La presse, 7 avril 1995, B. Politique
[" CAHIER L«a Presse Montréal, vendredi 7 avril 1995# olitique Éditorial Opinions Arts et spectacles Annonces classées ImSRBMMRNHMRHKjONSMHHKnMHt ayKamawHaawawawawsMawawawaammwaaw \".¦ » * \" » » .6 L'EXPRESS POLITIQUE ÉCONOMIE DE BOUTS DE CHANDELLES ¦ Le projet du gouvernement fédéral de ne plus publier les comptes-rendus des travaux des comités parlementaires dans les deux langues officielles est inconstitutionnel, affirme le sénateur conservateur Gérald Beaudoin.Par mesure d'économie, Ottawa entend fournir, sur demande, des transcriptions de ces travaux.Au lieu d'en produire une traduction en bonne et due forme, le gouvernement fournirait une simple transcription du Verbatim de la traduction simultanée, technique qui a tendance à produire une multitude d'imprécisions et de contresens.Selon le sénateur, cette pratique va à rencontre de l'exigence de traiter les deux langues sur un pied d'égalité et de l'obligation qui incombe à Ottawa de produire des communications bilingues.Chantai Hébert OTTAWA ESSUIE UNE REBUFFADE ¦ Le gouvernement fédéral a essuyé une rebuffade d'une agence des Nations unies qui considère qu'il a enfreint les normes internationales du travail en maintenant le gel des salaires de sa fonction publique.La détermination d'Ottawa de réduire son déficit ne justifie pas la suspension du processus normal de négociation collective avec ses employés, a déclaré hier l'Organisation internationale du travail.L'OIT a aussi déclaré qu'Ottawa avait excédé les restrictions permissibles à la négociation collective en maintenant un gel salarial initialement imposé par le gouvernement précédent.«Le geste accompli par le gouvernement ne correspond aucunement au compromis juste et raisonnable requis», dit l'agence dap6 une décision émise de Genève.Le gouvernement n'est pas tenu de se plier à la décision.Mais le président du Congrès du travail du Canada, M.Bob White, a déclaré qu'elle serait tout de même embarrassante pour un gouvernement qui prend son rôle dans les affaires internationales au sérieux.d'après PC VISITE INHABITUELLE A L'ÉLVSETTE ¦ Visite inhabituelle hier à la résidence du premier ministre Jacques Parizeau, au 1080.rue des Braves, à Québec: quelque 500 manifestants venus réclamer des logements convenables pour les mal logés.Les manifestants ont déposé en face de la résidence de vieux meubles pour illustrer le dénuement dans lequel plusieurs d'entre eux se trouvent.La manifestation, organisée par le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), s'est déroulée dans le plus grand calme.Les manifestants, dont ia plupart étaient venus de la région métropolitaine en autobus, se sont regroupés à quelque 500 mètres au nord de la rue des Braves, puis ont déambulé lentement jusqu'à la résidence de M.Parizeau.Le gouvernement Parizeau a fait un pas dans la bonne direction, estime le FRAPRU, en annonçant la construction de 1200 logements sociaux cette année \u2014 il n'y avait eu aucune construction lors de la dernière année du gouvernement libéral\u2014 mais au moins 8000 par année.d'après PC SYSTÈME DE SANTÉ k DEUX VITESSES ¦ Les propositions du Parti réformiste d'imposer des frais modérateurs pour des services médicaux non essentiels donneront lieu à la création d'un système de santé à deux vitesses qui portera préjudice aux malades et aux pauvres, a déclaré hier la ministre de la Santé, Diane Marteau.Mais le chef réformiste Preston Manning affirme que les changements proposés contribueront à , sauver le système de santé, non à le détruire.«Ce qu'il propose favorise les gens fortunés et en bonne santé», a ajouté Mme Marleau, hier, à l'extérieur des Communes, après que le chef réformiste eut rendu publiques ses propositions à Saskatoon, en Saskatchewan.«C'est un système de santé à deux vitesses, comme aux Etats-Unis.Nous savons que cela ne fonctionne pas.Nous savons que c'est extrêmement coûteux.Pourquoi devrions-nous emprunter cette voie?», a demandé Mme Marleau.Selon le Parti réformiste, les gens devraient payer des frais modérateurs ou souscrire à une assurance médicale personnelle pour tous les soins de santé «non essentiels», tandis que seuls les «services absolument nécessaires» devraient être financés par les gouvernements fédéral et provinciaux.d'après PC La MIL Davie est à vendre : la SCF cherche des partenaires intéressés à devenir majoritaires CILLES NORMAND du bureau de La Presse QUEBEC IL Davie est à vendre.En effet, la Société générale de financement du Québec (SGFQ), propriétaire à 100 p.cent du chantier maritime de Lauzon, est à la recherche de partenaires intéressés à acquérir une participation majoritaire.Des démarches seront entreprises, à compter de maintenant, auprès du plus grand nombre de chantiers maritimes à travers le monde, ainsi qu'auprès de l'industrie lourde ou de riches armateurs pour les intéresser à l'acquisiton d'une part majoritaire du chantier.De cette façon, la SGF est disposée à maintenir une participation maximale de 49 p.cent dans ce chantier que le premier ministre lacques Parizeau s'est engagé à relancer, mais si un ou des acheteurs sont intéressés à l'acquérir en totalité, on le leur laissera.Il y a une double condition cependant: qu'une telle transaction assure la survie de l'entreprise et le maintien des emplois.La nouvelle a été annoncée par le vice-président de la SGF et président du conseil d'administration de MIL Davie, Michel Branchaud, et par le pdg du chantier Guy Verronneau.Le mandat de trouver un ou des acheteurs et d'analyser les offres a été confié à la firme Price Waterhouse, dont un représentant, Russell Goodman, prenait part à la conférence de presse.Price Waterhouse dirige ses opérations en Amérique du Nord à partir de ses bureaux de Montréal, et en Europe depuis Londres.« La recherche de partenaires se fera à l'échelle internationale.Il s'agit en effet d'une opération d'affaires qui touche l'ensemble du marché mondial.Une attention particulière sera portée à l'endroit des offres provenant du Québec et du reste du Canada», a précisé M.Bran-chaud.«Les entreprises susceptibles d'être intéressées à MIL Davie seront toutes sollicitées.De plus, comme c'est le cas dans ce genre d'opération, un appel d'offres sera publié dans les médias spécialisés nationaux et internationaux», a indisué le vice-président de la SGF.Russell Goodman reconnaît que de nombreux chantiers maritimes sont déjà à vendre, principalement en Euro- pe de l'Est, et ne trouvent.pas d'acheteurs.Leur situation, soutient-il, est toutefois grandement différente de celle du chantier de Lauzon, pour lequel, avant même que soit lancée officiellement l'opération, a reçu trois propositions de partenariat.Nous avons appris par ailleurs que deux de ces offres ont été jugées sans intérêt, tandis que l'autre, provenant du chantier Verreault, des Méchins, a été jugée sérieuse.Ce qui rend intéressant le chantier de Lauzon pour d'éventuels acheteurs, c'est non seulement son expertise dans la construction de navires de guerre, laquelle sera adaptée à la construction de bâtiments commerciaux, mais aussi sa situation sur le Saint-Laurent et surtout l'état du dollar canadien par rapport aux monnaies fortes comme le yen japonais ou le mark allemand.Ce chantier a construit en 150 ans plus de 700 navires de toute catégorie, indique-t-on.M.Goodman juge intéressant également la convention collective de six ans qui vient d'être signée avec les travailleurs de MIL Davie, qui ont consenti à plusieurs concessions pour sauver le chantier et leurs emplois.Cela faisait Environ 3000 Espagnols, dont la plupart étaient venus en autobus de Vigo, ont manifesté hier devant l'ambassade du Canada à Madrid, pour protester contre l'attitude des autorités canadiennes dans le conflit de la pèche au flétan dans les bancs de Terre-Neuve.PH0T0 **** Le ministre Tobin reproche aux dirigeants de l'UE d'avoir accusé le Canada à tort Presse Canadienne OTTAWA ien que la guerre verbale entre le Canada et l'Union européenne (UE) soit repartie de plus belle, hier, le ministre des Pêches et Océans, Brian Tobin, est confiant que l'entente de principe conclue cette semaine sera ratifiée par l'UE.« Le Canada s'attend à ce que cette entente soit examinée lundi (à Luxembourg) par les ministres des Affaires étrangères de l'UE et qu'une décision positive soit rendue le même jour», a-t-il déclaré à sa sortie de la Chambre des communes.En matinée, le ministre Tobin avait réfuté les informations selon lesquelles un patrouilleur canadien aurait tenté d'aborder un chalutier espagnol et de sectionner ses filets au moment où il péchait dans la queue du Grand Banc, au large de Terre-Neuve, dans la nuit de mercredi à hier.Manifestement en colère, M.Tobin a aussi critiqué sévèrement les dirigeants de l'UE.«C'est tout à fait incroyable que l'Union européenne, en se fiant aux propos d'un capitaine de pêche qui fait partie d'une flotte qui s'oppose aux négociations depuis le début, condamnerait formellement les soi-disant manoeuvres du Canada qui ne se sont jamais, jamais produites», a-t-il martelé.Le ministre Tobin a expliqué que trois navires canadiens patrouillant le Grand Banc de Terre-Neuve se sont approchés de six chalutiers espagnols afin de vérifier leurs filets et leurs prises.Tout au plus, un patrouilleur canadien s'est rendu à 600 mètres de l'un des navires espagnols, lesquels ont immédiatement retiré leurs filets de l'eau et ont fui la zone contestée.«Aucune directive d'aborder un navi-ou de couper les filets n'a été donnée.Si nous avions voulu arraisonner un navire de pêche, nous avons démontré dans le passé que nous étions capables de le faire», a ajouté M.Tobin.Le gouvernement canadien a convoqué l'ambassadeur de l'UE afin de clarifier cette situation et «suggérer de vérifier d'abord les allégations de ce genre auprès des autorités canadiennes avant de les condamner».«C'est tout à fait irresponsable d'agir de la sorte, inacceptable et en toute franchise, je pense que c'est stupide», a ajouté M.Tobin.L'ambassadeur du Canada auprès de l'UE, lacques Roy, a lui aussi réfuté à Bruxelles les informations voulant que les autorités canadiennes aient tenté d'aborder un autre navire européen.À Luxembourg, entre-temps, la Commission européenne a jugé «profondément regrettable cette nouvelle violation flagrante des lois internationales», mais a dit être résolue à poursuivre les négociations.Elle a soutenu qu'un patrouilleur canadien a coupé les filets d'un chalutier espagnol avec son hélice.Les ministres des Pêches européens ont publié une déclaration condamnant les actes de ce patrouilleur canadien.Toutefois, la Grande-Bretagne s'est dissociée de cette déclaration.Le ministre français de l'Agriculture et de la Pêche, Jean Puech, a lancé un appel au calme à l'issue d'une réunion avec ses homologues européens.Allan Rock pourrait demander à la Cour suprême de revoir le projet de loi sur la défense d'ébriété Presse Canadienne OTTAWA Le ministre de la justice souhaite que le projet de loi limitant le recours à la défense d'ivresse extrême prenne force de loi aussitôt que possible.Mais si on le convainc que cette mesure pourrait être inconstitutionnelle, le ministre Allan Rock demandera alors à la Cour suprême du Canada de revoir le projet de loi.C'est ce qu'a indiqué M.Rock hier au comité des Communes sur la justice, qui doit entendre plusieurs témoins experts.M.Rock a expliqué qu'une fois que le projet de loi aura franchi l'étape de l'étude au Sénat, il décidera s'il soumettra les mesures à la Cour suprême pour vérification, avant de promulguer la loi.En vertu des modifications au Code criminel, il ne serait plus possible pour une personne accusée d'agression de dire qu'elle était trop ivre ou trop droguée pour se rendre compte de ce qu'elle faisait.Le projet de loi a été déposé en février à la suite du tollé suscité par un jugement de la Cour suprême qui avait autorisé un individu à invoquer l'état d'ébriété extrême pour se défendre contre une accusation d'avoir sexuellement agressé une femme handicapée.Depuis ce jugement, la défense d'ébriété extrême a été invoquée à plusieurs reprises.Il n'y a pas une semaine, un juge de Cour provinciale en Ontario a acquitté un Torontois accusé d'avoir agressé un inconnu, en décrétant que l'accusé était trop ivre pour être tenu responsable.partie d'un plan d'affaires que s'était donné l'entreprise pour satisfaire aux conditions qu'exigeaient les gouvernements de Québec et d'Ottawa pour soutenir MIL, qui comptait alors sur une aide de 50 millions de la part de chacun.Le gouvernement fédéral a tout récemment fait savoir qu'il tournait le dos au chantier de Lauzon et à toute forme d'aide.Maintenant, la SGF décide de privatiser ce chantier en cherchant un partenaire majoritaire, qui lui permettrait de se délester des responsabilités de l'entreprise.À la SGF, on serait manifestement plus satisfait si un ou des intéressés pou* vaient acquérir la totalité de MIL.M.Goodman estime qu'il faudra de six à huit semaines pour faire connaître les propositions de la SGF et de MIL David à tous les partenaires potentiels à travers le monde et pour acheminer toute l'information requise.11 faudra ensuite évaluer les offres, rédiger les documents légaux pour la transaction qu'on espère réalisable à la fin de l'année.Actuellement, des contrats d'entretien de bateaux occupent entre 500 et 600 employés, «mais nous n'avons pas de contrat majeur», précise M.Bran-chaud.Trois députés libéraux punis Ils avaient voté contre le projet de loi sur le contrôle des armes à feu Presse Canadienne OTTAWA Trois députés libéraux qui ont voté contre le projet de loi sur le contrôle des armes à feu ont été relevés hier de leurs fonctions au sein de comités parlementaires, a confirmé le whip libéral Don Boudria.« Il a été décidé que c'était dans l'intérêt du gouvernement, du parti et du cau-cus, de faire en sorte que les députés qui siègent au sein des comités représentant le caucus libéral soient des députés qui.adhèrent au livre rouge du Parti libéral», a signalé hier M.Boudria aux journalistes à l'issue de la période des questions.«On m'a relevé de mes fonctions au sein du Comité des langues officielles et au sein du Comité des ressources naturelles», a dit le député ontarien Benoit Serré de Temiskaminq-French River en précisant qu'il ne regrettait aucunement sa décision.Par contre, il trouve cela étrange car le premier ministre Chrétien avait promis davantage de votes libres et une plus grande liberté de parole aux députés, a-t-il rappelé.Pressé de questions, M.Boudria a fini par admettre que cette décision avait reçu la bénédiction du premier ministre Chrétien qui en a été informé hier.Mercredi, trois députés libéraux onta-riens, Benoit Serri, Rex Crawford (Kent) et Paul Steckle (Huron-Bruce) ont voté en faveur d'une modification réformiste et contre le projet de loi gouvernemental sur le contrôle des armes à feu.Deux autres députés libéraux, David Iftody du Manitoba et Rose-Marie Ur de l'Ontario, ont signalé verbalement leur abstention pendant le vote sur le projet de loi C-68.Le whip n'a pas apprécié.M.Boudria a rappelé que les députés qui avaient voté contre le projet de loi C-68 avaient été élus sous l'étiquette libérale et qu'ils devaient par conséquent, respecter le programme politique libéral.«Cette décision et ce processus ne me touchent pas et je n'ai aucun commentaire», a lancé de son côté le ministre de la lustice Allan Rock.Aux Communes, la députée réformiste Deborah Grey a accusé le ministre de la lustice d'avoir promis aux députés libéraux réfractaires qu'ils pourraient s'exprimer «sans être punis».M.Rock croit ne jamais avoir fait une telle promesse, a-t-il précisé.De son côté, la critique du Bloc québécois en matière de justice Pierrette Venne a demandé au ministre de la justice de justifier une dépense de 22 500$ « pour élaborer une stratégie de communication visant à convaincre ses collègues libéraux de respecter leur engagement électoral ».M.Rock a répondu qu'il s'agissait d'un contrat destiné à fournir des conseils de «nature pratique» sur les responsabilités quotidiennes du gouvernement.«C'est tout à fait légitime.C'est de l'argent bien dépensé.Les événements d'hier sont la meilleure preuve du bien-fondé de cet investissement», a-t-il répondu en parlant du résultat final du vote sur le projet de loi sur les armes à feu.REPORTAGE PUBLICITAIRE T1NATION EURÔPE 0 % J IL A^d M spécial à ne pas manquer demain dans B2 LA PRESSE.MONTRÉAL.VENDREDI 7 AVRIL 1995 ÉDITORIAL Paul Desmarais Roger D.Landry président du conseil président d'administration et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef ¦ Même après un NON, le Bloc devrait survivre Le congrès du Bloc québécois, qui débute ce soir à Montréal, constitue une belle démonstration du désarroi actuel des leaders souverainistes et de l'ambiguïté résultant de la volonté tenace des Québécois d'assumer leur différence sur la scène fédérale.Le contexte même de cette rencontre Justifie et explique une large part du débat qui s'amorce aujourd'hui, selon le scénario élaboré il y a des mois, cette rencontre devait s'inscrire dans une séquence d'événements destinés à intensifier le momentum en faveur de la souveraineté, à la veille du référendum prévu pour le début de l'été.Dans cette hypothèse optimiste, ce congrès devenait une ultime veillée d'armes avant la bataille décisive et l'occasion de fixer les modalités de démembrement d'un bataillon qui n'aurait plus de ra.son d'exister une fois acquise la victoire finale.Or.le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on n'en est pas encore là.Le général en chef vient d'annoncer le report à l'automne d'un affrontement définitif qui s'annonce beaucoup plus difficile que prévu.Au point où même le commandant en second n'a pas craint de rappeler les conséquences désastreuses de l'imprudente charge de la brigade légère, lors de la guerre de Crimée.Pas étonnant, alors, que les troupes de choc, déjà implantées en territoire ennemi et destinées à se saborder en pleine gloire, s'interrogent sur leur sort dans l'éventualité d'une défaite.D'où l'envie de se doter de structures permanentes d'un commando devant rester sur place pour mener la guérilla en attendant une éventuelle revanche.C'est probablement la plus mauvaise façon d'envisager l'avenir parce qu'elle repose sur une interprétation erronée du mandat que les députés du Bloc ont reçu des électeurs.On est là en présence du même malentendu qui place aujourd'hui le PQ dans une position si difficile : l'impossibilité de départager les votes résolument en faveur de la souveraineté de ceux qui exprimaient seulement la volonté d'en brandir la menace sans être décidés à l'exécuter.Ou encore celle d'envoyer un bon gouvernement à Québec \u2014 et une bonne opposition à Ottawa \u2014 sans égard à leur option constitutionnelle.Sur la scène fédérale, ce n'est pas la première fols que les Québécois sentent le besoin de regrouper leurs forces derrière le parti le plus susceptible de refléter à Ottawa leurs aspirations particulières, ils l'ont fait, en 1962, avec le Crédit social de Réal caouette et, plus tard, en investissant massivement le Parti conservateur dirigé par Brian Mulroney.C'est, de toute évidence le déplacement de ce vote « nationaliste », totalement inaccessible â Jean Chrétien et naturellement séduit par le cha- risme de Lucien Bouchard, qui a propulsé le Bloc au rang d'Opposition officielle.Quoi que disent publiquement les leaders souverainistes, rien ne permet de prévoir, à l'heure actuelle, que les Québécois ont l'Intention de sortir bientôt de cette ambivalence en votant OUI au référendum.Au contraire.Mais ce serait aussi naïf de penser que, parce qu'Us auraient dit non, ils n'éprouveraient plus le besoin d'une voix forte et originale à Ottawa, lis seront très nombreux à estimer que ce n'est pas le Parti libéral et encore moins le Reform Party \u2014 sans parler des fantomatiques PC et npd \u2014 qui pourraient jouer ce rôle.C'est précisément là que se situe l'avenir du Bloc.Qu'il demeure souverainiste ou non n'a pas d'importance puisqu'il s'agit d'une épée de Damoclès qu'il n'a pas le pouvoir d'abattre sur le Canada.Qu'il soit éternellement condamné à l'opposition non plus, car le Parti libéral sera toujours heureux d'accueillir ceux que peut séduire l'exercice du pouvoir.Mais, dans la perspective où, même après une défaite référendaire, le Québec ne saurait se résigner à devenir une province comme les autres, Il devra pouvoir compter sur un parti voué à la défense de ses intérêts et à la promotion de sa vision particulière d'un pays qui, de toute façon, devra se remettre en question.Pierre gravel Pardonner ?Pas de pardon », m'a lancé, hier, un chauffeur de taxi révolté par le meurtre du vieux couple de Bea-consfield.assassiné à coups de bâton de baseball, dimanche.Trois adolescents, dont le plus jeune a tout Juste 13 ans, ont été accusés de cet acte dune indescriptible sauvagerie.« Pas de pardon », c'est le réflexe naturel d'une population plongée en état de choc autant par le caractère gratuit de cette tuerie, que par l'insouciance manifestée par les présumés assassins au lendemain du crime.En termes juridiques, ce «pas de pardon » signifie que l'on voudrait enfermer les trois jeunes en prison pour aussi longtemps que possible.Autrement dit, les traduire devant un tribunal pour adultes où ils risquent une peine de réclusion de dix ans.Ce désir de sévir est compréhensible.Mais il ne règle rien.Ni pour les trois ados, dont les chances de réhabilitation en milieu carcéral sont infimes.Ni pour la société, qui ne sera pas mieux protégée lorsque les trois jeunes, une fois diplômés de « l'école du crime », retrouveront la liberté.Mais surtout, c'est une façon pratique de faire l'économie d'une réflexion sur les raisons qui conduisent à de telles abominations.Des experts nous ont rappelé, ces derniers jours, que les adultes n'ont jamais eu le monopole de la cruauté.Que la pulsion meurtrière n'a pas d'âge.Et que oui, dans certains cas, il n'y a rien à faire : elle est là pour rester.Mais ce n est pas une raison pour oublier que, souvent, cette pulsion se développe dans un contexte particulier.Que le bref curriculum vitae des accusés de Beaconsfield laisse deviner une enfance tout croche et son corollaire direct : un avenir en forme de cul-de-sac.Ce n'est pas, non plus, une raison pour oublier la réalité sociale dans laquelle s'inscrit cet acte insensé : l'augmentation fulgurante des crimes violents chez les jeunes à travers tout le Canada.: Dans le récent film néo-zélandais Once Were Warriors.on voit deux jeunes Maoris répondre de deux façons à une vie désespérante : le suicide et la délinquance.Et s'il y avait un peu de ça dans le meurtre absurde de Beaconsfield ?.La correction et la prévention ne passeraient-elles pas alors par un meilleur soutien à ces trois jeunes en particulier, et à tous les autres qui sont en état de détresse, plutôt que par Une condamnation sans appel ?Agnès CRUDA /A Cdt MF AK OROCTS RÉSERVES La boîte aux lettres la « vraie » réalité de Radio-Canada ¦ Les jérémiades récentes de Mme Fortin sur les coupures à effectuer à Radio-Canada ont été longuement reprises par ses collègues de la radio et de la télévision, au point où elles risquent de nous faire oublier la « vraie » réalité radio-canadienne.Ça me rappelle cette vieille devinette d'il y a une dizaine d'années : \u2022 Question : Savez-vous comment on reconnaît un court métrage de l'ONF ?Réponse : Le générique est plus long que le film.La Société Radio-Canada me semble souffrir du même malaise que ses semblables créés par le fédéral : TON F de jadis, le CN d'avant l ère Tellier, l'Air Canada d'avant la privatisation : trop d'employés a la fois, surpayés et surprotégés, sous-utilisés, régis par des conventions collectives aussi rigides qu'onéreuses et improductives.Si Air Canada a su retrouver la voie de la rentabilité, si le CN est en voie de le faire, je ne vois pas pourquoi Radio-Canada ne pourrait pas, avec des budgets de plusieurs fois ceux de la télévision privée, nous offrir une télévision de qualité.' Ce ne sont pas les réalisateurs, les scripteurs, les animateurs ou les journalistes qui font problème à Radio-Canada, mais bien plus ses fonctionnaires et ses gestionnaires qui ne savent pas, ou ne veulent pas, mettre chaque employé utile à Radio-Canada sur le chemin de l'efficience et de l'efficacité et se débarrasser des autres.Romain DUGUAY officier aux programmes internationaux Université Concordia // faut favoriser les chemins de fer 0 La conférence mondiale sur le climat qui a lieu, ces jours-ci, à Berlin nous permet encore de réaliser que les grands pays industriels font trop peu d'efforts pour réduire la pollution de l'air.L'effet de serre peut mettre en danger la vie sur notre planète, dit-on, mais à voir le nombre de plus en plus grand de véhicules qui circulent sur nos routes et dans nos villes on ne semble pas s'en préoccuper plus qu'il ne le faut.La récente grève du chemin de fer nous a fait voir l'utilité de ce moyen de transport, car des usines comme celle de Bromont comptent beaucoup sur lui pour s'approvisionner.Il en est de même pour les panetières et les industries pétrolières.Ce qui est surprenant, par contre, c'est de voir que d'autres entreprises commerciales et les centres de distribution des grande* chaînes l'utilisent si peu.Quand on vcit le grand nombre de camions qui circulent sur nos routes, il est facile de se rendre compte de ce fait.Un camion-remorque peut user autant les voies de circulation que 40 000 véhicules ordinaires, peut-on lire dans la presse ?Cela ne semble pas préoccuper beaucoup nos dirigeants, puisqu'on les voit se multiplier sur nos routes au détriment du chemin de fer dont on ne cesse de fermer des voies devenues non rentables.Peut-on bâtir un pays sans tenir compte de l'économie?Pourtant une économie saine ne peut que contribuer à bâtir un pays.Ne vaut-il pas la peine d'y songer et d'en tenir compte en tout premier lieu pour le bien-être des nôtres et afin d'assurer un avenir plus souriant à nos enfants ?Rolland LAMBERT Montréal Décision honteuse M.Alton H.Butler Président.Commission des écoles protestantes du grand Montréal ¦ Le Comité de parents et le conseil d'orientation de l'école secondaire Outremont ont récemment appris avec stupéfaction que votre conseil des tupefacp commissaires a décidé de nommer au poste de directeur régional/secteur français pour la région #5, le directeur de l'école Rosemont ( secteur anglais ).Or, il appert que ce monsieur n'aurait aucune expérience du secteur français et qu'en plus il éprouve certaines difficultés à communiquer dans notre langue.Nous avons des raison de croire, qu'à compétence égale, certains des autres candidats présélectionnés pour ce poste ont une excellente maîtrise de notre langue en plus d'être francophones d'origine.Par conséquent, nous considérons que cette décision est tout à fait honteuse et irresponsable de la part d'un Conseil de commissaires dont le mandat est d'assurer un enseignement de qualité tant en français qu'en anglais, en nous privant d'un interlocuteur qui non seulement est en mesure de s'exprimer dans notre langue, mais surtout d'en comprendre TOUTES les subtilités.Nos droits fondamentaux sont bafoués.C'est un fait reconnu par beaucoup que, depuis de nombreuses années, le fait français est marginalisé au sein de la CEPGM et nous percevons cette dernière mesure comme l'ultime insulte à plus de 40% de votre clientèle.De tels agissements démontrent bien le peu de considération manifesté par les autorités en place afin d'assurer le maintien de relations harmonieuses entre les deux groupes linguistiques de notre communauté.Marcel CHOQUETTE président du Comité d'école André PÉTROWSKI président du Conseil d'orientation Une occasion devenue cauchemar ¦ Aussi étrange que cela puisse paraître, je vous écris pour dénoncer le fait que les seuls programmes offerts en matière d'aide à l'emploi ne sont accessibles qu'aux chômeurs et aux assistés sociaux.Bientôt finissante en communication organisationnelle, j'ai toujours travaillé d'arrache-pied pour consolider simultanément 30 heures de travail par semaine et des études à temps plein.l'étais fière de pouvoir être autonome et indépendante financièrement, tout en poursuivant un de mes rêves : obtenir un emploi valorisant qui nécessiterait les qualifications spécifiques à mon champ d'études.l'ai pourtant été choquée lorsque la responsable du placement des finissants de mon institution d'enseignement se mit à parler des programmes d'aide à l'emploi : P.DE, article 25 et «c Perspective d'emploi ».Ce qui semblait une occasion, est pour moi un cauchemar.La majorité des emplois dans mon domaine nécessitent comme Qualification d'être prestataire ou éligible à l'assurance chômage ou au bien-être social.Avec mes trente heures, je ne peux même pas y prétendre et je ne puis quitter mon travail à « temps partiel » car je serais pénalisée à cause de la réforme de l'assurance-chômage.Oublions aussi le renvoi pour mauvaise conduite, j'y serais tout autant perdante.Sur quelle planète ai-je abouti ?Jamais, il ne me serait venu à l'idée d'avoir recours à de tels programmes afin de me dénicher un emploi.Pourquoi n'y a-t-il pas de programmes équivalents pour les éudiants qui finissent leurs études ?Remarquez qu'avec les « bons » coups de pouce donnés aux étudiants, ces temps-ci, nous finirons tous sûrement sur l'aide sociale où l'on pourra enfin se trouver un « bon » emploi, le temps d'un article 25 du moins.Sonia (OSET étudiante en communications cégep André-Laurendeau Musicothérapeutes mécontents ¦ Le 14 mars dernier paraissait dans La Presse un article qui a donné un goût amer à plusieurs d'entre nous.Cet article racontait qu'un médecin n'^i plus le droit de pratiquer jusqu'à nouvel ordre à cause de traitements donnés à un patient cancéreux, traitements non reconnus par la médecine officielle.On y énumère quelques-unes de ces méthodes.La raison de mon intervention est que, même si la musicothérapie n'est pas citée dans l'article, elle fait quand même partie intégrante de son titre.C'est très charmant, pour nous, musicothérapeutes ! Si je m'en tiens à cet article de Mme.Rollande Parent ( Presse canadienne ), le fait de « recevoir de la mu-* sique sur la rate, les pieds près d'une chauffrette, assis sur un tabouret, les bras tendus vers l'avant » serait de la musicothérapie ?Avant que la confusion ne persiste, j'y vois là l'occasion idéale de définir ce qu'est la musicothérapie.la vraie et de quelle façon est formé un( e ) musicothérapeute \u2022 La musicothérapie est une psychothérapie qui fait appel à la musique ( rythme, mélodie, harmonie ) pour créer et/ou maintenir un contact avec différentes clientèles ( enfants, personnes âgées, déficients intellectuels, mul-ti-handicapés, soins palliatifs, et bien d'autres ).Chez certains, l'utilisation judicieuse de la musique servira à apaiser la douleur, à communiquer, à s'exprimer, à se concentrer.Chez d'autres, elle apportera un cadre dans lequel on promeut l'apprentissage.Si plus d'un prétend « faire de la musicothérapie », ce n'est pas si simple.Recherchez toujours les lettres MT ( pour musicothérapeute ), MTA ( pour les musicothérapeutes accrédités par l'Association canadienne ) ou RMT ( pour « Registered musietherapist » ) et vous saurez alors s'il s'agit de quelqu'un oui a étudié en musicothérapie.Notre formation comprend trois années d'études au Baccalauréat avec trois stages de formation supervisés auprès de différentes clientèles.Un internat de mille heures supervisées nous permet ensuite d'accéder à l'accréditation au niveau canadien.Chrystine BOUCHARD présidente de l'Association des étudiants en musicothérapie \u2022\\ I L'épargne des Québécois doit rester la clé de notre développement CLAUDE BÉIAND L'auteur est président du Mouvement des caisses Desjardins.Nous reproduisons ici un extrait de la causerie qu 'il a prononcée, samedi dernier, lors des assises de l'organisme.Le comportement du consomma* teur en matière de produits fi* nanciers, et en particulier du consommateur québécois, sous l'effet sans doute du décloisonnement et de la mondialisation des marchés, a grandement évolué, au cours des dernières années.Alors que les anciens portefeuilles individuels contenaient une très large part de dépôts traditionnels ( comptes d'épargne, dépôts à terme, etc.), ils ont avec le temps fait de plus en plus de place à des titres nouveaux.Ainsi, à la fin de 1994, les dépôts traditionnels ne représentaient plus, au Québec, que 35 % des avoirs des particuliers, alors que le solde des épargnes, soit l'autre 65 % des avoirs des individus, se retrouvait dans les fonds de placements, les fonds mutuels, les caisses de retraite, les valeurs mobilières et ailleurs.Une telle répartition témoigne, bien sûr, d'un bon sens de la diversification.Mais, sous l'influence de courants individualistes de plu- en plus forts, le risque que disparaisse le sentiment de l'importance d'investir dans sa propre économie est certes présent.11 y a un certain danger, en effet, que le désir de faire fructifier ses avoirs d'abord et avant tout en vienne à faire oublier que nos épargnes peuvent aussi servir le développement de nos milieux.De la même façon, alors que dans le système bancaire canadien on cumule des actifs de 550 milliards, principalement répartis dans des produits d'épargne traditionnels, en parallèle et d'une façon encore plus accentuée au cours de la dernière décennie, s'est développée au pays une importante industrie de la gestion de portefeuille qui détient des actifs d'une égale importance.En effet, dans cette industrie en croissance, on retrouve aussi 550 mil-liardsS, dont 317 milliards dans les caisses de retraite et 133 milliards dans les fonds mutuels.Les 2/3 de l'actif des cuisses de retraite sont entre les mains de sociétés de gestion diverses, alors que dans le marché des fonds mutuels, notre mouvement n'a pas non plus de présence significative.Sauf dans le cas de la Caisse de dépôt et de placement du Québec qui.sous l'effet d'une loi, gère les contributions des Québécois et des Québécoises à un fonds de retraite provincial, il faut parcourir longuement la liste des principaux gestionnaires de ces fonds de retraite et fonds de placements au Canada avant de retrouver un gestionnaire sous contrôle québécois.Pourtant, il s'agit là d'un marché qui connaît et qui connaîtra une croissance importante.On prévoit par exemple que, d'ici l'an 2000, on retrouvera 400 milliards dans les caisses de retraite et autant dans les fonds mutuels au Canda.Chez Desjardins, nous détenons fièrement les plus grandes parts de marché, au Québec, en ce qui concerne les dépôts traditionnels ( la dernière campagne REER l'a justement démontré d'une façon éclatante.).Mais, comme les derniers chiffres nous le démontrent, il y a maintenant tout ce grand marché des titres nouveaux - qu'il nous faudra développer davantage si nous voulons continuer à canaliser les épargnes des gens d'ici pour qu'elles servent le développement de leur milieu.Dans le domaine de la gestion de portefeuille, l'activité de notre Mouvement, au Québec, si elle dépasse celle de nos concurrents bancaires, laisse encore la plus grande part du marché à des gestionnaires de fonds de toute provenance.Voilà un domaine où notre mission nous convie à une plus grande vigilance.Il en résulte deux défis : Celui d'établir une synergie encore plus grande et plus vivante entre les caisses et nos entreprises spécialisées dans les activités de ces nouveaux marchés.Développer davantage ce réseau dont je vous parlais plus avant - et réaliser qu'il y a là un domaine où nous pourrons prendre la place qui nous revient si vraiment nous travaillons ensemble, en vue du bien commun du Mouvement.Celui aussi de sensibiliser la population, et particulièrement nos membres, à la nécessité de regrouper les épargnes - toutes les épargnes et non seulement les dépôts traditionnels -en vue de regrouper le capital nécessaire au développement de notre économie.Car il m'apparaît qu'on ne peut parler sérieusement de développement local durable ou de développement régional sans compter essentiellement sur la participation des gens qui vivent dans les milieux dont il est question.C'est une utopie de penser que le développement d'une localité puisse être assuré par des passants qui viennent de loin et qui font périodiquement la récolte des épargnes, sous la promesse de bien rémunérer les capitaux qu'ils cm- Claude Béland pruntent, pour ensuite les faire fructifier ailleurs ! De cette façon, on enrichit peut-être les individus mais pas les collectivités ! L'épargne, c'est le nerf de la guerre, dit-on.Or on ne peut penser gagner la guerre du développement.si on confie ses armes aux autres ! De même, il serait tout aussi illusoire de penser qu'on fera du véritable développement en appuyant et en développant des institutions dont on n'a pas la propriété ou le contrôle.et qui parfois n'ont même pas de place d'affaires ici.Il devient impérieux de rappeler aux gens d'ici le danger de l'éparpil-lement des forces, de rappeler le risque qui existe, dans un monde sans frontières, d'oublier que chacun et chacune d'entre nous vit d'abord dans une ville, un quartier, un village.Avant de participer à ce qui est a mondial », il faut d'abord développer notre chez-soi et à cet égard il nous faut être conscients des retombées des décisions que nous avons à prendre dans la gestion de nos épargnes et de nos affaires personnelles.La mondialisation ouvre les frontières, c'est vrai - mais ce n'est pas nécessairement pour laisser entrer une sorte de « manne » dont nous pourrons tous nous enrichir.Non.c'est plutôt le contraire : cette ouverture des marchés nous oblige à solidifier nos institutions et nos entreprises, d'abord pour résister aux assauts des nouveaux concurrents et conserver la place que nous avons prise sur notre territoire - et aussi pour que nous puissions conquérir les nouveaux marchés qui s'offrent à nous.Il m'apparait qu'il nous faudra, chacun de nous, faire réentendre ce message, le propager, le faire connaître.Aujourd'hui, on songe au démarchage pour offrir des produits.Il m'apparait qu'il faudra remettre à l'ordre du jour le démarchage des idées - de cette idée de solidarité qui sous-tend notre mouvement et qui est essentielle au développement de nos milieux.À la veille du XXIe siècle, au moment où sous l'effet de la mondialisation des échanges, ce sont les continents qui se font concurrence, la solidarité des partenaires socio-économiques et des épargnants d'ici s'impose plus que jamais.À la faveur de frontières devenues perméables, misant sur les réflexes individualistes, nos concurrents étrangers proposent une seule stratégie : celle de l'enrichissement individuel, du bénéfice à court terme, de l'avantage sans lendemain.Pourtant, qu'on soit Québécois ou Franco-Canadiens, les lendemains de nos communautés nous intéressent.L'avenir n'est pas qu'une affaire individuelle.Minoritaires en Amérique par la singularité de leur langue et de leur culture, et en nombre modeste, les gens du Québec comme ceux des communauiés francophones canadiennes, savent fort bien que c'est par la solidarité qu'ils ont survécu.L'histoire - il suffit qu'on s'y réfère -nous le rappelle clairement.À l'origine, des observateurs venus de loin ne nous prêtaient guère un avenir brillant, nous considérant plutôt ignares, démunis et destinés à disparaître sous les flots de l'assimilation.Mais nous avons su rallier nos forces, regrouper nos moyens, mettre en commun nos ressources.Au début du siècle, Alphonse Desjardins disait : «Si nous ne sommes pas individuellement des millionnaires, devenons au moins un peuple millionnaire.Par là, nous centuplerons nos forces, et nous accroîtrons notre légitime influence.Le jour où nous passerons pour un peuple économe et riche, il n'y aura pas d'obstacles que nous ne surmonterons pas, pas d'opposition que nous ne briserons pas, pas de conquêtes qui nous seront inaccessibles.» Ce message a porté fruit et il est encore vrai aujourd'hui, même si l'inflation et les progrès que nous avons réalisés font que nous ne parlons plus maintenant de millions mais de milliards.Fondamentalement, le défi demeure le même et la solution aussi : regrouper nos épargnes pour soutenir le développe nu m, de nos collectivités.Alliance Québec pense que son existence demeure essentielle Le rôle de l'organisme ne se limite pas au débat linguistique IY1ICM AEL 3 HAMELIN L'ouieui est président d'Alliance Que bit Les deux « scoops » publiés dans La Presse au sujet d'Alliance Québec, la fin de semaine dernière, ont peut-être aiguisé l'appétit de certains lecteurs, mais après une bonne digestion, on constate qu'il s'agit de calories vides.Contrairement a ce que révèlent ces reportages induisant en erreur.Alliance Québec, fondée en 1981 par une coalition de chefs de file de la communauté de l'ensemble de la province, est dynamique, en évolution et essentielle aux 800 000 Québécois d'expression anglaise qu'elle s'efforce de desservir.Et tous les Québécois, quelle que soit leur langue ou leur culture, profitent de ces efforts.Alliance Québec travaille pour assurer que les membres des communautés d'expression anglaise soient des partenaires légitimes et a part entière du développement du Québec.Nous travaillons en vue de promouvoir l'apprentissage du français, tant chez les jeunes que chez les adultes.Nous avons d'ailleurs ouvert un Centre de services pour l'emploi afin d'aider les jeunes qui ont fait leurs études avec l'argent des impôts du Québec à construire leur carrière et leur avenir ici.chez eux.Que ces jeunes soient ou non membres de notre organisation.Alliance Québec leur offre ce service, comme tous les autres que nous offrons, ainsi qu'à tous les membres des communautés que nous desservons.Alliance Québec s'est efforcée d'aider les Québécois d'expression française à comprendre les véritables préoccupations du Québec d'expression anglaise, et nous avons aide nos communautés a reconnaître et a apprécier les aspirations de nos concitoyens francophones.Ces objectifs étaient pertinents, en 1981.Ils le sont doublement, aujourd'hui.L'Alliance dépend, tout comme les organismes communautaires francophones de l'ensemble du Canada, des fonds que lui verse le ministère fédéral du Patrimoine canadien.Elle recevra quelque 1.02 million de dollars, pour l'année financière en cours, soit environ 4,5 % du budget total visant à soutenir les groupes communautaires linguistiques minoritaires du Canada.Ce financement est verse étant donné l'obligation juridique du Canada, en vertu de la Loi sur les langues officielles, de promouvoir la vitalité et le développement des commu-nautés de langue officielle minoritaire.Comme les francophones hors Ouébec, nos communautés ont affronte des difficultés lorsqu'il s'agit d'assurer des services et de protéger leurs institutions.Les gouvernement* qui se sont succédé, qu'ils soient libéraux ou pequistes, ont souvent refuse de répondre a nos besoins légitimes.La survie de nos communautés dépend des actions de nos organisations pour lutter contre cette tendance.L'Alliance a toujours été là pour donner des informations sur ces besoins et pour faire pression en vue d'obtenir des réponses équitables à ces besoins.En matière d'éducation, nous avons obtenu une solide coalition favorable à la création de commissions scolaires linguistiques.Cette reforme éminemment logique, a l'aube du XXIe siècle, nous permettra de contrôler et d'administrer un système scolaire anglais qui apportera la stabilité dont nos communautés et nos enfants ont besoin pour s'épanouir au Québec.C'est le Parti québécois qui avait d'abord propose ce changement.Il n'est pas passé aux actes.En matière de santé et de services sociaux, l'Alliance travaille en vue d'assurer des services en anglais qui donneront à nos communautés un degré d'accès aux hôpitaux et aux CLSC comparable à celui dont jouissent les Québécois d'expression française.Elle a pris la tète d'un mouvement qui a remporté des droits juridiques à cet accès.Maintenant, elle doit collaborer avec le gouvernement pour faire appliquer la loi dans son intégralité.En ce qui concerne l'emploi.Alliance Québec continue a lutter pour que les Québécois d'expression anglaise aient une part représentative des emplois dans la fonction publique.Nous constituons plus de 11 % de la population du Québec.Moins de 1 % des 55 000 fonctionnaires québécois sont d'expression anglaise.En ce qui a trait a l'avenir du Que-bec au sein du Canada, Alliance Que-bec insistera pour qu'ait lieu un débat en profondeur et complet sur les coûts potentiels de la séparation.Nous ne prendrons, comme les articles de La Presse le laissent entendre, d'ordres d'aucun parti politique.Nous mettrons en évidence les coûts économiques et sociaux de la séparation et nous insisterons pour obtenir une évaluation honnête des avantages de la fédération canadienne pour tous les Québécois.Alliance Québec effectuera ce travail important, non seulement pour ses membres ( qui sont 3 700, plutôt que 2 000, tel que rapporte par La Presse ), mais pour tous les Québécois d'expression anglaise, qui ont tous quelque chose a gagner dans la réussite de cette entreprise.Les Québécois en sont arrives a un consensus nouveau et valable sur les questions linguistiques.Un compromis significatif permettant l'utilisation de l'anglais ainsi que du français dans l'affichage public protégera le visage linguistique du Québec tout en respectant la présence et la contribution de nos communautés.Cela sera favorable au commerce et reflétera de façon positive la réputation de tolérance et de raison dont peut à juste titre s'enorgueillir le Québec.Ce consensus se manifeste dans notre récente collaboration avec l'Office de la langue française sur un concours de rédaction en français visant les élèves non-francophones du secondaire et du CEGEP.L'Alliance a toujours été plus que le défenseur des droits linguistiques.Son rôle n'a pas commence et ne se terminera pas avec une nouvelle ère de collaboration linguistique.Ce n'est que l'un de nos objectifs.Encore une fois, tous les Québécois ont un intérêt dans un objectif plus profond de notre travail : combler l'écart entre les deux grandes communautés linguistiques du Québec, par le dialogue, la discussion et des activités conjointes, afin de créer un Québec plus fort pour demain.Alliance Québec possède les outils et la volonté pour jouer ce rôle.Et nous nous engageons à le jouer.Autochtones : une question de respect Aucun peuple ne peut éprouver de la dignité, ni se respecter, si son identité ne jouit pas du respect des autres RENÉ DUSSAULT Ct GEORGES E RAS MU S Les auteurs sont coprésidents *) DOCflY Tout «niOn 9 35 ,«n t»mH3*n.ma'-ma» 4 15 MAN THE MOUtE (O) OOLB \" y»'*-tam4*vmof ma» 4 44 FO«»ESTOUMP(0)DOLflY To«k*»voia MC&55 **-'-ta'^*Tvm»t-ma' 2 05 ROB ROY (0) DOlB> mar,a j 6 55-9 55 m»« 1 50-4 20 OOOfVMOVICiai DOLBY Tout ttttO\"»* 7 05-9 00 wefvtam-0''VYT\\»» ma» 2 20-4 20 FOftRCST OUMP V F (O) OOLBY y«fwM(TMj*n.«un-mif 7 20-1000 v»»*-tam^a»to*t 7P5-9 2C wa^-tam^^m»» i 40-4 00 OUTBA£AM(a)OOLBY Tout ttt »»a 700440 va^tam-d^m-rna' i 304 20 GOOFY MOVIC (O) DOLBY Tout W tO«t 7 l5-9 1$ va« tam-d\"»wTiaf i '5-3 '5-5 15 MAh OF T>4E HOU9C (O) DOlBY van-tam-eim.luftJTiaf 7 ;s9 25 w»«-tanvt dolbv Tout lM|euf\\ 140-7 05 IMM0RTALBCLOVC0(O)DOLeY ToutlattoA 920 MUROER IN THE FRST (13*) DOlBV Tout m i9uri 2 00-4 1 s« 50 HOUSeouCST (Q)dolbv To^nlot|nn 1454 20-700 ncllio) dolbv Tout %tto«t 9 25 HK2HCR LEARNINO(13«)OOlBT Tout«tfCuft 1 55445 DROP ZONE |1V) DOLBV ToutMroui 43O940 HKlHLANOCfl M (1>*| OOLBY 7o-twttovt 7 15-9 30 THESMCIALttT(13*)OOLBYToutln|nn 20O4 20 THE WJNTCD 11*«) DClfiT »out «t lOut 2 05-7 10 INTERVION WfTM T>«C VAMMC (14*) OOLBV 4 2S9 50 j tSecret \" un film de JOHN SAYLES PARISIEN ee^^SG 480Stt-C4irieftncO it.VERSION 0.ANGLAISE AVEC SOUSnTKES FRANÇAIS LOEWS- 8617«: 9&4Str Cat^erlneO O VERSION ORIGINAU ANGLAISE UNE COMÉDIE DE HERVE PALUD LOUIS BECKER présente DANS LA VILLE PATRICK TIMSIT THIERRY LHERMITTE LUDWIG BRIAND avec la participation de MIOU-MIOU PARISIEN 4MSta-CailwtiM0 .*\t\tCAR.ANGRIGNON 3^24» 70/7 banJ New««M\t\t\tCENTRE UVAL w*-n7i 1 iSMUCwfeniM * -7 6-\t\t\tVERSAIUES\t \tCARREFOUR «tltstrte.SHIRBIlOOKf\t\tf\tGATINEAU Z29-7(S5\t\t1\tOMEGA IH5Ct CliwHi IvtfMari *\t\t ERIC STOLZ \u2022 JEAN HUGUES ANGLADE \u2022 JULIE OELPY ' tâllll lAIIM Ptllllll PUR LES CRÉATEUBS DE - RESERVOIR DOGS ETPULP FICTION raiiicriii tKCiiM QUENTIN TARANTINO VERSION FRANÇAISE PARISIEN Mt-MMICENTRELAVAL ^ >|TERREBONNE«' POINTE-CLAIRE s^5fiu|GALERlHSUVALSM9-FMi G ce TERRIFIANT, SAISISSANT! Un film divertissant et palpitant\".\u2022Anne Brodie, CFTO Kathy Bâtes Jennifer Jason Leigh Dolores Claiborne version française fASrn no» KÎNTFRTyNMFNTit^NnN,T010RHACKr(M(n MTH>B%TF5 IFNSIftB l.«OS UK.M iKHOftlNt lAIBfXtM D^MDSTHAlHyRN K^HSC RtIUV IWC B-u ST-JEROME BERRI ¦ Vt (IKtOM f «N OIIH.iriAi * A^\u2022'.l Al' LOEWS ¦iîlLACORDAtflETU'MOOfUPBUS' -¦ - STEAOELE '\"^«'J \u2022A LIIBUEDSC] STE-ADELE 3^^^*» _ _ CONS\"^^.^JTclv.MHt , ClNL:f'L£;X OPEON ET FAfVIOUS PI AYER\"-^ OECARIE M>fiLU|CAfiih- \u2022*|C!«EraPflP« kSPÉCL\\LISIÏ2i ALISfENTATION in; BMS Ctairc Pimparé, porte-paroU.ttnu y attt^nJ.Plus de 200 expo»anlft \u2022 Conférences Carrefour Éducation / Loisirs présenté par le Magazine Enfants Québec et Radio-Quéhec Nouveau Rcsto des Tout-p'tits \u2022 Défilés de mode Admission: $8.00 Gratuit 12 ans et moins Jeu.\\'en-Sam.l)im.6 tniii: 7 otTil: H otTrI: 9 ui-rtl: Hal(e-p;arderie };ratuitc (2 ans et plus) .Etc.CHRYSLER Ô WInIgO IVlenol ]0hà3]h I0hù2lh lOhù 2lh CJTF Desiardlns TOUT SUE L'.LIU'CATION C'EST^Poulî: m CFTm des enfants de 0 a 8 ans SUZANNE COLPRON ¦ Pierre Dubois est né clown.« Regardez mon nez, vous comprendrez », lance-t-il en riant.Âge de 46 ans.il pratique ce métier depuis 20 ans.Son personnage: Ti-pit.« J'adore amuser les gens, faire rire les grands et les petits.Mon personnage de clown, c'est ma deuxième personnalité.v> Avec ravènement des boutiques de ballons et des télégrammes chantés, il y a 15 ans, les clowns ont connu une très forte croissance au Québec.De quasi inexistants qu'ils étaient dans les années 80, ils sont aujourd'hui plus d'une centaine.On compte 55 inscriptions sous la rubrique « ballons » dans les seules pages jaunes de Montréal.Le problème, c'est que les clowns ne sont pas tous professionnels.Encore faut-il savoir à quel bouffon on a affaire.Pierre « Ti-pit » Dubois et sa soeur Sylvie « lujube» Dubois en savent quelque chose.Ils ont tous deux possédé une agence de clowns.« Il y a en beaucoup qui exercent mal le métier.Ils nuisent à la crédibilité des clowns et c'est dommage », explique Sylvie Dubois, âgée de 37 ans.Pour remédier à la situation, Pierre, Sylvie Dubois et un ami, Alain « Pipo » Lafrenière, ont décidé de créer l'Association des clowns du Québeo.Ils entendent regrouper les clowns et offrir des cours de formation.« Il y a des associations partout en Amérique du Nord sauf au Québec, souligne Alain Lafrenière, 33 ans.Ici, il ne se passe jamais rien.» Mais cela va changer.La nouvelle association des clowns se PHOTO ROBERT MAILLOUX.U PrtiSe Avec ravènement des boutiques de ballons et des télégrammes chantés.Il y a 15 ans, les clowns se sont multipliés au Québec ; on en compte maintenant une centaine.propose d'organiser un premier événement au début du mois d'août, à l'occasion de la Semaine nationale du clown.Mais, au fait, est-ce que ça vit bien un clown au Québec ?Certains oui.Alain « Pipo » Lafrenière ne se plaint pas beaucoup.Depuis huit ans, il met du beurre sur son pain en faisant rire les autres.« le suis pigiste, dit-il.le travaille pour 15 placesdifférentes.9 *i* J.\" O K A;l Ht ClNCrtfX Q l t .) M mt(«l« «t m«rcf«dis * 4 9»t léyU U |«wrn4«, AA ATI kJ C C C A Pour informoHons, appeUx 849- it^fi d« 11hOO à 22hOO OU 7 AU 13 AVRIL 1995 ELDORADO (vo françAiM) \u2022 12 30^2 45-5W-7 15>«0 riPlDCME (v trwiçMM} * 7X 700-9 30 OECARIE D«-c»f* coin VcfTna OUrBREAK(vo analaiM)* H49 FIt M NOUVEL ELYSEE Ma-iss?ALLEUAONt ANNLL 1990 (« o UançfSf) \u2022 SwntiDim 1 M-110-9.30.7 M-« 30 S«m 7Ï0-910_ ENTRE-VILLE n^fnu root Urvvpft'ir SijlKtnUtMoMcCd COUP t>C FEU SUR BROAOWAV (« fran^M) (Cl SwntiDwn l 00-S 10-9 30 $«m 5 10»30__ TANKGIRL{vo angtaiMl (13 \u2022nt) \u2022 V«n H U*f 9 30 PARENTS COWUUNISTES (» o frif>c»i»«; (G) \u2022 Sam M 0*m 2 00 ¦ 4 l & - 7 00 S*m 7 00 RGB ROY (« o anglaiM) {G) et Jfu 6 30- 9 15 FtCTIONPUlPfUSE 9 OS v lratK*iwMi6*fi*> * NEE POUR ETRE LIBRE (v trançww) (O) \u2022 1245 300-500 eULLCTS OVER BROADWAY (w.o.angl«M) 3_05 - 7 1i__ LUbwtO VAN B (v.IrançatM) (q) Sam el Oun : 1:00 - 4:00 \u2022 7:00 < 00-7 00 aORN TOBE WILO(v 0.Sam tl Dim : 1 30-4 15 V»ii , Lun »1 fcMT , 7 OQ W^^H) (O) FHU C^.MAJOR PAVNE (v.o.anglaiM) van aw My 9 H__ jury duty (vjï.0:15 » MAUVAIS GARÇONS (« Imsa^a) 1 00-4 00 - 7 00.0 M_ bOLOfTESCLAJBORNE{tf frarnaiM) lU * ' 12:30-445-7 15-945_ CERCLE 0 AMIS (UNMtr rrançataa) (O) l3 30-240-4S0r00-9 15 BROSSARD 849riLM MaUCnampUwt - 6600.bou< MANGL ER [THf ] (v o aoQiaïaal ' 930 ELlSA (v o trancaiM) Sam MOkn : i ÔS 4 05 \u2022 7:09 \u2022 t:30 Sam 4 09 - 7 05 - 9 30_ LAST SEÔUCTIONlvO Sam eiDtm: 100-4.00 Sam 4 0Ç- 700 9 3$ .00 \u2022 à :X CERCLE 0 AMIS (UN) (« Irancaïaa) (G) \u2022 Sam alDtm 1-30-«:00-700-t:iO Sam 7 00 - 9 30 _ KILLINC ZOE (v, Irançaiaa) n« SamaiOim 4 1S Sam 9 40 DOlORESCLAIBOANEfvo anatma)(Iftant) S*m 1 X 700 94J Sam 7-00 NEE POUR ETRE LIBRE Iv frarKaiM) (O) a Sam aiqm 1 »-350-7 00 Stm 7 00 FORRESTCUMP'v tT»f»ç«.*aKOt \u2022 115 CARREFOUR LAVAL .L :330 boul LrCjrrrtOit'a49FltU (~X LEGENDES D AUTOMNE IV rran^iaaMO) Sam .Oifn H Mar 4 10-700-9 35 Vgn n Lun 700.9 15 _ MAJORPAYNE(yO Sam^^pim et Uo:_ JURY DiTTV IV ô ânglBi») 'JPl* 10 700-935\\M; 7O0.»a LAPPATfvo IrançaMt) (i34na)a Sam.D«n.hbr H mm 1 40-4.15-7O0-t3) V9i».U;nalJau 7OO-920_ STRAWBERRV anc CHOCOLATE («o 11 anglai«|(Q) Sam.al DMi.: 1M \u2022 4«l- 7 05'*y Stm 4 00-700 .9:» CENT ET UNE NUITS (LES) (v o trançatta) (Q) Sam rlO.^ : 1 OC - 4 00 -1 45-9 30 Sam 4:00 ¦ 6,45.-9 JQ_ SUM OF US (fHEi (v o.anoiMa) (13 ana) Sam elDtm.: 1 Oi - 4 10-7.00-9:30 Sam 410-7O0 9 20 _ MADNESS OF KIftO OCOMOC (v.o.anolatta) (Q) \u2022 Sam.at Dm: 1J0-400-7:00-9:30 LACORDAIRE 7 w/.jooo BâO tOYS (v O angUita) ( 11 ana) \u2022 SamtIDtm 1O0-33O-7O0-920 Sam 700-9» Cotfçhttftf vtn attam.1140_ A GOOFV MOVTE (v.O anglataa) (Q) \u2022 Sam al Dm 100 \u2022 2:}5-4 05 -119 \u2022 7 10 - 9O0 Sam 7 10-900 Çoyçhy i*r^ vtft al Sam 11 00_ OUTaREAK(vo aoglataa) \u2022 Sam alDim 10S-330-700-910 Sam 700-9X Couchatofâ Van tiSam 11 49 PLACE LASALLE 12 CERCLE OAMIS(UNHv trancaita; iG) \u2022 Sam .D>m , Mar H Mef 12.45 - 2 55 \u2022 SOO ¦ 7 10 - 9 40 Van ^Lun at Jau : 710 ¦ 9 40 L ÉPIDÉMIE {V trancaiM) \u2022 Sam .Dm .Mat al Maf : 1:10-3:45-6:50-9 25 V»n.Lun ftJau 8:»0-»:25_ OOtORCS CUueORNE (v Sam.Dm.Mar «1 Mar 100 Vfo .Lun a* Jay 6 50 \u2022 9 M }(16ans)* 4.05-6:50 - 9:1S CinCLE OF FRlENDSfvo arMMlM](g} \u2022 Sam.Dt\\ l EPIDEMIE (v tfi»c4RS (« O Sam.Oim.Mar.al 1 45 \u2022 7 Van.Lun al Jau : 720-940 ^^03«(a EGYPTIEN tn^niM I «55 ru«> Pr*t ONCE WERE WARRIORS (v o anotalW) (IJani) \u2022 200- 4 45 \u2022 7 00-920 LANGELIER 7ss »5i NOUS ETIONS GUERRIERS (« 13 an»! \u2022 Sam ai Dtm 1 09 19-9.20 Sam 7 15-9 70 ha tard Van, al S»m ii:?ç WALKING OCAD (THE) (« O.arwtalia) a Sam.Dm Mar e(*iMr 1 20 - 5 25 9:19 \u2022>30 Vfn^Lun al >u 7 25 - 9 ^ 72S y BAOBOYSIvo anaiaiM)(l3ana) bam.Dm.MBr alMir>i»-4J0-719-M( Van.lovi »\u2022 Jau 715-949 BARGlRLS(vo artgiaïaaKUtn») * 1 40 - 3 40 ¦ 9 40 - 7 40 - 9 40 tic iai2avrH 1 40 - 3 40 \u2022 9:» OoiH\tu Van.Lun «ijau 700-930\t\t7O0-\t\u2022 30 CiRCLE or FRIENOS (V o.anoiaita) (0) \u2022 1 45-439-7 15-930 LE FAUBOURG, h^-irm 1bl6 oua»l.rua &la-Ciil>>rrma irafKaïaa) - 310-9 10 M^E POUR ÊTRE LIBRE (v francaraa) (0) * Sam al D«m 1 00 - 3 09 - 5 05 - 7 10 teJJfi_ MACHINE INFERNALE (LA) (v tranç«W) \u2022 915 ÇOMCf tli0 V>na««4m.1110_ DON JUAN DEHARCO (v Irançaiw) \u2022 SametOim 1 15 \u2022 3 15 - 5 15 ¦ ?M - 9 J9 Sam 7 20-929 CoychatartJ/îîL.»*?*?^\" _ MAJOR PAVNl o anglaisa) \u2022 Som .Dm Mar al Mar 1 05 - 3.10-9:I9 ¦ 7 M Vfn.LunyIJau 7J0_ MACHINE INFERNALE (LA) (v.trançai»*) * 9:25 COTE DES-NEIGES DÉJÀ GAGNANT DE PLUS DE 15 PRIX INTERNAT1IUIA{IXjh& |GRAND PRIX DES AMÉRIQUES n PRIX I ffttmu us mis h iimu 1 'Coup de coeur de la presse et du public, une oeuvre magistrale.; un tour de force., dense et bouleversant.une oeuvre majeure!\" - Odile Trenoiar.LE DEVOIR \"Un must absolu.-bouleversant au point de donner la chair de poule!\" - benw Itolel.lE lOURNAl DE QUEBEC ' Cï \"Ne vous en privez pas, çourez-y!\" , Vdieiie leiarie, SAIUT, BOWOURi Ê 0 >h»C«rt«/' 1 GREENFIELD PARK s:t-6i29|DORVAL 63i-8S86 |CENTRE LAVAL 688-7776!CARREFOUR 565-0366 1CAR.ANGRIGNON 366cine|STE-ADELE 229-7555 519 boui Tasche»eau * \u2022 1260 Ave Dovft_» S M1M0 U Coctousr» ?S 1 PC l ES^PiE Shertyoof .B 7077 boyl Htwmtn ?1 |CinemjP.nt * Meilleure actrice de soutien Dianne Wiest Coups De Feu Sur Broadway un film d£ woody allen G A l Af riCMC IN VfR'.lOW OAiGtNALt ANOlâlSI I T I N VIRSiOM mâNÇAl'.l CENTRE-VILLE *MM Meilleur Scénario PULP FICTION < FICTION PULPEUSE J »«o version NOUVEL ELYSEE 288-i857|GALERIES LAVAL 8 M9-f»lm ISTE-THERESE 9794444 îirueM.noo \u2022 ¦ 1S45 bowl Le Co'6ut>t» * ¦ Pi«m S»e Th«fese * 1 AUSSI EN VERSION ORIGINALE ANGLAISE LE FAUBOURG lACORDAfflE /.DORVAt POtNTF -CLAJRF CENTRE 1>VAI.CHÀTFAUGUAY.CARREFOUR ANGRIGNON.16 ANS * wrxiW .»-.» 1A' GOLDEN GL OiranlCotbuiu OÙ S'/VRRÊTERA LE POLTOIR m SA VOIX ?LE DAUPHIN mô-film!DESJARDINS W9FILM|CARRErK)UR LAVAL*49 F,LM Cinéma Paniieie 19 h30 Danse ESPACE TANGENTE ( 840 e.Cherrier ) s.Yah Blld série des majeurs 20 h 30.AGORA DE LA DANSE ( 840 e.Cher rler ) Spectacle de Sylvie Piamondon et Nancl Paquet- te.étudiantes de la maîtrise en danse : I UQAM 20 h.CENTRE INTERCULTUREL STRA-THEARN ( 3680.Jeanne-Mance ) spectacle Portes Ouvertes des étudiant I e )s du département de danse contemporaine de Con- cordia : 20 h.Musique - s \u2022 PLACE DES ARTS < Cinquième Salle > : Marianne Duqal.violoniste, et Lucille cnunq * pia- nlste 20 h.ÉGLISE SAINT-JEAN-BAPTISTE Orcnestre Svmpnonique et Choeur de -McGill.Dlr.Tlmothv vernon.Maria Popescu.mezzo-soprano.Symphonie no 3 ( Manier > 20 h.ECIISE ERSKINE AND AMERICAN Ensemble Pentaedre.Danzl.Hlndemttti.Ko- \u2022 prowskl.Barber.Bartok : 20 h.MAISON DES ARTS ( Laval ) Monsieur Beaucaire ( Messager ).Théâtre ' d'Art lyrique de Laval : 20 h.Théâtre THÉÂTRE jean-duceppe ( Place des \" Arts) Le Sea Horse d Edward J.Moore.Mise en scène d'André Brassard.Trad.de Michel Du mont et Marc Grégoire.Du mar.au ven.20 .h : sam.16 h 30.21 h.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84 \u2022 o.Ste-Catherine ) La Megere apprivoisée, de William Sha- kes-peare.Mise en scène de Martine Beaulne.Du mar.au ven .20 h : sam.16 h.21 h.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT ( 4664, St- De- nls ) Le Visiteur.d'Eric-Emmanuel Schmttt Mise en scène de de Culllermo de Andréa : 20 h.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI ( 3900.St Denis ) Appelle-moi.dEilzabeth Bourget.Mise en scène de Jean-stephane Roy.Du merc.au sam.20 h ; dim.15 h.ESPACE LIBRE ( 1945.Fullum ) Cmpuantecie Robert Cravel et Jean- Pierre Ronfard 20 h ¦ Une saison en en- fer.de Rimbaud : 22 h.ESPACE GO ( 4890.St-Laurent ) Le Triomphe de l amour, de Marivaux Mise en scène de Claude Poissant : 20 h ESPACE LA VEILLEE ( 526-6583 ) Le Petit Cirque de Barbane.de Claude Paie ment.Présentation de la Compagnie de Théâtre Harpagon : 20 h.THÉÂTRE LA CHAPELLE ( 3700.St-DO- mini- que ) En attendant Tchékhov une demande en manage et l'Ours d'Anton Tchékhov : 20 h THÉÂTRE DE LA BIBLIOTHEQUE ( 1030.St- Hubert ) L école des Bouffons de Michel de Chel- de-rode.Du mar.au sam.20 h.AU PORTÉ DISPARU ( 957 e.Mont- Royal ) Bacheior.de Louise Roy.louis Saia et Mi chel Rivard : 20 h.centre D'ESSAI ( Université de Montréal, pa- villon J.S.DeSève.6ieme étage ) Ppa.sous la direction de Patrick Quintal 20 h STUDIO-THÉÂTRE JEAN-VALCOURT ( 100 e.Notre-Dame ) La Gloire des filles a Magioire.d'André Ricard 20 h.CENTRE DES ARTS SAIDYE BRONF- MAN ( 5170.Chemin de la Côte Ste Catherine ) Passion Play, de Peter Nichois Mise en scène d'Alexandre Hausvater : 20 h.STUDIO-THÉÂTRE JEAN-VALCOURT ( 100 e.Notre-Dame ) La Gloire des filles a Magioire.d'André Ricard .20 h.sauf lun.SALLE ANDRÉ-MATHIEU (475.bOUl de l'Avenir.Laval ) Cul de sac Avec Pierrette Robitaille.Bernrd Fortin.Chantai Lamarre.Jacques Girard et Luc Gouin : 20 h.MAISON DE LA CULTURE DE GATI- neau ( 855.bout, de la Gappe ) Duo pour voix obstinées, de Maryse Pei- le-tier.Mise en scène de Louise Laprade : 20 h Pour Enfants maison théâtre ( 255 e.Ontario I Pierrette Pan.ministe de l enfance et des Produits denves.de jasmine Duoe Sam dim.15 h.théâtre biscuit ( 221 O.St-Paul ) L Oiseau d'or, de Vladimir Ageev Sam., dim.15 h théâtre de l'esouisse (1650 e.Marie- Anne ) Contes pour Pâques.Avec Sylvi Belleau Dlm.14 h.Variétés place DES arts ( Studio-théâtre du Maurler ) Hélène Pedneault et Sylvie Tremblay : 20 n THÉÂTRE ST-DENIS1 Raymond De vos .20 h.METROPOLis ( 59 e.Ste-Catherme I Oye.avec Papo Ross et Orquesta Pambi- LA LICORNE ( 4559.Papineau ) André Duchesne 21 h.CLUB soda ( 5?40.Ave.du Parc ) Henri Band.Bacchus et 101 Dalmatiens 20 h 30.MONUMENT NATIONAL ( 1182.St-Lau- rent ) Siidlng in Ml Directions, de Judith Thompson.John Mlqhton.Norbert Ruebsaat et Donald Molnar Avec Karen Young.Du merc.au sam .20 h 30.dim.14 h LES DEUX PIERROTS ( 104 e , St-Paul ) Groupe de Daniel Blouin et Dany Pouliot 20 h.LE BISTRO D'AUTREFOIS (1229.St-Hubert ) Jacques Antonln : 21 h LES BEAUX ESPRITS ( 2073.St-DeniS ) Marie-Josée Careau : 22 h 30.OUAI DES BRUMES ( 4481.St-DeniS ) Les Moutons Noirs : 21 h 30.L'AIR DU TEMPS ( 191 o .St-Paul ) Michel Cusson et le Wlid unit : 21 h.LA BOÎTE A MARIUS (5885.Papineau ) Erik DesRanleau et Daniel Thibault : dés 21 n LE PTIT BAR ( 3451.St-DeniS > Marcel Soulodre : dès 21 h.CAFÉ THÉLÈME ( 311 e.Ontario > Groupe J C.: 21 h 30.la BOÎTE FDM ( 2090.Bennett ) Yves Prévost et Landnault : 20 h 30.CAFÉ SARAJEVO ( 2080.Clark > Liiy s Tlgers dès 21 h BIDDLE'S ( 2060.Aylmer ) Duo Greg Amirault de 19 h à 22 h .Charité Bidd- le de 22hâ2h LA CAVE DU ST-GABRIEL ( 420.St-Ga briel I Christine Corneau 21 h.O'BLUES ((7567.boul.Taschereau.Brossard ) Jimmy James : des 21 h L'OSMOSE ( vercneres > Ginette Pelletier 22 h.le vieux PALAIS (255.St-Etienne.L'Assomp tion ) Groupe Mi-Temps 21 h Angela Molina épouse Pou ¦ L'actrice espagnole Angela Molina, 39 ans, l'une des plus sollicitées p;ir les réalisateurs étrangers.\\;i épouser ce mois-ci un jeune Canadien repondant au nom de Pou, dont elle attend un enfant.C'est le premier mariage de la comédienne, qui a déjà partagé la vie du photographe français Hervé Timarche.dont elle a trois enfants, et du peintre-américain (ulian Schnabel.\"ON EN SORT BOULEVERSE ET EN ETAT DE CHOC !'1 lii (,11111 |{(>l)tiH|i, LÀ Pmissi UN PORTRAIT UNIQUE DU VIDE EXISTENTIEL CONTEMPORAIN: INCROYABLE MAIS VRAI !\" Ciiom.iN l'imi L Voiii \"AFFOLANT, PROFONDÉMENT TROUBLANT: CES JEUNES SONT À NOS PORTES ! L'UN DES PORTRAITS LÈS PLUS SAISISSANTS D'UNE CERTAINE JEUNESSE.\" Lotiivi Hl\\\\< liu«l, L» Joi'uvxl l)i Momki \\l UN filrVt (Il .BlRIRAiNd i n i km» i; H*' J MaRÎE GillÏAM v OliviER Siiuuk Bruno Pu/ulu ¦ ¦ K>5.7fm < . "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.