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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1995-05-04, Collections de BAnQ.

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[" 1 Presse Montréal, jeudi 4 mai 1995 \u2022 olitique Éditorial Opinions Campeau déposera un budget «dur» mardi L'EXPRESS POLITIQUE « DÉTOURNEMENT DE SONDAGE » ¦ Pour la ministre de l'Emploi, Louise Harel, la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante verse carrément dans la propagande dans la campagne qu'elle mène actuellement contre le projet de taxe de 1 p.cent pour la formation professionnelle.Encore récemment, le président de la Fédération, Pierre Clé-roux, indiquait qu'un sondage réalisé à l'été 1994 indiquait que 86 p.cent des entreprises étaient opposées au projet d'une contribution de 1 p.cent de la masse salariale exigée des entreprises aux fins de formation professionnelle.« C'est un détournement de sondage, c'est intellectuellement malhonnête», a lancé Mme Harel.Le sondage de l'été dernier portait en fait sur l'ensemble de la réforme de l'assurance-chômage proposée par Ottawa.La seule référence à la formation dans le questionnaire demandait aux entreprises de se prononcer sur « la création de charges sociales pour financer la formation à la fois des employés et des chômeurs ».Pour la ministre, cette question ne devrait pas servir d'argument contre le projet de loi qui sera déposé aujourd'hui.Mme Harel s'insurge en outre contre l'évaluation des adversaires de la taxe de 1 p.cent qui soutiennent que cette mesure coûtera 25 000 emplois.On s'est contenté de se servir d'une étude qui estime à 100 000 emplois, «c au Canada », l'impact d'une hausse de 1 p.cent du fardeau fiscal des entreprises.Denis Lessard LES COMMUNES PLANENT.¦ Les débats ont rarement plané aussi haut qu'hier aux Communes, quand le Bloc québécois et le gouvernement se sont échangé des questions sur leurs habitudes respectives en matière de marijuana.Soutenant que les aumôniers des pénitenciers canadiens font une distribution hebdomadaire de marijuana aux détenus qui sont adeptes de la secte Ras Tafari, le député de Manicouagan, Bernard Saint-Laurent, a demandé au gouvernement qui était son fournisseur de marijuana.Ce à quoi, pince-sans-rire, le solliciteur-général Herb Gray a répliqué que la plus grosse question qui se posait consistait à savoir ce que le député avait fumé ayant de se rendre en Chambre.À la sortie des Communes, le député blo-quiste a convenu qu'il n'avait aucune preuve de ce qu'il avance, puisque ses informations proviendraient de confidences d'aumôniers qui réclament l'anonymat.« Le service correctionnel est tenu de fournir une bible à un détenu.S'il réclame un joint pour des raisons religieuses, on est également tenu de le donner», a cependant expliqué M.Saint-Laurent.LE ROLE DE M.BEAUCHEMIN ¦ L'opposition libérale à l'Assemblée nationale craint le rôle que pourrait jouer dans une enquête qui le concerne personnellement, un conseiller du premier ministre Jacques Parizeau, Jean-Claude Beauchemin.Avant d'être embauché par le premier ministre, M.Beauchemin oeuvrait à la Maison Rouyn-Noranda, un établissement du réseau des affaires sociales dont l'administration fait actuellement l'objet d'une enquête.Le député libéral de Frontenac, Roger Lefebvre, a fait état hier d'une lettre datée de mars 1995, par laquelle le président de la Maison Rouyn-Noranda, Roger Dumont, demande au premier ministre Jacques Parizeau de libérer M.Beauchemin de ses fonctions « pour prendre le dossier de l'enquête en main ».M.Lefebvre s'est étonné de cette mutation de M.Beauchemin « qui attaque la crédibilité de l'enquête », a-t-il dit.Le ministre de la Santé, Jean Rochon, a répliqué que ce n'est pas M.Beauchemin qui enquête à son propre sujet, mais des fonctionnaires.d'après PC CANADIENS HONORÉS ¦ Le gouverneur général du Canada, Roméo Leblanc, a honoré, hier, une cinquantaine de Canadiens méritants.Entre autres, le dramaturge Robert Lepage est devenu Officier de l'Ordre du Canada, tout comme l'ancien juge en chef de la Cour supérieure, Alan Gold ; le président du conseil et chef de la direction de la Banque de Montréal, Matthew Barrett ; la femme d'affaires Jeannine Guillevin Wood ; l'entrepreneur montréalais Harold Greenberg et l'administrateur Pierre Bois, de Pierrefonds.Joe Clark et John Turner, qui ont été premiers ministres pendant quelques mois, deviennent Compagnons de 1 Ordre du Canada, tout comme le professeur Mi-chael Smith, de Colombie-Britannique, qui a reçu le Prix Nobel de chimie en 1993.Raymond Lemieux, professeur et scientifique d'Edmonton, accède aussi au rang de Compagnon, la plus haute distinction de l'Ordre.L'historien Jean Hamelin, de Sainte-Foy, a été nommé Membre de l'Ordre du Canada, tout comme l'homme d'affaires Hervé Belzi-le, de l'ingénieur Micheline Bouchard, de l'administrateur Richard Cruess, du musicien Iwan Edwards et de la bénévole Yvette Loi sel le.d'après PC Autres infoi nations.B4, B5, B6 Québec ferait passer le déficit de 5,7 à 4,5 milliards DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC Le premier budget de Jean Campeau sera déposé mardi prochain à l'Assemblée nationale, « un budget dur pour tout le monde », a prévenu hier le ministre des Finances.Le Québec sera la dernière province à déposer son budget.Le premier ministre Parizeau a paru vouloir maintenir son engagement de campagne électorale : pas de hausses d'impôts pour les particuliers.« Le contribuable n'est pas corvéable à merci.Il est déjà assez taxé », a-t-il laissé tomber, répondant à une question sur l'aide gouvernementale exigée par les Nordiques de Québec.Avec un budget le 9 mai, le gouvernement Parizeau maintient la tradition : historiquement, le budget est toujours présenté dans la première moitié de mai.Les équilibres budgétaires sont réglés depuis plusieurs jours.Restait au gouvernement à moduler le discours «c politique » du document, une pièce importante dans la stratégie du gouvernement péquiste face à Ottawa.Sans qu'on sache s'ils auront été totalement retenus, plusieurs scénarios circulaient d'ailleurs, aux Finances, sur une guerre politique avec Ottawa pour dénoncer les réductions de transferts fédéraux prévues pour l'exercice 1996-1997, dans l'assistance sociale surtout.Des sources fiables indiquent que le gouvernement Parizeau réalisera une réduction importante du déficit, qui passerait de 5,7 milliards aux environs de 4,5 milliards en 1995-1996.Ce déficit imposant passerait tout de même comme une bonne nouvelle, car beaucoup d'analystes prévoient un déficit autour des 5 milliards.Hormis le gouvernement ontarien qui vient de déclencher des élections générales avec un déficit anticipé de 7,9 milliards ( 2 milliards de moins que l'année précédente ), la très grande majorité des provinces ont présenté des budgets quasi équilibrés cette année.Avec de sérieuses réductions de dépenses, l'Alberta a limité son déficit à 500 millions ; la Nouvelle-Ecosse a limité le sien à 183 millions.Toutes les autres provinces présentent de légers surplus budgétaires.Québec veut avant tout rassurer les agences internationales de notation de crédit.L'une d'elles, Moody's, vient d'abaisser d'un cran la cote de crédit du gouvernement canadien, ce qui, normalement, devrait entraîner à la baisse la cote du Québec.À Montréal, Ht I Chantai Hébert Le premier ministre Chrétien saluant ses partisans hier soir à Montréal.PHOTO PC Jean Chrétien accuse le camp souverainiste de mépriser la démocratie MARIO FONTAINE Le premier ministre Chrétien a accusé hier ses adversaires souverainistes de mépriser la démocratie en voulant faire croire aux Québécois qu'ils peuvent se séparer tout en demeurant Canadiens.Ce qui ne l'a pas empêché d'effectuer une première tentative de rapprochement avec Jacques Parizeau en vue de l'après-référendum.« Une fois que les Québécois auront choisi de rester au Canada, nous continuerons de tendre la main au premier ministre du Québec et à son gouvernement et de leur demander de travailler avec nous, comme membres d'Équipe Canada, pour atteindre les buts communs aux Québécois et à tous les autres Canadiens », a déclaré M.Chrétien à l'occasion d'un dîner bénéfice dans la métropole.Convaincu que les Québécois vont rejeter la souveraineté, le premier ministre canadien estime qu'il est déjà temps de « tourner la page et de transcender nos différends politiques pour mettre enfin toutes nos énergies au service d'une cause commune : bâtir notre belle province, le Québec, et notre pays, le Canada ».Pour l'heure, le chef libéral sait toutefois que le camp du NON doit triompher de ce qu'il qualifie de tentative cynique et délibérée de tromper les Québécois en leur faisant croire qu'ils pourront maintenir de liens politiques et économiques après l'indépendance.Cette décision appartient au reste du Canada, fait valoir M.Chrétien.La seule façon de garantir aux Québécois des passeports canadiens, une association économique, une union politique et la participation aux accords commerciaux conclus par le Canada, c'est aue le Québec décide de continuer d'y rester, de dire M.Chrétien à quelque 1 800 militants, qui avaient payé 400 $ chacun pour l'entendre.Le député de Shawinigan s'est gaussé des tenants de la séparation qui « peuvent virer et revirer comme ils veulent.Mais nous savons que ce n'est pas un virage qu'ils font, c'est un mirage qu'ils tentent de nous vendre.Il n'y a pas de virage.Rien n'a changé.L'objectif réel est la séparation.Tout le reste est simplement de la poudre aux yeux ».Un plan clair Le plan du camp du « changement d'astuce » est clair, croit le premier ministre fédéral : ils vont faire des propositions irréalistes sur divers types d'associations, et lorsqu'on leur reprochera d'être inapplicables, ils diront que le reste du Canada rejette le Québec.Le volet sur l'unité canadienne a occupé près de la moitié de l'allocution du leader libéral.Contrairement à son discours du week-end dernier à Trois-Rivières, M.Chrétien s'est abstenu de parler de la pauvreté des Québécois pour miner la crédibilité de ses adversaires souverainistes.De la même façon, il a à peine évoqué la prochaine réunion du G7 (les sept pays les plus industrialisés ) qui se tiendra à Halifax.Et totalement évité de répéter que la Vieille capitale a été écartée parce que le drapeau du Canada ne flotte plus à l'hôtel de ville depuis l'échec de l'accord du lac Meech, qu'il a lui-même contribué à torpiller.Une décision qui prive Québec de plusieurs millions en retombées économiques.Énergique, le disciple de Pierre 1.1-liott-Trudeau \u2014 qui était dans la salle \u2014 a plutôt dit souhaiter que toutes les énergies, toute l'intelligence consacrée» au dossier constitutionnel, aiiiem à la création d'emplois et à la bonne marche du Canada.Le premier ministre, qui s'envole au-jourd nui pour la Hollande, a conclu son discours pour son habituelle tirade sur « le Canada qui est encore le meilleur pays du monde », « le pays qui fait l'envie du monde», «un*modèle au monde entier ».les marchés financiers anticipent d'ailleurs la décote \u2014 « la surprise serait que la cote soit maintenue », dit-on carrément.Le gouvernement mise aussi sur d'importantes recettes provenant de privatisations.On ne précisera pas toutefois les cibles ni les échéances, mais il est acquis que les intérêts publics dans l'Aluminerie Péchiney à Bécan-cour \u2014 Albecour \u2014 et que les titres de Domtar détenus par la SGF \u2014 22 p.cent de la papetière \u2014 seront mis en vente.L'action de Domtar, à 11,25$, est tout près d'atteindre le prix cible recherché (autour de 12$), indique-ton.Hier, le chef de l'opposition, Daniel Johnson, réclamait aussi « un budget dur » mais qui ne devrait pas permettre d'augmentations de taxes ni d'impôts tant pour les particuliers que pour les corporations.Pour lui, Québec doit opter pour de nouvelles compressions de dépenses.L'ancien président du Conseil du Trésor s'est toutefois esquivé quand on lui a demandé ce qui devrait être élagué dans les dépenses publiques ; s'il privilégie, par exemple des coupes sombres dans la fonction publique ( 50 p.cent des dépenses publiques passent en salaires ), une médecine que vient de s'administrer le gouvernement fédé- ral.Pour André Bourbeau, critique libéral aux Finances, le ministre Campeau ne pourra présenter un budget crédible s'il ne revient pas sur la parole de la présidente du Conseil du Trésor, Pauline Marois, en procédant à une nouvelle ronde de compressions de dépenses.Mme Marois avait promis de ne pas modifier les « enveloppes fermées » des ministères qui, déjà, supposaient un gel des dépenses de programmes par rapport à 1994-1995.En moyenne, les autres provinces ont réduit leurs dépenses de 0,5 p.cent, relève M.Bourbeau.Et n'eût été de la Colombie-Britannique qui a augmenté les siennes de trois p.cent ( la province n'a pas réellement subi la dernière récession ), la réduction moyenne des provinces aurait été encore plus importante.Pendant ce temps, Québec laisse ses dépenses budgétaires augmenter de un p.cent.On gèle les dépenses de programme, mais le service de la dette s'alourdit.Pour M.Bourbeau, s'il veut équibli-brer le compte courant en deux ans sans sabrer ses dépenses, le gouvernement devra dénicher 4 milliards de recettes supplémentaires, ce qui suppose un accroissement sensible du fardeau fiscal des particuliers.La situation du français langue de travail piétine à Montréal DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC ans l'ensemble, la situation du français a beaucoup progressé, depuis 30 ans.Mais depuis cinq ans, à Montréal, la situation du français comme langue de travail piétine.Rendus publics hier, les indicateurs de la langue de travail au Québec, préparés pour le Conseil de la langue française, brossent un tableau avantageux de l'avancement du français depuis les années 1960.Les francophones ont clairement investi les postes de décision : en 1991, ils occupaient 67 p.cent des emplois supérieurs ( administrateurs, professionnels et techniciens ), soit l'équivalent de leur poids démographique dans la population active à Montréal.Toutefois, les anglophones continuent d'être surreprésentés à ces fonctions, avec 19 p.cent des postes pour 14 p.cent de la population.En conférence de presse hier, le président du conseil, le sociologue Pierre-Etienne Lapone, a eu fort à faire pour expliquer sa percutante mise en garde de février dernier.À l'époque, il avait soutenu publiquement que la loi 101 avait conféré une telle force au français que les Anglo-Québécois pouvaient à juste titre sentir de la discrimination.Le vice-premier ministre Bernard Landry avait mis M.Laporte en demeure d'étayer scientifiquement ses déclarations ou de les retirer.Hier, M.Laporte a reconnu que rien dans l'enquête de 150 pages qu'il rendait publique ne permettait d'étayer sa thèse.Toutefois, a-t-il insisté, la perception de la communauté anglophone d'être victime de discrimination ne doit pas être pour autant enfouie sous le boisseau.Les sociologues parlent du « théorème de la créativité » ( ce qui n'est à l'origine qu'une perception qui tend à se matérialiser ), a lancé M.Laporte.« La ' discrimination à rebours ' qui frappe les anglophones, est-ce que c'est vrai ou pas?J'ai simplement voulu sonner la cloche ! » a lancé M.Laporte.Les chiffres préparés par le conseil tendent au contraire à démontrer que la connaissance de l'anglais reste un net avantage, surtout à Montréal.Les travailleurs « bilingues » peuvent espé- PHOTOPC Pierre-Étienne Laporte rer des revenus supérieurs de sept p.cent à ceux de leurs collègues unilingues.M.Laporte a toutefois reconnu que l'on assistait à « un plafonnement » de l'avancement du français à certains chapitres.Depuis 1979, la proportion des francophones montréalais travaillant en français (90 p.cent du temps de travail ) a plafonné.La même stagnation est constatée pour les travailleurs « informationnels », les fonctions plus spécialisées, depuis 1989.Cinquante-sept p.cent de ces travailleurs passent plus de 90 p.cent de leurs heures de travail en français.La proportion est aussi stable à 76 p.cent pour les travailleurs montréalais moins spécialisés.En 1971, 52 p.cent des francophones de Montréal travaillaient généralement en français.Pour M.Laporte, il n'y a pas d'explication simple à cette situation \u2014 le poids des francophones augmente, le bilinguisme des anglophones aussi mais pas le français au travail.D'après lui, on peut penser que comme ils atteignent des paliers d'emplois supérieurs, les francophones sont davanta-ges amenés à échanger avec l'étranger, avec des sièges sociaux anglophones.L'enquête démontre aussi que les anglophones de Montréal sont de plus en plus bilingues ( cette proportion est passée de 45 à 68 p.cent entre 1971 et 1986).Durant la même période, la proportion des francophones bilingues de Montréal est restée stable à 60 p.cent.Même stabilité dans la proportion de cadres francophones bilingues à Montréal ( 80 p.cent ).En revanche, les patrons anglophones se sont nettement mis au français : 47 p.cent étaient bilingues en 1971 contre 74 p.cent en 1986.La proportion des entreprises de plus de 1 000 employés avec un conseil d'administration majoritairement francophone est passée de 13 p.cent en 1976 à 43 p.cent en 1993.Montréal perdrait 5 000 postes dans des sièges sociaux advenant l'indépendance, conclut une étude DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC La souveraineté du Québec pourrait susciter le départ de sièges sociaux de Montréal et compromettre 5 000 emplois dans la métropole, soutient une étude réalisée par un économiste de l'INRS pour le compte du gouvernement québécois.L'étude de l'économiste Mario Po-lèse a fait l'objet d'une fuite hier à Radio Canada.Commentant ces données, le ministre responsable de la Restructuration, Richard Le Hir, a soutenu qu'il fallait remettre dans leur contexte ces départs appréhendés.Comme Montréal compte 167 000 emplois associés à la présence de sièges sociaux, les 5 000 en cause ne représentent que trois n cont a-t-il souligné.En outre, a dit M.Le Hir, le chercheur souligne aue plusieurs de ses emplois sont déjà « à risques », même si le Québec demeure au sein du Canada.Pour M.Le Hir, l'étude n'est pas achevée ; il s'agit « de notes prélimi- naires ».Le ministre a même dit qu'en vertu de son contrat avec l'INRS, le gouvernement pouvait, pour des raisons graves, rejeter les conclusions de la quarantaine d'études sur l'impact de la souveraineté prévues dans cette entente.S'il citait des passages de l'étude pour en minimiser les conséquences, le ministre a refusé toutefois d'en diffuser le texte.(oint chez lui, M.Polèse s'est dit surpris de la fuite « d'un document interne dont il y a eu plusieurs versions ».Il a refusé toutefois de nuancer ou même de commenter l'abandon appréhendé de 5 000 emplois.Pour l'auteur, Québec pourrait contrecarrer ces départs de sièges sociaux en prenant des mesures fiscales pour favoriser ce genre d'emplois ou en améliorant la qualité de vie et le réseau d'éducation pour les familles des employés.Or, a dit M Le Hir.il est acquis qu'advenant la souveraineté, « Que-bec adopterait des mesures responsables ». B2 LA PRESSE.MONTRÉAL.JEUDI 4 MA11995 ÉDITORIAL Paul Desmarais Roger D.Landry président du conseil président d'administration et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Montréal : le cri d'alarme Le 7 mars dernier, une lettre émanant du bureau du maire demandait à tous les directeurs de services de réfléchir aux grands défis municipaux, notamment aux « éléments d'un statut spécial pour Montréal».Les réponses étaient attendues.deux semaines plus tard.Dès son premier mandat, lex-malre Jean Doré avait lancé l'idée d'un statut particulier afin d'aider la Ville à financer ses responsabilités de métropole.Que son successeur se soit senti forcé de réclamer d'urgence la contribution de ses fonctionnaires à un débat qui dure depuis plusieurs années, c'est assez étonnant, cela ressemble à un appel au secours.Et ça lève le voile sur le climat de panique qui prévaut à l'hôtel de ville six mois après l'élection de l'équipe Bourque.C'est la même panique que l'on sent dans les propos tenus, cette semaine, par le vice-président du comité exécutif.Sammy Forcillo.Ce dernier prévoit que Montréal fera face à un manque à gagner de 284 millions l'an prochain.C'est 84 millions de plus que ce que l'on croyait, il y a deux mois, un débordement que la Ville ne parvient pas à expliquer.Montréal avait espéré résoudre partiellement ses problèmes financiers en abolissant le plancher d'emploi des cols bleus.Mais, depuis deux jours, les négociations avec les travailleurs manuels sont rompues et les perspectives d'un règlement à court terme frôlent le zéro absolu.L'assurance tranquille des dirigeants municipaux, qui croyaient venir à bout du plus virulent de tous les syndicats de la ville grâce à des méthodes « Innovatrices », a volé en éclats.Quand M.Forcillo promet de trouver des méthodes de financement « originales », Il est difficile de ne pas penser que les risques d'échec de cette belle volonté de renouvellement sont, là aussi, assez élevés.Même si Montréal « redéployalt ses effectifs », façon élégante de désigner des abolitions de postes par départs volontaires, elle n'y épargnerait, selon M.Forcillo, que 28 millions.De quoi remplir à peine le dixième du « trou » dans lequel l'administration craint de tomber en 1996.En désespoir de cause, Montréal se tourne vers Québec, lui demandant de l'aider à mater les cols bleus et de la soutenir financièrement.Mais tout indique que les discussions sur un nouveau pacte fiscal avec Québec, pièce de résistance d'un « statut spécial », piétinent Et il serait fort surprenant que le prochain budget provincial contienne des éléments majeurs d'un nouveau partage fiscal.Il est possible que Montréal ait volontairement étalé son désarroi, à la veille du budget, pour faire pression sur le gouvernement.Mais l'impasse actuelle n'en est pas moins inquiétante.Qui doit-on blâmer ?Autant Québec que Montréal.Le gouvernement Parizeau n'a pas montré beaucoup d'empressement à concrétiser son engagement formel à dégager la métropole de son carcan financier en lui donnant accès à de nouvelles sources de revenus.Au cours des derniers mois, on a plutôt tout fait pour diluer les besoins spécifiques de Montréal dans des discussions sur la problématique des villes-centre ou sur la décentralisation.Tout est en place pour faire de Montréal une ville comme les autres, ce qui est contraire à l'esprit des promesses de l'été dernier.Mais Montréal a aussi sa part de responsabilités.Par Inexpérience, ses nouveaux dirigeants n'ont pas su profiter du mo-mentum offert par rengagement personnel de M.Parizeau à régler ce dossier.En février, M.Forcillo affirmait publiquement qu'il ne croyait pas à la possibilité d'accéder à la taxe de vente.Pourtant, M.Parizeau, qui connaît bien la chose puisqu'on 80, il a lui-même retiré cette source de revenus aux villes, avait explicitement évoqué la possibilité de la rétablir.M.Forcillo l'aura aidé à abandonner cette solution.C'est ce qui s'appelle négocier l À la place, il a lancé l'Idée farfelue d'une « taxe aux banlieusards », aussitôt décriée partout le monde.Résultat : la Ville en est réduite à espérer que le gouvernement consentira à lui verser ses en-lieu de taxes ( impôt foncier sur les immeubles provinciaux ).Il y a 48 millions à aller chercher de ce côté, une vingtaine si l'on exclut les écoles, dont le financement fera probablement l'objet de discussions à part, aux états généraux sur l'éducation.La politique n'aime pas les faibles.Or.en menant ce dossier crucial avec une flagrante improvisation, l'administration Bourque a étalé sa faiblesse au grand jour, ce n'est pas la meilleure façon de défendre les intérêts de Montréal.Agnès CRUDA La diversion On peut reprocher bien des choses au ministre du Patrimoine.Michel Dupuy.mais pas de manquer d'imagination pour gagner du temps face à une difficulté.En l'occurrence, redéfinir le mandat de Radio-Canada, de Téléfilm et de l'ONF.C'est bien connu, l'esquive classique d'un gouvernement piégé par une question complexe repose sur la création d'un comité pour analyser le dossier sous tous ses angles.Et faire éventuellement des recommandations dont, avec un peu de chance, on ne sera pas obligé de tenir compte parce qu'entre-temps, la situation aura évolué ou encore la crise se sera réglée autrement.Le problème pour M.Dupuy, c'est qu'on a déjà eu maintes fois recours à cet expédient et qu'on dispose donc de maintes études sur Radio-Canada.D'où l'originalité de sa récente trouvaille : se doter d'un comité qui étudiera les conclusions des autres comités comme Cirard-Roberts, Caplan-Sauvageau, Applebaum-Hébert et \u2014s'il produit un jour un rapport \u2014 celui du Patrimoine, présidé par John Codfrey, qui se penche sur le financement de Radio-Canada.Pour faire cette exégèse et fixer de nouveaux paramètres dans un contexte de dures compressions budgétaires, on n'allait tout de même pas faire appel à quelqu'un qui, en ayant un regard neuf, pourrait mettre le ministre et le gouvernement dans rembarras.Jouant de prudence, on a donc confié ce mandat à un vieil ami du Parti libéral, Pierre Ju-neau.qui fut ministre un peu moins de deux mois sous Pierre Trudeau, en 1975.Défait lors dune élection partielle.Juneau s'est ensuite recyclé dans la haute fonction publique avant d'être nommé à la présidence de Radio-Canada, en 1982, où il s'est signalé comme un gestionnaire compétent et un ardent défenseur de la Société.Ses mérites indiscutables, dans un autre contexte, ne font pas de lui pour autant le symbole du renouveau et des réformes audacieuses qui s'imposent aujourd'hui.Surtout sous un ministre dépourvu de tout poids politique et dont les erreurs de jugement garantissent que ses velléités de prendre des décisions n'auront aucun effet.Le fait que M.Juneau.s'il a bien connu Radio-Canada, ne soit pas un spécialiste de l'ONF ni de Téléfilm n'a donc pas tellement d'importance car il ne s'agit manifestement ici que d'une autre manoeuvre de diversion.Pierre cravel DROITS RÉSERVES La boîte aux lettres Mise au point de l'ambassade de Tunisie ¦ Suite à l'article de M.François Berger sous le titre « Canadien détenu en Tunisie », article paru dans votre édition du 13 courant, et en guise de droit de réponse, je vous prie de bien { vouloir publier la mise au point suivante : Le gouvernement tunisien déplore les propos diffamatoires tenus par l'auteur ; les propos tendancieux à 1 encontre du gouvernement et offensants à l'égard de la justice tunisienne dénotent un manquement grave à la déontologie de la profession de journaliste et des jugements hâtifs dont M.Berger porte la responsabilité.Affirmer que M.Masmoudi « a été jugé rapidement » et que « son affaire est liée à la lutte contre l'intégrisme musulman et à la politique de répression du gouvernement tunisien » témoigne aussi d'une méconnaissance des faits à l'origine de son arrestation et du droit tunisien sous le coup duquel l'intéressé a été inculpé et jugé en toute indépendance et dans le strict respect des droits de la défense.Se baser, d'un autre côté, sur des préjugés d'une ONG pour conclure à l'utilisation, par les autorités tunisiennes, de méthodes de répression est tout aussi inadmissible.S'adonner à de pareils jugements, qui du reste sont infondés et qui ne sont pas étayés revient par conséquent à des conclusions excessives et précipitées révélatrices du peu de crédit à accorder à ces accusa-lions gratuites.M.Kamel Masmoudi.qui a été arrêté le 7 mars 1995, est accusé d'appartenance à une organisation secrète qui incite à la haine et prône la violence, de collecte illégale de fonds et de réunions secrètes.Le 23 mars 1995, il a été condamné par la Chambre correctionnellle du tri- bunal de première instance de Tunis à cinq ans d'emprisonnement, en considérant les infractions de collecte de fonds et de réunions secrètes en concours réel avec l'appartenance ainsi qu'à une peine complémentaire de cinq ans de surveilance administrative.Le 25 mars 1995, un appel a été interjeté par le parquet et l'affaire sera examinée par la cour d'appel le 5 mai 1995.Toutes les étapes de la procédure ont été régulières, de la garde à vue à la détention préventive, et l'intéressé continue de recevoir les visites de son avocat et de sa famille.M.Kamel Masmoudi, étant citoyen tunisien selon le code de la nationalité tunisienne, a les mêmes devoirs et droits que n'importe quel autre citoyen tunisien et, à ce titre, il bénéficie de toutes les garanties offertes aux justiciables en Tunisie, notamment en ce qui concerne le respect de ses droits à la défense et à la visite de son avocat et de sa famille.S.SELTENE conseiller de presse, ambassade de Tunisie Réplique Le gouvernement canadien a pourtant déploré que les autorités tunisiennes lui refusent de voir M.Masmoudi, qui est également citoyen canadien.Quant à la rapidité du jugement, les détails de votre lettre parlent par eux-mêmes.François BERGER Obsession de ta propreté Monsieur Bourque, ¦ À ma grande surprise, j'ai récemment reçu un mot de votre administration m'annonçant que mon quartier Pierre Bourque avait été choisi pour faire partie d'un projet-pilote de collecte des ordures cinq jours par semaine.Apparemment, vous avez décidé que nous produisons plus d'ordures que les citoyens des autres quartiers de Montréal.Après seulement une semaine d'essai de votre idée, mon quartier prend déjà l'allure d'un dépotoir.Il y a constamment des gens qui sortent des sacs de poubelles : tous les jours et à toutes les heures.le n'ai pas hâte de voir et de sentir ce à quoi cela va ressembler, cet été.Votre obsession pour la propreté n'a rien fait d'autre que d'empirer les choses.|e suis d'accord avec le fait que vous rêviez d'un monde meilleur, d'une ville qui bourdonne d'activité économique et d'enfants qui jouent dans les cours d'école plutôt que de mendier i dans les rues.Mais Montréal est une ville, pas une campagne.Et pour en avoir vu d'autres, j'ajouterai que Montréal est une des plus propres au monde.En passant, tout de l'ancienne administration n'était pas mauvais.Vous ne devriez pas vous entêter à toujours faire table rase et à tout recommencer à nouveau.S'il-vous-plait, monsieur le maire, n'essayez pas de changer Montréal pour en faire un petit village ; vous n'y arriverez pas.Et si tel est votre rêve, vous pouvez retourner à la campagne là où vous habitiez, il y a un an à peine.Julie ROCHEFORT Montréal injustice envers CIBL ¦ Quels bons reportages nous ont servis les médias sur CIBL à l'occasion de son radiothon ! Cette radio méritait qu'on s'y arrête et qu'on en parle.C'est une station qui fait preuve d'un dynamisme remarquable.À CIBL, on peut entendre presque tous les styles musicaux, en plus d'y découvrir les différentes facettes de l'activité culturelle et sociale de Montréal.Cependant, comment expliquer le peu de moyens dont cette radio dispose ?Les locaux de CIBL sont situés dans une ancienne école transformée en centre communautaire, qui compte sur l'aide d'une multitude de bénévoles pour opérer.C'est pourquoi elle organise des radiothon;; pour se financer.Mais elle pourrait retirer davantage de ses ventes publicitaires, si son antenne rw-iiivait /vMivrîr un ni ne trrnrtri f#»rritr»i- re.315 watts de puissance audio, ce n'est rien quand on pense qu'un FM connu possède une puissance de 307 000 watts.Le CRTC devrait revoir ses positions vis-à-vis de CIBL.C'est injuste et incompréhensible.CIBL mériterait am- _I ._ Li plement de diffuser sur toute l'île de Montréal.Sa programmation est cent fois plus intéressante que certains FM abrutissants.Est-ce là la démocratie que nous voulons : diminuer l'impact de ceux qui ont quelque chose à dire, pour amplifier le tapage de ceux qui n'ont rien à dire ?Daniel LA BONTÉ Parents spoliés de leurs droits ¦ Dans sa dernière attaque contre l'école confessionnelle ( dans La Presse du 16 avril dernier), Madame Lorraine Page remarque que «c'est compter sur le système scolaire pour financer l'enseignement de la Foi et à notre avis, ce n'est pas la mission de l'école.» Le sens démocratique de Madame Page est erodé à ce point qu'elle oublie, qu'en démocratie, ce sont non seulement les citoyens sans enfants mais aussi les parents qui paient l'école.Ainsi ce sont leurs deniers dont on se sert pour « financer l'éducation de la Foi »! Peut-on rappeler à Madame Page qu'elle a été élue à la tète de la CEQ pour prendre soin des intérêts syndicaux de ses commettants et non pour spolier les parents de leurs droits.Maurice ARCHAMBAULT Uval N.B.¦ La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui font suite à des articles publies dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair et concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: La boite aux lettres, La Presse.7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y IK9.1 LA PRESSE.MONTREAL.JEUDI 4 MA11995 B3 OPINIONS Lysiane Gagnon Il ne faudrait pas confondre Laval et son maire, Gilles vaillancourt L'auteur est chef du parti Option Lavai.epuis quelques semaines, le maire de Laval, M.Gilles Vaillancourt, laisse transparaître une vision de la démocratie qui mérite qu'on s'y arrête.En effet, en multipliant les manoeuvres de récupération, en attaquant les journalistes, en invectivant l'opposition que je représente et en intentant des poursuites contre les médias, il se pose en martyr de la « cause lavalloise » dont, à l'entendre parler, il serait le seul représentant de ce côté-ci du monde.En un mot, M.Vaillancourt se prend pour ville de Laval comme d'autres disent : « L'État, c'est moi ».Force est de rappeler qu'aux élections municipales de novembre 1993, il y a 40 % des électeurs lavallois qui n'ont pas cru bon voter pour le maire Vaillancourt.Ces Lavallois-là méritent d'être entendus.Option Laval, pour sa part, a obtenu 25 % des suffrages à sa première élection, à peine un an après sa fondation.J'en suis fier et c'est pour cette raison que nous avons décidé de poursuivre notre démarche et ce, même si nous n'avons droit à aucun fond de recherche, n'ayant aucun élu.le pense honnêtement que nous avons au moins droit au respect.Selon la vision de la démocratie véhiculée par M.Vaillancourt, l'opposition défaite s'agenouille, demande pardon et rentre gentiment à la maison.Nous pensons, à Option Laval, que nous avons l'obligation morale de scruter les décisions de l'administration et de poser des questions.Pour scruter les décisions, nous avons besoin d'avoir accès à des documents pertinents.Or, à chaque requête de notre part, l'administration multiplie les tracasseries administratives quand on ne nous force pas carrément à nous Cilles Vaillancourt adresser à la Commission d'accès à l'information.Nous devons con-séquemment compter sur une véritable ruche de bénévoles pour mener ces opérations et éplucher systématiquement les documents finalement obtenus.On s'imagine bien que ce n'est pas par pure méchanceté que nous effectuons ce travail, mais bien pour informer les Lavallois de ce que l'on fait avec leur argent.Quand on dit et répète que la ville signe en leur nom des baux à des taux exorbitants, on sait de quoi on parle ! Le moins que l'on puisse dire» c'est que la démocratie, selon M.Vaillancourt, est d'une opacité telle qu'une chatte y perdrait ses petits.Quant à poser des questions» nous utilisons la tribune par excellence : l'hôtel de ville.Chaque fois que le Conseil se réunit, nous sommes là et tentons d'obtenir des réponses que le maire renvoie Jean Rizzuto systématiquement aux calendes grecques, quand il ne profite pas de l'occasion pour ridiculiser celui ou celle qui la pose.Nous continuerons d'être là, non pas pour embêter M.le maire, mais bien parce que nous croyons que la démocratie n'est pas une route à sens unique.Nous avons aussi recours aux médias pour faire connaître notre point de vue.Dans notre monde» que je sache» la liberté de presse fait partie de la Charte des droits de la personne.Les journalistes ne sont pas tenus de rapporter nos propos, ni de croire ce que nous mettons de l'avant.Us vérifient» contre-vérifient et» s'ils jugent utile de publier, après avoir obtenu la version de l'administration en place, ils le font.Mais dans la démocratie selon M.Vaillancourt» l'intimidation est monnaie courante : la presse doit croire ce que disent les porte-parole municipaux et rien d'autre.Faute de quoi les sarcasmes fusent et les poursuites pleuvent.Le plus récent communiqué de l'hôtel de ville à ce sujet passera à l'histoire comme un exemple frappant du retour aux méthodes chères aux politiciens montréalais de la fin des années quarante.Nous avons par ailleurs demandé une enquête sur la gestion lavalloise à l'ex-ministre des Affaires municipales, M.Claude Ryan, qui l'a laissée « sécher » sur son bureau durant un an, puis à M.Guy Chevrette, son successeur, qui a décidé de nommer un vérificateur.Aussitôt, M.Vaillancourt s'est employé à récupérer la décision du ministre en affirmant par voie de communiqué qu'il était heureux de cette décision.Personnellement, cela m'a rappelé le triste épisode du Camp spatial qui glissait soudainement vers Montréal après que des personnes chargées de le faire naître eurent dénoncé l'attribution éhontée de contrats à des amis du régime.Deux jours plus tard, cérémonieusement drapé dans l'honneur lavallois, M.Vaillancourt m'accusait de salissage.Ainsi donc, la démocratie, selon M.Vaillancourt, n'est pas seulement opaque et à usage réservé, elle loge aussi à l'enseigne de l'intimidation et de la désinformation.Si Laval a un problème d'image, c'est là qu'il faut regarder, pas ailleurs.Si Laval a souffert d'une mauvaise image administrative, c'est bien parce que M.Vaillancourt aime à confondre sa personne et celle de la municipalité.En ce sens, si M.le maire souhaite vraiment mettre fin au salissage, il serait bien avisé de se tenir loin des mares de boue.l'entends» avec ceux et celles qui m'entourent à Option Laval, maintenir la pression pour que Laval soit enfin reconnue pour ce au'elle devrait être : le lieu de résidence de 315 000 citoyens et citoyennes qui aspirent à jouir de la vie dans une ville qui leur offre des services de qualité à coût raisonnable» un environnement sain et la quiétude d'esprit.ASSOCIATION QUÉBEC-CANADA ( 2 ) Lucien Bouchard propose une démarche « proactive » plutôt que « réactive » JEAN-PIERRE CHARBONNEAU L'auteur est député de Borduas à l'Assemblée nationale du Québec et co-auteur du livre L'Option sur le projet politique du Parti québécois.Il a aussi été adjoint parlementaire de René Lévesque.La Presse publie aujourd'hui la deuxième tranche du texte qu'il nous a fait parvenir sur l'évolution de l'idée d'association politico-économique entre le Québec et le Canada.La troisième et dernière tranche sera publiée demain.En lançant le Mouvement Souveraineté-Association et en écrivant Option Québec, René Lévesque renouait en quelque sorte avec le combat d'Antoine-Aimé Dorion.Depuis 1867, les craintes de ce dernier se sont toutes confirmées : le gouvernement central n'a eu de cesse d'imposer sa suprématie et d'envahir les juridictions provinciales et le poids démographique des francophones s'est progressivement érodé sur une pente descendante qui continue toujours sa dramatique trajectoire.Le fédéralisme n'est pas un mauvais système politique en soi.Tout dépend à quelle réalité humaine il est appliqué et de quelle façon il l'est.Pour René Lévesque, devenu en 1967 le leader dominant du mouvement indépendantiste québécois contemporain, deux approches pouvaient être prises : le séparatisme qui amènerait le projet du pays québécois à un divorce net avec le reste du Canada sans idée de maintien de liens privilégiés quelconques avec nos partenaires canadiens anglais ou» reprenant le projet d'Antoine-Aimé Dorion et l'actualisant, situer le pays québécois à faire éclo-re dans la mouvance moderne des nouvelles associations particulières d'États souverains.Pour bien comprendre la pensée de René Lévesque, replongeons nous dans le texte de son manifeste fondamental : Option « .et une nouvelle Union canadienne « Et, si tel est le cas, il n'y a aucune raison pour que les voisins que nous serons ne demeurent pas, librement, des associés et des partenaires dans une entreprise commune, celle qui répondrait à 1 ' a i \u2022 f pa nronH r>s\\urar*t /la HOtTC époque : les nouveaux groupements économiques, unions douanières, marchés communs, etc.« Il s'agit d'une entreprise oui existe déjà puisqu'elle est faite des liens, des activités complémentaires, des innombrables intimités économiques dans lesquels nous avons appris à vivre.Rien ne nous oblige à la jeter par terre ; tout nous commande au contraire, aux uns et aux autres, d'en maintenir l'armature.Interdépendants comme nous le sommes, nous ne la détruirions que pour avoir tôt ou tard, et alors tant bien que mal, à la rebâtir.« Il nous semble, avec un minimum de sagesse et de self-interest bien compris qui ne devrait pas dépasser les ressources de nos deux majorités, que c'est dans l'association que nous proposons qu'on aurait le plus de chances de poursuivre ensemble cette action bien éclairée et constante qui vaut mieux en matière économique que tous les textes pseudo-sacrés et leurs rigidités toujours ambiguës.« Une telle association nous semble en effet taillée sur mesure pour nous permettre, sans l'embarras des vieilles structures constitutionnelles, de faire les mises en commun, avec les consultations permanentes et les souples ajustements, qui répondraient le mieux à notre intérêt économique commun : union monétaire, communauté tarifaire, gestion de la dette, coordination des politiques.(.) » Telle était l'essentiel de la pensée de René Lévesque.Contrairement à ce que plusieurs ont dit» autant chez les souverainistes que chez les fédéralistes, la voie proposée était à la fois claire et simple : le Québec devait devenir un pays, c'est l'option de la souveraineté ; il devait aussi maintenir l'essentiel de l'association économique avec le reste du Canada, c'est-à-dire l'union douanière et le marché commun existant, cela en s'inspirant des expériences d'associations particulières de pays alors en cours en Europe de l'Ouest.La « nouvelle Union canadienne » était pour René Lévesque un modèle en soi, une proposition à présenter comme un tout cohérent.Autrement, il n'aurait pas utilisé les expressions « Union » et « régime » pour désigner sa proposition.C'est d'ailleurs dans cet esprit qu'il faut d'abord comprendre et voir le fameux trait d'union.En introduisant celui-ci, pour lier fermement la souveraineté et l'association, Monsieur Lévesque indi- 3uait en plus qu'il croyait possible e passer du modèle fédéral à un modèle de type européen sans rupture dramatique, avec unique- «M***»* #4 \u2022» l r> r% »t«ar» i !t A«**n *\\ % \u2022 .\u2022 \u2022\u2022watt » * a \u2022 w f - w a \u2022 % * w MUAâUA» Wfl« M rant laquelle on négocierait de bonne foi la transformation de la structure politique devant impliquer à terme pour le Québec l'accession au statut d'État souverain de plein droit.En 1967-68, il n'était pas encore question de trait d'union stratégique liant l'ac- cession du Québec à l'indépendance politique à l'accord du Canada anglais.Cela vient beaucoup plus tard, par le référendum de 1980.À cette étape de ce rappel historique en rapport avec l'actualité toute chaude de ce début de printemps 1995, vient inévitablement à l'esprit la question de la fameuse union politique qui pourrait chapeauter la nouvelle association économique Québec-Canada.À ce propos, deux choses peuvent être dites.La première est qu'il est indéniable que René Lévesque concevait sa nouvelle « Union canadien-ne » à la fois comme une association économique particulière et une nouvelle union politique.Encore un fois, si tel n'avait pas été le cas, il n'aurait pas utilisé le mot « Union ».Toutefois, au début, les implications institutionnelles de cette nouvelle union à édifier n'étaient pas précisées dans la pensée de René Lévesque.Le focus du débat politique n'était d'ailleurs pas sur cela.Ce n'est qu'après la prise du pouvoir du Parti québécois, en 1976, à l'approche du référendum de 1980, que les choses se précisèrent.Le premier énoncé clair et formel vient en décembre 1979 dans le Livre blanc sur la souveraineté-association du gouvernement du Québec pour une « Nouvelle entente Québec-Canada d'égal à égal ».Dans ce document officiel, le gouvernement Lévesque proposait, sans utiliser formellement l'expression union politique, des mécanismes institutionnels de gestion de l'association économique parmi lesquels se trouvait un Conseil communautaire, une instance décisionnelle politique formée « de ministres provenant du Québec et du Canada et agissant d'après les instructions de leurs gouvernements respectifs».Ce Conseil communautaire, précisait-on, « aura un pouvoir de décision sur les matières qui lui seront confiées par le traité d'association ».Outre cette instance politique, le Livre blanc proposait une Commission d'experts, une Cour de justice et une Autorité monétaire.De plus, pour la première fois dans l'histoire du Parti québécois, l'idée d'un parlement communautaire était mise sur la table.Dans un sous-chapitre intitulé «c Un parlement ccâVirùtiiiâuittirc ?» ic gouvernement Lévesque signalait d'abord : « Au sein de certaines associations d'États souverains, on trouve parfois, ou une assemblée interparlementaire formée de membres choisis parmi les députés aux parlements des États membres, ou en- core un parlement élu directement par la population.Nulle part, toutefois, ces assemblées n'ont de pouvoirs législatifs ou de pouvoir d'imposer qu'elles puissent accroître de leur propre initiative.« En Europe, après bien des années, on a finalement opté pour un Parlement européen, aux responsabilités limitées, dont les membres sont élus directement par la population des pays participants.D'aucuns ont conclu, de cette expérience particulière de marché commun, que l'Europe se dirigeait vers un régime fédéral semblable à celui du Canada actuel.Il n'en est rien : les similitudes entre le Parlement européen et la Chambre des Communes d'Ottawa sont bien minces, et leurs pouvoirs respectifs ne sont point comparables.En outre, compte tenu des adhésions de plus en plus nombreuses à l'Europe communautaire et du désir évident des États membres de ne pas aliéner leur souveraineté nationale, il serait téméraire de prétendre que l'Europe de demain sera fédérale, quand rien n'indique qu'elle s'engage dans cette voie.« Quoiqu'il en soit, le gouvernement du Québec ne croit pas opportun de proposer l'établissement d'une assemblée parlementaire, jugeant préférable que les membres du Conseil communautaire restent, politiquement, responsables devant le Parlement où ils siègent,- ce qui permettra au contrôle démocratique que nous connaissons de s'étendre, par ce biais, au fonctionnement de la Communauté Québec-Canada elle-même.« Si le reste du Canada proposait une assemblée interparlementaire formée de membres choisis parmi les députés élus aux Parlements des États membres, le gouvernement du Québec n'aurait pas d'objection à examiner cette proposition.» Avec ce texte» le PQ ouvrait la porte à une possibilité d'union politique à l'européenne c'est-à-dire incluant une assemblée parlementaire.Toutefois» face aux divergences d'opinion à l'interne, on ne proposait pas franchement le modèle.On se plaçait dans une situation attentiste, réactive plutôt que proactive.Lp.nouveauté de la proposition de Lucien Bouchard se situe d'ailleurs essentiellement soyons maintenant proactifs lUiûî t|U aiîcutioica a |>iO|>ua uc l'idée d'un quelconque parlement communautaire.Faisons nous-mêmes la proposition maintenant franchement et de façon mutuellement avantageuse pour les deux futurs partenaires.ici fi ! A SUIVRE Le train express et l'autobus local insi donc, le premier ministre Jacques Pari-zeau est descendu du train qui filait tout droit vers le mur (il serait plus exact de dire qu'il a été poussé en bas du train), et s'est hissé d'assez mauvais gré dans l'autobus « local » crachotant conduit par Lucien Bouchard.Lequel autobus s'en va cahin-caha le long de petites routes de travers, supposément vers la même destination.Hélas, il est fort probable que l'autobus, après s'être égaré de virage en cul-de-sac, va revenir à son point de départ \u2014 à « la case impasse », comme disait M.Parizeau à l'époque où, étant le seul maître à bord, il pouvait imposer sa propre vision.Une vision qui était, notons-le, logique et rationnelle.Car c'est lui qui, en définitive, aura raison tôt ou tard.?* * On se demande en effet comment les artisans du « virage » s'imaginent que leur stratagème pourra s'avérer plus fructueux qu'en 1980.Ce débat-là a été fait, toutes les avenues ont été examinées, et l'on en revient toujours à la case départ: le refus obstiné d'une forte majorité de Québécois de souscrire à la thèse souverainiste.Le scénario est déjà écrit: dans le but de laisser flotter l'équivoque et de relier l'indépendance à une formule « sécurisante », le « camp du changement » ébauchera une formule quelconque d'association avec le Canada, voire d'union politique.Encore la vieille illusion: refaire le Canada sur papier, sans égard à la réalité qui est que le reste du Canada n'a absolument pas l'intention de chambarder son régime politique.On présentera le projet au peuple, gui pourra y voir luire pour un certain temps le joli rêve du Québec souverain dans un Canada uni si bien décrit par Yvon Deschamps.Mais les écrans de fumée ne sont pas de longue durée.C'est en effet le propre de la fumée que de se dissiper à un moment donné.Il va de soi que les chefs politiques du Canada anglais ne seront pas assez bêtes pour aider leurs adversaires à réaliser la séparation en envisageant publiquement l'hypothèse de la vie commune après le divorce.S'ils sont aussi sophistiqués qu'ils l'ont été depuis quelques mois, en esquivant toutes les provocations, ils diront ceci: « Vous comprendrez, chers amis québécois, que nous ne pouvons aborder le sujet.Comme vous nous l'avez si aimablement demandé à moult reprises, et comme la députée bloquiste Suzanne Tremblay ne nous l'a pas envoyé dire en nous sommant» avec sa grâce coutumière, de nous « mêler de nos affaires », nous ne nous ingérerons pas dans vos affaires intérieures.Le référendum sur la souveraineté, i'avez-vous assez répété, est une affaire qui ne concerne que vous et vous seuls.Loin de nous l'idée de porter atteinte au processus éminemment démocratique que vous avez entrepris.Nous attendrons donc votre décision et nous nous reparlerons le jour où votre peuple aura voté oui à une question non équivoque.» Il se pourrait aussi que les interlocuteurs canadiens perdent patience, et qu'ils envoient carrément promener la proposition d'association, en disant aux Québécois de se brancher: « You're in or you're oui.Et si vous êtes dehors, c'est là que vous allez rester, et pour longtemps.» Les artisans du virage prétendent espérer rencontrer au Canada d'autres interlocuteurs, plus coulants.Cela ne prouve qu'une chose, qu'ils connaissent le pays aussi mal que la reolpolitik.Il ne se trouvera personne, au Canada, pour envisager publiquement quelque forme d'association avec un Québec séparé avant que le Québec ne soit effectivement séparé.Les seuls qui s'amuseront à épiloguer sur le sujet seront des politicologues qui veulent « passer à la TV » ou être invités dans des colloques.Le politicien qui oserait déroger à cette ligne serait vite crucifie par son électorat.N'allons pas croire que cette attitude serait le fait d'ennemis jurés du Québec.Ce serait tout simplement une attitude normale, la même qu'auraient les Québécois s'ils se trouvaient à leur place.?* * Imaginons la même situation, appliquée au Que-bec.Une coalition formée de chefs mohawks et d'anglophones montréalais décident de « séparer » du Québec la partie ouest de l'île de Montréal et les territoires autochtones.Mais ces derniers hésitent à embarquer dans le mouvement, et la majorité des Anglo-Montréalais ne sont pas trop chauds à l'idée d'une séparation.La coalition concocte donc un projet qui dorera la pilule.Après avoir passé des années à dire à leurs peuples qu'ils ont été exploités sans merci par le Québec, les chefs de la coalition vont se retourner de bord et dire au gouvernement québécois: « Chers amis, ne vous méprenez pas.Une fois le Québec amputé du quart de son territoire, nous tenons à garder les meilleures relations avec vous.Nous sommes même prêts à payer notre quote-part des impôts, car nous voulons garder tous les avantages reliés à l'appartenance au Québec: la monnaie, le passeport, l'accès aux hôpitaux et aux écoles et aux postes de la fonction publique, etc.» On devine l'accueil qu'on ferait, sur les « lignes ouvertes »» à cette proposition.Y aurait-il un seul politicien assez fou pour y souscrire, pour accepter même d'en discuter, surtout en sachant que c'est justement cette perspective d'union post-séparatoi-re qui constitue la seule planche de salut de la coalition séparatiste ?Il est bien évident qu'advenant la séparation du Québec, les deux États seraient bien obligés de négocier quelque modus vivendi \u2014 encore que ce sera loin de la superbe association d'égal à égal que M.Bouchard fait miroiter.Mais là n'est pas la question.Ce qui est évident, c'est que le Canada ne fera rien qui puisse apporter de l'eau au moulin des souverainistes en les aidant à « adoucir » le choc de la rupture.D'où la ferme conviction maintes fois exprimée par M.Parizeau que le chemin tortueux de la souveraineté-association aboutit, après un long détour humiliant, au même point de départ que son train-express.Les Québécois en viendront, comme en 1980, à voter sur le fond, autrement dit sur la souveraineté toute nue.Il est difficile de croire que M.Bouchard n'est pas conscient de ces choses-là.C'est donc qu'il a autre chose derrière la tête: soit la volonté de provoquer un backlash au Canada anglais, lequel amènerait, espère-t-il, un regain de ferveur souverainiste au Québec; soit, si la provocation ne donne rien, la dilution de l'option souverainiste dans quelque formule vasouillante à la Mario Dumont.Il disait hier au Devoir que « le virage est terminé » et que « le projet souverainiste ne sera plus altéré ».On nous permettra de sourire. B4 LA PRESSE.MONTREAL.JEUDI 4 MA11995 POLITIQUE SPÉCIAL ENSEMBLE 4 MORCEAUX COMPRENANT SÉCHEUSE SUPERCAPACITÉ \u2022 Capacité de 6,5 pi3 \u2022 5 cycles, dont 2 automatiques et 2 minutés \u2022 3 réglages de température \u2022 Cycle TUMBLE LESSt \u2022 Lampe de tambour \u2022 Grille de séchage sans culbutage \u2022 Avertisseur réglable de fin de cycle \u2022 En blanc ou amande LAVEUSE SUPERCAPACITÉ \u2022 Capacité de 3,05 pi3 \u2022 6 cycles automatiques \u2022 Distributeurs de javellisant et d'assouplissant \u2022 Filtre à charpie autonettoyant \u2022 3 réglages de température \u2022 5 réglages de niveau d'eau \u2022 Agitateur à double action \u2022 En blanc ou amande CUISINIÈRE FACILE À NETTOYER \u2022 Modèle distinctif blanc sur blanc \u2022 Style exclusif dont les lignes profilées s'harmonisent aux armoires de cuisine et lui confèrent une élégante allure encastrée \u2022 La table de cuisson monobloc relevable LIFTTOP facilite l'accès pour le nettoyage en profondeur sous les éléments \u2022 Horloge électronique RÉFRIGÉRATEUR À CONGÉLATEUR SUPÉRIEUR SANS GIVRE 18,1 pi3 \u2022 Modèle blanc décoratif \u2022 Les portes MAGNETSEAL emprisonnent l'air froid à l'intérieur et font économiser l'énergie \u2022 Les casiers laitiers et le bac utilitaire ont des couvercles transparents pour laisser voir leur contenu \u2022 La clayette pleine largeur et les deux demi-clayettes en verre 0 % D'INTÉRÊT* POUR 6 MOIS 'Sujet à approbation du crédit 'Sur prix réguliers.'Dépôt et taxes requis.LIVRAISON GRATUITE (Montréal et banlieue)_ photo Michel cRavel, Là Presse Le gouvernement fédéral est prêt à acquérir cet Immeuble de Dorval pour une somme d'environ 8,7 millions, alors que le prix de marché oscillerait entre quatre et cinq millions.Ottawa paye le gros prix pour un édifice à bureaux de Dorval LISA BINSSE titqUë LfiV Kn POLITIQUE DE PRIX Nous garantissons que si vous trouvez meilleur marché dans les 30 jours suivant l'achat, nous vous rembourserons la différence plus 50 % du montant de la différence (preuve à l'appui).GARANTIE DE 3 ANS DISPONIBLE CENTRE D'APPAREILS MÉNAGERS LE PLUS GRAND CENTRE 5685, Christophe-Colomb (près du boul.Rosemonl) D'APPAREILS MÉNAGERS SPÉC\\MISÉQI MONTRÉAL 276-2584 ¦ Décidément, Ottawa est généreux avec l'argent des contribuables : le gouvernement a décidé d'acquérir l'édifice qui loge le Centre métérologique canadien, à Dorval, pour une somme d'environ 8,7 millions, alors que le prix de marché pour un édifice comparable oscillerait entre quatre et cinq millions.C'est à tout le moins ce qui se dégage d'une série de documents dont La Presse a obtenu copie, entre autres une lettre de Travaux Publics Canada au propriétaire de l'immeuble en question, une société à numéros ( 101430 Canada ), sise à Westmount et dont le président est M.Eugenio Festa.L'actionnaire majoritaire de cette entreprise est une autre firme, Muchnote Limited, de Londres.Cette lettre datée du 31 mars, signée par M.Avrum Miller, di- quascutum GIGANTESQUE LIQUIDATION D'ENTREPOT VENDREDI 5 MAI \u2014 DIMANCHE 7 MAI (VENDREDI 9 h - 21 h/SAMEDI 9 h - 18 h/DIMANCHE 11 h - 18 h) 2520, BOUL.SAINT-JOSEPH EST MONTRÉAL, QUÉBEC (UNE RUE À L'EST D'IBERVILLE) AQUASCUTUM DÉMÉNAGE SON CENTRE DE DISTRIBUTION.TOUT LE STOCK DOIT ÊTRE LIQUIDÉ À PRIX INCROYABLEMENT BAS.DES MILLIERS D'ARTICLES EN SOLDE, NOTAMMENT: VÊTEMENTS PRIX COUR.POUR HOMMES MOYEN 675$ 230 imperméables 200 manteaux en laine 825$ 400 manteaux de gabardines 675$ 100 doublures en laine 180$ 960 complets 775$ 150 vestons sport 515$ 640 blazers 475$ 100 manteaux sport 500$ VÊTEMENTS POUR FEMMES SOLDE 145$ 225$ 200$ 60$ 275$ 145$ 195$ 100$ 450 imperméables\t675$\t145$ 180 manteaux en laine\t825$\t225$ 200 manteaux de gabardines\t775$\t200$ 100 doublures en laine\t180$\t60$ 700 vestons et blazers\t595$\t150$ 600 jupes\t285$\t95$ 230 pantalons\t285$\t45$ 500 chemisiers\t175$/250$\t45$/55$ 620 tricots variés\t150$/295$\t50$ / 60$ 600 prharnps pn snip/laine\t225$\t COMPTANT, CHEQUE, VISA OU MASTERCARD SEULEMENT VENTES FINALES \u2014 AUCUN RETOUR NI ÉCHANGE PRIX COMPRENANT TPS ET TVQ (STATIONNEMENT DERRIÈRE L'IMMEUBLE) recteur régional, division immobilière de Travaux Publics Canada, informe le propriétaire que le gouvernement a décidé d'exercer l'option d'achat prévue dans le bail signé en 1985, pour l'édifice et le terrain situés au 2121, North Service Road, Route Transcanadienne à Dorval.Le bail de 20 ans prévoyait que le prix d'achat serait calculé en multipliant le loyer annuel ( 744 722 $ ) par un taux de capitalisation de 11,8.D'où le prix d'option qui revient à quelque 175$ le pied carré.L'édifice a été construit en 1971.Selon cette lettre, la date du transfert de propriété serait le 31 mars, et l'acte de vente serait signé devant notaire le 2 mai.Toutefois, il semble que cette transaction n'est pas encore complétée et d'autres rencontres sont prévues entre les parties.Le gouvernement a loué l'édifice en 1985 et, depuis, la valeur des immeubles commerciaux s'est effondrée.Selon une évaluation d'un courtier immobilier, Groupimmo, on peut trou- ver à Dorval, sur les artères principales, des édifices à bureaux de construction récente à des prix « très inférieurs » au prix demandé, qui est d'environ 100 $ le pied carré.Ce courtier est d'avis qu'on peut se procurer des immeubles de la catégorie de celui qu'achète le gouvernement à des prix de 65 $ à 75 $ du pied carré, donc bien en deçà du prix qu'Ottawa a accepté de débourser.Pourquoi donc exercer cette option, maintenant et à ce prix ?Pourquoi ne pas acheter autre chose ?M.André Godin, de Travaux Publics Canada, a expliqué qu'une analyse financière avait été effectuée par le ministère.Cette analyse, a-t-il dit, démontre « clairement et hors de tout doute » l'avantage pour le gouvernement d'acquérir cet édifice.Il a refusé de permettre à La Presse de consulter l'analyse en question, disant que la transaction n'était pas complétée.Il a suggéré de tenter d'obtenir ce document en invoquant la Loi d'accès à l'information.Gendron se défend d'avoir mis Richard Drouin à la porte pour des raisons politiques Presse Canadienne QUÉBEC ¦ Le ministre des Ressources naturelles, François Gendron, s'est défendu hier d'avoir convaincu le président-directeur général d'Hydro-Québec, Richard Drouin, de quitter ses fonctions parce que ses convictions politiques ne s'harmonisaient pas avec l'idéologie dominante au gouvernement du Québec.Dans une brève rencontre avec la presse à son arrivée à la séance hebdomadaire du Conseil des ministres, M.Gendron a soutenu que «sérieusement, d'aucune façon, on ne lui a montré la porte.Ce qu'on a montré à M.Drouin, c'est la nouvelle orientation », qui s'articule principalement autour de la fin des grands travaux comme l'aménagement de centrales à la baie lames.Dans une lettre que tous les employés de la société d'État ont reçue à leur arrivée au travail, hier, le pdg démissionnaire explique «qu'après sept années à la tête d'Hydro-Québec, j'ai décidé que le temps était venu pour moi d'en rendre le gouvernail ».Le départ inopiné de M.Drouin relance la thèse du limo- geage larvé, à Québec, d'autant plus que les changements effectués dans les principaux postes de commande de l'Etat ont atteint des sommets records depuis l'arrivée du Parti québécois au pouvoir en septembre 1994, selon divers décomptes effectués par les médias.De fait, M.Drouin avait déjà, il y a quelques semaines, assisté à un cantonnement partiel de son autorité et de ses fonctions par l'arrivée d'un nouveau président du conseil d'administration, M.Yvon Martineau, un ami du premier ministre Jacques Parizeau et un souverainiste convaincu.Hier, le ministre des Ressources naturelles soutenait dur comme fer que l'orientation politique* du pdg de la plus importante société d'État de la province n'avait rien à faire dans l'évaluation qu'on faisait de ses performances professionnelles dans les officines gouvernementales.Mais le fait d'être souverainiste ne devait pas nuire, laissait-il entendre.« Ça n'a rien à voir.Que M.Martineau le soit ( souverainiste ), j'en suis fort aise », ajoutait cependant M.Gendron.Atmosphère «surréaliste» à la commission sur l'avenir du Québec Presse Canadienne QUÉBEC ¦ Les députés péquistes veulent recevoir en commission parlementaire la présidente de la Commission nationale sur l'avenir du Québec, Mme Monique Vézina, pour témoigner des suites à donner à son rapport.Le député péquiste de Richelieu, Sylvain Simard, a présenté une motion en ce sens hier devant la commission parlementaire des institutions, dans le cadre de la poursuite du débat sur l'avenir du Québec.M.Simard a néanmoins expliqué que la pertinence d'une éventuelle convocation de Mme Vézina sera réévaluée « à la lumière du spectacle peu gracieux » offert par l'opposition li-bérale dans le dossier constitutionnel.Quant au porte-parole libéral, le député de Chà-teauguay, Jean-Marc Fournier, il y voit une nouvelle « astuce » du gouvernement pour promouvoir son option politique.Hier, les travaux de la commission ont revêtu, de l'aveu même de tous les députés, une allure « surréaliste ».C'était la première fois que les députés libéraux participaient depuis janvier dernier à un face-à-face parlementaire dans le dossier constitutionnel, puisqu'ils ont boycotté les travaux des commissions régionales qui ont parcouru le Québec en février et mars derniers.Les accusations se sont multipliées de part et d'autre.M.Fournier a soupçonné le gouvernement d'effectuer des « manoeuvres de marketing et de propagande » pour faire avancer l'idée de la souveraineté du Québec.Mais selon M.Simard, les libéraux évitent le débat constitutionnel parce qu'ils n'ont aucune option à offrir aux Québécois.Quant au chef de l'Action démocratique, Mario Dumont, député de Rivière-du-Loup, il a qualifié les travaux d'hier de « séance de la Ligue nationale d'improvisation ».M.Dumont a même proposé une suspension des travaux en plein milieu de la séance à cause de « l'inutilité » des débats qui s'y déroulaient.Sa motion a été re jetée. LA PRESSE.MONTRÉAL, JEUDI 4 MA11995 B5 PHOTO PC Oui au recyclage, mut*.Le premier ministre Bob Rae a pris la pose, hier, alors qu'il s'apprêtait à Jeter un vieux pneu dans une machine d'une usine de recyclage située à Toronto.M.Rae est favorable au recyclage ; à celui des vieux pneus, Il va sans dire.L'enregistrement des armes aurait peut-être pu prévenir le drame de Ste-Marie, disent les policiers Presse Canadienne OTTAWA ¦ Si un système d'enregistrement avait existé, il aurait été possible de savoir que Clément Mercier, l'auteur d'un double meurtre à Sainte-Marie-de-Beau-ce, avait déjà été inculpé d'une infraction relativement à la possession d'une arme à feu.C'est le constat dressé hier par l'Association canadienne de police devant le Comité permanent de la justice et des questions juridiques.\u20ac On aurait su qu'il y avait peut-être une arme à l'intérieur ( de la maison ) », a lancé Neil Jessop, président de l'Association canadienne de police.Selon M.Jessop, un système d'enregistrement universel des armes à feu aurait fourni des renseignements précieux aux policiers dès le début de l'affaire Mercier.Dans le cas de l'entrepreneur de pompes funèbres beauceron, qui a abattu le chef de police de Sainte-Marie, Denis Nadeau, ainsi que la petite Cyndy Faucher, il aurait été possible, en jetant un coup d'oeil au système d'enregistrement informatisé, de savoir que le suspect avait déjà commis une infraction relativement à la possession d'une arme à feu.Selon M.lessop, il est difficile de dire que les choses se seraient passées autrement, mais les policiers auraient mieux su à quoi s'en tenir.Il v a aussi de fortes chances que Mercier n'aurait pas pu se procurer une deuxième arme à feu car un permis lui aurait été refusé.Faiblesse L'Association canadienne de police, qui représente 35 000 agents de police, appuie en général les grands principes énoncés par le projet de loi C-68, à condition que le coût du système d'enregistrement ne réduise en rien les budgets des services policiers.Par ailleurs, les policiers estiment que ce projet de loi est trop faible pour contrer le trafic transfrontalier des armes à feu.Au lieu d'un casier judiciaire, les propriétaires qui omettent d'enregistrer leurs armes pourraient se les faire confisquer ou se faire imposer une amende, mais il n'est pas nécessaire d'en faire des «c criminels », a ajouté Scott Newark, directeur général de l'association.Le projet de loi gouvernemental prévoit deux nouvelles infractions pour contrer le trafic d'armes à feu et l'importation illégale d'armes à feu.Or, pour que la loi soit efficace, il faudrait créer des patrouilles aux postes-frontière, croient les agents de police, sans quoi ce projet de loi ne serait « qu'une coquille vide ».Devant les récriminations des fédérations de tireurs sportifs et de chasseurs et les objections du Parti réformiste, le ministre de la Justice, Allan Rock, a demandé au comité d'étudier la possibilité de soustraire l'obligation d'enregistrer les armes du code pénal et de permettre aux propriétaires de transmettre des armes à leurs enfants si elles sont considérées des biens d'héritage.Pour sa part.l'Association canadienne des chefs de police a contredit les propriétaires d'armes à feu et les fédérations de chasseurs en soulignant hier que l'usage de fusils de chasse et de carabines était une cause importante de décès et de blessures.Chiffres à l'appui, les chefs de police ont indiqué que 47 p.cent des armes ayant causé des décès ou des blessures, en 1993, étaient des fusils de chasse et des carabines.Aux Communes, la position de la députée du Bloc québécois, Suzanne Tremblay, vis-à-vis le projet de loi C-68, a causé un certain émoi dans les rangs du Bloc : à moins de modifications importantes, elle a l'intention de s'abstenir de voter en faveur de cette pièce législative, ce qui contrevient à la position officielle du Bloc québécois.Le chef du Bloc, Lucien Bouchard, a indiqué lundi qu'il avait été « surpris » par les propos de Mme Tremblay.Un comité recommande l'élimination de la Société des ports CILLES GAUTHIER du bureau de La Presse OTTAWA ¦ Le comité des transports de la Chambre des communes a recommandé hier au gouvernement Chrétien de faire disparaître la Société canadienne des ports et l'Administration de la voie maritime du Saint-Laurent, qui serait remplacée par une société à but non lucratif.Dans son rapport sur « la stratégie maritime nationale », il suggère également d'établir sans délai une commission d'enquête chargée d'examiner tous les aspects des relations patronales-syndicales dans les ports.« De coûteuses interruptions de travail dans les ports canadiens ont gravement ébranlé notre système maritime, a déclaré le président du comité, le député libéral d'Hamilton-Ouest, Stan Keyes.L'économie canadienne ne peut plus absorber de tels chocs.» Pour la navigation de plaisance, le groupe recommande de mettre sur pied le plus tôt possible « un système national d'immatriculation moderne et complet » qui devra s'auto-financer.Chaque port commercial devrait relever directement du ministère des Transports, être autonome sur le plan financier, c'est-à-dire qu'il devrait assumer ses dépenses d'immobilisation et d'exploitation, et établir lui-même ses tarifs.Il mettrait sur pied ses propres services de police et de sécurité.Il verserait un dividende annuel au gouvernement et une disposition de la loi lui interdirait de demander toute contribution à l'État.Au cours des audiences publiques du comité, le port de Montréal et les intervenants de la région montréalaise avaient souhaité que les installations locales acquièrent une plus grande autonomie.Chaque port devrait également négocier avec la municipalité la somme qu'il lui verserait pour les services qu'il utilise.Les trois niveaux de gouvernement devraient s'assurer que l'« imposition municipale ne mette pas en danger la viabilité et la compétitivité des ports ».Quant à l'Administration de la voie maritime, elle serait remplacée par une société sans but lucratif responsable de l'exploitation des écluses, de l'établissement des tarifs et de l'entretien normal.Elle ne s'occuperait plus des infrastructures non maritimes tels les ponts et tunnels.L'enveloppe budgétaire de la Société des ponts facques-Cartier et Champlain inc., filiale de l'Administration de la voie maritime, s'élève à 33,8 millions pour 1995-96.Le gouvernement fédéral assumerait les coûts d'immobilisations « de tous les projets inhabituels d'entretien et de réfection dont l'objet serait d'assurer la sécurité et l'intégrité de la voie maritime ».Les relations de travail cuiic ia nouvelle société ci ses employés seraient assujetties à l'arbitrage obligatoire.Les membres bloquistes du comité, Michel Guimond et Paul Mercier, rendent public aujourd'hui un rapport dissident en compagnie du Syndicat des débardeurs du Port de Montréal.Il est rare qu'une voyelle soit aussi parlante.Moteur V6 à DACT, 24 soupapes de 3 L et 190 chevaux \u2022 Différentiel auto-bloquant à visco-couplage \u2022 Barres stabilisatrices avant et arrière \u2022 Suspension multibras différentielle arrière \u2022 Freins à disque aux 4 roues avec servofrein \u2022 Jantes en alliage chromé de type turbine \u2022 Calandre chromée de type cascade \u2022 Antibrouillards et phares de virage \u2022 Toit ouvrant électrique coulissant et inclinable \u2022 Siège du conducteur à 8 réglages électriques \u2022 Siège du passager à 4 réglages électriques \u2022 Dessus de sièges en cuir, sièges avant chauffants \u2022 Garnitures similibois sur la console centrale et les panneaux des portes \u2022 Sonorisation Bose à 6 haut-parleurs (200 w) : radiocassette MA/MF et lecteur de disques compacts \u2022 Climatiseur sans CFC avec contrôle automatique de la température \u2022 Lève-glaces et verrouillage des portes électriques \u2022 Rétroviseur anti-éblouissant avec réglage d'intensité \u2022 Ouvre-porte de garage universel programmable Homelink \u2022 Câblage pour téléphone cellulaire \u2022 Passage de l'habitacle au coffre par l'accoudoir arrière \u2022 Régulateur de vitesse \u2022 2 coussins gonflables et freins antiblocage (ABS) \u2022 Respecte les normes américaines prévues pour 1997 sur les chocs latéraux \u2022 Roue de secours pleine grandeur avec jante \u2022 Ceintures de sécurité avant réglables en hauteur \u2022 Téléouverture des portes avec antivol \u2022 Portières intelligentes.Pour connaître l'adresse de la salle d'exposition Infiniti la plus proche ou pour recevoir une pochette d'information sur la nouvelle I30, composez le 1 800 361-4792 du lundi au vendredi, entre 8 h et 19 h HE - ?% \u2022 INFINITI 1 800 361-4792 4 : Les gens avises lisent toujours les petits caractères et bouclent leur ceinture de sécurité.'RDS F.pour une 130 1996 version de base Frais de transport et de préparation comprit.Taxet et immatriculation en sus.Aucun dépôt de garantie requis en cas de location Consultez votre concessionnaire Infimti pour plus de detaw.y wLêêê . B6 LA PRESSE.MONTRÉAL, JjUjjl 4 MAI 1995 Différends commerciaux: Goodale n'apprend pas grand-chose de son collègue américain Presse Canadienne WASHINGTON ¦ Une rencontre avec son homologue américain n'a pas permis au ministre canadien de Y Agriculture, Ralph Goodale» de savoir quel sera le prochain geste des Etats-Unis dans les dossiers des produits laitiers, de la volaille et des oeufs.M.Goodale a déclaré aux journalistes hier qu'au cours d'une rencontre d'une heure et demie avec le secrétaire américain de l'Agriculture, Dan Glick-man, ils n'avaient abordé que brièvement les conflits commerciaux qui assombrissent les relations des deux pays dans le domaine agricole.Le ministre a rappelé que le Congrès n'avait confirmé la nomination de M.Glickman que le mois dernier, et que la rencontre visait surtout à établir de bonnes relations de travail entre les deux hommes.Il a affirmé que cette discussion ne lui avait pas permis d'en savoir plus sur les intentions des États-Unis dans le dossier des produits laitiers, de la volaille et des oeufs.Consultations En février dernier, le représentant américain au Commerce, Mickey Kantor, a réclamé la tenue de consultations sur les tarifs élevés que le gouvernement canadien a imposés sur les produits laitiers, la volaille et les oeufs provenant de l'extérieur du pays.Le ministre canadien de l'Agriculture, Ralph Goodale.a raconté que lui et le secrétaire américain à l'Agriculture.Dan Glickman.n'ont abordé que brièvement les conflits commerciaux qui assombrissent les relations des deux pays dans le domaine agricole.Il s'agissait de la première étape du mécanisme de règlement des conflits prévu à l'Accord de libre-échange nord-américain ( ALENA ).Les consultations ont eu lieu en mars, et n'ont rien donné.Les États-Unis peuvent maintenant demander à la commission du libre-échange de se pencher sur leurs doléances.Si la commission ne règle pas le différend, les États-Unis pourront demander à un groupe spécial d'experts de statuer dans ce dossier.Le Canada a imposé les tarifs élevés sur les produits en cause pour remplacer le contingentement des importations qui existait auparavant.Le nouvel accord du GATT ( Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce ) a mis fin à ce type de contingentement, mais a permis au Canada d'imposer des tarifs très élevés sur les importations qui dépassent un certain pourcentage de la consommation domestique.« La position du Canada est claire, a déclaré M.Goodale hier.Nous croyons que les tarifs respectent non seulement le GATT, mais l'ALENA.Nous pensons que nous sommes sur des bases solides, et nous allons nous défendre vigoureusement si la cause doit être jugée.» Environ la moitié des producteurs laitiers du Canada résident au Québec.Le blé Dans un autre dossier agricole d'importance, le blé, M.Goodale a affirmé que son homologue et lui s'étaient entendu pour attendre le rapport d'une commission spéciale avant de poser quelque geste que ce soit.Le Canada et les États-Unis ont mis fin à une guerre du blé, en août dernier, en fixant des quotas et des tarifs douaniers sur le blé canadien pour une période d'un an.Une commission conjointe a été chargée d'étudier les procédures de mise en marché et de soutien des céréales dans les deux pays.Elle devra déposer un rapport préliminaire le 12 juin prochain, et un rapport final le 12 septembre.Le Canada a fait savoir qu'il n'était pas intéressé à renouveler l'entente pour une autre année.Toutefois, cette semaine, M.Kantor aurait indiqué à des Journalistes américains que les Etats-Unis chercheraient à renouveler l'entente quelles que soient les conclusions de la commission.M.Goodale a déclaré qu'il n'était pas d'accord avec cette posititon.« M.Glickman et moi avons choisi d'attendre de voir ce que dira la commission », a-t-il soutenu.il serait irresponsable de retirer nos Casques bleus de f'ex-Yougoslavie, dit Chrétien Presse Canadienne OTTAWA ¦ Retirer les troupes canadiennes de Pcx-Yougoslavie serait irresponsable, a indiqué le premier ministre Jean Chrétien hier.Il répondait ainsi au chef réformiste Preston Manning, qui demandait qu'on rapatrie les Casques bleus canadiens à la suite des derniers combats survenus en Croatie.« Au cours des dernières années, il y a eu des situations où les combats ont repris et des cessez-le-feu ont été conclus.Les soldats eux ont poursuivi leur travail, a ajouté M.Chrétien.Quand nous prenons un engagement, nous le respectons.» Le gouvernement a renouvelé à la fin du mois de mars le mandat de six mois des troupes canadiennes en Bosnie.Depuis quelques jours, cependant, les attaques croates contre une enclave serbe de Croatie ont repris.Les forces serbes ont répliqué en bombardant la capitale croate, Zagreb, et en menaçant les Casques bleus de représailles.Selon M.Manning, ces faits démontrent qu'il n'y a pas de paix à préserver.«c La paix n'est pas en vue et le danger de voir les Casques bleus canadiens transformés en bouclier humain s'accroît », a soutenu le leader réformiste.De son côté, M.Chrétien n'a pas voulu spéculer sur la capacité des soldats canadiens de remplir leur mission dans un contexte semblable.# 4 Le premier ministre a préféré inviter les parties à chercher à s'entendre plutôt que de résoudre leur différend à la pointe du fusil.À sa sortie des Communes, le ministre de la Défense, David Collenette a espéré qu'un nouveau cessez-le-feu puisse être conclu et respecté.« Mais nous avons pris un engagement pour six mois et, à moins d'un imprévu, nous y serons pour six mois.Evidemment, il y aura des hauts et des bas, des reculs et des percées », a-t-il dit.Il a précisé que les soldats canadiens n'étaient pas en danger pour l'instant puisqu'ils ne sont pas cantonnés dans la zone où des altercations ont eu lieu.Mais il est évident que les Casques bleus prennent des précautions supplémentaires, a conclu M.Collenette.\u2022 W M / ÎN » LA 525i A 549$ PAR MOIS.Durant le mois de mai exclusivement, profitez de la meilleure offre jamais faite sur 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