La presse, 27 novembre 1995, Cahier A
[" I.r Ml A H U InfoBrefBett I v téléphone le plus lu U* quotkben le plus écouté! 875-Bell LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE F Bovci\u2014 d'or»ilU»A Or 10k Ord.3«v Epargnât 10$ Spécial 29* 713rMue$T HUBERT 277-3127 MONTRÉAL, LUNDI 27 NOVEMBRE 1995\t112e ANNÉE No 39\t50 PAGES.4 CAHIERS\tIles de m Madeleine 1 $ rC\\C Floride 1.60 SUS DU^ Taxes en sus WBIBËMÊÊtÊÊÊÊÊÊÊBÊÊÊÊÊÊKÊÊÊÊKMÊlÊÊIÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊ\t\t\t Météo ^ 1200 postes d'officiers syndiqués abolis Quelques percées de soleil max 01 min -5 page S16 Théâtre La Fraternité des policiers s'oppose à la réforme parce qu'elle y perd des plumes ÉRIC Util II 1ER e projet de police de quartier du directeur Jacques Duchesneau aura pour conséquence d'abolir les postes de lieutenant et de capitaine, qui seront remplacés par des fonctions de commandant non syndiqué, a appris hier La Presse.Voilà qui jette une nouvelle lumière sur l'opposition manifestée depuis un mois par la Fraternité des policiers de la CUM à l'endroit de la réforme Duchesneau: le syndicat risque de perdre près de 200 membres (160 lieutenants et une trentaine de capitaines).« Pour la Fraternité, c'est l'enjeu ma- jeur de la réforme », a déclaré hier le vice-président de la Commission de la sécurité publique de la CUM, Peter Yeomans, qui est au centre du projet de police de quartier et qui était très mal à l'aise d'aborder ce sujet délicat, hier, quand La Presse l'a joint à son domicile.« Le service de police est rendu à une étape où il doit éliminer les échelons dans sa hiérarchie (qui en compte neuf actuellement).Pour nous, c'est devenu une question d'efficacité.On n'a plus le choix », a-t-il ajouté.Depuis plusieurs mois déjà, le directeur lacques Duchesneau affirme que les « commandants » des futurs 49 postes de quartier seront choisis parmi les lieutenants et les capitaines, jamais il n'avait avancé jusqu'à maintenant que ceux-ci obtiendraient un nouveau grade de cadre non syndiqué et qu'il abolirait celui de lieutenant et celui de capitaine.La Commission de la sécurité publique de la CUM a remis son rapport final à M Duchesneau, la semaine dernière, dans lequel elle approuve entièrement sa réforme.Parmi les 38 recommandations se trouvant dans ce document dont La Presse a pu prendre connaissance, la plus importante indique que les responsables des 49 postes de quartier seront des officiers-cadres.Plusieurs autres sources ont aussi confirmé que les lieutenants et capitaines seraient appelés à disparaître pour faire place aux « commandants » des postes de quartier.Depuis la création du service de police de la CUM en 1972, a-t-on expliqué, les directeurs qui se sont succédé à la tête du contingent de 4100 policiers ont toujours souhaité que les lieutenants et les capitaines soient des vrais cadres non syndiques, «l'ai toujours trouvé que la relation officier-policier était anormale quand l'officier est un syndiqué comme les autres.Mais aucun directeur n'a jamais osé affronter le syndicat sur cette question», relate un ancien directeur-adjoint de la CUM.Quand lacques Duchesneau a pris la VOIR OFFICIERS EN A2 Maîtres anciens, la pièce de Vannée page A10 Johnson mate la Économie I grogne // presse Ottawa de respecter ses promesses MARIO FONTAINE L'emploi à Montréal: Vhiver sera dur page B1 Monde 3V y Des obstacles à la paix surgissent en Bosnie page B 3 Une racée en tenue de luxe page Cl Index niel lohnson croit avoir maté la contestation de son leadership et il se sent assez solidement en selle pour réclamer des changements constitutionnels qui risquent de provoquer un long débat dans le reste du Canada.Les mécontents ne sont que quelques-uns et ils ne sont pas tellement actifs au Parti libéral du Québec depuis un moment, a expliqué hier M.lohnson.« On n'est pas éternels, il faut travailler très fort tout le temps », a néanmoins ajouté M.lohnson au terme d'un conseil général convoqué d'urgence la semaine dernière.De fait, si 600 militants l'ont ovationné à son arrivée, le germe de la contestation demeure.D'aucuns lui reprochent la courte victoire référendaire.D'autres craignent qu'il ne fasse pas le poids devant Lucien Bouchard.« l'ai l'appui de mon cau-cus, j'ai l'appui de mon parti, j'ai l'appui des instances du parti et j'ai l'appui d'un grand nombre des militants, qui me permettent de croire que je peux, d'une façon efficace, faire mon travail », rétorque le chef libéral.II prend note des critiques, mais refuse de se soumettre à un vote de confiance pour le moment.Cette procédure est prévue pour le prochain congrès plénier qui aura lieu d'ici 12 à 16 mois, fait valoir M.lohnson.Deux anciens membres de l'exécutif du parti, Pierre Saul-nier et Diane Viau, viennent pourtant de lui demander de «c remettre son leadership sur la table ».François Ghali, un militant de Saint-Laurent, arpentait par ailleurs hier les couloirs du VOIR JOHNSON EN A2 Un monde de rêves! PHOTO ARMAND TP 0TTIER.L3 Presse Un millier d'enfants malades étaient conviés hier à la salle de bal du Château Champlain, à l'occasion de la neuvième fête annuelle de Noël organisée par la fondation canadienne Un monde de rêves.Cette fondation réalise les rêves d'enfants atteints de maladies chroniques ou incurables.Hier, on avait préparé pour eux un spectacle de quatre heures, animé entre autres par le clown Boucane (Jean-Guy Thiffault) et la chanteuse Nathalie Matthews.ici entourés de jeunes admirateurs.La journée a pris fin par un dîner et une remise de cadeaux et de vêtements neufs, donnés par plusieurs manufacturiers et détaillants.La fête n'aurait pas été possible sans la contribution de 150 bénévoles.Annonces classées - immobilier\tC6 et C7 \u2022 marchandises\tC7 et C8 ¦ emplois\tC8 \u2022 automobile\tC8âC10 \u2022 propositions d affaires\tC10 Arts et spectacles\tA10à A13 - horaires-spectacles\tA12 \u2022 tèlè-horaires\tA12 Automobiles\tC1àC5 Bandes dessinées\tes Bridge\tC11 Décès\tC11 Économie\tB1 et B4 Éditorial\tB2 Êtes-vous observateur?C6\t Feuilleton\tC7 Horoscope\tC8 Le monde\tB3 et B5 Loteries\tA4 Mots croisés\tC10et S10 Mot mystère\tC8 Politique\tA5 Quoi faire\tB7 Un artiste qui aimait mieux bricoler qu'étudier 6 21924 98765 1 Ifest quoi l'espace de travail d'un bijoutier d'où émergent des bagues étincelantes, des colliers de reine?Une table d'à peine un mètre carré, égrati-gnée, brute, sans grâce, où le joaillier passe le plus clair de son temps entre son idée et son or.La pierre précieuse couronne des heures de fin ci sciage du noble métal.Le tout formera un bijou adapté au genre de celle qui le porte, fera jaillir des éclats admiratifs dans les yeux des autres et devrait durer toute la vie.Louis Perricr se consacre ainsi à sa vocation d'artiste qui rêve avec modestie d'imposer sa griffe, de l'animer, de la maintenir cohérente et solide.Près de 40 ans de métier, un savoir-faire qui a fait le tour du pays et même d'ailleurs, justifient largement cette ambition.Après tout, ce qu'il sait, ce qu'il conçoit, ce qu'il donne est la parure et la fierté de quelqu'un.« |e veux assurer la continuité, cette texture est personnelle, originale, c'est ma griffe », dit-il en caressant une bague.Une griffe à laquelle il a consacré toute sa vie et son énergie.Aujourd'hui, à 65 ans, Louis Perrier atteint le sommet de son art, mais reste vigilant, reste inquiet comme tout artiste, reste passionné.A Saint-Lambert où il vit et où est située l'une de ses boutiques, l'autre est à Anne Richer rencontre Louis Perrier Québec, rue Petit-Champlain.il se prépare fébrilement à participer au 40e Salon des métiers d'art du Québec, qui se tient du 8 au 23 décembre à la Place Bonaven-ture.Louis Perrier est un des pionniers de cette exposition majeure fondée par lean-Marie Gauvreau.U y présentera ses 5lus récentes créations et pas moins de 000 personnes sont invitées à son vernissage! Le cours de son destin Fils de médecin, né à l'île d'Orléans le 4 juin 1930, au beau milieu d'une marmaille de 12 enfants, Louis Perrier savait déjà petit, qu'il ne voulait pas entreprendre de longues études.« l'aimais mieux bricoler qu'étudier », reconnait-il.U a quatre ans lorsque son père décide de ra- patrier toute la famille à Saint-lean pour être plus près d'un hôpital qui lui confie le rôle d'anesthésiste.La dépression frappait aussi les médecins de l'époque que les clients payaient le plus souvent en nature.Et comment faire vivre une aussi grande famille de manière si aléatoire?U est premier de classe durant les trois premières années d'école.Mais en quatrième année, il a dix ans, sa mère aca-dienne de descendance irlandaise, femme à l'éducation rafffinee et pianiste accomplie, décède en couches.Un chagrin sans nom: « l'ai perdu le sens de la vie.» Il se souvient de son enfance dans une énorme maison, une table quotidienne animée de 14 à 16 convives, des soirées bruyantes de piano et de parties de cartes.Le bureau du père était situé dans la fnaison: les enfants se chargeaient souvent de la tâche de faire bouillir les seringues.Le petit Louis développe tôt à la fois sa débrouillardise et son observation: « Mon grand-père maternel, l'Irlandais, bricolait.|e l'observais durant des heures fabriquer une voiture, un cheval avec du crin véritable, je l'écoutais chanter et me dire mange ta soupe pour devenir grand.C'était mon idole.» VOIR ARTISTE EN A2 \u2022m \u20229' J PHOTO MICHEL GRAVE L.U Pmse Louis Perrier: «Observer une roche, c'est de la nourriture qui s'emmagasine.» m yoiflt SALLE DE BAIN \t* i\t¦ \\\t ¦ \u2022\t\t\t m Le Groupe Action Rénovation 3221.AUTOROUT! LAVAL f440 Ouest], CMOMEDE/ : 1 514 687-2280 1 80-0 S8Û-2230 AUSSI DISPONIBLE POUR CUISINE VENEZ VOIR NOTRE SALLE D'EXPOSITION OUVERTE 7 JOURS SUR 7.T Demain dans La Presse LA PRESSE.MONTRÉAL.LUNDI 27 NOVEMBRE 1995 1 1 * rf* Sw/7e de la Une Economie La contre-attaque des épiciers ¦ Sur la corde raide, les grands de la distribution alimentaire contre-attaquent, battent des records et accumulent les profits avant l'arrivée de concurrents géants de l'extérieur.Provigo devrait confirmer avec la publication prochaine de ses résultats du troisième trimestre qu'ils'oriente vers un bénéfice de l'ordre de 60 millions de dollars pour l'année en cours.Métro-Richelieu vient d'annoncer une cinquième augmentation annuelle d'affilé de ses profits.La disparition de Steinberg ne nuit pas, mais elle n'explique pas tout, comme le raconte Laurier Clou-ticr, demain dans le cahier Economie.Collectes de sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants: ¦ à Montréal: Centre des donneurs, centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est (métro Préfontaine), de 9 h à 18 h; ¦ à Montréal: Centre hospitalier Louis-H.-Lafontaine, pavillon Lahaie, 7401, rue Ho-chelaga, de 10 h à 11 h 30 et de 13 h à 15 h 30; ¦ à Laval: Cité de la Santé, 1755, boul.René-Laennec, de 10 h à 28 h.24 221328 $ Merci! Centraide du Grand Montréal 493.rue Sherbrooke Ouest Montréal (Québec) H3A1B6 tel : (514)288-1261 La valeur de votre don Le Centre de formation à l'autogestion du Haut-Richelieu a aidé l'an dernier plus de 500 jeunes sans emploi dans leur quête pour améliorer leur situation : boucler un budget, briser * isolement, créer son propre emploi, préparer un C.V.et répondre à leur questions.LE DON DE CHANGER LES CHOSES InfoBref Bell Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour.Pour faire connaître votre opinion, composez le 875-2355: au son de la voix, faites le 220.À compter d'avril prochain, il y aura moins d'argent pour les assistés sociaux.A cet égard les mesures prises par le Conseil des ministres du Québec vous paraissent-elles excessives?Montréal confirme la fermeture de trois bibliothèques et plusieurs autres au Québec sont menacées.Trouvez-vous ça normal?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 68% Non: 32% Lii Presse La quotidienne\ta trois chiffres\t046 Tirage d'hier\ta quatre chiffres\t7752 1 ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 h a 17 h RÉDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 30 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSEES lundi SU vendredi de 8 h 30 a 17 h 30 Décès, remerciements GRANDES ANNONCES Détaillant» Nation al, Tété* Vacances, Voyages Carriéres et pfOfastioni, nominations \u2014 285-7111 285-6816 285-6931 285-7306 285-7265 i i i i ! I LA PRESSE est publiée par LA PRESSE.LTEE.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de LA PRESSE et celles des services de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des informations particulières à LA PRESSE sont également réservés.« Envois de publication canadienne \u2014 Contrat de vente numéro 0531650 » Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 \u2022 \u2022 I M I ¦ 1 I I r it t ïi 1 1 I I I Lî' CODE DU JOUR 48-1 I I I -1 I I LUNDI I 27 NOVEMBRE 1995 | 00481 ARTISTE Un artiste qui aimait mieux bricoler qu'étudier La musique est devenue un élément important de sa vie.Et malgré sa décision en philosophie d'abandonner ses études, il reste forgé aux principes des parents: générosité, valeur du travail et de l'effort.En quittant le collège il travaille les émaux sur cuivre.Un peu en dilettante.Pourtant, il en vend beaucoup, quelques douzaines d'abord, puis le Salon des métiers d'art lui en réclame encore.Le besoin de formation plus poussée se fait rapidement sentir.Son père lui a déjà transmis l'art d'observer au-delà de l'objet, de goûter, d'explorer.C'est cet esprit qui l'anime lorsqu'il décide une première fois au début des années 50 de découvrir l'Europe, d'en faire une source inépuisable d'inspiration pour ses travaux futurs.En 1958, il y passe quatre mois encore et part à la découverte de tout ce qui s'y fait en bijoux et travaille même dans plusieurs ateliers de grands maîtres.Cette recherche s'est raffinée au point de vue dessin en 1966 au contact de Robert Wol-fe, peintre-graveur avec qui il met au point la fameuse technique de travail qui constitue sa griffe actuelle.En 1959, il travaille en atelier et vit à Saint-Hilaire.C'est un épisode jalonné de bourses d'études et de prix d'excellence, de création fébrile et soutenue.En 1976, sa femme et collaboratrice fidèle décède, lui laissant quatre enfants.Il s'installe ailleurs sur une ferme, dans la montagne.En 1979, son très grand atelier aménagé dans la grange pour lui et sa nouvelle compagne, Gabrielle, qui est céramiste, est la proie des flammes.Le précieux carton à dessin des premières années, les esquisses, les comptes, tout s'envole en fumée.« Le passé en fumée.C'est une violence réelle », se souvient le joaillier qui a encore aujourd'hui des pincements au coeur devant ces inestimables pertes.La récession La récession de 1982 a ete pénible.« Huit mois dans la montagne sans client! » Néanmoins, il tient le coup, remettant cent fois son métier sur son ouvrage, en continuant malgré tout à produire.« La discipline de travail est ma plus grande exigence personnelle.Il faut que je fasse ce que j'ai à faire.Je ne m'arrête que lorsque c'est fini.» Il ne compte ni le temps ni l'énergie pour remplir ses engagements.Et ses ressources sont en grande partie réinvesties: « l'aime mieux me payer de bons outils que d'acheter une grosse auto.» Levé tôt tous les matins, il est parfois pris d'une véritable boulimie de travail manuel, de bricolage, une énergie énorme qui le porte à rechercher l'aspect fonctionnel des choses.« Mais nous les artisans on est tous comme ça, foncièrement.» Son inspiration créatrice vient de ses voyages, des lectures, des paysages.« Observer une roche c'est de la nourriture qui s'emmagasine.» Il est difficile de le maintenir sur la voie poétique de l'alchimie des pierres.« Pierres de naissance?|e n'y crois pas.Les pierres ont leur langage?|e les aime pour leur beauté intrinsèque.Le diamant, le saphir, tout est dans leur éclat, leur couleur.Le rubis est une pierre de roi.» Le bijou est au coeur de sa vie.Devenu physionomiste et psychologue par besoin de répondre à In personnalité du client, il déclare: « Une personne porte un bijou pour le montrer et pour se montrer.Montrer ce qu'elle est.Comme le vêtement.» « J'ai vécu et travaillé toute ma vie pour développer un sigle.Mes bijoux ont suivi une ligne de pensée à laquelle je suis fidèle.Mon rêve, maintenant que j'en ai la parfaite maîtrise est de le maintenir, de continuer.» ?OFFICIERS 200 postes d'officiers syndiqués abolis barre du SPCUM en janvier 1994, il a annoncé que les lieutenants qui dirigent les équipes de travail ne devraient plus « faire partie de la gang ».Depuis, les lieutenants portent des chemises blanches, comme les hauts gradés, alors que les policiers de la base ont gardé leurs vêtements bleus.C'était un geste symbolique.La réforme policière permettra à M.Duchesneau d'aller beaucoup plus loin.Si le chef de police obtient comme prévu un fort appui des élus de l'île de Montréal, mercredi au conseil de la CUM, il pourra dès le mois prochain commencer à recruter les commandants des premiers postes de quartier.Ceux qui seront choisis vont suivre des cours d'administration et réaliser des stages le mot h joui n r n il n c J dans leurs quartiers respectifs, en 1996.Quand ils vont entrer en fonction, début 1997, les nouveaux commandants vont avoir la responsabilité complète de leur poste de quartier.Non seulement vont-ils gérer leur effectif, mais ils vont aussi administrer entièrement leur budget, ce qui est en soi une révolution à la CUM.Pour abolir les 200 postes de lieutenant et de capitaine, M.Duchesneau tentera sans doute de négocier une entente avec la Fraternité des policiers.Mais depuis un mois, le président du puissant syndicat, Yves Prud'homme, ne s'est pas montré très ouvert face à ce projet ambitieux.Et si le syndicat refusait.tout simplement de négocier?« Écoutez, laissez-nous franchir une étape à la fois, rétorque M.Yeo-mans.L'important, c'est que nous voulons nous entendre avec le syndicat.» Selon lui, à la limite, le syndicat ne jouit d'aucun plancher d'emploi pour les postes de lieutenant et de capitaine, ce qui permettrait à la direction de la police d'agir unilatéralement.« Après tout, c'est notre droit de gérance », poursuit-il, avant d'ajouter: « Mais tout est négociable et on cherche la collaboration du syndicat, pas la confrontation.» Le président de la Fraternité, Yves Prud'homme, n'a pu être joint hier.D'autre part, selon nos informations, la très grande majorité des élus de l'île de Montréal s'apprêtent à appuyer le projet de Jacques Duchesneau, au cours d'une réunion extraordinaire du conseil de la CUM qui aura lieu mercredi soir.« Nous sommes tellement excités par cette réforme, la plus importante jamais entreprise à la police de la CUM a, s'exclame Peter Yeo-mans.Le conseiller de Vision Mon- tréal, Robert Côté, également membre de la commission de la sécurité publique, croit lui aussi que le directeur Duchesneau va obtenir le feu vert de façon très claire.« Les maires de l'île et les conseillers de Montréal sont tous enthousiastes.La réforme va améliorer le sentiment de sécurité des citoyens et valoriser le travail des policiers.C'est très emballant de participer à un tel projet.» Même son de cloche du côté du maire de Hampstead, Irving Adesski, lui aussi membre de la Commission de la sécurité publique.« Nous allons faire une révolution dans le monde de la police et nous deviendrons un modèle à travers le monde », suggère-t-il, ajoutant qu'il n'y a qu'une ombre au tableau: l'opposition de la Fraternité.« le ne sais pas au juste pourquoi M.Prud'homme s'oppose.Il n'a aucun argument solide et il donne l'impression de s'opposer pour le plaisir de s'opposer.» ?JOHNSON j oh mon mate la grogne Reine-Ëlizabeth \u2014 où se déroulait le conseil \u2014 pour réclamer sa tête.Selon lui, Daniel Johnson est à court d'idées sur la constitution, sur le programme du parti, il n'est pas articulé.« M.Johnson manque de contenu.Il a éliminé toute l'intelligentsia, toutes les forces vives du PLQ.Il doit partir tout de suite, avant que ce soit dans la disgrâce.Car il aura beaucoup de difficultés à arrêter la contestation », soutient M.Ghali.Deux réunions ont déjà eu lieu pour organiser la fronde contre le leader, signale M.Ghali, une pétition devrait commencer à circuler bientôt.On tentera de convaincre les militants d'une quarantaine de comtés de réclamer une révision du leadership.François Ghali avait voulu devenir candidat libéral dans Saint-Laurent en 1994, mais Daniel Johnson avait refusé de signer son bulletin de candidature afin de laisser le comté à Normand Cherry.Et, d'indiquer hier M.Johnson, il refusera la candidature de François Ghali tant qu'il sera chef du parti.Le vice-président du Parti libéral, Denis Therrien, a pour sa part donné une sorte de sursis à son chef.« On ne pourra pas rester dans le doute et l'inquiétude.Il y a des articles, des lettres, des sondages qui sortent dans les journaux, je pense que M.Johnson devra faire réaffirmer son leadership par les militants à ce niveau-là.» Il n'y a pas de panique mais la situation parait inquiétante, assure M.Therrien.Si les militants réunis dans la métropole se sont rangés derriè- PHOTO CP Le chef du Parti libéral du Québec.Daniel Johnson, prononce le discours de clôture de la réunion extraordinaire du conseil général du parti qui s'est tenue hier à Montréal.re leur chef, plusieurs ont néanmoins critiqué les hautes instances du parti pour la maigre victoire du NON le 30 octobre.Les dirigeants se sont coupé de la base, ils doivent se remettre à l'écoute de militants, a-t-on souvent entendu en atelier.Le travail des journalistes, et en particulier ceux de Radio-Canada, a également été montré du doigt.Appel au Canada anglais Le leader lui-même a admis que la victoire serrée de l'option fédéraliste n'avait rien réglé.« Nous savons tous que ce résultat peut n'être qu'un sursis plutôt qu'une victoire », a reconnu M.Johnson.À ses yeux, les mois à venir seront déterminants.La majorité des Québécois veulent un renouvellement du fédéralisme, plaide-t-il, le reste du Canada devra tenir compte de ce désir de changement.Les délégués ont d'ailleurs adopté trois résolutions allant en ce sens: la première vise à faire reconnaître dans la constitution canadienne que le Québec est distinct de par sa majorité francophone, sa diversité, sa culture et ses institutions.C'est en tenant compte de ce caractère distinct qu'il faudrait interpréter la constitution et la Charte des droits, a précisé M.lohnson.Une autre résolution veut faire inscrire le droit de veto du Québec dans la constitution, tandis qu'une troisième réclame un nouveau partage des pouvoirs plus généreux pour les provinces.Reste maintenant à convaincre Ottawa d'enchâsser dans la constitution les deux premières résolutions.On sait en effet que, la semaine dernière, le premier ministre Chrétien affirmait qu'il n'a jamais dit vouloir ouvrir la constitution: « )'ai dit que nous allions faire des changements à la fédération, constitutionnels si nécessaire.Mais je n'ai jamais dit que ça allait être constitutionnel.» Cols bleus M.lohnson demande a Ottawa d'annoncer ses couleurs dès maintenant et il laisse entendre que si la reconnaissance du caractère distinct du Québec peut être reconnu par les Communes, il faudra un jour aller plus loin et l'inscrire dans la constitution.« M.Chrétien est pour le moins hésitant », convenait hier le chef de l'opposition à ce sujet.Et il n'est pas le seul, puisque plusieurs provinces ont déjà indiqué ne rien vouloir entendre de ce qui constituait un des fondements de la défunte entente du lac Meech.sauf si cette reconnaissance ne veut rien dire.Le conflit entre la Ville de Montréal et ses cols bleus a également fait l'objet d'une résolution du conseil général.Les délé-gués demandent au gouvernement péquiste d'adopter de toute urgence une loi spéciale pour donner à la Ville les outils nécessaires, comme le droit de lock-out, pour lui permettre de régler le différend tout en ouvrant la voie à l'assainissement des finances de la métropole.La question pourrait à nouveau être abordée aujourd'hui au caucus des députés libéraux, qui se réunit à Granby en vue de la reprise de la session.Il est possible que le chef n'y fasse qu'une brève apparition, M.lohnson devant soigner une pneumonie.?Parizeau regrette le «choix de mots» MARTIN PELCHAT ¦ Sans présenter d'excuses formelles, le premier ministre Jacques Parizeau réitère ses regrets pour son malheureux « choix de mots » le soir du référendum, dans une lettre qu'il vient d'écrire au président du Comité national des relations ethnoculturelles du Parti québécois, Claudel Toussaint.Faisant allusion aux militants et aux membres des communautés culturelles francophones et non francophones qui ont voté OUI, M.Parizeau ajoute que « quel que soit leur nombre, leur présence doit dorénavant faire en sorte que lorsqu'un chef souverainiste désigne les partisans de la souveraineté, il doit parler, aussi, d'elles et eux ».« Au moment de tirer ma révérence, je voudrais, à travers vous, les saluer tous, les remercier et dire à tous nos concitoyens que le Québec que nous proposons en est un où, sans ambiguïté aucune, le mot 'nous' et le mot 'tous' deviendront synonymes », conclut M.Parizeau dans sa lettre de deux pages.Le premier ministre s'est valu maintes critiques en attribuant la défaite du OUI à l'argent et au « vote ethnique ».Le soir du référendum, il avait aussi ponctué son discours de « nous » qui désignaient uniquement les francophones.M.Toussaint s'était joint au concert de critiques.Le 2 novembre, il écrivait au premier ministre en soulignant que le discours du Palais des congrès avait provoqué son « étonnement » et sa « stupéfaction ».« Vos propos nous ont blessés, offensés, notait M.Toussaint dans sa lettre.Le choc était brutal.Nous nous sommes interrogés sur la reconnaissance de la valeur de notre action politique bénévole au sein du Parti québécois et auprès des Québécoises et des Québécois de diverses origines.» M.Toussaint en profitait pour critiquer la performance du gouvernement Parizeau dans le dossier des minorités culturelles.« Les résultats sont plutôt décevants jusqu'à maintenant car notre discours inclusif ne s'est pas traduit par des gestes concrets au plan de l'action gouvernementale », expliquait-il.«Le Parti québécois demeure la seule formation politique au Québec qui a le potentiel de nous permettre d'atteindre ces objectifs.Toutefois, l'absence de stratégies spécifiques et le manque de ressources pour rejoindre les Québécoises et les Québécois de diverses origines nous laissent perplexes.» DANS La PRESSE concours ON V GAGNE, ON V GAGNE Tous tes détails dans le cahier Automobile Quatre pneus d'hiver, quatre pneus toutes saisons de Sears et deux vidanges d'huile, d'une valeur de plus 1 000 $! 0065385000014 046 LA PRESSE.MONTRÉAL, LUNDI 27 NOVEMBRE 1995 A3 Le OC de la police déménagerait aussi Le directeur Duchesneau envisagerait de l'installer à la Place Versailles ÉRIC TROTTIER ¦ La direction du SPCUM songe à déménager ses pénates dans un édifice moderne, depuis qu'un incendie majeur a détruit deux immeubles voisins du quartier général de la police, rue Bonse-cours, au début du mois.Selon des informations obtenues par La Presse, le directeur Jacques Duchesneau évalue la possibilité d'installer le quartier général de la police à la Place Versailles, dans l'est de la ville, là où sont déjà logées ses escouades spécialisées.Rien de décidé Le vice-président de la commission de la sécurité publique de la CUM, Peter Yeomans, a confirmé hier à La Pres- se que le SPCUM considère différents endroits qui pourraient accueillir son nouveau QG.« Nous envisageons différentes options.L'incendie ( qui avait causé des dommages mineurs au QG mais qui avait failli se propager à tout l'immeuble ) nous a fait réaliser que le quartier général n'est peut-être pas situé au meilleur endroit.Mais rien n'a encore été décidé ; nous ne faisons que commencer à regarder où nous pourrions aller », a dit M.Yeomans.Le premier endroit étudié se trouve à la Place Versailles, rue Sherbrooke.Depuis près de deux ans, les escouades des homicides, des vols qualifiés, des stupéfiants, des agressions sexuelles, des fraudes et de l'antigang logent dans les locaux de ce centre commercial.La Place Versailles a l'avantage d'être particulièrement bien située, près des autoroutes et du métro.En outre, il semble que ses locaux soient beaucoup moins coûteux que ceux qu'on peut louer au centre-ville.« Mais la police pourrait aussi faire construire son propre édifice », précise M.Yeomans, qui refuse d'indiquer tout autre emplacement envisagé.La Cour municipale Il reste une année à écouler au présent bail qui lie la police à la Ville de Montréal.Il semble que le départ de la police de l'immeuble de la rue Bonse-cours, dans le Vieux-Montréal, ferait l'affaire de la Ville, qui cherche depuis des années de l'espace supplémentaire pour sa Cour municipale.Par ailleurs, les quatre centres opérationnels, ces gros postes de police con- tenant cellules et escouades spéciales qui doivent appuyer les postes de quartier, sont en voie d'être déterminés.La réforme de la police, qui doit être mise en branle des cette semaine par le directeur Duchesneau, prévoit que 23 postes de quartier ouvriront leurs portes au début 1997, dans les secteurs ouest et centre de l'île.Les centres opérationnels de ces secteurs seront situés au poste 14, à Saint-Laurent, et au poste 25, rue Guy, au centre-ville.En 1998, la police ouvrira 26 autres postes de quartier, dans le nord et l'est de Montréal.Le poste 1, rue Crémazie, deviendra alors le centre opérationnel du nord.Le centre opérationnel de l'est n'a pas encore été choisi, mais, selon nos informations, la direction de la police évaluerait la possibilité de l'installer lui aussi a la Place Versailles, avec les autres escouades.Affrontement armé entre bandes rivales Quatre coups de feu tirés dans le quartier Rosemont RAYMOND CERVAIS ¦ Deux bandes rivales en sont venues à une confrontation armée, hier soir dans le nord de la ville, lorsqu'un individu faisant partie d'une bande de sept ou huit personnes et armé d'un fusil tronçonné de calibre .12 a ouvert le feu à quatre reprises en direction d'un autre groupe.L'incident s'est produit peu après 20 h à l'intersection du boulevard Pie IX et de la 47* Avenue, à Montréal.Selon la police, un premier groupe de personnes qui attendaient l'autobus à cet endroit a vu un autre groupe s'avancer.Pour une raison encore inconnue, un des individus qui attendaient l'autobus a sorti une arme et a ouvert le feu en direction des gens qui s'approchaient.Les personnes de ce deuxième groupe ont alors pris la fuite dans toutes les directions.Quant aux personnes du premier groupe, elles sont toutes montées à bord d'un autobus de la STCUM qui est arrivé quelques instants plus tard.Appelés sur les lieux par des témoins, les policiers ont toutefois réussi à intercepter l'autobus en question à l'angle du boulevard Pie IX et de la rue Prieur à Montréal-Nord.Les policiers ont découvert le fusil sous une banquette de l'autobus et procédé à l'arrestation des deux personnes qui s'y trouvaient.Un autre passager qui portait un revolver de calibre .38 a la ceinture a lui aussi été arrêté et emmené au poste 44.Selon les déclarations recueillies par la police auprès de témoins non impliqués, les personnes du second groupe, celles qui avaient essuyé les coups de feu, se seraient dispersées dans la nature dès que les coups de feu ont éclaté.Les recherches effectuées dans les alentours n'ont pas permis de déterminer les traces d'impact des projectiles.PHOTO BERNARD BRAULT.La Presse M.Guy Augustin Un chauffeur de taxi héroïque sera décoré par Québec RAYMOND CERVAIS ¦ Un chauffeur de taxi de Montréal, M.Guy Augustin, qui s'était porté au secours, il y a deux ans, d'une dame victime d'une agression en pleine rue à Montréal, recevra le 7 décembre prochain à Québec une décoration pour son geste de courage.Le 4 décembre 1993, vers 4 h du matin, la voiture de M.Augustin était immobilisée à un feu rouge à l'intersection du boulevard de Maisonneuve et de la rue Berri.L'attention du chauffeur a été immédiatement attirée par une femme et un homme qui, à première vue, semblaient être ensemble.« Mais je me suis rapidement aperçu qu'il ne s'agissait pas d'un couple, lorsque la dame a tenté de traverser la rue et que le gars l'a retenue, puis lui a asséné un coup de poing en pleine figure.La dame est tombée et son assaillant, un homme de plus de 1,80 m, lui a ensuite donné des coups de pied à l'estomac et dans les côtes.À ce moment, je suis descendu de mon taxi et je me suis approché de l'individu.Nous nous sommes empoignés et nous avons croulé au sol.j'ai la même grandeur que lui, mais je suis plus costaud : je pèse 124 kg », a confié le chauffeur de taxi.M.Augustin a retenu l'agresseur jusqu'à l'arrivée des policiers.L'appel logé à la centrale de police, par des citoyens qui ont été témoins de l'altercation entre le chauffeur de taxi et l'agresseur de la dame, disait : « Venez vite, un Noir s'attaque à deux Blancs .» a précisé hier en riant le chauffeur de taxi.Heureusement pour lui, lorsque les policiers sont arrivés sur place, ils ont vite compris ce qui se passait et ont placé le vrai agresseur sous arrêt.« La dame, une touriste de 48 ans venant du Nouveau-Brunswick, avait décidé de se promener près du terminus Voyageur en attendant le départ de son autocar.C'est alors qu'elle a été attaquée », a ajouté le chauffeur de la compagnie de taxi A-1 1.Sans l'intervention rapide du chauffeur, la situation aurait pu tourner au drame.La dame a d'ailleurs été grièvement blessée.Elle a eu des côtes fracturées et l'estomac perforé par des coups de pied de son agresseur.Ce sont les policiers du poste 33 de la police de la Communauté urbaine de Montréal qui ont proposé le nom de M.Augustin au ministre de la lustice pour que son acte de bravoure soit souligné publiquement.La semaine prochaine, c'est le ministre de la lustice, Paul Bégin, qui remettra sa distinction au valeureux chauffeur de taxi.PHOTO BERNARD BRAULT.U Presse Dix ans après avoir reçu un nouveau coeur et deux poumons.Diane Hébert < à gauche ) se porte très bien, mais avoue être plus sensible et vulnérable aux microbes.Elle a tout de même lancé un appel aux Québécois, hier, afin qu'ils signent une carte de don d'organes.Diane Hébert fête le 10e anniversaire de la greffe qui lui a permis de «renaître» RAYMOND CERVAIS ¦ Diane Hébert, la plus ancienne greffée coeur-poumons vivante au Canada, a fêté hier son 10* anniversaire de « renaissance » à la Maison des greffés du Québec à Montréal.Mme Hébert, rappelons-le, a reçu le 26 novembre 1985, une double transplantation à l'Hôpital général de Toronto.Depuis ce temps, la greffée de 38 ans \u2014 son coeur et ses deux poumons en ont 43 \u2014 a consacré sa nouvelle vie à sensibiliser les gens à l'impor- tance des dons d'organes pour sauver des vies.Présentement, 650 personnes au Québec sont en attente d'une greffe.« Même si la chirurgie est là et que la technologie médicale est adéquate, il n'y aurait ni transplantation ni survivants sans la générosité des donneurs, qui permettent à une autre personne de vivre.Sans eux, rien n'est possible et il faut prendre le temps de penser à eux et à leurs familles », a indiqué Mme Hébert.Elle a voulu profiter de l'occasion du 10* anniversaire de sa « renaissance » pour lancer un message aux gens qui ne sont pas encore décidés, pour différentes raisons, à faire un don d'organes.Selon elle, il ne faut pas attendre d'entrer à l'hôpital et de se faire dire : « Monsieur ou madame, vous allez mourir dans quelque jours ; votre coeur, votre foie ou votre pancréas ne fonctionnent plus adéquatement.A ce moment-là, ce n'est plus le temps de dire, 'oui je veux un donneur' si l'on n'a jamais pensé soi-même à donner.Avant de penser à recevoir, il faut penser à donner.Pensons à signer une carte de don d'organes », a conclu Mme Hébert.MMMMMMMMMMj mm ml I Le ski, c'est parti ! I ^1 Skieurs et «snowboarders», profitez de notre avalanche de rabais incroyables.Ail E Tous les vêtements de ski DUNCAN sont en solde à 70% ! MI Um E W Lit âllCS 0C Là HOOI A I L C H A P L A I N BR0SSAR0 6 7 2 - 4 5 3 7 L'EXPRESS DU MATIN TROIS VICTIMES DE LA ROUTE ¦ Au moins trois personnes ont perdu la vie de façon accidentelle au Québec, au cours du week-end.Jeanne Yargeau-Cormier, 73 ans, d'As-bestos, a péri samedi soir dans une collision de deux voitures survenue sur la route 255 à Saint-Félix-de-Kingsey.Roger Bélair, 17 ans, de Gatineau, qui roulait à bicyclette le long du boulevard Archambault, est mort samedi après-midi après avoir été happé par un véhicule.L'adolescent a été transporte au Centre hospitalier de Gatineau et ensuite au Centre hospitalier régional de l'Ou-taouais, a Hull, où il a succombé à ses blessures.Véronique Lapointc, 17 ans, de Saint-Alexandre, est morte dans un accident survenu vendredi soir sur la route 20 à Notre-Dame-du-Portage.La voiture de la victime est entrée en collision avec un camion.ÉVASION D'UN MEURTRIER ¦ Un meurtrier de 42 ans, Régis La-chance, alias Chinois, qui purgeait une peine d'emprisonnement a perpétuité après avoir été reconnu coupable de meurtre au deuxième degré en juin 1982, s'est évadé samedi soir de l'Établissement Montée Saint-François à Laval, où il purgeait sa peine.Lachance a été porté manquant durant l'appel des détenus de 20 h.Il était incarcéré à ce pénitencier depuis juillet 1994.Régis Lachance, originaire de Sherbrooke, est considéré comme violent.Il mesure 1,73 m, pèse 77 kg, a les yeux bleus et les cheveux noirs.Toute personne ayant des informations sur les allées et venues de cet individu est priée de communiquer avec la Sûreté du Québec en composant le 598-4060 ou le 598-4242, ou toute information sera traitée confidentiellement.ARRESTATION D'UN IMPOSTEUR La Sûreté municipale de Québec a arrêté samedi soir un imposteur qui vendait des billets pour un soi-disant spectacle du chanteur Evan loannes.A la suite d'informations selon lesquelles un individu vendait des billets dans la Vieille Capitale, une collaboratrice du chanteur.Colette Martel, a déposé une plainte a la police de Québec en fin d'après-midi, samedi.Des accusations pourraient être portées contre le fraudeur, qui offrait ses billets au coût de 12 S chacun en affirmant que le spectacle devait avoir lieu le 2 décembre prochain à Beauport.Cette année, le chanteur Evan loannes ne donne aucun spectacle dans la Vieille Capitale durant la période des Fêtes.UN APPEL DES PARENTS DES VICTIMES DE LÉPINE ¦ La fondation créée en mémoire des victimes du tireur fou de Polytechnique demande au ministre de la Défense, David Collenette, de sanctionner sévèrement les militaires de Petawawa qui auraient « commémoré dans la joie » le drame du 6 décembre 1989, au cours duquel 14 jeunes femmes ont péri.«c Nous osons croire que vous saurez condamner publiquement cette manifestation ignominieuse de ce groupe de soldats canadiens », écrit la vice-présidente de la fondation, Michelle Proulx, dans une lettre rendue publique en fin de semaine.La fondation regroupe des parents des victimes de la tuerie.DIFFICILES NÉGOCIATIONS DANS LE SECTEUR DE LA CONSTRUCTION ¦ La coalition syndicale formée de la FTQ construction et du Conseil provincial, qui représente 75 % des travailleurs de la construction, invite l'Association des constructeurs d'habitations à reprendre les discussions en vue de conclure une première convention collective dans le domaine de la construction résidentielle.Il y a quelques jours, le conciliateur-médiateur Paul-Emile Thellend a remis son rapport en constatant l'important écart existant entre les parties dans cette difficile négociation, sur laquelle pèse la menace d'un lock-out.L'EAU DE BEIOEIL : RETOUR À LA NORMALE ¦ La Ville de Beloeil a annoncé hier que les citoyens de cette municipalité n'avaient plus besoin de faire bouillir l'eau du robinet avant de la consommer.La restriction émise la semaine dernière a donc été levée.APPEL AU SECOURS DE JEUNESSE AU SOLEIL ¦ Moins de 20 jours avant le début de la distribution des paniers de Noël, les tablettes de l'organisme de charité leunesse au Soleil sont vides, et l'oeuvre de charité craint sérieusement, pour la première fois de son histoire, de ne pouvoir honorer ses engagements envers les plus démunis.Hier après-midi, le président de l'organisme.M.Sid Stevens, a lance un cri d'alarme à la population, implorant les personnes et les entreprises qui peuvent faire un don de nourriture, de le faire le plus rapidement possible.« Nous croyions pouvoir offrir quelque 10 000 paniers de nourriture cette année.Mais, compte tenu de nos reserves, nous avons décide de limiter les inscriptions à 8 000 personnes.Les vivres et les dons en argent n'entrent tout simplement pas.Nous avons perdu 200 compagnies qui nous faisaient parvenir des vivres à chaque année », a souligne M.Stevens.Toute denrée peut être apportée à leunesse au Soleil.24^ heures par jour, au 4251, rue Saint-Urbain, à Montréal. A4* LA PRESSE, MONTRÉAL.LUNDI 27 NOVEMBRE 1995 Un nouveau type de messagers de l'espoir «Clowns sans frontières» se lance à l'assaut des maux de lame MARC THIBODEAU ¦ « le suis convaincu que le support moral est tout aussi important que l'aide matérielle pour les gens qui sont pris au coeur de conflits violents.Sans espoir, les gens ne peuvent rien faire », dit Marc Beaudet.29 ans.Ce jeune artiste-clown, connu * ous le nom de « Bafouille ».entend bien mettre cette convie-non à l'épreuve en janvier prochain.Lui et cinq autres artistes, réunis sous la bannière de Clowns sans frontières ( CSF ), doivent en effet se rendre en Haïti afin d'égayer le quotidien de personnes, surtout des enfants, éprouvées par le long règne des militaires putschistes déchus.Une initiative qui.note-t-il.marquera la première expédition mise sur pied par la section québécoise de CSF.une organisation ayant vu le jour en 1992 à l'initiative d'un clown espagnol du nom de Tortell Poltrana.dit « Le Roi des pacotilles » La légende veut que ce dernier ait été abordé par une fillette a l'issue d'un spectacle de rue donné dans son pays d'origine.« Elle lui a dit ; C'est bien beau ton spectacle.Mais en Croatie, les enfants n'ont plus de parents, plus de maisons, plus d'hôpitaux, plus rien.Il faut que lu ailles faire de même là-bas' », raconte Marc Beaudet.en illus- trant avec sa gestuelle généreuse le coup au coeur que ces mots ont porté au principal concerné.Un voyage qui convainc le clown des vertus du rire comme B tottxjuebec R É S ULTAT S I Tirage du 95-11-25 3 5 8 9 37 38 CACNANTS 6/6 6 5/6^ 21 5/6 922 4/6 42 407 3/6 768 988 q u é b e c LOTS 2 500 000,00 $ 76 967.40 $ 1 402.40 $ 58.40 $ 10$ Numéro complémentaire 29 Ventes totales 41 034 034,00 S Prochain gros lot (approx): 2 100 000,00 S Prochain tirage: 95-11-29 Tirage du 95-11-25 NUMEROS 171849 71849 1849 849 49 9 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ Tirage du 95-11-26 \t_2_\t3\t7\t8 _9_\tH\t18\t23\t24 26\t2S\t33\t37\t43 48\t49\t52\t58\t65 si tic Tirage du 95-11-25 GAGNANTS 6/6 1 9 21 28 32 38 Numéro complémentaire.34 5/6+ 5/6 4/6 3/6 0 0 25 844 14 584 LOTS 1 000 000,00 $ 16 257,90$ 1 083,80 $ 59,90$ 5$ MtSE-TÔT 1 13\t33 38 GAGNANTS\tLOTS 51\t980.40 S ventes totales: 632 424,00 S Gros lot a chaque tirage 1 000 000.00 $ SUPER Egtra \u2022 Super 7 Tirage du 95-11-24 Tirage du vendredi 10 21 29 35 37 43 45 Numéro complémentaire.GAGNANTS 23 NUMEROS 459554 59554 9554 554 54 4 LOTS 100 000$ 1000$ 250$ 50$ 10$ 2$ LOTS 2 500 000,00 $ 88 825,10$ 2 285,90 $ 160,50 S 10$ 10$ 1 participation gratuite (3 sélections) ventes totales: 4 726 868,00 $ Prochain gros lot (approx.): 4 000 000,00 $ Prochain tirage: 95-12-01 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 0 0 34 1729 37 664 35 391 3 7 318 030 T VA, LE RESEAU DES TIRAGES DE LOTO QUEBEC Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.PHOTO ROBERT SK1NNER.Lê Presse « outil thérapeutique » et l'amène à fonder le premier chapitre de CSF.Son geste trouve ensuite echo en France, avant de se transposer à la fin de l'année dernière au Québec.Grâce, notamment, à l'initiative d'un clown de la région de Québec âge de 39 ans, Jacques Thériault, alias « Monsieur |acko », qui devait réaliser quelques mois après un périple à Sarajevo en compagnie de membres de la section française de l'organisation.Une occasion en or pour constater de près les horreurs de la guerre et, du même coup, les vertus de l'hilarité.« Les gens, qui vivaient dans des conditions atroces, buvaient nos spectacles, note ce dernier.Us étaient tellement contents de rire» de finalement se laisser aller.On a tout de suite compris qu'on avait quelque chose à faire.» En particulier pour les quelque 6 400 jeunes que les saltimbanques ont pu divertir au cours de leur séjour de deux semaines.« l'ai fondu intérieurement, souligne Jacques Thériault, lorsque j'ai rencontré un jeune garçon de 11 ans, complètement traumatisé, qui venait quelques jours auparavant de perdre une jambe en marchant sur une mine antipersonnel.le devais le revoir peu après mon retour au Québec sur une photographie tirée d'une revue internationale.Il tenait un ballon que nous lui avions donné et arborait un large sourire.» Le genre de souvenir qui vous donne pour longtemps l'envie de faire valoir la cause de CSF, dit ce clown qui a 20 ans d'expérience.D'autant plus, ajoute pour sa part Marc Beaudet, que ladite cause suscite l'émerveillement de tous ceux et celles qui en entendent parler pour la première fois.Et ce, même chez les skinheads .« Au cours d'un festival à So-rel où nous étions venus faire de la sensibilisation, dit-il, les responsables nous avaient placés dans une ruelle où se réunissaient habituellement les 'marginaux' du coin pour boire, fumer et blasphémer contre l'univers.Marc Beaudet ( ci-contre ).connu aussi sous le nom de scène de Bafouille (tel qu'on peut le voir ci-dessous), se rendra en Haïti avec ses collègues des Clowns sans frontières ( ci-dessus ).en janvier, afin d'égayer le triste quotidien des gens de là-bas.Après quelques jours, ils étaient devenus des inconditionnels de CSF et en parlaient à tout le monde.» Un engouement qui a tout intérêt à se propager, estime le clown, puisque la multiplication des conflits militaires signifie qu'enfants et personnes en détresse ne sont malheureusement pas près de disparaître de la surface du globe.« L'être humain n'est malheureusement pas à la hauteur de ses idéaux », déplore le clown, qui n'hésite pas pour autant à louer l'idéalisme.« C'est évident que l'idée de créer un monde où les enfants en détresse n'existent pas tient de l'utopie.Il y a un long bout de chemin a parcourir avant d'y arriver.d'où l'urgence de commencer tout de suite.» \\ Sunfire 4 portes 1996 par mois* pour 36 mois La nouvelle Sunfire 1996 quatre portes est une vraie petite sportive.Mais à la différence d'autres voitures de sport; elle offre quatre vraies places.Avec les 120 chevaux de son moteur 2,2 L, les émotions sont garanties.Avec ses freins ABS aux quatre roues, ses deux sacs gonflables et son système antivol PASSLock, la sécurité est garantie.Avec sa radio AM/FM stéréo et ses nouveaux coloris, votre plaisir est garanti.et son prix ne fera que l'amplifier.11 (M- \u2022tN»iM rwuh tuKfc G*K 1 Vrt> pot* GMCAll M%u0M> ¦ T 1-L\" , L.-!uim« A i acnat de la battene .SUR PRESENTATION « «COUPON .-NE PEUT ETRE CC«S« tMKHK AUW JfJ».J ttftCJ B0RMI01J \u2022 là CASA \u2022 SOMMCIN \u2022 FUIT MOI \u2022 OMU »tAM - RCA CATSTA1 \u2022 SUMASTMC \u2022 GIASSITORKS HT \u2022 f AABIRWAJK \u2022 HA1ETT1 \u2022 «H 0UOLIT \u2022 POW A CMIf \u2022 ROTAI IEIA0AM \u2022 WMTt AllttC FORCE l Un \u2022 4 PNEUS D'HIVER INCLUS iNNEZ* hOi DES WLES société Pour Les Enfants Handicapés Du Québec 2300 ouest, boulevard Rene-Levesque Montréal, Québec, H3H 2R5 Tél.: (514) 937-6171 TOUT COMPRIS! 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des repondants dan^ les autres provinces tn fait, 68 % des Ontariens.70 ( des résidents de Colombie-Britannique.77 i des résidents des provinces de l'Atlantique et 78 : des résidents des Prairies s'y opposent carrément Les résultats de ce sondage sont fondes sur des entrevues téléphoniques faîtes auprès de 1005 personnes entre-les 8 et I 3 novembre Un échantillon de cette taille comporte une marge d'erreur de 3,1 points de pourcentage.19 fois sur 20.Au Québec.269 entrevues seulement ont ele réalisées et la marge d'erreur est de 6 points de pour centage.19 fois sur 20 AVEC LIBERTI MINUTES à fi k L'APPEL Tous les soirs de la Pour seulement 19,95 $ par mois, le forfait LibertiM comprend un téléphone Nokia 101 et ne coûte que 95 rrarKMtlCSanai* Sam.Dvn.Har.Me< 1O5-340-705-920 Van-.Lun.Jau 705-920___ T1UM>ENm(v rraoc»«a)(i3âni)t Sam Dtffl Ha' Mh i 35 4 10-725-940 Vao.Lun.Jtu 7 25-940 _____ ACE VENTINU 3[v tr3nc»>W) Stm Dtat seulement 6SS $ rott rhrttx dtsprjtuMe ni nutftasm prix ard.: / 176 S Solitaire 1/2 carat 50 pis total Solitaire 0.25 et 25 points I » seulement seulement Jonc anniversaire 2 5 points total seulement sss $ 45S$ 2SS $ prix met.: 1 \"\"76 5 prix ord.: rj/OS prix orcl : 57 G S Personne ne vend moins r 1 45-4 25-7 30-9 40 lunjeu 7 30-9 40 f.p.8-greenfield pk v d 672-2 999 bOUl Tascne'eav NICK OF TIME (13«T 1 20-3 20-5 15-7 25-9 35 lunjeu 7 25-9 35 GOLOENEYE (1>r 1 15-4 00-7 00-9 4i lunjeu 7 OC-9 45 TOY STORY (Qr 12 00-2004 15-6 45-8 45 lunjeu 6 45-8 45 TOY STORY (Qr 12 45-2 45-5 00-7 30-9 30 lunjeu 7 30-9 30 PAR LA PEAU DES CENTS (13*r i 05-3 00-5 06-7 15-9 25 lunjeu 7 15-9 T5_ SON DIGITAL «fi* LO\u20ac*LO\u20acFEU O
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