La presse, 27 avril 1995, E. Monde
[" CAHIER Montréal, jeudi 27 avril 1995 Décès Annonces classées L'EXPRESS INTERNATIONAL TCHAD Un cauchemar, selon Al ¦ Amnesty International dénonce « la détérioration de la situation des droits de l'Homme au Tchad » et appelle « les gouvernements étrangers à mettre un terme à leur silence coupable ».« Le cauchemar continue au Tchad malgré les assurances données par le président Idriss Déby à son arrivée au pouvoir en 1990 et les résolutions adoptées début I993 par la Conférence nationale souveraine », écrit l'organisation de défense des droits de l'Homme.Selon elle, les forces de sécurité tchadiennes s'en prennent « en toute impunité » aux civils et aux opposants politiques.Depuis avril 1993, « au moins 1 500 civils ont été tués par l'armée tchadienne, et notamment la Garde républicaine », tandis que « des leaders politiques rentrant au Tchad sont pris pour cibles ».Amnesty accuse aussi les forces de sécurité de procéder à des « arrestations arbitraires » et d'avoir « systématiquement recours à la torture pendant leurs interrogatoires dans les centres de détention de la capitale ».d'après AFP MALAISIE Mahathlr plébiscité ¦ La coalition au pouvoir en Malaisie a triomphé à des élections générales qui ont pris l'aspect d'un plébiscite du premier ministre Mahathir Mohamad, au pouvoir depuis 14 ans et artisan de l'important développement économique du pays.Le Front national a obtenu plus de 63 p.cent des voix et plus des deux tiers des sièges à la Chambre basse du Parlement fédéral au scrutin qui s'est déroulé lundi et mardi, selon les résultats officiels.Remportant son plus grand succès depuis l'indépendance en 1957, la coalition gouvernementale de 14 partis a remporté 161 sièges sur les 192 de la Chambre basse et conserve son contrôle sur 12 des 13 États de la fédération.Le Parti d'action démocratique d'opposition, qui regroupe l'influente minorité chinoise, n'a pas réussi à l'emporter dans l'État de Penang, la vitrine industrielle du nord.d'après AFP BOSNIE Confusion devant le TPI ¦ Dusko Tadic, un Serbe de Bosnie accusé du meurtre d'au moins 13 Mulsulmans bosniaques, a comparu pour la première fois hier à La Haye dans la confusion devant le Tribunal pénal international sur les crimes de guerre dans l'ex-Yougoslavie ( TPI ).Traduction simultanée défaillante, magistrats perdus dans les dates, quiproquo ont marqué la première comparution d'un accusé devant le TPI.Dusko Tadic, qui a annoncé qu'il plaiderait non coupable, est le premier criminel de guerre présumé à comparaître devant le tribunal, créé en mai 1993 par une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU.Par ailleurs, les Serbes de Bosnie sont restés inébranlables hier sur les restrictions qu'ils entendent imposer à l'ONU pour l'utilisation de l'aéroport de Sarajevo et qui aboutissent quasiment à sa fermeture.Ils ont de nouveau empêché un avion de liaison de la FORPRONU de se poser à Sarajevo, en refusant d'assurer sa sécurité car il transportait du personnel civil des Nations unies.d'après AFP ARMÉNIE Autorisation de survol ¦ Les avions de ligne arméniens pourront, dès le début du mois de juin, se rendre au Liban en survolant le territoire turc, en vertu d'un accord signé hier à Ankara entre les deux pays.Pour se rendre au Liban, les avions de ligne arméniens doivent encore passer par la Bulgarie.Le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé d'autre part hier l'Azerbaïdjan et l'Arménie à conclure d'urgence un accord politique concernant la cessation du conflit armé dans la région du Nagorny-Karabajch.Enfin, l'unique centrale nucléaire arménienne, fermée depuis le tremblement de terre de Leninakan en 1989, devrait être remise en marche le 25 mai prochain.La remise en marche de la centrale, longtemps considérée comme dangereuse par les experts de l'Agence internationale pour l'énergie atomique ( AIEA ), permettrait d'accroître la fourniture d'électricité dans cette ancienne république soviétique du Caucase de 40 p.cent.Les habitants n'ont de l'électricité que deux heures par jour.d'après AFP Autres informations, E7 et E8 Moscou viole un traité en créant une armée Agence France-Presse MOSCOU Après avoir multiplié les attaques verbales contre le traité sur la réduction des armes conventionnelles en Europe ( CFE ), la Russie a décidé hier de forcer la main aux Occidentaux en annonçant la création d'une nouvelle armée au Caucase du Nord.Le général Vladimir Semionov, commandant en chef de l'armée de terre russe, a annoncé hier à l'agence Interfax que la Russie allait créer d'ici le 1er «in une nouvelle armée au Caucase du ord, la 58c, en raison surtout de « la situation instable » en Tchétchénie.Le ministère russe de la Défense a confirmé à l'AFP la création de cette armée.Sans préciser de quels effectifs et de quel matériel cette armée serait dotée, le général Semionov a ajouté qu'elle serait composée pour partie d'unités déjà présentes dans la région, renforcées d'unités « nouvellement créées » et d'un véritable encadrement.Cette décision, qualifiée immédiatement de «fâcheuse» par l'OTAN, compromet l'application par la Russie du traité CFE.Ce document prévoit qu'à partir de novembre prochain, la Russie ne peut disposer de plus de 580 véhicules blindés de combat dans la sous-région militaire russe qui s'étend de Saint-Pétersbourg au Caucase.Des dizaines de milliers d'hommes et plusieurs milliers de véhicules blindés ont été déployés en Tchétchénie depuis le début de l'intervention militaire dans la république indépendantiste,, le 11 décembre.La Russie plaide depuis des mois pour une révision du traité CFE, un document signé en novembre 1990 avant l'effondrement de l'URSS et qui ne permet plus selon elle de répondre à l'instabilité qui caractérise depuis la région du Caucase.Les 30 pays signataires du traité CFE \u2014 les membres de l'OTAN et les anciens signataires du Pacte de Varsovie \u2014 doivent avoir réduit leurs armements en conséquence d'ici le 16 novembre prochain.Un diplomate occidental à Moscou, spécialiste des questions d'armement, s'est déclaré « surpris » par cette annonce, à la veille de l'ouverture de discussions informelles sur le traité à Vienne, et à deux semaines de la ve- nue à Moscou du président américain Bill Clinton et des principaux dirigeants des pays membres de l'OTAN pour les cérémonies du cinquantenaire de la victoire de 1945.En annonçant la création de la 58« armée, « les Russes pratiquent une méthode du fait accompli qui crée un élément de pression supplémentaire sur les Occidentaux », a indiqué le diplomate occidental.« Les Russes laissent ainsi de côté la possibilité d'utiliser les 'mesures de flexibilité' du traité, qui autorisent notamment le déploiement temporaire de forces supplémentaires », a-t-il expliqué.Mardi, le premier ministre russe Viktor Tchernomyrdine a annoncé que le Kremlin suspendrait les combats en Tchétchénie pour « la période sacrée » du 9 mai, le vice-premier ministre Ser-guei Chakhrai émettant à nouveau l'espoir que ce moratoire permettrait de trouver une solution pacifique au conflit.« Les Russes nous ont toujours dit que la crise en Tchétchénie était temporaire, a souligné le diplomate.Or là, avec la création formelle d'une armée.on passe à un dispositif permanent.II y a contradiction.» Même si on ignore encore de quelle quantité de matériel sera dotée cette 58« armée, l'annonce de sa création illustre ce qui \u2014 malgré l'alternance de déclarations tantôt dures, tantôt modérées des responsables russes \u2014 reste « un durcissement de la position russe » sur les questions militaires, a-t-il ajouté.Outre ses pressions contre le traite CFE, le Kremlin s'oppose depuis des mois à l'élargissement de l'OTAN aux pays d'Europe orientale.Lors de la visite début avril du secrétaire américain à la Défense William Perry, le ministre de la défense Pavel Gratchev avait lié les deux questions \u2014 menaçant de geler l'application du traité CFE en réponse à l'élargissement de l'Alliance atlantique.Le week-end dernier, Andrei Kozy-rev a une nouvelle fois averti l'Occident qu'un élargissement de l'OTAN aux anciens satellites est-européens de Moscou provoquerait une réaction nationaliste en Russie et renforcerait la position des forces anti-occidentales dans le gouvernement et l'armée.L'armée argentine déplore ses exactions passées d'après Reuter et AFP BUENOS AIRES LWarmée argentine a pour la première fois mardi soir présenté ses excuses à la nation pour les exactions commises contre les opposants à l'époque de la junte dans les années 1970.« Nous ne devons plus nier l'horreur que nous avons vécue », a déclaré le général Martin Balza lors d'une allocution télévisée.« le ne peux offrir (.) que le ferme engagement que nous ne répéterons pas les erreurs du passé », a-t-il ajouté.Les chefs militaires du régime ont été condamnés à la prison en 1985, deux ans après l'avènement de la démocratie.Mais ils ont été pardonnes et libérés depuis lors.Les mères de la Pla-za de Mayo, qui continuent de manifester chaque semaine à Buenos Aires, exigent de l'armée qu'elle publie les listes des disparus.Premier responsable d'une arme à le faire, le chef de l'armée de terre a reconnu publiquement l'emploi de « méthodes illégitimes qui ont abouti à supprimer des vies », dans la « lutte contre la subversion » durant le dernier régime militaire.Le général Martin Balza a affirmé à la télévision assumer « toute la responsabilité institutionnelle du passé ».« Nous ne devons pas nier davantage l'horreur vécue », et il est nécessaire d'« assumer nos responsabilités » sur la participation de l'armée de terre dans la lutte anti-subversive, a-t-il indiqué.Pour le général Balza, « il n'y a pas de listes de personnes disparues » dans l'armée de terre mais, a-t-il précisé, si certains militaires « ont des listes » ou, « faisant appel à leur mémoire, peuvent en établir », il est disposé à leur donner toutes les garanties pour que ces listes puissent être rendues publiques.« Les blessures du passé n'ont pas cicatrisé parce que le moment ardemment désiré de la réconciliation n'est pas venu », a encore déclaré le général Balza, qui a précisé qu'il n'avait pas consulté, avant de faire ces déclarations, le président Menem, commandant en chef des forces armées.Début mars, un officier de marine à 1 \\ y 70
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