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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Livres
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1995-06-18, Collections de BAnQ.

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[" CAHIER Lm Presse Montréal, dimanche 18 juin Opinions Arts et spectacles coOmkoratwn spéciale ¦ « Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère », a écrit Baudelaire.La formule redoutable qui caractérise de manière excessive la nature de l'étrange lien de parenté qui relie l'écrivain à ses lecteurs est-elle encore valable aujourd'hui ?Que représente pour nos poètes et romanciers les centaines, voire les milliers d'anomymes qui achètent leurs livres, les empruntent dans les bibliothèques et cheminent pendant plusieurs jours aux côtés de leurs personnages et de leurs émotions ?Pour l'écrivain isolé, le lecteur est souvent quelqu'un d'abstrait, de difficilement identifiable même si on l'a croisé lors d'une signature ou qu'on a échangé quelques mots anodins dans un salon du livre.« Pour moi, le lecteur n'est pas tout à fait abstrait, c'est quelqu'un que je connais un peu », explique le romancier Noël Audet dont le dernier livre.Frontières ou tableaux d'Amérique ( Québec-Amérique ), a pu déconcerter certains des très nombreux lecteurs qui avaient apprécié m saga gaspésienne.L'Ombre de l'épervier.« )e me suis rendu compte que j'avais plusieurs lectorats : un profane qui lit pour son plaisir et ne veut pas qu'on le dérange, et des lecteurs plus littéraires qui demandent qu'on les surprennent.Le danger quand on tente de sortir des sentiers battus comme je l'ai fait avec mon dernier livre, c'est de perdre le lectorat profane.» Il a d'ailleurs souvent étonné par le fait que bien des lecteurs confondent le narrateur d'une histoire avec l'auteur lui-même : « Certains rencontrés lors de la signature d'un précédent livre m ont reproché d'avoir fait mourir un personnage, me disant que j'étais sadique.Ces choses-là nous apprennent à mieux comprendre pour qui on écrit ».Si au départ, il n'entame pas un livre en pensant à son futur lecteur, \u20ac une fois que le texte est lancé, il y a une phase où on l'oriente vers les lecteurs.Pour que ce qu'on écrit soit communicante, on doit penser au lecteur ».L'auteure à succès Aliène Cous turc déclare, elle, ne surtout pas écrire en fonction d'un lecteur type qui n'existe d'ailleurs pas.Elle reçoit des centaines de lettres et de cadeaux ( fleurs, broderies, photos de famille ) d'ici mais également des États-Unis ou d'Europe et même d'Israël d'où un lecteur fidèle lui a un jour envoyé une caisse de pamplemousses.« Les gens m'écrivent des choses très intimes, parlent de leurs problèmes, demandent des services, c'est touchant.Il y a aussi ceux qui.quand ils me rencontrent dans un salon, veulent me raconter leur vie dans l'espoir que j'en fasse un livre.» L'auteure des Enfants d'ailleurs prend le temps de repondre d'un mot gentil à chacun : \u20ac C'est un peu affolant.En tant qu'écrivain, on a toujours un peu peur de décevoir Mais ces rapports avec nos lecteurs nous donnent la force de continuer.l'espère que mes romans repondent à toute cette tendresse.» Comme bien des écrivains.Ariette Coustu imagine celui qui pourrait être son lecteur idéal.« Quelqu'un qui irait au-delà des mots pour ressentir une vibration chez l'auteur.» La gloire de Marguerite Yourcenar à la fin de sa vie lui apportait également des monceaux de lettres de lecteurs et lectrices du monde entier.Selon la première académicienne française, le véritable dialogue avec le lecteur, c'est par le livre dans lequel l'auteur a mis le meilleur de soi qu'il a lieu .« Ce qui me surprend surtout chez les sens qui écrivent, c'est qu'ils sont très seuls.Ce ne sont d'ailleurs les meilleurs lecteurs.Le meilleur lecteur n'écrit ^Claude Ryan Regards sur le fédéralisme canadien In livre au ton souvent personnel ou un arteur et un observateur luride de la politique t|iiel>éi'oise livre le fruit île min expérience et de ses réflexions, en dévoilant ¦1 ¦¦ m 246 pages \u2022 24.95 S d'habitude à un écrivain.C'est le lecteur bouleversé, timide ; c'est le lecteur qui a des problèmes personnels qu'il veut absolumen sortir qui écrit.Et alors dans certains cas évidemment on répond, on tâche de donner des conseils et quelquefois ça réussit on se fait des amis pour la vie ».confiait l'auteure de Mémoires d'Hadrien en 1979.S'il est des écrivains qui connaissent bien leurs lecteurs, ce sont les auteurs de livres pour enfants.Sonia Sarfati dont le dernier roman jeunesse.Comme une peau de chagrin ( la Courte-échelle ) traite de manière sensible du problème de l'anorexie chez les adolescentes, en rencontre chaque année plusieurs milliers à travers le pays.SUITE A LA PAGE B 3 eertains iispert* inédit* des granits dossiers i|iii ont marque l'histoire réeente du (Jiieber.Boréal Oui m'aime me Use. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 18 JUIN 1995 OPINIONS Paul Dwnwets Roger 0.Landry président du conseil président d'administration et éditeur Ctaudeltesson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef - - \\ votre tour \\âi boite aux lettres m Avoir un enfant, c'est continuer une histoire déjà commencée.MCOUES FOURNIES j-*-t-\u2014- À l'occasion de la Fête des pères, l'auteur, employé dans un CLSC, résume les commentaires de futurs pères, recueillis lors de cours prénatals.il Ils sont 24, douze futures mères, douze futurs pères.Us participent à .une soirée prénatale sur la psychologie de la grossesse, dans un cégep.Ils ne vivent pas des situations dites \u20ac à risque » ( mères adolescentes ou très jeunes, couples vivant dans la pauvreté; etc.) : les cours prénatals des CLSC sont habituellement réservés à ce type de clientèle.Aux rencontres offertes par le cégep, on retrouve plutôt des futurs parents non démunis, de classe moyenne.Pendant une heure trente, les hommes discuteront dans une salle avec un animateur, tandis que les femmes échangeront dans une autre salle avec une animatrice.Durant cette période, au lieu de parler de sports et de m chars », les hommes se confieront les émotions ressenties durant la grossesse de leur conjointe.À la fin, les hommes et les femmes mettront en commun leurs réflexions.Oui, le futur père trouve sa femme belle, même si elle est grosse et même \u2022 si elle ne correspond pas aux canons de beauté de la publicité.Et on échangera sur la pression sociale que la publicité met sur les femmes pour qu'elles ressemblent plus ou moins à des mannequins, objectif généralement difficile à atteindre.Au cours de la grossesse de leur conjointe, les hommes connaissent \u2022 des joies particulièrement intenses : voir leur enfant à léchographie et entendre son coeur battre sont des moments inoubliables où, souvent, les hommes se sentent pères pour la première fois.Les hommes craignent-ils que leurs conjointes ne leur laissent pas suffisamment de place auprès de leur enfant ?Vont-elles reconnaître la compétence du père, même s'il ne met pas la couche exactement de la même façon qu'elles le feraient ?En tous cas, les futurs pères entendent bien faire leur part dans les soins à l'enfant et procéder à un partage des tâches qui leur permettra de développer leur compétence dans ce domaine ( lors de la mise en commun des ateliers, les mères prendront bonne note de cette volonté ).Quelle importance a le travail dans votre vie ?La venue de l'enfant va-t-elle changer quelque chose à ce sujet ?Votre emploi vous permet-il de vous absenter à la dernière minute pour prendre soin d'un enfant malade ?Oui, répondent les futurs pères, biffn que chaque situation soit particulière, selon l'emploi des deux parents Hélas f Les statistiques sauront Les pères ont beaucoup de choses â apprendre de leurs enfants.bien démontrer, plus tard, que ce sont surtout les mères qui s'absentent pour prendre soin d'un enfant alité.À moins que ces nouveaux pères ne brisent l'ancien « pattern ».L'arrivée d'un enfant vous amènera-1-elle à négliger votre vie de couple ?Nos futurs pères en ont parlé avec leurs conjointes et ils entendent prendre les moyens pour se réserver du temps, se retrouver à deux et alimenter la flamme.Et la libido, mon vieux ?« Ma conjointe s'endort tout le temps.Elle n'a pas aussi souvent l'envie de faire l'amour ».Normal.« Ma conjointe est plus déchaînée qu'avant ».Normal.Autant de couples, autant de façons de vivre sa sexualité, autant de grossesses, autant de situations particulières.Et l'on échange sur les sautes d'humeur dues au grand brassage hormonal que vivent les conjointes.Les hauts et les bas se succèdent, l'amour permet de garder le cap.Quel genre de père votre père a-t-il été ?Est-il un modèle pour vous ?Certains ont connu le modèle du père absent, accaparé par le travail.Ils ne lui en veulent pas : \u20ac Il a fait ce qu'il a pu ».D'autres ont eu un père assez présent, qui prenait le temps de jouer avec eux.Et de raconter des souvenirs particulièrement chaleureux.Tous ont envie d'être très proches de leur enfant.Us veulent être capables de dire « )e t'aime » à leur enfant.Qu'est-ce que votre enfant va vous apprendre ?A vivre.À découvrir de nouvelles valeurs.Un rythme de vie moins égoïste.A être moins blasés.Ce qu'est l'amour.De nouvelles joies.L'émerveillement.La tolérance.La patience.La simplicité.La complicité.Les merveilles de la vie.À retrouver l'enfance.À voir les choses comme pour la première fois.À prendre le temps de vivre.À apprécier ce que nos parents ont fait pour nous.À avoir l'esprit ouvert.« Il va me donner des yeux.» Les beaux-parents prennent-ils trop de place ?Là, on entend de tout, des attitudes d'affection aux histoires d'invasion.Il est 21h30.Les mères sont fatiguées.Elles glissent leur main dans celle de leur conjoint.Us les regardent avec attendrissement.Les femmes sont satisfaites d'avoir « passé leurs messages », lors de la mise en commun des deux ateliers.Les hommes sont contents d'avoir psrlé de leurs émotions, entre hommes, ce qui ne leur arrive pas souvent.Tous sont rassurés de savoir que les autres couples vivent des choses assez semblables à eux.Arrivés à la maison, il lui frottera la bedaine avec de l'huile d'amande et ils se parleront longuement.Pourvu que ça dure.Avoir un enfant, c'est continuer une histoire déjà commencée.Affaire vogel : il est temps que les catholiques se réveillent ! JEAN PAUL LEFÉBVRE L'auteur a écrit plusieurs ouvrages sur I Église catholique our une fois, je ne résiste pas à la tentation d'écrire : bienheureux celui par qui le scandale éclate 9 Mais ce n'est pas le « scandale » lui fàème qui le rend bienheureux à mes yeux.Rappelons d'abord que le tout nouvel évéque avait été élu par le chapitre cathédral, en janvier 1994, selon le concordat passé entre le Saint-Siège et les dix canons diocésains.Dès le mois de juin suivant, il écrivait à tout le personnel de son diocèse.Commentant la lettre du pape |ean-Paul II sur le refus de l'ordination sacerdotale pour les femmes, il écrivait : « |e suis convaincu que des personnes mariées doivent être ordonnées comme prêtres pour notre diocèse.le m'engage îdans cette option.( .) Si nous ne -voulons pas perdre la pratique sacramentelle dans la manchette mais cette fois, ils ont enfanté ( sic ) toute une nouvelle.Deux journaux de Bàle ont effectué des sondages à l'annonce de la démission.Or 70 % des personnes interrogées se sont dites d'avis que l'évêque devrait conserver son poste et 89 % ont demandé l'abolition du célibat ecclésiastique.Quant aux paroissiens de la communauté chrétienne dont l'évêque était, jusqu'en 1993, le curé, ils ont décidé de lancer une pétition pour réclamer de Rome la dite abolition.Ce qui m'amène au scandale le plus grave.Sans minimiser l'importance d'un engagement solennel au célibat et le fait d'y faire défaut, cela me semble un bien petit « péché » par rapport à la négligence collective dont le magistère de l'Église assume la responsabilité en refusant, au nom d'une simple tradition, de voir le mur qui s'érige entre l'Église et les valeurs modernes.La culture cléricale s'avère imperméable, allergique et paniquee devant nos communau- i\u2014 tés, nous avons besoin de nouvelles solutions pour le service ecclé-sial.» Il écrivait aus-i « La position de la femme dans la société est en ______ pleine discussion.Ce qui a des conséquences qu'on ne peut évaluer sur la théologie et la pratique de l'Église.» Le bulletin de nouvelles de 19 hres à TV5, le 5 juin, rapportait qu'après avoir confessé sa paternité prochaine, l'évêque de Bàle.( le plus grand diocèse de la Suisse, 530 paroisses ) avait remis sa démission.Une décision qui fut aussitôt acceptée par le Vatican, mais pas par les diocésains de Mgr Hansjorg Vogel ! Et c'est là, selon moi, la partie la plus importante de cette nouvelle.Les catholiques de Bàle.en très grand nombre, se sont prononcés en faveur de leur évéque et de l'ordination d'homme* mariés ( Les «simples fidèles» ne font pas souvent C'est aux catholiques qu'il revient de dénoncer le scandale d'une Église qui chasse les croyants par des politiques pastorales dépassées le concept de l'égalité fondamentale de tous les humains.D'où l'interdiction récente de discuter même de l'ordination des femmes.Et, depuis le onzième siècle, le magistère a fait du célibat ecclésiastique un instrument de pouvoir.Il a eu tendance à mépriser la vie sexuelle normale, en couple, pour mieux sacraliser le « sacrifice » qui en est imposé aux clercs comme aux moines.Cela se justifiait pour les religieux mais n'aurait jamais dû être obligatoire pour les clercs.Dans les hautes sphères de la hiérarchie catholique, on a tendance à oublier que le premier pape était marié, comme l'étaient le plus grand nombre desjppôtres.Dans le contexte radicalement nouveau des valeurs et de la culture modernes, notre Église, d'abord celle du Christ, qui n'est pas la propriété des prélats, si chastes soient-ils, donne l'image d'une secte vouée à la défense du célibat et de la virginité et à la répression de la vie sexuelle, même chez les couples mariés.Les Suisses ont identifié le vrai scandale.Us ont jugé la myopie volontaire du magistère plus grave que la paternité inopinée d'un membre du Collège épisco-pal.Heureux scandale que la paternité de l'évêque de Bàle s'il peut éveiller les catholiques à l'abus de pouvoir bien plus scandaleux qui risque de priver nos enfants et nos petits-enfants des bienfaits du christianisme.Le mariage, même sacramentel, serait-il une souillure ?Rome impose que l'on supplée au manque de prêtres en expédiant des célibataires polonais ou zaïrois en Belgique, au Canada et aux États-Unis, plutôt que d'ordonner prêtres des hommes mariés! Cette surabondance de clercs célibataires dans certains pays est une preuve de différences culturelles importantes.Il ne saurait s'agir, bien sûr, __ de bouder la présence, au sein de notre clergé, de prêtres de diverses origines ethniques, s'ils sont accultu-rés à notre milieu.Ce qui est inadmissible, et ce que Rome impose, c'est l'expédition d'un clergé vraiment étranger dans les pays en manque de prêtres et ce, pour éviter de rompre avec la tradition d'un pouvoir clérical fondé sur le célibat.Il est plus que temps que les catholiques se réveillent f C'est à eux et elles qu'il revient de dénoncer le scandale d'une Église oui chasse les croyants par des politiques pastorales dépassées et bien peu compatibles avec la grande priorité, le commandement de l'amour, que le Christ nous a laissé, i Notre-Dame-des-Neiges : un « parking » pour les cadavres ?¦ Au cimetière catholique de la Cô-te-des-Neyjes, les familles Godbout, Sylvain, Elle, Goyer, Gagnon, Bon-nier, Boileau, Duranceau, Doucet, Thibault, Laurin, Casa van t.Ouimet, Pinsonnault, Paquette, Laurence, Mantha et Laliberté, sans compter Camilien Houde et Alexandre de Sève, tous logés dans la section A du cimetière, immédiatement derrière l'ancien charnier devenu depuis peu le mausolée Sainte-Claire d'Assise, tous ces gens, tous ces ancêtres qui reposent dans l'éternité, auront bientôt de la compagnie.Beaucoup de compagnie ! En fait, 2 345 nouveaux venus.Dont les cadavres seront rangés et emmurés pour 149 ans.Et ce, à l'intérieur d'une méga-crypte souterraine, faussement appelée mausolée.Par une « astuce audacieuse », grâce à une technostructure sophistiquée et sous le blanc-seing de M.Jean-Claude Marsan, après le cimetière-building des dernières décennies, on introduira en douce, du moins l'espère-t-on en haut lieu, le cimetière-catacombe.Au coeur même du vieux cimetière-jardin, là où tout a commencé, il y a près de 150 ans.Bientôt, on creusera, on dynamitera le roc de la montagne pour y faire un grand \u20ac parking » à cadavres.On ne regardera pas à la dépense.Alors que les anciens caveaux de famille qui forment de magnifiques alignements sont placardés, tombent en ruines et semblent n'attendre plus que la démolition, on s'ingéniera à reproduire leurs motifs dans les lucarnes ou les hublots du nouveau \u20ac Panthéon ^-mausolée souterrain.Pour les gestionnaires de la fabrique Notre-Dame et du cimetière, il vaut bien mieux faire les aveugles, faire les taupes et rentrer sous terre.Pour quelques dollars de plus, on va creuser l'équivalent des galeries souterraines de la Place Ville-Marie sous un des lieux les plus chargés d'art et d'histoire de Montréal.Imaginons un seul instant la même chose au pied de la colonne Nelson, Place Jacques-Cartier, et les hauts cris que cela pro- voquerait ! Ce premier mausolée sous terre n'est en effet que la phase initiale d'un gigantesque plan d'enfouissement et d'e emmurement » de 15 000 nouveaux cadavres.Au train où s'annoncent les choses, la « mégacrypte » s'étendra, tel un immense crabe ensablé, jusqu'aux monuments de Ludger Duvernay, Sir Joseph-Adolphe Chapleau et Daniel Tracey.Pierre Bourque, notre maire-jardinier, sans doute pressé par quelque monseigneur occulte, n'hésite pas et, avant même de solliciter l'avis des Montréalais, accepte le projet et le présente pour adoption au conseil municipal.Ses caudataires d'office, M.Goyer en tête, crient à la magnificence du projet.Us n'ont cure de dénaturer davantage le premier grand parc que Montréal ait connu.Posons-nous la question suivante.Dans 30, 40, 50 ans, qu'est ce que les générations qui nous suivent visiteront encore avec intérêt et admiration ?Les lieux froids, marbrés, aseptisés de la méga-crypte éclairée, chauffée et climatisée et où les défunts reposent emmurés, ou bien les reliefs ondoyants, les verts espaces, les boisés, les bosquets et les vieilles tombes du cimetière-jardin ?De nos jours, les institutions qui peuplent le mont Royal sont en peine d'espace.Où construire ?Où développer ?Elles se compliquent la vie pour chercher à nuire le moins possible à la montagne.Mais si elles simplifiaient leur vision et surtout leurs visées ?Si, au lieu de chercher à jouer des tours à la nature et au patrimoine, elles cherchaient plutôt à les restaurer, à les embellir et à les mettre en valeur ?Si elles exploraient d'autres façons de faire et d'autres endroits pour agir ?Sûrement alors assisterions-nous à un nouveau triomphe de la vie.lean LACHAPELLE diplômé du Centre d'études sur la mort de l'UQAM et fnembre-fondateur de l'Ecomusée de l'au-delà Le Tour de nie : un franc succès m La lie édition du Tour de 111e de Montréal s'est avérée, comme toutes les autres, un franc succès.La ville avait été réservée aux cyclistes, et ces derniers en ont profité avec enthousiasme.À mon quatrième Tour de l'Ile en compagnie d'amis de Lévis, Sherbrooke et Verdun, j'ai encore une fois pu apprécier le professionnalis- me de cette organisation qui, ne l'oublions pas, est unique au monde.Un merci tout particulier aux nombreux bénévoles qui n'ont cessé de nous encourager par leur enthousiasme Ce sont eux, quant à moi, les véritables héros cette journée.Daniel BELLEMARE Montréal La ville de Québec est-elle en train de devenir un simple point sur la carte de rAmérique du Nord, comme des milliers d'autres ?La ville de Québec, une bourgade pour retraités ?M Voilà plus de cinq années que j'ai quitté Québec pour Montréal.Je suis parti, le diplôme sous le bras, comme des centaines d'autres qui ne trouvaient pas de boulot.Je n'ai pas de parent fonctionnaire et mon père ne possède pas d'entreprise dont j'aurais pu hériter.J'ai retraversé le pont Pierre-La-porte, cette semaine, comme je le fais chaque mois, car j'ai toujours besoin de ma « dose » occasionnelle de Québec.Mon épouse, mon garçon de vingt-trois mois et ma fille d'un mois qui m'accompagnaient sont Montréalais.Lyne sait que je serai toujours un Québécois de coeur et jamais un Montréalais.À mon ouvrage, on a souvent parlé d'un éventuel transfert dans la Vieille capitale, dans le passé, mais plus maintenant.Mes souvenirs sont ceux d'une ville pétillante, lumineuse, débordante de charme.Etait-ce une illusion ?Je déteste les morts et Québec se meurt.Qu'on ne touche pas à la rue Cartier, j'en suis heureux.Que Place Royale et le Vieux-Québec échappent aux temps modernes, j'en suis soulagé.Que la Grande-Allée garde son charme et sa beauté, je ne peux que vous en remercier.Mais que la ville et sa région baignent dans le formol, depuis des décennies, j'en suis indigné.On préfère construire des parcs plutôt que de revitaliser une basse-ville essoufflée, laide et moribonde.Une mairesse ose critiquer les quelques projets mis de l'avant par la Capitale et a l'affront de faire trois référendums pour se faire construire un palais municipal.Les ondes radio-phoniques sont encore l'affaire du roi brasseur de Décidément, gens de Québec, vous faites du sur place.Non, jamais je ne retournerai à Québec.On a fait de ma ville un livre dont on connaît déjà la fin.Serait-il possible de changer sa vocation, son avenir?Je ne sais plus.Non, au fait, je sais une chose; le départ de son plus grand ambassadeur, les Nordiques de Québec, va encore plus isoler la région.Québec deviendra un simple point sur la carte de l'Amérique du Nord comme des milliers d'autres.Elle ne sera qu'une bourgade.Une bourgade pour retraités.Daniel MOR1SSETTE U Prairie LIVRES Portrait du lecteur idéal RECUEILLIS P VLB : l'enfance de l'art ¦ « Le lecteur idéal, quelle utopie ! Et pourtant, chaque écrivain n'écrit que pour celui-là, ce lecteur rêvé, qui précède l'auteur dans le ventre de l'oeuvre à faire, qui l'accompagne dans l'aventure à haut risque où rien n'est sûr ni décidé d'avance, qui jouit, souffre, peine avec lui pour mettre au monde un nouveau-né que l'auteur et le lecteur aimeront d'une égale tendresse, accueilleront avec la même bonne ou mauvaise foi, la même partialité, parce que cet enfant, ils auront forcé ensemble pour le mettre au monde.Dommage que ce partenaire n'existe pas ! » MARGUERITE YOUtŒNAR ¦ \u20ac Le lecteur idéal est un homme ou une femme qui relit, qui s'intéresse assez à un livre pour le relire avec attention et cherche chaque fois des points de vue différents, des détails qui lui avaient échappé.C'est le lecteur qui lit non pas seulement pour « s'identifier » \u2014 selon cet horrible jargon de la psychologie moderne \u2014 mais au contraire pour s'élargir, pour entrer dans des vies différentes, dans des domaines différents pour en savoir, en comprendre et peut-être en aimer un peu plus.» ( Radioscopie, 1979) JACQUES CODBOUT ¦ \u20ac Il y a des milliers de lecteurs et lectrices qui me semblent convenir à la définition de lecteur idéal : une personne triste que j'arrive à distraire ; une personne sérieuse que je réussis à amuser ; une personne intelligente que je surprends au détour d'une page.Un lecteur paresseux qui s'endort entre les lignes et poursuit dans son sommeil, le fil du roman.Une lectrice ébouriffée de soleil et de vent qui se met à l'abri derrière l'écran de la couverture.Un étudiant démotivé que le livre remet en selle.Une personne affamée qui oublie de manger ; une personne âgée qui ne voit plus le temps passer.Un être humain qui ajoute sa voix, sa vie, au récit dont il finit par croire qu'il en est le véritable auteur.Un extraterrestre qui voudrait comprendre qui nous soi ANIMÉ MAJOR ¦ \u20ac Le lecteur idéal serait quelqu'un qui ne saurait ou ne croirait rien savoir de vous.Quelqu'un qui, par hasard, en bouquinant, se reconnaîtrait dans un de vos livres, mais ce serait une méprise puisque, très vite, il se perdrait lui-même de vue sans éprouver autre chose qu'un plaisir difficilement explicable.Quelqu'un qui ferait halte là où vous avez planté un repère, avant de reprendre sa route sans se presser, en acceptant d'être bousculé à l'occasion, troublé ou même révolté.Mais plus souvent qu'autrement, l'écrivain ne se reconnaît pas dans ce que lui raconte le lecteur qu'il lui arrive d'imaginer pour ne plus être seul.Cette étrange créature n'existe pas plus que l'écrivain idéal.» ¦ \u20ac Un visage.Un silence.Elle sait lire entre les lignes, soulever, s'étonner des strates sémantiques qui abritent paysages, sentiments et symboles.Elle sait reconnaître ce oui blesse, dévore et apaise.Quand elle s'enthousiasme, cela peut durer jusqu'à l'aube, parfois plusieurs années.Elle sait où placer le signet dans sa vie.Surtout, elle sait, dans le livre où trouver les mots qui apaiseront l'auteure en elle.Ma lectrice idéale est une femme capable de tout prendre au mot.» Ml M Tant de sollicitude et de tendresse.SUITE DE LA PAGE B 1 Familière des tournées des écoles, des bibliothèques et des salons du livre, elle a une vision globale des jeunes lecteurs pour lesquels elle écrit : « Ces rencontres avec les enfants qui posent mille questions saugrenues sont épuisantes mais surtout stimulantes.Ça nous nourrit.Voir des masses d'enfants qui me parlent de mes livres, de mes héros, c'est important pour moi.Il y a de l'énergie, de l'amour qui se dégagent de tout cela.Après je sais pourquoi et pour qui j'écris ».Elle reçoit également des centaines de lettres ( certaines sont d'ailleurs adressées aux personnages de ses livres ?) auxquelles elle répond et avoue : « À travers toutes ces rencontres stimulantes, il y a peut-être des choses que je vais un jour utiliser dans une histoire ».Tant de sollicitude et tendresse entre certains écrivains et leurs lecteurs surprendraient sans doute l'auteur de best- sellers John Irving qui déteste rencontrer ses lecteurs.Ne d'eciarait il pas à l'occasion de la sortie de son dernier roman.Un Enfant de la balle au Seuil : « le préfère les aimer de loin, mais je pense tout le temps à eux et je m'étonne qu'il n'y ait pas plus de romanciers qui en fassent autant ».Ijl)iv|M;>q)rc.ssi()ii iwi Un titre mystérieux, une intrigue policière haletante, des personnages aux silhouettes inquiétantes: Benoit Dutrizac a réuni tous ces ingrédients classiques pour concocter un roman policier bien Montréalais.**Le résultat est convainquant.La charpente est en béton: le suspense est efficace, l'histoire roule vite et bien, les personnages sont solidei campés.* Marie-Claude Fortin.Voir conciergerie de» monstres 340 pages, 22.95$ mstres Éditions libre Expression 2016.rue Saint-Hubert Montréal H2L 3Z5 Quand je serai grand, je serai guéri.Fondation ChaMevBmneau 254-0404 V \\ ¦ M.Victor-Levy Beaulieu vient de fonder une maison d'édition ( une autre ) à Trois-Pistoles, dans le Bas-Saint-Laurent Parmi ses projets, rien de moins que la réédition de ses oeuvres complètes.Deux titres ont paru déjà, les premier et neuvième tomes.Mémoires d'outre-tonneau et Oh Miami Miami Miami.Tout autre que VLB aurait fait semblant d'oublier le premier titre, paru en 1968 aux éditions Estérel, qui manifestement fut écrit difficilement et qui se relit de même, à plus d'un quart de siècle de distance.L'aspirant romancier n'avait que vingt-trois ans.Il n'était pas né un stylo dans la main, mais il savait qu'il allait devenir écrivain, l'en étais moins sûr, je le laissai entendre avec beaucoup de juvénile arrogance, l'écrivis, à propos de ce récit bousculé et fragmenté et complaisant : « (Cje magma obscène et blasphématoire, mais sans grandeur, malgré l'éclosion furtive, parfois, d'une poésie vivante et cruelle.» Revenu, avec le temps, de mes plus naïves certitudes, il me semble pourtant que ces mots conviennent encore aux Mémoire d'outre-tonneau, que je viens de relire.Le roman original a peut-être été remanié, je ne sais pas : il ne s'agit pas ici d'édition critique et rien ne peut donc nous éclairer sur ce qu'on appelle en hauts lieux la génétique textuelle.II n'importe pas tant.Il importait plutôt que le premier livre de l'écrivain redevint accessible, fût-il un avatar, car il est le pas initial et initiatique d'un itinéraire qui allait nous mener loin.Son intérêt est donc surtout historique, d'autant plus qu'on y voit s'afficher, avec une maladresse touchante, les idiosyncrasies qui fonderont le monument tout entier.On retrouvera d'ailleurs le héros, Satan Belhumeur, en 1981, dans un roman qui porte son nom.Roman seulement Victor Lévy-BeauMeu jeune \u2022 inspiré du premier, ou nouvelle version ?le ne me rappelle plus Le Satan des Mémoires d'outre-tonneau, comme le suggère le titre, vit dans un tonneau, nouveau Diogène cherchant moins un homme que l'homme qu'il est \u2014 et n'y parvenant pas trop bien.On le comprend : sorti éclopé de son adolescence, physiquement et mentalement, il lance, sur le mode imprécatoire, de bien graves questions : pourquoi la vie, pourquoi la littérature ?Et peut-être surtout : comment la littérature ?Deux citations sont révélatrices.Pace 16 : « Tout ce que j'ai à dire {.], je le cherche.» ; et, page 28 : « ff/e ne peux pas dire avant d'avoir trouvé comment dire.» Même s'il est tout plein de scories ( par exemple, ces affreux calembours empruntés peut-être à M.Réjean Duc ha r-me ), le premier roman de M.Beaulieu trouve sa légitimité dans son statut fondateur : c'est le roman d'apprentissage du roman ; il est l'assise nécessaire d'une oeuvre immense.Les petites oeuvres peuvent s'en pas* ser, elles s'en passent, elles passent.MÉMOIRES D'OUTRE TONNEAU, par Victor-Levy Beaulieu.Tome premier des Oeuvres complètes.Editions Troèa-Pistole*.Troia-Pistoles.1995.152 en iollaboratton SMC Boucherville présente Les Bouquinistes du Saint-Laurent Pour la 1™ fois à Boucherville ! Sur Us rives du fleuve, face à l'église Sainte-Famille, dans le Vieux Boucherville, du 22 au 25 Juin de llh à 23h Des livres à ciel ouvert ! 20 boites d'exposition-vente de livres anciens* neufs ou d'occasion, à tous Us prix, pour tous Us goûts* Au coeur des feus de la Saint-Jean ! Qouwmwwrn (Su Québec Minuter» c* la Cuftur» «de» Communication* a\" Hydro Québec &INIRAU (CAHAOAt Unm production et réalisation do Portée Communications Inc A\\A/\"\\AN/ Nathalie Petrowski » « Il se dégage au fil des pages une sorte de tendresse lu-cide que l'on retrouve chez certains personnages de Ducharme.Irrésistible.» Pierre Cayouette, Le Devoir ?» î Boréal Oui m aime me (tse B4 Livres LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 18 JUIN 1995 En quelques lignes I hi> Moi mm I | maxenci AUDI M Kl tilt m L'appel du désert heodore Monod est un fou d'aventures.Il a 93 ans, et bon pied bon oeil, comme il le prouve chaque fois qu'on l'invite à Ja télévision pour parler de ce qui a fait sa vie, et son oeuvre : les déserts d'Afrique.Lorsqu'il avait une vingtaine d'années, il séjourna à Port-Etienne, à la frontière du Rio de Oro et du désert du Tasiast.Il y allait pour étudier la faune et l'industrie de pêche locale.Il subit tout de suite cet appel du désert qui, dit-on, est plus fort que l'ascèse religieuse.Il entreprit alors ce qui allait être sa première marche, sa première méharée, à travers la Mauritanie occidentale, la côte Atlantique, depuis Port-ÉtienJne jusqu'à Saint-Louis du Sénégal, 800 kilomètres de dunes, de pierres, de montagnes et de sable C'est le journal de ce circuit initiatique que l'on publie aujourd'hui sous le titre Maxence au désert.Maxence, c'est le narrateur, celui qui écrit avec la plame de Théodore Monod, une plume toute neuve qui fut, elle aussi, l'initiation à la littérature et à la pensée.Cette sorte de petit journal de voyage est passionnant : bref, précis, et en même temps réfléchi, enflammé, exalté souvent, il n'ennuie jamais.On en voudrait encore.On est comme Maxence, qui est triste aux dernières pages, \u20ac de devoir revenir près des hommes de la ville (.) que la vie du désert est finie pour lui et que, de longtemps peut-être, il n'en retrouvera les âpres solitudes bénies ».lacques Folch-Ribas MAXENCE AU DÉSERT, un voyage en Mauritanie, par Théodore Monod.Actes sud.Arles, 1995.89 pages.Vf.h .O/oul I r > MOTS La voie française elon Mona Ozouf, historienne, le discours féministe extrémiste est irrecevable en France ou le commerce entre les hommes et les femmes a toujours été singulièrement agréable.« Pourquoi le féminisme, quand on le compare aux formes qu'il prend sous d'antres cieux.a-t-il en France iù\\ air de tranquillité, de mesure-ou de timidité selon qu'on en ait ?» demande-tel le D'après ses recherches, il existerait une « voie française » vers le féminisme, une manière différente d'appréhender la féminité et les rapports entre les sexes que l'on ne retrouverait pas en Amérique et dans les pays anglo-Saxons.Afin d'illustrer cette voie française et d'expliquer d'une manière originale ce qu'est la féminité.Madame Ozouf interroge dix magnifiques portraits de femmes, écrits par elles-mêmes.En dépit des Goncourt, Michelet, Sainte-Beuve et compagnie dont les discours sur « l'idéal féminin » ont toujours eu force de loi.Qu'elles se nomment Madame du Def fand.Isabelle de Charriere.Manon Roland, Germaine de Staël.George Sand, Colette.Simone Weil, Simone de Beauvoir, etc.ces femmes intelligentes et passionnées nous enchantent, nous émeuvent.Chacune selon sa personnalité et le siècle auquel elle appartient parle du statut de la femme, de l'épouse et de la mère, de création, d'amour, de bonheur, de valeurs morales et intellectuelles, etc.Madame Ozouf fait une relecture de leur prose et nous offre, en final, un essai \u2014 que j'oserais qualifier contre son gré de féministe \u2014 sur cette fameuse s insularité française.Dominique Paupardin Demouzon sur les traces rlû Cimûnnn KA^ s-MI I IV^I IUI I /.// quelques mois ¦ Une banlieue parisienne humide et triste alors que les fêtes de Noël « menacent à l'horizon ».Sur les docks de Fontenay où s'entassait le charbon déchar* ?;é par les péniches, une jeune emme est, une nuit, retrouvée éventrée.On lui a « volé » son bébé en pratiquant, avec une habileté certaine, une césarienne sauvage.Vraiment pas de quoi remonter le moral du commissaire Melchior, vieil ours solitaire qui déteste la police, bougon au grand coeur cachant une blessure d'enfance que cette affaire va rouvrir douloureusement-Ainsi débute Melchior, le dernier roman d'Alain Demouzon \u2014 sans conteste l'un des meilleurs polars de l'année \u2014 qui s'inscrit dans le droit fil de la tradition simenonnienne.Et qui, pour l'auteur, boucle d'une certaine façon la boucle et amorce un nouveau départ.Demouzon avoue être venu au polar spontanément : « Il s'est trouvé que mon premier récit ( Assomption chez les chariots, inédit publié au Masque dans le tome 1 de l'Intégrale ) a été un roman policier.C'était pour moi comme continuer à jouer aux gendarmes et aux voleurs.Au départ, je voulais raconter des histoires et le polar est la façon de raconter les histoires de notre temps ».Flammarion lui ayant ouvert une collection, il y fait paraître de 1976 à 1983 treize romans ( de Mouche à Paquebot ) aussi maîtrisés que divers, explorant successivement les codes du genre ( énigme, suspense, thriller politique, roman noir, de gangsters, de détective privé, etc.).« C'était une façon de réintégrer mon côté touche-à-tout, curieux.» De ne pas refaire à chaque fois le même livre dans un genre qu'il compare au « patinage artistique, avec ses figures imposées et ses figures libres, heureusement de plus en plus importantes ; là se manifeste la vraie créativité ».D'emblée on admire ses intrigues serrées, ses personnages secondaires fouillés et surtout sa maîtrise unique des atmosphères.Explorer toutes les pistes Lorsqu'en 1984, son éditeur lui sert l'inévitable rengaine : au fond, il faudrait un « vrai » roman, Demouzon accepte, toujours tenté par les « nouvelles pistes, les nouveaux chemins ».Ce sera La perdriole, Lune rousse, puis chez d'autres éditeurs des romans, recueils de nouvelles, livres de jeunesse, de photos, et des scénarios pour la série télévisée Les cinq dernières minutes, toujours avec cette aisance que tous envient.Pourtant, Demouzon ne cesse de rencontrer des gens qui lui demandent pourquoi il n'écrit plus.« Le cloisonnement des genres fait qu'on n'est pas suivi par le même public et que lorsqu'on est étiqueté auteur de polar, c'est pour toujours », note-t-il avec quelque amertume.Non qu'il renie ses premiers romans.Bien au contraire, il est difficile de trouver un défenseur et artisan du polar plus convaincant, informé et critique ( cf.ses « Leçons des ténèbres » dans les premiers numéros de la revue Polar ).« Au centre du roman PHOTO ROBERT SONNER.La Presse Alain Demouzon « Au départ Je voulais raconter des histoires et le polar est la façon de raconter les histoires de notre temps.» policier il y a l'interrogation essentielle sur la destinée humaine, sur la vie, la mort et aussi la Loi.Que se passe-t-il quand l'homme transgresse les règles régissant la société ?Le Bien est-il toujours du côté de la Loi ?Ce qui est loin d'être certain.», ex-plique-t-il.De plus, « il n'est pas possible de faire du polar, du roman noir, sans raconter la vie des exclus », de ceux que nous ne voulons pas voir dans la rue ou les banlieues sales.« Le polar va en parler parce que l'autre littérature, celle dite blanche, ne veut pas s'y salir les doigts.» Une oeuvre de maturité Après la déroutante Dernière station avant Jérusalem ( « un roman métisse, un peu polar, un peu SF, un peu fantastique » ) parue dans la Série Noire l'an dernier, Demouzon prouve avec Melchior, fruit de sept années d'élaboration, qu'il a atteint sa maturité, qu'il a vraiment trouvé ses marques en se plaçant « dans une filiation directe avec Simenon ».Moins d'ironie, de distance, plus d'émotion, de compassion et de chaleur humaine.« l'ai beaucoup réfléchi à Maigret.Je ne veux pas faire du faux polar américain, ni copier la littérature US, ni la singer.|e suis dans une certaine tradition culturelle, je dois l'accepter, tout en essayant de la faire évoluer.Simenon a bien parlé de son temps, on peut parler du nôtre.Il a démontré au'on pouvait intéresser le monde entier en étant franco-français.C'est par le régional qu'on atteint à l'universel, j'en suis convaincu.» Aux tenants du polar urbain, branché sur l'actualité brûlante, cet inconditionnel de Chandler oppose plutôt le « charme discret » de la province.« le me fous de savoir qui a volé l'argent de la drogue.La mort d'un pus-her dans les toilettes d'un concert rock ne me parait pas avoir plus de vérité humaine ou sociologique que l'empoisonnement d'une héritière de province à l'arsenic.» Au coeur de Melchior s'ouvrent ainsi de ces « brisures d'existence » qui alimentent les faits divers mais dont on ne se remet pas : les « méchants » de l'histoire ne parviennent pas avoir d'enfant et sont prêts à tout \u2014 même à voler le bébé de quelqu'un d'autre \u2014 pour combler le manaue d'amour ressenti dans leur enfance.Le comissaire Melchior qui, en plus d'avoir du mal à être flic, « peine à faire son métier d'homme », est lui aussi rattrapé par son passé.Il s'est engagé dans la police pour « expier » un sentiment confus de culpabilité qui remonte à son enfance : est-il le fils du père qui lui a donné son nom ou celui d'un collabo qui aurait séduit sa mère ?\u20ac De ce péché de famille, de ce cadavre dans le placard découlent son propre malheur, son attitude dans la vie.Il n'aime pas la police mais il est convaincu qu'il doit néanmoins faire ce métier le mieux possible.Il mène son enquête pour retrouver ses véritables racines.Sa propre existence, sa propre indentité sont en jeu à chaque fois.» Comment ne pas s'attacher à ce personnage bourru, presque quinquagénaire et veuf, qui traîne sa solitude comme un boulet, lusqu'au jour où, désir retrouvé, Edith, la journaliste fouineuse et décidée, saura percer son armure.« Mais leur histoire ne peut se passer facilement.Ils n'ont pas la même mémoire ; il va devoir reconquérir Edith à chaque fois.» Oui, vous avez bien lu : Melchior reviendra.Demouzon l'a promis.11 a envie de faire encore du chemin avec son héros, de le voir évoluer, vieillir.Vite, la suite ! MELCHIORjpsr Alain Demouzon.Cal-mann-Levy.306 pages.INTÉGRALE ALAIN DEMOUZON.Tome I i Mouche.Le Premier-ne d'Egypte, Un coup pourri.Adieu La folio.Le Complot du Café rouge.Assomption pour les chariots Le Masque.1278 pages Le Louvre au bout des doigts CLAUDE PMAITCIL collaboration spéciale M Le CD-ROM Le Louvre, peintures & palais, propose une superbe visite interactive du plus grand musée du monde et de quelques-unes de ses plus belles collections.Cent tableaux « seulement », choisis parmi les grandes écoles européennes ( française 44 oeuvres, italienne 25.école du nord 22.espagnole cinq, anglaise quatre ) ont l'ambition de montrer la richesse et la diversité des 6000 toiles du Louvre La collection s'échelonne de la fin du Xllle au milieu du XIXe siècle.L'ensemble est un petit chef- LES MOTS DES PEMMES; eeeai sur la «insularité française, psr Mona OsosVf Tayard.Part*.1993 W | d'oeuvre tant par l'atmosphère de confort qu'il dégage que par la simplicité de sa conception.Ses créateurs se sont attachés à choisir, classer et relier les oeuvres entre elles pour donner au produit une cohérence irréprochable.Une première avenue emprunte « Le palais pas à pas » nous conviant à traverser les huit siècles d'histoire du musée.Sept Etriodes, du Louvre médiéval au ouvre actuel, illustrent l'évolution architecturale des lieux.La visite se fait à partir du plan de Grand Louvre ( Pyramide, Richelieu, Sully, Denon ).Comme s'il y était, le visiteur peut déambuler dans différentes salles et choisir une oeuvre.Les notations biographiques, artistiques, des correspondances entre artistes et écoles sont reliés par des lient hypertextes.L'utilisateur peut ainsi accédzer à des définitions particulières, à la biographie d'un artiste, d'un souverain ou à celle d'un architecte.Il suffit de cliquer sur le terme correspondant, qui apparaît en gras.Comme dans un cours d'histoire de l'art, les collections de Clôtures, te consultent par éco-picturalc.de façon chronologique, ou par artiste Chaque tableau fait l'objet d'une analyse très précise Oue ce soit La fo-conde de Vinci ou Le défeuner de François Boucher, l'oeuvre apparaît en plein écran, accompa- gnée d'un commentaire parlé décrivant l'oeuvre, son créateur, et les conditions dz sa réalisation.Parmi la collection, 35 toiles les plus prestigieuses dispensent un mini cours d'histoire de l'art pour votre édification.S'il est permi de prendre son temps devant un tableau du Titien, on peut également effectuer des recherches rapides en utilisant la chronologie ou l'index général qui vous propulse instantanément devant le tableau choisi.La grsnde force du CD-ROM est la qualité remarquable des images.Pour y parvenir, les concepteurs ont eu recours à une « palette spécifique » de 256 couleurs retravaillée oui restitue les nuances et les coloris des oeuvres atteignant presoue la reproduction d'un livre d art.Pour en profiter pleinement, une fonction « loupe » permet d'explorer l'oeuvre par une série de gros plan.Ajoutant une touche de réalisme, une mesure l'échelle permet de comparer le tableau que l'on observe par rapport à I échelle humaine et à d'autres tableaux.Enfin, le Louvre est doté de cent cinquante minutas de commentaires parlée et vingt minutes d'extraits musicaux d'époque.LE LOUVRE.PEINTURES ET PALAtt, Mac PC.Montparnasse Multimedia - Réunion dea Musées Nationaux, coll l'ima- fine le monde.Crapaud Loficiel : \u2022514-52*6791.' .lu \\bl ' Baudelaire Lénine déboulonné lontrairement à une legen-ide bien enracinée, c'est Lénine, non Staline, qui est le vrai père des camps de concentration soviétiques \u2014 le sinistre Goulag \u2014 et c'est lui qui a instauré la terreur avec une police politique, la toute-puissante Tcheka, futur KGB.C'est ce que raconte le général Dimitri Volkogonov, ancien directeur de l'Institut de l'Histoire militaire soviétique, dans Le vrai Lénine, publié chez Robert Laf-font.Un roman avec plumes et flèches IFest curieux, mais malgré l'intérêt certain pour les Amérindiens suscité par la crise d'Oka, surtout chez les historiens et les essayistes, les romans historiques mettant en vedette des Amérindiens sont assez rares chez nous.Ce n'est pas un Québécois qui aurait écrit Le dernier des Mohicans.Voici qu'un Français.Paul-Loup Sulitzer.vient de publier chez Stock un roman.Tête de diable, avec justement une jaquette sur leauel figure un to-mahaw.Le Nouveau-Monde dont a rêvé tout Français à un moment donné de son enfance.FRANÇOIS MITTERRAND MÉMOIRE A DEUX VOIX EUEWIESEL St lîîenJr LES MATIÈRES PREMIÈRES Cl/M I 1 I ICUI 3 UU I I Idl dans Fleuron Les Éditions du Seuil, en France, et Dimedia.au Québec, diffuseront à compter des prochaines semaines une magnifique collection de poche intitulée « Fleuron » et lancée par l'éditeur suisse Michel Slat-kine.Les Fleurs du mal de Beaudelainre inaugurent au Québec cette magnifique collection de volumes d'auteurs célèbres et d'ouvrages ésotéri ques.Ces ouvrages sont déjà commercialisés avec succès en France.Pour éviter un chaos mondial Les ouvrages sur la crise de cette fin de siècle abondent.On y parle également d'une nouvelle société annoncée.Comment effectuer le partage ?Comment éviter le chaos ?Ce sont à ces questions que tente de répondre |ean Marre dans Entreprise A Partage, ouvrage édité par Guy Tré-daniel et qui tente de trouver des moyens pour diminuer le risque majeur d'un chaos social mondialisé.toi fffdfref mm.VOlKOGOfiOV L'Occident chez le diable Le visage de nos villes, à commencer par Montréal, change.Les Québécois « de souche », Blancs, francophones et catholiques risouent de devenir minoritaires.Mais il en est ainsi partout dans le monde.L'Occident fait moins d'enfants, perdu du poids au point de vue démographique, mais également politique et économique.C'est ce qu'explique Jean-Claude Chesnais, démographe et économiste, dans son ouvrage Le crépuscule de VOccident, publié chez Robert Laf-font.Mitterrand se raconte rançois Mittérand vient de quitter la présidence française après 14 ans à l'Elysée.« Lorsque le mandat s'achève, que l'oeuvre s'accomplit, et qu'avec l'âge, l'horizon se rapproche, le besoin naît, souvent, de rassembler des pensées épar-ses et de confier à l'écriture le soin d'ordonner sa vie.» François Mittérand s'est donc confié à Élie Wiesel.prix Nobel de la paix et écrivain.Cela donne Mémoire à deux voix, paru aux Éditions Odile Jacob ENTREPRISE & PARTAGE m 0 L'histoire par l'économie e tout temps, les matières 'premières ont fait les titres de l'actualité.Hier, c'était le sucre, aujourd'hui le café» demain cela sera autre chose.Marie de Varney, journalise spécialisée dans le domaine, publie dans la collection synthèse du quotidien Le Monde ( et Marabout ) une analyse sur le sujet intitulée Les matières premières.Qui produit quoi ?Qui consomme quoi ?Comme régularise-t-on les marchés ?i LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 18 JUIN Livres un Jack Daniels qui se boit sec Petit clin d'oeil au lecteur : la plupart des personnages portent des noms de bières, de vins, de liqueurs et d'alcools ¦ Avec le bon vieux Maigret, tout va de soi.Les locaux de la Police judiciaire, quai des Orfèvres, la brasserie que fréquente le commissaire et jusqu'à l'appartement du docteur Pardon, toutes ces choses sont immuables, la réalité ne pouvant plus les atteindre.Les grandes oeuvres sont ainsi, qui infléchissent la vérité dans le sens, plus porteur, de la fiction.Il faut un certain culot, et M.Benoit Dutrizac n'en manque pas, pour inventer un policier qui ait temps et lieu ici et maintenant.Le sergent Jacques ( parfois lack ) Daniel* effet fait partie du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal.Comprendre et agréer ce personnage ne peut se faire sans la médiation des représentations, vraies ou fausses, que nous nous faisons de ce corps de police.Daniels ne sera donc plausible que dans la mesure où les coïncidences paraîtront suffisantes au lecteur.Il existe un second défi, qui n'est pas moindre.Il exige que le romancier crée un personnage assez complexe pour imposer sa singularité et qui, donc, ne soit pas que la conjonction d'un certain nombre de stéréotypes.M.Dutrizac n'a pas trop mal réussi.Il avait pourtant pris des risques, celui surtout de confier la narration de son roman audit Jacques Daniels.C'est un usage, je le sais bien, très répandu ; une stratégie de séduction qui plonge le lecteur dans le coeur même de l'action et des motivations qui dirigent telle action.Or, on sait à quel point les contenus du langage et ses niveaux sont révélateurs de la personnalité d'un locuteur.La langue qui trahit Dans le polar d'inspiration comique, l'essentiel vient justement du langage.Le polar noir, et c'est le cas de la Conciergerie des Monstres, n'y échappe pas tout à fait.Par son langage, pour ce qu'il a de reconnaissable \u2014 ou de simplement plausible \u2014, le policier Daniels projette donc sur ses activités et celles de ses collègues un éclairage qui dépasse ensuite le cadre de la fiction, pour atteindre la réalité dont elle s'inspire.Les policiers font peur quand Benoit Dutrizac au lieu de livrer les présumés criminels à la justice humaine, ils les jugent et les condamnent et les exécutent.Jusqu'où vont cette parodie de la démocratie, cette pathologie sociale ?M.Dutrizac ni ne pose la question ni y répond.Son héros en tout cas, qu'il soit représentatif ou non de la gent policière, n'est guère rassurant.Quand il verra un collègue et ami assassiné par des trafiquants dont les complices sont des policiers, Jacques Daniels quittera tout de suite le personnage qu'il croyait être: un policier consciencieux, soucieux de justice, ennemi de la violence.Pour venger la mort de son ami.il utilisera tous les moyens, légitimes ou non, légaux ou non.Bref, il deviendra la réplique exacte des criminels violents qu'il prétend mépriser.Pour aller au bout de sa folle passion de justicier à sa propre solde, il quittera et le Service de police de la CUM et sa propre famille, il se fera prive L'humour et le noir La Conciergerie des Monstres est un gros bouquin de quelque 350 pages.Le roman populaire est ainsi fait : le client doit en avoir pour son argent, c'est-à- correspondre à la somme d'argent investie.Un peu de retenue n'aurait pourtant pas nui à l'économie générale de l'oeuvre.Les longueurs sont faites surtout de flashbacks un peu trop appuyés et de relations de rêves assez lourdes.Les personnages qui habitent l'immeuble sont aussi tellement nombreux qu'il devient difficile, à moins d être très attentif, d'attribuer à chacun une épaisseur suffisante.On devine que M.Dutrizac s'est amusé à composer une galerie de personnages qui représentent des types plutôt que des individus, du gay au yuppie.On peut lui en être reconnaissant tout de même, par compensation, si par exemple on souhaite quelque malheur à un chef de département d'études littéraires d'une université qui logerait sur le mont Royal, homme éminent mais vide de tout sens moral \u2014 il paie des nègres pour écrire ses livres \u2014, qu'un des monstres de la conciergerie, sa victime parmi d'autres, se chargera d'envoyer ad patres.M.Dutrizac n'écrit pas pour les pètesec.que la liberté langagière de son narrateur, probablement réaliste, pourrait offusquer.Daniels se boit sec ! On cherchera donc en vain subtilité ou finesse, et même simple correction grammaticale, dans le récit du héros.Le policier devenu privé a d'autres qualités.Il ne se prend pas trop au sérieux et il peut raconter en long et en large \u2014 la matière ne manque pas \u2014, ses sottises et ses erreurs.Aussi, et ce n'est pas rien, il lui arrive de pratiquer un humour qui n'est pas piqué des vers.Humour noir sans doute, qui dégénère facilement en cynisme grossier, mais humour tout de même.Le moins qu'on puisse dire, c'est que le romancier ne fait pas grand-chose pour censurer son héros.M.Dutrizac s'offre à lui-même des plaisirs plus anodins, celui par exemple de donner à la plupart des personnages des noms de bières, de vins, de liqueurs et d'alcools.Ces sourires sont bienvenus, qui mettent un peu de rose dans un paysage tout noir.LA CONCIERGERIE DES MONSTRES, par Benoit Dutrizac.Editions Libre Expression.Montréal.1995.344 page*.Une mamie éblouit les italiens CAROLE ANDRÉE LAIMIEL collaboration spéciale ¦ Il y a un an, l'Italie adoptait un nouveau slogan.Celui de l'héroïne du roman de Susanna Tamaro, Va où ton coeur te porte.Le pays est maintenant divisé entre les adeptes de cette nouvelle manière de voir, c'est-à-dire avec le coeur, et ses détracteurs.Plus d'un million d'exemplaires ont déjà été vendus, soit deux fois plus que Le Nom de la rose d'Umberto Eco, et ce, sans compter les éditions pirates et les traductions qui foisonnent.Et ça ne semble pas vouloir s'arrêter.Les jeunes et les moins jeunes portent fièrement leur tee-shirt « Va où ton coeur te porte ».Les salles de cinéma attendent impatiemment l'adaptation du roman devenu fétiche, « Va* dove ti porta il cuore ».Nul, et encore moins l'au-teure, petite nièce d'halo Svevo « grand nom de la littérature italienne », n'a prédit un tel succès.Susanna Tamaro a déjà publié sans grands remous Coeur de lardon ( L'école des loisirs ) et un recueil de nouvelles, Pour voix seule ( P.O.L.).Bien modestement donc, de sa lointaine campagne romaine ou elle a l'habitude de travailler en paix, elle a offert une histoire aussi simple que belle, au titre affreusement fleur bleue ( sans parler de la couverture ).Mais les lecteurs italiens ne s'y sont pas trompés.Ils ont lu et sont maintenant éblouis par les 15 lettres d'une grand-mère à la veille de mourir envoyées à son unique petite-fille.Les lettres ne rejoindront jamais l'Amérique qu'a choisi la jeune femme partie prendre l'air au loin.Les mots jetés amoureusement sur du papier ordinaire, qui sont ceux d'un journal intime, attendront l'ingrate ici même, dans la maison où elle a vécu et où sa propre mère a passé une bonne partie de sa vie.La vie a été difficile pour les femmes et entre ces trois femmes aussi.Conflits internationaux, guerre, fascisme, rigidité et conventions sociales ont été suivis par les mouvements de paix, de liberté absolue, de sexe et de psychanalyse.Conflits de génération, incompréhension et guerres intérieures ont marqué la relation entre elles.Cette vieille dame s'en va et avant de partir, elle partage avec le seul être cher de sa vie, une idée du bonheur, une façon d'y arriver sans avoir à parcourir le même chemin qu'elle.Si elle pouvait au moins lui épargner les souffrances qu'elle a con- nues, les amours ratés, l'infinie tristesse de l'âme qui mène à la dépression, si seulement elle pouvait la guider.là où son coeur la porte.La narratrice raconte, se raconte, sans grand ordre.Elle ne sait pas toujours comment rejoindre sa tendre lectrice.Elle passe par les chemins rassurants des souvenirs communs, de la vie quotidienne.Elle prend du courage à la vue de son jardin, du hêtre qui lui a appris à prendre racine dans la vie.On a pris l'habitude de voir derrière la simplicité de certains romans des textes sacrés, plein de sagesse, de vérité et de guides spirituels.Susanna Tamaro a évité les pièges propres aux similis « petit prince ».C'est encore plus simple que cela.Une dame d'un certain âge.qui a choisi l'écriture pour parler avec sa petite fille ( et d'une certaine façon à sa propre fille ) par manque de courage, par paresse, par souci de trop bien faire, par crainte, certainement, expie ses fautes tout en racontant la vie d'une femme moderne, mais malheureuse, dans une société en plein changement.C'est aussi complexe que la vraie vie.même s'il est question de coeur VA OU TON COEUR TE PORTE, par Susanna Tamaro.Traduit de l'italien par Marguerite Pozzoli.Éditions Pion/ Lauredit Paris 1995.227 pages 24.95$ ou ton te porte Le titre d'un roman qui est devenu un slogan Tout en lisant.La nuit viennent les rêves d'Antonio Tabucchi JACQUIS collaboration spéciale ¦ Il y avait une fois, au Portugal, un vieux journaliste qui écrivit un jour un article vitupérant contre le régime de Salazar \u2014 qui fut une chose dont on n'a pas idée maintenant, entre la cour du roi Pétaud et celle d'Ubu, les crimes avec.Ce journaliste, dont le nom ne nous sera pas révélé, dut s'exiler.Voilà une histoire qui a fasciné l'un des grands romanciers italiens, Antonio Tabucchi.Il en a fait un livre, un roman, qui est tombé en Italie au bon moment : au moment du combat contre Berlusconi.Les Italiens, pas fous, y ont vu la parabole, et se sont jetés dessus.La parabole en question se déroule ainsi : Tabucchi reçoit, la nuit, les visites d'un certain Docteur Pereira qui lui raconte par le menu ce qui lui est arrivé \u2014 et qui ressemble beaucoup à l'histoire de ce journaliste exilé.Chaque récit de Pereira, et donc chacun des chapitres de ce roman commence ainsi « Pereira prétend » et se termine par « prétend-il ».Petit procédé répétitif qui a pour but de nous faire croire à la véracité de cette histoire, l'auteur se contentant ici de transcrire ce que prétend son visiteur nocturne.Petit procédé pas gênant du tout, au demeurant : on y croit très vite, à ce voyageur qui vient la nuit, comme un rêve.* * * C'est donc l'histoire d'un veuf corpulent, disons bien enveloppé, et triste, et malheureux, et juif d'origine, et catholique.Ce qui fait beaucoup.Il est préoccupe par la résurrection de la chair ( dont il est de moins en moins sûr, cet homme, et cela l'obsède ) et par un mal de vivre assez tenace.C'est un compliqué.Il s'appelle Pereira, et il est journaliste.Docteur Pereira.On donne du Docteur, dans ce beau pays, à tout intellectuel et a tout journaliste ! Comment peut-on n'être pas Portugais ! Durant trente ans.Doutor Pereira a été le silencieux et fidèle serviteur du régime.C'est-à-dire qu'il n'a jamais dit un mot contre.D'ailleurs, à quoi bon : il faisait les faits divers.Or donc, le voici soudain charge de la page culturelle du journal Lisboa.Une seule page, et hebdomadaire.La culture, vous savez.Il engage un jeune journaliste, et celui-ci lui fournit des articles sur Maiakovsky.sur Lorca, sur D'Annunzio.On ne peut même pas songer à publier une ligne de cela, sous la dictature de Salazar.Mais, peu à peu.le jeune journaliste va devenir l'ami du vieux Pereira.La petite amie du journaliste aussi, qui est une militante républicaine espagnole.Voilà notre respectable troublé dans ses idées les plus ancrées, quoique les moins claires à ses propres yeux.Drame existentiel ! Vieille histoire ; \u2022 d'une révélation politique tardive, accompagnée de mauvaise conscience et suivie du désir de se déculpabiliser Pereira, saisi par la joie du bien faire, consulte son confesseur ( ne partez pas sans lui ) pour se donner du crédit, et de la permission.IJ consulte aussi un certain Docteur Cardoso ( tous docteurs, dans ce pays ! ) qui est aussi un nouvel ami, un personnage aussi confus que lui, qui lui conseille de « fréquenter le futur ».Antonio Tabucchi Il décide donc de publier un conte d'Alphonse Daudet « La dernière classe ».Pour ceux qui s'en souviennent, c'est un texte superbe qui raconte la dernière classe donnée en français dans une école d'Alsace que vont envahir les Allemands.Cela n'a pas l'air bien méchant, mais c'est le scandale.Et même le meurtre.Le Docteur Pereira doit s'enfuir de son pays.Voilà.Lisez ce roman, vous comprendrez l'engouement des Italiens et vous aurez le même plaisir qu'eux.Car Tabucchi est un romancier clair, direct, aux allégories lumineuses et pourtant secret, souvent mystificateur, dont la langue est belle et traduite ici de belle façon.À propos : si vous voulez connaître un peu mieux Tabucchi.on vient de publier un autre de ses livres, très différent et aussi très beau, un livre de vingt nouvelles pour rêver, puisqu'il s'agit de Rêves de rêves où l'on imagine les songes de vingt grands artistes.De Goya à Toulouse-Lautrec, de Rabelais à Freud, le vous assure que ces gens-là.quand Tabucchi les fait rêver, ils délirent.PEREIRA PRETEND, par Antonio Tabucchi.roman.218 paçes Christian \u2022! Bourgois.éditeur.Paris.1995.RÊVES DE RÊVES, par Antonio Ta * bucchi.roman.162 pages.Christian Bourgois, éditeur.Pans.* unicef & VOLUME DE LA GRANDE BIOGRAPHIE Christina McCall \u2022 Stephen Clarkson TRUDEAU L'Illusion héroïque Ce second volet offre une analyse fascinante de la formation intellectuelle de l'homme et de l'influence que ses idées libérales ont exercée sur les politiques \u2014 heureuses ou malheureuses \u2014 qu'il a promulguées et qui ont façonné le Canada d'aujourd'hui.TRUDEAU L'ILLUSION HEROÏQUE C3vi«in» Me < «Il * Boréal Oui m aime me Use ¥ * Lise Bissonnette CHOSES a «ar CRUES « Voici, sans doute, un des romans les plus remarquables de l'année littéraire.L'écriture en est très ferme, personnelle, inventive, comme si elle devait M frayer un chemin toujours nouveau dans les idées, les émotions, les représentations.» Gilles Marcotte, L'actualité * Boréal \u2022 \u2022 \u2022\u2022 a » 4* Qui m aime me f>se ém ¦-i- Arts et Spectacles OfMAUCMf 18 JUIW1995 PHOTO KRNASO BSAULT.Là Heidi.lestof iuff aux opérations du Nouveau festival, est entrée Mer soir comme bien d'autres pour la première fols dans un peep show.Le cinéma d'auteur au royaume des voyeurs Avec 12 films du Nouveau festival présentés dans les cabines du Sexo-Thèque ¦ Les voyeurs ont eu toute une surprise hier soir au peep show Sexo-Thèque du boulevard Saint-Laurent.Habitués à visionner leur petit film cochon en privé dans une cabine, plusieurs se sont retrouvés à regarder une sélection originale de 12 films présentés dans le cadre du Nouveau festival international du cinéma, de la vidéo et des nouvelles technologies de Montréal qui prend fin aujourd'hui.Claude Chamberlan, directeur général du festival, avait conclu une entente avec le propriétaire du Sexo-Thèque pour diffuser hier soir quelques courts métrages de films du festival.Après le \u20ac Dive In » de la piscine Schubert lundi dernier, où les spectateurs ont pu assister à une projection sous-marine ( l'image et le son étant diffusés sous l'eau dans laquelle étaient plongés les spectateurs ), le festival s'est transporté hier soir dans un peep show de la Main.Pour Claude Chamberlan, qui se décrit lui-même comme un gars du boulevard Saint-Laurent, il était normal que l'événement se transporte sur la Main.« Afin de signifier son appartenance et son intégration au boulevard Saint-Laurent, le festival a voulu s'approprier des lieux qui le caractérisent.Si les projections sur la rue font référence au marchandage extérieur du boulevard, les visionnements dans les cabines des peep show rappellent ces nouvelles pratiques.Seul dans sa cabine, à la manière d'un voyeur, le spectateur est invité à visionner comme bon lui semble, en circuit fermé, différents courts métrages et des films d'animation », a indiqué M.Chamberlan.Sur les 64 canaux pornos du Sexo-Thèque, 15 d'entre eux présentaient hier soir 12 films du festival.Les pro- jections ont débuté à 20 h et se sont poursuivies jusqu'à la fermeture de l'établissement à 3 h du matin.Sur place, café et vin étaient servis aux cinéphiles.Contrairement à ce qui se passe normalement un samedi soir au Sexo-Thèque, les dames étaient les bienvenues et 1 on pouvait remarquer que la clientèle de ce type de salle de cinéma était différente.Selon Gabriel, le gérant de l'établissement, c'est pour démystifier le Peep-Show et afin de participer à un événement comme le Nouveau festival que le Sexo-Thèque a accepté de projeter ces films d'un genre différent.Ainsi, Mario et son amie Marjo ont mis pour la première fois hier les pieds dans un tel endroit.Guy lai ne et Chan-tale ont pour leur part déclaré qu'elles tenaient à voir à quoi ressemblait l'inté- rieur d'un peep show, tandis que Denis se promet de revenir lors de la programmation régulière.Comme l'a expliqué hier M.Chamberlan, le festival peut s'enorgueillir d'avoir réussi à attirer cette année près de 100 000 personnes avec ses quelque 200 présentations en salle et sa trentaine de présentations en plein air de films et vidéos provenant de 30 pays différents.Durant le festival, il y a même eu présentation du long métrage Sleep d'Andy Warhol et du film fleuve de Jacques Rivette, Oui Line : Noli Mé Tan-géré d'une durée de 12 h 40.Ces films ont été projetés dans un loft où une quarantaine de personnes ont pu assister presque en famille à ces représentations cinématographiques.Pour l'an prochain, M.Claude Chamberlan promet des projections dans les quartiers chinois et italien de Montréal et bien plus encore.Chamberlan a un an pour trouver d'autres originalités.Un festival racoleur mais nécessaire ¦ Profitant des premières nuits chaudes de Montréal, Claude Chamberlan et son équipe ont envahi la rue Saint-Laurent, l'inondant de films et d'événements spéciaux.Dh ve-In, Nuit blanche, Peep-les moyens étaient bons pour attirer l'attention des médias et du public branché.Même s'il a pu sembler que la frontière entre l'audace et le racolage était parfois franchie, la Main qui en a vu d'autres n'a pas paru s'en formaliser outre mesure.En plaçant cette année son Nouveau festival sous le signe du loup, un animal qui n'a pas peur de hurler quand il s'agit de faire du bruit, Chamberlan a tenté de bien marquer son territoire et de lui donner son maximum d'extension, pas seulement, pourrait-on dire, geographiquement mais par rapport à l'idée que l'on se fait d'un festival.Contrastant avec le flou de l'an dernier, année de transition, le concept de ce Nouveau festival s'est considérablement précisé.L'ancien Festival du nouveau cinéma et de la vidéo témoignait encore d'un préjugé nettement favorable envers le cinéma.Ce Nouveau festival du cinéma, de la vidéo et des nouvelles technologies, comme son nom l'indique, propose un élargissement du mandat par rapport à l'ancienne formule.Par l'ajout d'un troisième terme à l'équation de base, c'est-à-dire les nouvelles technologies, le centre de gravité du festival se trouve tout à coup déplacé du cinéma vers la vidéo.Les familiers du festival ont été sensibles à ce phénomène.Aucun format n'était mis en exergue dans le catalogue du festival, ce qui équivalait â retirer son statut de vedette au long métrage de fiction, considéré encore par plusieurs comme la voie royale de l'expression cinématograhique.Sans être pour autant complètement éclipsé par le documentaire ou par la vidéo, le long métrage de fiction se trouvait du moins fortement banalisé cette année.La fiction d'abord Pourtant on pouvait encore y faire d'intéressantes découvertes, le songe à ces deux films talwanais.Vive l'amour de Tsai Ming liang et The Red Lotus Society de Stan Lei, et à un film japonais, Sonatine de Takcshi Kitano.Le premier aborde magistralement le thème de la solitude dans une mégapole.Le second renouvelle sur une note ioyeuse le genre fantastique, plus particulièrement le filon des films de karaté, en traitant d'une société secrète aux pouvoirs surnaturels dont les adeptes, pour survivre, doivent se fondre dans la société.Quant au troisième, il aborde sans aucune concession un monde, celui des yakuzas ( la mafia japonaise ), qu'on serait porté à imaginer comme le comble de l'exotisme.Original également, les Ombres de l'arc-en-ciel de Susant Misra qui porte un regard attentif sur trois générations de femmes dans une petite ville de l'Inde.Quant au Russe Vladimir Khotinen-ko, il a trouvé dans Makarov une manière personnelle d'introduire la poésie dans son film grâce au pouvoir d'un simple mot, Makarov, â la fois le nom du héros et d'un revolver qui entre en sa possession et qui vient tout à coup bouleverser sa vie.Une place de choix était aussi accordée aux films français dans cette catégorie.Outre Rosine de Christine Carrière sur le drame d'une famille éclatée qui, en tentant de se raccorder, s'en sort avec encore plus de dégâts, on avait droit à cinq films de la série Tous les garçons et les filles de leur âge.Sur les trois qu'il m'a été donné de voir, nettement plus réussi que ceux de Chantai Akerman ( Portrait d'une jeune fille de la fin des années '60 ) et de Denis ( U.S.Go Home ), m'a paru celui d'Olivier Asseyes, la Page blanche où les thèmes imposés ( jeunesse en mal de vivre, surprise-party, contexte des années 60 ) se touvaient tout à coup incarnés avec vigueur, jusqu'à cette énig-matique finale d'où le titre est tiré.Parmi les découvertes nord-américaines, il faut signaler Double Happinest d'une nouvelle venue de Vancouver, Mina S hum.où il est question du brassage des cultures dans une famille d'origine chinoise.L'Américain Tom Di Cil îo a accouché avec Living in Oblivion d'une amusante satire sur le tournage d'un film indépendant.Quant â Ztgrail d'André Turpin, malheureusement gâché par son absence de rigueur, il témoigne malgré tout d'une sensibilité nouvelle.Cinéphffia S'il fallait en gros traquer la perfection dans le long métrage de fiction, la part du lion, quant â elle, allait cependant aux documentaires.Pas facih à travers cette forêt de retrouver les bons arbres.Une grande partie des documentaires au programme, tournés pour la télévision, exploitaient la corde sensible cinéphilique.Parmi ces documents, certains avaient de quoi combler la soif de savoir des cinéphiles les plus avertis comme Citizen Langlois d'Edgardo Co-zariusky.Par contre, il en est d'autres comme François Truffaut : le spectacle intérieur qui les laissaient sur leur appétit.Entre les deux, on trouvait de tout, depuis cette simple compilation des films Lumière jusqu'aux chutes du Déjeuner sur l'herbe de Renoir, claquettes comprises, en passant par des documents sur Carné, Jouvet, Murnau et Tarkovski fortement empreints de nostalgie.Pour un Anything for John sur John Cassavetes de Douç Headeline et Dominique Cazenave qui réussit â captiver, que de vidéos n'ayant d'autre intérêt qu'historique.Trop de vidéos, par ailleurs, se contentent de recycler de vieux enregistrements.La palme dans cette catégorie appartient à Jung On Film, un document datant de 1960 dans lequel le célèbre psychanalyste explique sa doctrine face à une caméra statique.Mentions spéciales dans cette catégorie à Maria Callas et Paolo Conte.Ce n'est peut-être pas un hasard si les documentaires qui m'ont paru les plus achevés étaient tournés en 16 ou en 35 mm.Le plus passionnant reste Crumb de Terry Zwigoff â cause de la personnalité de ce bedeiste et de l'incroyable verdeur de son univers.Passionnant également, ce film de Claire Simon, Coûte que coûte, qui suit â la trace la naissance d'une petite entreorise.Picture of Light de Peter Minier dont la quête des aurores boréales l'a mené jusqu'au cercle arctique nous réconcilie avec l'hiver canadien.Godard dans ILG ILG reste fidèle â lui-même tout en se confiant â la caméra.Enfin dans Stairs I Geneva, Peter Greenaway, s'il ne se renouvelle pas, illustre â nouveau son goût de la méthode.ht cas Michael Moore Restent quelques oeuvres dont on ne sait pas trop si elles relèvent de la fiction ou du documentaire.C'est le cas notamment d'Ernesto « Che » Guevara du Suisse Richard Dindo.À l'aide du Journal de Bolivie de ce célèbre révolutionnaire, Dindo a eu l'idée de reconstituer, 25 ans après, les derniers mois da l'existence du Che sur les lieux même Claude Chamberlan où les événements s'étaient produits.Sobre, intense et vrai, ce document valait le détour.On se demande également si The De* vil Never Sleeps relève du documentaire ou de la fiction.En enquêtant sur le suicide présumé de son oncle, la réalisatrice Lourdes Portillo met â jour scandale après scandale.Aucun membre de la famille n'en sortira blanchi.Jamais lavage de linge sale en famille n'aura paru aussi virulent.Michael Moore constitue lui aussi un cas â part.Phénomène inclassable, il anime son propre show télévisé, TV Nation, dont on a pu mesurer le ton sarcastique et l'humour décapant.Rien ni personne ne résiste â Moore dont l'émission, une sorte de Taquinons la planète de gauche, présente un parti pris pédagogique.Un de ses exploits : une visite des bases militaires russes pour retrouver le missile qui pointe sur Flint, Michigan, sa ville natale.Nouveaux outils â apprivoiser, les nouvelles technologies constituaient le dernier volet du festival.Chaque jour, le public a pu se familiariser avec certaines de ces applications comme Internet, les CD-ROM, le Studio virtuel, sans oublier quelques documents vidéo ou sur film qui témoignent de l'effervescence de ce secteur.Nul doute qu'à moyen terme ce volet du festival est appelé à prendre une part grandissante, ne serait-ce que dans sa fonction de fontaine de Jouvence du cinéma.En attendant, s'il veut éviter de trop effaroucher son public, te Nouveau festival devra veiller â maintenir un juste équilibre entre sea différentes compo- / n bref MCNEL DUPUY SNOBE LE CONGRES DE L'ASSOCIATION DES MUSEES ¦ Le ministre du Patrimoine canadien, Michel Dupuy, a boudé le congrès conjoint de l'Association des musées canadiens et de la Société des musées québécois hier, négligeant même de se faire représenter auprès des 600 muséologues réunis â Montréal.Selon Te président de l'AMC, Michel Cheff, le ministre avait accepté de prononcer une allocution sur la politique muséale d'Ottawa et sur les tendances dans ce secteur.Il s'est dégagé un peu plus tard en donnant l'assurance d'y envoyer un représentant qui ne s'est jamais présenté.« Il m'apparaît aberrant que le gouvernement ne soit pas en mesure d'envoyer un représentant pour donner l'heure juste aux divers intervenants de la profession muséale.En ces temps d'incertitude et de grande précarité, il est essentiel que le gouvernement préserve des dispositions concrètes pour assurer la santé du milieu et répondre aux interrogations des congressistes », a déclaré M.Cheff.L'AMC souligne que le ministère de M.Dupuy a annoncé, le 2 juin dernier, une purge au programme d'aide aux musées, la clé de voûte de la politique muséale d'Ottawa.Ces compressions de l'ordre de 20 p.cent par rapport aux crédits budgétaires s'ajoutent à celles déjà effectuées depuis quelques années SHARON STORE DEHK FOIS VICTIME D'UN FAUX CANCER ¦ Sharon Stone a renoncé â participer â la grande course nationale contre le cancer, hier soir» après les récentes fausses informations affirmant qu'elle souffrait du cancer.Près de 25 000 personnes étaient attendues à cette grande course, mais l'héroïne de Basic Instinct a décidé de ne pas en être : « )e ne peux plus maintenant Cela devient une frénésie médiatique, et nous ne sommes plus en sécurité », a-t-elle déclaré à l'Associated Press.De fausses informations sur son prétendu cancer ont circulé rapidement après ses déclarations de vendredi soir devant le National Press Club à Washington.Intervenant dans la campagne pour la recherche sur la cancer du sein, elle avait révélé avoir eu une fausse alerte, il y a quatre ans, quand on lui avait diagnostiqué à tort un cancer du système lympathique.« Il y a quatre ans, on m'a dit que j'avais un cancer, un cancer du système lymphatique.Le test a été positif deux fois.(.) Finalement il s'est révélé négatif, mais cela a pris plusieurs mois, et cela a changé ma vie.Et l'un de ces changements durant cette époque est que j'ai arrêté de boire du café.Et après avoir arrêté, dix jours plus tard je n'avais plus de tumeur dans mes glandes lymphatiques », avait-elle déclaré.LE C7 PREND LA DÉFENSE DE SALMAN RUSHDIE CONTRE L'IRAN ¦ Le G7 et la Russie ont exhorté hier l'Iran â revenir sur la sentence de mort prononcée contre l'écrivain britannique Salman Rushdie.Dans leur communiqué final, ils demandent à Téhéran de « rejeter le terrorisme et plus particulièrement de cesser de soutenir les menaces faites â rencontre de Salman Rushdie et des personnes associées â son travail ».Le G7 appuie les récents efforts de l'Union européenne, oui pourraient conduire à une normalisation des relations avec l'Iran en échange de la promesse formelle que les Iraniens mettront fin â leur chasse à l'homme contre Rushdie.L'auteur des Versets sataniques vit dans la clandestinité sous protection policière depuis que l'Ayatollah Khomeiny l'a condamné à mort pour blasphème, il y a six ans.Au même moment, â Téhéran, un quotidien iranien a déclaré hier que l'accomplissement de la « fatwa » qui pèse sur Rushdie revenait aux Musulmans, pas au gouvernement iranien.¦ Le riche tombeau de la reine Nefertari, épouse favorite du pharaon Ramsès II, sera ouvert au public en novembre, pour la première fois depuis sa découverte en 1904.C'est ce qu'a annoncé le directeur de l'Organisation suprême des Antiquités, Abdel-Haîim Noureddin.Endommagée par des dépôts de sel et longtemps accessible aux seuls chercheurs, la « plus jolie sépulture d'Egypte », selon le directeur Noureddin, a été restaurée grâce â l'Institut Paul Getty, de Washington.Ses fresques murales, qui partaient en lambeaux, ont pu être sauvées.Le tombeau de Nefertari, dont le nom signifie « la plus belle », est situé dans la Vallée des reines, face â la ville de Louxor.de l'autre côté du Nil.â 500 km au sud du Caire.¦ Une madonne du grand peintre italien du 1V14» siècle Giotto, endommagée par l'explosion â la bombe contre la galerie des Offices de Florence, a été restaurée et présentée hier au public.La Madonne à l'enfant, une oeuvre de jeunesse de Giotto, auteur entre autres des célèbres fresques de la chapelle des Scrovegni â Padoue.avait été endommagée lors de l'attentat â la voiture piégée, qui avait visé le 27 mai 1993, le musée florentin.Le tableau, recouvert d'une triple épaisseur de verre, restera cependant blessé pour toujours : une profonde coupure â la poitrine d'un ange n'a pu être restaurée. LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE 18 JUIN 19» B7 \u2022 - Jean-Claude van Damme avec Simon Abltbol van Damme tourne en grand secret à Montréal |ncroyablc mais vrai l'athlétique acteur belge Jean-Claude Van Damme est en tournage, inco- eiito, à Montréal pour quatre un.l'ai appris la nouvelle en magasinant, pas en cherchant des nouvelles I Je cherchais des cadeaux ! Je devrais peut-être magasiner plus souvent, l'ai trouvé, et plus encore car Mireille Abitbol \u2014 la patronne de l'incroyable nid à trouvailles, véritable corne d'abondance, la boutique Feu Vert aux Promenades de la Cathédrale \u2014 m'a dit que Jean-Claude Van Damme est l'une des nombreuses vedettes qui aiment sa boutique et que son neveu, Simon Abitbol, tourne un film avec Van Damme.Elle m'en donne pour preuve une belle photo couleurs.le pars.Vérifications faites : tout est bien vrai.Us tournent le début et la fin d'un long métrage oui met en vedettes Roger Moore et Jean-Claude Van Damme, un « feel good movie » écrit et réalisé par Van Damme lui-même : The Ouest] Le petit Simon Abitbol joue un enfant de la rue du vieux New York, un petit voyou de 13 ans qui commence à voler, comme les autres de la bande.On le retrouve, de retour à New York à 40 ans ( Van Damme ), transformé par sa vie en Thaïlande.Influencé par la sagesse des moines bouddhistes, il a ouvert là-bas un orphelinat pour les enfants de la rue.Son tournage en Thaïlande est terminé, il ne lui resf que les scènes du vieux New York à tourner ici à Montréal avec l'aide de Danielle Rorbach comme directrice de production.La Thaïlande est l'un des pays d'adoption de Van Damme non seulement parce qu'il y a tourné mais aussi parce qu'il s'y est marié l'été dernier ! Un mariage bouddhiste avec le mannequin Darcy LaPier, sa quatrième épouse.Qui, soit dit en passant, ne l'accompagne pas sur le tournage montréalais.La belle dame attend la visite de la cigogne ( en novembre ).Christopher et Bianca doivent être curieux de savoir s'ils auront un demi-frère ou une demi-soeur ?À suivre.PARLEZ-VOUS MOffTAGNAIS ?¦ Entendez-vous mon messa- Îie sur Tam Tam ?Non ?Bon, I doit être en créole puisque c'est un Tam Tam haïtien et cet appel s'adresse à nouveau aux Montagnais f Le cinéaste Arthur Lamothe est en plein casting pour le tournage, sur la Côte-Nord, de son nouveau film Le Silence des fusils qui doit commencer le 24 juillet.C'est un drame amérindien, une histoire d'autochtones d'aujourd'hui, et il n'a pas encore trouvé ses deux vedettes : deux jeunes indiens Montagnais qui parlent aussi français.Si vous avez des garçons de 12-13 ans, et de 17-18 ans capables de jouer en montagnais et en français, contactez le bureau de casting de Joce-lyne Trudeau au (514) «75-7033.ISBM CBTTBMIK.¦ Bonne fête des Pères à tous les papas f Et rassurez-vous messieurs, nous ne voulons pas toutes nous passer de vous pour créer une famille.Bonne fête au mien, |ean Grimaldi, en particulier.Je sais que papa va encore me dire que c'est sa dernière fête.Et, je ne vais toujours pas le croire.Quatre-vingt-dix-sept printemps n'ont pas réussi à le désabuser et l'usure n'a pas atténué son goût de vivre.Il sait apprécier la vie.Normal qu elle le lui rende bien ! Il sera centenaire puisqu'il le désire tant.Aurait-il vendu son âme au Diable ?Moi il y a des jours où l'ai hâte d'être au repos pour l'éternité.GENIE kkjku., ¦ Votre père est du genre nostalgique ?Ça tombe bien : c'est la journée Rétro sur la rue Sainte-Catherine ! Emmenez-le, après le brunch aujourd'hui, assister au défilé de mode Rétro 1900-1995, mis en scène par Yolande Cardinal, sur le parvis de la belle cathédrale Christ Church, à 13 h 30 ( s'il pleut : aux Promenades de la cathédrale ).Ensuite, vite au Complexe Desjardins pour voir le spectacle de Johnny Farago en hommage à Elvis Presley à 14 h 30.S'il ne pleut pas aujourd'hui, la rue Sainte-Catherine sera fermée à la circulation de Saint-Urbain à Saint-Mathieu ! Les membres du Club des voitures anciennes du Québec y exposeront leurs belles d'autrefois de 10 h à 16 h.Papa retrouvera sûrement quelques-unes de ses anciennes flammes parmi les 200 voitures de collection, datant de 1915 à 1980 : une Ford 1915 modèle T peut-être ?Une Buick 1940 ou une spectaculaire Cadillac décapotable 1946?Et s'il en redemande, ou s'il pleut, alors emmenez-le au musée des Beaux-Arts voir la Talbot-Lago 150SS 1938 dans l'exposition Beauté mobile !.DE BONS CIGAtES ¦ Si, comme Gainsbourg, le bon Dieu ou Le Bigot, votre père est un fumeur de cigares, vous pourriez lui offrir un dîner épicurien organisé par la boutique Davidoff ! Le prochain aura lieu ce mardi 20 mai, au salon La Roseraie du restaurant Hélène de Cham-plain.La table d'hôte me parait plutôt quelconque ( terrine, suprême de poulet au Grand Marnier, salade, dessert ) ; toutefois, pour 125.00S, tout est inclus: les vins, le digestif, les taxes et service, et évidemment les cigares \u2014 un hondurien, un cubain, un mexicain et un dominicain.DE BONNES BIERES ¦ Que préfère-t-il ?Les blondes, les brunes ou les rousses ?Si votre père est un amateur de bière et qu'il n'a pas encore fait le tour du monde du houblon en 200 saveurs, emmenez-le vite au 2* Mondial de la bière oui prend fin ce soir dans le Vieux-Port de Montréal.Une seule déception : l'absence d'Unibroue, la micro-brasserie de Chambly qui vient de remporter le titre de PME de l'année aux Mer-curiades 95.Par contre, les gagnants des différentes catégories du concours Houblon 94 y sont : la draft Sapporo, la Titanic et la Cap Tourmente.Et puis c'est l'occasion de découvrir des bières qui ne sont pas vendues au Québec, dont la Eléphant Reu de La-batt ( qui n'est vendue qu'en* exportation aux États-Unis ).l'ai aussi dégusté la nouvelle Canon québécoise : très puissante, 7,6 après 42 jours de fermentation ; l'excellente on-tarienne Cream Aie de Slee-man, la plus vieille microbrasserie au Canada \u2014 162 ans.Qui dit mieux 7 Votre père préfère-t-il quelque chose de plus «collet monté » ?Allez voir Benoît Pelletier au kiosque des importations Guinness.Il m'a appris à servir la Pub Draught Guinness en canette comme il se doit pour retrouver le goût onctueux de la Guinness en fût : attendre une minute avant de servir, le temps de laisser le col monter dans la canette.On peut ensuite s'extasier en voyant un large col, bien crémeux, prendre forme lentement dans son verre.Ça vaut la peine de se montrer patient, la montée est spectaculaire.Autres découvertes : la 9, de Magic Hat Aie, une douce américaine au délicat parfum de pèche, et l'étonnante Me twan Scotch Aie, ma favorite, au parfum très prononcé de café.Sur ce, bonne fête des Pères et bon dimanche.Les uns et les autres L'art de rompre anny Ardant, « une romantique qui parle vrai » a évoqué pour le magazine Femme 1 art de rompre.Q Êtee-vous douée pour rompre 7 ¦ |e connais une recette ; il faut s'arrêter de respirer, comme sur un tremplin avant de sauter.Les cens dangereux sont ceux qui ont beaucoup souffert car ils savent que les autres peuvent s'en sortir, et c'est pourquoi ils n'hésitent â les faire souffrir.Q Aimez-vous retrouver que voua avez aimés 7 ¦ Non, je n'aime pas cela, il ne le faut pas.Je trouve même cela honteux de devenir amis, de tout banaliser.Cette volonté absolue d'arrondir les anales, cela m'ennuie, l'aime l'idée qu'il y a des gens qui sont capables de faire, danstees conditions, une ceinture de feu autour d'eux.?Êtes-vous une femme dure ?Bi Pas assez sans aucun doute.Je me souviens de la phrase que me répétait mon père : «Sois douce», l'estime qu'il vaut mieux décider d'être douce que de l'être par nature.Car être douce, c'est une offrande.Q Quel est le problème le ZOOM Dustïn Hoffman * * ¦ I n'est pas certain que la qualité «¦des scénarios d'aujourd'hui soit pire que dans les années 60 ou 70.La plupart du temps, le niveau a toujours été globalement merdique.Et ceux qui ont une certaine qualité sont en général le résultat d'un travail collectif, le me demande d'ailleurs comment on peut être scénariste : c'est une forme artistique très limitée.Mettez-vous dans la peau d'un scénariste.Il écrit son scénario toute la journée, et, une fois qu'il est terminé, il le vend à un studio et n'a plus aucun contrôle sur ce qu'il a écrit.Le studio le fait lire à Harrison Ford, lack Nicholson, Tom Cruise, moi, Denzel Washington, et l'un d'entre nous va dire oui.Mais en écrivant, le scénariste n'avait sans doute aucun de ces acteurs en tête.Même chose pour le réalisateur.Première LES MOTS FIL D'ARIANE \u2014 Moyen de se diriger, de ne pas perdre la voie à suivre pour arriver à un résultat.Allusion mythologique au fil qu'Ariane donna à Thésée et qu'il déroula à travers le Labyrinthe en allant vers le Minotaure, ce qui lui permit de retrouver son chemin pour s'enfuir.Babil universel ?Jusqu'à six mois, tous les bébés du monde gazouillent dans une « langue » commune, incluant les sons de toutes les langues.Puis ce babil universel va se spécifier.Après six mois, un bébé ne prononce plus que les sonorités utilisées par son entourage et on pourra distinguer le babil d'un bébé chinois de celui d'un bébé français ou allemand.Dès les premières semaines, les parents vocalisent et se mettent à l'unisson du nourrisson.Tout le monde pratique ce « babytalk », où l'on monte le timbre, on prononce des sons sans signification, areu, areu, où l'ont fait des crescendo*, ou l'on s'adapte intuitivement à la langée du bébé.C'est aussi pour l'enfant un bain sonore dans la voix maternelle qui va contribuer à le préparer à l'acquisition du langage.Marie-France Caetarede, peychanalyete, maître de conférence» à l'université Rene-Deacartee.auteur de La voix et aat eorrii/grs ( Lee Belles Lettre* ) Q On dit toujours qu'un homme qui réussit à faire rire une femme l'a déjà séduite.À en croire les hommes, 1 inverse est vrai.Une femme oui rit a une formidable avance sur celle qui affiche l'indifférence ou la tristesse Elle rit et elle est belle.Vogue < Paria) \t POP-CORN\t! Fatmy Ardant plus crucial pour on couple ?¦ Peut-être celui exprimé dans le film La femme d'à côté : « Ni avec toi ni sans toi ».Le problème de ceux qui ne peuvent pas vivre ensemble et ne peuvent pas ne pas vivre ensemble.Q Êtes-vous contre la cohabitation ?¦ le n'ai pas de théorie.C'est comme la température, il y a des moments où c'est bien et des moments où ce n'est pas bien.?Comment vous voyez-vous plus tard ?¦ |e trouve assez beau l'idée; d'être fatiguée.Bien sûr, l'Age peut user mais rien n'est jamais! trop tard et je ne vois pas le; temps me vider de ce qui sera le plus essentiel.O Quels août vos rêvée ?¦ l'aimerais aller dans le désert, l'aime les villes, pas les paysages.J'ai adoré Lisbonne, je ne m'attendais pas à cette; splendeur, l'aime beaucoup l'espace européen.le me sens! bien à Rome ou à Londres, l'ai; vécu en Italie, en Angleterre, à Madrid et A Stockholm.?Votre règle de vie ?O Ne pas trahir, ne pas donner! de coups de poignard dans le dos, pas de choses sales.Une vie de chien! ¦ Le fonds qu'avait laissé Liberace pour assurer le bien-être de ses chiens adorés est épuisé ! Peu avant sa mort, en 1987, le pianiste avait stipulé que 50 000 dollars, sur sa fortune de 100 millions, devraient être réservés à l'entretien de ses «enfants» \u2014 ses 17 chiens.Aujourd'hui, huit ans plus tard, il ne reste plus d'argent, et les quatre chiens survivants sont fauchés ! « l'ai été avisée par lettre que le fonds était épuisé et qu'il me faudrait désormais subvenir moi-même aux besoins des quatre chiens », se lamente Gladys Luckie, àgee de 84 ans, qui fut pendant 40 ans la fidèle gouvernante de Liberace.¦ Elvis a entretenu une brûlante liaison avec Nancy Sinatra pendant que sa femme.Priscilla, était enceinte de leur fille Lise Marie.C'est du moins ce qu'affirme Alanna Nash dans une nouvelle biographie du « King » intitulée Eh vis Aaron Presley.M Eddie Murphy n'accepte pas la critique.Lorsqu'il entendit deux figurants chuchoter, sur le plateau de son nouveau film, The Nutty Professor, qu'« il avait l'air d'un voyou », l'acteur insista pour qu'ils soient congédiés sur le champ et promit de voir à ce qu'ils ne trouvent plus jamais de travail dans les studios Universel.¦ Lorsque Robert De Niro constata la forme déplorable dans laquelle se trouvait Al Pacino au début du tournage de leur nouveau film, Heat, il engagea immédiatement un expert en culture physique pour soumettre sa covedette à un entraînement rigoureux.Al tenta bien d'expliquer à son ami qu'il était trop vieux pour ce genre de torture, rien n'y fit.Et récemment, il a été obligé d'admettre qu'il se sentait beaucoup plus vigoureux.¦ Drew Barrymore a fait rougir d'embarras David Letterman, dont elle était l'invitée au Laie Night Show, lorsqu'elle monta soudain sur son bureau et se découvrit la poitrine! L'actrice de 21 ans semble apprécier particulièrement ce genre d'exhibitionnisme, puisqu'il y a quelque temps, au club The Mayan de Los Angeles où elle se trouvait avec son ami, Eric Erlandson ( du groupe rock Hole ), elle sauta sur une table, releva sa blouse et exhiba sa poitrine nue.Et en partant, elle donna un autre spectacle du même genre à la sortie du club.Quelques jours plus tard, lors d'un concert rock, Drew, debout au balcon, montra pendant plusieurs secondes ses seins au parterre déchaîne.¦ Le prochain film de Barbra Strei-sand, The Mirror Has Two Faces, éprouve de la difficulté à démarrer parce que l'actrice de 53 ans désirait que ce soit Lauren Bacall qui joue le rôle de sa mère, mais celle-ci a refusé.Mme Bacall, qui est âgée de 70 ans, a expliqué son refus en déclarant : « Je suis vieille, mais pas si vieille que cela ».¦ Le magazine Studio rapporte qu'alors \u2022 qu'on pariait d'Anthony Hopkins pour le rôle principal, Oliver Stone a abandonné son projet de faire un film sur Richard Nixon ; il a par contre commandé à |oe Eszterhas ( le scénariste de Basic Instinct ) un scénario sur une his- * toire vraie concernant une héritière disparue et un tueur de chevaux, histoire révélée par le magazine Vanity Fair.Ce projet est pour l'instant intitulé Wild Horses.a» ¦ Naomi Campbell a commandé l'autre soir des fish and chips au Fashion Cafe de New York, dont elle est copropriétaire.Le plat est servi avec du vinaigre, et lorsque le serveur oublia d'en apporter, Naomi le fit congédier sur le champ.Mais le mannequin n'est pas toujours d'humeur aussi exécrable : un autre soir, elle arriva accompagnée d'un groupe d'amis, signa des autographes, se fit photographier avec des fans et distribua a tous les employés un pourboire de 100 dollars.¦ « )e vais vous tuer ! », hurla Courtney Love en se trouvant face à face, lors d'une réception donnée à Hollywood, avec une journaliste qui avait écrit que la veuve de Kurt Cobain se piquait à l'héroïne alors qu'elle était enceinte.Il fallut l'intervention du réalisateur de Pulp Fiction, Quentin Tarantino.pour empêcher que Courtney ne mette sa menace à excécution.¦ Le fait qu'elle soit multimillionnaire n'empêche pas Barbra Streisand d'être à l'affût d'une bonne affaire.Arrivée chez un concessionnaire automobile pour louer un véhicule à quatre roues motrices, la chanteuse se plaignit avec une telle véhémence du prix de location demandé que le patron finit par couper celui-ci de 200 dollars par mois simplement pour se débarrasser d'elle.¦ Dans une grande frénésie d'adaptation de séries télévisées sur grand écran, Paramount vient de mettre en chantier Le Saint.Pour reprendre le rôle autrefois tenu par Roger Moore, on parle de Mel Gibson ¦ Paul Newman n'aurait jamais pensé qu'il lui serait si difficile de rendre visite à son ami Tom Cruise aux Pinewood Studios de Londres, où se trouvaient les deux hommes, Paul pour filmer un message publicitaire sur le savon Lux et Tom pour tourner Mission Impossible.Paul attendit trois heures, pour se faire dire à plusieurs reprises que « Tom Cruise travaillait et ne voulait pas être dérangé ».Lorsque Tom apprit que son visiteur était son vieux copain, il se confondit en excuses et l'invita immédiatement à déjeuner chez lui.Sources AP.Star.Enquirer.Max.Globe uoerace Naomi Campôea l'iUMuy Drew Barrymore Langues sales.i vous n'avez rien de gentil à dire de quelqu'un, ne dites rien.À la lecture de leur nouveau livre, The 776 Nasùest Thmgs Ever Said, on doute que Ross et Kathryn Pe-tras aient jamais entendu cette maxime.Voici quelques remarques pas très aimables à l'endroit de diverses personnalités que l'on peut relever dans cet ouvrage.?Donald Trump à l'animateur de talk show Larry King, de CNN : « Cela ne vous dérange pas si je recule un peu ma chaise, vous avez une trè6 mauvaise haleine.».?Kelly LeBrock.la première fois qu'elle a aperçu son ex-mari, Steven Seagal : « Il m'a fait penser à un extra-terrestre » Q Roseaoue, pour expliquer pourquoi T< T Arnold et elle n'ont pas eu d'enfants : « Nous faisions tout pour que je devienne enceinte, jusqu'à ce que je me souvienne qu'il était essentiel que l'un de nous deux ait un pénis ».Q |oan Rivera en parlant de Bo Derek : « Elle a refusé le rôle de Helen Keller parce qu'elle était incapable de se souvenir de ce qu'elle était censée dire ».Q Ava Cardner à propos de Clark Gable : « Si vous lui dites Bonjour Clark, comment ça va ?, il ne sait pas quoi répondre ».Q Anthony Newley à propos de son exfemme « fosa Collins n'hésiterait pas à vendre ses propres excréments ». \u2022 10 1 j Dons UVOIE LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 18 JUIN 1995 Têtes d'affiche Adressez vos communiqués à: Têtes d'affiche La 7, rue Sainte Jacques Montréal H2Y1K9 Guy Brochu La section de l'Ouest-de-lile de l'Association des femmes d'affaires du Québec a rendu hommage aux femmes d'affaires de ce secteur en leur décernant des prix.Le grand prix « Femme d'affaires de l'année » a ainsi été remis à Lyne Giroux, propriétaire d'une clinique de beauté ; elle a également remporté le titre de « femme entrepre-neure » ; l'optométriste Marie-Josée Carort a pour sa part remporté le prix « Femme de carrière » ; le titre de «c Femme professionnelle » est allé à Ta-nya de Luca ; et celui de « Femme gestionnaire » à Sophie Gérin-Lajoie ; en-fin, lise Guindon a été choisie « Femme d'affaires émérite ».¦ Le président de la fondation Cité de la santé de Laval, Luc Villiard, nous annonce la nomination d'un nouveau directeur général, Guy Brochu.9 ¦ Pierrette Cham poux nous informe qu'elle a remporte le concours littéraire « La cigale poétique » de l'Association littéraire et artistique de la ville du Cannet en France.Elle a remporté des prix pour son musiconte en poèmes et chants Parte-moi du Canada, pour Les pionnières, son poème L'amour et son Hymne au Québec : Je me souviens.O ¦ Célébrant la réussite en affaire des entreprises de la Rive-Sud, la remise des prix Dominique-Rollin a consacré cette année : Aqua Leader Canada, de Lon- fueuil ( entreprises de fabrications ) ; les ntreprises S.Blanchette, de Longueuil ( entreprises de construction ) ; Ski Mont Saint-Bruno, de Saint-Bruno-de-Montarville ( entreprises de service ) ; Rond Point Dodge &.Chrysler de Saint-Hubert ( commerces de détail ) ; Groupe Motovan Motosport de Boucherville ( commerces de gros ) ; Club Tissus Rive-Sud, de Saint-Hubert ( nouvelles entreprises ) ; Hasbro Canada de Longueuil ( prix des gouverneurs ).On a également remis les premiers prix Hommage aux personnes et entreprises qui le sont illustrées sur le plan local.Les récipiendaires sont : Suzan Bujold, vi-ce-présidente de l'Association des gens d'affaires de Brossard ; Michel Da-viault, président de l'Association des fens d'affaires de Boucherville ; Lise lartin, mairesse de Saint-Philippe pour son dynamisme et son dévouement au sein de l'Association des gens d'affaires de La Prairie ; Jasmine Grenier, « personnalité de l'année » de l'Association des gens d'affaires de Sainte-Julie ; l'Association des gens d'affaires de Saint-Hubert a décerné son prix à Rond Point Dodge & Chrysler ; et l'Association des gens d'affaires du Vieux-Longueuil a voulu offrir son prix Hommage à Daniel Magnan, du café terrasse 1957.O ¦ L'Institut universitaire de recherches sur les populations» qui cherche à construire un fichier de population devant regrouper les généalogies de l'ensemble de la population du Québec pour les XIXe et XX* siècles, peut compter sur l'assistance d'Hydro-Québec.En effet, André Boily, vice-président d'Hy-dro-Ouébec pour la région Saguenay a remis un premier chèque de 25 000$ au directeur de l'Institut, Gérard Bouchard, de l'Université du Québec à Chicoutimi.Il s'agit d'un premier versement d'un octroi devant totaliser 125 000 sur cinq ans.André Boily ¦ L'Association des étudiants de la Faculté de droit vient de réaliser une première à l'Université de Montréal, en créant un fonds tripartite d'investissement étudiant.Chaque étudiant inscrit à la Faculté de droit est invité à verser 5 $ à ce fonds à chaque trimestre, la Faculté et le Fonds de développement de l'Université en faisant chacun autant.Ce nouveau fonds servira au dépannage d'étudiants de premier cycle et appuiera financièrement le laboratoire d'informatique.O ¦ C'est à l'occasion de la Semaine nationale du tourisme qu'Yves Gratton, président de l'Office du tourisme de Laval, a remis des bourses d'études à l'École hôtelière de Laval ( 2000 $ ) et au collège Montmorency ( 3000 $ ).Les deux maisons d'enseignement de Laval, qui forment la relève de l'industrie touristique, pourront ainsi honorer et encourager leurs élèves.¦ Le programme de bourses Hillroy.qui vise à reconnaître le travail d'enseignants et enseignantes ayant innové au plan pédagogique, a retenu parmi ses gagnants trois membres de la Fédération des enseignantes et enseignantes de commissions scolaires du Québec.Il s'agit de Luc e Lévesqu e ( 10000$) de la com- mission scolaire de La Pocatière ( méthode d'apprentissage de la lecture pour un enfant non oral ) ; Claudette Trudeau ( 2500 S ) de la commission scolaire Mont-Fort ( outil de gestion du temps pour les enfante audi muets ) ; et Didier Tremblay ( 2500 S ) de la commission scolaire Provençal ( projet pédagogique en micro informa tique scolaire utilisant l'autoroute de l'information ).S s \\0 5w Luce Lévesque r ¦ 9 L^LV ^o^ m I 9 ¦¦r^p^^^^^^^^ \"MF* ^^^MM^p^ ^^^^^^ photo Christian CUAY.u Presse une présentation magistrale aes Sortilèges L'ensemble professionnel de folklore Les Sortilèges a accueilli plus de 500 personnes à sa soirée bénéfice, la semaine dernière, par un spectacle Intitulé « Treize pays dans une même valise » à la salle Pierre-Mercure.Une présentation magistrale sous la direction artistique de M.Jlmmy Dl Cenova, fondateur de la troupe.La soirée était sous la présidence d'honneur de MM.Guy Martlneau, de Nesbltt Bums, et Louis-Georges Albert, des Croisières du Port Claude Masson, éditeur adjoint de La Presse, était l'Invité d'honneur du gala.¦ La Banque de Montréal ( région est ) vient de remettre un don de 5750 S à la Fondation de l'hôpital )ean-Talon.C'est le directeur régional ( est ) de la Banque de Montréal, Vito D'Antico qui a remis ce don au président de la Fondation, Jacques McDonald.O ¦ Le violoniste Antoine LeJebvre, premier prix ( 25 ans et plus ) du Concours de l'Orchestre symphonique de Mont-Royal, en plus de recevoir une bourse de 1000$, sera soliste lors d'un concert de l'OSMR.Chez les jeunes, le pianiste Jean Catudal a partagé le prix ( ex-ae-quo ) avec le violoniste Alexandre Da Costa.O ¦ C'est sous la présidence d'honneur de Michel Beaudry qu'a eu lieu le premier tournoi de soif au profit de la Fondation Mont Saint-Antoine, le mardi 13 juin, au club de golf de Saint-Jean de Matha.Les fonds recueillis serviront à financer des activités et services d'aide à des jeunes en difficulté d'adaptation.O ¦ Tous les produits conçus au Québec par un designer ( seul ou en partenariat avec une entreprise ), ou par un service de design d'une entreprise, et mis en marché deux ans avant le 1er août 1995, sont admissibles à la première remise des prix de l'Institut de design Montréal.Des prix de 5000 $ seront attribués dans six catégories, et un grand prix de 25 000 $ sera attribué au grand gagnant.Renseignements : Institut de design Montréal, 1037, rue Rachel Est, 3« étage B, Montréal ( Québec ) H2| 2)5.Tél.596-2436.I i Robert lebeau ¦ Vice-président adjoint et vice-directeur juridique à la Sun Life, Robert Lebeau a remis, au nom de la Sun Life, une contribution de 12 000 $ à la Fondation Charles-Bruneau pour l'achat d'équipement médical contre le cancer pour l'hôpital Sainte-Iusti-ne.¦ Course de canards ( en plastique ) au pro-fit de l'hôpital du Haut-Richelieu ( Saint-Jean sur Richelieu ) dont le grand prix est de 10 000 S.C'est aujourd'hui, dimanche de la Fête des pères, que se déroulera cette course, sur la rivière Richelieu.Le service de natalité de l'hôpital johannais sera cette année le principal bénéficiaire de cette activité bénéfice.Rue du quai, il y aura des activités pour toute la famille, à compter de midi, la course devant débuter à 14 h, et l'arrivée est prévue pour 15 h.Coût: 10$.O ¦ La Fondation de l'hôpital St.Mary s'attend à faire un succès de son 3* Tournoi de golf annuel, qui aura lieu demain, 19 juin, au club de golf Sum-merlea.Les profits de cette activité permettront d'acheter des appareils de chirurgie et d'orthopédie.Le comité organisateur est sous la présidence de Michael Boychuk qui est assisté de : Joseph Kocisko, Terry Kocisko, Terry Meehan, Nadia Moretto, Claudia Moro, John Mustard, E laine Simkovits, Murray Steinberg et Jocelyne Thompson.Renseignements : 345-3342.O ¦ C'est en présence du consul du Danemark à Montréal, M« Michel Blouin, que le recteur de l'Université du Québec à Montréal, Claude Corbo, et la vice-rectrice à l'enseignement et à la recherche, Céline Saint-Pierre, ont remis Trois entreprit couronnées ù la soirée nos iris L'Association des professionnels en ressources humaines du Québec a couronné trois entreprises pour des programmes réalisés en ressources humaines au cours de sa 11* Soirée des IRIS.Le Mérite annuel, qui souligne une contribution exceptionnelle à l'avancement de la fonction ressources humaines, a été attribué à M.Jacques Daoust.vice-président exécutif.Trust Général du Canada et président et chef de la direction de Placements Banque Nationale ( » l'extrême gauche ) tandis que IIRIS d'honneur a été décerné à M.Richard Drouin, président-directeur général d Hydro-Québec ( deuxième à droite ).dont les réalisations et l'approche ont contribué de façon marquante à l'avancement des ressources humaines.Mw Michèle Perryman, vice-présidente aux ressources humaines chez Lévesque Beau bien Geoffrton, est présidente de l'Association des professionnels en ressources humaines.A l'extrême droite, M.Jean-Pierre Léger, du groupe Saint-Hubert, président d'honneur de la Soirée IRIS.la « Reconnaissance de mérite scientifique » au dramaturge, metteur en scène, théoricien et pédagogue Eugenio Barba.Cette distinction, attribuée lors du congrès de la Fédération internationale de recherche théâtrale qui se tenait à l'UQAM, vise à reconnaître ses travaux de pionnier dans la recherche sur les dimensions corporelles et énergétiques du jeu de l'acteur.O ¦ L'entreprise Sico, par l'entremise de son président et chef de la direction, Pierre Dupuy, vient de contribuer à la campagne de financement de la Fondation du centre hospitalier Pierre-Boucher ( Longueuil ) en promettant de verser 15 000$ échelonné sur cinq ans.Invitation est lancée du même coup de Îparticiper à une « vue du fleuve » du eu d'artifice présenté par la France le 2 Sillet.Une soirée croisière au profit de Fondation est en effet organisé, avec vin et fromage.Coût : 100 $.Renseignements : 468-8136.¦ La Compagnie canadienne de réassurance vient de s'engager, par l'entremise de son président Alphonse Lepage, à contribuer pour 15 000$ au cours des cinq prochaines années, à la campagne de la Fondation du centre hospitalier Pierre-Boucher.C'est devant les Alphonse représentants de la ipnano Fondation et de l'hô-pital longueuillois que le président de la Compagnie canadienne de réassurance a fait cet engagement.¦ C'est le 26 juin, au club de golf de Pi-negrove à Saint-Luc, que se tiendra le tournoi de golf bénéfice de la Fondation du club des anciens du Collège militaire royal de Saint-Jean.Cette fondation a pour but de promouvoir et protéger le patrimoine du Collège militaire royal de Saint-Jean Anciens et amis sont inivtés.Renseignements : 926-4372 ou 287-8633.O ¦ L'Ordre des infirmières et des infirmiers de la région de Montréal vient de reconnaître les réalisations professionnelles de deux de ses membres.C'est ainsi que le prix Reconnaissance, dont le but est de souligner la carrière d'une personne qui a oeuvré de façon significative à la promotion des soins infirmiers, a été décerné à Lise Riopelle.Danielle Drouin a pour sa part remporté le prix d'Innovation clinique ( mise en valeur de la contribution clinique des infirmières ).¦ Les bénévoles qui tiennent un magasin au centre hospitalier Côte-des-Neiges viennent de faire don de 20 000 $ de leurs profits à l'hôpital pour l'achat d'un nouvel autobus adapté afin de permettre aux bénéficiaires de rétablissement de faire des sorties culturelles et Angela sociales et de partici- Cin|, per à des activités de ™nK détente.Ce sont les vice-présidentes de la boutique Perce-neige, Angela Fink et Carmen Morin, qui ont remis le donc de 20 000 $ au président de la Fondation du centre hospitalier, Raynald Beauchemin et à la directrice de la Fondation Linda Le-clerc.¦ Le Grand prix juste pour le client, attribué par Performet parrainé par Bell Mobilité Cellulaire pour reconnaître la performance exceptionnelle des employés en matière de satisfaction de la clientèle, a été décerné cette année à : A.Lassonde ( entreprise de transformation et de commercialisation de jus ours et de boissons de fruits ) ; groupe Pro-mexpro ( organisation d'expositions commerciales ) ; et Olymel ( abattage, découpage et transformation du porc ).Ces entreprises et leurs employés ont donc fait la preuve qu'ils excellent en matière de satisfaction de la clientèle.O ¦ Les docteurs E laine Letendre et Michel Bertrand, du service de médecine interne de l'hôpital Notre-Dame, viennent de recevoir une subvention de la compagnie pharmaceutique Bristol-Myers Squibb pour les activités du Centre de lipodologie.La subvention le jr a été re- Jean mise par Jean Bella- Bnllavnnrm vance, coordonnâtes ^«^\"^ de la compagnie Bristol-Myers Squibb O ¦ Fête des vins, sous la présidence d'honneur du ministre Daniel Paillé ( Industrie, Commerce, Science et Technologie ), les 8 et 9 juillet.Organisée par la Chambre de commerce de Saint-Jérôme, cette activité comportera un vin et fromage le samedi 8 juillet à 18 h à l'académie Lafontaine de Saint-Jérôme Et le dimanche, une messe animée par les chevaliers de l'Ordre de Saint-Hubert sera célébrée à la cathédrale.Far la suite, une dégustation de vins sera offerte au Vieux-Palais, où se tient l'exposition \u20ac Écriture sur bois ».Ren* geignements : 431-4339.O ¦ Le tournoi de golf de l'Association pulmonaire du Québec, qui se tenait sous la présidence d'honneur de Michel Beaudry, a permis de recueillir 7500 $.C'est Michel Martin qui a présenté la meilleure fiche, soit 91.Guy Mongratn a terminé le parcours avec 109 et Sébastien Lareau avec 139. LA PRgSSE, MONTREAL.DIMANCHE 18 JUIN 1995 B 11 dénies en herbe IMtl i«; A CINÉMA 1 OiipIip %ctr\\c& I#k filrm suivants ont-ils en commun: Sans toit ni loi, Jeanne la Pucelle et Le ciel de Pariï?2.Oui jouait le rôle de la balle-mère de Fred Flintstone dans la production des studios Spielberg en 1994?3.Nommez deux des trois activités sportives qui permirent au personnage central de rencontrer le président des États-Unis dans le film Forrest Cump.4 Le film Entrevue avec un vampire est tiré d'un roman portant le même titre.Qui la écrit?5.Dans Q.L, on voit Albert Einstein tenter de jouer les Cupidon auprès de sa nièce.Qui tient alors le rôle du célèbre professeur de Princeton?B MYTHOLOGIE NORDIQUE 1.Quel est le lien de parenté existant entre Odin et Bal der?2.Comment se nomme la maison des dieux dans la tradition nordique?3.Quelles sont ces divinités féminines qui guident les guerriers morts au combat vers le grand palais d'Odin?4.Comment se nomme ce grand palais d'Odin?5.Quel nom porte l'arbre du monde autorégénérant des mythologies nordiques?C HONGRIE 1.Jusau en 1991, la Hongrie a fait partie du CAEM.Quel organisme communiste se cache sous ce sigle?2.Quelle est la religion la plus pratiquée en Hongrie.3.Quel grand lac, à l ouest du Danube, se trouve au pied des monts Bakony?4.Qui était le premier ministre de Matyas Rakosi qui entama la déstalinisation en 1953?5.En quelle année une insurrection antistalinienne fut-elle matée, menant le premier ministre de la question précédente à la mort?D HOCKEY MATCHS D'ÉTOILES Joueur actuel du Canadien 1.Quel joueur actuel du Canadien a remporté le titre de joueur par excellence d'un match d'étoiles alors qu'il évoluait avec les Ma-pie Leafs de Toronto?2.Depuis quelle année le match des étoiles ne se tient plus entre une équipe toutes étoiles et les gagnants de la coupe Stanley?3.Quel événement a remplacé le match des étoiles en 1987?4.Qui était entraîneur pour la conférence Prince-de-Galles lors du match d étoiles de 1990?5.Qui est le dernier porte-couleurs du Canadien a avoir été nommé joueur par excellence d'un match d'étoiles?MUSIQUE Associez deux à deux les compositeurs aux morceaux qu'ils ont composés.1.Aaron Copland 2.Cari Nielsen 3.Arnold Schoenberg 4.Bela Bartok 5.Benjamin Britten F OPTIQUE 1.Où convergent des rayons lumineux parallèles passant à travers une lentille convexe?2.Comment qualifie-ton le rayonnement électromagnétique qui se situe à des longueurs d'onde variant de 400 à 700 nanomètres?3.Quel instrument optique aurait été inventé par le Hollandais Zacharias Jansen en 1609?BAS-SAINT-LAURENT 1.Dans quelle ville se tient le festival de l'oie blanche?2.À quel archipel du Bas-Saint-Laurent appartien nent Crosse-ile et I île-aux oies?3.Dans quelle ville se situait autrefois le manoir où Phi lippe Aubert de Caspe A.La nuit transfigurée B.Mikrokosmos C.Appalachian Spring D.The Inextinguishable E.Peter Crimes 4.Comment s'appelle le phénomène qui se déroule lors du passage de la lumière d un milieu à un autre lorsque l'angle de réfraction est supérieur à 90 degré?5.Comment se nomme le phénomène par lequel les rayons lumineux subissent une déformation lorsqu ils rasent les parois d'un objet opaque?écrivit Les Anciens Canadien^ 4.Quel centre de villégiature du XlXe siècle porte un nom amérindien signifiant « terre du porc-épic »?5.Quel roman d'Anne Hébert porte le nom d'une ville du Bas-Saint-Laurent?H INDICES DECROISSANTS 1.Je suis le fils d'un mulâtre de Saint-Domingue devenu, par ses faits d armes, gênerai de la Grande Armée.2.Écrivain du XlXe siècle, on me connaît douze enfants naturels, tous de mères différentes.3.Mon exploitation sans scrupule des travaux de collaborateurs, comme Auguste Maquet fit naître une controverse qui n'est pas encore éteinte a ce jour 4.Parmi mes oeuvres, on compte Vingt ans après, Le collier de la reine et La reine Margot Premier ministre SOLUTION A LA DERNIÈRE PAGE DES ANNONCES CLASSÉES Scrabble Pierre Q.T.Nguyen Place au spectacle Lors des derniers Championnats du Québec à Chicoutimi le mois dernier, Mario Buteau a démontré que même pour de fiers compétiteurs que sont les joueurs de la catégorie élite, le scrabble est un excellent prétexte pour se réunir, rire et pour se divertir.Dès la fin février, après avoir raté sa qualification pour la finale de la Coupe Guillotine, ou 'mort subite', Mario s'est mis en branle pour l'organisation de cette finale qui devait regrouper à Chicoutimi les 10 plus solides nuques des 4 guillotines de l'année.Rien de banal comme finale, place au spectacle.Sur la musique de Rocky, le maître de cérémonie Mario Buteau, que tout le monde connaissait comme étant un joueur sérieux, concentré, voire même réservé, a présenté les 9 finalistes présents à Chicoutimi avec éloges et taquineries, s'arrètant de temps à autre pour suivre le rythme de la musique poings en l'air, comme en signe de force et de victoire.Le premier finaliste à faire son entrée, |ean Daigle, de Hull, s'est vu attribuer le titre de mousquetaire de la plume, étant corédacteur du journal de la fédération, la revue Echo Scrab, avec son comparse Germain Boulianne.Mario a donné à Hélène Le-vasseur, de Chicoutimi, un nouveau surnom: 'Mme Pialat*.Elle aurait lu à deux reprises le bouquin de Michel Pialat, le '7+1 , recensant toutes les anagrammes possibles avec des tirages de 7 lettres et avec les rajouts d'une huitième, soit plus de 70,000 mots, avec plusieurs occurrences chacun, pour un total de plus de W0.000 enti Mario a souligne que Ma-rielle Gingras, du club Lauren tien, la spécialiste des mots de 10 à 15 lettres, a été la première Québécoise à réaliser une partie parfaite, 100%, en Championnat du Monde, l'été dernier en Belgique.Essayez de dire en une seconde et quart: 'Tintâtes, attisent, intestat, atteints*.Seul le grand nerveux Simon Levas seur, de Québec, le «monstre de l'anagramme», réussit ce tour de force.Mario croit avoir démystifié le QT* de Pierre Q.T.Nguyen, de Boucherville Cela voudrait dire 'Quin toi!' et viendrait de la difficulté de plusieurs parties tirées par Pierre.Lorsqu'il s'installe à la table du juge-arbitre, nul ne peut s'empêcher de se remémorer le sempiternel 'Pour 284 points, le mot retenu est INEXERCE'.Les six ans de bénévolat au sein du Conseil d'administration de la fédé de Luc Perron, de Hull, lui ont laissé quand même un peu de temps pour travailler avec Michèle Gingras sur le comité de rédaction de l'Officiel du Scrabble (ODS) et pour se tailler une place sur le rlull power*.Selon Mario, Rejean Barnabe, de Charny, surnommé 'le petit lésus du scrabble québécois' (le mot IESUS lui a permis de gagner une guillotine) adore s'allonger sur la plage avec un bon livre.celui des ajouts de mots de la dernière édition del'O.D.S.François Bédard.de Longueuil, à nouveau champion du Québec, spécialiste des w, requin des médailles d'or, s'est avancé vers sa table sur la musique du film |AWS.pour le plaisir de croquer à belles dents dans une nouvelle partie de scrabble.Le challenger de l'heure, Germain Boulianne, meneur du 'Hull power'.gagnant de 9 tournois en 11 présences cette saison, a fait de la première Coupe guillotine de l'histoire québécoise du scrabble, sa dixième victoire de l'année.à son grand plaisir, mais aussi à sa déception.Il aurait bien aimé que le titre de Champion du Québec couronne ce défilé de premières places.le commenterai le déroulement de cette Coupe guillotine tirage par tirage dans la chronique de la semaine prochaine.La formule du plie* te vous permet de rejouai chez vous une partie disputée dans un club ou dans un tournoi.Pour obtenir les restes détaillées, écrivez à: Pierre Q.T.Nguyen- Chronique de scrabble.La Presse; 7.rue St-locques; Montréal.H2Y 1K9.Partie amtoatt du dub las St Bruno dfsputéa la 1#r Mn Mots Coeurs da 1 usavtcx 2 rossai s tfMOONS 4 SSAfUM 5 OttfAATT 6 ffNNTO' 7 DOtPfU s louutjs t.10u*-«LA m 11 u.ecm 12 11 ¦L0*OAK?ia loo.tarrc is oarr 16 OTMJUVAU 17 1S ta 20 aanoo _M2L fXTASa» VMOOaHfS <1» \u2022USfVAIS (2) AftOSTAT (1» «oownwTi 12C 84 jus FUJA (4) COTVOM 72 m 70 um 122 t2 Xnûctoisés Philippe Guérin Les anacrotsès sont des mots croisés dont les définitions sont remplacées par les lettres de mots a découvrir Les nombres qui suivent certains tirages correspondent au nombre de solutions possibles dont une seule peut se plfcer surja grille.Comme au scrabble, on peut conjuguer Tous Jet mots à trouver figurent dan* l'Officiel du ' \" LmroiîSôwf.!! r, oâi ûxj'inè qutf ies urayes oe mots oe six lettres et plus HORIZONTALEMENT 1: ACFORT 6: E M O O S S 10: A C I L O V 1S: ABEIIORS(S) 14: DilNPRRS 15: AE IILILM 18: E E I N N O S T (2) 19: A C E E E C N S (2) 21: ELRUU X 22: OP PS TU 24EEMNURRS 26:1 E I 0 R R S S (2) 28: A E E I R S T U (2) 30: E E I N N R T (3) 31: B E E 0 S S (S) 38 A A L L M T U 41 BE MO R R 45: E E E I L R R 46 EEINNNOR 47: A E N O S S S 48: E E 0 S T U 49: E F N 0 S T (3) 50: A E E R S T U (3) 51- E ESTUU 52: E E E I L R U V 53: E R S S S T 54: E E F IN S S T (2) VERTICALEMENT 1:EFONRTU(2) 2: B E E I 0 S T (2) 5: C I N 0 R S (2) 4:AEEENRSU 5:AAENNRST 6EEL0SSST 7 A A E L M r x 8: E G 11 L O R U 9: A C i M N R (5) 11: 12 16 17: 20: A E E C L S U (3) E E E I N PR S (3; EEILSSV AEINO V AEEEIRTT 25 AEEPPRRR 25: E E M S T T U (2) 27 ELOPSST 29 E E I O P R T (4) 32 BELOOTTU 33 AACEFRS 34: A E E L N S T 35 E J N O 0 U 36 EE IPRSS(6» 37 CEEELLN 39 IMNOSUI3» 40: A E E N R S 42: B E N O R T (2) 43 EEENR V (2) 44: A E I I P T (2) SOLUTION À LA DERNIÈRE PAGE DES ANNONCES CLASSEES l utilisation du terme \u2022 arucrors4s \u2022 est pottibte grsca s iamabvkte Oe Michei Chariemagr* ( 'ruciérammes 7\u2014v N° 575 Nicole Hartnequart EXPLICATION DU JEU fout d abord, vous devez trouver les mots correspondant eux définitions, en commençant par le mot code (dont les lettres sont écrites entre parenthèses) Ce dernier vous est d'une grande aide puisque une fois trouve, vous reportez, en suivant le code chacune de ses lettres dans la grille (par ex 1-2 signifie la case d intersection des mots 1 et 2.2-3, celle des mots 2 et 3.etc.).Enfin, il s agit de compléter la grille en formant une anagramme pour chacun des mots trouves MOT CODÉ _ _ _ _ _ _ _ _ 1-2 5-4 8-9 6-7 4-5 2-5 5-6 7-8 DÉFINITION: Contraire aux lois sociales.(CEIILMNR) MOTS DEFINITIONS 5.R-Qui sont comme réglées par MOTS DÉFINITIONS 1.F_______Caractère sanguinaire de quelqu'un.(8 let.i 2.C______S'entretient dune affaire (7 let.) 3.B-Écrasent par pression (7 let.) 4.V_______Être à côté de (8 let.) 7.E______ 8.P- \t1\t4\t\tI\t\t1 1 \"\t\t\t9\t \tr\t\t\t\tL\t7\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t8 C |\t\tI\t\t 'I I\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\tp\t\tjT\t \tt\t\tt\t\t\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\tD\t \t\t\t\tII\t\t1 1\t\t|\t\t \t\t\t\t\t\t\t\t\t\t 9.V une coutume immuable.(9 let.) Conduisaient quelque part.(8 let.) Entassés (7 let.) Son long bec est pourvu d'une poche extensible.(7 let.) Aura pour origine.(7 let.) 9 375 SOLUTION OU No 374:\t 1.LONGEAIT\t\u2014 LEGATION 2.ECOSILLIA\t\u2014 GALLOISE 3.PAIERONT\t\u2014 PIANOTER 4.TRUFFERA\t\u2014RAFFUTER 5.BARATTER\t\u2014 RABATTRE 6.ECARTER\t\u2014 CRATERE 7.MACÈRENT\t\u2014 MÉCRÉANT 8.MOUVANTE\t\u2014 ÉMOUVANT 9.ÉPIERAI\t\u2014 PAIERIE Mots croises LA GRILLE THÉMATIQUE OE MICHEL HANNE0UART (ARMÉE) 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 HORIZONTALEMENT 1 Soldat de l'infanterie légère dans l'armée italienne \u2014 Dans la guerre de siège, communication enterrée ou souterraine 2 Effrayé \u2014 Oui provoque le dégoût moral 3 Bruit sec \u2014 Ensemble des clairons et tambours d'une musique militaire \u2014 Ville de Mésopota mie 4 On dit qu il est très fort \u2014 Faire communiquer.5 Pas /ejeté \u2014 Homme politique prussien.6 Marche en arrière d'une armée après des combats malheureux \u2014 Paralysé par un sentiment violent 7 Suffixe \u2014 Formation constituée de façon permanente dans les armées de terre et de l air \u2014 Terminaison \u2014 Affir mat ion de troubadour 8 Marque une liaison \u2014 Retirer \u2014 Obus de gros calibre, pendant la Premiers Guerre mondiale.9 Général français mort en 1812 \u2014 Boucliers des hommes d'armes au Moyen Age \u2014 Légumineuses.10 Victoire remportée le 14 octobre 1806 par Napoléon \u2014 Arme blanche 11 Oeuvre de Pierre Corneille \u2014 Corps de troupes marocain équivalant à un bataillon d infanterie \u2014 Pillage d'une ville.12 Auxiliaire féminin de ! armée de terre \u2014 Recruter par surprise ou par force pour le service militaire \u2014 Fin de verbe.13 D'une manière rude \u2014 Lutte 14 Pièce de l'armure qui protégeait le devant des cuisses \u2014 Architecte américain \u2014 Conjonction.15 Pour envoyer des signaux \u2014 Quantité quai-conque i.VERTICALEMENT 1 Unité élémentaire d'un régiment d'artillerie \u2014 i Évincé.2 Symbole du grade d officier \u2014 Arbre \u2014 Le matin.3 Lève des troupes \u2014 Simple soldat 4 Connu \u2014 Sert à encourager \u2014 Expérimentation.5 Arme \u2014 Explosent \u2014 Démonstratif.6 On s'en sert dans (industrie des colles \u2014 Arrose Berne \u2014 Double règle.7 Allongé \u2014 Vaincu dans une bataille.8 Oui est agite par la crainte \u2014 Canine \u2014 Er-bium.9 Flotte \u2014 Empoigne \u2014 Terme de bridge.10 (Se) précipiter en masse sur quelqu'un \u2014 Elle est fétide \u2014 Boit comme un chat.11 Tourner en rond \u2014 Guet apens.12 Isole \u2014 Ensemble des forces militaires d un État \u2014 Opération militaire 13 Peut se dire d'un bombardement \u2014 Courroux .14 Plutonium \u2014 Imbéciles \u2014 Nids.15 Séance d instruction mi-' litaire pratique \u2014 Amertume SOLUTION DIMANCHE PtOCHAJN ' I ( 10 11 !?II 14 1S JL V .i \u2022 SOLUTION DE MMAMCMf B 12 LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE 18 JUIN 1995 SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 18 JUIN 1995 La personnalité de la semaine Il n'est pas de succès qui se mérite s'il n'est construit sur l'excellence il vient d'être choisi médecin de famille de Vannée par le Collège des médecins de famille du Canada ANNE RICHER Médecin de famille, c'est son titre de gloire.Le docteur Réjean Me-nard croit en plus que d'avoir été choisi Médecin de famille de /'année par le Collège des médecins de famille du Canada, est un hommage qu'il accepte avec modestie, mais qui rejaillit sur l'ensemble des médecins de famille du Québec.Depuis sa fondation en 1954, c'est la première fois qu'un Québécois \u2014 ils sont 2200 médecins membres du Collège \u2014 reçoit ce titre honorifique.La Presse souligne le dévouement de ce médecin envers ses patients et sa dévotion à la profession en le nommant Personnalité de la semaine.Le Collège des médecins de famille du Canada compte 12500 médecins qui y adhèrent sur une base individuelle et volontaire et a été fondé en 1954.Le docteur Réjean Ménard exerce au Centre de médecine familiale de Granby et il est attache au Centre hospitalier de l'ranby II enseigne la médecine familiale depuis 1979.Médecin de première ligne En cette ère de médecine ambulatoire, le rôle du médecin de famille devient fondamental, affirme le docteur Ménard.Pourtant cette médecine-là se pratiquait il y a de cela à peine 30 ans au Québec! «Les communautés vivaient plus serrées», dit le pra- ticien qui reconnaît qu'avec la spécialisation des soins, dans le grand mouvement, on a perdu de vue le rôle du médecin de famille.«C'est ainsi qu'un Collège comme le nôtre a un rôle très important à jouer en faisant la promotion du rôle du médecin de famille, en mettant l'accent sur la qualité des soins, la compétence du médecin, la continuité des soins.C'est une approche globale.Une capacité de voir au-delà du malade et de sa maladie.» La compétence de ce médecin-là, de première ligne, demande une vaste expérience médicale, un champ de pratique élargi.«L'écoute est importante et si la relation patient-médecin est bonne on devrait régler 80 pour cent des problèmes de santé des personnes», dit-il enthousiaste.Mais son rôle est plus vaste encore et plus passionnant: «C'est une personne-ressource au sein d'une population donnée».Réjean Ménard est volubile, intarissable même devant les ressources infinies de son travail et les ouvertures qu'elles créent sur la collectivité et dans la vie de tous les jours.«On se sent responsable du devenir du patient.Et en terme de prévention il y a beaucoup de choses que l'on peut faire».Son message est clair : « Le médecin de famille existe toujours.Il faut que les gens s'en trouvent un et établissent avec lui une relation durable.Ce lien, cette continuité entre le patient et le médecin est rentable à long terme, même si le prix à payer, comme dans toute relation dura- A REJEAN MENARD r « La chose la plus importante au monde pour moi c'est le bonheur d'aider et d'avoir les moyens de le faire.» ble.c'est d'accepter que notre médecin ne soit pas toujours là.» Vacances ou grossesses, le médecin a droit à sa vie.Mais le médecin de famille sait comment assurer la continuité par le réseau d'une équipe tissée serrée.La responsabilité Aîné de sept enfants, il est né sur une ferme à Saint-Liboire, le 21 août 1945.Sa mère a renoncé à son métier d'enseignante pour s'occuper de l'ordinaire d'une famille exigeante et d'un autre métier, l'agriculture, qui est tout aussi exigeant.Levé tôt le matin, le plus grand des garçons sait ce que c'est que le travail.«Ce n'est jamais tellement ludique sur une ferme».Mais lui il sait, au-delà des tâches à accomplir, regarder ie temps qu'il fait, le lever du soleil, l'espace devant lui, et la direction des vents.Les avions qui sillonnent le ciel et brisent le silence matinal, le font rêver.Un jour, effectivement, il partira en voyage.«À six ans, je me souviens que je voulais apprendre et faire quelque chose de bien dans ma vie.» De sa mère, il hérite, en plus de cette curiosité intellectuelle, le sens du travail bien fait, l'écoute des autres, l'honnêteté et la tolérance.Dans son rôle d'ainé de la famille, le petit Réjean n'échappe pas à la conscience qu'il est un modèle.Il fréquente l'école du village, puis à 12 ans il devient pensionnaire au Séminaire de Saint-Hyacinthe.Il n'aime pas être pensionnaire, mais il découvre les lettres, les philosophes et les sciences, la biologie notamment.«l'ai toujours aimé les sciences de la vie.» À 17 ans, une mononucléose le rend très malade et il découvre un médecin qui, par sa façon de faire, l'entraîne à envisager la médecine.Jusqu'alors incertain, son choix est fait.Il entre à l'Université de Montréal en 1967.Il obtient son permis d'omnipraticien en 1971 ; son certificat du Collège des médecins de famille du Canada en 1977 et son fellow du même Collège en 1989.Son adolescence est remplie de musique; le jeune guitariste autodidacte fait partie d'un groupe qui sillonne les boites de sa région.C'st ainsi qu'il gagne ses études.«On jouait en imitant les autres», raconte-t-il en riant.Marié en 1968 à Lucille, il est père de jumelles qui ont 23 ans et d'une petite dernière de 21 ans.«Nous avons cheminé ensemble, dit-il en parlant de la femme de sa vie.La vie de médecin est exigeante.Il faut rester attentif à ses proches et rechercher l'équilibre entre la famille et les exigences de la profession.» Pour se détendre il fait de la course à pied, «le cours dans l'espace.Le silence.Pour aussi mettre de l'ordre dans mes pensées.» Le médecin de 49 ans a la passion de sa profession et a gardé intact le plaisir d'apprendre tout en conservant l'humilité d'un homme qui se considère heureux.«La chose la plus importante au monde pour moi c'est le bonheur d'aider et d'avoir les moyens de le faire.» Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, Vexcellence naît de Veffort.Hydro Québec BANQUE NATIONALE Notre banque nationale II.ALCAN eïlexion.A **Tout ce qui est grand paraît d'abord impossible.(Dr.A.Schweitzer) je pense donc je lis Sources OfKoi (A CofDnHjnialn "]
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