n'importe quelle partie, voire par plusieurs parties disjointes, comme s'il copiait par transparence un dessin invisible caché sous sa feuille », écrit le docteur Mottron dans la revue scientifique Interface du mois de mars dernier.Mais ça n'explique pas tout, car le dessinateur autiste a également la capacité de reproduire un objet sous plusieurs angles, ce qui va bien au-delà de la simple-mémoire éidétique.Autre exemple : chez les « bolés » du calcul, on parle davantage d'une « banque de données » que d'une « mémoire photographique ».On a longtemps pensé qu'ils s'isolaient dans des opérations compliquées afin de fuir le monde extérieur, voire même pour ne pas subir les problèmes familiaux.On affirme maintenant qu'ils ne peuvent faire autrement, même si leur situation peut parfois s'améliorer.« Pour l'instant, tout ce qu'on peut dire est qu'ils traitent certains types d'informations avec des systèmes que nous utilisons pour en traiter d'autres », avance Laurent Mottron.Ce n'est pas très clair, mais c'est là qu'on; est rendu.Puisque leur entourage ou leur éducation sont loin de tout expliquer, on commence à aller jouer dans le cerveau pour tenter de comprendre les causes de l'autisme.À l'hôpital Sainte-Justine, un groupe de chercheurs enregistre depuis deux ans l'activité électrique cervicale d'autistes en pleine activité afin de tenter d'y voir plus clair.Apprendre sans devoir suivre des cours ?\u2022f M Mais on ne comprend toujours pas comment ils peuvent apprendre sans apprentissage.Un peu comme si, dans certains domaines, ils avaient beaucoup plus de facilité que nous à localiser les informations demandées.La question brûle les lèvres : lorsque les chercheurs auront compris comment leur cerveau fonctionne, pourrons-nous profiter, nous aussi, de ces capacités particulières et ainsi éviter les 15 années d'études harassantes ?Laurent Mottron hésite un instant.« l'ai déjà cru à cette possibilité, mais plus mainte* nant », lance-t-il finalement.Il suppose maintenant que nous ne pouvons atfrJif le meilleur des deux mondes : une intelligence normale dans tous les domaines et celle très particulière des autistei'-Sa-vants.« Pour acquérir ces capacités spéciales, il faudrait se priver volontairement des autres.Or ce n'est pas possible ».» Suis-je désirable ?.SUITE DE LA PAGE C 1 ï Elles se sentent seules même si elles ont d'excellents amis.Le problème, c'est qu'elles sont hantées par la question : « Suis-je désirable ?».L'absence d'un amoureux en ce jour de fête conduit à une infinité d'émotions et de réactions, allant de la déprime passagère jusqu'à des pensées suicidaires.En fait, la Saint-Valentin est souvent la goutte d'eau oui fait déborder le vase ; un véritable détonateur qui cache une mine de problèmes bien enfouis.« Dans ces moments plus difficiles, le but est de prévenir des gestes faits sous le coup de l'impulsivité, poursuit Mme Matteau.Il faut leur faire comprendre que ce n'est pas parce qu'ils n'ont pas de blonde ou de chum qu'ils ne sont rien ».Psychologues bénévoles L'Ordre des psychologues du Québec est bien conscient de ce vague à l'âme.Pour la septième année, il organise une « journée d'écoute-conseil » le jour de la Saint-Valentin.Plus de 150 psychologues à travers la province donneront bénévolement quelques heures de leur temps pour écouter, réconforter et conseiller ceux et celles qui en feront la demande.Les consultations téléphoniques sont anonymes.Pour éviter qu'on transforme l'événement en opération marketing, même les psychologues n'ont pas le droit de révéler leur identité.L'an dernier, les psychologues ont répondu à 416 Québécois, dont 121 hommes.Depuis 1989, la progression des appels de la gent masculine est constante, passant de 23 p.cent à 29 p.cent.« La demande est très forte, affirme Yves Parenteau, du Service des communications de l'Ordre.Les gens doivent souvent tenter de nous rejoindre une dizaine de fois avant de réussir à parler à un de nos psychologues ».En portant le nombre de lignes téléphoniques de 10 à 20, on croit régler une partie du problème.même si on s'attend à ce que le nombre d'appels double lui aussi.On veut à tout le moins éviter que certains psychologues ne puissent fermer boutique avant 23 h.Si la moitié des appels concernent la solitude ou les difficultés conjugales, les psychologues en service ne sont pas surpris quand ils ont affaire à des cas d'inceste ou de stress au travail, «c Voir tous ces gens qui semblent heureux rend leurs malaises plus présents, dit Micheline Dupré, psychologue et porte-parole montréalaise de cet événement.Pour eux, la Saint-Valentin est une occasion de s'évaluer et de demander conseil ».Ti Mme Dupré affirme qu'aujourd'hui la société offre moins de modèles, que les gens ont donc plus de liberté dans leurs choix.Lorsqu'une difficulté se présente, la réponse nous échappe souvent.« Mais il est chaque fois étonnant de constater comment les choses deviennent claires dans leur tête juste à en parler avec quelqu'un qui les écoute vraiment.Tout à coup, ils ont plus d'emprise sur leurs problèmes et trouvent des solutions qui leur conviennent », dit-elle.Source de déchirements Bien malgré lui, François, 29 ans, sera seul à la Saint-Valentin.Après une relation qui a duré trois ans, il prend une « pause bien méritée », ce qui ne l'empêche pas de « magasiner ».Cette année, il va fêter l'occasion dans un bar avec quelques copains célibataires, «c Je suis peut-être un peu trop entreprenant, dit-il.De toute façon, le début d'une relation est toujours une source de déchirements ».Le plaisir d'être ensemble et l'attraction entre deux personnes sont confrontés à un grand nombre de peurs ; la peur de perdre une partie de sa personnalité, la peur d'être jugé inintéressant lorsque l'autre nous connaîtra vraiment ou la peur de se faire plus de mal que de bien dans cette relation -?-\" sont autant de freins.C'est sans compter toutes les rencontres où l'on n'a pas su « décoder » l'intérêt que l'autre nous portait.Un sourire, un besoin d'intimité ou l'emprunt d'un objet sont autant de signes qu'il faut apprendre à interpréter.C'est ce que les psychologues appellent «c développer ses habiletés sociales ».Mettre la table Si une relation durable se prépare de longue date, la psychologue Andrée Matteau soutient qu'une journée de la Saint-Valentin sans amoureux, ça se prépare tout autant.Elle propose même à ses clients de préparer un horaire écrit pour meubler la journée.« Ça leur permet d'élargir leur notion d'amour, dit-elle.Us sont amoureux de la nature ?Eh bien qu'ils se fassent plaisir en visitant le Biodôme de Montréal ou en escaladant une montagne en Estrie », souligne-t-elle.Si plusieurs entreprises profitent de cette fête des amoureux pour augmenter leur chiffre d'affaires, quelques activités sont également destinées aux célibataires.Depuis trois ans, la chaîne de restaurants Le Commensal offre chaque dimanche ses «déjeuners pour parler ».Quelle belle occasion pour voir que nous ne sommes pas les seuls célibataires du monde ! Et que pour plusieurs, cette situation n'a rien d'un Journée d'écoute-conseil ?Voici les numéros de téléphone proposés pour parler gratuitement à un psychologue le 14 février, entre 9 h et 21 h : Montréal (514) 561-1221 Québec (418) 622-7074 Chicoutimi ( 418 ) 543-8187 Outaouais ( 819 ) 246-8373.Mais attention, ces numéros sont ceux de la compagnie d'assurance La Prudent ici le, qui s'associe à la journée d'écoute-conseil.Si vous appelez à un autre moment, on réglera d'autres types de problèmes.Ceux et celles qui ne demeurent pas dans ces grands centres, vous pouvez appeler au : 1 800 561-1223.drame.Maintenant qu'ils ont réussi a apprivoiser leur solitude, ils vivent en \u2022 harmonie avec eux-mêmes.Paradoxa- ! lement, c'est souvent au moment où ! l'on n'espère plus que l'âme soeur se pointe.Bonne Saint-Valentin, qu'elle soit accompagnée ou non ! T LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 12 FÉVRIER 1995 C3 SANTE Un laboratoire de mouvement où l'on apprivoise le mécanisme de la marche ANDRÉ DUCHESNE collaboration spéciale ¦ Hugo Chevarie, un petit démon blond de cinq ans à l'esprit vif et à la bougeotte facile, souffre de diplégie spastique, une forme très légère de paralysie cérébrale.Chez lui, ce handicap cause un dysfonctionnement dans sa façon de marcher.Si cela est facilement observable, il est beaucoup moins aisé d'en déterminer les mécanismes, à la fois complexes et difficiles à mesurer.Hugo n'est pas tout seul.Beaucoup d'enfants éprouvent des problèmes moteurs, en général d'origine neurologique.C'est pour mieux comprendre les patrons de marche de ces jeunes et identifier les éléments responsables de leurs troubles que l'hôpital Marie-Enfant de Montréal, institution vouée à la réadaptation des enfants handicapés physiques, a acquis un laboratoire de mouvement.Ce système ultra-sophistiqué combine plusieurs appareils optiques et informatiques qui décortiquent la marche d'un individu dans ses moindres éléments et les recrée en temps réel sur ordinateur.En d'autres termes, tout ce que fait le corps d'Hugo pendant une courte marche est fidèlement reproduit sous forme de graphiques, de courbes et de données.Soumis à l'analyse du personnel médical, ces résultats permettent de tracer un portrait très précis de la façon dont un enfant marche et les moyens de compensation que son corps utilise lorsqu'il se déplace.On peut ainsi déterminer plus facilement les traitements appropriés pour corriger les problèmes moteurs : chirurgie, physiothérapie, etc.Hugo Chevarie s'est bien amusé pendant la démonstration.Plus l'évaluation est précise, plus on évite de mauvais diagnostics.« Par exemple, explique le docteur Gaétan Filion, coordonnâtes de la recherche, on peut être parfois tenté d'incriminer un muscle, alors que ce dernier produit effectivement l'énergie permettant la marche.Une intervention à ce niveau aurait eu pour effet d'enlever à l'enfant sa source d'énergie et potentiellement, réduire sa capacité de marche.» Ce système est avantageux sur deux autres plans.D'abord, il permet aux médecins et aux techniciens d'analyser l'évolution d'un traitement.Au niveau de la recherche, il contribue à évaluer l'efficacité des différentes thérapies existantes.L'équipement L'évaluation d'un cas se fait dans un temps relativement court, de 15 à 20 minutes.Mais durant cette période, l'enfant porte sur lui un curieux appareillage qui lui donne un air de petit robot.Acheté au coût de 250 000 $, l'équipement d'origine italienne \u2014 il existe aussi une technologie américaine et une britannique \u2014 est composé de marqueurs vidéos à infra-rouge assez sensibles pour capter et étudier les mouvements des mains d'un pianiste, de deux caméras, d'électrodes qui mesurent l'activité musculaire, d'un élément de transmission radio un peu plus gros qu'un baladeur, d'une plate-forme de force qui, encastrée dans le plancher, évalue la poussée du corps au sol et vice-versa et d'un imposant attirail informatique.Durant l'examen, le patient marche dans un corridor long de quelques mètres et délimité par deux lignes parallèles, séparées d'environ un mètre.L'exercice est répété plusieurs fois, aller-retour.Pendant ce temps, les deux caméras placées à chaque extrémité captent tous les mouvements grâce aux marqueurs vidéo.Les électrodes enregistrent des données sur l'activité musculaire qu'elles envoient à l'ordinateur via l'élément de transmission radio.L'ensemble agit un peu à la façon d'un scanner.Tous ces paramètres sont reconvertis sur écran en courbes, en graphiques et en images à trois dimensions.Sur l'écran, ce n'est pas Hugo qui apparaît mais une série de petit points blancs \u2014 représentant autant de parties de son corps \u2014 qui se meuvent exactement comme le bambin l'a fait quelques minutes auparavant.Au cours de la conférence de presse où a été faite une démonstration de l'équipement, on a pu observer la « traduction » de chacun des mouvements de marche d'Hugo selon des plans Pendant que le patient marche dans un corridor, deux caméras (pas celle-ci) font un scan de tous ses déplacements.PHOTOS PIERRE Côlt.La Presse Hugo en compagnie du docteur Gaétan Filion et de son assistante de recherche et physiothérapeute, Joanne Goldberg.Cet appareil de transmission radio est porté par l'enfant durant la période de l'examen.verticaux, horizomuux, de face et de côté.Entre 15 et 20 patients Cette technologie est très populaire aux États-Unis.Le docteur Gaétan Filion indique qu'elle est utilisée dans la plupart des hôpitaux pédiatriques.« Au Québec, quelques centres hospitaliers possèdent ce laboratoire mais s'en servent uniquement pour la recherche, dit le médecin.Nous serons les premiers à l'utiliser pour l'évaluation de patients en clinique tout en nous consacrant aussi à la recherche.» À l'hôpital Marie-Enfant, entre 15 et 20 jeunes pourront être examinés annuellement.Ce nombre restreint s'explique parce que l'analyse des données prend un temps fou.« Une seule séance d'examen nous emmagasine entre dix et 15 megs de données \u2014 l'équivalent de quelques milliers de pages de textes \u2014 dont l'analyse prend une à deux semaines », explique le docteur Filion en guise de conclusion.Les implants dentaires \u2022troisième t'CIKi Jtton d«* tlrntft Tout ce qu'il faut savoir si vous envisagez des traitements d' IMPLANTS DENTAIRES Ce document exhaustif et unique sur l'implantologie est remis aux patients lors des consultations à notre clinique de Beloeil ou de Montréal \u2022 4 Il est disponible également par commande téléphonique au numéro ci-dessous AINSI QUE DANS TOUTES LES PHARMACIES JEAN COUTU 36 pages, 23 illustrations et photos couleurs (12 $) CLINIQUE D'IMPLANTOLOGIE DENTAIRE DR LUC CHAUSSE Montréal : Complexe Desjardins Rive-Sud : 303 Duvernay, Beloeil J3G 5S8 tr : 464-3368 (local) 1-800-263-3368 (ext) 1 Diafosue collaboration spéciale Soyons prêts pour la vie i .1 V ¦ Malgré l'orchestration de l'éducation sexuelle dans notre milieu scolaire, le phénomène des mères adolescentes ne cesse de prendre de l'ampleur et a même doublé au Québec au cours des dix dernières années.Ainsi, depuis 1980, chez les moins de 20 ans, les grossesses sont passées de 24 sur 1000 à 31 sur 1000 en 1988.En cette année, 7278 adolescentes ont été enceintes et 3608 bébés sont nés.En 1990, 8 p.cent des adolescentes de moins de 18 ans ont été enceintes et le quart seulement d'entre elles ont gardé leur bébé.Selon Louise Charbonneau, médecin à la Clinique des jeunes Saint-Denis, les ados reçoivent des messages bien souvent discordants.On veut très tôt les informer sur la sexualité, la contraception, les MTS ( maladies transmises sexuellement ) et le sida afin de les préparer à une vie sexuelle active.Rapidement les parents deviennent tolérants par rapport aux fréquentations de leurs enfants et oublient de les laisser vivre leur adolescence et de leur inculquer un système de valeurs,, d'affection ou de soutien.Evoluant dans une société où la libération sexuelle est de mise, plusieurs jeunes pensent ne pas avoir d'autres moyens d'exprimer l'amour que l'acte sexuel.C'est bien souvent le seul modèle qu'ils ont ! Deux témoignages Quel est donc l'avis des jeunes suivis par le docteur Charbonneau ?Annie, 17 ans, me confie qu'elle avait eu sa première aventure amoureuse à 14 ans avec un gars plus âgée : « )e l'ai beaucoup aimé mais il a profité de mon innocence et m'a laissé ensuite tomber.Pour les filles, la communication amoureuse est uniquement basée sur l'amour et il n'y a pas beaucoup d'entre nous qui connaissent le plaisir.Par contre, les gars n'ont pas la même compréhension et l'amour est moins précieux pour eux.Après donc une période d'amertume où j'ai lu beaucoup, j'ai maintenant un nouvel ami que j'aime bien, mais je suis plus prudente.Personnellement, je crois au mariage, j'aime les enfants et j'ai la foi : quand je suis angoissée je fais une prière avant de m'en-dormir et j'aime parfois entrer dans une église, me re-cueillir et allumer un lampion.C'est dommage qu'à l'école, personne ne nous parle de spiritualité et.qu'il n'y a aucun intérêt à promouvoir notre éducation religieuse.Quant à mon ami, il ne croit pas en ces principes de vie dans lesquels j'ai été élevé.Ma foi, d'autre part, ne le dérange pas.» Agée de 16 ans, Stéphanie est avec un gars depuis six mois et elle en est follement amoureuse : « il me dit des mots gentils et fait bien atten- tion à moi.Nous nous entendons très bien et nous allons, nous fiancer et aller vivre en appartement.Dans une relation amoureuse, ce qui prime .!« c'est la confiance.Je viens .,| voir le docteur Charbonneau pour m'assurer que tous mes examens sont corrects et pouf; prendre la pilule.Élever un enfant demande de l'amour, de l'attention et du temps que - | je n'ai pas pour le moment.Bien que mon copain et moi ' nous sommes athées, nous' avons tous besoin de croire en quelque chose et nous! croyons dans la force et la joie de l'amour.» Interrompre la grossesse .Dans cette polémique qui -entoure l'éducation sexuelle de nos jeunes, quelle est la place de l'interruption volon-.taire de la grossesse ( IVG ) ?' La France fait justement le bilan, vingt ans après de la loi Veil de 1975 légalisant l'IVG.On réalise que la loi n'a pas ' rempli son rôle et qu'elle a été banalisée.Elle était, en-fait, destinée à répondre prioritairement «aux situations' de détresse » et mettre fin aux * avortements clandestins.Il y \u2022 a aussi peu d'aide à la maternité et on n'offre pas aux jeu- \u2022 nés des alternatives à l'avorte- \u2014 ment.Si bien que la plupart ' des adolescentes enceintes n'ont aujourd'hui comme issue que l'IVG.Elles y sont conduites, par la pression so- *\u2022 ciale, et du fait de l'absence de structure d'aide pour une maternité précoce.Chez nous, les statistiques démontrent * que de 50 à 75 p.cent des mères adolescentes ont abandonné l'école, que 86 p.cent vivent en monoparentalité et que 84 p.cent d'entre elles vivent de l'aide sociale.Les ressources sont malheureuse- \u2022 ment mal réparties.À Montréal, par exemple,\" sur les 70 millions de dollars dépensés en service d'aide pour les jeunes, moins de 5\" millions sont canalisés vers les jeunes mères.Et pourtant -des statistiques américaines ' révèlent qu'un enfant peut être une source de motivation pour que les jeunes mères re- \" prennent leurs études.C'est dans ce contexte que le Conseil permanent de,, l'épiscopat français vient de lancer un appel au « réveil des consciences et au dialo:.gue » à toute la société pour que l'avortement ne s'installe pas comme une fatalité de' l'habitude.Le témoignage de Carole, 17 ans, à ce sujet est élo-\" quent : « Je viens de passer à travers un avortement.C'était le pire événement de ma vie'.'\" Lorsqu'on le fait sans totalement le vouloir, ça fait très-' mal en dedans.Croyez-moi; j'en ai pleuré des larmes Ion» de cette intervention.» Ce que les jeunes nous demandent, c'est d'être respon-' * sables et de promouvoir les -moyens afin que la force de la vie et de l'amour l'emportent \" sur la peur de la vie.\u2022 .\u2022.\u2022 4 \u2022 r Un espoir: votre solidarité ! Développement et Paix achemine votre contribution tant à l'intérieur des frontières du Rwanda qu'à l'extérieur, dans les camps de réfugiés du Zaïre et de Tanzanie.Votre don est source d'espoir pour les Rwandais qui veulent reconstruire leur pays.DËPELOPPEAIENr Ef R4IX (514) 257-8711 5633, rue Sherbrooke Est Montréal (Québec) H1N 1A3 \u2022 i H S § i C4 LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 13 FÉVRIER 1995 Santé Son premier emploi : vedette SOPHIE DGCORWIN collaboration spéciale M Son sourire fend l'écran, son fauteuil roulant reste à l'arrière-plan.Son aisance et sa simplicité, sa joie de vivre séduisent.Chantai Petitclerc, championne du monde en athlétisme en fauteuil roulant, passe du sport au spectacle.Elle anime les tirages de Loto-Québec, à Télé-Métropole, en rotation avec Lise Lapoin-te et Lise Lefebvre.Elle a aussi co-animé le Téléthon de la paralysie cérébrale.Être passionné.Chantai mord dans la vie à belles dents ( dans tous les sens du terme ! ) : « Beaucoup de gens pensent que j'ai de la chance.|e dirais plutôt que je saute sur les occasions.Il y a de belles choses à vivre pour tout le monde, il s'agît de les voir », estime l'athlète.¦HGette histoire en fera rager plu£[d'un.Chantai n'a jamais cherché de travail.L'emploi, tout-bonnement, s'est présenté! La jeune femme étudiait depuis trois ans en Alberta, où se trouvait son entraîneur, lorsque «Mode d'emploi » lui proposa utiÇCaudition à Télé-Métropole («Mode d'emploi » est le centre spécialisé de ressources humaines parrainé par l'Association des paraplégiques du Québec pour les personnes physiquement handicapées ).« ('avais l'habitude des médias Sans le contexte sportif », expliqué l'athlète, dont la «performance » dans les entrevues et les conférences de presse lui a valu de bons commentaires.li Elle ne craint certes pas les caméras.Lors d'une entrevue, un Journaliste a même dû lui faire signe de s'arrêter, tant sa verve l'emportait, raconte en riant la jeune femme.Voilà à quel point elle « aime parler ».Se raconter la; « remotive », l'aide à faire le point.Mieux que la loto ! -Après l'entrevue, ce fut l'épreuve de «casting», simulation de la véritable émission.« C'était beaucoup plus énervant ! Il fallait apprendre un texte et travailler avec trois cameramen, un régisseur sur le plateau 3Me réalisateur hors plateau.En Œûtfes, s'il reste 30 secondes, il faut caser son texte en 30 secon-35s!» Après avoir commis «deux ou trois gaffes », elle ne croyait plus être choisie.Il faut dire- que, même s'il n'en parait rien, l'athlète connaît un trac considérable avant l'épreuve.Avant des compétitions importantes, le trac surgit parfois plusieurs mois'à l'avance.C'est le prix du succès.La coureuse en fauteuil roulant se trouvait à Paris pour les Jeux de la francophonie lorsque le téléphone sonna : on lui offrait le poste à la télé ! C'était juste avant les Championnats du monde d'athlétisme en fauteuil roulant, tenus à Berlin en juillet 1994, qui devaient la consacrer championne du monde au 200 m et au 400 m.^joutes au 100 m et au 800 m remportés à Paris, ça lui fait un total de quatre médailles d'or.Tout un été ! De retour au pays, Chantai mène soudain une « drôle de vie ».Son rythme de vie oscille entre des périodes d'activité intense, lorsqu'elle est en production, et des périodes de détente.Originaire d'un village du comté de Portneuf, étudiante à Québec ;avant son séjour albertain, elle habite maintenant à Montréal.[Entre ses séances d'entraînement \u2014 deux à trois heures par jour \u2022\u2014 et les rencontres de production, elle occupe ses loisirs en ;s*adonnant à l'aquarelle, un \u2022vieux rêve.Les valises, toutefois, ne resteront pas fermées très longtemps.\u2022Plus tard en février, elle part ipour la Floride s'entraîner pour ;la nouvelle saison sportive.\u2022 Serrez vos mouchoirs Qu'attend-clle de sa présence \u2022à la télé ?La diffusion d'une au-Itre image, plus réaliste, de la ; personne handicapée.«La plu- photo denis c0urv1lle.La Presse « Le 4 ».lance Chantai Petitclerc avec sa proverbiale bonne humeur.part des téléromans, ou des films, centrent l'histoire autour du fauteuil roulant, s'intéressent à la personne handicapée en tant que victime.C'est facile de faire brailler le monde.Mon fauteuil roulant n'a aucun rapport avec ma présence à Télé-Métropole.» Elle était d'ailleurs en compétition avec des candidats non handicapés pour obtenir le poste.Dix années en fauteuil roulant Chantai s'enthousiasme, ne tarit plus.Pourquoi pas un personnage en fauteuil roulant comme vous et moi ?Quelqu'un pour qui le fauteuil n'est qu'un moyen de transport.« 11 y a dix ans que je suis en fauteuil roulant, et la période difficile du début n'en représente qu'une petite partie », dit-elle.À 13 ans, Chantai joue dans un bâtiment de ferme désaffecté.Soudain, une porte de grange s'écrase sur l'adolescente, entraînant une lésion à la moelle épi-nière.Paraplégique depuis lors, Chantai ne peut plus marcher.Les films s'acharnent à représenter ces moments tragiques, « n'exploitent pas les neuf autres dixièmes de ma vie », se plaint Chantai.Avis aux producteurs, pour la personne handicapée bien intégrée, le fauteuil roulant n'est qu'un « véhicule ».Chantai continue : « La démarche à Loto-Québec et Télé-Métropole est très innovatrice et audacieuse.Traditionnellement, l'esthétique reste indissociable du rôle d'hôtesse.Et dans la conscience collective, le fauteuil roulant n'est pas esthétique.Moi, pourtant, je ne le trouve pas antiphotogénique.» Simple question de culture, sans doute.Ses projets d'avenir ?« Je réagis toujours selon les événements », répond-elle.Le hasard a interrompu ses études en histoire ; après tout, ce n'était peut-être pas sa voie.Si elle aime tra-vailler à la télévision, elle ne s'oriente pas davantage dans cette voie.Qui sait ?l'occasion pourrait bien en décider autrement.Note aux chercheurs d'emploi handicapes : si tous ne deviennent pas des vedettes de l'écran, près de 100 personnes physiquement handicapées, bon an mal an.intègrent un emploi ou les études uvec l'aide de « Mode d'emploi ».Renseignements : ( 514 ) 595-1888.composé naturel ANDRÉ DUCHESNE collaboration spéciale ¦ La société Les Laboratoires AEterna, qui commercialise des suppléments diététiques produits à base d'extraits de cartilage de requin, mène actuellement des recherches dans le but de mettre au point un médicament composé exclusivement de produits naturels et destiné à lutter efficacement contre le cancer.Basée à Québec, cette firme privée de recherche et développement dans le secteur de la biotechnologie a déjà obtenu un brevet américain pour avoir isolé un inhibiteur d'angiogénèse.Cet inhibiteur est en quelque sorte un produit qui a pour fonction de freiner et provoquer la régression du processus d'angiogénèse \u2014 développement de vaisseaux sanguins \u2014 responsable de la croissance de tumeurs cancéreuses solides et par conséquent, de l'apparition de métastases.Pour le moment, la firme refuse de dévoiler tout renseignement concernant les composés du produit, concurrence et demande de brevet obligent.On peut cependant présumer que des substances marines entreront dans sa fabrication.Le fait que .rfrstitut des biosciences marines d'Halifax /soit étroitement associé aux recherches en P-^t un sérieux indicateur.existe actuellement plusieurs inhibi- teurs, telles la chimiothérapie et la radiothérapie, qui sont utilisés pour juguler l'alimentation sanguine \u2014 ou vascularisa-tion \u2014 des tumeurs.Mais ces produits s'accompagnent d'effets secondaires importants ou possèdent un certain degré de toxicité.Fait de composés d'origine naturelle, le médicament de Laboratoires AEterna aurait la même fonction sans provoquer ces effets, explique le docteur Éric Dupont, président et chef de direction de la firme.Les recherches in vitro et in vivo ont donné des résultats significatifs en ce sens, ajoute-t-il.Pour le moment, la firme refuse de dévoiler quoi que ce soit sur les hypothèses de départ de la recherche, la façon dont les chercheurs ont réussi à isoler l'inhibiteur, le contenu du médicament, les types de cancer sur lesquels il agit le mieux, le nombre de recherches menées à ce jour, 4eurs résultats, etc.Le docteur Dupont précise toutefois que le médicament stopperait la formation de tumeurs solides qui se développent dans 75 p.cent des cancers \u2014 poumons, côlon, rectum, prostate, sein, etc.\u2014 en plus de pouvoir servir dans une vingtaine d'autres applications thérapeutiques.11 serait entre autres efficace dans le traitement du psoriasis, de l'arthrite et de la sclérodermie, des pathologies qui ont tous des liens avec le phénomène d'angio-genèse.Les recherches ont débuté en 1992 avec l'isolation de l'inhibiteur.La firme a maintenant entrepris le deuxième des trois volets de sa recherche.Cette étape consiste à bien comprendre les effets physicochimiques du produit et vérifier son potentiel antitumoral et sa non-toxicité.L'ensemble du projet nécessite un investissement global dépassant le 10 millions de dollars.Les études de la deuxième étape coûteront 2,9 millions.Les gouvernements québécois et canadien participent financièrement au projet avec des investissements respectifs de 523 000 $ et 350 000 $.Selon le docteur Dupont, ces études devraient être complétées à la fin de 1996 et des études cliniques \u2014 chez les humains \u2014 pourraient débuter au début de 1997.Il est actuellement impossible de déterminer quand le produit serait commercialisé.Fondée en 1991, la société Les Laboratoires AEterna compte trois divisions : bioalimentaire, cosmétique et pharmaceutique.La division bioalimentaire a commercialisé des suppléments diététiques à base d'extraits de cartilage de requins et de tissus de bovin tandis que la section cosmétique a mis en marché plusieurs produits de soins de la peau.La division pharmaceutique ne possède pas encore de produits commercialisés.Le cancer du poumon continue de menacer les ex-fumeurs d'après Reuter ¦ Les personnes qui ont cessé de fumer il y a des années continuent d'être huit fois plus susceptibles de présenter un cancer du poumon que les gens qui n'ont jamais fait usage de tabac, selon une étude publiée récemment.À cet égard, le docteur Mohammed Munavvar, de la Bri-tish Thoracic Society ( BTS ), précise que l'on croyait auparavant qu'un fumeur ayant renoncé au tabac depuis 10 ans courait le même risque d'être atteint d'un cancer du poumon qu'un non-fumeur.« Voilà une hypothèse qui est clairement réfutée par cette étude, dit-il.Même après 20 ans, le risque est plus élevé chez les ex-fumeurs que chez le non-fumeur, mais beaucoup, beaucoup plus bas que chez le fumeur actuel.Les médecins du Hope Hos-pital, à Salford, dans le nord-ouest de l'Angleterre, ont examiné le passé de tabagisme chez 274 patients présentant une tumeur visible dans les voies aériennes centrales des poumons.Pas moins de 55 p.cent de ces cas de cancer étaient observés chez des patients fai-.sant encore usage de tabac, 38 p.cent chez des ex-fumeurs et seulement 2 p.cent chez les non-fumeurs.Parmi les ex-fu-; meurs, 12 p.cent avaient renoncé au tabac depuis au moins 10 ans.« Les fumeurs ne devraient pas se leurrer eux-mêmes en\" se disant qu'il n'y a pas de mal à fumer jusqu'à l'âge de 30 ans ou 40 ans, quitte à cesser alors », dit le docteur Ro-!: nan O'Driscoll, également de\\ la BTS.« Le risque ne dispa-mit jamais complètement.« Notre message est le suivant : la prévention est préférable au remède.Nous devons mettre au frein à l'industrie du tabac, qui incite nos enfants à commencer à fumer en tout premier lieu », ajouter], t-il.Entente entre le ministère de la Santé et les pharmaciens ¦ L'Association québécoise des pharmaciens propriétaires et le ministère de la Santé ont signé à Québec une nouvelle entente relative à la rémunération et aux conditions de prestation des services pharmaceutiques prévues à la Loi sur l'assurance-maladie.L'entente a été signée par le ministre Jean Rochon et par Jean-Guy Prud'homme, représentant de l'Association.Cette entente ne prévoit aucune hausse des honoraires.Elle réaffirme par contre les gains professionnels obtenus par les pharmaciens propriétaires, eu égard à la reconnaissance des actes pharmaceutiques comme, par exemple, les opinions relatives au traitement de l'hypertension artérielle, ou celles qui concer-\"* nent les patients qui ont un pro- ' fil pharmacothérapeutique chargé, n ; Selon les évaluations, le gôu-! vernement réalisera des écono-.mies de plus d'un million de dollars, grâce à l'introduction de la «pharmacothérapie initiale».; En effet, ce nouveau mode de-gestion des médicaments permet au pharmacien de jouer un rôle préventif plus actif.Dorénavant, ; et selon certaines modalités, le pharmacien pourra fournir à son patient une quantité de médicaments prescrits pour une premjtST re période de sept jours, et s4i n'y a pas eu de réaction indésirable, le reste de la quantité.i m Médecine collaboration spéciale Pas trop de thé ou de scotch f.ne fracture de la hanche ne fait jamais autant parler d'elle qu'une crise cardiaque ou le cancer.Pourtant, il s'agit d'un mal très sérieux, qui a atteint des proportions épidémiques en Amérique du Nord et qui provoque l'incapacité, sinon la mort, dans un grand nombre de cas.Lorsqu'une personne âgée fait une chute, le résultat se traduit souvent par une fracture de la hanche, beaucoup plus sérieuse que la fracture d'un bras, puisque 25 p.cent des victimes mourront dans les six mois suivants et que 50 p.cent ne marcheront plus jamais.La plupart des gens font peu attention à leur ossature.Contrairement au coeur et aux autres muscles, le squelette humain semble ne jamais changer.Mais à mesure que l'on vieillit, la masse et la résistance du squelette décroissent graduellement, le taux d'absorption des os devenant supérieur au taux de remplacement : c'est le début de l'os-téoporose.Le remède : le calcium Des études ont permis d'établir que le meilleur remède contre l'ostéoporose consiste à absorber du calcium.Cela signifie une consommation abondante de lait, de fromage et d'autres produits laitiers riches en calcium.Si le régime se révèle insuffisant en calcium, on recommande l'absorption de suppléments de calcium avec les repas.D'autres chercheurs insistent sur l'importance de l'oestrogène chez la femme pour combattre l'ostéoporose.L'oestrogène est en effet le marteau qui «c enfonce » le calcium dans les os.Et le plus tôt est le mieux, car le calcium est perdu en très fortes quantités durant les premières annés de la ménopause.Par ailleurs, une étude effectuée en Europe a établi qu'une consommation abondante de thé réduisait de 30 p.cent les risques de fracture de la hanche.Il est possible que la teneur élevée du thé en fluor fournisse une protection, ou que le thé contienne un phyto-oestrogène.Le café ne semble ni accroître ni réduire les risques de fracture.L'étude a révélé de plus qu'une modeste consomma?tion d'alcool réduisait les risques de fracture de la hanche.Par contre, une consommation élevée les accroît.Boire du thé et prendre occasionnellement un scotch constituent certes une façon agréable de combattre l'ostéoporose, mais cela ne suffit pas.Les produits laitiers, les suppléments de calcium, l'oestrogène et l'exercice demeu\\ rent les principales armes-dont on dispose.Les produits laitiers Malheureusement, les victi-1 ; mes d'ostéoporose sont encore convaincues que le niveau de cholestérol dans le sang prime toute autre considération et que de consommer des produits laitiers risque de l'accroître dangereusement et^ d'accroître ainsi les risques déniai ad ies coronariennes.D'au-\" très croient dur comme fer qu'il existe un lien étroit entre l'oestrogène et le cancer, même si aucune étude n'a jamais déterminé avec certitude une interdépendance dans ce! J domaine.Dix fois plus de risques chez la femme Ce qui est par contre indubitable, c'est que i'ostéoporor ~ se cause chaque année des millions de fractures ; que les femmes, après la ménopause, sont dix fois plus susceptibles que les hommes de se briser-le bras ; et qu'elles courent, durant leur vie, un risque sur quatre de subir une fracture de la colonne vertébrale et un risque sur six de subir une fracture de la hanche.La prévention de ces fractu-, res est plus importante pour ¦ la santé, la longévité et le .bien-être économique des gens que de s'inquiéter de savoir si le niveau de cholestérol sanguin est de quelques points plus élevé ou plus faible.I En conséquence, consommez un régime équilibré incluant des produits laitiers, ne rejetez pas l'oestrogène, utilisez des comprimés de calcium \u2022 au besoin et faites de l'exercice.Vous vivrez plus longtemps^ et vous profiterez plus de la-.; vie.* -«-1 LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 12 FÉVRIER 1995 C5.Santé Bien manger Oh ! Chocolat mon amour NATHALIE SAVOIE collaboration spéciale ¦ À boire, à croquer ou à savourer, le chocolat \u2014 noir, brun ou blanc \u2014 éveille les plus vives passions gourmandes.Bien qu'il contienne du sucre et des matières grasses, il n'est pas question de l'interdire car consommé avec modération, il peut trouver sa place dans une alimentation équilibrée.Des friandises populaires aux délices européennes les plus raffinées, le chocolat est sans contredit un aliment accessible à tous.Mais il n'en a pas toujours été ainsi.Les Aztèques et les Mayas le firent connaître aux premiers Européens qui débarquèrent en Amérique du Sud au XVIe siècle.Us le concoctaient en une boisson chaude qu'ils assaisonnaient de poivre, de clou de girofle, de cannelle et de farine de mais.Parce qu'ils étaient convaincus que le ca-i caoyer était l'arbre des dieux et ils le : destinaient aux cérémonies impor-; tantes.Rapporté en Europe, le chocolat ! était considéré comme une denrée de ; luxe réservée aux cours royales.On ! en modifia la recette originale pour ; plaire aux palais occidentaux.On y \u2022 incorpora du lait, du sucre, de la vanille et de la fleur d'oranger.Puis, dès la fin du XIXe siècle, la fabrication industrielle entraîna la naissance du chocolat au lait qui, plus accessible, gagna sans cesse en popularité.Question d'authenticité Le chocolat au lait qui faisait fu- » reur depuis cette époque perd légèrement du terrain de nos jours.En ef-: fet, on assiste actuellement au retour en force du chocolat noir.Nombreux sont les véritables amateurs qui, dénigrant les tablettes courantes, recherchent un aliment plus authentique.Un aliment, dont la fève du \"cacaoyer grillée puis mise en pâte, ; est le principal ingrédient.Sans additif, le chocolat est un aliment amer Vèt peu sucré.Ce qui n'a pas grand ' ; chose à voir avec certaines préparations commerciales qu'on conn il en auxquelles on ajoute du sucre, du lait, des essences, des émulsifiants et des agents de conservation.En fait, ces friandises n'ont de chocolat bien peu de chose de plus que le nom.Il y a quelques siècles, on prêtait au chocolat des vertus médicinales.On l'utilisait contre l'anémie car un carré de chocolat pur contient 15 p.cent de l'apport quotidien recommandé en fer.On s'en servait aussi pour soigner la diarrhée, les plaies et les brûlures.Aujourd'hui, on le dit aphrodisiaque.Serait-ce ce pourquoi on l'associe à l'amour et à toutes les douceurs qui entourent la Saint-Va-lentin ?Allez donc savoir.D'autre part, on sait dorénavant que le chocolat contient de la théo-bromine qui, tout autant que sa cousine la caféine, excite le système nerveux.Mais il n'y a aucune crainte à y avoir.Une tablette de chocolat contient en effet deux fois moins de caféine ( ou de théobromine ) qu'une tasse de café.Malgré tout, une mise en garde s'impose puisque cette substance peut provoquer des migraines chez ceux qui y sont sujets.De plus, comme on ajoute du sucre au chocolat en cours de fabrication, il va sans dire qu'il n'est pas recommandé aux diabétiques.Par contre, s'il semble impossible de dissocier chocolat et Saint-Valentin, on s'en tiendra dans ce cas au chocolat noir et peu sucré qu'on accompagnera d'une séance d'activité physique.L'exercice permettra de brûler l'excès de sucre dans le sang.D'autre part, on évitera les chocolats « diététiques ».En plus de contenir autant de calories et de gras que le véritable chocolat, ils coûtent cher et ne rivalisent pas avec l'original.Ceux qui ont des problèmes de cholestérol auront également avantage à se tenir sur leurs gardes car le contenu en gras saturés du chocolat est élevé.Toutefois, comme le niveau de cholestérol dans le sang ne fluctue pas instantanément, les douceurs chocolatées sont permises en autant qu'il n'y ait pas d'abus.Nathalie Savoie.Dt.P.est membre de l'Ordre professionnel des diététistes du Québec Bu avec modération, le vin est sain d'après Reuter LONDRES ¦ Amateurs de vin, attention.Bien que la consommation de quelques verres de vin par jour diminue les risques de co-ronaropathie, elle provoque aussi une augmentation d'autres eau- ses de décès, soulignaient des chercheurs récemment.Ainsi, deux médecins de l'École de médecine de San Diego, en Californie, ont analysé les données de 21 pays développés pour tenter de cerner le paradoxe français : comment se fait-il que .la France, pays où la consommation de vin est la plus forte dans le monde, se classe à l'avant-dernier rang au chapitre du taux de coronaropathie ?\u2022 ¦ » Forte consommation Dans un article publié dans le journal médical anglais The Lancet, les Dr Michael Criqui et Brenda Riegel en viennent à la conclusion qu'une forte consommation de vin ne procure aucune assurance d'une vie longue et saine.Car si le fait de siffler plus de deux boissons alcoolisées chaque jour réduit les risques de coronaropathie, il augmente dans le même temps ceux d'autres maladies car-dio-vasculaires et de la cirrhose du foie \u2014 sans parler de l'alcoolisme.Les données relatives à la mortalité totale démontrent que les effets favorables de l'alcool sur la coronaropathie à l'échelle de la population entière sont largement annulés par les augmentations des autres causes de décès.Ces données permettent aussi de pen-_ ser que seule une consommation légère\" ou modérée d'alcool entraîne un effet protecteur, soulignent les deux chercheurs.\u2014 Par exemple, en France, tandis que lu consommation d'alcool est passée de; 18,1 litres per capita en 1965 à 13,2 très en 1988, le taux de mortalité
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