La presse, 25 mai 1995, B. Politique
[" CAHIER 1 - ¦ Rrtï»i^»\u20ac Montréal, Jeudi 25 mai 1995 \u2022 L'EXPRESS POLITIQUE À PROPOS DE LA LO1102 ¦ Les grandes centrales du secteur public auront ce matin une rencontre avec le premier ministre Jacques Parizeau pour discuter de l'avenir de la loi 102, votée par le gouvernement Bourassa.et qui imposait des compressions annuelles de 170 millions \u2014 1 p.cent sur la masse salariale des 340 000 salariés de l'Etat.Québec fera part « de ses propositions » aux centrales, a-t-on indiqué hier.Aux questions de La Presse, la présidente du Conseil du trésor, Pauline Marois, s'est bornée à répondre qu'elle ferait connaître en premier lieu aux centrales les propositions du gouvernement.Le budget Campeau prévoit, il faut le rappeler d'importantes compressions de dépenses pour Fan prochain \u2014 500 millions.Denis lessard MANIF CHEZ PARIZEAU ¦ Un peu plus d'une trentaine de syndiqués des secteurs public et parapublic ont occupé pendant quelques heures, hier, le bureau de comté du premier ministre Jacques Parizeau, à Repentigny, dans la circonscription de l'Assomption, à l'est de Montréal.La manifestation s'est déroulée dans un calme relatif sous la surveillance des forces policières, qui ne sont cependant pas intervenues et qui n'ont procédé à aucune arrestation.Encore une fois, les travailleurs voulaient rappeler au premier ministre sa promesse électorale de réviser la loi 102 sur le gel des salaires et la récupération d'un pour cent de la masse salariale.D'après PC JUSQU'EN HOLLANDE POUR LE LABRADOR .0 En guise de contestation, deux personnes ont escaladé une tour des forces aériennes haute de 102 mètres aux Pays-Bas, et refusent de redescendre» dans l'espoir d'attirer l'attention sur les vols militaires à basse altitude au-dessus du Labrador.Les deux militants, Kees Koning et Mariette Moors, agissent à titre individuel.Ils espèrent ainsi attirer l'attention du ministre canadien des Affaires étrangères, André Ouellet, qui effectuera une visite aux Pays-Bas les 30 et 31 mai, pour une rencontre des pays membres de l'OTAN.' D'après PC i LE DROIT DE PRODUIRE ¦ ¦ Après avoir convaincu le monde municipal de s'asseoir à la même table que les dirigeants de l'Union des producteurs agricoles ( UPA ), le ministre de l'Agriculture Marcel Landry espère faire progresser la préparation d'un projet de loi accordant aux agriculteurs québécois « le droit de produire ».Cette notion chère aux producteurs agricoles suppose que les ministères de l'Agriculture, de l'Environnement, des Affaires municipales et des Ressources naturelles s'entendent afin de permettre les activités agricoles dans des lieux où elles sont contestées parce qu'elles se retrouvent en conflit avec des plans locaux d'urbanisme pour des raisons environnementales.Hier matin, les représentants de l'Union des municipalités du Québec ( UMQ ), de l'Union des municipalités régionales de comtés ( UMRCQ ) et les quatre ministres se sont retrouvés pour se concerter et « établir un cadre réglementaire municipal stable et ouvert à l'égard des activités agricoles en zone agricole ».D'après PC BOUCHARD S'ACCOMODE DE U PRESSE ¦ Le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard, a pris hier ses distances des critiques adressées à la presse québécoise par le premier ministre Jacques Parizeau qui, ces derniers jours, s'est dit préoccupé de la concentration de la presse au Québec.« Je constate qu'il y a plus d'éditorialistes fédéralistes que souverainistes.C'est la loi du genre.Mais on vit dans une société démocratique avec la liberté de la presse », a dit M.Bouchard, en tournée pré-référendaire dans le Bas-Saint-Laurent.Pour ce qui est de pénaliser les médias en utilisant les budgets réservés à la publicité gouvernementale, le chef de l'opposition officielle à Ottawa a indiqué que ce n'était pas lui qui gère ces budgets.« Je ne crois pas que c'est une politique que de pénaliser les médias », a-t-il ajouté.D'après PC Autres informations, pages B4, B5 Éditorial Opinions Lex-Vérificateur Châtelain désavoue Filion Le député contestataire ne sera pas mis à la porte du caucus péquiste DENIS LESSARD du bureau La Presse QUÉBEC Tout comptable qu'il soit, le député péquiste de Montmorency, Jean Filion, « joue au vérificateur » et ne remplit pas son rôle de politicien quant il refuse de voter un budget parce qu'il désapprouve les méthodes comptables utilisées, estime Réal Châtelain, l'ancien Vérificateur général du Québec.Pour expliquer sa décision de ne pas voter en faveur du budget Campeau, le député péquiste de Montmorency, Jean Filion, a fait état de l'omission, dans les équilibres financiers, d'une dette publique d'environ 10 milliards liée aux régimes de retraite des fonctionnaires, un « manque de transparence » dénoncé depuis plusieurs années par les vérificateurs généraux du Québec, a-t-il martelé.À titre de comptable, M.Filion s'est estimé lié par une « contrainte professionnelle » en ne validant pas un budget qui « manque de rigueur dans la comptabilisation des finances publiques ».Mais, joint par La Presse hier, le vérificateur qui avait attaché le grelot à ce problème, dans le passé, avoue ne pas comprendre la position du comptable et député de Montmorency.« Si M.Filion était vérificateur je comprendrais : avant de signer, il devrait justifier son opinion.Mais tout le monde sait qu'un budget est un document politique, et que M.Filion se serve de son statut de comptable pour refuser de le voter, je trouve qu'il va très loin », a lancé M.Châtelain.Désormais retraité, ce dernier a été vérificateur de 1981 à 1991 et soulignait ce problème de l'inscription de la dette dans chacun de ses rapports annuels.Son successeur, Guy Breton, a fait de même depuis 1991.Le ministre des Finances, Jean Campeau, a déclaré que les observations de M.Filion « ne m'empêcheront pas de dormir ».Québec a adopté cette méthode comptable sous Jacques Parizeau à la fin des années 1970 \u2014 cette dette des régime de retraite est étalée sur 50 ans et depuis, d'autres provinces, notamment l'Ontario, ont imité Québec.Le gouvernement libéral avait adopté la même méthode et, de fait, l'opposition n'a pas fait écho en Chambre, hier, aux observations du député Filion.Jacques Parizeau n'a pas paru agacé outre mesure par la sortie intempestive de son député : « Il y a des règles de comportement à établir .mais la revalorisation du rôle de député ne veut pas dire que tout le monde doit marcher au pas tout le temps sans réfléchir », a-t-il dit.Après une réunion du caucus houleuse durant laquelle plusieurs députés ont fait en son absence le procès de M.Filion, le député connaîtra sa « punition » aujourd'hui.Mais il est déjà clair que la sanction sera modérée.Il est exclu qu'il soit mis à la porte du caucus péquiste.M.Filion a eu du fil à retordre hier pour expliquer sa décision.Depuis le dépôt du budget, M.Filion est convaincu « qu'il y a une erreur » mais il reconnaît qu'il n'en avait pas soufflé mot au caucus.Un malaise Selon ses collègues, il est clair que Jean Filion n'a jamais digéré de ne pas être appelé à faire partie du conseil des ministres.Mais sa sortie est le signe d'un important malaise au sein des députés péquistes.Avec le rétrécissement du conseil photo reuter Les forces souverainistes racontent des « mensonges » à la population en essayant de lui faire croire que l'union économique et politique seront choses acquises au lendemain d'une victoire du Oui a affirmé hier le premier ministre Jean Chrétien au cours d'une conférence de presse.M.Chrétien réagissait à la campagne publicitaire lancée mardi par le camp du Oui.Selon lui, le premier ministre québécois Jacques Parizeau ne peut prétendre parler au nom du reste du Canada.« Ce sera au reste du canada à décider, pas à lui.» Avant la conférence de presse, le premier ministre s'est amusé à faire l'essai d'un roulhrou-lant.Le référendum « dans cinq mois » Une ligne 800 pour les questions sur la souveraineté DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC Le gouvernement Parizeau compte tenir son référendum sur la souveraineté « dans cinq mois », a indiqué hier la directrice des communications du premier ministre au cours d'une rencontre à huis clos avec des employés politiques péquistes.Marielle Séguin, responsable des communications au gouvernement, a aussi révélé qu'au cours des prochaines semaines, Québec allait mettre en place une ligne « 800 » où tous les citoyens pourront poser leurs questions sur les conséquences de la souveraineté du Québec.Devant la vingtaine d'attachés de presse réunis ( de telles réunions ont lieu aux deux semaines ), Mme Séguin a indiqué que « dans cinq mois on sera en référendum », ont affirmé plusieurs sources, ce qui permet de prévoir un scrutin fin octobre, début novembre.Il faut toutefois se garder de voir cette indication comme le signe d'une décision arrêtée par Jacques Parizeau.Le gouvernement péquiste n'a pas d'autre choix que de donner une cible s'il veut mobiliser ses troupes pour l'automne.Par ailleurs, il est acquis que la rentrée parlementaire prévue habituellement pour le troisième mardi d'octobre à l'automne sera devancée.« Vous aurez juste le temps de ranger votre parasol », lance-t-on à la blague.La ligne téléphonique est une atten- te exprimée par les commissions régionales sur la souveraineté, explique-ton.Les gens circuleront à l'aide de leur clavier numérique à travers les thèmes proposés par le système vocal.Déjà, des panneaux publicitaires commandités par le Conseil de la souveraineté sont visibles dans les wagons de métro.Sous forme de question- réponse, on cherche à calmer les appréhensions les plus répandues dans la population à l'égard de la souveraineté.Cette campagne gagnera prochainement la télévision et la radio.D'ici les vacances, les ministres auront à prêter main-forte dans les régions en se déplaçant une journée par semaine pour faire la promotion de la souveraineté.M.Parizeau a entrepris sa tournée en Gaspésie, la semaine dernière, tout comme Lucien Bouchard, le chef du Bloc québécois.des ministres à 20 membres seulement, la distribution des responsabilités de délégués régionaux et de présidents de commissions parlementaires ( des tâches lucrative ), les élus restés en touche sont déçus.« Plusieurs ont l'impression d'être des bibelots », dira l'un d'eux.D'autres dissensions sont palpables chez les députés péquistes, chez les anciens qui n'ont pas été admis au conseil des ministres notamment.Selon Jean-Pierre Charbonneau, député de Borduas, des élus ont décidé de « prendre leur pouvoir de parole ».Le gouvernement Parizeau est passablement coincé dans la réplique à donner à la dissidence du député de Montmorency.Si la punition est trop grande, on lui permettra de jouer un rôle de martyr, ce qui augmentera l'impact médiatique de sa sortie.«Cela nous a fait mal», a admis sans détour le président du caucus péquiste, Rosaire Bertrand.Le caucus, réuni spécialement sur cette question hier, n'a pas tranché, laissant au premier ministre Parizeau le soin de décider de la sanction à imposer au député d'arrière-ban.Armes à feu : les provinces seront « pleinement » compensées, promet Rock CHANTALHÉBERT du bureau de La Presse OTTAWA Le premier ministre Jean Chrétien a tenté hier d'endiguer un mouvement presque généralisé de désengagement des provinces à l'égard du controversé projet de loi fédéral sur le contrôle des armes à feu.Il a profité d'une conférence de presse à Ottawa pour réitérer que son gouvernement financera la mise en place du registre national des armes à feu que prévoit le projet de loi C-68.« L'enregistrement, nous en prenons la responsabilité », a-t-il déclaré en précisant que les provinces devront, par la suite, voir à le faire fonctionner, tout comme elles s'assurent du respect de n'importe quelle autre disposition du Code criminel.Simultanément, le ministre fédéral de la Justice, Allan Rock, envoyait une lettre à tous ses homologues provinciaux pour leur rappeler qu'Ottawa a toujours eu l'intention de payer de sa poche les frais administratifs engendrés par la création d'un système national d'enregistrement obligatoire des armes à feu.Il évalue à 85 millions la mise en place du registre et entend se rembourser, au moins en partie, à même les sommes perçues des propriétaires d'armes à feu.Les provinces et les territoires seront compensés «c pleinement », a promis le ministre Rock par voies de lettre et de communiqué hier.En fin de semaine, des chiffres officieux émanant du ministère québécois de l'Environnement évaluaient plutôt à 300 millions la facture à laquelle s'exposerait Québec pour donner suite aux dispositions du projet de loi C-68.Hier, en répétant que les provinces n'auraient pas à soutenir le coût d'établissement du système, le ministère fédéral de la Justice a contesté ces chiffres.Mais le premier ministre Jean Chrétien a lui-même alimenté la confusion en omettant, lors d'un passage à Québec en fin de semaine, de rappeler rengagement de son gouvernement à l'égard du financement du registre.Il s'était plutôt contenté d'affirmer que « l'administration de la justice relève de la province de Québec et ça ( le contrôle des armes ) fait partie de leur tâche ».Refroidies par ces propos, trois autres provinces s'étaient engouffrées dans la porte ouverte par Québec.Au cours de la seule journée de mardi, les gouvernements de la Colombie-Britannique, de l'Ontario et de Terre-Neuve ont tous indiqué publiquement qu'ils n'entendaient pas faire les frais de l'enregistrement obligatoire des armes à feu envisagé par Ottawa.Pour le gouvernement fédéral, ces accès de tiédeur constituent autant de nouvelles tuiles à s'abattre sur son projet de loi.Jusqu'à présent, ces provinces, tout comme le Québec, étaient en effet parmi celles qui s'étaient montrées les plus favorables au projet de loi C-68.L'expression publique de leurs réticences quant aux aspects financiers porte à huit le nombre de gouvernements provinciaux qui ont pris des distances vis-à-vis le projet de loi.BLACKJACK * ROULETTE 4 ?BACCARA ?¥ ROUE DE FORTUNE ¥ MISE : 1 $ à 500 $ m du 15 au 29 mai 1995 de 14 h à 2 h.ntreeet stationnement gratuits i DToftl dï la l\\iio\\ Mm wi< i Ru ii\\ki» BU F BONNETS B2 LA PRESSE.MONTRÉAL.JEUDI 25 MA11995 ÉDITORIAL Paul Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Le temps d'une chasse ¦ Actuellement s'il est un débat émotif au Canada qui suscite la controverse d'un océan à l'autre, divise la députa-tion, y compris celle du Bloc québécois, c'est celui sur le contrôle des armes à feu, le projet de loi C-68 du ministre canadien de la Justice, Allan Rock.Rarement aura-t-on vu.dans un débat public, une telle disproportion entre l'énergie et la passion de ses protagonistes et l'Importance réelle des enjeux.C'est dans ce climat d'excès, de la part tant des propriétaires d'armes que de ceux qui militent pour leur contrôle, que se sont terminées, la semaine dernière, les audiences du comité de la Justice des Communes.ITX^1^ Dans cette cacophonie, Il ne manquait que ^x le grain de sel du gouvernement du Québec qui est venu donner un angle constitutionnel au débat en réclamant qu'Ottawa rembourse au Québec les frais qu'occasionnerait l'application de cette loi.le ministre Rock y a annoncé que le gouvernement proposait des modifications à son projet, en réduisant les pouvoirs d'inspection de la police et en assouplissant les pénalités encourues pour ceux qui n'ont pas enregistré leurs armes.Le ministre est ainsi disposé à décrlmlnaliser, du moins en partie, le fait d'avoir par inadvertance omis d'enregistrer une arme.Cette clause s'appliquerait aux individus dont c'est la première infraction.Ceux-ci pourront encourir une amende maximale de 2 000 $, six mois de prison, ou les deux, mais pour autant, n'hériteraient pas nécessairement d'un casier Judiciaire.Dure, cette clause?Certainement pas pour les citoyens dangereux et on peut déjà présumer dans les propos du ministre une certaine tolérance pour une première Infraction pour les autres citoyens.Donc, malgré ces nouveaux amendements, la grande majorité des opposants, dont certains députés libéraux et le puissant lobby des armes à feu, reste mécontente, insatisfaite, le ministre ayant choisi de résister en proposant des modifications somme toute mineures.Mais au coeur de ce débat acrimonieux.« viril » et animé, ce qui le transcende, c'est surtout le fossé qui sépare les citoyens des villes et les citoyens ruraux.De là à conclure que les préoccupations des citadins à l'égard du crime n'ont rien en commun avec les traditions rurales où la chasse fait partie du quotidien, il n'y a qu'un pas.D'où les prises de position du Reform Party et des députés opposants de tous les partis, eux qui ont été élus pour représenter leurs électeurs de réglons rurales.Ce dont Ils veulent s'acquitter.pourtant, Il y a sûrement maldonne quelque part, car selon un sondage caiiup publié l'automne dernier, cette législation sur le contrôle des armes à feu recevrait l'appui massif de la population canadienne : plus de huit Canadiens sur dix se sont dits favorables à une loi exigeant que toutes les armes à feu au Canada soient enregistrées ; au Québec, neuf Québécois sur dix se sont également prononcés en faveur de l'enregistrement de toutes les armes à feu.Est-ce que les opposants crient plus fort que les autres ?sans doute.Mais pourquoi faut-Il encore répéter aux opposants de la future législation, principalement des chasseurs et des collectionneurs, que posséder une arme enregistrée responsabilise Inévitablement son propriétaire ?A tous ceux qui prétendent que les actes violents sont tous ou presque commis avec une arme achetée Illégalement, rappelons qu'en 1993 \u2014 selon des statistiques citées par le ministre Rock vendredi dernier \u2014 la moitié des armes à feu utilisées à des fins criminelles étaient des carabines et des fusils de chasse ordinaires et la moitié des armes à feu impliquées lors d'Incidents criminels étalent légalement enregistrées par leur propriétaire au Canada.Toute réflexion faite, le ministre Rock a été bien « gentil » d'apporter des modifications à son projet de loi, de façon à le diluer, à le rendre plus digeste.Des modifications, par contre, qui devraient pouvoir servir à rallier l'ensemble du caucus libéral, lors de sa troisième lecture en Chambre, prévue pour la fin du mois.Par ailleurs, si d'aucuns parmi les plus récalcitrants parlent déjà de désobéissance civile si le projet de loi est adopté tel quel, il reste une simple question à laquelle même un enfant pourrait répondre : comment peut-on contrôler si on ne sait pas ce que l'on doit contrôler ?D'où l'enregistrement obligatoire.Quand arrive la saison de la chasse, nul ne conteste l'obligation d'avoir à acheter un permis.Claudette touc as Un grand pas en avant La signature d'un protocole entre les Cris et le gouvernement du Québec ne réglera pas, d'un coup de baguette magique, tous les problèmes qui ont pu s'accumuler depuis des années.Mais cette entente mettra certainement fin à une escalade destructrice entre le Québec et ses autochtones du Nord, escalade qui ne profitait à personne.Le fait que le premier ministre Parizeau et le grand chef Matthew coon-come se soient assis à la même table montre que la démarche suivie par le gouvernement pé-quiste dans le dossier autochtone était la bonne.il est certain que la décision du premier ministre de mettre sur la glace le projet hydroélectrique de Grande-Baleine a facilité ce déblocage.Par ce geste.M.Parizeau faisait d'une pierre deux coups: Il désamorçait une crise avec les Cris et il épargnait aux Québécois le risque d'un fiasco financier.Mais plus fondamentalement, la grande ouverture que vient de faire le gouvernement Parizeau, c'est d'accepter de renégocier certains éléments de l'entente de la Baie James, une réouverture à laquelle les libéraux s'étaient toujours refusés.La source des énormes tensions entre les Cris et la société québécoise ne provient en effet pas vraiment des projets hydroélectriques, et encore moins de la crainte de la souveraineté.Ces deux croisades ont, en fait, été provoquées par un mal plus profond : l'insatisfaction des cris face à l'entente de la Baie James.Cette entente, signée de bonne fol par le gouvernement Bourassa et les Cris, était révolutionnaire à plusieurs égards.Mais l'ouverture du Grand-Nord au développement du Sud a eu des effets profonds sur les autochtones que personne n'avait prévus : surpopulation, chômage, dislocation du tissu social.ce sont là des problèmes réels auxquels on pourra s'attaquer en renégociant l'entente, surtout pour donner aux Cris des outils de développement.Par exemple, par le partage du fruit de l'exploitation des ressources naturelles.Avec l'aide de David Cliché et du ministre Serge Ménard.le gouvernement Parizeau a réussi un savant dosage d'ouverture ( par exemple, sur le partage des revenus des ressources naturelles ), de fermeté ( par exemple, face aux discours incendiaires de M.coon-come ), et de sang-froid ( par exemple, dans le dossier mohawk ).Jusqu'Ici, cette stratégie a porté ses fruits.Alain DUBUC DROfTS RÉSERVÉS La boîte aux lettres Cérald Larose Un mandat clair M.Denis Pelletier, ¦ J'ai reçu et lu votre lettre du 9 mai dernier, parue dans le journal La Presse du 19 suivant.le suis entièrement d'accord avec vous lorsque vous écrivez : « Votre tâche consiste à défendre les intérêts de vos membres », et que vous ajoutez que ces intérêts « sont le fruit de ce que les membres désirent et approuvent, lors des différentes assemblées auxquelles ils sont conviés ».En effet, l'action syndicale est fondée sur les mandats donnés par les instances appropriées.Le projet de souveraineté fait partie intégrante des mandats très majoritaires adoptés par le congrès de la CSN, en mai 1990, après une période de consultation auprès des délégués de chacun des 2 200 syndicats qui lui sont affiliés.Depuis, le conseil confédéral, ainsi que le bureau confédéral de la CSN, ont fait le suivi de cette décision et donné à l'exécutif de la CSN le mandat de participer activement aux travaux de la commission Bélanger-Campeau, de 1990-1991, à la campagne référendaire de Charlottetown, en 1992, et aux commissions nationale et régionales sur l'avenir du Québec tenues cet hiver.Ic vous souligne également que plusieurs centaines de syndicats CSN ont tenu des référendums sur leurs lieux de travail et que les résultats de ceux-ci ont largement confirmé l'adhésion des membres de la CSN à ce projet.Que vous n'ayez pas pris la peine de vous informer avant de publier cette lettre chagrine.Vous contredire n'est que justice à l'endroit de la CSN et de ses porte-parole.Gérald LAROSE président de la CSN Qui sommes-nous pour juger ?¦ )e viens de lire un article sur le docteur Michel Bissonnette.Avec effroi, je constate combien il est difficile d'être humain ! Cet homme, pour une faute d'homme, qui de surcroit fût e/.onéré par les tribunaux, se voit remis au banc des accusés non pas pour la gravité de sa faute, mais plutôt pour satisfaire une sacro-sainte image de transparence et de surveillance que désire se donner son ordre professionnel.Il convient de se demander alors si la justesse et la clarté de la décision du comité de discipline pourra se faire en toute équité vu le désir avoué de certains groupes de pressioç d'avoir la peau d'une brebis égarée.Qui peut se permettre de détruire avec satisfaction la carrière d'un individu ?Pourquoi un ordre professionnel veut-il se substituer à la Cour ?En questionnant le jugement rendu dans cette cause par un juge dûment assermenté, ne sommes-nous pas sur le point de détruire toute la crédibilité des organismes de contrôle de notre société.)e trouve déplorable que l'on demande à deux braves médecins, reconnus pour leur humanisme, de juger un de leurs pairs, l'ose espérer que ces médecins, de même que l'autre membre du comité, sauront agir en « bons pères de famille » qu'ils sont et que l'indulgence et le pardon guideront leur ligne de conduite.Le geste posé par le docteur Bissonnette est certes contraire à l'éthique médicale à laquelle on est en droit de s'attendre de la part d'un médecin.Mais le traitement hautement médiatisé de cette affaire n'est-il pas une peine suffisamment sévère ?Au sortir de cette aventure, le docteur Bissonnette n'a pas seulement perdu la confiance qu'il avait de sa clientèle et de ses pairs, mais aussi celle de la population en général.Luc LECLERC St-Eustache Chevalier.errant ¦ Monsieur Robert Lepage a beaucoup de talent et obtient beaucoup de succès.S'il admet avoir reçu récemment l'Ordre du Canada et ce, ajoute-t-il, en dépit de ses convictions politiques, il ne peut cependant pas nommer correctement cette distinction, qu'il décrit ainsi : « la plus haute distinction au Canada, celle de chevalier de l'Ordre du Canada ».Or, il n'existe pas de « chevalier » de l'Ordre du Canada.Cet ordre comporte trois paliers : membre, officier, compagnon.Comme je doute qu'on l'ait catapulté directement au palier de Compagnon, il n'a donc pas reçu « la plus haute » distinction, qui est celle de Compagnon, et qui lui viendra avec les années.s'il est encore Canadien.R.LAPOINTE Ottawa Soins de santé : une analyse incomplète Monsieur Dubuc, ¦ l'aurais souhaité voir, dans votre éditorial du 16 mai sur la santé, une critique des moyens retenus pour réaliser la réforme des services de santé et plus précisément la fermeture d'hôpitaux.Mais votre analyse s'est arrêtée aux objectifs poursuivis.Personne ne prétendra que la réforme des services de santé n'est pas essentielle dans un contexte de rareté des ressources.Mais la fin ne justifie pas les moyens.La fermeture d'hôpitaux est une façon drastique d'amorcer cette réforme.Il est douteux qu'elle représente le moyen administratif le plus adéquat, en plus de présenter des risques sociaux et politiques élevés.Elle va à rencontre de la tendance nord-américaine de plutôt regrouper ou fusionner les hôpitaux des grands centres urbains.C'est notamment le cas de toutes les provinces qui sont plus avancées que le Québec dans leur réforme des services de santé.La fusion d'hôpitaux offre un meilleur effet de synergie par le regroupement des forces et des acquis de chaque hôpital, et ce, à différents niveaux : administration, employés, bénévoles, fondations, savoir-faire, etc.Bien qu'il arrive que la fusion d'hôpitaux puisse entraîner la fermeture d'un bâtiment, la démarche se fait avec moins de heurts et avec moins de risques de déséquilibrer un système de santé fonctionnel.Une analyse sérieuse de la fermeture d'hôpitaux devrait inexorablement s'étendre sur les critères retenus.Pourquoi une communauté locale devrait-elle être pénalisée par rapport à d'autres?C'est une facette de l'analyse qu'il faudrait approfondir.Egalement, il serait opportun, dans le contexte actuel de la rareté des ressources, de porter l'analyse à d'autres niveaux : gratuité des services, avantages sociaux consentis via les conventions collectives, méthode de paiement aux méde- cins, structure administrative pour gérer le réseau ( nombre et coût des régies régionales, par exemple ), etc.Daniel ÇORBEIL Ile-Perrot Population privée d'une ressource essentielle Docteur Jean Rochon.¦ Nous voulons attirer votre attention sur une situation des plus ambiguës dans notre région.Nous mettons en doute la bonne gestion des fonds versés au CLSC Les Forges via la Régie régionale.Quelques faits succincts.Depuis 1986, un montant d'environ 800 000$ est accordé au volet santé mentale pour la région de Trois-Rivières.La moitié fonctionne toujours sous l'appellation 24/7 et, depuis peu, «c Info-santé ».Quant à l'autre 400 000 $, versé annuellement sous la rubrique « centre de crises », il est utilisé, depuis 1989, pour 97 % en salaires ; ce que nous considérons comme un détournement de fonds.Pendant ce temps, la population est privée d'une ressource jugée, par les organismes oeuvrant en santé mentale, comme une nécessité.Des interventions ont été faites, à plusieurs reprises, afin de réclamer le centre de crise dont notre région devrait être dotée depuis près de dix ans.Ce dossier défraie actuellement l'actualité régionale : articles de journaux, émissions télévisées et radiophoniques.Malgré que notre besoin soit hautement affirmé, la Régie ne semble pas disposée à nous écouter.Par conséquent, nous n'avons plus confiance en ces administrateurs « déconnectés » des vrais problèmes de la population.Nous demandonsque l'on nomme un vérificateur impartial our examiner les finances du CLSC es Forges et de la Régie ; qu'une enquête pleine et entière soit faite.E Céline ROMPRE, Monique MAYER, F.LEGENDRE, Renaud BEAUDRY Trois-Rivières 4 lysiane Gagnon LA PRESSE.MONTREAL.JEUDI 25 MAI 1995 OPINIONS Soins de santé : une réforme qui nécessitera la solidarité de chacun La situation actuelle aurait dû s'amorcer il y a déjà quelques années L'auteur est président de l'Association des directeurs généraux des services de santé et des services sociaux du Québec.Au cours des derniers mois, les directeurs généraux du réseau de la santé et des services sociaux du Québec ont multiplié discussions et rencontres afin de dégager \u2014 pour eux-mêmes comme pour l'ensemble de la population \u2014 des orientations, des principes susceptibles de guider le débat actuel sur la « transformation » du réseau.(.) La « clé » d'interprétation de notre prise de position est l'éthique de solidarité dont découlent les grands programmes nationaux d'assurance-hospitalisation, d'assurance-maladie et les programmes sociaux actuellement dispensés.Nous y adhérons encore de tout coeur.Qui plus est, nous croyons qu'en temps de crise, cette éthique de solidarité doit, plus que jamais, être placée au centre de nos débats.N'oublions jamais que la récession, si elle frappe l'État, frappe démesurément plus fort nos concitoyennes et concitoyens démunis, dépendants ou malades, celles et ceux justement qui ont le plus besoin de solidarité à ce moment-ci.Il va sans dire, cependant, que les fonds ne sont plus aussi disponibles qu'avant.A-t-on encore les moyens de notre éthique ?Comment concilier cet apparent paradoxe sans que ce soit la solidarité qui en ressorte ébréchée ?En cette période de décroissance, de « downsizing » pour être plus exact, l'éthique de solidarité et le sens le plus élémentaire de justice exigent que nous adoptions une approche multiaxiale.On ne peut que réduire les services directs aux usagers et éviter de toucher aux privilèges des professionnels, des cadres et du personnel qui contribuent aussi à l'inflation des coûts dans notre réseau.Universalité d'accès au « panier » des services Tout le monde le sait maintenant, la double pression du vieillissement de la population et du développement technologique dans le secteur de la santé a entraîné un gonflement graduel de l'utilisation et des coûts des services assurés.Personne n'est à blâmer pour cette situation qui con-firme, en quelque sorte, le développement économique qui, à d'autres égards, s'est avéré très avantageux pour les Québécois, au cours des trois dernières décennies.La récession et le poids de la dette publique ont entraîné une incapacité à couvrir les coûts de cette évolution, du « panier » qui gonfle.Malgré cela, nous croyons toujours fermement à une nécessaire solidarité sociale au nom de laquelle le Québec procure à chacun des services de base en matière de santé et de services sociaux et s'assure \u2014 par le biais d'un impôt progressif \u2014 que les plus fortunés paient davantage que les plus pauvres.Évidemment, il sera difficile de rencontrer les objectifs budgétaires de l'État si rien n'est entrepris pour contenir le coût des services assurés.Nous pourrions certes contraindre la croissance des coûts en appliquant rigoureusement le principe de la contrainte de l'offre.La période de transformation que nous traversons ne peut être évitée : chacun, usagers, professionnels et employés, devra chercher les moyens de faire sa part Cette contrainte s'exerce sur deux plans : celui de ( l'auto discipline des professionnels et celui de la couverture d'assurance.On a fréquemment remis en question la capacité du corps médical à s'audodiscipliner et à contraindre le volume de services qu'il dispense à ce qui est nécessaire, à ce qui est médicalement requis ; on pourrait d'ailleurs poser la même question aux professionnels des services sociaux.On pense évidemment à la tendance à prescrire des examens qui ne sont pas tous appropriés compte tenu de la pathologie présentée par le patient ou, dans les services sociaux, à donner un encadrement excessif ou trop lourd.Nous contentons-nous, comme nous devrions le faire en cette période de récession, de fournir le « need to have » en écartant du panier le « nice to have » ?Il est sans doute exact que les professionnels ont démontré jusqu'à maintenant peu de discipline budgétaire, peu de sympathie pour la période d'austérité que nous traversons et qui frappe durement nos usagers.Mais transmettons-nous toujours les informations budgétaires pertinentes aux cliniciens ?Ces derniers disposent-ils vraiment des informations nécessaires pour prendre des décisions coûts-bénéfices éclairées.Les directeurs généraux sont conscients que, pour entraîner des changements durables, nos modèles de gestion devront évoluer et que nous ne pourrons continuer plus longtemps à protéger nos professionnels des préoccupations budgétaires.(.) D'autre part, toute autodiscipline, aussi ferme soit-elle, s'exerce à l'intérieur du cadre des services assurés par l'État.Or, si l'on souhaite vraiment atteindre l'équilibre budgétaire, on ne peut éviter de poser également la question des services assurés.Sur ce point, l'Association souhaite que le « panier » des services soit dans l'ensemble maintenu, mais souhaite aussi que des seuils assurables soient définis avec rigueur et transparence.Considérons, par exemple, l'implant d'un régulateur cardiaque ( \u20ac pacemaker » ) ou d'une prothèse pour remplacer un genou fracturé, enjeux chirurgicaux importants s'il en est, mais où les produits disponibles varient considérablement en sophistication et en coût.Le rôle de l'État ( tout providence soit-il ) n'est-il pas ici de s'assurer que le service rendu au patient lui permet ensuite de vaquer aux occupations habituelles de la vie ?Ce serait là le seuil assurable.Tout ajout au protocole de base qui n'est tout de même pas, soyons francs, une médecine de guerre loin de là, serait assumé par une assurance privée, par le malade lui-même, par une fondation quelconque, ou pas du tout.L'éthique de solidarité à laquelle nous adhérons s'accommoderait de la régularisation des seuils assurables dans la mesure où, en cas de doute, les seuils sont maintenus plutôt hauts que bas et dans la mesure où une bonne dose de flexibilité est introduite dans le système.Les «privilèges » et la question de justice sociale Tous les corps d'emploi ont obtenu des privilèges d'une nature quelconque à un moment où le Québec connaissait un développement économique important.Parlons des coûts de l'emploi.Tous les groupes ( professionnels, cadres, syndiqués ) ont vu s'inscrire dans leurs contrats collectifs des avantages inégalés ailleurs, avantages qui ont tous un coût.Il peut s'agir de la sécurité d'emploi à vie, de programmes d'assurance-salaire défrayés entièrement par l'employeur, d'un bloc de vacances particulièrement avantageux, du paiement entier des griefs par l'employeur, pour ne citer que ceux-là.Toute la question est de savoir si nous ( le « nous » collectif ) souhaitons préserver les emplois.Si la réponse à cette question est oui, alors il faudra nécessairement que les privilèges de l'emploi, que les coûts associés à l'emploi coûtent dorénavant moins cher.Si, au contraire, nous souhaitons conserver tous les avantages, il faudra évidemment réduire le nombre d'emplois.Si l'on choisit cependant d'opérer conformément à une éthique de solidarité, la justice la plus élémentaire requiert que nous nous centrions sur le maintien de l'emploi et nous devons donc ouvrir clairement du côté des bénéfices d'emploi.Évidemment, au fil des ans, les mots avantages et privilèges ont été remplacés dans le vocabulaire par le mot « droit » et les gains d'une époque faste sont devenus, de ce fait, intouchables.Pourtant, la question n'en est pas tant une de droits que d'équité devant les effets de la récession.Une contre-réforme par défaut ?Voilà donc quelques-unes des idées-force qui se dégagent du consensus patronal.Résumons-nous: a Réaffirmer une éthique de solidarité, a Maintenir l'universalité.?Maintenir la taxation progressive.?Maintenir le panier de services assurés.?Définir, à la baisse, les seuils assurables à ce qui est clinique-ment requis ou nécessaire et suffisant.?Instaurer des mécanismes d'imputabilité des actes professionnels posés.?Protéger l'emploi.?Réduire les coûts de l'emploi.Drôle de revirement de circonstances, les directeurs généraux savent ( ils sont bien placés pour cela ) depuis longtemps ce que l'on veut nous apprendre maintenant.Trop d'investissements dans le curatif, pas assez dans le communautaire et pas assez dans le social.Maintenant que les fonds ne sont plus disponibles, les cibles se recentrent vers les déterminants de la santé, sur les facteurs sociaux de la maladie.(.) Que faire?La période de transformation que nous traversons ne peut être évitée, elle doit même être encouragée et aurait dû s'amorcer il y a déjà quelques années ; mais si l'information y était, le courage a cependant manqué.L'inévitable arrive à un bien mauvais moment.Deux ingrédients doivent dorénavant dominer : une préoccupation constante pour la profondeur et la finesse des analyses et des manifestations concrètes de courage de la part de tous les acteurs, au premier chef des acteurs politiques, qui ne se sont pas encore présentés au bâton.Et aussi quelque chose comme de la lucidité : celle qui nous amène à conclure qu'il y aura des choix éclairés et difficiles à faire pour chacun.Non pas pour les seuls professionnels qui seraient responsables de tous les maux ; non pas pour les seuls employés générateurs de coûts très importants ; non pas pour les seuls cadres ou directeurs généraux qui seraient des êtres parfaitement inutiles et improductifs ; non pas pour les seuls « consommateurs » de services qui se seraient collectivement donnés un régime que l'État ne peut plus assumer.Non pas des décisions exigeantes pour les autres, mais bien pour chaque individu, pour chaque groupe, dans son petit domaine à lui et dans la mesure de la prise qu'il a sur les coûts ; en solidarité première avec les plus pauvres.Jean Caron rappelle à tous la sombre époque duplesslste JACQUES GABORIAULT L'auteur a été attaché politique, de 1977 à 1982, au ministère de l'Energie et des Ressources.onsieur le premier ministre, L'intention de l'actuel ministre de l'Education, monsieur Jean Garon, d'implanter une université dans son comté ne repose que sur des considérations électoralistes.Le ministre repousse du revers de la main les critères de décision, pourtant fort utiles, concernant l'allocation optimale des ressources, l'évolution des clientèles et l'impact d'une nouvelle implantation sur l'ensemble des universités québécoises.Cette nouvelle bourde du ministre, ainsi que les arguments de bas étage qu'il invoque pour tenter de justifier son obsession, nous rappellent la sombre époque de Duples-sis.De 1976 à 1982, j'ai eu le privilège d'occuper les fonctions d'attaché politique au cabinet du ministre de l'Énergie et des Ressources de l'époque, feu Yves Bérubé.J'ai donc côtoyé de près le pouvoir et j'ai été habitué à un processus de prise de décision où la rigueur primait.Yves Bérubé nous disait constamment: « Si vous êtes très bien préparés et que votre recommandation ou votre décision est rigoureuse et repose sur une analyse bien structurée, même si elle n'est pas populaire, n'hésitez pas et ayez le courage de la présenter.» À cet égard, je me souviens très bien, en 1977, du jour où Yves Berubé est allé rencontrer les travailleurs de la Wayagamac pour leur annoncer que leur usine devait fermer.À mon avis, Monsieur Parizeau, Yves Bérubé peut être utilisé comme modèle et son héritage politique peut se résumer comme suit : rigueur, rationalité, vision.Or, depuis maintenant plus de six mois, votre ministre de l'Éducation nous a démontré, par ses déclarations improvisées, son argumentation échevelée et par ses allures de « patro-neux » local, qu'il n'a pas les capacités requises pour guider l'importante réorientation que doit subir tout le secteur québécois de l'éducation.Son incapacité à avoir une vision structurée et globale de ce secteur me laisse croire qu'il sabotera l'exercice de réflexion amorcé dans le cadre des états généraux sur l'éducation.Tout comme le signalait à juste titre madame Lise Bissonnette, dans son éditorial du 17 mai dernier, « M.Garon affaiblit la morale, la rationalité, la crédibilité du gouverner-nent ».Monsieur Parizeau, si vous acceptez et cautionnez cet état de fait, vous contribuez du même coup à l'érosion progressive de vos assises traditionnelles.Non, nous ne sommes pas des inconditionnels et jamais nous n'accorderons à un gouvernement de « patroneux » et n'ayant aucune vision le privilège de nous représenter pour réaliser l'indépendance du Québec.Un changement s'impose et ce, rapidement.Jean Caron Le régionalisme : un phénomène exacerbé ¦ 1 y a de ces politiques qui reviennent dans la ¦ face des gouvernements comme des boomerang.Ainsi en est-il de la « régionalisation » dont le gouvernement Parizeau a fait son credo.I ; À trop stimuler l'appétit des « régions » \u2014 qû plus précisément celui de leurs maires, leaders naturels et autres notables \u2014, on en est arrivé à ne plus pouvoir leur offrir des repas normaux.Il lent faut à tout coup un banquet.Montréal et Charlevoix ont un casino, Québec veut un casino.Les Canadiens ont un nouveau Forum, les Nordiques veulent un nouveau Cotisée.Jo-liette a un cégep, Terrebonne veut un cégep.Saint-Laurent a un cégep, l'Ouest de Montréal veut un cégep.Rimouski a une université, Lévis veut uûe université.Dans la foulée des absurdes promesses de Jean Garon, le moindre hameau voudra désormais sa propre école.Et vive l'école de rang,; à l'aube du 21e siècle ! On en est même rendu à vouloir créer de toutes pièces des mentalités régionales là où il n'y en a jamais eu, comme dans la « Montérégie », cette fio tion géo-bureaucratique dont les auteurs prétendent déceler des liens naturels entre Longueuil et Sherbrooke ! Et la Montérégie, par la voix de son « parrain régional », de réclamer un.quotidien ! * * * Ce n'est pas par hasard que le PQ a embrassé l'idéologie de la régionalisation, pas par hasard non plus que Jacques Parizeau, pourtant férocement centralisateur de tempérament, l'a fait sienne.La première raison est le « clientélisme », ou l'intérêt électoral de base.C'est dans les.« régions » en effet que loge la clientèle péquiste.À ses premiers châteaux-forts du Saguenay, de la Côte nord et de la Rive-Sud ( face à Montréal ), le PQ a graduellement ajouté le bas du fleuve, la Gaspésie, l'Abitibi, les Bois-Francs, la grande région de Québec, etc.* 1 Pourquoi ?Simplement parce que partout en dehors de l'Outaouais, des Cantons de l'Est et de Montréal, l'électorat est à toutes fins utiles exclusivement francophone, et que le PQ y a pris la place historique de l'Union Nationale.Quand le PQ a perdu le pouvoir, en 1985, c'est aux régions qu'il s'est raccroché : pendant près de dix ans, la majorité des membres du caucus péquiste venaient de régions semi-rurales et de petites villes périphériques.L'essentiel de Montréal lui avait filé entre les doigts et reste depuis ce temps, pour le PQ, un ter-, ritoire étranger même s'il a fini par y regagner quelques sièges.C'est dans la ceinture montréalaise, dans le gras du beigne autour de la ville-pôle désertée par la classe moyenne francophone, que le PQ s'est maintenant enraciné.Le PQ, né d'une urbanité en effervescence basée à Montréal, s'en est trouvé fondamentalement transformé : c'est maintenant un parti dominé par des banlieusards et de militants de régions semi-rurales.On n'a pas fini d'en voir les conséquences.* * * L'autre raison qui a poussé le PQ dans la voie du régionalisme exacerbé est évidemment d'ordre référendaire.Là, dans ces régions, se trouve l'immense bloc des péquistes de base et des nationalistes indécis, tous « canadiens-français » de vieille souche.C'est aussi un électorat plus facile à contrôler.Les « régions » et leurs sous-régions sont par définition plus homogènes que les grandes villes.Leurs leaders font plus aisément consensus.Leurs médias \u2014 petits quotidiens, hebdos régionaux, radio locale, etc.\u2014 sont plus malléables.Dès lors, il est relativement plus facile de satisfaire une région avec un nombre minimum d'initiatives que de tenter de régler les problèmes complexes des grosses agglomérations, où les intervenants sont, de toute façon, trop nombreux et trop diversifiés pour faire consensus.D'où le fait que la première étape de l'opération référendaire ait été axée, tant dans sa philosophie que sous l'angle logistique, sur les régions.Mais ce faisant, le gouvernement Parizeau prenait le risque de décupler des appétits qu'il ne pourra jamais combler.On a vu à quel point, d'ailleurs.À chaque audience des commissions régionales, la litanie recommençait.Plus de pouvoirs, plus d'argent.Le même litanie, qui pourtant n'apportait pas un gramme d'eau au moulin de la cause indépendantiste.En effet, ou bien les porte-parole régionaux écartaient carrément la question nationale pour se concentrer sur les revendications régionales, ou bien, tout comme la FAS de la CSN le fait aujourd'hui,! ils se livraient au chantage le plus limpide : la souveraineté, à condition que.Suivait la litanie.Les régions sont devenues par rapport au gouvernement québécois ce que sont les provinces par rapport au gouvernement fédéral : des « partenaires » querelleurs, demandeurs et perpétuellement insatisfaits qui se jalousent les uns les autres.Rimouski se dresse contre Lévis de la même façon que le Manitoba en a voulu au Québec d'obtenir le contrat des F-18 et que Québec en veut al»-: jourd'hui à Winnipeg d'avoir reçu de quoi garder ses Jets.* * * En fait, la transformation des «régions» en mini-provinces se situe dans la logique souverainiste.L'octroi de certains pouvoirs aux régions permettraient peut-être à un Québec indépendant d'échapper aux contraintes de l'ALENA concernant les subventions aux entreprises exportatrices.Le Québec y échappe aujourd'hui grâce à son statut de; province, et peut appliquer des politiques protectionnistes qui lui seraient interdites en tant que pays signataire de l'accord.D'où l'idée de dévoluer aux « régions » certaines responsabilités actuellement exercées par les provinces.Mais c'est une idée à très, très long terme.Le gouvernement Parizeau ne dévoluera pas une once de pouvoir aux régions tant qu'il n'en aura pas la plénitude, et encore, pas tout de suite après l'indépendance puisqu'il va de soi que le pouvoir devrait être fortement centralisé pour permettre au Québec de passer à travers les pénibles négociations et l'instabilité sociale qui suivraient.Il est d'ailleurs significatif que jamais M.Parizeau n'a pensé à transférer un réel pouvoir aux ré^ gions \u2014 par exemple en décentralisant les négociations du secteur para-public, qui sont les plus centralisées en Amérique.La « régionalisation » péquiste n'est pour l'heure que le bon vieux paternalisme, favoritisme ou patronage, qui répond à des appétits de plus en plus insatiables.Le phénomène n'a rien de neuf mais il est exacerbé parce qu'il s'inscrit maintenant dans la philosophie officielle du gouvernement.V 1 - - B4 POLITIQUE LA PRESSE.MONTRÉAL, JEUDI 25 MA11995 La communauté crie divisée sur les « promesses » de Québec du burtau de La Presse QUÉBEC ¦ Le protocole d'entente conclu mardi entre les Cris et le gouvernement du Québec est loin de faire l'unanimité dans cette communauté autochtone.Pour le vice-grand chef du Grand conseil des Cris, Kenny Blacksmith, les Cris n'ont obtenu aucune assurance quant au règlement des problèmes apparus avec la Convention de la baie James.« Je conserve mes principes et dit ce qui, selon moi, devrait être fait », affirme le numéro deux du grand conseil, carrément opposé à l'entente de principe conclue entre les Cris et Québec.Derrière la signature de cet accord, expliquent des sources informées, il faut comprendre que le principal instigateur des négociations, le chef Billy Diamond fera bientôt face à des élections.Il avait besoin de présenter un accord promettant des résultats concrets à sa communauté, bien que, si on lit le protocole d'entente, Québec ne s'engage qu'à discuter des pro- DANS LE CADRE DES 20 JOURS DU JARDINAGE PLUS DE J I I I I I I I I I I I I i L.En collaboration avec EN PRIX À GAGNER ! imot«ur-veôefte dm l'émission FWurs et Jardins diffusée sur le réseau TVA t Étet-vovr* abonné o FWi Fiante! H JonAm ?oui Q non [_ Ut,kx*m»èt reprodun oIommum occepnn tégtemonai dbpowbte* en cwnrevTardw peniriùaete Cowpon rakoe ovant te 31 mo> Ouankte Umé«.blêmes soulevés par les Cris, sans s'engager positivement.Le ton conciliant de Mattew Coon-Come était aussi prévisible car, dès l'élection du PO, il avait fait une nette distinction entre les discussions à venir avec le gouvernement légitimement élu du Québec et son projet souverainiste.En outre, il semble que le chef Diamond ait un énorme ascendant sur M.Coon-Come, ce qui explique aussi l'approbation immédiate du grand chef.Québec se dit ainsi disposé à discuter du partage des bénéfices de l'exploitation des ressources naturelles et à régler certains problèmes de développement économique apparus en dépit des promesses de la Convention de la baie lames dans ce domaine.M.Blacksmith, originaire de Mistassini, est le deuxième en autorité au grand conseil, tout de suite après le grand chef Mattew Coon-Come.Vendredi dernier il faisait circuler parmi les chefs et les dirigeants du conseil une lettre dénonçant l'intention de son organisation de signer le protocole d'entente prévu avec le gouvernement Parizeau.Son absence à la séance de signature, mardi, fut remarquée par la communauté, il explique qu'il ne pouvait cautionner la signature « d'une entente de dernière heure, le résultat de pressions ».Joint hier, M.Blacksmith n'a pas fait mystère de sa désapprobation.« Le protocole d'entente ne va pas assez loin, le Québec ne reconnaît rien là-dedans, et surtout ne s'engage à rien à part écouter», dira M.Blacksmith.« le ne pense pas qu'il garantisse des discussions réelles.» Pour lui, le document signé Nouvel affrontement à prévoir au sein d'Alliance Québec Michael Hamelln devrait conserver la présidence MARIO FONTAINE ¦ Le congrès annuel d'Alliance Québec, qui s'ouvre demain dans la métropole, donnera lieu à une nouvelle confrontation entre modérés et zélotes de la défense de l'anglais au Québec.Le tout sous un éclairage qu'on voudra le plus positif possible, afin de faire oublier la chute dramatique du membership et de la crédibilité du lobby anglophone.Depuis huit ans, en effet, la plus importante section de l'organisme, celle de Montréal-Centre, a perdu 78 p.cent de ses membres.Le nombre total d'adhérents à Alliance-Québec tournerait quant à lui autour de 4000, soit cinq fois moins qu'il y a douze ans.Chacun d'eux coûte plus de 300 $ par an aux contribuables, puisque Ottawa finance l'organisme à plus de 95 p.cent.L'ancien président de Montréal-Centre, Steve Potter, s'attend à ce que le président sortant, Michael Hamelin, tente de redorer l'image du groupe en affirmant que la campagne de recrutement de ce printemps a été un succès, et qu'il sorte des « études » très optimistes de son chapeau.Le torchon brûle entre les deux hommes, et une rencontre tenue la semaine dernière en présence d'avocats n'a pas réglé le contentieux.M.Potter n'a donc pas l'intention de participer aux assises de ce week-end.Il espère que son absence amènera un certain nombre des quelque 250 congressistes attendus à s'interroger sur les orientations d'Alliance Québec.M.Hamelin avait succédé à Robert Keaton à la présidence de l'organisme en décembre 93.M.Keaton avait démissionné à mi-mandat pour tenter de remporter, sans succès, la convention libérale dans Notre-Dame-de-Grâce.« M.Hamelin aura le contrôle de la salle, puisqu'on nous refuse d'y déléguer nos propres gens, déplore M.Potter.Et le Parti libéral du Québec accroîtra encore sa présence à Alliance-Québec, qui est pourtant déjà très forte.» L'avocate Pendenza veut faire le ménage L'unique adversaire de M.Hamelin à la présidence, l'avocate Giuliana Pendenza, pense elle aussi qu'il est temps de faire le ménage à Alliance Québec, «une organisation que beaucoup voient comme l'aile anglophone et complaisante du Parti libéral du Québec ».Candidate malheureuse du Parti égalité aux dernières élections, Mme Pendenza croit que le lobby doit être un véritable chien de garde des droits des anglophones au Québec, qu'il faut abolir les « lois discriminatoires » à leur endroit et charcuter la Loi 101.Des résolutions en ce sens seront débattues samedi matin.Alliance Québec doit rempla- cer la complaisance par l'agressivité, dit-elle, ajoutant que « son faible membership prouve que ce groupe financé par des fonds fédéraux s'est coupé des Anglos-Québécois et qu'il faut le reconstruire à partir de la base».Membres à part entière Trop molle, Alliance Québec ?« Nous sommes des gens modérés, qui ont choisi de rester au Québec.On tient à ce que nos droits soient respectés, mais on veut aussi être membres à part entière de la grande communauté québécoise », rétorque Michael Hamelin.Favori pour l'emporter, M.Hamelin affirme que l'organisme est démocratique, que tous peuvent venir y exprimer leur avis.« Notre organisation est ouverte, il est normal que des opinions contradictoires s'expriment », expliquait-il hier.Il prédit que ce sont les dossiers de la santé et des services sociaux, de l'éducation et de l'emploi pour les jeunes qui seront les plus discutés par les militants, réunis cette année dans un hôtel de l'Est de la métropole.Le congrès prendra fin dimanche par un discours du vice-premier ministre Bernard Landry.On prévoit que le vainqueur de l'élection à la présidence d'Alliance Québec profite de ce déjeuner de clôture pour rappeler la position fédéraliste de l'organisme.« est inapproprié », le mandat qui est attaché au protocole d'entente est une copie conforme d'un texte proposé par le gouvernement Bourassa « qui répondait aux préoccupations de l'époque, il y a trois ans ».Dans sa lettre, le vice-grand chef évoque les offres du gouvernement précédent, et bien que la situation était différente à l'époque, il aurait été plus avantageux de signer à l'époque, selon lui.« Le protocole de cette semaine offre moins, il ne garantit pas que les engagements verbaux seront respectés.» Nominations : l'ADO obtient des promesses Presse Canadienne QUÉBEC 7 ¦ Le gouvernement envisage de revoir le mode de nomination de certains hauts fonctionnaires.' « Il va falloir à un moment donné établir des règles pour les nominations de certains fonctionnaires », a reconnu hier le premier ministre Jacques Parizeau, alors qu'il était interrogé à l'Assemblée nationale par le député de Rivière-du-Loup et chef de l'Action démocratique, Mario Dumont.Ce dernier a parlé d'une « vague de nominations partisanes sans précédent » au cours des dernières semaines et de la « nécessité de revaloriser le rôle de député ».L'Action démocratique avait proposé, lors de la dernière campagne électorale, que certaines nominations, comme celle des sous-ministres, soient soumises à l'examen des députés lors de commissions parlementaires où les éventuels candidats aux différents postes pourraient être interrogés par les élus.M.Parizeau a rappelé que les lois actuelles font en sorte que c'est le gouvernement qui a le dernier mot sur la nomination des titulaires de quelques centaines de postes de la fonction publique et de l'appareil de l'État.« le reconnais que le député de Rivière-du-Loup a fait dans le passé des propositions dont il faudra tenir compte.Il y a des éléments qui devront être changés dans le système », a dit le premier ministre.te Le son de l'été rabais s10 rabais no Magnétocassette AM/FM stéréo portatif avec glissière de volume et autoarrêt.14-8306 SCR-54 AM/FM stéréo portatif à deux platines.Auto-inversion sur platine 1, correcteur à 3 bandes, copie rapide et micro intégré.14-745 4 » I * I rabais no A) RABAIS $15.Baladeur SCP-49.Qté limitée, aucune comm.différée.14-1089.Cour.69.95 .solde 54.95 B) RABAIS $8.SCP-215 portatif avec casque d'écoute léger.Qté limitée, aucune commande différée.14-9238.Cour.24.95 .solde 16.95 C)RABAIS $10.Lecteur de cassette AM/FM avec ampli de graves et écouteurs.Qté limitée, aucune commande différée.14-8223.Cour.39.95 .solde 29.95 D) RABAIS $20.Enregistreur mono avec AM/FM 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membres de la Fédération ont dit qu'il leur est difficile d'appuyer ce projet alors qu'il n'a pas de contenu et que le gouvernement démantèle le réseau des services publics.Les entreprises de presse soumises à une loi anti-monopole ?Presse Canadien* QUÉBEC ¦ Le vice-premier ministre, Bernard Landry, a évoqué hier la possibilité que le gouvernement péquiste adopte une loi interdisant les monopoles, qui pourrait également s'appliquer aux entreprises de presse.« Dans plusieurs démocraties occidentales où il y a des économies de marché, il existe des lois contre les monopoles.Et ça s'applique à tous les secteurs de l'économie, incluant la presse.On doit être particulièrement vigilants avec la presse parce que c'est un élément respectable du pouvoir politique », a déclaré M.Landry à son entrée au conseil des ministre.Avant-hier, le premier ministre Jacques Parizeau a fait une sortie, en Chambre, contre la concentration des médias, un problème « d'une grande acuité », qui le préoccupe beaucoup, dit-il.Rappelant que dix des onze quotidiens québécois appartiennent à MM.Paul Desmarais, Pierre Péladeau et Conrad Black, M.Parizeau a ajouté : « )e n'ai jamais considéré normal qu'au Québec, les médias d'information soient à ce point concentrés ».M.Landry a fait écho, hier aux propos de son chef.«c Dans une économie de marché, on doit toujours être préoccupé par les oligopoles ou pire, les monopoles.)e ne dis pas que c'est le cas présentement, mais il faut y prêter attention », a-t-il indiqué.« On ne doit pas concentrer trop de choses entre les mains de trop peu de gens », ajoute-t-il.C'est lorsqu'on lui a demandé comment on pourrait régler ce problème dans un Québec souverain que M.Landry a évoqué la possibilité d'une loi bien définie, citant en exemple les Américains.Le vice-premier ministre n'a cependant pas donné plus de détails sur cet éventuel projet de loi, refusant par exemple d'indiquer s'il serait impossible, dans un Québec souverain, de posséder plus d'une entreprise de presse.Selon M.Landry, le Parti québécois ne tente absolument pas ainsi de manifester son désaccord envers la couverture que les médias font de l'action gouvernementale.« Nous ne nous plaignons pas de la presse.Si elle fait état des faits et que nous en sommes fiers, où est le problème ?», dit-il.La Loi des faillites en révision Presse Canadienne OTTAWA ¦ Des diplômés universitaires déclarent faillite pour éviter de rembourser des prêts étudiants que leur ont accordés les gouvernements fédéral et provinciaux.Le gouvernement fédéral a perdu 150 millions en revenus de TPS à cause des faillites.Des femmes divorcées et leurs enfants recevant des pensions alimentaires ont du mal à obtenir une part du gâteau lorsque l'ancien époux déclare faillite.Il s'agit là de certains des problèmes qu'un puissant comité consultatif fédéral présidé par un sous-ministre souhaite voir réglés lorsque viendra le moment de procéder à la révision de la Loi des faillites cet automne.Des exemplaires des rapports du comité ont été remis à la Presse Canadienne.Le ministre de l'Industrie John Manley a déjà promis des amendements substantiels à la loi mais a refusé de dire exactement ce qu'il projette, i On ne peut défendre l'idée d'un pays à n'importe quel prix, estime M.Roy, dont la Fédération compte pour 40 p.cent de l'effectif de la CSN.Cette position avait été arrêtée vendredi dernier, à Québec, par une vaste majorité des 700 délégués de la FAS réunis en conseil fédéral.Seule cette instance pourrait ramener les syndiqués du réseau de la santé et des services sociaux dans le giron souverainiste du PQ.Le prochain conseil fédéral \u2014 l'instance suprême entre les congrès \u2014 est prévu pour fin octo- bre début novembre, alors qu'on devrait être en pleine campagne référendaire si le premier ministre Parizeau respecte sa promesse de consulter les Québécois sur leur avenir constitutionnel cette année.\u2014 Faut-il considérer que les syndiqués de la FAS voudront monnayer leur OUI au référendum contre un assouplissement dans les compressions ?\u2014 « Quel que soit le contexte, on nous aurait accusés de faire du chantage », soutient M.Roy, conscient que d'aucuns percevront le refus de la FAS d'ap- puyer le projet péquiste comme une manoeuvre pour faire plier le gouvernement en cette période cruciale.Le gun sur la table, en quelque sorte.Les responsables de la Fédération évitent toutefois de dire s'ils recommanderont à leurs membres de voter NON.Souverainistes, oui, mais pas à n'importe quel prix et avec un projet cohérent à défendre, disent-ils en substance.Selon une déclaration publiée hier, la FAS « constate que si le gouvernement réclame tous les leviers d'Ottawa pour permettre au Québec de se développer, il utilise mal ceux dont il dispose, dont celui de la fiscalité.C'est surtout le démantèlement actuel du réseau de la santé et des services sociaux qui fait dire à la FAS qu'il est difficile de penser remettre notre pays entre les mains d'un gouvernement incapable de gérer adéquatement les services sociaux et de santé ».De quoi embêter le président de la CSN, Gérald Larose, qui défend la souveraineté sur toutes les tribunes, de concert avec ses vis-à-vis de la FTQ et de la CEQ.« Les positions de la CSN sont d'appuyer la souveraineté, par le Parti québécois », plaide Louis Roy.Quant à M.Larose, il parlé de «tactique», de position prfse dans le cadre d'un autre dossier, et n'a pas l'intention de changer le tir.Le président de la centrale continuera de promouvoir la souveraineté.La CSN appuie le projet depuis son congrès de 1990, et a réitéré son appui à là souveraineté lors d'un corigrcs spécial, en février dernier.« Les mandats, c'est le congrès qui me les donne», commentait hie,r-£>4v Larose.\u2022 m I \u2022 \u2022 :.t « » \u2022 0 1 * » Il suffit d'assurer votre auto chez nous et de vous engager à souscrire votre assurance habitation Desjardins lorsque la vôtre arrivera à échéance pour obtenir ainsi Y option Bonne route maintenant et 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devrait se taire et écouter les acteurs du milieu de l'éducation, plutôt que de faire des « sorties intempestives » à tout propos.La présidente de la Centrale de l'enseignement du Québec a formulé ces deux reproches hier, lors de l'ouverture du conseil général de la centrale à Laval.Elle a aussi explicité sa position lors d'une rencontre avec la presse.« Un rapide coup d'oeil au menu législatif depuis l'élection du Parti québécois révèle que, sans être paralysée, la machine gouvernementale a vraisemblablement investi beaucoup d'énergie dans les préparatifs devant mener à la campagne référendaire.On dénombre peu de projets de loi d'importance », mentionnait Mme Page dans son discours aux délégués du conseil général.Plus tard, devant les journalistes, elle a bien précisé que cela ne mettait nullement en cause l'appui de la centrale au projet souverainiste.« Il a toujours notre confiance dans le dossier de la souveraineté.L'appui à la souveraineté n'est pas une absence de sens critique.» Ironique, Mme Page explique : «Le gouvernement nous avait dit qu'il était capable de faire \u2022 \u2022 4 Il est rare qu'une voyelle soit aussi parlante.\u2022 Moteur V6 à DACT, 24 soupapes de 3 L et 190 ehevaux \u2022 Différentiel auto-bloquant à visco-couplage \u2022 Barres stabilisatrices avant et arrière \u2022 Suspension multibras différentielle arrière \u2022 Freins à disque aux 4 roues avec servofrein \u2022 Jantes en alliage chromé de type turbine \u2022 Calandre chromée de type cascade \u2022 Antibrouillards et phares de virage \u2022 Toit ouvrant électrique coulissant et inclinable \u2022 Siège du conducteur à 8 réglages électriques \u2022 Siège du passager à 4 réglages électriques \u2022 Dessus de sièges en cuir, sièges avant chauffants \u2022 Garnitures simiiibois sur la console centrale et les panneaux des portes \u2022 Sonorisation Bose à 6 haut-parleurs (200 w) : radiocassette MA/MF et lecteur de disques compacts \u2022 Climatiseur sans CFC avec contrôle automatique de la température \u2022 Lève-glaces et verrouillage des portes électriques \u2022 Rétroviseur anti-éblouissant avec réglage d'intensité \u2022 Ouvre-porte de garage universel programmable Homelink \u2022 Câblage pour téléphone cellulaire \u2022 Passage de l'habitacle au coffre par l'accoudoir arrière \u2022 Régulateur de vitesse \u2022 2 coussins gonflables et freins antiblocage (ABS) \u2022 Respecte les normes américaines prévues pour 1997 sur les chocs latéraux \u2022 Roue de secours pleine grandeur avec jante \u2022 Ceintures de sécurité avant réglables en hauteur \u2022 Téléouverture des portes avec antivol \u2022 Portières intelligentes.Pour connaître l'adresse de la salle d'exposition Infiniti la plus proche ou pour recevoir une pochette d'information sur la nouvelle I30, composez le 1 800 361-4792 du lundi au vendredi, entre 8 h et 19 h HE.La 130 1996.Le grand luxe à moins de 40 000 $'.MÉRIDIEN INFINITI 4000, rue Jean-Talon Ouest (Montréal) (514) 731-7977 INFINITI LAVAL 305, bout.St-Martin Est (Laval) (514) 382-8550 INFINITI 1 800 361-4792 Les gens avises lisent toujours les petits caractères et bouclent leur ceinture de secunté.'P.D.S.F.pour une 130 1996 version 0e base.Frais de transport et de préparation compris.Taxes et immatriculation en sus.Aucun dépôt de garantie requis en cas de location.Consultez votre concessionnaire Infiniti pour plus de détails deux choses en même temps, de marcher et de mâcher de la gomme en même temps.» Les lacunes que la CEQ reproche au gouvernement péquîste sont, entre autres, la Loi 102 qui est toujours officiellement maintenue.Cette loi, adoptée par le précédent gouvernement libéral, avait imposé une prolongation des conventions collectives dans le secteur public et parapublic, le gel des salaires et la récupération de l'équivalent d'un pour cent de la masse salariale, par l'imposition de congés non payés.\u2022 Mme Page condamne deux autres décisions gouvernementales : les compressions budgétaires « brutales » dans la santé et l'accès aux écoles spécialisées pour les enfants en difficulté d'apprentissage ou lourdement handicapés.Ces trois points font dire à.Mme Page que « l'action gouver-s -nementale n'est pas à la hau- \u2022 teur ».Elle cite cependant quelques ! exceptions positives : la formation professionnelle ( un projet de loi déposé par la ministre de l'Emploi Louise Harel ), là construction résidentielle qui est \u2022 de nouveau réglementée, la per- ; ception automatique des pen-.sions alimentaires, l'établissement d'une liste électorale permanente et le moratoire sur le développement de nouvelles garderies.Le ministre de l'Éducation fean Garon, surtout, ne trouve pas grâce aux yeux de Mme Page.« Ses déclarations à ('emporte-pièce lui mettent tout le monde à dos.» La CEQ se prononce contre le port du hijab à l'école Presse Canadienne 4 ¦ Le conseil général de la Centrale de l'enseignement du Québec s'est finalement prononcé hier soir en faveur de l'interdiction dans les écoles publiques québécoises de tout signe ostentatoire marquant l'appartenance à quelque groupe religieux ou idéologique que ce soit et, en conséquence, contre le port du voile islamique.Cette prise de position, préconisée par l'Alliance des professeurs de Montréal, a été approuvée par un vote majoritaire à main levée, a précisé une porte-parole de la CEQ, Hélène Gilbert.Le conseil exécutif de la CEQ avait recommandé pour sa part de tolérer le port du voile.Avant de passer au vote, les délégués au conseil général de la CEQ, réunis à Laval, ont débattu de la question pendant plusieurs heures, étant placés devant ces deux positions opposées.L'Alliance des professeurs de Montréal est l'un des plus gros syndicats de la centrale.Le CEQ recommande d'autre part que soit lancée une vaste campagne d'éducation sur les in-tégrismes religieux, les différentes significations du voile islamique et l'égalité entre les femmes et les hommes.Le conseil général a, de plus, affirmé le caractère non négociable des éléments suivants : la mixité des écoles et des classes, les contenus des programmes d'enseignement et l'égalité entre les sexes.La CEQ, qui s'est déjà prononcée en faveur de la laïcisation de l'école, s'oppose à ce que les locaux scolaires soient utilisés à des fins de pratique religieuse.Elle s'oppose également à ce que le calendrier scolaire soit modifié pour respecter une multitude de fêtes religieuses.« L'école n'est pas une église », a expliqué la présidente de la centrale.Lorraine Page, au cours d'une rencontre avec la presse.Il ne faut pas dépasser le stade des accomodements raisonnables, a-t-elle dit : « On ne peut pas envisager un calendrier à géométrie variable.» Pour appuyer sa position contre le port du voile, l'Alliance a soutenu que le hijab « est devenu un emblème terroriste », un symbole de violence, et qu'il est donc « logique de l'interdire en classe ».La vice-présidente de l'Alliance, Mme Annie Abesdris, a demandé aux délégués : « Accepte-riez-vous dans vos classes un blouson des Hell's Angels ou un insigne de Human Life International ?Non.» Le foulard islamique « n'est pas qu'un simple bout de tissu », il revêt une signification symbolique importante.La femme doit cacher au regard des hommes son corps, son visage ou ses cheveux, a expliqué Mme Abesdris.-*
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