La presse, 9 janvier 1996, Cahier A
[" MONTRÉAL.MARDI 9 JANVIER 1996 112e ANNÉE No 78 50 PAGES, 4 CAHIERS lies de la-Madeleine 1 $ Floride 1.60$ US 60* Taxes en sus Météo Nuageux, faible neige max-71 min-15 page S16 Soorts 3 page S 3 Cinéma Il «f » > y , ) I *Y *¦ «Maman last call» porté à Vécran page B 4 Politique Tobin retourne à Terre-Neuve page AU Actualités *y« AN60U W*^*^§W'BI/ U/i avion s'écrase: 250 morts page A 9 Index Annonces classées - immobilier\t\tB8.B9 - marchandises\t\tB9 \u2022 emplois\t\tB9 - automobile\t\tB10 et B12 \u2022 propositions d'affaires B12\t\t Arts et spectacles\t\tB4àB7 - cine-horaires\t\tB6 - choix télé\t\tB5 Bridge\t\tB9 Décès\t\tB11 Économie\t\tC1 àC9 Éditorial\t\tB2 Horoscope\t\tB10 Le monde\t\tB1.C12 Loteries\t\tA2.A4 Mots croisés\t\tB9 Mot mystère\t\tB8 Opinions\t\tB3 Politique\t\tA11.A12 sports\t\tTabloïd - Rêiean Tremblay\t\tS5 (\t.21924\t98765 1 Mitterrand s'éteint L'homme d'État est mort hier à Paris des suites d'un cancer d'après AFP.APet Reuter PARIS L#ancien président français François Mitterrand, qui avait joué un rôle-clé dans la construction de l'Europe et transformé le paysage politique de la France durant quatorze ans de pouvoir, est mort hier à Paris à l'âge de 79 ans.M.Mitterrand est décédé à son domicile parisien entouré des siens, des suites d'un cancer de la prostate qui s'est généralisé, près de huit mois après avoir quitté la plus haute charge de l'État français qu'il occupa durant deux septennats, de 1981 au 17 mai 1995, un record sous la Ve République.Son successeur, le président de droite Jacques Chirac, a été l'un des premiers à aller s'incliner devant la dépouille de l'ancien chef de l'Etat socialiste et à lui rendre hommage.«Pendant 14 ans, M.Mitterrand a écrit une page importante de l'histoire de notre pays», a déclaré M.Chirac à une foule de journalistes invités à l'Elysée pour les traditionnels voeux présidentiels à la presse.Sa victoire à l'élection présidentielle de 1981, qui consacrait l'arrivée de la gauche au pouvoir, avait été saluée par des manifestations de joie monstres dans Paris.Pour se conformer aux promesses faites au «peuple de gauche», il prendra 4 ministres communistes et pratiquera une politique résolument sociale, dont le coût exhor-bitant le contraint deux ans plus tard à changer de cap et à revenir à l'économie de marché.11 restera aussi sur le plan intérieur celui qui a aboli la peine de mort et appuyé la décentralisation du pouvoir en créant les régions.M.Mitterrand s'est éteint dans la sérénité, selon ses proches, entouré de son épouse Da-nielle et de ses deux fils, |ean-Christophe et Gilbert.VOIR MITTERRAND EN A2 ¦ Le parcours d'un politique doué PageBÎ ¦ La chronique de Lysiane Gagnon PsgeB3 ¦ Les réactions du monde entier Pages A2 et A12 v.¦ t'* * \u2022 t PHOTO AFP Avec à la main une rose routte, symbole socialiste, un Français se recueille devant le domicile parisien de François Mitterrand.Quand François allait chez René REAL PELLETIER n peu triste, René s'inquiétait, ce vendredi 8 décembre dernier : « le crois bien que le président ne viendra plus.Des amis m'ont dit que c'est la fin.» François Mitterrand fréquentait, une fois par mois en moyenne, le bistrot Chez René, une bonne maison installée boulevard Saint-Germain, angle rue du Cardinal Le-moyne, à l'autre bout de l'Assemblée nationale, là où le célèbre boulevard vient se fondre, à l'est, avec les quais de la Seine, à proximité de la gare d'Austerlitz.Le président préférait ce bistrot discret à la Tour d'Argent, quai de la Tournelle, derrière, pourtant la boîte par excellence, dans le V* arrondissement, des gens riches et célèbres.Chez René, c'est le bistrot classique, ou le midi le patron vous accueille en vous serrant la main, flanqué du préposé au vestiaire.Ce midi-là, René pouvait causer parce que la maison était presque vide en raison t de la grève des transports publics qui paralysait Paris.Chez René, le président traversait la petite salle aux nappes blanches et s'installait dans le coin, à gauche, avec fenêtre donnant sur le boulevard.« 11 avait une prédilection, dit le proprio, pour les crustacés, mais aussi pour nos charcuteries lyonnaises.» « Et pour le haricot de mouton de René », précise l'ami du Figaro que j'accom- VOIR RENÉ EN A2 L'accident mortel de Mirabel aurait pu ROLLANDE rAnc?«T Presse Canadienne ans son rapport sur la mort de trois préposés au dégivrage de la compagnie Les Lignes aériennes Canadien International survenue à l'aéroport de Mirabel, le 21 janvier 1995, le coroner Pierre Trahan estime que deux personnes au moins auraient pu faire en sorte que l'accident ne se produise pas : le responsable de l'opération de dégivrage et le pilote de l'appareil de Royal Air Maroc.Dans un rapport d'une trentaine de pages, le coroner conclut que ce sont principalement les communications dans son sens large qui ont fait défaut et qui ont causé la mort de Giovanni Forgione, Jean-Pierre Massie et Marc Tremblay.L'enquête du coroner Trahan a été tenue en mai 1995, s'est étalée sur 12 jours ei a requis le témoignage de 36 personnes.L'équipe de dégivrage était composée de cinq personnes, deux conducteurs de camions portant une grue au bout de laquelle se trouvait une nacelle, l'une avec deux hommes et VOIR AVION EN A2 PHOTO AFP une résidente de Brooklyn se promène en ski avec Manhattan en arrière-scène.«Ne jetez pas la neige dans la rue» New York paralysée sous un manteau blanc de 50 cm RICHARD HÉTU collaboration spéciale NEW YORK Il fallait sans doute un blizzard aux propor-¦ tions historiques pour que le maire de New York, Rudolph Giuliani, abandonne un instant ses airs de pit-bull pour tenir le rôle du bon Samaritain.Pendant que des vents violents soufflaient des tonnes de neige sur la métropole des Etats-Unis, Giuliani a profité d'une conférence de presse télévisée en direct pour expliquer aux New-Yor-kais les rudiments du pelletage.« Ne soulevez pas la neige au-dessus de vos épaules.Poussez-la devant vous.Soyez prudents, n'abusez pas de vos forces », a dit Giuliani, hier après-midi, au quartier général de la police.La compassion de Giuliani a peut-être surpris les New-Yorkais, mais elle était tout à fait justifiée.Si l'on se fie à l'accumulation de neige mesurée à Central Park \u2014 50,5 centimètres \u2014, la ville de New York a essuyé dans les journées de dimanche et d'hier la troisième tempête la plus importante de son histoire après celles de 1947 ( 66 cm ) et de 1888 ( 52,5 cm ).40 VOIR 5UZZARD EN A2 dans l'est des États-Unis Pag» A7 Glace: Québec modifie priorités GEORGES LA M ON la suite des « vols planés » JA en série qui se sont produits en fin de semaine dernière sur l'autoroute Métropolitaine, faisant trois blesses dont un enfant de cinq ans.le ministère des Transports du Québec mettra ce secteur sur sa liste de priorités, au même titre que l'échangeur Turcot.« Ça s'inscrit au compte de nos expériences, a indiqué hier à La Presse Yvan Paquette, porte-parole du ministère.C'est un tronçon devenu plus à risque par la force des choses et dont il faudra également tenir compte dans la séquence de nos interventions à l'avenir.Nous allons devoir suivre la situation d'un peu plus près.» Rappelons que le garçonnet a subi de sérieuses blessures dans la chute de la voiture de ses parents.Selon Hélène Saint-Hilaire, porte-parole de l'hôpital Sainte-fustine où l'enfant est toujours hospitalisé, son état demeure stable mais critique.Cependant, M.Paquette admet que l'enlèvement des amoncellements de glace le long des parapets faisait partie des opérations planifiées par le ministère.«c Il était impensable de fermer la Métropolitaine pendant cette période des fêtes, dit-il, car cela aurait crée d'énormes bouchons de circulation.En décembre, nous avons dû fermer ce tronçon pour permettre le déneigement.» 11 a ajouté que si le déglaçage des parapets n'avait pas été fait en fin de semaine, c'est que îa priorité avait été accordée à l'échangeur Turcot, un secteur à problèmes où l'on avait enregistré de nombreux accidents il y a deux ans.Deux automobilistes avaient plonge dans le vide après être passés par dessus le parapet.Le secteur de la structure élevée de la Métropolitaine n'avait jamais causé problème au cours des dix dernières années, dit-on.Mais durant la dernière fin de semaine il y a eu de multiples problèmes sur l'autoroute Métropolitaine, en particulier à cause des conditions atmosphériques.« À partir du 5 janvier, la situation est devenue vraiment sérieuse, empirant de jour en jour », a indiqué hier le lieutenant Robert Poéti, responsable du poste Métro de la Sûreté du Québec.Les agents de la SQ ont enregistre 234 accidents de la circulation qui ont causé des blessures plus ou moins sérieuses à 5b personnes.Du 22 décembre 1995 au 4 janvier 1996, la SQ Métro a compilé 120 accidents avec 27 blessés et un mort.Une situation à peu près comparable avec l'an dernier: 114 accidents causant 27 blessés et deux morts.Depuis la nuit dernière, et au cours des trois prochaines nuits, ce tronçon de la métropolitaine sera complètement fermé entre 21 h 30 et 5 h 30 pour permettre le nettoyage des parapets.Ainsi le tronçon de l'autoroute entre le boulevard Lacordaire et l'autoroute des Laurentides, en direction ouest, a été fermé la nuit dernière afin de permettre la mise en branle des travaux, qui ont finalement débutés plus tard en soirée que prévu.Cette nuit, c'est la section comprise entre l'autoroute des Laurentides et la Côte-de-Liesse qui sera fermée.Une cinquantaine d'employés du ministère des Transports du Québec aides d'une vingtaine de nivelleuses, char-geuses, souffleuses et camions ont été affectés à ce travail.Le début des activités de nettoyage n'aura de toute apparence pas mis fin à la série noire des derniers jours puisqu'une automobiliste circulant sur la Métropolitaine en direction ouest a été légèrement blessée vers 22h après que son véhicule eut percute-un camion de la voirie affecte au.déneigement.Q Montréal ?Fort lauderdale à partir de 195$» Départs d* Janvier T79 Montréal ?Orlando à partir de casa j 359* cohsulîè?Départs û* Janvier rbroJlKHttfS selon te tfkjjOilMHie au mom«- Port de retour garanti.(USPS003692) Champlam N.Y.12919-1518.RENSEIGNEMENTS 285-7272 i r-I I I 00022 -i I CODE DU JOUR 02-2 I MARDI I 9 JANVIER 1996 | rive gauche de la capitale, où François Mitterrand est décédé, des centaines de badauds, dont beaucoup de jeunes, se sont pressés, fleurs à la main, toute la journée d'hier, pour rendre un dernier hommage, dans une atmosphère de recueillement, à l'ancien chef de l'État.En milieu d'après-midi, deux tables recouvertes de nappes violettes ont été installées sur la chaussée fermée à la circulation et des registres de condoléances y ont été disposés.Rue de Bièvre.où M.Mitterrand avait longtemps réside, une jeune fille rousse pleure à chaudes larmes.« J'ai entendu la nouvelle de sa mort dans mon walkman, le suis venue ici pour ne pas être seule, c'était mon grand-pere spirituel, j'ai toujours voulu lui écrire pour lui dire que je l'aimais et maintenant c'est trop tard », dit-elle entre deux sanglots.François Mitterrand était « très lucide et serein » devant l'échéance fatale, a indiqué le professeur Vallancien.l'urologue qui suivait l'ancien président depuis plusieurs mois.« Il y a quelques jours encore, le président Mitterrand était très calme et serein lorsqu'il me disait qu'il ne serait plus de ce monde dans un mois, a-t-il déclaré.La mort ne lui faisait pas peur mais il se posait beaucoup de Questions sur l'apres ».M.Mitterrand avait passé les fêtes de Noël a Assounn, en Haute-Égypte, en famille.Ses médecins lui avaient déconseillé d'entreprendre ce long déplacement, en raison de son état de fatigue.Constamment assisté de son médecin, l'ancien chef de l'État n'avait guère quitte l'appartement mis à sa disposition par le président égyptien Hosni Moubarak, à l'hôtel Old Cataract, sur les bords du Nil.Chaque année, cet amoureux de l'Egypte antique ne manquait pas de revenir sur les rives du Nil pour se reposer et admirer les monuments pharaoniques évocateurs d'éternité.« le suis venu chercher le soleil et la paix », avait-il expliqué durant son avant-dernier voyage, en février 1995.«Je viens souvent en Egypte car j'aime l'Egypte et les Egyptiens.C'est certainement l'un des plus beaux pays du monde.' Un bref moment, on avait pu l'apercevoir cette année marchant difficilement, coiffé d'un chapeau de paille, s'appuyant sur son médecin et un des ses officiers de sécurité.Selon certains de ses proches, il avait cependant passé de longues heures à écrire ou retravailler un livre sur sa politique étrangère.?RENÉ Quand François allait dm Ran4 pagne à ce restaurant, au-dessus d'une andouillette façon ma-connaise qui m'a réconcilié avec ce plat traditionnel.Rarement le président buvait-il de l'alcool.Encore que ces derniers temps, dira René ( j'ignore son nom de famille ), « le président acceptait un petit alcool en fin de repas.Peut-être parce qu'il sentait venir la fin ».François Mitterrand venait souvent à pied chez René, puisqu'il habitait tout près, rue de Bièvre, ( du nom d une ancienne rivière devenue souterraine qui alimentait jadis la manufacture des Gobelins et les tanneurs du XIV* ) entre la boulevard Saint-Germain et la Seine, quelques rues à Test du boulevard Saint-Michel.On voyait fréquemment le président aller lui-même acheter ses journaux au kiosque de la place Maubert et prendre une baauette chez Mme Garcia.au coin de la rue de Bièvre.Mme Nina aussi l'a souvent servi, dans sa charcuterie grecque à deux pas de la Place Maubert.Cette place est courue pour son petit marché et périodiquement la femme du président, Daniel-le Mitterrand, va y faire ses courses le samedi matin.C'est dans les années 70 que François Mitterrand avait acquis son petit hôtel particulier de la rue de Bièvre, une maison de pierre de trois étages, en copropriété avec son avocat d'alors Roland Dumas, qui allait devenir ultérieurement ministre des Affaires étrangères de France dans un gouvernement socialiste.Porté sur les lettres, le président aimait la rue de Bièvre où foisonnent les personnalités du monde de la littérature.Il y rencontrait fréquemment Mal-Pol Fouchet, avec qui il partageait notamment un culte pour la petite ville de Vézelay ( en Bourgogne ) et ses joyaux de l'époque médiévale.Tout le monde cependant rue de Bièvre n'anDreciait nas le voisinage du président puisque la petite rue fut bouchée à la circulation automobile durant les deux septennats de M.Mitterrand, avec des policiers en faction permanente aux extrémités, sur les quais de la Seine et sur le boulevard Saint-Germain, de 1981 à 1995.Chez René, le président dé- 6un ait avec des proches : Pierre erger, Michel Charasse ( un confident devenu sénateur ), son interprète d'allemand de qui il voulait tout savoir sur la façon de bien communiquer avec son vieil ami le chancelier Helmut Kohi.C'est avec cette interprète d'allemand que, il y a deux ans, alors que la rumeur le portait agonisant après un opération pour son cancer de la prostate, il se pointait chez René à la surprise générale, pour y engouffrer un repas singulièrement copieux, un fou rire entre chaque bouchée.Et quelques jours avant le dernier Noël, on l'a revu chez René, faisant le même coup.Mais ce fut sa dernière bla-eue.?BLIZZARD \u2022 Ne Jetez pas la neige dans la rua » Le blizzard de 1996 \u2014une tempête devient officiellement un blizzard quand les vents soufflent à plus de 56 km/h et la visibilité ne dépasse pas 400 m \u2014 a cependant laissé encore plus de neige dans le Bronx et à Statten Island, deux des cinq boroughs de New York, soit près de 70 cm.Il va sans dire que le blizzard a paralysé New York, comme la plupart des villes de la Côte Est américaine, où la tourmente sévissait pour une deuxième journée consécutive.Les rues new-yorkaises ont été interdites à la circulation, à l'exception des véhicules d'urgence, dont les 1663 chasses-neiges de la ville.Selon le res- Bonsable du déblayage, John ?oherty.il faudra 36 heures pour compléter le processus ( à partir de la fin du blizzard, soit vers 15 h, hier ).Et les météorologistes qui annoncent une autre tempête pour vendredi.En attendant, Doherty a demandé une faveur aux New-Yorkais dont les voitures sont littéralement ensevelies sous la neige.« Je vous en prie, a-t-il dit, ne dégagez pas vos voitures en rejetant la neige dans la rue.Allez-la porter au coin de la rue.Sinon, nous n'en finirons jamais.» Les écoles ont été fermées, de même que plusieurs commerces et institutions, dont les Nations-unies ( mais pas la Bourse de New York ).Les autobus n'ont pas roulé, de même que les métros de surface et certains réseaux ferrovières.Et aucun avion n'a décollé des trois aéroports de la région, jetant les transports aériens dans le chaos d'un bout à l'autre du pays.Le match de hockey des Rangers au Madison Square Garden contre les Capitals de Washington a été reporté à une autre date.Un homme est mort fauché par un chasse-neige au New Jersey, mais aucun accident grave n'a été signalé à New York pendant le blizzard.Mais la ville était un peu bizarre.Aux intersections des grandes artères, de véritables montagnes de neige s'élevaient.Les trottoirs étant souvent impraticables et les voitures étant rares, les gens marchaient au beau milieu des rues.Certains d'entre eux faisaient même du ski de fond.Phil Pullen, qui skiait sur l'avenue A, dans le Lower East Side, était ravi.Il parlait du blizzard comme d'autres d'un grand vin.« C'est une plus belle tempête que celle de décembre, a-t- il dit.La neige est plus fine, plus délicate.» Mais Pullen ne jouissait pas autant que le propriétaire de Potamkin Automotive Center, une entreprise de location de voitures située à Manhattan.Dans le cadre d'un coup publicitaire, il avait promis à ses clients de payer lui-même le coût des voitures louées entre le 22 décembre et le 2 janvier s'il tombait plus de dix centimètres de neige sur Central Park le 8 janvier.Plus de 100 personnes ont appelé le propriétaire pour réclamer un remboursement.Celui-ci, au septième ciel, s'est empressé d'ébruiter l'affaire aux médias.Jamais n'aurait-il pu rêver d'une plus belle publicité.Soit dit en passant, il avait pris une assurance pour compenser ses pertes en cas d'un blizzard.?AVION l'accident mortel de M ira bol aurait puêrroévrté l'autre, un seul.Le conducteur du camion orange, Pierre Smarlack, était le leader de l'équipe ce jour-là alors que le responsable de l'ensemble de l'opération était Mi-chael Milcik.C'est à ce dernier que revenait la responsabilité d'établir des méthodes de communication efficaces entre les avions, les véhicules de dégivrage ; de s'assurer que les normes et procédures de Canadien étaient respectées ; d'informer l'équipage de l'avion de la méthode de dégivrage requise et si elle devait se faire les moteurs arrêtés ou en marche.Dans les faits, c'est M.Smarlack qui a communiqué avec le pilote pour lui demander de fermer les moteurs.Il s'est ravisé après que celui-ci l'eût infor- mé qu'il y aurait un certain délai, le temps de mettre la génératrice en marche.Le coroner signale que son enquête a permis d'établir qu'il existait une forte compétition à l'aéroport de Mirabel entre les sept compagnies faisant du dégivrage.« Certaines compagnies faisaient le dégivrage des avions les moteurs en marche et Cana-dian voulait faire face à la compétition », croit le coroner.Lors d'une réunion tenue le 3 janvier, peu avant l'accident, il avait été convenu que le dégivrage moteurs en marche ne se ferait pas sur les Boeing 747-400, le type même de l'appareil en cause de Royal Air Maroc.« Je crois que le fait d'avoir fait le dégivrage sans fermer les moteurs a contribué à causer l'accident », écrit le coroner.« M.Milcik a bien entendu sur les ondes que le dégivrage se fait les moteurs en marche et il n'a rien dit », fait-il remarquer.Ce qui l'amène à dire : « Je ne peux conclure avec certitude que ce genre de dégivrage était strictement défendu par Canadien ».Il fait également remarquer que deux des trois préposés au dégivrage étaient également à cette réunion du 3 janvier.Au sujet du pilote de l'avion Royal Air Maroc, Boubker Cherradi, le coroner estime qu'il a fait preuve d'une certaine insouciance.M.Cherradi a dit avoir entendu sur les ondes que le dégivrage était terminé.Il a répété dégivrage terminé à deux reprises mais n'a obtenu aucune réponse.Il a pris cette information pour acquis et a alors revu l'autorisation de rouler.M.Mil-nik a entendu ces propos mais « il n'a pas réagi », fait remarquer le coroner.« C'est une fois l'accident arrivé qu'il a compris.Il aurait donc pu éviter l'accident », poursuit-il.Q Le monde salue unanimement Mitterrand d'après .AFP.A Pet Reuter PARIS ¦ L'émotion du chancelier allemand Helmut Kohi, qui s'est dit « profondément bouleversé » par la mort de François Mitterrand et « en deuil d'un bon ami », résumait hier le concert unanime des hommages et louantes des dirigeants de nombreux pays et d'organisations internationales.Voici quelques-unes de ces réactiotts : ¦ Helmut Kohi : « L'Europe a perdu en François Mitterrand un grand homme d'État (.) Sa vision politique de l'Europe unie sera pour nous a l'avenir un testament et un aiguillon ».¦ Boris Eltsine : « J'ai hautement apprécié ( François Mitterrand ) comme un homme politique et comme un chef-d'État éminent pour notre époque qui a personnellement beaucoup oeuvré pour soutenir la Russie démocratique et établir avec elle des relations de bonne coopération ».S ¦ Bill Clinton : « Le leadership résolu du président Mitterrand face à certains des plus grands défis de l'Alliance atlantique laisse aux peuples d'Europe un héritage de paix durement acquis.Les États-Unis et le monde entier, et pas seulement la France, ont bénéficié de son leadership.C'était un homme de vision, dont la force aida l'Europe et l'Occident à traverser une période de confrontation difficile jusqu'à l'Europe pacifique et unie que nous bâtissons aujourd'hui.» ¦ Boutros Boutros-Ghali : « Pendant les 14 années de sa présidence.François Mitterrand a oeuvré pour une humanité plus heureuse.Son action internationale incessante, inspirée par une vision humanistergt planétaire, a fait de lui l'ardent défenseur de la cause des Nations unies.» ¦ lohn Major : « François Mitterrand sera regretté par ses amis et ses admirateurs à travers le monde, mais ses réussites perdureront longtemps dans le futur.» 5 Yasser Arafat : « Nous n'oublierons jamais les prises de position de principes ( de M.Mitterrand ) concernant le peuple palestinien et les autres causes internationales.» ¦ Nelson Mandela : « La mort de François Mitterrand est une grande perte pour le peuple et le gouvernement d'Afrique du Sud et pour moi personnellement ».¦ Felipe Gonzalez : « L'ancien président français a été l'architecte d'une unité européenne au service de la paix, la stabilité, la prospérité et la solidarité de tous les peuples d'Europe.Sous sa présidence et grâce à son\" engagement personnel, les relations franco-espagnoles ont atteint un niveau de développement sans précédent qui se sont accrues à la faveur d'une collaboration et d'une entente privilégiées sur le plan bilatéral ».¦ (avier Solana ( secrétaire général de l'OTAN ): «Sans François Mitterrand, l'Europe aurait été différente.François Mitterrand a été l'une des personnalités les plus importantes du siècle, doté d'une grande ténacité.» ¦ Vaclav Havel : « François Mitterrand était un grand homme d'État, un Européen pensant dans une perspective à long terme.Il était un grand ami à long terme de la République tchèque.» ¦ Ligue arabe : « La Ligue arabe éprouve du regret et une profonde tristesse pour cet événement et salue les efforts déployés par le défunt président français pour consolider l'amitié arabo-fran-çais ».¦ Shimon Pères : « C'est un grand ami personnel et du peuple d'Israél qui disparait.» ¦ Margaret Thatcher : «c Même si nos opinions politiques étaient très différentes, je l'aimais bien et le respectais.Au long de ses longues années de présidence, par son allure et sa culture, il était devenu pour le reste du monde le symbole d'une part de l'essence de la France.» ¦ Mikhaïl Gorbatchev : « François Mitterrand est un homme qui peut être considéré sans aucune hésitation comme un éminent personnage, un homme qui a fait beaucoup pendant les années difficiles quand nous sortions de la guerre froide et de la course aux armements ».LE SALON INTERNATIONAL DE L'AUTO DE MONTRÉAL 11 AU 21 JANVIER STADE OLYMPIQUE 0065385000014 LA PRESSE.MONTRÉAL.MARDI 9 JANVIER 1996 A3 4500 touristes imprévus à Montréal Le mauvais temps aux États-Unis oblige des voyageurs à s'arrêter ici MATHIEU PERREAUI.T ¦ L'aéroport de M ira bel a reçu quelque 4500 visiteurs inopinés dans la nuit de dimanche à hier, alors que des avions ont dû éviter les aéroports du nord-est américain fermés jusqu'à aujourd'hui à cause d'une tempête de neige.Dame nature a ainsi obligé une quinzaine de compagnies aériennes à dérouter leurs gros porteurs Boeing 747 en direction de Montréal, en plus de provoquer depuis samedi soir l'annulation d'une quarantaine de vols en provenance et en direction de Dorval.La tempête a également allongé le retour de Floride des vacanciers québécois qui s'y étaient rendus en automobile.Plusieurs axes routiers étaient toujours fermées hier soir dans le New Jersey et en Pennsylvanie, déviant le flot de voyageurs vers les hôtels voisinant l'autoroute 95, et forçant les élèves à manquer la rentrée scolaire.Le retard de deux jours n'a pas déplu outre mesure à Alain et Anne-Marie Berthier, qui se trouvaient à bord d'un vol d'Air France dont l'arrivée était prévue pour 16 h 30 dimanche dans la capitale américaine : \u20ac Comme tout est fermé à Washington, le lycée français où j'enseigne l'est certainement, explique Mme Berthier.L'aéroport est situé à une bonne demi-heure de la ville et le retour aurait été infernal.» Le couple, qui habite Washington, a pu revoir des amis montréalais qu'il n'a pas souvent l'occasion de fréquenter.« Les gens du Château de l'aéroport ont été très accueillants », soutiennent-ils.D'autres passagers ont été hébergés dans d'autres hôtels au nord de Montréal.Quant aux passagers qui partaient de Montréal pour retourner chez eux, à Boston ou à New York, les compagnies aériennes s'efforçaient de les prévenir avant qu'ils ne se rendent pas à l'aéro- port pour rien.Mais Raymond Polin, un Bostonnais de 80 ans, a tout de même passé trois heures à attendre à Dorval que ses amis viennent le chercher.« Ça aurait pu être pire, remarque-t-il.Quand je rentrerai chez moi, tout sera déblayé.» Les Québécois qui rentraient de Floride en automobile entendaient moins à rire.« Le voyage nous a pris une dizaine d'heures de plus que d'habitude », soutient Suzanne Lemaire, qui revenait de son appartement de Miami.« Nous avons même dû nous arrêter en chemin, à Salem, en Virginie, parce que mon mari était trop fatigué par la tempête.» Les radios relayaient les messages enjoignant les automobilistes à rester chez eux et la circulation ne dépassait pas souvent les 60 kilomètres à l'heure.\u20ac Ils disaient même que ceux qui rou- leraient avec leurs pneus d'été auraient des contraventions, soutient la Lavalloi-se.Après la semaine de froid qu'on a eue entre Noël et le Jour de l'An, on n'avait vraiment pas besoin de ça.Nous avons mis le chauffage au lieu de l'air climatisé.» Les hôteliers en ont profité pour faire des affaires d'or.« Les motels étaient pleins jusqu'à 15 milles de la route », soutient André Sac-touris, qui passait la nuit dans le Dela-ware hier soir, en compagnie de ses parents et d'une amie.« Une route de six voies qui ferme, ça en fait du monde.Les commerçants allaient même jusqu'à refuser tous les coupons rabais, y compris ceux de la CAA.Avec le taux de change actuel, ce n'était vraiment pas donné.» Environ 60 000 Québécois se rendent en Floride en décembre, dont la moitié en automobile, selon le rédacteur en chef du Soleil de Floride, Jean Laurac.Nombreux sont ceux qui reviennent juste à temps pour la rentrée scolaire.4 \u2022 .M l'oeuvre sur la Métropolitaine PHOTO CHRISTIAN CUAY.U PfWSe Les équipes de déneigement ont entrepris hier soir le nettoyage de la partie surélevée de l'autoroute Métropolitaine, où l'accumulation de neige avait causé des accidents ces jours derniers.Le travail, qui devait commencerai h 30, a toutefois été retardé un peu à cause d'un accident Les brise-glace aident deux traversiez à reprendre leur service Presse Canadienne M AT ANE S Le Camille-Marcoux et le tra vers i erra i 1 Georges-Alexandre- Lebel doivent reprendre leur horaire régulier dès aujourd'hui.Hier, les deux traversions ont finalement pu revenir à Matane grâce à l'intervention d'un brise-glace de la Garde cô-tière.«c Les traversées doivent reprendre ce matin », soutiennent les directeurs de la Société des traversiers du Québec, Paul Deschénes, et de Cogéma, Georges Ga-gnon.L'intervention du Des Groseilliers a permis de dégager l'entrée du port de Matane et la circulation des navires.Hier, le brise-glace de la Garde côtière a mis près de deux heures pour se frayer un chemin à travers une muraille de glace.« Le mur atteignait quelque dix mètres de hauteur, sur 300 de largeur, précise Paul Deschênes, directeur de la traverse matanaise, propriété de la Société des traversiers du Québec.U était situé juste au large de la jetée nord et obstruait l'entrée au port.» Plusieurs tentatives Le brise-glace, d'une puissance de 18 000 chevaux, a tenté plusieurs fois de se frayer un chemin à travers les glaces.Sporadiquement, le Camille-Marcoux venait lui prêter main forte.Le traversier a finalement accosté au débarcadaire de Matane vers 13 h 25.« Enfin ! » ont lancé les occupants d'une soixantaine de véhicules, dont quelques camions-remorques qui attendaient patiemment l'arrivée du navire.Ce dernier devait quitter le port à 15 h, en direction de Baie-Comeau, puis revenir à Matane en soirée.Depuis vendredi, le Camille-Marcoux n'a pu effectuer qu'une seule traversée entre les deux rives du fleuve, au lieu des 12 prévues.Le froid, mine d'or pour certains.Presse Canadienne QUÉBEC ¦ Le froid sibérien qui a fait grelotter tout le Québec ces derniers jours a constitué une véritable manne pour les garages, les plombiers et les réparateurs de systèmes de chauffage.« On ne se plaint pas : l'hiver et le froid, pour nous, c'est une mine d'or ».reconnaît Alain Rochon, de la compagnie Flamidor.Depuis le début du mois de janvier, les températures ont varié entre - 20 et - 30 degrés celsius.Des automobiles ont refusé de démarrer, des conduites d'eau ont gelé, des familles ont manqué de chauffage.Les gens qui négligent de fai- re une mise au point à leur automobile, avant l'hiver, paient le gros prix lorsque leur véhicule tombe en panne.Différents problèmes surgissent à la faveur du froid : chaufferette en panne, batterie trop faible, thermostat déréglé, pompe déficiente ; de quoi prévenir le chômage chez les mécaniciens .À 14 h hier depuis le 2 janvier, le Club automobile de Québec avait répondu à 14 113 appels dans la région.Tuyaux gelés Problème particulier constaté dans la haute ville de Québec, où l'on retrouve un grand nombre de résidences construites il y a 30, 40 ou 50 ans : plu- sieurs foyers ont signalé des conduites d'eau gelées.Le Club automobile recommande fortement de munir votre véhicule d'un chauffe-moteur, si ce n'est déjà fait, et de le brancher lorsque les températures descendent sous le point de congélation.Un moteur chaud au démarrage consomme moins d'essence et sollicite moins la batterie.D'autre part, la consommation d'électricité a atteint une pointe de 30 406 mégawatts, le 4 janvier, a fait savoir HydroQuébec.Cet hiver, la capacité maximale de production d'hy-dro-Québec est de 35 900 mégawatts.Le record a été atteint le 6 février 1995, à 18 h.La consommation avait alors atteint 31 900 mégawatts.Déraillement près de Québec Presse Canadienne CHARNY ¦ Le déraillement de trois wagons d'un train du Canadien National a causé bien des désagréments hier aux passagers de la compagnie VIA voyageant à bord de l'Océan ou effectuant la navette entre Québec et Montréal.Le train de marchandises du Canadien National était vide au moment de l'incident.Un premier wagon a quitté la voie vers 5 h à la hauteur de Saint- Rédempteur, au sud-ouest de Québec.Deux autres wagons ont fait de même quelques kilomètres plus loin, à Bernières.Hier, les experts du CN tentaient de déterminer les raisons de ces déraillements.Le porte-parole de la compagnie, lean-Daniel Hamelin, n'était pas en mesure de dire si le Bureau de la sécurité dans les transports instituerait une enquête.Ce n'est qu'en début d'après-midi que les travaux de récupération des wagons ont été complétés.Les premiers à subir les conséquences de cet incident ont été les 325 voyageurs de l'Océan, en provenance des provinces maritimes et du Bas-Saint-Laurent.Le porte-parole de VIA, Malcolm Andrews, précisait hier que leur convoi a été dévié par la rive nord et est arrivé avec quatre heures de retard à Montréal.Les voyages en matinée entre Québec et Montréal se sont effectués en autocar.Quelque 300 voyageurs ont été touchés par cette mesure.h a Obtenez jusqu'à 40% de rabais sur nos serviettes Ralph Lauren en luxueux coton égyptien.Disponibles dans une belle gamme de coloris riches.rég.Solde débarbouillette .8,50 5,99 serviette à main .14,95 0,99 \u201e serviette de bain .23,95 14,99 De plus, profitez d'un escompte de 20% à 50% sur une grande sélection de literie Ralph Lauren._ AILES Lit AILE* 0C LA MODE L'EXPRESS DU MATIN ¦ e AIL C H jA M P L A I N 4 BR0SSARD 6 7 2 - 4 5 3 7 PAS DE COMMENTAIRE.¦ La Sûreté du Québec a refusé de commenter hier les affirmations du président de l'Association des policiers provinciaux, locelyn Turcotte, selon qui le moral des policiers est au plus bas en raison des restrictions budgétaires.M.Turcotte soutenait même que les enquêteurs avaient été avisés de ne plus procéder a des arrestations après 14 h 30, pour limiter les heures supplémentaires.Le responsable des relations publiques de la SQ, Denis Fiset, semblait attribuer hier ces déclarations aux négociations en cours, que la SO a pour politique « de ne pas commenter publiquement », a-t-il dit.GRIÈVEMENT BLESSÉE ¦ Une fillette de trois ans reposait entre la vie et la mort, hier soir à l'hôpital de l'Enfant-|ésus à Québec» après avoir été heurtée par un automobiliste.La petite fille traversait le boulevard Charest dans le quartier Saint-Sauveur, en compagnie de sa mère, une femme de 23 ans, enceinte de trois mois, lorsque la collision s'est produite.La mère a aussi été blessée sérieusement, mais les médecins ne craignent pas pour sa vie.La femme et l'enfant ont traversé le boulevard à un endroit ou il n'y a pas de feux de circulation.DENTISTE k SON PROCÈS ¦ Début du procès, hier, de Jean-Marie Boivin, un dentiste de Granby, qui doit répondre a cinq chefs d'accusation dont celui d'importation d'heroine.Cette première journée d'audience a permis de mettre en lumière le rôle de premier plan qu'aurait joué Marie-Pascale Laurin, la fille du député et ex-ministre Camille Laurin, qui demeure introuvable malgré un avis de recherche international.Ce serait en effet par l'entremise de celle-ci qu'une petite quantité d'héroïne aurait été acheminée à Granby puis retrouvée dans les poches du dentiste Boivin en janvier 1995 au cours d'une perquisition de la GRC à sa résidence.Marie-Pascale Laurin vivait avec iean-Marie Boivin depuis environ huit mois avant fu'elle ne quitte le Québec pour la hailande vers le mois de novembre 1994.L'objet de ce voyage demeure énigmatique si l'on s'en tient à quelques-uns des témoignages présentés hier devant le juge Robert Sanfaçon.Le procès se poursuit aujourd'hui avec l'audition des témoins de la défense.NÉGOCIATIONS REPRISES ¦ Les négociations ont repris hier entre le Canadien National et les Travailleurs canadiens de l'automobile, dans le but de sauver les ateliers AMF de Pointe Saint-Charles.À la mi-décembre, les deux parties avaient convenu de reprendre les négociations hier, avec une nouvelle date-butoir, celle du 31 janvier.Les 1300 employés craignaient pour la survie de ces ateliers ferroviaires, le CN ayant insisté pour qu'une entente intervienne avec le syndicat d'ici le 31 décembre 1995.Cette date a par la suite été repoussée d'un mois pour donner une nouvelle chance aux discussions.Une première entente de principe entre le comité de négociation et la direction de l'entreprise avait été rejetée par les syndiqués, en septembre dernier.PÉTITION POUR LES POMPIERS ¦ Le syndicat des pompiers de Lachi-ne déposera lors de la prochaine séance du conseil municipal, le 22 janvier, une pétition d'appui qui comptera plus de 12 000 signatures, soit 70 pour cent des contribuables de la ville, signale Michel Gauthier, président du syndicat affilié à la FTQ.Cette pétition appuie les pompiers dans leur lutte pour conserver les effectifs du Service des incendies de Lachine.Le syndicat conteste la décision de l'Administration de couper le quart des effectifs du service, ce qui prive de leur gagne-pain dix pompiers depuis le l«r janvier.Par ailleurs, le syndicat a soumis à l'arbitrage le cas des dix pompiers congédiés, comme le prévoit le Code du travail.COLLECTE DES ARBRES DE NOËL ¦ Pour la sixième année consécutive, la Ville de Montréal tient demain sa collecte sélective des arbres de Noël naturels.Depuis hier soir, les Montréalais sont invités à déposer leur arbre naturel à l'endroit où ils déposent habituellement leurs ordures ménagères.Tout au long de la journée de la collecte, une centaine d'employés municipaux sillonneront les rues pour y récupérer les arbres de Noël qui seront déchiquetés et mis en copeaux de bois par la suite.Une partie des sapins récupérés sera réemployée pendant la saison hivernale pour décorer les patinoires ou comme pare-vent pour les pentes de ski alpin de la Ville.MARATHON POUR LA VIE ¦ Le Marathon pour la vie de la Croix-Rouge, oui se terminait hier après 12 jours de collectes, aura presque atteint son objectif de 10 000 donneurs.Selon les résultats qui restent à vérifier aujourd'hui, quelque 9200 donneurs auront répondu à l'appel du Centre de transfusion du Québec.L'an dernier, le Marathon s'était fixé un objectif de 9000 donneurs et en reçut 8892.« Malgré un début plutôt lent, nous sommes très satisfaits de la réponse des donneurs dans le cadre de cette quatrième édition du Marathon, mentionne la directrice du marketing, Sylvie Dai-gneault.Les résultats obtenus cette année sont même quelque peu supérieurs à ceux de iVn passé.» 4 *T/___ A4 LA PRESSE.MONTRÉAL.MARDI 9 JANVIER 1996 iiz CSST refuse de réintégrer une employée malgré deux ordres de cour ¦ Elle a ete congédiée illégalement, son employeur s'est fait frotter les oreilles deux fois en cour, mais elle n'arrive pas à ravoir son emploi.Elle, c'est Gaetane Bcaulieu, une fonctionnaire que la CSST a congédie malgré son bon dossier parce qu'elle faisait trop la forte tétc à son goût.L'employeur, la CSST, a admis devant la Commission de la fonction publique et la Cour supérieure des pratiques illégales qui sont monnaie courante dans l'organisme.La CSST s'est fait critiquer durement chaque fois, et s'est fait ordonner de réembaucher Mme Beaulieu.Mais apparemment, l'organisme n'a pas l'intention de là-cher prise.« C'est de l'acharnement et de l'entêtement », dit Me Guy Lauzon.l'avocat et mari de Mme Beaulieu.Une chance qu'il est son mari, d'ailleurs : il évalue à 35 000 $ ce qu'aurait coûte la bataille judiciaire qui dure depuis bientôt deux ans s'il avait facturé sa femme.Les problèmes de Gaétane Beaulieu ont commencé quand elle s'est montrée réfractaire à V m approche client» qu'a instaurée la CSST, en 1993.Mme Beaulieu travaille depuis 1988 et fait partie des 120 présidents du bureau de révision paritaire de la CSST ( Commission de la santé et de la sécurité au travail ).Les présidents siègent en compagnie d'un représentant patronal et d'un représentant syndical et revisent les décisions concernant des accidentes du travail.Le BRP est un quasi-tribunal, et ses membres doivent agir de façon indépendante, sans influence extérieure.Leur inculquer une « approche client » pour faire plaisir au patronat et aux syndicats n'est pas compatible avec l'indépendance d'esprit qui doit caractériser le BRP.esime Mme Beaulieu.Les choses se sont gâtées lors d'un colloque obligatoire tenu les 7 et 8 juin 1993 pour inculquer aux gens de la CSST la nouvelle philosophie de gestion.Gaétane Beaulieu fut estomaquée de voir débarquer une sorte de raotivateur vaguement ésotériaue embauché ce jour-là par la CSST, et qui demandait aux participants de boire un verre d'eau, de le recracher et de le reboire, pour tester leur «c capacité de changement en tant qu'employés ».Par la suite, Me Beaulieu a dit ouvertement qu'elle voyait dans cette « nouvelle approche-client » un moyen d'augmenter en douce la tâche de travail des employés.Elle estimait la tâche déjà suffisante ( 268 décisions par année, huit auditions par semaine ).Sa première mauvaise évaluation de son employeur est venue tout de suite après ce colloque, où elle a affronté les dirigeants, lusque-ln, son dossier était bon.Soudainement, on lui reprochait sa rigidité.Par la suite, les choses n'ont cessé de se détériorer, jusqu'au 11 mars 1994, où on a signifié son congédiement à Me Beau-lieu, sur le point d'obtenir sa permanence.La CSST a toutefois ete obligée de la reprendre comme avocate pour un contrat de six mois qui se termine au mois de mars de cette année.Mme Beaulieu a vu dans son congédiement une mesure disciplinaire déguisée.Elle avait entre autres refuse d'entériner une entente de conciliation non conforme à la loi, comme le demandaient ses supérieurs.Un supérieur lui avait glissé : «On est fragile, Gaétane».Une autre fois, ce supérieur avait fait des commentaires de-favorables sur une de ses décisions, se disant en parfait accord avec le représentant syndical qui la critiquait durement.La Commission de la fonction publique, dans une décision étoffée de 51 pages, donne raison à Mme Beaulieu et force la CSST à la réembaucher.La CSST a requis les services d'un grand bureau d'avocats de Montréal et a demandé la révision judiciaire en Cour supérieure.Dans une décision rendue le 5 décembre, le juge Claude Tellier rejette la requête de la CSST.Le juge Tellier observe que la CSST a comme pratique de laisser siéger pendant des mois des présidents de BRP qui n'ont plus de mandat.Par la suite, on « régularise » la situation en nommant rétroactivement ces personnes.Dans le cas de Mme Beaulieu, son mandat était échu le 1er novembre 1993, mais on l'a laissé siéger jusqu'en mars 1994.Ce n'est pas acceptable ( et illégal ! ), dit le juge Tellier.Le juge Tellier note également que la CSST peut développer des politiques de gestion, mais pas si elles ont pour effet d*« interférer avec un exercice correct d'une fonction quasi-judiciaire ».Or, ce fut le cas dans cette affaire.Il y avait des pressions externes indues qui s'exerçaient sur Gaétane Beaulieu, et rien dans son dossier ne justifiait un congédiement.La CSST a porté la décision Tellier pn anrw»l et r#»fn*#» d9GXé* cuter le jugement.Cette fois.Me Lauzon en a assez.Il demandera jeudi une injonction pour forcer la CSST a respecter la décision du tribunal.Me Lauzon de plus a écrit plusieurs fois à la ministre Louise Harel pour la prier de rappeler a l'ordre la CSST.Cette dernière a refuse d'intervenir parce que l'affaire est pendante devant les tribunaux ( aux frais de l'Etat ).La diversité des panneaux Indicateurs de rues dans les différentes municipalités du Québec ne plaît pas au ministère des Transports, qui propose de les remplacer par des panneaux « vert voirie ».Le virage vert des Transports soulève la colère de l'UMQ Le ministère propose d'uniformiser ies panneaux indicateurs de rues CILLES PAOUIN ¦ Les panneaux indicateurs de noms de rues aux formes et couleurs différentes affichés par de nombreuses municipalités disparaîtront peut-être bientôt du paysage pour être remplacés par des rectangles « vert voirie » partout au Québec.C'est du moins ce que propose le ministère des Transports du Québec dans un projet d'uniformisation de ces panneaux présenté récemment à divers groupes d'utilisateurs et aux municipalités dans le cadre d'une vaste opération de révision des normes de signalisation.Si l'adoption d'un modèle unique et de couleurs uniformes sur l'ensemble du territoire québécois plaît à la plupart des organismes consultés, elle soulève cependant l'opposition de l'Union des municipalités du Québec ( UMQ ) qui épongera la facture.Les municipalités reconnaissent que leur signalisation est parfois déficiente, mais elles esti- ment qu'on peut corriger les lacunes sans dépenser des sommes considérables pour tout remplacer.L'opération ne constitue par un enjeu essentiel en période d'austérité, note le porte-parole de l'UMQ, |ean Therrien.Le ministère soutient pour sa part que l'adoption de ces nouvelles normes faciliterait le repérage et la lecture des noms de rues.Il souligne que le remplacement des panneaux pourrait s'étendre sur plusieurs années de manière à réduire ou même éliminer les frais.« Nous ne voulons pas réinventer la roue mais simplement adopter des normes déjà en usage dans les autres provinces et ailleurs en Amérique du Nord », réplique le responsable du projet au Service des politiques d'exploitation du ministère des Transport.Même si Québec se dit prêt à tenir compte des revendications de l'UMQ en rédigeant une deuxième version de son projet, l'UMQ ne démord pas.Elle refuse de se contenter d'affiches ver- tes portant le logo des villes et d'un délai pour en faire l'installation.« La diversité des couleurs et des plaques de rue peut être un atout, elle permet de démarquer les limites d'une municipalité par rapport à sa voisine dans les agglomérations urbaines », ajoute M.Therrien.Il doute d'ailleurs que Montréal accepte de bon coeur de modifier encore une fois ses panneaux ou que le maire de Québec consente à installer des affiches vertes sur les édifices historiques de la capitale.F.n dernier rassort rVçf le ministre des Transports, Jean Cam-peau, qui devra trancher le litige entre ses fonctionnaires et les élus municipaux.Il y a fort à parier que l'ancien grand argentier du Québec sera sensible a l'argument économique des villes.D'autant plus que son ministère avoue n'avoir aucune idée du coût de cette opération et que les municipalités se feront un plaisir de lui en faire une évaluation assez salée.Vincent Délia Noce relance sa guerre de ANDRÉ CÉDILOT ¦ L'ancien président de l'Association des services automobiles du Québec et député a la retraite, Vincent Délia Noce, repart en guerre contre les gouvernements et les pétrolières qu'il accuse « de recommencer à exploiter les consommateurs ».Lors d'une entrevue, hier, il s'est dit convaincu que la nouvelle taxe provinciale sur le carburant de 1,7 cent ( TPS et TVQ incluses ) en vigueur depuis le janvier pour supporter le financement du transport en commun dans la région de Montréal allait recréer le chaos des années 80.Comme cette hausse du prix de l'essence ne s'applique pas à l'ensemble du Québec, M.Délia Noce croit qu'elle va engendrer une compétition malsaine entre les détaillants touchés par la nouvelle taxe et ceux qui ne le sont pas.« On recrée, cette fois entre Québécois, les distorsions qui affligeaient les détaillants de l'Outaouais par rapport à ceux de l'Ontario, en 1982 », soutient M.Délia Noce, précisant que l'essence se vendait, hier, 61,1 cents le litre à Saint-Eustache et 58,5 dans la ville voisine de Mirabel.Même si la différence des prix n'est pas tellement grande, M.Délia Noce s'attend à ce que cette mesure, à plus ou moins long terme, ait des répercussions néfastes non seulement sur les stations-services des localités touchée par la surtaxe, mais sur les autres marchands aussi.« Souvent, en faisant le plein d'essence, les automobilistes font réparer leur véhicule, achètent des pièces et magasinent dans le voisinage, que ce soit simplement pour se procurer un journal ou des cigarettes », explique-t-il.Selon lui, en fixant la nouvelle taxe spéciale, le gouvernement québécois a ou- vert grande la porte aux pétrolières pour stabiliser les prix de l'essence et, du même coup, imposer en douce une augmentation encore plus importante \u2014 environ quatre cents \u2014 aux automobilistes.M.Délia Noce, qui dirige depuis peu une petite entreprise de consultant en marketing et communication, se demande ce qu'attendent les associations de défense des consommateurs ( APA, CAA, etc ) pour réagir.Pour montrer sa bonne foi, il se dit même prêt à présider, bénévolement, une table ronde pour faire le point sur la situation.La Cour supérieure confirme le congédiement d'un gérant de McDonald ».Mil ¦ L'ex-gérant d'un restaurant McDonald qui avait fait des attouchements sexuels à une employée, vient de voit: son congédiement confirmé par la Cour supérieure.Benjamin Ramchandran, qui était gérant du McDonald de la rue Beaumont.à Montréal, avait réussi à convaincre le Commissaire du travail )ac-quelin Couture que son congédiement était une sanction exagérée pour le geste qu'il avait commis.Même si Ramchandran ne voulait pas être réembauche par McDonald ( il a trouvé un autre emploi ), le commissaire Couture avait ordonné le versement de huit mois de salaire.Selon ce commissaire, une simple suspension aurait suffi.Le juge Anatole Lesyk, de la Cour supérieure, vient de donner raison à McDonald et a annulé la décision du commissaire, la qualifiant d'irrationnelle et de manifestement de-raisonnable.Ramchandran, qui avait été suspendu deux semaines en 1993 pour une « inconduite de nature sexuelle » aux dépens d'une employée de 17^ans.s'était retrouvé « par hasard » dans une discothèque du.centre-ville avec une autre employée, dans la nuit du 17 au 18 septembre 1994.Entre lh30 et 2h.la jeune employée, Lise, commence à éprouver des malaises.Elle a trop bu et a besoin d'air.Ramchandran l'accompagne derrière la discothèque.Sur le pa-lier, il commence à l'embrasser et à la caresser.Elle lui ordonne d'arrêter.11 touche néanmoins ses organes génitaux.Elle s'évanouit peu de temps après, et il l'abandonne à l'extérieur, pour aller retrouver un ami à qui if se vantera de ses attouchement*-.La jeune fille est retrouvée inconsciente à 2h44, à l'angle de Saint-Urbain et Sainte*Ca-therine.Elle n'a plus de souliers, pas de sous-véternen» v Elle est de toute évidence intoxiquée et a été malade.Urgences Santé la récupère.Vu ce nouvel écart de conduite envers une pmnjoy^e sous sa supervision, McDonald congédie Ramchandran.Il se plaint en vertu de la Loi sur les normes minimales du travail.Le Commissaire du travail Couture estime qu'effectivement Ramchandran a eu un comportement fautif.Il croit néanmoins que le jeune homme a commis une simple « erreur de jugement ».McDonald a demandé la révision judiciaire de cette décision, avec succès.Le juge Lesyk souligne qu'il n'es! pas raisonnable de parler d'une simple « erreur de jugement » dans le cas d'un homme qm abandonne, inconsciente, une jeune femme sous son autorite après avoir commis des attouchements.\u2022 La décision du commissaire est «clairement irrationnelle », écrit le juge Lesyk, selon qui l'attitude de Ramchandran \u20ac ressemble plutôt à une agression sexuelle et constitue non seulement une atteinte grossière à sa dignité et son irûre-gité physique, mais aussi une conduite hautement réprehen-sible mettant en péril sa sécurité ».Heures d'ouvertur Du jeudi 11 au samedi 20 janvier : de 11 h Le dimanche 21 janvier : de 11 h a 20 h Chaque jour, la billetterie formera ses guichets 2 heures avant la t«»rm«-ture du Salon.C0 'Po, Conce.\"A Prix des billets (toutes taxes incluses) Adultes : 9 S Etudiants, âge d or.groupes de 20 personnes et plus : 7 S Détenteurs de la carte Accus Montréal (du lundi au vendredi inclusivement) : 7 S Enfants de 0 a 12 ans accompagnes d'un adulte : 3 S Enfrnts de 6 ans et noms : gratuit ADMIR PRÉSENTÉ PAR RUST CHECK Le taxi du film Judge Dredd \" La voiture de police du film The Démolition Man.L'ambulance de la nouvelle télésérie québécoise Urgence, z primeur : le véhicule du film Two II by sea.z la célèbre auto de Simon Templar.z , véhicule du programme Bouledogue Bazar.Fabriqué sur mesure par : General Motors, Land Rover, Volkswagen et Volvo.RUSTV CHECK Déposez et coupon dûment complété au Salon International de l'Auto ou postez-le à : La Pressa Itée, C.P.11054, Suce, centra-ville, Montréal (Québec) H3C 4Z1 Les coupons postés à li Press* doivent être reçus au plus tard le 19 Janvier 1996.avant 17 h 59.Nom:.Adresse Ville: Code postai Tél.(rés.) i Âge :_ Tél.(bur.) Question d'habileté mathématique : 25 ?30 - 20 : le orage aura Heu a r 21 janvier a 20 h Les La Presse.Age rnéremun r du concours ou Salon Memattonel de rAuto de Montréal, le dimanche du concourt sont disponibles au Salon International de l'Auto de Montréal et 4 pour participer : 18 ans. LA PRESSE.MONTRÉAL.MARDI 9 JANVIER 1996 A5 Saint-Léonard s'apprête à modifier son tissu urbain Ces duplexes dans un quartier réservé aux bungalows changeront le paysage de Saint-Léonard.CLAUDE V MARSOLAIS ¦ Les citoyens de Saint-Léonard résidant dans sept secteurs de la ville sont appelés à entériner aujourd'hui et demain un nouveau règlement de zonage qui risque de changer radicalement le visage de cette municipalité à l'est et à l'ouest du boulevard Lacordai-re, au nord du boulevard Métropolitain, puisque les bungalows risquent d'être remplacés par des duplexes.Un Comité de sauvegarde du quartier a invité les personnes habilitées à voter dans les zones visées et contigués à s'opposer au projet de règlement en signant aujourd'hui le registre pour les trois zones situées à l'ouest du boulevard Lacordaire ( H07-11, H12-04 et H09-08 ), et demain pour les zones situées à l'est (HIO-29, H10-34, Hll-02 et H12-03).Deux porte-parole dé ce comité, MM.Iules Lauzon et André Laperrière, ont indiqué à La Presse que la valeur des bungalows dans le secteur de la coopérative risque de chuter en moyenne de 20 000$ en raison de ce changement de zonage.Quelque 1500 bungalows seraient en cause.« De plus, signalent-ils, l'alignement des nouveaux duplexes, pour lesquels le Service de l'urbanisme accepte une marge de recul de 20 pieds du trottoir, par MARC THIBODEAU ¦ Un homme de 48 ans a été abattu de plusieurs balles hier, vers 12h30, dans le stationnement souterrain d'un immeuble commercial situé au 350 de la rue de Louvain Ouest, dans le quartier Ahuntsic, à Montréal.Selon le lieutenant-détective Jean-François Martin, de la section des homicides de la police de la Communauté urbaine de Montréal, la victime, qui travaillait au stationnement comme laveur de voitures, s'affairait sur un véhicule lorsqu'elle a été prise pour cible par un ou des agresseurs, qui ont réussi à prendre la fuite.M/ Touché à la tète et à l'abdomen à plusieurs reprises, l'homme s'est effondré à quelques pas de la voiture, avant d'être découvert quelques instants plus tard par des occupants de l'immeuble alertes par les coups de feu.À l'arrivée des policiers et des ambulanciers, il était déjà mort.Les enquêteurs, avec l'aide des spécialistes de l'identité judiciaire, ont longuement étudié la scène du drame avant que la rapport aux bungalows construits beaucoup plus en profondeur, risque de défigurer complètement l'alignement du bâti urbain dans les zones concernées.» En fait, le nouveau règlement modifie la hauteur des constructions permises, de 23,3 pieds à 26,3 pieds.Le Comité de sauve- dépouille ensanglantée ne soit finalement retirée des lieux peu avant 17 h.La voiture que la victime nettoyait a été saisie temporairement afin d'être fouillée de fond en comble.Une démarche visant notamment à retrouver des projectiles « égarés » puisque la carroserie du côté gauche du véhicule, à proximité duquel le corps a été retrouvé, avait été perforée par une balle.Ce meurtre a pris de court les usagers du stationnement interrogés par La Presse, qui ont tous indiqué que l'homme assassiné était « affable et souriant » et n'avait jamais eu maille à partir avec personne.La police de la CUM a cependant dressé un tout autre portrait de l'individu en question, qui portait le pseudonyme de « Tony ».Le lieutenant Martin O An *±ffg%t »-.»-.,-i ,.,,.» I ., \u2022 r \u2022 /-» t « _ »\u2022 w i.w a t w * f \u2022 w \u2022 .\u2022 %» uw ¦ »\u2022 * a w a.i me, qui travaillait de toute apparence au stationnement depuis plus d'un an, avait été arrêtée à plusieurs reprises par le passé, notamment en 1994 pour voies de faits contre un agent de la paix et trafic de stupéfiants.Il aurait également été garde soutient que cela permettra de construire des triplexes mais la directrice du Service de l'urbanisme, Mme Marie-France Frigon, affirme qu'il ne pourra y avoir que deux logements par habitation.En 1991, une tentative de la Ville pour modifier le zonage s'était soldée par un échec alors reconnu coupable de plusieurs vols de moins de 5000 $.Le policier a indiqué que les circonstances du drame suggèrent qu'il s'agissait d'un règlement de compte en bonne et due forme.Il a précisé cependant que personne n'avait été témoin de l'agression, de sorte qu'il faudra attendre le dénouement de l'enquête avant d'être définitivement fixé à ce sujet.Ailan Tannenbaum, un usager du stationnement qui conversait régulièrement avec l'homme assassiné, a indiqué pour sa part que ce dernier était particulièrement nerveux hier matin.« Normalement, il était toujours enjoué et rigolard.Mais là, il avait l'air plutôt inquiet et répondait à peine lorsque je lui adressais la parole.l'ai trouvé cela curieux.Il m'a donné l'impression de craindre quelque chose », a-t-il indiqué.Les sergents-détectives Donald Barron et Denis Renaud, de la section des homicides, ont été chargés d'élucider le meurtre, qui constitue le premier à survenir sur le territoire de la CUM en 1996.que 650 propriétaires s'étaient objectés à la mesure.Cette année, profitant d'un amendement à la Loi sur les municipalités qui permet d'étendre la consultation aux électeurs des zones contigues en plus des secteurs visés, la Ville de Saint-Léonard entend ainsi faire adopter son règlement.Par exemple dans MARTMACACNON ¦ Adopté dans la controverse, le projet de construction des Villas Napper dans le secteur historique du Vieux-Longueuil est déjà « à vendre ».Le promoteur, Stéphane Chabot, a mis le terrain en vente juste avant les Fêtes, peu de temps après que le conseil municipal de Longueuil eut approuvé les plans pour la construction de deux cottages jumelés derrière la maison patrimoniale Napper située rue Saint-Charles.Le président de l'Associtation des résidants du Vieux-Longueuil, Yves Laplante, déplore que « le projet ait été présenté dans un but de spéculation, alors qu'il est aussi question de la préservation du patrimoine ».L'Association a adressé une lettre à la ministre de la Culture et des Communications, Louise Beaudoin, dans iaqueiie eue demande que l'on oblige la Ville de Longueuil à adopter un cadre de gestion du patrimoine, «c Après avoir dépensé des sommes faramineuses au nom du patrimoine, la Ville ne fait strictement rien pour le protéger », affirme M.Laplante.la zone 1107 16.il faudra la signature de 210 électeurs au lieu de 49 électeurs pour bloquer la mesure en ajoutant 161 électeurs de la zone contigue H07-11.Selon M.Iules Lauzon, il y a eu depuis cinq ans plusieurs dérogations au règlement existant qui limite la hauteur et l'écart permis avec la rue et les terrains à proximité.Toutefois, Mme Frigon, du Service de l'urbanisme, note que le zonage a déjà été modifié dans le passé pour permettre des constructions jusqu'à 23,3 pieds de hauteur.Cependant, Saint-Léonard ne dispose d'aucun règlement pour déterminer le choix des matériaux.C'est pourquoi on voit souvent de nouvelles constructions avec de la brique blanche alors que les anciennes habitations sont recouvertes de brique foncée.Le Comité de sauvegarde soutient que la Ville va perdre énormément d'argent en permettant la construction de duplexes puisque les propriétaires de bungalows refusent maintenant de rénover leur habitation.« Il faudrait que la Ville lance plutôt un programme d'habitation des bungalows afin d'augmenter la valeur foncière.La Ville a certainement perdu une trentaine de millions en rentrée de fonds depuis six ou sept ans », soutient M.Lauzon.Quant au promoteur du projet, Stéphane Chabot, qui est agent d'immeubles, il a expliqué que rien ne pouvait l'empêcher de vendre ce terrain et que l'acheteur éventuel devra respecter les plans déjà approuvés.« Si les résidants du Vieux-Longueuil sont si intéressés au patrimoine, ils n'ont qu'à m'offrir 110 000$ pour mon terrain et à payer les taxes pour le garder intact, a-t-il ajouté.Au nom de beaux principes, on ne peut empêcher une ville de se développer.C'est une tempête dans un verre d'eau.» À la Ville, le responsable des communications, Michel Saint-Laurent, affirme lui aussi que la vente du terrain ne change rien au plan déjà soumis.L'Association des résidants du Vieux-Longueuil s'était opposée énergiquement à la construction des cottages jumelés dont l'architecture, selon elle, ne répond noc Quv rfit2krpc Honc rr* is^tonr historique.M.Chabot explique que l'architecte qui a conçu les plans est le même que celui qui a été louange récemment par un représentant de la Société d'histoire pour la rénovation d'un autre immeuble rue Saint-Charles.Cuba libre e#est Carolina qui m'a signalé la chose.Nous étions dans un bar au fin fond de la province cubaine, en train de siroter un Cuba libre, un cocktail ironique de rhum communiste et de Coke américain, lorsque Carolina, une ravissante Chilienne de Montréal, a laissé tombé au beau milieu de la conversation : \u2014 T'as vu leurs dents ?\u2014 Pardon ?\u2014 T'as pas remarqué ?Ils ont tous encore leurs dents.(e n'avais rien remarqué sinon que les Cubains étaient généralement plus beaux, plus minces et moins luisants que les Mexicains.Pour ce qui est de leurs dents, mon étude sociologique s'était arrêtée pudiquement à la porte de leur sourire.Carolina elle, avait été plus perspicace que moi.Ce n'est pas étonnant.Avant d'émigrer et de joindre le rang des « méchants » ethniques de Montréal, Carolina a grandi dans le Chili d'AUende, le Chili des sympathies et des amitiés avec le peuple de Fidel.À l'école de Carolina, Fidel n'était pas présenté comme un vil communiste mais comme le directeur du Bureau central des Utopies.En matière d'égalité sociale, Fidel avait accompli ce qu'aucun pays au monde n'avait réussi, lui avait-on appris.Jusqu'à la semaine dernière et notre rencontre impromptue à Cayo Coco, Carolina croyait dur comme fer à la révolution de Fidel.Sa sortie sur les dents des Cubains, fut son entrée en matière.Car selon Carolina, il n'y avait pas de hasard au fait que les Cubains ne portaient pas de dentiers.C'était la preuve que l'État bienveillant s'occupait de leur hygiène dentaire.La preuve qu'en dépit de tout, ce pays pauvre, abandonné de tous, privé et puni par l'embargo américain, marchait mieux que nos sociétés divisées et dépourvues de justice sociale.Les Cubains étaient tous soignés et éduqués également.Ils ne semblaient pas crever de f«îrn et s'ils mnnnnaîpnt H«?ça- von ou de shampooing, ils pouvaient toujours se rabattre sur la beauté de la mer, la richesse de l'architecture ou les discours inspirants de Fidel.\u2014 Te rends-tu compte qu'il y a moins d'analphabètes sur toute l'île de Cuba que dans la banlieue de Laval.C'est quelque chose, ça, non ?Ces gens-là sont finalement plus libres que nous, soutenait Carolina avec son accent charmant.Du coup, le mou libre » m'a fait saliver.le me suis mise à scruter les dents des Cubains qui croisaient ma route à Caya Coco.Carolina avait raison.Leurs dents étaient impeccables.Pas un dentier à l'horizon.Personne qui ne ressemble ni de près ni de loin à un cousin de Michel Barrette.En plus d'avoir toutes leurs dents, les Cubains étaient propres, dignes et d'une grande discrétion, preuve irréfutable de leur intelligence.l'étais en train de succomber à l'utopie révolutionnaire lorsqu'un soir Carolina et son mari sont venus à la chambre prendre un Cuba libre, mais sans Coke cette fois.Us revenaient d'une expédition à Cie-go de Avila, la capitale « nationale » du coin, un bled perdu au milieu de nulle part.Carolina était atterrée.L'espace de quelques kilomètres à l'extérieur des murs de notre paradis fermé, elle avait été confrontée aux dérapages de l'utopie.Des enfants pâles, sales, rachitiques.grappes autour de la (eep comme des mouches.Des bâtiments délabrés, defenestres, pourris en dehors comme en dedans.Rien dans les restaurants, rien dans les magasins sinon des pancartes décolorées annonçant « ici vous trouverez l'essentiel pour votre enfant » sous un rayon de pots vides, et partout, partout, la même supplication suintant des regards des enfants et des femmes prêts à se donner pour un dollar américain.Dans les rues poussiéreuses et désolées de Ciego de Avila.Carolina a perdu la plupart de ses illusions.La dernière est tombée au bout de la ville, devant un hôpital aux allures de forteresse militaire.Le guide lui a expliqué qu'une fois par année, toute la population sans exception, faisait l'objet d'un examen de dépistage pour le sida.Une fois par an, un nouveau lot de séropositifs étaient envoyés de gré ou de force à l'hôpital au bout du village sans possibilité d'en sortir.Ce fut pour Carolina, la goutte qui fit déborder le vase.Oublie tout ce que je t'ai dit.m'a-t-elle soufflé en sirotant son rhum.Les Cubains ont peut-être encore toutes leurs dents mais c'est iout ce qu'ils ont / .ta neawMe gamme deimmUéaw&, DE NON U ne part toujours plus grande du marché de la haute fidélité est comblée par ce qu'il est convenu d'appeler des mini-chaînes.Les consommateurs apprécient avoir un appareil versatile, peu encombrant, abordable et qui offre une sonorité exceptionnelle.DENON s'est taillé une grande place dans cette catégorie grâce à son choix très complet de modèles, dotés de caractéristiques les plus recherchées.Une mini~cAaine ofùumtieà avantagea du tinéma-maisan D looo \u2022 Système Dolby Surround Pro-Loq k \u2022 115 watts de puissance totale \u2022 Double casstttt avec auto-inversion \u2022 Carrousel de 3 disques avec changeur automatique \u2022 S enceintes acoustiques (2 avants à 3 voies, lèu centre à 2 voies et 2 èrrièrts Surround à 2 voies) ibi &on d'une pumance iitifxe&&Uutnante 2x30 watts de puissance Double cassette avec auto-inversion Carrousel de 3 disques avec changeur automatique Circuit «Super Bass» dynamique Enceintes acoustiques à 3 voies vftui* cedex (e ïéaliôme Suvuuuui- 7 \\ i % - \u2014 D-800 Système Dolby Surround 65 watts de puissance totale Double cassette avec auto-inversion Carrousel de 3 disques avec changeur automatique Circuit «Super Bassi dynamique 4 enceintes acoustiques (2 avants à 3 voies ?2 arriéres à 2 voies) 1199' MONTRÉAL LONGUEUIL.TROIS RIVIÈRES OU ~ JOLIETTE SOREL 8390, rue St-Hubert 388-4777 1599, autoroute 440 ouest 681-7770 2203, chemin de Chambly 468-1993 5115 boul.Jean XXIII (819) 693-4755 404, rueSt-Viateur 759-6956 1815, rue Marie Victorin 7142-4511 L 8251, rue St-Hubert 385-1777 1533, autoroute 440 ouest 688-1001 2203, chemin de Chambly 468-1993 5115boul.JeanXXIII (819)693-4755 404, rueSt-Viateur 759-6956 1815, rue Marie Victorin 742-4511 Le froid a rendu très difficile le travail des secouristes du mont Washington Presse Canadienne TROIS-RIVIÈRES ¦ L'expédition à laquelle prenaient part quatre jeunes hommes de la région de Trois-Riviè-res au mont Washington, dans le New Hampshire, aura connu une fin tragique, vendredi après-midi.Alexandre Cassan, 19 ans, de Bécancour, est décédé après avoir été enseveli par une avalanche, alors que Paul Lachance.31 ans, de Trois-Rivières a été sérieusement blessé dans ce qui ne devait être qu'une randonnée.En matinée, les deux hommes avaient quitté le poste d'accueil de Pinkham Notch en compagnie de deux collègues, Martin Cossette.26 ans, de Cap-de-la-Madeleine, et jean-François Saint-Louis, 24 ans, de Trois-Rivières.Ils avaient choisi de gravir le mont Washington en empruntant un sentier.C'est Martin Cossette qui, épargné par l'avalanche, est descendu au relais de Hermit Lake afin de demander de l'aide.Des risques connus Selon Mme Rebecca Oreskes, du U.S.Forest Service, le quatuor avait été averti des risques d'avalanches.Les quatre randonneurs se seraient éloignés du sentier principal pour ensuite être balayés par un mur de neige.Le travail des secouristes a été rendu difficile en raison des conditions climatiques extrêmes.Le mercure marquait moins 30 degrés Celsius et des vents de plus de 150 km / h soufflaient dans ce secteur de la montagne, provoquant des tourbillons de neige qui obstruaient la vue des randonneurs.Selon Mme Oreskes, le décès d'Alexandre Cassan serait le premier à survenir dans cette région depuis 1982.Le mont Washington est le point culminant des Appalaches du nord-est, atteignant 1918 mètres (6288 pieds ) d'odtude.Un homme de 48 ans abattu dans le quartier Ahuntsic Le projet Villas Napper est déjà à vendre A6 w LA PKtSSI, HOWTRtAL, MAROt 9 JANVW»1996 Un groupe de Varennes s'attaque aux ordures d'Abidjan.Dans une série de reportages dont les dentiers paraîtront demain, notre Journaliste Real Pelletier, qui était en Afrique en novembre dernier, présente des Québécois et des Africains engagés dans le développement du continent noir.à Abêdjm*.Cê* d*t**r* m Un bon matin, Daniel Cha-gnon s'est amené à Quédo, dé* charge des ordures d'Abidjan, la pimpante métropole de la Côte d'Ivoire qui fait dans les trois millions d'habitants avec sa banlieue.Pendant deux semaines, raconte Jasmin Dancause, Daniel Chagnon, du groupe du même nom installé à Varennes, a examiné attentivement, patiemment le contenu des tonnes de détritus que déversaient sans arrêt de petits camions appartenant à une société française.On ne peut pas parler ici d'une opération constituant la fine fleur du merveilleux monde des affaires, mais la démarche se révélait pleine d'enseignements pour Daniel Chagnon.Elle lui révélait la nature très différente de la consommation africaine, par rapport à la consommation nord-américaine.Les Africains jettent beaucoup moins, entre autres, de contenants plastique légers et de boites de conserves vides, mais beaucoup plus d'épluchures, de restes alimentaires aqueux, lourds.Et cela avait un impact direct sur la conception même des boites dont il devait équiper ses camions pour rafler le marché de l'enlèvement des ordures ménagères à Abidjan.Ce qu'il a réussi d'ailleurs.Chagnon a ainsi appris qu'un coffre de camion de trois mètres cubes à Montréal emporte 350 kilos d'ordures mais qu'un CHAUNUN \\11 PHOTOS REAL PELLETIER.La Presse Jasmin Dancause.fondé de pouvoir du groupe Chagnon à Abidjan, a exploré l'art délicat de cueillir des ordures dans une métropole du tiers monde.- même coffre à Abidjan doit pouvoir supporter une tonne de restes de table.Ce qui veut dire le recours à un métal plus résistant, mais plus épais aussi parce que l'indice d'acidité des ordures d'Abidjan est beaucoup plus élevé, donc plus corrosif.Il fallait aussi des boîtes plus solides parce que, compte tenu de l'état de certaines routes \u2014 et compte tenu des habitudes de conduite pas très orthodoxes des chauffeurs ivoiriens \u2014 ces camions sont appelés à verser souvent sur le côté.C'est jasmin Dancause, fondé de pouvoir du groupe Chagnon à Abidjan, qui évoque ces faits.Ils expliquent une part du succès remporté par l'entreprise jusqu'ici : une centaine de puissants camions livrés à la société Ash pour l'enlèvement des ordures à Abidjan, en concurrence avec d'autres grands \u2014 américains entre autres \u2014 lors d'appels d'offres internationaux.Une centaine de mastodontes dont les prix de vente varient de 90 000$ à 175 000$.Et d'autres à venir.Sans compter qu'avec Abidjan, Chagnon s'est fait la main pour attaquer \u2014 et obtenir \u2014 un autre marché important en Afrique de l'Ouest, celui de Dakar, capitale du Sénégal.Parmi les difficultés rencontrées, il y a eu la formation du personnel.Chagnon avait dépêché Robert Coulombe sur place à cette fin.Coulombe avait formé toute une équipe de chauffeurs aguerris, mais la société africaine a des exigences qui font fi de pareilles initiatives.Après le départ de Coulombe, on a viré tous ces chauffeurs pour les remplacer par les frères, les cousins, les neveux et les amis des frères, des cousins et des neveux.S'en suivirent des cataclysmes routiers en cascades.On commence à peine, explique Jasmin Dancause, à comprendre l'importance de la formation des chauffeurs et la situation revient tranquillement à la normale.Mais même un chauffeur d'expérience ici cause plus d'accidents qu'il ne le devrait, et cela pour des raisons tout aussi africaines.C'est que, avec un salaire qui devrait faire vivre normalement un ménage à l'occidentale, la structure familiale africaine contraint souvent un chauffeur à entretenir une famille élargie de 12 à 20 personnes.Ce qui veut dire que notre chauffeur abidja-nais ne mangera souvent qu'une fois par jour, ce qui se révèle insuffisant pour accomplir correctement sa tâche.De la même manière, l'insuffisance de son revenu personnel, une fois servie la famille élargie, lui interdira de se procurer les médicaments nécessaires lors de la crise occasionnelle de palud, ce qui le contraindra à travailler quand même par 40 degrés de fièvre.Mais ces problèmes-là, c'est la société africaine elle-même sans doute qui devra apprendre à les résoudre.En faisant peut-être comme Daniel Chagnon et en s'asseyant un bon matin pour regarder attentivement comment les choses se passent.Si tant est, bien sûr, que cette même société africaine juge les camions du Groupe Chagnon pertinents à son développement.DEMAIN : Deux coopérants québécois parlent de leur travail en Afrique.et Sidibé Aminata Diarra à celles de Bamako La Presse è COTONOU, Bénin ¦ En quête d'emploi, Sidibé Aminata Diarra a décidé, un bon jour de 1991 et sur la foi il va sans dire de lectures occidentales à la mode, de s'attaquer au problème des ordures ménagères dans deux quartiers de Bamako, la capitale du Mali.Non seulement a-t-elle réussi à circonscrire le problème dans ces deux quartiers, mais depuis cette date, confie-t-e lie à La Presse au Forum francophone des affaires tenu récemment a Cotonou, une soixantaine d'entreprises s'inspirant de son modèle ont vu le jour à Bamako et ailleurs au Mali.Bamako ne compte que 140000 habitants, mais sa situation sahélienne en fait une capitale particulièrement éprouvée sous plusieurs rapports : l'alimentation, on s'en doute, mais aussi l'environnement et sa conséquence singulièrement directe ici, la santé publique.Or, un bon jour de 1991, cette informaticienne et deux connaissances, un contrôleur en douane sans emploi et un prof d'anglais sans plus de revenus, décident de se lancer en affaires, sur le terrain pour le moins glissant des ordures ménagères.L'Afrique incidemment regorge de diplômés universitaires sans emploi ou mutés en itinérants : on retrouve des Maliens devenus marchands de pacotille dans les rues de Paris, des Zaïrois vi- vant du BS à Montréal, mais aussi des Béninois cherchant fortune à Abidjan, ou des Sénégalais tàtant du petit commerce à Cotonou.Une représentante de l'Organisation des nations unies pour le développement industriel ( ONUDI ) expliquera à La Presse qu'ils sont 100 000 talents africains de souche, diplômés universitaires, sans emploi, à hanter comme ça le grand continent noir après avoir fréquenté de grandes écoles d'Occident, de Paris à Berkeley, de Montréal à Moscou.Mais voilà une informaticienne malienne, un douanier et un prof d'anglais « raies », qui piongeni dans ies affaires ; dans les ordures ménagères.À Bamako cela fait double problème.D'abord nos énergumènes ne possèdent pas la « connaissance technologique » de ce type de dossier.Qu'à cela ne tienne : en un siècle où on peut apprendre à faire la bombe A sur Internet, on peut bien se familiariser rapidement avec le traitement des déchets à Bamako.Ensuite, il se trouve que la municipalité occupe déjà le champ fiscal de la cueillette des ordures ménagères.Sans livrer la marchandise \u2014 la cueillir en l'occurrence.Voici donc nos trois chevaliers en guerre contre les ordures ménagères dans deux quartiers de Bamako.Et voilà que ça marche.Avec, en prime sociale, la création de 25 emplois.Avec une population de pauvres et d'ultra-pauvres qui accepte de payer pour ça.Et ce n'est pas une affaire d'éboueurs bas de gamme : on fait, des ordures, du compostage qui enrichira une agriculture plutôt vascillante.Ensuite, on vide les fosses septiques.Enfin la petite entreprise privée de Mm* Diarra entreprend de construire ce qu'il y a de plus privé au monde, des toilettes publiques.On est, rappelons-le, en 1991.Et à Bamako.L'enfer urbain sahélien et son paradis concomitant.Une capitale d'opérette sur la route incertaine de Tombouctou et des contrées touareg.Le premier immeuble dépassant trois eta-g?s de la ville ne date que de 20 ans peine : l'hôtel de l'Amitié qu'inaugurait dans les années 70 l'Agence de coopération culturelle et technique des pays francophones ( ACCT ).l'y étais.Des moutons errant au pied de la tour broutaient les trois brins d'herbe homologués autour d'une piscine vide qui n'avait pas encore reçu son premier vacancier.Pour le reste, la ville n'est encore qu'un ramassis de petites maisons et de huttes abritant les exclus du désert envahissant.Sidibé Aminata Diarra, en 1991, défie le mauvais sort et décide que cette ville doit vivre.En commençant par la libérer de ses ordures.Et voici que sa recette fait recette.Une soixantaine d'entreprises d'éboueurs du type de celle qu'elle a créée fonctionnent aujourd'hui au Mali, dit-elle, avec 900 emplois à la clé.Sidibé Aminata Diarra, présidente de la société Séma-Sanya (assainissement et protection de l'environnement ).Objectif : faire des affaires en nettoyant Bamako, la capitale du Mali.Dans la foulée, voici qu'un industriel local y trouve aussi son compte.Il réclame du« groupe », cinq tonnes par mois de matières plastiques recyclables.Une nouvelle dimension du commerce des ordures ménagères apparaît, prometteuse en termes de revenus pour ces jeunes entreprises à caractère associatif.D'autant plus qu'il n'est pas facile de demander à des populations pauvres de payer pour l'enlèvement des ordures.Le groupe de Mme Diarra a d'ailleurs imaginé des « tarifs à rabais » pour les familles le plus démunies.L'initiative de Mme Diarra est d'autant moins banale qu'elle rejoint précisément la démarche souhaitée par la toute puissante Banque mondiale, doni le credo est bien connu : l'Etat, c'est caca.Même dans le secteur spécifique de l'enlèvement des ordures ménagères.Ce qui a permis incidemment à des Québécois comme le groupe Chagnon, de Varennes, et Degimi, de Montréal, de décrocher de lucratifs contrats d'enlèvement des ordures dans des villes comme Abidjan et Dakar.Quant à Mrac Diarra, ses projets ne s'arrêtent pas là.Tout comme on peut composter les ordures à des fins agricoles, les eaux usées peuvent servir aux mêmes fins plutôt que de les répandre dans le décor.Elle a appris, elle sait que la décantation de ces eaux donnent des boues utiles à cet effet.Elle attend les ingénieurs qui attaqueront le problème, et l'aide internationale qui permettra de donner forme au projet.Notre célèbre rosbif a un rival à Montréal : notre bifteck d'entrecôte NOTRE ARGENT DISPONIBLE Problèmes de liquidités?Prêt commercial seulement Confidentiel Finance Rapide Cia Lté* 342-4488 Si D'ENTRECOTE NOTRE ABLEDE , CRUDITES NOTRE PRIX LA SOCIÉTÉ D'ARTHRITE DONNEZ.une lueur d ESPOIR 1 800 335-6175 rennc feu.« Nous pensons que es membres d'équipage sont russes mais nous ignorons où ils sont et dans quel état », a déclaré un porte-parole de l'ambassade de Russie.L'appareil, selon les secouristes, ne transportait qu'une cargaison et n'avait, outre l'équipage, pas de passagers.Il ne s'est immobilisé qu'après avoir traversé la place sur une centaine de mètres.Il venait de décoller de l'aéroport de Ndolo.« La plupart des cadavres sont mutilés.L'avion continue actuellement à cracher du feu et des nuages de fumée noire », a raconté un journaliste.« Il y a des débris de la carcasse de l'avion éparpillés sur toute la place », ont déclaré des témoins.« L'appareil a tenté de décoller, mais il n'a quitté le sol que pendant quelques mètres, puis il a disparu et il y a eu une explosion », a expliqué le Zaïrois Go-thie Mukoka, qui se trouvait à l'aérodrome au moment du décollage.Des dizaines de personnes en pleurs se sont précipitées au marché à la recherche de parents ou d'amis.Selon un colonel de l'armée de l'air zaïroise.qui se trouvait également a l'aérodrome, l'appareil semblait en surcharge.Le mois dernier un avion de ligne Lockheed Electra, appartenant a une entreprise privée zaï roise, s'était écrasé en Angola, provoquant la mort de 141 personnes.Le ministre zaïrois des Transports avait alors laissé entendre que l'appareil était surchargé.Au moment de l'accident, l'association des pilotes du Zaïre s'était plainte des lacunes dans la réglementation de l'aviation civile dans le pays.Le réseau routier zaïrois est en ruines et les compagnies aérien nés se multiplient.Ainsi, l'avion est devenu le moyen de trans port le plus pratique dans ce vaste pays d'Afrique centrale.serviettes \u2022 parures e fenetres \u2022 matelas \\osljprix som i>ii:\\i i vbii s ï ^> - 789 $ vè*w de la c^ 789 rorda \u2022.- ^ ; 899 S valeur de la prn>f 560 $ 899 ielao- '^3 $ i368 r - y DE LA MODE MAISO!\\ IJSTF.DE MARIAGE CHESX CENTRt ROOOAND.VM 341-7S10 /¦m politique de pr' m mai Les Galerils Laval 081-9090 garantie service PROMENADKb DE LA CATHÉDRALE 282-9525 \u2022 domicile liste m.a r i a g \\L A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 9 JANVIER 1996 L'État chinois organise une visite de l'orphelinat de Shanghai Les autorités Interdisent aux Journalistes étrangers l'accès d'une autre Institution soupçonnée de maltraiter les enfants Aisociated Prrts : L'ex-directeur de l'orphelinat de Shanghai, Han weichang, pose avec des enfants.SHANGHAI ¦ Les autorités chinoises ont ouvert hier à des journalistes étrangers les portes d'un orphelinat de Shanghai afin de faire taire des accusations faisant état de la mort de nombreux enfants victimes de malnutrition.L'affaire est sur le point de prendre une tournure diplomatique avec la diffusion programmée à la télévision britannique d'un reportage sur le sujet.La Chine laisserait délibérément mourir de faim les petits pensionnaires de ses orphelinats, afin d'en réduire le nombre.L'accusation a été portée ce week-end par Human Rights Watch/Asie, une organisation internationale très active dans le domaine de la défense des droits de l'homme.Human Rights Watch/Asie fonde ses accusations sur des statistiques et des documents officiels, corroborés par les témoignages de médecins, de photographes ou par d'autres sources recueillies à travers le pays.L'illustration de ces pratiques est fournie dans un rapport par des informations très détaillées concernant un orphelinat de Shangai.Un ancien responsable de cette institution a sorti clandestinement les dossiers médicaux de 400 enfants décédés entre décembre 1988 et octobre 1992.Il apparaît que sur les 207 décès constatés entre novembre 1991 et octobre 1992, 47 pour cent sont dus à la malnutrition.Afin de démentir les accusations de Human Rights Watch/ Asie, le ministère chinois des Affaires étrangères a organisé hier une visite de l'établissement à l'attention des journalistes étrangers.S'ils ont trouvé des enfants apparemment bien nourris et en bonne santé, les journalistes semblent n'avoir pas été totalement convaincus par les explications officielles.Malnutrition planifiée L'ancien directeur de l'institut, Hang Weicheng, a démenti avoir eu connaissance de cas de malnutrition planifiée, d'enfants battus, violés ou envoyés dans des établissements psychiatriques lorsqu'ils osaient évoquer les mauvais traitements qu'ils subissaient.Il a également nié avoir détourné des dons en provenance de l'étranger.Les autorités chinoises, quant à elles, ont admis qu'en 1989, le taux de mortalité dans l'orphelinat avait atteint le chiffre record de 19 pour cent.Il aurait résulté de défaillances du système de chauffage pendant un hiver particulièrement rigoureux.Selon Human Rights Watch/ Asie, la situation de l'orphelinat s'est améliorée ces dernières années, nombre des bébés pensionnaires étant destinés à l'adoption dans des pays étrangers.Les nouveaux arrivants seraient tou- tefois transférés loin de Shanghai, dans un autre établissement où se commettraient à nouveau de mauvais traitements et que les journalistes n'ont pas été autorisés à visiter.À Pékin, le Conseil d'État sous l'autorité du premier ministre Li Peng a affirmé que les preuves réunies par l'association Human Rights Watch/Asie étaient sans fondement.Cette mise au point au plus haut niveau de l'État intervient alors que l'affaire risque d'envenimer les relations entre la Chine et la Grande-Bretagne.Le sujet fait en effet grand bruit en Angleterre depuis qu'a été annoncée pour aujourd'hui la diffusion sur d'un documentaire d'une heure intitulé Retour dans les chambres de la mort.La diffusion de ce reportage consacré aux orphelinats chinois doit avoir lieu le jour même où le secrétaire au Foreign Office Mal-corn Rifkind rencontre à Pékin les dirigeants chinois, parmi lesquels son homologue Qian Qi-chen.À Hong Kong, où il se trouvait hier, M.Rifkind a déclaré qu'il avait l'intention d'évoquer ce sujet auprès de ses interlocuteurs.Le voyage de M.Rifkind à Hong Kong, puis en Chine, est le premier en sa qualité de chef de la diplomatie britannique.II revêt un caractère important à un an du retour prévu de Hong Kong sous domination chinoise.00 m r #\u2022 a é 4 NOUVEAU NOUVEAU Ii k - M \u2022 - \\ \u20221 Abonnes de Dell Mobilité composez sans frais * Bref Le service InfoBref Bell Le téléphone le plus lu.Le quotidien le plus écouté! Service rapide GRATUIT* accessible 24 heures sur 24,7 jours par semaine, à l'aide d'un téléphone Touch-Tone**.Pour entendre le contenu de ces différentes rubriques, composez le 875-2355.Puis, au son de la voix, composez le code à trois chiffres correspondant à la rubrique choisie.Pour sortir rapidement de l'une de ces rubriques, faites le 33 puis, au son de la voix, appuyez sur le 9.Vous pourrez alors choisir une autre rubrique.\u2022 Dans la zone d'appel locale seulement.Nouvelles en bref__xgjr^g^.g La Une:.110 Qla^^^ Nouvelles locales: .120 XÏS^&fg^ Nouvelles sportives:.130 * Nouvelles économiques: .140 Nouvelles nationales et internationales:.150 Arts et spectacles:.160 En primeur :.170 Êditoriaux.210 y™ Question du jour.220 il Question sportive du jour.230 Commentaires aux chroniqueurs de La Presse_ Claude Picher.241 Réjean Tremblay.242 Info-Affaires\" Bell_ À surveiller cette semaine:.311 Causeries et conférences d'affaires: .321 Perfectionnement en gestion :.331 Finance et comptabilité :.341 Marketing, communication, vente et service à la clientèle :.351 Production, qualité, environnement et technologie:.361 Ressources humaines et formation :.371 Informatique:.381 Questions d'affaires Réponses d'affaires__ 5 choix de chroniques disponibles:.410 Résultats de la loterie_m ^3EJL 6/49: .411 igSgBp LottoSuper7: .412 1CW/ Sélect 42:.413 Banco: .414 La Quotidienne:.415 Bulletins météorologiques ^kJl d'Environnement Canada_ Région de Montréal : .421 Prévisions à long terme (Montréal) : .422 Estrie, Québec, Laurentides:.423 Villes canadiennes:.424 Villes américaines :.425 Produits et services de Bell.S20 ^ Téléconférence et vidéoconférence :.530 W * Services de La Presse_ Service des abonnements:.610 Annonces classées :.620 ^ Publicité: .630 *A Rédaction: .640 Information sur les concours :.650 Renseignements généraux:.660 r 3 INFOARTS Bell_ À surveiller cette semaine :.710 a-TjLf* Danse:.720 Musique et art lyrique : .730 Théâtre:.740 Variétés et humour :.750 Expositions et musées : .760 Service personnalisé (accès direct) : .770 La Presse Le sans-abri Robert Hoskins, qui terrorisait Madonna, est reconnu coupable d'après AP-PC LOS ANGELES ¦ Un sans-abri qui avait menacé de mort Madonna avant d'être blessé par balle par un garde du corps, en tentant de pénétrer dans sa propriété à Los Angeles, a été reconnu coupable hier d'avoir harcelé et terrorisé la chanteuse ei actrice.Après plus de quatre heures uv uviiuviuiaviif un jui j a itvuu nu coupable Robert Dewey Hoskins de cinq charges de harcèlement, agression et menaces.La sentence ( maximum 10 ans ) du condamné doit être prononcée le 8 février.Âgé de 38 ans, Hoskins est resté impassible à la lecture du verdict.La semaine dernière, Madonna ( née Louise Marie Ciccone ) avait, dans un témoignage donné avec réticence, raconté qu'elle craignait pour sa vie de- puis que Hoskins avait menacé de lui trancher la gorge.Puis le garde du corps a raconté qu'il avait blessé d'un coup de feu le prévenu, qui avait franchi le mur de la propriété, sauté dans la piscine et menacé de mort Madonna si elle refusait de l'épouser.Elle s'est dite profondément bouleversée de devoir se trouver face à son agresseur.« Le fait que l'homme qui a menacé ma vie soit assis en face de moi me perturbe.D'une façon, il a réussi à faire de ses fantasmes une réalité.le suis assise en face de lui et c'est ce qu'il voulait », a-t-elle précisé.Son secrétaire personnel avait entendu Hoskins dire qu'« il était là pour m'emmener avec lui, qu'il m'aimait et que, s'il ne pouvait pas m'avoir, il me trancherait la gorge d'une oreille à l'autre », a dit Madonna au tribunal.Ce n'est évidemment pas dans cette tenue de scène que Madonna a témoigné contre le sans-abri qui la harcelait.Vous tout pour lui ¦r- \" **' Nous aussi.Pour qu'il soit heureux.Pour qu'il ait confiance en lui.Pour qu'il trouve sa place dans la société des années 2000.Pour qu'il reçoive une éducation de qualité dans un environnement harmonieux.Pour qu'il comprenne et soit compris.\u2022 À partir de 1996, le Collège sera doté d'un complexe sportif ultra-moderne.\u2022 En 1996, il sera le seul à offrir une formation en français pour garçons seulement.\u2022 Possibilité d'obtenir des bourses d'études.Collège de Montréal Lb PREMIER C O L L È O E DE MONTRÉAL 1931, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3H 1E3 POLITIQUE LA PRESSE, MONTRÉAL.MARDI 9 JANVIER 1996 A11 Tobin se fait le champion d'un gouvernement central fort Le probable successeur de Clyde Wells pourrait ébranler le consensus en faveur d'un fédéralisme décentralisé CHANTAI.HÉBERT du bureau de Lu Prcw OTTA WA \u2022 ¦ Aspirant déclaré à la succession de Clyde Wells comme premier ministre de Terre-Neuve, le ministre fédéral des Pèches, Brian Tobin, n'a pas perdu une minute hier pour afficher des couleurs de champion tous azimuts d'un gouvernement central fort au Canada.À l'occasion du lancement de sa campagne au leaderhip.le ministre, dont toute la carrière politique jusqu'à présent s'est déroulée sur la scène fédérale, s'est vigoureusement insurgé contre l'idée de rendre le gouvernement fédéral moins puissant au profit des provinces pour rendre le Canada plus performant.« À ceux qui disent que la façon de résoudre nos problèmes d'unité canadienne consiste à donner plus de pouvoirs aux provinces, je dis : \"Vous êtes mieux d'y penser à deux fois\", a-t-il déclaré sans ambages.J'ai l'intention de défendre un gouvernement national fort », a-t-il promis.Au cours d'une entrevue subséquente au réseau RDI, M.Tobin a précisé sa volonté de voir Ottawa garder la maitrise-d'oeu-vre de l'ensemble de la politique sociale au Canada.«Sans un gouvernement national fort, c'est Lucien Bouchard qui aurait raison et nous ne serions qu'une série de petits états balkanisés », a-t-il soutenu.PHOTO PC Brian Tobin, qui apparaît sur la photo en compagnie de son épouse.Jodean.a officiellement lancé hier, à Terre-Neuve, sa campagne pour la succession de Clyde Wells.Avec de telles paroles, l'aspirant premier ministre ne pouvait pas signifier plus clairement qu'il n'entend pas simplement marcher sur les traces de Clyde Wells à la tête des affaires de sa province, mais également qu'il veut se tailler une place au moins équivalente dans le débat sur l'unité canadienne.L'arrivée d'un Brian Tobin armé de telles convictions à la table des provinces risque fort d'ébranler le consensus en faveur d'un fédéralisme plus décentralisé qui se dessine parmi les premiers ministres provinciaux.Au fil des difficultés budgétaires des dernières années et a la lumière de la situation politique au Québec, la notion d'un gouvernement central fort à Ottawa a perdu des plumes parmi les provinces et celle de la nécessite d'une vaste décentralisation s'est imposée.Les Ralph Klein en Alberta et Mike Marris en Ontario en particulier sont aux premiers rangs du mouvement pour exiger du gouvernement fédéral qu'il renonce à un nombre croissant de responsabilités et de pouvoirs au profit des provinces.D'autres premiers ministres identifiés au courant libéral, comme Frank McKenna du Nouveau-Brunswick, sont de la même école.Le Parti libéral du Québec, sous Daniel (ohnson, fonde dans ce mouvement de plus en plus généralise ses espoirs d'un renouvellement en profondeur du fédéralisme.Apparemment déterminé à nager à contre-courant tout au moins en matière de politique sociale, Brian Tobin pourrait-il faire à la génération actuelle de premiers ministres provinciaux ce que son prédécesseur Clyde Wells avait fait a ses homologues partisans de l'accord du lac Meech, c'est-à-dire canaliser contre eux l'important courant d'opinion canadien qui se méfie du projet de décentraliser davantage la fédération canadienne ?Chose certaine, il dispose d'atouts formidables pour inflé- chir l'orientation du fédérale me.Il jouit d'une cote de pop», laritc pancanadienne, qui découle en large partie de son rôle victorieux dans la guerre du flétan noir qui a opposé le Canada a l'Espagne, l'an dernier.II est a peu près assuré non seulement de succéder à peu près sans opposition a Clyde Wells mais d'obtenir facilement, le moment venu, un nouveau mandat pour le gouvernement qu'il dirigerait.A cet égard, sa situation s'apparente a celle de Lucien Bouchard au Québec dans la mesure ou sa popularité dépasse de plusieurs coudées celle de ses éventuels concurrents et adversaires politiques.Sa volonté de participer activement au débat sur l'unité ca nadienne s'inscrit dans la digne tradition des premiers ministres terre-neuviens.De Joey Small-wood a Clyde Wells, en passant par Brian Peckford, les premiers ministres de Terre-Neuve ont toujours occupe, sur la scène nationale, une place disproportionnée par rapport au poids de leurs provinces.Au cours du dernier quart de siècle par exemple, Terre-Neuve a joué un rôle beaucoup plus flamboyant a cet égard que la Nouvelle-Ecosse, laquelle est pourtant plus prospère et plus populeuse.Enfin, sa défense d'un gouvernement central fort est d'autant plus populaire dans sa province qu'elle dépend plus que toutes les autres de la péréquation pour survivre économiquement.Jean Rochon reporte son projet de fusion des conseils d'hôpitaux et de CLSC : DENIS LESSARD du bureau de\\jk Prrvsf QUÉBEC ¦ Devant les inquiétudes manifestées dans le réseau de la santé et des affaires sociales, le ministre Jean Rochon a décidé de reporter son projet de loi 116, qui devait lui permettre de fusionner des conseils d'administration d'hôpitaux et de CLSC.Au sein du gouvernement, on a confirmé hier le retrait du projet de loi.Pour Pierre Marsan, critique du Parti libéral en matière de santé, en battant en retraite le gouvernement montre l'improvisation qui a marqué l'ensemble de la réforme du ministre Rochon.«C'est encore une preuve qu'ils agissent sans écouter les gens au préalable », dira le député de Marquette, un ancien directeur d'hôpital.Au gouvernement on indique que déjà la « reconfiguration » du réseau impose des changements importants qui prendront du temps il être assimilés.Surtout, le projet de loi 116 avait soulevé des inquiétudes d'un niveau imprévu dans le secteur social \u2014 dans les CLSC.Le retrait du projet explique la décision de Québec de ne tout simplement pas convoquer les audiences publiques \u2014 une commission parlementaire élargie \u2014 qui étaient prévues pour la fin janvier.RIEN À PAYER AVANT m à àumï p«j* nuit occ rJOVJbk- HÔTEL \u2022 Chambre de catégorie supérieure incluant 1.2 ou 3 repas \u2022 Salle de reunion \u2022 Stationnement inteneur \u2022 Deux services de cafe par jour \u2022 Equipement audio-visuel de base \u2022 Frais de service M.HH tir Activités èrHtttl: ialfe d'exercices, terrains dt squaib.p ba»n tourbillon, massotherapie et centre * Mairoir-Sante - e Saïnt-oauveur 24o Chemin du Lac Miltette S*int-S*uvrur-ctevMoms «Québec | )OR IRO Tel 514.227-1811 Tctec.227 8512 1 800 361-0505 o \u2014- riT~~O-INTÉRÊT.O-PAIEWIEIMT PLUSIEURS TÉLÉVISEURS 27\" A 33 EN BAS DU PRIX COÛTANT! 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