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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Livres
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1995-03-19, Collections de BAnQ.

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[" CAHIER Montréal, dimanche 19 mars 199r ¦ c d d d d li n v s s r s t / i c t ivres Opinions Arts et spectacles Personnalité de la semaine LA LITTÉRATURE FRANÇAISE se meurt-elle 9 page B3 à la réel .re la recherche RECINAID MARTEL oeuvre d'André Major fait partie de nos classiques.La lit-on encore?je n'en suis pas sûr.Peut-être est-elle au purgatoire, y attendant que l'école remette à l'honneur, si elle y fut déjà, notre littérature.L'auteur de la Vie provisoire, roman qui parait ces jours-ci aux éditions du Boréal, a reçu il y a quelque temps le prix David.C'est un hommage considérable, qu'on reçoit certes avec plaisir, mais qui vous donne la détestable impression d'être exclus du présent et renvoyé à l'histoire.La plus haute récompense du Québec n'allait pas «clouer mon cercueil», dit André Major qui avoue un «sens des responsabilités très excessif».Il prend donc congé de la Société Radio-Canada pour un an, sans salaire, et grâce à une bourse, il se remet au travail.À raison de dix heures par jour, il rédige quelque chose qui ressemble à des mémoires fictifs, écrits au je dont il dit pourtant avoir horreur, «l'ai décidé de ne pas le publier.C'était une affaire monstrueuse, où je me permettais tout; tellement folle et débridée que ça ressemblait presque à un têléroman.» Beaucoup d'écrivains ne doutent de rien, et surtout pas d'eux-mêmes.André Major n'a pas ces rassurantes certitudes.Il a mis de côté le manuscrit qu'il détestait, pour recommencer à neuf.Le je est devenu un il.«Un faux //, auquel je m'identifie le plus possible; faux, parce qu'il n'y a dans le roman qu'un seul point de vue, le sien.» Depuis le début de l'interview, que j'ai lancée sur une question vague, André Major n'a pas cessé de parler.Craint-il ces questions trop personnelles dont raffoient les vedettes en tous genres?Peut-être.Ce qui est sûr, c'est que cet écrivain, plus que quiconque, aime parler métier.Il raconte ainsi l'histoire de la Vie provisoire, ou si on veut: le roman de ce roman \u2014le livre sera en librairie mardi.Non pas pour justifier le résultat final, dont il laisse l'appréciation à d'autres, mais pour dire de quoi c'est fait et comment c'est fait, pour dire aussi sa déception : « Une fois encore, je n'ai pas écrit le roman que je voulais écrire.» Le contraire serait inquiétant, car alors, il ne vaudrait plus la peine d'écrire.Il y a loin du désir du livre, au livre écrit Ce que veut dire André Major, c'est qu'il y a loin du désir du livre au livre écrit.Par exemple, la Vie provisoire devait raconter l'aventure intérieure d'un clecrocheur conjugal et social, un journaliste dans la cinquantaine qui en a marre de son métier et qui s'exile en République dominicaine, à la recherche de cet autre lui-même, de cet être virtuel que les circonstances de sa vie l'ont empêché d'être.Petit problème: le personnage est rattrapé par le Québec, il y revient et c'est là plutôt qu'il essaiera, en vain encore, de se faire autre qu'il est.Ce roman, que je n'attendais plus, je l'aime bien tel qu'il est.On y voit un homme en pleine crise personnelle s'arracher d'abord à un métier qui pour lui a perdu toute saveur, ensuite, plus difficilement, à sa femme pas trop fidèle, qu'il aime encore.L'exilé en République dominicaine se fera exilé dans les montagnes de son village d'origine, trop peu contemplatif pour renoncer à ce qui lient quelqu'un en vie, le désir.C'est l'histoire d'une déroute personnelle, mais André Major reconnaît que c'est aussi l'histoire d'une déroute collective.De même qu'on peut cesser de croire à l'amour tout en le recherchant, on peut ne plus croire au pays et s'en sentir malgré tout responsable.SUITE A LA PAGE B4 mardi 1S avril vendredi 21 avril samedi 22 avril à 20h Billeterie: Club Soda, Spectrum, comptoirs Admission et au 790-1245 IV B2 LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 19 MARS 1995 Opinions Paul Desmarais Roger D.Landry président du conseil président d'administration et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef V A votre tour Affaire Gaillot : l'Église se tire une balle dans le coeur ! Comme tout pouvoir, Rome est parfois tenté de tuer ses prophètes CLAUDE LEFEBVRE L'auteur est aumônier à la prison Parthenais.La nouvelle de la destitution par Rome de Mgr Gaillot comme évê-que d'Évreux a fait réfléchir bien des gens.Quant à moi, j'ai été amené à .penser, une fois de plus, que liberté et autorité sont en difficulté dans notre Église catholique romaine.La liberté, parce qu'on n'en use pas assez ; et l'autorité, parce qu'on en abuse.L'événement a provoqué des remous assez considérables en France, et a eu des échos dans plusieurs pays, l'espère bien que ce n'est pas fini.l'ai décidé pour ma part d'y mettre mon grain de sel.Non pas que j'aie une compétence particulière, comme les théologiens de carrière, par exemple, ou les historiens de l'Eglise.Mais, j'en suis de cette Église ; comme croyant d'abord et comme religieux-prêtre depuis 35 ans.Une chose s'avère certaine pour moi : mon coeur penche sans équivoque du côté de l'Évêque «délinquant ».C'est lui qui, dans cet événement, nourrit ma foi, témoigne pour moi de l'actualité de la Bonne Nouvelle, me donne le goût et le courage de rechercher la liberté des enfants de Dieu.Lui, et non pas Rome.Non, vraiment pas Rome.Je dois dire plutôt que Rome, en certaines matières, heurte ma foi, choque la représentation que je me fais de Dieu et de l'Homme et de leurs rapports.Et ce n'est pas d'aujourd'hui.L'enseignement officiel de l'Église en ce qui a trait à la bonne ou mauvaise conduite de l'Homme \u2014 ce que nous appelons la morale \u2014 affiche parfois à mes yeux un dogmatisme, une allure de certitude que ma conscience ne parvient pas à endosser.Qu'il s'agisse de vie sexuelle ou de vie sociale, économique ou politique, tous les humains, à ce qu'il me semble, ont à relever un commun défi : trouver les façons les plus humaines de vivre en accord avec leur temps et leur environnement.Nulle part, on ne détient des réponses toutes faites et infaillibles aux questions changeantes auxquelles doit répondre ^L'Homme, lui-même en constant deve-;«Qir.Le bonheur et du même coup le ^vrai et le juste pour l'Homme sont ob- * jets de recherche et l'expédition relè->ve de la conscience humaine personnelle et collective.Bien sûr, en se faisant connaître à 'Khumanité par voie de révélation ^dans l'histoire d'un peuple et particulièrement dans la personne de (ésus-^Christ, Dieu projette une lumière .«Qiestimable sur l'Homme lui-même et Oair son devenir.Cela, je le crois et je Me prêche avec ferveur.Mais Dieu ne ;tnous dispense pas de nos nécessaires Recherches, de nos incertitudes, de cette condition humaine que nous ^partageons avec tous ceux et celles qui ne connaissent rien de notre foi.et qui sont tout autant aimés de Dieu.En se faisant connaître à nous, Dieu ne nous retire pas notre liberté pour .nous soumettre à une loi écrite de sa >main.Cela, les Églises ont toujours tendance à le faire.au nom de Dieu.-\u2022D'ailleurs, elles y parviennent souvent, à des degrés variés.le ne suggère pas que le Magistère devrait se taire, alors qu'il a pour >fonction de guider le peuple chrétien.Mais il n'a pas pour cela à faire taire ~ - les autres.C'est une chose de parler à son toux et une autre d'accaparer la parole, de parler au-dessus de la tète ^ de tout le monde quand il s'agit de * ; conduites humaines où la responsabilité de tous les humains se trouve en-¦ gagée.À l'époque bienheureuse du ! concile Vatican II, j'ai suivi des cours \u2022'.sur la doctrine sociale de l'Église.«;Dans son introduction, le chanoine Régnier s'appliquait à nous faire com- * *»rendre qu'il n'y avait pas \u2014ou du inoins qu'il ne devrait pas y avoir de ?ty doctrine » sociale de l'Église ; qu'il ^s'agissait plutôt d'un regard sur les La destitution de Mgr Jacques Caillot donne à penser que liberté et autorité sont en difficulté dans l'Église catholique.réalités sociales à la lumière de la foi chrétienne.Une réflexion chrétienne sur des réalités temporelles.C'était l'attitude conciliaire.Mais les Pères du Concile s'en sont retournés chez eux.Progressivement, Rome a repris les choses en mains.L'attitude doctrinale a regagné du terrain.Un historien français a publié, il y a un certain temps déjà, un ouvrage qui a pour titre : Église, qu'as-tu fait de ton Concile ?On n'a pas à chercher la réponse, bien sûr ; elle s'affiche dans le titre.(.) Le Dieu dans lequel je crois, Celui pour lequel j'ai engagé ma vie dans la mission de l'Église au service du monde.Celui que parfois j'ai vraiment hâte de voir « tel qu'il est », ce Dieu-là, je le sais, a la passion de l'Homme libre.Un infini respect de l'Homme.lésus est venu dans le monde pour sauver le monde, non pas l'Homme d'outre-tombe seulement, mais celui de son temps et celui d'aujourd'hui.On attribue à Saint Irénée cette parole magnifique : La gloire de Dieu, c'est l'Homme vivant.Comment pourrions-nous parler du salut de l'Homme et d'Homme vivant sans parler de liberté ?L'Église s'est souvent battue pour la liberté, c'est vrai.Mais souvent aussi, il s'agissait de sa liberté comme corps social ; liberté de culte et d'intervention.Est-elle toujours aussi soucieuse de la liberté de ses propres membres et de la liberté de toute personne humaine ?L'histoire nous suggère que non.L'Église ne peut s'empêcher d'être le lieu d'un pouvoir.Tout pouvoir humain, qu'il soit civil ou religieux, doit être soumis à surveillance et à examen critique.Sans quoi il se pervertit et se tourne contre l'Homme.Apprenez, disait lésus, que le sabbat a été fait pour l'Homme, et non pas l'Homme pour le sabbat.Or, il faut bien constater que depuis Jésus lui-même jusqu'à ce jour, ceux qui ont critiqué le pouvoir religieux au nom du bien de l'Homme se sont souvent attiré les foudres du ciel, ou du moins de ceux qui prétendent les gérer.Leonardo Boff avait publié, parmi d'autres livres, Église, charisme et pouvoir.Il s'est fait écœurer par la Congrégation de la Doctrine.jusqu'à épuisement.Paul Valadier a publié récemment L'éloge de la conscience.Il est ce Jésuite que Rome a fait déloger de la direction de la revue Études.Et combien d'autres ! Ce qui est arrivé à Mgr Gaillot s'inscrit dans une longue et constante tradition.On peut penser, à la lumière de l'histoire, que l'Église, comme tout pouvoir est parfois tentée de tuer ses prophètes.Mais quand elle le fait, elle se tire une balle dans le coeur.On a fait reproche à Mgr Gaillot de ne pas respecter la collégialité.De faire cavalier seul.D'intervenir sur le territoire d'autres évêques sans leur demander la permission.Il y a beaucoup de vrai là-dedans.Par exemple, quand il s'est rendu auprès du président Aristide, en Haïti, peu de temps après l'élection de celui-ci.Mgr Gaillot, je le présume, n'avait pas demandé la bénédiction de l'évé-que de Port-au-Prince.Dans le pays, cinq évêques sur six ( ou six sur sept ) en collégialité avec le Nonce apostolique ne manifestaient que réticence à l'égard d'Aristide et devaient afficher plus tard une certaine complicité avec la dictature militaire.Un seul évêque, celui de Jérémie, Mgr Romelus, ne s'est pas montré collégial mais prophète.Il a dénoncé dans son propre pays comme sur diverses tribunes à l'étranger ce que les autres évêques savaient mais ne disaient pas : que le régime des militaires assassinait le peuple.Il aura témoigné du fait que la collégialité ne doit pas être considérée comme valeur absolue.La vérité et la justice n'emboîtent pas nécessairement le pas avec ceux qui marchent ensemble.Un jour peut-être, le peuple haïtien célébrera la mémoire de cet evêque qui seul parmi ses pairs, à rencontre de la politique vaticane, et au risque de sa vie, aura témoigné à leurs yeux \u2014 en ces temps de souffrance extrême \u2014 de la compassion et de la justice de Dieu pour les opprimés.Ce sont les dissidents qui ont sauvé l'âme des sociétés totalitaires et non les « maîtres à penser » aussi officiels qu'unanimes.Les gouvernements démocratiques ont autant besoin d'une opposition que d'une administration au pouvoir.Toute société a besoin que s'exerce en son sein une fonction critique.Cela vaut aussi bien pour l'Église que pour les sociétés civiles, mais semble beaucoup plus difficile à vivre dans l'Église que dans celles-ci.On dirait que l'Église éprouve beaucoup de réticence à se reconnaître vraiment humaine.Et plus elle s'en défend, moins son humanité est belle à voir.Coupures et culture : on tente de pratiquer sur nous une lobotomie MARIE DERUMIER le matin, en attendant mon auto-ions, j'ai remarqué une publicité affichée sur les flancs d'un autre autobus qui passait.On y voyait un sempiternel hamburger, entouré des mêmes sempiternels « frites and coke ».Un slogan soulignait le tout.Un slogan du genre : « Le goût de la différence ».Quelle différence?Us nous vendent tous le même nivellement par le bas : les chaines de fast-food qui rendent obèses, les banquiers, les grandes entreprises, les poiiiiciens.Nous sommes économiquement homogénéisés à l'américaine, à la Reagan ou, comme l'écrivait Gary Victor ( La Presse, 23 juin 1993 ), nous sommes broyés par la dictature du profit.Et nous allons dorénavant l'être aussi culturellement.Les nouvelles radio viennent de me confirmer que Radio-Canada sera amputée d'un bon tiers de son budget, ce qui, à la suite de coupures antérieures, menace sa survie.La province semble vouloir suivre le même chemin avec Radio-Québec, la mal aimée.Ma première réflexion est : ils sont en train de nous appliquer une lobotomie.Déjà, on oublie si souvent , au Québec, que s'il est indispensable de défendre la langue, cela ne sert à rien si on ne défend pas aussi la culture.Une langue, c'est seulement un instrument, une plume, un ordinateur pour exprimer une culture et l'alimenter de créations.C'est si vrai qu'on en arrive pour le moment à des aberrations : nos enfants baragouinent de plus en plus mal leur langue et empruntent des éléments culturels aux voisins parce qu'ils ne savent plus de quelle culture ils sont issus.Demandez-leur ce qu'ils savent de Molière, de Rostand, d'Yves Thériault ou de Michel Tremblay ?Si cela continue, cette culture là va mourir avec les 40 ans et plus.En dessous, ce sera le désert.Au lieu de corriger le tir, ou du moins d'essayer, on sacrifie les derniers arbres.Oui, Radio-Canada a des défauts; mais ce n'est pas une raison pour la supprimer.À ce compte là, il y a bien du monde que j'aimerais voir disparaître aussi ! Radio-Canada, c'est encore le gage d'une certaine qualité, d'une certaine éthique sur nos ondes.C'est encore un lieu de création, un lieu d'informations nationales et internationales, un lieu où le commercial n'a pas tout envahi en nivelant par le bas les qualités intellectuelles de ce qu'on nous présente.Il n'est pas vrai qu'on ne vit que d'argent et de boulots; on vit aussi d'idées, d'informations et de créations.Si tout cela fout le camp, nous ne serons plus que des humains asservis aux marchands ! La boîte aux lettres Dieu a-t-il une place dans notre société ?¦ Dans un article paru dans La Presse du 26 février dernier, Me Pierre Marquis s'interroge sur la pertinence de conserver des crucifix dans les salles d'audience des Palais de justice, d'autant plus que le serment sur la Bible a été remplacé par une déclaration solennelle.Également, il s'insurge des mots suivants que l'on trouve dans le préambule de la Charte canadienne des droits et libertés : « Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu.» Me Marquis considère que cette affirmation contredit les articles 2a ) et 2b ) qui reconnaissent à tout citoyen la liberté de religion et de culte.Donc, conclut-il, enlevons toute notion de Dieu afin de nous «c conformer à l'esprit du nouveau droit et de la nouvelle société que nous formons maintenant ».Que de discussions et d'études philosophiques et historiques soulèvent ces propos.Qu'on me permette quelques réflexions.Le Canada appartient à la civilisation judéo-chrétienne apportée par les deux peuples fondateurs.Les lois sont le reflet des moeurs, coutumes et croyances d'un peuple.Elles ne créent pas, mais consacrent des droits et obligations.Notre Code criminel, par exemple, reprend presque tous les commandements de Moïse.Dans la cause de O'Sullivan c.M.N.R., la Cour déclare que « la reconnaissance de la suprématie de Dieu dans le préambule de la Charte empêche le Canada de devenir un État officiellement athée ; elle ne l'empêche pas d'être un État laïque.Un État laïque ne s'occupe pas de religion, sauf pour empêcher les pratiques religieuses qui font du tort à autrui, physiquement ou mentalement, ou qui portent atteinte aux droits garantis par la Constitution ».Dans un État athée, il n'y a pas de religion.Comment alors introduire des articles qui accordent aux citoyens la liberté de croyance et de culte.C'est ici que naît la contradiction.Sur quelles valeurs allons-nous nous appuyer pour défendre le meurtre, le vol, le viol, et autres crimes.La Cour suprême a étudié ces problèmes et y a répondu partiellement.Que pensent nos voisins américains lorsque le Président des États-Unis termine tous ses discours importants devant le Congrès et le Sénat par ces mots « God bless America»?À une époque où la majorité des citoyens, catholiques ou protestants, croyaient à la Bible, il était acceptable de faire prêter serment à un témoin.En présence de la multiplicité des croyances, je suis d'accord qu'imposer cette procédure à un té?moin qui n'accepte pas la Bible enfreint sa liberté de conscience et de religion.Quant aux crucifix qui demeurent accrochés dans les anciens Palais de justice ( il n'en existerait pas d.ns les nouveaux construits ces dernières années ) ils n'imposent rien à personne.Us rappellent simplement nos origines chrétiennes.Devrait-on enlever la croix de Gaspé, celle du Mont-Royal et toutes les autres qui sont encore aux croisées de nos chemins de campagne ?Un problème pour la Commission des monuments historiques.Est-ce Victor Hugo qui a écrit : «c Liberté, que de crimes on commet en ton nom » ?Carrier FORTIN avocat Caro et pôpa.dans une scène inoubliable.Deux réserves au sujet de « La Petite Vie » ¦ Nous regardons avec plaisir « La Petite Vie », dont les interprètes sont excellents.J'ai toutefois deux réserves à faire au sujet de cette émission.La première a trait au langage de Caro envers ses parents, surtout son père : par ses propos, elle fait montre d'un manque total du respect le plus élémentaire.La deuxième a trait au patois que Ti-Mée utilise à tout propos : baptême f Si l'émission était diffusée à une heure plus tardive, cela aurait moins de conséquences.Mais, à une heure de grande écoute comme 19 h 30, les enfants regardent et écoutent la télévision.Quel mauvais exemple pour eux ! Faut-il blâmer Claude Meunier ou notre télévision éducative, Radio-Canada ?Michelle PHANEUF Saint-|ean Pour les petites cervelles ¦ D'après le plus récent relevé BBM, plus de trois millions de téléspectateurs regardent l'émission « La Petite Vie », soit à peu près la moitié du Québec.Quand je vois ces chiffres, j'ai presque envie de pleurer sur notre sort.Regarder cette émission, c'est comme s'injecter une bonne dose de bêtise toutes les semaines.Avis aux étudiants en médecine : il y a de l'argent à faire en psychiatrie au Québec.Patrick GIRARD Chomedey-Laval une héroïne bien discrète ! ¦ Le dimanche 5 mars.Madame Ca-role Thibodeau nous a offert en cadeau dans La Presse le portrait d'un être dépareillé : le docteur Shirley Fyles.Dans ce monde d'indifférence et d'égolsme où nous vivons, soudain nous arrive un parfum de générosité, de délicatesse et de discrétion.Au nom de tous ceux à qui vous apportez votre présence chaleureuse, la tendresse de vos gestes, la douceur de vos mots, merci Docteur Fyles ! Cependant, il me fait mal à penser que vous devez visiter vos amis malades, d'est en ouest, du nord au sud, en utilisant le transport en commun.Nos hommes politiques, nos ambas- sadeurs sont véhiculés en limousine.Ainsi ils épargnent temps et énergie.Serait-ce un rêve impossible de croire que les grands financiers de ce monde vous fournissent chauffeur et automobile pour vos visites humanitaires ?C'est un voeu égoïste, car vous auriez ainsi plus de temps à consacrer aux autres.D'ici à ce que mon souhait devienne réalité, je vous remercie Docteur Fyles.Et que la sérénité et l'enthousiasme qui vous animent, continuent de vous habiter.Thérèse WTLHELMY Lachenaic I LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 19 MARS 1995 b 3 LIVRES La fin de la littérature française ?L'interrogation de Jean-Marie Domenach, entre le plaintif et le scrogneugneu.renaud matignon Le Figaro litérairc PARIS ¦ Jean-Marie Domenach n'est pas content.Le monde moderne le désole.Il est bien vrai qu'il a sujet de se plaindre.Le croissant à deux sous a disparu, avec les adolescents respectueux des vieilles dames et le cri joyeux du rémouleur dans les rues pavées, les romans sont monotones et M.Domenach lui-même est un peu cho- Il vient d'en faire un livre, qui suscite quelque bruit, et qui donne libre cours à un sombre pressentiment : on pourrait bien assister au Crépuscule de la culture française.Il est vrai que M.Domenach nuance son titre d'un point d'interrogation, comme s'il doutait de cette mort prochaine, et que la venue d'un prêtre n'a jamais tué un malade, mais enfin, les derniers sacrements ne sont ; jamais signe de santé.M.Domenach n'en démord pas: la France n'est plus ce qu'elle était.I Un roman de l'ennui ?Le premier reproche de M.Domenach s'adresse à ce qu'il appelle le système.C'est un mot confus pour désigner la confusion, et qui présente l'inconvénient de rendre .confus celui qui la dénonce.M.Domenach stigmatise notamment la surabondance de publications littéraires.Près de 400 ouvrages réputés romanesques paraissent en moyenne chaque année en France.La chose est-elle si nouvelle ?Le dix-septième siècle, dont nous n'avons retenu que le jardin bien rangé où trônent Racine, Molière et La Fontaine, fut prolifique et désordonné comme un chien fou, et tout enivré de bergeries, de ROBERT SABATIER Le roman va bien ¦ Non, pas du tout.Bien au contraire! Il y a actuellement un retour à l'idée de narration et je suis ravi, chaque année, de voir arriver de nouveaux romanciers qui apportent vraiment beaucoup d'espoir et de très bons premiers romans.le suis sûr que ceux qui annoncent cette décadence ne sont pas très au courant et ne lisent pas beaucoup.pastorales et de récits burlesques que le temps laissa retomber comme se dissipent les griseries.Les revues les plus prestigieuses des années 30, consultées aujourd'hui, conservent encore la trace de déférences incongrues pour des auteurs que Morand, Bernanos et Giraudoux ont fait oublier.On consent que les Morand, les Giraudoux et les Bernanos en question ne soient pas actuellement légion.Mais on rendra cette justice au temps qu'à défaut de retenir les noms qui s'imposent, il n'a pas son pareil pour oublier les autres.M.Domenach en arrive même à déplorer que les histoires de la littérature moderne soient trop volumineuses.Ainsi a-t-il eu la singulière idée de peser un manuel des Éditions Nathan; il pèse 1,750 kg, ce qui accable M.Domenach.Qu'il se rassure, cette mauvaise graisse n'aura qu'un temps.Au contraire des gourmands, la postérité a tendance à maigrir.C'est dans l'étude des oeuvres elles-mêmes que M.Domenach laisse paraître l'imprécision et la sympathique indigence de sa nostalgie de grandeur.Le roman d'aujourd'hui, dit-il, est ennuyeux.Fort bien.Encore faudrait-il, s'il y a quelque consistance dans cette généralité, cerner ce qu'est cet ennui, et distinguer ce qui revient à l'écrivain et ce qui exprime l'époque.Le siècle n'est pas responsable de l'ennui que dispensent Marguerite Duras ou Alain Robbe-Grillet.Qu'une société, qu'un paysage intérieur, dont le regard et la parole se sont comme fissurés, sécrète l'ennui à la fois comme un refuge et comme un vertige, n'est peut-être pas dénué de sens, Il n'est même pas absurde de concevoir, pour un temps pro- Considérez-vous, comme Jean-Marie Domenach, que le roman français est en décadence?Propos recueillis par Bruno Corty J.-P.DE BEAUMARCHAIS Renaissance ! ¦ Non, je crois même, au contraire, à une certaine renaissance à partir de la littérature francophone et de gens comme Patrick Chamoiseau ou Marie N'Diaye.Notre salut vient de ce métissage de la culture, de la langue, des formes.Depuis très longtemps en France, depuis Molière, la présence des doctes est très importante et nous avons été plus que d'autres, soumis à des écoles, des règles, des principes.Les instances de régulation des lettres qui ont beaucoup pesé sur notre littérature sont en train de s'effacer.Nous découvrons une certaine liberté et des gens comme Rouaud, Djian participe au renouvellement de la langue.C'est très important car le roman ne doit pas être la chose des professeurs.chain, un roman qui serait le roman de l'ennui \u2014 un peu comme L'Éducation sentimentale fut le roman de l'ennui du siècle précédent.Mais il faudrait, pour détecter cette géologie du langage et de la sensibilité, une autre rigueur que celle de M.Domenach, lequel est un peu ronchon pour donner toute sa clairvoyance à cette exploration.On veut bien que la réalité ait disparu du roman.Mais qu'est-ce que c'est que la réalité?Et si elle avait, elle aussi, pris des vacances?Et si la littérature était autre chose qu'une reproduction du monde?On veut bien aussi que l'orgie sesxuelle soit une chose monotone.Mais dans quels livres d'aujourd'hui M.Domenach trouve-t-il des orgies sexuelles?On veut bien que les meules de foin peintes par les impressionnistes aient disparu.Mais Monet existe-t-il grâce à la meule de foin \u2014 ou la meule de foin grâce à Claude Monet ?Tout cela est, on le voit, hâtif, contradictoire, entre le plaintif et le scrogneugneu et bien platement exprimé.On glane certes çà et là quelques vérités fortes: que le roman est «éminemment démocratique», ce qui ne veut pas dire grand-chose, que «le roman était inconnu, jusqu'à ce qu'il apparaisse», ce qui est indiscutable.On donne acte à M.Domenach que M.Sollers n'a pas toujours raison, mais cela n'est guère nouveau puisque M.Sollers affirme tout et son contraire; on ne réfute pas un calamar.Et on concède, au combat de M.Domenach pour la bonne vieille diligence contre le TGV, à défaut de profondeur, un pittoresque attendrissant.LE CRÉPUSCULE DE LA CULTURE FRANÇAISE ?.Jean-Marie Domemach.Pion, Paris.1995.209 pages.FRANÇOIS NOURISSIER Inflation ¦ |e n'ai pas reçu le livre de lean-Marie Domenach mais je suis au moins d'accord avec lui sur un point : on publie trop et l'inflation va forcément avec une baisse de qualité.S'il y avait de plus en plus de bons livres cela se saurait.En plus de l'inflation, qui est une maladie de l'édition, le roman souffre de la manie du laboratoire ou de l'intimisme.L'une ou l'autre ne facilite pas le traitement des grands sujets.Il est en fait que la plupart des romans qui se publient ne traitent pas des mouvements de fond de la société, de l'Histoire: on est plus à la surface des choses que dans leur géologie.|e crois ensuite qu'il y a une baisse de l'attention à la forme de la part des auteurs comme de la part des éditeurs.Ces derniers reçoivent des textes souvent de moins en moins travaillés et ne prennent pas le soin eux-mêmes de les retravailler ou de les corriger.De sorte qu'on a l'impression qu'il y a un certain je m'en fichisme qui règne dans le domaine de la forme, de l'écriture, du style et que cela contribue à l'impression d'affaiblissement de la création.\u2014- im)\\ii.\\m:ii le cképusom de la cum m française ?ANCELO RINMJH Débat réjouissant ¦ Toutes les époques se sont trompées sur elles-mêmes, il est probable que la nôtre imitera les précédentes.La mort du roman français, c'est ce que dans l'argot du journalisme on appelle un marronnier; il refleurit à date fixe.M.Domenach vouerait retrouver ce qu'il a aimé à vingt ans, c'est de son âge et c'est humain.Vers 1936, Mal-roaux, à qui je ne compare pas M.Domenach, soutenait que Proust \u2014 Proust à peine enterre, à peine admis hors du cénacle des initiés\u2014 avait déjà fait son temps.Comme en toute chose il y a un aspect positif, que le sort d'un genre littéraire provoque le énième débat national me semble somme toute réjouissant.L'intervention de l'État dans la culture : des effets pervers ?Trois-Rivièrcs ¦ Dans un tel lieu \u2014 un salon du livre\u2014, la sortie de Daniel Pinard a fait son petit effet.«Il se publie ici, au Québec, des romans qui ne seraient publics dans aucun autre pays au monde.Ces livres \u2014 au travers desquels se glissent de temps à autre des chefs d'oeuvre qui, souvent, ne sont même pas recensés par les médias!\u2014 encombrent littéralement les librairies.» Explication?«11 se publie n'importe quoi parce que le gouvernement subventionne l'édition au nombre de titres publiés \u2014je ne me rappelle pas des technicalités exactes mais c'est ainsi \u2014, ce qui ne dessert pas l'intérêt public».Les chiffres sont les suivants.L'Annuaire 94-95 de l'édition au Québec recense 196 éditeurs.En 1994, ceux-ci ont publié près de 3700 titres, destinés à une population francophone de 5,5 millions d'âmes.En France, il se publie annuellement quatre fois plus de nouveaux titres ( 17000), mais pour une population dix fois supérieure; aux États-Unis, quinze fois plus de titres (55000) pour un lectorat 45 fois plus dense.L'État et la culture L'auteur des Pinardises ( livre de recettes et propos culinaires qui a largement dépassé les 40000 exemplaires et apparaît sur toutes les listes de best-sellers) participait, le week-end dernier, à une table ronde regroupant une demi-douzaine d'auteurs, au Salon du livre de Trois-Rivières; le Salon a obtenu un succès record, à ce point que l'on songe à le transporter l'an prochain dans un hall plus grand que celui du Centre des congrès de l'hôtel Delta, où il avait lieu cette année.Convoqué sur le thème de La culture au quotidien, le débat-conférence a rapidement et prévisiblement dévié sur celui de l'intervention de l'État dans le domaine de la culture.Lancés sur cette piste, quelques-uns des intervenants ont sacrifié aux conbsidérations de rigueur en pareilles circonstances (la télé débilitante, le bon vieux téléthéâtre Alcan, Les belles histoires des pays d'en haut, l'envahissement US, la dictature du marché et tutti quanti).Mais de façon assez surprenante \u2014et réjouissante\u2014 on est aussi allé un peu plus loin.Et c'est Daniel Pinard qui a certes piloté cette entreprise de franc-parler \u2014il avouait il y a quelques semaines dans une entrevue relayée par la Presse canadienne: «Je dis tout, mais avec pudeur».En effet, animateur à Radio-Québec et chroniqueur à la radio de Radio-Canada, Pinard a néanmoins regardé avec lucidité des difficultés de la télévision publique.«La situation est pénible à Radio-Québec, l'aurais cependant souhaité que la boîte ait un peu de vision avant d'en arriver à l'impasse actuelle.Le gouvernement a un peu raison lorsqu'il dit à Radio-Québec: vous faites du TVA de mauvaise qualité, et trop cher en plus.» Tout en admettant le strict état de nécessité dans lequel se trouvent les créateurs québécois, les écrivains Jacques Bisson nette et Pierre Caron ont manifesté le même type de perplexité face à l'intervention de l'État dans la culture.«l'en ai contre le fait qu'on attende autant du gouvernement : je ne veux pas que ce soit lui qui vienne régir ma culture», a par exemple lancé Piere Caron.Daniel Pinard a conclu: « )e serais très content, en fait, que les subventions à l'édition diminuent: il y aurait moins de mauvais livres de publiés.Mais les bons livres disparaîtraient-ils en même temps?.» ÉDITIONS ftffNÉMOSYNE < ce t- O Cl as fi Une vie entre ciel et PÉE LACHAPELLE PAR MARCEL OUBÉ PHOTO : JEAN-FRANÇOIS BÉRUBÉ ¦ I llfV Éditions Art Global, \u2014 384, avenue Laurier Ouest, Montréal, Québec H2V 2K7 Tél.: 272-6111 d'art, livre d'artiste, biographie, littérature générale, CD-ROM interactif < Les belles phrases Le spermatozoïde harceleur « La loi italienne prévoit comme chef d'inculpation I induction, c'est-à-dire non pas de forcer le désir de l'autre, ni même la séduction, mais le seul fait d'induire son consentement par quelque geste ou signe que ce soit.Il faudrait d'ailleurs, dans la même veine, mettre le spermatozoïde à l'index, car son effort pour pénétrer l'ovule est bien le prototype du harcèlement sexuel.» |EAN BAUDRILLARD.dans Le Crime parfait ( tes Éditions Galilée, 1995).Viêt-nam : les lettres doivent demeurer une affaire d'État Agence France Presse HANOI ¦ Les écrivains vietnamiens ont terminé les travaux de leur Cinquième congrès national avec i élection d'un comité exécutif de cinq membres dirigé par le vice-ministre de la Culture.Nguyèn Khoa Dièm.M.Dièm.qui est également secrétaire général de l'association des écrivains vietnamiens (AEV), remplace M.Vu Tu Nam.Les travaux du congrès ont été marqués durant trois jours par la directive du secrétaire général du Parti communiste, Dô Muni.qui.dès la séance inaugurale, a déclaré sans ambages que la littérature et l'art devaient rester sous le contrôle du régime et que «la liberté de création littéraire et artistique doit servir le peuple».Pour sa part, M.Vu Tu Nam a déploré le «manque de talent» et la conception «erronée » de certains écrivains sur le renouveau du pays en estimant que la «qualité de la création n'est pas toujours à la hauteur d'une véritable littérature» dans la période d'après-guerre.«Les écrivains doivent être responsables devant la population et préserver le caractère national de la littérature vietnamienne», avait-il déclaré en les appelant à se renouveler pour s'adapter aux problèmes inhabituels d'une économie de marché.Après avoir bénificié d'une certaine libéralisation à la fin des années 80, les autorités ont récemment renforcé leur contrôle sur les intellectuels vietnamiens.La presse étrangère n'a pas été invitée au congrès.Une culture marchande ne reflétant que l'immédiat SUITE DE LA PAGE B1 Pas plus donc qu'on ne peut se quitter, on ne peut quitter son pays.On reste habité par l'un et l'autre.Et puis, on n'a vraiment qu'une vie.Le personnage aura beau acquérir une conscience aiguë de ce que la vie a de provisoire, il est porté, malgré la mort ou à cause d'elle, qui discrètement et de loin encore lui fait signe, à répondre, dans l'instant il est vrai, et sans illusions, à sa curiosité et à sa gourmandise.Homme de langage, il ne peut se contenter de vivre au rythme de la nature.Il va sans cesse à la rencontre des autres, des femmes surtout ; renonçant ou croyant renoncer à ce qu'il a été, il ne renonce pas pour autant à l'illusion amoureuse.André Major réfléchit sur l'idée de «vie provisoire»: «À travers une illustration individuelle, je pense que ça recoupe ce que j'observe depuis des années et qui définit même notre approche de la culture.Quand on pratique le culte du provisoire, ou qu'on s'y résigne, on vient de renoncer à tout rêve, à toute projection dans l'avenir.» Mais cela ne nous dit pas grand-chose du projet littéraire de l'écrivain.À vrai dire, il ne semble pas en avoir.Homme que les situations conflictuelles gênent, il se contente longtemps d'observer la vie autour de lui, et en lui sans doute.Vient un moment où cet homme paisible éprouve le besoin de transcrire dans une oeuvre littéraire les conflits qui sont le sel de la vie en société, familiale ou collective: «Si je ne le fais pas, ça me mine, le pourrais toujours me taire, mais pour un écrivain, je pense, se taire, c'est mourir.» Peut-être, mais on peut écrire pour dire peu, écrire dans le le provisoire, justement: «On a maintenant une approche de la littérature très technicienne, dit André Major.On produit des li; vres sans littérature et ce qui me trouble le plus, c'est que les livres les plus médiatisés sont souvent les livres les moins porteurs de quoi que ce soit.Ce sont des produits, des fabrications.\u2014 Et quand le gouvernement va laisser tomber le culturel, après le social, tout va s'écrouler?\u2014 Oui, j'en suis certain, parce que la vie culturelle au Québec est sous la tente d'oxygène.11 est vrai que le bassin de population est faible ; il est vrai surtout que chez nous la culture est séparée de la vie.l'aimerais mieux que la culture soit banalisée et que ce ne soit pas un événement quand on entend quelqu'un, dans les médias, dire autre chose que ce que tous disent.Notre société ne veut plus se regarder en profondeur, elle ne veut d'elle-même que des reflets superficiels.\u2014 Et si quelqu'un ose quand même?\u201411 est rejeté, parce qu'il ramène sur le tapis les vestiges d'un monde qu'on pense devoir disparaître.Tout se passe comme si la culture ne devait refléter que l'immédiat, que ce qui arive aujourd'hui.On veut oublier le passé, peut-être parce qu'on a peur de comparer.» LA VIE PROVISOIRE.André Major.Éditions du Boréal Montréal.1995 238 pages Andréa Richard, une ex-religieuse, raconte son aventure amoureuse avec un évêque PIERRE VENNAT ¦ Pour ceux qui suivent de près la vie religieuse, Andréa Richard est irès connue en Mauricie.Fondatrice du Centre de Prière l'Alliance de Trois-Rivières, elle a oeuvré durant une vingtaine d'années dans le mouvement charismatique et publié pas moins de quatre ouvrages chez Bellarmin, une maison respectée dans le domaine de l'édition religieuse.Au point que lorsqu'elle a lancé, il y a quelques jours, son autobiographie.Femme après le cloître, publiée par le Méridien, son nom s'est retrouvé à la une du quotidien local, le Nouvelliste, tant ses propos étaient percutants.Même que l'équipe du Point s'est amenée au Cap-de-la-Madeleine interviewer l'évéque-cardinal de Montréal, Jean-Claude Turcotte, qui s'y était rendu réfuter certains des propos d'Andréa Richard sur les relations amoureuses clandestines de certains membres du clergé.Le légalisme ultramontain et janséniste C'est que, jusqu'ici, Andréa Richard, ex-religieuse, conférencière connue et animatrice de divers mouvement à consonnance religieuse dans différents milieux du Québec, du Nouveau-Brunswick, de l'Ontario et même en France, était perçue, nous apprend son préfacier, comme «une sorte de Jeanne d'Arc qui conduit son peuple vers la victoire».Si son autobiographie n'avait consisté qu'à dénoncer le contrôle légaliste du catholicisme qui conduit aux pires aberrations, son livre n'aurait jamais eu le retentissement qu'il connaît.Bien sûr, surtout quand on oeuvre à titre officiel en milieu catholique en tant que conférencière devant des groupes qui se précoccupent de questions spirituelles, il faut un certain courage pour dénoncer «ce légalisme ultramontain et janséniste».Bien sûr aussi, son livre vise, du moins c'est ce qu'elle affirme, à avertir les gens que les structures des communautés religieuses sont aussi aberrantes que les sectes religieuses qu'on dénonce actuellement dans les médias.Mais ne tournons pas autour du pot.Andréa Richard fut la maîtresse d'un évêque catholique québécois, décédé au début des années 90 et elle raconte ses ébats avec le prélat en long et en large dans plusieurs pages de son ouvrage.Qu'on en juge: «Nous passâmes des heures à parler, entrecoupant notre conversation de longs baisers et de caresses.Et la nuit vint.Enfin nus, dans les bras l'un de l'autre, nous nous abandonnâmes à la découverte de nos corps dans une lente exploration qui nous ravissait».Ou encore: «Nous fîmes l'amour comme on se glisse sous une douche chaude dont on apprécie les bienfaits».Aussi est-ce un peu étonnant de lire ensuite ces lignes quelque peu surprenantes dans le contexte: «Je voyais en lui l'homme, mais aussi sa part bien divine.L'Église ne dit-elle pas que les évéques sont les véritables successeurs des apôtres?Sa vie n'était-elle pas conforme à celle des apôtres qui avaient des femmes et des familles?» Peut-être.11 ne nous appartient pas de juger l'auteure.Mais il est loin d'être certain qu'en étalant ainsi sa vie privée sur la place publique elle réussisse à convaincre l'Eglise d'évoluer.Car les chrétiens qu'elle veut rejoindre sont-ils friands, en général, des récits de couchette impliquant des évéques?.Andréa Richard souhaite, en épilogue de son livre, que nombreux soient ceux qui auront le courage de parler haut et fort, «plus fort que le mouvement intégriste qui, lui, a le verbe haut et qui empêchera non seulement une évolution souhaitable à l'intérieur de l'Église, mais deviendra un fabricant de fanatiques».FEMME APRES LE CLOITRE Andréa Richard Editions du Méridien et Editions de lAcadie.Montréal.1995 350 pages.« Je voyais en lui l'homme, mais aussi sa part bien divine.» Le regard neuf d'une jeune génération de chercheurs sur le llle Reich SX Xttivrri » ; et //< sociétéatletrumdi Y.4 terni CLAUDE MARCIIL collaboration spéciale ¦ Publié en Allemagne dans une collection de poche, le livre de Norbert Frei était dès l'origine destiné à une large audience.Ce livre s'est imposé à l'étranger comme une des meilleures synthèses sur l'État hitlérien, fondé sur les travaux les plus récents des historiens alllemands et anglo-saxons.Grâce à cette nouvelle version, enrichie et adaptée, on se familiarise avec des analyses qui ont entièrement renouvelé l'histoire du llle Reich et on découvre le regard neuf qu'une jeune génération de chercheurs (l'auteur est né en 1955) porte sur cette époque.Dense et documenté, ce livre offre à la fois le récit de quelques événements clés et une problématique d'ensemble sophistiquée.Il restitue au mieux la complexité d'une période tragique qui reste toujours un défi lancé à tous les historiens.Cette synthèse commence avec-une description dramatique de la «nuit des longs couteaux» qui donne l'esprit de l'époque.Craignant que les critiques conservatrices pourraient persuader l'Armée de se rebeller contre lui, Hitler a décidé d'éliminer la source principale de leurs peurs, le leaderhip louche et homosexuel des S.A.L'«Opération oiseau-mouche» amènera les escouades de la mort des S.S.dans un hôtel de Bavière pour liquider les ieaders de la S.A.pendant qu'à Berlin, des représentants de l'opposition conservatrice étaient tués dans une opération ressemblant à celles de la mafia.Ayant introduit le lecteur dans cette nouvelle façon de gouverner une société industrielle, l'auteur retrace le processus nazi de coordination et de consolidation: la rapide démolition des libertés fondamentales et des sources potentielles d'opposition, la terreur, les mesures populistes et les grandes promesses sociales et politiques.L'auteur est particulièrement convainquant sur l'impact du régime nazi auprès des médias et de la culture populaire.La troisième partie du livre est consacrée à la phase de radicalisa-tion commençant avec le début de la Deuxième Guerre mondiale.Ici l'auteur nous éclaire sur la tentative monstrueuse du national-socialisme de refaire la société selon des critères biologiques.La politique comme le remarque Frei, devint une branche de l'épi-démiologie.Ses remarques, en conclusion, sont édifiantes: «La rationalité technique et l'efficacité ont été les valeurs absolues dans ce monde mort et technocratique.Le barbarisme portait les habits du modernisme».Bref, une bonne introduction, intelligente, bien écrite, bien informée, de la société hitlérienne.L ETAT HITLERIEN ET LA SOCIETE ALLEMANDE.1933-1945 Norbert Frei Editions du Seuil.Paris.1994 51 95$ La saga des sorcières Mayfair: la suite du « Lien maléfique » SONIA SARFATI collaboration spéciale M L'heure des sorcières sonnera bientôt : cette suite du Lien maléfique, de la romancière américaine Anne Rice, arrivera cette semaine en librairie.Un roman très attendu.Qui ne décevra pas.une fois les premiers chapitres apprivoisés.Car il s'est écoulé trois ans de- RÉGINALD MARTEL A AIMÉ : iOLÉ! PLUME LATRAVERSE U L E Ce roman, qui est une \\ critable cour des miraculés, est également une reflexion hilarante sur la littérature et ceux qui la fréquentent.«Grâce à son extraordinaire inventivité verbale, l'écrivain l'affiche sans cesse à la pesanteur des choses.Son baroquisme a quelque chose de.classique, de rigoureux (.) guand M.Latraverse s'attaque à la langue française, pour lui faire sortir tout son jus, ce n'est pas un pétard mouillé.h Kcginald Martel.Lu Presse -.-.\"i v-v jf -J» -» \u2022« -w* LA PETITE MAISON V±D eaïueur DE LA GRANDE LITTERATURE puis la publication du premier volet de la saga des sorcières Mayfair.Et la mémoire étant ce qu'elle est, bien des lecteurs auront oublié certaines facettes des intrigues et quelques-uns des très nombreux personnages du volumineux Lien maléfique.Le simple fait d'ouvrir L'heure des sorcières ne parviendra pas à faire ressusciter instantanément tout cela.Anne Rice s'en charge toutefois, fort habilement, au fil des pages.Au bout de quatre ou cinq chapitres ( ils sont très courts), le puzzle est reconstitué.Et la lecture devient passionnante.Normal, Anne Rice étant, à sa manière, une puissante sorcière.Elle a ensorcelé des milliers de personnes avec ses «Chroniques des vampires» \u2014 et ce, bien avant que Tom Cruise n'y mette son grain de sel en incarnant Lestât dans Entretien avec un vampire.de Neil lordan.Après s'être empêtrée dans les bandelettes de La momie (un mauvais moment à passer!), la romancière américaine a étendu son pouvoir à d'autres amateurs de littérature fantastique, en donnant le jour aux sorcières Mayfair.Des couleurs et des matériaux différents L'heure des sorcières commence quelques semaines après la conclusion sanglante du Lien maléfique.On se souviendra (peut-être.i que dans les dernières pages de ce livre, Rowan, héritière de la dynastie Mayfair, donnait naissance à un être «habité» par Lasher \u2014le démon qui, depuis des siècles, s'attache aux pas d'une sorcière Mayfair par génération.La plus puissante, bien sur.Le démon atteint donc son but : ^incarner.Ce qui n'est pas sans rappeler le désir de.Lestât le vampire \u2014qui, rappelons-le, par- vient temporairement à devenir chair dans Le voleur de corps.Anne Rice brode donc sur une trame semblable.Mais elle utilise des couleurs et des matériaux totalement différents.Et obtient un bien meilleur résultat avec L'heure des sorcières, dans lequel elle révèle pourquoi et comment Lasher parvient à ses fins.Rebondissements, donc, au programme.Et flash-back .qui amène le lecteur au Moyen-Âge, dans les Highlands.Plus de mysticisme, ici, que de sorcellerie comme telle, contrairement à ce qu'on avait pu lire dans les retours en arrière du Lien maléfique.Pour ce qui est du présent.L'heure des sorcières suit les démarches de Michael, le mari de Rowan, qui tente de retrouver son épouse.Aidé en cela par la «tribu» Mayfair, le fantôme de l'oncle lulien et Aaron Lightner, le représentant du Talamasca \u2014 un groupe mystérieux.qui le devient encore plus.Malgré quelques longueurs ( moins toutefois que dans Le lien maléfique), une intrigue moins appuyée sur la sorcellerie, une traduction parfois maladroite et un bon nombre de coquilles.L'heure des sorcières.sonnera plus d'un amateur du genre.Et si, contrairement au Lien maléfique, ce roman n'exige pas une suite (la boucle est bouclée, adroitement et non sans surpri-se«0.ln * l >~\\ i uiiii / Scully (22:45)\tp_~-» ¦ \u2022-¦ » Oûuil ko.toi 1 Cinéma / HENRI V (2) (23:45)\t\twm mm 9J Le TVA\tJ.E./ Call Girls; fausse représentation; CN vs locataire\t\tCinéma / DOC HOLLYWOOD (5) avec Michael J.Fox, Julie Warner\t\tL Evénement / Le conflit Canada - Espagne\t\tVie des gens riche et.\tLe TVA & le TVA Sports\tLoteries (2340)\tOOOt CD CD OI15I17 0C W30 24 45) (3ÔÎEB CD L) 13 ŒD Cî3> (3D 7 Œ> CE) (3®r 6 (3) La Dictée des Amériques RoboCop Magical World of Disney Puise Newsline News ABC News News CBS News News.ght CBS news Travel, Travel L.LaPierre ABC News Simpsons ABC News seaQuest.gardien des océans Road to Avonlea Funniest Home Videos Billy Graham Crusade Funniest Home Videos Emergency Cail CBS news News Pub News 10 NBC News Bailey s Smart Exercice ozoo) 60 Minutes Earth 2 Vivement dimanche! / Hosanna Sonia Benezra spécial dimancne / Spécial Bleu Poudre To John with Love Cinéma / LA GUERRE A SEPT ANS (3) avec S.R.Edwards, S.Miles (21:45) 1 Défi de L'Afrique cm soi Cinéma / ALIEN 3 (5) avec Sigourney Weaver.Charles S.Dutton Tracey Ullman: Takes on New York Sunday Report Venture (22:25) / Nation's Business (22:55) The New Adventures of Superman Billy Graham Crusade New Adventures of Superman Murder.She Wrote seaQuest DSV Placido Domingo: A Musical Life Cinéma / MY BROTHER'S KEEPER avec John Lithgow.Ellen Burstyn CBC News Sunday Night CTV News Cinéma / BETRAYED: A ST0RY 0F THREE W0MEN avec Meredith Baxter.Swoosie Kurtz Cinéma / MY BROTHER'S KEEPER avec John Lithgow.Ellen Burstyn Cinéma /ED McBAINS 87th PRECINCT: LIGHTNING avec Randy Quaid.Alex McArthur The Lawrence Welk ShowThen and Now(1749) Cinéma / THE QUIET MAN (3) avec John Wayne.Maureen O'Hara 07:i0) Newsweek Fourth ReadingjJourneys 60 Minutes Battlefield / Battle of France 2 Dictée des Amériques A&E BRAVO CANALD DISC.FOX FOX(Ont) MP NW RDI RDS SE TMN In Search Of Ancient Mysteries Documentary / Malcolm Lowry Objectif aventure Discovery s Outer Limits Baywatch M.A.S-H Fax World News Musique Video Schlesinger Le Point de presse Bateau moteur En chute.Sports 30 FlOW (19-40) Kilomètre-heure Sunday & discovery Encounters: The Hidden Truth Spécial Roch Voisine The Wagner Gala Kiri: Her Greatest Hits Live (2018> Glenn Miller's (21:45) Cinéma / THE STING (3) avec Paul Newman.Robert Redford Murder.She Wrote Buccaneers (2/5) Dim.classique / A.Sandoval Cinéma / ABANDONED & DECEIVED avec L.Uughlin.G.Clapp Human EdQe / Hidden Children News Le Grand Journal (2329) Sports (23:35) Provincial Affairs Puise 30 16 24 45) 30 EQ CD CD Nightline Sports (23 20) Star Trek: Voyager News CBS News News ET Space.(23:15) Rescue 911 Time to.Sightings News Pub (23 35) Great Performances (22 50) Eastenders (2312) Week.(2255) Global News Imprint Cinéma / POUIC-P0UIC (4) avec Louis de Funw Plaisir de lire Mysteries of the Bible: Who Wrote the Bible?Visual Arts Visual Arts / Hecklers Viva: dinosaures (2/4) Cinéma / ORCHESTRA.FlOW (22 42) Jazz en deux temps / Liberty Street Blues - Jack de Johnette Discovery's Sunday Showcase On Demand The Simpsons The Crrtic Musique Vidéo On the Line with Patrick Conlon Monde ce soir Griffe the 5th estate Grands Reportages / My Laï Championnats du Monde de ski nordique Le Concierge (18 25) TSN TV5 YTV CANAUX BODha! (17 15) Golf Sportsdesk Ltcole des fans / Visions Rupert 18 h 00 Destructoe Tennis Marned.with Children Dream On The Nature of Canada Platypus Man Roseanne Pig Sty M-A.S-H QuébecPlus The National Le Téléjournal The Passionate Eye /1 Am a Promise Scully RDI Snooker Benson & Hedges J'ai connu Hemingway Mémoire vivante Rallye Grenade-Dakar Wall Street Sports Inside E.0Ï1 8 ce 7 8 r 5 10 r 32) Panorama Caroline's Comedy Hour Cinéma/ALLEGRO.Cinéma / L'ENFANT DE.Sunday an Bapi^te * Rendez-vous en France dans le berceau du Cinématographe au Pays des Lumière d'après AFP et Rtuter LYON ¦ Des cinéastes des quatre coins du monde ont convergé ce week-end en France sur Lyon ( centre-est ) pour célébrer le premier coup de manivelle de Louis Lumière qui, il y a cent ans, a donné le coup d'envoi du cinéma mondial.Le maître de cérémonie, Bertrand Taver-nier, président de l'Institut Lumière, à l'origine de cet hommage, a inauguré samedi l'exposition « Au pays des Lumière » consacrée aux pionniers du cinématographe.À son appel ont répondu des réalisateurs comme le vétéran américain André de Toth qui, à plus de 80 ans, a fait le pèlerinage depuis Los Angeles et visitait l'exposition en chaise roulante, Mrinal Sen, venu d'Inde, ou Carlos Diegues du Brésil.Profitant d'une éclaircie et d'un coin de ciel bleu, ils se sont retrouvés dans les jardins à deux pas du « Hangar du Premier Film », enveloppé de voiles blancs, qui devait être classé officiellement aujourd'hui Monument historique par le ministre de la Culture et de la Francophonie, (acques Tou-bon.«< Vous voyez que le cinéma européen n'est pas mort, disait le cicérone Tavernier en montrant les Britanniques Stephen Frears ou Karel Reisz.Dans le Château Lumière, une maison de maître cossue fin de siècle, des plaques de verres stéréoscopiques retracent quelques moments émouvants ou attendrissants de la vie des Lumière.Dans une vitrine, le brevet du premier appareil déposé par l'inventeur le 13 février 1895, des lanternes magiques, plus loin les lettres qu'adressait à sa mère des quatre coins du monde l'un des précurseurs de CNN, l'opérateur Gabriel Veyre.De 1896 à 1900, il filma au Mexique ( le président Porfirio Diaz dans le Bois de Cha-pultepec ), à Cuba, au Venezuela, aux Antilles, au lapon, en Chine.Des colonnes de bobines retracent cette épopée, une affiche annonce l'une des premières séances de cinéma à Mexico le 27 août 1896.Dans une salle, en continu, défile le programme des premiers films Lumière, projetés le 28 décembre 1895 au Salon Indien du Grand Café, à Paris, devant 33 spectateurs payants.Bertrand Tavernier, qui milite inlassablement depuis la création de l'Institut en 1982, souhaite que Lyon soit reconnue comme le berceau du Cinématographe.Le premier film des frères Lumière montrait des ouvriers sortant d'une usine par un; belle journée de printemps.Les réalisateurs John Boorman, Stephen Frears et Nikita Mikhalkov sont au nombre des milliers de personnes qui se retrouveront à Lyon pour honorer les frères Lumière cette fin de semaine.Car les frères Lumière ont créé un nouvel art qui a donné naissance à son tour à une industrie brassant des milliards de dollars,; alors qu'ils considéraient au départ que leur invention était purement « une curiosité* scientifique n'offrant aucune possibilités commerciales.» Les premières séquences filmées montrent également les enfants des frères Lumière en train de manger, un autre enfant Lumière qui joue un tour à un jardinier et un cheval tirant un chariot dans une rue de Lyon.Le gouvernement français et TUNESCO organisent des fêtes dans le monde entier pour marquer le centenaire.Les cinémathèques dans le monde entier rivalisent d'ailleurs d'initiative pour sauvegarder les tout premiers films, dont un grand nombre ont été faits sur de la pellicule périssable.Quelques repères d'après Associated Press ¦ Qui a inventé le cinéma ?Thomas Edison et Willioam Dickson, prétendent les Américains.Louis et Auguste Lumière, répliquent les Français.Ce qui est sûr, c'est qu'à la fin du siècle dernier, les frères Lumière réalisent la synthèse d'une série de découvertes et d'évolutions technologiques convergentes, fruits du travail, dans plusieurs pays, de chercheurs, de techniciens ou d'artisans passionnés : Marey, Demeny, Rey-naud, Edison ou Skladanowsky.Us inventent le cinématographe, à la fois caméra et projec- teur.Avec eux naissent la créa-tion et le spectacle cinématographiques, fondements d'une nouvelle industrie qui se développe en s'ouvrant immédiatement au monde.Voici quelques repères chronologiques : ¦ 1826 : Nicéphore Niepce réalise la première photographie.¦ 1829 : Joseph Plateau dénonce la première théorie de la persistance rétinienne.¦ 1833 : Joseph Plateau construit le phénakistiscope ( disque de carton synthétisant le mouvement ).Il 1877 : Emile Reynaud invente le praxinoscope.QU'EST-CE Q E VRAIE MERE?JESSICA LANGE HALLE BERRY Les Chemins de VAmour VERSION FRANÇAISE DE L0SING ISAIAH\" CENTRE EATON /KSlf Calhrune 0 A &\tCAR.ANGRIGNON 366-CINE 7077 boul.Newman ?(S.\tCENTRE LAVAL wa-7776 iMOleCorbusier * O 6.CARREFOUR l'c ' t'.trie.SHERBROOKE *\tST-JEROME OMS* Carrefour du ' «ni *\tLACORDAIRE 7 327-WO MM kiCntfrvtnmn *6.STETHERESE Pla/aSle Ther«\\t A &\tPUaREPENTtGNY KT44SI\tJULIETTE 7520366 Cinéma du C^relour ?\t\tKl A i C A Kf i aiCC \t¦ VtlKZ)IKJPt LfrtllMi\ttvALc.AniULAISc LOEWS 861-7437 954 Ste Cather.no 0 -k O\tPAMOUS PLAYERS 8 697-8095 IBSBoul.Hymus A O 00Le Corbu%i«r *\u2022 O TALL TALE en programme régulier dès vendrodi le 24 mars! ¦ 1878 : Edward Muybridge décompose les mouvements du cheval en photographies successives.Thomas Edison invente le phonographe.¦ 1881 : Louis Lumière met au point la plaque photographique « étiquette bleue ».¦ 1882 : Etienne-Jules Marey construit un fusil photographique pour enregistrer des chrono-photographies ( photographies successives décomposant le mouvement ).¦ 1887 : Hannibal Godwin met au point une pellicule souple de nitrate de cellulose, dite « film ».¦ 1889 : Thomas Edison et William Dickson perfectionnent leur phonographe optique, par l'emploi du film fabriqué par* George Eastman qu'ils ont l'idée de perforer.¦ 1891 : Edison et Dickson prennent un brevet pour une caméra d'enregistrement des images, le « kinetograph », et pour un appareil reconstituant le mouvement ( à vision individuelle ), le kinétoscope.¦ 1893: Thomas Edison construit son studio de prise de vues, la Black Maria.¦ 1894 : William Dickson tourne les premiers films pour kin$-toscope.Les premiers « kinétoscope parlors » sont ouverts aux Etats-Unis.CINEMAS FAMOUS PLAYERS ¦¦ ^ TOUS LES JOURS! ADMISSION GENERALE (Représentations débutant avant 18hOO) Notre ligne d'information INFO-FILM: 866-0111 de 1 lhOO à 22H00 Ces horaires couvrent la période du 19 au 23 mars PARISIEN 480 Ste-Catherin»; (J 866-3856 698 Ste-Catherme O 1995 | 866-6991 FO«REST OUMP V F (O) CXXBY 2 1S-6 45 0 30 LES CENT ET UNE NUITS (O) OOlBV 1 45-4 15-7 00-0 35 UN INDIEN DANS LA VILLE (O) DOLBY 1 30-3 35-5 40-7 45-9 45 ELrSA (13*) DOLBY 2 00-4 30-7 05-9 25 UN NOUVEAU MONDE (SAC) DOLBY 1 50-4 20-6 50-9 20 LA SEPARATION (O) DOLBY ttm-lun-mar 9 15 mar-jeu 6 40-9 15 dim-lurwnar 4 50 rrw-jau 2 05-4 50 LES OENS DE LA RIZIERE (O) DOLBY dim-4un-mar 0 40 d-m-run-riar 2 05 PARANO (SAC) *m 1 00-3 00-5 00-7 00-9 00 OUI OUI (SAC) lun-mar 1 00-3 00-5 00-7 0O-9 00 JOUR DE CINE (SAC) maf-*u 1 00-3 00-5 00-7 00-9 00 CENTRE EATON 705 Ste-Catherine O 985-5730 MAN OF THE HOUSE (Q) DOLBY (Jmvkun-mar-maf-jaj 7 00-9 20 *m 2 50-5 00 \u2022urwnar-mar-jau 12 30-2 50-5 00 LAST SEDUCTION (19*) DOLBY 12 25-245-5 05-7 25-9 45 BOYS ON THE SIOE (13») DOLBY 12 15-2 36-4 55-7 15-9 40 AUX LIMITES OE L'IMPOSSIBLE (O) DOLBY 12 10-2 3C-4 50-7 10-9 25 ATTACHEMENT FILIAL (Q) DOLBY Tout la* son 9 30 MURDER IN THE FIRST (13») DOLBY 12 40-4 00-7 05 LES CHEMINS DE L'AMOUR (O) DOLBY 12 05-2 25-4 40-7 20-9 35 1.50$,WJs.2,50$tSIRÉE LOW DOWN DIRTY SHAME (13*) DOLBY dinvlun-mar-jau 7 05-9 15 mat 9 15 (Jim-mar-jau 3 55 RICHIE RICH (O) DOLBV r>rrvmar-jau 2 00 LION KINQ(O) DOLBY Tout latjojrt 150-4 00 THE SPECIALtST (13*) DOLBY durviuo mor-jau 7 10-mar925 OiSCLOSURE (13« ) DOLBY Tous las tours 140-4 15-7 00-9 35 HKJHER LEARNING (13*) DOLBY Tous les tours 1 45-4 10-6 40-9 10 NELL (O) DOLBY Tous las tours 2 05-7 15-9 40 STREETFIGHTER (13.) DOLBY Tout les tours 4 20 STAR TREK GENERATIONS (O) DOlBY Tous las (Ours 4 30-9 30 INTERVIEW WTTH THE VAMPIRE (19») DOLfiY Tous las tours 2 15-6 55 LAVAL 1600Le Corbusier 688-7776 LOEWS 954 Ste Catherine O 861-7437 OUTBREAK (O) DOLBY 1 00-4 00-7 00-9 45 LOS4NO ISAIAH (O) DOLBY 12 45-3 00-5 10-7 2O-0 35 JUST CAUSE (13») DOLBY 12 30-2 40-4 45-7 05-920 FORRESTOUMP(O) DOLfiY 12 10-3154 30-915 MIAMI RHAPSOOY (O) DOLBY 12 20-2 30-4 356 45-9 05 GREENFIELD PARK & 519bout.Taschereau 671-6129 OUTBREAK (O) CXXBY Tous les so*s 7 00-9 30 dim 1 30 ELISA (13») Tous las sors 7 15-9 40 dm 1 45 PULP FICTION (19*) Tous las sors 9 15 JUST CAUSE (13») Tous les sors 7 10 den 2 00 D0RVAL 260 ave.Dorval UN INDIEN DANS LA VILLE (O) DOLBY Tous las tours 2 40-4 50-7 10-9 20 OUTBREAK (O) DOLBY Tous les -ours 1 40-4 10-6 45-9 20 FORREST OUMP (O) DOLBY Tous les jours 2 154 40-9 35 FORREST OUMP V F (O) DOLBY Tous las tours 2 30-7 00-9 45 UN NOUVEAU MONDE (SAC) DOLB* Tous las tours 145-4 156 50-9 25 AUX LIMITES OE L'IMPOSSIBLE (O) DOLB* Tous las rours 2 20-4 35-7 05-9 15 HEAVYWEIOHTS (O) DOLBY Tous les (Ours 2 20-4 25 JUST CAUSE (13«) DOLBY Tous les soirs 7 20-9 40 JUNOLE BOOK (O) DOLBY Tous les tours 2 00-4 40 ROOMMATES (O) DOLBY Tous les sms 7 05-9 30 PULP FICTION (19») DOLBY Tous les son 6 05-9 X LE ROI DON (O) DOLBY Tous les tours 2 00-4 00 LOSINO ISAIAH (O) oolbv 2 25-4 45-7 10-9 30 LES CHEMINS 0E L'AMOUR (O) DOLBY Tous les jours 2 30-4 50-7 10-9 25 MAN Of THE HOUSE (O) DOLBY dervlun-mar-mar-teu 7 15-9 35 d«m 4 55 hjrwnar-rner-teu 2 50-4 55 l CAR.ANGRIGNON I 7077 boul Ncwman 366-CINE L'EPIDEMIE (O) DOLBY Tous les son 7 00-9 35 0-m 2 00 UN INDIEN DANS LA VILLE (O) DOLBY Tous las son 7 20-9 15 dm 2 30 HIOEAWAY (13») DOLBY Tous «es son 9 40 NO8O0Y-S rOOL (O) DOLBY Tous les son 7 05 d*n 2 20 AU REVOIR MON AMOUR (O) OOLBTous les son 7 15-9 25 d*n210 FAMOUS PLAYERS 8 0&.185boul.Hymus(Pointe-Claire) 697-8095 JUNOLE BOOK (O) DOLBY d.m-mar 2 00-4 25 MUROER IN THE FIRST (13*) DOLfiY Tout »as son 6 55-9 25 ROOMMATES (O) DOLBY Tous les son 7 20-9 45 HEAVYWEIOHTS (O) DOLBY drm-mar 2 30-4 45 BRADY BUNCH (O) DOLBY Tous Ms son 7 15-9 20 dim-mar 2 35-4 50 OUTBREAK (O) DOLBY Tous Ms son 7 00-9 40 drrvmar 1 30-4 10 LOSINO ISAIAH (O) DOLBY Tous las ton 7 10-9 35 drm-mar 1 45-4 15 FORREST OUMP (O) DOLfiY Tous les sers 6 45-9 30 MAN OF THE HOUSE (O) DOLfiY dtfTv-Jurv-mer-mer-feu 7 059 10 d>m 4 20 mat 2 10-4 20 JUST CAUSE (13») DOLBY Tous les soirs 725-950 d*Tvmer 2 00-4 25 _ UN INDIEN DANS LA VILLE (O) DOLfiY Tous les son 7 20-9 15 oVrvmar-mer 2 10-4 10 PULP FICTION (19») DOLBY Tous les son 8 00 £>m-mer-mer 1 30-4 X LOSINO ISAIAH (O) DOLfiY Tous m son 7 10-9 40 dir-vmer.mer 2 20 4 35 FORREST OUMP (O) DOLfiY Tous las sors 6 55-9 30 dirn-mer-mer 1 45-4 20 LES CHEMINS DE L'AMOUR (O) DOLfiY Tous les son 7 05-9 35 den-mar-mer 2 10-4 30 AUX LIMHES DE L'IMPOSSIBLE (G) DOLBY Tous les son 7 25-9 25 dim-mar-mer 2 15-4 20 MAN OF THE HOUSE (Q) DOLBY Tous les son 7 05-9 10 d«m-mar-mar 205-4 15 HEAVYWEIOHTS (O) DOLBY dim-mar-mar 2 20 FORREST OUMP VF (O) DOLBY Tous les son 7 00-9 30 d-m-mer\u2022 mm' 4 25 JUST CAUSE (13») DOLBY Tous tos son 7 15-920 d.m-mer-mer 2 05-4 25 OUTBREAK (O) DOLBY Tous les son 7 00-9 40 d«fTvmer-mer 1 45-4 20 VERSAILLES Place Versailles 353-7880 LE MIRAGE 9480 boul tacordaire ROOMATE8 (O) DOLfiY Tous les son 7 00-9 30 d«m2OO-4 30 LOSINO ISAIAH (O) DOLBY Tous tos son 7 05-9 35 den 2 05-4 35 BILLY MADISON (O) DOlBY Tous les son 715-915 ov-i 1 to-3 15-6 15 FORREST OUMP (O) DOLfiY Tous les son 6 45-9 35 den 12 45-3 45 \".on s'en tape les cuisses.en rit aux éclats!\" - Louis B.Hobson, CALGARYSUN UN NOUVEAU MONDE (SAC) DOlB* Tous las son 7 00-9 30 dim-mar-mer 1 40-4 10 OUTBREAK (G) DOLBY Tous les son 7 10-940 dervmaf-mer 1 50-4 20 LE ROI LION (G) DOLfiY (Mm mer mer 2 15 FORREST OUMP VF (O) DOLBY Tous las son 6 50-9 35 0 tv mer-mer 4 00 ELrSA (13*) DOLBY Tous m son 9 15 UN INDIEN DANS LA VILLE (G) DOLfiY Tous las son 7 20 d-m-mer-mer 2 20-4 X LES CHEMINS DE L'AMOUR (G) DOLBY Tous las son 7 05-9 25 d*rvmer-mer 2 00-4 25 MAN OF THE HOUSE (O) DOLBY Tous les son 7 25-9 20 dim-mar-mer 2 25-4 35 EN NOMINATION POUR 13 OSCARS dont: MEILLEUR ACTEUR - Tom Hanks GAGHkH\\ T>t JGOLÙM GUftW Tom Hanks.PiPf I Forrest Giimp HffiSi nuart^CimnrtJaMWW «utSrnttaTlB 'W* PARISI EN w6-ms61 CAR.ANGRIGNON mmine 490Sir Catherine 0._^Tl 7077 boul Ncwman A l Place Versailles * O O- l.d:l;!a:T.VI?l*U!,.,Jl Ha phu»< .k.:i;ri *T> V eerfstetc.SHERBft.00Kf « I 1071 ChemmeuCottM \u2022* STETHERESE «*4444 I VALLEYFlELD 3?i-»0M rivaSIe-Ttiareie * Cv | Oe Pan\\ * VERSION 0.ANGLAISE VERSION 0.ANGLAISE FAMOUS PLAYERS B b97-8M5| DECARIE wï-film 185 Boul Hwmus A O (S I Or r atie coieVefina A LOEWS Ki-74371 FAMOUS rlAYEltS 8 «7-»W t54S»e CafaetfeO A-«J| 195 Boul Myrmis A -J h CAR.ANGRIGNON 3*™* I CENTRE LAVAL «\u2022\u2022\u20227771 7077 boul Nrwman A «S I 1B00 le Corbetltr A- O LE MIRAGE 324eme I STE-ADELE 2»7655 tlBBBeal lacardaire Ar
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