La presse, 11 mars 1995, D. Arts et spectacles
[" TÉLÉPHONEZ 790-1245 Tl>«a«r» Mmonrwuvt PAHIFP La Presse Montréal, samedi 11 mars 1995 Spectacles LiOURNEYMAN g «/L'ASSURANCE VOYAGE La plus abordable tu Ctntdt oalemefrtouveft le samedi de9 h è 15h.1 800 661-8785 I Marc Labrèche regarde le monde à l'envers JEAN BEAU NOYER Q3 o ai Ci 1 y a bien trois heures que je discute avec Marc Labrèche dans l'un des rares bons restaurants de Trois-Rivières et je cherche désespérément l'un de ses personnages dans le ton de sa voix, dans ses gestes et dans ses idées.Rien.Pas de traces de Ré-nald, le banquier de La petite vie, pas de traces de Fran-kenstcin, du prof Bof, de Dali dans Cala, de l'animateur à la radio, de Desmond Bigras dans Pied de poule et même pas de trace du comédien québécois qu'il interprétera le soir même dans Les aiguilles et l'opium dans la grande salle Thompson à Trois-Rivières avant de présenter ce spectacle au Monument national à compter du 21 mars.La seule trace que j'ai remarquée, c'est celle de Gaétan, son père, et celle de sa petite famille qu'il a installée à St-Lambert.Deux enfants dont l'un est le joueur de hockey d'une équipe dirigée par son père.Marc est « coach » de hockey et il se lève souvent à cinq heures et demie pour pour entraîner son fils et l'équipe.Du sérieux quoi ! Marc garde précieusement le bâton de Stéphan Lebeau parmi les beaux souvenirs de sa vie.le me suis longuement demandé pourquoi nous parlions des bâtons de hockey alors que Marc Labrèche arrivait d'une tournée européenne où il avait joué le personnage acrobatique des Aiguilles et l'opium dans quatre pays.C'est tout de même un événement important : rien de moins qu'une tournée internationale avant même d'entreprendre une véritable carrière au théâtre, l'ai compris peu à peu que le monde de Marc Labrèche est un monde à l'envers, un peu comme son personnage qui bascule et qui joue la tête en bas, les pieds dans les airs devant l'écran des Aiguilles et l'opium.Pourquoi lui ?C'est à Chicago qu'il a commencé à répéter ce spectacle : « C'est là que j'ai rejoint Robert Lepage et j'ai voulu tout de suite utiliser les câbles, la ceinture et pivoter dans les airs pendant une heure et demie.Les équipements n'étaient pas ajustés à ma taille et j'ai eu mal au dos pendant une semaine.Drôle de sensation : la pulsation augmente, la pression se déplace dans le corps lorsqu'on est suspendu dans les airs.Il faut s'y habituer progressivement ».D'accord mais d'abord et avant tout : pourquoi lui ?Pourquoi Robert Lepage a-t-il choisi Marc Labrèche pour jouer, pour habiter un personnage que Lepage a présenté avec beaucoup de succès sur les plus prestigieuses scènes d'Europe et d'Amérique ?« Il faudrait lui demander, me dit Labrèche, je ne sais pas.Mais un jour il m'a dit : «c Je t'ai vu jouer.Tu gardes une distance.Tu peux passer facilement de la théâtralité à l'ordinaire et c'est ça mon personnage »».En fait, j'ai obtenu ma réponse après avoir vu le spectacle présenté devant une salle comble ( sans aucune promotion ) à Trois-Rivières.Marc Labrèche pénètre dans le monde de Robert Lepage avec une telle facilité.C'est tout à fait inouï.À certains moments, on ferme les yeux et on croirait entendre la voix de Lepage au téléphone lorsqu'il rejoint la personne qu'il aime à New York.Même langueur, même douleur dans la voix, mêmes couleurs de jeu.Une grande performance, je vous préviens.Même si Marc Labrèche prétend que d'autres auraient pu défendre le rôle, Robert Lepage a bien choisi.vous verrez bien au Monument national où Les aguilles et l'opium s'intalle pour deux semaines de spectacles ( au moins ), dont certains seront présentés en anglais.Labrèche a déjà joué Les aiguilles.à Stockholm, en Suisse, Hongrie, Hollande et Belgique ( en anglais uniquement chez les Flamands ).« C'était assez spécial en Hongrie, un pays marqué par le communisme.Depuis l'effondrement du bloc soviétique, on vit à l'américaine et le problème de la drogue est nouveau là-bas.Disons qu'avec le titre de la pièce, on nous voyait arriver avec une certaine appréhension.On croyait que c'était justement une pièce qui traitait de la drogue et les plus vieux nous regardaient drôlement alors que les plus jeunes étaient emballés.Finalement, on s'est aperçu que la pièce, ce n'est pas ça.On traite du problème de la dépendance ( surtout amoureuse ).Il reste des tracés du communisme.Les gens applaudissent par coups, au même rythme et ils sortent, rangée par rangée, comme à la petite école ».En Belgique, un fin observateur discute de la pièce le plus sérieusement du monde: «C'est l'histoire d'un gars mais en réalité du Québec qui ne peut pas communiquer.Même avec la téléphoniste, il ne parvient pas à bien prononcer les numéros : il ne se fait pas comprendre ».C'est une vision comme bien d'autres.Labrèche a vu l'histoire de la dépendance amoureuse de ce comédien qui s'ennuie dans sa chambre à Paris et qui téléphone à New York en songeant à Jean Cocteau, à Miles Davis qui rejoignait Juliette Gréco à Paris.Toujours en avion au-dessus de l'Atlantique et c'est là que le personnage se retrouve, suspendu dans les airs entre deux hélices.Merveilleux spectacle à revoir.Pourtant Marc Labrèche n'avait pas vu ce spectacle avant de le répéter.Il n'avait pas vu Vinci de Lepage, ni La trilogie des dragons : « En fait, dit-il, je vais rarement au théâtre, l'ai de la difficulté à m'y rendre parce qu'à chaque fois, ça m'angoisse, j'ai l'impression de travailler ».Pas le temps Et puis, Marc Labrèche n'a pas le temps : il travaille à la radio, à la télévision, au cinéma.et s'occupe de sa famille.« J'étais en tournée pour Les aiguilles.entre la mi-septembre et la mi-décembre, le suis revenu à quelques reprises pour tourner La petite vie.Je suis content du succès de l'émission pour Claude ( Meunier ).Lui et Serge ( Thériault ) travaillent comme des fous pour préparer La petite vie.C'était pas évident au départ.Pôpa et Môman sont les personnages les plus sensés de la gang.Ces deux personnages sont absurdes : ils ont une énergie qui n'est pas possible à cet âge.Et c'est pour ça que Claude nous incite à nous éclater.Tu sais, avec le temps, les gens voient beaucoup plus que le ridicule et l'absurde : ils constatent que ces gens s'aiment.» Marc Labrèche interprète le gérant de Caisse populaire, Rénald, le « cheap » dans La petite vie, et en même temps, il joue le personnage créé par Robert Lepage dans Les aguilles et l'opium, une pièce à un seul personnage qui a été acclamée et qui le sera encore sur la scène internationale.De plus, le film dont il interprétait le rôle principal, Matusalem, a été un énorme succès au box-office québécois.Il me semble qu'il y a de quoi être heureux et comblé.Surtout comblé comme peu d'artistes le sont au Québec.SUITE A LA PAGE D2 Marc Labrèche livre une grande performance dans Les aiguilles et l'opium, de Robert Lepage.Son personnage s'y retrouve suspendu dans les airs, entre les deux hélices d'un avion.À voir et à revoir.» - D 2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMED111 MARS 1995 Marc Labrèche a choisi: la vie avant le métier SUITE DE LA PAGE D1 ; Curieusement, ça ne semble pas être tout à fait le cas.Comme s'il y avait une énorme distance entre l'homme et le comédien.« J'ai aimé travailler avec Richard Gohier pour Frankenstein ( spectacle solo qu'il a interprété et écrit avec Gohier ).l'ai envie d'écrire autre chose du même genre parce j'avais l'impression que je décidais, que je contrôlais mon métier quand je participais à cette expérience.)e ne veux pas passer ma vie à courir d'un théâtre ù l'autre en ayant peur de ne pas aller au fond des choses.Je n'ai pas envie de passer à côté de choses extraordinaires.Des choses comme écrire un livre.animer une chronique de plein air comme j'ai déjà fait.« le ne sais pas ce qui est ex- traordinaire mais je voudrais bien le découvrir.Je suis aspiré par beaucoup de choses.|e sais bien qu'il y a des choix à faire : être un excellent comédien et en payer le prix ou être tout simplement un être humain comblé par de petites choses, ii y en a qui aiment le beat de ce métier avec tout ce que ça comporte.Mon père était comme ça.Sa vie était là.Ma vie est ailleurs et j'ai besoin de voir ça de loin.Comment je serai à 50 ans ?Quelqu'un qui a passé à côté.?Je ne voudrais pas.Et je ne peux même pas imaginer vivre deux ans sur la route avec un spectacle à succès, en laissant mes enfants à la maison, ».À 34 ans, Marc Labrèche a choisi de vivre la vérité et déjà l'homme a triomphé de tous ses personnages.Ce n'est pas un mince exploit ! PHOTO BERNARD BRAULT.L3 Presse Joe cocker, «the one and only».a charmé ses fans hier, au Forum.« Réusiné », Joe Cocker tient la route ALAIN BRUNET Marc Labrèche dans Matusaiem.Tout pour être comblé ?Peut-être, mais pour cet excellent comédien le bonheur est ailleurs que sur les planches, notamment dans la vie familiale.¦ Joe Cocker, the one and only comme l'annonçait une voix off hier au Forum, est un peu comme un vieux char remis à neuf, auquel on a fait une excellente «job de valves ».Le moteur fut jadis puissant, la bagnole est éminemment respectable.« Réusinée », entretenue avec soin, elle tient la route, se permet même quelques pointes d'accélération.'Et on l'applaudit chaleureusement.Puis elle rentre paisiblement au garage pour y piquer un bon roupillon jusqu'à la prochaine démonstration de longévité.C'est vous dire que le quinquagénaire ne nous a pas servi hier une performace digne de sa grande époque.Il était certes correct, le vieux loup, il titubait comme personne d'autre que lui sait le faire, déliait doigts et poignets dans l'atmosphère ( du « air piano » ?), passait d'une chemise noire pissante de sueur à une chemise blanche pissante de sueur.Le mythique Anglais était donc là, entier, vibrant, donnait ce qu'il avait dans le ventre.Sa voix rauque a frappé dans le mille ( dans les 4300 fans, plus précisément ), il a fait tout en son pouvoir afin de démontrer qu'il était bien en vie, heureux de l'être, et surtout pas un has been.Et son public, trentaine en montant sauf exception, lui rendait la pareille.Après que Let The Healing Be-gin, la meilleure chanson de son plus récent album ( plutôt moyen, il faut le dire ) fut livrée en guise d'introduction, les grands tubes ont défilé.Un Peeling Allright ( Traffic ) costaud, un Up Where We Belong correctement servi en duo avec sa choriste ( Jennifer Warnes était naguère du tandem ), un You Can Leave Your Hat On qui a soulevé la foule, un You Are So Beau-tijul.beautiful ( pour la vingt et unième année consécutive, qu'il a dit ), un Unchain My Heart ( Ray Charles ).déchai-né, idem pour With A Little Help From My Fricnds ( cette fois, il était littéralement en transe à ce stade beatlesque de son récital ).Entre ses grandes chansons, il a intercalé des titres récents, plus ou moins convaincants, dont le remake faiblard de Sum- mer In The City ( de John Sebas-tian ), la correcte reprise de H ave A Little Fait h In Me ( une des belles de John Hiatt ) ou la fort bonne Too Cool ( qui mettait en relief les talents du guitariste Paul Warren, collègue régulier de Richard Marx, dit-on ).Un show pro, en somme, à la hauteur du personnage.Cela dit, on aurait pu s'attendre à davantage de finesse dans la facture générale.D'accord, cette machine était huilée au quart de tour, n'était pas celle de fonctionnaires de la pop en série.Le hic, c'est que ces requins de la rock business ( cinq instrumentistes et deux choristes ) abordaient une matière presque sacrée, en reproduisaient fidèlement les sonorités historiques.sans jamais les transcender.Par chance, il y avait un certain Joe Cocker devant eux.En vedette américaine, Kevin Moore, alias Keb'Mo, a fait dans le delta blues, façon muséologi-que.Sympathique, inspiré, bien qu'un peu longuet.Dans ce contexte de quasi aréna ( mais on ne fume pas au Théâtre du Forum ), une telle performance en solo est-elle appropriée ?Des succès québécois à Toronto ¦ « Les collections québécoises de littérature jeunesse attirent beaucoup les jeunes » affirme )ulia Beck, directrice de la bibliothèque de la Toronto French School, l'école bilingue privée de Toronto.Et au niveau primaire de la même école, la bibliothécaire Eva Benyo atteste que les collections québécoises répondent plus au goût des enfants : les histoires sont moulées à leur réalité, ex-plique-t-elle.C'est ce que rapporte de Toronto Martine Auger, dans le cahier Livres de La Presse de demain.À Toronto, ajoute-t-elle, tous affirment unanimement que la littérature jeunesse québécoise a évolué depuis dix ans.Les maisons offrent désormais une vaste gamme de titres rédigés par des auteurs hautement qualifies et ce, dans une langue internationale.D'autre part, on pourra lire un dossier sur les relations que vivent écrivains et éditeurs, condamnés à vivre en couple : différents éditeurs et auteurs se prononcent \u2014 comme l'écrivain Christophe Donner, qui a baptisé son éditrice Brise-noisettes.Aussi : \u2022 un petit livre nous en apprend beaucoup sur les habitudes télévisuelles des jeunes : devant la télé, les ados adoptent une attitude.brechtienne qui les rend capables de se situer par rapport à ce que le petit écran leur offre ; capables d'y décoder le vrai, le faux et le faux-vrai ; capables de moduler au besoin leur niveau d'écoute ; \u2022 enfin, en plus des chroniques habituelles, un très spécial dictionnaire des noms propres par et pour les jeunes ; une histoire des langues en Occident ; un.manuel d'instructions pour femmes infidèles (!) ; et les plus récentes oeuvres de Plume Latraverse et d'Esther Rochon.À lire, demain, dans le cahier Livres de La Presse.Votre soirée de télévision CHOIX D'ÉMISSIONS par Louise Cousineau 14.00 HEU \u2014 LE POINT FINAL Reprise des deux reportages les plus controversés des deux dernières semaines: le silence des artistes sur la question nationale et les curés catholiques qui ont des enfants et qui parfois se défilent de leurs responsabilités.17:30 (D \u2014 STAR PLUS Dans les coulisses du Mé-trostar, et Denise Bombardier chausse les patins de hockey.18:20 O \u2014 RAISON PASSION Invités: Claude Dubois et Pierre Bourgault.20:30 DSI \u2014 PERDU DE VUE Une grande chasse aux disparus dans la francophonie.21:00 QD \u2014 ERIC CLAPTON UNPLUGGED Un des grands guitaristes-chanteurs de l'heure donne un récital de 100 minutes.\u20ac0 \u2014 MISER Y D'après le roman de Ste-phen King, une fan d'écrivain \u2014 Kathy Bâtes \u2014 séquestre son idole victime d'un accident d'auto.22:00 133 \u2014 EN RAPPEL Le spectacle de Sol « L'Univers est dans la pomme» enregistré en 1988.i i.i.I ! SAMED111 mars CANAUX ¦ 18 h 00 18 h 30 | 19 h 00 | 19 h 30 | 20 h 00 20 h.30 21 h 00 | 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 CANAUX C3 CD 09 03 §4! a f45i 03 (M 4 G3 (H) ?D ES L13V GD Le Téléjournal Le TVA Graffiti Raison Passion (18:20) Docteur Doogio Pour tout dire.Misez juste L'Arche de Zoé Hockey / Rangers - Canadiens Le Téléjournal Cinéma / SUPERMAN IV (6) avec Christopher Reeve, Gene Hackman J'aime la télé Janette./ Violence dans les couples d'adolescents Cinéma / PASSAGER 57 (5) avec Wesley Snipes.Bruce Payne 3 Gars./Jean-Pierre Ferland, Pascale Bussières Plaisir de lire /Jean 0'Neil Cinéma / SCARLETT (5) avec Joanne Whalley-Kilmer, Timothy Dalton (2/4) Figure Skating (17:30) Puise Newsline News ABC News News 7 ?Dr 5 0D 6- A & E BRAVO CANAL D OISC.FOX FOX(Ont) MP NW RDI RDS SE TMN TSN TV 5 YTV CANAUX Hockey World Régional Cont.ABC News Simpsons ABC News CBS News N.Y.Confident.CBS News NRC News Nouvelles du Sport (22:20) Benny Hill Cinéma / P0LTERGEISTIII (5) avec H.ORourke (22:50) Le TVA & le TVA Sports CinémaTMÉivlOIRES DE FEMMES (3) avec Sheila Florance, Gosla Dobrowolska Loteries / Cinéma (23:40) Cinéma / MISERY (5) avec James Caan, Kathy Bâtes Grand Journal (23:18) Hockey / Maple Leafs - Black Hawks Hockey / Canadiens - Rangers Tori Amos in Concert Wheel of Fortune Jeopardy! Star Trek: Deep Space Nine Hard Copy Murphy Brown ET.The Road Wheel of.Jeopardy! Jeopardy! Cheers Pub Earth2 Dr.Quinn, Medicine Woman Lonesome Dove Cinéma / ANY WHICH WAY YOU CAN (5) avec Clirtt Eastwood, Sondra Locke Dr.Quinn, Medicine Woman The Office The Five Mrs.Buchanans Hockey / Canucks - Mighty Ducks Roseanne The Marshall Walker, Texas Ranger World Figure Skating Championships Frank Yankovic: Americas Polka King Glenn Miller's Greatest Hits Frank Yankovic (17:40) Clannad - Past and Présent News National (17.30) Supersense Focus Ontario Shlak Senior Report Cinéma/INMATES (17:00) From the Heart: Lawrence Welk Eric Clapton Unplugged CTV News News Puise Nightline The Road Baywatch News Current Affair Forever Knight Cinéma Pub Saturday Night Live The Eagles in the Spotlight (22:40) Andy Williams in Concert at Branson .in Concert A Celtic Célébration Red Green Turbo Danger Bay Montagne Beyond the Clouds Red Dwart / Se poursuit jusqu'à minuit Favorite Family Play.Spectacle / Roch Voisine Sweet Justice The Marshall Cinéma / PAL0MBELLA ROSSA (3) Cinéma / SECONDS (4) avec Rock Hudson, John Randolph Conv.(21:55) Bob Vila's Home Again Rohauer Collection Samedi de rire Knov; Zone FlOW (19:40) A.Hitchcock.Spirit of.Star Trek: Deep Space Nine The Simpsons VoxPop (17:30) BBC World.Montréal.Pertecto Yellow Brick Montréal en.Hockey (1600) Sports 30 Le Goût du monde Future File Discovery.Cinéma / GREYSTOKE: THE LEGEND 0F TARZAN (3) avec C.Lambert Magazine Global News Loterie Saturday Night Susp.(23:15) Cinéma / THEY SHOOT H0RSES.(22:15) The Best of Comic Relief Great Performances / Stages Tètes d affiches: Gregory Peck The Living Sea Profiles of.Star Trek.Voyager Fresh Prince.Fax Fashion File Monde ce soir l Ligue en- La Tête dans les nuages (1745) Striking Distance (i7:30) CIAU University Cup '95 (1600) Thalassa( 17.30) Rocko's.18 h 00 Gour./ Visions Squawk Box 18 h 30 Esso NHL Sat.Journal FR2 Are You Afraid 19 h 00 Trauma Center Cimetière CD Gilmour on.Griffe Cops Great Performances / The Three Ténors Christophe Colomb World of.Mysterious.America's Most Wanted Cinéma /THISIS SPINAL TAP (4) avec Miehael McKean World's Best Grands Reportages / .Sadam Ski universitaire Rough Cuts Le Téléjournal Scuily En rappel: Sol Magical Worlds Discovery.Matlock Star Trek: Voyager Bouge de là The National Sensé History Mémoire vivante Basketball / Supersonics - Knicks La Fête des rois Me and the Kid / Prime Time 5 (19.15) Sportsdesk World of Sknng Faut pas rêver Sweet Valley 19 h 30 Ligue majeure 2 Bnck in Action Basketball NBA / Supersonics - Knicks Perdu de vue Cinéma / NIGHT 0F THE GRIZZLY (5) avec C.Walker, M.Hyer The Campbells 20 h 00 Journal belge Bravo! Late.Comedy Cinéma Navarro The Next Step Invention VR.5 Musique Vidéo FutureWorld Market Place La Ruée vers l'art Sports 30 Moto-marme Le Ciel et la terre (2250) The Cool Surface (22 45) Sportsdesk Visions 21 h 00 21 h 30 22 h 00 Snowy River: The McGregor 23 h 00 Cercle.(2315 They Must Be 23 h 30 41 Ï3D QD L3J es 8 i 5 CD 6 32 A & E BRAVO CANAL D DISC.FOX FOX(Ont) MP NW RDI RDS SE TMN TSN TV5 YTV CANAUX CÂBLE: A & E - ARTS AND ENTERTAINMENT - CANAL D ¦ ARTS ET DIVERTISSEMENT - DISC, = DISCOVERY - MP = MUSIQUE PLUS - NW = NEWSWORLD - RDI ¦ RÉSEAU De L'INFORMATION - RDS = RÉSEAU DES SPORTS - SE rt SUPER ECRAN \u2022 TMN = THE MOVIE NETWORK - TSN « THE SPORT NETWORK - TV5 = TÉLÉVISION INTERNATIONALE - YTV a YOUTH TV Louise Cousineau LA PRESSE.MONTRÉAL, SAMED111 MARS 1995 Musées Operating, un tapis à points noués de Nancy Edell (1994 ).Lobbying médical par musées interposés De grands musées accueillent une exposition sur le cancer du sein.Pourquoi ?JOCELYNE LE PAGE e que Ton craignait est arrivé.Après le sida, qui monopolise l'énergie de nombreux artistes en arts visuels, en danse, en chanson, depuis quelques années, voilà que de bonnes âmes espèrent obtenir les mêmes résultats avec une nouvelle cause : le cancer du sein, qui serait la pire injustice sur terre.C'est comme si les femmes blanches d'Amérique en avaient marre des problèmes des mâles homosexuels, de même que des problèmes du sida en Afrique et de la faim dans le monde, des guerres au Rwanda, en Bosnie et en Tchétchénie, de l'écart de plus en plus grand entre les riches et les pauvres, du pouvoir illimité des multinationales sur les gouvernements nationaux, du chaos dans l'ex-URSS, et de toutes ces autres causes plus compliquées les unes que les autres, et décidaient de s'occuper d'elles-mêmes et de leurs amies.Le cancer du sein est le sujet d'une exposition d'art, réunissant les oeuvres d'une vingtaine d'artistes canadiennes parmi les plus connues, qui a entrepris le mois dernier une tournée du Canada en commençant par le prestigieux Royal Ontario Muséum, à Toronto.L'exposition passera ensuite par d'autres institutions importantes dont le Vancouver Art Gallery, le Winnipeg Art Gallery, le Glenbow Muséum de Calgary.Survivors n'ayant pas encore trouvé preneur au Québec parmi nos principaux musées, Tlw Gazette y voyait là, samedi dernier, un signe du repli sur soi des Québécois de souche.On attribuait le refus d'accueillir cette exposition au fait qu'aucune Québécoise francophone ne faisait partie des 22 exposantes.Et le journal montréalais a joué ça gros, en couleurs, à la une de son cahier des arts.Les deux solitudes again, comme les mamelles du même destin ! I Un engrenage sans fin Le titre de l'exposition organisée par les Canadiennes anglaises est édifiant : Survivors In Search of a Voice, ou, en français, Survivre pour dire: l'art du courage.L'objectif de l'événement est tout ce qu'il y a de plus noble : servir de prétexte à différents organismes désireux de fournir de l'information sur le cancer du sein et de recueillir des fonds pour la recherche.Personne n!est contre.Mais pourquoi vouloir absolument la bénédiction des musées ?C'est probablement ce que nos musées se sont demandé, mais ils ne le diront pas publiquement.Peut-être ont-ils eu peur, s'ils acceptaient l'exposition, d'être pris dans un engrenage sans fin, craignant qu'après le sida \u2014 auquel le Musée d'art contemporain avait déjà fait place \u2014 et le cancer du sein, ce ne soit le tour de la bactérie mangeuse de chair et de la leucémie ?Et si nos musées n'avaient pas le goût d'être manipulés par les lobbys médicaux ?Et si l'art était aussi une « cause » ?« La médecine est devenue politique, a dit l'autre jour à La Presse un éminent chercheur qui préfère garder l'anonymat.Plus on arrive à médiatiser une maladie, plus il est facile d'aller chercher des fonds pour la recherche.On fait dire ce qu'on veut aux statistiques, mais on oublie toujours de préciser qu'à la fin, trois personnes sur trois mourront.Ainsi va la vie.Le taux de cancer augmente parce que la population vit plus longtemps qu'autrefois.Des expositions comme celle du cancer du sein au Royal Ontario Muséum, c'est du lobbying médical par musée interposé.» Quant à nos musées \u2014 Musée des beaux-arts de Montréal, Musée d'art contemporain.Musée de la civilisation à Québec \u2014 ils ont tous donné la même réponse à La Presse.On leur a proposé cette exposition trop tard pour qu'ils puissent l'inscrire cette année à leur programmation.C'est Claude Gosselin, du Centre international d'art contemporain de Montréal qui, non convaincu de la qualité de l'exposition, s'est demandé et a demandé aux organisatrices comment il se faisait qu'elles n'avaient pu trouver aucune artiste francophone québécoise pour y participer.Comme un Chemin de croix Mardi dernier, vers 17 h 00, la salle Roloff Beny du Royal Ontario Muséum à Toronto était remplie de visiteurs, hommes et femmes, qui faisaient religieusement le tour d'une vingtaine d'oeuvres comme on faisait autrefois le Chemin de la croix.En silence.L'exposition réunit des artistes comme Gathie Flak, Mary Pratt, Irène F.Whittome, Barbara Stein-man, Barbara Todd et d'autres.Les artistes y font en quelque sorte l'éloge des seins par toutes sortes d'allusions, déplorent l'atteinte à l'intégrité physique que représente Annie, une scuplture de papier mâché de Jane Buckles ( 1994 ).le cancer du sein en particulier, célèbrent le courage des survivantes et pleurent les mortes sur un cénotaphe portant les noms de victimes comme s'il s'agissait de combattants morts à la guerre ou dans des camps de concentration.Ayant personnellement le plus grand mal avec ce genre d'art engagé ET organisé qui transforme les victimes de maladies en héros ou héroïnes et les artistes en croisés conscients ou inconscients de la médecine, cette exposition, pour moi, frôle le ridicule, peu importe la grande qualité de plusieurs oeuvres exposées.Qui dira un jour à ces bien-pensantes et autres moralement corrects, que ce ne sont pas toutes les femmes atteintes du cancer du sein, par exemple, ni tous les homosexuels frappés par le sida, qui aiment voir étaler devant le grand public leurs souffrances physiques et morales les plus intimes.Il y en a qui détestent que l'on se serve d'eux pour mousser la cueillette de fonds destinés à des recherches médicales parfois douteuses.Aller vers les causes sociales Que se passe-t-il donc pour que des artistes embarquent dans des aventures semblables ?Les artistes, surtout ceux des arts visuels, sont-ils à ce point inutiles de nos jours qu'ils doivent s'accrocher à une cause sociale ou médicale pour avoir le droit d'exister et remplir leur C.V.?Ne devraient-ils pas s'occuper de leur propre cause, eux que plus personne n'achète et qui sont en train de perdre également l'appui de l'État ?« Il faut aller vers les causes sociales », répond Irène F.Whittome à La Presse.Mme Whittome, une artiste montréalaise parmi les plus respectées au Québec et au Canada, est l'une des exposantes de Survivors.« Depuis 10 ans, poursuit-elle, ça fait partie de la vie des artistes, moi je suis sollicitée trois à quatre fois par année.Ce n'est pas un courant limité aux États-Unis et au Canada anglais, c'est en Europe aussi, ça a commencé avec le Sida.Les artistes travaillent beaucoup maintenant avec et sur le corps.Le cancer, ça touche tout le monde.On est tous impliqués.» Ce n'est pas non plus parce qu'il y était question de maladie que Claude Gosselin a refusé d'accueillir l'exposition au Centre international d'art contemporain de Montréal.« De nos jours, dit-il, la maladie est une grande préoccupation dans nos sociétés.Il y a des artistes qui ont cette préoccupation.Depuis cinq ans, le corps est omniprésent dans les arts, pas seulement dans les arts visuels mais aussi en danse et au cinéma.On voit ça aussi dans la société avec la popularité du body building et le soin que les gens accordent de plus en plus à leur santé.» M.Gosselin ne voit aucun obstacle à ce qu'un musée ouvre ses portes aux causes dans lesquelles les artistes sont impliqués.« Mais si ça se passe dans les musées, il faut que la qualité soit impeccable ».Ce dont il n'était pas convaincu pour l'exposition inspirée du cancer du sein.Si ça se déroule ailleurs que dans un musée, la qualité, selon lui, a moins d'importance.Ce sont des expositions pour ramasser de l'argent.« Mais alors, dit-il, comment il se fait que les organisatrices de Survivors n'aient pas été capables de trouver une Québécoise francophone quand elles ont pu trouver une Amérindienne et une Franco-Ontarienne ?Je pense, moi, qu'elles n'ont pas assez cherché.» Et voilà comment le cancer du sein est devenu le symbole d'une lutte entre les Q.F.( Québécois francophones ) et les Canadiens-Anglais.Plus toton que ça, tu meurs ! Survivors in Dearch of a Voice : the Art of Courage, jusqu'au 22 mai au Royal Ontario Muséum à Toronto.v THÉÂTRE DU RIDEAU VERT Jacques Godin Marc Béland Micheline Bernard Pierre LebeciU Cono?j?io0is Daniel Castonguay François Barbeau Michel Benulieu Eric-Emmanuel SdlIKlitT 4664, rue Saint-Denis * métro Laurier Réservations: «44-1793 GwBenno de Andréa En collaboration avre LosX du Maurier Ltée Du 28 février au 25 mars et les 31 mars et Ier avril .MIS./ lin Mise en scène de René Richard Cyr AVEC Isabelle Brossard.Pmrick Ooyctte François Pnplnenu, MnrJo-Chnntal Perron Jonn-Frnnçois Plchotto, Christine Sô^uin ET LES CONCEPTEURS < i.m i« i.\u2022 Accolas.Claude Goyecte Claude Lcmclln, François St-Aublr» jusqu'au 25 mars PRÉSENTÉ A GO 4890.BOUL.SAINT-LAURENT «scrvntions': B.,, .fH * L I ; \u2022 81 y * TR^ESAD'ÉTOILES CIN D Y.' LO U JOHNSON TRADUCTION MARYSE WARDA MISE EN SCÈNE MARTINE BEAULNE AVEC MARKITA BOIES LOUISE BOMBARDIER NORMAND CANAC-MARQUIS ALEXIS MARTIN MARINA ORSINI ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE ALLAI N ROY DÉCOR RICHARD LACROIX COSTUMES MÉRÉDITH CARON ÉCLAIRAGES LUCIE'fiAZZO RÉGIE ALAIN ROY TRAME SONOf^ GASTON LEMIEUX PHOTOGRAPHIES GUY BORREMANS T II lî A - T H J9 U, M QUAT'SOUS 100.AVE t)KS PINS EST MTL UN SUCCES TRIOMPHAL ! EN REPRISE .À LA DEMANDE GÉNÉRALE./ DU 17 AU 3 0 NOVEAABRE 1995 RÉSERVEZ VOS PtACES DÈS MAINTENANT (514) 845-7277 RÉSEAU ADMISSION(514) 790-1245 -\u2014 fi -0 fe?^it:^%-v ¦ .\\ traduction dé René Gingrapj^î Sylvie Drapeau ^ndrée LachapeU] Firédérique Collin Normand D'Amoi ineDubé François Longpré Danièle Loraiàa^ ifj '';^V^,^r'-1.- n Théâtre Jean-Duceppe «\u201e; ^îf^V \\J \\J Place des Arts .r t.^j.'s.>r*t.' \u2022 ,i 5 t I 790 124', Hc-.Mar.28 Mars 20h k \u201e pv-i Théâtre,$t-Denis s .«sa HÈSS BILLETS 19,505 & 24,50$(+1AXÎS +SJRVICf) AU THÉÂTRE ST-DTNIS.INFO:849-4211.RÉSERVATIONS 790-1111.m c-jd Uu.,«JJCKUl JRoland fl Salle Wilfrid Pelletier Billots or vonto à loJ'dAy 51.4 S42 2112 0\"0 Place des Arts ëtRteiaaii Admission / 5 v.790 1245.Reclovanco ot frais dû sarvice Gildor Roy le Ier avril au Sp^ÉtÉ^m AVEC INVITÉS S .* v «¦* .va* Aussi le 25 mars à Sherbrooke au théâtre Granada 819/822 3679 BILLETS 12$ EN VENTE AU SPECTRUM 861 5851 ET SUR LE RÉSEAU ADMISSION 790 1245 > RC 1 EN TOURNEE HULL JEU 16 MARS TRACY VEN17 MARS STJEANSUR-RICHELIEU SAM 18 MARS WATERLOO SAM 25 MARS En bref COPPERFIELD EN CORÉE ?¦ David Copperfield, le magicien le plus riche au monde, compte se produire en juillet en Corée du Nord à l'occasion du premier anniversaire de la mort du « Grand Dirigeant » Kim Il-sung, rapporte le quotidien sud-coréen Cftosun llbo .Selon le quotidien, le magicien, qui à son actif a notamment d'avoir « traversé » la muraille de Chine, négocie avec un commanditaire américain le moyen de transporter 60 tonnes de matériel à Pyongyang, pour son spectacle.Ce spectacle aurait lieu soit le 8 juillet : oit le 9.Le père fondateur de la Corée du Nord est décédé le 8 juillet 94.On ignore si David Copperfield compte faire réapparaître en chair et en os le bicn-aimé Kim Il-sung.AH ! LESPÉPÉS.¦ « C'est fou ce qu'une pépé est prête à faire pour du fric»: c'est la réponse de Frank Sinatra à Shirley Ma-cLaine qui révèle tout et le reste sur Hollywood dans ses mémoires qui doivent paraître en avril.L'actrice affirme notamment qu'elle a eu une liaison avec le chanteur et comédien français Yves Montand.Shirley MacLaine s'en prend également à Frank Sinatra qui, selon elle, a des liens avec la mafia.OEUFS BROUILLÉS.¦ Yesterday, le plus gros succès commercial de l'industrie du disque, a failli s'intituler Scrambled Eggs, selon son auteur.l'ex-Beatle Paul McCart-ney.« Scrambled Eggs, oh my baby how I love your legs » ( Oeufs brouillés, oh ma chérie comme j'aime tes jambes ) aurait dû constituer l'attaque de la chanson écrite il y a une trentaine d'années et diffusée depuis plus de six millions de fois sur les radios du monde entier.VANDALISME ¦ Quatre toiles de maîtres hollandais ont été endommagées la semaine dernière par des vandales dans le célèbre musée de 1 Hermitage.La direction du musée a fait savoir hier que seul le vernis a été égratigné et que les tableaux ont d'ores et déjà été restaurés.Elle envisage de protéger désormais par des glaces toutes les oeuvres exposées.Selon le journal MoskovskY Komsomolets , les vandales ont tracé des croix sur les toiles et écrit des obscénités sur les portes du musée.CACHEZ CE BAILEYS.¦ Les professionnels des vins de Bordeaux ont demandé hier l'annulation pure et simple des retransmissions des championnats du monde de patinage artistique de Birmingham ( Grande-Bretagne ) du fait de la présence, le long de la patinoire, d'affiches publicitaires vantant la liqueur irlandaise Baileys.Les vins de Bordeaux, qui ont entamé une actioa en justice, ne sont pas jaloux de la célèbre liqueur irlandaise.Mais le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux ( CIVB ), représenté par son président Hubert Bouteille, s'alarme de la façon dont les télévisions françaises appliquent une loi dite Loi Evin, qui interdit la publicité pour les alcools à la télévision.; V Sec mardi 18 avril vendredi 21 avril samedi 22 avril à 20h Billeterie: Club Soda.Spectrum, comptoirs Admission et au 790-1245 ssEffii V\" SPE0RA Lundi, 13 mars 1 iofeo Théâtre du Horum Biffets en vente, aux guichets bu ïorunt sur tout U réseau Admission ou au 790-1245.A l'extérieur de Montréal composez (e 1800-361-4595.Bleue DRY' SEARS DRE - PHILIPPE n spectacle signé STÉPHANE \u2014 m 2324 mars SUPPLEMENTAIRE 21 AVRIL j^ïâdets ot \\>c>ite n*t*~EAe*ttr*& Ait ^rwt CKOI 96,9 FM i >%4 1 m 1' THÉÂTRE ST-DEMIS I 17-18-19 MARS Billets en vente au théâtre de I2h à 2lh (info.: 849-4211) Achats téléphoniques : 790- Mil* Groupes : 527-3644 CKAC730 LA PRESSE, MONTREAL, SAMED111 MARS 1995 D 9 Téhéran interdit les «paraboles diaboliques» Agence France Presse TÉHÉRAN ¦ Les antennes satellitaires permettant de recevoir les télévisions étrangères seront officiellement interdites en Iran à partir du 21 mars, a annoncé jeudi le quotidien Iran News, proche du gouvernment.Le gouvernement a promulgué cette semaine la loi votée en février par le parlement pour interdire les paraboles diaboliques qui permettent à plusieurs centaines de milliers d'Iraniens de recevoir une vingtaine de chaînes étrangères, occidentales et asiatiques, a précisé Iran News.A partir du 21 mars, les possesseurs d'antennes auront un mois pour les démanteler.Ensuite, les forces de l'ordre, les gardiens de la révolution (pasdaran) ou les bassidjis (milices révolutionnaires) pourront intervenir pour saisir ces équipements.Les contrevenants seront passibles, outre la confiscation de leur matériel, d'une amende de un à trois millions de riais (entre 250 et 750 $).REPRÉSENTATIONS 27et28 AVRIL à 2Qh OVATIONS INAUGURE LE THÉÂTRE M É E St-Jean_24 mars sept-iles - Terrebonne _ 26 mn $t-mte\\t- Sherbrooke_31 m&r* Qutoxi[*tow>M.Sheibroote\u20141» avril Quètec ne St-Jérôme_7 avril - St-Hyacinthe\u20148 avril .11 avril .H avril .5 mal 6 mal .27 mal .s*.9@® [INFO-GROUPES 527-3644 I SSSÏ ^Sïïj^?\"~ -ti'/> Jinl B.tic Ij Culture EtfVent&taix guichets'^u forum \u2022 À tous les comptoirs ADMISSION Par cartes de crédit 790-12^^1^^) \u2022 Extérieure Montra 1 800 361-4595 Népal avec Jean Ratel llliêàtrc 4 M*™- L-Ct Hi-'ii.C I 1594 rue St-D \u2014 TILDEN 1 \u2022 LA PRESSE, MONTREAL, SAMED111 MARS 1995 vedette CHITA RIVERA la légende de Broa KISS Of TH{ SPIDEB wonnn Ttl t MUSICAL La comédie musicale qui a gagne 7 «TONY AWARDS» EN 1993 v dont ceux de la meilleure comédie musicale! et de la meilleure actrice Chita Rivera! as DERNIERE SEMAINE! Billets en vente à la billetterie de la Place des Arts et aux comptoirs ADMISSION ou par commande téléphonique: Montréal: 790-1245, extérieur sans frais d'appel 1-800-361-4595.Théâtre Maisonneuve Placé des Arts Canadien Propos racistes: Pantera s'excuse ¦ Phil Anselmo, le leader du groupe texan Pantera.s'est excuse pour les remarques racistes qu'il a lancées samedi dernier à Verdun.Dans une lettre transmise par Warner Music Canada, Anselmo admet que son discours était « tellement pro-blancs », ajoutant : « En le disant, je savais que ça allait sortir mal ».Il s'est aussi excusé auprès d'un fan qui s'est plaint après le spectacle et des gardes de sécurité noirs qui travaillaient ce soir-là à l'Auditorium de Verdun.Le quotidien The Gazette a rapporté que Anselmo a commencé en dénonçant les numéros de rap anti-blancs.Selon le journaliste pigiste Mitch Joël, Anselmo interprétait la volonté des Noirs de mettre fin à la violence contre les Noirs comme un appel à la violence contre les Blancs.Dans sa lettre, Anselmo soutient que son message faisait appel « à la fierté, quelle que soit la couleur».Il conclut en disant : « Ce soir-là, je suis descendu aussi bas que les gens que je prétends haïr.J'ai fait une erreur très humaine.« Au nom des autres membres du groupes \u2014 qui sont aussi fâchés contre moi \u2014 je demande pardon à ceux que j'ai pu offenser.C'est une faute que je ne commettrai plus.» BERRY SE REMET ¦ Le batteur du groupe REM.Bill Berry, se remet de l'opération qu'il vient de subir en Suisse.Berry a quitté son lit jeudi, cinq jours après l'opération qui a permis de réparer une rupture d'anévrisme au cerveau.Le rocker doit passer une autre semaine à l'hôpital avant de retourner aux États-unis.NEIL YOUNG : 10 M ¦ Le chanteur Neil Young a signé hier un contrat estimé à plus de 10 millions pour la production de cinq albums avec la compagnie de disques Reprise.L'entente met fin aux enchères ayant suivi l'expiration de l'ancien contrat de Young avec la même étiquette, l'an dernier.Le rocker de 49 ans collabore par ailleurs ces jours-ci à l'enregistrement d'un album de Pearl Jam, même si le résultat paraîtra sous l'étiquette de ce groupe.RÉCONCILIATION ¦ James Brown et sa femme se sont réconciliés une semaine avant la comparution prévue du chanteur noir américain devant la justice : son épouse avait en effet entamé des poursuites pour violence conjugale.En raison de leur nouvelle idylle, Adrienne Brown a finalement renoncé à aller en justice.Elle affirmait auparavant que lors d'une violente scène de ménage en décembre, il l'avait bousculée, qu'elle avait chuté et s'était coupé la lèvre.Ultra Sons ou Christophe Gaunon 9 « Super, capoté, pété, buzzant, sauté, suTcrinque, pas rapport, hallucinant, débile, écoeurant.C'est cquejmedis pour me remonter Vmoral » SSSS 790- 1111 m x La photo principale de la pochette du troisième album de Pollv Jean Harvev.To Brina You MyLove.inédit, brillant.Un chef-d'oeuvre! PJ.Harvey signe le meilleur album de rock féminin depuis des lustres Le riff d'introduction est d'une simplicité désarmante, le rythme est lent, le fond de l'air est lourd.Grave, puissante, une voix de femme se greffe à la guitare, s'imprime sur vos circuits.Pour longtemps./ was boni in t/w désert / Vvc been down for years / Jésus corne doser / I thing my tinte is near / And Vvè traveled over / Dry earth and floods / Hell and high water / To bring y ou my love.Pendant 42 minutes et 41 secondes, tout risquera de voler en éclats, tout restera en place, vous risquez néanmoins d'être ébranlés.Polly Jean Harvey y raclera la gorge, y beuglera, y braillera, y gueulera, y chuchotera.Y chantera magnifiquement.L'eau, le feu, la passion, la transe, le désir, le cul, les blessures de l'âme, les amours brisées, la vie, la mort.Tout est là.Sur To Bring You My Love, dix chansons s'échafaudent sur des fréquences inédites, sur des tempos lents et moyens.Et pourtant, c'est du rock ! Des guitares acoustiques se soudent à la distorsion des cordes électriques, l'analogique cohabite parfaitement avec le numérique.La Britannique y est partout à la fois : auteure, compositrice, interprète, multi-intrumentiste, réalisatrice.Le don d'ubiquité, je vous dis.Le fameux Flood ( U2, Nine Inch Nails, Dépêche Mode, etc.), a coproduit To Bring You My Love aux côtés de P.J.Harvey et John Parish.À cette équipe réduite s'ajoute le guitariste John Gore, collaborateur de Tom Waits, sans compter un quatuor à cordes ( présent sur trois chansons ).Riche, le son.Inédit.Brillant.Le troisième album de Polly Jean Harvey ( on ne compte pas le 4 Tracks Demot où elle a procédé à la relecture de certaines de ses chansons ) m'apparait donc comme le plus grand album rock au féminin réalisé depuis des lustres.Laissez-moi en remettre : To Bring You My Love est un chef-d'oeuvre.Alain Brunet TO BRING YOU MY LOVE, P.J.Harvey, Island.HHIlfljt! v .§A | feras .H SREATE Au-delà de ï'acid jazz ¦ Hip hop, jazz, électroacoustique, funk, folk.Cet alliage délicat est-il envisageable ?Soul Coughing, from New York, le démontre éloquem-ment.Après avoir longuement cherché à fondre ses talents d'auteur-compositeur-interprète avec ceux d'autres horizons, M.Doughty a frappé dans le mille.Par le biais des petites annonces, ce fou de rap a contacté le contrebassiste Sébastian Steinberg, le batteur Yuval Gabay ainsi que Mark De Gliantoni, un spécialiste de l'échantilonna-ge.Le jeune folkie ne réalisait pas qu'il était à réunir une équipe des plus explosives sur le territoire de la pop d'avant-garde.Un échantillon de Soul Coughing?Pendant que la contrebasse tricote un riff de Thelonious Monk, des fragments sonores pré-sélectionnés sont lancés dans l'arène, une poésie allumée se déploie, s'imbrique dans le rythme.Et c'est excellent.La pratique de l'éclectisme musical tient essentiellement dans la capacité de l'artiste à trouver un fil conducteur : de toute évidence, Soul Coughing a trouvé sa solution.Et nous mène au-delà de l'acid-jazz.Alain Brunet RUBY VROOM.Soul Coughing.SlashWarner.Springsteen: rien de neuf ¦ Ce Bruce Springsteen Gréa-test Hits n'est pas l'album que l'on attendait.D'abord le titre, morne comme une pluie de janvier.Puis les 14 «succès », dont Strects of Philadel-phia couronnée d'un Oscar et de plusieurs Grammy, que le fan du Boss possède déjà et qui ne sont pas forcément les meilleurs d'un répertoire d'une richesse pas ordinaire.Mais le Boss ne gâte pas souvent ses fans qui ont appris à se contenter des restants et à espérer davantage la prochaine fois.Ils se rabattront donc sur quatre chansons inédites, deux écrites il y a 13 ans et deux autres pondues en 1995 qui annoncent des retrouvailles avec le fidèle E Street Band, liquidé on ne sait trop pourquoi en 1988.Il y a là un grand cru de Springsteen, Murder Incorpo-rated% qui brasse la cage pas à peu près; une ballade doucereuse récente ( Secret Garden ) plus proche de Streets of Phi-ladelphia; et deux fort belles chansons folk-rock: Blood Brothers, la Brothers in Arms d'un Springsteen très knopfle-rien, dans laquelle on peut lire un message au E Street Band; et Tins Hard Land, une protest-song dans laquelle se manifeste l'un des nombreux héritiers de Dylan.Le plus curieux, c'est qu'outre Secret Garden et ses syn-thés, on ne saurait dire si les nouvelles chansons ont été écrites la semaine dernière ou il y a 15 ans.Ça veut peut-être dire que le Boss a touché à l'essentiel, mais il faudra autre chose qu'un Greatest Hits pour le confirmer.Alain de Repentigny BRUCE SPRINGSTEEN GREATEST HITS.Colurabia/Sony.Joli ¦ Parfois fort, parfois faiblard, joli plus souvent qu'autrement.Ainsi suis-je tenté de résumer Wild Seed-Wild Flo-wer, premier disque de la talentueuse Dionne Farris, que l'on a découverte via le groupe Arrested Développement./ Know part en lion, on y enchaîne un funky-pop moyen ( Reality ) pour redécoller avec la vivifiante Stop To Think, dont la musique est signée Lenny Kravitz.Sur la même lancée, Passion, fort bonne chanson pop.Food For Thought, ballade bardée de cordes néo-classiques, ne mène nulle part \u2014 Lord help me find my ivay et patati et patata.Noxv or tater, la suivante, est jout à fait conventionnelle.À partir de là, l'album perd des plumes.La très plate Don't Ever Touch Me Againt urban soul de facture, précède llth Hourt qui ne pète rien de particulier.Water s'avère un funky on ne peut plus prévisible, Blackbird ( des Beatles ) et Human, interprétée fa-\" çon Bobby McFerrin, n'amènent rien de neuf.On termine le tout en beauté, toutefois, avec une excellente pop-sou 1: Find Your Way précède un remix de / Know.Supérieur sur scène ?À vérifier demain soir au Café Campus.Alain Brunet WILD SEED-WILD FLOWER.Dionne Farris, Columbia.i BltN IU I PKLS Ut UHhZ VUUb ! ! ! 11 mars STE-ANNE DE S0REL 18 et 19 mars : STE-THÉRÈSE 28 mars ALMA 29 mars CHIC0UTIMI 30,3i mars et 1er avril QUÉBEC 7 et 8 avril : LONGUEUIL 11 avril R0UYN-N0RANDA 12 avril LA SARRE ir, avril ST-JEAN-SUR-RICHELIEU 30 avril LA PRAIRIE 5 mai OTTAWA n.12.13 et 14 mai LAVAL 10 juin ST-GABRIEL FMILEGAUDREAULT '«3 CHAN7ALBEAUPRE.STEPHANE BOURGUIGNON.MARC BRUNET-.STEPHANE DUBE \u2022 RICHARD GOHIER.CHANTAI LAMARRE \u2022 PIERREMICHFL TREMBLAY DfCDR ANDREBARBF >-;4W4ffrf CLAUDE ACCOLAS -ifs MERÉOITH CARON SIMON LECLERC \u2022\u2022; \u2022.
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