La presse, 23 avril 1995, Cahier A
[" angoisse delà page blanche cahier Livres La phobie du SANG cahier Santé El» \t 6 47\t51930333639 1 51920 263140 SELECT 10175, PAPINEAU ttTl 381-3987 MONTRÉAL, DIMANCHE 23 AVRIL 1995 111* ANNÉE N° 180 Extérieur de le ville de 54 PAGES, 4 CAHIERS Québec (Région est): 65 cents Abitibi-Témiscemingue: 55 cents À domicile par porteurs: 60 cents Miami : 1,50 S US îies-de-ia-Madeleine: 1 Bonjour! La personnalité de la semaine Massacre dans un camp de réfugiés au Rwanda Claude Lajeunesse pageB12 Météo & Quelques nuages, venteux et frais max 7/min -1 page S16 Girerd d'après AFP_ KIGALI es centaines de personnes, peut-être même «plusieurs milliers», ont été tuées hier au camp de déplacés hutus (ethnie majoritaire) de Kibeho, dans le sud-ouest du Rwanda.Selon le Comité international de la Croix-rouge (CICR) et l'ONU un très grand nombre de personnes auraient été blessées.Une équipe de Médecins sans frontières, qui a pu se rendre, dans le camp de Kibeho dans l'après-midi, a quant à elle «estimé à plusieurs milliers le nombre de victimes».D'après Millicent Mutuli, porte-parole du bureau de l'ONU au Rwanda, des soldats rwandais ont ouvert le feu alors qu'ils tentaient d'évacuer le camp de réfugiés de Kibeho.Ce massacre a provoqué un nouvel exode, des milliers d'occupants du camp, qui comptait plus de 100000 personnes, ayant quitté Kibeho et marchant en direction de Butaré, la ville voisine, a précisé Anne Sophie Bonefeld, déléguée à l'information du CICR, interrogée par téléphone à Butaré.La région est frontalière du Burundi, où sont réfugiés des dizaines de milliers de Rwandais.Les quelques camps plus petits également situés dans la préfecture de Gikongoro, qui abritaient plusieurs dizaines de milliers de personnes, semblent eux aussi se vider, a-t-on précisé de source humanitaire.Le nombre de blessés est difficile à estimer pour l'instant, a ajouté Anne Sophie Bonefeld, la nuit rendant impossible toute évaluation.VOIR MASSACRE EN A 2 lpour la ^ Aux urnes citoyens d'après AFP PARIS o en Ti Index Annonces classées - immobilier\tC7àC9 \u2022 marchandises\tC9 à C11 - emplois\tC11 - automobiles C11 à C13\t - propositions d'affaires\tC13 Arts et spectacles\t - informations\tB7 à B10 - salles/repertoire\tB9 - télé-horaires\tB9 Additions croisées\tC9 Bandes dessinées\tC10 Bridge\tC13 Deces\tC13 Ecologie/environnement\tA12 Etes-vous observateur?\tC7 Feuilleton\tC10 Horoscope\tC8 Le monde\tA6 et A7 Lesieux\tA11 Les petits compagnons\tA12 Loteries \u2014 résultats:\tA4 Mot mystère\tC8 Opinions\tB2 Politique\tA5 Santé\tC1 aC6 OKLAHOMA CITY VIT DANS L'ESPOIR à '-4 4 4 4\u2022 > \u2022 i \u2022 ¦ 'À Recherchant des survivants, des secouristes escaladent prudemment les décombres à l'intérieur de l'immeuble fédéral d'Oklahoma City en partie détruit par l'explosion d'une voiture piégée mercredi.PHOTO R\u20acUTER Il y a une possibilité de trouver des survivants RICHARD HETU collaboration spéciale OKLAHOMA CITY Oklahoma City était triste à mourir hier.11 pleuvait.Il ventait.11 tonnait.Il faisait froid.Et les éclairs fréquents striaient le ciel de la ville en deuil.Difficile de parler d'espoir en cette journée désolante.Et pourtant, il le fallait.Trois jours après l'attentat le plus meurtrier de l'histoire des Etats-Unis, les secouristes ont commencé à fouiller les décombres du deuxième étage du building Alfred P.Murrah, où entre 30 et 40 enfants se trouvaient dans une garderie au moment de l'explosion de mercredi.L'espoir était de trouver des survivants dans une des cavités créées par l'affaissement des neuf étages de l'édifice.C'était un espoir qui s'amenuisait avec le passage de chaque heure, mais qui soutenait les secouristes dans leur travail, dont le rythme, excessivement lent, augmentait le suspense.«Il y a toujours une possibilité de trouver des survivants», a déclaré Ray Blakeney, du bureau du coroner d'Oklahoma City, hier matin, au cours d'une conférence de presse.« Dans le cas des tremblements de terre de Mexico (en 1986) et de San Francisco (en 1989), des personnes ont été trouvées vivantes après plusieurs jours sous les décombres.» Mais l'espoir était accompagné d'appréhension.« Nous avons peur de ce que nous allons découvrir», a déclaré |on Hansen, porte-parole des pompiers d'Oklahoma City.«Mais quelle victoire ce serait de trouver là un petit survivant.» Soixante-dix-huit morts Au moment de commencer leur troisième journée de travail, les secouristes avaient ex- VOIR ESPOIR EN A 2 uelque 40 millions d'électeurs se rendront aux urnes :rance aujourd'hui à l'occasion du premier tour de l'élection présidentielle pour désigner parmi neuf candidats, les deux finalistes du second tour, qui se déroulera le 7 mai.Les derniers sondages publiés plaçaient le maire gaulliste de Paris, Jacques Chirac, en tête alors que le candidat socialiste Lionel l.ospin et le Premier ministre Edouard Balladur, gaulliste comme M.Chirac, se disputaient la deuxième place, avec un léger avantage au candidat socialiste.Ce premier tour permettra également de mesurer l'importance du vote protestaire dont pourraient bénéficier, à droite, le dirigeai! t d'extrème-droite Jean-Marie Le Pen et le candidat de la droite nationaliste Philippe de Villiers, et à gauche, le patron du Parti communiste Robert Hue et la troskyste Ariette Laguiller.L'écologiste Dominique Voy-nct mesurera quant à elle sa capacité à rassembler les écologistes, émicttés en plusieurs tendances.- Enfin, les sondages promettent a un candidat inconnu, Jacques Chcminade, proche du politicien d'extrème-droite américain Lyn-don LaRouche, un score dérisoire.Si aucun des candidats n'obtient la majorité absolue des suffrages exprimés dimanche, les deux candidats arrivés en tétc s'affronteront dans un second tour le 7 mai.40119201 électeurs sont inscrits sur les listes électorales selon les derniers chiffres officiels disponibles, dont 58676483 en métropole, 1 197497 outre-mer et 245221 Français de l'étranger.Après plusieurs mois passés à sillonner le pays et à courir de plateaux de télévision en studios de radio, les neuf candidats à l'élection présidentielle ont consacré hier leur première journée sans campagne au repos et à leur famille.M.Balladur, 65 ans, grand-perc pour la quatrième fois, devait aller voir son nouveau petit-fils Charles, né la veille.MM.Chirac, 62 ans, et lospin.57 ans, se reposaient eux aussi en famille, avant de partir le premier en Corrèze (centre) et le second en Haute-Garonne (sud-ouest), leurs fiefs électoraux, où ils devaient voter.M.de Villiers avait regagné le domicile familial des Herbiers (Vendée, ouest de la France) dès vendredi soir.Il devait consacrer VOIR URNES EN A 2 ¦ A lire en page A2, la chronique PARIS-FRANCE de notre correspondant Louis-Bernard Robitaille.L'Évangile selon Mandela, Cinghch et Simpson.RICHARD NtfTU collaboration spéciale NEW YORK imanche matin dernier je suis allé à la messe de Pâques à Harlem.Pendant le sermon, le prea-cher a parlé de |ob, de Jésus, de l'esclavage, de Nelson Mandela, de Newt Gingrich, d'O.J.Simpson et même des avocats de Simpson.Fallait être là.À mon réveil, le soleil jaillissait La Presse à EW YORK au-dessus de l'East River et jetait des éclats d'or dans les fenêtres de l'Empire State Building.Pas un nuage dans le ciel.l'ai enfilé le bel habit que j'ai acheté l'an dernier à Johannesburg pour le mariage d'un grand ami.Je ne voulais pas avoir l'air d'un touriste.À Harlem, les gens s'habillent pour aller à l'église.Surtout à Pâques.C'était la première fois que j'allais en métro à l'Abyssinian Bap- tist Church, une des plus importantes églises noires de Harlem, j'étais désorienté quand je suis remonté à la surface, au coin de la 135e rue et du boulevard Malcolm X.l'ai demandé la bonne direction à une femme maigre qui se tenait au coin de la rue.Elle m'a indiqué la mauvaise en me quêtant «30 sous».Quand j'ai finalement retrouvé l'église, une file longue de deux blocs s'étirait à partir de la porte d'entrée.Des Noirs et des Blancs.|'ai pris ma place au bout.D'autres personnes se sont ajoutées.|e me suis retrouvé entre deux Italiennes et un groupe de quatre ou cinq Québécois, dont une jolie noire.Nous étions rendus à la moitié du parcours quand on nous a dit que l'église était pleine.Les gens se sont dispersés, sauf un ou deux touristes, «le suis venue d'Italie», a vainement insisté une femme dans la quarantaine auprès des portiers.l'ai patienté 10 minutes à l'écart et on m'a fait entrer.«C'est vraiment plein à craquer», m'a dit un portier en me conduisant dans un coin de 1 église où on devait suivre le service sur ira écran géant.le n'ai été déçu qu'un moment.On enten- dait bien le choeur, de même que la voix pénétrante du révérend Calvin O.Butts |r., un jeune et influent pasteur.L'Abyssinian Baptist Church est une institution.Et pas seulement religieuse.Elle a toujours été mêlée à la politique de Harlem, de New York et même de Washington.Avant de faire une longue carrière à la Chambre des représentants, le révérend Adam Clayton Powell |r.y a fait des sermons mémorables.Butts, à titre de successeur, est une star à New York.Et il joue bien ses cartes.Car VOIR EVANGILE EN A 2 /5\" anniversaire 5 MODÈLES 9555, Henri-Bourassa est Montréal H1E 1P8 494-2400 sans frais: 1-800 NORACEL POUR LA VIE ] UN POINT C'EST TOUJ! I \\ \\ \\ LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 23 AVRIL 1995 présidence, la mairie de Paris et quelques autres LOUIS-BERNARD ROBITAILLE collaboration spéciale f un des aspects secondaires mais pittoresques de cette campagne présidentielle, c'est qu'il s'y joue également le sort de quelques-unes des plus grands mairies du pays.À commencer par Paris.Si par extraordinaire, Jacques Chirac n'était pas élu au soir du 7 mai, on peut se consoler de savoir qu'il ne serait pas à la rue et qu'il pourrait tranquillement retourner.à sa mairie de Paris (tout en restant d'ailleurs s'il le souhaite.député de Corrèze, à 500 kilomètres de la capitale).Le système politique français a ceci d'original que, même si désormais il n'autorise plus le cumul infini des mandats électifs, il permet en tout cas de cumuler un siège de député (et éventuellement un poste de ministre.ou de premier ministre!) avec la mairie d'une grande ville du pays.Jacques Chirac, premier ministre de 1986 à 1988 (sous Mitterrand) était donc en même temps maire de Paris (intra-muros) avec sa population de deux millions d'habitants et ses 25 milliards de francs de budget (plus de 6 milliards de dollars).Sans compter un cabinet personnel atteignant \u2014 selon les estimations du Canard enchaîné \u2014 quelque 90 personnes, et à peu près autant de voitures de fonction avec chauffeurs.Pour un battu à la présidence, la mairie de Paris constitue donc un lot de consolation acceptable.Et pour un candidat à la présidence, un tremplin plutôt commode, où l'on dispose de moyens matériels appréciables, d'une «petite caisse» de quelques millions de dollars pour les dépenses «imprévues», d'un appartement de fonction de 400 mètres carrés.Sans compter le fait que le maire de la capitale est amené à rencontrer tous les visiteurs illustres qui viennent en France.Et qu'il est invité à la plupart des cérémonies officielles.Sévèrement battu en mai 1988 par Mitterrand, Jacques Chirac s'était donc retiré dans son somptueux Hôtel de Ville, sans oublier d'amener avec lui quelques-uns de ses proches collaborateurs de Matignon (bureaux du PM) pour les caser à son cabinet.De quoi «voir venir», comme on dit à Paris.Comme tout plaisir a ses limites, Chirac.abandonnerait la mairie s'il était élu président.Ce qui semble relever du bon sens.Le seul problème, c'est que les élections municipales ont lieu en juin, cinq semaines après le 7 mai.Si Chirac laisse la place, il faut donc lui trouver un successeur.Simple, d'une certaine manière, puisque le chef du RPR, depuis 1977, règne sans partage sur la capitale et ses 20 arrondissements.Le candidat qui aura l'onction chiraquienne paraît donc imbattable car personne d'autre \u2014 surtout pas à droite \u2014 n'a osé manifester jusqu'ici son ambition contre le «roi» Chirac.Ne resteraient donc en lice que ses deux proches adjoints, le fidèle Jacques Tou-bon, maire d'arrondissement dans le 13e et ministre de la Culture, ou l'obscur et puissant Jean Tibéri, sorte de président (à la française) du Comité exécutif de la Ville.Deux candidats bien ternes, il faut le dire, pour une ville-comme Paris.Et un fauteuil pareil pourrait susciter, même à si peu de temps de l'élection, une ou plusieurs candidatures de prestige de dernière minute.La preuve, si Ton peut dire, c'est que le sort d'autres fauteuils du même genre va se jouer dans les deux prochaines semaines.Ce qui tendrait à prouver que les Français, si grands amateurs de politique, sont capables de vous concocter une grande campagne municipale à partir de rien et à un mois d'avis.À Lyon, par exemple, deuxième ville du pays, le sympathique (et anciennement prometteur) Michel Noir (droite indépendante) est en position fort délicate depuis.qu'il a été condamné à quinze mois de prison avec sursis pour avoir accepté des financements illégaux de son gendre Pierre Botton.Il reste sur les rangs mais, dans Lyon, ville éminemment bourgeoise et de droite, les ambtions se sont aiguisées, et Noir aura des rivaux de son propre camp.Le dernier nom oui circule: celui de l'ancien premier ministre Raymond Barre qui, ayant renoncé à 69 ans à la présidence, se verrait bien finir dans la position flatteuse et populaire de maire de la deuxième ville du pays.De la même manière, l'ancien président Giscard d'Estaing vise la mairie de Clermont-Ferrand, où il devrait être élu sans problème.À Marseille, égale de Lyon, la situation est ouverte et confuse depuis la mise hors jeu de l'affairiste Bernard Ta- pie: le maire sortant est impopulaire, la droite n'a que de vieux candidats à proposer, la gauche est à zéro.Autres surprises à suivre.Et puis il y a Bordeaux, ville noble par excellence, où le maire Chaban-Del-mas (ancien premier ministre, ancien président de l'Assemblée nationale) se retire.après avoir régné pendant 45 ans sans discontinuer.On lui a déjà trouvé un successeur digne de lui et qui .fera très bien le Baron : le bras droit de Chirac, Alain Juppé, actuel ministre des Affaires étrangères, député de Paris, et qui a de fortes chances d'être le prochain premier ministre.Il n'y a semble-t-il pas de très grande carrière politique qui se fasse en France s'il n'y a pas en même temps le contrôle d'une mairie, c'est-à-dire d'une baron-nie.L'autre homme fort du moment, Philippe Séguin, est aussi maire de la ville d'Épinal.En fait, parmi les grands candidats du premier tour, deux n'ont pas de mairie: le socialiste Lionel Jospin et le «gaulliste» Edouard Baladur.Loin d'être un signe d'indépendance et de sérieux, cette absence de cumul leur est plutôt reprochée: on dit d'eux qu'ils ne sont pas «enracinés».La France aime ses maires: comment pourrait-elle voter pour quelqu'un qui ne l'est même pas?Demain dans Là Presse Automobile Une recrue sérieuse chez les compactes ¦ En compagnie de la Dodge A venger, de la Chrysler Sebring et de la nouvelle génération de fourgonnettes, la Dodge Stratus forme l'équipe de recrues récentes de Chrysler, et cette berline vient combler le fossé qui existait entre la Neon et la Intrepid.Notre collaborateur Denis Duquet a par ailleurs constaté que si la Dodge Stratus reprend plusieurs éléments de la Chrysler Cirrus, elle se distingue par une présentation qui lui est exclusive.À lire demain dans le cahier Auto-Économie.Suite de la Une Une bosse de toute beauté.Agence France-Presse UYAD ¦ De mémoire de Bédouin, on n'avait jamais vu cela: un prince saoudien a offert 500 000 dollars de prix aux gagnantes du premier concours de beauté pour dromadaires organisé en Arabie Saoudite.Plus de 1900 candidates ont participé au concours de Miss Dromadaires, à Oum Raqiba, dans la province de Zilfi, au nord-ouest de Ryad, rapporte le quotidien al-Charq al-Awsat.L'émir Sultan ben Mohammed bon Saoud al-Kébir, qui a offert les prix aux 50 premières élues, cinq Miss et 45 dauphines, a affirmé que «l'objectif essentiel du concours est de sauvegarder les camélidés, des mammifères qui nous sont chers».InfoBref Be\\\\ Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: Au Canada, les marchés boursiers fracassent des records et les profits des compagnies sont en hausse.Croyez-vous qu'elles devraient faire leur part et payer plus d'impôt pour combattre les déficits de nos gouvernements?Pour faire connaître votre opinion, composez le 875-2355; au son de la voix faites le 220.L.» Presse La quotidienne\tà trois chiffres\t686 Tirage d'hier\tà quatre chiffres\t4935 i i i ABONNEMENT 2856911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi do 7 h à 17 h 30 RÉDACTION 285-7070 PROMOTION 285-7100 COMPTABILITÉ Grandes annonces 285-6892 Annonces classées 285-6900 ANNONCES CLASSÉES lundi su vendredi d#6h30É17h30 Décès, remerciements GRANDES ANNONCES Détaillants National, Te le ?Vacances, Voyages Caniarst et professions, nominations 285-71 11\"! 285-6816 I 285-7202 I 285-7306 285-7265 | i i i I I I LA PRESSE est publiée par LA PRESSE.LTÉE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9.Seule la Presse Canadienne est autonsée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des information?particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Envois de publication canadienne \u2014 Contrat de vente numéro 0531650 » Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12918-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 CODE DU JOUR 16-7 I a i i \u2014i i DIMANCHE j 23 AVRIL 1995 | LES ANNONCES CLASSÉES X 285-7111 Massacre dans un camp de réfugiés au Rwanda Un premier bilan avait fait état en début d'après-midi d'au moins 50 morts et 200 blessés.Plus tard, une équipe de Médecins sans Frontières (MSF) avait vu une centaine de cadavres en se rendant d'un campement de l'ONU à un autre, à l'intérieur du camp.Selon l'équipe du CICR qui a pu pénétrer dans te camp, tes victimes ont été tuées par balles ou ont été piétinées dans un gigantesque mouvement de panique.Certaines portaient également des blessures à la machette, ee qui rend les circonstances de ce massacre encore plus confuses.Selon Ismael Diallo, porte-parole de la Mission des Nations unies pour l'assistance au Rwan- da (MI NU AR), les soldats de l'armée patriotique rwandaise ( APR, très majoritairement tutsie) ont ouvert le feu lorsque un grand nombre» de déplacés ont tenté de forcer le cordon de sécurité qu'ils avaient établi depuis lundi autour du site, que le gouvernement a décidé de fermer.Les autorités soupçonnent les camps de déplacés d'abriter d'anciens miliciens hutus, qu'ils considèrent comme grandement responsables des massacres qui ont fait au moins 500000 morts l'année dernière.L'armée avait donc été chargée de «filtrer» les départs, afin de laisser les innocents rentrer chez eux et d'arrêter les criminels présumés.Les camps de déplacés avaient été établis en Juillet 1994 dans la «zone humanitaire sûre» créée par l'opération française «Turquoise».Selon des responsables huma- nitaires de l'ONU, au moins une grenade aurait également été lancée dans le camp, tandis que les tirs se sont poursuivis, de manière plus ou moins soutenue, une bonne partie de la journée.Selon M.Diallo, le contingent zambien de la MINUAR basé au camp de Kibeho a été «totalement débordé» par l'ampleur des événements.Il s'agit du deuxième incident de ce type en trois jours.Jeudi, les soldats avaient déjà ouvert le feu dans des circonstances analogues et fait 22 morts et 40 blessés à Kibeho.Selon le ministère de la Réhabilitation, interrogé hier matin, les «incidents» signalés depuis lundi étaient dus à la présence de miliciens qui continuaient d'empêcher les déplacés «ordinaires» de rentrer chez eux.Depuis, plusieurs dizaines de milliers de déplacés, qui avaient fui leurs abris, étaient massés sur une colline centrale du camp, dans des conditions considérées comme inhumaines par nombre d'organisations de secours.Le gouvernement avait finalement autorisé les organismes d'assistance à leur procurer un minimum d'eau et de vivres, mais les conditions sanitaires déplorables faisaient craindre des épidémies de dysenterie et de choléra.Les craintes de ces organisations avaient été renforcées jeudi soir, lorsque l'armée avait ouvert le feu, apparemment après qu'un déplacé eut tenté de prendre son arme à un soldat.22 personnes avaient été tuées et une quarantaine blessées.Le premier ministre rwandais, M.Faustin Twagiramungu, avait justifié vendredi la décision «sage et fructueuse» de fermer les camps de déplacés, tout en «déplorant infiniment» que.22 personnes aient été tuées.?Oklahoma City vtt dans l'espoir tirpé 78 morts des décombres de l'édifice du gouvernement fédéral, dont 13 enfants.La dernière personne vivante avait été trouvée mercredi soir, à 22 h 15.Environ 150 personnes manquaient encore à l'appel et il y a eu plus de 400 blessés.Selon M.Blakeney, il devrait s'écouler encore une semaine et peut-être plus avant que le travail des secouristes ne soit terminé.L'affaiblissement de la structure du building causé par l'explosion est la raison principale de la lenteur des travaux.Pour éviter un autre affaissement de l'édifice, les secouristes doivent déblayer une bonne partie des décombres à la main et à la pelle.Et les grues géantes qui servent à soulever les débris les plus lourds sont restées inactives une bonne partie de la journée d'hier en raison des éclairs.Environ 80 secouristes étaient à l'oeuvre à l'intérieur de l'édifice.Us venaient d'Oklahoma City, mais aussi de la Virginie, de la Californie, de l'Arizona, entre autres.Des experts qui ont l'habitu-de des désastres, qui travaillent avec de l'équipement sophistiqué pouvant détecter un changement de température, un son, une forme, indiquant une présence humaine sous Isa décombres.Mais des experts qui sont aussi des hommes et des femmes sensibles à la tragédie qui m frappé Oklahoma City.Hier matin, pendant un arrêt de travail causé par le mauvais temps, certains d'entre eux ont parlé aux journalistes.Leurs histoires donnent la chair de poule.«Quelques-uns de nos membres ont travaillé 40 heures d'affilée», a déclaré Bruce Lâcher, d'une équipe de secouristes de Sa-cramento.Quand ils ferment les yeux, tout ce qu'ils voient, c'est le building et les morts qu'ils ont tirés des décombres.«C'est l'adrénaline qui les fait continuer», a-t-il ajouté.Certains des secouristes sont arrivés sur les lieux du drame forts de leur expérience à la guerre.Creg Stephens, de la Garde nationale d'Oklahoma, est l'un d'eux.11 a participé à la guerre du Golfe.La mort, il connaît.Il Ta vue.Mais les morts d'Oklahoma le bouleversent.Et il l'avoue franchement.«Ces personnes sont de ma ville natale, a-t-il dit.Il y a des femmes parmi les victimes qui portaient des bas nylon, des robes, des bijoux.C'est différent de ce que j'ai connu à la guerre.» Et il y a l'odeur qui flotte sur les ruines du building, une odeur qui donne des frissons aux secouristes.«Ça sent la mort, a dit Stephens.Il n'y a pas d'autre mot pour décrire cette odeur.C'est une odeur distincte que je reconnais trop bien.» En après-midi, les secouristes ont dû interrompre leur travail pour une deuxième fois par mesure de précaution après qu'un intrus eut parvenu à s'infiltrer sur le site de l'édifice.À 15 heures, M.Hansen, le porte-parole des pompiers d'Oklahoma City, a indiqué que les secouristes étaient encore à environ six heures de travail des lieux mêmes de la garderie.Pour les parents des enfants engloutis sous les décombres du 2e étage, cela signifie le prolongement d'une attente déjà cruelle.Au cours d'une conférence de presse, le père et la grand-mère de deux enfants qui manquent encore à l'appel ont fait part de leurs sentiments aux journalistes.« le garde encore une lueur d'espoir », a déclaré Keith Cloverdale, le père d'Aaron, cinq ans, et d'Elijah, deux ans.«Tant que je n'aurai pas de nouvelles du coro-ner, je garderai cette lueur d'espoir.» Sa mère, Jannie, qui élève les deux enfants, s'est montrée encore plus optimiste.«l'ai plus qu'une lueur d'espoir, a-t-elle dit.le crois qu'ils sont vivants, le le crois parce que j'ai besoin de mes bébés.Us sont toute ma vie.» L'arrestation de Timothy McVeigh, un extrémiste de droite, n'a pas laissé indifférent les Cloverdale, qui sont de race noire.«Au risque de paraître vindicatif, a dit M.Cloverdale, je dois dire que je suis très en colère contre cet homme.S'il est coupable, je lui souhaite la peine de mort.II a détruit la vie de ma mère et celle d'une centaine de familles.»?Aux urnes citoyens son repos à des promenades en vélo avec ses enfants et à la lecture.En fin de matinée, la candidate des Verts Dominique Voynet est allé à la piscine avec son fils à Dôle ( )ura, est ).Elle devait ensui- te, selon son entourage, «reprendre pied avec sa ville» et faire des courses.M.Le Pen a déjeuné en famille près de Paris avant de passer à son bureau pour répondre à du courrier en retard.M.Hue était chez lui à Monti-.gny-les-Cormeilles (Val-d'Oise, près de Paris), ville dont il est le maire et où il présidera un bureau de vote dimanche.Ariette Laguiller n'a pas fait relâche avant samedi après-midi.Après un dernier meeting la veille à Bordeaux, la candidate trost-kyste devait regagner la région parisienne, mais elle avait aussi deux rendez-vous téléphoniques avec la presse étrangère.?ÉVANGILE LÉvenQHeselon Mandela, dnçrfch et même s'il était un des grands supporters du premier maire noir de New York, David Dinkins, il a l'oreille du maire actuel, le républicain Rudolph Giuliani.Le révérend a commencé son service comme d'habitude, en donnant des nouvelles de la communauté, en parlant de la promotion d'un tel au sein de l'administration municipale, de l'ouverture prochaine d'un vrai supermarché d'alimentation à Harlem («Nous n'aurons plus à aller dans le comté de Westches-ter et au New Jersey », a-t-il commenté), de la formation récente d'un quatuor de chanteurs a cappella, auquel il a demandé de se lever et de pousser un petit air.Puis, après un hymne du choeur \u2014 une méditation, en fait \u2014 le preacher s'est mis à l'oeuvre.Le livre de Job, chapitre 19, versets 25-26, a servi d inspiration à son sermon.Pour en arriver à O.J.il faut partir de là.La question de Job Dans ce passage du chef-d'oeuvre littéraire, |ob.l'innocent, le coeur pur, mais délaissé de tous sur son tas de fumier, proclame sa foi : « |e sais, moi, que mon Défenseur est vivant, que lui, le dernier, se lèvera sur la poussière.Après mon éveil, il me dressera près de lui et, de ma chair, je verrai Dieu.» «Ce Défenseur, ce Rédempteur», dit le révérend Butts, c'est Jésus, dont la résurrection «répond à la question que se posait job, il y a plusieurs siècles: Si je meurs en obéissant à Dieu, vivrai-jede nouveau?» (11 peut sembler étonnant de citer des versets de la Bible et un bout de sermon dans un article de journal.Surtout pour un Québécois issu d'une société où la religion a été presque totalement évacuée du discours public.Aux États-Unis, c'est différent.Un politicien comme Bill Clinton parle souvent de sa foi baptiste dans l'espoir de convaincre les Américains de son «ancrage» moral.) a Mais le révérend Butts est conscient qu'il y a des sceptiques dans la salle.À une époque de haute technologie, de savoir scientifique, «nous sommes souvent en proie au doute, dit-il.Si quelque chose ne nous est pas prouvé scientifiquement, nous n'y croyons pas.«Mais, ajoute-t-il.vous n'êtes pas venus ici ce matin pour entendre un sermon sur mes doutes, mais sur ma foi.Et je sais que mon Rédempteur est vivant.I en ai les preuves.» Les preuves du pasteur Le preacher a l'assemblée dans le creux de sa main.Il maîtrise tous les trucs de son métier.Sa voix est tantôt chuchotante, tan- tôt tonnante.Ses phrases sont aussi rythmées qu'une chanson de lames Brown.Il a du soul, c'est le moins qu'on puisse dire, et l'entendre donne la chair de poule.Près de moi, une femme à barbe (une vraie) ponctue les points forts du sermon de «Amen!».Une autre, plus âgée et d'une voix encore plus forte, dit: «Yes, sir! Preach it!» «Oui, dit le révérend Butts, j'en ai les preuves.Le peuple noir a été enchaîné et soumis à l'esclavage pendant des siècles et il est aujourd'hui libre.C'est la preuve que Dieu est vivant.\u2014 Amen ! \u2014 Nelson Mandela est la preuve que Dieu est vivant.\u2014 Yes, sir! Preach itl \u2014 Les Gingrich et tous les racistes haineux seront mon tabouret ( footstool ) et ce sera la preuve que Dieu est vivant.» Applaudissements nourris.«Et je pense à notre frère qui subit ce procès dont tous parlent.Il pourrait être condamné à la prison.Il pourrait être condamné à la peine de mort.Mais même si cela devait arriver, j'espère qu'il sait que son Rédempteur est vivant, l'espère que sa foi ne repose pas seulement sur Bailey et Shapi-ro (NDLR: deux des avocats blancs de Simpson ).l'espère qu'il a quelque chose de plus solide sous les pieds.Parce que.» Ma petite enregistreuse s'est arrêtée là.?Oklahoma City : le FBI pense que le complot était plus vaste Reuter NEW YORK ¦ Le FBI, qui pense qu'un complot d'une ampleur plus large que prévu pourrait avoir sous-tendu l'attentat d'Oklahoma City, enquête actuellement sur les liens entre un suspect arrêté, Timothy McVeigh, et un groupe parami-liaire de l'État d'Arizona, rapporte le New York Times dans son édition d'aujourd'hui.Des dizaines d'agents du FBI ont effectué une descente à King-man, dans l'Arizona, dernière adresse connue de Timothy McVeigh, et dans le désert environnant, qui sert de champ de manoeuvre pour la milice des «Patriotes d'Arizona», explique le journal.Le désert environnant la ville de Kingman a servi à de nombreuses reprises à des séances d'entraînement, au cours desquelles étaient utilisés des explosifs \u2014 de la part des Patriotes d'Arizona et d'autres groupuscules d'extrême-droite farouchement hostiles au contrôle des ventes et de la détention des armes à feu, ainsi qu'aux impôts et à toute autre forme de contrôle étatique, ajoute le New York Times, qui cite des sources gouvernementales.Des membres des Patriotes d'Arizona ont été arrêtés en 1986 pour avoir projeté de détourner un fourgon blindé, lit-on dans l'article, selon lequel les Patriotes d'Arizona ont envisagé de commettre des attentats contre des bâtiments fédéraux vers 198Ti 95?3344875 LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 23 AVRIL 1995 \u2022 A3 La Presse Nouvelle tuerie dans le « milieu » jamaïcain ÉRIC TROTTIER ¦ Une fête organisée dans un centre communautaire de Saint-Henri s'est terminée dans un bain de sang, tôt hier matin, lorsque des gunmen ont fait feu en direction de deux individus, tuant l'un d'eux et blessant grièvement l'autre à la tête.Selon toute vraisemblance, il s'agirait d'un règlement de comptes relié au monde de la drogue, au moins une des deux victimes étant connue pour avoir frayé avec un gang de trafiquants jamaïcains de ce quartier montréalais.Nicolas Rodriguez, un homme 25 ans originaire de Trinidad bien connu de la police, a rendu l'âme hier midi après avoir été maintenu entre la vie et la mort pendant une dizaine d'heures.Rodriguez, qui faisait partie d'un gang jamaïcain de «posses» et qui avait un dossier criminel plutôt chargé, a été abattu de plusieurs projectiles à la tête, aux poumons et au thorax, à sa sortie d'une salle de danse située au 4225 ouest, rue Notre-Dame, dans le quartier Saint-Henri.Son compagnon, Miguel Millings, 19 ans, a été atteint au dos, à la tête et à un oeil.Il reposait hier soir dans un état critique, à l'Hôpital général de Montréal.Selon les témoins qui assistaient à la petite soirée organisée au centre communautaire Bharat Bhavar, les deux gun-mens armés de pistolets sont d'abord entrés dans la salle pour repérer Rodriguez et Millings.Us ont attendu que les deux victimes en ressortent, vers 2 h 50, pour vider froidement leurs chargeurs sur eux, devant les yeux horrifiés d'une quarantaine de jeunes gens.Rodriguez et Millings se sont écrasés au sol.Le premier a été transporté à l'hôpital Royal Victoria.Vu son état critique, les médecins l'ont par la suite transféré à l'Institut neurologique, où il est mort, peu avant 13 h.Millings a pour sa part été traité à Des policiers examinent la scène du crime, afin de recueillir les premiers indices sur ce 19e meurtre à avoir été commis à Montréal depuis le début de l'année.photofwnawd me*o«.co****** l'Hôpital général de Montréal.Son état était aussi considéré comme critique, hier, mais les médecins avaient bon espoir de le sauver.Il a toutefois perdu un oeil et ses blessures à la tête et au dos risquent de lui causer des séquelles permanentes.Onze balles ont été tirées au total.L'une d'elles a d'ailleurs atteint accidentellement un troisième homme qui se trouvait à l'intérieur de la salle de danse.Celui-ci a été blessé à une cuisse.Une fois leur travail accompli, les deux suspects se sont enfuis en courant, l'un vers l'ouest, l'autre vers l'est.Les nombreux témoins ont en pu fournir à la police une assez bonne description.Les deux jeunes Noirs, âgés de 18 à 20 ans, portaient des vêtements foncés au moment de leur crime.L'enquête a été confiée aux sergents- \u2022 détectives Serge Côté et Yvon Desrosiers, sous la supervision du lieutenant-détective Claude Lachapelle, de la section des homicides de la police de la CUM.Il s'agit du 19e meurtre à être commis cette année sur le territoire de la Communauté urbaine de Montréal; l'an passé, 13 assassinats avaient été perpétrés à pareille date.Terry plaide pour la vie et l'argent Cays et lesbiennes manifestent calmement ÉRIC TROTTIER Les gays et lesbiennes ont voulu répliquer à Randall Terry et à ses fidèles du mouvement HLI, hier.En mortaise, Randall Terry.PHOTO ROBERT SKINNER Lê Presse ¦ Une manifestation de gays et lesbiennes tenue devant l'hôtel Radisson, hier soir, au centre-ville, n'a pas empêché 700 membres du mouvement ultra-conservateur Human Life International (HLI) de prendre un repas en compagnie de leur gourou suprême, leur Jésus des temps modernes, Randall Terry.Terreur constante pour les cabinets d'avortements aux États-Unis (il a souvent été emprisonné pour des méfaits commis à l'endroit de ces cliniques), Terry, 35 ans, est apparu hier soir devant ses fans comme un martyr de la société «pro-choix».Et il a été accueilli en héros.Blagueur, l'orateur-vedette a lancé plusieurs boutades contre ses têtes de turc habituelles, les homosexuels («des criminels qui sont en train de détruire nos sociétés», soutient-il) et les politiciens «libéraux» comme le président américain Bill Clinton (à qui il a remis un foetus avorté, ce qui lui a valu cinq mois de prison).Terry a d'ailleurs annoncé à ses ouailles qu'il se présentera aux élections américaines de 1996.Son annonce a été accueillie comme une bé- nédiction ; il en a profité pour demander aux membres de HLI de s'impliquer dans sa campagne.Il a aussi dénoncé la télévision, «corrompue et biaisée», et a suggéré à ses fidèles de se mettre à lire des livres.Comme les siens, par exemple, qu'il offrait en spécial, après son discours, pour 25 $.Terry veut éliminer l'homosexualité ( il suggère de condamner à mort les gays et lesbiennes) et les avortements.Pour parvenir à ses fins, tous les sacrifices sont acceptables, y compris celui de commettre des crimes: «Nous allons élever des hommes qui seront prêts à mourir pour notre cause», dit-il entre deux séries d'applaudissements.II est souvent question de fric dans les réunions de HLI.Avant Randall Terry, les «prélats» du mouvement d'extrême-droite avaient demandé aux congressistes de donner « beaucoup, beaucoup d'argent» pour leur nouveau siège qui sera construit au coût de plusieurs millions de dollars dans un quartier huppé d'une ville du nord de la Virginie.«On a commencé en 1981 avec 7000$; nous avons maintenant un budget de 7 millions», s'est enorgueilli le père Paul Marx, fondateur de HLI.Le chef de « Cowboy » Boulanger dans de mauvais draps ÉRIC TROTTIER ¦ L'un des plus grands trafiquants de drogue colombiens.Luis Carlos Herrera-Lizcano, 42 ans, considéré comme le patron de Raymond «Cowboy» Boulanger et soupçonné d'avoir importé des «tonnes» de cocaïne aux États-Unis et au Canada, a décidé de plaider coupable devant la justice américaine à des accusations de trafic de stupéfiants et de blanchiment d'argent.Selon des informations obtenues par La Presse, Herrera-Lizcano doit comparaître demain matin à la Cour fédérale de Chicago, devant le juge Harry Leinen-weber, pour changer son plaidoyer.11 avait d'abord protesté de son innocence, lors de son arrestation, l'été dernier.Herrera-Lizcano était propriétaire de deux compagnies aériennes colombiennes, constituant la plus importante flotte d'avions à faire régulièrement la navette entre la Colombie et le Canada pour le compte des cartels de Cali et de Medel-lin.Son meilleur pilote était un Québécois, Raymond «Cowboy» Boulanger, 47 ans, qui purge une peine de 23 ans de pénitencier à la prison de Donnaconna, à la suite de l'arraisonnement à Casey, en novembre 1992.de son Convair 580 bourré de 4000 kilos de poudre blanche.Boulanger avait alors connu une certaine «gloire» pour s'être fait passer pour un agent double de la police, le jour de son arrestation, et pour avoir lancé un clin d'oeil aux médias le lendemain, à sa comparution.Le FBI et la Drug Enforcement Administration (DEA) suivaient depuis 1982 les activités de l'organisation de Herrera-Lizcano.Selon les autorités américaines, le groupe Lizcano a expédié au Canada, aux États-Unis et ailleurs dans le monde plusieurs dizaines de tonnes métriques de cocaïne, rapportant des milliards de dollars aux cartels de Cali et de Medel-lin.Lizcano a été arrêté en juin 1994 dans l'île d'Aruba, dans les Antilles.Il a par la suite été extradé aux États-Unis pour y subir son procès.Mais après une entente avec les procureurs américains, dont on ne connaît pas encore la teneur, l'individu a décidé de se reconnaître coupable, demain.Il connaîtra sa sentence d'ici un mois.Si l'on compare aux autres trafiquants de cette envergure inculpés aux États-Unis, il est a peu près certain d'être condamné à la prison à vie et à des amendes oscillant autour de dix millions de dollars.La justice américaine n'en aura pas pour autant terminé avec le groupe Lizcano: huit autre individus font face aux mêmes chefs d'accusations, dont Raymond «Cowboy» Boulanger.Ce dernier ne pourra toutefois subir son procès aux États-Unis que lorsqu'il aura fini de purger sa peine au Canada.L'attentat d'Oklahoma City rappelle de biens mauvais souvenirs à PAUL ROY ¦ Quand Marcel Gaudreau voit des images comme celles qui parviennent d'Oklahoma City, ces jours-ci, il devient bleu de rage.Le 3 septembre 1984, il était à la gare Centrale quand l'explosion d'une bombe avait tué trois jeunes Français, en blessant un autre grièvement.Un Américain de 65 ans, Thomas Brigham, avait été condamné à perpétuité pour cet attentat.«De tous les employés, c'est moi qui étais le plus proche, raconte M.Gaudreau.Une cinquantaine de pieds, l'avais été poussé par l'explosion, j'étais tout sale, tout noir.le m'étais quasiment fait tuer!» Âgé de 57 ans, M.Gaudreau est toujours «porteur» à la gare Centrale.Il dit se souvenir avoir entendu un des Français se plaindre.C'était Joël Mary, alors âgé de 25 ans, celui qui avait survécu.M.Gaudreau s'était approché.«Tu lui voyais les dents au travers des joues, rcla-tc-t-il.Un collègue m'a dit qu'il y avait* une tète par terre, pas loin de nous.Mais je n'ai pas regardé, je suis trop sensible.» Gaudreau L'employé de Via Rail se souvient d'autant plus de ce jour que c'était son anniversaire.Depuis, quand surviennent d'autres attentats à la bombe, il en devient tout chaviré.«Avant, je voyais ça comme tout le monde, dit-il.Aujourd'hui, ça me révolte, ça me fait haïr les gens qui font des choses comme ça.Surtout comme cette fois, quand ils font ça à de jeunes enfants.|'ai moi-même quatre petits-enfants.» Quand il a vu les premières imam d'Oklahoma City, cette semaine, M.Gaudreau dit avoir revu la boule de feu qui lui était apparue lors de l'explosion de la gare Centrale.« Et ça me fait penser qu'ici, çaurait pu être bien pire, si l'explosion s'était produite juste avant le départ d'un train, alors qu'il y a plein de passagers près des casiers.» Marcel Péloquin était tout près de M.Gaudreau, le 3 septembre 1984.Aujourd'hui retraité de Via Rail, M.Péloquin aussi a pensé à l'explosion de la gare Centrale, cette semaine.«Mais, ajoute-t-il, j'y pense aussi tous les ans, à la Fête du travail.» L'EXPRESS DU MATIN MEURTRE À CHERTSEY ¦ Le cadavre d'un homme de 35 ans a été retrouvé hier après-midi dans une maison inhabitée située au 2120, avenue de l'Eglise, à Chertsey, près de Rawdon.Ce sont les propriétaires de la maison, qui fait l'objet de travaux de rénovation, qui ont fait la macabre découverte vers 13 h 30.La victime a été atteinte à la tète par des projectiles d'arme à feu.La Sûreté du Québec n'avait aucune idée des motifs du crime ou des suspects qui ont perpétré ce crime, hier soir.FERMf TURE PARTIELLE DU PONT VICTORIA ¦ Les automobilistes circulant sur le pont Victoria, à Montréal, auront sans doute remarqué que la partie ouest du pont était fermée hier.C'est que le Canadien National poursuit des travaux majeurs en vue d'inspecter et d'entretenir les parties supérieures et inférieures du tablier du pont.Ainsi, pour les dix prochains week-ends, la portion ouest du pont sera fermée au trafic, les samedis et dimanches, de 7 h à 17h 30.Les automobilistes pourront toutefois continuer à emprunter la voie est, puisque la circulation s'y fera dans les deux sens.PROPRIÉTAIRES DE VETEMENTS VOLÉS RECHERCHÉS ¦ La Sûreté du Québec tente de retracer les propriétaires de vêtements de luxe retrouvés le 14 avril, lors d'une opération visant au démantèlement d'un réseau de receleurs.Plus de 350 000$ de marchandise avait alors été saisie.Voici les principales marques des produits retrouvés: Santini, Clicky, Choice, K.Lagerfeld, Street Legend, Karen Perry, Casper, Randy Pantel, Auguste Silk, Les Copains, Alfred Sena, Profution, Jean Airoldi, Steil-man, Bill Boss, Théo, Thierry Mu-gler, Lori Weiner, Mandaly, Lisa Clark, Algo, Farouche, Parts, J.Rib-koff.Maria Krist, Sophisticate et Daniel Liboiron.Les propriétaires de boutiques ou les fabricants ayant été victimes de vols au cours des dernières semaines sont priés de communiquer avec les enquêteurs, au 598-4018.M.Marcel Gaudreau, témoin de I attentat * la bombe à la gare Centrale, en septembre 1984 : - Ca me révolte I \u2022 PH0T0 ******u prm# CANOTIER DISPARU ¦ La Sûreté du Québec a interrompu vendredi soir ses recherches afin de récupérer le corps d'Yves Gagné, un homme de 34 ans porté disparu depuis jeudi soir, après un accident de canot survenu sur la rivière Saint-Maurice.Le malheureux se serait présumément noyé à la hauteur de Saint-Louis-de-France, à un endroit où la rivière est agitée et est profonde de 80 mètres.Son compagnon d'excursion, Stéphane Page, a réussi à nager jusqu'à la rive après que le canot eut versé.INSPECTION DU CENTRE DE TRANSFUSION DE MONTRÉAL ¦ Les représentants du bureau des produits biologiques de Santé Canada ont terminé hier l'inspection du centre de transfusion de Montréal de la Croix-Rouge.Cette inspection fait partie d'une série de vérifications régulières faites à la grandeur du pays, dans les 17 centres de la Croix-Rouge.Ces vérifications portent principalement sur l'ensemble des systèmes mis en place, afin d'assurer leur conformité biologiques en matière de sécurité d'approvisionnement en sang.L'examen concerne particulièrement les procédés de fabrication, les collectes de sang, la tenue des dossiers, la réglementation et l'équipement utilisé.Les résultats de l'inspection seront connus aui cours des prochaines semaines.THERMOMÈTRES DANGEREUX ¦ Santé Canada a rappelé plusieurs marques de thermomètres à tétine qui peuvent se briser dans la bouche et provoquer l'étouffement de l'enfant.La direction générale de la protection de la Santé demande aux consommateurs de cesser d'utiliser les thermomètres-sucettes de marques Ami Temp Pacifier Ther-mometer distribué par Woodstar Diagnostic, le Dubby Pacifier Ther-mometer distribué par GSI Electronics, Spécial Occasions et Amway, ainsi que le Teddy Fever Indi-cator Pacifier distribué par Kid Links.Ces thermomètres-sucettes ressemblent à des sucettes ordinaires, mais incorporent un capteur de température dans la tetine.Une autre marque de thermomètre-sucette, le Color-Dot Soother Plus, distribuée par Baby Tech (Canada) Inc., n'est pas recommandée non plus.Dans ce dernier cas, le thermomètre ne risque pas d'étouffer l'enfant mais donne des indications imprécises.FUITE DE METHANE ¦ Les 120 résidants du quartier Du-berger, à Québec, évacués dans la nuit de vendredi à samedi à cause d'une fuite de méthane, ont pu réintégrer leur foyer hier après-midi, les experts de la Société québécoise d'initiative pétrolière et de la Ville ayant réussi à colmater la fuite.La plupart d'entre eux s'étaient réfugiés chez des parents ou des amis, alors que d'autres avaient été accueillis à l'école Nouvelle-Vie par des gens de la Croix-Rouge. A4 U\\ PKfcbbfc, MUNIKtAL, DIMANCHE: 25 AV/KIL Il wgÊÊËÊ PHOTO REUTER A Washington, où la Terre était tout aussi à l'honneur que chez nous, des jeunes gens ont promené, hier, un Immense ballon en forme de Terre de 14 métrés de diamètre.DEPUIS LE 2 AVRIL un service de consultation téléphonique du YI-KING KING LA CLEF DE L'INCONSCIENT 1 (514) 976-4666* 5,95 $ par appel Quelle que soit la durée de l'appel, 'Ce service n est actuellement disponible que dans la région 514.O bkXMêbec i?ÉSULTATS loto-québec Tirage du 95-04-22 5 19 30 33 36 39 GAGNANTS 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 LOTS Numéro complémentaire: 23 Ventes totales: Prochain gros lot (approx.): Prochain tirage: 95-04-26 Egtra Tirage du \u2022 95-04-22 NUMEROS 186875 86875 6875 875 75 5 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ Tirage du 95-04-22 1_\t_7_\t12\t14\t24 26\t21\t2d\t33\t12 42\t45\t49\t49\t5P_ 54\t58\t63\t65\t66 s [ 111: i MB Tirage du 95-04-22 GAGNANTS 6/6 5 19 20 26 31 40 Numéro complémentaire: 30 5/6+ 5/6 4/6 3/6 0 0 36 1 511 18 865 LOTS 000000,00$ 17 066,80 $ 790,10 $ 40,50$ 5$ MISE TÔT 2\t6 8 29 GAGNANTS\tLOTS 101\t495,00 $ Ventes totales: 695 742,00 S Gros lot a chaque tirage: 1 000 000,00 $ Tirage du 95-04-21 Tirage du vendred 95-04-21 2 11 14 29 30 39 46 17 Numéro comp^émentairai NUMÉROS 045319 45319 5319 319 19 9 LOTS 100 000 S 1 000 S 250 S 50S 10$ 2$ GAGNANTS 7/7 0 6/74- 1 6/7 47 5/7 1997 4/7 41 706 3/7+ 38 711 3/7 339 810 LOTS 6 000 000,00$ 91 190,00 $ 1 697,70 $ 142,70$ 10$ 10$ 1 participation griturt* (5 sélections) Ventes totales 4 999 720,00 S Prochain gros lot (approx): 7 000 000,00 S Prochain tirage: 95-04-28 T VA, LE RESEAU DES TIRAGES DE LOTO QUEBI ( Las modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.Un baobab à Gazonville ?! ?ANDRÉ PRATTE Le journal local» l'Épi de Gazonville, annonce en première page cette semaine la construction d'un nouveau développement immobilier, Les Boisés de la Nouvelle-France.« 300 habitations de prestige dans un cadre enchanteur, où tous les avantages de la vie moderne ( centre commercial, golf, aréna, accès facile à l'autoroute ) s'allient à la beauté et au calme de la nature », affirme fièrement l'entrepreneur.Mais il suffit de regarder les esquisses accompagnant l'article pour comprendre que le nouveau quartier n'aura rien de la Nouvelle-France \u2014 si ce n'est le nom des rues \u2014 et ressemblera comme deux gouttes d'eau à ses voisins : des maisons obèses coincées sur des terrains exigus, savamment disposées dans un labyrinthe de culs-de-sac et de demi-cercles.Et les boisés ?Quelques arbres éparpillés, épargnés.C'est l'histoire de Gazonville : elle vend le mythe, le toc.Elle annonce les Boisés de ci ou les Champs de ça, mais à mesure qu'elle les vend détruit tout ce qui pourrait ressembler à des champs ou à des boisés.Elle monnaie sa tranquillité, mais à mesure qu'on l'achète on l'ensevelit sous une montagne de bruits.Elle vante l'« harmonie » et la « qualité de vie ».avec un succès tel qu'elles s'étiolent.Gazonville vend la nature et le bon vieux temps, mais se vautre dans le béton et le dernier cri.L'entrepreneur me montre d'un geste de conquérant les champs en friche qui nous entourent.Des terres agricoles de première qualité, abandonnées par des agriculteurs contre une offre qu'ils ne pouvaient refuser, «c Une fois les Boisés vendus, j'ai encore de l'espace pour 800 maisons ! », assure l'homme.Un enfant, qui écoute notre conversation tout en étudiant la maquette du nouveau développement, conclut : « Aye ! si ça continue, Gazonville va devenir comme Montréal ! ».Il y a trente ans, Gazonville n'était qu'un village comme les autres, une église plantée au milieu des terres.Mais le sort l'avait placée dans l'orbite d'une étoile noire.Montréal aspirait des campagnes tous les Québécois qui rêvaient de prospérité.Si bien qu'elle se révéla vite incapable de les digérer.Et réciproquement.Des milliers de Montréalais errants se mirent donc en quête d'une maison bien à eux, de confort, de verdure et d'air pur.D'abord, ils n'eurent qu'à s'éloigner d'un kilomètre ou deux.Mais la ville, avec sa grisaille, son vacarme et ses prix, les rattrapa vite.Us traversèrent les ponts, dans l'espoir que le fleuve fasse oeuvre de douve.Mais la ville l'enjamba comme si rien n'était.C'est alors qu'ils découvrirent Gazonville.Le paradis ! Une maison avec toutes les commodités.Un garage.Un terrain n'attendant que la piscine de leurs rêves.À une minute, un parc ; à deux une école toute neuve.Des taxes ridicules, et en prime une subvention.Cependant pas question pour ces amants de la nature de vivre en plein champ.Politiciens et entrepreneurs l'avaient bien senti et en un rien de temps Gazonville fut équipée de ce qu'il est convenu d'appeler des « services » : cinq centres commerciaux, deux arénas, un McDonald et un St-Hubert.Le paradis je vous dis ! La population de cette banlieue modèle explosa.Le maire, garagiste de son métier, se mit à rêver.Pourquoi Gazonville ne deviendrait-elle pas autre chose qu'une in- signifiante banlieue-dortoir ?Pourquoi ne compterait-elle pas 50 000, voire 100 000 habitants ! Pourquoi n'aurait-elle pas son parc de haute technologie ( « A l'aube du XXI« siècle, blablablabla.» ), ses édifices à bureaux, sa salle de spectacles, sa Cage aux sports, et même, même.son Réno-Dépôt.Oui, pourquoi Gazonville ne deviendrait-elle pas.une ville ! Et c'est ainsi que le blé d'Inde céda la place aux condos, qui poussaient bien plus vite et généraient des profits beaucoup plus appétissants.C'est ainsi que des urbanistes, frais sortis de l'université, installés au frais dans un hôtel de ville flambant neuf, conçurent la Gazonville moderne, avec ses boulevards extra-larges et tout garnis.À nos frais.C'est ainsi que le maire, ves-tonné, cologné et cellularisé, se promena de petit déjeuners d'affaires en lunchs d'affaires en dîners d'affaires.À 200 livres,, il put inaugurer son parc industriel.À 218 livres, ses Halles de Gazonville.À 239, ses tours à bureaux.Il devait bien peser 250 livres lorsqu'il dévoila les plans de son « nouveau centre-ville ».Le tout pour notre plus grand bonheur, à nous Gazon-villois.C'est vrai que Gazonville est plus bruyante qu'avant ; que la circulation y est de plus en plus dense ; que les taxes ont augmenté ; que le village ancien se meurt ; qu'on rapporte un nombre croissant de vols «i t et d'agressions.Mais n'est-ce pas le prix à payer si l'on veut que notre ville se développe ?Seriez-vous contre le développement ?// y avait des graines terribles sur la planète du petit prince.c'étaient des graines de baobabs.Le sol de la planète en était infesté.Or un baobab, si l'on s'y prend trop tard, on ne peut jamais plus s'en débarrasser.Il encombre toute la planète.Il la perfore de ses racines.Et si la planète est trop petite, et si les baobabs sont trop nombreux, ils la font éclater.Le Petit Prince, Antoine de Saint-Excupéry Phénomène étrange, certains cherchent aujourd'hui à s'échapper de Gazonville, comme jadis on fuyait la ville.Mes voisins d'en face, par exemple, ont depuis peu un chalet à la campagne.Il paraît que les champs et les boisés de Monta-gneville sont magnifiques.Que les matins, comme les gens, sont doux et calmes.Que les nuits sont noires et mystérieuses comme de l'encre.Que les chemins sont peu fréquentés, les légumes frais cueillis et la paresse admise.Le seul ennui, c'est qu'on n'y trouve pas grand-chose en fait de services.Mais cela devrait bientôt changer.Car le nouveau maire de Montagneville est un farouche partisan du développement.Plus de 6000 jeunes fêtent la Terre Des gens venus de toutes les régions du Québec 4 m \u2022.\u2022\u2022Ze NUMÉROS 729061 29061 9061 061 61 729061 7290B1 7291 Tirage du 95-04-21 LOTS 50 000 $ 5 000$ 250$ 25$ 5$ 1 000$ 100$ 10$ NUMÉROS 518060 18060 8060 060 60 Tirage du 95-04-21 LOTS 250 000$ 2 500$ 250$ 25$ 10$ DIMANCHE LUNDI MARDI MERCREDI JEUDI VENDREDI SAMEDI Tirages ff» du 95-04-16\t \tMl 95-04-22 3\t4 623\t5757 628\t4940 022\t6886 309\t0850 536\t4439 718\t4456 686\t4935 Tirage du 95-04-21 J.JL JL A 11 12 1S 18 22 25 24 25 22 29 £2 55 61 62 57.7p.Prochain tirage : 95-04-22 T V A.LE RESEAU DES TIRAGES Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso de billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.¦ Près de 6000 personnes, dont la grande majorité étaient des étudiants de niveau primaire et secondaire, ont participé hier dans les rues de Montréal à partir du Parc Lafontaine, à la marche du Club 2/3 pour célébrer le Jour de la Terre et pour fêter le 25e anniversaire de l'événement dans la métropole Organisée par le Club 2/3 et par la Centrale de l'enseignement du Québec, l'événement regroupait pour la première fois au Québec, les principaux réseaux de groupes environnementaux et de coopération internationale dans le domaine qui s'étaient réunis sous le nom de Solid'Ere et dont le thème était : « on fait du chemin pour un monde écologique, pacifique et solidaire ».L'événement Solid'Ere dont le but vise à promouvoir l'Éducation relative à l'environnement, proposait aux jeunes deux grandes activités : le rassemblement des écoles vertes Brundtland et la Marche 2/3.Le maire de Montréal, M.Pierre Bourque dont le petit côté vert est bien connu, n'a pas hésité à prendre la pelle hier matin au Parc Lafontaine pour y planter un érable argenté.Quatre arbres ont ainsi été plantés symboliquement en cette fournée de la Terre.M.Bourque a également participé à la marche en compagnie de la présidente de la CEQ.Mme Lorraine Page et M.Roch Fortin, président du Club 2/3.Le comédien Serge Thériault la « Môman de la P tite vie », porte-parole de Solid'Ere a donné le signal du départ du Parc Lafontaine pour 1 Aréna Maurice Richard où se tenait hier après-midi un spectacle mettant en vedette les Mario Pelchat, )o Bo-can, Marie-Denise Pelletier et Sylvain Cossette.Armés de grands sacs verts, les jeunes et le maire Bourque en ont profité pour nettoyer un secteur sur la rue Ontario.Pour M.Bourque, tout le monde doit mettre la main à la pâte pour redonner à Montréal sa beauté et propreté d'antan qui ont donné une si bonne réputation à la ville.Conscientisé depuis toujours par la nature, l'environnement, le recyclage, la récupération et par la conservation de l'énergie, le chanteur québécois Mario Pelchat, porte-parole du Jour de la Terre au Québec, a déclaré à La Presse qu'il avait toujours gardé un lien étroit avec la nature, ayant grandi en sa compagnie dans la région du Lac Saint-Jean.« Le Jour de la Terre est la journée internationale de sensibilisation de toute la population du globe pour la conscientiser durant toute l'année, qu'il faut faire quelque chose pour la Terre et non pas uniquement lors de la fournée de la Terre », a déclaré le chanteur.Selon lui, les jeunes sont très réceptifs à tout ce qui concerne l'environnement et sont conscients qu'il est essentiel de protéger l'environnement.Lors du spectacle qui a suivi l'événement, Mario Pelchat a interprété une chanson intitulée Le Semeur, composée expressément pour son grand-père, mais qui ne pouvait pas mieux cadrer en ce Jour de la Terre.Pour le maire de Montréal, M.Pierre Bourque, le Jour de la Terre représente l'espoir de la jeunesse pour un monde meilleur.« Aujourd'hui, les jeunes québécois sont venus de partout, d'aussi loin que l'Abitibi pour participer en cette journée spéciale.En plus des jeunes, il y avait des enseignants, des sages et des scientifiques chez qui, l'environnement prend une grande place.En améliorant l'environnement on contribue à bâtir un monde meilleur, ici comme dans le tiers monde », a déclaré M.Bourque.« Ce matin, des jeunes ont posé des «estes concrets dans le quartier Hochelaga-Maisonneu-ve, en nettoyant la rue Ontario.Si nous voulons faire de notre ville une ville fière, propre, une ville d'environnement, il faut changer les comportements de ses citoyens et c'est avec les jeunes que nous réussirons », a ajouté M.Bourque qui s'est dit très encouragé et très enthousiasme des résultats.Au cours de leur campagne de récupération de vieux vêtements, les jeunes ont ramassé plus de 26 tonnes de vêtements comparativement à cinq et à 14 tonnes pour les années précédantes.Ce sont cinq étudiants du Collège Marie-Victorin qui ont fondé, en 1970, le Club 2/3, un organisme d'éducation et de coopération internationale.Aujourd'hui, le Club 2/3 renferme plusieurs centaines de milliers de jeunes sensibilisés à la solidarité internationale et au respect de l'environnement.Cette année, plus de 1000 projets de développement outre-mer sont mis de l'avant au Pérou, en Bolivie, au Brésil, au El-Salva-dor, en Haïti, au Sénégal, au Burkina Faso, au Cameroun, au Tchad, au Népal et aux Philippines.Ce n'est pas seulement à Montréal que le Jour de la Terre a été observé hier, l'événement a été célébré dans quelque 140 pays à travers le monde et près de 200 millions de personnes y ont participé.; Au Canada, c'est à Toronto et Montréal que l'événement a été le plus marquant, d'ailleurs, le maire Bourque et la mairessc de la Ville Reine, Mme Barbara Hall, ont pu parler d'environnement par lien virtuel hier après-midi.Tout comme à Montréal, Toronto fêtait d'une façon particulière le Jour de la Terre.Depuis sa fondation en 1970, le Club 2/3 a vu défiler dans les Me rues de Montréal, à l'occasion de sa Marche, plus de 100 000 jaunes.Hier, plus de 200 écoles primaires et secondaires du Québec ont participé à l'événement.La majorité des jeunes marcheurs sont activement impliqués à leur école, dans une activité où un projet du Club 2/3.Tout au long de l'année, ils recueillent des fonds pour appuyer la réalisation d'un projet de développement au Tiers Monde.v la presse, montreal, dimanche 23 avril 1995 Parizeau n'accorde aucune importance au document Drouilly // préfère la lecture du rapport de la Commission nationale, «résultat des efforts de 50 000 personnes» ARIANE KROL de la Prose Canadienne Jacques Parizeau a renoncé à se prononcer immédiatement sur la requête des municipalités qui réclament le droit de mettre leurs employés en lock-out.PHOTO REUTER \u2022 Le premier ministre Jacques Parizeau n'accorde aucune importance au document du sociologue Pierre Drouilly pressant le gouvernement de donner une dernière chance au fédéralisme et de reporter le référendum jusqu'en 1997 au moins.«|e n'ai jamais entendu parler de ce document.Je ne l'ai pas vu, je ne sais pas ce que c'est», a déclaré le premier ministre du Québec, en entrevue à Montréal, après une allocution devant le congrès de l'Union des municipalités du Québec (UMQ).Pourtant, une copie de ce document aurait été remise au vice-premier ministre Bernard Landry, affirmait La Presse hier.Pour sa part, Jacques Parizeau s'est dit beaucoup plus intéressé par la lecture du rapport de la Commission nationale sur l'avenir du Québec, parce qu'il est le résultat des efforts de plus de 50 000 personnes.Par ailleurs, le premier ministre a affirmé qu'une association entre un Québec indépendant et le reste du Canada est incontournable.«L'association avec le Canada est incontournable sur certains plans, souhaitable sur d'autres et envisageable sur d'autres plans encore», a-t-il souligné, précisant qu'une association au sujet de la monnaie est incontournable, qu'il serait souhaitable d'établir un tribunal pour régler les différents avec le Canada comme il en existe un entre le Canada et les États-Unis, et qu'une association politique est envisageable.Jacques Parizeau n'a pas non plus exclu que la question référendaire fasse état d'une telle association.«|e lis le rapport de la Commission nationale et je vais essayer d'en tirer des conclusions», a-t-il indiqué, ajoutant qu'il en parlerait avec ses partenaires, notamment Lucien Bouchard.Un sondage du Groupe Léger-& Léger, rendu public hier, révèle que la souveraineté remporterait plus de voix si c'était le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard, plutôt que Jacques Parizeau, qui présidait le camp du Oui.Avec Lucien Bouchard, la sou-verainté recueille 46,2 p.cent des intentions de vote, contre 35,7 p.cent pour le premier ministre du Québec.(acques Parizeau, lui, se dit très heureux que Lucien Bouchard soit plus populaire que lui.«Mais c'est très bien comme ça», a-t-il assuré.«Moi je suis très heureux d'Haïtiens sont au Québec DENIS ARCAND ¦ Jean-Ernest Pierre pense que de plus en plus de Montréalais haïtiens acceptent l'idée qu'ils ne retourneront plus jamais vivre en Haïti et que leur avenir est au Québec.Par conséquent, il espère que la communauté haïtienne parviendra bientôt à se donner un organisme représentatif.C'était d'ailleurs le thème du congrès qui a souligné le 10e anniversaire de l'Union des Haïtiens du Québec, hier à l'UQAM.«Les Haïtiens du Québec demeurent une communauté culturelle sans organisme légitime, et donc sans leaders élus et représentatifs», a indiqué M.Pierre, qui est devenu avocat après son arrivée à Montréal, il y a 15 ans.«Alors tout un chacun parle, mais en son nom personnel ou au nom de sa petite chapelle, mais sans vraiment parler au nom de la communauté.C'est assez éclaté.«Par exemple, lors des Commissions sur l'avenir du Québec, les Italiens (174 530 au Québec selon le recensement de 1991), les juifs (77 600) et les Grecs (49 895) ont senti le besoin de s'unir et de présenter un mémoire conjoint, parce qu'ils ne se trouvaient pas assez représentatifs séparément.Nous les Haïtiens, avec une toute petite communauté (21 630 au Québec selon le recensement de 1991), on était tellement divisé qu'on a trouvé le moyen de présenter trois rapports différents.«On a vu le même phénomène il y a un an, dans les jours qui ont suivi l'émeute du métro Saint-Hubert (une bagarre impliquant de nombreux jeunes, dont une forte proportion de Haïtiens).Lorsque le ministre des Communautés culturelles a tenté une consultation auprès de la communauté pour trouver des moyens de contrer le désoeuvrement des jeunes, il n'y avait personne de précis à appeler.C'est son bureau qui a dû téléphoner à gauche et à droite, chez divers Haïtiens connus, pour leur demander de venir faire quelque chose pour notre propre jeunesse! Et tout le monde est arrivé avec son petit projet, avec son idée à soi.Je ne dis pas que tout était mauvais, mais il reste que la communauté a été incapable de présenter une position et des idées débattues et mûrement réfléchies au sein des instances d'un organisme représentatif.Pour la bonne raison qu'il n'en existe aucun.» M.Pierre n'a aucune géne à donner comme autre exemple le fait que l'Union des Haïtiens du Québec, dont il est le fondateur, ne réunit pas grand-monde: «Environ 300 membres», dit-il.«La principale cause de cette dispersion: beaucoup de Haïtiens réfugiés ici lors des troubles de 1980 (les violences politiques du régime Duvalier) se sont toujours accrochés à l'espoir de rentrer un jour en Haïti.Alors on n'investissait pas dans notre vie commune ici.Toutes sortes de groupes s'alignaient sur les divers courants politiques de Haïti, au lieu d'organiser la vie communautaire au Québec.«|e vais vous donner un exemple: je suis le producteur d'une émission de radio haïtienne, le dimanche matin à CHAA (103,1 MF).On passe les chansons d'un chanteur créole qui fait danser tout Haïti et qui fait fureur dans la diaspora haïtienne de New York.Il s'appelle Michel Martelly et chante notamment Pa menyen Fen'm la (Ne touche pas à la femme).Mais il n'est pas un partisan d'Aristide et il n'était pas favorable à son retour.«Cela ne l'empêche pas d'être populaire là-bas, mais quand j'ai eu le malheur de faire jouer sa chanson à mon émission, j'ai été accusé d'être rien de moins qu'un Macoute! Ça a fait tout un chiar.» de ce résultat-là, c'est très bien ça.|e n'ai pas de problème avec ça.» Tout en reconnaissant avoir eu «un moment dé bisbille» avec Lucien Bouchard, M.Parizeau fait savoir que tous deux se sont réconciliés.«Le rapport de la Commission nationale vient de nous réconcilier.Nous allons, M.Bouchard et moi, faire cette campagne référendaire la main dans la main.» Dans son discours devant les représentants de l'UMQ, le premier ministre s'est montré très favorable à une décentralisation des pouvoirs vers les municipalités.Sauf que, a-t-il plaidé, la province ne dispose pas d'une grande marge de manoeuvre, à cause de l'endettement actuel.Selon lui, la situation serait bien différente si le Québec devenait souverain.«On récupère au-delà de 30 milliards de dépenses fédérales au Québec plus tous les impôts qu'on envoie là-bas», a-t-il fait valoir en entrevue.Un point de vue que ne partage pas le nouveau président de l'UMQ, élu vendredi soir.«Dans les discours que j'ai entendus, personne ne prétend, parmi ceux qui voudraient changer de statut, qu'on ne paierait plus la dette.Alors je ne vois pas ce que ça donnerait », a commenté Gilles Vaillancourt, maire de Laval.y rester Mais il pense que les mentalités changent.«La majorité des Haïtiens de Montréal qui sont rentrés en Haïti en 1986 (lorsque le dictateur Baby Doc Duvalier a perdu le pouvoir) ont été très déçus et beaucoup sont revenus à Montréal depuis.Et lorsque Aristide a repris le pouvoir, récemment, il n'y a pas eu de grand mouvement de retour.«Moi, j'ai des racines ici, mes deux enfants sont nés à Montréal et leur avenir est ici, tout comme le mien.Je crois que de plus en plus de Montréalais haïtiens acceptent l'idée qu'ils ne rentreront plus là-bas et qu'ils vont faire leur vie ici, au Québec.» Mais M.Pierre admet que l'avènement d'une tribune haïtienne n'est pas pour demain.«Si, à la fin de la journée, on dégage un début de consensus sur la façon de faire, ce sera un bon début.» \u2022 TOURS CHANTECLERC U \u2022 TOURS CHANTECLERC \u2022 TOURS CHANTECLERC \u2022 TOURS CHANTECLERC \u2022 LES CIRCUITS TOURS CHANTECLERC?.BIEN PLUS QU'UN TOUR D'AUTOBUS! France Suisse 23 juin au 7 juillet 15 jours (26 repas) Dép.garanti Italie 2746 Angleterre \u2014 Ecosse Irlande $ p.p 28 mai au 15 juin 19 jours (26 repas) Hôtels 4 et 3* Dèp.garanti 3 774 $ pp- Normandie \u2014 Val de Loire \u2014 Paris 16 au 27 juillet 12 jours (20 repas) Hôtels 3 et 2* $ Lisieux Dép.garanti Normandie 24 juin au 9 juillet 16 jours (28 repas) Hôtels 3 et 2* 2276 Bretagne 2956 Scandinavie 11 au 25 juin 15 jours (20 repas) Hôtels 5 à 3* 4462 $ p.p.EN AUTOCAR Espagne \u2014 Portugal $ 20 mai au 3 juin 15 jours (26 repas) Dèp.garanti 2740 $ p.p.Incluant : vol, transport en autocar de luxe, hébergement guide francophone, les visites, manutention de bagage, taxes et pourboires pour hôtels et repas, taxes d'aéroport.Avec Tours Chante clerc, savez-vous.TOURS CHANTECLERC LES AUTRES \u2022 \u2022 \u2022 avec quelle compagnie aérienne vous partez ?\tOUI\t¦ \u2022 \u2022 \u2022 si vous êtes accueilli à votre arrivée à l'aéroport par votre équipe guide et conducteur ?\tOUI\t?\u2022 \u2022 \u2022 que votre groupe est exclusivement québécois et guidé en français ?\tOUI\t?m m m que vous avez le temps de bien visiter les sites, pas seulement à travers les vitres de l'autocar ?\tOUI\t*> ¦ m m m que vous n'avez pas à porter votre valise ?\tOUI\t?\u2022 \u2022¦ \u2022 identifier clairement ce qui est compris dans votre voyage ?\tOUI\t?m m m combien de repas sont compris ?\tOUI\t*> m \u2022 \u2022 \u2022 que vous n'avez pas à débourser jusqu'à 800s par personne à destination pour les excursions facultatives ?\tOUI\to 1 \u2022 \u2022 \u2022 que vous aurez, avant de partir, la liste exacte des hôtels où vous séjournerez ?\tOUI\t?>J\\ TOURS \u2014 U CHANTECLERC h quotité à tous prK Voy.Altitude Montréal 514-332-1970 Voy.Solerama St-Eustacho 514-627-4761 Voy.Mistral Longueuil 514-928-4652 Voy.Champlain Greenfield Parle 514-465-2820 Voy.Constellation Complexe Desjardins 514-987-9798 Voy.Nicole Lemay Centre-villa 514-287-9990 Voy.Robillard Rapentigny 514-585-2854 Voy.CAA Laval Laval 514-668-2240 Voy.En Direct Anjou Ville d'Anjou 514-356-3156 Club Voy.Air Mer Sorel 514-742-0426 800-840-0426 Voy.Optimistes Montréal 514-255-5525 Club Voy.St-Lôonard St-Léonard 514-722-1128 Club Voy.Daniel Chambly 514-658-0654 Club Voy.Agena St-Myacinthe 514-773-5557 Voy.Thomas Cook Villa d'Anjou 514-353-9710 Club Voy.Durocher Shawinigan 819-539-6943 Voy.Lapointe Valleyfield 514-373-1475 Voy.Lucie Longpré Laval 514-682-2222 Voy.Viau Marlin Centre Fairview 514-694-2343 Voy.Viau Marlin Dorval 514-631-7651 Voy.Transat Montréal 514-374-4744 DÉTENTEURSDUN PERMIS DU QUÉBEC Les enfants d'Oklahoma 9 0 on fils Junior a eu quatre ans mercredi dernier, le jour-même de l'attentat à la bombe à Oklahoma City.L'année prochaine, à pareille date, nous fêterons son ; cinquième anniversaire et le premier anniversaire de la mort de je-ne-sais-plus combien d'enfants qui n'atteindront jamais son âge.Junior, évidemment, n'en saura rien.Depuis mercredi, il ; se promène devant la télé branchée sur CNN, sans regarder les images sanglantes, sans enregistrer l'horreur.Junior ne connaît pas encore les atrocités de ce monde et je me demande si je devrai un jour les lui expliquer.Je me demande surtout ce que, à Oklahoma City, les parents d'enfants comme le mien répondent à leurs tout-petits.Car ils doivent en poser des questions, les enfants d'Oklahoma City.Pas que ceux qui étaient à la garderie et qui ont été épargnés mais tous les autres, ceux dont les petits amis % ou les frères et les soeurs sont ; morts, ceux qui n'en savent rien mais dont les parents ne cessent de ressasser la sale histoire, à table, au souper.Cet attentat, on l'a assez répété, a frappé l'Amérique profonde en plein coeur.Quant à-1 la monstrueuse bombe, elle a frappé sans discernement, comme les bombes en Bosnie.| à Beyrouth, à Kaboul et auparavant au Vietnam.Dans ces villes et ces pays-là, des enfants sont morts aussi et en plus grand nombre que ceux dont on compte encore les corps C£ Oklahoma City.; Je ne pousserai pas l'impe-; t rialisme jusqu'à prétendre que* £ les enfants d'Oklahoma City!-».sont plus innocents et que leur Z mort a davantage valeur de*^ symbole que la mort des autres^ enfants de l'Histoire récente.>S * Je constate simplement que,.* peu importe la géographie, la ^ couleur, la cause ou la religion, * des enfants de nos jours meu%* rent sans aucune raison, sinon*?celle d'avoir été au mauvais' endroit au mauvais moment.» \u2022 » \u2022 TOURS CHANTECLERC \u2022 TOURS CHANTECLERC \u2022 TOURS CHANTECLERC \u2022 TOURS CHANTECLERC \u2022 La seule nuance, voire l'iro:** nie, qu'ajoute le drame d'Okla- .homa City, c'est que la plupart* J de ses 400 000 habitants!; avaient choisi d'y vivre à cause; T.de leurs enfants.La croyance* i populaire voulait en effet que! ¦ Oklahoma City soit la ville par;! excellence pour élever en toute! £ quiétude des enfants.U va sans; + dire que, depuis mercredi, l$«?croyance populaire en a pris-.* un sérieux coup.Mais j'en reviens à ma prêt mière question.Qu'est-ci;* qu'on leur dit, aux enfanta* d'Oklahoma City?Et moiC» qu'est-ce que j'invente comme;* histoire, à l'intention de Ju^ ; nior?Je le préviens qu'il y à;\"* sur terre plus de méchants que* Z prévu?Je lui annonce quelj Scar, le salaud du Roi Lion,**, n'est pas seul de sa bande et que, sur les cassettes vidéo comme dans la vraie vie, le mal est profond?Comment on explique à un enfant de 4, 5, 6 ans que, dans le monde où il vit, plus rien n'est sacré, même pas l'enfart- ce?Je peux toujours me taire *fet laisser la vie suivre son cours.Je peux changer le sujet de la conversation jusqu'au prochain drame et prier pour qu'il n'ait pas lieu dans ma ville, sur mon île ou dans ma cour.Mais serai-je sauvée pour autant?Car peu importe ce qui arrive, un jour ou l'autre.Junior va exiger des explications.Il va vouloir savoir pourquoi la mort, pourquoi tous ces malades et ces fanatiques, pourquoi tuer des enfants est permis même si la loi l'interdit, et pourquoi le jour de son anniversaire les drapeaux aux États-Unis sont en berne.Et ce jour-là.je serai probablement plus démunie que les parents de Oklahoma City qui sont dans leur vaste majorité des gens religieux, de confes sion protestante ou baptiste.Eux au moins peuvent invoquer le Grand Satan.Moi, je ne me résouds pas à croire que le diable ou que le ciel existent.Alors que reste-t-il aux pav rents modernes, branchés, car' blés et sans foi comme moi?Doit-on s'improviser sociologue et blâmer la fin de siècle qui rend les gens fous?Doit-on succomber au fatalisme et affirmer aux enfants que la vie est injuste, le monde dangereux et les humains passés maîtres dans l'art de garer des voitures piégées au pied des édifices?Mais je m'en fais pour rien.Tôt ou tard lunior va découvrir tout cela par lui-même.Ce jour-là, je ne lui dirai rien si; non que ce n'est pas parce que la vie est mal faite qu'il faut cesser d'y croire. Montréal, dimanche 23 avril 1995 I L'EXPRESS INTERNATIONAL NIGERIA Une religieuse assassinée ¦ Une religieuse catholique irlandaise, Soeur Eileen Connel, 49 ans, a été assassinée prés de Warri, dans l'État de Delta, dans le sud du Nigeria, a-t-on appris hier de sources diplomatiques et de sources proches de l'Église catholique.L'assassinat de cette religieuse a eu lieu le 2 avril au siège de la mission qu'elle dirigeait près de la localité d'Agbarho, à environ une quinzaine de kilomètres de Warri, selon ces sources.Il semble que Soeur Eilenn ait été tuée par des malfaiteurs armés.Le quotidien indépendant AM News, qui a fait état hier de cette affaire en première page, rapporte de son côté que l'assassinat de cette religieuse s'est produit dans des circonstances particulièrement horribles, ses meurtriers ayant versé de l'acide sur son corps avant de l'achever.Ces informations n'ont pu être confirmées par aucune autre source.d'après AFP CUBA un dissident condamné y Un dissident cubain, Francisco Chaviano, a été condamné vendredi à une peine de 15 ans de prison, a fait savoir son entourage.Francisco Chaviano, qui dirige l'un des petits groupes illégaux d'opposition au régime castriste, a été condamné à l'issue de son procès le week-end dernier par un tribunal militaire de La Havane.Le week-end dernier, l'agence cubaine Prensa Latina avait rapporté que le procureur avait réclamé une peine de 20 ans de prison pour Francisco Chaviano, pour falsification de documents destinés à aider des personnes à obtenir des visas de sortie vers les États-Unis.Prensa Latina n'avait alors pas mentionné d'autre accusation.Selon son entourage, le dissident a été condamné pour avoir révélé des secrets d'État et avoir falsifié des documents.d'après Reuter IRAK Bagdad dénonce ¦ Bagdad a dénoncé hier les rencontres de diplomates turcs avec les dirigeants kurdes irakiens comme une « ingérence dans les affaires intérieures de l'Irak ».Cité par l'agence officielle INA, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a estimé que la rencontre prévue dans le nord de l'Irak entre deux diplomates turcs et le chef de l'Union patriotique du Kurdistan ( UPK ) Jalal Talabani traduisait « l'insistance d'Ankara à violer la souveraineté de l'Irak ».Selon le porte-parole, les « rencontres d'officiels turcs avec des rebelles à l'autorité d'un pays souverain encouragent ces éléments hors la loi à poursuivre leur rébellion et constitue une ingérence outrancière dans les affaires internes de l'Irak ».Le porte-parole de la diplomatie turque Ferhat Ataman avait indiqué mercredi que deux diplomates turcs allaient prochainement se rendre dans le Kurdistan irakien, échappant depuis 1991 au contrôle de Bagdad, pour y rencontrer M.Talabani.d'après AFP TCHÉTCHÉNIE Opération punitive à Samachkl ¦ Les forces russes en Tchétchénie ont mené dans le village de Samachki, après s'en être emparé début avril, une véritable «c opération punitive » destinée a terroriser les combattants indépendantistes, a affirmé hier à Moscou le député et défenseur des droits de l'homme Serguei Kovalev.M.Kovalev, rentré vendredi de Tchétchénie, a indiqué lors d'une conférence de presse, cité par l'agence Interfax, que ses informations faisaient état d'au moins 94 personnes \u2014 dont l'identité est connue \u2014 tuées par les forces russes après leur entrée dans le village, notamment par des grenades lancées dans des caves.De plus, 200 hommes, civils, ont été battus et soumis à des humiliations et torturés, a ajouté M.Kovalev, qui a déclaré avoir vu les traces des tortures infligées à ces hommes pour les forcer à avouer qu'ils étaient des combattants.d'après AFP AFRIQUE DU SUD L'inkatha fait l'objet de critiques ¦ Le Congrès national africain ( ANC ) de Nelson Mandela et le Parti national ( NP ) de Frederick de Klerk ont sévèrement critiqué la décision du mouvement zoulou Inkatha de se retirer du processus d'élaboration de la nouvelle Constitution.L'ANC a qualifié cette décision de « malheureuse » et « d'irresponsable », ajoutant que la nouvelle Constitution sera écrite avec ou sans la participation de l'inkatha, le mouvement de Mangosuthu Buthelezi.Pour le NP, l'inkatha « laisse ses partisans dans le pétrin » en abandonnant l'Assemblée constituante en charge d'élaborer la nouvelle Constitution.La décision finale du conseil national du mouvement zoulc u a été prise vendredi soir, le parti de Buthelezi exigeant toujours une médiation internationale dans ce processus d'élaboration de la nouvelle Constitution.d'après AFP Une fillette maya, son petit frère dans le dos, regarde passer un détachement de la police militaire qui assure la sécurité autour du lieu où les chefs zapatistes ont entamé des négociations avec la commission mexicaine pour la paix au Chiapas.Les négociations entre le gouvernement et la guérilla zapatiste ont commencé d'après AFP SAS AS DRE SIARRAINZAR, Mexique es négociations entre le gouvernement mexicain jet la guérilla zapatiste ont débuté hier dans le Chiapas ( sud-est du Mexique ) deux jours après la date fixée, a-t-on annoncé de source officielle.Les deux délégations se sont retrouvées à San Andres Larrainzar, un village au coeur du Chiapas, à 11 h ( heure locale ) a indiqué un porte-parole du ministère de l'Intérieur.Aucune des deux parties n'a voulu faire de déclaration à la presse.Le gouvernement avait refusé d'entamer les pourparlers jeudi comme prévu en estimant que les conditions de sécurité n'étaient pas garanties en raison de la présence de symphatisants indigènes de l'Ar-méee zapatiste de libération nationale ( EZLN ).Après une guerre de communiqués, les sympathisants indigènes se sont retirés de San Andres vendredi soir.Cette session de pourparlers, qui rétablit un dialogue interrompu depuis plus d'un an, devrait durer deux à trois jours.Les mesures de détente et le processus de la négociation future sont à l'ordre du jour.Le climat de méfiance, qui a prévalu pendant les deux jours précédant le début des pourparlers, illustre les difficultés à venir pour mettre fin à un conflit de 16 mois.Après le soulèvement spectaculaire de l'EZLN, le 1 er janvier 1994, jour de l'entrée du Mexique dans l'Accord de libre échange nord-américain ( ALENA ), le gouvernement avait décidé unilatéralement une trêve moins de deux semaines plus tard.Des négociations en février et mars de l'année dernière s'étaient soldées par un échec.Depuis, le gouvernement a alterné la politique de la carotte et du bâton vis-à-vis du mouvement insurrectionnel.La guérilla est affaiblie militairement depuis l'opération lancée en février dernier par l'armée fédérale, l'obligeant à se volatiliser dans la forêt.Néanmoins, la guérilla estime qu'un accord de paix ne doit pas se limiter aux problèmes régionaux du Chiapas, l'un des plus déshérités du Mexique» mais doit aborder des thèmes politiques, sociaux» culturels et économiques au niveau national.Le président Ernesto Zedillo, entré en fonction en décembre dernier, a réaffirmé à maintes reprises son intention de trouver une solution pacifique au conflit, indiquant qu'il n'y avait pas de sujets tabous.Les syndicats de paysans appellent les Boliviens à violer l'état de siège d'après AFP LA PAZ La Confédération syndicale unique des paysans boliviens ( CSTUTCB ) a appelé hier les paysans à se joindre massivement au mouvement de grève des ouvriers en bloquant les routes principales de tout le pays à partir de lundi, affirmant que les femmes et les enfants seraient les fers de lance de ce mouvement.En réponse à cet appel, le commandant en chef des forces armées boliviennes, le général Reynaldo Cacerès, a immédiatement annoncé que les troupes déployées dans tout le pays empêcheront les paysans de violer l'état de siège décrété mardi par le gouvernement pour mettre fin à l'agitation sociale.Le général Cacerès a ajouté que l'armée « ne permettra pas que l'état de siège soit violé » et a averti que les soldats avaient reçu l'ordre de disperser toute manifestation de paysans.Le secrétaire général de la CSUTCB, Si-mar Victoria, qui opère maintenant dans la clandestinité, a assuré hier matin que le blocage des routes est déjà virtuellement un fait, malgré la mobilisation des forces armées ces dernières heures pour l'empêcher.M.Victoria a précisé, carte du pays à l'appui, que « rien ne pourrait empêcher le blocus des départements de Cochabamba, Santa Cruz, Oruro et d'une partie de celui de La Paz », et a ajouté qu'il était certain que tous les autres villages dans les campagnes se mobiliseraient de la sorte dans les jours à venir.Le secrétaire général de la CSUTCB est l'un des leaders qui ont réussi à échapper aux arrestations massives de 374 dirigeants et militants syndicaux mardi par la police, quelques heures avant que le gouvernement ne décrête l'état de siège.U a ajouté que la CSUTCB demandait à toutes les personnes détenues d'entamer une grève de la faim jusqu'à ce que le gouvernement accepte de renouer le dialogue.M.Victoria a indiqué que la seule solution pour le gouvernement d'éviter la paralysie du pays par le blocus des grands axes routiers était de rétablir le dialogue avec les syndicats, sur la base des accords préliminaires qui avaient été conclus grâce à la médiation de l'Église.U a expliqué que, jusqu'alors, les paysans ne s'étaient pas joints au mouvement de grève des ouvriers» qui dure depuis plus de six semaines, parce qu'ils avaient confiance en l'application de ces accords.L'état de siège a été décidé par le gouvernement bolivien pour mettre fin à une série de grèves depuis plus d'un mois, pour appuyer des revendications salariales et protester contre la réforme de l'éducation.?REPÈRES ?Italie Les enjeux des élections régionales OLIVIER BAUBE de l'Agence France-Presse Trois Casques bleus français se tuent en voulant neutraliser des munitions d'après AFP SARAJEVO Trois Casques bleus du contingent français de la Force de protection des Nations unies ( FORPRONU ) ont été tués hier et quatre blessés par l'explosion d'une « munition », alors qu'ils tentaient de « désactiver » des obus et des grenades dans un local spécialisé, situé dans l'enceinte de l'aéroport de Sarajevo.Un obus de 90 mm, utilisé notamment par les blindés de combat ERC-90 Sagaie du contingent français, a explosé vers 15 heures locales pour une raison « indéterminée », a indiqué à l'AFP l'un des porte-parole de la FORPRONU.le commandant Pierre Chavancy.Les obus et grenades que les Casques bleus étaient en train de «désactiver» étaient des munitions du stock de la FORPRONU, arrivées à leur date de péremption, a précisé un officier supérieur français basé à l'aéroport.Il s'agit d'une tâche de routine dans les armées.Parmi les quatre blessés, trois ont été atteints « sérieusement ».À 20 h, ils étaient encore en salle d'opération au groupe médico-chirurgical implante sous le quartier général du commandement de la FORPRONU pour le secteur de Sarajevo.Le quatrième blesséja été atteint « très légèrement », a indiqué un porte-parole de la FORPRONU, le lieutenant de vaisseau Myriam So-chacki.Les trois morts appartenaient à l'Armée de Terre française, deux des blessés également, dont celui légèrement atteint, et les deux derniers blessés à l'Armée de l'Air.Ni les régiments et unités auxquels ils appartenaient ni les identités n'ont été communi- qués.Un avion doit venir chercher aujourd'hui les dépouilles après une cérémonie religieuse et militaire à Sarajevo.Ces trois morts portent à 36 le nombres de Casques bleus du contingent français tués en trois ans dans deux républiques issues de l'ex-Yougoslavie, la Croatie et la Bosnie, dont 13 ont été victimes de tirs délibérés de balles ou d'obus.Toutes nationalités confondues, 158 Casques bleus ont trouvé la mort en ex-Yougoslavie, dont 59 du fait de la guerre.À ces morts s'ajoutent 1310 blessés, dont 450 membres du contingent français.Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a fait part de son « émotion et de sa tristesse » après ce « tragique accident ».U a exprimé, dans un communiqué, « ses condoléances et sa sympathie aux familles des victimes » en notant qu'elles avaient été atteintes « dans l'exercice de leur mission au service de la paix ».ROME La campagne pour les élections régionales d'aujourd'hui en Italie a pris fin par un grand meeting de la droite italienne, menée par le magnat de l'audio-visuel Silvio Berlusconi, tandis que la gauche est apparue plus divisée.Les quatre grands dirigeants de la droite et du centre-droit se sont retrouvés vendredi soir à la place du Peuple à Rome pour un rassemblement unitaire au cours duquel Gianfranco Fini, chef de l'Alliance nationale ( droite ) a été ovationné, tandis que Rocco Butti-glione, nouveau venu dans le camp de Silvio Berlusconi, a surpris par la dureté de son discours anti-communiste.Philosophe catholique, secrétaire du Parti populaire italien ( PPI, ex-Démocratie chrétienne ), mais rejeté par une moitié de son parti qui a élu un autre secrétaire, Rocco Buttiglione a accusé les « communistes de vouloir prendre l'argent de ceux qui travaillent vraiment »» déchaînant un tonnerre d'applaudissements.La gauche italienne menée par le chef du Parti démocratique de la gauche ( PDS, ex-Parti communiste ) Massimo D'Alema, est apparue de son côté très divisée.Elle risque du coup d'en payer le prix fort aujourd'hui lors du vote pour les régionales.Ce scrutin» qui ne compte qu'un seul tour, favorise les coalitions les plus larges, comme celle constituée autour de Silvio Berlusconi.En revanche, plusieurs candidats seront en concurrence pour défendre les couleurs de la gauche et du centre-gauche.La Ligue du nord, ex-alliée de Silvio Berlusconi passé à l'opposition, a décidé de faire cavalier seul, tout comme 1 extrême-gauche rassemblée sous la bannière du Parti de la refondation communiste ( marxiste ).Quelque 43 millions d'Italiens sont appelés à voter aujourd'hui pour ces élections régionales, mais aussi pour renouveler le personnel politique de 76 provinces sur 94 et de 5136 communes.Aucune grande ville n'est concernée.Ces élections provinciales et communales comportent un second tour, prévu le 7 mai, s'il y a ballotage pour l'élection des présidents des conseils provinciaux et des maires des villes concernées.Massimo D'Alema, qui se contenterait d'obtenir sept des quinze présidences de régions concernées, compte en revanche sur ce second tour pour améliorer le score de la gauche.La campagne électorale, qui n'a guère passionné les foules, a surtout été l'occasion d'une violente polémique autour de l'ex-magis-trat le plus populaire d'Italie, Antonio Di Pietro.L'ancien procureur à l'origine des enquêtes anti-corruption Mani Pulite ( Mains propres ) est l'objet d'une bataille acharnée sur la scène politique, chaque camp s'efforçant d'attirer à lui l'immense popularité dont il jouit toujours, mais qu'il a grand peine à utiliser sans semer le doute sur ses intentions réelles.Antonio Di Pietro a plusieurs fois démenti vouloir faire de la politique, mais sans guère convaincre les Italiens.Ces derniers n'ont guère été surpris d'entendre la semaine dernière Silvio Berlusconi affirmer avoir rencontré l'ex-magistrat milanais.La polémique n'a depuis pas cessé, culminant à la fin de la semaine lorsque Antonio Di Pietro a été cité par l'hebdomadaire Ex-presso comme ayant affirmé n'avoir jamais rencontré Silvio Berlusconi mais reconnaissant lui avoir parlé au téléphone.La gauche s'est emparée de l'affaire en accusant le magnat de l'audio-visuel d'avoir menti, mais c'était sans compter sur Antonio Di Pietro qui a démenti vendredi les propos qui lui étaient prêtés par YExpresso, affirmant au contraire avoir bel et bien rencontré Silvio Berlusconi pour « parler politique ». Le service LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 23 AVRIL 1995 MONDE Les Serbes renvoient comme indésirable l'envoyé de l'ONU d'après l'Agence France-Presse SARAJEVO ¦ Bosniaques et Serbes de Bosnie viennent de montrer le peu de cas qu'ils faisaient de la communauté internationale en rejetant sèchement ses appels à la trêve, les Serbes allant même jusqu'à infliger un affront à l'envoyé spécial de l'ONU Yasushi Akaehi.jPfcrallèlement, le tribut des soldats de la paix s'est encore alourdi avec la mort hier de trois Casques bleus du contingent français, tués par l'explosion d'une « munition » qu'ils tentaient de neutraliser sur l'aéroport de Sarajevo.Quatre autres casques bleus ont été blessés, dont trois « sérieusement », a annoncé la Force de protection des Nations unies ( FORPRO-NU).Ces trois morts portent à 36 le nombres de Casques bleus du contingent français tués en trois ans en Croatie et en Bosnie, dont 13 ont été victimes de tirs délibérés.Vendredi soir, alors que M.Akashi se préparait à quitter Sarajevo sans avoir réussi à obtenir des belligérants qu'ils respectent et prolongent la trêve jusqu'au 1er mai, les Serbes l'ont bloqué sur l'aéroport sous prétexte que quatre diplomates \u2014trois Américains et un Allemand\u2014 étaient à bord de l'avion qui venait le chercher et entendaient avoir des entretiens avec le président bosniaque Alija Izetbegovic.Après avoir contraint M.Akashi à repartir hier avec les diplomates qu'ils jugeaient indésirables, les Serbes de Bosnie ont donné un camouflet supplémentaire à la communauté internationale.Le « président * de leur « république » autoproclamée, Rado-van Karadzic, a annoncé qu'ils « fermaient l'aéroport de Sarajevo à toutes les délégations politiques ».« Le Groupe de contact ne peut plus utiliser l'aéroport de Sarajevo pour venir mener des pourparlers unilatéraux avec le gouvernement musulman », a ajouté le chef serbe en parlant du gouvernement bosniaque.Le Groupe de contact ( États-Unis, Russie, Grande-Bretagne, France et Allemagne ) a proposé un plan de paix qui comprend un découpage territorial de la Bosnie-Herzégovine ) attribuant 51p.cent du pays aux Croates et aux Musulmans, qui l'ont accep- Kohi veut se souvenir du 8 mai 45 d'après AFP ¦ Le chancelier allemand Helmut Kohi a plaidé hier à Duesseldorf ( ouest de l'Allemagne ) pour un pluralisme des sentiments suscités par le cinquantième anniversaire du 8 mai 1945 et s'est élevé contre les « interdictions de se souvenir ».« Personne n'a le droit de fixer ce que les gens doivent penser dans leur souvenir», a déclaré M.Kohi en une période où la commémoration de la capitulation allemande sans condition provoque une controverse en Allemagne.« Le 8 mai doit laisser place à tous les sentiments », a affirmé le chancelier qui était venu apporter son soutien à son parti, la CDU, dans sa campagne pour les élections régionales en Rhénanie du Nord-Westphalie.Le 8 mai 1945 a marqué la fin de la barbarie nazie, a répété le chef de gouvernement, mais cette date rappelle aussi les millions d'innocents qui ont perdu leur patrie : « On doit aussi à la vérité de dire qu'à la dictature brune a succédé la dictature rouge ».M.Kohi intervient ainsi dans un débat ancien remis à l'ordre du jour par le prochain cinquantenaire et par l'appel de quelque 250 personnalités.« Ce qui menace, c'est l'oubli que ce jour ( le 8 mai 45 ) n'a pas seulement signifié la fin du régime de terreur national-socialiste, mais aussi le début de la terreur des expulsions à l'Est, d'une nouvelle oppression et de la division de notre pays », avancent ces personnalités.Parmi ces dernières, nombre d'élus ou anciens élus conservateurs côtoient des extrémistes de droite.Guido Westerwelle, secrétaire général du parti libéral FDP, partenaire de la coalition au pouvoir, a appelé hier les membres de sa formation à retirer leur signature du bas de cet appel.PHOTO REUTER L'envoyé de l'ONU, M.Yasushi Akashi ( à droite ) s'était présenté à Sarajevo, hier, flanqué de casques bleus britanniques et de diplomates américains avant que les Serbes lui fassent signifier qu'il vaudrait mieux qu'il s'en retourne au plus vite.té, et 49p.cent aux Serbes qui l'ont refusé.Puis M.Karadzic a indiqué que les Serbes allaient « encore réfléchir » au traitement à réserver aux vols humanitaires qui sont suspendus depuis le 8 avril.Ce jour-là, des soldats serbes avaient atteint de dix balles un avion cargo participant au pont aérien pour Sarajevo.De telles mesures constituent une violation flagrante de l'accord que les Serbes de Bosnie avaient signé avec l'ONU, le 5 juin 1992, sur l'utilisation de l'aéroport de la capitale bosniaque en acceptant de s'en retirer et d'en céder le contrôle aux Casques bleus.Paris a jugé « cette déclaration inacceptable ».En revanche, la FORPRONU, manifestement gênée, s'est refusée à toute « réaction immédiate » plusieurs heu- res après l'annonce de M.Karadzic.Il faut dire que l'ONU venait d'être bien malmenée au cours des 24 heures précédentes et avait tenté, via certains de ses porte-parole, de présenter l'affaire de l'avion de M.Akashi » comme un bras de fer entre l'envoyé spécial des Nations unies et les Serbes de Bosnie.Venu chercher M.Akashi après l'échec de sa mission, l'avion avait amené deux experts du Groupe de contact, l'Américain Robert Frasure et l'Allemand Michael Steiner, ainsi que deux diplomates américains, dont le chargé d'affaires en Bosnie-Herzégovine John Menzies et Jack Zetakulic.Immédiatement, les Serbes avaient exigé qu'ils repartent avec l'envoyé spécial de l'ONU, sinon ils ne « garantissaient pas la sécurité » de l'appareil si celui-ci décollait en emmenant seulement M.Akashi.Au fur et à mesure que la soirée passait, des porte-parole de l'ONU ont commencé à dire que les Serbes ne menaçaient pas précisément la sécurité de M.Akashi mais exigeaient «c seulement » que son avion emmène les quatre diplomates.Enfin, certains de ces porte-parole ont affirmé que M.Akashi avait « décidé volontairement de rester à Sarajevo pour résoudre le problème » des quatre diplomates et laissaient entendre qu'il ne repartirait pas sans qu'ils aient obtenu l'accès au centre de Sarajevo.Finalement, M.Akashi a cédé aux Serbes et est reparti hier en début d'après-midi avec les diplomates, sans qu'ils aient pu quitter l'aérogare.Les islamistes abattent une enseignante à Alger d'après AFP ALGER ¦ Une enseignante de l'École polytechnique d'architecture et d'urbanisme ( ÉPAU ), Mme Hadji Ratiba, 38 ans, a été tuée par balles hier matin dans un attentat à Alger, ont annoncé les services de sécurité dans un communiqué.Son mari, enseignant dans la même école, a été blessé au cours de ce même attentat commis au moment où le couple quittait son domicile à la cité Bouraoui à El Harrach ( banlieue est d'Alger ).Aucune indication n'a été donnée sur la gravité de ses blessures.« Une opération de recherche a été lancée immédiatement après l'attentat », ont précisé les services de sécurité.En février dernier, un enseignant de la même école avait été assassiné.Son meurtre n'avait pas été annoncé de source officielle.L'attentat contre Mme et M.Hadji est intervenu alors que plusieurs professeurs d'université ont reçu des menaces de mort contenues dans des lettres qui leur ont été adressées individuellement, selon des informations circulant dans les milieux universitaires.Le quotidien La Tribune a indiqué hier qu'à la suite de ces menaces, plusieurs instituts d'enseignement supérieur étaient paralysés.Il cite le cas de L'ÉPAU, de l'École de commerce, de l'Institut des sports, de l'École biomédicale, de l'Institut des sciences islamiques et de l'École nationale d'administration dont un des responsables avait été blessé dans un attentat dernièrement.«c Les menaces de mort adressées aux enseignants, les alertes à la bombe devenues fréquentes et les assassinats ou tentatives de meurtre contre des responsables (.) ont fini par casser tout effort pour une reprise normale des activités », a estimé le journal.Le Groupe islamique armé ( GIA ) avait interdit tout enseignement dans les lycées et les universités en septembre, menaçant de mort tous les directeurs, enseignants et étudiants qui passerait outre à cette interdiction.Mais, hormis quelques lycées situés dans des zones où les islamistes sont fortement implantés.les cours se sont tenus normalement malgré l'assassinat de plusieurs enseignants et des sabotages commis dans près de 700 établissements.Par ailleurs, la solidarité envers les femmes algériennes se poursuit, une pétition pour l'accueil de femmes algériennes au Chili a été présentée vendredi au ministère chilien des Affaires étrangères par le Service national de la femme ( SERNAM ), selon un porte-parole.Le SERNAM, organisme officiel ayant pour vocation la protection des droits de la femme, appuie sa demande par le fait que « les secteurs fondamentalistes et fanatiques d'Algérie soumettent à des violences, assassinent et torturent toute femme suspectée de ne pas suivre pleinement ces groupes ».Le ministre des Affaires étrangères, M.(osé Miguel Insulza, a répondu que « pour obtenir le droit d'asile, ces personnes devaient se présenter à une ambassade du Chili pour déclarer que leur vie est en danger là où elles se trouvent ».« Nous ne voyons aucun inconvénient à ce que les citoyens algériens viennent au Chili à partir du moment où ils ont ( notamment ) les moyens de travailler ».a-t-il ajouté.Les Turcs de Chypre réélisent Denktash pour la troisième fois d'après AFP NICOSIE M M.Rauf Denktash a été réélu hier « président » de la République Turque de Chypre du Nord ( RTCN, reconnue uniquement par Ankara ), pour un troisième mandat, avec plus de 60 p.cent des voix au second tour.M.Denktash a obtenu 62,25 p.cent des voix ( 53 000 voix environ ) contre 37,5 p.cent ( 32 000 voix environ ) pour son rival, le dirigeant de droite Der-vish Eroglu, selon les résultats officiels et définitifs annoncés hier soir.Près de 91 000 personnes ont pris part aux élections, soit un taux de participation de 80 p.cent.S'exprimant à la télévision chypriote-turque, M.Eroglu a reconnu sa défaite et félicité son rival.Les partisans de M.Denktash ont sillonné les rues de la partie turque de Nicosie, action- nant leurs klaxons en signe de victoire, alors qu'éclataient les feux d'artifice.« Ma mission sera de faire de 1996 l'année de la paix et d'une solution » pour Chypre, divisée depuis 1974, avait déclaré en déposant son bulletin dans l'urne M.Denktash, partisan d'une ligne dure dans les négociations avec les chypriotes-grecs.M.Eroglu avait, quant à lui, promis aux Chypriotes-turcs une « nouvelle ère », grâce au soutien du « peuple qui dit non à une administration tournée vers un seul homme ».L'enjeu essentiel du scrutin est l'avenir des négociations entre les communautés turques et grecques de l'île, divisées depuis l'invasion de la partie nord par les troupes turques en 1974.Le gouvernement de Chypre, formé uniquement de Chypriotes-grecs ( majoritaires dans l'Ile ), est le seul reconnu par la communauté internationale.Il a affirmé récemment qu'il respecterait le choix des Chypriotes-turcs et considérerait le vainqueur du scrutin comme son futur interlocuteur dans les négociations qui n'ont pas donné de résultats tangibles depuis leur lancement il y a plusieurs années.Incontournable représentant de la communauté chypriote-turque depuis plus de 30 ans, M.Denktash, un avocat de 71 ans, avait été mis en ballottage samedi dernier pour la première fois de sa longue carrière.Il avait obtenu 40,4 p.cent des suffrages au premier tour contre 24.2 p.cent pour M.Eroglu.57 ans, son rival et ancien allie, chef du parti de l'Union nationale ( UBP, droite ).Cinq autres candidats s'étaient partagés le reste des suffrages, dont notamment deux de gauche, MM.Oz-ker Ozgur Parti républicain turc et Mustafa Akinci, Parti de la libération comnuinautaire.InfoBref Bell Le téléphone le plus lu.Le quotidien le plus écoute i Service rapide GRATUIT* accessible 24 heures sur 24, 7 jours par 1/5 semaine, à l'aide d'un téléphone à clavier.Pour entendre le contenu de ces différentes rubriques, composez le 875-2355.Puis, au ^ son de la voix, composez le code à trois chiffres correspondant à la rubrique choisie.Pour sortir rapidement de Tune de ces rubriques, faites le 33 puis, au son de la 0m * voix, appuyez sur le 9.Vous pourrez alors H M M choisir une autre rubrique.\u2022 Dans la tont d'appel locale seulement \u2022 Nouvelles en bref MLa Une: .110 Nouvelles locales: .120 ^ Nouvelles sportives: .130 Nouvelles économiques:.140 Nouvelles nationales et internationales:.150 Arts et spectacles:.160 I En primeur:.170 \u2022 Éditoriaux.210 Question du jour.220 1 ^< \u2022 Info-Affaires\" Bell
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