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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Cinéma
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1995-02-18, Collections de BAnQ.

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[" CAHIER > Montréal, samedi 18 février 1995 mema Dans Élisa.Marie (Vanessa Paradis) cherche son père (Gérard Depardieu).Elle veut absolument savoir ce qu'il est devenu, s'il était vraiment ce salaud qu'on prétendait.Un thème: LUC PERREAULT la vengeance; un tandem: Paradis-Depardieu; Jean Becker Jean Becker dit de vanessa Paradis: « Elle a une sincérité que j'ai rarement vue chez les comédiennes, on a l'Impression qu'elle ne joue pas, qu'elle se contente d'être elle-même.Elle n'interprète pas, elle est.» réapparaît, douze ans après F Eté meurtrier GRAPHISME: JACQUES NORMANDIN a fait douze ans qu'on attend le retour de Jean Becker, douze ans qu'on espère une suite digne de l'Été meurtrier.Au moment où on ne l'espérait plus, la voilà enfin sur nos écrans.Avec ses deux têtes d'affiche, Vanessa Paradis et Depardieu, Becker a cherché à faire oublier le tandem Adjani-Souchon.Elisa entretient cependant avec son aîné un air indéniable de parenté, signe qu'ils ont bel et bien été conçus par le même géniteur.Film sur la vengeance et la recherche du père, comme l'était le précédent, le nouveau-né a fait dire à certains que le réalisateur se répétait.« C'est vrai, reconnaît Becker, qu'il y a dans ces deux films une recherche commune du père.Mais dans l'Été meurtrier, c'est une fille qui cherchait ses pères parce qu'ils avaient violé sa mère et qu'elle était elle-même le résultat de ce viol.Tandis que dans Elisa, Marie cherche un père qu'elle rend responsable des malheurs de sa mère et de ses propres malheurs.» Nuance, bien sûr, mais un fait tout de même demeure : Becker a commis deux films de suite sur le thème de la pauvre fille privée d'un papa.N'est-ce pas que le bon Dr Freud aurait de quoi se poser des questions ?Le premier intéressé n'élude pas les considérations psychanalytiques.« l'ai eu deux fils, dit-il, mais pas de filles et ça m'a manqué.Alors tourner avec des actrices comme Isabelle Adjani et -Vanessa Paradis constituait pour moi une certaine forme de compensation.Les deux fois, je me suis retrouvé en face de comédiennes que j'ai voulu protéger comme mes propres filles.Les deux fois, je me retrouvais avec des filles dont j'aurais pu être le père.» Voilà donc l'aveu consommé et le péché déjà pardonné.Mais tout ça n'explique pas ce silence de douze ans.« l'ai eu trois projets qui ont foiré, plaide Becker.Ça prend à chaque fois un an et demi et le temps de s'en remettre.Durant tout ce temps, je continuais à tourner des films publicitaires.Mais c'est vrai : il y a eu de ma part un peu de paresse.Appelons ça la contemplation des choses, l'aime bien prendre mon temps.Le temps de gestation chez moi est plus long que chez les autres.C'est important si on veut essayer de transmettre aux gens de l'émotion.» Comme un puzzle Une grande partie de son temps maintenant, le réalisateur le passe sur l'île de Ré où il coule une demi-retraite paisible.Pour le faire sortir de sa tanière, il a fallu ce sujet qui vienne piquer sa curiosité, qui le touche au plus intime.Grand amateur de faits divers, il a l'habitude de dépouiller les journaux, toujours à l'affût de cas pathétiques.C'est ainsi qu'il est tombé sur des histoires de filles à la recherche d'un père.« J'ai rencontré beaucoup de gens qui, dans leur vie, n'avaient jamais connu leur père et qui savaient cependant que celui-ci était en vie.Us étaient complètement traumatisés par ce passé, déterminés à aller jusqu'au bout de leur quête.» SUITE A LA PAGE C 9 » » \u2022 : ¦ \u2022 - p - ¦ \u2022 t t > Annonce classée, affaire classée.285-7111 Un Oscar pour ce long documentaire ?| ¦ Çfc ne devait être qu'un petit documentaire sur les enfants qui jouent au basketball dans les cours d'école.C'est devenu un très long reportage sur deux jeunes Noirs de Chicago pour qui le sport était l'unique voie vers le « great american dream ».C'est-à-dire l'argent, le succès, le bonheur.VI Trois cinéastes ( Steve James, Frederick Marx et Peter Gilbert ) ont signé Hoop Dreams qui prenait l'affiche hier au cinéma de Pafis.Pendant cinq ans, ils ont pratiquement vécu avec William Gates et Arthur Agée.Ils ont voulu que leur film soit autre chose qu'un Rocky ou un Raging Buy.Ils n'ont rien caché, rien intenté.La misère de ces Noirs vivant dans les quartiers pauvres de^Chicago.Avec la violence inévitable.Mais aussi une cha- leur humaine, un enthousiasme au moindre succès, si bien que devenir quelqu'un ne tient pas du rêve égoïste, c'est une affaire de famille.Les amateurs de basketball suivront probablement avec intérêt la double histoire de William Gates et Arthur Agée.Ils y retrouveront l'atmosphère survol-tée des matches, apprécieront l'adresse, le talent exceptionnel, et comprendront ce que veut dire une blessure au genou, les semaines, les mois de convalescence.Pire encore, la crainte de ne plus pouvoir jouer.Moi qui n'entends rien à ce sport dont les scores me semblent toujours exagérément élevés, j'ai surtout retenu l'aventure humaine, banale peut-être, mais touchante par la sincérité de ces gens convaincus qu'un miracle est toujours possible et qui remercient « our Lord Jésus » avec une foi touchante.Si William et Arthur peuvent croire au miracle quand ils sont admis au prestigieux « St.Joseph High School », où se trouve le meilleur « coach de basket », c'est tout simplement qu'on spécule sur leur talent.Sport plus populaire aux États-Unis que le baseball ou le football \u2014 le hockey, on n'en parle même pas \u2014 le basketball est une industrie énorme et l'argent mis dans les bourses octroyées aux talents prometteurs n'est pas pour aider les petits garçons de « Lord Jesus » à se sortir du pétrin où ils sont tombés en naissant.Ce sont des placements.Sortis de leur ghetto, William et Arthur auront d'abord du mal à s'adapter au inonde ai et de la compétition.El couvriront avec effare; qu'ils doivent auss^1r^^fG non, plus de houra^i$^' case départ uX^Ci^mut:^àu nir, les petits mé^'iftaïfi l'anonymat, la misère.Hoop Dreams est en nomination aux Oscars, dans la catégorie du meilleur montage.Il a contre lui des films comme Forrest Gump et Pulp Fiction.Cette nomination m'étonJU£ un peu : à 171 minutes \u2014prqjsg^'trois heures ! \u2014 le film m'iifpajru bien long.Mais monter né veut pas dire uniquement couper, II y a un rythme dans Hoop?&reùms, une impression de pris sur le vif, et malgré tout un cohérence, qui justifient cette mise en nomination. LA PRESSE.MONTREAL.SAMED118 FÉVRIER 1995 C 3 ) Sélectionné pour représenter la Russie aux Oscars 1995 Soleil trompeur un hli» il, \\lkl I \\ XIIK11 M K«>\\ «Merveillëùx!>>- ' envoûtant! fruée Gnmoidi, (Bf bonjour A couper le Souffle?r .1 : r.~.i MorcAndre lussier, CIBl-FM «luliliantî» (loudeDesckènes,MONTREALCE SOIR «D'une bcatltC «Un très fascinante!» LES CINÉMAS FAMOUS PLAYERS * Liqnc d information FAMOUS PL A Y ERS 866-0111 tic 11hOÛ j 22IW0 CES HORAIRES COUVRENT LA PÉRIODE DU 17 au 23 FEVRIER 2995 l \\ FILM l>L RITHY PAN H fi ;sv,^v^ beau film****» & *¦ ' ' N^V^ froncine lourendeou, LE DEVOIR ^SSJs «Lne oeuvre pour riprisi-iîft.rliCaml»odù>' Ul ,b,Ut,,L VI \\ OSCARS l«)«)S v lue Perreoult, LA PRESSE fascinante!» Normand Pf'oveixker, LE soleil «Profondément humain!» \u2022 Denise Mortel.LE JOURNAL DE QUEBEC [ÔOJYBTOEOi PARISIEN 86S-38S6 4H()SI(* Cjlhrrinr 0 * | g lOCXJYgfCTJÔI PARISIEN 866-38s6 480 Str C.itbrrineO * DU MEME REALISATEUR QUE CEST LE FILM DONT TOUT LE MONDE PARLE \"LE DIABLE EN PERSONNE EST UNE FEMME.-Elle (Linda Fiorentino) a beaucoup de charme et parvient à rendre parfaitement V vraisemblable un personnage d'une exceptionnelle immortalité.\" - Serge Dussault.LA PRESSE EN NOMINATION POUR 13 OSCARS dont: MEILLEUR FILM MEILLEUR ACTEUR: Tom Hanks \".Mie rythme prend bien le temps de s'installer avant de nous plonger au coeur des temps forts, les acteurs sont d'une crédibilité sans faille, et bien sûr le dénouement est à la hauteur du reste.\" \u2022Jean-Claude Marincau.LE DEVOIR .¦ -.*\u2022.\u2022.\u2022 \u2022\u2022.\u2022 * \u2022 - \u2022 - ., \u2022 \"Un film distrayant et amusant qui change radicalement l'optique du film policier selon Rambo.\" - Daniel Rioux.JOURNAL DE MONTREAL ïïie ÏÀST SEDUCTION ^^^^^^^^^^^^^^^^ f GAGNANT D'UN GOLDEN GLODE DANS LES CATÉGORIES: MEIli£UR R1M - Dramatique MEILLEUR AOEUR - Tom Hanks MEILLEUR RÉALISATEUR ¦ Robert Zemefc Tom Hanks Forrest ITC ENTERTAINMENT GROUP-'.OCTOBER FILMS \u2022 '.' - JOHN DAHl THE LAST SEDUCTION :-\\ LINDA FIORENTINO PETER BERG-V BILL PULLMAN 7: - JOSEPH VITAREILI .TERRY ORESBACH *\u2022\u2022¦ *.\u2022 UNOAPEARl » ERIC L BEASON - ¦ - JEFFREY JUR ' \u2022\u2022.* KARYN RACHTMAN -WM CHRISTOPHERGOROG * .\u2022 -JONATHAN SHESTACK - NANCY RAE STONE (l\\TC '.- STEVE BARANCIK - - JOHNOAHL .fisTWil ir [XIoolbystbcôI CENTRE EATON 985-57301 CAR.ANGRIGNON 366-Cine /OiStr-CatheiineO ?I 7077boul Ncwmin *¦ è» | VERSION 0.ANGLAISE | I \u2022 EN NOMINATION POUR 4 OSCARS MEILLEUR FILM MEILLEUR ACTEUR DE SOUTIEN - Paul Scofield MEILLEUR RÉALISATEUR - Robert Redford MEILLEUR SCENARIO o0m A!: Paramount Rcturcs présents a Steve fsdiAVeîxfy finerrron pnfoefan « Robert Zemedh fin TomHonb ForrtstGump RobinWright GorySintse Myielti VViirîarnson ni SoLV ReU ^ (harte Hcwtti Jooiw Johnslon -^AlanSîlvestri «a^Z=Joel Sîfl^ArlhurSclifredt pr£^l^ Cartef pt^5S4Don Burgess^-^a^Winston Groom \u2022^tïEric Rotfî P™*\"S Wen TERREBONNE W146MISTE-THERESE 97W444 IPLAZAREPEKT1GNY 657^452 1071 Chemin du Coteau \"A- o-1 Plaia Sle-Therese tûl WSlatrt-Ox» '.nît«b?f»ii;fi \"A S JULIETTE 7564377 1 ORUMMONOVILLE 75241366 ¦ TROIS-RIVIERES 373-1001 Jolielle * I Capital * | Impérial * 1 ¦ VERSION ORIGINALE ANGLAISE LOEWS 861-74371 FAMOUS PLAYERS 5 697*095.1 CINEMA DU PARC 644.94701 CAR.ANGRIGNON 366-cine 9MSIr-CathrimeO .*\u2022 O fj 185 Bout.HymuS ?Q & I 3b 7b Ave Ou Par r.| 7077 b oui NewRun ?it IXIQOLlTSTDiSl CENTRE LAVAL 688-7776 1600leCorbusier ?O iS Ils sont de retour G «TU CX* Ml pour sauver l'Amérique des années 90.IOHN TURTURRO ROB MORROW RALPH FIENNES QUIZSHOW (QUESTION PIÈGE) Hliil.i\\UHlBH(lH[x ttllDtt()liDl\\llRPIW\\B\\lllMORtPlllilh \u2022 KiBIRIHMltRIi -%\\h\\W JUHMINIDU RuBMORP R\\LPHHf\\\\K 0\\MDP\\UUR NWOFIttD IRID/niLli KI(H\\RBDRnHv HDIIHIWIh k\\IMR[\\R MKHllLItfOB^ JlLtWkR\\!\\|\\ MICH\\HWlk ^.ri'irrvrrr, k@B^ PU L \\n\\\\\\NlO R0B1 RI RI DFQRD f /Sr\u2014¦¦\u2014- mm»Mi ri( Il ||\\ 'Ar DD1HBHB PARISIEN 866-38561 CENTRE LAVAL 686-77761 VERSAILLES 353-7880 480Slr C.iihri.mr O * I 16001e Corbusier * O I Place Versailles VERSION ORIGINALE ANGLAISE ma CENTRE EATON 985-57301 CAR.ANGRIGNON 366-CiNE I FAMOUS PLAYERS 3 697-8095 M\"; bit- C.ilhrnn».O ?K§ 707 7 bnul Newmnn * iK I IBb Boul.Hymu^ * -J \"UNE COMÉDIE ROMANTIQUE ;^i'ilJliai]ftT*]MI - Peter Travers.ROLLING STONE f 5ARAH JESSICA PAiVKEP Ml A FARROW .ANTO.Mlû B/vWOERAS MIAMI mmwwmmmmïmm UfilMOULUtTIB ounn ¦H^UUKIUHir 'ariz u unmj SGHWAnz u oAvn IMfilimuiIHBlï mm s i kk OOTP nBONNK 1urnir & BllNGH MOVIE ¦ttiioiyiasrjin -\"SBniTÏHOMAS ¦ IMIOBIT X ÎN AvNFî-Tf>J JCWN Kl PKlERi BAPPv JOS^EN rrO CAVOFRANKEL Rendez visite à la famille Brady au: htîp://nick-at-nito.vincom.com VERSION ORIGINALE ANGLAISE | VDtSIOW O.AWCUISI | CENTRE EATON 985-57301 CAR.ANGRIGNON 36^CINE| FAMOUS PLAYERS S 697-8095 1 CENTRE LAVAL 688-7776 705Sle Catherine0 * h I 7077boul Nr«mj».* I.IBWIuul Myrtius.^^O-S-l U»»0 lr Corbu\\irr * O S VERSAILLES 353-78801GREENFIELDPARU 67Ui»|SHERBROOKE 565-03661 LACORDAIRE7 ^27-3000 Place Vertailles ?O SW î'^Boul Tachereau * C.irrrfour tir I Isînr * | ;n r v .# LOEWS ¦ 861-7437 1 FiMOJSPlAfEPS8 69' 8C951 CAR.ANGRIGNON 366-CinE svi Sir C ith.f.' r 0 * ?1iHjBimiI Nymut * O S| 7.177 bnul Nr»m.m * S DECARIE 849 film ISTE-ADELE 229-7655 Un .m*- f(.mVr;.n.i * | Cint-Mi.i Pmr * SPECIAL 4.99 S1 DANS CERTAINS CINEMAS EN MATINÉE admission généràu .R?*£rr^T nv.int î.HhOO PARISIEN 480 Sir.- Catherine O 866-3856 FOMEST OUMP V f.(O) DOLBY 3 004 30-0 20 LARf INE MAAOOT(13*)tXXBY 2 15-B00-005 LE ROI LiOH (O)DOLBV 200-7 00 SOLEIL TROMPEUR (O) DOLBY 4 00900 LA SEPARATION (O) DOLBY 2 45-5 307 30-9 30 LES OENS DE LA RIZIERE (O) DOLBY 1 45-4 15-7 00-9 35 EUSA (13+) DOLBY 215-4 30-7 00-9 25 QUESTION P1EOE (O) DOLBY 1 30-4 00-0 45-9 20 PALACE 698 SteCithcrini! O.:0'& 866-6991 JUHOLE BOOK (O) DOLBY Tout m jour» 1 55-4 15 WSCLOSURE (I*) DOLBY Tout m ton 0 45-910 EXOTICA (13*) DOLBY v«o»rTV THE MA10EN («?) DOLBY 1 20-3 45-7 GO-9 15 NOBOOYS FOOL(O) DOLBY Tout it,our» 1 25-fl 50 NTERViEW WTTM THE VAMPIRE (10*) DOLBY 3 50-9 20 HEAVENLY CREATURES («?)OOLBY 1 25-7 05 SAFE PASSAOC (O) OOLBY Tout let |Oun 3 45-0 40 CENTREEATON /O&Ste-CathcnnoO 985-573 BRADY BUNCH (O) DOLBY 12 30-2 45-5 05-7 25-9 25 COUCME-TARD «m 11 30 LAST SEDUCTION (1S*) DOLBY 12 25-240-5 00-7 20-0 45 COUCHE-TARD wm 12 00 BOYS ON THE SIOE {13*) DOLBY 12 102 30-4 50-7 10-0 35 COUCME-TARD um 11 55 HEAVYWErOHTS (O) DOLBY 12 15-2 35-4 45-7 05-0 30 COUCME-TARD Mm 11 35 HK3HER LEARNINO (13*) DOLBY 12 45-3 45-6 45-9 20 COUCHE-TARD um 11 45 QUtZ SHOW (O) DOLBY 12 50-3 504 35-015 COUCHE-TARD l«m 11 50 LOEWS 954Slc-C.ithenncO.O 861-7437 JUST CAUSE (SAC) DOLBY 12 0O-215-4 3O-7 0O-9 25 COUCHE-TARD v*n-nm 11 50 TOM A VTV (0) DOLBY 1 30-4 25-7 00-9 30 COUCHE-TARO v»fvt«m 11 55 MAM RMAPSOOY (O) DOLBY 12 25-2 30-4 45-7 1 00 05 COUCHE-TARD **-t*m 11 35 MUROER IN THE FIRST (13*) DOLBY Tout lot tort 6 509 20 von-turvmor-mtr-jtu 1 00-3 30 tom-a>n 3 30 COUCHE-TARO viinim 11 50 FORREST OUMP (O) DOLBY 12 15-3104 30-9 00 COUCHE-TARD vtn-tom 11 40 CINEMA DU PARC 3575 ave.du Parc 844-9470 BOYS ON THE S4DE (13*) vtrvtom 7 10-9 35 (Sim-kjn-fTW-mof iMI 8 05 JUST CAUSE (SAC) votvt*m7 15-9» 0*n-lurvj S | 180Q|i»CmbuMrr # \u2022 y ^ LE MIRAGE MW»L 9480bou* Ijcorûaifr * (S 3291543?712 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMED118 FÉVRIER 1995 mais un petit air de déjà vu .V\"__\"t\" \u2022 * LUC PERREAULT v- G En douze ans, un homme mûrit, change, évolue.Il a le temps de se renouveler.Pas Jean Becker, semble-t-il.Avec Élisa, il remet sur le métier la tnôme histoire qu'il racontait déjà dans l'Eté meurtrier.Son adolescente en révolte présente un petit air de déjà vu.On dirait que le réalisateur s'est contenté de modifier les noms et les visages de ses personnages.Pour Marie, comme naguère pour cette Elle de l'Été meurtrier, c'est du côté du père que le bât blesse.La mère de Marie s'est suicidée.Cette Elisa mythique nous sera servie à coups de flash-backs à travers les bouffées de souvenirs de Marie et une chanson, la chanson-thème du film, qu'on va nous ressasser ad nauseam.Disons que Marie veut retrouver son père.Pour clouer le bec à ce salaud présumé et lui faire payer ses comptes.Entre-temps, elle va mener la vie dure à son entourage.Pas ses deux potes de l'orphelinat qu'elle adore mais ses grands-parents, ces lâches, ou l'ex-voi-sin appâté par sa jolie petite gueule.Marie fait donc les 400 coups.Après tout, 17 ans et demi, c'est l'âge des belles fringues.Le moyen de s'en procurer, un détail.L'important, c'est l'effet mode.Mais vient enfin la minute de vérité.On a bien rigolé, on s'est payé la tête de tous ces fossiles ( les adultes), reste le grand responsable, celui du Big Bang.Marie va brûler des vieux papiers, dé- __ JUST CAUSE terrer ciel et terre, filer vers la Bretagne.L'homme se cache dans le fin fond de l'ile de Sein.On s'attend à ce que Marie y lève un maquereau.C'est un simple pêcheur mais plutôt sympathique qu'elle déniche.En même temps qu'un coin pittoresque comme il ne s'en fait plus en France.Où les vieux loups de mer du coin dansent encore le rigodon.Et voilà la Marie lancée dans sa scène finale de séduction.Bien sûr, Becker a su jusqu'à la fin ménager les révélations.Mais s'il ne fallait retenir de son film que l'argument de la vengeance, ses chances de remporter le César de l'originalité paraîtraient bien minces.Reste la performance de Vanessa Paradis qui, en plus d'être belle à croquer, s'empare de son personnage de Marie avec une ardeur peu commune.Autour d'elle, on note la présence de Clotildc Courau, la copine pas aussi dégourdie mais au coeur grand comme ça.Philippe Léotard fait un numéro de composition : le sien en même temps que celui de Gainsbourg, le véritable auteur de la chanson-titre.Quant à Depardieu dans un rôle assez modeste, il réussit à donner à sa performance l'ampleur que lui aurait donnée un Gabin, ce qui n'est pas peu dire.Êlisa n'est pas inintéressant.C'est rythmé et punché.On n'a guère le temps de s'ennuyer.Mais question renouvellement, c'est mince.ÉLIS A.de Ican Becker, aux Parisien 6, Versailles 2 et Laval 1.¦ sean connery Sean Connery vieillit bien SERGE DUSSAULT Blair underwood Incarne Boby Earl Ferguson dansyust Cause.f£ ¦ Trente ans après ses premiers lames Bond, Sean Connery continue de s'affirmer comme un des meilleurs acteurs de sa génération.On s'en rend compte encore une fois en voyant son dernier film, Just Cause, un thriller psycho-policier signé Arne Glimcher, qui prenait l'affiche hier à Montréal.Dans Just Cause, Connery incarne un avocat qui a depuis longtemps renoncé à la pratique pour enseigner à Harvard.Une sommité.Et résolument opposé à la peine capitale.Une vieille Noire l'accoste un soir et le supplie de prendre la défense de son petit-fils injustement condamné à mort.« Mais, répond Connery, je n'ai pas plaidé depuis vingt-cinq ans ! » Il raconte la chose à sa femme ( Kate Capshaw ) qui le pousse à accepter.Pourquoi ?On le saura plus tard.Et voilà Connery dans une petite ville de la Floride.Très mal accueilli, c'est le moins qu'on puisse dire, par les deux policiers qui avaient arraché au petit-fils de la vieille dame une confession sous la torture.Connery rencontre le condamné ( Blair Underwood ) qui en est à la dernière instance avant de passer à la chaise électrique.Au risque de sa vie, le vieil avocat se transforme en limier pour reconstituer les événements et prouver l'innocence de son client.Le film prend alors une allure inattendue qui n est pas sans rappeler le Cupe Feur de ScOrsese dans lequel un psychopathe terrorisait la famille d'un l'avocat qu'il accusait de l'avoir mal défendu.Mêmes rebondissements imprévus, même violence qui atteint un paroxysme insoutenable.Sean Connery donne à tous les personnages qu'il incarne une présence extraordinaire.Il a su en vieillissant choisir des rôles qui lui vont.Son jeu se ramène à peu de chose : un regard, un sourire ironique, une certaine distanciation.Par contraste peut-être, il m'a semblé que les autres forçaient la note autour de lui.Particulièrement Ed Harris.Il charge tant pour incarner un psychopathe en proie à des délires paranoïaques qu'il en devient invraisemblable.D'autres, peut-être, apprécieront ce numéro d'acteur.Il m'a fait décrocher.Comme j'avais tiqué plus tôt devant la gentillesse trop évidente du condamné, la brutalité et le cynisme trop manifestes des deux policiers ( Laurence Fishburne et Ned Beatty CHECK : POLICIER BLANC ) qui traitent le professeur de Harvard comme un moins que rien.Maladresses du réalisateur?Venu tard au cinéma, Arne Glimcher a produit deux films Corillas in the Mist et The Cood Mother, avant de réaliser lui-même un premier long métrage, The Mambo Kings qui souffrait comme Just Cause d'un manque de rigueur dans la mise en scène et de la même faiblesse dans la direction d'acteurs.Un film à voir, fust Cause?Oui tout de même, ne serait-ce que pour la performance de Connery et une conclusion d'un cynisme stupéfiant.Vanessa Paradis s'empare du personnage de Marie avec beaucoup d'ardeur dans le film de Jean Becker.Un petit bijou venu de Cuba HUCUETTE ROBERCE ¦ C'est un film à la fois drôle, tendre et moqueur, comme on nous en offre trop peu souvent.Il nous vient de Cuba, via le Festival de Berlin où il a décroché l'an dernier l'Ours d'argent \u2014 mérité \u2014 et le Festival des films du monde, où seuls les curieux du Cinéma de l'Amérique latine ont pu l'apprécier.Présenté ce week-énd en version originale espagnole avec sous-titres anglais ( les sous-titres français sont promis pour bientôt ), ce petit bijou de film, réalisé en tandem par Tomas Gutiér-rez Alea et Juan Carlos Tabio nous ramène quinze ans en arrière, à la fin des années 70.La révolution cubaine est alors à son apogée, et Castro, tout-puissant dans son ile.David ( Vladimir Cruz ) est l'exemple du parfait révolutionnaire coulé dans le système.Ce fils de paysan est reconnaissant au Régime, qui lui a ouvert les portes de l'université, où il étudie la sociologie.La scène d'ouverture, où sa petite amie se joue de lui, avant d'en épouser un autre, nous a habilement fait constater à quel point il est naïf.On le retrouve à une terrasse, STRAWBERRY AND CHOCOLATE où il n'arrive pas à noyer sa peine et sa frustration dans.une glace au chocolat.Arrive un intrus, dont les manières trahissent l'homosexualité.C'est Diego ( Jorge Perugorria ).Il s'installe à sa table, avec sa glace à la fraise, se présente comme un photographe et fait à lui seul les frais de la conversation.Il affirme qu'il connaît David, et même qu'il a fait plusieurs photos de lui, jouant dans une pièce de théâtre.David lui réclame ces clichés et se voit ainsi, à la fois crédule et méfiant, entraîné vers l'appartement de Diego.Il y découvre tout un bric-à-brac artistico-religieux, des tableaux, des statues, des disques ( Callas.), et des livres impossibles à trouver dans les librairies de La Havane, voire du whisky de contrebande.Mais dans ce fouillis, les photos promises ( si elles existent ! ) demeurent introuvables.Diego s'excuse, et tente de séduire son invité, qui le repousse et s'enfuit.Miguel ( Francisco Gator-no ), son camarade d'université et campagnon de chambre, à qui David raconte son aventure, l'in- cite à retourner chez Diego et à le piéger pour le compte du Parti.Commence alors ce qui deviendra une amitié des plus singulières, j'allais dire « virile aussi sincère que platonique, en!-tre ces deux beaux jeunes hommes, que tout opposait au départ.;: À travers cette amitié, ert l'élan amoureux ( singulier au 1 l 6700 Colo | Ca>ffloor Languer » ?A 1ft«Çr, Çhtmtfii tow»kwl *|lS4S boul L» CoftHii.cf ?CHATEAUGUAY wwiw I BOUCHERVILLE IREX ST-JER0ME*3w.iu 240 Si >»n Baplul» # (S lCo«n 0» Uortftqr* »1 VWlj * X | 327 St-Ccorqei * aussi en v.o.anglaise: Centre-Ville, Pointe-Claire NOMINATIONS AUX OSCARS DONT MEILLEUR REALISATEUR / PHOTO / SCENARIO IRENE JACOB JEAN-LOUIS TRINTIGNANT uHFiiMDï KRZYSZTOF KIESLOWSKI.- TROIS COULEURS (vmion française de Bullets Over Broadway) Lt NOUVEAU FILM DE WOODY ALLEN Jim Brôadbent John Cusack Harvey Fiersiein Chazz Paiminteri Mary-Louise Parker Rob Reiner Jennifep.Tuiy Tracey Uuman Joe Vitereui Jack Wardén Dianne Wiest .ALLIANC BERRI 849-FltM i?HO rue SI Demi * j\\ -r* *GA 1 ¦ 15 rue M.rtoo * version onginaie française Al LIAHCI Version originale avec sous-titres anglais EGYPTIEN L«StflMN«l _* ^ v \" LE MEILLEUR FILM DE LA CARRIERE DE JOHN CARPENTER.UNE MERVEILLE DE THRILLER DE PEUR !!! \" Paul Wurvfer, WlAl SAM NEILL AU COEUR DE LA DÉMENCE Un film de JOHN CARPENTER venion française île IN THE MOUTH OF M ADNESS BERRI 649 FlL'\"11 LANGELIER 255-55511 PLACE LASALLE 12 w9-^u|GALERIES UVAL8 w^tilu OMEGA 647-1122 |TERREB0NNE^^|STE-THERESE979444;|ST-JEROME «e-sw CHATEMJGIMV ENC0RE«»^2463 IST-HYACINTHE 773-94921TROIS-RIVIERES 37s-3277 ko.anglaise: Alexis Ninon, Lacontaire 7, Place LaSalle 12.Carrefour Laval.Pomte-Claire 13 ANS ?HO*>*tun ri DES NOMINATIONS INDIVIDUELLES POUR «HEAVENLY CREATURES», «THE MASK» L «HOOP DREAMS- ê _ ET MAINTENANT, ATTENDEZ DE VOIR LA SUITE !!! ELDORADO.LA PROMESSE.QUAND TOMBE LA NUIT.DON JUAN DE MARCO.JANE EYRE.LE FACTEUR.LA CITÉ DES ENFANTS PERDUS.LE CONFESSIONNAL.LE HUSSARD SUR LE TOÎT ? Anna 6 - 18 ( Cinéma Parallèle ) - Pendant 13 ans.Nikita ;Mikhalkov a filmé sa fille en lui posant, année après année, les .mêmes questions.Les réponses ;3'Anna suivent le fil de son évolution.et celle de la Russie elle-'uième.Un document percutant, éclairant et émouvant sur la Russie actuelle et ce que nous 'appelons le mystère de l'âme fusse.Avec sous-titres français.pt Les Enfants du Paradis ( Conservatoire d'art cinématographi-talie, lundi, avec s.-t.anglais) -Les amours d'un mime ( Debu-râu ) et d'une belle ( Gance ) que jq destin s'acharne à séparer.Une magistrale évocation de la France de 1840.Ce chef-d'oeuvre de Marcel Carné et de Jac-ijiies Prévert n'a pas vieilli d'une Hde.Avec Arletty, Jean-Louis Barrault et Pierre Brasseur.B Exotica ( Palace 2 ) - Un club fle danseuses nues, l'Exotica.Dans ce cadre insolite, Atom Egoyan traque des personnages qui semblent appartenir à une nîéme famille d'esprit.Un film dépouillé, vibrant, tourné dans un style personnel, attachant.n Farinelli ( Complexe Desjardins 2., Dauphin 1, Carrefour Caval 6, Boucherville 2 ) - Dans ce film somptueux, aussi émouvant que flamboyant, le cinéaste belge raconte à sa façon, libre de tout carcan historique, la vie extraordinaire de Carlo Brpschi, le plus célèbre des castrats, ces « monstres à voix d'ange » qui ont existé en Europe jusqu'au début de ce siècle.¦\"La Fille de d'Artagnan ( Nouvel Elysée 2 ) - Un film vraiment sic né - Bertrand Tavernier - , heureux, enlevant, qui donne à ïtoeuvre de Dumas une suite moderne.Avec Philippe Noiret en mousquetaire qui a pris de l'âge ei découvre qu'il a une fille naturelle ( Sophie Marceau ) capable de ferrailler comme un gar-C6n.¦ Les Gens de la rizière ( Pari- sien 3 ) - Les malheurs s'abattent sur cette famille de paysans cambodgiens, qui lutte durement pour sauver une récolte de riz.Un bel hommage de Rithy Pahn aux gens de son pays.¦ Le Juge et l'assassin ( Cinémathèque québécoise, samedi ) -Dans ce film réalisé en 1975, mettant en vedette Philippe Noiret, Michel Galabru et Isabelle Huppert au début de sa carrière, Bertrand Tavernier porte jugement sur la société contemporaine, à travers une histoire de meurtres en série et la relation ambiguë entre le bourreau et sa victime.¦ Prêt-à-porter ( Faubourg 4 ) -Cette incursion de Robert Alt-man dans l'univers du prèt-à-porter réunit une pléiade de ve- dettes dont Marcello Mastroianni, Sophia Loren, Kim Basinger et Anouk Aimée.Satire du monde de la mode, mais sans méchanceté, un film délicieux mais qui froufroute un peu trop.¦ Soleil trompeur ( Parisien 3 ) - La Russie de Staline avant la guerre.Chez les Kotov, on a gardé les vieilles et charmantes habitudes de la vie bourgeoise, somme toute heureuse, même si Sergueï Petrovic Kotov est un officier supérieur de l'armée rouge.Mais la violence couve en ce beau dimanche pas comme les autres.Un film signé Nikita Mikhalkov.En version française ¦ Forrest Gump ( Parisien 1, Laval 4, Angrignon 3, Versailles 5 ) - Une comédie qui tourne en ridicule tout ce qu'une Amérique conformiste adore.Avec Tom Hanks dans le rôle d'un brave type au quotient intellectuel au-dessous de la moyenne qui va, inexplicablement, de succès en succès.Ne lui manque qu'une chose, pourtant capitale : celle qu'il aime depuis l'enfance ne l'aime pas du tout.Habilement fait.THE BRADY BUNCH Film américain ( 1995 ) de Betty Thomas.Scénario : Laurice Elehwany, Rick Capp, Bonnie Turner, Terry Turner.-Avec Shelley Long, Gary Cole, Michael Mckean.Henriette Mantel, Christopher Daniel Barnes, Christine Taylor, Paul Sutera.lennifer Elise Cox.Jesse Lee.Olivia Hack.Versailles, Centre Eaton, Famous-Players-8.Laval.Angrignon.Greenfield Park.¦ Comédie.La famille Brady vit dans une coquette maison de banlieue décorée à la manière du début des années 70.En fait, tout dans la vie des Brady se réfère à cette époque : leur façon de s'habiller et de se coiffer, la musique qu'ils écoutent, leur langage et leurs références culturelles.Cette famille anachronique qui vit de nos jours à Los Angeles est donc confrontée tous les jours à une société vingt ans en avance sur elle.ÉUSA Film français ( 1994 ) de lean Becker.Scénario : I.Becker, Fabrice Carazo.Images : Etienne Becker.Montage : Jacques Witta.Musique : Zbigniew Preis-ner.Serge Gainsbourg, Michel Colombier.Avec Vanessa Paradis, Gérard Depardieu, Clothilde Courau, Sekkou Sali.Florence Thomassin.120 minutes.Le Parisien.Cinémas Laval.Versailles.¦ Drame psychologique.Depuis qu'elles se sont échappées de l'orphelinat où elles sont devenues amies, Marie et Solange vivent tant bien que mal de divers expédients.Les deux jeunes filles sympathisent avec Ahmed, un petit garnement qui devient leur complice.Puis un jour, Marie décide de partir seule à la recherche de son père qu'elle n'a jamais connu.C'est qu'elle veut se venger de lui.le tenant responsable du suicide de sa mère.HEAVYWEIGHTS Film américain ( 1995 ) de Steven Brill.Scenario : S.Brill, |udd Apatow.Avec Ben Stiller, Aaron Schwartz, Shaun Weiss.Centre Eaton.Famous-Players-8, Cinémas Laval.Angrignon.¦ Comédie.Un jeune garçon âgé de onze ans qui souffre d'obésité se plaint à ses parents d'être constamment l'objet de moqueries de la part de ses camarades de classe.L'été venu, les parents décident d'envoyer leur rejeton dans un camp de vacances spécialement conçu pour les enfants obèses.Ainsi, ces derniers se retrouvent entre eux et peuvent enfin profiter des vacances en paix.Mais leur petit pa- radis se Transforme en enfer lorsque le camp d'été est pris en charge par un maniaque de l'exercice physique.HOOP DREAMS Film américain ( 1993 ) de Steve lames.Frederick Marx, Peter Gilbert.Images : P.Gilbert.Montage : S.lames.F.Marx, Bill Haugse.169 minutes.Cinéma de Paris.¦ Documentaire.Une équipe de cinéma a suivi pendant quatre ans les hauts et les bas de deux jeunes Noirs de Chicago qui carressent le rêve de devenir champion de basketball.À travers le regard que les cinéastes portent sur le quotidien de William Gates et d'Arthur Agée, c'est toute la communauté d'un ghetto noir qu'ils font vivre à l'écran.QUESTION PIÈGE ( Quiz Show ) Film américain ( 1994 ) de Robert Red-ford.Scénario : Paul Attanasio.Images : Michael Ballhaus.Musique : Mark Is-ham.Avec lohn Turturro, Rob Morrow, Ralph Fiennes.David Paymer.VERSION FRANÇAISE : Le Parisien, Cinémas Laval, Versailles.¦ Drame social.En 1958, l'émission de télévision Twenty-One captive l'Amérique entière.Depuis quelque temps, chaque semaine, le participant Herbie Stempei s'enrichit en trouvant les bonnes réponses à ce jeu questionnaire.Ce que les téléspectateurs ignorent, c'est que Herbie connaît d'avance les réponses aux questions.C'est le moyen qu'ont trouvé les producteurs pour rendre leur émission plus excitante.Lorsque les cotes d'écoute se mettent à fléchir, ces derniers décident de faire perdre Stempei au profit d'un nouveau participant, histoire d'ajouter un peu de suspense.Le gagnant devient Charles Van Doren, un séduisant professeur qui accepte de se livrer à cette supercherie lucrative.Mais un jour, la vérité éclate.SCORPION NOIR Laval 2000, Place Lasalle.Terrebonne.DorvaL ¦ Drame policier.Un meurtre a été commis dans le parc des Everglades en Floride.Huit ans plus tard, le professeur en droit Paul Armstrong s'efforce de sauver de la chaise électrique celui que la* justice a reconnu coupable du crime.En effet, Armstrong croit fermement en l'innocence de l'accusé.Mais pour sauver la vie de ce dernier, il devra confronter ses vues avec celles du policier qui fut reponsable de l'inculpation de son client.STRAWBERRY AND CHOCOLAT ( Fresa y chocolate ) Film cubano-mexicano-espagnol ( 1995 ) de Tomas Gutierrez Alea et Juan Carlos Tabio.Scenario : Senel Paz, T.G.Alea.Images : Mario Garcia.Montage : Miriam Talavera.Musique : (ose Maria.Avec lorge Pcrugorria, Vladimir Cruz.Mirta Ibajra, Francine Gattorno.111 minutes.Egyptien.¦ Comédie de .moeurs.La Havane, Cuba.À peine remis d'une peine d'amour, le macho et très patriotique David fait la connaissance de Diego, un professeur homosexuel.C'est avec étonnement et perplexité que David découvre l'univers marginal de cet artiste intellectuel qui essaie de le séduire.Effrayé, David refuse de le revoir, mais, sur le conseil d'un de ses amis militants, il se transforme en espion de ce citoyen déviant.L'étudiant se met ainsi à fréquenter Diego et finit par devenir son ami en acceptant sa différence.TO W & VIV Film anglo-américain ( 1994 ) de Brian Gilbert.Scenario : Michael Hastings, Adrian Hodges, d'après la pièce de M.Hastings.Images: Martin Fuhrer.Montage : Tony Lawson.Musique : Debbie Wiseman.Avec Willem Dafoe.Miranda Richardson.Rosemary Harris, Tim Dut-ton.125 minutes.Loews.¦ Drame biographique.Alors qu'il poursuit des études en philosophie à Oxford, le jeune Américain Tom S.Eliot tombe amoureux de Vivienne Haigh-Wood, une patriote en visite en Angleterre.La jeune femme partage l'ardeur et la soif de vivre du jeune homme qui commence à se faire connaître par ses poèmes.Vivienne épouse Tom sans le prévenir d'un mal dont elle souffre depuis quelque temps.11 s'agit d'un déséquilibre hormonal qui la rend maniaco-dépressive et qui l'affectera au point de ruiner leur vie de couple. line fascinante incursion dans l'univers du poète T.S.Eliot É Pour qui ne connaît pas les débuts de la carrière du poète américain T.S.Eliot en Angleterre à l'époque de la Première Guerre mondiale, l'histoire de §on premier mariage avec Vi-viennc Haigh-Wood risque de piquer la curiosité.Sur le modèle efficace, factuel et sans fioritures que les Anglais ont su por-ter à un degré avancé de perfection, le film de Brian Gil- bert nous fait pénétrer au sein d'un milieu on ne peut plus pittoresque.Avec 80 ans de recul, ce monde demeure toujours aussi fascinant.Le décor est vite campé.Quand Tom, de la fenêtre de sa chambre, aperçoit Viv en train de faire des cabrioles sur la pelouse du Merton College à Oxford, ça va être le coup de foudre.Un coup de foudre partagé.Viv, une jeune femme de la haute société, est la soeur du meil- leur ami du poète, Maurice.Le couple décide illico de se marier sans attendre la permission des parents.Les premiers problèmes vont surgir dès le voyage de noces.Au lendemain de la première nuit, Tom catastrophé découvre les malaises dont souffre Viv.Des draps en sang, des médicaments répandus sur le tapis, une chambre d'hôtel en désordre laissent deviner le trouble.Une carence glandulaire empoisonne l'existence de la jeune femme.Ce dérèglement va lourdement handicaper le bonheur du couple.Car, bientôt, les médicaments ne suffisent plus.Viv ne souffre pas seulement dans son corps.Cet être d'un niveau élevé d'in- telligence et d'une éducation sans faille passe de plus en plus souvent par des phases qui la métamorphosent en quelqu'un d'autre, un véritable monstre.Dans ces moments de crise, elle s'emporte et pose des gestes violents même en public, compromettant sérieusement la carrière naissante du poète ( lequel, pour subsister, a accepté entre-temps un travail dans une banque ).Le grand mot sera enfin lâché : Viv est folle.Elle souffre d'une sorte d'aliénation morale, va préciser un spécialiste.Une solution extrême va s'offrir à Eliot et sa belle-famille : l'internement.Des noms célèbres Tom & Viv propose une incursion dans les salons littéraires anglais du début du siècle et la chance de croiser des noms célèbres tels que Virginia Woolf et Bertrand Russell.Dans le rôle de T.S.Eliot, Willem Dafoe est loin de correspondre à l'image conventionnelle du poète.Mais son jeu tout en nuances ne manque pas de qualités.Cependant la distribution est largement dominée par la performance de Miranda Richardson dont le jeu, dans un esprit maniaco-dépressif fidèle à son personnage, fait alterner sans préavis tendresse et violence.Le film soulève par ailleurs quelques voiles quant aux lacunes de la médecine de l'époque ainsi que sur les faiblesses de la nature humaine.Car on a beau compatir avec le poète dans ses malheurs, louer la patience dont il fit preuve avec Viv, on arrive difficilement à comprendre, vers la fin du film quand celle-ci a recouvré la santé, pourquoi il s'obstine à la laisser prisonnière de sa clinique.Ce visage fermé du poète reste le dernier souvenir, amer, d'un film par ailleurs ouvert et serein.Comme si la passion devait nécessairement faire place à la tragédie avant de s'éteindre finalement dans une sorte de vengeance qui a toutes les apparences de l'indifférence. LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMED118 FÉVRIER 1995 vanessa Paradis se prête au jeu.» SUZANNE COLPRON ¦ L'interprète de Joe le taxi, dont la tournée de promotion s'est terminée en catastrophe, ne raffole pas des entrevues.En vérité, elle les déteste.« C'est pas quelque chose que je fais pour mon propre plaisir.Je préférerais me promener, franchement », avoue la star de 22 ans, qui a été arrêtée jeudi à Dorval, en possession de trois grammes de hasch.Néanmoins, Vanessa Paradis accepte de jouer le jeu.Ne serait-ce que pour donner un coup de pouce au film de Jean Becker, Élisa, dans lequel elle a interprété le rôle de Marie avec un immense bonheur.« Les interviews, c'est quelque chose qu'il faut faire aujourd'hui quand on sort un film.Je pense pas que ce que je puisse dire change quoi que ce soit au film.Mais le fait qu'on parle de moi et qu'on parle du film peut donner aux gens envie d'aller le voir.Enfin, j'espère que ça sert à quelque chose.le ne suis quand même pas là pour rien, quoi ! » 3 Pour rien ?Sûrement pas.La petit oiseau de Chanel attire les foules.À 15 ans, Vanessa Paradis a vendu trois millions de dis- ?ues.Elle a travaillé avec Roda-ril; Serge Gainsbourg, Lenny Kravitz.Et c'est pour elle que Jean Becker a écrit le scénario d'Êlisa.Le nouveau film du réalisateur de L'été meurtrier raconte l'histoire d'une gamine recueillie par un foyer spécialisé après le suicide de sa mère.À l'approche de ses 18 ans, elle n'a qu'une idée en tête : retrouver son père ( Gérard Depardieu ) qu'elle croit responsable de la mort tragique de sa mère.\u2014 Vous êtes comédienne ou chanteuse ?\u2014 Quand j'étais petite, j'ai jamais dit, plus tard, je vais être chanteuse ou je vais être actrice.Mais, par contre, c'est vrai que c'était les seules choses qui me faisaient rêver.l'ai commencé à faire de la danse quand j'avais cinq ans.Et c'est ce qui m'a vraiment chamboulé la tête et le coeur.\u2014 Le tournage d'Elisa a commencé par la fin, avec Gérard Depardieu, n'est-ce-pas ?\u2014 Oui, on a commencé à tourner sur l'île de Sein, au mi- .ME 1u-r- Wl^ÊRj- La comédienne et chanteuse vanessa Paradis a 22 ans et dit qu'elle a envie de se marier et d'avoir des enfants.lieu de rien du tout.C'était génial.Depardieu, c'est quelqu'un qui vous manque très fort quand il n'est pas là.Et puis, il est tellement drôle.Deux secondes avant de tourner, quand Jean disait moteur, il me racontait une grosse connerie et il fallait qu'on joue.C'était pas toujours facile mais c'était très drôle au moins.\u2014 Et Clothilde Courau, vous manque-t-elle ?Vous semblez très complices dans le film.\u2014 On se revoit tout le temps.Elle m'a appelée ce matin ( lundi ) pour me réveiller pour que j'aille prendre mon avion.Cette amitié, c'est quelque chose qu'on n'a pas fabriqué, ça existait même avant le tournage.Dès qu'on a fait les essais ensemble, tout de suite, on est devenu des amies.\u2014 Qui sont vos cinéastes préférés ?\u2014 Woody Allen, Bertrand Blier, Pedro Almodovar.\u2014.Aimeriez-vous tourner aux Etats-Unis ?\u2014 Oui, bien sûr, mais pas parce que Hollywood m'attire.Simplement, les bons films m'attirent.Et comme il y a des bons cinéastes aux États-Unis, pourquoi pas ?\u2014 Avec Woody Allen, par exemple ?\u2014 Alors là, putain, ça serait le summum ! \u2014 Quels sont vos musiciens préférés ?\u2014 J'écoute beaucoup de vieux trucs, quoi ! Pas tellement de nouvelles choses.Dans les Français, ça restera toujours Gainsbourg et Dutronc et Sou-chon aussi, j'aime bien.Sinon, j'écoute Sly Stones, Al Green, Bootsy Collins, ParliementFun-kadelic.Et Sarah Vaughan, aussi, j'adore.Puis il y a les classiques, les Stones, les Beatles, Bob Marley, Aretha Franklin et Mozart.\u2014 Avez-vous des projets ?\u2014 Non, j'ai pas de projets.Pas de projets de disques, pas de projets de films.\u2014 Des projets de mariage ?\u2014 Non plus.Mais dans l'idéal, dans le rêve, j'aimerais bien me marier.J'ai envie de faire des enfants, donc, j'ai envie de me marier.Vanessa Paradis dans une scène de Noce blanche en compagnie de François Négret.La chanteuse populaire a démontré ses talents de comédienne dans ce film de Jean-Claude Brisseau.Elles d'ailleurs obtenu le César du meilleur espoir du cinéma française la suite de son rôle.Z Le parcours de la star Jean Becker : « La vie, c'est du mélo » SUITE DE LA PAGE C1 Ainsi s'est mise à germer J'idéc d'une fille qui veut absolument savoir ce que son père est ïievenu, s'il était vraiment ce salaud qu'on prétendait.Il a fait équipe avec un jeune scénariste, Fabrice Carazo.- « J'ai voulu réunir deux générations dans le but de confronter Jnon expérience des ans avec son expérience de jeune.Ces jeunes ont un tel mal à vivre, ils ont été tellement agressés que les adultes ne les comprennent plus.» * Élisa est construit comme un puzzle, fait remarquer le réalisateur.11 a cherché à éviter un écueil fréquent dans les films où iout est expliqué.Le spectateur n'a plus d'effort à faire.Au contraire, dans son film, chaque piè-fce du puzzle a pour but de faire travailler le spectateur.Dès le début, le scénario fut écrit sur mesure pour Vanessa Paradis.Becker avait appris du producteur Christian Fechner que la chanteuse était intéressée a travailler avec lui.Il était même allé assister à une de ses Performances sur scène lors des rancofolies de La Rochelle.Déjà le jeu de Paradis l'avait séduit dès la première apparition de la jeune vedette dans le film de Jean-Claude Brisseau, Noce blanche.« Elle a une sincérité que j'ai rarement vue chez les comédiennes.Dans ce film, elle m'avait paru d'une telle justesse de ton pu'on a l'impression qu'elle ne joue pas, qu'elle se contente d'être elle-même.On a l'impression qu'elle arrive à faire une transposition directe.Elle assimile tellement bien qu'elle devient le personnage.Elle n'interprète pas, elle est.» * Entre les deux, ce ne fut pas le duel comme il arrive parfois pais piutôt i'emente cordiale.> « Il y a eu une rencontre, Constate Becker.Elle attendait une histoire comme ça.C'est une fille qui a vécu un peu trop vite et qui est devenue mature plus vite que la moyenne.Depuis l'époque de Noce blanche, elle a acquis une grande maîtrise.J'aime son jeu agressif, violent et un peu perdu.Ça l'a beaucoup aidée de se sentir plus Sûre d'elle-même.» Faire payer les salauds S'il est permis de parler d'obsession, dans le cas du Becker, î'idée de la vengeance figure en bonne place.* « Je crois à une forme de vengeance, estime-t-il.J'imagine que si, un jour, quelqu'un, par exemple un chauffard, tue un de mes enfants ou un de mes proches et S'en tire sans conséquences, c'est vrai que ma vie s'arrêterait.Et je Partirais en guerre contre lui.as pour le tuer mais pour qu'il paye.Jusqu'à un certain point, je ne pardonne pas.Il y a des salauds.Il ne faut pas les laisser faire.Sinon, c'est l'anarchie et on retourne au Far-West.On laisse faire trop souvent.Moi, les tueurs au grand coeur ne m'impressionnent pen.Les hors-la-loi qui tuent pour survivre, ce n'est pas pour moi.» Jean Becker est le fils de Jacques Becker, peut-être le réalisateur français le plus sensible de l'histoire après Renoir.Qui n'a pas été ému en voyant Casque d'or dans lequel Serge Reggiani et Simone Signoret vivent une histoire d'amour inoubliable.Une hérédité lourde à porter, reconnaît le cinéaste.« Au début, ça m'a énormément complexé.En plus, les critiques n'ont pas été très tendres avec moi.Mais maintenant, à 61 ans, c'est quelque chose que j'ai assumé.» De son père, il dit avoir retenu ce souci non seulement des rôles principaux mais également des seconds rôles.Il cherche à coller à la manière qu'avait son père de diriger les acteurs secondaires.Il n'existait pas pour Jacques Becker, estime son fils, de petits personnages.« Quand je suis perdu, une seule croyance me sauve, ce sont les gens que j'ai aimés profondément et celui que j'ai aimé le plus profondément, c'est mon père.Quand je suis en état de manque, j'appelle mon père à mon secours.Je me pose la question : qu'est-ce qu'il aurait fait à ma place ?Ça m'aide.» Son prochain film n'aura pas pour thème la vengeance d'une fille.« J'ai exorcisé mon truc », jure-t-il.Mais l'accusation qu'on lui lance de faire des mélos l'impressionne peu.« La vie c'est souvent du mélo.On rit, on pleure.Tout est en dents de scie.J'ai vu des gens, dans des situations extrêmes, devenir formidables.Malgré tout ce qui se passe dans le monde, je crois encore aux sentiments, à l'humanité.Sinon, j'irais sur mon île de Ré et je ne bougerais plus.» photo pierre mccann, Lè Presse Jean Becker ¦ 22 décembre 1972 : Naissance de Vanessa Paradis à Saint-Maur-des Fossés ( Val-de-Marne ).0 1985 : Recrutée par son oncle ( Didier Pain ) qui fait dans le showbiz , Vanessa Paradis endis-que une première chanson : La Magie des surprises-parties.\u2022 1987 : Le parolier Etienne Ro-da-Gil, en rogne contre Julien Clerc pour qui il écrivait la majorité des textes et avec qui il s'est réconcilié depuis lors, signe Joe le taxi.La musique est écrite par Franck Langolff, qui a d'ailleurs créé la chanson Tue-moi, popularisée au Québec par Dan Bigras.Le tube s'écoulera à plus de 2,5 millions d'exemplaires.Vanessa n'a alors que 14 ans ; pendant plusieurs années, son image de « kid-star » lui restera collée au derrière.% 1988 : Fort de ce succès reten-tisssant, le tandem LangolffrRo-da-Gil récidive et écrit un album complet pour la jeune fille.Voici venir M&J, qui met en scène une midinette branchée, un tantinet sexy, pas aussi olé olé que Mitsou à ses débuts.\u2022 1989 : Dans Noce blanche de Jean-Claude Brisseau, elle campe le rôle d'une adolescente amoureuse, voire obsédée par un professeur de lycée \u2014 qui devient lui aussi fou d'elle.On imagine le dénouement de ce drame passionnel.Obtenant le César du meilleur espoir du cinéma français à la suite de Noce blanche.Paradis se taille une réputation d'artiste complète.Cette récompense constitue une réplique à ses détracteurs, qui voient encore en elle une coquille vide, pure fabrication de la société du spectacle.\u2022 1990 : Serge Gainsbourg signe les textes, les musiques et produit le nouvel album de Vanessa Paradis, de loin son plus substantiel.Variations sur le même t'aime sera l'une des dernières grandes oeuvres pop de fëu Gainsbourg.Inutile d'ajouter que son interprète s'en trouve grandie.Quoique.de l'adolescente futée à la Lolita vaguement perverse, l'image de la jeune artiste négocie un sérieux virage.- \u2022 \u2022 1991 : Vanessa Paradis devient la figure de proue de la maison Chanel.\u2022 1992: Premier album en anglais de Vanessa, réalisé par le whiz afro-américain Lenny Kravitz.La rumeur veut que ce dernier soit devenu son petit copain depuis lors \u2014 d'où cette navette incessante entre Paris et New York.L'album?Textes faiblards, pop remarquable, caj-quée sur l'un ou l'autre épisode des sacro-saintes années soixante.En interview, Lenny KravÏÏz se pétera les bretelles en affirmant que Vanessa a fait des pas de géant en s'associant à lui.Terminé, l'artisant français, SBÊftj Kravitz.Quelle prétentiqjft !; L'album éponyme, lui n'obtiendra à peu près aucun impact chez les anglo-saxons.0 1993 : Accompagnée par-.nger formation essentiellement am£rK* caine, Vanessa Paradis parlait! tournée.en Europe francôpjtj)-; ne et au Québec.Le Nàtupah Higlt Tour présente une jeune* chanteuse qui a dû travaillenj6^s^ fort pour en arriver à de tcjyjé-;' sultats.Aucune fausse notéijgig cune frime, aucun filet : en'BoïiU de ligne, Paradis s'en tire 3
de

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