La presse, 12 mars 1995, C. Santé
[" CAHIER C La Presse Montréal, dimanche 12 mars 1995 LES HABITUDES ALIMENTAIRES DES QUÉBÉCOIS / et r o cti ve MONIQUE CUILBAULT collaboration spéciale ¦ Dans le domaine de la nutrition, les 20 dernières années ont été marquées par l'importation de nombreux produits alimentaires exotiques et la naissance d'une mode, celle des aliments naturels, biologiques, faibles en gras et en calories.Le bon et le mauvais cholestérol, les bienfaits des suppléments de vitamines et de minéraux ont également alimenté de nombreux débats.Comment tout cela a-t-il influencé les habitudes alimentaires des Québécois ?« Nous constatons une nette amélioration dans l'intérêt des Québécois pour leur nutrition.Ils ont une meilleure connaissance des attributs des aliments et mangent mieux en général », affirme Micheline Séguin Ber- nier, présidente de l'Ordre professionnel des diététistes du Québec.Selon elle, cette amélioration est en partie due à la grande variété des aliments disponibles sur le marché, la variété étant la règle d'or en nutrition.Il y a 20 ans, les brocolis, les endives, les pommes grenadine ou les ananas ne garnissaient les étagères des marchés qu'une partie de Tannée, aujourd'hui le consommateur peut en acheter tous les jours.« Le multiculturalisme a changé le visage du marché de l'alimentation et de la restauration, ce qui a aussi favorisé la variété alimentaire.Par exemple, la cuisine asiatique a augmenté notre consommation de légumes et de poissons.Nous mangeons également plus de légumineuses qu'avant.Aujourd'hui, la soupe de lentilles et le chili con carne font partie de notre alimen- tation.Autrefois, on ne connaissait que notre soupe aux pois ou nos fèves aux lards », précise la diététiste.Malheureusement, une bonne alimentation dépend souvent d'un portefeuille bien garni.« Les supermarchés ne s'installent pas toujours dans les quartiers défavorisés.Les gens vont chez le dépanneur où les aliments sont moins variés et coûtent plus cher.C'est un cercle vicieux dont nous faisons tous les frais ! Rappelons que les femmes et les adolescentes des milieux défavorisés donnent naissance à des bébés de petit poids.Ces bébés nous coûtent 25 000$ en frais relatifs à l'accouchement alors qu'un bébé en santé nous coûte 2500 $ », explique Mmc Séguin Bernier.Lacunes persistantes Plus grande variété d'aliments et plus grand intérêt à bien se nourrir, il reste que nos habitudes alimentaires peuvent encore s'améliorer.« La consommation de graisses animales est encore trop élevée, signale le docteur Dominique Garrel, endocrinologue et professeur agrégé au département de nutrition de l'Université de Montréal.Quand je recommande à mes patients de manger de la viande deux fois pat-semaine, ils tombent encore en bas de leur chaise ».Les Québécois vont chercher près de 40 p.cent des calories sous forme de graisse.«C'est beaucoup trop, dit le docteur Garrel.Il faudrait s'approcher de 30 p.cent.» Il note également que 75 p.cent des graisses totales proviennent de graisse animales alors qu'elles ne devraient pas dépasser 50 p.cent.Par ailleurs, les bénéfices d'une diète SUITE A LA PAGE C 2 mardi 18 avril vendredi 21 avril samedi 22 avril à 20h Billeterie: Club Soda.Spectrum, comptoirs Admission e< au 790-1245 C2 LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 12 MARS 1995 Santé .mm m , Bilan et prospectives SUITE DE LA PAGE C 1_ \u2022faible en graisse sont remarquables.«En donnant très peu de lipides à des grands brûlés, soit 15 p.cent des calories sous forme de graisses, tout en maintenant le taux de protéines et en augmentant les glucides, ils guérissent trois semaines plus vite et dévelop-pent moins d'infections, affirme l'endocrinologue.Nous n'avons pas de preuves scientifiques, mais nous croyons qu'une diète faible en graisses pourrait rendre une personne moins susceptible d'avoir des conséquences graves lors d'un accident, d'une brûlure ou d'un traumatisme ».\u2022 A propos du fameux cholestérol, le docteur Garrel avoue que les scientifiques ont fait peur aux gens.« D'abord, on ne doit jamais parler de cholestérol sans spécifier s'il s'agit du bon ou du malsain.Ensuite, le cholestérol est un facteur de risque d'infarctus parmi une dizaine d'autres.Si on supprime le cholestérol de son alimentation mais qu'on continue de fumer, on abolit le bénéfice de cette mesure diététique ».Il ajoute que l'hérédité est un facteur important.«Avant de se faire du souci pour son cholestérol, il faut savoir de quoi est mort son grand-père et à quel âge.» En fait, plusieurs études indiquent que la réduction du cholestérol augmente l'espérance de vie des gens qui ont une maladie coronarienne mais n'a aucune incidence sur la mortalité chez les gens sains.j Si le végétarisme peut constituer une alimentation équilibrée, Micheline Séguin Ber-nier fait toutefois cette mise en garde : aucun aliment ne contient de protéines végétales complètes.« Il est indispensable de connaître la teneur en protéines des aliments pour s'assurer qu'ils se complètent.Par exemple, on peut marier le pain au beurre d'arachides.Malheureusement, peu de gens connaissent ce principe et c'est pourquoi, à long terme, le végétarisme entraine des carences alimentaires », affirme-t-elle.A propos des femmes Autre sujet qui concerne cette fois-ci davantage la population féminine, l'ostéoporo-se.Selon une étude, l'apport moyen de calcium chez les femmes est de 500 mg par jour alors qu'il doit être de 1200 à 1500 mg pour ^prévenir l'ostéoporose.un fléau aussi grave îque le diabète selon le docteur Garrel.Pendant la croissance, les apports en cal-\u2022cium \u2014 fournis à 90 p.cent par les produits fiaitiers \u2014 sont un des facteurs qui déterminent la densité des os.Les conséquences du déficit calcique se manifestent à la ménopause, caractérisée par une accélération de perte ^osseuse.Chez les femmes de 65 ans et plus, yette affection est la première cause des fractures du col du fémur dont les complications, telles l'embolie pulmonaire, sont mortelles dans 25 p.cent des cas.« La meilleure ^prévention, signale le docteur Garrel, est \\Pavoir une masse osseuse élevée au départ.Malheureusement les adolescentes négligent les produits laitiers sous prétexte qu'ils sont synonymes de graisses.» Autre fléau féminin répandu a travers le \u2022monde, la carence en fer.«C'est un des problèmes de nutrition les plus sévères et la causse la plus fréquente d'anémie », précise le .docteur Garrel.La raison : la femme absorbe moins bien le fer que l'homme et elle en perd à tous les mois durant ses menstruations.: Il faut ajouter que nous absorbons moins .de 10 p.cent du fer contenu dans les légu-.mes verts.Quant au fer de source dite bernique, qui provient de la viande rouge, il est absorbé à 40 p.cent, mais les femmes en ; mangent de moins en moins.« Elles asso-; cient viande à graisse et à augmentation du .poids, encore une fois.Finalement, la quanti-! té de fer absorbable dans l'alimentation est insuffisante de 20 à 25 p.cent chez les femmes », souligne l'endocrinologue.« : I Vitamines et cie Au chapitre des suppléments de vitamines et de minéraux, Micheline Séguin Bernier est formelle : si on s'alimente bien et on est en santé, ils ne sont pas nécessaires.« La prise de suppléments alimentaires devraient être exceptionnelle.Ce serait le cas, par exemple, d'une femme qui aurait besoin d'un plus grand apport de fer parce que ses menstruations sont abondantes.L'idéal est de consulter un diététistc pour faire un bilan de santé afin de confirmer une déficience en vitamines ou en minéraux.On pourra alors adapter l'alimentation aux besoins de la personne et proposer un supplément si nécessaire », sug-gère-t-elle.Depuis une dizaine d'années, les vitamines anti-oxydantes ( A, C et E ) ont fait naître de grands espoirs et pour cause : des études épi-démiologiques indiquaient que les grands eonsommateurs de ces vitamines souffraient moins de cancers, notamment ceux du côlon et du poumon.Des mégadoses de ces vitamines, croyait-on, devaient alors avoir un effet préventif.Mais les résultats d'autres tests ont révélé qu'il n'en était rien.« Ça été une grande déception, lance le docteur Garrel.On a interprété de façon abusive les résultats des études épidémiologi-ques en faisant un lien de cause à effet, à tort.Une étude récente démontre que ces vitamines n'ont pas le moindre effet sur l'incidence des cancers.Plus grave encore, dans une autre étude on a donné des vitamines A a des gens qui fumaient et ils n'ont pas eu moins mais bien plus de cancer du poumon ».Les scientifiques en déduisent que c'est l'ensemble des nutriments contenus dans les aliments qui sont bénéfiques et non une seule vitamine.« Je n'exclus pas que les mégado-scs de vitamines pourraient être bénéfiques à certains individus qui sont génétiquement prédisposés à certains cancers, ajoute le docteur Garrel.Mais a l'heure actuelle, rien ne le prouve » Bref, les vitamines miracles n'existent pas.Une dernière précision s'impose concernant le mythe alimentaire le plus tenace de Ja dernière décennie : les féculents font engraisser.« Non seulement les féculents ne contiennent pas de graisse mais lorsqu'on les -^fait cuire, ils triplent de volume en eau.Et notez que le rapport entre la pomme de terre et le foie gras est de 1 à 12.11 faudrait donc manger une marmite de pommes de terre pour équivaloir à un petit bout de foie rras », conclut le docteur Garrel.: 4> V Entre le fauteuil roulant et le marché du travail La réadaptation, une question de dignité et une raison de vivre DANIEL LE TARDIF collaboration spéciale ¦ La route est longue entre le fauteuil roulant et le marché du travail.Mais pour les gens qui ont perdu un membre, la réadaptation, c'est une question de dignité et même une raison de vivre.Selon l'ergothérapeute Luce Lan-glois, tout est possible.«Il suffit d'une bonne équipe bien intégrée dans tout le processus, afin que les tâches ne se recoupent pas.La nôtre comprend un médecin, une physio-thérapeute, une ergothérapeute, un prothésiste, une diététiste et une travailleuse sociale », assure-t-elle.Selon André Fauteux, hospitalisé depuis un mois, l'information sur sa situation et les explications des traitements qu'il reçoit, sont aussi importantes que l'équipe qui l'entoure : « J'ai l'impression de vraiment participer à ma guérison.D'être en contrôle de mon destin.J'ai toujours vécu ainsi.Avec 14 bouches à nourrir, c'est normal que je veuille savoir où je vais ».Le début de la réadaptation Après l'amputation et en attendant que le moignon soit guéri, le physiothérapeute travaille avec le patient pour redonner au reste de son corps une souplesse, une force physique et une bonne endurance cardio-vasculaire.« Cette physiothérapie peut commencer avant si le patient est assez fort, dit le docteur Pierre Plante, physiatre.On tente d'imposer des déplacements.L'idée est d'entretenir le plus possible sa forme physique.» Ensuite, c'est la phase musculation.La personne amputée d'une jambe devra régulièrement soulever son poids.C'est pourquoi le physiothérapeute insiste beaucoup sur le développement des muscles des bras, du dos et de la poitrine, mais aussi de la hanche et du moignon.Il faut soutenir la prothèse.« Cet entraînement n'est pas facile parce que souvent, les patients étaient alités depuis un certain temps avant l'amputation.Les membres sont devenus ankylosés et les articulations figées.Il s'agit ici quasiment d'une médecine sportive, assure le docteur Denis Raymond, directeur du département de physiatric de l'Institut de Réadaptation de Montréal.« À travers tout ce beau travail, l'ergothérapeute occupe une place considérable, ajoute le docteur Raymond.Il apprend au patient comment s'habiller, se laver, comment fonctionner avec des béquilles, ect.Il est l'ergonome de l'handicap, l'interface entre le malade et son environnement.» Après le renforcement, c'est l'étape du « lève-toi et marche ! » On enfile la prothèse et avec des auxiliaires ( barres parallèles, béquilles, cannes et marchette ), on travaille à retrouver l'équilibre debout._\u2014 * r; .\u2022 l I photo pascale simard.L3 Presse André Fauteux réapprend à marcher à l'aide de barres parallèles.Le cas d'André Fauteux Petit mouvement de la hanche à la façon d'une ballerine montant sur ses pointes, et hop ! André Fauteux un retraité de 65 ans, est sur sa prothèse, les mains appuyées sur les barres parallèles.Il démontre bien les difficultés de marcher avec une prothèse.Selon Christiane Gauthier-Ga-gnon, de l'École de réadaptation de l'Université de Montréal, un patient comme André Fauteux, amputé sous le genou ( amputation tibiale ), a besoin de 40 p.cent de force énergétique de plus que la normale.S'il n'avait plus de genou ( amputation fémorale), il aurait besoin de 120 p.cent plus d'énergie.Ceci explique pourquoi la prothèse est proscrite pour certaines personnes.Selon le physiatre Pierre Plante, tout dépend de la capacité physique et intellectuelle pour subir la physiothérapie et l'ergothérapie.Par exemple, je refuse les prothèses aux déments qui ont une incapacité d'apprentissage sévère et à ceux qui souffrent de maladies cardio-vascu-laires.Il faut que le patient comprenne qu'il ne s'agit pas d'une punition.L'appareillage pourrait mettre sa vie en danger », dit-il à cet égard.Et si l'amputé fait partie de la race privilégiée qui a droit à un appareillage, l'équilibre reste l'un des plus importants prérequis de cette démarche : « Il faut être capable de se tenir debout et de vaquer à toutes ses occupations tant professionnelles que domestiques », dit-elle.Activités organisées L'ergothérapeute organise ensuite certaines activités afin de faciliter l'acquisition de cet équilibre, comme faire des casse-tête sur une table afin d'augmenter la tolérance debout et de permettre au patient d'apprendre à bien répartir son corps sur ses deux jambes, à faire confiance à la prothèse.« Il faut aussi que le patient se concentre sur une autre tâche que celle de se tenir debout », explique Luce Langlois.Ensuite, la complexité augmente.Par exemple, Lucien Bouchard, lui, avait choisi le tennis de table.D'autres choisissent les jeux de ballon, le badminton, le hockey ou les «poches » « Ce n'est pas évident, au début, d'être debout sur une prothèse et de ramasser une poche tombée par terre ! Après un certain temps, le fait de sentir son corps dans une prothèse devient naturel.Nous suivons les goûts et la capacité du patient », explique l'ergothérapeute.Contrairement à ce que certains pourraient croire, réapprendre a -marcher, ce n'est pas retourner à *es» premiers pas.On a déjà les sens plus développés qu'un enfant.Cela peut aller très vite.Certains jeunes sportifs peuvent prendre une demi-heure»*« à s'habituer à la prothèse.Certains courent à la fin de la réadaptation.' D'autres n'ont plus d'équilibre.Le facteur déterminant est l'état de san1 té antérieur à l'amputation.L'amputé doit aussi s'adapter aux' obstacles architecturaux comme les escaliers.Une roche, par exemple, peut facilement causer l'étiremetu'' d'un ligament du moignon si on ne l'aborde pas correctement, souligne' M^c Langlois.\u2014 Le retour à la maison Le temps est venu d'envisager le retour à la maison.Le travail de cei te dernière étape consiste en une.analyse des tâches, en une simulation des situations quotidiennes, comme passer la balayeuse, faire un lit.pi en; dre soin des enfants, conduire*une automobile, etc.« Il faut montrer au patient çon),-, ment utiliser ses capacités afin de reprendre son travail, de pratiquer ses loisirs d'aman et se transporter d'un endroit à un autre », explique la psy-« choloque Micheline Rénald qui travaille auprès des amputés depuis deux ans.S'il s'avère qu'il est impossible de reprendre le travail ou les loisirs*, ia \u2022 situation se complique.Comment peut-on y pallier?C'est l'étape-la' plus difficile, il n'y a pas seulement!, les limites de la prothèse.Le patieul.croit qu'il va remarcher comme*' avant, mais il n'a plus la même jamn.be qu'avant, dit en substance la péyt chologue.Bien sur, les anciens employeurs ne sont pas enchantés de retrouver leur employé avec un membre en \u2022 moins, et leur éducation est souvent-une priorité, sans compter qu'il faut adapter les lieux et les tâches.« Na- .turellement, ça dépend du travail de chacun.S'ils étaient bûcherons ou mécaniciens, ce sera peut-être à réévaluer.Dans beaucoup de cas, il est possible de maintenir des emplois comme ceux-là », nuance le Dr Raymond.Pour d'autres, c'est la réorieifta1 tion : ce qui signifie apprendre OTT nouveau métier, se vendre sans avoir l'expérience, souvent malgré un %£rV ' tain âge.Bien sûr de nos jours, on tic retourne pas à l'école sans apprendre le traitement de texte.Voila une mitre tâche pour l'ergothérapeute.Selon le DrRaymond, l'amputation est l'un des pires handicaps daiis l'imaginaire collectif.« Il faut que' l'amputé ait confiance en lui car c'est lui son meilleur ambassadeur, même si on peut l'aider.Habituellement, les amputés font de très bons employés.Ils ont une volonté de fer pour être passés par toute une batterie d'obstacles », concluî-il.i*t«\\.Quand le froid vous fait craquer MARTINE GENDRON collaboration spéciale i on compare les températures clémentes qui prévalent actuellement avec la situation de l'an dernier, il est évident que nous sommes privilégiés : les grands froids ne devraient pas vraiment perturber votre entraînement.Cependant, mieux vaut prévenir.Si le mois de mars décide de s'abattre sur nous dans un dernier élan de générosité hivernale, mieux vaut savoir se protéger.S'entraîner par temps froid se révèle moins dangereux que par temps chaud et humide.Au cours des prochaines semaines, j'aurai l'occasion de vous entretenir sur les règles à suivre quand la chaleur cherche à nous faire suer tous les liquides de notre corps.La réalité du moment est de savoir comment se protéger par temps froid.Les trois consignes à suivre sont simples mais tout de même indispensables.Règle numéro un : être bien habillé Cela signifie porter des vêtements chauds, secs et amples.11 est toujours préférable de porter plusieurs petites épaisseurs de vêtements plutôt qu'un seul vêtement épais.En privilégiant l'habillement « en pelures d'oignons », la transpiration sera absorbée par les premières couches de vêtements, mais les autres tissus qui resteront secs.Si, en été, l'objectif est d'évacuer la chaleur MAHA \"^MONTREAL! corporelle pour éviter les coups de chaleur, en hiver il faut éviter de trop perdre de cette chaleur pour éviter les risques d'hypothermie.Il ne faut pas pour autant garder l'humidité de la transpiration qui pourrait à la longue nous glacer.Par ailleurs, la tête et le cou sont des régions très vulnérables au froid.Ils peuvent radier 20 p.cent de la chaleur corporelle.Ce sont donc des régions qu'il sera important de bien couvrir.À l'effort, la fréquence de respiration à la minute ( le débit respiratoire ) augmente.Plus l'air inspiré est froid et plus l'air expiré est tiède, plus cela provoque une perte de chaleur.C'est pourtant la réalité lorsque l'on court par temps froid.Par temps très froid, on recommande de se couvrir le nez et la bouche avec un foulard de laine pour ainsi aider à réchauffer l'air pénétrant.Règle numéro deux : éviter la déshydratation Pendant l'exercice, la règle indique qu\"il faut boire 10 à 12 ml de liquide par kilogramme de poids corporel par heure, avec un maximum de 800 à 1000 ml par heure, variable selon les types d'invididu, les conditions climatiques, l'activité, etc.La règle est très générale, cependant, même en hiver, il faut garder en tète de bien s'hydrater.Il est cependant moins facile de boire sur le parcours comme on peut le faire l'été en s'arre-tant dans les parcs.Mais on peut prévenir la deshydratation en buvant généreusement avant le départ et dès notre retour.Comme toujours, il ne faut pas attendre d'avoir soif, car la soif est un très mauvais indicateur de nos besoins corporels en liquides.Règle numéro trois : prévenir gelures et engelures Pour les personnes qui ont la peau sensible, ou lorsque le froid est vraiment agressant, il est peut-être sage de prévenir les gelures et engelures en enduisant d'un corps gras les parties les plus exposées au vent et au froid : les oreilles, les joues, etc.Ces règles se veulent préventives, à vous d'y voir.La semaine prochaine : attachez bien vos lacets, la Course populaire de LaSalle annonce le retour du printemps.Martine Gcndron n.d., est consultante en nutrition et nntu-ropatbc.On peut la joindre au 990-4545 ou au 682-5383.Les « in » et les « out » d'une saine alimentation MONIQUE CUILBAULT collaboration spéciale ¦ Un coup d'oeil dans la boule de cristal des spécialistes nous permet d'entrevoir les tendances d'avenir en matière de nutrition.« Depuis les cinq dernières années, la tendance est de mettre au point des aliments à contenu réduit en calories et en gras, indique Isabelle Bé-rubé, agent de communication du Centre de recherche et de développement sur les aliments de Saint-Hyacinthe.Nous croyons que cette tendance se maintiendra, mais les chercheurs devront se préoccuper davantage du fait les gens sont de plus en plus exigeants sur le goût ».Selon elle, les consommateurs n'apprécient guère les fromages caoutchouteux, même s'ils ne contiennent que 15 p.cent de matières grasses, ni les bières désalcoolisées fades.Mme Bérubê mentionne une autre tendance \u2014 américaine celle-là \u2014 qui, selon elle, franchira éventuellement nos frontières : les aliments comportant de multiples éléments nutritifs ajoutés.« Nous reconnaissons!' plusieurs vertus nutritionnelles à l'ail.Il ne serait pas étonnant que d'ici cinq ans on retrouve, par exemple, des extraits naturels de l'ail dans le pain ou autre aliment », prévoit-elle.L'irradiation des aliments À ce jour rien n'indique que le procédé d'irradiation des aliments soit nocif.Mais cette méthode de conservation pourtant prometteuse se voit reléguée aux oubliettes car elle fait très peur aux consommateurs.« Il ne semble pas que d'ici cinq ans ça va changer, estime Isabelle Bérubé.Les produits irradiés ne feront sûrement pas partie des prochaines tendances.» Elle croit d'autre part que la popularité des produits naturels et biologiques subsistera.Le docteur Dominique Garrel, endocrinologue et professeur au département de nutrition de l'Université de Montréal, s'intéresse, lui, aux bienfaits de la pharmaco-nutrition, un nouveau domaine qui étudie des nutriments spécifiques, comme l'acide gras Oméga 3.Cette huile de poisson de mer gras ( maquereau ou sau-rhon ), disponible sans prescription dans les magasins d'aliments naturel, agit comme un médicament.« L'acide gras Oméga 3 diminue l'inflammation, stimule le système immunitaire, diminue la pression artérielle et améliore de façon notable la fatigue chronique chez plus de 40 p.cent des gens.Elle a également des effets bénéfiques sur l'eczéma, l'arthrite rhumathoide et la colite ulcéreuse.Par contre, ces substances ne doivent pas être prises à la place des médicaments prescrits par un médecin », signale le docteur Garrel.Selon lui, ce domaine d'étude sera de plus en plus exploré.L'endocrinologue parle aussi de la redécouverte des recettes de grands-mères « dont plusieurs reposent maintenant sur des faits scientifiques solides ».C'est le cas, entre autres, du jus de canneberge dont l'efficacité pour contrer les infections urinaires est démontrée.Ou encore de la soupe de poulet, réputée efficace contre la grippe : les recherches indiquent que ce bouillon contient un léger antibiotique et un décongestionnant.« II existe aussi 80 plantes reconnues pour diminuer 1a glycémie des diaboliques, ajoute le docteur Garrel.Mais le problème avec les remèdes naturels c'est qu'on ne sait pas toujours quelles molécules sont efficaces ».Pour Micheline Séguin Bernier, présidente de l'Ordre professionnel des diététistes du Québec, c'est clair : «La cuisine nouvelle où on n'a rien dans son assiette, c'est termine.La présidente rappelle plutôt que le thème de l'Ordre en ce mois de la nutrition est : Célébrons le plaisir de manger bon et bien.« Nous nous sommes associes a la Société des chefs cuisiniers et pâtissiers du Québec pour démontrer aux gens que la diététique et la gastronomie peuvent faire bon ménage.Nous suggérons, par exemple, d'épaissir une sauce non pas avec de la crème mais avec un roux et un peu de yogourt vers la fin de la cuisson, expli-que-t-clle.Vous voyez bien que les diététistes ne sont pas là que pour dire Non ! » «On disait souvent qu'en l'an 2000 on se nourrirait avec des comprimés comme les astronautes.Il faut oublier ça.Les gens aiment beaucoup trop manger pour se contenter d'avaler une capsule », conclut Isabelle Bc-rubé en riant. Santé LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 12 MARS 1995 C3 Si \u2022 - Les nouvelles prothèses permettent d'affronter tous les défis DANIELLE TARDIF collaboration spéciale ¦ « Les pieds dans la garnotte.toujours debout.Je suis celui Si'i va jusqu'au bout ».disait erry Boulet.Il n'était pas le seul à avoir cet instinct de survie.Aujourd'hui, grâce à cet espoir et aux nouvelles prothèses» ils sont plusieurs à être devenus des « rois de la marchette ».Dans le vieil hôpital Saint-)us-line se cache un laboratoire hyper-sophistiqué où on élabore de nouvelles prothèses.Ce centre d'étude du mouvement comprend huit caméras filmant 800 images à la seconde.Chaque image est enregistrée dans un ordinateur et sert ensuite à reconstruire le mouvement, l'analyser et modifier la prothèse.L'ordinateur est aussi branché à un pèse-poids qui mesure les points d'appui du pied qui marche.Le pied spatial La dernière invention du centre est le «spacefoot».Un pied de prothèse dont la quille ( squelette ) est faite de fibre de carbone qui permet à l'amputé d'avoir dans sa démarche l'élan de balancier naturel à tout bipède.« Nos pieds poussent de chaque côté ressemblant un peu à la démarche du canard et c'est ce que nous tentons de reproduire », explique l'inventeur de la prothèse, l'ingénieur Paul Allard.Inspire entre autres du pied *< Seattle » et du pied « Pojjy », fabrique par Boeing, la quille est faite de plastique qui donne un effet de ressort et permet de propulser le pied vers l'avant comme le feraient les muscles du mollet.Il existe aussi une multitudes de formes de prothèses, toutes plus concurrentielles les unes que les autres, dont le pied rotatif qui permet de pivoter sur soi-même ; idéal pour les joueurs de golf.C'est du moins ce que pensaient les prothésistes.Selon le physiatre de l'Institut de réadaptation, le docteur Pierre Plante, ce pied rotatif fait perdre l'équilibre et l'amputé se retrouve sur le dos.Les prothèses sophistiquées étant peu abordables.André La-voie, un conseiller syndical dans la quarantaine, et Philippe-André Boileau, représentant de 19 ans, font partie des 28 amputés qui ont accepté de participer aux expériences du «< spacefoot ».Tout deux apprécient le « spacefoot », mais pour le sport, ils préfèrent le « Seattle ».La main à transmission automatique La main multifonctionnelle est une autre grande invention québécoise ; Yves Lovac'h, physi-cien biomédical, et Gilles Drouin, de l'Institut de réadaptation de Montréal en sont les instigateurs.Cette main ne provient ni d'une auto, ni d'un avion, mais elle a une transmission automatique.Dans la paume de cette main est inséré un petit moteur alimenté par une batterie de 6 volts.Il est relié à une transmission à deux vitesses : la première pour le mouvement et la seconde pour la force de préhension.Cette main artificielle a été inspirée de la prothèse myoélec-trique dans laquelle on retrouve de petits électrodes branchés sur les nerfs des muscles flexeurs et extenseurs, afin d'y capter le peu d'électricité nécessaire pour faire ouvrir et fermer les trois doigts.Eh oui! La main multifonctionnelle permet de fonctionner avec trois doigts au lieu d'une pince.La main naturelle est un mécanisme des plus compliqués et personne n'a encore réussi à la reproduire.« Le pouce, quand il se déplie, se dirige dans un angle oblique de 45 degrés.Les autres doigts ont la possibilité de prendre 21 directions.Il est donc impossible de reproduire le mouvement de la main », explique le prothésiste Claude Lévesque de l'Institut de réadaptation de Montréal.Les amputés jouent donc à la grue mécanique dès qu'ils ont quelque chose à prendre dans leur prothèse.Les trois doigts de la main multifonctionnelle permettent de tenir un objet délicat comme un cure-dent et de ramasser des objets plats.Elle permet même au doigt de se refermer dans la paume.L'amputé peut ainsi fermer le poing.Encore ici, le tout a été conçu grâce a technique de conception par ordinateur CAO ) ; une méthode utilisant un logiciel interactif et à trois dimensions.Pour les sportifs À l'Institut de réadaptation de Montréal, si l'amputé a la santé, le vouloir et les moyens financiers, les prothésistes s'en donneront à coeur joie pour lui fabriquer une prothèse digne d'un parfait athlète.Ainsi, Carolyne Viau, 23 ans est revenue des [eux para-olympiques d'Albertville avec trois médailles grâce à sa prothèse chauffante.Enfant, elle avait perdu son avant-bras dans la boucherie de son père.Son accident ne l'a jamais empêchée de skier.Pourtant, â chaque descente son moignon gelait et il lui devenait impossible de passer les drapeaux dans les courses de slalom.Claude Lévesque a remédié à la situation de façon ingénue.Il 3* Carolyne Viau montre la prothèse qui lui a permis de décrocher trois médailles d'or aux Jeux d'Albertville, en 1992.a ajouté un élément chauffant dans sa prothèse.Carolyne peut Tallumer lors de la remontée et l'éteindre lors de la descente grâce à un interrupteur.La prothèse est en acrylique.Elle est donc plus résistante aux chutes, au froid et à l'humidité.« Sky îs the limit » ! Dominique Savoie, pour sa part, vise le haut et non le bas de la montagne.Il aurait quelques mots d'encouragement pour Lucien Bouchard, qui confiait â l'émission « Le Point » sa mélancolie face â son impossibilité de pratiquer l'alpinisme.Eh oui ! L'escalade est accessible aux amputés fémoraux.Dominique a perdu sa jambe dans un accident de moto.Con- l'aipinisme est accessible même aux amputés fémoraux.trairement a Carolyne, Dominique ne pratiquait aucun sport avant son amputation, « mais, il a eu besoin de se prouver qu'il avait le choix de faire de l'escalade ou non.Après maintes réflexions, j'ai réussi â lui faire une prothèse qui lui permettrait d'atteindre son but », raconte le prothésiste satisfait.La prothèse de Dominique a deux pieds : un pour marcher et l'autre pour permettre un point d'appui a proximité du moignon.Lors de l'escalade, le pied plus long se replit complètement vers l'arrière et n'encombre plus Dominique.« Bien sûr â 10 mètres dans les airs, il faut que la prothèse soit solide.C'est pour cette raison que j'ai installé des valves a succion qui gardent le moignon stable, de même qu'une courroie de métal â la taille », explique Claude Lévesque d'un ton paternel.Pour sa part, Jean-Guy La-pointe a vu ses deux bras brûlés par une électrocution.Il se retrouve â 55 ans en pleine forme, mais sans bras.Le premier objectif qu'il s'était fixé était de jouer au golf.Après une longue année de réflexion, les gens de l'Institut ont conceptualisé un plastron qui lui servirait de main.L'hiver venu, Claude Lévesque a installé sur ce plastron un assemblage comprenant un rotateur qui servirait de poignet et un crochet pour déposer son bâton de golf.Emballé par son nouvel appareil, M.Lapointe a demande s'il était possible de le modifier pour qu'il puisse aussi faire du vélo.En deux temps trois mouvements, d'autres crochets ont été installés sur son manchon.L'été suivant M.Lapointe a fait le tour de l'île.Trois sports peuvent être pratiqués sans aucune prothèse.La natation, car l'eau supporte le corps, le ski, avec deux petits skis au bout de bâtons, et la bicyclette.Avec un cale-pied, il est possible de pédaler.Un peu d'histoire Il faut remonter au XVI« siècle pour retrouver la première prothèse autre qu'un pilon.Le barbier-chirurgien français Am-broise Paré a mis au point une prothèse qui ressemble énormément à celles d'aujourd'hui, les matériaux en moins.Celle d'Am-broise Paré avait un squelette fait de lames de métal et de bois.Son revêtement était rien de moins qu'une armure.La partie métallique avait été confectionnée par un*serrurier du nom de Laurain, car en ce temps les prothèses étaient fabriquées par des charrons, des sabotiers et des serruriers.De tout temps, l'esthétisme reste très important.La prothèse d'Ambroise Paré était enveloppée d'une armure.Les soldats à cheval avaient des allures de chevaliers même avec un moignon.Claude Lévesque, amusé, tient à donner un exemple : «< C'était un gros motard très dur.Le bas de soutien en nylon qu'on leur demande de mettre par-dessus leur prothèse l'ennuyait au plus haut point.Il l'a ôté et a peint sa prothèse en noir avec un aigle dessus pour ensuite ajouter une partie de cuir.Il avait vraiment l'air dur sur sa moto.» De toutes ces expériences, le prothésiste conclut : « La prothèse doit être adaptée aux besoins, au mode de vie et à la capacité réelle du patient.Avec leurs idées et un intérêt marqué pour l'histoire, rien ne serait impossi-ble ! » j Avec sa prothèse.Jean-Guy Lapointe peut faire du vélo autant qu'il le souhaite.RONFLEMENT TRAITÉ AU LASER AU CABINET DE CONSULTATION, PAR DES CHIRURGIENS OTO-RHINO-LARYNGOLOGISTES.CENTRE DU RONFLEMENT DE MONTREAL ENR.Tél.: 327-8060 ?ê .M CHRONIQUE ¦™Hasia DENTUROLOGIQUE No 88 PAR DANIELLE PATENAUDE D.D.LE CREDIT DENTAIRE Bonjour! Qui d'entre vous n'a pas eu recours au crédit au moins une fois dans sa vie?Le crédit dentaire est une façon pratique d'obtenir immédiatement, lorsqu'on en a besoin, ce que l'on ne saurait se payer plus tard.Bien entendu, il faut en user avec prudence et sagesse.\u2022 * ¦ UNE HYPOTHEQUE De nos jours, l'achat d'une maison, si petite soit-ellc.coûte \"les yeux de la tête\".Mais tout de même, la plupart d'entre nous n'hésitent pas à contracter un prêt hypothécaire qu'ils paieront UNE BONNE PARTIE DE LEUR VIE.car l'achat d'une maison représente généralement un bon investissement.UN PRÊT AUTO Une auto, c'est loin d'être un investissement, tout le monde sait ça! Bien que l'on en soit tous conscients, il est de coutume dans notre société d'emprunter pour s'acheter une voiture de 10 000 S, 15 000 S.20 000 S et souvent plus.Une voiture que nous garderons en notre possession généralement moins de cinq ans.Si nous faisons un parallèle entre l'achat d'une voiture et l'achat de bonnes prothèses dentaires, pourquoi nous est-il difficile d'envisager d'investir de 1 000 $ à 2 000 $ pour l'acquisition de bonnes prothèses dentaires et que par contre il soit tout à fait naturel d'envisager une dépense d'au moins cinq fois ce prix pour un véhicule automobile?Serait-ce que notre échelle de valeurs aurait besoin d'être révisée?POSSÉDER UNE BONNE DENTITION, N'EST-CE PAS AUSSI IMPORTANT QUE D'ACQUÉRIR UNE BELLE MAISON.UNE BELLE VOITURE OU FAIRE UN BEAU VOYAGE?r Quand on pense que le coût de bonnes prothèses dentaires que vous garderez en moyenne CINQ ANS équivaut au prix D'UNE SEMAINE DE VACANCES AU CLUB MED! Ça vaut la peine de s'arrêter un peu et d'évaluer ses priorités.UNE CARTE DENTAIRE Saviez-vous qu'il existe depuis quelques années UNE CARTE DE CREDIT STRICTEMENT RÉSERVÉE AU DOMAINE DENTAIRE?Cette carte fonctionne pratiquement sur le même principe que les canes dè crédit courantes telles que les cartes Visa ou MasterCard mais SON USAGE4 EST EXCLUSIF AU DOMAINE DENTAIRE.Un formulaire très simple à remplir et vous voici en possession de votre carte, dentaire dont vous pouvez vous servir chez LES DENTUROLOGISTEo PARTICIPANTS.INVESTISSEZ DANS VOTRE SANTÉ ET VOTRE BEAUTÉ.VOTRE VIE EN SERA CHANGÉE POUR UN MIEUX-ÊTRE QUE VOUS SAUREZ SÛREMENT APPRÉCIER TOUS LES JOURS DE VOTRE VIE.Bonne semaine! Sujet de la prochaine chronique: l'acidité Tous droi,s réservés.J^J^sLlA d J \u2022 .4 S0320- 313 111111 4 Danielle Patenaude, d.d.denturologiste Pour l'amour de l'esthétique depuis 13 ans 376-6677 7245, av.de Lorimier.Montréal (Qc) \u2022 I l i m ».t i i \u2022 \u2022 ( il » ; s i s -.».» 1 I I I I I I I » S j » i ! I I / I i t t I I \u2022 I t I i i \\ -C4 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 12 MARS 1995 Santé Le corps humain lutte efficacement contre les régimes alimentaires JAgenet France^Presse - \u2014 ^WASHINGTON *M Le corps humain, même sou-^mis au sacrifice d'un régime alimentaire, a tendance à revenir iîvers son poids initial déterminé ^par-un équilibre interne, selon une étude réalisée par des scientifiques américains et publiée cette semaine dans le New En-gland Journal oj Médecine.Ce mécanisme fonctionne dans les deux sens : après la pri-\\sc de quelques kilos superflus, le ! métabolisme va chercher à éli-j miner le poids excessif, selon les ¦ conclusions des travaux du doc-! tcur Rudolph Leibel et de ses ; collègues du l'Université Rocke-fcller de New York.Le corps disposerait d'un équilibre interne qui essaie de maintenir son poids à un niveau ! constant, variant en fonction de ; chaque individu.L'étude «sug-;gère que le maintien du poids \\ du corps est un phénomène bio-; logique, pas seulement une acti-\u2022 vite volontaire », indique le doc-'.tcur Leibel.Le corps ajuste son métabolisme \u2014 l'utilisation des calories \u2014 en réponse à des prises ou des pertes de poids, selon cette étude réalisée sur 18 personnes obèses et 23 autres qui ne l'ont jamais été.Ainsi, à la suite d'un régime alimentaire, le métabolisme va brûler moins de calories qu'auparavant.Une personne récemment amincie va donc consommer moins de calories qu'une personne du même poids qui a toujours été mince.Selon les chercheurs, maigrir n'est pas impossible, mais très difficile et requiert la consommation du nombre exact de calories brûlées, autrement dit une alimentation modérée et une activité physique soutenue à très long terme.Pour perdre leurs quelques kilos superflus, les « minces » doivent également veiller à faire de l'exercice, car leur métabolisme se révèle plus efficace seulement lorsqu'ils pratiquent un exercice physique, selon cette étude.photo pierre mccann.u Presse Selon les chercheurs, le corps disposerait d'un équilibre interne qui essaie de maintenir son poids à un niveau constant, variant en fonction de chaque individu.photo Robert nadon.L* Presse Les fabricants de meubles déploient de nombreux efforts afin de fabriquer des meubles susceptibles d'améliorer les conditions de travail des utilisateurs d'ordinateurs.IBM jugée non responsable des tendinites causées par l'utilisation de ses claviers Agence France-Presse HÂSTINGS ¦ Un tribunal américain a estimé cette semaine que la firme d'informatique IBM n'était pas responsable des tendinites provoquées par l'utilisation de ses claviers d'ordinateur.C'est la première fois que le numéro Un mondial de l'informatique comparaissait devant la justice pour une affaire de ce genre.Nancy Urbanski, 30 ans, qui affirme être désormais dans l'incapacité de travailler et d'effectuer ses tâches ménagères, avait accusé IBM de ne pas l'avoir suffisamment mise en garde contre les risques de stress répétitifs aux mains et aux bras.La société, soulignait-elle, avait en revanche prévenu son propre personnel.Selon ses avocats, la jeune femme a l'intention d'en appeler de cette décision, qui intervient à l'issue d'un procès de neuf semaines.L'avocat de la défense, Mi-chael Cerussi, a fait valoir que n'importe que l'outil de travail était susceptible d'entraîner de la fatique au bout d'un certain temps et que les fabricants ne joignaient pas de notice d'avertissement lorsqu'ils vendaient des tournevis.Plusieurs milliers de personnes ont intenté des actions en justice à rencontre de fabricants d'ordinateurs qu'elles accusent de négligence dans l'élaboration du clavier et la mise en garde des utilisateurs.Mme Urbanski avait également intenté une action contre la société Apple, qui a été réglée à l'amiable la semaine dernière pour un montant non révélée.Apple a cependant souligné que sa décision était la conséquence d'une erreur de ses avocats et non une reconnaissance de sa responsabilité.Médecine DOCTEUR KENNETH-P.WAJLKER collaboration spéciale Une douleur thoracique n'est pas forcément le symptôme d'une affection cardiaque Le sphincter inférieur de l'oesophage détermine souvent si vous souffrez de reflux gastro-oesophagien et, si ce dernier n'est pas soigné, vous risquez de penser qu'il s'agit d'une maladie coronarienne.Le docteur Janhenk Voskuil, gastroenté-rologue néerlandais, a récemment déclaré au Congrès mondial de gastroentérologie, ii Los Angeles, que les cardiologues doivent, après avoir éliminé le diagnostic d'affection cardiaque, considérer la possibilité que l'estomac peut être à l'origine d'une douleur thoracique, ce que bien souvent ils ne font pas.De nombreux patients sont ainsi diagnostiqués plus d'un an après que des études ont montré que ce n'était pas leur coeur qui provoquait la douleur thoracique.Toutefois, des études faites aux Etats-Unis et aux Pays-Bas montrent qu'un tiers des patients qui sont vus par des médecins pour une douleur thoracique souffrent en fait d'un reflux gastro-oesophagien.Les médecins hollandais dirigent désormais vers un gastroentérologue les patients qui souffrent de douleurs thoraciques, mais chez qui on ne décèle pas d'affections cardiaques.Qu'est-ce qui est à l'origine du reflux gastro-oesophagien ?Le sphincter inférieur de l'oesophage est le muscle situé au bas de l'oesophage qui normalement empêche les sucs gastriques irritants d'y refluer.Comme les muscles dans les autres par-ties du corps, le sphincter inférieur de l'oe-^rsophage peut s'affaiblir et devenir inefficace.Si l'estomac est trop distendu sa -Y- capacité de retenir la pression du gaz s'en trouve aussi réduite.Lorsque le gaz est expulsé, les sucs gastriques remontent eux aussi dans l'oesophage causant une inflammation de la paroi de l'oesophage.Les aigreurs d'estomac communes ne sont normalement pas difficiles à cerner.La personne éprouve une sensation de brûlure au-dessous du corps du sternum après un gros repas.Cela s'accompagne souvent d'éructations et de régurgitation de sucs amers.Certaines personnes semblent sujettes à cette affection et passent une partie de leur vie à avaler du bicarbonate de soude.Il ne faut pas oublier que les lois de la physique s'appliquent aussi à l'estomac.Quand il absorbe trop de nourriture et que le sphincter inférieur de l'oesophage est faible il y a risque de complications.La meilleure solution pour éviter cela est de ne pas trop manger et de rester toujours un peu sur sa faim.Les sucs gastriques, tout comme l'eau, ne remontent pas l'appareil digestif.Efforcez-vous donc de rester debout après un repas et oubliez les petits sommes.C'est d'ailleurs pour cette raison que les médecins recommandent de relever la tête de lit car beaucoup de d'aigreurs d'estomac surviennent durant la nuit.L'habitude courante de desserrer sa ceinture après un gros repas est aussi raisonnable et éviter de porter des vêtements trop étriqués.Il est préférable également de ne pas manger d'oignons, d'ail, de chocolat et d'éviter le tabac.Cela diminue le transit -*- M stomacal, ainsi que le tonus du sphincter inférieur de l'oesophage.Pareillement, il faut éviter les légumes qui donnent des gaz, tels le choux et les haricots secs.Essayez également d'éviter toute tension à table.Les émotions contenues gênent le fonctionnement normal de l'estomac.Toutefois, si vous suivez ces recommandations et que les aigreurs persistent, les médecins préconisent des médicaments qui limitent la sécrétion d'acide.En général ces médicaments sont réservés pour les ulcères gastroduodénaux reconnus.Mais ils peuvent être utilisés avec profit dans des cas graves d'aigreurs d'estomac.Souvenez-vous aussi que les aigreurs d'estomac peuvent être prises pour une affection cardiaque et que des problèmes cardiaques peuvent présenter les mêmes symptômes que les aigreurs d'estomac.Par exemple, une douleur rétrosternale peut se faire sentir jusque dans les bras et la mâchoire faisant penser à un reflux gastro-oesophagien ou à une angine de poitrine.En cas de doute sur le diagnostic, il est préférable de consulter votre médecin.Finis les repas pris à la sauvette ! Cette année je vais pour ma part changer de mode de vie.Je vais m'efforcer de bien manger et de manger lentement.Un verre de vin rouge peut aider également à assurer le bon fonctionnement du système car-diovasculaire, ainsi qu'à atténuer la tension.Il est préférable de mettre ainsi toutes les chances de son côté.Dix millions de nouveaux cas de cancer en l'an 2000 Renier LONDRES ¦ La proportion de cancéreux dans le monde devrait croître de 10 à 15 p.cent d'ici à la fin du siècle, soit dix millions de nouveaux cas pour la seule année 2000, selon le Cancer Research Campaign.Le cancer demeure la deuxième cause de décès dans les pays développés, derrière les maladies cardio-vasculai-res, précise l'étude.Tabac, nourriture trop riche et expositions prolongées au soleil sont les causes de la majorité des cancers en Occident, et on croit que 80 p.cent des cancers pourraient être évités.Le cancer du poumon reste le plus fréquent.Il représentera à lui seul un million de nouveaux cas en l'an 2000, la plupart mortels.On a dénombré 7,6 millions de nouveaux cas en 1984, 8,4 millions en 1990.D'où les prévisions de dix millions de nouveaux cas pour l'an 2000.« Il faut mettre l'accent sur la réduction de la consommation de tabac.À l'heure actuelle, le fait de fumer est à l'origine de trois millions de morts par année dans le monde.Ce chiffre atteindra les 10 millions en l'an 2020 », estfc.'.me Gordon McVie, directeur scientifique du Cancer Research Campaign.Oestrogène Par ailleurs, selon une nouvelle étude américaine rendue publique jeudi, les femmes qui ont pris de l'oestrogène pendant au moins dix ans ont environ 30 p.cent moins de risques que les autres de mou-» rir d'une crise cardiaque.En outre, la plupart des bienfaits de l'oestrogène persistent même chez celles qui ont cessé d'en prendre et qui voient malgré tout ce risque réduit de 20 p.cent.Cette étude, réalisée auprès de 9704 femmes de race blanche, âgées d'au moins 65 ans, a mis en évidence une baisse de la mortalité liée à la consommation d'oestrogène pour les femmes entre 65 et 74 ans.Elle n'a toutefois relevé aucun bienfait chez les plus de 75 ans ou chez celles qui ont pris cette hormone durant moins de dix ans, a souligné son auteur Jane Cauley, épidémiolo-giste de l'Université de Pitts-burgh., collaboration spéciale «Patron, j'ai le cancer.» ans le cadre du séminaire annuel sur la santé des gens d'affaires organisé récemment par les médecins et la direction de l'hôpital Notre-Dame à l'hôtel Le Reine Élizabeth, j'ai présenté les étapes émotionnelles par lesquelles passe le patient atteint de cancer et j'ai expliqué comment notre société doit s'y ajuster pour ne pas l'exclure et lui permettre de se révéler à lui-même.Tout d'abord, de nos jours, avec les rationalisations et les compressions budgétaires qui caractérisent nos entreprises, il n'y a pas beaucoup d'employés atteints de cancer qui viendraient spontanément avouer à leur patron leur détresse face à un tel diagnostic.Ils préfèrent plutôt cacher la vérité et continuer à travailler et à être performants, particulièrement s'ils ne sont pas couverts par une bonne assurance qui leur permettrait de subvenir à leurs responsabilités familiales.Ce désir de ne pas en parler provient de la perception du cancer par le patient : le mythe subsiste et il a peur de souffrir, de devenir invalide et dépendant.Alors, la détresse psychologique s'installe sournoisement.En réalité, face à un diagnostic de cancer, le malade développe une réaction émotionnelle caractéristique : après une période de choc initial et d'incrédulité, un temps de bouleversement s'ensuit où le patient a de la difficulté à se concentrer et à fournir son travail quotidien.L'avenir lui parait incertain et il est envahi par l'angoisse de l'inconnu et de la mort.Ce n'est qu'après une à deux semaines, et dépendant du support obtenu par son médecin, sa famille et ses amis, que le malade est capable de s'adapter à sa nouvelle situation.Il s'informe alors, négocie et, avec l'initiation du traitement, l'espoir renaît.Graduellement, le quotidien reprend et le patient sent ce besoin intense de participer à son rétablissement.Il redevient combatif et veut se dépasser en donnant le meilleur de lui-même.C'est à ce moment que le support à long terme du milieu du travail devient essentiel pour éviter l'amorce silen-cieuse d'un processus d'exclusion et de solitude déprimante.Notre réalisation de ses étapes émotionnelles par lesquelles passe la personne atteinte de cancer nous révèle qu'il n'est pas uniquement important d'avoir comme objectif médical de lui augmenter le nombre d'années de survie, mais qu'il est encore Î>lus essentiel de lui faciliter es moyens pour qu'il ait une qualité de vie appropriée au quotidien.On préfère donc parler de saisons de vie de la maladie, chacune ayant ses émotions spécifiques et ses défis : la phase algue, la phase intermédiaire et la survie à long terme.C'est en connaissance de ces données qu'on peut répondre à la question : comment un gestionnaire artisan doit-il réagir si son employé -a- lui dit : « Patron, j'ai le cancer » ?Tout d'abord il faut prendre le temps d'écouter son histoire avec empathie, l'encourager à recevoir les soiçjs médicaux dans un centre d'oncologie, et lui insuffler l'espoir d'une rémission avec les progrès médicaux actuels.Au cours de cette phase aiguè, le patient a besoin d'être rassuré qu'il ne perdra pas son emploi et qu'il a droit à ce congé de maladie.Si le gestionnaire est animé de la foi, il doit profiter de cette entrevue pour glisser un mot à son employé sur la force de la dimension spirituelle et son efficacité à neutraliser la détresse psychologique.Survient ensuite la phase intermédiaire de la maladie, au cours de laquelle le patient réintègre son travail.Il craint alors d'être rejeté par ses collègues.La perte probable de son emploi équivaudrait à une mort sociale.Or, plusieurs études ont démontré que les patients atteints de cancer valorisent le travail et quand ils y retournent, ceci n'a pas d'impact négatif sur le système.Conséquemment le gestionnaire avisé valoriserait cet employé tout en modifiant la description de ses tâches pour lui permettre de poursuivre ses traitements de chimiothérapie, s'il y a lieu.Finalement, au fur et à mesure que les années passent, les possibilités d'une guérison s'accentuent.Il faut s'assurer au cours de cette dernière phase que le patient est couvert par des avantages sociaux adéquats, qu'il a pleinement réintégré ses responsabilités et que l'isolement ne le guette pas.En résumé, c'est à l'employeur d'éliminer les barrières qui empêcheraient un patient atteint de cancer et capable de travailler de réintégrer son emploi.Ce séminaire sur la santé s'est terminé par un témoignage éloquent de M.Roger Néron, président du conseil d'administration du groupe CFC et ex-président de Culinar.Il nous a ainsi appris comment, par un appel de son médecin à son bureau, il a su qu'il était atteint d'un cancer pulmonaire très agressif.Après avoir subi une excision de sa tumeur ( lobecto-mie) et reçu une chimiothérapie, ses médecins ne lui donnaient que quelques mois à vivre.Huit ans après, il continue à être en excellente santé et travaille beaucoup.Il avait alors décidé lors du choc initial de «guérir envers et contre tout ».À l'instar de M.Lucien Bouchard, il avait redécouvert les valeurs essentielles de la vie et la puissance de la prière.Quant au travail, il continue à être le ferment qui anime notre quotidien.Comme le dit si bien l'écrivain américain Harold Dodds : « Non, le travail n'est pas un devoir éthique qui nous est imposé par une moralité puritaine ; c'est plutôt une manifestation du profond désir qu'a l'être humain de donner un sens à chaque jour de sa vie ». SANTE LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 12 MARS 1995 C 5 I Le calcium et les enfants FRANÇOISE KAYLER ¦ Aux enfants, on ne dit plus: «Mange ta soupe».On dit: «Bois ton lait».Parce que le lait, c'est du; calcium, et que le calcium donne des os solides et de bonnes dents.pour la vie.; Le discours nutritionnel n'a ja-\u2022 mais aussi bon goût que lorsqu'on le met dans un petit pot.Delisle vient de lancer un produit laitier, dessert ou collation, qui devrait séduire les enfants et les parents.«Petit Danone» est un fromage ; frais aux fruits, vendu en assorti-' ment de six petits pots destinés ; aux enfants âgés de 6 à 12 ans.Grâce à une nouvelle technolo-i giêi Petit Danone est plus riche en [calcium que ses concurrents.Un pot de 75 grammes, fait à partir de 125 mL de lait contient, .126 g de calcium.11 fournit de 18 à 23 p.cent de l'apport quotidien en calcium recommandé pour les enfants de 3 à 9 ans, et 11 p.cent pour les enfants de 10 à 16 ans.Lancé dans le cadre du Mois de la nutrition, ce produit est accompagné d'un matériel ^destiné aux enseignants.Intitulé A la découverte du calcium, ce programme scolaire sera offert, en français et en anglais, à 2200 écoles primaires du Québec et aux 30 000 écoles primaires de l'Ontario.Ce programme pédagogique qui, à la demande des enseignants, est basé sur du matériel i% lecture utilisable, par tran-I, dans les classes du primaire, composé pour donner aux enfants le goût de bien manger.Ce programme est piloté par Hélène Laurendeau, diététistes-nu-tritionniste, membre de l'Ordre professionnel des diététistes du Québec, en collaboration avec ses collègues, Brigitte Coutu et Manon Lebei.Pierre Achim, pédagogue, a rédigé le guide pédagogique.Une affiche et des signets complètent ce programme éducatif aussi sérieux que joyeux, bien iidapté au rythme de vie des enfants d'aujourd'hui.La grossesse est une période privilégiée pour acquérir de bonnes habitudes alimentaires.C'est celle où l'on mange, non pas comme deux, mais plutôt pour deux.Et, en particulier, pour un autre.Généralement, la responsabilité envers «cet autre» encourage les femmes à changer leurs habitudes.Je mange pour nous deux est un petit guide santé mis au point par la Fédération des producteurs de lait du Québec.Basée sur trois mots clés «équilibre, variété, quantité», cette brochure donne clairement et simplement, tous les renseignements utiles à l'organisation de la vie à table pendant les neuf mois d'attente.On y parle de la mère, on y parle du bébé pour que la mère puisse bien comprendre le développement intra-utérin.On y donne quelques recettes pratiques qui pourront, autant que les conseils sur l'alimentation, être suivis.pendant des années.Un guide aide-mémoire permettant de contrôler ce que l'on mange, en variété et en quantité, complète cette brochure.On peut obtenir les deux dans la plupart des CLSC.On peut aussi les obtenir, gratuitement, en écrivant à: le mange pour nous deux.Fédération des producteurs de lait du Québec, 55, boulevard Roland-Therrien, Longueuil J4H 3Y9.L'eau, élément indispensable Même si on l'oublie souvent, l'eau fait partie d'une bonne alimentation.L'eau nature.C'est-à-dire que, lorsque l'on dit qu'il faut boire, c'est de l'eau dont il s'agit et non des jus ou des boissons à saveurs ajoutées, qu'elles soient plates ou pétillantes, froides ou chaudes.On peut boire l'eau du robinet.On peut préférer les eaux embouteillées.Mais on doit boire de l'eau.Elle est indispensable à notre équilibre.Que l'on pense que 65 p.cent de notre masse corporelle est du liquide.et l'on comprendra l'importance de compenser les pertes par des entrées.On estime qu'une personne active devrait boire 20 ml d'eau Bien manger Ces saveurs venues d'ailleurs ÉLAINE SYLVESTRE, Dt.P.LINE LAFANTAIS1E.Dt.P.collaboration sp&ialc B Cette année, le thème du Mois de lu nutrition nous invite à découvrir de nouveaux horizons culinaires.En effet, y a-t-il meilleure façon de «célébrer le plaisir de manger bon et bien » que de goûter aux saveurs différentes \u2014et parfois surprenantes\u2014 des cuisines ethniques?Grâce à la diversité de la population, nous avons vu apparaître des restaurants qui nous ont permis de nous familiariser avec une foule de nouveaux aliments.Et ces aliments sont de plus en plus accessibles.On en trouve une bonne variété dans nos supermarchés.».i Honorable et exotique >\u2022 .\u2022 .i .» .« .« .« .» « i * Héritière de millénaires d'expérience, la cuisine asiatique célèbre l'harmonie des saveurs et l'équilibre des menus.On ne peut évidemment pas parler de cette cuisine sans penser au riz.Ici, on le préfère blanc et plutôt collant.Il est cependant peu nutritif.Tout comme le soja, il est à la base de l'alimentation des Orientaux.Par ailleurs, le soja, cette légumineuse très riche en protéines végétales, est le principal ingrédient de la sauce soja, de la sauce hoisin et du tofu.- C'est dans les temples bouddhistes que sont nées la plupart des recettes à base de tofu, car les moines l'utilisaient comme substitut de viande et de poisson.En Asie, on cuisine surtout à la vapeur ou au wok.Ce qui permet une cuisson rapide où goût, couleur, texture ç\\ vitamines sont préservés.11 Al ! Buon appetito Et si on faisait un saut du côté de l'Italie! Le charme de îa cuisine italienne classique Téside dans sa simplicité, sa variété, sa gamme étendue de produits de première qualité et ses combinaisons de saveurs exclusives.Pour le gourmet italien, manger signifie plus que se rassasier.Les repas quotidiens deviennent le point culminant de ses relations sociales.Il cultive donc la passion de la bonne bouffe avec le plus grand plaisir.Un repas à l'italienne commence par l'apéritif.Ensuite arrivent les antipasti : brus-çhetta, prosciutto (jambon cru), olives ou légumes mari-nés, par exemple.11 primo piatto, le premier plat, se compose généralement de pasta, de risotto, de polenta ou de mi-nestra (soupe).Suit il piatto forte, soit le plat de résistance, qui comprend des viandes, des volailles, des poissons ou des fruits de mer accompagnés de légumes, allant des artichauts aux zucehini.Et pour terminer, il dolci ou douceurs.Du piatto forte au dessert, on doit manger per la gola, c'est-à-dire pour le plaisir.Si telle est la coutume en Italie, comment cela se passe-t-il au Mexique?Ole! Ole! On ne peut dissocier la cuisine mexicaine du mais, des piments et de la sal-sa.Taco, enchilada, fajita.un trio exotique qui prend son point de départ dans la tortilla, une sorte de crêpe qui était faite, à l'origine, de farine de mais et dont la base, aujourd'hui, peut même être de la farine de blé.Viande, volaille, poisson, haricots, légumes, fromage et sauce peuvent la garnir.Frite et farcie, on l'appelle taco.Lorsqu'elle est trempée dans une sauce aux tomates puis légèrement frite et farcie, on parle d'enchilada.Préparée à la manière d'une pizza, la tortilla frite porte le nom de tostada.Non frite, garnie puis roulée, elle se nomme fajita ou burrito lorsqu'elle est nappée de sauce avant d'être mise au four.Si la pâte contient du lard et qu'elle est cuite et enveloppée dans une feuille de mais après avoir été farcie et pliée, il s'agit de tamal.Enfin, la tortilla de maïs frite et coupée én petites portions s'appelle nachos ou fritos.Une mer de gastronomie Qu'ont en commun l'Espagne, la Grèce, les pays d'Afrique du Nord et le Sud de la France?Ils contribuent tous au charme de la cuisine méditerranéenne.L'alimentation méditerranéenne est devenue un mode de vie.Expliquons-nous: ses règles sont simples et peu nombreuses.Une large place est laissée aux fruits et aux légumes frais ainsi qu'aux céréales peu raffinées.La viande est souvent remplacée par des légumineuses, du poisson, des oeufs et des fromages.Pour la cuisson et l'assaisonnement, on se sert d'huile d'olive.Les différents mets cuisinés tirent leur cachet de l'utilisation abondante d'ail, de piments et d'herbes aromatiques.L'alimentation méditerranéenne est une «ancienne cuisine».Elle reflète le goût des choses sincères et saines.Ce bref tour d'horizon nous fait prendre conscience de la chance que nous avons d'avoir à notre portée une telle diversité.Grâce à des choix judicieux, cette variété peut s'intégrer à une saine alimentation.Rappelons-nous alors qu'il n'existe ni aliments «permis» ni aliments «défendus» et que tout est question de dosage.Donc, que ce soit à la maison ou au resto, prenons plaisir à manger bon et bien à la façon des gens d'ailleurs.Elaine Sylvestre et Line Ufantaisie.Dt.P.sont membres de l'Ordre professionnel des dietetlstes du Québec.pour chaque livre de poids.Ce qui se traduirait, pour une personne pesant 160 livres, par 10 verres de huit onces chacun, par jour.Evian, eau de source des Alpes française, est l'un des commanditaires du Mois de la nutrition et parrainera «Les Prix Les Blés» décernés pour récompenser les travaux, ou les programmes, réalisés par des diététistes-nutritio-nistes pendant le mois de mars.Un nouvelle bouteille sert de contenant à l'eau d'Evian.Elle vient d'être lancée en France.Elle arrivera chez nous au mois d'octobre.Le nouveau design permet de réduire de 14 p.cent la quantité de PET (polyéthylène tréphtal-late) dans le format de 1,5 litre et de 10 p.cent dans celui de la bouteille d'un litre.Mais la plus grande innovation vient de l'adoption du Système de réduction des emballages par compression qui permettra de «compacter» cette bouteille lorsqu'elle sera vide.Elle occupera quatre fois moins d'espace dans le bac de recyclage.E R E LA RÉADAPTATION APRÈS L'AMPUTATION D'UNE JAMBE \u2022 Lucien Bouchard, le chef de l'Opposition officielle du Canada, a failli mourir un novembre 1994 victime d'une bactérie appelée strepto-que A.\u2022 Pour lui sauver la vie, .ses médecins n'ont eu d'autre choix que de l'amputer de la jambe gauche.Une pareille intervention entraine pour le patient une réadaptation longue et difficile.\u2022 Tourné à l'Institut de réadaptation de Montréal, le reportage présenté ce soir à « Découverte montre comment on apprend à vivre avec un membre artificiel.DÉCOUVERTE PLUS : \u2022 Un sous-marin dans l'estuaire : 1 été 1991.un petit sous-marin descend à plus de 300 mètres dans l'estuaire du Saint-Laurent et le Fjord du Saguenay pour déterminer l'état de santé de ces eaux.Deux scientifiques canadiens ont accompagne les chercheurs de l'Institut océanographique de Floride et le Torontois Joseph Mac Innis.organisateur de l'expédition.\u2022 L'hypothermie : en janvier dernier, une femme et deux fillettes ont été retirées du Saint-Laurent par un homme courageux qui a risque sa vie à deux reprises pour les sauver.Cette nouvelle, qui en a fait frissonner plusieurs, a soulevé des questions sur l'hypothermie.Charles Tisseyre nous explique comment on peut survivre après avoir passé plus de vingt minutes dans des eaux glacées.Ce soir à 18 h 10 Reprise lundi 23 h 25 SRC \u2022!§?' Télévision PROJET DE RECHERCHE GUÉRISON DES PLAIES Une équipe de chercheurs en dermatologie procède à une étude qui a pour but de démontrer l'efficacité d'un nouveau traitement pouvant favoriser la guèrison des plaies.Exigences: \u2022 avoir une plaie a une jambe causée par de linsuffisance veineuse \u2022 avoir entre 18 et 85 ans \u2022 plaie présente depuis au moins 3 mois.Pour informations, composer le 1-800-289-2078 ou le (418) 654-2772.DU POIDS SANS PERDRE LA SANTE! ¦*v« UN PROGRAMME COMPLET QUI DONNE DES RÉSULTATS Formulé avec la collaboration de nutritionnistes et de phytothérapeutes.Conçu pour vous aider a perdre du poids et non de la masse musculaire.Apporte les éléments nécessaires a l'amélioration de votre métabolisme.Fournit toute l'énergie dont vous avez besoin.V I I s CADEAU GRATUIT Renseignez-vous sur les bienfaits du programme.CONTRÔLE POIDS-SANTÉ et recevez gratuite-' ment, sans engagement de votre part, un exem-| plaire de la revue Honzon-Sante.OUI.je veux atteindre un poids-sante et améliore 7] I ainsi ma qualité de vie.Faites-moi parvenir gratuite- I Nom:.I I ' Prénom Ville: Code postal: JJ6L )\u2014___\u2014_- ^ Pour obtenir votre exemplaire de la revue plus rapidement, téléphonez, sans frais, au 1-800-363-3697 Horizon-Santé Internationa: inc.500.ooul.Ce l Aeroparc.CP.599.Lachute (Québec) J3H 4G4 I i -M.I - - «S \u2022 ***** ACUPUNCTURE CLINIQUE ECOLE D'ACUPUNCTURE DU COLLEGE DE ROSEMONT ouverte ou public \u2022 traitements offerts par les étudiants-finissonts sous la supervision des professeurs' \u2022 aiguilles jetables \u2022 coût du traitement: 15$ \u2022 sur rondoz-vous.Tél.: 376-1620 poste 353 _ALCOOLISME ET TOXICOMANIE_~_ PAVILLON DU NOUVEAU POINT DE VUE: KlMSSB! nos, adulte:, et adolescents.Séjours de courte durée.Tçl.(514) 887-2392 Fox:(514) 887-255B.TnYlPflMAWICC DAPT RIT CIIPDSr Un aliment-supplément peut aider au I UAIbUlYIHnlLO, RHUl UL OUlmL sovrage des stimulants (tabac, café, etc.) et drogues.Chercheurs et thérapeutes bienvenus.Essai gratuit 1er appel.(514) 446-4992.ALIMENTATION 0 f pflllQO.D'ALIMENTATION NATURELLE par Renée Frapier.1- LES BASES, dimanche* 2'et UUUlAO.o avril.16 heures de cours ?2 repas.155$.2- LA GERMINATION de Aâ^J, dimanche 23 avril, >\\ heures de cours + dégustations, 35$.INFO: (514) 489-0826.' T IklCT UiPPnPPATP' * ^'or'a'0) Cure d'aliments vivants pour enrayer l'acidité MlOI .if UOnnlLt \u2022 Système immunitaire renforcé \u2022 Oxygénation cellulaire pour cancer, arthrite, candida.cholestérol, etc.Conf.19 mars 19h.Monica Péloquin 288-0440, SPECIAL: Avion gratuit août sept.?traduction en français.Dé|à 300 Québécois y sont allés*.-y f t- - Nouveau contre.- nouveaux services: \u2022amaigrissoment \u2022 cholostérol \u2022 grossosSSQ, -SEANCE D'INFORMATION GRATUITE.\u2022 4 Centres pour vous servir: - Oouchervillc 449-4393.- Laval 629-0720.- Sto-Thérèso 437-3301 - Terrebonne 964-4441 PROFIL SANTE DIETETISTES AMAIGRISSEMENT PFMTDF Dlfll IPUr Mil Pfro ino \u2022 \"Man9«r à sa faim tout en pordoht du UlPIIIIL DIULlUilL mil OU G 1!IU.poids, grâce a un pion personnal.su bev sur votru type de métabolisme\".\u2022 Sans compter les calories \u2022 Sans substituts de repris\"! \u2022 Une visite d'information GRATUITE sur rendez-vous.AUSSI troitemont auriculaire avec chondellos Aurys.- METRO PEEL tél.982-6886.AROMATHERAPIE HUILES ESSENTIELLES PURES ET LEURS BIENFAITS: Centre Stomo-Phlebo de Montréal - 3545 Berri.métro Shorbrooke 849-7573.HYPNOTHÉRAPIE & PSYCHOTHÉRAPIE ^ lllir TCpUlLl|n||C RFPDNNIIF* Avec ''\"VP0010 el l\"aufohypnose vous apprenez UllL ILUnrlIUUL TiLOUIIIiUL.a utiliser les pouvoirs de votre esprit pour améliorer votre santé ou faciliter votro guérisson.Plusieurs applications: Phobies, angoisses,troumotismos.dépression, douleurs, obésité, tabagisme, psoriasis, verrues, astmes, régression, réduction du stress, confiance en soi, otc.Appelez los Services psychologiques Cogicor (514) 255-6544.- MASSOTHERAPIE L'ULTIME DETENTE CHEZ-VQUS: Offrez-vous la relaxation d'un mossogo4 professionnel, combinée à la polarité et à une technique d'équilibre émotivo.Daniel Dufrosno N.D.(514) 635-1829 - (service à domicile).MUSIQUE SANTÉ AURA Ml ICI Pif' voui °^ro '° possibilité d'écouter la musique énergétique do M AIV HUllH mUOluR.en composant le (514) 859-9086.Catalogue gratuit sur domondo: Tél.ou fox; (514) 471-2086.Plus do 200 titres do musiquo nouvel âge disponibles.PSYCHOTHERAPIE MAIMTPMAMT P'CCT DfïÇÇîRI P I Démarcho a la fois rapide et en profondeur lYlHin I LllHN I u loi rUdwIDLL - facilitant l'accès o des scènes traumatisants, souvenirs oubliés, événements marquants.Support technologique unique par stimulation sonore.Scéance d'information sans frais, session d'essai sur rendez-vous.PSYCHO PHYSIO INTERNATIONAL (514) 845-9996.PRODUITS NATURELS I 'Al PIIC CIIDËD Dl IIP PDCTU' l'aliment premier do la ferre peut vous apporter L HLUUC dUl Ml DLUL (inCLII.la santé optimole et l'indépendanco financière.'* Résultats garantis.Compagnie on ploino expansion établie depuis 1982.(514) 495-1343.' PHYSIOTHÉRAPIE ECHAPPEZ-VOUS DES PETITES GOUTTES D'URINE £31 ovr nuez ou jouez ou tennis?Etos-vous souvent à lo toilette?la RÉ-ÉDUCATION PÉRINÉAIE.un; traitement par l'entraînement des muscles du plancher pelvien est peut-être votro solution.Notre service professionnel et notre expérionce dons ce domaine apporte de nombreux succès.PaHez-en à votro urologue ou appelez nous pour de plus amples informations.Claudia Brown, Physiothérapouto, (Enseignante de la Formation en Rééducation Périnéafe) 259-3791.Rfll FINP\" Travui1 corporol en profondeur.Difficultés nULriliU» liées à la posture et au mouvement, maux do dos chroniques, raidours.exploration de soi.louiso Sauvagoau.B.Se Physiothérapie/, 281-0600 VACANCES SANTE AIIRFRPF S F FI flRFÇ' SP^C,Al 01 MARS Offrez-vous le rovo a lu campagne HuDLlIuL Lu iLUiiLO.Confort, ambiance et accueil chalouroux.SPA détente.\u2022 135$ U ! * I .LA JEUNE PRESSE est une initiative du service de l'information de LA PRESSE.Cette page paraît chaque dimanche, durant Vannée scolaire.Son objectif est d'initier les adolescents à Vécriture journalistique en leur permet-tant de s'exprimer sur les divers sujets qui les intéressent.Le choix des thèmes et des chroniques est du ressort d'un comité de rédaction sous la direction de Alain de Repentigny, adjoint au directeur de l'information.Téléphone: 285-7070 (télécopieur.285-6808).Adresse: IA JEUNE PRESSE, 7, rue Saint-JacqueSy Montréal, H2Y1K9 et d'initiative personnelle», de poursuivre Mme Landry.Vivre dans l'incertitude Dans un second temps, l'étudiant doit prendre conscience de la réalité du marché du travail.La définition d'une carrière a beaucoup changé ces dernières années.Travailler toute sa vie pour le même employeur n'est plus monnaie courante.On ne peut plus compter sur notre patron pour parfaire et développer notre carrière, on devra se maintenir à la fine pointe de la connaissance.Le travail à contrat, à la pige ou la création de son propre emploi font maintenant partie de la réalité du marché du travail.«11 faut être prêt à vivre dans l'incertitude, à prendre des risques», de poursuivre Mme Landry, qui oeuvre dans ïe domaine de l'orientation depuis plus d'une vingtaine d'années.Les orienteurs nous répètent continuellement que l'amour du travail est le critère le plus important à prendre en ligne de compte dans la sélection d'une carrière.Possible.Mais que faire lorsque notre passion n'offre aucune chance de débouché ou nous mène dans un programme contingenté?«Il faut identifier les éléments qui nous attirent vers cet emploi et tenter de les transposer à une discipline offrant davantage de possiblités», de répondre Mme Landry.Comme la météo Pour elle, prédire l'avenir du marché du travail est aussi ardu que prévoir la météo à long terme: «11 y a tellement de facteurs qui peuvent changer le cours des choses».Par exemple, tout le monde sait que la demande en enseignants sera forte au cours des prochaines années parce que plusieurs professeurs prendront leur retraite.Mais une simple décision politique pourrait changer le portrait ; modifiez le ratio élèves-éducateurs et la situation est complètement modifiée.Sans pouvoir pointer des emplois en particulier, on peut identifier certaines tendances, trois plus précisément.Avec le vieillissement de la population et les développements de la médecine, le secteur de la santé sera toujours un domaine enviable.Toutes les branches rattachées à la technologie sont aussi des valeurs sûres.La troisième tendance est quelque peu surprenante.Mme Landry prétend que les services personnels comme l'entretien mena ger, l'hébergement et le tourisme seront de plus en plus en deman de: «Les gens travaillent tellement qu'ils n'ont même plus le temps de faire les courses et doi vent employer quelqu'un pour le faire à leur place».Consommation 101, c'est noté Christopher GAUTHIER Collège André-Grasset Montréal Un échange de profs Suisse-Québec ¦ Changer de pays, de maison, d'amis, de culture, de mode de vie et de travail, ce n'est pas si simple que cela.C'est en fait ce que vivent M.José Ticon, enseignant originaire de la Suisse, et M.Jean-Guy Desrochers, professeur du Québec.Ces deux personnes ont convenu d'échanger leurs tâches professionnelles et ce, jusqu'à juin 1995.« Il s'agit d'une sorte de choc», précise M.Ticon pour illustrer toute la nouveauté que présente un tel échange.Européen de souche, M.José Ticon s'est dit époustouflé par le mode de consommation québécois, en l'occurrence les centres commerciaux: «C'est incroyable le nombre de gens qui s'y rendent et le temps qu'ils passent dans ces endroits!» La Petite Vie, l'émission diffusée à Radio-Canada, suscite chez )osé Ticon un intérêt particulier: «J'aime bien ce programme.Il caricature des phénomènes surtout nord-américains et montre le côté absurde de la vie.» Quant à M.Desrochers, ce qui l'a le plus impressionné est le coût élevé de la vie en Suisse: «Une petite pizza et une bière, ici, me coûtent environ 21 $ canadien.» Éducation Au plan de l'éducation, l'adaptation a été plus difficile.M.Ticon explique: «En Suisse, le professeur demande à ses étudiants de se lever lors de son entrée.Ici, l'enseignant doit faire beaucoup plus de discipline.» Par conséquent, M.Ticon s'est montré strict avec ses élèves québécois dès le début.«Le rythme scolaire est moins stressant ici.Par contre, je manque de vacances.De fait, les jeunes de la Suisse et leurs professeurs bénéficient d'un mercredi après-midi par semaine pour faire du ski et s'adonner à divers loisirs.Ce n'est pas tout: le calendrier scolaire leur donne droit à deux semaines de congé à Noël, une semaine de relâche en février et une autre à l'automne, dix jours à Pâques et ce, sans compter les nombreuses fêtes religieuses.«On peut se sortir les élèves de la tète, s'échapper de la réalité scolaire et se ressourcer.» Donc, après seulement huit semaines intensives de cours, tous ont droit à deux semaines de vacances.Mais aucun des deux enseignants n'a été jusqu'à dire qu'il serait bien d'appliquer ce rythme au système scolaire québécois.Les écoliers suisses sont répartis en trois groupes très homogènes dès l'âge de onze ans.Chacune des classes ne compte qu'une vingtaine d'élèves.«On peut donc leur enseigner une matière en fonction de leur capacité d'apprentissage», raconte José Ticon.M.Desrochers n'a rien à reprocher à ses nouveaux élèves.«Ils sont serviables, respectueux, polis, compréhensifs, tout autant que les gens que je croise dans la rue.» L'immense école, située à Gland, entre Genève et Lausanne, se situe dans un milieu riche.M.Desrochers mentionne que cet établissement à l'architecture plutôt froide et trop moderne accueille plus de 800 adolescents et compte à son service quelque 80 enseignants.En Suisse, l'apprentissage repo- I se davantage sur la mémorisation des connaissances.Les programmes offerts y sont plus enrichis et plus théoriques selon M.Desrochers.Les parents des jeunes étudiants suisses sont extrêmement méticuleux à propos des résultats académiques de leurs enfants, car la réussite scolaire,est primordiale pour eux.Le Québec répond aux attentes de M.José Ticon, tellement qu'il espère vivement prolonger son séjour ici en concluant un second \u2022 échange.Pour sa part, après son séjour en Suisse, M.Desrochers partira, accompagné de son épouse, à la conquête du pays du soleil levant.Nathalie PICARD École secondaire Royal George Greenfield Park CULTURE humoristes ¦ Le Musée Juste pour rire ne vous arrachera pas grand sourire avant sa prochaine exposition printanière.L'humour y a effectivement fait relâche cet hiver et comme cette vacance pourrait être permanente, La Jeune Presse est allée recueillir les propos de ceux qui sont les plus concernés par les hauts et les bas de ce musée: les humoristes.Mais si la Coalition des humoristes a permis l'expression des habitués du métier, il ne faudrait pas omettre ceux qui, peut-être, seront en vedette demain au Musée Juste pour rire, c'est-à-dire les étudiants de l'École nationale de l'humour.Rejoint auparavant par La Jeune Presse, Frédéric Gagné, qui a travaillé au Musée et a été finissant l'année dernière à l'École nationale de l'humour avait spontanément déclaré: «Ce que les gens ne savent pas, c'est que le Musée offre des conditions d'emploi excellentes à une centaine de personnes.Sur notre contrat» c'est clairement précisé que lorsqu'on a un engagement à l'extérieur (à la télé ou autre), on peut se libérer du Musée.Et ça, ce n'est pas tous les employeurs qui l'accepteraient et même l'encourageraient.» Les quatre interviewés (Jean-Michcl Anctil, Frédéric Gagné, Martin Matte et Laurent Paquin) sont unanimes quant à l'importance du Musée.Comme les membres de la Coalition, ils condamnent en quelque sorte le comportement des médias dans cette affaire.«Aux nouvelles, rappelle Martin Matte, on demandait aux gens: dans la situation financière actuelle au Québec, cela vaut-il la peine de financer le Musée de l'humour?C'est presque gênant de dire oui!» Mais à quoi eux attribuent-ils cet «affront»?Selon Frédéric Gagné, «Il y a une grosse frustration qui vient du fait que l'humour est extrêmement payant.Il y a énormément d'argent qui se brasse là, contrairement à d'autres secteurs de la culture.Alors on nous dit de faire notre musée, mais de s'organiser.» Et quelles propositions, justement, ces jeunes humoristes ont-ils à faire pour redonner un nouveau souffle au Musée?«11 faudrait redonner une visibilité au Musée, car moi aussi, j'ai eu une vision négative du Musée», nuancera Laurent Paquin.Tous et chacun parleront alors de la salle de spectacle qui pourrait être mieux exploitée, mais plus concrètement ils ne semblent pas voir de solution qui vienne d'eux-mê- mes: «On n'est pas encore assez impliqués dans le milieu », plaideront-ils en précisant qu'ils préfèrent laisser l'initiative aux membres de la Coalition des humoristes.Et l'école?Us ont choisi l'École nationale de l'humour pour «être dedans à temps plein», comme dira Laurent Paquin.Le prix à payer?Sept mille dollars pour une année et.beaucoup d'énergie! «Ce n'est pas qu'une question de talent, de renchérir Martin Matte.11 y a bien du monde cette année qui sont très bons mais qui n'y croient pas.c'est tellement d'efforts! C'est comme dans tout, tu dois avoir confiance.» Mais il n'y a pas que le succès : «Il y en a beaucoup qui viennent pour un défi personnel.Moi, par exemple, j'étais à Québec et j'y faisais les bars.Un moment donné, tu veux sortir du milieu et pour moi la marche fut l'École», de confier lean-Michel Anctil qui avoue avoir été lancé assez rapidement avec la tournée de l'École de l'humour en fin d'année.La technique, le milieu, l'encadrement, tout semble les favoriser à l'École.D'ailleurs, ja formation intensive d'une année est maintenant créditée par le ministère de l'Éducation comme une A.E.C.(attestation d'études collégiales).Mais surtout, il y a les nombreuses représentations qui les obligent à écrire énormément et donc à accumuler un bagage de sketches assez important.Ils ont même un public hebdomadaire qui, après la cinquième ou sixième fois «ne la trouve plus très drôle», de relater Laurent Paquin.Paquin et Martin Matte, qui seront de la cuvée 1995, présentaient leurs meilleurs numéros au Cabaret du Musée Juste pour rire, jeudi.Bientôt, ce sera la tournée des Maisons de la culture.Et avis à ceux qui désireraient éventuellement être en vedette au Musée Juste pour Rire, il est toujours possible de passer par la porte de l'École nationale de l'humour en y auditionnant au mois d'avril.Douze personnes de 18 ans et plus seront sélectionnées dans la catégorie Humoriste et douze autres dans la catégorie Scripteur.«Un enrichissement personnel», disaient-ils.Il faudrait seulement leur demander si, avec 40 heures de cours hebdomadaires, ils en rient toujours.f Josée LALONDE Collège de Maisonneuve Montréal "]
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