La presse, 15 septembre 1995, Cahier A
[" SONDAGE SOM- LA PRESSE DROIT DE PAROLE Voir page B1 OUI La question référendaire 37 % NON 45% Ne sait pas / ne répond pas 7050 JEAN-TALON or nts ta saunes o-muou 352-1010 VI Nikon i i i i\\j i i ii s h.ri * LE PLUS CPANmOUOIlDIEN FRANÇAIS D'AMERIOUF GUESS JEANS -3- .-* MONTRÉAL, VENDRED115 SEPTEMBRE 1995\t111© ANNÉE No 321\t54 PAGES.4 CAHIERS\tliesde-ia-Madeieme 1 $ 60^ Taxes en sus \t\t\t Mjtéo * i Le dollar canadien en chute libre Ensoleillé, températures fraîches max 15 / min 2 page S16 Actualités Santé: pas de ticket modérateur, promet Rochon page A 5 Sports Une visite guidée du nouveau Forum page S 4 Girerd KGAMeA Index Annonces classées\t \u2022 Immobilier\tB10-B11 \u2022 marchandises\tB11.C7 - emplois\tC7-C8 \u2022 automobile\tC8 à C10 - propositions d'affaires\tC10 Arts et spectacles\t \u2022 horaires-spectacles\tB8 \u2022 télé-horaires\tB7 Avis légaux\tC10 Bandes dessinées\tC9 Bridge\tC8 Décès\tC11 Économie\tC1 àC6 Éditorial\tB2 Êtes-vous observateur?\tB10 Horoscope\tC8 Le monde\tB12 Loteries\tA10 Mots croisés\tB11 Mot mystère\tC7 Politique\tB1.B4 Tabloïd Sports\t \u2022 Michel Marois\tS7 Notre devise subit les mêmes assauts que lors du référendum de 1992 MAURICE JANNARD Le dollar canadien continue sa glissade spectaculaire alors que le marché des devises est complètement secoué par la fièvre référendaire.Le huard a perdu 56 centièmes pour finir la journée à 73,08 cents américains.Depuis le déclenchement de la campagne référendaire, la semaine dernière, la devise canadienne a perdu près de deux cents.« On peut commencer à parler de crise », a déclaré M.François Dupuis, un économiste du Mouvement Desjardins qui suit de près les marchés monétaire-s.« On assiste à de la spéculation.Les marchés sont très nerveux.On entend des rumeurs de toutes sortes, souvent farfelues», précise-t-il.Une rumeur disait qu'un sondage publié aujourd'hui donnerait le OUI gagnant par une bonne majorité, ce qui fut démenti plus t«-rd.« Seul un sondage donnant une victoire du NON pourra calmer les marchés », lance le représentant de Desjardins.Selon un relevé effectué par La Presse, ta chute actuelle du dollar ressemble en tous points à l'expérience veue à l'automne 1992 durant le référendum portant sur Taccord de Charlottetown.Au cours de cette période, le dollar a perdu près de 7 cents américains et les taux d'intérêt à court terme ont grimpé de 253 points centésimaux.En août 1992, le dollar canadien valait 84,46 cents américains tandis qu'en décembre de la même année il cotait à 77,67 cents.Les bons du Trésor de 3 mois ont grimpé de 4,92 à 7,45 p.cent durant le débat politique.Le déclin du huard va se poursuivre, estime de son côté M.Marc Desmeules, chef cambiste à la Banque Toronto-Domi-nion.Les investisseurs canadiens, surtout to-rontois, ont liquidé massivement leurs titres la semaine dernière, cette semaine c'est le tour des étrangers.« Les plus grands vendeurs sont les Européens et les investisseurs de New York », a mentionné le représentant de la banque.La Banque du Canada est intervenue hier à plusieurs reprises pour protéger la devise, sans grand succès.« La banque centrale cherche à modérer la baisse du dollar », dit M.Desmeules.Compte tenue de la chute draconienne de la monnaie, il faut prévoir une augmentation d'un demi-point de pourcentage dans le taux d'escompte mardi prochain.La Banque du Canada a porté son taux directeur à 6,88 p.cent cette semaine, une hausse de 35 centièmes.Pour sa part, l'économiste principale à la Banque Nationale, Mme Dominique Vachon, croit qu'il ne faut pas exagérer VOIR DOLLAR EN A2 L'affaire Mike Keane: Landry houspille la direction du Canadien PHILIPPE CANTIN du bureau de La Presse QUÉBEC Le président du Canadien, Ronald Corey, et le directeur général, Serge Savard, sont sévèrement blâmés par Bernard Landry, vice-premier ministre du Québec, dans l'affaire Mike Keane.Selon le numéro deux du gouvernement Parizeau, la haute direction de l'équipe n'a pas assumé ses responsabilités dans ce dossier explosif, envoyant un fort mauvais message aux jeunes des communautés culturelles de Montréal.«c Ce n'est pas au capitaine du Canadien que je fais des reproches, a dit M.Landry, hier, lors d'un point de presse.Mais plutôt à la direction du club qui n'a pas compris, comme personnalité corporative, qu'elle a le même devoir que tous les citoyens du Québec d'inciter ceux qui viennent ici à parler la langue du lieu et à donner l'exemple.» Confirmé en début de semaine dans le rôle de capitaine du Canadien, Mike Keane a affir-mé ne pas avoir à apprendre le français, puisque les habitués du Forum parlent tous l'anglais.Cette déclaration a été condamnée par de nombreux politiciens et commentateurs.Keane s'est excusé et annoncé son intention de maîtriser les bases de la langue.Au-delà de ce virage précipité, l'intervention de M.Landry donne une texture nouvelle à l'affaire, puisqu'elle met en cause les responsabilités sociales et culturelles des grandes entreprises du Québec, et spécialement celles qui, à coup de succès, sont devenues des institutions.« Le geste posé par Ronald Corey et Serge Savard, deux personnes pour lesquelles j'ai par ailleurs une estime professionnelle considérable, est significatif et plus important que l'impolitesse ou la grossièreté d'un athlète, a dit M.Landry.«Cette équipe est celle des Maurice Richard, Jean Béliveau et Guy Lafleur.Et elle confie un poste-clé à un unilingue anglophone qui est au Québec depuis huit ans.On donne ainsi un très mauvais exemple aux jeunes immigrants, aux jeunes des communautés culturelles et aux adultes.» Parmi ses responsabilités, M.Landry occupe celles de ministre de l'Immigration et des communautés culturelles.À ce titre, il est responsable des COFI, les Centres d'orientation et de formation des immigrants.« Nous y enseignons à des gens venus de pays lointains que la langue du Québec, c'est le français, a-t-il expliqué.Et nous les payons pour l'apprendre.Ouand le club de hockey Canadien permet à un de ses joueurs VOIR LANDRY EN A2 Bernard Landry 500 FOIS TE ARMANI A L'héroïne devient une drogue à la mode chez les jeunes du centre-ville ÉRIC TROTTIER PHOTO DENIS COURVILLE.La Presse La chanteuse Luce Dufault a fait honneur hier soir, au théâtre Saint-Denis, à la 500* représentation de starmanla dans sa version Mogador créée en 1993 par Lewis Furey.L'opéra rock écrit et composé par Luc Plamondon et Michel Berger quittera le Québec à la fin du mois et tournera en France, puis en Europe, dès le mois d'octobre.Luce Dufault, qui tient le rôle de Marie Jeanne, « la serveuse automate », ne sera pas du voyage car elle attend un petit « starmanlaque ».Le père Emmett lohns, que les adolescents de la rue surnomment affectueusement « Pops », constate de nouvelles tendances chez les jeunes désoeuvrés du centre-ville de Montréal : ils sont de plus en plus nombreux, de plus en plus jeunes et consomment des drogues plus dures que jamais.« C'est terrible, l'héroïne est devenue la drogue à la mode.Certains commencent à en consommer dès l'âge de 14 ans.Très rapidement, ils sont accrochés.Le soir, ils se réunissent au parc Berri où les revendeurs foisonnent, et là, ils consomment en groupe », a raconté hier à La Presse le père lohns, à l'occasion d'un encan au profit de l'orga-.isme qu'il dirige, Dans la rue.Le père Johns, qui sillonne depuis 1988 les artères du centre-ville à !a recherche de jeunes âmes en mal de réconfort, a perdu au mois d'août la caravane qui l'a rendu célèbre.Un automobiliste un peu pressé a brûlé un feu rouge et a embouti l'avant du camion-roulotte du prêtre, à l'intersection des rues De Maisonneuve et Saint-Marc, au centre-ville.La roulotte a été déclarée perte totale.La compagnie d'assurances accepte de verser 15 000 $ à Dans la rue% mais Pops estime avoir besoin d'au moins 30 000 $ pour acquérir un véhicule semblable ( usagé ).Aussi, hier raidi, la succursale principale de la Banque Nationale, rue de Lagauchetière, organisait un encan mettant en vente des objets ayant appartenu à des personnalités connues.L'encan a rapporté près de 1400 dollars.C'est loin de l'objectif de 10 000 mais, heureusement, une « vente de garage » a aussi permis d'en amasser 2500, sans compter les 3000 offerts par VOIR HÉROÏNE EN A2 La SQ n'avait pas raison d'intervenir comme elle l'a fait à Chambly en 1994 «On a fait flèche de tout bols», déplore le juge verdon dans son rapport ANDRÉ CÉDILOT ême si la conduite «d'un petit nombre » de policiers de Chambly était loin d'être irréprochable, la Sûreté du Que-bec n'avait pas raison d'investir cette ville comme elle l'a fait, le 1er septembre 1994.C'est ce qu'affirme le juge Pierre Verdon, de la Cour du Québec, dans un rapport de 257 pages rendu public hier, après avoir scruté à la loupe l'importante opération de la SQ et la gestion générale de la police de Chambly.En douceur, mais sans détour, le juge trouve à redire contre les agissements de la direction de la SQ et de ses enquêteurs, de l'ad-ministration municipale de Chambly et de ses policiers.Seul l'ancien directeur Fernand Ga-gnon, congédie au tout début de l'enquête de la SQ en avril 1994, est épargné.Selon le rapport, la Sûreté du Québec avait pleinement raison d'entamer une enquête de nature criminelle sur certains policiers de Chambly, mais elle n'avait pas les preuves suffisantes pour déclencher l'opération au cours de laquelle elle a pris le contrôle du service de police.De toute évidence, les enquêteurs de la SQ ont mal évalué la véracité des renseignements qui leur ont été fournis par des informateurs, cependant que les résultats de l'écoute électronique n'étaient pas concluants.« On a fait flèche de tout bois, en retenant toutes les informations et en utilisant sans distinction les affirmations générales, possiblement gratuites, les versions basées sur oui-dire et les récits circonstanciés des informateurs témoins ».écrit le juge Verdon.Selon le iuge, les policiers de la SQ, quoique conscients des lacunes de leur enquête, seraient quand même passés aux actes, en pensant récolter les éléments de preuves manquants au cours des nombreuses perquisitions et interrogatoires menés auprès des policiers et des employés de la Ville de Chambly, ainsi que de leur entourage.« Ni la balance des probabilités, ni celle des inconvénients ne valaient une telle manoeuvre à l'endroit d'autant de monde ».estime le juge Verdon, rappelant que pas moins de 140 personnes avaient été interpellées cette nuit-là, dont 75 aux fins de l'en- Ïuéte touchant les policiers de hambly.Selon lui.les policiers de la SQ auraient dû circonscrire leur opération aux quatre groupes de trafiquants de drogues contre lesquels ils avaient collige une preuve abondante.Les résultats ne mentent pas.la plupart des 42 personnes arrêtées ayant été inculpées et condamnées ! Le bilan est beaucoup moins reluisant en ce qui a trait aux policiers.Les accusations, note-ton, sont beaucoup moins graves que ce qu'annonçaient les documents légaux et.les dirigeants de la SQ, via leur service des communications.« La situation ayant trait à la conduite des policiers de Chambly est vraisemblablement à cent lieues de celle qu'avait évoquée la Sûreté dans ses états de situation bases sur les dires des informateurs », estime le juge.Tout en affirmant que l'opération comme telle avait été bien menée, le juge Verdon reproche à la direction de la Sûreté du Québec son absence d'autocritique à la suite de cette décision VOIR CHAMBLY EN A2 ¦ Autres informations en page A4 A2» LA PRESSE, MONTRÉAL.VENDREDI 15 SEPTEMBRE 1995 Demain dans La Presse m\u2014m ROGER CAI ID NI 117 O LES SIRENES DU SAINT-LAURENT RÉCITS EN FORME DE CERCLE Feuilleton Nouveau feuilleton ¦ Nous commençons demain la publication du nouveau feuilleton, Les Sirènes du Saint-Laurent, de Roger Fournier.L'auteur raconte le Québec traditionnel, lire rural, qui a marqué son enfance dans le Bas-du-Fleuve.Le récit se passe en 1944, année He ses quinze ans.Collectes de sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants : ?à Montréal : Centre des donneurs de sang, Centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est ( métro Préfontaine ), de 9 h à 17 h ; ?à Saint-Thomas-d'Aquin : Organisée par le Club Optimiste, Centre communautaire Aquinois, 212, rue Pinard, de 14 h 30 à 20 h 30.objectif: 150 donneurs ; ?à Saint-Sauveur : Chalet Pauline-Vanier, Rue de l'Église, de 14 h 30 à 20 h 30.Objectif : 200 donneurs.Insolite wagons pour femmes à sao Paulo ¦ La Compagnie des trains métropolitains de Sac Paulo a annoncé hier la création de wagons réservés aux femmes après avoir reçu une pétition signée par 5000 femmes de la banlieue de Sao Paulo, lasses d'être molestées sexuellement dans les trains surtout aux heures de pointe.« On ne pouvait plus supporter cette situation.Beaucoup d'hommes profitent de l'heure de la ruée pour nous incommoder », a affirmé Mme Regina Nascimento, présidente du Mouvement des Mères de Vila Falchi, à l'origine de la pétition, il y a un mois.u jour InfoBref Bell Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour.Pour faire connaître votre opinion, composez le 875-2355; au son de la voix, faites le 220.Bon an, mal an, 600 Québécois sont en attente do dons d'organes.U rejet de greffons étant de mieux en mieux contrôlé, serait-il dans Tordre normal des choses que chacun songe sérieusement à faire don de ses organes?Croyez-vous que les plaintes logées contre le Dr Guy laine Lanctôt par le collège des médecins sont justifiées?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 68 % Non: 32 % L.» Presse La quotidienne\tà trois chiffres\t587 Tirage d'hier\tà quatre chiffres\t7399 i ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h a 17 h 30 RÉDACTION 285-7070 PROMOTION 285-7100 COMPTABILITE Grandes annonces Annonces classées 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSÉES lundi au vendredi de8h30a17h30 Décès, remerciements GRANDES ANNONCES Détaillants National, Tel* ?Vacances, Voyagas VVTMfwl vi iuvivUKNIIi nominations 285-71ÎT^ 285-6816 285-7202 285-7306 285-7265 i i i ILA PRESSE est publiée par LA PRESSE, LTEE, 7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9 Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Envois de publication canadienne \u2014 Contrat de vente numéro 0531650 » Port de retour garanti.(U8PS003692) Champlain N.Y.12919-1518.^ RENSEIGNEMENTS 285-7272 Le président et éditeur de La Presse et le référendum ¦ Le président et éditeur de La Presse, M.Roger D.Landry, était l'invité, mercredi, de l'émission « Bonjour Montréal », animée par Paul Arcand à CKAC.Compte tenu des interprétations de toutes sortes qui ont été données aux propos du président et éditeur, nous reproduisons intégralement ce qu'il a dit sur la politique éditoriale de La ivresse en regard du référendum.Paul Arcand : Est-ce que quelqu'un, à La Presse, durant la campagne référendaire, pourrait écrire un éditorial en faveur du OUI?Roger D.Landry : Je ne crois pas.le ne le laisserais pas faire.Et je vais vous dire pourquoi.Notre position à nous, à La Presse, en tant qu'éditeur \u2014 et c'est la position du propriétaire \u2014 c'est que nous sommes des fédéralistes qui veulent défendre au maximum la position fédéraliste et la politique éditoriale chez nous est très claire avec mes i i i i CODE DU JOUR 37-5 éditorialistes parce qu'ai un, rapport excessivement bien.l'ai des éditorialistes gui ont un penchant vers la séparation.Mais nous établissons clairement les positions et, comme je dis, si vous ne pouvez pas vivre avec ça durant le temps du référendum, on va vous assigner à autre chose.C'est très clair : la position de La Presse dans cette campagne est clairement définie.Paul Arcand : Les cens qui vous écoutent en disant « si la position des patrons est fédéraliste et claire, si les éditoriaux sont fédéralistes et clairs, quel sera l'impact sur l'information diffusée par votre journal ?» Roger D.Landry : Vous avez juste à lire La Presse.Prenez par exemple l'avant-der-nière chronique de Pierre Foglia.Il écrivait très ouvertement que lui, il allait voter OUI et tout ça parce c'était son point de vue.Moi, dès que ça touche à l'information, je veux avoir une couverture exacte, absolument objective.C'est ce qu'on essaie de fai- re.Ça, c'est très clairement établi à La Presse.Ça fait 16 ans que je suis ici.On n'a jamais eu de débat sur ça entre les journalistes et moi ou n'importe qui.Ça toujours été très clairement établi, l'aime mieux la position de La Presse que celle de gens qui jouent à la conscience collective et qui veulent nous dire : « Nous, nous sommes neutres », Paul Arcand : Comme qui par exemple ?Roger D.Landry : Si je prends la position du Devoir.Allez-vous me dire que Le Devoir est un journal fédéraliste ?Alors, au moins, nous nous le disons que nous sommes fédéralistes, le ne sais pas si Le Devoir est prêt à dire : « le suis un journal séparatiste ».Moi, je suis très clairement connu.Mes journalistes le savent très bien.D'ailleurs, on en parle souvent.On badine même à se dire ça.D'aucune façon, il y a interférence de la part de la direction de La Presse à l'égard de l'information et avec les journalistes.in i i VENDREDI ! 15 SEPTEMBRE 1995 j Suite de la Une DOLLAR Le dollar canadien en cftute libre le repli du dollar canadien puisque celui-ci se situe à des niveaux pratiqués au cours de la première moitié de 1995.« Ce n'est pas un recul alarmant », a-t-elle dit.L'analyste donne pour preuve la bonne per- formance du marché obligataire où les titres canadiens de long terme comme ceux de 10 ans ont un rendement en bas de 8 p.cent.« On ne décèle pas de vote de non-confiance de la part des investisseurs étrangers », mentionne la représentante de la Banque Nationale.François Dupuis note également que la tendance baissière des taux d'intérêt aux États-Unis représente un facteur positif pour le loyer de l'argent au Canada.« Un mouvement à la hausse mettrait de la pression sur les taux d'intérêt au Canada.» L'augmentation des taux à court terme a un impact négatif sur l'économie au moment où celle-ci manque totalement de vigueur.Statistique Canada a indique hier que l'indice composite avancé a reculé de 0,2 p.cent en août dernier, la quatrième diminution de suite.Le secteur manufacturier a subi un recul d'un p.cent en un seul mois.L'indice composite permet de prévoir l'évolution de l'activité quelques mois à l'avance.L'emploi est en régression comme le nombre d'heures de travail.Q HÉROÏNE L'héroïne devient une drogue à la mode chez les Jeunet du centre-vllie des clients de la banque, a indiqué la directrice de l'institution financière, Louise Haineault.Pour sa part, le père Johns explique que son organisme a un urgent besoin de cet argent.Depuis l'accident du mois d'août, les bénévoles de Dans la rue circulent dans un camion de déménageurs.Tout de même un peu moins chaleureux que la roulotte.Mais Pops ne s'attarde pas longtemps sur ces questions pécuniaires.Ses yeux s'illuminent surtout quand il parle des jeunes de la rue.Il en rencontre une centaine par soir, cinq soirs par semaine.Certains fréquentent sa roulotte depuis cinq ans, mais il y a des nouveaux chaque semaine.Des jeunes drogués, des fugueurs, des prostitués.Des adolescentes qui sont enceintes.Des suicidaires.D'autres qui tentent de s'en sortir, d'autres qui y parviennent.« D'une façon générale, je m'aperçois qu'ils sont de plus en plus jeunes à vivre dans la rue.La majorité provient de familles éclatées », constate le père Johns.Avant que la rculotte ne soit accidentée, ils pouvaient y entrer, se réchauffer, boire un café, manger.Et parler à un homme et à des bénévoles qui ne les jugent jamais.« Nous sommes là pour les dépanner.Au début, photo Michel GRAVEl.La Presse Le père Emmett Johns discute avec Mme Berthe Laplante, qui veut acheter des livres pour aider l'organisme Dans la rue.nous nous sommes dit que nous ne leur donnerions jamais d'argent, mais que voulez-vous faire quand vous vous retrouvez devant une adolescente sans le sou qui, en pleine nuit, ne sait pas où aller dormir, avec un bébé au bout des bras ?» La caravane s'arrête à diffé- rents endroits stratégiques du centre-ville.D'abord à l'intersection des rues Sainte-Catherine et Atwater.Puis plus à l'est, rue Saint-Denis, boulevard René-Lé-vesque, etc.Pops remarque aussi que les jeunes de la rue se sont déplacés Vers de nouveaux quartiers au fil des années.« Les dimanches soirs, nous offrons des sacs de nourriture.Ces soirs-là, plus d'une centaine de jeunes nous attendent au coin de Sainte-Catherine et d'Amherst », poursuit le père )ohns, qui étudie présentement la possibilité de faire un arrêt boulevard Pie-IX, dans le quartier Hochelaga-Maisonneu-ve, où les prostituées pullulent.Gérant en outre une maison de chambres pour jeunes, Dons la rue dispose d'une quinzaine d'employés et d'un budget annuel de 700 000 $ provenant des dons du public, de corporations et de communautés religieuses.Pas de subventions gouvernementales.« Ça a l'avantage de nous laisser notre indépendance », déclare le père Johns, avant de lancer une diatribe envers ceux qui nous gouvernent : «c Nous avons connu deux jeunes mineures qui avaient chacune un enfant.Un jour elles se sont dit qu'elles auraient plus de chances de s'en sortir en s'asso-ciant et en allant vivre ensemble en appartement.Pour les aider, le gouvernement a coupé leurs chèques d'aide sociale.Ça me dépasse.» Le père Johns projette d'ouvrir éventuellement un centre de jour.« Ce que nous faisons le soir avec les jeunes, c'est de répondre au plus urgent.J'aimerais pouvoir travailler à long terme avec eux », dit-il.La vente de garage de la Banque nationale se poursuit aujourd'hui.On peut également envoyer des dons à Dans la rue au 543, rue Sherbrooke Est, Montréal, H2L 1K2.Q LANDRY L1 houspille la direction du Canadien d'occuper une fonction imminente dans une des institutions les plus prestigieuses du Québec, il va directement à rencontre de notre effort pédagogique d'intégration des immigrants.» Le ministre a ensuite posé cette dure question, au coeur de son argumentation :« Com- ment puis-je convaincre les immigrants que le français est essentiel au Québec quand on peut obtenir un poste-clé et vital sans le parler ?Je rappelle qu'il n'y a peut-être pas de couleurs plus prestigieuses au Québec que celles du club Canadien.Alors qu'on assume ses responsabilités.» Selon M.Landry, cet épisode ne relève pas de la légalité, mais de l'exemplarité.Et là-dessus, le Canadien a lamentablement failli à la tâche, estime-t-il.Cela dit, le vice-premier ministre s'est dit heureux de la réaction des citoyens ayant dénoncé le comportement du Canadien et de Mike Keane ces derniers jours, ainsi que celui de Mike Lansing.Ce joueur des Expos, rappelons-le, a crié «Shut that crap!» à un agent de bord annonçant les consignes de sécurité en français avant une envolée de l'équipe, la semaine dernière.« Les partisans de hockey et de baseball font preuve de préoccupations linguistique et culturelle encourageantes, a-t-il dit.Les gens ne sont pas prêts à accepter n'importe quoi.» ?CHAMBLY La S0 n'avait pas raison d'Intervenir comme elle l'a fart a chambly en 1994 erronée.« La défense coûte que coûte de tous ses gestes apparaît relever d'une culture dépassée.», dit-il.U n'en reste pas moins, de l'avis du juge, que le comportement de quelques policiers de Chambly ( on parle de cinq ou six ) laisse songeur.Selon lui, l'enquête de la SQ a clairement établi que des policiers entretenaient «des relations personnel- les, voire parfois d'amitié » avec des criminels bien connus dans la région.« Cela concerne un petit nombre de policiers, mais ce sont malheureusement ceux qui paraissent exercer la plus forte influence au sein de cette organisation », précise-t-il, accusant la Ville de s'être fermé les yeux et même d'avoir littéralement renié son chef de police.À cinq reprises, en 1992 et 1993, le directeur Fernand Ga-gnon ( c'est lui qui a mis la SQ dans le coup, en avril 1994) avait pris des recours disciplinaires contre des policiers, mais la Ville les avaient tous annulés, sans jamais en débattre un seul sur le fond f Pourtant, rappelle-t-on dans le rapport, la Ville n'avait aucune raison de s'enorgueillir de son service de police, qui affichait une performance nettement en-deça des autres corps de police de la province, tant au chapitre de la résolution des crimes que de l'application des lois.Le juge Verdon s'étonne plus particulièrement de ce que les policiers n'aient détecté que 43 infractions en matière de drogue en.dix ans, en incluant les interventions de la SQ.« Alors qu'il semble évident que les trafiquants de drogue sont très actifs à Chambly », insiste-t-il.Comme son mandat ne lui permet pas de le faire, il laisse aux tribunaux et à la Commission de déontologie policière le soin de juger du comportement des policiers.Il conclut en ces termes : «c Ce sont les attitudes et les habitudes répréhensibles mais ignorées d'un petit nombre qui sont à la source du discrédit malheureusement jeté sur l'ensemble de l'organisation et de ses membres.La majorité des policiers de Chambly, selon nous, mérite considération.» j Le SFPQ rejette l'entente conclue avec l'État Presse Canadienne QUÉBEC ¦ Par une faible majorité, 104 contre 94, les membres du conseil de négociation du Syndicat de la fonction publique du Québec ( SFPQ ) ont rejeté, hier, la recommandation de leur comité de négociation qui suggérait l'acceptation de l'hypothèse globale de règlement présentée par le Conseil du Trésor.Réunis à Québec, les membres du conseil de négociation ont jugé que le gouvernement demeurait inflexible sur la question de la sous-traitance, la véritable embûche à négociation.Si l'État fait montre d'un brin ouverture au sujet de l'information à communiquer aux syndicats lorsqu'il a l'intention de recourir à la sous-traitance, il refuse obstinément, par contre, d'associer ses employés au processus menant à la décision de recourir ou non au secteur privé pour certaines activités.Le gouvernement tient à avoir le dernier mot au grand dam du SFPQ qui identifie la sous-traitance comme la principale menace aux emplois de ses membres.La rencontre au sommet qui s'est tenue mardi soir entre la présidente du SFPQ, Da-niellc-Maude Gosselin, et le premier ministre Jacques Parizeau et la présidente du Conseil du Trésor, Pauline Marois, n'aura donc pas permis au syndicat d'obtenir des gains substantiels sur la question de la sous-traitance.Ce matin, le conseil de négociation du SFPQ se réunit à Québec pour préparer la série d'assemblées générales qui se tiendront à travers la province afin de soumettre aux membres la proposition de rejet de l'hypothèse globale de règlement.REPORTAGE PUBLICITAIRE Le grand salon de la rénovation et de la décoration Du SI au 24 septembre à la Place Bonaventure À ne pas manquer demain dans Un événement 006538500001400375 LA PRESSE, MONTRÉAL.VENDRED115 SEPTEMBRE 1995 A3 Bébé tué pour le faire taire Stéphane Raymond ¦ Exaspéré par les pleurs prolongés de son bébé de six semaines, un Jeune père de 20 ans l'aurait secoué avec tellement de vigueur pour le calmer que le poupon est décédé ensuite pendant son sommeil.Détenu par la police depuis ce drame familial survenu mercredi soir dans la paisible municipalité de Saint-Césaire, en Montérégie, Stéphane Raymond a formellement été inculpé hier du meurtre au second degré de son unique enfant, le petit Maxime Raymond.L'enquête menée conjointement par les policiers municipaux de Saint-Césaire et de l'unité des crimes contre la personne de la SQ de Montréal, a révélé que le poupon né le 3 août dernier avait de toute évidence été malmené.Le drame se serait déroulé en début de soirée, alors que le bébé était avec ses parents, Stéphane Raymond et sa jeune conjointe de 17 ans, domiciliés à l'appartement 17 d'un immeuble à logements du 941, rue Principale, à Saint-Césaire.Le couple qui se trouvait à la maison avec des amis aurait éprouvé certaines difficultés avec le petit Maxime qui ne cessait de geindre.Comme son fils était toujours agité, après le départ de ses copains, Raymond aurait perdu patience et l'aurait secoué avec force pour le faire taire.Ce n'est que vers 23 h, alors qu'il le croyait endormi, que le jeune homme se serait aperçu que le poupon ne semblait plus respirer.Paniqué, Stéphane Raymond aurait alerté ses amis qui seraient revenus en tour te hâte à la maison.Après de vaines manoeuvres de réanimation, les parents auraient finalement communiqué avec les policiers municipaux de Saint-Césaire.L'enfant a été transporté au Centre hospitalier de Granby, où les médecins n'ont pu que constater son décès.Une mère aurait noyé son enfant MARC THIBODEAU ¦ Une mère de 37 ans, Marcella Ella- sos, était soupçonnée de meurtre hier par la police de la CUM, après que sa fillette de deux ans, Tiffany Lopez, se fut noyée en matinée dans la baignoire de leur résidence familiale située au 5544, rue Hadley, à Côte-St-Paul.Selon le lieutenant-détective Jean-François Martin, de la section des homicides, la femme se trouvait dans la baignoire avec l'enfant depuis « quelque temps » lorsque le père a été pris d'inquiétude.En entrant dans la salle de bain vers 9h, il a constaté que sa gamine reposait inerte dans les bras de sa mère, toujours assise dans le bain, et a aussitôt appelé les ambulanciers d'Urgences Santé.Ces derniers, qui ont appelé la police par la suite, n'ont cependant pu rien faire pour sauver la victime.L'autopsie pratiquée en après-midi a révélé que la cause du décès était la noyade.Et ce, malgré le fait que la femme, très confuse, ait déclaré à un certain moment que son enfant s'était étouffé avec un bonbon.« Elle nous a dit beaucoup de choses qu'il était bien difficile de prendre en considération, a noté le lieutenant Martin.Elle était gravement perturbée.» Selon les informations recueillies sur place par les forces de l'ordre, il semble que la mère n'ait pas manifesté par le passé d'agressivité envers son enfant.Elle a été transportée à un établissement hospitalier de la région métropolitaine, où une évaluation psychologique sera faite en vue de son éventuelle compilation.« Nous allons recommander qu'elle soit accusée de meurtre, a indiqué le lieutenant Martin.Ce sera cependant au procureur, s'il retient l'accusation, d'en déterminer le degré.» THfany Lopez JÊL ¦ >wt.V.PHOTO DENIS COURVIUE.La Presse Le président du conseil, Luc Lartvée, soucieux de satisfaire tous les conseillers, a du mal à Imposer la discipline.La réunion du conseil de Montréal tourne au cirque ANDRÉ PEPIN ¦ La réunion du conseil municipal de Montréal a tourné au cirque, hier après-midi.Le président du conseil, monsieur Luc Larivée, visiblement soucieux de satisfaire tous les conseillers, arrive mal à imposer la discipline.Les invectives pleuvent, même si à peine la moitié des conseillers assistent aux débats du conseil.Le maire Pierre Bourque, le premier, assiste à une partie de la période réservée aux questions du public et des conseillers, pour ensuite poursuivre ses travaux à son bureau ou à l'extérieur.Contrairement aux moeurs de l'Assemblée nationale où les ministres doivent justifier leurs absences auprès des leaders, les membres de l'exécutif de Montréal ne se soumettent pas à une si rigoureuse discipline, même si le règlement le leur demande.Ce laxisme dans l'application des règles, forcément, ouvre la porte à des abus, comme on l'a vu depuis lundi, à l'occasion de la reprise des travaux d'automne, au conseil municipal.Le conseiller indépendant Michel Prescott est intervenu, juste après le départ de M.Bourque, pour souligner les absences répétées du maire durant la période des questions.Politiquement, la manoeuvre était habile puisqu'elle a dégénéré en affrontement.Le conseiller Pierre-Yves Mélançon, membre de l'exécutif, a été tranchant : « Nous ne voulons rien savoir des demandes de l'opposition sur les absen- ces ! ».Une déclaration malheureuse, teintée de mépris, qui n'a cependant pas été relevée par le président du conseil.M.Larivée accorde souvent une période de temps supplémentaire, dépassant trente minutes, aux membres de l'opposition.Hier, dans la cohue, il a été forcé de demander le vote pour mettre fin à l'échange, à l'issue d'une période de questions qui n'éclairait absolument pas les débats.Le conseiller Prescott avait entrepris mardi soir de déséquilibrer la présidence du conseil en forçant M.Larivée à prendre position contre le conseiller Pierre Goyer de l'exécutif, qui souhaitait alors modifier les procédures pour l'adoption d'un important plan d'urbanisme.Le conseil municipal de Montréal devra, de toute évidence, se doter d'un règlement précis pour la bonne marche des assemblées, comme l'Assemblée nationale du Québec a dû le faire, à plusieurs reprises.Sans règles sévères, les politiciens habiles, on l'a vu cette semaine à l'hôtel de ville, peuvent paralyser les débats.L'administration Bourque, particulièrement le leader au conseil Pierre Goyer, procède actuellement à l'étude des règles en vigueur au sein d'autres administrations municipales et gouvernements supérieurs.Pour être efficace, un président d'assemblée d'élus doit pouvoir s'appuyer sur un règlement strict.Au sein du caucus de Vision-Montréal, la très grande majorité des mem- bres, y compris le maire, n'ont aucune expérience des débats avec des partis de l'opposition.Le président Luc Larivée a déjà été président de la CECM, mais il n'a pas dirigé le conseil.L'opposition a donc beau jeu : des conseillers du RCM, de l'Action démocratique et dej conseillers indépendants peuvent s'amuser avec les lacunes du règlement.Des décisions Le conseil, en réunion depuis deux jours, n'a donc pu faire adopter, hier soir, les amendements au plan d'urbanisme pour permettre aux établissements licenciés d'utiliser jusqu'à trois cents mètres carrés dans certains quartiers de la ville, comparativement aux cent mètres carrés actuellement permis.La réunion doit se poursuivre lundi prochain.L'administration Bourque entend toutefois faire adopter cette mesure.L'administration va cependant reculer, selon nos informations, sur un règlement permettant aux coiffeurs de pratiquer leur métier en se déplaçant d'une résidence à l'autre.Il n'est plus question non plus que différents « soins personnels » soient offerts dans des locaux non identifiés.Le report des règlements touchant l'ensemble de ces services sera adopté mercredi prochain, à la réunion hebdomadaire de l'exécutif.Il a par ailleurs été décidé hier, par toutes les parties, que la période de conciliation accordée par Québec pour un règlement entre Montréal et ses cols bleus est prolongée pour un temps encore indéfini.Les Death Riders sont actifs à Laval depuis 16 ans ANDRÉ CED ILOT ¦ Les Death Riders, dont on entend beaucoup parler depuis l'attentat à la dynamite qui a fait neuf blessés dans un resto-bar de Boisbriand, sont actifs depuis au moins seize ans à Laval et dans la région, où ils contrôlent plusieurs bars et cabarets de danseuses nues.Le fonctionnement de cette bande de motards s'apparente à celui des Hells Angels, auxquels elle est affiliée depuis 1984.Les Death Riders comptent une dizaine de membres en règle, supportés par une quarantaine de «c sympathisants », pour la plupart impliqués dans le trafic de drogues.Au départ, comme bien d'autres organisations criminelles, les Death Riders n'étaient qu'un petit groupe de voyous \u2014'un gang de rue, comme on les appelle aujourd'hui \u2014 qui traînaient dans les bars et vivaient de vols et de divers trafics.Nombre ont décroché, d'autres sont restés.Par la force des poignets et des.armes, ils ont élargi leur influence et leur territoire, tenant leur bout tant bien que mal au milieu des autres groupes qui sévissaient à Laval, tels les Popeye, les frères Dubois et le gang des Foley, qui tramaient leurs coups au défunt Ri-verside Speedway, à Duvernay-est.En 1983, les Death Riders avaient leur quartier-général rue Saint-Hubert, à Pont-Viau, à l'intérieur d'un garage spécialisé dans la réparation et la vente de pièces de motocyclettes.Ils avaient aussi un pied-à-terre dans le rang Saint-Régis, à L'Epiphanie, dans une maison de ferme de l'ex-club de motards Black Spider.L'année suivante, les Death s'installaient dans un nouvel immeuble, plus grand et mieux situé, rue Tourangeau, à Pont-Viau.Au fichier des entreprises du ministère des Institutions financières, on les retrouvait sous le nom de « Les entreprises DMRC » ( Death Riders Mo-torcycle Club ).Programme d'activités de ce commerce : camionnage, sécurité ( body guard ), boutiques de vêtements, etc.Les opérations des Death Riders ont pris une nouvelle tournure le 4 mai 1987 quand leur leader, Martin Hu-neault, a été assassiné par balles dans une brasserie du boulevard Cartier, à Laval-des-Rapides.Son ou ses assassins n'ont jamais été pris.Assistaient aux funérailles, trois jours plus tard, une foule de motards de petits clubs aujourd'hui disparus : Mirage du Nord ( ils ont déjà eu un local à Chomedey, en 1985 ), Warriors de Bois-des-Filion, Primitifs et Genuine Rider.Le meurtre de Huneault coïncide avec la formidable expansion des Hells à travers le Québec.Or, dans les heures qui ont suivi l'enterrement, deux membres des Death ont été vus en compagnie de Maurice « Mom » Boucher et Normand « Biff » Hamel, alors déjà fort influents au sein des Hells Angels.Les Death Riders sont toujours actifs à Laval, même s'ils n'y ont plus leur quartier-général.Modernité oblige, et surtout pour des raisons de sécurité, ils ont emménagé l'an passé dans un bungalow qu'ils ont converti en véritable « bunker », rue Desjardins, à Sainte-Thérèse.Au moins quatre des victimes de la bombe au resto-bar Harley, à Boisbriand, ont des liens avec les Death Riders.L'un d'eux, l'ancien comptable Mario Lepore, 42 ans, est un proche de Maurice « Mom » Boucher, leader de la nouvelle formation d'élite des Hells Angels, appelée les Nomads.En vérifiant au ministère des Institutions financières, on apprend que Lepore, qui a eu une jambe sectionnée par la terrible déflagration, était associé à « Mom » Boucher et deux autres membres des Hells Angels ( Normand «c Biff » Hamel et Denis Houle ) dans l'exploitation d'un commerce de vente en gros d'équipements de plomberie, de chauffage et de climatisation.Comme l'exigent les règles internes des Hells Angels, les Death Riders sont actuellement parrainés par Michel La-joie-Smith, membre en règle du chapitre de Montréal, lequel a son quartier-général à Sorel.Un autre proche des Death Riders, Pierre Daoust, qui tenait un garage à Rivière-des-Praines, avait été descendu à coups de mitraillette, le 13 juillet 1994.Ce meurtre avait été suivi le lendemain soir par un attentat similaire dans un atelier mécanique de la rue Rouen, à Montréal.Ils s'agit, bien sûr, d'un dossier à suivre de près.A rachat de plus de 100$ de produits QUESS, recevez uns casquette sutographlés.À l'achat ds plus ds 200$ ds produits QUESS, recevez uns balte ou un bâton sutogrsphlé! Quantités limitées.QUI VIENT Demain, samedi de 11hOO à 13h00, venez rencontrer JEFF FASSERO et FELIPE ALOU des EXPOS.Un rendez-vous à ne pas manquer! L'EXPRESS DU MATIN FAUSSE ALERTE ¦ Une fausse alerte à la bombe a paralysé hier soir pendant près de quatre heures le terminus Voyageur, situé au coin du boulevard de Mai son neuve et de la rue Berri, et forcé l'évacuation d'environ 150 personnes.Selon la police de la CUM, un individu avait téléphoné, sous le couvert de l'anonymat, au terminus vers 17 h 45 pour dire qu'un sac de cuir noir contenant de la dynamite se trouvait dans l'un des casiers de la gare.Un vaste périmètre de sécurité a été établi par la suite après que deux agents de la section technique eurent effectivement trouvé sur place un sac correspondant à cette description.Un examen plus approfondi devait finalement révéler, vers 22h, qu'il ne contenait rien de plus que des livres.MOHAWKS : ACCUSATIONS ¦ Sept protestataires soupçonnés d'avoir endommagé les limousines gouvernementales devant les locaux du conseil de bande de Kahnawake lundi seront accusés de méfaits.Six hommes et une femme devront comparaître mardi au Palais de justice de Longueuil pour répondre de ces accusations.Les incidents qui leurs sont reprochés se sont produits lundi au moment ou une cinquantaine de manifestants ont dénoncé l'entente signée par Québec, Ottawa et Joe Norton sur la reconnaissance officielle du rôle des peacekeepers en tant qu'agents de la paix dans la réserve autochtone.HARRISON CITÉ À SON PROCÈS ¦ L'ex-présîdent du Board of Trade de Montréal, Robert Harrison, a été cité hier à son procès sous 17 accusations d'usage de faux documents, par le juge Jean Sirois, de la Cour du Québec.L'enquête préliminaire de l'homme d'affaires de 52 ans a été frappée d'une ordonnance de non-publication.Son « associé » Jeffrey Mayes, 48 ans, a été cité à son procès pour les mêmes accusations.REAL DUPONT RESTE INCARCÉRÉ ¦ Real Dupont, 36 ans, qui avait été arrêté le 8 septembre en compagnie de Daniel Vachon et Barney Ross, et accusé de complot, trafic, possession et mise en circulation de monnaie américaine contrefaite, reviendra le 22 septembre pour son enquête sous cautionnement.Le substitut du procureur général, Me Madeleine Gia-que, a acquiescé à la demande de la défense ( Me Pierre Poupart ), qui voulait se donner du temps pour prendre connaissance de la preuve contre Dupont.LES AILES DE LA MODE AIL CHAMPLAIN, BROSSARD \u2022 672-4537 ¦ En réaction à l'escalade d'événements violents reliés aux gangs de motards, la Sûreté du Québec a annoncé hier la mise sur pied d'une ligne téléphonique sans frais, soit le 1-800-480-MOTO.Le public est invité à y recourir afin de transmettre toute information confidentielle pouvant permettre de retracer les auteurs de ces délits.La ligne sera disponible à tout moment, un système automatique recevant les messages entre 17h et 8h.SAISIE D'ALCOOL ¦ Les policiers de l'escouade du crime organisé de la Sûreté du Québec à Montréal ont saisi hier, vers 3h, 899 caisses d'alcool dans un entrepôt situé sur la Montée Sainte-Julie, à Varennes.Les 5394 bouteilles de 1,75 litre, d'une valeur approximative de 134 850$, provenaient des États-Unis.Deux hommes dans la trentaine ont été arrêtés relativement à cette affaire et devraient comparaître au palais de justice de Longueuil afin de répondre à des accusations de possession de boisson alcoolisée ne provenant pas de la Société des alcools du Québec.NOUVEAU PARTI À ST-BRUNO ¦ Le Directeur général des élections du Québec, Pierre-F.Côté, a autorisé un nouveau parti politique à Saint-Bruno-de- Montarville.Le chef du parti Relève municipale de Saint-Bruno est Yves-Marie Leduc et le représentant officiel, Jean P.Roger.L'adresse pour communiquer avec le parti est le 1420, Montarville, Saint-Bruno (Québec) J3V 3T5.Cette nouvelle autorisation porte à 73 le nombre de partis politiques municipaux au Québec.SUSPENSIONS DE PERMIS ¦ La Régie des alcools, des courses et des jeux a suspendu les permis d'alcool de certains établissements pour possession de boissons alcooliques ne portant pas le timbre ou n'étant pas commercialisées par la Société des alcools du Québec.Il s'agit de Place Tevere, à Sainte-Agathe-des-Monts; de Place Ernie et Ellie.6900, boulevard Décarie à Montréal; de l'Auber- fs Grand Galop, à Notre-Dame-de-la-alette; et du Bar Le Figaro, 6430, boulevard Saint-Laurent, à Montréal.Ces suspensions et révocation s'inscrivent dans le cadre de l'Opération Alko menée par les corps policiers du Québec afin de contrer la possession d'alcool de contrebande.Depuis janvier dernier, uniquement dans le cadre de cette opération, la Régie a imposé un total de 4273 jours de suspension et révoqué les permis de deux établissements LA PRESSE.MONTRÉAL.VENDREDI 4 SEPTEMBRE 1995 PHOTO ROBERT MAIUOUX.U Presse Le maire de Chambly, Pierre Bourbonnais, et le chef de police intérimaire, Pierre Trudeau, ont fait part hier de leur satisfaction devant le rapport du Juge Verdon.Le maire a toutefois reconnu que son administration doit faire un examen de conscience.i H Le maire de Chambly est satisfait du rapport « La majorité des policiers mérite considération », note le juge verdon ¦ C'est avec satisfaction que le maire et les policiers de Chambly ont accueilli les conclusions du rapport Verdon, hier.Le maire Pierre Bourbonnais s'est particulièrement réjoui d'une simple phrase contenue dans le rapport concernant les policiers oui résumait bien sa pensée : « La majorité des policiers de Chambly, quant à nous, mérite considération.» Précision qui, par les temps qui courent» vient mettre du baume sur les plaies des policiers comme sur l'administration municipale.Il a rappelé que depuis le dé* but il avait dénoncé cette Opération Brigade reposant sur des soupçons et des allégations souvent non vérifiés, et démesurée compte tenu des résultats obtenus et des objectifs visés.« Mais jamais la Ville de Chambly n'a blâmé la Sûreté du Québec pour avoir institué une enquête, a-t-il noté, mais s'est plutôt questionnée sur l'ampleur de l'opération, son déroulement et la véracité des allégations.» Examen de conscience Bien sûr, il ne nie pas que son administration, blâmée par le rapport pour son inaction, ait « un examen de conscience à faire ».Néanmoins, s'il doit porter une certaine « responsabilité » dans cette affaire, il regrette de ne pas avoir été rencontré par les enquêteurs pour expliquer sa position.Et il n'écarte pas non plus la possibilité de demander compensation pour tous les inconvénients monétaires subis.Quant aux lacunes relevées par le juge Verdon au sujet du service de police, il dit que la majeure partie d'entre elles ont déjà été corrigées au cours de l'intérim assuré par Pierre Tru- deau, directeur du service de police de Saint-Hubert.Il soutient que la situation s'est dégradée entre 1989 et 1994 alors que le service était dirigé par Fernand Gagnon.Reste à savoir quelles suites le ministre Serge Ménard donnera aux renseignements mettant en cause l'éthique et la discipline de certains policiers.Le maire Bourbonnais espère que rien ne sera ménagé pour punir les fautifs dont le comportement a jeté le discrédit sur l'ensemble du service.À ce sujet, le directeur Trudeau attend toujours des directives de la part du ministre Ménard.Si le rapport blâme les policiers du peu de solution des crimes, le directeur Trudeau peut aujourd'hui témoigner de l'amélioration.Le maire Bourbonnais parle de relèvement « nettement au-dessus de la moyenne québécoise », en l'occurrence plus du double avec les mêmes effectifs et les mêmes moyens.Les policiers de Chambly sont soulagés.Yvon Guérin, Tex-pré-sident de la Fraternité qui a été parmi les premiers accusés dans cette opération, puis acquitté» s'est dit très heureux des conclusions.« C'a été très pénible à vivre, a-t-il dit.Nous n'avions pas à subir ça, ma famille et moi.Le mal a été fait et il restera, on va vivre avec.Maintenant je sais ce que c'est que d'être incarcéré, l'ai repris mon travail avec un certain enthousiasme.On est bien dirigé et ça va bien.Les citoyens nous respectent, ils ne nous voient plus comme des pourris.» Marc Laurin, oui est toujours suspendu sans solde, lui, le voit comme un fardeau enlevé de ses épaules.Même s'il ne travaille plus depuis le 1er septembre 1994, il fait encore partie du groupe et continue à fréquenter ses confrères.L'ex-chef de police Fernand Gagnon prêt à reprendre son poste ¦ Malgré toutes les attaques dont il dit avoir été l'objet depuis plus d'un an de la part des policiers et de l'administration municipale de Chambly, Fernand Gagnon, qui assumait la direction de la police de 1989 à 1994, est toujours prêt à reprendre son poste.Rappelons que la Cour du Québec a ordonné en mai dernier la réintégration de M.Gagnon avec tous les avantages après avoir conclu qu'il avait été tout simple- Fernand ment desti- Gagnon tué.Chambly en a appelé de cette décision par un bref d'évocation, entendu lundi par le juge John Bishop, de la Cour supérieure.Il a pris l'affaire en délibéré.Au cours d'une entretien téléphonique hier, M.Gagnon, qui dit garder une profonde amertume de cette affaire, a précisé que « ça ne le dérangerait pas » de reprendre du service, puisque, croit-il, « s'il y a un appui de l'administration, il y a moyen de travailler ».Réagissant au rapport Verdon, il s'est d'abord dit réticent à faire des commentaires, les réservant plutôt après étude exhaustive du rapport.Puis, il s'est quand même avancé en notant que ce rapport l'avait « blanchi ».« Ce rapport est excellent pour moi, a-t-il ajouté.Il prouve que je n'ai pas agi par vengeance, le pourrais en dire beaucoup plus que le contenu du rapport.l'ai été isolé politiquement par l'administration municipale.Mon cas ressemble, à celui du directeur de police de Longueuil, Marc Quimper.Sauf que lui il était appuyé par les élus.» Par ailleurs, à la suite de la décision de la Cour du Québec, des discussions ont eu lieu entre les avocats des deux parties sur la possibilité d'un règlement à l'amiable moyennant compensation financière.Ce règlement aurait nécessité la démission de Gagnon.Toutefois, la ville de Chambly a trouvé la demande trop élevée \u2014 la rumeur non confirmée parle de 350 000 S \u2014 et a mis un terme aux dicussions.Quant aux policiers de Chambly, ils ne veulent pas revoir Gagnon.« Ce serait totalement impensable qu'il revienne s'asseoir devant nous pour nous diriger, a dit le président de la Fraternité des policiers de Chambly, Jacques Desrosiers.le ne le crois vraiment pas.S'il n'avait pas confiance en nous avant, pourquoi aurait-il confiance maintenant ?» La so voit dans le rapport une confirmation de sa bonne foi ¦ La Sûreté du Québec se félicite de ce que le juge Pierre Verdon reconnaisse la « bonne foi » manifestée par son organisation lors de l'intervention controversée à Chambly, le 1er septembre 1994.Tout en saluant l'esprit « objectif et constructif » du travail du magistrat, la Sûreté du Québec souligne, dans un bref communiqué émis hier, que son rapport reconnaît que le mandat de la SQ en matière de répression du trafic de drogue «justifiait les moyens mis en place ».Le corps de police indique par ailleurs qu'il ne pourra que tirer profit des observations mises de l'avant « compte tenu de sa volonté de toujours continuer d'améliorer ses services ».La SQ signale finalement que toutes les recommandations du juge Verdon seront analysées et leur mise en application discutée avec les autorités du ministère de la Sécurité publique.DA SALONS HABITAT UTOMNE LE GRAND SALON DE L/\\ RENOVATION ET DE JLA DÉCORATION PLACE BONAVENTURE DU 21 AU 24 SEPTEMBRE LA PRESSE.CKOI ET LES SALONS HABITAT D'AUTOMNE VOUS OFFRENT LA CHANCE DE GAGNER UN DES SIX (6) PRIX D'UNE VALEUR DE 5000 $ CHACUN.I ensemble d'électroménagers de JenrvAir incluant 1 réfrigérateur, 1 cuisinière et I lave-vaisselle ou I ensemble de foyer Sécurité de Multi-Feu incluant portes plaquées or 24-kt, cheminée, sortie d'air chaud simple, persienne laiton et cendrier.LES TIRAGES .Pour participer, choisissez le prix que vous désirez gagner et déposez-le à la sortie du salon, dans le 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Ou encore, postez-te.Les règlements du concours sont disponibles aux stands cfexposmon de JenrvAir et deMurthfeu.OMviï&feu Remplissez le coupon et déposez-le dans le stand de Jenn-AJr ou de Multi-Feu, selon le prix que vous désirez gagner I Ou encore, postez-le à La Presse.CP 11051 Suce, centre ville Montréal (Québec) H3C4Y7 Les coupons doivent être reçus a La Presse au plus tard le vendredi 22 septembre à 17h.Us f*c*iflilié« faits à U m* in ¦ont acceptés k 1 * 30 000 $ l r\\j PRIX /\\ GAGNER À G GRANDS PRIX A GAGNER Électroménagers de JenrvAir et ensemble de foyer de Multi-Feu Les 6 wages auront iteu aux Salons habitat d'automne le dimanche 24 septembre 1995 a I9h00.Nom :___.Âge : _ Adresse :_____ App.: _ Ville : _ Code postal :_ Téléphone : (_J_ COCHEZ LE PRIX QUE VOUS DÉSIREZ GAGNER : ?Électroménagers de JenrvAir ?Ensemble de foyer de Multi-Feu Nommez un des membres de l'équipe de l'émission ' Yé trop d'bonne heure * sur les ondes de CKOI :__,_ N B.Pour être valide, ce coupon doit être dûment complété.Q SVP cochez la case suivante si vous ne désirez pas profiter d'offres publicitaires.'.i i\\r.«»NT Conseil du référendum Il existe au Québec un Conseil du référendum tel que le requiert la Loi sur la consultation populaire.Le Conseil est formé de trois juges de la Cour du Québec.Monsieur le juge en chef Louis-Charles Fournier en assume la présidence; il est assisté de monsieur le juge en chef associé Rémi Bouchard et de monsieur le juge Paul Mailloux.Le Conseil du référendum est le tribunal compétent devant lequel peut être prise toute procédure judiciaire qui concerne le référendum.C'est donc ce tribunal qui devra être saisi des questions de fond relatives à la tenue d'un référendum comme celles portant sur la validité d'une disposition de la loi, sur l'interprétation qu'il faut en donner ou sur son application au déroulement du processus référendaire.Toute personne qui désire entreprendre une procédure judiciaire devant le Conseil du référendum doit le faire à l'aide d'une demande écrite déposée au greffe de la Cour du Québec du district judiciaire de son lieu de résidence ou au bureau du Président du Conseil à Québec.Par ailleurs, toute plainte concernant une contravention à la loi est soumise au Directeur général des élections du Québec qui, après enquête, peut décider d'intenter une poursuite devant la Cour du Québec.Pour plus de renseignements sur la façon de s'adresser au Conseil, veuillez composer le numéro suivait: (418) 649-3424.Des questions?Appelez-nous! Pour de plus amples renseignements, n'hésitez pas à communiquer avec nous, de 9 h à 22 h, sept jours par semaine, en composant: 1 800 461-0422 (sans frais) (appels en provenance de l'extérieur de la région de Québec) ou (418) 528-0422 (appels en provenance de la région de Québec) LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC Pitm-F.Côtf.CM parce qu'un vote, ça compte LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDRED115 SEPTEMBRE 1995 AS Rochon préfère une hausse d'impôt à un ticket modérateur MARIE-FRANCK LÉGER ¦ Même s'il doit réduire les dépenses de plus de 540 millions cette année dans le secteur de la santé, le ministre Jean Rochon est plus convaincu que jamais que la formule d'un ticket modérateur n'est pas la solution.Interrogé au terme d'une conférence prononcée hier après-midi à l'Institut neurologique de Montréal sur les défis qui attendent le système de santé, M.Rochon a indiqué qu'une hausse des impôts serait préférable à un ticket mo- dérateur.« Avant de penser à un ticket modérateur, il faut s'assurer que le système fasse le maximum avec ce qu'il a» a dit M.Rochon.Si on n'y arrive pas, il y a d'autres moyens.Par voie de taxation, par voie de primes.» Un ticket modérateur peu élevé, a rappelé le ministre, comme dans le cas des frais de deux dollars imposés en 1992 aux personnes figées, n'a pas eu l'effet escompté puisque la consommation de médicaments a repris de plus belle.À l'inverse, a-t-il ajouté, un ticket modérateur plus élevé, entre 15 ou 20 dollars, pourrait avoir un effet désastreux en réduisant l'accessibilité aux services de santé pour la classe moyen- ne.Des résidents mécontents Le ministre a eu maille à partir avec des jeunes résidents de l'université McGill qui ont dénoncé l'entente intervenue cette semaine entre le gouvernement et les médecins spécialistes.L'entente, qui va chercher 65 millions dans les poches des médecins, est, selon M.Rochon, « équitable » et ne « crée pas deux catégories de médecins.» Il a encore précisé que cette entente était transitoire.« Au lieu d'avoir une rémunération pleine au bout de trois ans, ça se fera au bout de cinq ans.» L'entente de principe prévoit une baisse des revenus chez les 800 spécialistes les plus rémunérés.Elle entraine également une diminution de 30 p.cent des revenus des nouveaux spécialistes, par rapport aux revenus de leurs aines, pendant leurs deux premières années de pratique et de 20 p.cent la troisième année.Dans les régions « intermédiaires » et dans les régions éloignées, les revenus des nouveaux mé* lecins sont amputés entre 25 p.cent et cinq p.cent les trois premières années.Le représentant de la Fé< lération des médecins résidents cle McGI 11, Harold I.Olney, déplore que* les jei mes aient à absorber une ponction de 27 millions.* le ne pense pas que c'est équilibré.Je pense qu'encore une fols les jeunes paient pour les au 1res.On ne peut pas comparer avec les avocats ou les ingénieurs.Nous devons parfois étudier et travailler comme résident» jusqu'à 12 ans avant de commencer une véritable pratique.» Un plafond est imposé aux médecins spécialistes les mieux rémunérés L'entente entre Québec et la FMSQ réduit aussi les revenus des jeunes Pierre Gauthier ROLLANDE PARENT de la Presse Canadienne ¦ L'entente intervenue entre la Fédération des médecins spécialistes du Québec ( FMSQ ) et le ministre de la Santé Jean Rochon entraînera une baisse substantielle de revenus chez les quelque 800 spécialistes qui travaillaient le plus tandis que les nouveaux spécialistes auront une rémunération moindre que leurs aînés au cours de leurs trois premières années d'exercice.Tels sont les deux effets majeurs de l'entente rendue publique hier par le pré-sident de la FMSQ, Pierre Gauthier, au cours d'une conférence de presse.Il a été établi qu'un médecin spécialiste en pratique privée ne pourra facturer annuellement au-delà de 300 000 $ à la Régie de 1*Assurance-maladie du Québec alors que celui qui travaille en milieu hospitalier sera limité à 255 000 $.Une fois ces plafonds atteints, les spécialistes ne toucheront que le quart de la rémunération normalement versée.Par cette mesure de plafonnement, le ministre de la Santé compte réduire la facture de 65 millions sur trois ans.De l'avis de M.Gauthier, les spécialistes qui oeuvrent en radiologie, ophtalmologie, gynéco-logie-obstrétique, cardiologie et chirurgie cardiaque seront ceux qui seront le plus touchés.Pour ce qui est des 300 nouveaux spécialistes qui commencent leur pratique annuellement, la' rémunération « progressive » ( comme la qualifie la FMSQ ) qui leur sera versée au cours de leurs trois premières années de travail permettra de faire économiser au gouvernement la somme de 27 millions $.Leur rémunération sera différente selon qu'ils travaillent à Montréal, dans les régions intermédiaires ou éloignées.Les nouveaux spécialistes qui commenceront à Montréal recevront 70 % de la rémunération L.n bref PRESSIERS SATISFAITS ¦ « Les 150 pressiers, manutentionnaires de papier, mécaniciens et électriciens du Journal de Montréal ont réussi à conserver leur sécurité d'emploi dans le cadre d'un nouveau contrat de travail qui fait suite à une décision arbitrale », a annoncé Michel Côté, président de la section locale 41-M du Syndicat des communications graphiques ( FTQ ).Cette décision marque la fin d'un conflit très dur ponctué par un lock-out de cinq mois en 1993-94.L'arbitre dans ce conflit, Me Jean-Pierre Tremblay, a rendu une décision qui touche tous les aspects litigieux de la convention collective qui sera d'une durée de deux ans, soit jusqu'au 23 août 1997.L'ancien contrat était échu depuis le 30 juin 1993.¦ C'est aujourd'hui que commencent les audiences pour l'arbitrage de la première convention collective du Syndicat des employés du Casino de Montréal ( CSN ).Les audiences se dérouleront en présence du président du conseil arbitral, Denis Tremblay, de deux assesseurs ( Clément Richard pour la partie patronale et Maurice Sauvé pour la partie syndicale ), ainsi qu'en présence des procureurs des parties ( Gilles Guèvremont pour la partie patronale et Alain Brouillard pour la partie syndicale ).Les séances se tiendront jusqu'au 13 novembre.Par la suite, le président du conseil arbitral et les deux assesseurs délibéreront afin de rédiger une convention collective pour le 1er décembre prochain.de leurs aînées pour les deux premières années et 80 % de celle-ci pour la troisième.Dans les régions intermédiaires, ils commenceront à 75 % pour les deux premières années et passeront à 85 % pour la troisième année.Dans les régions éloignées, ils obtiendront 85 % pour les deux premières années et 95 % pour la troisième année.Les incitatifs de 20 % demeureront pour ceux qui iront pratiquer en régions éloignées.Bien conscients de l'opposition des jeunes spécialistes quant à cet arrangement, le Dr Gauthier leur a demandé de tenir compte de l'ensemble de l'entente et de la difficulté de répartir à l'ensemble des 7000 spécialistes la ponction faite sur leur rémunération.« Il y a 25 % des médecins spécialistes qui gagnent actuellement moins de 130 000$, après 10 à 15 ans de pratique, de sorte qu'il aurait été inapproprié de leur faire subir une diminution », a-t-il plaidé.« Les mesures appliquées aux médecins débutants seront transitoires », a-t-il ajouté.M.Gauthier a indiqué que les médecins spécialistes débutants commenceront avec un revenu moyen brut de 127 000$ tandis que celui de l'ensemble des spécialistes s'établira à 184 000 $.Incitatifs à la retraite Par ailleurs, l'entente prévoit des incitatifs à la retraite pour ceux qui ont 65 ans et plus.L'objectif est de fournir un revenu de remplacement à une centaine d'entre eux.Ce montant pourra aller jusqu'à 150 000$ annuellement, pendant deux ans.Comme il y a en outre 200 spécialistes qui prennent leur retraite annuellement, cela fera de la place pour les 300 nouveaux spécialistes bien que la fermeture d'hôpitaux et la réorganisation des services vont toucher 630 spécialistes qui auront à se trouver une place dans un autre établissement ou ailleurs.Finalement, la possibilité nouvelle accordée aux spécialistes de pratiquer à mi-temps fera également de la place à ceux qui cherchent un poste.L'entente entre en vigueur le 1er octobre.photo robért maju.oux.La Presse Séro-zéro s le grand amour Le président du conseil d'administration de Séro-zéro, Serge Thibault (à droite ), a lancé hier en présence du député bloqulste de Hochelaga-Malsonneuve, Réal Ménard, la seconde campagne de « mobilisation sociale » de son organisme.Cette Initiative, qui vise notamment à prévenir la propagation du sida au sein de la communauté homosexuelle du centre-ville tout en contribuant à diminuer l'homophoble, mise sur un grand nombre d'affiches publicitaires qui seront disposées dans les dépanneurs ainsi qu'à l'Intérieur des stations de métro.Un déterteur portatif pour l'ostéoporose CAROLE THBBA9J DEAU Envois de cigarettes par la poste : Santé Canada enquête sur Rothmans Presse Canadienne OTTAWA ¦ La compagnie Rothmans nie avoir contrevenu à la loi en envoyant gratuitement des cigarettes par la poste, mais des groupes anti-tabac croient que le gouvernement fédéral devrait porter des accusations.Un porte-parole de Rothmans a confirmé hier que la compagnie avait bel et bien distribué de ses produits par la poste, sans vouloir cependant donner plus de détails.« Il y a effectivement des envois postaux, mais cela se fait en respectant les lois en vigueur», a déclaré hier John McDonald.Il a ajouté n'avoir reçu aucune indication de Santé Canada à l'effet que ces envois postaux posaient problème, mais une en- quête est en cours au ministère.« Mais si le gouvernement entre en contact avec nous, nous nous ferons plaisir de corriger la situation s'il y a lieu », a-t-il indiqué.Un adolescent de 16 ans de Colombie-Britannique avait porté plainte auprès de Santé Canada après avoir reçu sans frais et sans l'avoir commandée une cartouche de cigarettes par la poste, accompagnée d'un questionnaire.Or la loi portant sur le contrôle des produits du tabac stipule que les producteurs de cigarettes n'ont pas le droit de donner leurs produits.La directrice d'une association de médecins pour un Canada sans fumée, Cynthia Callard, a expliqué que l'intention du législateur consistait précisément à empêcher les manufacturiers de produits du tabac de donner des échantillons.Un porte-parole de Santé Canada a déclaré que Rothmans faisait l'objet d'une enquête pou r savoir si la compagnie avait enfreint la loi sur le contrôle di ts produits du tabac ou celle sur l'interdiction de vendre des pr o-duits du tabac à des mineurs.¦ Un appareil portatif permet désormais de dépister facilement les personnes à ru que d'ostéopo-rose, un z maladie silencieuse qui se mani Teste tard mais qui a des conséqtuenses dramatiques sur la vie des patients, d e leur entourage, et s'jr le système de santé.Souvent, les personnes atteintes d'oîitéoporose prennent connaissance de leur condition osseuse seulement lorsqu'elles se retrouvent à l'hôpital, avec une hanche cassée, ou un poignet, ou même; une verte bre, à la suite d'une simple chu':e.Au Québec, p lus de 500 000 perso nnés de plus de 50 ans risquent de subir au moins une fracture ostéoporotique grave.Dans ce groupe d'âge, une femme s ur quatre et un homme sur huit souffrent d'ostéoporose.Lu coût du traitement des fractures dépassera le milliard de dollars en 1995 au Canada, estime la Société de l'ostéoporose du Canada, et le prévention aurait: ici été payante.Plus de tests Le test de densité osseuse n'est pas disponible djms tous les centre rs hospitaliers.L'ostéodensito-mifetre portatif permettra de tester un plus gnind nombre de personnes.Le test de densité de l'os, qui prend de cinq à sept minutes, pourra être offeit dans les expositions, les entreprises, les centres commerciaux.Le « client » pourra savoir immédiatement si sa condition osseuse est normale ou bien s'il devrait faire faii-e une investigation plus poussai à l'hôpital.L'appareil,
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