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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Cinéma
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1995-04-29, Collections de BAnQ.

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[" CAHIER Montréal, samedi 29 avril 1995 m SERGE DUSSAULT envoyé spécial La Presse ,4 PARIS eFêtait il y a quinze ans.Nicole Garcia se trouvait à Montréal pour la sortie de Mon oncle d'Amérique d'Alain Resnais dont elle partageait la vedette avec Gérard Depardieu.Elle rêvait alors d'écrire et de réaliser des films.Choses faites maintenant.)e lui rappelais ça récemment à Paris où quelques journalistes québécois l'ont rencontrée pour la sortie de son tout nouveau film, le Fils préféré \u2014 à l'affiche à compter de vendredi prochain à Montréal.Nicole Garcia n'a pas changé en quinze ans.La même façon de s'interroger en répondant aux questions, de couper brusquement une phrase, de se reprendre, de s'emballer.Le même regard intense.La même insécurité.Et plus pressée que jamais.« Quelle heure est-il ?Oh ! là, il faut que je parte, je suis en retard ! » Nous étions dans un bar d'un bel hôtel près de l'Arc de Triomphe.Nicole Garcia se lève, attrape son petit chien qui tournait autour de la table et disparaît dans un tourbillon.Elle disait tantôt : « Je suis incapable d'écrire assise devant une feuille de papier, il faut que je marche.» Et en marchant, elle rumine des idées, trouve des « bouts de trucs ».Il lui faut ensuite quelqu'un pour l'aider à structurer, à construire.« Seule, je commencerais par c'est l'histoire de.et je resterais là des heures.Je ne suis pas quelqu'un de la solitude comme les écrivains.Moi, j'écris comme je parle.J'aurais préféré trouver une idée dans un livre, dans un fait divers, parce que l'idée originale, c'est long à élaborer, mais je crois que ce n'est pas ma voie.» Le sujet du Fils préféré lui est venu lentement, à partir d'émotions, de souvenirs d'enfance, des « ombres du passé », comme elle dit.Son enfance, c'était à Oran, en Algérie \u2014 d'où venait aussi Albert Camus avec qui elle partage un amour pour le soleil et la Méditerranée, très évident dans son film.Pour une raison dont elle ne se souvient pas, ou qu'elle n'a peut-être jamais sue, il y avait une brouille dans la famille.« Mon père était fâché avec son frère qui habitait à deux pas.Us ne se parlaient pas.On disait que c'était pour une question d'argent ; mais les querelles d'argent cachent souvent autre chose, des désarrois, des désespoirs SUITE A LA PAGE C 2 » \u2022 4 Maisons d'enseignement Patrick Huard au Théâtre des Variétés 526-2527 Le fils préfère \"\"'ll^É M.- SI 3$ T M1 * t» l W1\" * 140 OOQ$ JjJ, EN TOUT À GAGNER! £T_Cc*powt_j | -UNE RÉNOVATION OU UN AMEUBLEMENT T* ^-Tmv-; \u202287 AUTRES PRIX ou-to«-**i«o.«.«o.-, ! (Joindra 3 codes CUP de pcodutepBtWptrts,^ «+m*m*ntcf.7s*,***m^«u**mu% J I______________________________________\u2022- - THE BASKETBALL DIARIES LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMEDI 29 AVRIL 1995 Du cinéma d'auteur « made in Canada » leonardo Dicaprio se montre plus que convaincant dans la peau du poète et figure légendaire de « l'underground » américain, Jim Carroll.une histoire touchante, mais truffée de clichés MARIO CLOUTIER.collaboration spéciale t a* ¦ Oui, que tous se rassurent, Leonardo DiCaprio est un acteur de talent.Il se montre plus que convaincant dans la peau du poète et figure légendaire de l'underground américain, Jim Carroll.Sa performance et celle des autres jeunes interprètes du film va- lent le détour.^ Oui, l'histoire de Jim Carroll > est celle d'une vraie rédemption.Coulée dans la culpabilité judéo-chrétienne, sa destinée emprunte d'abord les voies du succès sportif.Pour aller toujours plus haut et plus loin, Carroll et ses potes fumeront toutefois bien plus que du pot.Jusqu'à la déchéance tota-*ï le.Mais, contrairement à deux x ¦ de ses amis de jeunesse, Carroll V s'en tirera grâce à l'écriture.Oui, la musique est également à la hauteur dans The Basketball Diaries, un film som-^ bre qui offre de beaux moments.Entre autres, lors de la percutante scène d'ouverture où le héros se fait botter les fesses à l'école, ou quand les quatre amis jouent au basket sous la pluie torrentielle, et enfin lorsque la mère de Jim Carroll dénonce son fils, lâche et pathétique, à la police.Mais oui, également, The Basketball Diaries est le premier long métrage d'un cinéaste qui a appris son métier en tournant des vidéo-clips.Comme s'il pouvait s'agir là d'une école de cinéma.On y apprend peut-être comment taire des films, mais certainement pas pourquoi.Justement, pourquoi un autre film sur les sentiers déjà archi-battus de l'enfer de la drogue après, notamment, Drugstore Cowboy, My Own Pri-i- vate Idaho, The Doors et Last X Exlt to Brooklln ?Pourquoi les innombrables clichés et lieux communs ?Et pourquoi toujours limiter Juliette Lewis à des rôles de demeurée lubri- fi Probablement, encore, pour Leonardo DiCaprio.Ce jeune prodige semble être tissé de la même étoffe que les plus grands, de cette matière solide sur laquelle les producteurs aiment bâtir leurs projets de films.Mais pourquoi, diable, le cinéaste lui demande-t-il d'en beurrer si épais dans certaines scènes?Pourtant, il a l'oeil ce Kal-vert.Ses plans du début en contre-plongée font apparaître le quatuor de personnages Principaux tels de jeunes dieux, lus tard, ils ne seront filmés qu'en plongée, comme les misérables loques humaines qu'ils sont devenus sous l'influence de la drogue.D'ailleurs, c'est là que le bât blesse dans tout cet édifice au propos, somme toute, simpliste.Il s'agit de cette insistance à souligner en caractère gras les effets nocifs des narcotiques, cette volonté de vouloir nous faire la leçon pour que cela soit clair : regardez les jeunes, la drogue est dangereuse ! Critique mitigée, pensez-vous ?Tout à fait.The Basket-bail Diaries nous fait passer de longs moments à admirer le jeu des acteurs, tout en nous faisant maudire aussitôt le réalisateur qui, en bout de ligne, fait d'une histoire touchante une fable affreusement moraliste où le dernier plan est celui d'un ex-détenu souriant à la foule qui applaudit sa poésie.Comme s'il fallait ajouter au mythe.Toutefois, s'il est une chose pour laquelle on peut remercier Scott Kalvert avec son premier film, c'est de nous avoir donné l'envie de courir à la librairie pour se saisir de la très belle écriture de Jim Carroll.Ce n'est pas rien.THE BASKETBALL DIARIES, de Scott Kalvert.en v.o.aux Loewt, Pointe-Claire, Laval, Carrefour Angrignon et Sainte-Adèle.CHUTE LIBRE (v.f.) eux Parisien, Laval, Terrebonne, larifolier et Bouchervilic.MARIO CLOUTIER collaboration spéciale DANCE ME OUTSIDE ¦ Après deux « road movies » où l'humour et la musique prenaient toute la place, le cinéaste indépendant de Toronto, Bruce Macuonald, nous revient avec un troisième long métrage qui se déroule quelque part en Ontario dans une réserve amérindienne.En bref, c'est ce qu'on appelle du cinéma d'auteur « made in Canada ».Dance Me Outside est une valse hésitation oui ne sait pas trop sur quel pied danser.Entre la comédie et le drame, l'étude de moeurs et l'analyse psychologique, le film prend vraiment son envol quand le cinéaste se laisse porter par ce qu'il connaît le mieux, la musique et l'ironie.L'intrigue qui prend du temps à se mettre sur le sentier de la guerre tourne autour des mésaventures de deux jeunes hommes, Silas et Frank, qui attendent la sortie de prison d'un héros local, Gooch.Ancienne flamme de Gooch et soeur de Si-las, Ulianna revient également au village avec son blanc-bec de mari.Tout ce beau monde se réunira pour le pow-wow hebdomadaire du samedi soir qui, toute-fois, tounera mal.Une Amérindienne est assassinée par un Blanc qui ne sera condamné qu'à deux dérisoires années de prison.Un an plus tard, Silas et Frank apprennent sa libération et décident de lui faire la peau.Le scénario n'offre rien de bien renversant, mais Macdo-nald a eu l'intelligence d'en faire une histoire de cowboys et d'indiens où, pour une fois, les rôles sont inversés et où les deux protagonistes principaux font penser à une version amérindienne du duo comique Wayne et Garth du film Wayne's World.Même dégaine et même mot d'ordre : cool I Ces rôles ont été attribués à Les rôles de Silas et Frank ont été attribués à deux nouveaux-venus, Ryan Black et Adam Beach.deux nouveaux venus, Ryan Black et Adam Beach.Parfois empesés, ces jeunes acteurs prometteurs réussissent quand même à tirer leur épingle du jeu grâce à un enthousiasme de tous les instants.D'ailleurs, le meilleur moment de Dance Me Outside survient lors d'un montage parallèle hilarant environ à mi-chemin dans le film.Illianna, qui éprouve de la difficulté à tomber enceinte, passe une nuit torride avec le viril Gooch, pendant que son mari blanc subit un rituel initiatique amérindien, servi à la sauce moderne.Dans les effluves d'alcool et la fraîcheur de la nuit d'automne surgit la vraie nature du mâle, tout comme celle, d'ailleurs, du cinéaste en liberté.Les jeunes Amérindiens assis autour du feu déclinent leur nom de guerre secret : oiseau, chien, loup.À son tour, Silas, en manque d'inspiration, mais en bon amateur des Beatles, dira : « I am the Wal-rus».C'est dans un moment rock'n'drôle comme celui-ci que Bruce MacDonald tire vraiment les marrons du feu.Quand le réalisateur oublie pour quelques minutes le sérieux de la thématique explosive qu'il aborde avec ce sujet très actuel, on a droit à certains beaux moments de vérité qui échappent au mélodrame en faisant appel à un humour un brin baroque.Les Amérindiens cessent alors d'être un objet d'étude sociologi- ; que pour nous apparaître plus humains et sympathiques.Avec leur grandeur, mais aussi leurs' contradictions et leurs lâchetés.; Dance Me Outside dépeint avec habileté d'ailleurs le courage des femmes autochtones.Ce sont elles qui représentent la véritable force dans cet univers déraciné.Comme le démontre par l'absurde ce grand dadais de Frank qui n'a rien compris et qui demande à gauche et à droite : «est-ce que tu penses que les femmes pensent quelque chose ?».DANCE ME OUTSIDE de Bruce McDonald au Cinéma Atwater à partir du 5 mai.À LA FOLIE Le jeu de deux soeurs LUC PERREAULT Anne Parfflaud et Béatrice Dalle Jouent le rôle des soeurs Alice et ¦sa dans le film de Diane Kurys.¦ Après de savoureux débuts où elle racontait son enfance puis son adolescence, l'histoire de sa mère et celle de sa famille, Diane Kurys s'est lentement engagée vers une forme de cinéma qui m'avait semblé plus impersonnel, moins nécessaire, une sorte de chronique de sa génération sur laquelle la fiction offrait moins de prise parce qu'encore trop collée aux souvenirs.L'aboutissement de cette démarche reste jusqu'à présent Après l'amour, son avant-dernier film, regard désabusé sur la vie de couple, avec ses petites trahisons quotidiennes, les difficiles relations d'amitié, l'angoisse de vieillir, le bonheur fragile, menacé et trop terre à terre.À la folie ressemble à une tentative presque désespérée pour réconcilier ces deux extrêmes, l'exubérante folie de l'enfance et les désillusions de l'âge adulte.Sans chercher à retomber dans l'autobiographie, la réalisatrice s'est souvenue de certains détails comme la complicité, le jeu et même une certaine cruauté gui sont l'apanage des enfants.Bien que le drame qu'elle raconte mette en cause des adultes, on dirait qu'ils se comportent comme des êtres immatures, emportés par la passion, incapables de se laisser guider par la raison.Entre Alice ( Anne Parillaud ) et Frank ( Patrick Aurignac ) sursit tout à coup Eisa ( Béatrice Dalle ), la soeur d'Alice.Mariée et mère de jeunes enfants, Eisa vient de quitter son mari ( Alain Chabat ) sur un coup de tête.Elle a abandonné le domicile conjugal et la province pour retrouver Alice avec laquelle elle entretient des liens pas très nets.Cette dernière, une artiste vivant à Paris, prépare une exposition à New York.Très vite, Eisa va parvenir à s'insérer entre Alice et Frank ( qui fait métier de boxeur ), cherchant à l'entraîner dans un jeu dont les deux soeurs connaissent apparemment toutes les règles.Il semble que ce soit la spécialité d'Eisa de voler les amants de sa soeur.Après avoir vécu l'arrivée de l'intruse comme une violation de sa vie privée ( bien qu'il se soit lui-même invité de force chez Alice qui habite une espèce de chambre de bonne ), Frank va finir par succomber au charme d'Eisa et à son étrange manège pendant qu'Alice assiste impuissante à la destruction de son couple.Le film à un certain moment semble s'engager dans la voie de l'horreur.Mais, il suffit d'une pirouette pour que tout revienne à la normale.Après Gazon maudit de Josiane Balasko, Diane Kurys offre dans À la folie une nouvelle variation sur le thème du trio, thème cher au cinéma français.Si Balasko explore le monde des amours sa-phiques, Kurys s'intéresse à une forme d'amour qu'on pourrait qualifier de quasi incestueux.Par ailleurs, Béatrice Dalle, parfaite dans son rôle d'enquiquineuse, ressemble à une vampire dans cette histoire.Il faut dire que son physique généreux se prête à cette forme de débordement.Quant à Anne Parillaud, elle reste fidèle à son image de petit être fragile qui plie mais ne rompt pas.Que dire finalement de ce film ?Qu'il laisse plutôt insatisfait, comme si les clés nous manquaient pour apprécier le jeu des deux soeurs.Elles ressemblent à des jumelles qui se seraient réfugiées dans une monde qu'elles se seraient entièrement construit et qui se seraient forgé une langue qu'elles sont seules à parler.À ce jeu, que ce soit Frank, le spectateur ou même Alice, quelqu'un finit par se sentir exclu.À LA FOLIE, de Diane Kurys, aux Desjardins 1 et Carrefour Laval 5.L'envie de raconter une rupture et une réconciliation SUITE DE LA PAGE C1 t.'M 5* \\9 fi r Gérard Lanvln personnifie le fils préféré dans le film df Nicole Garcia.dont on est incapable de parler.On volt ca au moment des héritages, ou quand un couple se sépare.« Le secret défloré, on se rend compte que ce n'était souvent pas grand-chose, mais la honte que la famille a mise autour est un poids, une culpabilité que les générations se transmettent sans même savoir pourquoi.» Et puis il y avait le souvenir de son père, un homme solitaire.« Dans ma famiile, les hommes parlaient peu, je crois que ces silences masquaient une fragilité.» Une histoire d'hommes C'est à tout ça que pensait Nicole Garcia pendant ses longues marches.Elle en revenait avec des idées qu'elle soumettait à son coscénariste, François Dupevron, puis à Jacques Fieschi avec qui elle avait écrit il y a cinq ans son premier long métrage, Un week-end sur deux.Une histoire de femme \u2014 comme le Fils préféré est une histoire d'hommes \u2014 dans Laquelle une actrice mal dans sa peau s'enfuit avec ses deux enfants quand elle apprend que leur père veut les lui arracher.« le ne vie suis pas dit : bon, pour mon deuxième film, je vais maintenant parler des hommes, comme si c'était une race à part, un continent noir.C'est arrivé comme ça, avec l'envie que j'avais de raconter une rupture et une réconciliation.» Cinéma d'homme, cinéma de femme, la cinéaste n'a jamais aimé cette distinction.« D'ailleurs, note-t-elle, souvent les hommes parlent mieux des femmes que les cinéastes femmes, comme Woody Allen ou Ingmar Bergman, par exemple, comme Aragon qui parle si bien des femmes dans ses romans.» Nicole Garcia aime les histoires qui étonnent et qui en cachent d'autres, « comme des poupées russes, à des strates différentes ».« Raconter une rupture dans une famille, c'est chercher a comprendre comment et pourquoi.Dans ce comment et pourquoi, il y a beaucoup du sel même de la vie.Tout le théâtre occidental est fait là-dessus.Trois frères qui se brouillent, c'est quelque chose qui touche au sacré.La famille, c'est à la fois un grand refuge, là où on se structure, et ça peut être le plus grand des pièges.» Dans le Fils préféré, assure Nicole Garcia, la fiction a largement pris le pas sur l'autobiographie.Elle a situé son histoire à Nice, où le préféré des fils (Gérard Lanvin ) qui est aussi un peu le mouton noir de la famille, ne s'entend pas avec ses frères ( Jean-Marc Barr et Bernard Giraudeau ).Il faudra la disparition du père, un vieil immigrant italien remarquablement interprété par Robcrto Herlitzka, pour qu'ils se revoient et se réconcilient.Nicole Garcia doit sa vocation au désir qu'elle avait de « forcer le regard des autres sur soi ».Quand, à quatorze ans, ses parents ont voulu l'envoyer étudier le Droit ou faire Sciences po à Paris, elle a quitté sa famille.et s'est inscrite au Conservatoire.D'abord comédienne de théâtre, elle a, comme actrice, tourné ses premiers films avec Jacques Rivette ( Duelle ), Bertrand Tavernier ( Que la fête commence ) et Laurent Heynemann ( la Question ) à la fin des années soixante-dix.On l'a vue ensuite dans des films de Michel Deville, Lelouch, Bertrand Blier.Près d'une trentaine de longs métrages en vingt ans, en tant qu'interprète.Et deux qu'elle a écrits et mis en scène sans y jouer.Une fin de tournage ardue Elle a entrepris le Fils préféré forte de sa première expérience.« Les cinq premières semaines de tournage, c'était extraordinaire.le volais, je volais, j'avais l'impression que fjlmer m'était devenu naturel, c'était magnifique.Puis, la fatigue de l'équipe arrivant, à cause des difficultés de tournage, les intempéries, j'ai fini les quatre dernières semaines à l'arraché.» Quand nous l'avons rencontrée à Paris, elle tournait dans un film de Nadine Trintignant, la Fille galante, avec Irène Jacob et Marie Trintignant.« l'ai toujours beaucoup d'enthousiasme à jouer.Et depuis que je fais de la mise en scène, je me sens incroyablement libre sur le plateau des autres ; ça m'a enlevé beaucoup d'angoisse et d'inhibitions que j'avais comme actrice.» Et quand elle passe derrière la caméra?« Un acteur qui dirige d'autres acteurs sait qu'il ne pourra pas leur demander quelque chose qui est injouable, ce qui n'est pas le cas de tous les metteurs en scène.On est du bâtiment, comme un ébéniste qui voit une table, il sait bien s'il y a eu des collures.» Nicole Garcia avait réalisé son premier long métrage.Un week-end sur deux, avec une sûreté de main étonnante.On retrouve la même maîtrise dans le Fils préféré qui est d'une construction plus complexe et constitue une belle réussite.« Le cinéma, c'est une épreuve de réalité incroyable, la confrontation entre le film qu'on rêve et celui qu'on réalise.» , LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMEDI 29 AVRIL 1995 C3 Une grande épopée cinématographique de la première moitié du siècle.w ¦ w %mw iss, w w f i %0 mil vi a Wf«*e*# f*%mw m w^mf^ w* ~w w .¦ vi w w v i w w« LUC PERREAULT ¦ Est-ce pour le célèbre rosebud, secret révélé dans ce plan final du traîneau en train de brûler ?Pour la gueule inoubliable d'Or-son Welles, jeune homme très svelte de 24 ans qui se métamorphosait sous nos yeux en vieillard sénile ?Est-ce pour ces contre-plongées délirantes, ces plafonds apparents, ces retour-arrière audacieux, cette profondeur de champ qu'on pouvait croire impossible, l'utilisation géniale de la bande-son, cette foudroyante virtuosité qui allait faire délirer toute une génération de jeunes cinéastes, en commençant par Truffaut ?En 1941, Citizen Kane sonnait la naissance du cinéma moderne.Quand il fut découvert en Europe après la guerre, il a révolutionné le septième art, préludant à la Nouvelle vague.54 ans après sa naissance, le film n'a pas pris une ride.Classé premier des douze meilleurs films de tous les temps à Bruxelles en 1959, Citizen Kane a maintenu son avance au moment où s'achève le premier siècle du cinéma.Il se classe en effet à nouveau premier au palmarès des cent meilleurs films de toute l'histoire du cinéma.L'initiative de ce palmarès revient à Serge Losique, le directeur du Conservatoire d'art cinématographique et p.-d.g.du Festival des films du monde.Au terme d'une consultation menée auprès d'experts du monde entier, il a mis au point une liste de 100 films qui fera le bonheur des cinéphiles à compter du 1er juin car tous vont illuminer l'écran de l'Impérial pendant trois mois.Une reprise est par ailleurs prévue à la salle J.-A.DeSève de Concordia.Pourquoi 100 films?parce «ne le cinéma a 100 ans, répond osique.100 ans \u2014 100 meilleurs films : c'est ainsi que la série a été baptisée.Le peloton de tête Impossible de donner ici la liste complète de ces 100 films ( elle sera publiée dans un mois à la veille de la rétrospective ).Mentionnons cependant qu'à Welles succède au second rang Eisenstein et son Potemkine, sui- En bref SPIELBERG POURSUIVI ¦ Un individu qui habite la Floride poursuit Steven Spielberg, sa compagnie de production, les studios Uni versai, et le réseau de télévision NBC, sous prétexte que tout ce beau monde a volé son idée pour la série SeaQuest DSV.Howard Minsky affirme détenir les droits d'auteur sur une nouvelle écrite par lui en 1976 et intitulée The Aquarius Mission, de même que sur le scénario qui en a été extrait.Minsky avait soumis son scénario à Universal en 1981.mais avait essuyé un refus.Selon lui, plusieurs des éléments contenus dans l'émission pilote de deux heures de SeaQuest ont été tirés de son scénario, tout comme certains personnages.M.Minsky réclame 100 millions de dollars en dommages.KEATON NE VEUT PAS TOURNER ¦ L'acteur américain Michael Keaton pourrait être la cible d'une poursuite de plusieurs millions de dollars s'il refuse de tourner dans le film Kingpin.Keaton, âgé de 43 ans, jure qu'il ne sera pas de la distribution de cette comédie qui raconte l'histoire d'un ancien champion de quilles.Le problème c'est qu'il a un contrat en bonne forme pour ce faire.Et la compagnie cinématographique avertit qu'elle le poursuivra, surtout que la condamnation de Kim Basinger dans une cause semblable a déjà fait jurisprudence.DEMI M00RE EFFEUI LIEUSE ¦ Demi Moore et son mari Bruce Willis ont été vus la main dans la main dans un cabaret de strip-tease de New York, mais leur présence était suscitée par des motifs uniquement professionnels : Demi s'informe avant de tourner dans Striptease.Demi Moore est une perfectionniste : elle s'est rendu à cinq ou six reprises dans ce cabaret, «Scores».MIGH1Y MORPHIN POWER M ¦ Le film Mighty Morphin Power Rangers est en préparation.Sa sortie dans nos cinémas est Kévue pour le mois de juin, ais en attendant, vos petits chérubins pourront vous demander de leur acheter la bande sonore originale qui, elle, sera sur les tablettes des disquaires dès le six juin.Les artistes choisis pour agrémenter les scènes de combats sont notamment They Might Be Giants, Power Jet, Devo, Snap, Eddie Van Halen, the Red Hot Chili Peppers, et Graham Réveil.\t\t \t\t 31-JÊ\t\t \t^ÉÊÊmJÉ ;vr< i ^a*rm^\t Orson welles dans citizen Kane.film qui sonnait la naissance du cinéma moderne.vi par Renoir et sa Règle du jeu.Buster Keaton figure au quatrième rang avec The General ( le Mécano de la «r General » ), suivi de Greed ( les Rapaces ) d'Eric von Stroheim.Viennent ensuite la Passion de Jeanne d'Arc de Dreyer, le Voleur de bicyclette de Vittorio de Sica, 2001, A Space Odyssey de Stanley Kubrick, l Atalante de Vigo et les Enfants du paradis de Marcel Carné, classé 10e.Chaplin est loin d'avoir été oublié.On a retenu quatre de ses films.Il s'agit de la Ruée vers l'or ( 17e ), les Temps modernes ( 18e ), les Lumières de la ville (21e) et The Kid( 100e).Fellini est aussi présent avec quatre films : La Stracla ( 31e ), S 1/2 ( 33e ), la Dolce Vita ( 39e ) et Amarcord ( 87e ).Il en est de même pour Hitchcock : Vertigo ( 32e ), Rear Window ( 51e ), Psycho ( 69e ) et North By Northwest ( 99e ) ; ainsi que Bergman : les Fraises sauvages ( 15e ), le Septième Sceau ( 37e )f Persona ( 41e ) et Cris et chuchotements ( 45e ).D'autres grands noms figurent au palmarès avec trois films.C'est le cas de Griffith : Intolérance ( 22e ), Birth of A Nation ( 34e ) et Broken Blossoms ( 74e ) ; Murnau avec Sunrise ( 1 le ), le Dernier des hommes ( 47e ) et Nosferatu ( 67e ) ; John Ford avec The Searchers ( 42e ), Stagecoach ( 43e ) et les Raisins de la colère ( 76e ) ; Kurosawa avec les Sept Samouraïs ( 14e ), Rashomon ( 29e ), Ikiru ( 57e ) ; Bunuel avec Viridiana ( 84e ), l'Âge d'or ( 86e ) et Un chien an-dalou ( 90e ) coréalisé dans ce dernier cas par Salvador Dali ; sans oublier Coppola avec The Godfather I ( 63e ), Apocalypse Now ( 71e ) et The Godfather II (95e).Jutra qualifié Outre Citizen Kane, Welles est également présent avec The Magnifiée nt A m hersons ( 49e ) de même que Renoir qui, outre la Règle du feu, est également représenté par la Grande Illusion (13e).Truffaut avec les Quatre Cents Coups ( 26e ) et fuies et Jim ( 28e ) est présent avec deux films ainsi que Fritz Lang, avec Metropolis ( 23c ) et M le maudit ( 35e ).Qu'on le croie ou non, Spielberg figure sur la liste avec la Liste de Schindler ( 92e ), le film le plus récent à avoir été retenu.Parmi les derniers à entrer au panthéon, signalons Tu ne tueras point de Kieslowski qui date de 1987 ( au 88e rang ) et le Sacrifice de Tarkovski tourné deux ans plus tôt ( 91e ).Tarkovski figure également au 20e rang avec An-drei Roublev.Godard n'a hélas qu'un film.Il s'agit é À bout de souffle ( 16e ).Il est loin d'être le seul dans cette catégorie car on y compte également, entre autres, Ozu ( Tokyo Story, 25e ), Anto-nioni (l Avventura, 27e), Abel Gance (Napoléon, 19e), Satyajit Ray ( Pather Panchali, 24e ) et Alain Resnais ( Hiroshima mon amour ( 46e ).Finalement, un film québécois aura réussi l'exploit de se qualifier.On l'aura deviné, il s'agit de Mon oncle Antoine de Claude Jutra ( 79e ).Peut-être est-on curieux de connaître les noms de ceux qui ont participé à cette liste.On y retrouve certains cinéastes connus comme Bertrand Tavernier et Jean Rouch, des critiques du monde entier, à commencer par Michel Ciment, Andrew Sarris, et même mon confrère Serge Dussault, l'ex-critique du défunt Montréal Star, Martin Malina, sans oublier votre humble serviteur.Pour tous les participants, les choix se sont avérés déchirants.Jean Rouch dit s'être astreint à ne choisir qu'un film réalisateur, un parti pris que je partage avec lui.Bertrand Tavernier s'est « volontairement abstenu, à une ou deux exceptions près, de citer des films postérieurs à 1973», date de ses débuts dans la mise en scène.Citons en guise de conclusion le mot de Serge Dussault : « Certains de ces films s'imposaient historiquement.Il y en a d'autres que j'ai choisis par amour.Et quelques-uns.par provocation.» lQ5,7fm DIIT1IIUTIOM ont le plaisir d'inviter 600 personnes à la grande première Nord-Américaine du film Les Misérable DU XXe SIECLE S l n film jjc I Dl.LLLOUCH BELMONDO \u2022LEL0UCH Lundi le 29 mai 1995 à 19h30 au Cinéma Impérial \u2022Le concourt début l§ Faites parvenir le coupon-réponse : concours «LES MISERABLES», ?Srl^^mwm : CFP Distribution, C.P.825, suce «A», Montréal (Oc) H3C 2V5 \u2022 RMMfi du coupon de partapation faits à ta mon linm* * Le texte des règaviienU relatts a ce concours est daporabto chez OTP Dotnbubon.Adresse: Ville: pra f«t d'environ 4 060,001 LrOoe postan TéL ?«ROMANTIQUE!» «LE DUEL DEPP-BRANDO VAUT LE DÉPLACEMENT : DON JUAN FAIT RÊVER Cette version rajeunie fera date et le mythe y retrouve toute sa vigueur ! » Luc Perreaurt, LAPRESSE Marlon Johnny Faye Brando Depp Dunaway P eMarco nom Pli FRANCS FORD COPPOUL FRED FUCHS, PATRICK PAMER icin n luift Ht JEREMY LfYElf m ALLIANCE Face à face entre l'héroïne de Mita et celle de 37.2 le matin Deux soeurs pour un seul homme le nouveau film de Diane Kurys A LA FOLIE NE RATEZ PAS LE NOUVEAU SUPER-SUCCES DE BRIAN ADAMS «HAVE TOV EVER WVID A WOHANh N N 'e«1 |B»s.i*-«r i * Q)| 1W5 bo^l t c CcxtXiVf* # ¦Com 0» ttortjgn»«VoH» * Ml.ll.IIIHA i\\\\ PAPMAMT ii\\uiiiiii;\\i iwum nuui u Au ni AN I d'un OSCAR ! THE E ADN£SS OF M = CENTRE-VILLE B«flu»I% KING GEORGE TU POINTE-CLAIRE 819 fflm 6361, Trafts-Canadicnnc CIRCLE OF FRIENDS (v.o.anglaise) (G) * Sam.Oim.Mar.et Mer.: 1:45 - 4 15 - 7:00 -9:15 / Ven., Lun.et Jeu.: 7.00 - 9:15_ BAD BOYS (v.o.anglaise) (13 ans) ?Sam.Dim.Mar.et Mer 2:00 - 4:30 - 7:00 -9:30 Ven., Lun.et Jeu.: 7:00 - 9:30_ CURE (THE) (v.o.anglaise) (G) a Sam.Dim .Mar.et Mer.: 1 30 - 3:25 - 5 20- 7 20-9:20 Ven.Lun et Jeu: 7:20 - 9:20 mi : : : GRAND PRIX DES AMÉRIQUES h PRIX DU PI fESTIVAL DES HIMS DU MANDE VILLAGE OF THE DAMNED (v.o.anglaise) ?Sam.Dim.Mar.et Mer.: 1.30 - 3:25 - 5.20 -7:15 \u2022 9:10 Ven.Lun.et Jeu.: 7 15 \u2022 9:10 Laissez-passer refuses_ en privez pas, COUteZ-y! KISS OF DEATH (v.o.anglaise) (13 ans) * Sam.Dim.Mar et Mer.: 2.00 \u2022 4:25 - 7:00 -9:25 ' Ven.Lun.et Jeu.: 7:00 \u2022 9:25 JURY DUTY (v.o.anglaise) a Sam .Dtm.Mar.et Mer.: 2:00 - 7 00 Ven., Lun.et Jeu.: 7 00 Exc.le 3 mai: 2 00 Vatëee letre Sl'JT BCMQUR' APPAT (v.o.française) (13 ans) em.et Dim.: 1:00 - 4:00 - 7:00 - 9:25 L Sam.« Sem.: 4:00-7:00-9 25 COMPLEXE DESJARDINS Basiliaire 1 849-film A LA FOLIE (v.o.française) (16 ans) a 1:00 - 3:05-S:10 - 7:20 - 9:30_ LANGELIER 255-5551 Carrefour Lanaeher MAJOR PAYNE (v.française) (G) ?Sem.etDim.: 1:00-5:20-7:15 Sel.L EPIDEMIE (v.française) a Sam.et Dim.: 2:55 - 9:15 ' Sem.: 9:15 Couche tard: Ven.et Sam.: 11:40 FEMME FRANÇAISE (UNE) (v.o.française) (G) a /1:00-3:05-5 10» 7 20-930_ NOUS ÉTIONS GUERRIERS (v.française) (13 ans) a /1:30 \u2022 4O0 \u2022 7 00 \u2022 9:20_ FARINELU (v.o.française) (13 ans) 1:30-4:10-7:00-9:15 BAISER DE LA MORT (LE) (v.française) (13 ans) ?Sam.et Dim 110 \u2022 3:10 - 5:10 \u2022 7:10 \u2022 9:10 Sem.: 7:10-9:10 Couche tard: Ven.et Sem.: 11:10 CREMAZIE 849-fum 8610.rue St-Denis ROB ROY (v.française) (G) * Sam.et Dkn.: 2:00 - 5:00 - 8:00 ' Sem.: 8:00 DON JUAN DEMARCO (v Sem.et Dim.: 1:15-3:15-5:1 Sem.: 7:20-9:25 Couche tard: Ven.et Sem.: 11.20 )(G)a -7:20-9:25 C EST UN TOUR DE DESTINY (v.française) Sem.et Dim.: 1:00 - 3:05 \u2022 5:10 - 7:20 - 9:30 Sem.: 7:20-9:30 Couche tard: Ven.et Sam.: 11:35 LE DAUPHIN t>49 film 23H2' ' ISHAWINIGAN «Mi» isci'J»' \u2022 I \u2022 au>__a \u2022 Bc-\"»»-.\u2022 VALLEYfIELD ^MOUETTE ^ JGRANBY CINEPLEX ODEON ET FAMOUS PLAYERS G C6 LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMEDI 29 AVRIL 1995 Deux regards ¦ masculin et féminin - sur l'excision Deux courts nucuette roberge -.- ¦ fcèa participants aux IIe Journées du cinéma africain et créole pourront voir, cette semaine, deux films de court métrage qui traitent de l'excision des filles en Afrique.En effet, deux regards africains se posent enfin sur cette pratique de mutilation sexuelle très répandue, conrrè laquelle, impuissant, le monde occidental s'indigne depuis plusieurs années.Africains donc, ces points de vue, mail pourtant différents jusqu'à la contradiction.Vous l'avez peut-être deviné, l'un Sd'eux est masculin, l'autre féminin.La fête triste Tçurné par le réalisateur nigérien Sa-lifoit;Yaye, le premier s'intitule L'excision^ Initiation des jeunes filles Gulman-ce.Sa courte présentation dans le catalogue des fournées ( p.31 ) m'avait déjà; tait bondir : « La population Gulmance, l'une des rares ethnies au Niger à posséder une identité particulière, a conservé jalousement les moeurs et pratiqués ancestrales.Alors qu'elles suivent leur'rite d'initiation, les jeunes filles sont-excisées.L'excision vise à donner aux femmes, en leur inculquant ces valeurs, une formation complète sur la vie dans la communauté.» Une formation complète, vous avez bien lu ! Le film de M.Yaye, qui s'ouvre sur ce même commentaire, lu d'une voix o//, féminine et dénuée de toute émotion, fait de l'excision.une joyeuse et innocente « fête » traditionnelle.Une fête comparable, somme toute, à bien d'autres, nées de diverses croyances, des plus anodines aux plus aberrantes, transmises de génération en génération.Tout au plus mentionnera-t-on que les mythes sont nombreux au Niger.L'excision y apparaît comme une épreuve d'initiation, le pendant féminin des épreuves d'endurance et d'habileté à la chasse imposées aux jeunes garçons.La fillette ne peut pratiquement pas y échapper car, comme l'explique le doyen du village, la femme non initiée deviendrait la risée de la communauté, méprisée, exclue.Pas un instant durant cette demi-heure, Initiation des jeunes filles Gulmance ne laisse voir ou même seulement percevoir ce qui se passe dans la chair intime et l'esprit des pré-adolescentes muti- lées.Interrogées peu après le jour I, elles assurent, comme par obligation, dirait-on, tant la tristesse de leurs yeux dément leurs paroles, qu'elles sont heureuses d'être enfin initiées, que la douleur était endurable, et que, de toute façon, toutes les femmes y passent, puisque la tradition l'exige.On en émerge avec un sentiment d'incrédulité indignée.au féminin Heureusement, arrive en contrepoint le second film sur le même sujet brûlant, tourné par la cinéaste tchadienne Zara Mahamat Yacoub celui-là.Même s'il comporte quelques scènes d'une crudité difficile à supporter, Dilemme au féminin nous mène vraiment au coeur de la question, plutôt qu'en bateau.Dès le début, l'animatrice d'une chronique radiophonique du Tchad lit, entre autres mondanités, le faire-part par lequel une dame annonce à l'auditoire que ses deux filles seront bientôt excisées au cours d'une cérémonie à laquelle la communauté des femmes est conviée.Puis, nous recevons les confidences d'une petite fille de neuf ans qui, les répandue en Afrique yeux brillants d'excitation, nous confie son impatience ( que nous ne pouvons évidemment partager ) à l'idée de subir bientôt cette initiation, qui lui donnera enfin accès au cercle des grandes, et qu'elle conçoit d'avance comme « le plus beau jour » de sa vie ! Le moment « rêvé » arrive, et nous y sommes.À l'aide l'une lame de rasoir, l'exciseuse procède à l'intervention sur une enfant solidement maîtrisée par quatre aînées.Aucune anesthésie, aucun geste de compassion, et pas la moindre parole d'apaisement au programme.Au contraire, autour de l'héroïne du jour, des femmes dansent et chantent, en la menaçant : « Si tu pleures, on ne chantera pas pour toi.Si tu cries, on ne te pardonnera pas ( ».Le spectateur peut pleurer d'impuissance et d'indignation ; tout au long de son supplice, la fillette demeurera stolque.Ici, le propos de la cinéaste est clair : atteinte à l'intégrité et à la personnalité de l'être humain, l'excision est une pratique cruelle, dépassée et donc, tout à fait inacceptable aujourd'hui.A l'appui, Mme Yacoub présente à l'écran des religieux, des médecins, et surtout des femmes africaines, qui nous informent de l'origine de cette pratique, des objectifs à l'origine, des trois sortes d'inter- ventions mutilantes ( à divers degrés, mais toutes condamnables ), pratiquées selon les peuples et les régions, et enfin des effets négatifs de l'excision, tant au Elan physique que psychologique, dans i vie des fer Mil i Place à la discussion On peut se demander ce qui a motivé un festival aussi sérieux que les fournées du cinéma africain et créole à présenter le premier film ( Initiation des jeunes filles Gulmance ), ce mauvais exercice de désinformation du Nigérien Salifou Yaye.« l'ai hésité avant d'inscrire ce film au menu, avoue Mme Françoise Wéra, la responsable de la programmation.Puis j'ai pensé qu'il fallait donner les deux points de vue, pour l'intérêt de la discussion.Il faut bien noter que les deux films seront présentés dans une même séance, et que cette double projection sera suivie d'une discussion-échange avec la réalisatrice de Dilemme au féminin, Mme Zara Mahamat Yacoub, ainsi qu'avec deux autres cinéastes africaines invitées.» Cette séance, que les personnes intéressées ne voudront pas rater, est prévue à l'horaire des fournées, mercredi, le 3 mai, à 18h30, au cinéma ONF ( métro Berri-UQAM ).LE FILM no AU CANADA \"L'UN DES FILMS DE L'ANN \u2022 Qtne Sisktl, SISKEL i EBERT t \"Deux fois bravo avec enthousiasme!\" Â EBERT REMARQUABLE! - Q»ry Arnold, WASHINGTON TIMES EXCITANT! -ÙûvidElllott, SAN DIEGO UNION-TRIBUNE yisitez le site de ROB ROY sur Internet au: httpy/www.mgmua.cofn/robroy Wvtitlez l'arrivée de ROI ROY sw CD Res SQUMOIAL Qldts ^ IXIDOLBYSTBCOI PARISIEN 866-3856 i\"nsti* Catherine *¦\tCAR.ANGRIGNON 36*-:;63 /q//boni Mèwman \u2022*\tVERSAILLES 3*7880 Place Versailles * 0 1\tCENTRE LAVAL 688-77761 ibOOU'Corbu&ivr\tCARREFOUR 56W366 d.-1 f'.tn.-.SMfHbHOOKt ?\tCREMAZIE 849-FILM 'IblflMii-S!-Ui-ms *\t i ONGUEUIL MWWj HK»SI Lautant 0 * \tPAMOUS PLAYERS 8 697-8095 18'.Hiiiil Hymus * 0 &\tCENTRE LAVAL 688-7776 1600 li Corbusicr + 'J Cx\tCAR.ANGRIGNON 366-2463 fOÎI Imul Ni win.it! ?ox-office.\" -CMttopherHintt, GLOBE t MAIL SANDRA BULLOCK BILL PULLMAN Un coup de foudre.au deuxième CENTRE EATON 985-5730 'OSSte-CjthniftrO # 6> CAR.ANGRIGNON 3 » 24631FAMOJS PLAYERS 3 697409S * - | t H'i Hn.il Hyniii- * O 4.LE MIRAGE \u2022\u2022 'il1- I t.l'll1 ( i.nie' ni- * 4 CENTRE LAVAL &88.H76 H.OUI» (.oihinicr # O & GREENFIELOPARH 67i-6?29 SlSBnui 1a\\rhrtr*u A
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