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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1995-04-30, Collections de BAnQ.

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[" r.P Une marche à la montagne cahier Santé 138112250 49 1523 30 36 SELECT 10175, PAP1NEAU Mîl F 38Î-3W7 MONTRÉAL, DIMANCHE 30 AVRIL 199S 111e ANNÉE N° 187 Extérieur de la ville de 54 PAGES, 4 CAHIERS Québec (Région est): 65 cents Miami: 1,50 S US Abitibi-Tëmiscamingue: 55 cents À domicile par porteurs: 60 cents îles-de-la-Madeleme: 1 $ Routes motorisées: 70 cents Taxes en sus Bonjour! La personnalité de la semaine M Sabrina Perri page B12 Météo Ensoleillé avec quelques nuages max 141 min 5 page S16 Girerd (0 COLS HZUS Index Annonces classées \u2022 immobilier C7aC9 - marchandises C9aC11 - emplois C11 et C12 \u2022 automobiles C11 \u2022 propositions d'affaires CI 3 Arts et spectacles \u2022 informations B7a B10 - salles/répertoire B10 tele horaires B9 Additions croisées C9 Avis A5 Bridge C11 Deces C13 Ecologie environnement A12 Etes-vous observateur?C7 Feuilleton C10 Horoscope C8 Le monde A9 Les jeux C6 Les petits compagnons A12 Loteries \u2014 résultats: A4 Mot mystère C8 Opinions 82 Politique A5 Santé C1 aC5 Mercier a tué sa petite fille et s'est pendu à un escalier LUCIE CÔTÉ Avant d'abattre le directeur du service de police venu le calmer, tôt vendredi matin, le forcené de Sainte-Marie-de-Beauce a d'abord tué sa petite fille.Puis il s'est pendu.Jusque vers 13 h hier, les policiers du groupe tactique d'intervention (GT1 ) de la Sûreté du Québec de Québec ont procédé autour de la maison de Clément Mercier» rue notre-Dame nord, au bord de la rivière Chaudière, avec toutes lès precau-photopc tions d'usage.S™! Us ont fait de Faucher, nombreuses ma- 10 ans.noeuvres avec leur véhicule blindé, ont remorqué hors de la cour une voiture qui les gênait, sans réussir à déterminer si Mercier représentait toujours un danger pour eux.En inspectant les lieux a l'aide de perches téléscopiques munies de miroirs, les policiers avaient déjà aperçu, vers 4 h 30, le corps de sa fille, Cyndy Faucher, âgée de lOans.L'enfant, trouvée couchée sur le dos par terre, entre la cuisine et le salon, a été atteinte d'au moins deux projectiles d'un fusil de chasse de calibre .12.Le porte-parole de la SQ, Camille Gagnon, fort emu par cette r PHOTO PC VOIR MERCIER EN A2 Il était environ 18 h 15 hier quand les corps de Clément Mercier, qui s'est pendu, et de sa petite fille Cyndy, abattue par son père vendredi matin, ont été sortis de la résidence familiale située rue Notre-Dame Nord à Sainte-Marie-de-Beauce.Auparavant, les techniciens en scène de crime et les enquêteurs au dossier avaient longuement travaillé dans la maison.La réunion des libéraux fédéraux du Québec prend l'allure d'une séance d'entraînement CHANTAI HÉBERT_ TROIS-RIVIÈRES f équipe fédérale du NON s'est lancée sur la glace référendaire du Québec hier avec un nouveau joueur-étoile, Lucienne Robillard, un entraîneur de plus, l'ancien ministre provincial Marc-Yvan Côté, mais aucun adversaire contre qui jouer.Cela n'a pas empêché les membres de l'équipe de faire quelques tours de piste pour réchauffer leurs militants.«Il faut arrêter cette folle escalade de menaces et d'ultimatums», a soutenu la ministre Lucienne Robillard au sujet du débat Québec-Canada, tandis que le lieutenant québécois André Ouellet interpellait à distance le gouvernement Parizeau : «Arrêtez de nous casser les oreilles avec la séparation ! Com- mencez donc à gouverner votre province comme vous devez le faire», a-t-il clamé.Mais avec le report de la consultation à l'automne, la séance de réchauffement référendaire que devait être le premier congrès des libéraux fédéraux du Québec depuis leur retour au pouvoir à Ottawa s'est surtout transformée en séance d'entraînement.Et, en attendant de savoir s'ils ont raison d'espérer que leur plus fraîche recrue québécoise Lucienne Robillard sera parmi leurs meilleurs compteurs le moment du référendum venu, le PLC-Qué-bec a mis surtout ses talents de gardien de buts à l'épreuve.Pour sa première grande sortie sur la glace du PLC-Québec, Lucienne Robillard s'est autant activée à empêcher ses troupes de compter dans leurs propres filets qu'à tirer dans ceux des souverai- si lui-même la souhaitait», a-t-nistes.elle précisé.Plusieurs des tirs d'essai de militants libéraux fédéraux sont ainsi allés s'écraser sur les jambières de la ministre responsable de la participation fédérale au référendum, y compris l'hypothèse d'une campagne de dénigrement contre le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard, et celle de la prise en main par Ottawa de la démarche référendaire québécoise.«Ce n'est pas l'orientation du gouvernement Chrétien d'aller dans ce sens-là », a-t-elle affirmé à un délégué qui suggérait qu'Ottawa organise son propre référendum sur la souveraineté si Québec laisse traîner les choses au-delà de l'automne.« lamais on a vu le premier ministre d'un pays aller faire un référendum sur la sécession d'une province comme L'idée de tirer à boulets rouges sur Lucien Bouchard s'est heurtée à une fin de non-recevoir identique.Affublant le chef bloquiste du surnom de « Bouchard-poignard», un délégué l'a accusé d'avoir manqué de loyauté aussi bien à l'égard de Brian Mulroney que de lacques Parizeau et se demandait pourquoi le camp fédéraliste n'exploitait pas davantage ce qu'il voit comme de l'hypocrisie envers les Québécois.« La discussion se fera sur les idées qui sont sur la table», lui a répondu Lucienne Robillard.(Les stratèges fédéralistes concèdent que la technique qui consisterait à s'en prendre à la crédibilité du chef du Bloc québécois est au mieux une arme à double VOIR LIBÉRAUX EN A 2 La mine de sel des Iles est inondée ERIC TROTTIER La mine de sel des Îles-de-la-Madeleine est fermée; depuis hier matin à la suite d'une inondation majeure causée par une fissure dans le puits d'accès aux galeries.Toute la journée, la brèche a laissé pénétrer dans la mine quelque 300 gallons d'eau de mer à la minute! «L'eau remplit les galeries souterraines; on craint qu'elle ne désagrège le sel et que tout s'effondre», a indiqué un employé qui a participé aux opérations d'évacuation.L'inondation est assez sérieuse pour que les autorités aient décrété des mesures d'urgence, hier.Une sorte de quartier général a d'ailleurs été mis sur pied afin que policiers, fonctionnaires de différents ministères (Sécurité publique.Transports, Environnement) et employés spécialisés puissent se concerter sur les mesures à prendre.La mine de sel de la compagnie Mines Seleine est située à Grosse-ile, près de la route 199, la seule qui relie la dizaine d'iles de l'archipel.Pendant un long moment, la police a d'ailleurs songé à fermer cette route parce qu'on croyait qu'elle allait s'affaisser.En début de soirée toutefois, le porte-parole de la SQ, Jean-Bruno Latour, indiquait que ce danger était pour le moment écarté.« Mais si la situation ne se régularise pas rapidement, dans le pire scénario, oui, la route peut s'effondrer», a ajouté jean-Guy Vachon, de la Sécurité civile.Il semble que la fissure soit apparue en début de mois dans la paroi de béton du puits no 2, le principal, qui relie les différentes galeries de la mine.Ce puits a 256 mètres de profondeur.« Il y a deux semaines, ça coulait à peine comme un robf-net à moitié ouvert, a raconté un mineur.Mais ça a pris des proportions plus intenses vendredi.Depuis, ça ressemble à des averses torrentielles.» Dans la nuit de vendredi à samedi, la direction de la mine a donc décidé d'évacuer les employés et les équipements.Hier matin, des spécialistes du béton et des mines se sont rendus aux îles pour tenter de colmater la brèche en soufflant du ciment.Us semblaient opti- VOIR MINE EN A 2 Oklahoma City lève le voile sur l'extrême droite américaine > RICHARD NtfTU collaboration spéciale NEW YORK \"m sible de détruire le Système sans faire mal à des milliers de personnes innocentes.Le cancer est trop profondément enraciné dans notre chair.Et si nous ne détruisons pas le Système avant qu'il nous détruise \u2014 si nous ne coupons pas ce cancer de notre chair vivante \u2014 notre race entière périra.» L'homme qui parle ainsi vient de commettre un attentat terroriste en faisant sauter, peu après 9 h du matin, un camion de location rempli d'explosifs devant un La Presse à EW YORK édifice du gouvernement fédéral américain.Il ne s'agit pas de Ti-mothy McVeigh, soupçonné par la police d'être responsable de l'attentat d'Oklahoma City.Il s'agit d'un personnage fictif d'un roman intitulé «The Turner Dia-ries», écrit par William Pierce en 1978.Selon les autorités fédérales, ce roman est aujourd'hui la Bible de l'extrême droite américaine.Il raconte la révolte d'un groupe clandestin de Blancs \u2014 l'Organisation \u2014 mis sur pied après que le gouvernement fédéral eut saisi toutes les armes à feu appartenant aux citoyens des États-Unis.C'est un ouvrage dont le racisme contre les juifs et les Noirs est virulent.Rien n'assure que McVeigh ait lu ce livre.Mais son existence et sa popularité contribuent à débrouiller le contexte idéologique qui a donné naissance aux milices populaires d'extrême droite et à leur furie anti-gouvernementale au cours des dernières années aux États-Unis.L'acte de terreur d'Oklahoma City aura forcé les Américains à ouvrir les yeux sur ce phénomène déstabilisant.Un gouvernement «criminel» Les États-Unis comptent des milices d'extrême droite dans plus de 30 États américains.La paranoïa antigouvernementale qui anime ces groupes para-militaires a plusieurs sources.La plus importante est sans doute celle qui a incité les «héros» du roman de Pierce à former leur organisation clandestine.Selon les membres de l'extrême droite américaine, le gouvernement fédéral se comporte en criminel en tentant d'exercer un contrôle sur la possession des armes à feu.Us fondent leur conviction sur un des amendements de la Constitution américaine, un document cher à tous les Américains, qui garantit aux citoyens le droit de « porter des armes à feu ».Peu importe aux extrémistes que cet amendement ait été voté à une époque où la « tyrannie» du gouvernement colonial était encore fraîche dans les mémoires.Peu leur importe qu'il y ait aujourd'hui plus de 210 millions d'armes à feu entre les mains des citoyens américains.Ils sont les défenseurs de la Constitution, les derniers «patriotes».Et David Koresh et les Davi-diens de Waco, qui étaient accusés par les autorités fédérales d'avoir constitué un arsenal, font désormais partie de leur panthéon de martyrs.Leur fin tragique incite plusieurs extrémistes à invoquer un autre document crucial à l'expérience américaine pour justifier leur activisme.Il s'agit de la Déclaration d'indépendance, qui ne garantit pas seulement aux Américains «la vie, la liberté et la poursuite du bonheur», mais également le droit de renverser leur gouvernement s'ils bafouent ces principes fondamentaux.VOIR DROITE EN A 2 ¦ Démission de deux dirigeants de la Milice du Michigan.¦ John Doe No 2 sous les verrous?Pag*A6 5 MODÈLES i noitacet 75* anriivarsaire 9555, Henn-Bourassa est Montréal H1E 1P8 494-2400 i sans frais: 1-800-NORACEL A POUR LA VIE 1 UN POINT C'EST TOUT! 5 Demain dans La Presse LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 30 AVRIL 1995 Automobile Subaru Impreza, une entrée discrète sur le marché \u2022 ¦ Quand la Subaru Impreza a remplacé la Loyale, au début de 1993, la voiture avait reçu des commentaires plutôt élogieux de plusieurs chroniqueurs.Denis Duquet avait même été impressionne par l'homogénéité de cette compacte qui semblait prête à affronter les pires conditions routières sans flancher.Cependant, la famille Impreza n'a pas remporté les succès prévus, ce qui n'empêche pas le constructeur Subaru de peaufiner la gamme Impreza, et même d'ajouter presque en cachette un nouveau coupé, la Impreza Coupé, constate M.Duquet.Pour sa part, Jacques Cagnon consacre sa chronique \"Auto-Rétro» à une étonnante De Soto Alrflow 1935.Précision ¦ Une erreur s'est glissée, en cours de réaction, dans un article paru hier en page A5, sous le titre «Mouvement de protestation contre le projet de centrale sur la rivière du Nord».L'avant-dernier paragraphe se terminait ainsi: «Faute de besoins, elle (Hydro-Québec) laisse couler de l'eau au-dessus des grands barrages publics,» Il fallait plutôt lire: «Faute de besoins, elle préfère vendre son électricité à rabais plutôt que de laisser couler de l'eau au-dessus des grands barrages publics.» Toutes nos excuses.Le chroniqueur Pierre Foglia à l'honneur ¦ Le journaliste Pierre Foglia, de La Presse, a remporté hier soir le premier prix du Concours canadien de journalisme, catégorie «chroniques».Le réputé chroniqueur montréalais voit ainsi son talent reconnu par la presse nationale canadienne.Il a aussi droit à une bourse de 2000 $.Deux autres journalistes de La Presse ont d'autre part été cités: il s'agit de Carole Thibaudeau, dans la catégorie «nouvelle d'actualité» et de Rudy Le Cours, dans la catégorie «économie».Pierre Foglia ri stign u jour InfoBref Bell Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour La Ville de Montréal devrait-elle immédiatement mettre fin aux retards, aux déplacements inutiles, aux heures perdues et surtout au manque de polyvalence chez ses cols bleus?Pour faire connaître votre opinion, composez le 875-2355; au son de la voix faites le 220.Il y a 808 000 assistés sociaux au Québec dont 238 000 dans Vensemble du territoire de la CUM et de Laval Depuis 1990, le nombre des bénéficiaires augmente de 10 p.cent par année.Craignez-vous un jour de vous joindre à eux?À cette question posée jeudi, 56 p.cent des répondants ont dit non.Beaucoup croient que le drame était prévisible et aurait pu être évité La quotidienne\tà trois chiffres\t953 Tirage d'hier\ta quatre chiffres\t6652 i i ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITE Grandes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSÉES lundi au vendredi de 8 h 30 a 17 h 00 Décès, remerciements GRANDES ANNONCES Détaillants National, Tele ?Vacances, Voyages Carrières et professions.285-7111^ 285-6816 285-7202 285-7306 285-7265 i i LUCIE CÔTÉ ¦ Des citoyens de Sainte-Marie-de-Beauce sont convaincus que l'inconcevable drame qui secoue leur petite localité \u2014 un double meurtre suivi d'un suicide \u2014 aurait pu être évité.«On a peut-être surprotégé Clément Mercier toute la gang, tous ceux qui le connaissaient.Tout le monde a laissé faire», fait observer un retraité revenu de Montréal s'établir à Sainte-Marie et qui, comme presque tous ses concitoyens, ne veut pas être identifié.«Ça passait tout le temps, son affaire.Il était protégé au maximum», renchérit l'homme attablé avec lui au McDonald's local.«Les parents et la police ont pas mal de torts, je dirais 70 p.cent des torts.Même quand tu connais la personne, quand tu es policier, tu dois faire respecter les lois», ajoute l'homme.Tous deux croient que le comportement violent de Mercier \u2014 volontiers belliqueux lorsqu'il était saoul \u2014 aurait dû être sanctionné plus souvent.Ils affirment aussi que Mercier a souvent été trouvé en état d'ébriété au volant de sa camionnette \u2014 une fois, un policier aurait ouvert sa portière et le quinquagénaire serait tombé par terre \u2014 sans que des accusations ne soient portées contre lui.Parce que, en tant qu'entrepreneur de pompes funèbres, il était connu et que son métier exigeait qu'il travaille régulièrement avec les policiers.i i i i CODE DU JOUR 17-7 LES ANNONCES CLASSÉES 285-7111 Rencontrés juste à l'extérieur du périmètre de sécurité, rue Notre-Dame, Patrick Gilbert, Henri Cliché et Florian Cuay attendaient hier matin le dénouement du drame, comme bien des résidants de Sainte-Marie.Vu le tempérament violent et les problèmes d'alcool de Clément Mercier, ils craignaient le pire.PHOTO PtERPE MCCANN Lê Presse la presse est Dubi»ee par LA PRESSE.LTÉE, 7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9 Seule la Presse Canadienne est autonsée à diffuser les informations de la presse et celles des I services de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des informations particulières a la presse sont également reserves.« Envois de publication canadienne \u2014 Contrat de vente numéro 0531650 » Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.^ RENSEIGNEMENTS 285-7272 i i DIMANCHF | 30 AVRIL 1995 I En général, les habitants de Sainte-Marie sont d'abord réticents à parler de cette tragique histoire dont ils connaissaient très bien tous les acteurs.Prudents, ils n'oublient pas que, dans quelque temps, un jour, la vie reprendra un cours plus normal et que tout le monde devra continuer à vivre ensemble comme avant.Mais ils finissent par rappeler des événements, petits et grands, qui montrent selon eux que la folie meurtrière de Clément Mercier aurait pu être stoppée.Plusieurs résidants de Sainte-Marie parlent de cette fois où Mercier, décrit comme un être extrêmement jaloux, aurait poursui- vi l'ex-ami de sa femme, une arme à feu à la main.«Il y a eu d'autres choses en masse depuis 1983 (quand Mercier, furieux parce que sa femme le laissait, a failli tirer sur son propre frère», assure le retraité.«Il fallait que ça finisse comme ça.l'étais sûr que c'était lui dont on parlait à la radio vendredi matin quand ils ont dit qu'un homme s'était barricadé rue Notre-Dame.» «Ça ne pouvait être que lui.Quand on connaît son passé.», dira plus tard Florian Guay, un autre citoyen.Déjà, hier matin, bien avant que le décès de la petite fille de Clément Mercier ne soit annon- cé, ils étaient nombreux à être persuadés qu'elle était morte, que son père l'avait tuée.Et ils ne doutaient pas qu'il soit mort lui aussi.Mais en même temps, ils disaient que Clément Mercier n'était tout simplement pas le même homme lorsqu'il avait bu.« À un moment donné, ça le dépassait et il devenait extrêmement violent.Sa famille l'a protégé.Il n'aurait pas dû être libéré la première fois (en 1983), mais soigné», souligne Patrick Gilbert, cousin de la première femme de Mercier.«Pour moi, il ne voyait plus clair», ajoute son ami Henri Cliché.Suite de la Une Mercier a tué sa petite fille et s'est pendu à un escalier histoire, a affirmé que l'enfant était la première victime.Dans les heures qui ont suivi sa découverte, les policiers n'ont pu repérer le corps de Mercier qui n'a jamais donné aucun signe de vie après s'être barricadé chez lui vers 7 h vendredi.Il avait cependant été vu le même jour, toujours vivant, vers 14 h 30.Les membres du GTI ont néanmoins décidé d'investir la maison pour aller chercher l'enfant.C'est alors qu'il ont trouvé le corps de l'homme de 54 ans pendu dans l'escalier menant du premier au deuxième étage.Mercier a laissé des messages à proximité du corps de sa fille qui expliquent, si c'est possible, comment une telle tragédie a pu se produire.Après la découverte du cadavre de Mercier, les enquêteurs sont arrivés, les techniciens de scène de crime ont commencé leur travail et le coroner est venu confirmer les décès avant que les corps ne soient emportés, vers 18 h 15, devant des dizaines de citoyens qui observaient la scène en silence.Auparavant, le périmètre de sécurité avait été rétréci (jusqu'alors, les journalistes devaient observer la scène à 150 m de distance ).Dans la cour de la maison en briques jaunes de Mercier, dont certaines fenêtres avaient été fracassées pour introduire les perches, se trouvait toujours la voiture blanche de Denis Nadeau.»rt mm* \u2022tôt U Denis Nadeau luste à côté, une grande tache rouge indique l'endroit où est tombé le directeur du service de police de Sainte-Marie, atteint de projectiles à la tète.Vendredi matin, les membres du GTI ont mis environ trois heures à aller chercher son corps, transporté en véhicule blindé jusqu'au salon funéraire Armand-Plante situé tout près.Le drame a commencé vers 6h 30.La petite Cyndy a téléphoné a sa demi-soeur Nancy, un des trois enfants issus d'un premier mariage de Mercier, pour lui dire que ses parents se disputaient.Nancy s'est mise en route.Entre-temps, un appel logé à la sûreté municipale a signalé la querelle.Sans attendre l'agent qui l'avait prévenu, Denis Na- Clement Mercier deau s'est lui aussi dirigé, sans arme, vers le domicile de Mercier.Comme tout le monde à Sainte-Marie, une localité de 10540 habitants, le chef de police connaissait bien l'entrepreneur en pompes funèbres.Il s'agissait simplement pour lui de raisonner une fois de plus cet homme devenu violent lorsqu'il buvait.Les citoyens de Sainte-Marie sont unanimes.Clément Mercier buvait beaucoup et souvent, de la bière et du cognac.Des gens l'ont même vu à 3 heures vendredi \u2014 moins de quatre heures avant le début du drame \u2014 toujours attablé devant un verre d'alcool dans un bar.Les habitants de la petite localité disent aussi que Mercier n'al- lait pas bien depuis deux ou trois semaines et buvait encore plus que de coutume parce que sa conjointe menaçait de le quitter.En 1983, lorsque sa première femme l'avait laissé, il avait aussi fait une crise et, armé cette fois-là encore, avait failli tirer sur un de ses frères qui tentait de le calmer.Il lui avait par la suite été interdit de posséder des armes pendant cinq ans.C'est Denis Nadeau lui-même qui devait permettre plus tard qu'il récupère notamment son fusil.Vendredi matin, avant même que le chef de police n'arrive sur les lieux, des coups de feu ont retenti.C'est alors que la petite Cyndy a été touchée.Sa mère, Céline Faucher, qui s'était enfuie chez un voisin, n'a pas réussi à venir chercher sa fille.Nancy Mercier est ensuite arrivée, presque en même temps que Denis Nadeau.Elle l'aurait d'ailleurs vu se faire abattre.Âgé de 60 ans, capitaine à la retraite de la SQ, Denis Nadeau, très estimé dans la région, où il est d'ailleurs né, était à la tête du service de police de Sainte-Marie depuis dix ans.Ses funérailles civiques, organisées conjointement par la sûreté municipale et l'Association des directeurs de police et de pompiers du Québec, seront célébrées mardi à 11 h à l'église de Sainte-Marie.Denis Nadeau, qui avait perdu sa mère la semaine dernière, laisse sa femme Louisette et ses deux fils, Pierre \u2014 lui aussi policier, à la SQ de Saint-Prosper \u2014 et Daniel.?La mine de set des Iles est inondée mistes d'en venir à bout, mais rien n'avait été accompli en fin de soirée.De leur côté, les employés avaient toutes les craintes du monde: plusieurs ont entendu dire, ça et là, durant la journée.que la mine restera fermée plusieurs semaines, voire même plusieurs mois.Certains ont même affirmé qu'un de leurs patrons avait déclaré que c'était la fin de la mine! Mais il a été impossible d'en savoir plus sur ces «rumeurs».Les informations émanant de la mine ont circulé au compte-gouttes, pour ainsi dire, et le directeur de la mine, Marc Joncas, a refusé de s'adresser à La Presse.La mine de sel des îles-de-la-Madeleinc a une capacité de 4000 à 6000 tonnes métriques de sel de déglaçage par jour, essentiellement vendu au Québec et dans les autres provinces canadiennes.«Plus de 200 personnes travaillent là-dedans, avec des salaires à l'année, poursuit un employé de la mine, Bernard Arsenault.S'il fallait que ça ferme.l'aime autant mieux ne pas y penser, surtout avec la pêche qui bat de l'aile.» «Ça aurait un impact terrible sur l'économie des Iles; c'est notre troisième industrie après la pêche et le tourisme», conclut la mairesse de Grosse-Ile, Helen Clark.?LIBÉRAUX La réunion des libéraux fédéraux du Québec prend l'allure d'une séance d'entraînement tranchant.Non seulement Lucien Bouchard est-il plus populaire que tous les ténors du NON, mais une bonne partie de la clientèle qui pourrait faire la différence entre un OUI ou un NON au réfé- rendum a voté pour le Bloc québécois aux dernières élections fédérales.) Un autre délégué s'est interroge sur la légitimité du référendum à venir et a réclamé une loi fédérale pour interdire aue l'expérience se répète à I avenir.« Nous vivons en démocratie », lui a cependant répondu la ministre fédérale en soulignant qu'un gouvernement légitimement élu au Québec a le droit de mettre son programme à exécution.Au moment où le camp souverainiste amorce une nouvelle offensive pour relancer son option, plusieurs militants libéraux s'inquiètent de ce que leur avance dans la faveur populaire ne soit en voie de s'effriter.Hier, les ténors fédéraux du camp du NON ont longuement insisté devant leurs troupes sur l'existence, organigramme à l'appui, d'une équipe constituée en bonne et due forme et d'une stratégie bien arrêtée.Par la même occasion, ils ont confirmé, en présence du principal intéressé, que c'est bien sous les drapeaux de Jean Chrétien plutôt que sous ceux de Daniel Johnson que l'ancien ministre Marc-Yvan Côté s'est enrôlé comme organisateur.?| DROITE I Oklahoma City lève le voile sur l'extrême droite américaine La création des milices d'extrême droite ne doit pas être isolée, par ailleurs, du malaise général qui afflige plusieurs hommes blancs aux États-Unis.Dans une société de plus en plus complexe, où l'économie est en transformation, où les groupes minoritaires exigent leur place au soleil, où les promesses du mode de vie américain semblent souvent vides, ils se sentent floués.Leur amertume a une cible majeure: le gouvernement fédéral.I n novembre dernier, lors des élections législatives, ils ont joué un rôle prépondérant dans la victoire des républicains de Newt Gingrich, dont l'objectif est de réduire le rôle du gouve\\nement fé- déral dans la vie des citoyens américains.Mais cet objectif \u2014 défendable \u2014 ne suffit pas aux membres des groupes d'extrême droite.Leur Programme n'est pas inspiré par idéologie conservatrice.Il est inspiré par la peur.La peur qui se mue en haine des immigrants, des Noirs, des juifs, de tout ce qui ne correspond pas à l'idée réductrice qu'ils se font de leur pays.La peur qui devient paranoïa, créant un climat où la mort de personnes innocentes trouve une justification.Comme dans le roman «The Turner Diaries», où l'explosion du quartier général du FBI a Washington fait 700 vic-tfmei Comme dans l'acte de terreur d Oklahoma City.A la suite de l'explosion d'Oklahoma City, les leaders des milices d'extrême droite aux Etats-Unis, dont celle du Michi- gan, ont tous nié être mêlés à cette tragédie.Leur désaveu n'a rien de rassurant.Une «résistance sans leader* Selon les experts qui ont étudié le phénomène des milices populaires, ce désaveu ferait en effet partie des tactiques des leaders de l'extrême droite, qui exhortent leurs membres à une «résistance sans leader».L'idée fait référence à la nécessité d'orchestrer des attaques terroristes individuellement ou par petits groupes pour éviter une infiltration policière.Elle a été conçue par deux anciens leaders du Ku Klux Klan et popularisée par William Pierce dans un autre de ses romans.«The Hunter», publié en 1992.dans lequel l'auteur décrit les attaques terroristes de petits groupes de racistes blancs dont l'objectif est de déclencher une guerre civile.« Le concept de la «résistance sans leader» n'exclut pas l'existence de liens entre les groupes d'extrême droite.Les moyens de communication au'ils privilégient est le réseau Internet et les émissions de radio sur ondes courtes, où les extrémistes épanchent leur haine et leur paranoïa à l'égard du gouvernement fédéral.Les extrémistes semblent aussi avoir leurs supporters parmi les animateurs de talk-shows conservateurs qui dominent la bande AM aux Etats-Unis.L'un d'eux est G.Gordon Liddy, qui a fait de la prison pour son rôle dans l'affaire du Watergate.Liddy a déjà invité ses auditeurs à s'entraîner au tir en utilisant pour cible les portraits de Bill Clinton et de sa femme.Apeurant.?4 % LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 30 AVRIL 1995_____»A 3 Un voleur abattu avec son propre revolver ÉRIC TROTTIER ¦ Un récidiviste de 40 ans, Michel Laga-cé, a été tué d'une balle à la tête, hier après-midi, au cours d'une altercation avec le client de la boutique qu'il tentait de dévaliser au centre-ville de Montréal.L'individu, qui jouissait d'une libération conditionnelle à la suite de incarcération pour vol à main armée, a succombé à ses blessures avant son arrivée à l'hôpital Saint-Luc.Lagacé s'était présenté vers 14 h 30 à la boutique Images Western, au 91 est, rue Sainte-Catherine, armé d'un revolver de calibre .38 chargé à bloc.Il a d'abord fait l'essai de bottes de cow-boy, avant d'exiger que le caissier lui remette ses recettes de la journée, mais ce dernier a rétorqué qu'il en était à ses tout premiers clients! Non satisfait, le voleur a déposé son revolver par terre pour remplir un sac de vêtements et de bottes de cow-boy.Mais le malheureux n'a pas eu le temps de terminer son travail.Un client qui se trouvait sur les lieux s'est soudainement emparé du revolver et a tenté de se précipiter vers la porte de sortie.Le suspect a voulu l'en empêcher en l'accrochant par le bras.Une bousculade a éclaté.et le coup est parti, atteignant la victime à la tête.Les policiers du poste 33 sont arrivés sur les lieux quelques secondes plus tard, puisque le propriétaire de la boutique avait actionné son signal d'alarme dés que le voleur eut exhibé son arme.Le commerçant et son client ont par la suite été longuement interrogés par les sergents-détectives Guy Latulippe et Real Meloche, de la section des homicides de la police de la CUM, qui mènent l'enquête sous la supervision du lieutenant-détective lean-François Martin.En milieu de soirée, les enquêteurs semblaient convaincus que le client n'avait pas intentionnellement tiré sur Lagacé, que le coup était parti «tout seul», bref qu'il s'agit d'un cas typique de légitime défense.Après avoir fait leurs déclarations, ils ont été relâchés sans accusation, a d'ailleurs expliqué le lieutenant Martin.C'est dans ce commerce, spécialisé dans les vêtements western, que Michel Lagacé a terminé sa carrière.photo armand trottier.l* presse VIE DE QUARTIER une oasis dans la grisaille de la place Jacques-Cartier ¦ Un peu triste la place Jacques-Cartier ces temps-ci, avril n'ayant pu tenir les promesses du printemps hâtif qu'annonçaient les derniers jours de mars.Côté sud, le fameux cube troué du 350e anniversaire de Montréal, drapé de rouille.Au centre, rien d'autre que les dalles grises du même gris que la pierre des édifices qui bordent la place.Il y a bien sûr les bulbes printaniers, mais c'est à croire que le cul par-dessus tête des saisons leur a fait perdre la notion du temps.Côté nord, la colonne Nelson est toujours là, immobile, et toujours aussi grise elle aussi.Mais heureusement, le beige va bien à l'amiral haut perché.Puis, il y a le kiosque à fleurs.Une oasis dans la grisaille de la place |ac-ques-Cartier celui-là.11 a ouvert ses portes, comme à l'accoutumée, début avril.On y trouve entre autres des bouquets de fleurs coupées, des oiseaux du Le petit kiosque à fleurs de la place Jacques-Cartier attire badauds, employés de bureau et résidants du Vieux-Montréal.Pour Anne-Sophie da Silva, il ne manque que l'arrivée des beaux jours et le flot de promeneurs qu'ils attirent.photo jean goupil.La Presse paradis, oeillets, marguerites, roses, tulipes, hortensias et des rosiers miniatures en pots.En ce début de saison, le choix est limité.D'ici quelques semaines, disait hier Anne^Sophie da Silva, qui travaille là depuis trois ans, jardinières d'annuelles et fougères viendront compléter la collection.Ainsi, bien sûr, que les quelques variétés de fleurs exotiques qui ont fait la réputation du petit kiosque.Dont, les fleurs de bananier.Evidemment, tous les clients sont de bons clients.Les plus assidus?Les employés de l'hôtel de ville, du palais de justice et les.restaurateurs de la place (acques-Cartier \u2014 décoration des tables oblige! Il y a aussi les résidants du Vieux-Montréal, ceux qu'on connaît et qui vous connaissent comme si le quartier se faisait village.Et il y a cette dame, travailleuse sur un bateau, qui met pied à terre jusque-là à chacune de ses escales à Montréal.Les moments forts de la journée?A la pause du midi, à la sortie des bureaux et, plus tard en saison quand le petit kiosque fait le tour de l'horloge, à la sortie des restaurants et des bars.Et le travail?Agréable, très agréable même.C'est créatif et le contact avec les gens, direct.Mais surtout, c'est qu'ils viennent justement ici pour faire plaisir ou se faire plaisir, confie Anne-Sophie da Silva.Des étudiants créent une première colonie martienne RAYMOND CERVAIS ¦ Près de 2000 étudiants, dont plus d'une centaine de Montréal, s'intéres-sant à l'exploration spatiale, ont participé hier, à Saint-Hubert, à la troisième édition du programme canadien «Mars-ville».Comme son nom l'indique, Marsville reproduit une colonie martienne établie sur cette planète depuis peu et devant y créer un habitat vivable pour les Terriens.Représentant une cinquantaine d'écoles secondaires et primaires de quatre villes canadiennes, les étudiants ont travaillé à la réalisation de ce projet durant trois mois.La journée d'hier était l'aboutissement de leur travaux et la présentation des nouveaux habitats qu'ils ont créés.Le programme canadien Marsville consiste notamment à transmettre aux jeunes une image positive de la technologie de l'avenir dont ils seront les héritiers, en plus de leur faire prendre conscience du rôle qu'ils peuvent jouer dans révolution de la société de demain.Réunis à l'école secondaire MacDo-nald-Cartier à Saint-Hubert, les étudiants de 6e.7e et 8e années, provenant de huit écoles de la région de Montréal ont construit un village cosmique à l'aide d'habitats gonflables, sous la supervision de l'astronaute canadien Steve MacLean, celui-là même qui avait pris place à bord de la navette spatiale Co-tumbia.en octobre 1992.Dans chacune des villes participantes, soit Montréal, Toronto, Edmonton et Vancouver, les jeunes astronautes en herbe devaient réaliser les mêmes projets, soit la construction de colonies sur Mars.Le point culminant de la journée a été la liaison vidéo entre les quatre villes participantes et le centre de communication de Houston, où se trouve actuellement le major Chris Hadfield, un autre astronaute canadien qui doit partir en mission en octobre prochain, à bord d'une navette américaine qui doit le mener jusqu'à la station orbitale soviétique Mir.Les élèves ont ainsi pu discuter avec L'EXPRESS DU MATIN photo armand trottier La Presse L'astronaute Steve MacLean examine Ici quelques-unes des réalisations des étudiants ayant participé au projet.l'astronaute de leurs réalisations et des difficultés qu'ils ont affrontées.Le projet Marsville permet entre autres de susciter l'intérêt des jeunes pour les questions se rapportant à l'espace tout en encourageant un plus grand nombre d'entre eux à entreprendre des études en sciences, en mathématiques et en génie.Le projet Marsville s'inscrit dans le cadre d'un projet éducatif qui s'est éche- lonné sur 13 semaines et proposant diverses activités, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la classe.Lors de visites sur place et au moyen des réseaux Internet et SchoolNet, les mentors de l'Agence spatiale canadienne et d'autres organismes oeuvrant dans le domaine spatial ont donné aux élèves l'information ainsi que l'orientation nécessaires pour résoudre leurs problèmes.Le Programme Marsville a été élaboré par le Challenger Learning Center, à Washington Depuis 1993, année de la création du programme canadien Mars-ville, un nombre toujours croissant d'écoles participent au programme.Hier, à l'école secondaire MacDonald-Cartier, trois équipes d'étudiants composées de quatre à huit personnes ont monté quatre bulles à l'intérieur desquelles ils ont fabriqué autant d'habitats.ï photo fernand mercier collaboration spéciale Les enquêteurs examinent les lieux de l'accident.HEURTÉ À MORT EN FAISANT DE LA PLANCHE À ROULETTES ¦ Un adolescent de 15 ans circulant en planche à roulettes a trouvé la mort après avoir perdu le contrôle de son «véhicule».Il a été heurté de plein fouet par une voiture, vendredi soir, à Pointe-aux-Trembles.L'accident est survenu à 22 h 45, rue Sherbrooke, à l'intersection de la 36e Avenue.La victime roulait en compagnie d'un ami (chacun sur sa planche) en sens inverse de la circulation.Soudain, au passage d'une voiture, les deux jeunes ont fait une fausse manoeuvre: l'un a subitement bifurqué vers la gauche; l'autre vers la droite.L'automobiliste n'a pu éviter ce dernier, qui est mort sur le coup.DEUX MORTS, TROIS BLESSÉS ¦ Deux jeunes gens ont perdu la vie et trois autres ont été grièvement blessés lorsque l'automobile dans laquelle ils se trouvaient a percuté un camion-re-morque qui s'était mis en travers dé leur chemin, face au 3651 rue Principale, à Notre-Dame-de-Lourdes, dans la région de (oliette.L'accident est survenu vers 3 h 40, dans la nuit de vendredi à samedi.Le camion tentait de reculer dans une entrée lorsque sa remorque s'est retrouvée en travers de la route.Six jeunes dans la vingtaine prenaient place à bord de l'automobile.La conductrice, flgèe de 20 ans, de même qu'un passager de 24 ans, sont morts sur le coup.Selon la police, la conductrice n'était aucunement sous l'effet de l'alcool.«Elle était la conductrice désignée.Mais de toute façon, de la façon dont le camion était placé, à cette heure de la nuit, personne n'aurait aperçu la remorque.C'est vraiment un accident béte», a indiqué l'agent Michel Brunet, de la SQ.RADIOTHON ¦ Le radiothon annuel de C1BL, visant à amasser des fonds pour le fonctionnement de la station de radio, se déroule au cours du week-end à Montréal.Il a débuté à 16h, vendredi.En début de soirée hier, 23 500 $ avait été amassés sur un objectif de 50 000$.Selon un porte-parole de CIBL, la collecte va bien et tous les espoirs sont permis d'atteindre l'objectif fixé.D'autant plus qu'à 19h, hier soir, on avait recueilli 1000$ de plus que l'an passé au même moment.Le radiothon se poursuit jusqu'à 20h 30 aujourd'hui.On peut contribuer au radiothon en composant le 525-1515.LE 22e REGIMENT EN BOSNIE ¦ Un contingent de 251 militaires du 22l Régiment s'est envolé hier vers l'ex-Yougoslavie.Ces militaires, provenant principalement de la base de Valcartier, séjourneront en Bosnie-Herzégovine pendant prés de sept mois.Par leur présence, ils veilleront au maintien de la fédération bosniaque, appuieront l'aide humanitaire en facilitant la distribution des vivres, assureront certains soins de santé et restaureront les services essentiels.L'unité s'est aussi vu attribuer les tâches liées à la zone d'exclusion de 20 km autour de Sarajevo.CRIMINELS DE GUERRE ¦ Le gouvernement fédéral a entame des procédures contre le troisième des quatre présumés criminels de guerre qu'il veut faire déporter.L'annonce a suscité l'approbation des organisations juives.Mais le temps qu'il a fallu pour agir dans les premiers cas soulevé des inquiétudes quant aux poursuites que devrait entreprendre Ottawa, selon ses promesses, contre huit autres suspects.|ack Silvcrstone du Congrès juif canadien indique que son organisation n'a pas reçu de la part du gouvernement la même promesse pour les huit autres suspects que pour les quatre premiers.POLLUTION USA-CANADA ¦ Les efforts déployés pour alléger la législation en matière de protection de l'air aux États-Unis sont susceptibles de se traduire par un air plus pollué au Canada.Une décision récente des autorités gouvernementales américaines a l'effet d'assouplir les lois en matière de restrictions concernant le smog pourrait avoir un impact sérieux sur la qualité de l'air dans la région du sud de la province de l'Ontario.La ville de Détroit a été soustraite de la liste des villes qui connaissent des taux excessifs d'ozone de surface. A4f LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 30 AVRIL 1995 PHOTO BERNARD BRAUIT, U Presse Pour que vive le uoUe.une centaine de musulmans ont manifesté hier après-midi devant l'édifice de La Presse, boulevard Saint-Laurent, avant de se rendre au siège social de Radio-Canada, boulevard Renè-Lèvesque, pour protester contre le « comportement » des médias québécois à l'égard de la cause Islamiste.Ils dénonçaient surtout le caractère critique de certains reportages < notamment sur le port du voile ) qui ont pu donner une Image négative de l'Islam et des Musulmans.L'Expo aéromodélisme revient les 6 et 7 mai à Saint-Hubert ¦ Les mordus et les amateurs du modélisme auront de quoi se contenter au cours de la première fin de semaine de mai ( les 6 et 7 mai ).En effet, pour une deuxième année consécutive, l'Expo aéromodélisme revient à l'École nationale d'aérotechnique à Saint-Hubert, près de l'aéroport.L'an dernier, plus de 2500 personnes de tout âge étaient allées rencontrer les spécialistes de l'aviation, de la navigation ou de l'au-to-guidage.Cette année, les organisateurs espèrent même, si le temps est clément, cette fois, accueillir da- vantage de visiteurs.L'Expo aéromodélisme 1995, sous la présidence d'honneur du maire de Saint-Hubert, Pierre D.Girard, est organisée conjointement par l'École nationale d'aérotechnique, le Club d'aéromodélisme de l'école et le MACC, un organisme canadien dans l'aéromodélisme.Au cours de ces deux jours de l'exposition, les visiteurs pourront se familiariser avec la centaine d'exposants de modèles réduits en plus d'assister à des spectacles aériens continus ainsi que des concours de modélisme.Simplement parce qu'ils sont abonnés à La Presse, ces chanceux recevront un guide VOIR sur la France publié aux Éditions Libre Expression, une valeur de 39,95 $.Voici les chanceux d9aujourd'hui M.Lehoulller de Mont-Laurier M.Carbonneau de Druromoodvllle M.Dana de Côte Saint-Luc M.Carrier de Montréal M.Provoet de Plerrefonds Mme Custeau de Rock Forest M.Grenier de Montréal M.Deslardlns de Polnte-aux-Trembles Mme Tremblay de Polnte-aux-Trembles Mme Lalonde de Montréal M.Rochon de Saint-Vlncent-de-Paul Mme Géllnas de Chomedey Mme DAstous de Sainte-Rose M.Proulx de Saint-Jean Mme Coulombe de Brossard M.Lemletix de ChAteauguay M.de Grandpré de Beloell M.Girard de Saint-Bruno M.St-Arnaud de Sainte-Julie M.Beaudoln de Montréal no 200400L09 no 200822C01 no 210116D0-no210201C21 no210746P01 no210928C14 no217072G01 no 226005D01 no 226166T00 no 229005L20 no 237569R00 no 238802G01 no 239851D04 no 260802PO1 no 264690C01 no 280159L01 no 286239DOO no 286511G01 no 286850S02 no 203140B09 Pour participer, il suffit d'être abonné à La Presse 285-6911 Jusqu'au 7 oui, noua publieront quotidienne* ment les oomt de 20 gagnante abonnés à La Presse qui mériteront automatiquement oe magnifique guide.La valeur totale des prix offert* rat de 6 392 $.Les règlements du concoure sont disponibles à La Presse.On ».AUï Isabelle Drainville, comédienne photo pierre McCANN, L» Presse Isabelle Drainville, debout à gauche, prodigue ses conseils aux étudiants qui montent la pièce La Déprime au Collège de l'Assomption.¦ Isabelle Drainville entre au Collège de l'Assomption d'un pas énergique, s'excusant de ses quelques minutes de retard.Dans moins de trois quarts d'heure, elle ira « coacher » une bande d'étudiants qui préparent la pièce de théâtre La Déprime de Denis Bouchard.« Es-tu la plus jeune de la famille ?Etes-vous seulement deux enfants ?» lui ai-je demandé.« On est juste deux », répond Isabelle, l'air presque inquiet, comme si elle flairait quelque chose.« Tu ne vas pas dire, dans ton article, c'est la soeur de Martin Drainville pis tout ça, hein ?» Même si Isabelle est très fi ère de son frère Martin, elle ne veut surtout pas se servir du succès de celui-ci.« Si j'arrive à quelque chose, je ne veux pas que les gens disent que c'est à cause de mon frère.Non, je vais avoir fait MON chemin.C'est de l'orgueil peut-être, mais c'est de l'orgueil bien placé ! » explique-ra-t-elle un peu plus tard, l'air taquin.Son parcours Isabelle Drainville a 25 ans.Elle a fait ses études secondaires au Collège de l'Assomption.Elle a ensuite pris une année sabbatique pendant laquelle elle a voyagé deux mois en Europe.Elle regrette d'ailleurs parfois de ne pas y être demeurée plus longtemps.À son retour, elle a travaillé avec la comédienne Annick Bergeron pour préparer ses auditions et finalement entrer en théâtre au cégep Lionel-Groulx de Ste-Thérèse.Isabelle a joué dans Trois écoles des femmes au théâtre de l'Opsis, dans La Déprime à Trois-Pistoles et dans C.A.en Abitibi.On pourra la voir cet été à Ville-Marie dans L'Homme aux trésors, une création de Marie-Louise Nadeau.Pas toujours facile de devenir comédienne ! « À l'école, on travaillait fort.On n'avait pas le temps de travailler à l'extérieur.C'était dur, on risquait de se faire mettre à la porte pas mal souvent.Quand on est entré, on était 27 et quand on a fini, on était huit ! », raconte Isabelle.Isabelle ne cherche pas à devenir une vedette.« C'est sûr qu'à l'école, tu te dis que ça serait le fun d'être connue.Mais après ça, tu te rends compte que le théâtre, ce n'est pas juste ça.», men-tionne-t-elle.Lui arrive-t-il d'envier son frère Martin ?« Quand je vois certaines affaires, souvent ça m'émeut.Comme quand je suis allée voir Louis 19, Je trouvais ça émouvant» ou quand je le vois faire de l'impro.Il réussit, c'est le fun, il a du talent ! », de dire la jeune comédienne.L'impro Isabelle Drainville a aussi fait un peu d'improvisation à l'école.«Ça aussi, c'était dur.Tout le monde te ait : 'Ah I ton frère y est écœurant, y est écœurant !', t'as l'impression que le monde s'attend à quelque chose de toi de bien fort.Peut-être qu'ils ne s'attendent à rien aussi.», songe Isabelle.Elle ajoute avec sa rafraîchissante simplicité : « Je n'étais pas aussi bonne que mon frère, l'étais correcte, j'aimais ça ! Mais à un moment donné, c'est comme si je n'étais plus capable d'en faire.l'avais l'impression que les gens avaient de grosses attentes : 'Hé ! c'est la soeur de.' C'était paniquant ! » Le plus grand souhait d'Isabelle est d'être heureuse et de rendre les autres heureux.Elle aimerait aussi que les gens reviennent à des valeurs plus saines, elle a souvent l'impression que tout va trop vite.Pendant qu'Isabelle parle d'un cours de jeu masqué qu'elle va suivre au mois de mai, toc ! toc ! on frappe à la porte de la loge.C'est l'heure des maquillages ! D'un bond, Isabelle se redresse prête à grimer sa bande de petits déprimés.Mariève THOUIN Collège de l'Assomption ÉCOLES Pas facile de dénicher un stage après le Barreau ¦ Le système d'éducation étant ce qu'il est, les finissants de plusieurs facultés contingentées doivent suivre un stage pour avoir le droit d'exercer leur profession.En médecine, pas de problème, l'internat d'un étudiant est quasiment assuré, à moins de graves problèmes.Cependant, la situation n'est pas aussi rose pour les avocats en devenir qui passent par le Barreau.Un finissant du Barreau doit être à l'emploi d'un bureau d'avocats pendant six mois.À la fin de cette période, que nous pouvons qualifier de « probatoire », l'étudiant-stagiaire devient un avocat avec tous les droits se rattachant à l'exercice de cette profession.Mais les étudiants ont tout de même une grande difficulté à se dénicher un stage.Un coup d'oeil sur la situation permet de constater l'inefficacité du système actuel.Par exemple, pour une possibilité d'une centaine de stages offerts au barreau, il y a plus de 1050 candidatures.Des étudiants ayant complété trois années universitaires jumelées à un an d'étude au barreau du Québec n'ont pas toutes les chances de mettre à profit leurs vastes connaissances.On parle ici d'un taux de placement qui ne dépasserait guère les 40 p.cent.Au Barreau du Québec, on n'est pas en mesure d'avancer un chiffre précis.Plusieurs étudiants se résignent à contacter systématiquement tous les bureaux d'avocats inscrits dans les pages jaunes ! Et souvent, ce n'est pas suffisant.» De plus, si votre candidature est rete- nue par un bureau d'avocats, on vous réserve un joli traitement.D'une part, les salaires accordés aux étudiants stagiaires tiennent plus de l'esclavage que des conditions de travail justes et équitables pour tous.En prenant connaissance des salaires offerts par les différents bureaux, on constate que le système des stages prend sans l'ombre d'un doute avantage des étudiants.On offre des salaires hebdomadaires ne dépassant que très rarement les 200$.Vous vous imaginez, travailler près de 70 heures par semaine pour un maigre 175 $ après tant d'années d'études ! Les étudiants-stagiaires allègent les charges de travail des avocats déjà en poste à des prix moindres.Il y a donc lieu de se pencher sur cette pratique Sui se rapproche de la pure exploita-on.Évidemment, les lois du marché étant ce qu'elles sont, il y aura toujours quelqu'un pour accepter ce type d'arrangement.Dans un deuxième temps, les conditions de travail offertes aux étudiants sont impensables.Les semaines de 70 heures sont monnaie courante et les fins de semaine n'existent pas.De plus, certains bureaux exigent des pré-requis que même un avocat reçu n'arriverait pas à remplir : parler trois langues, être disponible et prêt à se déplacer dans un milieu carcéral 24 heures sur 24.On explique cet engorgement au niveau des stages par le trop grand nombre de finissants pour une profession préalablement sursaturée.Logiquement, on devrait s'interroger sur la qualité et le nombre des candidats acceptés dans les multiples facultés de droit du Québec.Il est à noter que le nombre de candidats admis est en constante hausse au cours des dernières années.Les universités veulent-elles permettre à un plus grand nombre de personnes d'avoir la chance de poursuivre une carrière aussi valorisante 7 Fort possible, mais il ne faut pas oublier que les facultés sont subventionnées par « tête de pipe », si vous me pardonnez l'expression.C'est donc à la racine que les problèmes commencent : trop d'étudiants admis, trop d'étudiants promus au Barreau et trop de candidats aux stages.Un véritable cercle vicieux.Un vieux problème ?Pour M \u2022 Francis Gervais, vice-président du centre professionnel de formation du barreau du Québec à Montréal, la situation n'est pas aussi instable qu'on pourrait le laisser croire.Sans admettre qu'il y a grave pénurie de stages pour les finissants du Barreau, il considère que ce problème perdure depuis longtemps et que tous les avocats ont dû passer par cette période houleuse : «Lorsque j'ai fait mon stage en 1972-73, il n'y avait pas plus de stages offerts qu'il y en a maintenant ».Toutefois, il affirme que le marche n'est pas aussi avantageux qu'il pouvait 1 être auparavant.Sans ouvertement critiquer la méthode personnelle de recherche de stages par les étudiants, il avance que, dans certains cas, il y a un manque de prévoyance : « Dans mon cas, j avais préparé mon stage une année et demie avant de finir mes cours alors que maintenant, les étudiants commencent à chercher une semaine et demie avant la fin de leur Barreau ! » Les avocats en devenir devront donc faire preuve de créativité et de débrouillardise dans la quête d'un stage.Quant à l'épineuse question de l'exploitation des étudiants par les bureaux d'avocats, M \u2022 Gervais soutient avec vigueur que dans la majorité des cas, les bureaux font preuve de solidarité professionnelle envers les étudiants.« Dans la plupart des cas, ce sont des petits bureaux qui accordent des stages aux finissants pour faire leur part pour la profession.» Mais M \u2022 Gervais n'est pas dupe.Sans en avoir été témoin, il admet qu'une infime partie des boites d'avocats engagent des stagiaires pour les exploiter et ainsi réaliser d'importantes économies.Il faut noter que ce sont avant tout les étudiants qui ont voulu un tel système.En effet, le Barreau du Québec fait des recommandations au ministère à la suite des propositions soumises par les différents intervenants gravitant autour du droit.Plusieurs étudiants affirment que le stage probatoire de six mois leur donne la chance de faire une adaptation en douceur entre la rhétorique et le monde pratico-pratique.Au Barreau, on discute même de la possibilité d'allonger la période de stage à une année complète.Christopher GAUTHIER Collège André-Grasset A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 30 AVRIL 1995 Écologie et environnement.L'A\"\tRCHE DE NOÉ |\t UN SINGE EN TOURNÉE GASTRONOMIQUE ¦ Un petit singe qui s'était échappé il y a quatre jours d'un zoo, se restaure à bon compte dans les palaces de la Côte d'Azur, dans le sud-est de la France.Ce pensionnaire, un lémurien maki catta, originaire de Madagascar et perturbé par de nouveaux aménagements à l'intérieur du parc zoologique de la presqu'île de Saint-Jean-Cap-Ferrat, s'est évadé dimanche matin avec deux compagnons.L'un d'entre eux a été repris dans l'arrière-cuisine d'une propriété proche et l'autre chez des voisins.À l'intérieur du zoo, ils se promenaient librement, se nourissaient au bar et à la confiserie avec les enfants, a expliqué le directeur du zoo.Le dernier fuyard, à la recherche de victuailles, a été aperçu à proximité de plusieurs hôtels de luxe de la Côte.Mais une fois repu, le petit animal, craintif, disparaît.Repéré mercredi soir, le lémurien, habitué à se déplacer la nuit, poursuivait sa tournée gastronomique.Agence France-Presse LES KANGOUROUS MENACÉS ¦ Un mystérieux virus provoquant la cécité chez les kangourous a tué 40 000 d'entre eux ces derniers mois dans le sud de l'Australie et menace à la fois les exportations de viande de kangourou et certaines espèces minoritaires.Lindsay Best, responsable de la protection des animaux sauvages au ministère de l'Environnement et de la Nature, a précisé que le virus affectait principalement les quelque 400 000 kangourous gris occidentaux d'Australie du Sud.Mais des tests en laboratoire ont montré des traces du virus chez deux kangourous rouges et chez un kangourou de race « euro ».Le virus, l'an dernier, avait tué dans la province de Nouvelle Galles du Sud cinq pour cent des kangouroux gris occidentaux et presque un pour cent des kangourous rouges.Associated Press photo pc Toute une histoire que celle du chien Teddy Bear, de Winnipeg.qui a réussi à revenir seul de Portage La Prairie, à une soixantaine de kilomètres de la capitale du Manitoba, jusqu'au domicile de sa maîtresse, Ken-dra Russell.Un détail: Teddy Bear est aveugle.PER .VERS ?¦ Société britannique de protection des animaux n'apprécie pas du tout qu'un patron de « pub » de Swansea ( pays de Galles ) ait eu la cruauté d'organiser un concours de dégustation de vers et d'asticots vivants.« |e sais bien que ce ne sont que des vers, mais ce sont des créatures vivantes.Il y a sûrement d'autres moyens d'attirer le client que de le faire aux dépens d'une créature vivante », a déclaré un porte-parole.Peu enclin à se laisser asticoter, le patron du pub a décidé d'offrir le mois prochain une nouvelle tournée générale de petits vers.Reuter TRILLE FATALE ¦ Un service téléphonique proposant d'entendre le chant du rossignol est submergé de 60 000 appels par jour depuis qu'il est entré en service le week-end dernier.Même la nuit, il est très difficile d'entendre le rossignol, les lignes étant le plus souvent occupées.Nous allons rapidement mettre en place des lignes supplémentaires, a affirmé le £résident de la NABU Jochen Flasbarth.e service a été mis en place dès que les premiers rossignols de retour de leurs quartiers d'hiver en Afrique ont été aperçus dans le sud de l'Allemagne.Agence France-Presse VIEILLE VACHE ¦ Yrsa, 27 ans, la plus vieille vache laitière danoise, n'a pas supporté d'être mise à la retraite le 6 avril dernier.Elle est morte la semaine dernière dans le musée de plein air Den Fynske Landsby à Odense ( \\ ionie ), a annoncé le musée.Yrsa, devenue un légende au Danemark, avait fait parler d'elle il y a 18 jours lorsqu'elle avait été transportée, après le décès de son propriétaire, de sa ferme dans la petite île de Birkholm ( sud de la Fionie ) au musée de plein air d'Odense pour une retraite bien méritée.Mais Yrsa.qui continuait à donner du lait à l'âge de 27 ans, un record dans les annales, ne s'est pas habituée a n'être qu'un objet de musée Elle s'est éteinte en broutant de l'herbe dans* un champ.Agence France-Presse (.es petits mammifères sont menacés DANIEL GACNON collaboration spéciale elon le ministère de l'Environnement et de la Faune du Québec, 26 de nos 90 espèces de mammifères sont dans une situation préoccupante.Parmi ces 26 espèces, on retrouve plusieurs grands mammifères bien connus, tels le béluga et le cou-guar, qui sont menacés surtout à cause de la chasse abusive qui leur a été faite dans le passé.Mais près de la moitié des mammifères jugés menacés au Québec ne sont ni gros, ni bien connus.En effet, il y a 12 espèces de petits mammifères qui sont rarement vues par qui que ce soit, même par les spécialistes.On connaît mal leur répartition, la taille de leurs populations et les facteurs qui les affectent.Ce groupe de petits mammifères menacés compte un écureuil volant \u2014 le petit polatouche \u2014, quatre chauves-souris, trois musaraignes, trois campagnols et la belette pygmée.l'ai déjà observé un grand polatouche, une espèce relativement commune, que j'avais capturé avec des collègues étudiants il y a presque 20 ans.C'est le seul que j'aie jamais vu.C'est un bel animal au pelage doux, brun grisâtre sur le dos et blanc sur le ventre.Cependant, ce qui frappe le plus chez cet animal ce sont ses grands yeux noirs globuleux, typiques d'un animal nocturne.Aussi, la peau des flancs est lâche et peut s'étirer en membrane de vol entre les poignets et les chevilles.Les polatouches s'élancent du haut des arbres et étirent les pattes pour tendre leur membrane de « vol ».En fait, ils ne volent pas mais sont plutôt d'excellents planeurs, se servant de leur queue comme d'un gouvernail.Le plus long vol plané enregistré est de 46 mètres.Les moeurs nocturnes des polatouches font que peu de gens peuvent se vanter d'en avoir vu.Durant l'hiver, ils viennent parfois la nuit manger des graines dans les mangeoires à oiseaux.Le petit polatoucHe est beaucoup plus rare que le grand polatouche.11 n'y a à peu près que la taille qui les différencie.On trouve le petit polatouche Seulement dans le sud-ouest du Québec, soit dans les comtes de Pon-tiac, Gatineau, Argenteuil et Vaudreuil, jusqu'à l'île Per-rot.On considère, entre autres facteurs, que l'abattage des vieux arbres creux nuit à la reproduction du petit polatouche.Celui-ci s'en sert pour faire son nid ou pour s'abriter en groupe durant l'hiver.Les gros arbres creux \u2014 ou pourris à l'intérieur \u2014 ne se retrouvent que dans les vieilles forêts, devenues très rares au Québec.photo daniel cacnon.collaboration spéciale Les gros arbres creux, comme ce tilleul, donnent des gîtes à plusieurs petits mammifères.gueur et pèse 2 grammes.La musaraigne pygmée, considérée menacée au Québec, est aussi l'un des plus petits mammifères de la planète.Elle est la plus petite espèce des Amériques, mesurant 8 centimètres de longueur et pesant de 3 à 6 grammes.Bien qu'elle soit largement distribué sur le territoire, elle demeure très rare et restreinte aux habitats humides tels les tourbières et les marais herbeux à proximité de l'eau.La musaraigne de Gaspé ne se retrouve qu'au Canada.Au Québec on ne la retrouve que sur les pentes nord du mont Albert et ses environs en Gaspésie.Elle occupe les talus rocheux, couverts de mousse, et les bords des petits cours d'eau parsemés de rochers.La musaraigne fuligineuse est aussi très rare, bien que sa répartition soit assez vaste au Québec Les petits mammifères jugés prioritaires pour recevoir des statuts légaux d'espèces menacées ou vulnérables au Québec sont très peu connus et très peu étudiés.Leurs habitats sont souvent très particuliers ou restreints.Ils dépendent aussi parfois de gîtes particuliers, comme les arbres creux, pour se reproduire.Us n'attirent pas l'attention car ils sont petits et discrets, ayant le plus souvent un mode de vie souterrain ou nocturne.Certains jouent un rôle écologique important par leur grande consommation d'insectes nuisibles.Tous sont les proies de plusieurs espèces de prédateurs, contribuant ainsi au maintien des chaînes alimentaires.Ces humbles mammifères font partie de la biodiversité du Québec et méritent d'être protégés.Daniel Gagnon est directeur de la Recherche au Biodôme de Montréal et professeur à l'UQAM.Les arbres à troncs creux servent aussi de refuge et de sites de reproduction à plusieurs espèces de chauves-souris, dont la chauve-souris cendrée, la chauve-souris rousse, la pipistrelle de l'Esl et la chauve-souris argentée.Ces quatre espèces sont si rarement observées qu'on les considère menacées.La diminution du nombre d'arrSres creux, ainsi que de vieux greniers, met en péril ces espèces rares et nuit aussi à des espèces plus communes comme la petite chauve-souris brune.Pour aider à remédier à cette situation, le Biodôme de Montréal, en collaboration avec le Metropolitan Toronto Zoo, offre au public des ni-choirs à chauves-souris en bois, au prix des matériaux.Ceux-ci peuvent être placés soit sur un poteau, soit sur le mur d'un édifice.Us doivent être orientés vers le sud pour assurer un réchauffement optimal.Un projet de recherche qui va démarrer cet été utilisera ces îi ici loirs.Grâce à l'aide de monteurs de lignes d'Hydro-Quebec, des nichoirs seront installes sur les grtffids pylônes d'acier de certaines lignes de transmission électrique.On pourra alors juger de l'effet des habitats adjacents sur la fréquentation des nichoirs par différentes espèces.Ce projet de recherche \u2014 subventionné par la Fondation de la faune du Québec et mené par Don Thomas de l'Université de Sherbrooke et Michel Delorme du Biodôme \u2014 apportera des connaissances nouvelles sur nos espèces de chauves-souris menacées.Un autre groupe de petits mammifères, les musaraignes, comptent trois espèces dont la situation est préoccupante au Québec.Ce sont de petits animaux très utiles car ils dévorent à l'année longue de grandes quantités d'insectes ou de larves d'insectes dans % la litière et l'humus.Leur métabolisme est très rapide et ils doivent manger chaque jour environ trois fois leur propre poids en nourriture.On a d'ailleurs introduit la musaraigne cendrée \u2014 une espèce commune \u2014 à Terre-Neuve en 1958 pour combattre la tenthrède du mélèze, un insecte nuisible dont la larve hiverne dans le sol.Il n'y a pas de musaraignes indigènes à l'île de Terre-Neuve.Cette tentative de lutte biologique s'est avérée un succès, les musaraignes s'étant multipliées et répandues dans l'île, dévorant en cours de route les larves de tenthrède.Les musaraignes sont les plus petits mammifères au monde.La plus petite espèce mesure 5 centimètres de lon- * * * Nommez le plus petit mammifère du Québec ¦ Répondez à la question ci-haut et gagnez une paire de billets pour visiter le Biodôme et le Planétarium.Deux bonnes réponses seront choisies au hasard chaque vendredi.Adressez vos réponses à : Chronique écologie et environnement.Biodôme de Montréal, 4777, ave Pierre-de-Coubertin, Montréal, Québec, HIV 1B3 * * * La réponse à la question de la semaine dernière est : « La dioxine ».Les petits compagnons Kazan : une histoire de chien-loup à Super Écran Dr FRANÇOIS 1UBRINA collaboratif m spéciale IFest le 6 mai à 19 h 20 que Super Écran diffuse-, ra le film Kazan.Histoire peu banale, héroïque et mouvementée d'un chien-loup ( mélange, plus précisément, de trois quarts de sang husky Eour un quart de sang loup ).equel hésitera, son existence durant, entre la rude civilisation des trappeurs du Grand-Nord et la vie sauvage au grand large.Tourné dans des sites magnifiques à Fermont, à Raw-don et à Mont-Saint-Hilaire, cette co-production franco-canadienne a pour acteur principal un superbe chien berger répondant au nom de Blacky dans le civil et habilement dressé par son maître Raymond Ducasse.Si bien dressé que cet acteur québécois à quatre pattes n'a rien à envier à ses glorieux prédécesseurs dans le septième art : les Lassie, Benji et autre Rin-tintin.Chien martyr Kazan, un des six épisodes de la série Les aventures du Grand-Nord, est tiré du roman à succès de lames Oliver Curwood.Mais on y retrouve aussi quelques-uns des canevas et trames dramatiques da-tant du Moyen-Âge.Par exemple celle du Miracle des loups, lorsque Kazan sauve d'une mort certaine sa maltresse /o ( interprétée par I émouvante Sophie Duez ) et son enfant attaqués par une bande de loup.C'est aussi une reprise actualisée du ///-cernent de Dieu, une procédure judiciaire qui permettait à Sur les traces de Lassie ou de Rintintin, Kazan.le héros ca nln des Aventures du Grand Nord, est.dans le roman de Ja mes Oliver Curwood.un pur mélange de chien et de loup.^ y jadis à un chien d'affronter en combat singulier l'assassin présumé de son maître.Le vaincu, demandant grâce, étant bien sûr déclaré coupable.Ce fut le cas du célèbre chien de Monlargis qui dénoncera, de ses aboiements intempestifs, un certain Ma-quaire, l'assassin même de son maître, Aubry de Mont-didier.Ce hardi cabot affrontera victorieusement le meurtrier dans une arène de justice lors d'un combat sanglant.Dans ce long métrage du réalisateur Arnaud Sellignac, et dans lequel on retrouve aussi l'acteur québécois Patrice Bissonnette, le chien Kazan ( alias Blacky ) sera tour à tour : \u2022 chien policier, accompagnant son premier maître agent de la GRC parti sur les traces du vilain Taggart et de son complice.Taggart sera désormais l'ennemi mortel de ce courageux pitou tout au long de cette trépidante saga nordique ; \u2022 habile chien de chasse, tant pour le gibier à poil qu'à plume ; \u2022 robuste chien de traîneau capable de remplacer à lui seul un attelage de sept chiens ; \u2022 chien-guide pour louve aveugle lorsque sa compagne sera atteinte de cécité ; \u2022 chien détective, dénonçant par ses aboiements les assassins de son maître ; \u2022 chien justicier en réglant son compte à l'un d'eux ; \u2022 chien père d'une nombreuse famille de petits louveteaux ; \u2022 chien martyr subissant les sévices du cynique Taggart ; -a- \u2022 et même chien de combat, mais qui pactise avec le colossal bull-mastiff, qu'il devrait affronter en combat singulier à Notre-Dame-des-Monts.Et j'en passe, et des meilleures.Bête de scène Pour tenir un tel rôle, cela prend bien sûr un chien d'une rare intelligence et dans une remarquable condition physique : bref une vrai bête de scène.Pour Raymond Ducasse, son dresseur, Blacky qui interprète le rôle de Kazan est le fruit d'une sélection sans compromis.Le chien comédien doit en effet faire preuve d'un grand calme, de confiance en soi, tout en étant très attentif.Ce n'est pas un travail facile : comme tous les acteurs, un tel animal doit être capable d'exprimer toute la palette des sentiments canins ( de la haine, à la tendresse sur simple commande ).Être capable aussi de se placer au bon endroit, d'aboyer au bon moment, de se déplacer de la bonne manière ( question rythme et allure ), enfin de se placer et de rester sans maugréer au bon endroit.Dans le cas de Blacky, l'acteur principal du fiim, il s'agit d'un berger allemand de couleur noire âgé de deux ans et demi.Selon Raymond Ducasse : « Blacky est conditionné pour japper sur ordre.Je peux lui demander d'exécuter des mouvements lents ou rapides.Il peut aussi mordre et agresser, sans jamais faire de mal à personne ».Avis donc au pitous comédiens en herbe ! _%-1 "]
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