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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Santé
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1995-04-23, Collections de BAnQ.

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[" CAHIER Montréal, dimanche 23 avri' 1995 La du .r ¦ ¦ v.*\u2022 MARIE-ANDRÉE CHOUINARD collaboration spéciale Enfoncée dans mon siège, les deux mains devant les yeux, je m'incline vers celui qui m'accompagne et lui demande comment il se sent.«c Ça va, répond-il faiblement, je tiens le coup.» Pris de vertiges tous les deux, trempés de sueur, des points noirs valsant devant nos pupilles, nous essayons de ne pas glisser dans l'abîme de l'évanouissement.Au bout d'une vingtaine de pénibles minutes, nous nous avouons vaincus : nous ne verrons pas la fin du film Entretien avec un vampire.Mon paternel et moi vivons une peur bleue de tout ce qui rime avec opération, sang, hôpital ou piqûre.Récemment, cette crainte tout à fait incontrôlable ne nous a pas permis de supporter plus d'une demi-heure la vue des Tom Cruise et Brad Pitt mordant à belles dents dans les veines bleutées de leurs victimes éplorées.Gagnés par l'angoisse de perdre connaissance en duo, nous avons rendu les armes.Derrière nous, nous laissions une salle de cinéma encore bondée.Bien qu'elle se soit déroulée sur un écran de cinéma, cette histoire est bel et bien du domaine de la réalité.Un dixième de la population québécoise endure les désagréments d'une phobie simple : une peur persistante et totalement irrationnelle d'une situation ou d'un objet les suit où qu'ils aillent.Qu'il s'agisse d'araignées ou de chats, de ponts ou d'eau, d'un plombage ou d'une prise de sang, les victimes de la phobie simple reconnaissent généralement le côte démesurément exagéré de leur crainte.Avoir la frousse pour une piqûre Parmi les patients qui se bousculent sur le pas du cabinet de la psychologue Andrée Letarte, certains veulent devenir comme tout le monde : insensibles à la vue du sang, à l'odeur d'éther et à l'atmosphère des hôpitaux.« Il faut préciser que dans le cas de la phobie du sang, explique-t-elle, la peur est aussi reliée aux interventions médicales, au lieu physique même et aux injections ou piqûres de toutes sortes.» Le répertoire de classification des différentes pathologies mentales ( The Diagnostic and Statistical Manuat of Mental Disorders, DSM-IV) décrit la phobie comme une peur marquée, excessive et déraisonnable déclenchée par la présence ou l'anticipation d'un objet ou d'une situation.« Des qu'on parle de phobie, précise Mme Letarte, on songe à une peur démesurée et irrationnelle, et à une situation qui ne fait pas peur à la majorité des gens.» Pour François Danis, le drame commence alors qu'il n'avait que trois ans.« l'ai perdu connaissance à la vue d'une plaie, raconte le gaillard de six pieds, la trentaine avancée.Mes parents croyaient dur comme fer que j'étais épileptique.» Quelques examens médicaux plus tard, la famille devait se rendre à l'évidence : exactement comme son père, le petit François tremblait à la vue du sang et des blessures.À l'instar de la majorité des phobiques, le cas de François Danis confirme que l'incidence familiale est particulièrement forte.« Il n'y a aucune cause génétique directe, explique Andrée Letarte, mais il y a souvent une forme de prédisposition due à la famille.» Aujourd'hui encore, l'informaticien de Laval succombe à sa peur trois à quatre fois par année.S'il se coupe malencontreusement un doigt ou est témoin d'un incident sanguinolent, si quelqu'un lui raconte les détails d'une opération ou s'il assiste au travail du chirurgien par la biais de la télévision, François sent bientôt les mêmes symptômes familiers l'envahir.SUITE A LA PAGE C 2 \u20225» il (514) 937-1614 2 < \\niir D.imr ().IWlir.Ui 200, Montréal.Québc< M \\\\ 2> 2 02 LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 23 AVRIL 1995 Santé Une peur excessive et déraisonnable.SUITE DE LA PAGE C 1 « l'ai des sueurs froides et en même temps j'ai chaud, ra-conte-t-il, je deviens trempé comme une lavette.Je me sens faiblir, puis le bruit s'assourdit dans mes oreilles et enfin je finis par faire la planche ! » Syncope au cinéma Elle aussi aux prises avec une aversion maladive pour le sang.Fannie se rappelle d'un passage au cinéma particulièrement éprouvant pour son petit coeur fragile.Bien qu'étant en charmante compagnie, la jeune femme de 24 ans a dû précipitamment quitter la salle au moment où la vedette principale du film La leçon de piano se faisait sectionner un doigt par son jaloux de mari.La scène n'a duré que quelques secondes sur grand écran mais Fannie a la tête pleine de cette image pendant d'interminables minutes.Elle a chaud et commence à sentir un grand malaise s'emparer d'elle.« Je cherchais la salle de toilette mais je ne voyais plus rien.» Elle s'écrase donc dans un escalier et répète désespérément à un employé de lui apporter des compresses froides.« l'avais l'air d'une vraie folle, au milieu des gens, à crier sans cesse la même chose, se souvient Fannie, l'ai fini par me calmer et contrôler ma peur.» Menée par son orgueil et le désir de ne pas terminer ce rendez-vous sur une mauvaise note, Fannie a pris son courage à deux mains et est retournée dans la salle.Comment se dessine le profil du parfait candidat à la phobie du sang ?La psychologue Andrée Letarte doit repérer un certain nombre de symptômes chez son patient avant de poser un diagnostic.« L'exposition à la situation ou à l'objet responsable de la phobie doit provoquer une réaction d'anxiété immédiate, explique-t-elle.En plus, la personne doit admettre que sa peur est excessive et déraisonnable.» lusque-là, François et Fannie entrent très bien dans le cadre de la définition.Tous deux sont incapables de supporter même une conversation tournant autour du sang.Invitée à une soirée chez des gens qu'elle connaissait à peine, Fannie s'est levée de table au moment où l'un des convives était sur le point de livrer tous les détails entourant une récente chirurgie qu'il avait subie.« l'ai même calculé à peu près le temps que je devais passer à la salle de bain pour revenir après le bout le plus dégueulasse, s*exclame-t-elle en riant.Il faut vraiment que je n'aime pas cela ! » Également dans le cadre d'une soirée entre amis, François vit le même genre de mésaventure.Parmi les invités, quelqu'un raconte une opération de long en large.Sentant le besoin d'aller prendre une bonne bouffée d'air frais, François sort sans prévenir qui que ce soit de son malaise.Fort heureusement, un ami le voit s'esquiver sur le balcon du troisième étage et le suit en douce.« Ça aurait pu être beaucoup plus grave, raconte-t-il.Je n'ai pas pu contrôler ma peur et j'ai perdu connaissance.» La grande taille de François le fait basculer par-dessus la balustrade et son ami le rattrape de justesse, «c |e m'en suis tire avec une belle prune sur la tête et une lèvre fendue.» Mais l'aventure aurait pu facilement connaître une fin beaucoup plus tragique.e r e Charles Tisseyre | CONTRER LA VIOLENCE CHEZ LES JEUNES \u2022 Un groupe de l'Université de Montréal a publié, a l'automne 1994, les résultats dune étude portant sur le comportement de mille garçons suivis pendant 10 ans.de la maternelle à l'adolescence.\u2022 Les chercheurs ont observé ces jeunes provenant de milieux défavorisés sous tous les angles : famille, alimentation, croissance physique, rendement scolaire, environnement, etc.\u2022 Leur objectif consistait à identifier les enfants violents et à les aider à échapper à la criminalité.DÉCOUVERTE PLUS : \u2022 Le stéthoscope électronique : depuis 200 ans.le stéthoscope a ete grandement amélioré, mais il est resté un instrument acoustique issu d'une vieille technologie.\u2022 Or.une équipe d'ingénieurs de l'Institut de recherches cliniques de Montréal a inventé le premier stéthoscope entièrement électronique.\u2022 I/astronome québécois René Racine a mis au point une caméra haute-résolution dont l'exceptionnelle visibilité a conduit à des découvertes renversantes sur l'âge de l'univers.\u2022 Les résultats de ses recherches à 1 Observatoire de Mauna Kea.à Hawaï, ébranlent les fondements mêmes de la cosmologie et des lois physiques de l'univers.Ce soir à 18 h 10 /A A AiCftfl ( VA MPlR£ H oe SANG I fc\u20acHA La seule phobie qui puisse entraîner l'évanouissement MARIE-ANDRÉE CHOUINARD collaboration spéciale ¦ Malgré sa simplicité apparente, la phobie du sang traîne dans son sillage scientifique un petit mystère toujours irrésolu.Du lot des phobies simples, il semble que ce soit la seule qui conduise parfois l'individu qui en souffre à l'évanouissement.Cette perte de conscience momentanée causée par un manque d'oxygène au cerveau frappe n'importe lequel d'entre nous dans des contextes de douleur intense, de stress et de.peur.Chez la personne phobique du sang, les manifestations physiologiques suivent habituellement deux phases très distinctes et à l'opposé l'une de l'autre.Lorsqu'elle est exposée à l'objet \u2014 une blessure qui saigne ou à la situation une prise de sang \u2014 la personne vit d'abord une phase de tach>cardie : « La peur est intense, le coeur bat de façon accélérée, la personne a chaud et se sent oppressée », explique la psychologue Andrée Letarte.Cette hausse de tension est la même pour tous les phobiques, qu'ils aient peur de l'eau, des chats ou du sang.La situation change considérablement lorsqu'on en arrive à la deuxième phase des manifestations physiologiques, la brady-cardie, réaction inverse de la tachycardie.Chez les phobiques du sang uniquement \u2014 voilà le mystère \u2014 les battements du coeur finissent par ralentir, les muscles s'affaiblissent ; la personne est habituellement pâle, a des nausées, commence à voir des points noirs.Si elle ne remédie pas rapidement à ces symptômes en s'allongeant sur le sol et en surélevant ses jambes ( pour ramener du sang et de l'oxygène au cerveau ), elle perdra connaissance.Curieusement, cette chute de tension peut survenir avant l'exposition ( anticipation ), pendant ou même après.« On observe la bradycardie seulement chez les phobiques du sang, affirme Andrée Letarte.Pour les autres phobies, les patients ont peur de perdre connaissance, ils sont parfois convaincus qu'ils vont s'évanouir, mais ça n'arrive jamais.» Il faut nager dans l'hypothèse pour tenter d'expliquer le phénomène.Vieux réflexe Cette chute de tension qui précède l'évanouissement pourrait bien n'être que le résultat de l'évolution des espèces.Peut-être reliée au mécanisme que certains animaux emploient lorsqu'ils « font le mort » pour se protéger d'une menace quelconque, la perte de connaissance serait un vieux réflexe désormais inadapté à nos sociétés modernes.Mais pour le docteur Daniel Bélanger, hémato-oncologue ( spécialiste de la leucémie ) à IHùtel-Dieu de Montréal, l'hypothèse de l'évolution des espèces lui paraît un tantinet farfelue, quoiqu'il n'arrive pas à expliquer autrement le phénomène qui nous intéresse.« Certaines personnes font des chocs vagaux, explique le docteur Bélanger, c'est-à-dire que la stimulation de leur nerf vagal fait en sorte que les vaisseaux sanguins se dilatent à un point tel qu'il n'y a plus de sang au cerveau.S'ils sont debout, ils perdent connaissance.» Sans doute plus « vagales » que les autres, « il y a des personnes qui font des chocs vagaux à la moindre petite émotion, s'exclame le docteur Bélanger.Et il y en a qui en font quand L'hypnose à la rescousse MARIE-ANDRÉE CHOUINARD collaboration spéciale ¦ Pour les coeurs fragiles que même l'exposition graduée fait frissonner, il existe le traitement par hypnose.Denis Houde, président de la clinique Cogicor et aussi secrétaire de la Société québécoise d'hypnose, utilise l'ap-proche béhavoriale et cognitive mais en état d'hypnose.« La personne est dans un état de relaxation profonde, un état hypnotique, explique le docteur en psychologie ; à l'aide de phrases, je vais lui suggérer de se confronter de façon graduelle à la situation qu'elle craint.» Mais qu'est-ce que l'hypnose ?«On peut la définir le plus simplement possible en disant que c'est un état de concentration accrue, explique le docteur Houde.Une définition un peu plus élaborée tiendrait compte du fait que la personne met de côté son jugement critique, sans l'oublier complètement, pour s'abandonner à l'imagination et à la fantaisie.» Suivant exactement le principe de l'exposi.ion graduée employée par Andrée Letarte, le patient s'expose mais dans sa tête.Avec un patient dont le quotidien est gêné par la phobie du sang, le docteur Houde préconise l'exposition sous hypnose.En l'espace de 10 à 20 séances environ, le patient peut dire adieu à sa phobie.« En état hypnotique, les gens sont beaucoup plus réceptifs que lorsqu'ils sont à l'état ordinaire de conscience, explique le psychologue.le peux donc leur répéter le même message plusieurs fois sans que ça les dérange.» Après avoir longuement écouté le patient expliquer sa peur, le psychologue-hypnolo-gue se construit de petits scénarios au sein desquels il uti- lise certaines des phrases utilisées par le patient lui-même.Au fil des séances, le spécialiste emploiera ces historiettes comme tremplin à la mise en situation imaginaire.Il ne restera plus au patient qu'à essayer de trouver un dénouement positif à chacune des situations qu'il vit en imagination.À la toute fin du traitement, histoire de vérifier s'il a réussi ou non, le patient doit délaisser l'imaginaire et réellement s'exposer à l'objet de sa crainte.« L'hypnose peut paraître moins menaçante que l'exposition in vivo, affirme le docteur Houde.Elle provoque même un effet très agréable, car la personne se sent en totale sécurité.» Mais attention : ne s'improvise pas sujet hypnotîsable qui veut.Une grande motivation et l'absence de préjugés face au traitement sont indispensables pour viser la réussite.Mais le docteur Houde est formel : « Tout le monde peut apprendre à devenir hypnotisable ; certains sont plus habiles que d'autres, c'est tout.» Qu'on parle d'hypnose ou d'exposition graduée, un fait demeure : ils sont encore rares ceux qui prennent le taureau par les cornes en franchissant le pas du cabinet d'un spécialiste.François Da-nis avoue qu'il s'accommode assez bien de sa vie de phobique ; question d'orgueil, il aimerait pouvoir mettre sa gué-rison sur le compte de la réussite personnelle.Quant à Fannie, une crainte vagabonde dans son esprit : « Ma peur du sang remet même en question mon désir d'avoir des enfants ; comment ferais-je pour vaincre l'épreuve de l'accouchement ?» En attendant, chers phobiques du sang, un petit conseil : mettez de côté les films de vampires.Ça vau-Hra mieux.on leur fait une petite piqûre ou quand ils voient du sang.» Le docteur Bélanger croit que l'hypothèse retenue témoigne d'un réflexe mal adalpté.« Si on vivait encore à l'époque des cavernes, dans un milieu de prédateurs, peu de vagaux seraient encore en vie, explique-t-il.Aujourd'hui c'est permis de perdre connaissance parce qu'on vous ramasse, mais dans ce temps-là on devait plutôt vous manger ! » Il est plutôt difficile de chiffrer avec exactitude le nombre de gens qui souffrent de la phobie du sang.Rares sont ceux qui décident de faire soigner leur bobo psychologique ; ils sont donc nombreux ceux qui vivent avec cette peur sans jamais faire quoi que ce soit pour s'en déba-rasser.« C'est un trouble mineur si on le compare à l'agoraphobie ou au trouble panique, affirme Mme Letarte.Beaucoup endurent leur peur en adaptant leur quotidien pour ne pas faire face trop souvent à ce qui les angoisse.» Le traitement Lorsqu'on ne peut plus contourner ainsi la peur, vient un moment où l'idée d'un traitement commence à germer.« l'ai vu des gens négliger des avis médicaux parce qu'ils avaient peur des hôpitaux, des prises de sang, des opérations », raconte Mme Letarte.Mais parfois l'opération s'impose et on ne peut plus jouer à l'autruche.Andrée Letarte traite ses patients en psychologie béhavoriale cognitive au moyen de l'exposition graduée.En un nombre variable de séances (de 10 à 20 environ ), la spécialiste amène le patient à s'exposer petit à petit à l'objet de sa peur.« l'établis d'abord avec lui une liste de toutes les situations qu'il craint, de la plus banale à la pire », explique la psychologue.Puis l'exposition débute.« On peut regarder des photos de prises de sang, d'injections de toutes sortes, de soins médicaux.Après chaque exposition, je demande à la personne de coter sa peur sur une échelle de l à 10.» Les mises en situation varient beaucoup d'un patient à l'autre : tout dépend de ce qui suscite le sentiment d'effroi.Ainsi, pour ceux et celles qui ont la tète qui tourne dès qu'ils mettent les pieds dans un hôpital, Andrée Letarte prescrira un exercice bien particulier : sentir un tampon d'éther ( odeur typique de nombre d'hôpitaux ) aussi souvent que possible.Pour d'autres, vient un temps où il faut simuler un prise de sang, se piquer le doigt ou voir la psychologue se piquer elle-même, et puis l'étape ultime : aller subir soi-même une prise de sang sans trop mal réagir SRC î|f> Télévision LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 23 AVRIL 1995 Pour du lait A plus frais au goût que le lait Québon, va falloir vous lever de bonne heure.» » c 1 \u2022 1 ¦ ¦ # Si vous ne voyez pas d'objection à vous lever avant l'heure des poules, vous pourriez peut-être réussir à obtenir du lait plus frais au goût que le bon lait Québon.Et encore! Chez Québon, notre lait respecte rigoureusement les plus hauts standards de qualité, de pureté et de fraîcheur qui soient.Pas étonnant que ce soit le lait le plus bu au Québec.Sérieusement, personne ne peut prétendre faire mieux que Québon.UMt \u2022cr«me MJtrv Natrel La force du lait Yapas plus frais au goût que Québon ¦ « s-ou - Maux de dos : pourquoi ne pas se tourner vers la médecine chinoise ?RAYMONI ¦ Les maux de dos, on ne le sait que trop, handicapent plus ou moins chroniquement des milliers de Québécois et génèrent des coûts de 384 millions annuellement en indemnisation professionnelle.Et on ne le sait que trop également, les ressources de la « médecine officielle » ne soulagent pas toujours efficacement les symptômes, de sorte que les personnes atteintes ne savent plus, pour ce faire, à quel saint ou à quelle approche alternative se vouer.Voilà que dans ce contexte l'Université du Québec en Abiti-bi-Témiscamingue propose sa propre solution : la médecine traditionnelle chinoise.Les lecteurs assidus du cahier Santé de La Presse ne seront pas trop dépaysés par cette approche à laquelle nous avons consacré un dossier en mai 1993.La médecine traditionnelle chinoise est une médecine douce à dimension participative, axée sur l'hygiène de vie et l'alimentation, dispensée depuis 5000 ans dans ce pays et auprès de plus de 1,2 milliard de personnes de nos jours.Il s'agit d'un système analogique basé sur quelques grands principes et notamment sur l'énergie du Qi ( prononcer tchi ), des exercices, des massages, l'acupuncture, une conception de l'alimentation intégrant la notion d'équilibre alimentaire ainsi qu'une pharmacopée particulière recourant principalement à l'utilisation des herbes.Alors si vous avez des problèmes de dos et si vos maux persistent après avoir consulté un médecin et un physiothérapeute, pourquoi ne pas tenter de soulager vos symptômes en faisant appel à ces ressources ?C'est d'autant plus aisé à faire depuis quelques jours puisque la maison d'édition Maloine vient de publier Maux de dos : médecine chinoise, médecine moderne, écrit par deux chercheurs de l'Unité de recherche interdisciplinaire en intervention clinique ( URIC ) de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, les docteurs Jean-René Chenard et Jinxue Li.Jean-René Chenard est né en V7 \"Tongtian\" (V7) \"Tianzhu\" (V 10) V 13 \"Fengmen\" (V 12) \"Feishu\"(V 13) Les points les plus fréquemment utilisés le long du méridien de la vessie du pied \"Taiyanf Les Illustrations permettent de localiser aisément les points dacupression.M.Interrogé au sujet du drame présent, le docteur Louis Morissette, psychiatre à l'Institut Pinel, précise : «c Le problème actuel, c'est que nous avons des enfants bien plus vulnérables qu'auparavant.le vois ainsi beaucoup plus d'adolescents avec des troubles quasiment de personnalité limite.Plusieurs de ces ados ont été profondément blessés au cours de leur enfance et veulent maintenant se venger.Us prennent ainsi le goût d'infliger la souffrance à autrui.Les adultes ont aussi une part de responsabilité dans ce phénomène car ils ne s'engagent pas et sont moins motivés en ce qui concerne leur travail, leur mariage ou leur vie familiale.» Dans ce contexte, le jeune comédien Patrick Huard, dans une récente interview qu'il accordait à Denise Bombardier, commentait en ces termes la génération des jeunes : « Nous sommes la génération sacrifiée à laquelle on n'a pas transmis grand chose et qui vit au quotidien sans perspective ».Il rejoint ainsi l'opinion émise par le psychologue Tony Anatrella : « Une société qui transmet mal le savoir, le savoir-faire, les codes et rites sociaux, le sens des fêtes et la spiritualité est en danger de mort.Des enfants et des ados ont trop souvent été renvoyés à eux-mêmes sans qu'ils parviennent à trouver de réels points de repères..Références : (1) Conil, Dominique : A la recherche du «moi criminel ».L'Événement du Jeudi, no 544.6 avril 1995.(2) Boucher, Marie-losce : Une intervention en bas âge permet de réduire la délinquance de moitié.Forum, 5 décembre 1994.(\"S) Anatrella.Tony : Interminables adolescences.Éditions Cerf.Paris, 1986.Principes de base d'un programme d'entraînement MIL MON I RËAI ALAIN BORDELEAU collaboration spéciale oici le deuxième article W qu'on vous avait promis il y a deux semaines concernant les scéances d'entraînement.Avant même de vous mettre à l'entraînement, il est important de répondre à certaines questions : Quels sont vos objectifs ?Pour quelle course voulez-vous vous préparer?Combien de fois par semaine voulez-vous et pouvez-vous entraîner ?Quel est votre degré de condition physique actuel ?Les réponses à ces questions seront le point de départ à l'élaboration de votre programme personnel.Un bon programme d'entraînement se définit principalement par trois qualités : simplicité, variation et progression.Simplicité : plus votre programme sera simple, moins l'entraînement vous apparaîtra comme une corvée.Progression : un entraînement progressif est essentiel afin d'améliorer votre niveau de performance et de renforcer votre organisme de façon constante et graduelle.Une progression trop brusque et trop rapide résultera souvent en une ou des blessures.Variation : c'est de la variation de l'intensité et des rythmes de course à l'entraînement que proviendra la plus grande amélioration de votre condition physique.Il faut comprendre que l'organisme humain est constamment à la recherche de l'équilibre.C'est en provoquant un débalancement de cet équilibre que vous parviendrez à vous améliorer.Trois niveaux d'intensité En partant du principe généralement admis par les scientifiques que le maximum cardiaque pour la très grande majorité d'entre nous est de 220 pulsations par minute à l'âge de 20 ans, il est relativement facile de calculer les niveaux d'intensité suivants, basés sur le rythme cardiaque.Ce que nous appellerons l'endurance fondamentale, considérée comme la base de l'entraînement au marathon.Au début du programme, 100% du volume de l'entraînement se fera en endurance fondamentale.L'intensité de ce travail est considérée comme étant facile.Avec la progression du programme, le vo- lume total de travail fait en endurance fondamentale ne devra jamais représenter moins de 75 % du volume total de l'entraînement.L'effort en endurance fondamentale se calcule de la façon suivante : 170 moins votre âge égale votre fréquence cardiaque-cible (ex : 1/0-40 ans 130 puls./min ).Après quelques semaines dé travail en endurance fondamentale, il sera temps d'introduire la notion d'endurance de qualité.Ce travail comme l'indique son nom est encore un travail en endurance.Toutefois, il faudra courir tout près du maximum du seuil aérobique ( 190 moins votre âge égale votre fréquence cardiaque-ci-, ble ).Au début, vous pouvez, lors d'une séance d'entraînement de 60 minutes en endurance fondamentale, par exemple, y introduire cinq à six fois une à deux minutes en endurance de qualité, réparties de façon égale sur la totalité du 60 minutes.Dans votre préparation pour le marathon, la durée des séances en endurance de qualité pourra augmenter jusqu'à un maximum de 60 minutes.Pour la majorité, une séance de ce type par semaine; sera bien suffisante.Pour ceux qui veulent des résultats plus probants, le travail aérobique sera le type d'efforts que vous aurez à fournir (210 moins l'âge égale la fréquence cardiaque visée ).Lors de ces séances d'entraînement, il s'agira de courir des répétitions qui pourront varier entre 30 et 180 s.(ex.: 10 x 30 s.; 8x60 s.; 7 x 180 s.).Le rythme de ces répétitions sera plus élevé que la vitesse de compétition.Il s'agira d'amener la fréquence cardiaque à la fin de chaque effort tout près de son maximum.Cependant, la période de récupération devra allouer assez de temps pour permettre au rythme cardiaque de redescendre aux alentours de 110 à 120 pulsations/minute.Comme vous voyez, s'entraîner pour le marathon, ou le relais-marathon, c'est plutôt simple.Il suffit de varier et, surtout, de garder bien en tête, lorsque vous allez expérimenter ces différents principes d'entraînement, de toujours les introduire progressivement à votre programme.Alain Bordclcau est président du Ma* rathon de l'île de Montréal.LA SEMAINE PROCHAINE : LA PREVENTION DES BLESSURES SPORTIVES Glace ou chaleur ?DANIELLE W1CHER et CHRISTINE LAJOIE collaboration spéciale ¦ Avec l'arrivée du beau temps, plusieurs en profiteront pour sortir marteaux, pinceaux et râteaux, alors que d'autres s'initieront tout simplement à un nouveau sport, ou encore suivront tout simplement un programme intensif de mise en forme.Quelle que soit l'activité choisie, il est important de prendre les précautions nécessaires pour prévenir les blessures.Malgré cela, iî arrive parfois que l'on se blesse.La glace et la chaleur sont deux façons simples et efficaces de traiter les blessures courantes touchant les extrémités, le cou et le dos.En fait, qui n'a pas pris un bain chaud pour soigner des courbatures ou encore appliqué de la glace sur la « prune » du petit dernier pour en soulager la douleur.Cependant, malgré ces gestes qui peuvent sembler banals, peu de gens connaissent les effets réels de l'application de la glace ou de la chaleur sur une blessure.La glace L'application de la glace a pour effet de ralentir la circulation et de réduire l'activité cellulaire.Elle contribue aussi à diminuer l'enflure et à atténuer la douleur.Lorsque vous vous blessez, il est recommandé d'appliquer de la glace immédiatement ou au moment où l'inflammation apparaît, dès le début de la phase aiguë de la blessure, phase qui peut durer jusqu'à 48 heures et même une semaine.L'application de la glace peut se faire de différentes façons.Dans la plupart des cas, il est suggéré d'enrouler un sac de petits légumes congelés ( pois verts, par exemple ) ou de la glace concassée dans une serviette mouillée ( l'humidité favorise la trans-mission du froid) et de l'appliquer sur la région à traiter pendant 15 à 20 minutes ( la durée peut varier en fonction de la région où se situe la blessure ).Vous pouvez également vous procurer des enveloppements thermiques.Pour les applications sur de petites surfaces, les bâtonnets de flace sont aussi recommandés, a fabrication en est simple.Il suffit de remplir d'eau un verre de styromousse et le mettre au congélateur.Puis vous taillez le rebord du verre afin de dégager 1 cm de glace, et vous l'appliquez sur la région à traiter pendant 5 à 10 minutes.La chaleur La chaleur, quant à elle, produit l'effet contraire.Elle augmente la circulation là où elle est appliquée, favorisant ainsi la réparation des tissus endommagés.La chaleur accroît l'activité cellulaire.Elle relaxe aussi les muscles, assouplit les tissus et peut diminuer la douleur.L'utilisation de la chaleur est recommandée lorsque l'inflammation est disparue, donc en phase dite chronique.La chaleur humide ( un bain chaud, une douche chaude, un bain tourbillon, une bouillotte recouverte d'une serviette humide ou un enveloppement thermique ) est généralement préférée à la chaleur sèche ( coussin ou couverture électrique ).On l'appliquera pendant 20 a 30 minutes.En ce qui a trait au coussin et à la couverture électrique, il est important de ne pas dépasser 20 a 30 minutes et surtout de ne pas s'endormir pour éviter les dangers de brûlures.Enfin, les bains contrastes sont utilisés pour les extrémités et recommandés dans les cas d'enflures persistantes et rebelles aux applications de glace ou de chaleur seules.L'application se fera donc dans deux seaux, l'un contenant une eau chaude ( 40 à 43° C ) et l'autre de l'eau froide ( 10 à 15° C ).Ce traitement durera 15 minutes, pendant lesquelles on émerge la région blessée durant une minute en eau chaude et 30 s.en eau froide- Il est important de terminer l'application par l'eau froide.Pour obtenir plus d'informations sur l'application de la glace ou de la chaleur, ou pour obtenir la brochure SOS douleur : glace ou chaleur, veuillez vous adresser à l'Ordre des physiothé-rapeutes du Québec, 1100, avenue Beaumont, bureau 530, Mont-Royal, Québec H3P 3H5.Tél.: ( 514 ) 737-2770 ou 1-800-361-2001.Dan ici le Richcr.pht.fait partie du Groupe d'intérêt en orthopédie.Christine La-joic oeuvre au Service des communications de l'Ordre oea physiotherapeutr* du Ouebcc. C 10 LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 23 AVRIL 1995 L A P E T I T E P R E S S E par Schulz DEPUIS QUELQUE TEMPS, J'AI PEUR QUE MA MAISON SOIT HANTÉE.7 PENSES-TU QUE TU POURRAIS ENTRER VETALLER VOIR?TU LES AS TOUS CHASSÉS?TANT MIEUX POUR TOI FRANK ET IRNIST 00 II si.il 25e ANNIVERSAIRE DU JOUR \u2022 DELA TERRE, LE 22 AVRIL PHILOMSNE LUC.LE MARAICHER, REVIENT DU MARCHE AVEC 10 KILOS D'ASPERGES S'IL DONNE 500 GRAMMES D'ASPERGES À CHACUN DE SES CINQ AMIS.QUE RESTERA-T-IL À LUC?LA DÉVEINE GARFIELD PEAWUTS COMME TU ES UN CHIEN, JE SUPPOSE QUE TU N'AS PAS DE PHILOSOPHIE.N'EST-CE PAS?DR CLÉMENT OLIVIER EAmour assassin Préface l'abbé Pierre Stenkç Cet enfant-livre révèle aussi la souffrance insidieuse du soignant piégé jusqu'à l'éclatement dans ses retranchements les plus profonds.On ne s'habitue jamais au pénible, on s'y adapte, un temps, c'est tout.Pour Clément, demeuré sourd aux murmures, aux lamentations puis aux cris de son esprit, la nature a réclamé un autre messager ce vendredi 5 mars 1993.Quand l'esprit est distrait, c'est le corps qui bascule et claque d'autant plus fortque la laisse de la dispersion joue au saut à l'élastique, au bungy.Quand on est pilier du temple, on soigne les malades, certes, mais on porte aussi les fardeaux des collègues, consoeurs et confrères, de la structure, on devient messianique, indispensable, increvable et surtout sourd à soi-même.Cela ajoute au premier lustre deux années supplémentaires d'un terrible sursis, mais pas du tout l'absolution.Puis c'est l'effondrement, la damnation, le réveil brutal, illogique.Sa réparation herniaire lombaire techniquement satisfaisante, sa réadaptation physique avancée, sa récupération psychique amorcée.Clément vient tout juste de se découvrir, témoin prophétique, dans la vidéocassette du film Médecins de coeur* tourné deux ans plus tôt.11 se rétrospecte tellement que le spasme lombaire et la paralysie le couchent sans ressource durant 48 heures de récupération.Qui osera nier l'incontournable lien esprit-corps?9 L Amour assassin Ce livre est thérapeutique, n'en déplaise au lecteur.Thérapeutique pour l'auteur qui a ainsi pu dire, se dire, les méandres de son étirement et de son déchirement.Pour bien connaître Clément, il en est maintenant conscient et d'accord que, n'eût été du plaquage physique braquant le projecteur sur sa détresse psychique, il en aurait craqué autrement et en serait mort.Oui, vous avez bien lu, mort.Pourtant, il renaît et vit régénéré en humain soigné de sa fonction d'homme docteur.Thérapeutique aussi pour les soignants.Celles et ceux qui ressentent le grand vide cumulé après les cinq années qu'autorise le quotidien, l'ordinaire.Juste au moment où l'élastique se bande, s'échauffe et se tord, juste avant ce moment fatidique que l'euphémisme appelle l'épuisement professionnel, le burnout.Voilà maintenant pour eux un outil de compréhension, de détection et de prémonition entre leurs mains.Un outil de partage rassurant en période de questionnement.Thérapeutique aussi pour les soignés et leurs proches.Celles et ceux qui, dans leur désarroi, sollicitent à juste titre d'autres humains devenus savants de science, troublés de conscience et minés dans leur patience.Ils ne sont pas coupables, les soignés, ils ont simplement besoin d'aide, de support et l'oreille attentive est une perle si rare.Ils se délestent quelques minutes pour soulager leurs meurtrissures, le temps d'une consultation, passant d'un cas à l'autre sans réchauffement ni répit.Les soignés comprendront qu'une telle gymnastique d'arc- boutant donne parfois des crampes à la mansuétude, des entorses au stoïcisme, parfois des élongations des ligaments moraux et éthiques.Thérapeutique pour les bénévoles et groupes communautaires mal compris, peu ou mal encouragés, quelquefois tailladés.Ils ne sont plus les seuls à entendre que le chapeau trop grand dont ils se sont coiffés n'est pas apparié à la taille du chef à couvrir.Ils comprendront qu'il vaut mieux avoir quelques nouvelles idées et manquer parfois de bonnes manières pour les dire.Thérapeutique pour les décideurs, planificateurs, programmateurs et mesureurs.Tous individus bien formés, bien intentionnés et dévoués mais qui à leur insu sont collectivement consommés par le système.Ce système qui trop souvent donne bonne conscience à ses inventeurs et bonne bourse à ses revendeurs.Avec le temps, derrière le paravent, ils perdent contact avec la mouvante réalité, ils n'en ont plus qu'une image figée vite dépassée.Les neuf stations de ce livre les guideront hors de la voie d'évitement.D'aucuns n'agréeront pas ce livre, arguant qu'il ne sied pas aux soignants d'étaler leur état d'âme et d'y perdre ainsi leur autorité.Surtout pas de témoigner si les tourments, même surmontés, risquent d'être interprétés comme faiblesse et incapacité.Peu importe maintenant, ils retrouveront ce livre le jour où le mot sida prendra un visage et un nom dans leur propre maison.Cajolez ce livre-enfant, bonne lecture, puis pensez aux relevailles.De cet avant-propos à l'apparence rugueuse poindra alors l'appel humaniste d'une vision globale plus généreuse.Ce livre est plein d'espoir et de solidarité, car Hugo la Colombe rapporte son rameau d'olivier.Dr Jean Robert2 La vie devant la mort Fin d'avant-midi.le suis appelé au chevet d'un jeune mourant.Il a 21 ans.Dans une maison de la banlieue montréalaise, une chambre exiguë, un lit à une place, un drap blanc immaculé, deux yeux bleus immenses et profonds, seuls vestiges d'un visage qui dut être parfait.Une chevelure noire, épaisse, dernière manifestation d'une jeunesse dévorée et ravagée par le sida.Près de la porte, un homme et une femme debout, père et mère, dévastés et désemparés, échappent l'un à l'autre.Lui, la devance, retenu comme un lion en cage.Elle, se tient derrière, froide comme glace, serrée dans un étau.le m'assieds sur le bord du lit, tout en douceur pour que n'éclate pas la tension qui règne dans cette pièce.Instinctivement, je pose ma main sur sa chevelure noire, organe encore vivant de ce corps fini, usé.[e suis noyé dans le bleu de ses yeux océaniques.Dans un effort surhumain pour ne pas couler à pic, le murmure d'une voix étouffée me parvient et m'épargne le naufrage: \u2014 Docteur, je suis mort deux fois, mais je ne suis pas encore parti.Quand partirai-je?Il est de ces questions qu'on n'attend jamais ou qu'on voudrait ne jamais entendre même sans les comprendre.Il est de ces questions qui ne permettent aucune réflexion, qui forcent l'intervention de l'instinct.Qui forcent l'instinct à l'innocence, voire à l'indécence.Sans hésiter, je réponds: \u2014 C'est toujours la troisième fois qu'on meurt véritablement.À peine ai-je terminé ma phrase que ma main qui caresse ce cheveu de jeunesse achève son geste en même temps qu'un dernier souffle si grave, si intense qu'on le dirait venir du creux de la terre.Puis, dans son élan, je le vois s'enfuir au plus haut des cieux, comme un cerf-volant au-delà des nuages.Les deux yeux bleus ont laissé échapper leur océan.Le barrage a cédé.le ressens un profond soulagement comme chaque fois.Ma main, traversée par le souffle, reste là, rivée.L'intolérable m'arrache à ce moment de haute dignité et d'intense bouleversement.Il me rappelle la naissance, juste après l'accouchement.Un moment vient où on doit se protéger.On est soudain forcé de regarder ailleurs.Trop de vie, c'est comme trop de mort.Il faut à tout prix retrouver son espace, juste entre les deux.Le temps d'une larme ou d'un sourire.C'est ainsi que ma main glisse jusqu'à l'océan vide et le couvre à tout jamais de noirceur.Ce rituel d'une intimité poignante me gêne toujours.Même seul, j'ai la conviction profonde d'être épié.Aujourd'hui, je le suis.Pour échapper à ce moment, je tourne mes yeux humides vers les parents.La mère et le mur ne font qu'un.Le père n'arrive plus à contenir ni sa fureur ni ses regrets: I.Médecin de coeur, réalise par Tahani Rachcd.Office national du film du Canada.1993.2.Le Dr |ean Robert est professeur agrège de clinique a la faculté de médecine de l'Université de Montréal, chef du département de médecine préventive de l'hôpital Saint-Luc de Montréal, et enseignant, cours international MST et SIDA, à l'institut Alfred-f-ournier de Paris, France.Fondateur et ex-president de la Fondation sida secours du Québec il a également été responsable de la permanence du comité Sida-Québec de 1982 à 1987.a suivre Stankg PARTAGE * Les éditions internationales Alain Stanké, 1994 t.4 . LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 23 AVRIL 1995 \u2022C 13 Menaces contre Disneyland: le fbi enquête Agence France-Presse WASHINGTON ¦ La sûreté fédérale américaine ( FBI ) a ouvert une enquête criminelle pour retrouver le ou les auteurs de la menace téléphonique contre le parc d'attraction Disneyland.Cette menace faisait état d'une possible attaque au gaz sa-rin, a indiqué hier le Département de la justice.Auparavant, un porte-parole du Département, Cari Stern, avait formellement démenti des informations de presse selon lesquelles une tentative d'attaque au gaz toxique contre le parc Disneyland, à Los Angeles ( Californie ), avait été déjouée peu avant le week-end de Pâques.Le parc Disneyland avait reconnu vendredi soir avoir reçu une menace et en avoir informé les autorités juste avant Pâques.Des dispositions ont été prises pour faire face à cette menace, selon M.Stern.Des unités locales et fédérales, y compris le FBI, l'agence spécialisée dans l'aide d'urgence, le département de la Défense notamment, ont envoyé des représentants et des équipements sur place pour répondre à la menace, a-t-il ajouté.« C'était un déploiement de ressources couronné de succès », a-t-il dit.ÉM m \u2022 - ¦ .PHOTO REUTER Plus d'un millier de personnes ont évacué hier, en bon ordre, un traversler estonien qui venait de s'échouer au large de l'île finlandaise de Suomenllnna.Les autorités Ignorent la cause de cet accident qui n'a fait aucun blessé.LOISmS ET VEHICULES RECREffTIFS CEO BATEAUX-MOTEUR.030 YACHTS, VOUERS VOH.ICR 86, Oullkï, 30 pl.conodlen, diesel, enrouleur, utilise 4 sol son seulement.697.1418._ VOIUER, quille fixe.20 pl.cabine, moteur 6 forces, 5900 S.484-0135.WÊLLCRAFT Grond Sport, 1989, 35 pl.bloncturquoise, tout équipe, or.micro, rodk), aspirateur central, moteur Mercrulser 454 orne-* xe.40C heures d'utilisation, prix avant soivon: 95 000 S, Impeccable, GeofMon 681-1441, 594-2966 ZODIAC pneumatique, 10.5 pl, 3 mois d'usure, 950 S, 629-1523 ZOOUC Future 17 pl, 10 person-n*$, 35 HP Mercury, remorque! inf.; 676-3955, soir: 353-0444.ZOOlAC MKI '89, 10*6, orls, plon-cHer bols.Etat A-1.2000 $; loor 284-9110.Soir, fin sem^ 934-OWI.667 VEHICULES RECRÉATIFS JACO Frftfwt>eel 83,28 W4 très Wen équipe, air climatisé, très propre, auvent 20', 10 000 t.374-7503 MOTORISE *88, Cor soir 21\" 2 olrs 67 000km, génératrice, A1.24 900$.Bur.343-7673, res.514-759-9308.MOTORISEE A Innsbruck Bus 91.28', équipée, A-1,45 000 S.669-7814 ROULOTTE Bonalr 17 pi 88,850ko, très propre.7500 $, 514-742-341} ROULOTTE Boootr 89.18 pi.2000 Ibs, bon etot, 8200 S neo.434-0880 667 VEHICULES RECREATIFS ROULOTTE 28 xl2', tout équipée.Ver mont, terrqln camping, plage, marina, bonne pêche, 636-5549 (local 251) ou soir ou 422-1098 ROULOTTE, Bonalr 1988.24 pl, prix ferme 9000 $.430-3019.TENTE-ROULOTTE Bonoir BA-700, 1983, 3000 $, 641-1794 TENTE-ROULOTTE Bonoir 1988.modèle 1050; réfrigérateur, 2 bonbonnes, auvent, très propre, 4600 S.659-8376_ TENTE-ROULOTTE, Lextra 1977, très propre, 2 000 $, 689-0962.659 PLANCHES A VOILE PLANCHES 85 I, 1151,1501; voiles 5.2, 6.0.6.7, outres, 629-3430 665 REMORQUES ROULOTTE, Prowler, 79, 2V, auvent, propre, 5800 $, 657-1521.:00 REMORQUES dutlirte, toutes sortes.A bon prix! 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