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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Santé
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1996-01-07, Collections de BAnQ.

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[" RAYMOND BERNATCHEZ S ¦ i vous croyez que le temps des Fêtes ( avec ses partys de bureau, ses retrouvailles familiales autour d'une bonne table et les toasts à porter en public ) qui vient de se terminer ;i été éprouvant pour votre foie et pour votre tour de taille, dites-vous bien que c'est de la petite bière comparativement aux souffrances vécues par les phobiques sociaux durant ces trois dernières semaines.S'il y a un phobique social dans votre entourage immédiat, il y a en effet de forts risques qu'il soit mort de peur à l'idée de devoir parler, manger ou boire en public, ou bien encore de devoir se singulariser de quelque manière en adressant la parole à un supérieur hiérarchique ou en commettant tout bonnement une gaffe irréparable en présence d'un collègue.Le phobique social est hante par la peur irraisonnée de la critique, et cette peur paralysante, ainsi que la réaction de dissimulation et de fuite qu'elle inspire, lui cause souvent des torts considérables sur les plans personnel et professionnel.Officiellement répertoriée au début des années 1980.la phobie sociale sévit pourtant depuis belle Graphisme et illustration .Steve Aoams Le mal de l'an 2000 lurette, mais elle semble se manifester davantage dans notre société nord-ameri-caine avec l'avènement d'une société participative exigeant de ses membres actifs qu'ils communiquent efficacement et chaleureusement avec les autres.Dans leur livre La peur (/es autres ( trac, timidité et phobie sociale ).publié en 1995 aux éditions Odile |a-cob, les psychiatres français Christophe André et Patrick Légeron ont brillamment décortiqué le phénomène en le démarquant précisément de la timidité et de l'anxiété sociale.De la timidité, ils ont dit qu'elle représente un type particulier d'anxiete sociale marquée par une tendance prononcée à demeurer en retrait et à éviter de prendre l'initiative dans tout type de situation sociale.Ils l'ont aussi associée a un manque de hardiesse et d'assurance en présence d'autrui.Mais une personne peut fort bien être timide, sans être pour autant phobique sociale.Pour ce qui est du trac, les auteurs précisent que, dans le cours d'une existence, il est somme toute normal de ressentir passagèrement cette forme d'appréhension ou d'intense anxiété lorsqu'on doit prendre la parole en public.SUITE A LA PAGE C2 Le nouveau spectacle du CIRQUE DU SOLEIL LE VOYAGE RECOMMENCE Départ le 23 avril AU VIEUX-PORT DE MONTRÉAL \u2022 Billets en vente maintenant # sur le réseatu ADMISSION ^ (814)790-1248 / 1-800-361-4898 ¦ Vente de groupes (514) 522-9272 C2 LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 7 JANVIER 1996 SANTE Certains vivent de l'aide sociale pour éviter d'affronter leurs peurs RAYMOND BERNATCNCZ PHOTO L 3 Presse Parmi ceux qui reçoivent chaque mois leur chèque d'aide sociale, certains souffriraient de phobie sociale, ils n'osent pas affronter le jugement des autres dans le monde du travail.¦ De tous les phénomènes humains, la phobie est sans doute l'un des plus mystérieux.Comment expliquer en effet qu'une personne puisse, en présence d'un animal aussi familier et inoffensif qu'un chaton, ressentir une crainte irrépressible ?Pourquoi telle autre personne refuserait-elle pour tout l'or au monde de pénétrer dans un ascenseur ?Comment expliquer la phobie des espaces clos, des vastes espaces, des hauteurs, du métro aussi bien que de l'avion ?Dans le petit café du boulevard Saint-Laurent, le jeune homme d'allure athlétique et au sourire engageant tente d'expliquer pourquoi il a déjà affreusement souffert de phobie sociale.Il s'exprime fort bien et, de toute évidence, son quotient intellectuel est nettement au-dessus de la moyenne.Il ne sait toujours pas pourquoi, alors qu'il était dans la vingtaine, qu'il avait la vie devant lui et qu'il maîtrisait parfaitement son instrument de musique \u2014 la guitare \u2014, il était tout à fait incapable d'en jouer devant un public.Le trac, une émotion parfaitement normale pour toute personne appelée à « performcr » devant un auditoire, lui sciait littéralement les jambes et le privait de tous ses moyens.Plus forte que tout, la crainte du jugement négatif qui pourrait être porté sur lui et sur son jeu l'a empêché de jouer de son instrument, qui était somme toute sa raison d'être.Timide, il l'avait été bien sûr, durant l'adolescence, mais sans plus.Cette timidité-là, il la décrit comme étant rationnelle et sans commune mesure avec la crainte qui lui a succédé peu à peu et qui l'incitait à boire trois ou quatre bières avant de se rendre à un party ou avant de rencontrer une personne en « autorité ».Hypersensible à la réaction des autres, il ne parvenait pas à garder ses premières « blondes », incapable qu'il était d'affronter le jugement des membres de leur famille.Et il fuyait comme la peste les fêtes familiales.«c le me sentais coupable d'exister.l'avais peur de ma propre identité.Désireux de plaire aux autres à tout prix, j'essayais d'être ce que je croyais que les autres voulaient que je sois.Mais en faisant cela, je n'étais jamais moi-même.Faire la queue le rendait malade « Le seul fait d'attendre en ligne à la caisse pop ou chez |ean Coutu me rendait malade, l'avais l'impression que tout le monde me regardait et me jugeait.Je ressentais une anxiété terrible à l'inté- rieur, une grande tension.Mon coeur s'affolait, ma pression artérielle augmentait.l'étais étourdi, mal dans ma peau et j'étais persuade que tout le monde s'en rendait compte.» Pour geler ces émotions-la, le jeune musicien talentueux a entrepris de consommer de plus en plus d'alcool, puis des stupéfiants.Incapable de gagner sa vie, il s'est réfugié chez ses parents en évitant le plus possible de sortir de la maison et d'établir des contacts avec les autres.Un jour, il 0 reçu par la poste son premier chèque d'aide sociale.Sa vie ressemblait à cela, il y a un an à peine, avant qu'il apprenne à nommer sa maladie, la phobie sociale, et qu'il entreprenne de la traiter en thérapie avec des psychologues du Centre de recherche Fernand-Seguin.C'est chose faite aujourd'hui.Il ne boit plus et joue de la musique a nouveau.Le jeune homme ignore toujours les causes de cette maladie-là.Il tente une explication en juxtaposant un problème d'estime de soin au phénomène d'une société privilégiant de plus en plus les rapports de compétition entre les individus.Ce qui lui importait surtout, au terme de sa thérapie de 12 semaines, c'était de pouvoir réinsérer la société et vivre à peu près normalement ses émotions parmi ses semblables.Il y est en effet parvenu.Ces derniers mois, il a formé sa propre petite entreprise et vole maintenant de ses propres ailes, sans l'aide de l'État.une phobie expliquée en partie par les nouvelles exigences RAYMOND BERNATCHEZ ¦ Dans un petit cafe du nord de Montréal, la jeune femme raconte que d'autant qu'elle se sou-sienne, elle a toujours été timide.Mais lorsqu'elle a décidé de consulter des psychologues du Centre de recherche Fernand-Sé-guin, en 1994, elle l'a fait après avoir pris conscience d'une réalité : elle était phobique sociale et sur le point de détruire son existence.Plus « timide » que cela, tu meurs! Lorsqu'elle devait s'adresser à un supérieur hiérarchique ou prendre la parole de-vant un groupe dans son milieu «le travail, la jeune femme avait l'impression qu'elle allait s'effondrer.« En présence d'un patron, j'avais les jambes molles.Une chaleur m'envahissait et mon coeur se mettait à battre très rapidement, l'avais l'impression que mes mains se mettaient à trpmhlpr h» devenais ronfu^p pf je perdais le fil de mes idées », cxplique-t-elle.Sa phobie se manifestait également d'une autre manière.Elle craignait par-dessus tout de rencontrer à l'improviste des amis ou des connaissances dans un marché d'alimentation et de devoir leur adresser la parole.Persuadée qu'elle ne trouverait rien de brillant à leur dire en cette circonstance et qu'elle leur paraîtrait dès lors forcément étrange, elle faisait tout pour éviter de se retrouver en pareille situation.Alors, elle ne fréquentait le marché que rarement, et quand elle le faisait, elle prenait des précautions pour s'assurer qu'elle ne ferait, dans celui-là, aucune rencontre imprévue.Autre chose encore, bien qu'elle était au seuil de la quarantaine, il n'y avait jamais eu encore de compagnon dans sa vie.S'estimant trop « drabe » et ^ans intérêt pour les autres, elle n'avait jamais tenté de nouer une relation avec un homme.PHOTO La Presse Dans le monde du travail, des personnes atteintes de phobie sociale dépensent parfois des trésors d'énergie pour cacher aux autres les causes de leurs malaises.Sa thérapie pour le traitement de la phobie sociale lui a procure d'inappréciables dividendes.Au terme de 12 semaines de thérapie et d'un suivi de quelques qui ont mois, elle s'estime beaucoup plus heureuse.« Aujourd'hui, je ne refuse plus de rencontrer quelqu'un.J'accepte de me dévoiler davantage, je me confie plus à mes amis.En fait, je n'ai jamais manqué d'amis.le suis, comme on dit, une confidente parfaite.Sauf que ça faisait bien mon affaire d'écouter parler les autres et de ne rien dire de moi en échange.» La quête de l'image parfaite Pour ce qui est des facteurs li ont contribué à l'apparition et au développement de sa phobie, la jeune femme estime qu'ils sont attribuables à des éléments d'ordre génétique ainsi qu'aux conditions sociales ambiantes.« La société dans laquelle nous vivons exige de nous un trop fort niveau de performance », dit-elle.En effet, les exigences que la société et les individus s'imposent semblent parfois cruelles.Ainsi en est-il de cette jeune femme fort déterminée, autrefois cadre supérieur dans une grande entreprise privée, qui jugeait im- pitoyablement la performance des autres et les chassait sans hésiter de son existence si elle les estimait indignes d'en faire partie.Puis un jour, la vie, par le truchement de la phobie sociale, lui servit la même médecine.Un jour, en effet, inexplicablement, elle se sentit rougir en présence d'une personne étrangère.Elle eut tôt fait de s'inquiéter du jugement que cette personne allait, à cause de cela, porter sur elle.Elle découvrit ainsi qu'il y aurait des failles en elle, une sorte d'inquiétude que son rougissement trahissait immanquablement.Cette reflexion amorça le cycle infernal de la phobie.Préoccupée par la possibilité de rougir de nouveau en présence d'une tierce personne et ayant fermement la volonté de ne plus s'y laisser prendre, elle ne pensa bientôt plus qu'a cela.Plus elle y pensait, plus elle était préoccupée, et plus elle était préoccupée, plus elle y pensait.Et plus elle craignit de rougir, à tort et à travers.Pour éviter cette éven- tualité, elle raréfia ses contacts avec les autres, évita de se retrouver en leur présence.Sa vie m personnelle et professionnelle s'en trouva gâchée.Cette fois encore, l'histoire se termine plutôt bien.La thérapie entreprise lui a heureusement permis de reprendre contact avec ses véritables émotions.Fort heureusement aussi, la cellule familiale a tenu le coup et le mari n'a pas pris la poudre d'escampette dans l'adversité.La jeune femme se refait une santé aujourd'hui.Elle a établi de nouvelles relations avec de nouveaux amis.De multiples facettes C'est presque le bonheur également pour ce cadre de haut niveau d'une entreprise publique qui, au terme de sa récente thérapie pour phobie sociale, peut enfin adresser la parole à un groupe de personnes.Il y a quelques mois encore, cela aurait été impensable pour lui qui recourait à des nrodices d'imagination pour éviter de se retrouver en pareille situation.« l'étais persuadé que ma voix allait trembler et s'éteindre si je prenais la parole et que j'aurais l'air ridicule devant mes collègue.» Aujourd'hui, sa thérapie pour phobie sociale étant terminée, il n'hésite plus à donner son point de vue en public, si on l'y invite De la même manière, l'avocat qui était persuadé que son interlocuteur pouvait lire toutes ses émotions en regardant les traits de son visage, a réajusté son tir.La déformation professionnelle n'aura pas eu raison de lui.Il sait qu'il peut se présenter dorénavant aux autres a visage découvert, tout en préservant l'intégrité de son jardin secret.Et cet autre qui ne voulait pas signer de document publiquement de crainte de se mettre à trembler en présence d'une autre personne, peut maintenant utiliser sa carte de crédit comme tout un chacun.Et celui qui craignait de trembler et de se ridiculiser en mangeant sa soupe y parviendra sans doute sous peu.C'est une question de temps, beaucoup de progrès ont été accomplis déjà.SUITE DE LA PAGE C1 J Cette émotion est associée à la perception que l'individu devra se soumettre au jugement sévère de ses interlocuteurs.La notion de trac relève de l'anxiete sociale, un mécanisme qui se déclenche également chez énormément de personnes lorsqu'elles doivent en rencontrer d'autres qu'elles jugent « impressionnantes ».Elles peuvent également ressentir de l'anxiété avant de faire une déclaration d'amour à une autre personne, en réclamant de l'argent à quelqu'un ou tout bonnement en rappelant un garçon au restaurant pour lui demander de changer un plat.Il n'y a pas de quoi en faire un plat, justement, et elles ne sont pas des phobiques sociales pour autant.Mais le phobique social, lui, se distingue des autres dans le sens ou il vit pathologiqucment et douloureusement une partie de ces craintes, ou bien toutes à la fois, en éprouvant une peur panique, associée a une pulsion irrépressible de fuite.Et c'est en cela qu'il se distingue du timide, de la personne qui a un trac normal ou qui est momentanément anxieuse.Le phobique social craint phobiquement le jugement négatif de l'autre et il réorganise sa vie en fonction de cette crainte.Au Centre de recherche Fernand-Seguin, rattaché à l'hôpital Louis-H.-Lafontaine, le Dr Ariel Stravinski, docteur en psychologie et professeur au département de psychologie de l'Université de Montréal, ainsi que ses collègues psychologues Gilles Gaudette et Nira Arbel, étudient activement le phénomène de la phobie sociale depuis le début des années 1990.Aux yeux d'Ariel Stravynski et de ses collègues, la phobie sociale n'est pas un problème de santé mentale anodin, sinon ésotérique, comme on semble le croire encore dans certains milieux.C'est une pathologie sérieuse affectant la qualité de vie de plus de 2 % de la population.Faute de traitements adéquats, ces personnes, souvent fort brillantes et possiblement très actives sur le plan professionnel, ne peuvent pas donner leur pleine mesure à la société.Pire encore, la crainte phobique de certaines situations et la réaction de fuite qu'elles inspirent en confinent plusieurs à la maison, en les réduisant au rôle de bénéficiaires d'aide sociale.Pire encore, elles en incitent d'autres, faute de traitements toujours, à « s'automédica-menter » en recourant à l'alcool, aux stupéfiants et aux drogues.Depuis le début des années 1990, les chercheurs du Centre de recherche Fernand-Seguin étudient ce phénomène tout en accueillant et en traitant efficacement par la thérapie béhaviorale des personnes souffrant de phobie sociale.Nous en avons rencontré quelques-unes, avant Noël et durant le temps des Fêtes.Détruites ou sur le point de l'être, ces personnes ont eu la chance de refaire positivement leur vie au terme d'une thérapie qui s'est échelonnée sur 12 semaines à peine.Douze rencontres de deux heures, 24 heures de son temps pour sauver toute une vie.C'est de cette expérience-là dont ils nous ont parlé.Certains décrochages scolaires pourraient être expliqués par des formes de phobie sociale RAYMOND BERNATCHEZ ¦ Dans la résidence de ses parents, au nord de Montréal, une jeune fille dans la vingtaine, attablée dans la salle à manger familiale, raconte son enfer de phobique sociale.Fort jolie et de toute évidence très brillante, on s'étonne de l'entendre dire qu'elle commence à peine à vivre et que toute son existence précédente, de l'âge de 13 ans jusqu'à sa toute récente thérapie au Centre de recherche Fernand-Seguin, s'est soldée par des échecs.Première de classe, elle décroche du milieu scolaire au tout début de l'adolescence après avoir soutenu une compétition avec une compagne qui lui a ravi la première place.Elle refuse obstinément ensuite de revenir en classe et, maigre l'insistance de ses parents, et se sentant trop intimidée pour le faire, elle refuse également d'entrer en communication avec un éventuel employeur.Elle végète donc à la maison durant deux ou trois ans, en faisant un peu de délinquance avec des amis pour tuer le temps.Ses premières cohabitations avec des copains se soldent par des échecs.Faire un numéro de téléphone et engager la conversation avec quelqu'un relève de l'exploit.Deux choses la hantent plus particulièrement : la crainte irrationnelle qu'elle a certains jours d'aller dans certains dépanneurs et celle de faire le.plein de la voiture familiale dans certains postes d'essence.Puis, la crainte du ridicule et du jugement subjectif des autres s'installe chez elle.Lorsque des étrangers la regardent, elle ressent sans raison un profond malaise.Ml a la certitude qu'elle va se -ri PHOTO ta Presse Se pourrait-il que des étudiants décrochent du milieu scolaire parce qu'ils craignent d'affronter le Jugement des autres ?mettre à trembler subitement et qu'elle perdra toute contenance si elle tente de leur adresser la parole.C'est par l'intermédiaire de sa mère qu'elle s'oriente au printemps 1995 vers les chercheurs de Fernand-Seguin.Douze semaines de thérapie suffisent pour bouleverser sa vie.Et elle a récemment recommencé à vivre, elle s'est trouvée du boulot dans des.dépanneurs et a effectué un retour aux études.11 y a quelques jours, chose impensable autrefois, elle a consenti à passer une soirée à l'opéra.Elle a fait du ménage dans sa vie, s'est trouvée un nouveau copain qui comprend enfin ce qu'elle vit et lui apporte le soutient nécessaire.C'est presque le honneur.\u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 7 JANVIER 1996 C 3 Santé Une thérapie de groupe de 12 semaines pour changer une vie RAYMOND BERNATCHEZ ¦ Lorsqu'une personne croit souffrir de phobie sociale et désire être traitée, elle est, règle générale, sidérée d'apprendre qu'elle doit, pour suivre sa thérapie au Centre de recherche l crnand-Séguin, s'incorporer au sein d'un petit groupe de cinq à sept personnes.Or, faire partie d'un groupe et consentir a partager ses expériences avec d'autres personnes, c'est précisément ce que redoutent plusieurs phobiques sociaux.Selon le psychologue Gilles Gaudette, qui a animé déjà certains de ces groupes, le fait d'appartenir à l'un d'eux ( et de consentir à échanger avec d'autres personnes atteintes du même mal ) est l'un des éléments qui explique le succès de la thérapie.« Les personnes atteintes de phobie sociale développent souvent d'énormes stratégies pour éviter que les gens de leur entourage en soient concients.Ici, nous adoptons le modèle inverse au point de départ : tous les membres du groupe sont forcément au courant de la situation.« Les participants se rendent bientôt compte que le fait d'accepter de parler de leurs problèmes en présence des autres leur procure déjà un certain soulagement.Ils savent qu'ils sont enfin a la bonne place, que les membres du groupe ( malgré la res- semblance et la dissemblance de leurs expériences ) vivent fondamentalement la même chose, qu'ils peuvent parler avec les bonnes personnes des bonnes questions, et qu'ils peuvent enfin entrevoir la possibilité de s'en sortir.» Craignant souvent d'être ridiculisés, rejetés ou humiliés par les autres s'ils commettent une gaffe en leur présence, les phobiques sociaux peuvent, au sein du groupe, s'en donner a coeur joie.La personne qui a une crainte phobique et injustifiée de trembler en signant un document, pourra le faire en toute quiétude sous le regard attentif des autres et constater qu'effectivement toute l'opération se déroule sans aucune anicroche.On invitera de la même manière celle qui a une crainte irrationnelle de renverser sa soupe en mangeant, ou I autre qui craint à tort de perdre ses moyens en adressant la parole à un auditoire, à le faire en présence des autres.Apprendre à s'exposer « Dans la logique d'un traitement de phobie, dit le psychologue Gilles Gaudette, il faut que l'individu apprenne à s'exposer aux situations et à les concevoir comme étant beaucoup moins dangereuses qu'il le pensait au point de départ.Les gens nous parlent souvent, par exemple, du malaise qu'ils ressentent lorsqu'ils doivent accomplir une PHOTO JEAN GOUPIL L* Presse Ariel Stravinski, docteur en psychologie, souhaite poursuivre ses recherches sur la phobie sociale au Centre de recher-che Fernand-Seguin.Ces dernières années, les chercheurs du Centre ont acquis une expertise exceptionnelle dans le traitement de cette phobie.action en public.Il s'agit d'une sorte de palpitation cardiaque.Ils craignent que cette palpitation soit perceptible pour les autres et qu'elle s'amplifie démesurément en leur présence et leur fasse perdre toute maîtrise.Or, nous leur expliquons que ce malaise est somme toute comparable a celui que ressent une personne qui vient de monter un escalier, qu'il est relativement aisé de composer avec cela, et que jamais, a cause de lui, elles ne pourront, comme elles le croient a tort, perdre les pédales.En expérimentant cela au sein du groupe et en effectuant ensuite des «devoirs» a l'extérieur, les participants démythifient relativement rapidement ces questions.» Durant 12 semaines, a raison de deux heures par semaine, les participants seront donc sensibilisés aux mécanismes de la phobie.Ils seront également invités à « s'exposer » aux situations phobiques qu'ils tentent d'éviter et aussi à élargir l'éventail de leurs activités sociales.On en profitera pour inciter ces individus a remettre en question leurs perceptions des situations et des personnes, et a placer toutes ces choses dans leurs perspectives réelles.On simule des situations embêtantes pour eux et on leur suggère des modes d'action qui leurs permettront de réagir adéquatement en semblables circonstances.Au terme de 26 heures de thérapie, suivies d'une L'adoption, une richesse et un risque MATHIEU PERREAULT collaboration spéciale ¦ La plupart des parents adop-tifs s'inquiètent de l'état de santé de l'enfant qu'ils vont accueillir.Dans le cas de l'adoption internationale, cette information vitale manque parfois à l'appel.«< Dans quelques pays, les dossiers médicaux destines aux services d'adoption sont truffés d'erreurs et même falsifiés», soutient le Dr Luc Chicoine.pédiatre spécialisé dans les soins aux enfants adoptés.« 11 y a un manque flagrant de contrôle, compte tenu que des maladies assez rares au Québec sont beaucoup plus répandues ailleurs.AVANT 20 ANS L'hépatite B, dont un Québécois sur 200 est porteur, peut toucher entre 20 et 25 pour cent de la population dans un pays en voie de développement.» Si la majeure partie des enfants adoptés à l'étranger n'ont pas de troubles de santé irrémédiables, environ 2 ou 3 pour cent des patients que voit le Dr Chicoine à l'hôpital Sainte-Justine souffrent d'un problème majeur.« Si un enfant anémique ou mal nourri parvient au Québec en bas âge, il recouvrera rapidement la santé, dit-il.Mais lorsqu'il a déjà quelques années ou est atteint d'une maladie incurable, des inquiétudes douloureuses accableront les parents.De plus, la société en général aura à supporter des coûts indus.» Du côté de l'enfant, la question des origines se pose lors de l'adolescence.Si les parents ne peuvent souvent pas retracer les géniteurs, ils sont toutefois encouragés à cultiver chez leur enfant le souvenir du pays où il est né.Certains, par exemple, l'emmènent là-bas lorsqu'ils vont chercher un petit frère ou une petite soeur.« Quand j'aurai assez de sous, mes parents vont în'amener en Chine pour que je retrouve des images du pays où je suis née », confirme Léa, neuf ans.Mis à part le volet international, l'adoption dès la naissance pose par ailleurs le problème du moment où il faut dévoiler les PHOTO ROBERT NADON LB Presse Les enfants adoptés ont avantage à savoir rapidement où ils sont nés, comme Catherine et Laurence qui ont accompagné leurs parents en Chine quand ils sont allés chercher Camille.origines, car un bébé reconnaît comme ses parents les premières figures qui se présentent à lui régulièrement.« Le plus tôt l'enfant apprend la réalité, le mieux il pourra s'approprier son histoire », recommande Mariette Lepage, psychologue et psychanalyste.« Si ses parents la lui disent dès l'âge de deux ou trois ans, il pourra ressasser longuement le thème de sa naissance dans son imagination.» La refondation de l'origine de l'enfant advient souvent à partir de ce qu'il perçoit comme étant la vérité, selon la psychanalyste.« Selon qu'il sait que ses parents génétiques ont voulu pour lui un avenir meilleur, ou au contraire qu'il a été abandonné parce que non désiré ou bien qu'on l'a volé à sa famille d'origine, sa perception du monde extérieur oscille entre l'assurance et l'absence de confiance en lui-même », dit-elle.Si les parents attendent trop longtemps, ils pourraient faire face à des situations critiques.« La question des origines a une acuité particulière à l'adolescence, explique Mme Lepage.Se demander d'où l'on vient, de quel désir on est issu, tout cela est complique par l'existence de deux couples de parents.Naît alors la conscience d'une rupture avec les générations antérieures, qui a des répercussions inconscientes importantes.» En remettant en question leur naissance, les enfants, même légitimes, doutent de l'affection de leurs parents.En situation de crise, comme par exemple autour de l'adolescence, ce doute est décuplé quand on apprend qu'on a été adopté.« La preuve que les parents ont menti s'ajoute à ce portrait, remarque Mme Lepage.La crédibilité parentale en prend un coup.Le fait d'apprendre tôt la vérité à son enfant permet d'ailleurs d'éviter de lui mentir, ce qui est très important pour conserver le lien affectif et de confiance.» Certains parents éludent cependant cette difficile question.« Quelquefois l'adoption est envisagée pour résoudre un problème de couple, soutient la psy- chologue.Leur propre légitimité est ainsi bancale, et la conscience de ne pas avoir souhaité l'enfant pour lui-même, comme un ajout à une vie déjà heureuse, mine la confiance des parents en eux-mêmes.Ils peuvent douter de leurs capacités et craindre que leur enfant les rejette.Le mensonge initial en motive un autre, et les craintes des parents se reflètent sur leur enfant.» Un deuil difficile Outre l'environnement de l'enfant adopte et les raisons sous-jacentes à l'adoption, d'autres facteurs modulent la situation.Parmi ceux-ci, l'âge de l'enfant lors du changement de famille, c'est-à-dire le laps de temps pendant lequel il a vécu avec ses premiers parents ou en famille d'accueil.Si cette période est suffisamment longue, l'enfant devra opérer un deuil d'autant plus douloureux que ses parents génétiques ne sont pas morts.Dans ce cas, il est alors toujours possible, sinon plausible, qu'il retrouve ceux qui lui ont procuré ses premiers sentiments de sécurité.« Il faut du temps et une assistance professionnelle avant qu'un tel enfant puisse investir dans une nouvelle réaction affective », affirme Mme Lepage.Les événements des années précédant l'adoption influent également sur la réussite de celle-ci.« Une relation pathologique avec un père ou une mère violents, que ce soit de manière psychologique ou physique, est reproduite chez l'enfant, souligne la psychologue de Cartiervil-le.L'enfant peut vouloir vérifier dans quelle mesure on l'aime même s'il est mauvais.Les nouveaux parents doivent comprendre cela et dédramatiser les situations conflictuelles, décoder les remarques et rassurer par des mots.» Selon Mme Lepage, l'inadéquation de la préparation des parents et des enfants explique qu'à une certaine époque l'adoption ait ete perçue comme une situation à éviter.Ainsi, au début des années 1980, les cas d'adoption ont chuté des deux tiers entre 1982 et 1986, passant de 1350 à 351.Si elles sont bien assumées, les deux origines d'un enfant adopté peuvent être une richesse.Tant qu'il sait que ses parents génétiques et adoptifs l'ont désiré et veulent lui assurer le meilleur des mondes, ces deux points d'appui lui permettront d'avancer de plain-pied dans la vie.vivre sa retraite à cent milles à l'heure RAYMOND BERNATCHEZ ¦ À quoi sert d'atteindre l'âge de.la retraite si c'est pour s'étioler entre quatre murs en attendant que le temps fasse son oeuvré £ Disposant enfin de longues heures de loisirs, encore faut-il les employer à bon escient pour vivre pleinement cette dernière phase de l'existence.Dans un livre qu'il vient de publier aux Éditions Logiques, le docteur Erwin Bonkalo suggère précisément aux lecteurs qui sont sur le point de céder leur place à d'autres sur le marché du travail, ou encore à ceux qui sont déjà retraités et qui n'en profitent pas pleinement, des moyens simples permettant d'occuper leur cerveau et leur corps.À lui seul, le titre du livre.L'art de garder son cerveau en forme à la retraite, est déjà tout un programme.L'auteur, le docteur Bonkalo, habite l'Ontario.Âgé de 79 ans, et malgré le fait qu'il ait été privé de ses deux jambes à la suite d'une erreur médicale, il vit toujours très activement et préconise un mode de vie dynamique.Les premiers conseils formulés sont ceux-ci : surtout, ne restez pas seul dans votre coin, soignez votre apparence et faites en sorte de rester aussi actifs que vous l'étiez auparavant.Ne traînez pas dans votre lit au réveil.Levez-vous et passez immédiatement à l'action.Ne cessez surtout pas de vous raser le matin.Faites couper régulièrement vos cheveux.Autrement dit, faites en sorte d'être disposes, en tout temps, à sortir de votre maison et à rencontrer des gens.Ne croupissez-pas dans votre maison ou dans votre logement : sortez ! Sortir pour faire quoi ?Organisez-vous un horaire hebdomadaire, comme vous le faisiez lorsque vous occupiez une fonction dans le milieu du travail.Faites l'inventaire des activités qui peuvent vous intéresser, des gens à rencontrer, des choses à voir, inscrivez tout cela à votre agenda et assurez-vous de faire toutes ces choses dont vous rêviez.De la bouffe exotique ! L'idée vous est déjà venue de dessiner, de peindre, de sculpter, de faire de la photographie, d'écrire, vous avez reporté tous ces projets à plus tard parce que vous étiez trop occupés par vos tâches quotidiennes, eh bien maintenant c'est le temps d'en profiter.Rendez visite à un marchand de matériaux d'artistes, procurez-vous de la toile, des pinceaux et de l'acrylique et donnez-vous en à coeur joie.Visitez les musées et les galeries, lisez, organisez de cercles de débats.Maintenez à tout prix en 4 action vos fonctions cérébrales et n'hésitez pas à faire de nouvelles expériences.Vous êtes désireux d'élargir vos horizons mais vous n'avez pas l'argent requis pour voyager dans le monde ?Qu'a cela ne tienne.Il y a sûrement dans votre quartier des gens issues d'ethnies diverses et ayant vécu des expériences différentes des vôtres, alors invitez-les à la maison.Faites-leur goûter votre bouffe et invitez-les en échange à vos faire la cuisine.La connaissance et la découverte des autres passe souvent par les papilles gustatives, nous apprend l'auteur.C'est donc de cela dont il est question dans ce livre qui aurait tout aussi bien pu s'intituler Bougez, que diable ! vous êtes retraites, mais vous n'êtes pas encore morts !.Bourre de capsules d'op-limismes et d'idées positives, ce bouquin de 200 pages est vendu au prix de 18,95 $ rencontre d'évaluation de deux heures quelque temps après, et de quatre rencontres dans les mois qui suivent, le gros du travail doit être, en principe, accompli.Le psychologue Gilles Gaudette est formel : dans la grande-majorité des cas, les participants estiment avoir améliore leur qualité de vie dans une proportion de 75 pour cent au terme de la thérapie.De nouvelles sessions de groupe débutent en janvier au C entre de recherche Fernand-Seguin II y a un contretemps cette fois Les chercheurs du Centre n'ayant pu obtenir de subvention de recherche des organismes subventionneurs, les participants devront consentir a payer le coût de cette thérapie, soit approximativement 520$.Pour vous inscrire, faites ie ( 514 ) 251-4015 et demandez la psychologue Nira Arbel.Si des personnes atteintes et ne bénéficiant pas d'assurances privées devaient être privées de cette ressource pour des raisons d'ordre pécuniaire, il faudra le déplorer.Il faut de toute manière espérer que cette équipe dispose enfin des moyens requis pour poursuivre ses travaux.Mieux comprendre la phobie Professeur au département de psychologie de l'Université de Montréal, docteur en psychologie et animateur de cette équipe de recherche, Ariel Stravinski! souhaite documenter davantage; la pathologie pour mieux la démarquer de la timidité, par exemple.Il voudrait bien, également, pouvoir déterminer avec plus de certitude quelles sont les.causes de la phobie sociale et s'il-n'y a pas lieu d'établir, comme DC le croit, qu'elle est liée bien plus; à un processus developpementa^ qu'a un facteur déclenchant « l'aimerais chercher la réponse, dit-il.La phobie sociale agit comme une chose vivante.Au; fond, je me demande si ces per-^ sonnes ne se sentiraient pas un.peu mieux si elles n'avaient pas à rencontrer toutes les exigences imposées par leur milieu.» Or leur milieu de vie, c'est précisément le notre et celui dans lequel nous serons appelés à évoluer de plus en plus.« Nous constatons que les personnes vues jusqu'à présent n'exercent pas tellement des occupations solitaires.Pour faire ce qu'elles doivent faire, elles doivent être en public, participer à des réunion de groupe, évoluer dans un climat de gestion De plus en plus de compagnies essaient de créer des synergies à la japonaise.Or l'image des indivi: dus est très importante dans ces contextes : il faut entrer dans le groupe et y collaborer pleine-1 ment, je crois que nous verrons apparaître de plus en plus de problêmes de phobie sociale dans les années a venir », conclut le docteur Stravynski Médecine Dix bonnes raisons de faire de l'exercice Dr KENNETH WALKER collaboration spéciale n 1873.pendant un discours livre a Liver-pool.en Angleterre, le comte de Derbv a donné ce sage conseil : « Ceux qui ne trouvent pas de temps pour faire de '.'exercice devront trouver du temps pour être malades ! » Mais comment l'exercice peut-il vous aider à être en santé ?Voici dix raisons de faire de l'exercice en 1996.I.\u2014 L'exercice combat la crise cardiaque, le tueur numéro un.Le Dr Harvey Simon, de la Faculté de médecine de l'université Harvard, affirme que les personnes qui font de l'exercice risquent deux fois moins que les autres de faire une crise cardiaque.Ils ont aussi plus de chances de survivre à une occlusion coronarienne.L'exercice aide à garder les plaquettes sanguines huilées.Elles risquent moins alors de former un caillot fatal dans les artères coronaires.L'activité fait aussi augmenter le taux de bon cholestérol ( HDL ) qui aide à éliminer le mauvais cholestérol ( LDL ).2.\u2014 L'exercice combat l'hypertension.La pratique de l'exercice physique augmente la capacité de pompage du coeur.11 pompe par conséquent davantage de sang à chaque battement.Généralement, le rythme cardiaque et la pression artérielle des athlètes sont moins élevés que ceux de la moyenne des gens.3.\u2014 L'exercice combat la dépression et la tension.« Si vous voulez savoir à quel point votre cerveau est mou.tà-tez les muscles de vos jambes », propose Paul Dudley White, cardiologue de renommée internationale de l'université Harvard.Un bon entraînement relâche la tension dont souffrent tant de gens aujourd'hui.L'exercice est le tranquillisant et l'antidépresseur naturels de la Nature.Il libère dans le cerveau la béta-endorphine, une hormone dont les effets sont semblables à ceux de la morphine.4.\u2014 L'exercice combat l'obésité.Depuis i960, l'obésité a augmente de 15 pour cent chez les adultes.Au cours de la même période, l'obesite chez les adolescents a augmente de 3b p.cent.Chez les enfants de 6 â 11 ans, elle a fait un bond renversant de 54 p.cent.L'obésité est source de crises cardiaques, d'hypertension et d'attaques d'apoplexie qui sont particulièrement meurtrières.Elle cause aussi des maux de dos.des varices, des complications chirurgicales et obstétriques et une kyrielle de problèmes physiques et psychologiques.5.\u2014 L'exercice combat le diabète.Il y a 50 ans.90 p.cent des cas de diabète étaient héréditaires.Aujourd'hui, 90 p.cent îles cas sont dus à un mauvais mode île vie et à l'obesite qui l'accompagne.Toutes les 45 se condes, en Amérique du Nord, un nouveau diabétique est dia- gnostique.Un enfant sur cinq qui naît aujourd'hui deviendra diabétique À son tour, le diabète provoque l'athérosclérose ( le durcissement des artères ) avec les maladies qui en résultent : crises cardiaques, insuffisance rénale, cécité et gangrené des jambes.6.\u2014 L'exercice combat l'ostéoporose ( effritement des os' ).Ralph La Forgue, directeur de médecine préventive â l'hôpital Sîiiiip Mémorial de San Diego, concède que les oestrogènes et le calcium sont nécessaires pour contrer la détérioration des os.Mais la densité osseuse est de 40 p.cent plus grande chez ceux qui courent que chez ceux qui ne courent pas.Aujourd'hui, le nombre de fractures de la hanche et de la colonne vertébrale chez les personnes âgées est élevé parce que les gens négligent de consommer des produits laitiers tout le long de leur vie et mènent une vie sédentaire.7.\u2014 L'exercice combat le cancer.Le Dr Steven Blair.de l'Institut d'aérobie de Dallas, a examiné 250 000 vétérans américains.Il a découvert que les hommes soumis à un travail physiquement exigeant risquaient moins de développer un cancer du gros intestin, du rein, du cerveau ou la leucémie.Les femmes actives présentaient moins de risques de cancer du sein.8.\u2014 L'exercice combat l'arthrite.l'ai récemment rencontré le Dr Paul Dieppe, professeur de rhumatologie à l'Université de Bristol, en Angleterre.Selon lui.les médecins et leurs patients doivent oublier le mythe â propos de l'exercice et de la douleur.L'activité est vitale dans le traitement de l'arthrite.Mais les patients ont tendance à penser : « Mes articulations me font souffrir et plus je bouge, plus elles me font souffrir.|e dois donc les endommager.)e vais donc bouger moins.» Le Dr Dieppe affirme cependant que tout prouve que c'est le contraire qui est vrai.Plus les patients font de l'exercice, moins ils risquent de se blesser et plus leurs souffrance diminuent.9.\u2014 L'exercice combat les maux de dos.Aujourd'hui, des dizaines de milliers de Nord-Ameri-cains souffrent de maux de dos chroniques.Leurs maux sont souvent causes par une mauvaise posture et des muscles abdominaux faibles qui font saillir l'abdomen et mettent la pression sur le dos.Les exercices qui gardent sa souplesse au dos et renforcent les muscles abdominaux et dorsaux peuvent prévenir les maux de dos.10.\u2014 L'exercice combat la « rouille » du corps.Hippocrate avait mis le doigt dessus.Il y a 2000 ans.il remarquait que ce qu'on utilise se développe et ce qu'on n'utilise pas se perd.Amarre/ un navire au quai et il se couvrira rapidement de rouille Peu de choses combattent la vieillesse aussi bien que l'exercice T C4 LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 7 JANVIER 1996 Santé Les femmes sont fertiles pendant six jours durant le cycle menstruel, selon une étude I>'après \\P Bosros ¦ Une nouvelle étude qui s'attaque à des mythes tenaces établit avec exactitiule la période de fertilité chez la femme : durant chaque cycle menstruel, il y a six jours au cours desquels une femme peut devenir enceinte.Ces rcMilt.it> ont évidemment des répercussions pour les couples qui désirent des enfants de même que pour ceux qui n'en veulent pas.Cependant, cette connaissance n'assure pas une formule infaillible aux couples qui revent d'avoir un bebe.« Dans ce domaine, le truc pour les couples consiste à connaître les jours fertiles ».explique le Dr Allen Wilcox.auteur principal de la recherche.« Et il n'existe pas de bonne méthode pour réaliser cela ».ajoute-t-il.Le meilleur conseil que l'on puisse donner est peut-être celui-ci : ayez des rapports sexuels souvent.Jusqu'à récemment, on estimait a entre deux et dix.et même davantage, le nombre de jours de fertilité au cours du cycle menstruel de la femme.Mais la nouvelle étude démontre que la conception est possible si la femme a des rapports sexuels au cours des cinq jours précédant l'ovulation de même que le jour ou ses ovaires libèrent un nouvel oeuf.Il est presque certain qu'un coït avant cette période de six jours ne se traduira pas par une grossesse.Et.au grand étonne-ment des chercheurs, des rap- Comprimés ÉCHOCRAPHIE À DOMICILE ¦ Le virage ambulatoire a stimule l'imagination des personnes a l'affût de nouveaux services.Ainsi, une toute nouvelles compagnie.SIMI, dont le siège social est situé à Saint-Edmond, près de Drummondville, propose dorénavant un nouveau service d'imagerie médicale.h domicile.Les deux spécialistes qui collaborent avec SIMI, les Dr Rendak et Mercier, reçoivent les images echographiques à leurs bureaux sur leurs ordinateurs équipes du système Share l/if Ïom C o « » ¦ i.imA r>r» »-»-»-» r»t \u2022 , rt .iJiUiii ^ w o^' .'l^illV pvi iuvi MU contact visuel et auditif avec la technologue durant l'examen.L'image du médecin apparaît dans une petite fenêtre qui occupe 10% de l'espace sur l'écran.Si une anomalie est découverte, le patient peut entrer directement en communication avec le médecin et le questionner sur sa situation.Mieux vaut toutefois disposer d'une bonne assurance santé privée.Un tel service coûte environ 90$.\u2022 LA RADIO EN CENTRE D'HÉBERGEMENT ¦ Plus de 600 usagers et 1200 employés dans un centre d'hébergement de longue durée, cela suffit pour constituer un véritable village.Toute cette population qui vit quotidiennement au pavillon Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe était toutefois privée d'une chose essentielle : elle ne bénéficiait pas de communications radiophoniques qui tiennent compte de leurs .préoccupations.À partir du 15 janvier, les choses vont changer.Un nouveau concept de radio, animée par un groupe de bénévoles formés à cet effet, permettra la diffusion de musique et d'informations destinées à la clientèle de l'établissement ainsi qu'aux employés du centre.Le contenu sera diffusé sur fréquence MF stéréo et chaque animateur sera jumelé à une personne en fauteuil roulant.ports sexueK une journée seulement a pris l'ovulation ne déclencheront pas non plus de grossesse.L'idée fort répandue selon laquelle les couples doivent reserver leurs rapports sexuels pour la journée la plus proche de l'ovulation est également fausse.Au contraire, l'étude «suggère que vous améliorez vos chances de grossesse en augmentant la fréquence des coïts ».ajoute le Dr Wilcox.Evidemment, un couple qui désire un enfant souhaite connaître cinq jours a l'avance à quel moment l'ovulation va se produire pour avoir des rapports sexuels ces jours-la.Les nécessaires d'essai sur le marche indiquent quand se produit l'ovulation, mais a ce moment-la.il est presque déjà trop tard.Plusieurs mois d'affilée Cependant, les couples peuvent noter la période d'ovulation pendant plusieurs mois d'affilée, ce qui les aidera a prévoir a quel moment elle surviendra tel mois donne.De cette manière, ils peuvent deviner quand commenceront leurs six jours de fertilité.En outre, les informations fournies par les nécessaires d'essai s'avèrent précieuses pour ceux qui veulent prévenir les grossesses sans utiliser d'autres méthodes contraceptives.Lorsque l essai a démontre que l'ovulation a eu lieu, les rapports sexuels pratiques alors sont peu susceptibles de mener à la grossesse.Cependant, ces couples doivent éviter le coït au cours des six jours de fertilité chaque mois.« On fait preuve de prudence raisonnable en disant qu'il existe une très petite probabilité de conception le jour précédant et le jour suivant cette fenêtre de six jours, assure le Dr Wilcox.Mais nous ne pouvons pas écarter cette possibilité.Si vous tentez d'éviter une grossesse, vous souhaiterez probablement ajouter une zone tampon de chaque côté de cette fenêtre.» Mais le choix du moment n'est pas tout.« Même les couples très fertiles ne sont pas fertiles à chaque cycle, souligne le Dr Wilcox.Et c'est un phénomène qui échappe à notre connaissance.» Le Dr Wilcox et ses collègues du National Institute of Envi-ronmental Health Sciences, du Research Triangle Park.en Caroline du Nord, ont publié leurs travaux dans le New England Journal of Medicine.L'étude du Dr Wilcox.qui enseigne également à l'Université de la Caroline du Nord, a été menée avec la participation de 221 femmes qui souhaitaient devenir enceintes.Toutes les participantes ont cesse de recourir à des méthodes contraceptives ; chaque jour, elles recueillaient des échantillons d'urine et notaient le moment de leurs rapports sexuels.À l'aide de ces données, les chercheurs ont pu calculer quand l'ovulation se produisait et a quel moment les femmes devenaient enceintes.La probabilité de conception varie de 10%, lorsque le coït intervient cinq jours avant l'ovulation, à 33 %, lorsque les rapports ont lieu le jour même de l'ovulation.Le colt quotidien se traduit par la plus grande probabilité de grossesse, soit 37 %.Cependant, environ le tiers de toutes les grossesses aboutissent à des fausses couches, ce qui abaisse d'autant la probabilité d'avoir un bebé.Au cours d'un mois typique, estiment les chercheurs, il existe 10% de chances d'une grossesse fructueuse si les couples ont des rapports sexuels une fois par semaine.Un colt pratique tous les deux jours se traduit par 22% de probabilité de grossesse fructueuse.Ce pourcentage grimpe à 25 % si les couples ont des rapports sexuels tous les jours.L'étude a également mis en évidence les faits suivants : \u2022 Contrairement à une autre croyance populaire, il n'existe aucune preuve que le moment choisi pour les rapports sexuels détermine le sexe du bébé.\u2022 La durée de conservation du sperme est relativement courte.Ainsi, 94 X des grossesses ont été provoquées par du sperme ayant moins de trois jours.Le sperme vieux de plus de cinq jours n'a produit aucune grossesse.\u2022 Il n'existe aucun signe que le sperme vieillissant soit plus susceptible de produire des bébés avec des malformations.Cependant, l'étude a porte sur un nombre de sujets trop petit pour que l'on puisse tirer des preuves concluantes à cet égard.La présence de l'ananas auprès d'autres fruits active sa maturation.et contribue a faire de magnifiques présentations.L'ananas n'est pas un fruit mais une grappe de fruits d'après Associated Pr>\\\\ ¦ Il y avait sans doute bien des siècles que les Indiens d'Amérique centrale et des Caraïbes con-sommaient l'ananas quand Christophe Colomb, abordant les rivages de la Guadeloupe lors de son deuxième voyage, découvrit ce fruit a la chair si parfumée.Ces fruits devrait-on dire car l'ananas, pour les botanistes, n'est pas un fruit mais un ensemble de fruits.La plante est faite de longues feuilles étroites en forme de gouttière, qui permettent de diriger vers la base les moindres gouttes d'eau.C'est au centre de cette énorme rosette que se développe la hampe portant un ensemble de minuscules fleurs formant une inflorescence dense entourée de petites feuilles colorées de bleu et de rose.Puis, chaque fleur se trans- forme en un fruit qui vient se souder à ses voisins pour former cette structure particulière qu'est l'ananas, une structure qui évoque une grosse pomme de pin, ce qui explique que les anglo-saxons l'appellent « pineapple » et les espagnols « pina ».Les Indiens des Caraïbes l'appelaient « nana ».ce qui signifie parfum.Ses qualités exceptionnelles en firent vite « nana nana », le parfum des parfums, d'où son nom latin et français d'ananas.Selon les variétés \u2014 Cayenne, Spanish, Queen ou Pernambuco \u2014 un ananas pèse entre 800g et 1,5kg.Vous le choisirez avec un plumet de feuilles bien vertes et luisantes, ni froissées ni noircies.L'épiderme sera sans taches apparentes qui sont des marques de meurtrissures provoquées par des chocs et génératrices de pourriture interne.L'ananas doit être ferme et bien lourd dans la main et légèrement parfumé.Il s'épanouira pleinement en quelques jours à la température ambiante.Sachez que sa présence auprès d'autres fruits active sa maturation.Sachez aussi que l'ananas frais supporte mal les températures inférieures à 7 degrés et qu'il est donc déconseillé de le conserver dans le réfrigérateur.L'ananas fait partie des fruits les mieux pourvus en vitamine C et en provitamine A ( ou carotène ), en fibres et en minéraux.Il fournit environ 55 calories aux 100g et renferme une enzyme spécifique, la broméline, qui facilite la digestion.C'est ce qui explique que l'ananas soit un aliment très léger pour l'estomac, surtout pris à jeun ou au début des repas.Très sucré, il est interdit aux diabétiques.Une pomme de terre aux propriétés insecticides pour consommation ALCOOLISME ET TOXICOMANIE PAVILLON DU NOUVEAU POINT DE VUE: jr^STT^ DM, adultes et adolescents.Séjours, de courte durée.Tel (514) 887-2392 Faxl5l4) 887-2558 ALIMENTATION ÇLJAIfl CC» Avec Shaklee.c'est locile do bien s'nourrir! \u2022 Aliment* biologiques, vitamines, 0riHl\\LLL, protéines et minéraux.Au*.m produits ménagers biodégradables, etc.\u2022 Domondo* nos spéciaux du mois.\u2022 Livraison.Tel.1514) 733-0550.VACANCES SANTÉ ~ Alinrnpr I r ri flDCÇ* * OWro/-*ous le réve a la rampnqnc.Confort, ambiance HUDlRUL LL iLURLO.et occu.-.l chaleurouii SPA détente.\u2022 148$ jour pers Oc db'o.incluant petit de|.dîner, souper coucher, massage, olgorhéropie.sauna, pressotherapie.bom thérapeutique Réservation.«819) 538-9340.1 800 538-4^40.d'après CI' OTTAWA ¦ Une pomme de terre aux propriétés insecticides deviendra bientôt le premier légume modifié génétiquement à faire son apparition sur les tables canadiennes.En effet, la pomme de terre NewLeaf, mise au point par la société Monsanto, est l'un des sept aliments modifiés génétiquement qui ont reçu cette année l'approbation du ministère de la Santé et qui sont destines à l'alimentation humaine.La NewLeaf est semblable à la pomme de terre bien connue Russci Burbank à cette différence près qu'elle contient des gènes d'une bactérie \u2014 le Daccilus thitrlnglensts, qui détruit la chry-Mjmcle de la pomme de terre.Il existe un consensus dans la communauté scientifique selon lequel le Bacilius thuntmicnsts est inoffensif pour les humains.La NewLeaf ne sera pas éti- quetée comme étant modifiée génétiquement lorsqu'elle sera offerte en vente aux consommateurs.« Ce n'est pas une exigence pour l'approbation de Santé Canada », souligne à ce sujet |ohn Dickey, porte-parole de Monsanto Canada.Celui-ci a précise qu'une récolte de ces pommes de terre avait déjà été effectuée et qu'elle était prête à être mise en vente.L'innocuité des aliments biotechniques fait l'objet de débats depuis plusieurs années déjà, et les règlements d'application sont en voie d'élaboration.Les envi-ronnementalistes sont outrés de constater que des produits reçoivent l'approbation des autorites avant que les règlements ne soient prêts.« Us approuvent ces choses avant même que le cadre législatif et réglementaire ait été établi », s'insurge Mark Winfield, de l'Association canadienne du droit de l'environnement.PHOTOPC La pilule du lendemain Le Dr Roey Malleson, du ministère de la Santé de la Colombie-Britannique, montre une boite de pilules anticonceptionnelles Ovrall, qui sont efficaces quand on les prend le lendemain matin de l'acte sexuel.Kino Québec Quand la santé part en fumée BRIGITTE SÉGUIN collaboration spéciale Ca fait longtemps que vous dites : « Faut que j'arrête de fumer ! ».Sauf que les mois se succèdent et vous avez toujours la cigarette au bec.Vous êtes motivé, mais ne savez pas si vous réussirez.N'attendez plus, du 15 au 21 janvier 1996 c'est la «Semaine nationale sans fumer ».Alors, profitez-en pour inclure l'abandon du tabac dans vos résolutions du îour de l'An.Et si je vous disais qu'un petit brin d'exercice pourrait vous aider à cesser de fumer, le croiriez-vous ?On ne peut bien sûr affirmer qu'il existe une relation de cause à effet entre le fait d'être actif et celui de moins fumer.Mais certains indices permettent de croire que, règle générale, le taux d'abandon de la cigarette est plus important chez les fumeurs et les fumeuses qui augmentent leur participation à des activités physiques que chez ceux et celles qui demeurent sédentaires.Différentes enquêtes canadiennes et américaines démontrent en effet que la proportion de fumeurs est plus faible chez les individus actifs que chez les individus sédentaires.Une étude américaine réalisée auprès de 3000 adeptes du jogging a d'ailleurs démontré que 81 % des hommes et 75 % des femmes avaient abandonné la cigarette après avoir commencé à faire du jogging.L'activité physique peut donc devenir un moyen efficace de lutter contre le tabagisme.Le tabac, un véritable fléau pour la santé La preuve n'est plus à faire que la cigarette, si elle ne tue pas toujours, cause des torts considérables a la santé.L'usage du tabac est associé à plusieurs maladies dont les plus importantes sont les maladies cardio-vasculaires, certaines formes de cancers et les maladies du système respiratoire.De plus, il augmente le risque de souffrir d'ostéoporo-se chez la femme et d'impuissance chez l'homme.De plus, qu'on veuille ou non l'admettre, la fumée secondaire est reconnue comme extrêmement nocive pour l'entourage.Le tabagisme est donc un problème sérieux.D'après les données de l'enquête Santé Québec de «992-1993, plus du tiers de la population fume.Chez les adultes de 25 à 44 ans, 37 % des hommes et 35 % des femmes sont des fumeurs réguliers.Certes, il est plus facile de dire qu'on va cesser de fumer que de passer aux actes.Même si certaines personnes disent que tout est une question de volonté, arrêter de fumer n'est pas si simple, puisque le tabac est une véritable toxicomanie.En plus des centaines de substances chimiques qui la compose, la fumée du tabac contient de la nicotine qui crée une accoutumance et une dépendance aussi forte que l'héroïne.On peut donc plus facilement comprendre pourquoi les gens qui décident d'arrêter de fumer se sentent plus agites, irritables, impatients ou plus anxieux qu'à l'habitude.Les symptômes lies au sevrage peuvent prendre diverses formes : difficultés de concentration, confusion, vertiges, étourdissements, transpiration abondante, tremblements, maux de tète, somnolence, fatigue, troubles de sommeil, constipation, diminution de la pression sanguine et du rythme cardiaque.Bien que cette période désagréable soit inévitable, elle ne s'éternisera pas longtemps.En effet, la majorité des symptômes lies mi sevrage auront diminue d'intensité après quelques jours d abstinence et seront disparus après quelques semaines.Ce qui ne veut pas dire que vous n'aurez plus jamais envie de fumer.Lorsqu'on a été fumeur pendant longtemps, le désir de fumer, particulièrement lor^ de situations stressantes, persiste durant des mois voire même des années après avoir cessé de fumer.Ce n'est pas une raison pour abandonner la partie ! Nombre de vos amis, vos parents ou vos collègues de travail, y sont arrivés.Pourquoi pas vous ?Votre décision est prise.Passez à l'action ! Les raisons pour lesquelles on commence ou on recommence à fumer sont multiples.La majorité des gens fument pour se détendre, parce que leurs amis ou leurs parents fument, pour combattre l'ennui ou encore pour contrôler leur poids.Assez curieusement, les raisons qui motivent les uns a fumer sont en grande partie les mêmes que celles qui poussent les autres à être physiquement actifs.Toutefois, contrairement au tabagisme, l'accoutumance a l'activité physique est une habitude saine et positive à adopter.En effet, l'activité physique contribue à diminuer les effets du stress, de l'anxiété et de la dépression en plus de favoriser le maintien d'un poids santé.De plus, les sports d'équipe de même que les activités physiques de groupe permettent d'établir des relations et de développer un sentiment d'appartenance à un groupe.Pour ces raisons, l'activité physique devient donc une alternative intéressante au tabagisme.Arrêter de fumer vous apportera rapidement des bénéfices sur le plan de votre vie sociale et de votre mieux-être.Finie l'haleine « fond de cendrier » ou « lendemain de veille » ! Les effluves à l'eau de Cologne « Nicotine » et les doigts jaunis seront choses du* passé.Terminées les pauses café en compagnie des poubelles à -25°C, de même que les sorties à minuit pour aller au dépanneur chercher vous savez quoi.en vous jurant que c'est bien la dernière fois.Les rhumes qui s'éternisent, la toux qui vous laisse au bord de la crise d'apoplexie, l'état de manque pouvant vous amener à commettre les pires bassesses pour en « griller une » ne feront plus partie de votre vie.Finis également les symptômes de suffocation à la dixième marche de l'escalier.En revanche, une meilleure santé et un compte en banque bien garni.Si vous désirez annoncer dans cette rubrique, communiquez avec Mario Boutin au (514) 285-6981 ou 1 800 361-0179 50 I LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 7 JANVIER 1996 C5 SANTE L'écran cathodique est-il aussi pernicieux que la télé ?MARIE CUIUDEGIRARD collaboration spéciale ¦ Combien de fois s'est-on fait répéter « ne te colle pas le nez sur la télé, c'est mauvais pour tes yeux »! À la fin d'une longue journée à l'ordinateur, on serait porté a croire que l'écran cathodique n'est guère meilleur.Après une vingtaine d'années d'informatisation du travail, on sait maintenant que la boite lumineuse peut provoquer différents malaises visuels et oculaires.Yeux rouges et asséchés, vision trouble, maux de tète, éblouissements, fatigue visuelle, tranche colorée autour des objets, perturbation des couleurs.Certains optométristes parlent même d'accroissement de la myopie et de l'astigmatisme.Parce qu'il oblige l'oeil à regarder de près et parce qu'il émet lui-même de la lumière, l'écran cathodique exige un grand effort qui peut conduire à de la fatigue visuelle.L'ampleur de cette fatigue dépend en partie des déficiences oculaires non corrigées : presbytie, astigmatisme, hypermétropie ou faiblesse musculaire.La capacité d'accommodation de l'oeil diminuant avec l'âge, les symptômes apparaissent plus rapidement chez les plus vieux.Les personnes souffrant d'une faiblesse d'enlignement des yeux peuvent expérimenter des maux de tête frontaux et temporels, une vision double et de la douleur autour des yeux.Celles qui ont plutôt un problème de focalisation sont susceptibles de se retrouver avec une vision embrouillée, en particulier en passant de la vision de près à la vision de loin.Trop concentrés par leur travail, certains oublient de cligner des yeux, ce qui explique les problèmes d'assèchement et d'inconfort qui touchent particulièrement les porteurs de lentilles de contact.D'après le rapport du congrès international Work with Display Unit 92, le moindre défaut de vision devrait être corrigé lorsqu'on passe de longues heures à l'ordinateur.Vous êtes presbyte et Après 20 ans de recherche, on sait maintenant que l'écran cathodique peut provoquer différents malaises visuels et oculaires : yeux rouges et asséchés, vision trouble, maux de tête, éblouissements.fatigue visuelle, tranche colorée autour des objets, perturbation des couleurs.Certains parlent même d'accroissement de la myopie et de l'astigmatisme.souffrez de maux de cou après quelque temps à l'écran ?C'est peut-être que vos lunettes ne sont pas adaptées à la distance et l'angle de l'appareil et que vous ployez le cou pour regarder à travers le foyer destine à la vision de près ou intermédiaire.Spécialiste en santé et sécurité au travail et professeur à l'Université du Qué- bec à Montréal, Diane Berthelette a passé en revue la recherche sur les symptômes reliés à l'écran cathodique.Selon elle, aucun dommage permanent n'aurait été démontré jusqu'ici.Pourtant, plusieurs optométristes accusent les ordinateurs et les jeux vidéo d'être responsable de la hausse de la myopie chez les enfants.Sans aller jusque là.l'optométriste Jean-Pierre Lagacé.de la Clinique d'optometrie Centre-Sud, admet que depuis vingt ans, il a note que les enfants sont de plus en plus myopes et ce, de plus en plus jeunes.« L'hypothèse, c'est que l'immobilité et la focalisation en vision de près exerceraient une pression sur les muscles du cristallin.Les tissus oculaires des enfants étant encore élastiques, l'oeil changerait de forme », explique M.Lagace l\\t contre, le Dr Idc Dube du Centre de recherche en ophtalomologie du Centre hospitalier de l'Université Laval, croit qu'une vision de près très sollicitée cou duit tout au plus I une myopie temporaire qui disparait quand les muscles se relâchent, un phénomène qui serait M quent chez les étudiants en période d'examens.Pour permettre aux muscles de se de-tendre, il est recommandé de regarder au loin de temps a autres et de prendre des pauses.Toutefois, l'écran n'est pas toujours responsable des maux qu'on lui attribue.Un poste de travail mal adapte ou une tâche trop exigeante ont également un grand rôle a jouer dans la fatigue visuelle.Il faut d'abord éliminer tout reflet provenant des lampes, des fenêtres ou des murs.Lorsqu'il est impossible de déplacer la source de lumière indésirable, les optométristes ajoutent parfois une légère teinte aux verres.Mais dans certains cas, les utilisateurs sont alors tentés d'augmenter l'intensité de l'écran, ce qu» peut devenir une source de fatigue.En fait, il n'y a pas de règle établie a propos de l'utilisation des filtres et des verres teintés ou anti-reflet C'est une question que les spécialiste^ règlent selon les besoins de chacun.Aussi, l'éclairage du poste de travail doit être uniforme afin d'éviter que l'oeil ne se fatigue en passant fréquemment d'un document blanc a un écran très sombre et vice-versa.De même, il serait préférable que l'écran et les ouvrages à consulter soient a la même distance de l'oeil.Au Québec, il n'existe pas de réglementation pour l'aménagement des postes de travail.L'essentiel est de penser d'abord à son confort, estime l'ergono-me Luc Desnoyers, de l'Université du Québec à Montréal.Un guide produit par l'Association paritaire pour la santé et la sécurité au travail et intitule Le travail a l'écran fournit de précieux conseils à ceux qui souhaitent réduire les malaises associés a l'écran cathodique.Les voyages virtuels provoquent aussi le « mal des transports MARIE-CLAUDE GIRARD collaboration spéciale ¦ Gare au mal des transports lors des voyages virtuels ! En effet, les simulateurs en realite virtuelle provoqueraient chez le tiers des utilisateurs les symptômes classiques du mal des transport, suggère une étude d'un psychologue américain.Roh«»rt Kennedy, qui oeuvre chez Essex Corp., une compagnie spécialisée dans les interactions entre l'homme et la machine.Nausées, sueurs froides, vomissements, pâleur, maux de tete, fatigue, desorientation, flashbacks, l'intensité des symptômes varierait selon la durée d'exposition et l'âge de utili- sateurs.Au plus fort entre 2 et 21 ans, ils diminueraient après 50 ans.On ne sait pas exactement combien de temps les malaises persistent, mais certaines recherches notent que dans le cas des pilotes qui s'entraînent sur des simulateurs de vol, les problèmes d'équilibre et d'orientation peuvent durer jusqu'à une demi-ionrni'r Récemment, plusieurs articles parus dans la presse scientifique, notamment dans la revue Technology Review publiée par le Massachusset Institute of Technology, ont font état des différents malaises reliés à cette nouvelle technologie.Le magazine Electronic Engineering Times rapporte que certains chercheurs vont jusqu'à accuser les casques de mauvaise qualité de causer des dommages permanents dans la région du cerveau responsable de la sensation du mouvement vertical.La réalité virtuelle Dans son sens le plus large, la réalité virtuelle englobe toute technologie qui permet à une personne d'intervenir dans un monde d'apparence plus ou moins réelle créé par ordinateur.Ses applications vont du simulateur de vol au jeu vidéo en passant par l'oeuvre d'art et la chirurgie à distance.Dans chacun des cas, des malaises peuvent être ressentis mais ils seraient plus prononcés lorsque l'immer- sion dans le monde virtuel est presque totale, comme dans le cas des casques qui recouvrent tout le champ visuel.Proposés dans les arcades depuis près de cinq ans, ces casques sont maintenant vendus aux États-Unis en version domestique.Toutefois, ils demeurent presque introuvables au Québec sauf dans les arcades ci les nouveaux centres de jeux électroniques.Les malaises proviendraient principalement de l'opposition entre ce que l'oeil perçoit et ce que l'utilisateur pense qu'il devrait voir.Par exemple, s'il veut regarder un objet qu'il croit être à gauche, il tournera les yeux de ce côté.Le problème, c'est que même avec les simulateurs les plus perfectionnés, les images prennent un certain temps à s'ajuster aux mouvements de la tête ou du corps.Un délai d'un tiers de seconde serait suffisant pour mêler le cerveau et le système d'équilibre de l'oreille interne.Mais on ne sait toujours pas pourquoi ce délai devrait provoquer des nausées, problèmes de coordination ou « flashbacks ».Selon une hypothèse avancée par Kenneth Money, chercheur au Défense and Civil Institute of Environmental Medicine à Downsview, en Ontario, il y aurait un lien entre le système d'équilibre et les réactions de l'organisme lors de l'ingestion de substances nocives.Quand le cerveau perçoit que le système d'équilibre fait défaut, il pour- rait déclencher accidentellement des réflexes de défense contre le « poison », d'où les nausées et les vomissements.Afin de prévenir les effets secondaires, plusieurs compagnies ont commencé à modifier leurs appareils de façon à ce que le joueur puisse voir des parties du monde réel autour des projections.Ainsi, le cerveau n'interpréterait plus les images virtuelles comme réelles.Lorsque la technologie sera tout à fait au point, plusieurs chercheurs croient que les symptômes disparaîtront.Mais il y a fort à parier que ceux qui ressentent des nausées lors du plus petit voyage en voiture demeurant sujets aux cybermalai-ses.La réalité virtuelle pour traiter les phobies DIANE LAMARCME collaboration spéciale ¦ Après avoir fait son entrée dans le domaine des arts et du divertissement, la réalité virtuelle pourrait trouver une nouvelle application dans le secteur de la santé en intervenant dans le traitement des phobies.Des revues américaines comme VAmerican tournai of Psychiatry et Bc-havior Therapy font état d'études scientifiques où un environnement virtuel est utilisé pour permettre à des personnes qui ont la phobie des hauteurs de se débarrasser de leur peur sans pour autant quitter le bureau du psychologue.La réalité virtuelle, qui combine des images 3D à des senscurs qui enregistrent les mouvements de l'utilisateur, permet de recréer un univers interactif d'un haut degré de réalisme.L'appareillage comporte un casque de visualisation, des senseurs ainsi que des logiciels graphiques sophistiqués.Une technologie à implanter au Québec Spécialiste des troubles anxieux, le psychologue André Marchand aimerait bien voir cette technologie implantée au Québec.Selon lui, la réalité virtuelle peut constituer un outil précieux qui faciliterait le traitement des phobies.« Pour guérir une phobie, il faut amener la personne, de façon graduelle, à demeurer en contact avec l'objet de sa peur, explique-t-il.En recréant l'environnement ou l'objet qui cause la peur, la réalité virtuelle pourrait donner accès à certaines situations qui sont difficilement accessibles.» Professeur à l'Université du Québec à Montréal et chercheur à l'hôpital Louis-H.Lafontaine, André Marchand est l'auteur de La peur d'avoir peur, un livre qui explique dans un langage simple les types de phobies et leur traitement.« Une phobie spécifique est îléclenchec par t«n objet pré- cis, explique-t-il.C'est le cas de la peur des serpents, des avions, des hauteurs, des ponts, etc.» Près de 8 % de la population éprouve l'une ou l'autre de ces peurs.André Marchand croit que la réalité virtuelle pourrait être utilisée dans le traitement de toutes les phobies spécifiques.Par contre, il voit mal comment la technologie pourrait aider les personnes aux prises avec des phobies complexes comme la phobie sociale, qui se traduit par une crainte excessive du jugement des autres, ou le trouble panique avec agoraphobie ( TPA ), où l'individu a peur de ses propres réactions dans des lieux publics.Actuellement, deux techniques sont utilisées dans le traitement des phobies spécifiques : la désensibilisation en imaginaire et l'exposition graduelle in vivo.Mais ces techniques ne sont pas à toutes épreuves.Avec la désensibilisation en imaginaire, le patient doit tenter d'imaginer une situation le mettant en contact avec l'objet de sa phobie, une araignée par exemple.Dans certains cas, le patient n'éprouve pas de sentiment de peur lorsqu'il imagine la situation.Autre faiblesse de cette technique : certains sujets ont de la difficulté à imaginer de telles situations.La réalité virtuelle pourrait donc suppléer à ce manque d'imagination.On ne prend pas l'avion tous les jours Technique plus confrontante, l'exposition graduelle in vivo consiste à recréer la situation qui cause la peur.Avec, semble-t-il, les difficultés que cela suppose.« Que l'on pense seulement à la peur de l'avion ! lance André Marchand.On ne prend pas l'avion tous les jours.» Dans son expérience de clinicien, le psychologue a souvent été confronté aux difficultés de créer des situations pour les personnes phobiques qu'il a traitées.« Parfois il faut trouver des chiens, des araignées ou des ser- pents.Ou bien il faut se rendre sur un pont où dans un édifice élevé.Voilà autant de situations qui pourraient être recréées par la réalité virtuelle.» Un autre avantage de la thérapie virtuelle, pense-t-il, serait de mieux contrôler le degré d'approche entre le patient et les objets à l'origine de la phobie.Par contre, au chapitre des désavantages, mentionnons le coût élevé des équipements, «c En effet, les coûts par rapport aux bénéfices obtenus n'ont pas encore été mesurés », admet André Marchand.Une étude sur la thérapie virtuelle En collaboration avec Stéphane Bouchard, de l'Université du Québec à Hull \u2014 un autre spécialiste des troubles anxieux \u2014, André Marchand veut mener une étude afin de mesurer l'efficacité de la thérapie virtuelle.« Jusqu'à maintenant, les études qui ont été réalisées sur cette technologie ne l'ont pas comparée aux thérapies traditionnelles », constate le chercheur.Dans cette recherche, trois groupes de 10 à 15 personnes souffrant d'une même phobie seront soumis aux trois techniques de désensibilisation.« Nous n'avons pas encore déterminé quels types d'équipements et de logiciels seront utilisés, de préciser André Marchand.Toutefois, nous ne pensons pas utiliser le casque de visualisation qui recouvre tout le champ de vision à cause des effets indésirables qu'il peut occasionner.» En effet, on a rappor-té plusieurs cas d'effets secondaires reliés à l'utilisation du casque-écran : nausées, étour-dissements, mauvaise coordination dans les mouvements.Il reste donc à prouver que ladite technologie, sans le casque de visualisation, peut surpasser \u2014 ou du moins égaler \u2014 les techniques, traditionnelles de désensibilisation déjà éprouvées.Et à voir si les avantages en justifient les coûts.Dialogue La paix pour les enfants de demain Dr JOSEPH AYOUB collaboration spéciale BS n ce début d'année 1996, les phares sont projetés sur les enfants qui souffrent trop un peu partout dans notre mondeaf.Dans son rapport sur La situation des enfants dans le monde en 1996.l'Unicef (le Fonds des Nations-Unies pour l'enfance) consacre un chapitre aux enfants victimes des conflits armes des dix dernières années : deux millions d'enfants ont été tués ; de quatre à cinq millions sont devenus infirmes; 12 millions ont perdu leur foyer ; plus d'un million sont devenus orphelins ; et environ 10 millions ont subi des trau-matismes psychologiques.De plus, dans ces pays où sévit la guerre, il y a une escalade du phénomène de l'utilisation des enfants-soldats.Bien souvent, ils sont rapidement mutiles, notamment par des mines terrestres.Dans le rapport de l'Unicef, on estime à 110 millions le nombre de mines placées à la surface du sol de 64 pays.Quelques semaines avant la publication de ce rapport, un reportage de l'émission Enjeux, sur les ondes de Radio-Canada, nous apprenait un autre drame : celui de la politique chinoise de l'enfant unique avec la disparition, dans des conditions inhumaines, d'environ 15 millions d'enfants « nés de trop » au cours des 15 dernières années.Dans les pays industrialisés, c'est la pauvreté associée à un manque d'affection, de nourriture et de vie familiale qui frappent l'enfance.Un million d'enfants au Canada vivent sous le seuil de la pauvreté, dont 250 000 au Québec.À ce sujet, les conclusions d'une étude commandée par l'Institut canadien de la santé infantile révèlent que le taux de mortalité infantile est deux fois plus élevé dans les quartiers pauvres.En 1990.22 000 bébés, trop petits à la naissance, n'ont pas eu la force de lutter contre les maladies parce que l'alimentation des mères avait été insuffisante pendant leur grossesse.Pour les enfants qui ont survécu, l'histoire familiale ne fait que se répéter puisqu'à leur tour, faute d'une nourriture saine et suffisante, ils sont souvent malades*2*.La pauvreté dans des familles éclatées engendre souvent la violence et la négligence à l'endroit des enfants.C'est ainsi que dans certaines de nos régions telle que la Gaspesie, la négligence constitue près de 40 pour cent des signalements retenus par la Direction de la protection de la jeunesse.Suivent les troubles de comportement, avec 30 pour cent, et les abus physiques et sexuels, avec 25 pour cent**».Les troubles de comportement les plus graves se traduisent par la consommation abusive de drogues et d'alcool, la prostitution, les tentatives de suicide et les fugues du milieu familial.Malgré ce tableau sombre de l'enfance marne-née, l'Unicef, qui fête cette année son 50* anniversaire de fondation, a quand même amélioré par l'intermédiaire de ses programmes de développement, la vie des enfants du tiers monde : le taux de mortalité infantile (pour 1000 naissances) a chute de 138 en 1960 à 67 en 1995.De même, le taux de mortalité des moins de 5 ans a baissé dans le même laps de temps de 216 à 100.Simultanément, le taux des enfants d'un an vaccinés contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la poliomyélite a augmenté de 5 à 80 pour cent, et le taux d'inscription à l'école primaire a passe de 48 à 77 poujr cent.L'objectif visé par l'Unicef pour l'an 2000.c'est un « Ordre du lour contre la guerre » en dix impératifs pour que cesse le carnage dont les enfants font les frais : prévenir les causes de la violence, assurer la sécurité des femmes et des jeunes filles, adopter un protocole relevant l'âge de la conscription à 18 ans, proscrire les mines terrestres, juger les crimes de guerre, acheminer des médicaments et du ravitaillement aux enfants au travers des lignes ennemies, sanctionner les pays délinquants, organiser des secours d'urgence, reconstruire les communautés par un programme de réadaptation avec une attention à la dimension affective et spirituelle des enfants et finalement eduquer pour la paix*4>.lustement dans son message à l'occasion de la journée mondiale de la paix, le INS janvier.lean-Paul II lance un appel aux adultes, responsables de la marche du monde, intitule « Donnons aux enfants un avenir de paix ».Il pointe combien les enfants sont marques par la souffrance, alors que leur premier droit devrait être « leur soif légitime d'amour et de paix ».Il de-nonce là misère et l'embrigadement des enfants dans toutes espèces de trafics les rendant des cibles particulièrement vulnérables à la drogue.lean-Paul II lance dans ce sens, un appel à tous les hommes de bonne volonté en faveur de « la le «messe du troisième millénaire » qui est en jeu.Il désire voir en eux de véritables « hérauts de la paix » et non « des instruments » pour le profit, sans droits.Bâtir un monde de paix, n'appartient-il pas qu'à ceux qui ont « la simplicité d'un coeur d'enfant » ?RI 11 R» NCtS 1 rouflM C Les enfants de l'abandon, de la pauvreté et de la mort Editorial.La Prr\\w du jeudi 28 décembre 1995 2.Caudry T.La pamrvte chez nous i .pt.iblo ' ta revue rartamewis.ocinh* i ' > V Miehuud II.Le* calants souffrent Soleil du 4 décembre IW.4.Unicef.La situation des enfants dans le monde en 19**v / | crtnx, l'cwnemcnt 12 décembre IWS r C 10# LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 7 JANVIER 1996 Actualités Appel du pape à un accueil des immigrés dans le respect des droits de l'homme KM» If.- m * Jf._¦ ¦ I I M , A v 1 x.m « ¦ ¦ - \u2014 A roccasion de l'Epiphanie, le pape a consacré 14 évèques hier à la basilique Saint-Pierre.PHOTO AP Agence France-Presse CITÉ DU VATICAN ¦ Le Pape Jean-Paul II a appelé samedi les gouvernements à accueillir les immigres dans le respect des droits de l'homme et invité les chrétiens à combattre la haine, la marginalisation et les divisions, à l'occasion de l'Epiphanie.« |e voudrais attirer l'attention de tous sur le phénomène des migrants, particulièrement important de nos jours », a déclaré le pape lors de l'Angelus célébré place Saint-Pierre, sous une pluie battante.« Il s'agit d'un phénomène qui génère parfois des problèmes dans la vie des sociétés et pour cela je renouvelle mon appel pour qu'il soit toujours affronté dans le plein respect des droits de l'homme », a dit le souverain pontife.« La réalité des migrations ne peut être perçue comme une menace pour la sécurité et le bien-être mais au contraire comme un signe des temps, signe d'une civilisation appelée à unir l'identité et l'universalité, la différence et l'égalité», a ajoute |ean-Paul II.Le pape a prononcé son allocution devant des milliers de fidèles rassembles place Saint-Pierre.« Là où régnent hostilité et haine, qu'ils ( les chrétiens ) sachent porter l'amour et la fraternité, là où la vie est sérieusement menacée, qu'ils soient prêts à la défendre avec courage, là où existent la rancoeur et la marginalisation, qu'ils s'efforcent d'offrir le pardon et l'accueil », a dit le pape dans un message contre la haine, les atteintes à la vie, la marginalisation et les divisions.Le pape, qui a également eu quelques mots pour les chrétiens d'Orient, dont beaucoup célèbrent, selon leur calendrier, Noël le jour de l'Epiphanie, a souhaité une recherche plus profonde de l'unité entre chrétiens.« Les générations du troisième millénaire attendent en fait de recueillir dans ce désir ardent et commun d'unité un signe d'espérance pour le futur », a estimé iean-Paul II.Crise dans la presse quotidienne en France pierre MAILLARD \\ l'rntfr France-Presse PARIS ¦ Lé dépôt de bilan du quotidien InfoMatin, dont le dernier numéro paraîtra demain, après deux ans d'existence, illustre à nouveau la crise qui frappe les quotidiens généralistes nationaux édités a Paris.La diffusion des titres d'informations générales et politiques représente seulement quelque l 750 000 exemplaires, et, globalement, les ventes s'effilochent d'année en année.La disparition d'InfoMatin n'est pas un cas isolé.Il y a eu d'autres échecs retentissants ces dernières années, dont le Quotidien de Paris ( conservateur ) de Philippe Tesson, qui avait longtemps survécu grâce aux perfusions financières du Quotidien du Médecin .ou Le Matin de Paris ( socialiste ).Dans tous les cas, les causes étaient des diffusions trop restreintes, de faibles ressources de publicité, entraînant une explosion des déficits.Idem pour InfoMatin : 70 000 exemplaires vendus en moyenne, alorg qu'il aurait fallu le double pour accéder au simple équilibre d'exploitation, de petites recettes publicitaires et 150 millions de FF (-50 millions de dollars ) injectes» en deux ans.Il «y a les autres handicaps « classiques » invoqués par tous les éditeurs, notamment la lourdeur* des frais de distribution et de fabrication.Selon André Rous6elet.patron & InfoMatin, ils représentaient 55 % du prix de son journal ( 3,80 F, soit 0,75 dollar ) qui était imprimé sur beau papier, entièrement en quadrichromie, avec une profusion de photos et d'infographies.Il Vy ajoutait une autre difficulté dont InfoMatin a gravement pâti.Le format adopté, moitié de celui du Monde .l'obligeait à être entièrement imprima sur les rotatives du journal, sans pouvoir recourir aux imprimeries délocalisées de province.D'où l'interrogation plus générale sur la désaffection des lecteurs français pour leur presse quotidienne.Médias de proximité, les 66 quotidiens de province parviennent, vaille que vaille, à conserver leur public, même s'ils n'ont pas accompagné la poussée démographique des dernières décennies.Mais, pour les quotidiens édités à Paris, notamment les titres d'information générale et politique, le lectorat semble baisser inexorablement d'année en année.InfoMatin n'est pas seul dans la tourmente.D'autres journaux sont en grand danger, empêtrés dans leurs dettes et leurs déficits.Parmi eux, c'est France-Soir ( 180 000 exemplaires ) qui semble le plus mal en point.Premier quotidien populaire de l'après-guerre avec une diffusion dépassant le million d'exemplaires, il affiche des pertes annuelles de 90 à 100 MF ( 20 millions de dollars ).Au Figaro ( conservateur ), on fait silence sur les difficultés, mais les banques accentuent leur pression.Vingt ans après sa création, Libération, le journal de la génération de la révolte étudiante de mai 68, dirigé par Serge lui v subit un douloureux plan d'assainissement : 78 nouveaux départs sont programmés, après une saignée des effectifs en 1995.Le groupe textile et de communication Chargeurs a été appelé à la rescousse et devrait devenir l'actionnaire de référence.Par ailleurs, le journal catholique La Croix et l'organe communiste VHumanité reçoivent des subventions publiques en raison de la faiblesse de leurs ressources de publicité.Dans ce paysage désolé, il reste cependant quelques exceptions : la remise à flot du Monde, grâce à sa nouvelle formule et au succès de sa recapitalisation, l'expansion du Parisien et du quotidien sportif L'Équipe, la bonne santé du quotidien économique Les Échos et les progrès de son concurrent la Tribune .PHOTO AFP Des centaines de curieux sont venus assister à l'aéroport José Marti à l'arrivée de quelque 300 Cubains résidant aux États-Unis à bord d'un Boeing 747.Premier vo I hebdui ma d an w*#*it, Montrid HîX 1KT SOLUTION DE DIMANCHE DERNIER A ONTARIO 1.Quel est le nom officiel de l'autoroute 401?2.Quelle ville de la région de Toronto est née de la fusion de villes dont Streetsville, Port Crédit, Cooksville et Ehndale?3.Comment se nomme la péninsule séparant la baie Géorgienne du lac Huron?4.Quelle ville, aussi site du festival George Bernard Shaw, fut la première capitale du Haut-Canada?5.Quelle est la principale ville ontarienne située au bord du lac Témiscamingue?6.Quel est le principal pont reliant Windsor et Détroit?7.Dans quelle ville du nord se trouve une immense pièce de 5 cents?8.Dans quelle ville est né Wayne Cretzky?9.Dans quelle ville se trouve l'université Brock?10.Quel grand parc provincial est situé entre Pembrooke et North Bay?B SPORTS 1.Qui était l'entraîneur de l'équipe canadienne lors de la série du siècle de 1972?2.Dans quel sport se sont illustrés les frères Emery?3.Quel pays remporta la médaille d'or en hockey aux jeux Olympiques d'hiver de Garmisch-Partenkirschen?4.En quelle année eut lieu l'émeute du Forum suite à la suspension de Maurice Richard?5.Qui formait le fameux trio soviétique KLM?6.Quel était l'emblème de la suprématie au hockey dans l'AMH?7.Quelle Canadienne a remporté la médaille d'or de patinage artistique aux jeux Olympiques d'hiver en 1948?8.Dans quel stade évoluaient les Royaux de Montréal?f Réalisatrice norvégienne C SCANDINAVIE 1.Quel était le nom d'Oslo en Norvège jusqu'en 1925 ?2.En quelle année fut dissoute l'union entre la Suède et la Norvège en vigueur depuis 1814?3.Quelle réalisatrice norvégienne a présenté le film Kristin Lavransdatter au Festival des films du monde de Montréal en 1995 ?4.Quelle langue est surnommée « le latin de Scandinavie » ?5.Quelle ville Scandinave a un nom signifiant < baie de la fumée » ?6.L'accord créant la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE) fut signé dans quelle ville ?7.Quelle langue Scandinave est parente avec le hongrois ?8.Quel Danois a réalisé les films Europa et le Royaume ?9.Quel Suédois a écrit Mademoiselle Julie ?D MUSIQUE CLASSIQUE 1.Qui a composé Casse Noisette?2.Dans quelle ville Mozart est-il né?3.La Symphonie fantastique fait partie de l'oeuvre de quel compositeur français ?4.Quel compositeur français figure sur les billets de 20 francs ?5.Quel Norvégien a composé Peer Gynt et plusieurs oeuvres pour piano ?6.Quel Canadien, aujourd hui décédé, fut un des plus vrands virtuoses du piano que le pays ait eus ?7.Quel compositeur allemand composa et dirigea sa 9e Symphonie alors qu'il était complètement sourd ?8.Quelle est la nationalité de Franz Liszt ?ASSOCIATIONS 0 Associez les anciens noms de villes de l'ex-URSS avec leurs nouveaux (qui souvent auparavant étaient leurs anciens) 1.Juzovka a.Gorki 2.lekaterinbourg .b.Kirov 3.Nijni-Novgorod c.Kouibychev 4.Saint-Pétersbourg d.Donetsk 5.lekaterinoslav e.Dniepropetrovsk 6.Samara f.Ustinov .7.Tsaritsyn \u2022 g.Sverdlovsk 8.Izevsk h.Kalinin 9.Viatka i.Leningrad 10.Tver j.Volgograd Entraîneur Pianiste canadien SOLUTION À LA FIN DES ANNONCES CLASSÉES t Montréal, dimanche 7 janvier 1936 C12 RECHERCHE Des atomes d'antimatière produits en laboratoire page Cil Génétique Une équipe de chercheurs londoniens a mis au point une souris manipulée avec un gène humain < transgénique ) capable de développer la maladie de la vache folle.La souris peut ainsi servir de modelé pour vérifier si cette maladie peut se transmettre a l'homme et provoquer une autre affection, la rjidladie de Creutzfeldt-Jakob ( MCI ) Dans la dernière livraison de la revue britannique Nature, l'équipe du Pr lohn Çollingc.de l'Impérial Collège School of Médecine, à Londres, explique avoir « fabrique » une souche de souris qui, en plus du prion ( l'agent infectant de la maladie ) propre aux souris et proche de la maladie de la vache folle, est capable d'exprimer le prion humain, normal ou altère Les affections comme la maladie de la vache folle ( encéphalite spongiforme bovine-EBS ) et la maladie de Creutzfeldt-lakoh.une atteinte du s>sterne nerveux humain pour laquelle il n'existe pas de traitement et qui peut mettre des années a se développer, sont toutes deux transmises par des prions ( des protéines anormales ).Elles entraînent toutes deux une dégénérescence irréversible du cerveau qui prend l'apparence d'une éponge., Agence France-Presse Océanographie \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 Trente-quatre millions d'années avant que Moïse ne sépare les eaux de la mer Rouge, la croûte terrestre se serait ouverte pour donner naissance à ce bassin océanique.Cette découverte, communiquée par les géologues Gomaa Omar et Michael Steckler dans le journal Science, contredit la théorie jusqu'ici admise selon laquelle la mer s'est formée en avançant progressivement du sud vers le nord.Les chercheurs pensent que cette faille, qui a commence un long processus de séparation entre l'Afrique et l'Arabie, est le fruit des effets combinés du mouvement continental et du volcanisme.Et le phénomène se poursuit toujours, comme en témoigne un tremblement de terre qui a frappé récemment la région.Lorsque Moïse a Sétfaré la mer Rouge, il y a 3300 ans, « il ne savait pas que cela avait déjà été fait, \\A million».d'onn^H1 nlnt tôt aff?»-rours d'eau, selon le China Daily.La ( Mne possède un seul autre dauphin de cette espèce « Baiji » en captivité, un mftle nomme Oiqi, qui vit en bassin depuis dix ans.Il y a cependant peu de chances pour que les deux dauphins puissent se reproduire, Qiqi ayant 18 aiB un âge avancé pour la procréation v ItOz les dauphins.Les « Baiji » en liberté sont difficiles a capturer car ils \\ ivent dans les rapides.De plus, alors c|i£pn en comptait au moins 6000 dans I.s;»nnccs 50, il n'en resterai! plus c|ifune centaine à peine dans le Yang-Tàpct on craint qu'ils n'aient totalement disparu d'ici 25 ans.Agence France-Presse cl fit Les risques de déversement de pétrole sont toujours présents, avec leurs funestes conséquences sur l'environnement.Mais de nouvelles solutions apparaissent.et elles sont parfois.étonnantes.ROBERT SIRON collaboration spéciale Le mégaprojet Hibernia qui consiste à exploiter le gisement pétrolier des Grands-Bancs de Terre-Neuve et le renflouage de la barge Irving Whale, qui repose depuis 25 ans au fond du golfe du Saint-Laurent avec 3000 tonnes de pétrole, viennent nous rappeler que le risque environnemental relié à l'exploitation pétrolière est toujours présent et le restera tant et aussi longtemps que «c l'or noir » demeurera la principale source d'énergie de la planète.Depuis l'accident du Torrey Canyon, en 1967, première grande marée noire de l'Histoire, et plus encore après le triste record de f'Amoco Cadiz, qui laissa échapper ses 230 000 tonnes de pétrole brut sur les côtes bretonnes, les compagnies pétrolières et les gouvernements se sont prémunis a coups de règlements internationaux et de fonds d'indemnisation.S'il est vrai que la législation actuelle permet de régler tant bien que mal l'imbroglio économique et juridique que représente toute marée noire, le problème environnemental, par contre, demeure entier après bientôt trente ans et plusieurs dizaines d'accidents majeurs ! Exxon Valdez.voilà un autre nom qui évoque a tout jamais la désolation qui caractérise les grandes marées noires.Au-delà du côté spectaculaire de l'accident, il y a aussi les efforts de centaines de personnes qui oeuvrent sans relâche dans les jours suivants pour redonner à la nature meurtrie son aspect initial.Régulièrement, de savants rapports scientifiques démontrent, chiffres à l'appui, que les déversements accidentels ne comptent que pour une faible proportion dans la pollution globable des mers.Statistiquement c'est exact, mais cela ne reflète pas les conséquences environnementales majeures que ces accidents pétroliers entraînent.Leurs effets sur l'environnement marin sont beaucoup plus dévastateurs que les multiples petits rejets dissémines cà et là.Il faut savoir en effet que les hydrocarbures qui entrent dans la composition du pétrole ne sont pas les produits les plux toxiques.Les biphcnyles polychlorcs ( BPC ).les pesticides ou le mercure sont des polluants bien plus nocifs.Le pétrole relargué de façon modérée ne compromet pas l'intégrité de la vie marine qui peut très bien s'en accommoder, comme en témoignent les suintements naturels sur les fonds océaniques.En fait, les dommages engendrées par un accident pétrolier sont surtout dus aux énormes quantités déversées.On ne mesure plus alors la contamination sous forme de traces de quelques micrograin mes par litre d'eau, mais plutôt en milliers de tonnes.De plus, ce flot de pétrole est déversé en un temps très court, bien trop court en tout cas pour permettre aux écosystèmes et aux organismes ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦ marins de s'adapter ou de se prémunir.D'autre part, comme le pétrole ne se mélange pas avec l'eau, il va rester en surface et dériver sous l'effet combiné du vent et des courants.En s'étalant, la nappe de pétrole va s'amincir jusqu'à ne former qu'un voile très mince à la surface de la mer, dont l'épaisseur peut être inférieure à - celle d'une feuille de papier, mais suffisante pour affecter la qualité de l'eau sous-jacente.On dit souvent que la nature fait bien les choses.Dans le cas de la pollution pétrolière elle peut effectivement aider à réparer les dégâts car le pétrole est très sensible à de nombreux processus naturels qui l'altèrent avec le temps.La volatilisation des hydrocarbures les plus légers peut réduire la quantité de pétrole déversée de moitié en quelques jours, tandis que les rayons solaires, par leur grand pouvoir énergétique, vont détruire certains hydrocarbures photosensibles.Des bactéries sont aussi capables de digérer assez facilement les hydrocarbures présents dans le pétrole.Ces véritables gloutons de l'océan sont même stimules à la suite d'un déversement* profitant de cette manne inespérée de nourriture fortement « cnergisante ».Par contre, on ne connaît encore rien sur la toxicité des produits issus de la dégradation du pétrole, plus solubles et biodisponibles que le pétrole lui-même.Le fameux pouvoir autoépurateur de la mer a ses limites ! Ce sera très certainement le prochain défi à relever pour les écotoxicologistes du pétrole.Dans le dur combat mené contre la pollution, une nouvelle approche environnementale se développe actuellement, pour aider la nature.a nous aider.En s'appuyant sur le goût marqué de BimniiwwMM\u2014 certaines bactéries marines pour les hydrocarbures, la biorestauration consiste à stimuler et entretenir leur appétit afin de dégrader une plus grande quantité de pétrole en un temps plus court.Des produits aussi courants que les fertilisants agricoles suffisent à activer ces microscopiques nettoyeurs de la mer.Des formulations - nutritives plus sophistiquées sont actuellement à l'étude dans le but d'obtenir une plus grande efficacité des traitements.En fait, il ne s'agit plus de trouver la « superbactéries antipétrole », mais plutôt de favoriser la croissance de plusieurs espèces capables ensemble de s'adapter et de mieux résister à la pollution.Chez les plus petits organismes aussi, l'union fait la force ! Ce principe est déjà utilise avec succès pour décontaminer les effluents et les sols industriels.Les essais de biorestauration qui ont ete menés sur les plages de l'Alaska étaient encourageants pour l'avenir de cette biotechnologie en milieu marin.Mais du même coup, ce premier véritable test «c grandeur nature » a permis d'en révéler les limites.Il ne La biorestauration consiste à stimuler et entretenir l'appétit de certaines bactéries marines pour les hydrocarbures afin de dégrader plus de pétrole en moins de temps.s'agit, dans bien des cas, que d'un nettoyage superficiel, le reste du pétrole restant enfoui plus profondément dans le sédiment, là où les bactéries sont inactives, faute d'oxygène.Les recherches se poursuivent car les enjeux sont considérables, ne serait-ce que parce que la biorestauration, technique naturellement peu agressive pour l'environnement, peut faire économiser énormément de moyens et d'énergie consacrés au nettoyage des côtes polluées.Les accidents de pétroliers ne sont pas les seules sources de pollution massive.Pendant la guerre du Golfe, la destruction des têtes de puits a créé de véritables lacs de pétrole de plusieurs mètres de profondeur, recouvrant des dizaines de kilomètres carrés de désert.Les fumées toxiques, qui s'échappèrent pendant plusieurs mois des puits incendiés, furent probablement plus dommageables pour l'environnement que les marées noires qui se rajoutèrent à la forte pollution que subit cette région depuis le début de l'exploitation pétrolière intensive.Un accident sur un puits de forage sous-marin est toujours désastreux pour l'environnement car beaucoup plus long et difficile à maîtriser.Et que dire des oléoducs qui traversent les régions reculées de la Sibérie, souvent en piteux état, et pour lesquels les rares accidents qui sont rapportés indiquent selon toute probabilité une pollution massive de l'environnement tout au long de leur parcours.Plus près de nous, au Ouébec, une source de pollution beaucoup moins prévisible car indirecte, a été révélée lors de l'incendie de la décharge de pneus de Saint-Amable.Sans installation adéquate pour récupérer les milliers de litres de produits pétroliers toxiques issus du caoutchouc fondu des pneus usés, le sol, les cours d'eau et la nappe phréatique peuvent être dans pareil cas suffisamment contamines pour en interdire tout usage.Dans la même optique, la récente réglementation pour stocker la neige polluée dans des décharges spécialement aménagées permettra de réduire la quantité de résidus d'asphalte, de caoutchouc et de graisses d'origine pétrolière, autrefois rejetes directement dans le fleuve.Autre texte page C-11 "]
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