La presse, 10 décembre 1995, B. Livres
[" CAHIER Montréal, dimanche 10 décembre 1995 ivres Opinions Arts et spectacles Peter nous emmène sur dix îles en formes de chiffres, proposant chacune un monde fantaisiste où domine le chiffre thème ; Kiyeko permet de découvrir les mystères de la jungle, la civilisation amazonienne par les yeux d'un petit Indien ; le petit inuit Naalak raconte aux enfants la vie d'Olaf et de toute sa famille d'ours polaires au Groenland ; Blbi ( de la populaire série télévisée ) revient sur CD-ROM.À quinze jours de Noël, nous publions aujourd'hui une première série de suggestions de cadeaux.Nous nous intéressons en particulier aux petits.Surtout aux plus branchés d'entre eux, en fait, à qui il sera intéressant d'offrir des livres électroniques.La suite la semaine prochaine avec les beaux livres, parmi lesquels une riche moisson de titres québécois.Et le dimanche, 24 décembre, un gargantuesque festin pour les amateurs de bonne bouffe.c SUZANNE COLPRON ¦ Qui aurait cru qu'un jour l'informatique viserait les tout-petits ?Et pourtant, c'est ce qui est en train de se produire avec le développement du multimédia.On assiste à une explosion de CD-ROM destinés aux jeunes d'âge préscolaire.Les Olaf l'ours et Petit monstre de l'univers informatique offrent quelque chose que les livres n'offrent pas et permettent aux enfants de s'affranchir de la passivité qu'engendre la télévision.Les huit CD-ROM dont nous parlons plus bas visent en principe la clientèle des quatre à neuf ans.Mais dans les faits, ce sont des documents destinés aux petits enfants de deux ans et demi et plus.Ils appartiennent, de façon générale, à la même famille de logiciels.Tous ces CD-ROM proposent une succession de tableaux animés, où se déroule une histoire sur un même fond graphique, avec des commentaires sonores.À la fin de l'animation, l'enfant peut, à l'aide de la souris, activer les différentes images qui composent le tableau, que ce soient les personnages, les objets ou les amimaux.Cette approche sert aussi bien les disques-livres que les disques-jeux.Le résultat peut être tout à fait remarquable, tant pour la qualité de l'image et du son que pour la richesse pédagogique.En fait, c'est peut-être avec les CD-ROM pour enfants que la technologie du multimédia donne les résultats les plus étonnants.La magie du cirque Circus ( Matra Hachette Multimedia.69,95 $ ) : un bijou ! L'enfant parcourt les différentes scènes d'un cirque : le grand chapiteau, la ménagerie, la roulotte des clowns, la tente à musique.Il peut résoudre des énigmes dans la grande tente, maquiller un clown, jouer de la musique avec une foule d'instruments, activer un juke-box.L'utilisation est facile, même par un tout-petit, la capacité de se déplacer d'un lieu à l'autre est étonnante.Les images sont belles, la musique et le son étonnants.Et on ne se lasse pas parce que le jeu.extrêmement riche, nous réserve chaque fois de nouvelles surprises.La ferme de Maturin Le pays des comptines ( 7th Level, 76,95 $ ) : ce CD-ROM est en fait la synthèse informatique d'un disque pour enfants et d'un livre de chansons.L'enfant découvre un univers campagnard, celui de la ferme de Maturin, assez joliment anime, où il peut se déplacer de la cuisine à la grange, à l'étang, dans les bois ou à la montagne.Dans chacun de ces lieux il découvrira qu'en cliquant certains objets, il peut activer des chansons.En tout, le disque renferme 34 chansons, des classiques : // était un petit navire.Sur le pont d'Avignon.Il était une Ix'rgère, Promenons-nous dans les bois.etc.Ces mêmes chansons sont accessibles par un juke-box.Les personnages sont mignons et les animations franchement rigolotes.Un livret avec le texte des chansons accompagne le disque.La jungle et ses mystères Kiyeko et les voleurs de nuit ( Ludimedia et Ubi-soft.69,95 $ ) : ce CD-ROM est certainement le plus beau.Les dessins de la jungle sont d'une rare richesse.Le texte, poétique, est tiré d'un très beau conte de Vladimir Hulpach, Les serpents qui avaient volé la nuit.Difficilement accessible pour les plus jeunes, Kiyeko risque de surtout plaire aux parents.Le disque permet de découvrir les mystères de la jungle, la civilisation amazonienne à travers les yeux d'un petit Indien.Il peut être joué en cinq versions : français, anglais, allemand, italien et espagnol.Le texte apparaît en haut de l'écran ce qui peut permettre à l'enfant de s'initier à la lecture et aux autres langues.En plus du disque, un petit album reprend l'histoire et la complète d'un lexique.SUITE A LA PAGE B 4 Autres suggestions en pages B8 et BIO Le nouveau spectacle du \"'on\".u^\"\"-i rtdrkl tt7 ™ t crM mT Départ le 23 avril 1 IvV^ JL/VJ OvJLI-jll-i AU VIEUX-PORT DE MONTRÉAL 4 IMG AU VIEUX-PORT DE MONTREAL W, Billets en vente maintenant » sur le réseau ADMISSION ^ (814)790-1248 / 1-800-361-4898 Vente de groupes (514) 522-9272 t> * Opinions Paul Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef À votre tour Enseignante au cégep, on m'envie.Pourtant en 17 ans de travail, jamais je n'ai eu si peu de temps libres DIANE CNACNON L'uuteure est enseignante en techniques d'intervention en loisir au cégep au Vieux- Montréal mbauchée récemment à un poste d'enseignante de cégep, mes parents et amis m'envient ! Ils sont ouvriers, professionnels, fonctionnaires, professeurs au secondaire ou au primaire, certains sont chômeurs.Ils me disent : «Quelle chance tu as d'avoir de courtes journées de travail, de nombreuses journées de congé et de longs mois de vacances ! » Ont-ils raison de m'envier ?Serait-il possible que mes proches ne réali-scnt pas combien de temps il faut consacrer à une tâche d'enseignement, chaque jour, chaque semaine et toute l'année?Ne savent-ils pas ce qu'il faut investir dans la gestion de l'incertitude quand on est professeur de cégep avec un statut précaire ?Si eux ne savent pas, comment Monsieur tout le monde le saura-t-il ?La journée de travail d'un professeur de cégep, de statut précaire ou permanent, ne se résume pas uniquement au nombre de périodes qui figurent à son horaire.Prenons par exemple ma journée du mercredi.Arrivée à mon bureau à 7hl5, j'entre dans la classe à 7h45 pour accueillir les élèves, placer les bureaux, installer le matériel que je suis allée chercher au service audiovisuel.Aujourd'hui, je n'enseignerai qu'un seul cours, mais il comprend cinq périodes consécutives de cinquante minutes.L'une des deux pauses sera consacrée à apporter mon soutien à une élève qui rencontre des difficultés d'adaptation à la vie montréalaise et qui songe à abandonner temporairement ses études.À la pause suivante, j'aide un groupe d'élèves à se préparer au laboratoire qui suivra.Après le cours, des élèves demandent des explications supplémentaires car, contrairement à la croyance populaire, ils veulent réussir.En fin d'après-midi, je participerai à une réunion départementale.Fin de la journée de travail à 18h.Mais une journée normale de tra- vail comprend sept heures en moyenne, dont 4,2h consacrées à l'enseignement, étalées sur une plage horaire comprise entre 8 et 18 heures.De plus, la supervision des activités pédagogiques organisées par les élèves et la supervision de stagiaires en milieu de travail me demanderont d'être disponible le soir et la fin de semaine.Dimanche après-midi, alors que mes amis sont en randonnée pédestre, je corrige un examen.Impossible d'éviter de travailler la fin de semaine, si on veut parvenir à tout faire.Vous trouvez cela exagéré ?Prenons, par exemple, la semaine dernière et additionnez les vingt et une heures d'enseignement, les quatorze heures de correction et de rédaction d'examens, les cinq heures de préparation de cours, les trois heures de rencontres individuelles, les cinq heures d'encadrement avant et après les cours, l'heure de réunion, et l'heure consacrée aux tâches administratives et aux employée e )s des services professionnels ou de soutien.Cela fait bien cinquante heures.Et je ne compte pas les nombreux déplacements dans le collège qui compte onze étages.Si débuter dans l'enseignement demande que l'on consacre beaucoup d'heures à la préparation des cours, avoir de l'expérience, en revanche, permet de consacrer plus de temps à l'élaboration de nouveaux moyens d'enseignement comme des cahiers de notes de cours ou des manuels.Nous n'avons pas trois mois de vacances, comme certains le pensent.Voyons de plus près.Novembre, pour une enseignante de statut précaire ramène son lot d'inquiétudes.Les élèves font, en ce moment, leur choix de cours, ce qui déterminera le nombre de postes alloués à la prochaine session.Est-ce qu'on m'attribuera une charge d'enseignement ?Si on peut le prévoir maintenant, il me faudra, dès décembre, préparer les documents de plan de cours avant le congé de Noél et rencontrer les élèves stagiaires que j'aurai à superviser à la session d'hiver.Les deux premières semaines de janvier serviront à harmoniser mes stratégies d'enseignement avec l'équipe départementale.C'est l'équivalent des journées pédagogiques des secteurs primaire et secondaire, à la différence qu'elles sont toutes regroupées.Contrairement à nos collègues des autres réseaux, nous n'avons pas de semaine de relâche en février, mais nous avons trois semaines de congé à Noél.Les deux premières semaines de juin seront consacrées à préparer du matériel pédagogique, seule ou avec mes collègues.Les programmes d'enseignement ne sont pas préparés par des fonctionnaires ou des conseillers pédagogiques; je dois tout faire moi-même.De plus, je participerai aux réunions de plusieurs comités pour me préparer à enseigner aux élèves de première, deuxième ou troisième année.En juin, je ne sais toujours pas quels cours j'enseignerai à l'automne, le passerai donc trois de mes sept semaines de vacances à bâtir d'hypothétiques plans de cours.Il m'est arrive que l'administration me confirme ma tâche d'enseignement à la mi-août, alors que les cours commençaient une semaine plus tard.Dans ces circonstances, peut-on parler de cheminement de carrière ?Un de mes collègues a vécu pendant dix ans, tantôt de vaches maigres, tantôt d'une addition de charges de cours en remplacement octroyées à la dernière minute.Comme 40 % de mes confrères de statut précaire, dont les trois quarts ont une charge partielle, sur quoi puis-je compter pour planifier mon budget, mes dépenses importantes comme l'achat d'une voiture, indispensable à mon travail de supervision des stages.Comment concilier le travail et la famille ?Mes amis.Monsieur tout le monde, hier vous enviiez mon sort, mais ce n'était pas pour la bonne raison.la-mais, en dix-sept ans de travail, je n'ai eu aussi peu de temps libres, de temps à consacrer à mes loisirs, chaque jour, chaque semaine ou pendant mes vacances.Enviez-moi plutôt parce que j'exerce une profession emballante : enseigner les techniques d'intervention en loisir ! Le 13 novembre dernier, des centaines d'usagers ont attendu en vain leur autobus de la stl.au terminus Lajeunes-se.les chauffeurs refusant de faire des heures supplémentaires.STL : prise d'otages avec violence BENOIT COURTOIS Jean-Jacques Beldié, m président de la STL Ne sachant trop par où commencer, je serai très pragmatique et débuterai le déversement de mon fiel au quai d'embarquement no 7 du point de transfert de la STL au Carrefour Laval.Depuis un certain temps, quand les portes de l'autobus se referment derrière moi, j'ai l'impression de m'être aventuré dans un quelconque manège cTun parc d'attraction dont la gestion serait laissée à elle-même.Or dans cette foire, la fête ne semble avoir lieu que derrière le volant de l'autobus.Le périple bon nombre d'entre eux m'horripile et je souris lorsque je prends place dans ce TGV ( transport à gentillesse variable ) et que je vois affiché au-dessus de ma tête un panneau intitulé : « Règlements sur la conduite des usagers ».Quand je suis dans un autobus bondé de gens et que ma seule préoccupation est de me tenir debout malgré les fortes secousses répétées dont le chauffeur me gratifie à chacune de ses manoeuvres, je ne peux que me sentir comme un otage que Ton utilise pour obtenir une rançon.La pression est-elle appliquée à la bonne place ?Le monopole des organisations de transport en commun sert indéniablement la cause d'un groupe d'irréducti- des usagers n'est qu'un calvaire entre les freinages démesurément brusques du conducteur et ses _ altercations ( silencieuses, heureusement ) avec ceux qui partagent SA route.Pour agrémenter le tout, ces émules de Jacques Villeneuve ( le fils ou l'oncle, comme vous voulez ) portent fièrement le Jeans en guise de moyen de pression ; ceci devant influer sur les négociations syndicales dont ils sont les acteurs principaux.je ne m'élève pas ici contre les con-ducteurs seuls : quelques-uns de leurs Comportements doivent pouvoir à l'occasion se justifier.Payer aujour-d'hui pour des largesses accordées cMns le passé n'est jamais agréable; ruais les contextes changent et les bases doivent être redéfinies.Toutefois, attitude arrogante et cavalière de On ne choisit pas la STL, on la subit.bles, réfractaires au changement.Pour eux, l'évolution signifie une perte des acquis, donc une chose non souhaitable.Ce monopole, dis-je encore, permet à des gens de mauvaise foi d'utiliser les usagers comme monnaie d'échange.Cette attitude anti-client nous rappelle que l'on ne choisit pas la STL, on la subit.Il existe je crois bien, un laxisme et une tolérance éhontés dans les pratiques informelles au sein de cette organisation.Une politique de laisser-aller qui contribue sans conteste, en bout de ligne, à miner le climat de travail.Ui.e organisation désorganisée ne peut survivre bien longtemps.Les règles ont fHfc L£S PEINTRES kl UMCKBL vrls, < OTTO A se* KJUM : - ni* LiS>ï2^ Le Grand Livre , DELA Décoration N1CH0US BARNARD HISTOIRE DE LA PEINTURE Soeur Wendy Beckert Prix ord.: 59.95 $ A *| 95 Notre prix t I ^ $ LE GRAND LIVRE DE LA DÉCORATION Nicholas Barnard Prix ord.: 39,95 $ aniu Pinard Ifcur» \\\\ PINARDISES Boréal La célébration sexuene 29.95* 24,95s CÉLÉBRATION SEXUELLE Mortagne L'AMOUR DANS IA FAMILLE RECOMPOSÉE Modus Vivendi r _ G/fi* - f%/' 14.95* 11r95s LE COFFRET DE NOËL Flammarion 29,95* 24,95! ieài\\te de signature , 10déc.14h-16h Sun.fteury TOUT CLEMENCE II VLB Le livre ayant inspiré h série à la tété 19,95* 15,95s UN LONG CRI DANS LA NUIT Édimag J'ARDl.4PtjQÙtg ï Jour «\u2022'2 \u2022 MON JARDIN AU JOUR LE JOUR Trécarré PRESQUE TOUT SOL Stanké BILL GATES 26.95* 21,95 LA ROUTE DU FUTUR Robert Laffont ï \u2022 > Miracle wViè 24,95» 19,95* m \\ \u2022v LEVISDEL COMPACT 2195, UN CRI I 17.95* ^ CŒURjj f LE MIRACLE DE LA VIE Hemma INTERNET AU BOUT DES DOIGTS -, * -m A anCXM M 'M* l %qk» COMME UN CRI DU COEUR II L'Essentiel 34,95* 27#95s DICTIONNAIRE VISUEL COMPACT Québec Amérique 34.95* 29,95s K t 9 'T il il y INTERNET AU BOUT DES DOIGTS Sybex Prix en vigueur jusqu'au 15 décembre 1995 11 \u2022 .La grande li de Québec 24, Côte-de-la-Fabrique Québec, Québec G1R 3V7 Tél.: (418) 692-4262 Fax: (418) 692-4586 Place Laurier 1er étage 2700, boul.Laurier Québec, Québec G1V2L8 Tél.: (418) 653-6053 FAx: (418) 653-5789 Place Laurier Rez-de-chaussée 2700, boul.Laurier Québec, Québec G1V2L8 Tél.: (418) 653-6065 Fax: (418) 653-5171 Place Fleur de Lys 550, boul.Wilfrid-Hamel Québec, Québec G1M 2S6 Tél.: (418) 649-0248 Fax: (418) 649-7749 Place Québec 880, Auto.Dufferin-Montmorency Québec, Québec G1R 4X5 Tél.: (418) 524-3773 Fax: (418) 524-9419 Galeries de la Capitale 5401, boul.des Galeries Québec, Québec G3K 1N4 Tél.: (418) 627-5480 Fax: (418) 627-5109 Galeries Chagnon 300, Côte-du-passage Lévis, Québec G6V 6Y8 Tél.: (418) 837-5538 Fax: (418) 837-9329 Carrefour de TEstrie 3050, boul.Portland Sherbrooke, Québec J1L 1K1 Tél.: (819) 569-9957 Fax: (819) 569-9364 Place du Royaume 1401, boul.Talbot Chicoutimi, Québec G7H 4C1 Tél.: (418) 549-7196 Fax: (418) 549-2462 Réseau des librairies Garneau, filiales du groupe sogides 20 LIBRAIRIES À VOTRE SERVICE À TRAVERS LE QUÉBEC f i B 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 10 DÉCEMBRE 1995 livres Les étrennes de Mary Higgins Clark GILBERT GRAND ¦ Le problème avec les contes de Noël \u2014 lorsqu'on est auteur de suspense \u2014, c'est qu'ils se terminent immanquablement bien et que même des coeurs aussi endurcis que Scrooge y sont ultimement touchés par la grâce.Allez donc surprendre le lecteur avec des dés aussi pipés.Forte d'une adulation qui laisse songeur, Mary Higgins Clark n'est pas du genre à s'arrêter à de telles considérations : dans tous ses romans, le happy cnding semble aussi naturel que les frayeurs qui le précèdent.Pour y parvenir dans Douce nuit, la romancière n'hésite pas à demander l'aide de saint Christophe lui-même ! Tout est possible en cette nuit de Noël et le Bien triomphera après quelques hésitations.Suivons donc la famille Dor-man : Tom, le père médecin atteint de leucémie, subit à New York une grave opération dont tout indique \u2014 vous l'avez deviné \u2014 qu'il s'en remettra.En attendant, sa femme Catherine et ses deux fils Michael et Bryan essaient de conjurer leur angoisse devant les vitrines et le sapin illuminé de la 5th Avenue.Dans la cohue, Catherine perd son portefeuille, aussitôt ramassé par la pauvre Cally qui s'enfuit.Témoin de l'incident, le petit Bryan la poursuit parce que le portefeuille volé contient une médaille de saint Christophe porte-bonheur qu'il veut absolument remettre à son père.Pendant que la mère affolée alerte la police, le petit Bryan tombe de Charybde en Scylla : il est pris en otage par le frère de Cally, un dangereux évadé qui veut gagner la frontière canadienne en dépit de la tempête de neige.Mais c'était sans compter les remords de sa soeur et bien sûr l'intervention miraculeuse de saint Christophe ! Gageons que Hollywood va se précipiter sur ce « suspense de Noël *¦ pour tous, ruisselant de bons sentiments et mené heureusement à un train d'enfer.Pour l'accompagner sous votre sapin, j'ose cependant vous suggérer quelques intrigues plus substantielles ou réalistes signées par des consoeurs qui n'ont peur de rien.En plus des trois must de Minette Walters ( La chambre froide et La muselière chez Québécor, Cuisines sanglantes chez Presses-Pocket ) dont je vous ai déjà vanté les mérites, voici : Q ANGLE MORT.Sara Pa- retsky.Le Masque.Dans cette nouvelle enquête, la plus dangereuse et la meilleure de la série, l'intrépide Vie Warshawski tombe de haut : elle découvre que la violence conjugale la plus sordide sévit aussi dans les milieux huppés de Chicago, que les souterrains de la ville servent de refuge aux sans-abri, que les requins du bâtiment ne reculent devant rien ( crime, éviction, trafic, travailleurs clandestins, etc.) pour parvenir à leurs fins.Excellent polar à préoccupation sociale.?TOUT CE QUI EST À TOI., Sandra Scoppettone, Fleuve noir.Une autre façon de voir et vivre la violence urbaine.Lauren Laurano n'est pas une détective ordinaire ; lesbienne et féministe, elle enquête sur un viol dont le coupable traque ses victimes par courrier électronique.Cette piste prometteuse se perd cependant vite devant les dérobades des témoins et proches de la victime, qui cachent un drame intime encore plus abominable.Relance prometteuse et élégante du Fleuve noir.?ILLUSIONS D'OPTIQUE.|ane Stanton Hitchcock, L'Archipel.Avec ce suspense psychologique qui a reçu le prix Hammett 1992 du premier roman, Jane Hitchcock marche sur les traces de Ruth Rendell : une veuve riche et tyrannique engage une spécialiste de la peinture en trompe-l'oeil pour la restauration d'une salle de bal au lourd passé.Vingt ans plus tôt, sa fille unique y a été assassinée mystérieusement.À mesure que son travail progresse, l'artiste découvre avec inquiétude qu'elle ressemble étrangement à la victime, dont elle pourrait prendre la place, comme le lui propose la veuve.Mais attention, l'assassin n'était-il pas son mari ?.?LE SABRE ET LA DAGUE, Laura |oh Rowland, Presses de la Cité.Un excellent polar historique au temps de Shogun : refusant de classer comme suicide rituel d'amants contrariés la mort suspecte d'un peintre d'estampes erotiques et de la fille d'un puissant seigneur féodal, le commissaire Sano enquête dans les maisons de plaisir, les prisons d'Edo ( Tokyo ) et les palais de la noblesse.Parviendra-t-il à stopper le putsch qui s'y trame ?DOUCE NUIT.Mary Higgins Clark, traduit de l'américain par Anne Da-mour.Albin Michel, Paris.1995.352 pages.19.95 $.Arts et spectacles \\ L'incontournable Guinness ! DOMINIQUE PAU PARDI N collaboration spéciale ¦ C'est connu, à chaque année les records inscrits dans le Guinness alimentent bien des conversations.Avis aux intéresses, la version 1996 a renouvelé son contenu d'environ 30 p.cent et comporte 2000 nouveaux records, 6000 articles et des illustrations ou des photos couleurs à toutes les pages.On n'arrête pas le progrès ! Ainsi tout est bon pour titiller l'imagination des lecteurs avides de sensations fortes.Coté photos, on peut reluquer selon ses préférences le corps nu de la plus grosse femme au monde ; le pied rougi aux vei-Oes bleutées et saillantes de Rudolf Noureev ; un homme en plein exercice de cracher de noyau d'abricot ou Peggy, une grosse batracienne élue « star 96 » du Guinness.En plus des records qui couvrent tous les sujets possibles, de la plus lourde charge commerciale aéroportée aux espions les mieux payés en passant par le baiser le plus long du cinéma ou l'écrivain le plus lu à travers le monde ( Barbara Cartland ), on retrouve plusieurs performances québécoises.Des exemples ?Alain Fer-land, de Laval, a pu disposer 40 verres à vin sur sa main gauche et les garder en équilibre ; on a cuit au Festival de la pomme de Rougemont une tarte aux pommes de 12,33 m de diamètre ; les 18 000 partisans des Canadiens de Montréal ont réalisé 78 vagues en 14 mn 28 s.Et ainsi de suite.jusqu'à l'année prochaine.LF.GUINNESS DES RECORDS 96.TF1 éditions, Paris.1999.M>3 pages.M 95$.Après un demi-siècle d'ombi Alys Robi triomphe avec écl; ALAIN BRUNIT ¦ Les scribes de Guinness pourront l'inscrire dans le livre des records.Quelle vedette, au fait, a réussi un come-back 50 ans après avoir décliné ?Probablement aucune, sauf Lady Alys Robi.Depuis les années 40, l'aura de la chanteuse n'a jamais été aussi chatoyante.Un demi-siècle dans l'ombre ou dans les demi-teintes, un demi-siècle de déceptions et de retours plus ou moins réussis, et pif paf en fin de trajectoire.Une biographie, une télésérie et un triomphe à la Place des Arts.Tiens, toi, la vie.Tiens, toi, le mauvais karma.Hier soir, la première star de l'histoire du showbusiness québécois n'était tout simplement plus arrêtable.Une Bomba quasi-erratique d'entrée inquiétait, mais tout est rapidement rentré dans l'ordre avec Brasil.Alys était partie ! Entre autres au menu, La Quête de Brel, Amour ( version de Jean Lalonde, on s'en doute bien ), sa chanson-fétiche Tico Tico, Summertime de Gershwin, Que reste-t-U de Tre-net, Jalousie, L'Hymne à Vamour popularisé par Piaf, Laissez-moi encore chanter d'Alain Morisod ( un grand cm.), Mes blues passent pus dans9porte en guise de sortie.Hier, nous survolions 68 ans de carrière, nous a rappelé la principale intéressée.La chanteuse du National, du Frolics Cabaret, du Mocambo, la Carmen Miranda du Québec exotique, tropical à 30 en bas de zéro.LA chanteuse de la Deuxième Guerre, la darling des camps militaires, la copine des mafiosi, la recrue d'Hollywood, l'amante d'Olivier Guimond et de Lucio Agostini, la courtisée par Guil-lermo Gonzalez Camarena ( qui ne buvait que du Canada Dry en son honneur ), la star déchue, la psychiatrisée, la lobotomisée ( opération ratée, force est de constater ), la vedette de deuxième ordre, l'ombre de la vedette.Et voilà la septuagénaire triomphante.Depuis les années 40, l'aura de la chanteuse n'a jamais été aussi chatoyante.PHOTO ARMAND TROTTIER.La PreUÊ Vie Vogel, qui assurait la direction musicale, n'avait pas l'air de s'emmerder, alors là pas du tout.Il dirigeait son combo vers les ondes rococo, teintées de chansonnette française, de rythmes swing, afro-cubains ou brésiliens.L'homme a bien connu cette époque du Montréal-ville-ouverte, il la revivait avec Alice Robitaille, ressuscitée à la suite d'un build-up médiatique pour le moins impressionnant.Une bonne dizaine d'ovations, plus d'une quarantaine de chansons au programme ! Mais pas de rappel.«A mon âge, il faut que je me couche de bonne heure », a justifié notre Lady.avant d'inviter ses fans en liesse ( la moyenne d'âge était plutôt élevée.) à lui acheter des disques à l'arrière-scène ! La moitié de la salle s'est dirigée vers les loges, 1500 personnes faisaient le pied de grue afin d'obtenir une autographe I Surréaliste est un euphémisme, dans le cas qui nous occupe.J'appréhendais le freak show d'une épave maintenue artificiellement en vie par les faiseurs de mythes, ce ne fut pas tout à fait le cas.Grisée par un succès qui lui a si souvent glissé entre les doigts, la vieille dame aurait pu basculer, se perdre, s'enfarger sérieusement, rater les mesures, multiplier les trous de mémoire, capoter carrément, quoi.Nenni.4Â y- PHOTO R03ERT NADON.La Presse Les costumes de l'opéra cantonnais sont variés et flamboyants.On remarque de grandes différences dans le style d'un costume à l'autre, phénomène Imputable aux Influences étrangères dans la mode de Canton.L'opéra cantonais : une longue tradition se perpétue au McCord ANDRÉ DUCHESNE collaboration spéciale ¦ Dans la tradition de l'opéra cantonais, les comédiens, chanteurs et musiciens chinois vivaient pratiquement dans leurs valises.Leurs flamboyants costumes, accessoires et maquillages étaient déplacés dans de grandes malles sur lesquelles ils dormaient I Il faut dire qu'après avoir chanté et joué plusieurs heures sur scène, en portant de lourds vêtements et des coiffures pesant parfois plus de cinq kilos, ces artistes ne devaient pas avoir trop de difficulté à s endormir.Ce sont tous les éléments et traditions de cet art teinté de faste et d'une incroyable diversité qui sont déployée dans l'exposition Une fleur rare : un siècle d'opéra cantonais au Canada présentée par le musée McCord jusqu'au 4 février.Rassemblée par le Musée d'anthropologie de l'Université de Colombie-Britannique, la collection compte trente tuniques aussi colorées les unes que les autres, vingt accessoires vestimentaires, des instruments de musique, des accessoires divers comme des têtes de bois employées pour les scènes de décapitation, des bijoux d'apparat, trois coffres à costumes, un immense étendard et un petit autel devant lequel les acteurs prient leur saint patron.Si l'exposition met l'accent sur tout le côté visuel de l'opéra cantonais, il est intéressant de connaître les fondements de cette tradition enseignée de génération en génération, toutes classes populaires confondues.« Il y a deux formes d'opéra cantonais : le civil, qui véhicule les valeurs de la société et de la famille, et le militaire qui raconte l'histoire des batailles, le règne des dynasties comme celui des empereurs, et la vie des dieux », explique Mary Sui Yee Wong, une artiste chinoise résidant à Montréal.En complément de l'exposition, cette dernière a réalisé une installation contemporaine rendant hommage à la communauté chinoise de la métropole.De son côté, la directrice du McCord, Claude Benoit, rappelle que l'opéra cantonais est un art démocratique.«Toutes les classes de la société ont pratiqué celui-ci afin de perpétuer les valeurs traditionnelles », dit-elle.Au Canada depuis la fin du siècle dernier Arrivés au Canada depuis la fin du siècle dernier, les Chinois de la région de Canton ont apporté leurs traditions, dont l'opéra cantonais, perpétué jus-qu à nos jours.À Montréal, où se trouve la plus vieille communauté chinoise du pays, on présente de l'opéra cantonais depuis le début du siècle.Des représentations ont déjà eu lieu au Monu- ment national, situé à deux pas du Quartier chinois.Aujourd'hui, la ville compte toujours deux associations d'opéra.Mais elles restent méconnues car leurs représentations et activités sont limitées à la communauté.Pour faire découvrir les secrets de l'opéra cantonais, une série d'événements parallèles sont proposés par le musée McCord, incluant séance de maquillage, soirée de scène, ateliers, etc.Une présentation d'extraits d'opéras avec interprètes costumes et maquillés aura lieu le 4 février.Une fleur rare.est présentée pour la première fois dans l'Est du pays.En inaugurant celle-ci, la directrice Claude Benoit a indiqué qu'il s'agissait de la première d'une série d'expositions portant sur diverses communautés ethniques de Montréal et du Canada.Des contacts ont déjà été établis avec d'autres communautés pour la mises sur pied d'événements futurs.« Il ne faut pas oublier ces communautés qui représentent aussi un reflet tangible de la métropole », rappelle Wanda Palma, directrice des communications du McCord.UNE FLEUR RARE: UN SIÈCLE D'OPERA cantonais AU CANADA .au musée McCord, 690, rue Sherbrooke Ouest, du 7 décembre au 4 février.Heures d'ouverture : mardi, mercredi et vendredi de 10 h a 18 h ; le vendredi de 10 h à 21 h ; le samedi et le dimanche de 10 h a 17 h.On doit reserver pour let événements parallèles au 398-7100.poste 2*4.Bien sûr, quelques vibratos trop épais lors de certaines finales, quelques phrases mal engagées, quelques fréquences douteuses, quelques gags faciles ( appréciés par ses fans, néanmoins ), une introduction maladroite, quasi-risible mais ô combien sincère du maître de cérémonie Deano Clavet dont Alys est la « marraine artistique » \u2014 son numéro de claquettes dans le bridge des Feuilles mortes passera probablement à l'Histoire, et que dire de son Requiem du boxeur.Mais Alys Robi s'en est tiré, croyez-le ou non.Plus survivant que ça.tu meurs.Dynamique Orphée aux Enfers CLAUDE CINCRAS ¦ Bernard Uzan m'avait lui-même confié être peu inspiré par Orphée aux Enfers.Je m'attendais donc au pire.Le spectacle est plutôt bon.Dans une scénographie ( en location ) colorée, bien éclairée ( parfois avec des éclairs ! ) et même amusante ( les nuages qui se balancent au-dessus de la scène et sur lesquels dorment les dieux de l'Olympe ) et des costumes improvisés localement mais drôles, cette parodie burlesque de la légende d'Orphée, où le héros se réjouit d'avoir perdu Eurydice, est défendue par une distribution solide de comédiens, chanteurs et danseurs qui font tous bien et même très bien ce qu'ils ont à faire et qu'appuie une direction d'orchestre dynamique débouchant sur un irrésistible et bruyant cancan final.Si la réalisation ne fait pas oublier certaines longueurs et la banalité des airs, en revanche elle a le mérite d'être légère et divertissante, et ce sans recours à la vulgarité si tentante dans le cas présent.Et le genre opérette autorise que lupiter ait un rendez-vous chez le dentiste, que Mercure porte ses messages en patins à roulettes et que Diane la chasseresse apparaisse en chemise à carreaux, un chevreuil mort sur les épaules.En raison de l'importance de leur rôle, Michel Corbeil en Aristée-Pluton et Simon Fortin en lupiter volent la vedette à l'Orphée-violoniste de Hugues Saint-Gelais et à l'Eurydice d'Hélène Fortin.Les trois hommes sont également excellents au niveau de la diction \u2014 on ne manque presque rien de ce qu'ils disent ou chantent \u2014, alors que Mme Fortin, bien que rétablie d'une longue maladie, projette maintenant une petite voix stridente évoquant Mady Mesplé.ORPHÉE AUX ENFERS », opéra bouffe en deux actes ( quatre tableaux ).livret de Hector Crémicux et Ludovic Halevy, musique de lacques Offcnbach ( 1858-74 ).Production : Opéra de Montréal.Salle Maisonneuve de la Place des Arts.Première samedi soir.Autres représentations : lun., mer., jeu.20 h, et le sam.16 déc., 14 h et 20 h.Avec surtitres français et anglais.Distribution ( rôles principaux ) : Orphée : Hugues Saint-Gelais, ténor Eurydice : Hélène Fortin, soprano Aristée-Pluton : Michel Corbeil, ténor lupiter : Simon Fortin, baryton L'Opinion publique .Éthel Gueret, soprano Cupidon : Anne Marie Hoover, mezzo-soprano Diane : Chantai Lambert, soprano espace ou dot Mise en scène : Bernard Uzan Décors : Max Rôthlisberger ( Indiana University Opéra Théâtre ) Costumes : Opéra de Montréal Chorégraphie : Renaud Doucet Eclairages : Guy Simard Choeur de l'Opéra de Montréal ( dir.I ne unes Lacombc ) et Orchestre de l'Opéra de Montréal Direction musicale : Mark Flint LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 10 DÉCEMBRE 1995 B11 Francine Grimakli Fête au village chez les branchés CRIMALDI collaboration spéciale \u20ac\u20ac a caba- ne au « Canada » en personne, enfin en Ll bois rond de 40 par 55, drette-là 41 sur « la Main » ?Il y a de quoi faire tourner de l'oeil à toute la faune BCBG qui fréquente les endroits « chic et in » du boulevard Saint-Laurent ! Sans parler des fidèles qui fréquentent la cathédrale.An coeur du petit parc La-haie ( angle Saint-Laurent et Saint-Joseph ), il y a une petite forêt de sapins à vendre pour Noél ; derrière, se dresse temporairement \u2014 jusqu'au 21 décembre\u2014 cette grande maison en bois rond, qui semble être si accueillante, l'entre.Que ça sent bon ! Vive l'aromathérapie ! C'est vraiment l'odeur du bois qui m'a saisie en arrivant.Puis, c'est l'atmosphère : chaleureuse, conviviale.Le spectacle de L'Auguste Théâtre, Tout le monde dans* maison, est en cours.le me tire une bûche, pardon, une chaise, près du mur.question de garder une narine près d'un billot odoriférant.Snif ! Le comédien Reynald Bouchard, qui est l'âme dirigeante, une âme de poète et de saltimbanque, de L'Auguste Théâtre, passe du projecteur de poursuite ( installé dans la salle ) à la scène pour faire ses présentations au micro.« Auguste » clown sympathique, plus nostalgique que comique, Reynald orchestre avec grâce son happening théâtral multiethnique du temps des Fêtes.Comme un party, une veillée traditionnelle, mais avec quelque chose d'étonnant.Pierre Char-trand monte sur scène nous faire une gigue, le grand Sey-dou Zon arrive dans toute sa splendeur ( son boubou africain ), s'installe entre le violoneux et l'accordéoniste, et s'intègre au rigodon avec son tam-tam ! S'ajoutent le per-cussioniste Martin Leibo-vitch, puis un musicien algérien, un autre du Pays de Galles, Jean Archambault, un pompier ( hors service ) ! C'est dépaysant mais on s'y reconnaît dans ce métissage.Puis, surprise, une voix d'ange ( décidément ) parvient de la salle.Magique.Ayoye.On dirait « Shanghai Lili » : c'est la cantatrice Lu Ye.Mes respects.Paraît que j'ai raté une autre chanteuse lyrique : Béatrice Baillargeon.Je reviendrai.En gang.La plupart des spectateurs se levaient pour « swinger leur compagnie », en piste pour un set carré !.ADOPTEZ UN BILLOT ¦ Sur les murs de la cabane en bois rond de L'Auguste Théâtre, on peut voir des noms gravés sur certains billots.Ce ne sont pas des graffiti mais des billots « adoptés » \u2014 par Michel Côté et Véronique Leflaguais, Arthur La-mothe, Rock Demers, Hélène Loiselle et Lionel Villeneuve, Claude Meunier, etc.Comme la vente annuelle de l'Auguste sapin, l'adoption d'un billot produit une partie du financement de cette véritable fête au village « débranchée », en plein coeur du quartier branché de la ville.Il y a des amuseurs publics et des musiciens toute la journée aujourd'hui et le week-end prochain, en plus du spectacle en soirée.Si vous cherchez un lieu sympathique et animé où emmener les enfants dans le secteur, c'est la place ! Jusqu'au 21 décembre.15 ANS, QUINZE SCULPTEURS ¦ Un autre événement collectif, réjouissant et inédit, se prépare pour 1996.Du 10 janvier au 4 février, quinze sculpteurs occuperont la ruelle des Fortifications ( il faut bien se protéger des rigueurs de l'hiver ), ruelle qui traverse le Centre de commerce mondial de Montréal, rue Saint-Antoine.Pour célébrer son 15« anniversaire, l'Atelier de sculpture a offert à ses membres professionnels de créer une oeuvre collective « sculptée comme une ligne parcourant le Temps », à partir de la thématique du jeu, cher aux Sur* réalistes : « Cadavre exquis ».Chacun des 15 sculpteurs qui ont accepté de jouer le jeu recevra un fragment de pierre pour réaliser son oeuvre le 10 janvier, au cours de l'inauguration de cet événement, assez inusité pour que Daniel Pinard accepte d en être le porte-parole.Parmi les personnalités qui ont gracieusement accepté d'être présentes en tant qu'invités d'honneur, il y a les sculpteurs Charles Daude-Hn, Michel Goulet et Françoise Sullivan, l'historien _ } d'art Guy Robert, l'animateur Winston McQuade, la directrice du Centre canadien d'architecture Phyllis Lambert et la comédienne Katcri-ne Mousseau.Les 15 sculpteurs travailleront chacun de façon autonome, mais en fonction de celui qui le précède.Le 4 février, on réunira les 15 sculptures-fragments pour former une sculpture collective de 53 pieds de longueur et pesant plus de 4000 livres, qui se tient « Comme une ligne parcourant le Temps PAROLES DE NÉGRESSES ¦ L'exubérante éditrice de La Parole métèque, Ghila Sroka, profitera de la Journée internationale des droits de l'homme, aujourd'hui, pour lancer son livre Femmes haïtiennes, paroles de négresses, une anthologie où elle réunit les témoignages de douze Haïtiennes du Québec, 12 femmes \u2014 dont la populaire animatrice Marie-Ange Barbancourt et Marie-Christine Boité, qui ont choisi de vivre au Québec et de s'impliquer dans leur nouvelle société.Elles seront présentes au lancement officiel de leur ouvrage, et le public est invité, de 14 h à 17 h aujourd'hui à la librairie Re-naud-Bray de la rue Sainte-Catherine, angle Bleury.Les uns et les autres L'annus horribilis de Kevin Costner TRUC DE POÈTE ¦ La plupart des revues culturelles ne savent plus à quel saint se vouer pour boucler leur budget.Dépourvue de subvention gouvernementale, la revue de poésie Exit refuse toutefois de prendre la porte de sortie que lui indique son nom.Tony Tremblay, poète et directeur d'Exit, a trouvé une issue de secours pour sortir.son prochain numéro.Mercredi prochain ( 13 décembre) il y aura soirée-bénéfice de poésie à la Casa Obscura, au 976 rue Rachel Est, avec musique du groupe des Psynoportuns de Serge « Golden Boy » Bois-vert, et suivie d'un « Encan-canne » (?) animé par l'impayable François Gourd.Parmi les poètes présents, il y aura Tremblay bien sûr, et, entre autres : Yves Boisvert, Denise Brassard et Michel Bujold.Une bonne douzaine d'artistes ont accepté de participer à cet encan-bénéfice pour soutenir Exit.Pour le public, c'est aussi une occasion de se procurer des oeuvres d'art à prix avantageux ! Au lieu d'une cravate ou une chemise en soie à 200 $ pour Noël, on peut offrir un tableau, une photo, une oeuvre originale signée par l'artiste.SYLVIE PAYETTE EST AUX ANGES ¦ Vous n'êtes pas sans avoir remarqué le retour en force des « anges » sur le marché.Il y en a partout ! Pas seulement sur les gâteaux de noces ou dans l'arbre de Noél, partout, tout le temps.Et je n'ai jamais vu autant de livres sur les anges dans les librairies.Le dernier-né, c'est Les Anges gardiens, un roman d'après le film de Jean-Marie Poiré, une comédie avec Gérard Depardieu et Christian Clavier.Deux anges gardiens mais pas des enfants de choeur ( Comme vous, sans doute, j'ai été élevée avec l'assurance-protection d'un ange gardien, garanti à vie par l'église catholique, les religieuses du couvent, mon directeur de conscience, maman, et tutti quanti.J'ai déménagé sans laisser d'adresse à mon ange gardien.Vous n'auriez pas rencontré un ange errant ?.Oui, oui, moi, me répond Sylvie Payette : « J'écris mes derniers épisodes de Chambres en ville, la série prendra définitivement fin en avril.J'ai hâte de m'attaquer à d'autres milieux, de toucher à d'autres dimensions, ça fait deux ans que j'ai un beau projet qui mûrit et maintenant ça y est, mon rêve va se réaliser, ça s'appelle La Part des anges.Vingt-six émissions d'une heure pour septembre 1997.L'histoire d'une famille-type de la société en cette fin de millénaire.On est égocentri-que et matérialiste mais aussi à la recherche d'une certaine spiritualité ( non brimante ).Alors dans ce nouveau téléroman, les morts connaîtront une autre vie, et pourront revenir sur terre, non seulement pour observer mais aussi intervenir dans la vie.Le père de famille meurt.Il va observer le comportement de ses héritiers pendant qu'il est en attente dans les limbes, en §ueue d'une file de plus de 00 ans ! Tout un monde en suspend pendant que des anges descendent sur terre, chez-eux, enquêter sur leur cas.» J'ai hâte de savoir quel réalisateur acceptera de relever le défi de La Part des anges.Sur ce, bon dimanche.e Wyatt Earp en Rapa Nui.en Waterworld, Kevin Costner a bu la tasse, financièrement et sentimentalement.Le magazine Max a fait le point avec lui.\u2014 Ton analyse sur ces douze derniers mois ?\u2014 C'est dans la difficulté que l'on voit où sont ses vrais amis, l'ai vécu cela.Travailler près de dix mois sur le tournage de Waterworld m'a ouvert les yeux.J'ai vu des gens se blesser pendant des scènes.Ça m'a donné une vision très claire du monde.Je ne peux changer ce que je suis, ni ma façon de vivre, mais j'ai eu le temps de faire le point sur moi-même.Je ne souhaite à personne de passer par les épreuves que je viens de vivre.\u2014 Les femmes n'ont jamais le beau rôle dans tes films.\u2014 J'aime que les femmes aient de bons rôles.C'est le cas dans Waterworld.Je ne comprends pas les gens qui demandent des films plus réalistes et qui, en même temps, se plaignent de la condition des femmes au cinéma.L'Histoire n'a pas été tendre avec les femmes.Je pense qu'une femme peut montrer à sa fille un film comme Wyatt Earp ou Waterworld en lui disant : « Ce n'est pas une vie facile.Il faut se battre pour s'en sortir.» Ça, c'est ce que j'aime montrer.Ce serait beaucoup plus facile pour moi de jouer ZOOM « Kevin Costner : « C'est un beau métier, mais II faut le prendre comme une profession.Si vous voulez être acteur pour avoir tout ce qui brille, c'est une connerfe.» au héros, tendre avec les femmes, bagarreur avec les hommes.Mais ça ne m'intéresse pas.\u2014 Comment considères-tu ton travail de producteur ?\u2014 Je déteste produire, parce que toutes les personnes qui vont dépenser ton argent deviennent tes ennemis.Si tu ne leur donnes pas les « jouets » qu'ils veulent pour faire le film, ils boudent ou râlent tout le temps.Et si je devais retenter l'expérience à ce niveau, je serais le seul maître à bord.\u2014 Et ta vie privée, à quoi res-semble-t-elle aujourd'hui ?\u2014 Ma famille est intacte.Mes enfants passent quatre jours par semaine avec moi.J'ai acheté des livres de cuisine pour apprendre a leur faire des petits plats.Je sais comment acheter des petites culottes pour ma fille.Quant à mon ex-femme, elle est parfaite avec les enfants, elle reste une bonne mère.\u2014 Tu encouragerais tes enfants à devenir comédiens ?\u2014 C'est un beau métier, mais il faut le prendre comme une profession.Si vous voulez être acteur pour avoir tout ce qui brille, c'est une connerie.Bien sûr que je suis privilégié : je mange dans les meilleurs restaurants, on m'offre tout ce que je demande.Ce n'est pas que je n'ai pas les moyens de m'offrir quelque chose, c'est que je ne paye plus rien.Mais attention : si tu veux devenir acteur uniquement pour devenir célèbre, ce métier te détruit.Je dis tous les jours à mes enfants qu'ils sont exceptionnels, ce qui est vrai, mais je leur dis aussi qu'ils ne sont pas meilleurs que les autres.Ils sont privilégiés parce que j'ai réalisé ce que je voulais faire, pas parce que je suis connu.Sandrine Bonnaire ÊHk près le tournage, mon «\u2022\u2022personnage coule avec le maquillage dans le trou du lavabo.C'est le soir, on va faire un karaoké avec l'équipe, deux bières, et puis on va se coucher ! Je laisse tomber mon personnage tous les soirs et même entre chaque plan.Je suis comme un boxeur : j'ai besoin d'une pause, je retire mon protège-dents » et je m'asperge d'eau froide.\" Vogue Travolta pour enfants LES MOTS PASSER AU CAVIAR \u2014 Noircir, censurer, un passage imprimé.L'expression a été appliquée à la censure tzariste, par comparaison entre la noirceur de l'encre et celle des oeufs d'esturgeon.On dit aujourd'hui caviarder, verbe qui dérive de cette locution.POP-CORN \u2022 Les mannequins sont comme les joueurs de baseball.A partir d'un certain point, on ne peut plus s'améliorer.\u2022 Mon mauvais caractère m'a attiré bien des ennuis.Je n'en suis pas fier, mais il faut que je m'accepte tel que je suis, même si cela m'oblige à faire constamment des excuses à tout le monde.\u2022 Chaque jour est une épreuve.Peu importe la réussite du show de mardi, il faut faire face à celui de mercredi.¦ John Travolta a décidé de réaliser enfin le rêve qu'il caressait depuis toujours, écrire des livres pour enfants.La vedette de Pidp Fiction vient de conclure un contrat avec une grande maison d'édition, et il termine actuellement son premier livre, One Way Flight, l'histoire d'un petit garçon qui apprend à piloter un avion.¦ Natalie Cole est inconsolable : quelques semaines à peine après qu'elle eut pardonné à son frère d'être gai, celui-ci a succombé au sida.Nat Kelly Cole, fils du légendaire crooner, souffrait de cette terrible maladie depuis dix ans, mais il fallut qu'il soit à l'article de la mort avant que sa soeur, qui n'avait jamais pu tolérer son homosexualité, se réconcilie avec lui.¦ Farrah Fawcett, qui dévoile tous ses charmes dans le numéro de décembre de Playboy, a engagé un garde du corps pour protéger son fils Red mont, âgé de 10 ans, après avoir reçu des lettres de menaces d'un individu qui la traitait de putain en affirmant qu'elle ne méritait pas d'être mère.Le garde du corps accompagne tous les jours l'enfant à l'école et demeure à ses cotés lorsque Farrah n'est pas à la maison.¦ Ted Kennedy accumule les kilos à un tel rythme que son tour de taille se compare à celui de Marlon Brando.en revenant de voyage, récemment, le sénateur trouva une photo agrandie de l'énorme acteur, sans chemise, apposée sur la porte de son réfrigérateur.Il insiste pour connaître l'auteur de cette mauvaise plaisanterie, mais jusqu'à maintenant, personne, dans sa famille, n'a osé avouer.¦ Les clients d'un petit bistro de West Hollywood n'en crurent pas leurs yeux en voyant Zsa Zsa Gabor occupée à dévorer le spécial du jour, un sandwich de 12 pouces ( on a droit à six pouces de plus le mardi avec, en sus, un sac de croustilles, pour 3,69 $ ), tandis que la Rolls-Royce beige de l'actrice était stationnée devant l'établissement.¦ Lorsque Clint Eastwood entreprend de tourner un nouveau film, il prend soin d'avertir les techniciens que si quelqu'un ose prononcer encore une fois devant lui le célèbre « Make my day », il pourra aller chercher du travail ailleurs.¦ Cindy Crawford a demandé à un admirateur qui la priait d'autographier un billet d'un dollar : N'auriez-vous pas pltt-tôt un billet de 100 dollars ?Le fan ayant répondu que non, le mannequin lui déclara : Tant pis pour vous.et poursuivit son chemin.John Travolta ¦ Barbra Streisand, qui a loué l'été dernier une maison à Long Island, dans l'État de New York, doit de l'argent un peu partout.Elle a laissé en partant une facture d'électricité non payée de 1200 $ et a acheté plusieurs meubles anciens, qu'elle n'a pas payés non plus.Après avoir envoyé à la chanteuse plusieurs factures successives, un commerçant a déclaré : « Encore heureux qu'elle n'ait pas acheté la maison et décidé de vivre ici, nous serions tous fauchés ! » ¦ Cheryl Ladd, qui fut une des vedettes de Charlie's Angels, envisage de poser nue dans Playboy.où Farrah Fawcett paraît elle-même dans le numéro de décembre.Cheryl, qui avait succédé à Farrah dans cette série télévisée des années 1970, a bon espoir qu'en dévoilant tous ses charmes dans ce magazine, elle donnera un nouvel essor à une carrière en perte de vitesse.¦ Winona Ryder a quitté avec fracas une réunion qui se déroulait aux studios Warner Brothers, après que l'un des patrons présents eut proposé de confier à Johnny Depp le rôle de son amant dans un film dont le tournage doit débuter sous peu.Le malheureux ignorait que Winona voue une haine farouche à Depp depuis que celui-ci lui a brisé le coeur en mettant brusquement fin à leur liaison, en 1993.¦ Les clients et les employés d'un grand restaurant de Los Angeles se demandaient comment l'individu portant de vieux vêtements tout fripés qui était assis à une table isolée et parlait tout seul serait capable de payer son addition.Mais ils n'avaient pas à s'inquiéter : le dineur mal fagoté n'était autre que la vedette de Speed Keanu Reeves, qui s'efforçait d'apprendre ses répliques pour un nouveau film.¦ La panique s'est emparé* de Candice Bergen lorsqu'elle s'aperçut qu'elle avait perdu le précieux livret qui renfermait les numéros de téléphone privés des personnalités les plus en vue de Hollywood.Mais à son grand soulagement, le carnet lui fut retourné le lendemain sur le plateau de Murphy Brown.accompagné d'une note disant : « Ne craignez rien, je n'ai rien copié ! » Murphy envoya immédiatement au bon Samaritain un chèque de 500 dollars.¦ Leonardo DiCaprio n'apprécie aucunement les rumeurs qu'ont fait naître, comme il fallait s'y attendre, ses brûlantes scènes d'amour avec David Thewlis dans Total Eclipse, un film portant sur une liaison entre deux poètes.Le malheureux s'efforce de répéter à qui veut l'entendre qu'il n'est pas gai.SOURCES : AP, AFP.Star.Enquirer.Globe r 1 i Boris Karioff dans House of Frankenstein D'une horreur à l'autre Quelques rappels du magazine Première sur les films d'horreur.?Villes et créatures qui les ont attaquées : Chicago ( des sauterelles monstrueuses \u2014 The Beginning of the End.1957 ) ; San Francisco ( une pieuvre gigantesque \u2014 // Came From Beneath the Sea, 1955 ); New York ( un singe géant \u2014 King Kong, 1933 ).?Année où fut tourné le premier film d'horreur : 1896 ( Le manoir du diable, de Georges Méliès ).?Année où le terme film d'horreur devint populaire : 1931.?Outre le monstre de Frankenstein, Boris Karioff incarna une momie ( dans The Mummy ) et Fu Manchu ( dans The Mask of Fu Manchu ).?Réalisations terrifiantes de Ray Milland : création d'un cercueil dont il pouvait sortir à son gré ( The Prématuré Burial.1962 ); invention d'une formule lui assurant une vision radioscopique ( X.the Mon With the X-Ray Eyes.1963 ) ; greffe de sa propre tète à côté de celle de Rosie Gréer sur le corps de celle-ci ( The Thing With TwoHeads, 1972).?Quelques héros de navets se voulant des films d'horreur : Ron Howard ( Five Minutes to Live.1961 ) ; John Travolta ( The IX'vil \\ Rain.1975 ) ; Steve McQueen ( The Blob.1958 ).?Budget du Frankenstein original : 262 000 $; budget du remake de 1994 : 40 millions.Budget du Codzilla original : 100 000 S; budget proposé pour le remake : 130 millions. B 12 \u2022 LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 10 DÉCEMBRE 1995 r r ?r r - i » » » i Une présentation du VIEUX-PORT DE MONTRÉAL en collaboration avec le réseau Renseignements : _ 496-PORT q***™ SPECTACLES \t\t Salles de répertoire\tDanse\tPour Enfants Un spectacle éblouissant Laissez-vous émouvoir par l'histoire de la Nativité avec des personnages et des animaux vivants.Entre chaque spectacle, des chorales interprètent les plus beaux chants de Noël.Représentation à toutes les heures entre 13 h et 18 h, chaque fin de semaine avant Noël et tous les jours du 23 décembre au Ier janvier.Plaisir et partage Venez vivre l'événement de Noël et profitez-en pour apporter vos dons aux plus démunis, faire une promenade en traîneau, suivre le sentier des cartes de Noël géantes et même acheter votre sapin* ! \u2022 Vente de sapins jusqu'au 23 décembre à 18 h.Au Vieux-Port de Montréal Quai lacques-Cartier, en plein air Du 2 décembre 1995 au r janvier I996 GRATUIT Une authentique activité familiale pour le temp CKAC730 i Ville de Montréal LE VIEUX-PORT DE MONTREAL ABRACADABRA Cinéma onf m h.15 h.17 h.ACE OF INNOCENCE (THE) Cinéma du Parc (2): 16 h 50.ANIMAFÊTE 95 Cinéma ON* 20 h 50.BELLE DE JOUR Cinéma du Parc (2): 21 h 50.CAMÉRAS D'AMÉRIOUE LATINE Cinéma ONF: 15 h.15 h.FILLE DE DARTACNAN (LA) Cinéma impérial: 20 n 45.HAÏTI DANS TOUS NOS RÊVES Cinéma ONF 20 h 45.HOLLYWOOD CARTOON 2: TOC AVERY Cinéma ONF: 18 n 50.IMAX - LES AILES DU COURAGE -AFRICA LE SERENCET1 Vieux-Port de Montréal 12 h 15.14 h 15.16 h 15.21 h; 10 n 15.19 h (version anglaise) M AN OF NO IMPORTANCE (A) Cinéma du Parc
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