La presse, 19 septembre 1995, Cahier A
[" Bagues 25 pts diamants OrlOK ord 399$ Épargne* 100 $ Spéclol299$ 7139.rue ST-HUBERT.277.3127V -L MONTRÉAL, MARD119 SEPTEMBRE 1995 111e ANNÉE No 325 60 PAGES, 4 CAHIERS iles-de-la-Madeleine 1 $ 60* Taxes en sus Météo* i Le suicide, un problème majeur Ensoleillé, températures normales tnax 19 /min 6 page S16 3 4 page S 3 Actualités Le Hells Hémond avait été exclu des Nomads page A 4 Économie La pression sur les taux s'atténue page C1 Monde Un officier canadien compare VONU à Ponce Pilote pageB9 Index Annonces classées immobilier B10àB12 - marchandises B12 emplois B12 - automobile B13-B14 - propositions d'affaires B14 Arts et spectacles B5 à B8 - Télévision B6 \u2022 télé-horaires Bandes dessinées B13 Bridge B14 Décès B15 Économie cahier C Éditorial B2 Êtes-vous observateur?B10 Feuilleton B11 Horoscope B12 Le monde B9 etB16 Loteries A7 Mots croisés B12 Mot mystère B11 opinions B3 Politique B1 et B4 Tabloïd sports De plus en plus de Québécois souffrent de détresse psychologique LILIANNE LACROIX LW espérance de vie en bonne santé des Québécois a augmenté, les gens fument moins et boivent généralement moins, mais côté mental ça ne va pas fort pour tout le monde.La détresse psychologique a en effet effectué un bond important, passant de 19 p.cent en 1987 à 26 p.cent en 1993.L'augmentation est particulièrement notable chez les moins de 45 ans et chez les hommes de 45 à 64 ans.Voici quelques-uns des résultats tirés de la plus importante enquête sociale et de santé jamais réalisée au Québec et présentée hier en conférence de presse par la sous-ministre adjointe à la Santé publique du ministère de la Santé et des services sociaux, Mme Christine Colin.Selon l'enquête menée entre novembre 1992 et novembre 1993 auprès de 35 000 Québécois, le suicide demeure un problème majeur, en particulier chez les jeunes.Malgré les programmes de prévention et de sensibilisation, la situation aurait en effet peu évolué en cinq ans.Une autre étude rendue publique hier (celle du Conseil permanent de la jeunesse dont parlait en primeur La Presse sa- medi dernier) rapporte qu'entre 1975 et 1979, le taux de suicide chez les moins de 19 ans était de 14,2 par 100 000 jeunes.Les données les plus récentes montrent qu'entre 1990 et 1993, il était passé à 28,6, plus du double.En 1993, 103 jeunes se sont enlevé la vie au Québec.L'année précédente, 100 jeunes se suicidaient.Au cours des 12 mois ayant précédé l'enquête du ministère de la Santé et des services sociaux, près de 30 000 personnes de 15 ans et plus auraient fait un geste suicidaire, soit six personnes sur 1 000.C'est chez les jeunes de 15 à 24 ans qu'on en retrouve le plus grand nombre (18 pour 1 000).De la même façon, plus de jeunes se classent au niveau élevé de l'indice de détresse psychologique (35 p.cent contre 23 p.cent en 1987).C'est dans cette catégorie aussi que se retrouvent les plus grands consommateurs de drogues: 27 p.cent chez les 15-24 ans contre 13 p.cent chez l'ensemble des Québécois de 15 ans et plus.Selon que l'on vive sur la Côte-Nord ou dans la région de Québec, le bilan de VOIR SUICIDE EN A2 ¦ la consommation de médicaments est en hausse.Page A 5 Ottawa n'acceptera pas un résultat serré en faveur du OUI PETITE COQUINE, VA ! CHANTAI.HÉBERT du bureau de La Presse OTTAWA Le premier ministre lean Chrétien a levé hier les derniers doutes qui subsistaient quant à la volonté fédérale de se réserver le droit de tester, possiblement dans un autre référendum piloté à partir d'Ottawa, un résultat favorable au OUI le 30 octobre.Pressé de questions par le Bloc Québécois et le parti Réformiste à l'occasion de la rentrée parlementaire, M.Chrétien a indiqué explicitement pour la première fois que le gouvernement fédéral n'acceptera pas d'emblée un résultat serré en faveur du OUI.« Les souverainistes ont embrouillé le débat en parlant en même temps de divorce et de remariage.Ils veulent qu'au nom de tous les Canadiens, je dise qu'avec une question embrouillée comme celle-là, sur la foi d'un seul vote de plus, je les aide à briser le Canada, vous le feriez peut-être mais pas moi ! » a-t-il lancé au chef réformiste Preston Manning.Ce dernier a fait sortir le premier ministre de son plan de match habituel, lequel consistait à refuser systématiquement de discuter l'hypothèse d'un OUI, en lui demandant d'indiquer clairement « qu'un OUI le 30 octobre signifie que le Québec quitterait la fédération, qu'un NON signifie qu'il y resterait à long terme et qu'un vote de 50 p.cent plus un est la ligne qui divise les deux.» Malgré les reproches cinglants qu'il a adressés au chef réformiste au sujet de son acceptation à l'avance des résultats du vote du 30 octobre, Jean Chrétien n'a pas voulu indiquer précisément comment il s'y prendrait pour contester une victoire du OUI.VOIR RÉSULTAT EN A2 ¦ Le ministre Le Hir est accusé de faire du « patronage ».Page B1 Débat orageux sur les bars au conseil ANDRÉ PÉPIN Ll'administration du maire Pierre Bourque connaît depuis une semaine son premier véritable affrontement avec les conseillers de l'opposition concernant une modification au règlement pour permettre aux bars d'occuper de plus grandes surfaces.Dans les zones commerciales de densité moyenne, comme l'avenue Mont-Royal ou la rue Saint-Hubert, la surface permise qui est de 100 mètres carrés pourra dorénavant atteindre 300 mètres carrés.La forte majorité au conseil d'élus de Vision Montréal devait permettre à l'administration Bourque de faire adopter la modification, au cours de la nuit dernière, mais le débat a été ora- geux, durant toute la soirée, l'opposition qualifiant de « méprisante », l'attitude de l'administration dans ce dossier.« Vous avez mené des consultations durant l'été comme s'il s'agissait d'une véritable urgence.Vous ne savez pas ce que les résidants des artères commerciales devront subir.C'est du mépris ! » a lancé le conseiller indépendant de (eanne-Mance, Michel Prescot.L'administration municipale a déjà reculé d'un pas dans ce dossier.Au début de l'été, il était question de permettre des superficies illimitées.Les pressions des citoyens, notamment une pétition de plusieurs milliers de noms, a forcé un recul: la limite est maintenant fixée à 200 mètres carrés, plus 50 p.cent de VOIR BARS EN A2 photo Robert MAiLLOUX.La Presse La semaine de la natation, ça concerne tous les nageurs.À la piscine de l'école secondaire Êmile-Legault, à Saint-Laurent, des dizaines de « p'tlts monstres » âgés de deux à cinq ans ont été initiés à la natation.Même la coquine Christina.Lorsque la brunette de quatre ans ne s'époumonait pas à verser des larmes de crocodile, elle éclatait de rire et tirait la langue à ceux qui osaient lui parler ! À lire en page 10 du cahier Sports.Enquêtes disciplinaires sur une douzaine de policiers de Chambly JEAN-PAUL CHARBONNEAU Réjean Tremblay S5 ne douzaine des 26 policiers municipaux de Chambly font l'objet d'une enquête disciplinaire et les allégations sont dans certains cas assez graves pour mener éventuellement à des congédiements.La Presse a en effet appris hier que le directeur intérimaire de ce corps de police, Pierre Trudeau \u2014 chef de police de Saint-Hubert \u2014 a reçu intruction du sous-ministre associé à la Sécurité publique, Charles Côté, d'instituer des enquêtes disciplinaires, dont plusieurs pourraient être soumises à la Commission de déontologie policière.Selon les informations obtenues, certains cas sont si graves que des congédiements sont à prévoir.Mercredi dernier, le sous-ministre associé Charles Côté a fait parvenir une lettre à M.Trudeau dans laquelle il écrit: « Conformément aux recommandations du juge Verdon, le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, demande de vous informer que vous aurez accès aux archives de la commission d'enquête Verdon afin d'instruire des dossiers de discipline et de déontologie portant sur les membres du corps de police.» À la page 254 de son rapport rédigé à la suite de l'opération Brigade de la Sûreté du Québec, le juge Verdon recommande « que le ministre de la Sécurité publique évalue l'opportunité de la transmission, au directeur de police de Chambly, des renseignements recueillis au cours de cette enquête ou par la Sûreté du Québec, qui mettent en cause l'éthique ou la discipline de certains policiers de Chambly.» En d'autres mots, le magistrat souligne que son mandat ne lui accorde pas le droit d'identifier et de blâmer des policiers, mais que dans ses archives il y des informations qui permettraient au directeur de police de compléter des dossiers disciplinaires.Un fonctionnaire du ministère de la Sécurité publique qui a travaillé avec le juge Verdon sur l'affaire de Chambly a reçu la directive de préparer des fiches sur chacun des policiers visés.Ces fiches ont été remises au directeur Trudeau.Pour qu'il ne reste plus de doute Au total, il y aurait 18 fiches touchant une douzaine de policiers, dont quatre ou cinq cas assez sérieux.« Le but de cet exercice, a précisé un haut fonctionnaire du ministère, est d'étudier cas par cas afin de prendre les mesures qui s'imposent et que finalement il ne reste plus de doute sur personne à la police de Chambly.» VOIR CHAMBLY EN A2 Me Parizeau et La Presse règlent hors cour n article, publié en première et deuxième pages de l'édition du 11 mai 1993 de La Presse, affirmait que Me Micheline Parizeau aurait touché une commission secrète en référant une de ses clientes qui cherchait à acquérir un condominium aux promoteurs du Sanctuaire du Mont-Royal.L'article précisait que Me Parizeau aurait insisté pour que cette prétendue commission lui soit versée sous forme d'une réduction sur le prix d'achat d'un condominium qu'elle projetait elle-même d'acquérir du Sanctuaire du Mont-Royal Itée.L'article aurait dû mentionner que Me Parizeau a témoigné sous serment et a nié énergique-ment cette allégation de M.René G.!.épine, président du Sanctuaire du Mont-Royal Itée.Elle a aussi fait venir à la barre le fils de M.I.épine, M.Louis Lépine.Ce dernier a nié sous serment qu'une commission ait été versée.De plus, le mari de Me Parizeau, Me Roger Peryer, a également témoigné sous serment qu'aucune réduction sur le prix d'achat du condominium n'a été donnée à Me Parizeau par le promoteur immobilier.L'article aurait aussi dû mentionner le fait que le M.le juge François Wilhelmy n'a pas retenu cette allégation de M.René G.Lépine comme prouvée.L'article était fondé sur les propos tenus par M.René G.Lépine lors d'une audition devant le juge François Wilhlemy, de la Cour du Québec.Le 25 juin 1993, Me Parizeau intentait une action en diffamation contre La Presse en rapport avec le contenu de cet article.Dans le cadre de cette action, La Presse devait démontrer que les allégations publiées dans son article du 11 mai 1993 étaient vé-ridiques.Vu les éléments de preuve à sa disposition, La Presse a pris la décision de régler le litige l'opposant à Me Parizeau.Les parties ont convenu de garder confidentielles toutes les modalités du règlement.Nous regrettons les inconvénients et le tort qui ont été causés à Me Parizeau et à son entourage et lui présentons nos cxcuses.J mu rYAGER ^oride a JE kOLS Fort lauderdale à partir de selon l* Montréal ?Orlando à partir de Départs du 7 septembre au 26 octobre é mi moment le la Réservation.Les vols de ROYAL sent nolisés.conformément aux dispositions VARA contenues dans te règlement sur les 279$ OéfMrte du 7 septembre au 16 octobre v01kagekt J LA PRESSE.MONTREAL.MARD119 SEPTEMBRE 1995 Demain dans La Presse .'Il - 0e>* Mode Copie conforme ¦ Il suffit d'un peu d'imagination et d'audace pour se façonner une allure de podium à bon compte.Pour ce faire, il faudra délaisser les griffes et sortir des sentiers battus.Deux avenues s'offrent à vous: le chemin des manufacturiers ou encore celui des friperies.Dans le cahier « Mode » de demain, Viviane Roy dresse un aperçu de ces routes alternatives.tu.tl Collectes de sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants: \u2022 à Montréal: Centre des donneurs de sang.Centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est (métro Préfontaine), de 9 h à 20 h; # à Montréal: Université de Montréal, Faculté des Arts & Sciences, cafétéria, 2e étage, 3200, rue Jean-Brillant, de 10 h à 16 h.Objectif: 150 don- neurs; # à Montréal: Pavillon Education Communautaire, SPEC, 1670, avenue Desjardins, de 14 h 30 à 20 h 30.Objectif: 125 donneurs; \u2022 à Saint-Jérôme: Clinique du Maire de Saint-Jérôme, Aréna Melançon, salle communautaire, 451, rue Melançon, de 10 h 30 à 20 h 30.Objectif: 425 donneurs.Précisions Comme il semble exister au moins deux organismes portant le nom « Les Enfants de l'Espoir », précisons ici que celui dont nous parlions dans notre édition de dimanche et qui oeuvre dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve auprès de familles démunies peut être joint au numéro 872-1641.¦ La Banque Mondiale établit à près d'un million de dollars la richesse des Canadiens, et non un milliard, comme indiqué par mégarde dans un résumé d'agences publié dans La Presse hier.Suivant le nouvel indice composite du « potentiel économique réel» développé par l'organisme international, la richesse des Canadiens est de 704 000 SUS par personne, soit l'équivalent de 964 000 $ CAN.InfoBref Bell Vous voulez \\vus faire entendre?Répondez à la question du jour.Pour faire connaître votre opinion, composez le 875-2355; au son de la voix, faites le 220.» Croyez-vous que le suicide est un problème réellement majeur au Québec?Les enseignants sont-ils, selon vous, justifiés de faire des pressions pouvant aller jusqu 'à la grève?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été : Oui: 42% Htm: 58% La Presse ; lo quotidienne \u2022 Tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 372 6377 BONNEMENT 285-6911 (!e service des abonnements I est ouvert du lundi ou fjendredi do 7 h à 17 h 30 RÉDACTION 285-7070 PROMOTION 285-7100 COMPTABILITE Grondes annonces 285-6892 ANNONCES CLASSÉES Hmdi su vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Décès, remerciements GRANDES ANNONCES 285-7117] 285-6816 | National, Tels* Vacances, Voyaoai i 285-7202 285-7306 285-7265 | Lfi PRESSE est Dubhée par LA PRESSE.LTÉE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y1K9 Seule u Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et ceHes des (services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations ftrticuliéres à LA PRESSE sont également réservés « Envois de publication canadienne \u2014 Central do vente numéro 0531650 » Port do retour garanti.(U8P8003692) Champlam N.Y.12015-1518.RENSEIGNEMENTS 265-7272 i-i V V s I E DU JOUR 38-2 MARDI SEPTEMBRE 1995 I U LES ANNONCES CLASSÉES 285-7111 un cadeau au Mexique La Porte de l'Amitié, une Imposante oeuvre en acier réalisée par le sculpteur mexicain Sébastian ici-contre), a été Inaugurée hier au parc des fies par le maire de Montréal, Pierre Bourque.Cette création, qui est offerte par le département du District fédéral de Mexico dans le cadre du 350* anniversaire de la fondation de Montréal, a été installée à proximité de deux autres sculptures réalisées par des artistes américain et canadien afin de symboliser la signature du traité de l'ALE-NA.PHOTO ROBERT MAILLOUX.La Presse Suite de lu l'ne SUICIDE Lo suicide, un problème majeur santé est plus ou moins favorable.Ainsi, si vous vivez sur la Côte-Nord, en Abitibi-Témisca-mingue, en Gaspésie-îles-de-la-Madeleine et dans l'Outaouais.votre santé risque d'être plus chambranlante que si vous avez la chance de vivre dans ia région de Québec.« La décentralisation et la régionalisation déjà amorcées devraient permettre de réduire ces écarts »t déclarait Mme Colin.Une personne sur quatre a consulté au moins un professionnel de la santé au cours des deux semaines ayant précédé l'enquête.Si le recours aux services d'un médecin a peu varié, la demande de services d'autres professionnels de la santé a augmenté.Entre les deux enquêtes, la proportion d'utilisateurs de médicaments s'est aussi accrue, particulièrement pour la consommation des médicaments obtenus sans ordonnance.Par contre, quatre p.cent des gens qui ont reçu des ordonnances pour des médicaments au cours des deux semaines précédant l'enquête et le tiers des personnes qui auraient dû se procurer des lunettes, des prothèses ou d'autres fournitures médicales, s'en sont abstenues à cause de leur coût.Les bonnes nouvelles La proportion des buveurs ayant pris entre une et six consommations au cours de la semaine ayant précédé l'enquête est passée de 52 p.cent à 38 p.cent.Mieux encore, 39 p.cent des répondants n'avaient pris aucune consommation contre 26 p.cent en 1987.Par contre, la proportion de personnes présentant un risque élevé de problèmes liés à l'alcool augmentait entre les deux enquêtes, passant de 10 à 13 p.cent.Les personnes les plus à risque de consommer de façon excessive sont principalement les hommes, les jeunes et les personnes dont la situation sociale est marginale sur le plan de l'emploi ou de la situation familiale.Sur le front de la lutte à la cigarette, par contre, tout semble rose.Non seulement la proportion des fumeurs réguliers a-t-elle baissé (35 à 30 p.cent) mais le profil de consommation s'est modifié à la baisse, le pourcentage de grands fumeurs passant de 16 p.cent à U p.cent.Neuf Québécois sur dix qualifient leur état de santé de bon à excellent par rapport aux gens de leur âge.Les gens de 15 à 44 ans semblent toutefois apprécier de façon moins favorable leur état de santé qu'il y a cinq ans.Les moins bonnes nouvelles L'activité physique de loisir est absente chez près de 40 p.cent de la population.Alors que les jeunes et les personnes âgées consacrent à peu près autant de temps à l'activité physique, c'est dans la tranche médiane qu'on retrouve le plus de gens qui ne s'y adonnent pas de façon régulière.On a aussi observé une présence plus fréquente d'excès de poids dans l'ensemble de la population et ce, tant chez les hommes (29 p.cent contre 22 p.cent) que chez les femmes (21 p.cent contre 17 p.cent).Enfin, personne ne sera surpris d'apprendre que l'enquête a confirmé que les milieux de vie ainsi que le niveau socio-économique ont un rapport avec la perception qu'ont les Québécois de leur état de santé.Q RÉSULTAT Ottawa n'acceptera pas un résultat serré en faveur du OUI À la place, le premier ministre fédéral a mis les souverainistes au défi de poser aux Québécois une question assez claire à son goût, à savoir « s'ils veulent se séparer du Canada ».Il promet d'avance d'accepter la réponse qui se dégagerait d'un tel exercice.Au Bloc Québécois qui lui rappelait qu'en 1980 il s'était engagé au préalable à accepter comme définitif le résultat du référendum, il a répondu que c'était avant que les souverainistes ne reviennent à la charge avec un second référendum.À cet égard, lean Chrétien a demandé à Lucien Bouchard s'il avait en tête « un deux dans trois, un trois dans cinq ou un quatre dans sept .» Quant à la ministre Lucienne Robillard, qui était brièvement sortie du rang fédéral la semaine dernière en déclarant que son gouvernement allait « respecter le vote des Québécois » le 30 octobre, elle s'est remise hier au même diapason que son patron.« Nous avons toujours affirmé que les Québécois avaient le droit de s'exprimer clairement et démocratiquement sur leur avenir.Où est cette question claire ?Où est cette question claire de la part de nos collègues ?Pourquoi cachent-ils le véritable enjeu de ce référendum ?» a-t-elle soutenu sous une pluie de quolibets du Bloc Québécois.Corde à danser Ceux qui s'attendaient à un duel Bouchard-Chrétien à l'occasion de la rentrée ont plutôt eu affaire à une partie de corde à danser.Hier, le parti Réformiste a tiré autant son bout de corde référendaire que le Bloc et a tenté aussi vigoureusement de faire trébucher le gouvernement.Le premier ministre a montré à cette occasion qu'il savait changer de cadence selon la personne qui le faisait danser.Tel que prévu, bioquistes et libéraux ont rivalisé d'invectives, lean Chrétien a été traité de « fossoyeur du lac Meech » par les ténors du Bloc Québécois.En retour, il a accusé Lucien Bouchard «c d'avoir donné un coup de couteau dans le dos de Brian Mulroney » et il a taxé le premier ministre Jacques Parizeau de «< malhonnêteté intellectuelle ».Mais sur le fond, le parti Réformiste a donné autant de fil à retordre au gouvernement.À la surprise des stratèges aussi bien souverainistes que libéraux, c'est en effet Preston Man-ning que Jean Chrétien a le moins esquivé.Au cours d'un premier tour de piste prolongé avec le Bloc Québécois sur la même question, le premier ministre n'avait pas cédé un pouce de terrain par rapport à ses déclarations anté- rieures sur l'hypothèse d'un OUI.Mais quand Preston Manning est monté à son tour au même front, il a visiblement fourni au premier ministre une tentation irrésistible de se poser en plus ferme défenseur de l'unité canadienne que son adversaire réformiste aux yeux des Canadiens.Hier, les réponses du premier ministre n'ont satisfait aucun de ses adversaires.Aux yeux du parti Réformiste» ia position fédérale pourrait encourager des Québécois à voter OUI puisque, soutient son critique Stephen Harper, ils auront l'impression que leur décision n'a rien d'irréversible.Aux yeux du Bloc Québécois, la ligne de conduite de lean Chrétien est encore floue, puisque, fait valoir Lucien Bouchard, «en français, il a refusé de se commettre de façon claire ».Hier, le Bloc n'a pas réussi à convaincre le président des Communes de donner le feu vert à un débat spécial pour vider cette question.Q L%« Débat orageux sur les bon su conseil cette superficie si le bar ou le restaurant-bar peut occuper la totalité d'un rez-de-chaussée.L'argument de l'administration Bourque est simple: « Nous voulons normaliser les choses.Actuellement, nombre d'établissements dépassent largement l'ancienne limite de 100 mètres carrés, fixée temporairement en 1994», soutient le responsable du dossier, Pierre Goyer, du Comité exécutif.Le maire Bourque n'est intervenu qu'une seule fois dans ce dossier, la semaine dernière, pour accuser l'opposition de désinformer le public.« U ne s'agit pas d'encourager la multiplication des bars dans le territoire, mais de fixer des normes nouvelles, adaptées à la réalité », a-t-il soutenu.Le RCM, par la voix de la conseillère Thérèse Daviau, a longuement dénoncé, hier soir, les conséquences économiques d'une nouvelle réglementation.« En agrandissant des bars, vous allez en fermer d'autres.Puis, les commerçants de ces secteurs verront encore le nombre de places de stationnement réduit », dit-elle.La conseillère, dénonçant elle aussi la consultation estivale dans ce dossier, a par ailleurs fait valoir que l'activité de plusieurs commerces de restauration et de bars diminue déjà, dans certaines artères comme Prince-Arthur, en raison d'une concurrence trop grande.Le conseiller de Snowdon, Marvin Rotrand, a lui aussi été très dur à l'endroit de l'administration Bourque, l'accusant de mépris à l'endroit des citoyens.Tous les conseillers de l'opposition qui sont intervenus dans ce débat ont souligné les dangers que représentent de plus vastes bars pour les résidants.« Nous recevons tous les jours des plaintes de citoyens gênés par le bruit de la musique, le crissement de pneus, les cris, etc.Occupez-vous de ces plaintes avant d'agrandir les bars », a lancé le conseiller Prescot.Le président du conseil, M.Luc Larivée, est intervenu à plusieurs reprises, hier, pour calmer l'ardeur des opposants et rappeler l'importance d'un langage correct dans la salle du conseil.Des membres de l'administration Bourque confient en coulisses que ce tapage de l'opposition ne vise pas tant à éclairer la population qu'à paralyser les travaux du conseil.L'opposition a toutefois réussi à faire plier l'administration.Les bars auront une superficie contrôlée.Un autre point: l'administration a reculé sur son projet d'amender le règlement pour permettre d'offrir « des soins personnels » à domicile.Letf-fts-sociations de coiffeurs ont fortement réagi à ce projet.La notion de soins personnels n'est pas suffisamment claire, admet le conseiller responsable, M.Pierre Goyer.Cette fameuse notion de « soins personnels » concernait directement le domaine de la coiffure, mais il ouvrait la porte à la prolifération des salons de massage.Le règlement ne sera donc pas modifié à ce sujet, les commerçants devront afficher une raison sociale dans une place commerciale.Le tumulte au sujet de la superficie des bars, qui a tenu le conseil en haleine durant une semaine, aura donc permis è l'opposition de se faire valoir.L'administration Bourque, qui avait eu la vie facile au conseil depuis un an, sait maintenant que des conseillers expérimentés lui font face.G I CHAMBLV I Enquêtes disciplinaires sur Parmi la douzaine de policiers sujets à des enquêtes disciplinaires, on retrouve les quatre qui sont encore devant les tribunaux criminels à la suite des accusations déposées au lendemain du raid de la SQ au poste de police et ailleurs.Il s'agit de Denis Boucher, Marc Laurin, Gary Massicotte et Michel Valeriotc.L'enquête disciplinaire du di- recteur Trudeau portera sur des allégations de trafic de drogue; de relations clairement identifiées avec des individus ayant des antécédents judiciaires ou des activités criminelles; de fréquentation d'endroits réputés comme étant des lieux de trafic de stupéfiants; de commerce ou de consommation de produits de contrebande; d'utilisation indue d'informations policières provenant du Centre de renseignements policiers du Québec (CRPQ) et d'abus de confiance fi cet égard; d'entrave ou d'ingérence dans le déroulement du travail policier; de situations de conflits d'intérêts potentiels et la problématique du double emploi; ainsi que de comportements licencieux.« Pour tout ce que je viens de vous mentionner, il y a des preuves dans les archives de l'enquête du juge.Les preuves ont été recueillies de différents informateurs provenant d'autres corps policiers, d'agents d'infiltration, écoute électronique, etc.U ne faut pas oublier aussi que quand ces gars-là (les policiers de Chambly) ont été interrogés par la SO.ils ont tous fait des I déclarations écrites où ils se sont impliqués mutuellement.Le rapport démontre que des choses très graves ont été commises par des policiers de Chambly et pour que le juge prenne la peine de faire des recommandations précises, c'est parce que la preuve est solide », a précisé à La Près-se un informateur mêlé directement à cette enquête.Le directeur Pierre Trudeau mènera seul son enquête.Un rapport devrait être présenté à la Commission de déontologie et au conseil municipal dans quelques semaines.J 006538500001400382 Bourque dit n'avoir aucun compte à rendre au conseil sur des contributions illégales ANDRÉ PÉPIN ¦ Le maire de Montréal, Pierre Bourque, demande au directeur général de «on parti de vérifier toutes les contributions versées à l'occasion des élections municipales, mais il soutient n'avoir aucun compte à rendre au conseil à ce sujet.\u20ac Il se peut qu'il y ait eu certaines irrégularités, mais je n'ai pas à commenter des rumeurs au conseil municipal.Il faut faire la distinction entre les activités du parti et les responsabilités politiques », a déclaré le maire, hier, durant une séance régulière du conseil.M.Bourque dit avoir demandé au directeur général de Vision Montréal, Jean-Guy Gagnon, d'examiner les allégations sur le financement du parti.\u20ac Nous rendrons compte publiquement de la situation », a-t-ii ajouté.M.Bourque a longuement été interrogé par les membres de l'opposition au sujet de contributions obscures à la caisse du parti, révélées par La Presse hier.C'est le conseiller de Snowdon, Marvin Rotrand, qui soulève la question, près d'un an après les élections.Pierre Bourque Après avoir scruté la liste des souscripteurs de Vision Montréal et vérifié les renseignements qui s'y trouvent, M.Rotrand affirme que sa confection témoigne d'un laxisme affligeant de la part des dirigeants du parti.L'opposition du RCM a déjà dénoncé ce laxisme auprès du directeur général des élections.Me Pierre F.Côté, qui n'a pas encore statué sur la question.Le 10 mai dernier, dans une lettre adressée à Me Côté, le RCM soulignait une série d'irrégularités commises par le parti de M.Bourque.Des dépenses de Vision Montréal pour un montant de 135 866$ n'ont pas été jugées admissibles au remboursement de 50 % stipulé par la loi, comparativement à des dépenses totalisant 7 500 $ seulement pour le RCM.Les lieux et adresses de 54 activités de Vision Montréal durant la dernière campagne électorale n'avaient pas été indiqués.Les panneaux électoraux de Vision Montréal ne portaient pas l'identité de l'imprimerie qui a fabriqué le matériel, comme la loi l'exige.Dans la lettre qu'il faisait parvenir au directeur général des élections, le RCM soulevait plusieurs autres anomalies concernant les espaces publicitaires dans les médias.La dernière attaque de l'opposition porte plutôt sur les adresses fournies par les contributeurs, adresses qui sont souvent inexactes.Le directeur général des élections n'a jamais réagi officiellement à ces remarques.Dans son intervention d'hier, le maire Bourque a indiqué que son parti rembourserait, si nécessaire, toutes les sommes qui auraient été incorrectement perçues.Les dirigeants et les membres de Vision Montréal doivent se réunir aujourd'hui, à huis clos, pour un conseil général.On doit y faire le point sur les activités des élus, après un an de pouvoir.L'EXPRESS DU MATIN RÈGLEMENT DE COMPTES t ¦ Un adolescent de 16 ans a été légèrement blessé hier vers 15 h 40, après qu'un homme d'une vingtaine d'années eut ouvert le feu sur lui, à proximité du 8200, boulevard Saint-Laurent, à Montréal, au cours d'un règlement de comptes entre gangs de ' jeunes.Selon la police, la victime se trouvait sur le trottoir en compagnie d'amis lorsqu'une voiture blanche s'est approchée du groupe.L'un de*» quatre occupants du véhicule, qui ne s'est jamais arrêté, a alors tiré une fois à l'aide d'un fusil de calibre .12.L'adolescent, touché à la main et a l'épaule, a été transporté à l'Hôpital Général de Montréal.ACCUSÉS DE VOL îii.j.* 1: - ¦ ,4 PHOTO ROBERT MAILLOUX.La Presse Après avoir dévalé le boulevard Saint-Laurent en direction de la rue de la Commune, Jean-François Briiion n'a pu freiner à temps et a été écrasé par le camion d'Hydro-Québec que l'on aperçoit au centre.Patineur écrasé par un camion près du Vieux-Port Le jeune homme et un ami dévalaient le boulevard Saint-Laurent «pas mal vite» MARC THIBODEAU ¦ Jean-François Brillon, un adepte du patin à roues alignées âgé de 19 ans, est mort hier peu de temps après avoir été heurté par un camion d'Hydro-Québec, à proximité du Vieux-Port de Montréal.Vers 16 h 10, la victime descendait une côte du boulevard Saint-Laurent en compagnie de Jesse Kennedy, 17 ans, et n'a pu s'arrêter à temps à l'intersection de la rue de la Commune, où le camion de la société d'État venait de faire un arrêt réglementaire.« On arrivait pas mal vite, a déclaré à La Presse le jeune Kennedy, peu de temps après l'accident.Il y avait une automobile qui venait de la gauche et nous avons essayé de l'éviter en la contournant par l'arrière.» Cette manoeuvre a permis aux deux sportifs d'éviter une première collision.Mais pas le véhicule qui venait dans l'autre sens.Les patineurs ont alors tenté d'effectuer un second virage en catastrophe mais n'ont réussi, ce faisant, qu'à se heurter.« Nous nous sommes alors 'agrippés' l'un à l'autre mais ça ne nous a pas empêchés de continuer à avancer.Je ne sais pas trop ce qui est arrivé par la suite .» a indiqué fesse Kennedy.Le jeune homme s'en est tiré à bon compte puisqu'il n'arborait que quelques égratignures, notamment à la cuisse droite, après avoir heurté l'arrière du camion.Son ami, beaucoup moins chanceux, a été écrasé par l'une des roues arrières du véhicule.Les quelques employés d'Hydro-Québec qui y prenaient place étaient tou- jours sur place près d'une heure après l'accident, et tentaient tant bien que mal de se remettre de leurs émotions tandis que les policiers de la Communauté urbaine reconstituaient le fil de l'événement.« Nous ne l'avons jamais vu arriver, a indiqué l'un des passagers, Pierre Desjardins.Tout ce que nous avons senti, c'est le derrière du camion qui levait.» Denise Forand, qui était également à bord du véhicule, a bien tenté de venir en aide à la victime en pratiquant le bouche à bouche, mais sans résultat.« Il y avait du sang qui coulait de son nez, a-t-elle indiqué.Et lorsque je lui soufflais de l'air dans la bouche, ça faisait un bruit de bulles dans l'eau, ce qui n'avait rien de rassurant.Ses pupilles étaient dilatées.» Les ambulanciers d'Urgences Santé arrivés en renfort ont transporté à toute vitesse le jeune Brillon à l'hôpital Royal-Victoria, où il est mort des suites de ses blessures peu après.« Il a tout simplement eu la cage tho-racique écrasée par le poids du véhicule », a résumé le sergent Gilles Saindon, du poste 33.Quelques-uns des habitués du Vieux-Port n'ont pas manqué de profiter de l'occasion pour fustiger un sport qu'ils jugent résolument périlleux.«c Ça n'a pas de bon sens, a indiqué à La Presse un cocher qui souhaitait conserver l'anonymat.On en voit tous les jours qui descendent cette pente du boulevard Saint-Laurent à des vitesses folles et qui tournent à la dernière seconde afin d'éviter les voitures sur la rue de la Commune.Ça ne pouvait pas faire autrement.» ¦ Deux employés et deux clients du Casino de Montréal comparaîtront le 19 octobre pour être accusés de vol, fraude et complot.Selon la Sûreté du Québec, il s'agissait pour un croupier de remettre des jetons de 1 000$ au* lieu de jetons de 100$ aux gagnants à la table de jeu.Les accusés sont le croupier Patrick Lachapelle, 20 ans, de Brossard, le chef de table Normand Paquette, 28 ans, et les clients Sami Zawr-Eddine, 28 ans, de Saint-Laurent, et Charif Noureddine Hassan, 26 ans, de Montréal.Us ont été épingles grâce à la surveillance des employés du service de sécurité du casino.Deux employés du casino font toujours l'objet d'une enquête.MANDAT D'ARRESTATION ¦ Un mandat d'arrestation a été émis hier contre Patrick Turgeon, 20 ans, soupçonné d'avoir ouvert tiré a plusieurs reprises sur un homme de 25 ans avec un fusil de calibre .12 samedi dernier, rue de La Gauchetière à Montréal.La victime, qui avait également été frappée par un autre individu armé d'une batte de baseball, était toujours hospitalisée dans un état critique.Toute information pouvant permettre de retrouver Turgeon, disparu de son logement situé rue Ontario Est, peut être communiquée à la police de la CUM au 280-2533 ou au 280-2233.KYRIELLE D'ACCUSATIONS ¦ Des accusations de séquestration, de voies de fait graves et d'agression sexuelle ont été déposées hier au palais de justice de Hulî contre Denis loanis, 29 ans, de Buckingham, en Outaouais.L'homme s'était livré aux policiers de Gatineau-Métro après que son ex-conjointe eut porté plainte pour avoir, semble-t-il, été enlevée, battue et agressée sexuellement par lui, vendredi soir.loanis se serait présenté au domicile de son ex-conjointe, à Buckingham, la forçant à prendre place à bord de son véhicule après avoir fait une crise de jalousie.FORCENÉ k GATINEAU ¦ Un restaurateur de Gatineau, en Outaouais, s'est barricadé dans son commerce pendant plus de cinq heures et demie, hier matin, armé de couteaux et de cocktails molotov et menaçant d'éliminer des otages.Des problèmes d'argent seraient à l'origine du geste de désespoir de l'homme d'affaires âgé de 36 ans.Il a été arrêté à midi 35, après plusieurs heures de siège, par des membres de la section tactique de la Gendarmerie royale appelés en renfort par les policiers municipaux.Au moment de son arrestation, le malheureux avait une corde au cou et tentait de mettre fin à ses jours.Il n'y avait pas d'otages dans l'établissement.Des accusations devraient être portées ce matin.MAIL C H A PLAIN, BROSSARD \u2022 672-4537 I A4 LA PRESSE.MONTREAL.MARD119 SEPTEMBRE 1995 Pas de CHU périphérique dans un avenir rapproché MARC TMIBODEAU ¦ La Faculté de médecine de l'Université de Montréal ne pourra pas, du moins dans un avenir rapproché, bénéficier comme elle l'espérait d'un centre hospitalier universitaire ( CHU ) en périphérie.La Presse a en effet appris que le comité d'examen chargé d'évaluer la pertinence d'une telle désignation a décidé hier, lors d'une réunion tenue en soirée à l'hôpital du Sacré-Coeur de Montréal, de recommander qu'aucune décision finale ne soit prise dans ce dossier avant au moins un an.il semble que cette recommandation, qui aurait suscité bien des débats houleux au sein du comité, ait été retenue afin de permettre aux administrateurs de connaître * convenablement l'évolution des paramètres quantitatifs et des éléments qualitatifs devant justifier » une telle désignation.En d'autres mots, certains membres du comité ont fait valoir que la situation actuelle dans le monde hospitalier universitaire, en vue notamment de la fermeture prévue d'un grand nombre de lits au centre-ville, était trop instable pour déterminer si la désignation d'un second CHU était pertinente.Actuellement, l'Université de Montréal peut déjà miser ^ur le CHU Centre-ville, qui doit résulter de la fusion de l'hôpital Saint-Luc, de l'hôpital Notre-Dame et de l'Hôtel-Dieu de Montréal.Le comité, oui est présidé par Claude Pichette, de l'fnstitut Armand-Frappier, recommenderait également de mettre une croix sur le projet de fusion entre les hôpitaux Maisonneuve-Rosemont et Sacré-Coeur de Montréal, le premier centre devant être le seul retenu comme CHU si jamais une telle désignation de-v ait se révéler nécessaire.D'ici là.ces deux institutions devront donc continuer à oeuvrer au sein du réseau de l'Université de Montréal à turc de centres hospitaliers affiliés.Le rapport final du comité doit être remis au ministre de la Santé et des Services sociaux, Jean Rochon, mardi prochain.«Crow» Hémond est-il mort à cause de son appartenance aux Hells Angels ou à la suite dune querelle intestine ?ANDRÉ CED ILOT ¦ Richard « Crow » Hémond, 39 ans, premier membre en règle des Hells Angels à tomber dans la guerre des motards qui sévit depuis un an à Montréal, était le chef de la trentaine de « tueurs » qui portent le dossard de la puissante organisation québécoise.Il va sans dire qu'il était le plus craint du chapitre des Hells, à Trois-Rivières.Anciennement des Missiles du Sague-nay, Hémond a été l'un des fondateurs du clan trifluvien des Hells.le 23 juin 1990.Quoique très dévoué à la cause des Hells ( il arborait l'inscription « Filthy Few » sur sa veste en cuir, ce qui signifie qu'il aurait commis au moins un meurtre pour le compte de cette bande de motards ), Hémond n'a pas été admis au sein de la nouvelle formation des Nomads, qui regroupe les neuf membres les plus en vue des Hells au Québec.Depuis l'incarcération de son « frère » motard de Trois-Rivières, Richard « Rick » Vallée, devenu un Nomads et soupçonné d'avoir trempé dans une affaire de meurtre, Hémond supervisait les activités des Jokers de Saint-Jean, l'un des nombreux clubs écoles des Hells à travers la province.Hémond a-t-il été tué à cause de son excellente réputation chez les Hells Angels, ce qui aurait incité une bande rivale à l'éliminer, ou est-il une autre victime d'un règlement de comptes organisé par les Hells eux-mêmes ?« On vérifie ces deux hypothèses », a indiqué hier le lieutenant-détective Jean-François Martin, de la section des homicides de la police de la CUM.Dans le milieu criminel, c'était un secret de polichinelle que Hémond n'avait guère apprécié être exclu des Nomads.Selon les informations obtenues, Hémond avait même pris ses distances avec les Hells de Trois-Rivières, peu après la création des Nomads au début de l'année.Il était rentré dans le rang il y a quelques semaines seulement.Hémond allait monter dans sa voiture avec sa conjointe, Nancy Ladry, 22 ans, quand il a été abattu, vendredi après-midi, de {rtusîeurs balles dans le dos, dans e stationnement du centre commercial Boulevard, dans l'est de Montréal.Le tueur a suivi le couple un bon moment avant de décharger Richard « Crow ¦ Hémond Richard ¦ Rick » vallée son pistolet en direction de Richard Hémond.Il a pris la fuite en courant, puis s'est engouffré dans une voiture grise de marque Tempest, stationnée près du magasin La Baie, à bord de laquelle l'attendait un autre homme.Selon les témoins interrogés par la police, le suspect n'aurait pas plus de 32 ans.De race blanche, il mesurerait environ 5 pieds 10 pouces.Il avait de longs cheveux bruns et une moustache foncée.Au moment du meurtre, il portait une casquette.Tout ce que l'on sait de son comparse, pour l'instant, c'est qu'il est aussi de race blanche.Depuis son assassinat, les policiers ont noté un va-et-vient incessant au repaire fortifié des Hells de Trois-Rivières, situé à la jonction des autoroutes 55 et 40.Depuis quelques semaines, crai- PMOTOPC Les drapeaux des Hells Angels étalent en berne hier au repaire du chapitre trtfluvten du gang de motards.gnant sans doute une attaque à la bombe, les motards ont placé des sacs de sable à l'intérieur des murs pour les renforcer.Les deux drapeaux du gang qui flottent au-dessus de l'édifice ont été mis en berne.Lors d'une opération spéciale menée ce week-end, la Sûreté du Québec et la police municipale de Trois-Rivières ont arrêté un proche du clan local, Marc-André Hinse, 24 ans, et un membre des Rockers de Montréal, Richard Lock, 47 ans.Hinse est le frère de François Hinse, détenu au Mexique pour le meurtre d'un membre des Rock Machine durant la période des Fêtes.Les deux motards ont comparu hier devant le juge Guy Lambert, de la Cour du Québec à Trois-Rivières.Ils sont gardes en détention jusqu'à leur enquête sur cautionnement prévue pour aujourd'hui.Hinse a été surpris avec un pistolet 9mm, alors que Lock était en possession d'une bonbonne d'aérosol contenant un produit chimique.Père d'un garçon de 18 ans et d'une fille de 16 ans, nés d'une première union, Hémond vivait depuis plusieurs années à Trois-Rivières.Il est né à Québec, dans la paroisse Saint-Zéphirin-de-Stadacona ( quartier Limoi-lou ) où, durant son jeune âge, il a servi la messe pendant quelques années.Comme presque chaque année, Hémond, accompagné de parents et d'amis, devait participer au cours de la dernière fin de semaine au Festival western de Saint-Tite.Le sort en a toutefois décidé autrement.Il maintenait des liens étroits avec sa mere, son frère et sa soeur, qui vivent tous dans la région de Québec.C'est à leur demande, d'ailleurs, que le corps de Hémond sera exposé dès demain après-midi dans un complexe funéraire de Québec.Quant a la cérémonie funèbre, elle sera célébrée demain par le curé Bruno Ver-ret.« le n'ai pas à juger ni Hémond ni personne.Mon rôle, lors d'une funéraille, se résume à deux choses : primo, prier pour que Dieu accueille l'âme du défunt et secundo, célébrer la liturgie avec la famille », a expliqué le pasteur, lors d'une entretien au téléphone.On s'attend à ce qu'au moins 200 motards de partout au Québec et d'ailleurs, tous des Hells ou de leurs amis, assistent aux funérailles.En guise de solidarité, bien sur, mais aussi pour bien montrer leur force aux criminels, motards» ou autres, qui rivalisent avec eux.VOTRE MONDE à la radio AM de Radio-Canada MONTREAL-EXPRESS LES ACTUALITES avec Gisèle Lalande Lundi au vendredi - 17 h 40 à 18 h 30 Pour bien comprendre les grands enjeux de l'actualité, Gisèle Lalande et une solide équipe de journalistes nous proposent des analyses rigoureuses, des reportages, des entrevues et des témoignages sur les événements importants de la journée survenus au Canada et dans le monde.Réalisation :Jfocdyne Capano 11 Ican-Picrrc Ricard LA PRESSE, MONTRÉAL, MARD119 SEPTEMBRE 1995 A5 Nathalie Petrowski La consommation de médicaments en hausse LIA LEVESOUE de la Presse Canadienne ¦ La moitié des Québécois interrogés avaient consommé au moins un médicament, au cours des deux jours ayant précédé l'enquête Santé-Québec.Chez les femmes de 65 ans et plus, la proportion grimpe même à 87 p.cent.Qui plus est, cette consommation de médicaments a enregistré une hausse entre l'enquête de 1987 et celle de 1992.Ces données ressortent de l'enquête Santé-Québec réalisée auprès de 35 000 Québécois, entre novembre 1992 et novembre 1993.Celle-ci est financée par le ministère de la Santé et des services sociaux et les régies régionales de la santé.Ces informations sur la consommation de médicaments incluent les médicaments sous ordonnance et en vente libre, ainsi que les vitamines et minéraux.Au cours des deux jours ayant précédé l'enquête, 52 p.cent des personnes interrogées avaient pris au moins un médicament.Projeté sur l'ensemble de la population, cela signifie que 3 615 000 Québécois en auraient consommé.En 1987, la proportion était de 45 p.cent.Environ 14 p.cent des personnes interrogées ( 960 000 personnes ) avaient même consommé trois médicaments ou plus, au cours de ces deux journées précédant l'enquête.La consommation de médicaments augmente avec l'âge, passant de 41 p.cent chez les moins de 14 ans à 81 p.cent chez les 65 ans et plus, hommes et femmes confondus.Dans chaque catégorie d'âge, la consommation était moindre lors de la précédente enquête, en 1987.La proportion de consommateurs de médicaments est plus élevée chez les femmes que chez les hommes, mais il faut noter que la pilule anticonceptionnelle est incluse dans ces statistiques.Le type Les vitamines et minéraux viennent en tête de liste, étant consommés par 22 p.cent des personnes interrogées.Projeté sur l'ensemble de la population, cela revient à dire que 1 522 000 Québécois en auraient consommé au cours des deux journées précédant l'enquête.Ensuite viennent les analgésiques (14 p.cent ou 985 000 personnes ), puis les médicaments pour le coeur ou l'hypertension ( 8,5 p.cent ou 600 000 personnes ), les onguents pour la peau (5,1 p.cent ), les médicaments pour la toux et le rhume ( 4,7 p.cent ), les tranquillisants, sédatifs et somnifères ( 4,5 p.cent ), les suppléments alimentaires ( 3,5 p.cent ), les médicaments pour l'estomac ( 2,9 p.cent ), les antibiotiques ( 2,4 p.cent ), les laxatifs ( 1,5 p.cent ), puis les stimulants ( 0,7 p.cent ).Par rapport à 1987, la proportion d'utilisateurs tend à augmenter pour toutes les catégories de médicaments, notent les auteurs de l'enquête, sauf pour les catégories suivantes : tranquillisants, sédatifs et somnifères ; laxatifs et contraceptifs oraux.Absorption de médicaments 1987 et 1992-93 Personnes ayant pris au moins un médicament au cours des deux jours ayant précédé l'enquête, selon le sexe et l'âge, population totale; Québec 1987, 1992-93.Sexe et groupe d'âge\tHommes\t\tFemmes\t\tEnsemble\t \t1987\t1992-\t1987\t1992-\t1987\t1992- \t(%)\t93-(%)\t(%)\t93-(%)\t(%)\t93-(%) 0-14 ans\t34,9\t40,0\t37,1\t42,6\t36,0\t41,3 15-24 ans\t23,6\t\t56,1\t60,2/;-\t39,6\t 25-44 ans\t26,9\t34,6\t52,5\t58,2\t39,8\t46,4 45-64 ans\t42,9\t49,2\t63,1\t70,0\t, v 53.3\t69,8 65 ans et +\t66,8\t72,2\t76,4\t86.6\t72,4\t80,6 Total\t! 34,5\tmm\t54.7\t61,4\t44,7\t51,5 photo robert nadon.u Presse La chiropraxie: maintenant lOO ans Dans le cadre du centenaire de la chlropratlque, le docteur Luc Lavigueur a entrepris hier matin, en présence du maire de Montréal, Pierre Bourque, et du président de l'Ordre des chiropraticlens du Québec, le docteur Normand Danis, une course à pied qui le mènera dès jeudi à Trols-Rlvlères.Il y retrouvera un collègue parti dans les mêmes conditions de Québec afin de participer à l'Inauguration du pavillon de chiropratlque de l'Université du Québec à Trois-Rivières.Source: Santé Québec (PC) vers la fusion des hôpitaux de LaSalle et de Verdun LILSANNE LACROIX ¦ Pour en arriver à donner au moins les mêmes et peut-être de meilleurs services, l'Hôpital général LaSalle et le Centre hospitalier de Verdun ont résolu de créer un comité administratif conjoint chargé de réaliser, au plus tard en 1996, la fusion des deux institutions.La formation de ce comité administratif, qui remplace le comité stratégique formé en mars dernier, constitue un pas vers la fusion effective puisqu'il disposera de certains pouvoirs administratifs et de gestion.Le nouvel établissement, qui comptera quelque 550 lits dans les deux pavillons existants, dispensera des soins généraux et spécialisés et de haute technologie tout en conservant une vocation d'enseigne* ment.Président du nouveau comité, M.Yvon Lamarre, fort conscient de l'inquiétude ressentie au sein du personnel, a tenu à préciser qu'on ne prévoyait pas de mises à pied.«c Mais il est évident que la fusion générera des économies sur le plan administratif.S'il doit y avoir des départs, ça se fera par attrition ou par des déplacements dans d'autres organismes des Affaires sociales.» Quand on lui demande d'évaluer les économies projetées, M.Lamarre parle de millions.En attendant la fusion, les postes libres ne seront pas comblés.« On essaie de tenir le personnel au courant au fur et à mesure de l'évolution du dossier », précise-t-il.Soulignons que depuis le départ de M.Michel Larivière pour l'Hôtel-Dieu, le Centre hospitalier de Verdun est dirigé de façon intérimaire par le docteur Jacques Demers, un anesthésiste qui n'aurait pas l'intention, semble-t-i!, de rester à ce poste à demeure.« Cela facilite les choses », admet volontiers M.Lamarre.L'hôpital général de LaSalle est dirigé par M.Georges Maillet.La fusion, dit M.Lamarre, est naturelle.Les hôpitaux sont peu éloignés l'un de l'autre et permettraient même des solutions de rationnalisation comme la fermeture d'une des deux urgences la nuit par exemple, une éventualité présentement à l'étude.De plus, les spécialités se complètent assez bien.Alors que LaSalle bénéficie d'une réputation enviable en obstétrique et y a développé une experti- se particulière avec son pavillon mère-enfant, Verdun amène son statut universitaire en médecine générale et son expertise dans plusieurs spécialités.LaSalle dispose d'un budget annuel de 25 à 30 millions contre 50 à 55 pour Verdun.Il reste tout de même quelques questions majeures à régler.Alors que Verdun est affilié à l'Université de Montréal, LaSalle a des liens un peu moins formels mais néanmoins solides avec McGill.La fusion, précise M.Lamarre, permettra au nouvel hôpital de prendre plus de place.« La fermeture du Reine-Ëlizabeth et du Reddy Mémorial pourraient aussi créer plus d'àffluence chez nous.Dans le contexte actuel de rationnalisation, ça vaut la peine de donner, par cette fusion, plus de force à nos deux hôpitaux.» t rvin VlhlYIM l'Association des concessionnaires L'offre Civic Édition spéciale : : (iAKANTII .\\ KMHXXJkM / INCLUANT D'ÉQUIPEMENT SANS FRAIS, DONT LE CLIMATISEUR.\u2022 CONSOLE CENTRALE \u2022 MIROIR DE PARE-SOLEIL \u2022 MONTRE NUMÉRIQUE \u2022 ENJOLIVEURS DE ROUES \u2022 RÉTROVISEUR EXTÉRIEUR DROIT \u2022 RADIO AM/FM STÉRÉO AVEC LECTEUR DE CASSETTES ET 4 HAUT-PARLEURS \u2022 Le orix ici mentionne s applKjue lux Berlines CMC Edition spéciale (transmission manuelle cinq vitesses) présentement en inventaire chez votre concessionnaire Transport, préparation et taxes en sus.Offre réservée aux particuliers Ptirto a titre Indicatif tous les détails cfiez votre concessionnaire.Cette offre prend fin le 30 septembre L'enveloppe brune \u2022 Il fut un temps dans le merveilleux monde du journalis me ou l'arrivée au bureau d'une enveloppe brune fleurant le scoop fumant était un gage d'authenticité.A cette époque innocente, il ne serait jamais venu à l'idée de quiconque de falsifier le contenu d'une enveloppe brune.Ce n'était pas nécessaire.L'émissaire étant par définition anonyme, il n'avait pas à cacher ou à trafiquer la vérité.Ce n'est malheureusement plus le cas aujourd'hui.En cette époque opaque de guerre référendaire, on ne peut tout simplement plus se fier au contenu des enveloppes brunes ni à leur messager.Le journaliste de Radio-Canada Jean Bedard en sait quelque chose.C'est à lui qu'était adressée la fameuse enveloppe contenant le projet d'une nouvelle constitution canadienne avec une clause préconisant un Québec bilingue et une autre, le castor comme enblème et le hockey et la crosse comme sports nationaux.Bedard a lancé la bombe sur' les ondes radio-canadiennes avant d'être assommé par une rétraction de la direction.^ T La rétraction visait plus la manchette du téléjournal que la crédibilité de Bedard, reste que c'est lui et personne d'autre qui, pardonnez l'expression, s'est fait fourrer.Et royalement ! Ne me demandez pas de blâmer le pauvre homme reconnu pour sa prudence et sa pondération.A sa place, j'en aurais fait autant.Il y a quelque chose d'euphorisant, d'aphrodisiaque même, à recevoir parmi le tas de paperasses inutiles qui pieu-vent comme du plomb sur le bureau, une enveloppe mystérieuse au parfum capiteux de bombe à retardement.Le métier étant ce qu'il est, il n'y a rien comme une enveloppe brune pour sortir les journalistes de leur morosité.C'est bel et bien fini tout cela.Et d'autant plus que nous^ ne saurons jamais qui a rédigé ^ le contenu de l'enveloppe, quii l'a envoyée à Jean Bédard, qui^S voulait faire du tort à qui, qui ; en a profité.Bien sûr les rumeurs les plusS farfelues circulent.Elles poin-^ tent tantôt Jean-François Lisée : du camp péquiste, tantôt Pierre Paradis du camp libéral,;* tantôt la discrète Diane Wil-'~ helmy, tantôt Robert Bourassa, -ou, pourquoi pas, Claude Mo-à t rin.*5 ¦mm Ces rumeurs font état de-* complots machiavéliques et deZ coups montés contre à peiCÎ près tout le monde, y compris;-^ Radio-Canada et lean Bédard qu'une quelconque faction chercherait à éliminer.Mais pendant qu'on accuse tout le monde et son ombre, les preuves se gardent bien de se matérialiser.C'est ce qui m'enrage le pli avec cette affaire.Nous ne saurons jamais, jamais, le fond de l'histoire.Nous n'apprendrons pas.; quel constitutionnaliste frustrée \u2022 ou quel petit comique a perdu\"* au moins deux semaines dèS son temps pour fantasmer su£' la constitution.Nous ne con\u2014; naîtrons jamais le nom ni dt£> reste l'intention, du commis qui a planté la fausse ou vraieç: bombe.* Et dire qu'ils se promènent:! à l'air libre en ce moment en riant dans leur barbe.Comme j'aimerais pouvoir leur dire ma façon de penser.Car, à cause de leur travail de sape, les enveloppes brunes^, sont désormais aussi obsolète^ ' que les premiers ordinateurs ou que les 33 tours.Fini, les mains qui trem£! blent d'émoi en décachetant leur rabat.Gâché, le plaisir de se sentir l'unique dépositaires de leurs vilains secrets.Perdue, la confiance dans leurs preuves écrites et indélibiles.Les enveloppes brunes n concurrent* mentionné* plu> h.«ut om participé au Kallve r\\ue-\\Je>-Chaleurs 1^5 en cla»e ouvert* OUEST \u2022 Autos Earohix Inc.2600.boul.Hébert Valley field 377-1985 I Automobiles Ulsan Ltée 1625.boul.Hymus Dorval 683-5702 ne Perrot Hyundai 500 Don Quichotte Ile Perrot 425-2960 Hyundai de Sigi 11*24 rue Bleury Montréal 879-1531 SUD Seray Auto Inc.730.boul.Périgny Chambly 875-1959 Longueuil Hyundai 1680.boul.Marie-Victonn Longueuil 670-2080 Les Automobiles Cloginor Inc.359, rue Laberge St-Jean-sur-Richelieu 348-6817 Hvundai Casavant \u2022 2300.boul.Casavant ouest St-Hyacinthe 774-6344 Hvundai Granbv 11%.rue Principale Granby 378-4666 Hyundai de Châteauguay 77.St-Jean-Baptiste Châteauguay 699-8555 Hvundai Varennes 1855 Route 132 Varennes 6524979 NORD Des meules Hyundai 1237.boul.des Laurentides Ville de Laval 668-6393 Hyundai Auto St-Jérôme 1180, boul.des Laurentides St-Antoine 4324252 Chomedey Hyundai 2480, boul.Curé Labelle Chomedey.Laval 682-6000 Hvundai Blainville 1053.Curé Labelle Blainville 434-5484 Houle et Frères Hyundai 401 boul.des Seigneurs Terrebonne 4714647 Hyundai Ste-Agathe 1751 rue Principale Ste-Agathe 326-K2 II Hamel Hyundai 885 boul.Aunhur-Sauve St-Eustache 9744)440 EST Hvundai de Lanaudière 1165.de Lanaudière Joliette 759-7669 Coiteux Hyundai 5255.avenue Papineau Montréal 521-3201 Hyundai Repentigny 845 rue Notre Dame Repentigny 582-3182 Excellence Hvundai 1250 Marie-Victorin Tracy 743-1244 Hvundai Gabriel 7020.Henri-Bouras>a est Montréal 329-7777 DONNEZ- MO» DES WLES Société pour les Enfants Handicapés Du Québec 2300 ouest, boulevard René-Lèvesque Montréal, Québec, H3H 2R5 Tel.: (514) 937-6171 Comment participer: Participez au concours CKOt QUE NORMAND VAOTT A PIMENT FORT?» en remfrieiiant le coupon de parbopeflon pubae dans Le Preeee du lundi au eamedt jusqu'au 21 octobre.Ou lundi au jeuefi v#f* 7ft2S, du 4 septembre au 27 octobre 1096, l'équipe de -Y'é trop d bonne heure» pigera un coupon de paruetpetioru ^équipe appâtera le ra donner rhxftc* que la veWe (ou le *urtei< Si c'est à Varadero OkX> Varadero.Un nprr*.qui évoque lee étendue* de âabie t^anc Ai oétèbte mot** oubam Meta plue ptaoee.le OM> Varadero o
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