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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1995-12-01, Collections de BAnQ.

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[" CAHIER Éditorial Opinions Monde Me Brent Ty 1er I il I L'EXPRESS POLITIQUE BOURGAULT FAIT DES VAGUES ¦ Pierre Bourgault a de nouveau soulevé la controverse en déclarant à un quotidien montréalais que « les juifs, les Italiens et les Grecs » ont fait un vote ethnique lors du référendum.« Ce sont eux les racistes, pas nous, a-t-il ajouté.Ils n'ont qu'un objectif, celui de bloquer.Pour gagner, nous devrons faire comme eux : un vote ethnique.» Hier, la député libérale Fatima Houda-Pépin a demandé au gouvernement de 6e dissocier des propos de M.Bourgault.* Toute cette tendance visant à ethniciser le vote, et à le découper en tranches sur une base ethnique, me semble extrêmement dangereuse, a-t-elle affirmé.Au lendemain du référendum, je me serais attendue à un message de rapprochement entre les Québécois de toutes origines.Nous sommes solidaires de notre avenir commun.» Philippe Cantin PAS D'ACCUSATION CONTRE BOUCHARD ¦ Un juge de paix ontarien a rejeté la requête déposée par un avocat montréalais pour accuser de sédition le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard, et l'un de ses députés.Me Brent Tyler voulait que des accusations de sédition soient portées contre MM.Bouchard et Jean-Marc Jacob pour une lettre envoyée avant le référendum du 30 octobre dans les bases des Forces armées canadiennes situées au Québec et appelant les soldats à joindre les rangs d'une éventuelle armée québécoise dans le cas d'une victoire du OUI.D'après PC OTTAWA VEUT ÊTRE REMBOURSÉ ¦ La ministre des Finances Pauline Marois trouve injuste que le gouvernement fédéral réclame un remboursement de 53 millions portant sur le paiement de stabilisation destiné au Québec pour 1992-1993.Ottawa a établi que le Québec était admissible à 72 millions pour cette année-là alors que le gouvernement de Daniel Johnson demandait 160 millions en 1994.Le Québec avait reçu une avance de 125 millions le gouvernement fédéral exige donc un remboursement de 53 millions.« C'est une autre décision qui pénalise sévèrerement le Québec.Cela vient encore compliquer notre tâche u assainissement ues iinances publiques », a fait savoir Mme Marois hier.D'après PC BOUCHARD : LES BOÎTES DE PUB SE PRÉPARENT ¦ Avec l'arrivée prévisible de Lucien Bouchard, les boîtes de communications qui lorgnent des contrats de Québec se sont trouvé des candidats qui ont des entrées chez les péquistes, et surtout auprès de la nouvelle direction du PQ.National, une firme associée depuis longtemps au PLQ, avait déjà embauché, l'an dernier, la péquiste Francine Lahaie à Montréal.Pour Québec, on est allé chercher un ancien attaché de presse de M.Bouchard à l'époque où il était à l'Environnement dans le gouvernement Mulroney, François Houle.M.Houle était, depuis l'arrivée au pouvoir du PQ, attaché politique de Bernard Landry, avec le mandat tacite de préparer le terrain dans l'éventualité d'un course au leadership péquiste qui n'aura pas lieu avec le couronnement de Lucien Bouchard.Chez Ducharme Perron, une autre boite de communications de Québec, on accueillera bientôt Daniel Matte, venu du cabinet de Guy Chevrette aux Affaires municipales.M.Matte fut pendant des années recherchiste pour l'opposition péquiste, un poste qui permet d'avoir des contacts avec de nombreux députés devenus ministres depuis.M.Matte est d'ailleurs de la même fournée que Gilbert Charland, qui fut longtemps « frotteur » au PQ avant de devenir chef de cabinet de Lucien Bouchard à Ottawa.Les « frotteurs », une expression connue dans les corridors du parlement, fait allusion aux nombreux soigneurs qui entourent le boxeur dans son coin du ring, entre deux échanges avec l'adversaire.Finalement, il y a Concilium GPC, une autre boite plutôt libérale.Le joueur principal y est Rémi Bujold, un ancien ministre libéral à Ottawa qui fut brièvement chef de cabinet de Robert Bourassa, qui s'est assuré les services de Me France Thériault, recherchiste pour l'opposition péquiste avant 1994 et qui était, depuis les élections, attachée de presse du ministre de la Justice, Paul Begin.Denis Lessard Autres informations, page B4 Aide sociale : vers un nouveau sommet Le ministère prévoit émettre près de 500 000 chèques, en mars prochain DENIS LESSARD du bureau de Presse QUÉBEC Le Québec vogue vers un sommet sans précédent de prestataires de l'aide sociale.À moins d'imprévu, en mars prochain quelque 493 000 chèques seront émis par le ministère de la Sécurité du revenu.En tout, 840 000 Québécois \u2014 une personne sur neuf \u2014 tireront leur subsistance de l'aide sociale.Les plus récentes prévisions du ministère de la Sécurité du revenu établissent qu'en moyenne, 481 000 « ménages », soit des bénéficiaires avec ou sans dépendants, vivent de l'aide sociale cette année, une hausse importante par rapport aux 470 000 prévus le printemps dernier.Dans une séance d'information sur le train de compressions récentes, des hauts fonctionnaires du ministère ont expliqué que depuis l'été dernier, il est apparu clairement que Québec avait sous-évalué le nombre des bénéficiaires.Des dépassements de 86 millions sont attribuables à l'augmentation des prestataires, liée en bonne partie aux modifications des programmes d'assurance-chômage du gouvernement fédéral, tandis que 70 autres millions de dépassements viennent de l'augmentation de la facture des soins de santé et du changement de profil de la clientèle.Outre les réductions variant de 50 à 30 $ par mois pour les bénéficaires « disponibles » ou « participants » annoncées la semaine dernière, la ministre de la Sécurité du revenu, Jeanne Blackburn, a révélé à l'Assemblée nationale que le gouvernement attendait pas moins de 50 millions d'économies du seul couplage des fichiers du ministère du Revenu avec les dossiers des prestataires.De tels contrôles se justifient plus facilement que « d'envoyer des boubou-macoutes dans les chambres à coucher, comme cela s'est déjà vu », e répliqué Mme BJackburn à l'ancien ministre libéral André Bout beau.Ce dernier s'insurgeait contre les dispositions annoncées qui permettront à Québec de croiser ces dossiers sans avoir, comme c'est le cas depuis octobre dernier, demandé au préalable l'autorisation du bénéficiaire.Hier, les fonctionnaires expliquaient qu'un demandeur d'aide sociale qui refusait de permettre que l'on vérifie son dossier au Revenu devait de toute façon fournir les mêmes renseignements pour être admissible.En Chambre, Mme Blackburn a souligné que les bénéficiaires incrits aux programmes EXTRA seront désormais couverts par les normes minimales du travail.« C'est cela, améliorer les conditions de travail de ces personnes, les reconnaître comme des travailleurs et des travailleuses.» Les fonctionnaires du ministère expliquaient hier que les futurs programmes de stages en milieu de travail donneraient un salaire au bénéficaire plutôt qu'une prestation d'aide sociale.Ce faisant, les bénéficiaires se requalifieraient pour l'assu-rance-chômage et sortiraient du rôle de l'aide sociale.« Mais ce n'est pas l'objectif», insistaient hier les fonctionnaires.Parmi les mesures de compressions, on veut doubler le nombre de prestataires aiguillés vers un stage destiné à stimuler leur recherche d'un emploi.80 000 bénéficaires sont visés par le programme AGIR, pour Tan prochain.Environ 22 pour cent des 1300 personnes qui se sont soumis à ce stage ont trouvé un emploi, soulignait-on hier.Critique de l'opposition libérale dans ce dossier, Nicole Loiselle a accusé Québec de laisser dormir 355 millions de créances pour de l'argent versé en trop aux bénéficiaires au cours des années.Québec a même mis fin au contrat d'une firme mandatée précisément pour récupérer ces trop-payés, a-t-elle déploré.Le chef de cabinet de Mario Dumont ne s'entendait plus avec son patron André Néron aurait souhaité voir l'ADQ suivre Lucien Bouchard PHILIPPE CANTIN du bureau de I*a Presse QUÉBEC West en raison de son mécontentement envers la stratégie post-référendaire de l'Action démocratique qu'André Néron, chef de cabinet de Mario Dumont, a remis sa démission vendredi.M.Néron croit que le jeune parti devrait s'employer à favoriser un large consensus autour de l'idée de souveraineté-partenariat et ne croit pas à l'opportunité de donner une dernière chance au Canada.« U faut obtenir le plus grand rassemblement des forces vives du Québec », a expliqué M.Néron, hier, en commentant pour la première fois son départ.« Nous devons continuer la promotion de l'entente du 12 juin entre le Parti québécois, le Bloc québécois et l'Action démocratique.Le vote référendaire a été serré et il ne faut tout recommmencer notre projet.On y tient et on doit le vendre.» Pour illustrer son point de vue, M.Néron explique qu'au lendemain des dernières élections générales, l'Action démocratique n'a pas modifié ses projets politiques parce qu'elle n'a fait élire qu'un seul député.Au contraire, dit-il, la formation de Mario Dumont a continué de faire valoir ses idées.Or, à son avis, il est clair que les principes de l'entente du 12 juin ne sont plus au coeur de son action politique.Après le référendum, M.Dumont a expliqué que le Québec devrait « ouvrir le courrier » s'il recevait des offres d'Ottawa.Quand on demande à M.Néron s'il est souhaitable d'offrir une dernière chance au fédéralisme canadien de répondre aux aspirations du Québec, il répond que non.M.Néron dft « maintenir la plus grande admiration pour Mario Dumont », mais estime néanmoins que l'Action démocratique est en train de commettre une erreur sur le front constitutionnel.Selon lui, « d'autres gens » au sein du parti abondent dans le même sens.« Tout le monde a le droit de faire des erreurs », ajoute-t-il.Devant ce profond malentendu et cette absence de vue commune sur « le positionnement stratégique post-référendaire » de l'ADQ, M.Néron, dont le rôle était de conseiller M.Dumont, a conclu que sa présence à ses côtés n'était plus souhaitable.Mardi, M.Dumont a déposé une motion a l'Assemblée nationale demandant que le Québec ne considère une offre de changement constitution- PHOTO PC André Néron, ex-chef de cabinet de Mario Dumont nel émanant d'Ottawa que si celle-ci liait formellement le Parlement du Canada et les législatures des provinces, et ce dans l'esprit des conclusions de la commission Bélanger-Campeau.M.Néron dit ne pas partager « le ramassis d'idées » derrière pareille stratégie, uuui io ticauuu cvcuiuwijc u un limité d'évaluation des offres fédérales.De son côté, Mario Dumont nie qu'un virage fondamental soit survenu à l'ADQ.Il soutient que son parti doit travailler en fonction du verdict des citoyens, qui a accordé une courte victoire au NON.«c Si la population avait dit OUI, on serait en train de réaliser ie projet soumis.Mais ce n'est pas le cas.Ceux qui ont gagné l'ont fait en promettant du changement.Regardons ce qu'ils ont à nous offrir.Ce n'est pas mon premier choix, puisque je défendais le contraire durant la campagne référendaire.» Le chef de l'Action démocratique ne semble pas croire que les membres de son parti rejetteront cette position.« Notre stratégie post-référendaire est assez simple : au Québec, on doit s'occuper de notre économie et de nos finances publiques.De son côté, Ottawa doit définir les changements promis durant la campagne.Laissons-les travailler et s'ils nous présentent quelque chose, on ouvrira le courrier.» iti.i^icivju, a u (.uiuidiic, tsuiiit.vjut Mario Dumont et l'Action démocratique auraient dû sauter dans le train de Lucien Bouchard, le rassembleur qui, espère-t-il, conduira le Québec à la souveraineté.À l'Action démocratique, on affirme que la motion déposée mardi dernier par Mario Dumont est en accord avec les désirs de la majorité de la population : analyser d'éventuelles offres formelles du reste du Canada.Quant au départ de M.Néron, on dit que le cabinet du chef est composé d'une petite équipe et que le travail se poursuivra normalement.Enfin, la rumeur envoie André Néron travailler au sein de l'équipe de Lucien Bouchard.Aucun contact n'a cependant encore eu lieu.OTTAWA mauvais signaux CHANTAI.HÉBBRT du bureau de La Presse OTTAWA Lundi, le gouvernement Chrétien a dé-i voilé trois mesures desti- , ^»agrf nées à remplir les m i engagements référendaires du premier ministre.NHHHHI À défaut de changements en règle, il a entrepris d'envoyer des signaux au Québec sur les fronts de la société distincte, du veto sur la réforme constitutionnelle et de la formation de la main-d'oeuvre.Ironiquement, ces signaux ont eu pour effet de faire encore davantage le vide autour de lui.De telle sorte que le Canada boucle la semaine plus désuni que quand il l'a commencée.U ne s'agit pas ici du Bloc québécois, dont l'opposition aux travaux de réfection de l'unité canadienne du gouvernement Chrétien était d'ores et déjà prévue au programme.Une partie de la stratégie libérale consistait même à s'assurer d'associer Lucien Bouchard, avant qu'il ne quitte Ottawa, au rejet par le Bloc de la résolution reconnaissant symboliquement le caractère distinct du Québec.J U ne s'agit pas vraiment non plus de l'opposition du Parti réformiste, encore qu'elle soit nettement plus embarrassante.Les objections de Preston Manning à toute mesure qui aurait pour conséquence de voir le Québec traité différemment des autres provinces donne implicitement raison au Bloc québécois quand il fait valoir que les engagements pris cette semaine ne lient que le gouvernement du jour.Numéro deux actuellement dans le reste du Canada, le Parti réformiste ne fait pas de secrets de ses intentions s'il se hissait au pouvoir.C'en serait immédiatement fait de tout traitement distinct du Québec.Mais il est surtout question ici d'alliés naturels du gouvernement Chrétien en matière d'unité canadienne, à commencer par les deux autres partis fédéralistes canadiens, > NPD et le Parti conservateur.Nornu lement, ils auraient tous les deux embrassé les projets du gouvernement.De tout temps, les partis traditionnels canadiens ont mis ensemble l'épaule à la roue lorsqu'il était question d'efforts de réconciliation nationale.Mais les mesures d'Ottawa comportent un véritable repoussoir pour ces deux formations sous la forme du proie! de loi destiné à prévenir l'exécution d'une réforme constitutionnelle sans l'accord, notamment, du Québec.Le projet n'offre pas à la Colombie-Britannique et à l'Alberta le même traitement qu'à l'Ontario et au Québec.U les place plutôt sur un pied d'égalité avec la Nouvelle-Ecosse et le Nouveau-Brunswick.Selon la formule avancée par le gouvernement Chrétien, ces provinces se retrouvent toutes fondues dans des vetos régionaux, soit de l'Ouest, soit de l'Atlantique.Cette absence de reconnaissance particulière a outré Victoria et Edmonton où le projet de loi a été reçu comme un affront sans précédent.Le NPD, dont l'aile provinciale défendra sous peu ses couleurs dans des élections en Colombie-Britannique, s'en est prestement dissocié.Confronté au gouvernement Klein de l'Alberta qui ne décolère pas, le Parti conservateur de lean Charest a poliment pris ses distances à l'égard du projet.Mercredi, le chef conservateur a ni plus ni moins conseillé au gouvernement Chrétien de retirer son projet de loi sur les vetos régionaux.S'il est maintenu sous sa forme actuelle, rien ne garantit que la majorité conservatrice au Sénat s'y ralliera.Apparemment imperméable à cette tempête, le eouvernement Chrétien Compressions : Queen's Park se donne des outils sans précédent Presse Canadienne TORONTO Les coupes massives de dépenses annoncées en Ontario seront appliquées au moyen* d'un projet de loi omnibus d'une ampleur sans précédent, touchant 43 lois actuellement en vigueur.« On pourrait tout aussi bien fermer le parlement », a déclaré le leader libéral à l'assemblée législative ontarienne, M.Jim Brad-ley.Tant les libéraux que les néodémocrates ont demandé au président de l'assemblée de déclarer hors d'ordre ce projet de loi.M.Al McLean a affirmé qu'il rendra sa décision la semaine prochaine.Le gouvernement entend toutefois adopter le tout avant Noél, au terme de trois jours de débats selon le NPD.Le projet de loi qui a été déposé est de l'épaisseur d'un bottin de téléphone et concerne des textes législatifs qui font une pile haute de près de 30 cm.« Chacun des textes touchés constitue en soi une pièce de législation majeure et les modifications à leur apporter sont elles-mêmes sujettes à controverse », a observé M.Dave Cooke, leader néo-démocrate à l'assemblée législative.Selon M.Cooke, ce projet de loi omnibus permettra par exemple à la province d'obliger les municipalités du Toronto métropolitain à ne former qu'un niveau de gouvernement, ou pourra forcer la fusion de deux villes.Ces nouveaux pouvoirs permettront aussi au gouvernement ontarien de fermer des hôpitaux, d'obliger des médecins à aller pratiquer en région rurale et de modifier le règlement des litiges sur les salaires dans le secteur public.« Ils retirent le pouvoir des mains des élus.pour le donner au cabinet et à des gens non élus qui conseillent le premier ministre », a affirmé pour sa part le député Bradley.produit actuellement des formules mathématiques pour montrer qu'à tout prendre, l'Alberta et la Colombie-Britannique devraient le remercier à deux genoux.Ottawa affirme que son projet donne aux deux provinces une plus grande voix que celle que leur garantit actuellement la constitution.\u2022 C'est vrai, mais c'est sans importance car le gouvernement fédéral a affaire ici à un débat fondamental, qui tourne autour de la volonté de l'Alberta et de la Colombie-Britannique d'être reconnues pour les forces qu'elles sont devenues.C'est une affaire de fierté collective qui était aussi prévisible qu'incontournable.Déjà, entre Meech et Charlottetown.des projets de vetos du même ordre étaient morts-nés pour les mêmes raisons.Depuis le résultat serré du référendum, le gouvernement Chrétien était largement soupçonné, un peu partout au Canada, de méconnaître la realité du Québec.Ses gestes des derniers jours sèment maintenant des doutes quant sa compréhension des sensibilités politiques à l'ouest de l'Ontario.Pour un nombre grandissant de Canadiens, cette dernière province, qui est au coeur du gouvernement que mène lean Chrétien, semble borner ses horizon* ÉDITORIAL Paul Desmarais Roger D.Landry président du conseil président d'administration et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Budget Bourque : un bon pas Une ponction de 60 millions, équivalant à un peu plus de trois p.cent du budget municipal.Des baisses de taxes moyennes d'un peu moins d'un p.cent pour les contribuables résidentiels, et de 12 p.cent pour les commerces et les industries Avec son deuxième budget.I administration du maire Pierre Bourque vient de donner aux Montréalais le premier répit fiscal qu'ils aient connu depuis des lustres.Leurs comptes de taxes demeurent encore bien plus lourds que ceux de leurs voisins.Le budget 1996 n'éteint pas toutes les inquiétudes pour les prochaines années.Et il révêle des choix de gestion parfois discutables.Mais l'effort de compression est là, et il est réel.Pour apprécier à sa pleine mesure ce resserrement longtemps attendu, il n'y a qu'à se rappeler la médecine appliquée par la Ville au cours des dernières années.En 1992, en pleine récession, la Ville avait majoré ses dépenses de neuf p.cent.D'accord, elle devait alors digérer l'impact d'un important délestage provincial.Mais l'année suivante, le budget augmentait encore, pour dépasser le cap de 1.9 milliard.En 1994.l'administration Doré adoptait son budget le plus modeste, légèrement en baisse par rapport à l'année précédente.Ce qui ne l'a pas empêchée d'augmenter de 0.8 p.cent la facture foncière dans le secteur résidentiel.Et enfin, l'an dernier, l'administration Bourque fraîchement élue a versé 16 millions supplémentaires dans la cagnotte municipale.Avec le budget présenté hier, on sent que Montréal entre véritablement, avec quelques années de retard, dans l'ère du dégraissage.En soi.c'est déjà une bonne nouvelle.La plus large part des compressions provient d'une atrophie volontaire de l appareil municipal < la Ville économisera 24 millions en abolissant environ 400 postes ) et d'une prise en main des sociétés paramuniclpales ( une autre économie de 25 millions.) Autre bonne nouvelle : il y a proportionnellement plus de départs chez les cadres que chez les syndiqués, ce qui laisse espérer que l'appareil municipal s'engage dans un processus de débureaucratisation.En passant, l'opération donne une bonne idée des économies supplémentaires que l'on pourrait réaliser en abolissant le plancher d'emploi des cols bleus.Avec un peu de chance, ce sera pour l'année prochaine.Enfin, troisième bonne nouvelle : malgré toute l'improvisation dont elle a fait preuve dans ce dossier, il semble que l'administration Bourque ait finalement réussi à arracher à Québec quelque chose qui commence à ressembler à un pacte fiscal.Entendons-nous : il s'agit pour l'Instant d'un embryon.En 1996, Montréal aura droit à une galette de 43 millions, dont seulement 18 millions constituent des revenus récurrents.Pour les 25 millions restants, on procédera, comme l'an dernier, par des ventes d'actifs.Évidemment, c'est un remède imparfait et temporaire : il y a des limites à ce qu'une ville peut vendre.Mais le deal conclu avec Québec comporte une reconnaissance du statut particulier de la métropole, qui lui vaut un sept millions qui reviendra au fil des ans.C'est une première.Et enfin, le gouvernement a promis de se montrer plus généreux l'an prochain : Montréal aurait droit à un transfert fiscal de 33 millions, dès 1997.si la promesse est tenue, ça va commencer â avoir des allures de pacte.Là où le budget soulève des questions, c'est dans la manière dont on a arbitré entre les différents besoins de la Ville au moment d'appliquer le bistouri.Exemple : la Ville retranche 400 millions et des poussières de son programme de développement économique.Ce retrait sera partiellement compensé par un futur programme mené de concert avec Québec et le Fonds de solidarité de la FTQ.Fort bien.Mais, à un moment où les bureaux du centre-ville sont plus vides que Jamais, où les grandes entreprises continuent de fuir la ville ( voir le déménagement du siège social de Canadien Pacifique ), et alors que l'on se dirige selon toute probabilité vers une nouvelle crise de l'immobilier, l'administration municipale fait-elle vraiment le meilleur pari en décidant de s'effacer partiellement de la scène économique ?La baisse des taxes commerciales sera-t-elle suffisante pour stopper le déclin ?Montréal na-t-elie pas un rôle plus dynamique à Jouer à cet égard, si elle veut éviter que le marasme économique ne se répercute sur ses prochains budgets ?Par ailleurs, le document budgétaire ne dit pas tout au sujet des choix, sûrement douloureux, que la Ville a dû faire pour arriver aux prévisions annoncées hier.Mais on y décèle de manière générale une préférence pour les grands équipements centraux, aux dépens des petits services peu spectaculaires dans les quartiers.C'est ainsi que Ion ferme trois petites bibliothèques, mais que l'on investit 1.4 million dans la Maison de l'arbre, la toute dernière attraction du Jardin botanique, on congédie une quarantaine de pompiers et on abolit la collecte des ordures les Jours fériés, mais on dépense un quart de million pour acheter de nouvelles ampoules qui Illumineront la métropole d'un halo féerique pendant la période des Fêtes.Quelle rationalité au Juste préside à cette décision ?Veut-on s'assurer que les déchets de Noël soient bien éclairés ?Blagues à part, ces réserves étant faites, il reste que le virage budgétaire est bel et bien pris, que le budget diminue de façon appréciable, et que la majorité des contribuables en ressentiront l'impact dans leur propre compte de taxes.Soyons bons princes : c'est déjà un bon pas.Agnès GRUDA La colombe Mieux qu'une colombe portant un rameau d'olivier dans son bec, la visite du président Bill Clinton à Belfast est un signe certain que la paix est arrivée en Irlande du Nord.Dans le conflit entre protestants et catholiques en Irlande du Nord, la sympathie des Américains, et surtout des démocrates, allait majoritairement du côté des catholiques, qui voulaient la réunification de l'île.Le soutien d'un sénateur Edward Kennedy pour TIRA était même devenu un embarras pour le gouvernement de Dublin, qui con-| damnait les moyens terroristes et avait in-! terdit ce mouvement.Il y a encore quel-I ques mois, il aurait été impensable qu'un président, voulant se faire réélire dans l'année suivante, puisse même songer à se rendre à Belfast, le centre du loyalisme à la Couronne anglaise.Il n'y aurait pas eu de suicide politique plus efficace.Un accord de dernière heure entre Londres et la République d'Irlande, prévoyant notamment une commission internationale pour entreprendre le désarmement de TIRA, a permis le voyage du président à Belfast et à Londonderry.Mais M.Clinton n'est pas un simple touriste.Son prestige a pesé dans la balance, car Londres et Dublin ont tous les deux vu l'énorme avantage qu'ils pourraient tirer de sa visite.Ainsi, Bill Clinton continue à bâtir sa réputation d'homme de paix, après la poignée de main entre Yitzhak Rabin et Yasser Arafat, à la Maison-Blanche, et l'accord de Dayton signé par les présidents de Bosnie, de Croatie et de Serbie.Il semble avoir maîtrisé l'art d'utiliser la puissance et le prestige des États-Unis pour aplanir les derniers obstacles insurmontables entre adversaires qui cherchent un moyen de faire la paix.Du moins, c'est l'impression qu'il cherche à donner.Après trois ans dune présidence extrêmement terne sur ie plan de la politique intérieurp.il compte manifestement se présenter devant les électeurs avec de solides réalisations en politique étrangère.La principale embûche qui le menace dans cette politique est la nécessité d'envoyer des troupes américaines en Bosnie pour garantir l accord de Dayton.L'humiliation des Gis en Bosnie, comme c'est arrivé en Somalie, serait aussi fatale pour sa présidence que la prise d'otages, en Iran, l'avait été pour celle de Jimmy Carter, un autre homme de paix.Frédéric wacnièRE ÙE~ÙA DROITS RÉSERVES La boîte aux lettres Vive l'esprit critique ! Madame Agnes Gruda, ¦ Votre éditorial intitulé « Lu défaite du mnt.nnore » est un pur chef-d'oeu-vre.Vive l'esprit critique, vive l'intelligence ! l'espère que vous allez suivre ce dossier de près.En fait, vous exprime/ avec brio et ironie ce que bien des professeurs pensent, ce que bien des parents pensent et ce que bien des étudiants en « pédagogie » subissent sans trop pouvoir le dire.|e tenais aussi à vous féliciter pour un autre éditorial que vous avez écrit sur Ferreira et le «droit.» des victimes.Je suis désolée pour le retard ;» vous l'exprimer.Bravo et merci.Louise CHAINEY Montréal Périlleuse ascension vers l'Everest Monsieur Alain Dubue, ¦ Votre éditorial du 22 novembre traduit, on ne peut plus justement, l'opinion d'un fort pourcentage de ceux que, avec mépris, on appelle « le monde ordinaire ».Pour continuer dans le langage métaphorique employé, lors de l'entrevue que monsieur Bouchard donnait sur TVA, disons et souhaitons que, dans son ascension vers l'Everest, il saura choisir les meilleurs sherpas qui l'accompagneront dans son « trekking » politique pour lui éviter toute avalan-« lie fatale.pendant qu'au bivouac hloqui te on spéculera sur sa succession a Ottawa.Avec l'espoir que les sacrifices a venir seront imposes à tous les citoyens sans égard à leur option politique, souhaitons bonne chance à cet éventuel premier ministre qui.comme tous les autres, héritera du legs des gouvernements précédents et devra faire « avec ».Liliane BOULANGER Montréal Québec a abandonné Montréal ! B La tempête de ce lundi 27 novembre a apporte bien des soucis aux Montréalais : le gouvernement du Québec avait abandonné la Ville.Deux heures après la fin de la tempête, les principales autoroutes de Montréal, sous la responsabilité de Québec, n'avaient toujours pas ete déneigées.Le boulevard Métropolitain, le tunnel Louis-Hyppo-lite Lafontaine croulaient sous plusieurs pouces de neige.Trajet Ville St-Laurent \u2014 Rive-Sud : deux heures trente minutes.Aussitôt sorti de Montréal, le contraste était frappant.Les autres routes provinciales étaient bien entretenues.Pendant ce temps, Montréal tente toujours de négocier une nouvelle convention avec ses cols bleus sous l'indifférence presque totale de Québec.Toujours le même problème diront les Montréalais : lefl services provinciaux fournis à Montréal sont gérés a Québec.Il est maintenant de nature presque publique que des eens bien pensants a Québec considèrent Montréal comme une ville de seconde zone.« Lt puis ces ethniques.».diront certains.Il est maintenant temps de débattre publiquement du problème : l'autonomie administrative de la grande région de Montréal.Le très récent débat réfé- rendaire a donné le goût aux Montréalais de se prendre en main.Le gouver-nement s'était engagé à une décentralisation massive des pouvoirs advenant une victoire du OUI.Mais qu'est-ce qui empêche maintenant une décentralisation de certains services vers des agents plus près de h population desservie.Au cours des dernières années, le gouvernement du Québec s'est fait un grand plaisir de transférer des budgets déficitaires vers les municipalités.Notamment pour l'entretien des routes secondaires.La Communauté Urbaine de Montréal ( CUM ) pourrait facilement prendre à sa charge certains services maintenant assumés par Québec.Des fonctionnaires de la CUM seraient mieux placés que des fonctionnaires de Québec pour répondre aux besoins des citoyennes et citoyens de la grande région métropolitaine.Le gouvernement de Québec, comme dans plusieurs autres démocraties occidentales, fait face à une grogne montante des contribuables.Devan* des choix budgétaires plus que difficiles, nos dirigeants n'ont d'autres choix que de demander davantage aux contribuables tout en fournissant de moins en moins de services.Devant la révolte des payeurs de taxes, amplifiée par la progression rapide du travail au noir, le gouvernement n'a d'autres choix que la décen-tralisation vers des paliers administratifs plus efficaces et plus près de ses citoyens.Pierre BRISSON Ste Julie Attitude humiliante et contradictoire ¦ Trop, c'est trop.Arrêtons de nous imaginer qu'un OUI, le 30 octobre.nous aurait permis d'éviter les coupures des dépenses et les augmentations d'impôt qui s'imposent.Le Québec doit couper dans ses transferts pour exactement les mêmes raisons qu'Ottawa : les revenus des contribuables ne sont pas suffisants pour couvrir les dépenses courantes et l'intérêt sur la dette.Tenant compte de son niveau d'endettement et de sa capacité de taxer, un Québec souverain aurait dû couper autant, sinon plus.)'ai voté OUI pour que le Québec puisse se prendre en main.Blâmer Ottawa pour la situation fiscale du Québec, c'est en effet demander aux contribuables du Canada anglais de nous aider à régler nos problèmes \u2014 une attitude tout à fait contradictoire et humiliante pour les souverainistes.Henry.MILNER polîticologue La Croix-Rouge n'a plus aucune crédibilité ¦ Le refus du plus haut responsable de la Croix-Rouge canadienne de s'excuser devant la Commission Krever ( La Presse, 24 novembre ), auprès des victimes du scandale du sang qui serait probablement passé inaperçu si les hémophiles ne s'étaient pas affirmés, démontre un reniement total du but premier et de la mission propre de cet organisme : soit un mépris total pour la vie humaine qui aurait toujours dtic être l'objectif ultime de cet organisme dit charitable et a prétendu caractère humanitaire D'autant plus que des excuses formelles et générales n'entraîneraient aucune conséquence légale,, deux ans après la publicisation de tout cet holocauste médical.S'excuser d'avoir gâche la vie de milliers de Canadien( ne >s et de leur avoir enlevé la possibilité fondamentale de se reproduire ( le but ultime de la vie ) était la première action à faire et la plus importante ( sans parler de la facilité à le faire dans notre société médiatisée, ni de la possibilité de le faire plusieurs fois ).La gestion de l'hypocrisie par cet organisme censé être à notre service est très inquiétante pour tout ce qui a été découvert et tout ce qui continue à nous être caché.Mais elle nous prouve très clairement que la Croix-Rouge n'a plus aucune crédibilité et devrait voir son mandat rétréci autant qu'une peau de chagrin à l'aide humanitaire seulement ( cataclysmes naturels, incendies, etc.) qui sont occasionnels et limités ).Ce qui permettrait une meilleure gestion par la Croix-Rouge qui aurait plus de temps pour réagir et évaluer les erreurs.La peau de chagrin est épaissie par l'énorme peine des survivante e )s, toutes victimes innocentes et captives de l'approvisionnement en sang.Mais aussi par la peur des survivants et des condamnés en sursis ( comme moi ) qui savent trop bien que rien n'a vraiment changé ! Guy-Henri GODIN hémophile sévère séropositif par erreur LaSalle N.B.¦ La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui font suite a des articles publiés ilans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair et concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: La boite aux lettres, La Presse, 7, rue Saint-facques, Montréal, H2Y IK9. LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI V PECEMBPE 1995 B 3 Opinions__ Sida : une bombe à retardement menace Montréal ! L'épidémie, loin d'être strictement l'affaire de petits groupes marginalisés, nous concerne tous RÉJEAN THOMAS L'auteur est conseiller spécial à l'action humanitaire internationale du Québec et médecin à la clinique A< nui lx texte qu'il signe ici a été écrit m collaboration avec Réjean Berge ron, philosophe.En cette journée internationale du sida, j'aimerais soulever quelques points au sujet des stratégies d'intervention pour freiner l'infection au Vif I.tout particulièrement chez les toxicomanes.Un bref rappel, d'abord, de la situation épidémiologique.Les experts s'entendent pour dire qu'un taux d'infection au VIH plus élevé que 10% chez les utilisateurs de drogues injectables ( UDI ) semble être une limite critique afin d'éviter une contamination très rapide et catastrophique de ce groupe à risque.Pour exemple( on peut citer les cas d'Edimbourg, en Ecosse, où la séroprévalence chez les UDI est passée de 5%, en 1987, à 57%, en 1988.À Bangkok, en Thaïlande, le taux est passé de 1 %, en 1987, à 43%, en 1988.La plupart s'entendent sur le fait que cette croissance fulgurante serait due particulièrement au manque de matériel stérile ou, si vous voulez, à la réutilisation ou partage de seringues qui auraient été contaminées par les utilisateurs précédents, et aux relations sexuelles non protégées.On retrouverait à Montréal entre 5 000 et 15 000 héroïnomanes et beaucoup plus encore de cocaïnomanes.On estime que le pourcentage des utilisateurs de drogues injectables infectes par le VIH se situe entre 10% et 20%! Ce taux, qui est d'ailleurs le plus élevé au Canada, nous oblige à agir d'une façon lucide et intensive si l'on ne veut pas que cette véritable bombe a retardement finisse par éclabousser la population.Car cette épidémie, loin d'être strictement l'affaire de petits groupes marginalisés, nous concerne tous et représente un véritable défi pour la santé publique.En effet, il ne faut pas oublier que la majorité des toxicomanes sont hétérosexuels, ont des partenaires sexuels qui, la plupart du temps, ne s'injectent pas et que ces femmes, en plus de pouvoir contracter le sida, peuvent donner naissance à des enfants séropositifs.Plusieurs solutions peuvent nous ai- der à freiner cette épidémie qui se répand chez les toxicomanes et certaines d'entre elles sont déjà utilisées sur de petites échelles.Toutefois, même si ces solutions font presque consensus chez les experts, une volonté politique et l'appui de la société seront nécessaires pour qu'elles puissent être appliquées convenablement et efficacement.En ce sens, deux prémisses doivent être acceptées.La toxicomanie doit être considérée comme un problème de santé au lieu d'être abordée sous l'angle de la morale et vue comme un vice.Ensuite, si la consommation de drogue peut causer de graves problèmes à l'individu et a la société, il faut admettre également que l'épidémie du sida représente un danger tout aussi grand mais qu'il est possible de le prévenir.Étant donné que le sida est une maladie incurable, notre approche se doit d'être réaliste et pragmatique.C'est pourquoi, lorsqu'on s'engage a réduire l'épidémie du sida en s'attaquant à la toxicomanie, l'objectif qu'on se donne ne doit pas être nécessairement cet idéal d'une élimination totale de la consommation mais plutôt, dans un premier temps, la minimisation des méfaits qui vise essentiellement «< a réduire les conséquences négatives des dtogues et de leur consommation ».L'objectif premier d'une réduction des conséquences néfastes de l'usage des drogues ne peut se faire que par une amélioration des conditions de vie des toxicomanes, par l'intégration de la problématique VIH/toxicomanie aux autres problèmes de santé publique, par un meilleur partenariat aujourd'hui inexistant entre les centres de traitement des toxicomanes, les hôpitaux, CLSC, bureaux de médecin, pharmacies, municipalités, services correctionnels, système d'éducation et corps policiers.Dans ce contexte, l'idée de développer une police communautaire demeure une piste intéressante.La mise sur pied de programmes d'échanges de seringues représente une clé importante pour maintenir le taux de prévalence au-dessous du seuil critique, mais u la condition que les centres de distribution soient nombreux et accessibles aux clientèles visées.Actuellement, entre 10% et 201 seulement des besoins seraient combles dans ce domaine au Québec.Même s'il s'agit là d'un pas très important, il faut également s'assurer que ces programmes soient en lien avec des services plus larges offerts à cette clientèle souvent sans moyens.Je pense bien sur à des centres de désintoxication pour ceux qui voudraient s'en prévaloir, mais aussi a différents services de « conselling », a des lignes d'information ou même, étant donné que cette clientèle est souvent mal accueillie dans les établissements réguliers de notre réseau de santé publique, à des maisons spécialisées pour ceux qui continuent de consommer et ce, toujours dans le but de réduire les méfaits Notre système de santé ne répond pas adéquatement aux besoins des UDI.Il faut admettre qu'il s'agit d'une clientèle difficile.Ils sont souvent méprises par les professionnels de la santé dont plusieurs pensent qu'ils n'ont que ce qu'ils méritent et que, de toute façon, ils ne sont pas intéresses à changer leur comportement.Ces UDI marginalisés et méfiants a l'endroit de l'autorité médicale s'éloignent ainsi le plus possible des établissements de santé.D'un autre côté, nos services sont très limites pour venir en aide a cette clientèle défavorisée, il faudrait des services spécialisés pour les jeunes, les psychiatrises et les femmes.Un autre moyen peu utilisé au Que-bec est la thérapie à la méîhadone pour les héroïnomanes.L'entretien a la methadone, qui est un alcaloïde synthétique de formule chimique proche de la morphine, mais dont les effets qui ressemblent à ceux des autres opiacés durent plus longtemps, représente un moyen efficace pour mieux encadrer la personne dépendante et ainsi prévenir une foule de conséquences négatives comme la contamination au VIH.En plus, l'entretien à la methadone rend possible, dans plusieurs des cas, des interventions concertées qui peuvent aller jusqu'à un programme de désintoxication.Rejoignant seulement 5% a 10% de la clientèle cible, le Québec est nettement en retard à ce chapitre si on le compare a certains pays a l'exemple des Pays-Bas et de la Suisse.Pourtant, il s'agit la d'un traitement qui a fait ses preuves et qui, en outre, est peu dispendieux.Lorsqu'on pense que le traitement d'un seul cas de sida peut représenter des déboursés de 100 000$ par an, il est facile de comprendre que le Québec a tout intérêt à investir de façon urgente dans cette approche.Ceci nous conduit a parler d'un su- Rejean Thomas jet encore plus épineux, celui de la de-criminalisation de certaines drogues l'affirme, et je ne suis pas le seul, que les lois fédérales sur les stupéfiants, en plus d'être incapables d'enrayer le commerce et la consommation de la drogue, ont pour effet de créer un climat malsain propice à la propagation du sida chez les toxicomane^ La criminalisation de la possession et de la consommation de certaines drogues douces a fini par créer un marché noir très lucratif et violent, à marginaliser toute une couche de la population et à apprauvrir celle-ci à cause des coûts excessifs de ces drogues.L'ensemble de ces conditions favorisent la criminalité et le recours a la prostitution comme des moyens pour se procurer ces drogues.Ce contexte de marginalité, de clandestinité, d'illégalité et d'extrême pauvreté a pour effet direct d'augmenter considérablement les risques de contamination au VIH chez les consommateurs de drogues injectables, de même que chez l'ensemble des toxicomanes.Cette marginalité éloigne les toxicomanes de nos systèmes de santé.Ainsi, ils iront peu chercher les services dont ils ont besoin.Nos programmes de pré- vention les rejoindront difficilement.Ils seront davantage portés a fréquenter les piqueries et autres clientèles marginalisées ( prostitution ), quand ils ne finiront pas en prison où le risque de s'infecter devient encore plus grand.Dans un contexte encore trop souvent de tolérance zéro, on peut imaginer les sommes fantastiques qu'investit l'État pour mener la chasse à tous ces petits « criminels ».Il en coûte 50 000 $ par année pour garder une personne en prison.Imaginez les programmes de prévention que le pays pourrait mettre sur pied d'une façon intelligente avec ces sommes.Si, du moins, tous ces prisonniers toxicomanes réussissaient a se débarrasser de cette dépendance à l'intérieur des murs grâce a des programmes faits sur mesure.Au contraire, la consommation s'y fait dans la même clandestinité avec tous les risques de contamination au VIH que cela comporte.En effet, étant donné que l'infection y est élevée, que le matériel stérile y fait défaut et que les relations sexuelles non protégées sont fréquentes, les risques de contamination sont d'autant plus élevés en prison.Le projet de loi C-7 présenté à la Chambre des Communes, en février 1994, au lieu de proposer une autre approche, semble plutôt aller dans le sens dune plus forte criminalisation en augmentant l'amende pour possession de cannabis, en élargissant la liste des drogues prohibées et en donnant au système judiciaire encore plus de pouvoir de perquisition et de saisie.Encore trop de gens croient que la simple répression pourra venir à bout d'un problème aussi complexe que celui de la toxicomanie.Tant et aussi longtemps que nous n'admettons pas qu'il s'agit là d'un problème de santé, nous nous priverons des outils nécessaires pour en minimiser les méfaits à l'exemple de la contamination au VIH qui risque de prendre des proportions encore plus grandes et peut-être même devenir hors de contrôle.Ce changement d'attitude doit se faire au sein même de la population.Dans le cadre du débat sur les drogues douces ouvert tout récemment par le ministre de la Santé et des Services sociaux, monsieur lean Rochon, le problème du sida et l'ensemble de ses repercussions économiques et sociales devront être pris en considération.L'ambasseur du Rwanda répond au premier ministre démissionnaire VAL EN S MUNYABACISHA L auteur est ambassadeur de la République rwandaise au Canada.la suite à l'article paru dans La Mm Presse du 15 novembre sous le titre « Le premier ministre démissionnaire du Rwanda juge le régime FPR pire que celui de Habyarimana », l'ambassade de la République rwandaise.à Ottawa, invoque le droit de réponse pour rectifier les informations erronées et tendancieuses fournies par Monsieur Faustin Twagira-mungu dans le seul but de ternir l'image de marque du gouvernement rwandais.D'emblée, nous tenons à préciser que Monsieur Twagiramungu a été révoqué par le président de la république, le 28 août dernier, et que pour être effective, et ce conformément à la Loi fondamentale de la République, l'Assemblée nationale de transition est prononcée favorablement à la décision du président de la république.Nous rappellerons à toutes fins utiles que les députés membres du même parti ( MDR ) que M.Twagiramungu ont tous voté en faveur de son limogeage.Concernant les tueries, il dit qu'il y a eu « entre 200 000 et 250 000 morts depuis 16 mois » et que « le FPR a fait pire que Habyarimana en 20 ans de pouvoir ».D'aucuns ont été surpris, en particulier le gouvernement rwandais, d'entendre Monsieur Faustin Twagiramungu comparer le régime de Habyarimana ( qui a préparé, planifié et exécuté le génocide et les massacres qui ont coûté la vie à plus d'un million de personnes ) avec le gouvernement actuel dont il a été le premier ministre durant 13 mois.Il est vrai qu'à la fin de ces événements sanglants, la sécurité des populations était menacée et qu'on se retrouvait dans un état de pénurie quasi totale de moyens financiers et matériels pour l'assurer.Il faut à ce sujet noter que les auteurs des cas de vengeance personnelle ont été arrêtés et emprisonnés.Aussi, le gouvernement met au défi Monsieur Twagiramungu d'apporter des preuves des 200 000 à 250 000 morts qui auraient péri dans les tueries sous le gouvernement qu'il dirigeait lui-même 13 mois durant et qu'il n'a pas dénoncées sous sa direction.L'ancien premier ministre prétend également que « le Rwanda ne se stabilisera qu'autour de sa majorité hume, ce qui signifie dialogue politique et partage du pouvoir selon les lignes de l'Accord d'Arusha ».Toute la communauté internationale a suivi de près les négociations politiques d'Arusha, qui ont duré près de deux ans et qui ont abouti a l'Accord de Paix d'Arusha signé le 4 août Faustin Twagiramungu 1993.Les grands principes dudit Accord sont l'instauration d'un État de droit, le partage du pouvoir et la formation d'une véritable armée nationale.Cependant, personne n'ignore, même pas l'ancien premier ministre, que c'est le régime de Habyarimana qui, par des manoeuvres de tout genre, a empêché sa mise en oeuvre.Le génocide d'avril à juillet 1994, qui a fait plus d'un million de morts, a obligé le FPR à reprendre les armes pour défendre la population.L'ex-gouvernement et ses forces armées, qui ont planifié et fait exécuter le génocide, ont été vaincus et ont fui le pays en juillet 1994.Le gouvernement d'union nationale mis en place le 19 juillet 1994 estime qu'il n'y a pas de dialogue possible avec les planificateurs et exécuteurs du génocide.Ceux-ci doivent plutôt répondre de leurs actes contre l'humanité devant la justice rwandaise ou le Tribunal pénal international sur le Rwanda.M.Twagiramungu préconise aujourd'hui une conception du partage du pouvoir qui en a sidéré plus d'un.Mais cela se comprend car, rejeté par son propre parti, M.Twagiramungu est sorti de la logique du partage du pouvoir entre partis politiques, tel qu'initié par les Accords d'Arusha, pour embrasser la logique sectaire et ethnicisante du partage du pouvoir, théorie chère aux tenants du régime défait et génocidaire.En effet, selon les Accords d'Arusha, cinq partis politiques, plus le FPR, devaient se partager les portefeuilles ministériels et les sièges de l'Assemblée nationale de transition.Mis à part le parti MRND, qui s'est disquali- fié par son implication trop évidente dans la préparation, l'organisation et la conduite des massacres et du génocide, ce qui constitue donc une violation grave des Accords, les autres par-tis politiques participent au gouvernement avec le FPR.Et le mode de prise de décisions du gouvernement est celui prévu par les Accords d'Arusha, c'est-à-dire par consensus en séances du Conseil des ministres.Le FPR à lui tout seul et encore moins le vice-président et ministre de la Défense ne peuvent prendre des décisions qui engagent le pays sans consultation et sans l'accord des ministres des autres partis politiques qui participent au gouvernement.Enfin, il sied de rappeler qu'un des objectifs principaux du gouvernement d'union nationale demeure la réconciliation nationale.Pour M.Twagiramungu, « le Rwanda ne se stabilisera qu'autour de sa majorité hutue, ce qui signifie le dialogue politique.» Le dialogue politique dans le cadre des ethnies composant la société rwandaise est une stratégie mise au point par les auteurs du génocide et des massacres qui, se trouvant exclus par les Accords d'Arusha de toute participation au gouvernement du fait de leur forfait, en ont fait un tremplin pour se hisser au pouvoir, créer une bipola-risation du Rwanda et ainsi diluer leurs responsabilités dans le génocide.La vraie réconciliation passera par l'arrestation et le jugement de toutes les personnes impliquées dans les massacres et le génocide ( arrêt de la culture de l'impunité ), la réhabilitation des rescapés, des orphelins, des veuves et autres victimes de cette barbarie, ainsi que le retour des réfugiés et leur réinstallation.(.) UdeM : la responsabilité passe par la participation ANDRÉ TREMBLAY et DENISE ANGERS Les auteurs sont respectivement président et vice-présidente du Syndicat général des professeurs de l'Université de Montréal La semaine dernière, l'administration de l'Université de Montréal a rendu public dans les médias son plan de compressions budgétaires jusqu'en 1998.Ce plan fait état de coupures draconiennes dans les effec-tifs professoraux \u2014 190 postes comptant pour 12% du corps professoral \u2014, dans le personnel de soutien \u2014 21 % du personnel non enseignant \u2014 dans les charges de cours \u2014 25 % \u2014 et dans les programmes.U nous apparaît nécessaire de rappeler ici un certain nombre d'enjeux qui échappent à la logique purement comptable, car c'est l'avenir de l'université et de sa mission qui est en péril.En fait, il en va de la qualité, sinon de l'existence même des services que nos sociétés attendent de l'Université, qui y joue un rôle irremplaçable que tous s'accordent à reconnaître.L'État, le patronat, la population reconnaissent qu'à la veille de l'an 2000, la matière première la plus importante pour un pays c'est sa matière grise, ce sont la formation et la recherche dans lesquelles il faut investir pour répondre au défi de la mondialisation.L'avenir est donc dans la formation de nos jeunes.Le Québec, pas plus qu'aucune autre société moderne, ne peut faire l'économie de cette exigence de base.Nous devons nous porter à la défense d'un système d'éducation qui, attaqué de toutes parts, risque de tomber dans la médiocrité.Le Québec, c'est un fait reconnu, a été longtemps très en retard en ce qui concerne la diplomation de ses étudiants et étudiantes au niveau des deuxième et troisième cycles.Même si des progrès notables ont été accomplis pour améliorer cette situation, le pourcentage actuel d'étudiants qui sortent de nos universités est inférieur à la moyenne canadienne et inférieur aux moyennes des pays occidentaux.Une étude du Conseil supérieur de l'éducation a montre que seulement 15,9% de la population québécoise fréquente l'université alors que la moyenne canadienne est de 19,1 %.Seulement 11,2% des jeunes Québécois obtiennent un diplôme de niveau universitaire contre 14,1 % en Ontario.I es coupures proposées risquent de compromettre gravement le rattrapage a poursuivre en ce domaine.En menaçant l'avenir de l'enseignement dans la plus grande université française en Amérique du Nord, c'est également l'avenir de nos jeunes que l'on met en jeu.Couper de façon sauvage dans les effectifs professoraux, c'est menacer la qualité de nos programmes et celle de nos diplômés.C'est nous priver d'une relève dont nous aurons, à court terme, grandement besoin.Nous croyons que les compressions budgétaires, pour nécessaires qu'elles soient, doivent être compatibles avec les valeurs fondamentales de la communauté universitaire : qualité de la formation et avancement des connaissances au profit de la société québécoise.Les professeures et professeurs de l'Université de Montréal reconnaissent les graves difficultés que traversent actuellement les finances publiques.Mais ils veulent rappeler que, depuis 1981 jusqu'à aujourd'hui, le reseau des universités a assumé sa large part des coupures qui ont été imposées à l'ensemble du secteur public.Ils sont aussi convaincus qu'ils doivent continuer à porter leur part de l'austerite.mais ils croient que le plan proposé par leur administration trahit des valeurs auxquelles ils sont profondement attachés.U est évident que les coupures imposées aux universités vont affecter gravement la qualité de l'enseignement et de la recherche.La tâche des professeurs est lourde, elle comporte de multiples facettes parmi lesquelles l'attention à donner au cheminement des étudiants est primordiale.Le slogan à la mode qui soustend ce projet de compressions, selon lequel « il faut faire plus avec moins », est démagogique.Malgré toute leur bonne volonté, moins de professeurs ne pourront pas offrir plus d'encadrement et de disponibilité à leurs étudiants ; moins de professeurs ne pourront pas supporter davantage de projets de recherche.La réputation d'excellence de l'Université de Montréal ne pourra pas ne pas être touchée par ces changements et, lorsqu'elle sortira de cette crise, l'Université de Montréal ne sera jamais plus ce quelle a etc.Il est certain qu'un exercice de rationalisation des dépenses est absolument nécessaire.Or, les professeures et professeurs veulent être considérés comme des agents responsables dans cette démarche et exigent de la direction de l'Université qu'elle se porte à la défense publique de l'institution et qu'elle respecte les principes de la démocratie universitaire.(.) Pour les professeurs de l'Université de Montréal, l'important c'est le service à la population.L'important c'est d'assurer la formation des jeunes et le développement de la recherche.L'important ce n'est certes pas d'assurer la permanence d'une administration universitaire lourde et coûteuse.Or, en cette matière.l'Université de Montréal aura besoin d'une bonne cure d'amaigrissement.» B4 LAPKfcSSfc.MUNIKfcAL, VfcNUKfcUl I»' UfclfcfUttKfc jjgjg Politique I Montréal obtient 43 millions pour boucler son budget Québec « dépouille les Montréalais de leurs acquis pour payer l'épicerie », soutient l'opposition MN1S LESSARD 'fy bureau de La Presse QUEBEC \u2022 Québec accordera 43 millions \u2022t fa Ville de Montréal pour lui fceïmettre de boucler le budget rendu public hier.Mais au gouvernement, beaucoup d'inconnues demeuraient hier quant aux sources de ce financement et V leur maintien dans les prochaines années.f La Ville de Montréal avait demande 50 millions comme Tan «i£rftier.Au terme d'échanges Nombreux, Québec a obtenu de Montréal qu'elle comprime ses dépenses, a précisé Guy Chevrette.La demande finale de la Ville était de 43 millions, ce qui correspondra à « l'aide globale et totale » accordée par Québec cet- te année.Pour l'opposition libérale, représentée par Mme Lisa Frulla, la décision de Québec « parait un peu improvisée.On n'annonce pas le « pacte fiscal » de 50 millions, CuyChevrette mais 43 millions.La seule chose précise est les 7,8 millions accordés aux villes-centres », a-t-elle dit.« Pour parer au manque de vision, on vend nos acquis pour payer l'épicerie.Il n'y a pas de pacte fiscal, ce sont des mesures de dernière minute qu'à 24 heu- res de son budget, la Ville n'a pas le choix d'accepter », a-t-elle lancé.Pour Guy Chevrette, il faut se réjouir du fait que Montréal «c a emprunté la voie de la rationalisation des dépenses.Avec le soutien offert à Montréal comme métropole, la Ville va pouvoir s'en sortir en empruntant le trajet que nous avons pris », estime M.Chevrette.Montréal « a accepté la compression supplémentaire comme les autres villes et cela entre dans les équilibres financiers », a-t-il soutenu.Pour lui, l'aide de Québec, tout en respectant les moyens financiers du gouvernement, tient compte de la situation particulière de Montréal comme métropole et vient l'aider à rétablir une fiscalité con- currentielle.En retour, Montréal consent à « un effort significatif de réduction de ses dépenses », observe le ministre des Affaires municipales.« Montréal fait un effort réel pour assainir ses dépense.On supprime par exemple 26 millions dans les organismes paramunicipaux », souligne le ministre.11 a souligné qu'une partie récurrente de l'aide de 7,8 millions pour les villes-centres avait déjà été annoncée par Québec.«c Cela correspond à un début de pacte fiscal qui règle à long terme les problèmes de Montréal », a soutenu M.Chevrette.Dans le budget de la Ville, on a pu inscrire 43 millions comme « aide gouvernementale », répartie ainsi ; les 7,8 millions à titre de ville-centre, plus 10 millions qui seront « récurrents » \u2014 ils reviendront année après année.Québec songeait à justifier cette injection à titre de compensation pour la perte de la taxe d'amusement.Si l'enveloppe est acquise, la décision quant à la source n'est pas encore adoptée au Conseil des ministres, a fait valoir M.Chevrette.Des discussions doivent avoir lieu avec le Trésor et les Finances, et les décision devraient être prises dans trois semaines environ, prédit-il.« Il ne sait pas où il prendra ses 10 millions, moi non plus » de lancer Mme Frulla, pour qui « la façon dont M.Chevrette traite ce dossier nous fait prévoir qu'il ne sera pas longtemps aux Affaires municipales ».Selon la rumeur, il souhaite en effet passer à l'Énergie.M.Che- vrette parlait hier d'achats d'actifs, bien qu'en coulisses, on indique qu'il est de plus en plus difficile d'identifier des immobilisations intéressantes pour le secteur public ou parapublic.Le ministre a demandé qu'un inventaire soit fait.« Pour 23 millions, il n'y a pas péril en la demeure pour en trouver ».Pour Mme Frulla, « on dépouille les Montréalais de leurs acquis pour payer l'épicerie.M Chevrette a identifié l'Hippodrome de Montréal \u2014 anciennement Blue Bonnets \u2014 le Centre mondial de commerce et le Château Duffe-rin, mais dans certains cas, le prix du marché ne correspond pas à la valeur au livre.La vente se solderait alors par une perte sèche pour la Ville.Pierre Salinger préconise une décentralisation massive des pouvoirs au Canada Louise Beaudoin menace les syndiqués récalcitrants de fermer Radio-Québec MARIO FONTAINE » Pierre Salinger a été conseiller des présidents John Kennedy et Lyndon (ohnson.Si lean Chrétien lui demandait d'exercer les mêmes fonctions pour lui aujourd'hui, il lui recommanderait d'aller beaucoup plus loin que les mesures sym-î>oliqiies dévoilées cette semaine dans le dossier constitutionnel.g « Pour que le Canada survive, les Québécois devront s'y fcentir à l'aise, avoir le sentiment d'être quasi indépendants.La façon d'y parvenir, $'est une décentralisation massive des pouvoirs, faire en sorte îjue le social, l'économique aille aux régions.Ottawa ne devrait garder qu'un nombre res- Îreint de juridictions, comme ii politique étrangère, la défen-ie et les services de renseignements », d'expliquer hier M.Salinger dans une entrevue à la Presse.m i Une dévolution considérable jdes pouvoirs au profit des provinces qui n'est pas très loin, «finalement, du rapport Allaire.jL'embryon de réforme proposé «eue semaine par Ottawa auto-Sir de la motion de société distincte, du droit de veto régio-« al et du retrait sans Compensation financière du fé-jdéral du secteur de la formation professionnelle ne suffiront pas, prédit M.Salinger.\" Son premier choix reste ^néanmoins le fédéralisme.Les Conflits qui ont secoué l'ex-JJRSS et l ex-Yougoslavie auraient pu être évités si on avait apporte les correctifs nécessaires, selon lui.Aussi exhorte-t-il \u2022le gouvernement Chrétien à ^vraiment changer les choses.r Autrement, dit-il, le Québec pourrait décider de voler de ses ^propres ailes.Et si c'est le cas, > c'est la fin du Canada.Le [pays va se disloquer, des provinces vont se joindre aux lÉtats-Unis.Ça commencera par \u2022la Colombie-britannique, puis i- par d'autres provinces de l'Ouest ».Grand reporter pour VEx-press et le réseau ABC News pendant la plus grande partie de sa carrière, ce septuagénaire effectue depuis hier une tournée de promotion au Québec pour la sortie de son dernier livre.De Mémoire.S'il a quitté la Maison-Blanche il y a des années, il soutient maintenir suffisamment de contacts avec le milieu politique américain pour affirmer que le Québec devrait patienter longtemps avant d'être admis comme participant à l'Accord de libre-échange nord-américain.Le président Bill Clinton est un fervent libre-échangiste, fait-il valoir, mais il est des voix qui s'élèveraient au Congrès contre l'adhésion du Québec, les mêmes qui mettent' des bâtons dans les roues du Chili dans le moment et qui, en bout de ligne, rêvent au retour du protectionnisme.Pierre Salinger, qui a vécu 18 ans à Paris, croit même qu'advenant l'indépendance le Québec pourrait être admis plus rapidement comme membre associé de la Communauté économique européenne que dans l'ALENA.L'appui \u2014 dont il ne doute pas \u2014 de la France au nouvel fctat souverain serait déterminant à cet égard.La première de ses quatre épouses était québécoise et lui-même est pour moitié d'origine française, de par sa mère.M.Salinger a toutefois attendu des semaines avant de commenter le récent référendum, et il mesure ses paroles en parlant de la situation canadienne.GILLES NORMAND du bureau de La Près».* Pierre Salinger QUÉBEC ¦ La ministre de la Culture et des Communications, Louise Beaudoin, donne jusqu'au 31 décembre au syndicat récalcitrant des techniciens pour accepter la proposition de mises à pied formulée par la direction de Radio-Québec, sans quoi c'est la fin de la société d'État, a-t-elle assuré hier soir.La ministre a également précisé à 22h01, à la toute fin de la commission parlementaire qui s'est penchée pendant trois jours sur l'avenir de Radio-Québec, qu'au-delà de cette date, le Conseil du trésor retirera son offre de prime de séparation équivalant à deux ans de salaire pour chacun des quelque 300 employés mis à pied, ce qui représente une somme de 30 millions de dollars.Le Syndicat des employés de radio-télédiffusion, affilié à la CEW, compte 187 membres permanents dont 120 seront directement touchés par cette mesure.Hier, son président Jacques Pou-lin, qui a assisté à toutes les séances de la commission, a laissé planer la menace d'une grève.Le syndicat le plus important de la boite, le Syndicat général des employés de Radio-Québec, qui compte 285 membres, a signé, au début de la semaine, un protocole de mise à pied de 175 de ses membres.Un autre regroupement de 38 employés s'est également montré disposé à accepter ce protocole, sans toutefois l'avoir signé.En après-midi, le maire de Québec, lean-Paul L'Allier, a réclamé une présence accrue de Jean-Paul L'Allier Radio-Québec dans la région de la capitale, en raison précisément de la vocation de celle-ci, et il invite la société d'État à se doter d'une politique de contenu permettant d'évaluer concrètement son engagement au service des régions et de ses clientèles.M.L'Ailier a de plus exprimé le voeu que les téléspectateurs de Télé-Québec ( le nouveau nom proposé par le rapport For-tier ) puissent compter sur les services d'un ombudsman.Ex-ministre des Affaires culturelles et des Communications dans le cabinet Bourassa, dans les années 1970, M.L'Allier a dit souhaité « que cette présence soit plus que symbolique et qu'elle prenne la forme d'une couverture journalistique en bonne et due forme, dans les règles de l'art et avec tout l'outillage technologique requis ».Il a bien pris soin d'indiquer qu'un renforcement de cet organe de communication et de culture dans la capitale ne devait priver en rien les autres régions du Québec de ses services.Il voit au contraire Montréal et Québec comme «c deux principaux pôles » lesquels n'auraient aucun sens s'il n'y avait aussi d'autres pôles dans les capitales régionales.Mais, souligne-t-il, « la plus grande erreur qu'on pourrait faire, ce serait d'imaginer que les régions vont se développer si on amenuise le rôle de Montréal et si on pige des ressources dans ce que MOntréal a besoin pour être une métropole et pour être la grosse masse critique de production en matière de télévision, de cinéma, et c'est la même chose pour la capitale ».Entièrement d'accord avec la mission éducative de Radio-Québec, M.L'Allier estime que dans les régions, la société d'État aurait intérêt à confier certaines productions à de petites boîtes, mais il insiste pour dire qu'il ne suffit pas d'envoyer une équipe de Montréal à l'occasion pour dire qu'on assure une présence.Il croit que la question de l'aide financière de l'État devrait par ailleurs être réévaluée de manière à permettre à Télé-Québec d'assumer pleinement son mandat.Tout comme le maire de Québec, le président du conseil d'administration de Radio-Québec, l'ex-ministre Michel Page a indiqué qu'il ne fallait pas s'attarder aux seules cotes d'écoute, dans le cas de la télévision publique, mais qu'il vallait mieux mesurer la pertinence des émissions.'< La pertinence est plus intangible et moins facilement mesurable que l'écoute.Elle n'en demeure pas moins une dimension tout aussi réelle et importante, voire plus importante que l'écoute seule.D'ailleurs, une étude du ministère de l'Éducation sur l'influence d'une série comme Passe-Partout, lorsque l'enfant est encadré par un parent qui a participé au programme d'animation, a démontré que le décrochage scolaire était beaucoup moins important chez ces jeunes.» En matinée, Pierre Paquette, secrétaire général de la CSN.qui accompagnait la présidente de la Fédération nationale des communications et le président inté-rimair du syndicat général des employés de Radio-Québec, a invité le gouvernement à fixer la subvention de cette société d'État à 53,5 millions par année pour les cinq prochaines années, sous forme d'enveloppe fermée, ce qui selon lui permettrait d'assurer davantage l'autonomie de l'entreprise.11 a également demandé au gouvernement de s'assuer que la direction générale «comprend bien le mandat qui est confié à Radio-Québec, parce qu'on sait que la direction générale, ensuite, a des effets sur le choix des sous-directions, et si les sous-directions ne partagent pas le mandat, on peut se retrouver, à l'intérieur de l'institution, avec des pratiques qui contreviennent au mandat, ce qui crée une confusion qui pourrait être dommageable ».une autre mauvaise journée pour le président de l'Assemblée nationale PHILIPPE CANTIN du bureau de La Presse QUÉBEC Le 1080 des Braves, résidence de fonction du premier ministre à Québec, et l'avenir politique de Cet hiver, chaussez qualité et confort! 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À son retour en Chambre, M.Bertrand a soutenu que son utilisation du verbe « souhaiter », en demandant à M.Parizeau de re- tirer ses paroles, démontrait qu'il n'avait pas encore rendu de décision finale, puisqu'il ne s'agissait que d'un souhait.D'autre part, l'écoute de la bande vidéo lui a fait réaliser que le mot « mépris » référait à un « sentiment » et ne constituait pas une « accusation ».En conséquence, M.Parizeau n'avait pas à retirer ses paroles, a-t-il tranché.Cela dit, M.Bordeleau a réaffirmé son profond désaccord avec l'initiative de M Parizeau d'inviter ses militants au 1080 des Braves, puisqu'il s'agissait d'une réunion partisane dont les frais devraient être assumés par l'organisation du comté de L'Assomption.M.Parizeau a fait savoir que celle-ci en paierait effectivement la moitié et que l'État assumerait le reste.Le premier ministre a justifié cette décision en disant que « les autorités civiles » de son comté étaient aussi conviées à cette petite fête.Quant à une éventuelle candidature de Mme Lapointe dans L'Assomption, personne n'en a reparlé au cours de cette séance fort particulière.Faite au Canada.Botte d'hiver de cuir imperméable avec fermeture à glissière.Doublure en peau de mouton, hauteur de 8 po., semelle de caoutchouc.Noir.Pointures 7 à 12,13 et 14, largeur EEE.Prix courant 150$ Solde 119 99$ POUR FAIRE CONNAISSANCE.TOUT SIMPLEMENT Trait d uni Écoutez pour voir.Trait d'union de La Presse vous donne accès à des centaines de messages de gens intéressants.24 heures par jour, composez le 1 ^514*^70-7111 pour entendre et laisser des messages.four icutur un mot ta g* dan» une outre Jbfft* vocole ou pour écouter vot message» don» voire boite vocol», des iroH de 1,98 $ lo minute et'onf porté» à votre compte de lettphon*.Que vous cherchiez l'amour ou l'amitié, écoulez Trait d'i
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