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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1996-01-12, Collections de BAnQ.

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[" CAHIF.R Lm Proano Montréal.vendredi 12 janvier 1996 litique Éditorial Opinions Arts et spectacles i - > ¦ r.p p ' v' | L'EXPRESS POLITIQUE UN ULTIMATUM À BOUCHARD ¦ Le Parti réformiste lance un ultimatum à Lucien Bouchard : il doit annoncer ce matin qu'il démissionne de son poste à la Chambre des communes sinon.« attention », a menacé, hier, le leader parlementaire réformiste, Ray Speaker.Celui-ci ne précise pas la nature de ses menaces, niais il a soutenu dans un communiqué que les Canadiens en ont assez, et il craint une reaction « viscérale ».« Apprendre que M.Bouchard a l'intention de continuer a recevoir un salaire du gouvernement tout en étant premier ministre du Québec serait trop pour les contribuables.le crois qu'ils ne pourraient pas le supporter.» Selon M.Speaker, le moment est venu pour M.Bouchard de laisser son poste de député fédéral.« Il n'a aucune excuse.Il ne peut pas continuer à cumuler deux fonctions », a-t-il explique: D'après PC FRAGASSO S'EN VA ¦ Le gouvernement Parizeau a obtenu le départ du président du Palais des congrès, Bruno Fragasso.M.Fragasso avait été nommé pour cinq ans en 1994, et tirera sa révérence avec huit mois de salaire.Tous les hauts fonctionnaires qui quittent leur poste avant la fin de leur mandat ont automatiquement droit a six mois.Ce départ laisse la voie libre â la nomination de François Lebrun, l'ancien président de la SI)! sous le gouvernement Lévesque, une décision qui devrait être confirmée au cours de janvier.Denis Lessard UN CIRCUIT COURT ¦ Nommé négociateur auprès des Expos par la direction de la Régie des installations olympiques, l'avocat lean-Francois Giroux a vu son mandat se terminer plus rapidement que prévu.En fait, tout s'est terminé avec son rapport sur l'état de la situation, tant les positions semblent irréconciliables entre le club et la direction de la RIO, explique-t-on.Me Giroux est le fils d'un ancien dirigeant d'Hydro-Québec que connaissait bien la ministre du Tourisme, Rita Dionne-Marsolais.Il participait aussi aux événements bénéfices de l'association péquiste de Rosemont, mais dans l'entourage de la ministre, on soutient qu'il n'a pas collaboré à l'organisation d'un rassemblement peu avant les Fêtes.Denis Lessard DEUX RÉSERVES ÉCOLOGIQUES ¦ Le ministre de l'Environnement et de la Faune, lacques Brassard, a annoncé hier la création de deux nouvelles réserves écologiques.Il s'agit des réserves écologiques de Pointe-Platon, située sur la rive sud du Saint-Laurent, à Sainte-Croix de Lotbinière, et du Boisc-des-Muir, située dans le canton de Hinchinbrookc, à cinq kilomètres de Huntingdon, en Montérégie.Premier milieu riverain du fleuve Saint-Laurent à recevoir une protection intégrale, la réserve écologique de Pointe-Platon fait partie d'une ancienne seigneurie devenue propriété gouvernementale en 1964, le Domaine Joly de Lotbinière, site patrimonial accessible au public.La reserve écologique du Boisé-des-Muir couvre 12 hectares et a appartenu à la famille Muir depuis la colonisation de la région dans les années 1820 jusqu'au début des années 1990.Le ministère de l'Environnement et de la Faune en a fait l'acquisition en 1994.La famille Muir n'a pour ainsi dire jamais exploite cette forêt dont les plus vieux arbres ont environ 300 Presse Canadienne AIRBUS : PERQUISITION EN BAVIÈRE ¦ À la recherche de documents relatifs à la vente d'appareils Airbus â Air Canada en 1988, la police a effectué une perquisition dans le domicile du fils de l'ancien gouverneur de l'État de Bavière, en Allemagne.Cette affaire, qui est devenue l'Affaire Airbus, implique l'ex-premier ministre Brian Mulroney qui a intenté une poursuite contre la GRC et le ministère de la justice du Canada.Le procureur de l'État, loerg Hillinger, a expliqué que la perquisition menée dans la maison de Max Strauss à Munich était reliée â l'enquête sur l'homme d'affaires Karlheinz Schrciber et relative à la vente des Airbus.Le domicile a été fouillé parce que M.Strauss est un ami intime de M.Schrciber, a déclaré le procureur hier.Presse Canadienne OBSÈQUES DE L'EXSÉNATEUR LEBLANC ¦ Les obsèques de l'ancien sénateur libéral Fernand Leblanc auront lieu aujourd'hui à Montréal.M.Leblanc est décédé lundi à l'âge de 78 ans.11 a ete députe libéral de la circonsciption de Laurier, de 1964 à 1979.Avant de se consacrer à la politique fédérale, il a ete conseiller municipal au village de Saint-Hippolytc, dans les Laurentides.Presse Canadienne Bouchard est le chef du PO PIERRE APRIL de la Presse Canadienne Ql ÉBEC n devenant, aujourd'hui, chef du Parti québécois et premier ministre du Québec le 29 janvier, Lucien Bouchard confirmera une tendance marquée au cours des dernières années dans le monde politique québécois et canadien : il aura été élu sans opposition.Tout comme ce fut le cas pour son prédécesseur Jacques Parizeau et pour Daniel Johnson, consacré chef et premier ministre désigné en décembre 1993, personne n'a voulu tenter sa chance contre celui qui, avant même de poser officiellement sa candidature, était déjà considéré comme l'homme de la situation.Dans les rangs du PQ, on considérait l'actuel vice-premier ministre, Bernard Landry, ou sa collègue des Finances, Pauline Marois, comme des héritiers naturels.Ils n'ont cependant pas tardé â annoncer qu'ils laissaient toute la place au chef du Bloc québécois dès que M.Parizeau a annoncé son intention de passer le flambeau, le 31 octobre.Faute de véritable débat d'idées qu'une course entraîne inévitablement, le nouveau chef aura donc toute la latitude nécessaire pour soumettre les siennes à une équipe qui a déjà amorcé le virage d'une souveraineté assortie d'un partenariat avec le Canada.La dernière course au leadership vé- cue au PO s'est tenue en 1985.Elle avait, dès le premier tour d'un scrutin au suffrage universel des membres, et de façon décisive, porte au pouvoir Pierre Marc lohnson et sa thèse de l'affirmation nationale au détriment de la souveraineté.Les adversaires défaits de M.lohnson étaient Jean Garon, Pauline Marois ( tous deux ministres dans le gouvernement Parizeau), Francine Lalonde ( député bloquistc à Ottawa et candidate à la succession de M.Bouchard ) et Guy Bertrand ( devenu depuis peu un pourfendeur acharné de la thèse souverainiste ).Le virage Johnson a fait long feu.Le 2 décembre 1985, le Parti libéral de Robert Bourassa, qui effectuait un retour, renvoyait le PQ dans l'opposition et son chef à la vie privée.La dernière course au leadership péquiste suivait un profond déchirement au sein du parti alors que son président fondateur et premier ministre, René Lévesque, acceptait « le beau risque » ou un éventuel renouvellement du fédéralisme proposé par le nouveau chef du gouvernement canadien, le conservateur Brian Mulroney.Il appert, selon le professeur de sciences politiques de l'université Laval Guy Laforest, que la situation politique et économique actuelle au Québec fait en sorte « qu'on ne se bouscule plus au portillon pour assumer la succession des chefs politiques ».« Au départ, a-t-il expliqué, on est une société doublement impuissante : on est incapable de modifier le systè- me fédéral et d'en sortir.On est en voie d'appauvrissement, de désindus-trialisation, avec un système d'éducation bloque.« Quant on constate cela, poursuit M.Laforest, ce n'est pas surprenant qu'on ne se précipite pas pour assumer ces successions.' La Canada n'échappe pas au phénomène.Ilya sept jours, à la suite de suite à l'annonce du départ du premier ministre Clyde Wells, une autre consécration s'est matérialisée lorsque les dirigeants libéraux de Terre-Neuve ont offert la direction de leur province et de leur parti au populaire ministre fédéral Brian Tobin.En Colombie-Britannique, les néodé-niocrates s'apprêtent à remplacer le premier ministre MiLe Harcourt par Glen Clark, un autre leader que l'on dit charismatique.La consécration de M.Bouchard, a expliqué M.Laforest, « vient aussi du fait que le PQ est une formation politique malade, pris avec un problème de définition de l'identité québécoise qui a manqué à deux reprises ses rendez-vous avec la souveraineté ».« C'est pourquoi, l'arrivée de M.Bouchard, considéré comme le leader politique le plus charismatique au pays, semble providentielle.C'est ce qui va peut-être empêcher le PO de céder sa place comme un des deux principaux partis au Québec », a souligné le professeur.PHOTO PC Les drapeaux de la communauté francophone et du Québec étaient en berne, hier, devant l'Assemblée nationale, à la mémoire de lex-président de la France.François Mitterrand, dont les funérailles ont lieu hier matin, à Paris.À Paris, Parizeau tient à rendre hommage lui-même à Mitterrand MICHEL DOLBEC de la Presse Canadienne PARIS éme s'il est sur le point de quitter ses fonctions, le premier ministre Jacques Parizeau a tenu à venir rendre hommage lui-même à l'ex-prési-dent François Mitterrand hier, à Paris, pour lui dire « merci d'avoir laissé sa porte ouverte aux souverainistes pendant 14 ans».Le ministre fédéral André Ouellet était là de son côté pour « exprimer la gratitude du gouvernement canadien envers M.Mitterrand, qui ne s'est jamais immiscé dans les affaires intérieures canadiennes ».Dans la vaste nef de la cathédrale Notre-Dame, au coeur de Paris, souverainistes et fédéralistes, perdus au milieu des grands de ce monde, venaient donc saluer la mémoire d'un «c ami ».Il ne faut pas voir de la « bisbille locale » cependant dans le fait que chaque camp revendique aujourd'hui l'amitié de rex-président, a noté Jacques Parizeau.Ce n'était pas le moindre talent de ce prince de l'ambiguïté en effet que de savoir gagner la confiance de clans rivaux.Les Cubains et les Ameri cailla le considéraient aussi comme un allié, a noté le premier ministre québécois É « )'ai une grande admiration pour la façon dont M.Mitterrand a réussi à être considéré par un si grand nombre de pays comme quelqu'un en qui on avait confiance, a expliqué M.Parizeau.Il y a des gens qui appartenaient à des clans complètement opposés mais qui avaient le même attachement quant au rôle qu'il a joué.» La règle vaut évidemment pour les fédéralistes canadiens et les indépendantistes québécois.François Mitterrand, on le sait, était généralement considéré comme un partisan de l'unité canadienne.Mais il savait aussi, a souligné M.Parizeau en citant de Gaulle, « que l'avenir dure longtemps et que tout peut arriver, que tout arrive ».« Dans le cas du Québec, je ne sais pas ce qu'il en pensait ( .) Mais je sais que si à partir de mon retour aux affaires en 1988 ( .).il ne m'avait pas gardé systématiquement sa porte ouverte à des moments essentiels et cruciaux, il y a bien des choses que je n'aurais pas pu faire.Aujourd'hui, je suis venu lui dire merci ».Même s'ils étaient très différents, l'ex-prcsident et l'ancien premier ministre canadien Brian Mulroney, on l'a souvent dit.étaient de proches amis Le chef péquiste possède de son côté 1 une culture et un petit côté IIIe République ( façon radical-socialiste ) qui auraient pu plaire à l'occupant de l'Elysée.Les deux hommes, pourtant, n'ont jamais développé de liens personnels.M.Parizeau, il est vrai, a « des rapports personnels avec si peu de gens ».« Ce n'est pas le genre de la maison », a-t-il admis en riant en conférence de presse.Aux yeux du premier ministre québécois, François Mitterrand était « une personnalité hors du commun, qui aura marqué la fin de ce siècle comme de Gaulle en a marque le milieu ».Le ministre canadien des Affaires étrangères a reconnu de son côté qu'il était « impressionné » par le personnage.« C'est un des deux ou trois plus grands chefs d'État que j'aie rencontrés», a expliqué M.Ouellet.qui pense que Pierre Trudeau est le seul qui puisse au Canada soutenir la comparaison.La délégation québécoise à l'office solennel célébré à la mémoire de M.Mitterrand à Notre-Dame était formée de M.Parizeau, de la ministre de la Culture Louise Beaudoin et du Délègue général Claude Roquet.Le Canada était représenté par le gouverneur général, Roméo LeBlanc.les ministres Sheila Copps et André Ouellet et l'ambassadeur Benoit Bouchard.Parcours politique ¦ 20 juin 1988: élu pour la première fois à la Chambre des communes comme député de Lac-Saint-Jean ¦ 22 mai 1990: démissionne du gouvernement Mulroney ¦ 15 juin 1991 : assemblée de fondation du Bloc québécois ¦ 25 octobre 1993: le Bloc fait élire 54 députés et devient l'opposition officielle ¦ 20 novembre: Lucien Bouchard démissionne de son poste de chef du Bloc québécois ¦ 22 décembre: il dépose officiellement son bulletin de candidature au poste de président du Parti québécois ¦ 11 janvier 1996: fin de la période de mise en candidature f' Y i r Source: PC Fabienne Sallin - (PC) Cilles Duceppe sera le chef intérimaire du Bloc MANON CORMELL 1ER de la Presse Canadienne OTTA \\\\A Alors que l'arrivée de Lucien Bouchard â la présidence du Parti québécois monopolise l'atteo-tion, la course à la direction du Bloc québécois et la préparation de la transition à Ottawa se poursuivent de façon discrète.M.Bouchard a choisi le députe de Laurier-Sainte-Marie, Gilles Duceppe, pour agir comme chef intérimaire, a appris la Presse Canadienne.Cette décision devrait être confirm.é lundi prochain, lors de la reunion du comité de direction du parti.M.Duceppe souhaitait se lancer dans la course à la direction mais l'opposition très vive de quelques députés et la division que cela risquait de provoquer au sein du caueus l'ont fait reculer.Son retrait a suscite un mouvement en faveur du leader parlementaire, Michel Gauthier.Députe de Roberval, M.Gauthier est devenu le favori.11 jouirait de l'appui de 38 des 52 députés bloquistes, a précisé son équipe.Sa seule opposante, la députée de Mercier, Francine Lalonde.compte, depuis hier sur le soutien de dix de ses collègues.En effet, la députée de Laval-Est.Maud Debien, a annonce par voie de communique hier après-midi qu'elle se rangeait derrière, Mme Lalonde.Trois députés n'ont pas encore manifesté publiquement leur posi tion.Il s'agit de François LangloK.de Louis Plamondon et de Benoit Tremblay.Selon un adjoint de M.Gauthier, son patron aurait aussi l'appui de la majorité des présidents d'associations et des présidents des commis^ sions du parti.Députés et présidents procéderont au choix du chef lors* d'une réunion du conseil général du parti, le 17 février prochain.Au total, 167 personnes y auront le droit de vote.Malgré l'avance prise par M.Gauthier, Mme Debien a choisi d'appuyer Mme Lalonde afin de favoriser un débat d'idées et de donner aux femmes « un rôle politique conforme à leur importance ».La députée lavaloise a souligné que Mme Lalonde avait nu gagner la.confiance de ses collègues et « développer une façon toute personnelle de les mobiliser autour d'objectifs rassembleurs, centres sur la lutte pour l'emploi et contre la pauvreté et, plus généralement, sur les grands idéaux démocratiques ».Depuis son entrée dans la course.Mme Lalonde a insiste sur la nécessite de débattre des futures orientations du Bloc, une fois Lucien Bouchard parti.Pour l'instant, aucune assemblée contradictoire n'a eie organisée a cette fin.De toute façon, les candidats auront peu de temps pour faire campagne car les travaux parlementaires doivent reprendre le ^ février et un caueus préparatoire les accaparera pendant deux jours, les 29 et \"50 janvier prochain.Autres informations, page 610 e B 2 LA PRESSE.MONTREAL.VENDRED112 JANVIER 1996 ÉDITORIAL Paul Desmarais Roger D.Landry président du conseil président d'administration et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Marcher pour manger « Le gouvernement du Québec a finalement décidé de resserrer les contrôles à l'égard des jeunes bénéficiaires de laide sociale.Dès le mois prochain, les assistés sociaux de moins de 30 ans qui refusent de participer aux mesures d'« employa-bilité » devront se déplacer à chaque mois pour aller chercher leur chèque.Il serait bien étonnant que cette mesure suscite beaucoup d'indignation.Par définition, ceux qui seront touchés sont jeunes, en santé et disposent de temps libre.Et si l'obligation de rencontrer un fonctionnaire limite certains abus et facilite la réorientation d'une partie de cette clientèle, notamment vers l'école, ce sera une bonne chose pour la société dans E^m son ensemble et surtout pour les principaux interesses.Chaque jeune que Ion pourrait re-tirer des griffes de laide sociale est un jeune sauve Cela étant dit, ce n'est pas cette mesure qui, en soi, suscitera des réticences, mais plutôt ce qu'elle annonce.Il est en effet assez clair que.d'une volte-face à l'autre, le gouvernement Pa-rizeau s'apprête à modifier de façon significative les règles du jeu de laide sociale, sans que l'on puisse savoir où il s'en va.c est la menace de ces changements, dont on ne connaît ni les fondements ni la teneur, qui inquiète.On nage en effet dans l'incohérence.N'oublions pas que la première décision de la ministre de la Sécurité du revenu.Mme Jeanne Blackbum, lorsqu'elle est entrée en fonction, a Justement consisté à mettre fin à la pratique consistant à forcer certains bénéficiaires à venir chercher leur chèque.N'oublions pas non plus qu'il y a à peine deux mois, la même ministre jurait que son gouvernement n'avait absolument pas l'intention d'instaurer des mesures spécifiques pour les jeunes.Ce climat d'improvisation est d'autant plus palpable que Québec, qui a formé un comité sur une réforme de l'aide sociale, présidé par Pierre Fortin et Camil Bouchard, agit à la pièce avant d'avoir pris connaissance de ses recommandations, attendues pour le mois de mars.Les mesures à la pièce de Mme Blackbum soulèvent des questions essentielles pour une réforme en profondeur de l'aide sociale.Au-delà des énormes problèmes économiques et sociaux dont il faut tenir compte dans le cadre dune réforme, comme l'absence d'emplois, les effets pervers d'un régime qui n'incite pas au travail, l'Insuffisance et l'inefficacité des programmes de réinsertion, se posent aussi d'importantes questions d'ordre moral que la ministre a esquivées.La première de ces questions, c'est le traitement à deux vitesses que l'on réserve aux jeunes bénéficiaires.Est-Il normal que les moins de trente ans soient traités différemment des clients plus âgés ?C'est déjà une pratique bien enracinée puisque, depuis longtemps, les jeunes reçoivent des prestations moins élevées.Mais surtout, nous vivons dans une société qui ne traite pas les jeunes comme les adultes.Les jeunes, que ce soit à la mai- son, aux études ou en milieu de travail, sont généralement soumis à des contraintes particulières, des évaluations et un encadrement, que ce soit l'autorité parentale, les examens ou tous les régimes de probation et d'apprentissage au travail.Dans un cadre où on veut éviter de « ghettoïser » les jeunes assistés sociaux, il est souhaitable qu'ils soient eux aussi soumis à un régime de surveillance et d'encadrement plus serré que celui que l'on réserve aux adultes.Cela est non seulement défendable mais souhaitable, quand on sait que les jeunes qui échouent à l'aide sociale risquent d'y passer leur vie et quand on sait que, parce qu'ils sont plus Jeunes, il est plus facile de les libérer du boulet qu'ils traînent-presque tous : le décrochage scolaire.Mais il est également clair que les gestes de Mme Blackbum annoncent des resserrements plus globaux de l'aide sociale et que Ion se dirige vers un régime qui augmentera les contrôles, la pression sur les bénéficiaires et qui peut-être assortira les prestations de certaines obligations.La question que ces changements forcent à poser, c'est de.savoir si laide sociale est un droit inaliénable et inconditionnel ou si, au contraire, elle représente une sorte de contrat entre la société et les bénéficiaires.En échange de laide qu'ils reçoivent, les assistés sociaux ont-ils des devoirs et des obligations ?C'est là une question centrale qu'il faudra aborder tôt ou tard si on veut vraiment réformer un système qui coûte cher et qui va mal.Alain DUBUC L'islamisme turc Le parti islamiste Refah est sorti grand vainqueur des élections turques.Le président du pays a donc chargé son chef, M.Necmettin Erbakan, de former un gouvernement de coalition.Mais des deux partenaires possibles, l'un a refuse et l'autre subit d'importantes pressions pour faire de même.L'actuel premier ministre, Mme Tansu Ciller, chef du parti de la Juste voie, a déclaré qu'il est très difficile de coopérer pour des partis aussi différents.La Turquie a généralement su résoudre ce genre de problème en se référant à deux constantes de sa politique: la laïcité de l'État et les liens étroits avec l'Europe et l'Occident en général.En dépit de son appartenance géographique au Moyen-Orient, la Turquie est membre de l'OTAN, de l'OCDE et vient de signer un accord d'union douanière avec l'Union européenne.Or, le parti de M Erbakan doit son succès à la contestation de ces deux constantes traditionnelles.Il constate que la Turquie est un pays musulman et que l'Europe rejette les Turcs sans vergogne, quand cela fait son affaire.Tout cela est de l'eau au moulin de M.Erbakan, dont la carrière politique s'avère plus longue que son dévouement a la cajse religieuse.L'islamisme turc soulève deux craintes, toutes les deux susceptibles d'être exagérées.À l'étranger, on voit dans ce mouvement le début d'une révolution à l'iranienne ou d'une guerre civile comme en Algérie.En Turquie, on craint la fin de la république d'Ataturk et d'une Turquie tournée vers l'avenir.Or, les électeurs de M.Erbakan, qui sont moins d'un quart de la population, sont avant tout des paysans anatoliens, traditionnellement très religieux.S'ils se manifestent aussi dans les grandes villes, dont plusieurs ont maintenant des maires islamistes, c'est qu'ils ont été attirés par des emplois dans l'industrie.On retrouve donc, plus souvent que dans le passé, des gens profondément religieux chez les laissés pour compte de l'industrialisation et les habitants des bidonvilles.Le fanatisme est à peu près absent de l'islamisme turc.Il est surtout une opposition politique gênante pour les deux autres grands partis, qui ont tant bien que mal exercé le pouvoir, ces dernières années.Ce qui ne veut pas dire que le fanatisme ne pourrait pas se développer si cette opposition n'est pas prise très au sérieux.Frédéric WACNIÈRE TONTON \\/Of'j2 ci m DROfTS RÉSERVÉS La.boite aux lettres Daniel Paillé Anniversaire peu réjouissant ¦ La loi autorisant l'ouverture des commerces les soirs de semaine et le dimanche a trois ans.Cet anniversaire n'a pas de quoi ré-jouir les I 200 dépanneurs et les milliers d'autres boutiquiers québécois morts au champ de bataille à cause de cette récente loi de la concurrence folle, sept jours sur sept, conçue pour les gestionnaires des multinationales du commerce.Pas de quoi festoyer non plus I nsqu'on assiste a une baisse constante de la part du marché local dans les hats des commerçants de chez nous, qui traditionnellement s'approvisionnent auprès des manufacturiers locaux, au profit de nrçsses boites étrangères qui, elles, deviennent de véritables autoroutes pour écouler à bon compte des produits fabriqués ailleurs.La Loi 59 stipule qu'à compter de cette année l'exploitant d'un établissement commercial pourra congédier, suspendre ou déplacer une personne à son emploi qui refuse de travailler le dimanche ou entre 19 h et 21 h le lundi ou le mardi.Le dimanche devient ainsi une journée comme les autres pour les employés de commerce à la grande satisfaction des actionnaires de grandes surfaces.L'adoption de la loi permettant le travail le dimanche a donné le feu vert à l'envahissement du Québec par les méga-entreprises américaines : Club Price, Bureau en Gros, Wal-Mart, Win-ners, etc.Les plus petits commerçants d'ici, plus créateurs d'emplois, doivent maintenant rivaliser avec ces mastodontes d'outre-frontière, tout en concurrençant les nouveaux venus du plan Paillé subventionnés jusqu'à 50 000 $.Les 400 000 employés des commerces ont assisté impuissants à la dégradation de la qualité de leur vie sociale et familiale, depuis trois ans.La quasi-totalité d'entre eux étaient et sont toujours opposés au travail le dimanche, y compris les membres TUAC affiliés à la FTQ.Mais pour l'aristocratie syndicale qui, naturellement, ne travaille pas le dimanche, le membership se porte bien, en hausse de 5 % ; et il reste l'éventuelle possibilité de cotiser les employés de ces colossaux établissements étrangers.Tant pis si dans l'intérêt pécuniaire syndical, le Québec perd le contrôle de son commerce et de son industrie.Le combat remarquable mené par le Parti québécois, alors dans l'opposition, contre le travail le dimanche pour les employés de commerce, laissait croire à l'élimination instantanée de cette loi aussitôt le PQ porté au pouvoir.Ne fut-ce pas le cas pour le retrait du plafond de cotisation impose itl Fonds de solidarité de la FTQ ?Et pour les travailleurs de la construction affilies à 1% FTQ qui ont repris le con- trôle des travaux dans les immeubles de huit logements ou moins?Mais pour les employés de commerce, certains affiliés à la FTQ, rien.un silence syndical, une inaction gouvernementale bien suspecte ! Au Québec le pouvoir est syndical.Pour le faire bouger, faut-il que les travailleurs syndiqués du secteur commercial fassent la grève dans les paiements de leur taxe syndicale et que les patrons fassent de même pour les versements de la TPS et de la TVQ ?La seule pensée de calquer les heures d'ouverture des services gouvernementaux sur ceux des services commerciaux fait immédiatement sursauter nos bien-pensants syndicaux.Un jour viendra où les « pauvres » travailleurs du privé n'accepteront plus l'argument simpliste du « c'est pas pareil ».Jean-Claude L API ERRE libraire Verdun L'autre Montréal, celui de Mùhlstock ¦ Montréal accueille présentement une exposition majeure d'oeuvres de Louis Mùhlstock.Âgé de 91 ans et ayant amorcé sa formation artistique ici, en 1918, Mùhlstock ne cesse de peindre et de dessiner depuis lors.Initiative du Musée du Québec, cette exposition itinérante permet d'apprécier une oeuvre singulière encore trop méconnue.Alors que, dans les années 1930, la peinture conventionnelle et académique dominait les arts, Mùhlstock peignait inlassablement les sans-abri et les malades, les pauvres logis de Pointe-Saint-Charles et du centre-ville.11 représentait également la nature qui lui était accessible : le mont Royal ou encore les Laurentides.Engagé dans 1\"« art vivant », l'artiste sera membre fondateur de la Contempora-ry Art Society et militera pour la reconnaissance publique de l'art et des artistep.En 1935, Mùhlstock avait présente une exposition individuelle considérable à l'ancêtre du Musée des beaux-arts de Montréal ( MBAM ), la Art As sociation of Montréal.On se serait attendu que la présente exposition soit présentée au Musée des beaux-arts ou même au Musée d'art contemporain, mais c'est plutôt la Galerie d'art de l'université Concordia qui l'accueille.II faut remercier l'Université Concordia, mais on s'interroge sur l'attitude de nos institutions « muséales » face aux artistes d'ici.Le MBAM, tout particulièrement, a consacrébeaucoup d'énergie, ces dernières années, à faire voir des grandes oeuvres internationales et même récemment des automobiles.artistiques.Ce type d'expositions « blockbusters », selon l'expression du directeur de ce musée, peut avoir un sens en autant que les musées de Montréal aménagent aussi une place aux artistes d'ici.Mais, depuis quelques années, le Musée des beaux-arts ne semble retenir que des artistes « renommés » \u2014 laissant aux institutions périphériques ( centres culturels, maisons de la culture, galeries privées, etc.) le soin de s'occuper d'artistes qu'il estime probablement périphériques.(.) Dans le cas de Louis Mùhlstock, on s'explique d'autant plus mal l'attitude de MBAM que ce dernier recevra la grande exposition du « Groupe de sept », comprenant nombre d'oeuvres grandiloquentes et monumentales, présentant un Canada mythique et laissant peu de place à sa réalité sociale et urbaine.(.) Micheline LAPERRIÈRE Membre des Amis du Musée des beaux-arts Argent dépensé inutilement \u2022 ¦ Est-il utile de dépenser tout cet argent pour une histoire semblable ?L'avocat Guy Bertrand, amicalement appelé « le caméléon de la politiqu québécoise », se lance dans une interminable lutte avec le gouvernement afin de rendre inconstitutionnel un -nouveau référendum sur la souveraineté.Cet homme en toge a peut-être rame d'un Robin des bois, mais le bon.sens veut que de telles dépenses ces-\" sent.Un dossier pareil va demander' l'attention d'un grand nombre d'attaches politiques et de fonctionnaires qui seraient utiles à bien d'autres choses.Je ne parle pas ici de politique ou d'option partisane mais bien de simples contribuables qui en ont assez dé toute cette bouillabaisse préparée à même notre argent.Monsieur Bertrand, je présume que vous avez de bonnes intentions et que vous croyez fortement à votre idée, mais comprenez mon point de vue ; l'État coupe nos services, les taxes et nos impôts augmentent pendant que notre pouvoir d'achat s'effrite.Les ; centaines de milliers de dollars que le gouvernement va dépenser dans cette affaire viennent de nos poches.Il faut aujourd'hui bannir les dépenses qui sont dépourvues d'intérêt pour la so- 1 ciété.Or, la vôtre est une.stupide dépense dont nous nous passerions bien.\u2022 Daniel MORISSETTE Laprairic Un gros merci ! ¦ En ces temps de compressions budgétaires et de déshumanisation des soins, nous voudrions remercier très sincèrement toute l'équipe de soins de l'urgence et des soins intensifs de l'hôpital Charles-LeMoyne pour son professionnalisme et son dévouement à l'occasion de l'hospitalisation récente de notre père.Dans ces moments difficiles, nous étions soulagés de voir papa entouré d'une équipe efficace et attentionnée au mieux être de ses patients.Un gros merci du fond du coeur.Famille de }*an CORMIER LA PRESSE.MONTRÉAL.VENDRED112 JANVIER 1996 Opinions B3 Les communautés culturelles sont des otages de l'embrigadement anglo-canadien PIERRE DES JARDINS L'auteur est professeur de philosophie au Collège Montmorency.Il répond ici à M.Charles Taylor, dont l'opinion a paru en deux parties dans La Presse, les 21 et 22 novembre derniers.Il est déplorable de constater l'hypocrisie avec laquelle certains Anglo-Canadiens de Montréal utilisent les immigrants allophones en guise de bouclier pour contrer l'affirmation du fait québécois.Et c'est précisément ici, je pense, que se situe l'intervention de Charles Taylor.Sous des dehors savants et des considérations soi-disant philosophiques, celui-ci tente falla-cieusement de convaincre quiconque veut l'entendre, ( et ils sont nombreux, paraît-il, à McGill ), de l'ethno-phobie galopante dont serait porteur quasi intrinsèquement le peuple québécois.Il faut dire que, depuis la Révolution tranquille et les élans nationalistes qui s'ensuivirent, on a eu tendance, nous les Québécois francophones, peut-être trop fiers de nos quelques acquis, à occulter la réalité démographique du Québec au profit d'une vision unitaire de celle-ci.Ce qui est faux.Le Québec, faut-il le préciser, n'est pas composé d'un seul peuple mais bien de deux peuples distincts qui y cohabitent : les Anglos-Canadiens et les Québécois.Et, malgré qu'ils cohabitent sur la même ile, force est de constater que ces deux peuples restent étonnamment étrangers.Malgré des siècles de vie en apparence commune, nous en sommes toujours à deux grandes solitudes à Montréal : des Montréalais québécois et des Montréalais « canadians ».Vous nous dites dans votre article que vous voulez de la franchise, je suis d'accord avec vous, il est en effet plus que temps de mettre de côté notre sempiternelle « political correct-ness » afin de bien voir les choses en face en faisant un constat objectif de la situation qui a prévalu lors du référendum.Aussi, s'il est bête et lâche, j'en conviens entièrement avec vous, de s'en prendre aux immigrants, il est par contre tout à fait justifie de s'interroger sur le sens et la valeur du vote dèb Anglos-Canadiens de la it gion de Montréal.Nous prenons pour acquis que les anglophones forment une minorité au sein du Québec.La vérité est tout autre : il s'agit pratiquement d'une majorité par la puissance économique qu'ils détiennent depuis le soutien total et constant d'Ottawa.Avec un vote massif de plus de 96 % de voix anglophones en faveur du NON, on peut conclure que les anglophones de l'ouest de Montréal font exactement ' comme s'ils vivaient en Ontario et ne se sentaient aucunement solidaires ni de leur voisins francophones, ni de leur province.Supposons un instant que le OUI ait gagné.Si une contestation juridique de ce résultat avait été entreprise par Ottawa, comment pensez-vous, M.Taylor, que se seraient positionnés les anglophones de Montréal ?Du côté du OUI, par souci démocratique?Vous me permettrez d'en douter.D'ailleurs, selon un sondage, une bonne partie des anglophones de Montréal aurait, dans un tel cas, souhaité l'intervention de l'armée canadienne.Et l'on sait que beaucoup parmi eux considèrent Lucien Bouchard, notre futur premier ministre, comme un imposteur qui devrait être emprisonné.Ainsi M.Taylor, vous reprochez au peuple québécois de rechercher des causes extérieures et non intérieures à «son propre malheur».Là dessus.Ce n'est pas le vote des allophones qui a fait problême, le 30 octobre, c'est celui des anglophones de Montréal.vous avez bien raison : les causes ne sont pas extérieures mais bien intérieures, nous les côtoyons poliment et avec « tolérance » chaque jour.Vous nous vantez d'ailleurs les mérites de la « belle tolérance » des Québécois vis-à-vis des anglophones : ce compliment est délicat de votre part.Mais personnellement, j'ai le regret de vous dire que je n'appelle pas cela de la tolérance mais bien plutôt une bête résignation de colonisé devant son colonisateur.Malgré le fait que cette prospère « minorité canadienne » profite ici d'avantages et de privilèges uniques au monde, elle persiste en général à rejeter systématiquement du revers de la main tout ce qui est Québécois.( Heureusement, il y a des exceptions, surtout chez une certaine classe d'intellectuels.) On constate que cette communauté de l'ouest de Montréal ne s'implique en général pas dans la vie culturelle québécoise.« Nous »ie sommes pas Québécois, nous sommes des «Canadians» et nous le resterons », clament avec assurance et fierté les membres de cette riche communauté.Vous dites que le racisme existe au Québec comme partout ailleurs dans le monde.C'est bien de l'admettre et, en cela, vous êtes fidèle aux écrits remarquables d'Albert Memmi sur la question.Mais ce que vous ne dites pas, cependant, c'est que ce racisme s'exerce de la part de cette majorité minoritaire au Québec que constituent les Anglos-Canadiens.Et, à ce titre, contrairement à ce que vous affirmez dans votre article, le racisme des anglophones de l'ouest de Montréal envers les Québécois francophones est bien pire qu'ailleurs, puisqu'il s'exerce frauduleusement et insidieusement par des moyens économiques puissants à rencontre d'une majorité démographique aux velléités pourtant hautement démocratiques.|e crois qu'il faut donner au vote anglophone la valeur et la place relative qu'il possède, compte tenu de la place également relative dans laquelle les anglophones se situent eux-mêmes à l'intérieur du Québec.Pour autant qu'ils se considéreraient comme faisant partie du peuple québécois, le vote des anglophones, quel qu'il soit, serait tout à fait « normal » pour des gens de chez nous qui cohabitent avec nous.Mais voilà : ils ne cohabitent pas avec nous, ils habitent tout seuls, comme dans une bulle, un peu comme certains habitent en permanence à l'hôtel.Dans ce contexte, ce n'est pas le vote des immigrants allophones qui me semble anormal, mais bien celui de la communauté anglophone.L'ethnicité est une richesse incroyable pour tout peuple et, à ce chapitre, M.Taylor n'a pas de leçons à nous faire : nous ne sommes pas plus cons qu'ailleurs.Les Québécois savent déjà fort bien apprécier tout l'enrichissement culturel que constituent les diverses ethnies.Aussi, que l'on tente comme il le fait de se cacher derrière des analyses sur la supposée xénophobie québécoise pour masquer le colonialisme et le racisme dont furent et sont encore victimes aujourd'hui les Québécois francophones de la part de la communauté anglophone qu'il représente possède, à mon avis, quelque chose d'éminemment mesquin.Il est par exemple pour le moins étonnant qu'un universitaire reprenne sans nuance et sans sourciller l'argument le plus galvaudé de la presse anglophone : à ce que je sache, nous n'avons jamais demandé aux immigrants d'ici de se promener en chemises à carreaux ou en ceintures fléchées.Ce n'est là qu'une des nombreuses lubies véhiculées à pleines pages dans les journaux anglophones, ces temps-ci.Vous nous dites que vous partagez entièrement le point de vue des communautés culturelles : il n'y a rien de bien surprenant dans ce genre d'affirmation puisque, disons-le, ce que vous et votre communauté partagez avec eux, ce n'est pas vraiment leur point de vue, mais bien plutôt le clone du vôtre.Contrairement à ce que vous supposez, par exemple au sujet des immigrants, ce n'est aucunement une « mobilité plus grande » qu'ils recherchent, mais bien l'inverse : les immigrants ne viennent pas au Canada pour se promener sans cesse d'un bord a l'autre du pays, mais bien pour s'y installer et demeurer au même endroit le plus longtemps et le plus confortablement possible.Ce que vous identifiez faussement dans votre article comme étant ici un désir d'immigrant, à savoir le besoin de mobilité, n'est en fait qu'une projection des désirs de la communauté anglophone de Montréal, pour qui cette mobilité est essentielle au contact marchand avec le reste du Canada, pour conserver sa supériorité économique.( Business as usual.).Et s'il est certainement ridicule de la part de certains nationalistes québécois de s'en prendre au vote ethnique des immigrants allophones, ( et là-dessus, je suis d'accord avec vous : haro sur notre premier ministre Parizeau ), il n'en est pas moins vrai de dire que c'est l'attitude colonialiste qu'ont conservée les anglophones de l'ouest de Montréal qui a favorisé ce vent d'into- lérance envers les communautés culturelles devenues otages et prisonnières de l'embrigadement anglo-canadien.C'est en effet en manipulant honteusement les immigrants allophones, plus vulnérables et insécures que d'autres, et en brandissant en outre sans cesse auprès d'eux le spectre de la faillite économique que les Anglos-Canadiens vont vilement chercher auprès d'eux leurs plus féroces alliés politiques.Mais soyons le plus lucides possible : que le gouvernement du Québec ne fasse pas absolument tout ce qui est nécessaire pour intégrer les nouveaux arrivants à la communauté francophone est sûrement vrai ( bien que ses moyens soient limités par la constitution canadienne ).Mais que, d'autre part, le Canada anglais dirigé par Ottawa fasse aussi tout en son pouvoir pour contrer « l'effet québécois » auprès des immigrants est également vrai.Et il est malheureux dans tout cela que les anglophones d'ici, au lieu de dénoncer cette politique de « tirage de couverte » d'Ottawa, tentent d'en profiter en l'appuyant, et de plus, en la pratiquant eux-mêmes quotidiennement.Car ils ne se gênent pas pour transmettre aux nouveaux arrivants leur mépris envers le peuple québécois, en faisant auprès d'eux la promotion du modèle de l'unilinguis-me anglais.Combien d'Anglos-Canadiens de Montréal sont encore complètement unilingues anglais ?Des centaines.Pour ne pas dire des milliers.Face à un univers politique québécois qui se veut pourtant hyper-démocratique, un univers où de plus en plus les gens parlent, discutent, pèsent et soupèsent le pour et le contre de la souveraineté ou du nationalisme canadien, nous nous retrouvons toujours devant la même attitude intolérante, intransigeante et arrogante des anglophones d'ici ; cette attitude n'est pas autre chose qu'une fin totale de non-rece-voir qui se manifeste principalement par le refus absolu de reconnaître politiquement toute légitimité que ce soit au fait français québécois.Que les immigrants votent librement et comme ils l'entendent, c'est bien leur droit.Que les anglophones votent aussi comme ils l'entendent est également leur droit.Mais de grâce, qu'ils ne viennent pas nous faire la morale sur la place publique au nom de principes d'origine douteuse.Car si le modèle jacobin serait celui qui, selon vos déductions, M.Charles Taylor, inspirerait tant les Québécois francophones, dites-moi donc quel est celui qui inspire vos propos racistes et méprisants ?Celui du chic colonialisme à l'anglaise peut-être.?Dérive du nationalisme québécois MICHEL LEBEL L'auteur est processeur de droit public à l'Université du Québec a Montréal.Le groupe « Intellectuels pour la souveraineté » ( IPSO ) publiait dans La Presse du vendredi 15 décembre un article titré: «Quoi qu'on en dise, le nationalisme québécois n'est pas ethnique ».Il s'agissait d'un texte assez touffu ou on parlait notamment de nationalisme ethnique, territorial, civique, de minorités nationales ( Anglo-Québécois et francophones hors Québec ), de nations autochtones et de Québécois, etc.Ce texte m'amène à faire les commentaires suivants : 1 ) Il semble manifeste que les auteurs du texte sont très soucieux de rectitude politique.L'affirmation voulant que le nationalisme québécois puisse être en quelque façon ethnique est ostracisée.Si ces intellectuels idéologues rejettent ces mots, qu'en est-il dans les faits ?2 ) Comme c'est souvent le cas, le postulat idéologique est infirmé par la réalité.De fait le titre coiffant leur article est contredit par leur conclusion où ils affirment qu'il n'est pas question pour eux de formuler un projet plus « ras-sembleur » et que cette non-adhésion ( de la minorité anglophone et des allophones ) constitue une raison additionnelle pour proposer la souveraineté ».Et ils ajoutent que cette attitude de ces groupes n'est pas sur le point de changer.Il faudrait donc tout naturellement conclure que le projet souverainiste, pour réussir, devra compter sur les seules « vieilles souches ».Ce qu'affirmait M.Parizeau le 30 octobre, mais ce que ces intellectuels n'osent pas écrire.3 ) Le titre de l'article ne serait pas faux si ses auteurs n'assimilaient pas le nationalisme québécois au nationalisme souverainiste.Ceux-ci véhiculent implicitement l'idée que les souverainistes auraient le monopole du nationalisme au Québec.Ceci se révèle d'ailleurs dans le fait qu'il ne dise mot des 40% de francophones qui ont voté contre le projet souverainiste.Ces derniers seraient-ils « moins Québécois » parce qu'ils s'identifient à la fois au Québec et au Canada ?4 ) Le nationalisme souverainiste ne s'est jamais dit ethnique, mais démocratique et pluraliste.Mais il ne s'agit pas de le dire pour qu'il le soit.Comme le témoigne ce texte d'intellectuels, on sent depuis l'échec référendaire un certain durcissement des souverainistes à l'égard des anglophones et des allophones.M.Parizeau a ouvert le bal avec son indigne discours du 30 octobre.C'est ainsi qu'on accentue le nationalisme ethnique, en identifiant le bouc-émissaire tout en s'adressant aux seuls Québécois francophones pour qu'ils se rallient davantage à « la » cause.On se rapproche ainsi, sans le dire évidemment, d'un nationalisme purement ethnique.Telle est la bien triste realité.Politique : la nouvelle garde pareille à l'ancienne Les jeunes loups ne manifestent, à travers leurs attitudes, aucun changement de mentalité ÉRIC DUFRESNE, BRUNO LEMIEUX et CHARLES VINCENT Les trois auteurs, qui signent * Les fous du roi ».s'étaient fait remarquer, en août dernier, en interrompant un discours du chef libéral.Daniel Johnson, lors du congrès des jeunes libéraux.n récent sondage CROP sur la perception que l'ensemble des gouvernés ont de leurs gouvernants nous renseigne sur l'ampleur de la crise de confiance que vivent les citoyens envers leurs élites dirigeantes.On retient globalement de cette étude que c'est de ceux qui exercent un pouvoir sur l'organisation de la collectivité au sein des institutions étatiques que les Québécois se méfient le plus.Ce qui est de nature à inquiéter encore plus que ce faible taux de confiance populaire qu'obtiennent les actuels tenants du pouvoir, c'est que rien ne laisse entrevoir une quelconque innovation de la part de la nouvelle garde qui fourbit ses armes dans l'ombre de l'ancienne.En effet, les jeunes loups de la politique ne manifestent, à travers leurs attitudes, aucun changement de mentalité ; ils réclament simplement une part de pouvoir à la mesure de leurs ambitions et n'hésitent pas à s'attaquer à ceux qui les encadrent.Ces derniers doivent alors protéger leurs avants et leurs arrières, menacés qu'ils sont par les rigueurs du métier autant que par la jeune meute qui assiste au déclin de leur leadership et qui, très opportuniste, attend l'instant de les désavouer afin de prendre leur place.Ainsi, personne n'a été surpris d'apprendre, une semaine seulement après le référendum, que le chef de l'Action démocratique ne considérait déjà plus la souveraineté comme « incontournable ».Il est clairement ressorti, ce jour-là, que Mario Dumont ne s'était associé à l'équipe souverainiste que pour s'attirer une certaine reconnaissance politique.En clair : pour compter des points.Il ne faut cependant pas trop se surprendre de cet apparent changement de cap chez ce politicien qui n'a jamais considéré la souveraineté comme autre chose qu'un moyen de pression à exercer à l'endroit du Canada ( Le Devoir, 23 janvier 1995 ).Cette valse-hesitation rappelle les attitudes, de mémoire pas si lointaines, d'un ancien chef libéral.Comme quoi il est possible de voir que l'ère « bourassienne » n'est pas tout à fait révolue.Ceci expliquerait peut-être pourquoi le jeune chef de l'ADQ ne fait pas toujours l'unanimité autour de lui.La situation n'est guère plus encourageante du côté des membres des « ailes jeunesse » des vieux partis qui, lorsqu'ils osent prendre la parole, reprennent les idées toutes faites qui sont portées par l'air du temps.Par exemple, il est de bon ton, ces jours-ci, de remettre en cause le vide idéologique qui a servi d'argumentaire ( sic ) au camp du NON pendant la majeure partie de la campagne référendaire.La victoire à la Pyrrhus de l'option du statu-quo-et-peut-ètre-un-peu-plus-on-verra-après en a déconcerté plusieurs qui voudraient maintenant faire oublier leur propre couardise en détournant les regards accusateurs vers leur chef.Ces jeunes libéraux qui vont jusqu'à remettre en question le leadership de Daniel lohnson ( La Presse, 17 novembre 1995 ) sont ceux-là mêmes qui, en août dernier à leur congrès de Lennoxvil-le, s'enivraient à l'idée de ne rien proposer aux citoyens dans le débat référendaire afin d'éviter de se faire attaquer sur leur propre terrain.Us se trouvaient tellement malins de se limiter à attaquer l'option adverse que personne d'entre eux ne songea un instant que se jouait là un jeu bien dangereux pour la démocratie.Ces congressistes convaincus de la valeur de leur stratégie ( re-sic ) se souviennent-ils seulement des trois fous du roi qui ont interrompu le discours de leur chef pour lui demander pourquoi il avait peur de proposer un projet d'avenir à ses compatriotes ?Et maintenant qu'à leur tour ils contestent les attitudes de Daniel lohnson, les jeunes libéraux se souviennent-ils de s'être joints à lui pour railler les trois « bouffons » qui faisaient à leur place ce qu'ils auraient dû faire : questionner le chef de l'opposition afin qu'un véritable débat référendaire puisse s'amorcer ?L'arène politique ne semble pouvoir être autre chose \u2014 hélas ! \u2014 qu'un triste vaudeville de politiciens arrivistes imbus d'une « noble idée » des intérêts civiques présentés à des spectateurs stupéfaits.C'est en ce sens, pensons-nous, qu'il faut comprendre la scène où le chef de l'« aile jeunesse » du PLQ, Claude-Éric Gagné, casse du sucre sur le dos de Daniel lohnson.Pourquoi ce revirement perfide, sinon pour se faire du crédit aux dépens de M.lohnson qui n'a plus la cote d'amour.Claude-Éric Gagné et Mario Dumont : même combat ?Par ailleurs, il est inquiétant de constater que le référendum sur la souveraineté du Québec ait pu être tenu sans qu'un débat de fond sur la question n'ait préalablement permis de soupeser deux propositions claires et définitives.En fait, les tenants des deux camps \u2014 les vieux comme les jeunes \u2014 , cachés derrière leurs remparts respectifs du OUI et du NON, n'ont favorisé ni la réflexion, ni la discussion.Les « nonistes » n'ayant rien ( à ) proposé( er ?), se sont fait un plaisir de laisser retomber sur la partie adverse le fardeau d'une preuve ( essentiellement comptable ) quasi impossible à faire.Et ce fut une grave erreur de la part des leaders du OUI que de s'engager dans un tel discours de sourds à propos des coûts additionnels ou des économies qu'engendrerait la souveraineté.Mais n'oublions quand même pas que ceux qui avaient des intérêts exigeaient d'être ( r )assurés.Plutôt que de riposter aux gens du NON dans cette guerre de chiffres et de statistiques, les forces souverainistes auraient eu tout avantage à dire haut et fort de quel type de société elles rêvaient.Les vraies propositions ne sont venues que trop tard et.malheureusement, n'ont pas ete entendues.C'est lacques Parizeau qui.une fois les résultats du scrutin connus, a dit des choses Sui auraient dû être répandues par le camp du >UI dès les débuts de la campagne référendaire : que le Québec allait continuer à défendre ses valeurs sociales-démocrates en résistant au vent de droite qui souffle du Sud-Ouest.Ce sont sans doutes les paroles les plus substantielles qui aient été prononcées de toute l'aventure référendaire, mais ce sont plutôt ses déclarations controversées à propos « des forces de l'argent et du vote ethnique » qui ont défrayé la chronique.L'astuce, c'était donc ça ?Il y a trois malheurs que révèle toute cette aventure.Le premier, c'est qu'une fois de plus, nous avons affaire à une bourgeoisie inefficace qui s'incruste au pouvoir et qui se retranche prudemment.Le deuxième, c'est qu'elle tente de se reproduire en véhiculant le message qu'il est possible de bâtir sur du vide.Le dernier, et de loin le plus grand des trois malheurs, c'est que Sisyphe en est venu à avoir l'impression d'avancer en poussant son rocher ou en courant derrière lui pour se remettre à le pousser.Poteau ! _s_ B4 LA PRESSE.MONTREAL.VENDRED112 JANVIER 1996 ARTS ET SPECTACLES Télévision Jean coumoyer lorgne la mairie de Montréal LOUISE COUSINEAU Il est rare que trois ans avant les élections, un candidat annonce ses couleurs.L'animateur radio-phonique |ean Cournoyer, qui a déjà été ministre libéral, avoue qu'il sera candidat à la mairie de Montréal.Si l'actuel maire Pierre Bourque est incapable de remettre Montréal sur les rails d'ici la fin de son mandat.Il se confie ce soir a Robert Guy Scul-ly \u2014 RDI, 21 h 50 \u2014 et M.Scully est tellement enthousiaste qu'il confie en présentation que M.Cournoyer s'est déjà assure des appuis dans l'équipe de production de l'émission.Au cours de l'entrevue, Jean Cournoyer précise que le poste de maire de Montréal ne le tente pas vraiment.Mais qu'il aime Montréal, et que ce qu'il voit actuellement n'est pas correct.Sur le maire Bourque, M.Cournoyer déclare : « C'est une chose de faire affaire avec des plantes, autre chose de négocier avec les cols bleus.» Mais, ajoute-t-il.« il ne faut pas sacrer Bourque dehors s'il a appris comment faire d'ici la fin de son premier mandat ».Le noeud du problème de Montréal, d'expliquer Jean Cournoyer, c'est que ce sont les fonctionnaires de Québec qui décident les politiques qui gèrent Montréal.Que les différentes régions se battent entre elles, alors qu'en Ontario elles s'épaulent.Et que la capitale du Québec n'est pas à Montréal.Alors que celle de l'Ontario est à Toronto, qui est aussi la métropole de cette province.Il n'entend pas déménager la capitale ici.Mais il faut affronter Québec et ses fonctionnaires avec une volonté clairement exprimée.« Le maire de Montréal est élu par un million de personnes, dit-il.Alors que le premier ministre ne l'est que par les 35 000 électeurs de son com- te.» Et il faut que le gouvernement provincial comprenne que si Montréal meurt, c'est tout le Québec qui meurt aussi.M.Cournoyer.qui a 61 ans.et qui aura donc presque l'âge de la retraite officielle aux prochaines élections municipales, affirme qu'il est tanné de critiquer les autres.M.Scully a négligé de demander a M.Cournoyer.qui habite toujours Dollard-des-Ormeaux, dont il a d'ailleurs été maire, s'il reviendra à Montréal dans trois ans.« Bien sûr que oui, m'a dit M.Cournoyer au téléphone hier soir.Mes enfants sont élevés.» Le fisc au secours de l'art ?Le Conseil des arts du Canada proposera des solutions JOCELYNE LE PAGE ¦ Au moment même où.à Québec, l'on tente d'élaborer une structure fiscale permettant l'acquisition du dernier Riopclle à la satisfaction des parties en cause, le Conseil des arts du Canada annonçait hiei qu'il avait créé un groupe de travail sur les encouragements fiscaux au profit des arts au Canada.« C'est une pure coïncidence », a dit hier le directeur du Conseil, Roch Carrier, qui annonçait en même temps la création d'un nouveau programme annuel permettant de donner 700 000 S aux musées canadiens et galeries sans but lucratif pour les aider à faire des acquisitions, à la condition qu'ils investissent autant que lui.Le Groupe de travail sur les encouragements fiscaux, composé surtout de fiscalistes et de gens d'affaires, a déjà retenu, au cours d'une première réunion, les questions qu'il allait examiner.Selon Richard Wilson, fiscaliste chez Samson, Bélair, Deloitte et Touche, de Montréal, qui fait partie du groupe, ce qu'on aimerait, c'est que le gouvernement traite les dons de charité aussi bien que les dons aux partis politiques.« Au niveau fédéral, dit-il, sur les premiers 100 $ donnes à des partis politiques, 75 p.cent est déductible d'impôt.Pour les dons de charité, c'est 37 p.cent.Pour les dons politiques, par ailleurs, plus le don est élevé, plus le crédit est faible : 50 p.cent Roch Carrier : « Le résultat de tout ça.c'est qu'il y aura 1 400 000 $ pour les artistes canadiens.» sur la deuxième tranche de 450$ et 33,3 p.cent sur le solde.Mais comme la majorité des gens font de faibles dons de charité, la formule en application pour les dons aux partis serait intéressante pour les dons de charité.» Le Groupe prévoit demander aussi une révision de l'impôt pour les dons de biens qui ont pris de la valeur avec les années.« Un impôt sur la plus-value réduit l'attrait des avantages fiscaux de faire des dons », explique M.Wilson.On se demande aussi si la limite de 20 p.cent du revenu sur les crédits d'impôt pour les dons en espèces n'est pas nuisible aux dons.Quant au nouveau Programme d'aide à l'acquisition du Conseil des arts du Canada, il correspond à ce que M.Carrier avait deja annoncé.« Nous transferons comme nous l'avions dit cette somme de 700 000 $ qui représentait le fonds d'acquisition de la Banque d'oeuvres d'art du Canada vers les artistes », disait-il hier.Le Programme d'acquisition est en effet réserve à l'achat d'oeuvres d'artistes vivants.Le programme accoiucra jusqu'à 30 000$ par année aux musées ou galeries d'art sans but lucratif a la condition qu'ils en investissent autant dans l'achat.« Le résultat de tout ça.dit M.Carrier, c'est qu'il y aura 1 400 000$ pour les artistes canadiens.» Choqué qu'on lui demande si cet argent servira à racheter les oeuvres de la défunte Banque d'oeuvres d'art du Canada, le directeur du Conseil des arts a dit qu'il savait prendre ses responsabilités.« On prend notre temps dans ce dossier-la, dit-il.On a la responsabilité d'une grande collection, pas question de la vendre en pièces détachées.» Quant à la solution aux problèmes poses par l'abandon de la Banque d'oeuvres d'art par le Conseil des arts, on devrait la connaître la semaine prochaine, a promis Roch Carrier.Une injonction pour que la Guilde des musiciens du Québec échappe à la tutelle ALAIN BRUN ET ¦ La Cour supérieure du Québec a accordé à la Guilde des musiciens du Québec une injonction provisoire contre la Fédération américaine des musiciens ( FAM ) \u2014 dont la Guilde est membre.Dans cette décision rendue vendredi dernier, le juge François Bélanger enjoignait notamment la FAM « de ne pas mettre en tutelle la Guilde des musiciens du Québec » et de « cesser de s'immiscer.dans les affaires internes de la Guilde ».Le jugement enjoignait aussi la fédération américaine « de ne pas nuire au processus de désaffiliation envisagée par les membres de la Guilde et de respecter leur décision si ces derniers devaient opter pour une telle mesure.» « Une source de bonne foi nous avait appris, pendant le temps des Fêtes, que le bureau de la FAM a Toronto était fin prêt à nous mettre en tu-tellle.vu notre intention de nous désaffilier du syndicat américain \u2014 si nos membres l'expriment démocratiquement, bien entendu.C'est pourquoi nous avons entrepris ces proce- dures judiciaires ».note Gisèle Fréchette, présidente de la Guilde des musiciens du Québec.Un jugemement permanent ! Chez les dirigeants de la Guilde, on espère que le jugement provisoire sera éventuellement confirme en un jugement permanent.L'injonction provisoire dure dix jours.Le 15 janvier, un juge décidera de transformer ou non cette injonction provisoire en injonction interlocutoire, cette dernière pouvant être à son tour transformée en injonction permanente.« Nous voulons que le juge se pron-conce sur le fond, c'est-à-dire sur la nullité des règlements de la FAM en les déclarant inopposables à la Guilde ».espèrent Gisèle Fréchette et ses collègues de l'exécutif.Cet épisode juridique survient après une série d'entrechoquements entre la Guilde des musiciens du Québec et la Fédération américaine des musiciens.« En octobre 1994, rappelle Gisèle Fréchette, 62,7 p.cent des membres de la Guilde s'étaient prononcés en faveur d'une telle désaffiliation \u2014 par voie de sondage.On préférait l'autonomie à une baisse de services offerts et une augmentation probable des cotisations.Nous avons alors tenté de négocier avec la FAM ( par le biais de son bureau canadien, situé à Toronto ), mais en vain.« Depuis, la Fédération multiplie les manoeuvres pour contrer l'exécution de la désaffiliation.Ces manoeuvres ont atteint un point culminant durant la période des Fêtes lorsque les officiers de la Guilde ont eu vent de l'intention de la FAM de procéder incessamment à une mise en tutelle du syndicat québécois.» On sait, par ailleurs, qu'une assemblée de la Guilde des musiciens québécois ( tenue le 30 septembre dernier ) fut le théâtre d'affrontements entre membres québécois favorables et d'autres, majoritaires à cette rencontre, de-favorables à la désaffiliation.«t Assemblée paquetée », avait alors commenté Gisèle Fréchette, une interprétation que plusieurs de ses opposants ont conteste par la suite.Une assemblée générale spéciale de la Guilde des musiciens du Québec se tiendra le samedi 27 janvier, sur les états financiers de 1994 \u2014 hôtel des Gouverneurs, Place Dupuis, 13 h 30.Suivra une séance d'information concernant les procédures judiciaires entreprises par la Guilde.Cisèle Fréchette, présidente de la Guilde des musiciens du Québec Votre soirée de télévision Choix d'émissions par Louise Cousineau 19:00 CD-JE.Avez-vous l'assurance que votre courtier travaille vraiment pour vous?Des vampires à Montréal?Les banques qui maltraitent leurs clients.Brasser des affaires sur Internet: pas évident.20:00 CD - DROIT DE PAROLE La lutte au déficit doit-elle obligatoirement passer par une hausse de la TVQ?21:30 CQI-SCULLY RDI Invité: Jean Coumoyer.qui lorgne la mairie de Montréal.22:00 fD-TALKlNG WITH DAVID FROST L'excellent journaliste interroge le roi de l'ordinateur Bill Gates.22:00 CD-BESOIN D AMOUR \u2022 Invités: le comédien Gérard Poiner et l'humoriste Mike Ward.22:25 O-LE POINT MÉDIAS Sujet; le Conseil de presse du Québec: un chien qui mord ou qui dort?22:30 (D-CHABADA Invités: le chanteur David Etienne.François Pérusse et Patricia Paquin.Jean Cournoyer CANAUX | t8h00 | 18 h 30 | 19 h 00 | 19 h 30 | 20 h 00 [ 20 h 30 | 21 h 00 | 21 h 30 \\ 22 h 00 | 22 h 30 23 h 00 23 h 30 | CANAUX 9 mt o1 30 ABC CBSdD NBC QD CD (S) A & E BRAVO CANAL D DISC FOX FOX(Ont) MP NW RDI Ce soir Le TVA Passe-Partout uuerre des clans Piment fort / Yves Pelletier Lance et Compte / Dernière Un vrai cauchemar J.E./ De vrais vampires à Mtl?: ICméma ' C0LUMB0: TOUT FINIT PAR SE SAVOIR ou La Légende de Croc Blanc Flash bien plus que du cinéma' Le Québec aujourd hui Design PATROUILLE EN FOLIE ' Selon le choix du téléspectateur Droit de parole / Hausse de la TVQ contre le déficit?Newswatch Puise Newsline News ABC News News News NBC News Newshour ITNNews .pas sorcier Pumped Nightty Bus.J'aime la télé Cinéma / POLICE ACADEMY 4: AUX ARMES CITOYENS (6) avec Steve Guttenbora.G.W.Bailev Avec un grand A / Marie-Claude.Emilie et Germain Inside Qc On the Road.E.T.Wheel of.Roseanne CBS News Home Improv.Nightly Bus.Air Farce Get Serious Jeopardy! Home Videos ET.Wheel of.Rita & Fnends Unsolved Mystenes Family Matters Boy Meets World Due South Unsolved Mysteries VT this Week Newshour Panorama Orf the Hook Quincy ME.Jazz Renaissance Animalier: la planète vivante Beyond 2000 Blossom The Simpsorts The Simpsons Roseanne Planète Rock World News Euronews RDS SE TMN TSN TV5 YTV \u2022CANAUX Ski Bus World Au travail! Animal Hosp.Montagne.Joumeys The Equalizer Bravonews Movietelevision Le Prix de la liberté (6/6) @ discovery.ca Home Improv Cheers Seinfeld Home Improv.Le Décompte MusiquePlus Earty Edition Monde ce soir Sports 30 Maq Capital Actions Wash Week Wall Street Brrtish Rail Journeys II Bouillon de culture Studio 2 Blography: Saddam Hussein The Players Aux frontières du réel Side Eftects Picket Fences Le Télejournal Le TVA Point Médias (22 24) Sport / MétéO (23:25) chaBada / David Etienne.François Pérusse.Patricia Paquin, Cinéma / C E MA MGR! Le TVA Sport / Loteries Janette.tout court / France Gosselin Besoin d'amour / Gérard Poirier Le Grand Journal CBC News Homicide: Life on the Street Cinéma / THE BRUCE CilRTIS ST0RY (4) avec S.Reynokfe Step by Step Mr.Cooper Diagnosis: Murder Datelme NBC 1996 Money Guide Mystery! / Sherlock Holmes Cinéma / LE LINCEUL DE GLACE (5) avec Lon Singer Sports Plus News CTV News 20/20 Picket Fences Homicide: Life on the Street Talking wrth David Frost Love Hurts / Sister Wendys Cméma I TROIS COULEURS BLANC (3) awc Z.Zamachcwski Heartbeat News Sports Plus extra Larry Sanders Pulse/Sport(23.45 Nightline Nightline (23 35) Late.(23 35) ToniQht (23:35) Cinéma i Choix du public Cinéma, IVAN THE TERRIBLE I Panorama Death of Yugoslavia (5/5) The Heroes of Désert Storm The Elstree Studio Monde et Mystères WestWmd Wildlife Taies Strange Luck Le Combat des clips The Lead Face Otf Reportages / Un Homme libre Cméma/THE LONG DAY CLOSES (3) Grands Crimes du XXe siècle Alien Week The -X\" Files Les Champions .Tomorrow Bicycle Super Bowl 30th Anniversary Seinfeld Les Aventures du Grand Talbot Cops Pamela Wallin Live Le Télé|0umal| Scully RDI Bouge de là Wrtness Simplement.Hockey / Canadiens - Penguins Mme Doubtfire (18:25) Cinéma (2035) The Tuskegee Airmen (17:15> Sport Drver Sportsdesk 30 Mill.d amis Sweet Valley 1B h 00 Studio.(18 25) Clips Undercover Blues 09:15) / TMN Tonight (20 55) Le Chevalier du démon Montagne- Cinéma / ARIA Law and Order Mary Hartman Am.2-Night Cinéma / LA BELLE ÉTOILE (5) @ discovery.ca Star Trek: Next Génération Final Justice M'A'S'H BlackOut The National National Sports Le Canada aujourd'hui Sports 30 Mag Sport Ski Mag Intersection (2235) Murder in the First Hockey / Portland - Providence Journal FR2 18 h 30 Bigshots 19 h 00 Thalassa Captain Power 19 h 30 Alex Mack 20 h 00 Faut pas rêver Goosebumps It's Alive' Anecdote ciné 20 h 30 21 h 00 Squawk Box 21 h 30 Surviving the Game (2315) Rinkside Pans / Météo Whose Line.22 h 00 Hockey / Kelowna - Kamloops Journal / Revue Must Be Madl 22 h 30 Studio Gabriel Tilt 23 1/2 23 h 00 Visions (23.35 Dog House 23 h 30 t 24 45i 30 ABC CBS 3 NBCCE 02 A A E BRAVO CANAL O DISC.FOX FOX(Onl) MP NW RDI RDS SE TMN TSN TV5 YTV CANAUX CABLE: A & E a ARTS AND ENTERTAINMENT - CANAL D « ARTS ET DIVERTISSEMENT - DISC, s DISCOVERY - MP = MUSIQUE PLUS - NW * NEWSWORLD - RDI = RESEAU DE L INFORMATION RDS r RESEAU DES SPORTS \u2022 SE = SUPER ÉCRAN - TMN = THE MOVIE NETWORK - TSN c THE SPORT NETWORK - TV5 r TÉLÉVISION INTERNATIONALE - YTV = YOUTH TV i I LA PRESSE, MONTRÉAL.VENDRED112 JANVIER 1996 David Mamet : dessine-moi un canard JEAN BEAU NOYER ¦ |e sais bien qu'on retrouve l'essentiel de l'oeuvre de David Mamet dans le sous-texte, dans le non-dit et qu'on doit le lire entre les lignes, l'interpréter, l'imaginer mais dans Variations sur le canard, c'est mince, mais mince alors ! Il n'y a pas plus d'une heure de spectacle, pas plus de deux comédiens et pas plus qu'un banc et un ciel bleu et quelques canards qu'on entend au loin.Évidemment que les deux vieillards parleront des canards pendant tout ce temps : des vieux canards, des canards leaders, des canards qui ne peuvent pas vivre seuls, des canards qui meurent.Évidemment qu'on fera le rapprochement entre le sort de ces canards et le sort de ces deux hommes au bout de leur vie, mais c'est tellement évident, tellement gros qu'on verra venir tous les coups.de coeur et de sang.D'autres y verront le portrait de l'Amérique, de la modernité avec la technologie envahissante, menaçante et tous les dangers de la pollution mais on pourra en imaginer autant en écoutant les deux premiers vieillards venus.Ceux du coin de la rue qu'on devrait mieux écouter, j'en conviens.Tiens, j'aurais préféré une pièce sur la non-écoute qu'on manifeste envers les personnes âgées, sur la peur de les écouter, de vieillir.Peut-être de l'impatience envers le style qui me parait de plus en agaçant de Mamet qui nous laisse faire tout le travail.Pierre Collin.à gauche, appartient maintenant aux grands rôles.Jacques Codln se défend égale-ment bien dans variations sur le canard, et forme avec Collin un tandem qu'il faudra revoir.Après Clengarry Clen Ross, Olea-na et Hollywood que j'ai beaucoup appréciées, j'ai l'impression que l'auteur s'économise à outrance, qu'il nous confie un croquis, une ébauche en nous laissant le soin de lui donner du génie.Cette économie me semble d'autant plus outrageante quand on considère le travail considérable des deux comédiens et en particulier celui de Pierre Collin qui ne devrait pas décevoir ceux qui l'ont admiré dans Maîtres anciens.Collin appartient maintenant aux grands rôles, et j'espère qu'on ne le gaspillera plus dans des rôles beaucoup trop effacés pour son immense talent.C'est lui qui a donné les couleurs à ce spectacle qui en avait bien peu.Jacques Godin s'est également bien défendu et forme avec Col- lin un tandem qu'il faudra revoir.La scénographie de Benoît est lumineuse.Lui aussi s'est tapé tout le travail.Comme tous les artisans de ce spectacle, d'ailleurs, qui n'en méritait pas tant.Variations sur le canard de David Mamet.texte français de Normand Canac-Mar-quis, scénographie de Real Benoit, éclairages de Guy Simard.costumes de Ginette Noiseux.Avec Pierre Collin et lacques Godin.Spectacle sans entracte présenté à l'Espace Go du 9 janvier au 10 février.TF1 « retire » PPDA jusqu'au 28 mars Agence France-Pre%se PARIS ¦ La première chaîne de télévision française, TF1, a annoncé hier le « retrait » de son présentateur vedette Patrick Poivre d'Arvor de son journal de 20 h « jusqu'au 28 mars ».La direction de la chaîne privée a pris cette mesure au lendemain de la confirmation par la Cour d'appel de Lyon de la condamnation de Poivre d'Arvor dans une affaire de corruption.« Ceci permettra un retour à la sérénité », a estimé TFl dans un communiqué.Le populaire journaliste français, âgé de 48 ans, avait été condamné en appel mercredi à 15 mois de prison avec sursis et 200 000 francs ( 56 000 dollars ) d'amende, pour recel d'abus de biens sociaux dans une affaire de corruption et de financement politique illégal, l'affaire Botton.PPDA, comme l'appellent les Français, a bénéficié de largesses ( séjours dans des hôtels de luxe, voyages en avion, repas gastronomiques.) de Pierre Patrick Poivre d'Arvor Botton, gendre de l'ex-maire de Lyon et ex-ministre néo-gaulliste Michel Noir.Lui-même cou damné en appel à cinq ans d prison, dont 18 mois avec sursis, M.Botton a été incarcéré A la tète du journal le plus regardé de France depuis neuf ans, PPDA avait Ion guement rencontré mercredi le PDG de TFl.Patrick Le Lay, apparemment pour négocier la durée de sa « mise sur la touche ».Remplacé des lundi par un autre présentateur, Jean-Claude Nar-cy.il s'était ainsi retrouve écarte du journal et des émissions spéciales a l'occasion de la mort de l'ancien président de la République François Mitterrand.Cette décision avait provoqué la « colère » du journa-liste vedette, qui l'avait qualifiée de « profondément injuste », et des remous au sein de la rédaction de TFl, dont il est directeur adjoint depuis 1988.Pour la direction de TFl, il importe de ne pas donner le sentiment que le plus puissant média de France méprise les arrêts de justice.© Stationnement >lohilar< CtVit i,.LiilHUl\\L.et la bonne bouffe.en plus d'avoir une vue imprenablo sur la piste.Brunch servi de 11 h 30 à 14 h 30 Adultes.15.95 $ Enfants de 6 à 12 ans: 7.95 S.À IHippodromo de Montréal Réservations 739-2741.Au bord de la rivière Richelieu, près de Montréal, dans un décor rustique.Samedi et dimanche, petit déieuner brunch 7 h 30 a 10 h.9,75 $; samedi midi, déjeuner table d'hôte 22.70 $ Dim.brunch gourmand 1 1 h à 14 h 30.25.50 $.856-7787.HOSTELLERIE LES TROIS TILLEULS: Si vous désirez annoncer sous cette rubrique, appelez (514) 285-7228, du Québec 1 (8QO) 667-5961 parniapacnarii L§ monnmiBt pour la unie êctiw* Notre célèbre rosbif a un rival à Montréal : notre bifteck d'entrecôte NOTRE IFTECK \u201e D'ENTRECOTE NOTRE ABLEDE \u201e CR UDITES NOTRE PRIX *LUNDI JEUDI m W 12,95$ VEN DM ^^^T TANT QU'IL YEN A Chez la Mère TUCKER Rosbif \u2022 Fruits de Mer \u2022 Grillades CENTRE-VILLE : 1175.place du Frère André 866-5525 ST-LAURENT: 6971, chemin Côte-de-Liesse 737-0092 ( à j mln.de Décane, sortie Htckmore) POUR FAIRE CONNAISSANCE.TOUT SIMPLEMENT Trait d uni w Ecoutez pour voir.Trait d'union de La Presse vous donne accès à des centaines de messages de gens intéressants.° Pour lïn VERSAILLES 3S3J6M Place Versailles + O Cx CENTRE LAVAL 688-7776 iMOleCoibuv.ci ?-7 FUIOUS PLAYERS 8 672-22» CARREFOUR 565-0366 t 'i \u2022 SMERBflOOM * VERSION FRANÇAISE-1 Q 19N00 m à HISTOIRE DE JOUETS à 21h4S 0 19H00 vrifc HISTOIRE DE JOUETS à 21h20 à 19h00 vnk LE PERE DE LA MARIÉE à 21M5 Ô 19h00 m fc LE tâE DE LA MARIÉE à 21 MO 0 19H00 Mk HISTOIRE DE JOUETS à 21 hOO à 19H00 mk HISTOIRE DE JOUETS à 2JH35 LOEWS 861 7437 9S4Ste CstftetmrO *-7 ANGRIGNON 366 2463 7077tKMil Nrwman * 11 40 OANGEROUS MINDS (Or 1 35-3 50-7 05-9 05 couche-TARD va- * 1 15 jau * 35-3 50-9 05 ASSASSINS (I3*r 1 404 2O7 0O9 4C couche-tard ia-n *2 15 copycat (19*r 2 00-4 307 30-9 55 couche-taro $m 12 10 fair game (13*r 1 20 3 20-5 207 20-9 20 couchc-tard »am 11 30 DORVAL jx)** Dor\\al unrmiamm sa* le mm 2*0$ 12 MONKEYS < 13»|* 7 00-9 45 \u2022\u2022m.O.m 2 00-7 00-9 45 JUMANJI (Gr 7 10-9 30 aam.tfim 2 10-7 10-9 30 EYE FOR AN EYE (13*r 7 209 40 iim.diffl 2 20-7 20-940 BIO-DOME (Gr 7 05-9 iStMUflff - 50-7 05-9 15 GREEîNFIELD PARK i 19 Bou< Tascnereau LECO\u20acUVE2(13*) ' 35-9 35 gam.dÉm 1 45-7 35-9 35 NIXON (G) t?45 tam.oim 1 00-6 45 GRUMPIER OLD MEN (G) 6 45 LES ANGES GARDIENS (13*) 7 10 eam.dkn 1 30-7 10 SABRINAVF (G) 9 40 F.P.8-POINTE CLAIRE - ! 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DEUX FOIS BRAVO!\" - SISKEL & EBERÏ \"IRRÉSISTIBLE NIXON a du PONCH!\" Janel Maslia, rVf W YORK TIMES A N T H O iNj Y AN OLIVER STONE H O P K I N S s.HOUYWOOO PICTURES ANDREW G.VAiNA ^ ^ ILLUSION EHÏÏWAINMENI GROUP/CINERGi - >d» ANTHONY HOPKINS W JOAN AllEK POWERS BOOTHE PAUL SORVINO jl WALSH JAMES WOODS s JOHN WILLIAMS »4 ERIC HAMBURG DAN HALSIED \u2014aTSTEPHEN J.RIVEtE i CHRISTOPHER WILKINSON i OLIVER S10NE ^CLAYTON 70WNSEMO OLIVER STONE - ANDREW G VAINA ^ OLIVER S10NE mê cI ni ici ?a 0CXBYBTBI6O D I 0 I T a l PARISIEN 666-38561 ANGRIGNON 366-2463 1 VERSAILLES 353-7880IFAMOUSPUYERS8672 22»ICENTRE LAVAL 688-7776 480Sic-Catherine0 ?I 7077bool Mewman ?Ç>.I Place Versailles * -3 4 Ste-CalberiacO.* o FAMOUS PLAYERS 8 697 80951 ANGRIGNON 366.24631 CENTRE LAVAL ^Z7?iGREENFIELD PARK 671«6129| miLCAVENWSH 849-filu I LE MIRAGE «fi* IIS Nr»t« 7077 bout Newmee ?6.| 1G00 Le Cortusier * «J 0-| S19Boul.Tjschirrrau ?6.| CavendiUicoiaKUdart * Odx I 9480 aoul.Lacoidawe X 6> EN NOMINATION POUR ûCOLDEN GLOBE MEILLEUR FILM (Drame) MEILLEUR ACTEUR (Nicolas Cage) MEILLEURE ACTRICE (Elisabeth Shue) MEILLEUR RÉALISATEUR (MikeFiggis) \u2014 gagnant Meilleur Film De l'Année MW>ORKFILMCRmCSClRCLE \u2022 IOS ANGELES FllM CRI TICS \\SSOCLAT10N gagnant Meilleur Acteur \u2022 Nicolas Cage NEW YORK HIM (RIIICSCIRCIE \u2022 LOS ANGELESRLM (\"RITKS ASSLHIATION BliSTOSSOtltï^ L)l RIM aunes \u2022 N AVION Al BUARDOI REVIEW gagnant Meilleure Actrice \u2022 Elisabeth Shue LOS ANGELES FILM CRÏTKS ASSOCIATION gagnant Meilleur Réalisateur \u2022 Mike Figcis LOS ANGtLf.SFIlMCRIlICS ASSOCIAI ION tt Deux fols bravo avec enthousiasme! Nous pensons tous les deux que c'est l'un des meilleurs films de Tannée.9* SISKEL 4IBLRI ¦\u2022.;T NicolasCage Elisabeth Shue ILIBAVIMO Que faire quand la justice échoue?2\" ' .- - «4-»/' i.-?v - M MAINTEHttNTÀ L'AFFICHE! LOEWS ¦¦M ¦ T' \u2022Ut* ¦ .v '-'if Sally Field Kiefer Sutherland Ed Harris ' .Jr 4 t 4- IOH\\m\\GtlnL\\i ,.5-.;.\\ __ For An PAlAMOlM FM M a MICHAELI.LEÏÏ ntowmox \\ JOHN' OTNB hdi SALLY FED KIEFER SITHERLWD ED » EïïFOR.l\\EÏE BEVERLY D'ANGELO and JOE MMGNA *% JA\\Œ$ NEWTON HOWARD M MICHAE POLAIRE ERIK.\\ HOLZER \u2014A\\1A>3)A S1LVER&RICK JAFFAM :> ' k MICHAEL T LEYY : \" JOHN SCHLESINGER ?c VERSION OPIOINALE ANOLAi&E DOLBY STEREO D i \u2022 i t a i CENTRE EATON 70SSte Catherine 0 ?\u20ac»-l7D77 FOIOUSPUYERS8W7^»5 Win-CLAIH Mi «r«« * 0 it m DOR VAL «1-B586 1 CENTRE LAVAL 6bw7761 FANOUSPUTERS867W23I LACOROAIRE 11324-30011 MAILCAVENOISH W^fiLMISTE-ADELE ?f,nAv« Oniv.il ?| iGOOLr CortMi^ier ?o 6.| S«Wi J F1H m | ^tart 9*lt*ùn-K»nn #61 Zartminàaatiàm -*C OO-lCincnra Pi ne - - MB S, à W 1 9'j4Sle CalhcnntO LIT MOT SHOK MU UUOWINIW WILLIAM MON JO» AÛAMS.JCYUElâp6UE*âSllUCHA£L MtSÎffl IHL1IIMI UFf.MU -JWD BBOrSIBIESMlB BRAÛ Ml\":ADAM lEff,IUFECKilGONBIUHEHIHAL\"iKlf1 ItÛiGMiM11HS0HBlflOM - ©199SMfTWBCHOW>NMAntPI(Ui8ESW( IOUS OTOIÎS «SERVES WSTWBUf FW MG*.1M ¦ ¦ ¦ CENTRE EATON 985-5?»[ANGRIGNOK hm«3 /OSStc C.ithMineO ?M 7077 j\u2014i.JHWWI yja4 HMWf-CUW W ryiwi CENTRE LAVAL W7771TFANOOSPLAYERS 8 6^22» IUCOROAIRE11 V**™ I COTE^ES-NEICES PMU| STE-ADELE B8 LA PRESSE.MONTRÉAL, VENDRED112 JANVIER 1996 Une comédie musicale sur Ruf us Rockhead et son Paradise SUZANNE DAN SE RE AU de la Presse Canadienne TVRONTO ¦ Rufus Rockhead n'était pas un saint.À l'époque de la prohibition, à Montréal, il faisait de la contrebande d'alcool.Il fermait lés yeux sur la prostitution.Et il se battait à coup de pots-de-vin loi lire Maurice Duplessis.Mais à certains égards, ce Montréalais d'origine jamaïcaine était un héros.C'est à lui que Montréal doit d'être devenue à cette époque la capitale du jazz du Canada, l'un dvs endroits les plus «c hot » en Amérique pour les spectacles de musique noire.Rufus Rockhead était le propriétaire du «Rockhead Paradise ».un cabaret situe coin de la Montagne et Saint-Antoine, dans le quartier défavorisé de Saint-Henri.Le Rockhead fut le premier débit de boissons à être détenu par un Noir au Canada et le premier à présenter des musiciens noirs.Dans les années 40.cette boite est devenue aussi célèbre que le « Cotton Club » de New York, accueillant de grands talents comme Billie Holliday, Ella Fitzgerald et Sarah Vaughan.Peu connue au Québec, la légende de Rufus Rockhead et du Paradise sera bientôt ressuscitée dans le cadre d'une comédie musicale présentée cet été à Toronto.Le père du projet est Anthony Sherwood, un comédien et scénariste originaire de Saint-Henri qui vit maintenant à Toronto.«L'idée m'est venue en 1981, lors du décès de Rockhead.relate M.Sherwood.Il y avait un entrefilet dans ( le journal ) The Gazette.|e me suis dit : il faudrait plus qu'un article de presse pour raconter cette histoire.» lones et Peterson Deux jazzmen célèbres \u2014 et des habitués du Rockhead \u2014 se sont joints au projet : Oliver Jones et Oscar Peterson.lones est responsable de la trame musicale, tandis que Peterson y signe deux compositions.Il y aura donc beaucoup de musique dans cette pièce de théâtre.Rainée Lee interprétera entre autres le rôle de la chanteuse Billie Holliday.Mais la pièce se veut davantage un portrait de Rufus Rockhead et une chronique du Montréal des années 30, 40 et 50 qu'une simple revue musicale, précise M.Sherwood.« À cette époque les musiciens de jazz noirs aimaient se donner en spectacle à Paris et à Montréal, parce qu'ils étaient appréciés au sein de la culture française.Beaucoup plus que les Anglo-Saxons, les Canadiens français aimaient la musique noire », rappelle-t-il.« Et n'oublions pas que dans les années 30 Montréal était surnommée la ville du péché.On pouvait tout trouver et tout faire à Montréal.» Rockhead et Duplessis La vedette principale sera bien sûr.Rufus Rockhead.Soldat canadien au cours de la Première Guerre mondiale, porteur pour le Canadian Pacific Rail- Ci ! c ERVICE GRA Tirai 1 875-Bel 2 3 5 5 Le service InfoBref Bell Le téléphone le plus lu.Le quotidien le plus écouté! Service rapide GRATUIT* accessible 24 heures sur 24, 7 jours par semaine, à l'aide d'un téléphone Touch'ToneKK.Poui entendre le contenu de ces différentes rubnqiu v composez le 875-2355.Puis, au son de la voix, composez le code à trois chiffres correspondant a la rubrique choisie Pour sortir rapidement de l'une de ces rubriques, faites U 13 puis, au son de la voix, appuyez sur le 9.Vous pourrez alors choisir une autre rubrique.\u2022 Dans la zone J'appel locale stultimnt Nouvelles en bref_ La Une: .110 Nom elles locales: .120 Nouvelles sportives :.130 N.>u\\ elles économiques :.140 Nouvelles nationales et internationales: .150 Arts et spectacles:.160 En primeur:.170 s Editoriaux.210 Question du jour.220 Question sportive du jour.230 Commentaires aux chroniqueurs de La Presse Claude Ficher:.241 Kéiean Tremblav :.242 Pierre Foglia :.243 Info-Affaires\" BeH A surveiller cette semaine:.311 Causeries et conférences d'affaires : .321 Perfectionnement en gestion:.331 Finance et comptabilité: .341 Marketing, communication, vente et service à la clientèle : .351 Production, qualité, environnement et technologie:.361 Ressources humaines et formation: .371 Informatique: .381 Questions d'affaires Réponses d'affaires_ 5 choix de chroniques disponibles:.410 Résultats de la loterie 6/49:.411 Lotto Super 7: .412 Sélect 42:.413 Banco:.414 La Quotidienne :.415 Bulletins météorologiques d'Environnement Canada Région de Montréal :.421 Prévisions à long terme (Montréal): .422 Estrie, Québec, Laurentides:.423 Villes canadiennes :.424 Villes américaines:.425 Produits et services de Bell.520 Téléconférence et vidéoconférence.530 Services de La Presse Service des abonnements:.610 annonces classées :.620 Publicité:.630 Rédaction :.640 Information sur les concours: .650 Renseignements généraux: .660 o% INFO-ARTS Bell_ À surveiller cette semaine :.710 Da nse.720 Musique et art lyrique : .730 Théâtre:.740 Variétés et humour:.750 Expositions et musées : .760 Service personnalisé (accès direct):.770 Abonnés de Bell Mobilité compose/ sans frais * Bref W?I?S67S ways \u2014 un job qui a bien servi ses activités de contrebande, grâce auxquelles il a pu acheter son club \u2014 et finalement cireur de souliers, on le voit devenir un redoutable homme d'affaires, héros de la communauté noire montréalaise.On le verra aussi se battre contre le régime duplessiste.À deux reprises, Maurice Duplessis a fait fermer son club.Dans la pièce, Tex-premier ministre québécois est dénonce pour son hypocrisie ( tout en décriant le Rockhead, il était lui-même propriétaire d'un club, le Mansfield ) et son racisme ( il a fait voter une loi interdisant les permis d'alcool aux Noirs, aux Chinois et aux juifs ).D'un tabou à l'autre Sa pièce sera montée vers la fin juin dans la Ville-Reine, vraisemblablement dans le cadre du Festival de jazz de Toronto.En 1997, Sherwood aimerait la montrer aux Montréalais, peut-être aussi dans le cadre du festival de jazz ou au théâtre Cen-taur.Mais le projet se bute à un ta- bou, celui de la politique.« On craint la réaction au portrait de Duplessis », explique Sherwood.« Pourtant ma pièce n'est pas contre Duplessis, ce n'est pas une oeuvre politique ou un plaidoyer pour les droits des anglophones.Au contraire, elle montre l'harmonie qui régnait entre la culture noire et la culture française.Elle dépeint Montréal comme une véritable ville multiraciale ».À Toronto, Sherwood s'est heurté à un autre genre de tabou.Les producteurs privés qui le financent l'ont forcé à enlever les références à la contrebande d'alcool \u2014 pas « politically correct ».De plus, il a dû réduire son budget de 1,3 million à 300 000 $ parce que, contrairement aux gros hits américains comme Sunset Boulevard ou Showboat qui coûtent des dizaines de millions de dollars à produire mais qui font fortune à Toronto, cette pièce est nouvelle et.canadienne.GUIDE HORAIRE CINEPLEX O P E O N _, MATINÉES TOUS LES JOURS À 4^9$ toutes représentations avant iBhOO M___ Pour informations, appelez 849-?&5£ -« ! IKQO ù 22hOO OU 12 AU 18 JANVIER 1996 | COMPLEXE DESJARDINS ® lUNOILIIR leti»t)-?tt-3MI |(«rrfov laeee&er - 7 S S- S 5 S1 berri 1210.fwSt-Ow-711-211S 12SINGCS en*, a TENSION iv trançaiv., ifc anv I 9 25 DRACULA.DEAD AND LOVING IT ivOArçutte Gi* Sam Dm* Mar.Mr 3 40 9 20 Ven Lun et Jeu 9 20 _ DRACULA.MORT ET TRES HEUREUX \u2022 \"mçanei (Gi \u2022 Sam Drm Me* et Mer 1 40 \u2022 5 30 7 25 Ven Lun el Jeu 7 25 LAWNMOWCR MAN 2 v O *>Q>sei (13»nt)* Sam Oun «Mr.Mer 1 30 - 3 30 \u2022 5 25 \u2022 7 30 \u2022 9 40 Ven Lun et Jeu 7 30 \u2022 9 40 NIXON v irancatseuG)* Se* eiCVn 1 30-5OO-I30 Sam 800 _ ANGES GARDIENS (LES|(vo HtX»M> (I3ensi* SametOMn 200-420-700-910 Sem 700 - 910 deça rie nwt us nuM 4,00$ Datant cea Vczim S4MIIM 2,00) :_£ CASINO vo angiar«ip6ant)* 0>m 100-4 30-800 Sam Sun 100 GRUMRtER OLD MAN 11 o angianeiiG) Dvm iM-700 Sam Sam.700 __ GOLDEN ETE ivo *>Qta>seiH3*n»i Otm 400-9 10 Sam Sam 910 _ DEUX ESCROCS EN VACANCES (v trancartai \u2022 SametOtm 1 10-3 10 \u2022 510 \u2022 7 10 \u2022 9 10 Sem MO-9 10 Couche tard Ven Sam r 13 12 SINGES > trancamMi3anti^ ' Sam etOvm 1 15-3 45-700-930 Sem 7O0 S» Couche tanj Ven.Sam.: 1 ! 55 Laajaai-oasser retuaaa place alexis nihon Meire Atwctn - 935-4246 12 MONKETS * 0 angtanailUar^^ 1 » 4 15-700-9 40 EGYPTIEN T © S HSS.ratMMUMI RMAM2rvo anmai L \u202213an».\u2022 1 2O-3 30-535-735-9-35 ^> DUN3T0N CHECRS IN » 0 anglaisai t 12MONKEVSivo 100 400 6 45-935 Lxiu; passer re*u»es JUMANJlivO angMn 2 00 4 30 - 70O-92O M»3am»»' r)(G)« Etc tes I7tt18»arr.wr 2-00-4 X-9 30 OTHELLO iv o angtarsa)(13anai* 1 ».400-645-9:15 CARREFOUR LAVAL èsË 2130 *L U CmelaR és>36l4 | LE FAUBOURG 9 tb.Ulft aant rat l*Q/km \u2022 WM» DRACULA.MORT ET TRES HEUREUX m Mar et Mer 1O0-3O0-5O0-7 15 9 05 Van Lun et Jeu 7 15-905 BALTO v 0 ' yte-sei'G,* Sam 0un._ar.Mer 100-300-500 Ven Lun et Jeu Aucune représentation__ GOLDEN ETE * û ang^iseï ,13 ans> v * 45 \u2022 «> 20__ DUNSTON CHECRS IN iv 0 *nqt»*se| \u2022 Sam Om Mar Me» 100-30C 5 00 - 7 00 \u2022900 ven Lun et Jeu 700-^00_ 12 SINGES « trenca.se .13 an») \u2022 Sem D»m Ma' Mer 130 - 4 15 - 700 - 9 35 Ven Lun et Jeu 700-935 Lassei-pesser refuse»_ JUMAHJI iv française' G, \u2022 Sin >m Ma' Mer 1 30 4 15-6 50-9 15 Lun et Jeu 650-9 15 CASINO .v françar»ewi6»m t Sam r>m Mar Me- 1O5-4 30-800 Ven Lun et Jau.OflO_ ACE VENTURA 2 ;v franca.se.1G1 \u2022 Sam Orm Mar Mer 12 50 2 55 - 505 Ven.Lun.at Jeu.Aucune représentation_ SUDOEN DEATH ,v 0 angMn»)(ilen») \u2022 710 \u2022 925_ DRACULA.DEAD AND LOVING IT (v0 anglarseï (G)\u2022 Sam LVm Mar.Mar.: 2 00-655 Ven.Lun et Jeu 6 55 __ SUSPENSE EN PROLONGATION (v tranc*iseiii6ans)\u2022 Sam .Om Mar.Mer 4 25 9 05 Van Lun et Jeu 905_ 12 MOHKEYS lv a anguase|(13BMtta Sam 0»m Mar Mer 1 15-400-655-9 30 Ven Lun et Jeu 6 55 - 9 M Lansei-oesser refuses JUMAALH | angiarse) (G)* Sam 0>m Mar ef Mer 1 35-420-705- t:35 Van Lun « Jeu 7j»-9J5_ LAWNMOWER MÀM 2 (vo anglais»)03an») \u2022 Sam Oim Mar et Mer 1D5-305-505- 715-9J0 Ven.Lun.eUeu 7 15 - 920_ 12 SINGES v trancauei.Uans.\u2022 Sam Otm Mar Mer 105-350-705-9 40 Ven Un Jeu 7 05 - 9 40 Lamei -passer refuses_ TENSION v trancarse) - Ma- Mer 1 10-3 10-5 10 BALTO 1 'rancarseï (Gi \u2022 Sam Orm Mar Me' 1 15 3 '5 5 15 Ven Lun et Jeu Aucune represematton_ Casino » fjançatâaj \u2022 it> s ¦.\u2022 * m_ DEUX ESCROCS EN VACANCES (v française 1 \u2022 Sam Otm.Mat.Mar.: 1 20 \u2022320-52O-7^0.920 Ven Lun Jeu 7 20-920 _ OUNSTON CMECKS M (v 0 anglami \u2022 Sam L>m Mar Mer 110-310-510-715 \u2022915 Ven Lun et Jeu 7 15-915_ SUSPENSE EN PROLONGATION (v française,(16an»)» 705-925___ ACE VENTURA 2 v françara») (Gl e Sam Om Mr Mer 1O0-3O0 5O0 Ven Lun et Jeu Aucune représentation_ DRACULA, MORT ET TRES HEUREUX (v franca*») 'G) \u2022 Sam D>m Mar Mar.: 3 15-5 15-7 15 Ven Lun et Jeu 7 15_ DRACULA.DCAO ANO LOVING IT (vo anguesenGi \u2022 Sam DM Mar.Mer 1 15-915 Ven Lun et Jeu 9 15 COTE-DES-NEIGES Jf h m.(MbHUb»- 344*1001 (G)» G)» Mar et Mer 100-3» Van Lun et Jeu 7 15- NIXON iv 0 anglaise; G: \u2022 8 » TOM AHD HUCK.vo a-vgla.se.G.\u2022 Sam Om Mar etMer '2 JO-2 30-4 » 6 » Ven Lun et Jeu 6 X f Cm lotaaMt 11 Des Gn_aVs hw*\\ 324 -3000 12 MOMKEVS _»B)* 7M BALTO iv 'rancaiMMG) \u2022 Sam Otm Mar et Mer i 35 3 15 500 Ven Lun et Jeu Aucune njpuwaaBaw SUSPENSE EN PROLONGATION {* fr»nçaiaeip6an>] \u2022 7 15-9:30_ ACE VENTURA 21 v franc»») (G) \u2022 Sam Orm 1» 3 25 - 5 20 Sem Aucune représentation__ TENSION.« franc*eei(i6 Sam Dm Mer etMer Ven Lun et Jeu 7 50 f (vo.angMM») « SBRietOim 105-5^5-705-905 Sem 705-905 C^uchttard: VatuSawL.11-i6ans) 900 JUMAHJlivo angtarseiiG) Sam et 0u.\u2022 Sam D*m Mar Mer l»-3 15-5O0 Ven Lun et Jeu Aucune représentation LAWNMOWER MAM 2 (vo angUvseï (I3an»|* Sam r>m.Mer.Mar 1 30-330-S25-725 \u20229» Ven Lut et Jeu 725-9» FOUR BOOMS(v BRMMat) \u2022 Sam 0-m Mar Me* i 40 4 20 7 00 9 30 Ven Lun et Jeu ?00-9M WAJTWQ TO EXHALE (vo anglarseï H3ans)* Sam.O-n Mer Mer 135-410 7 00-S» Van Lun.et Jeu 7 «9»_ IBMTrvA.anQiaisei(i6ans)« /00_ JUMAHJI iv 0 anglaise) (G) \u2022 Sam Orm Mit.Mer 135-415 Ven.Ufl et Jeu Aucune reprt semât on 12MOaMEVS(vo anglaisai 113ans)?Sam L>m Mai .Mer 1 15 4 10 7 00 \u2022 9 35 Ven.Lun et Jeu 'O0-935 Laissai-passer refusas__ BM) DOME ! iv 0 angNta») \u2022 Sem.Dm MW.Mer 1» 3 25 520-7» \u2022925 Ven Lun et Jeu 7» 925 pointe-claire y 8381 Tr_a- Samttr>m 1 00 300 \u2022 500 \u2022 700-000 Sam 300 500 700-900 (v frençamiiG) Sam et Orm 1 45 4 15 7 00 9» Sem 7» 9j|_ DEUX ESCROCS EM VACANCES (v francarea» rc~l rriv »w>Wr XfiiklCJUU MORT il TRES HEUREO* Sem et Orm 1 » \u2022 3» \u2022 5 » 7 30 9 » 7»-930 CE ?___ ?/0D/ En bref SHOW, SHOW MONTRÉAL ¦ Lenny Kravitz se produira au Théâtre Saint-Denis le 5 février.Le génie de la relecture R& B-funk-psychédélique-Beat-les-Hendrix, ex-petit copain de Vanessa Paradis, effectuera ainsi une troisième escale en sol montréalais.Le groupe hip hop Cypress Hill, dont les membres s'affirment comme les leaders du rap anglo-latino, se produira le 12 février au Mc-tropolis.The Phar Cyde et |ay Soul seront aussi de la partie.Au prix de 25,50$ ( plus taxes et services ), les billets seront mis en vente aujourd'hui 10 h.Le groupe canadian The Pur-suit Of Happiness, dont on dit du leader Moe Berg qu'il parvient à ajouter un zeste de pénombre réaliste à la fantasie du rock'n'roll (.), se produira au Club Soda, le 27 janvier.Les billets sont au prix de 12,50$.Violoneux néo-écossais maniant l'archet au futur antérieur, Ashley Mclsaac se produira au Spectrum le 31 janvier.Le concert automnal de Mclsaac à Montréal fut à ce point concluant qu'on lui a offert d'investir une salle plus considérable.Le prix des billets : 14,50$.SC0RSESE CENSURÉ ¦ Le réalisateur américain Martin Scorsese a annoncé son intention de faire appel de la décision de la Commission de censure suédoise de couper certaines scènes de son dernier film, Casino.Deux scènes violentes \u2014 le film met en scène des membres de la mafia \u2014 n'ont pas reçu l'autorisation de la Commission de censure.\u2022K Dans l'une, la tête de la victime est mise dans un étau que l'on resserre, dans l'autre une victime est battue à mort avec un bâton de baseball », a expliqué le chef de cette commission, Gunnel Arrback, dans une interview au journal Da-gens Nyheter.Casino, avec notamment Robert De Niro et Sharon Stone, raconte comment la mafia fonctionnait à Las Vegas dans les an nées 70 et « est basé sur une histoire vraie.Un élément important de cette histoire est la description de cette sous-culture très violente et de ses codes de conduite », a écrit Martin Scorsese aux membres de la Commission de censure, dans une lettre reproduite par la presse.U leur demande de revenir sur leur décision.«LE MEILLEUR FILM-BANQUET DEPUIS LE FESTIN DE BABETTE.UN DES DIX MEILLEURS FILMS DE 1995!» time magazine Stéphane Audran Michel Aumont Au Petit Marguery DESJARDINS 2M-mi Bestiaire 1 a © ANS » jaii8i'i liai HUSSARD - I H /.IOIT Al 1 IAMf.1 \u2022 \u2022 rua »; ||âl \u2022 OESJARDINS 2M-3M1.Basiljire 1 a O - REcKLESâ FÂRROW MIA SCOTT GLENN ¦rtahIMt».OnUDUPAK M4-9470 3ï'b A»a du Pj»c * la ¦#- i VERSION FRANÇAISE DESJARDINS 2B8-3141 ILANGELIER 255-55511PLACE LASAllE 12 165-53371 CARREFOUR IAVALM8 3 Bjsilaire 1 9 MCjrretour lerrgeiicr e6|7IS2le»l C>*r»»»l»in » Sl?n0boul Lf Ci'>c«our a *.BR0SSARD 849 PiiMlBOUCHERVILLE 449 6404|TERREB0NNE 471-6644 |STE*THERESE 979 4«4 6600 boui Tavchereau 6> |Cotn Oe Monisne ci Voit» ? 1:1 «m.v __u__ai VERSION ORIGINALE ANGLAISE VALLEYFÏELD 371-1003 LOEWS 861-7437 ¦ LACORDAIRE 11 324 300OIfAMOUSPLAYERS8 697-80951 COTE-DES-NEIGES 344-iooi 9S4 Sie Catherine 0 \u2022 6.l'.MOM Dn6>a*tr, t-»-n96._»WCUBi tttKa *im \u2022 6^11>00Cite an We»a^ * f AMOUS PLAYERS 8 672 22291 CAR.ANGRIGNON 366-2463 |CENTRE LAVAL 688 7776 1STE-ADELE 229-7655 v-ciarivC nuvm '.^>-._* év^ I 1011 tov\\.Newmjn \u2022 h 11600 Le Corbu&ter # \u2022*> |CinemjPine * \"Un divertissement triomphal.\" 4iilll>wl.l Mil ltr Tu»f «î 1 \u2022 13 ANS \u2022 VCNItON ONK1INALI ANOLAIIE egyptien 849 FIIM 14bb rue r*eel \u2022 \u2022 9 i Consuiit.v lus GUIDES HORAIRE * .if J* I \"i l x c M >f prj ( i f AM( n, .Pi.AYlMS InfoBref InfoBref \u2022 InfoBref LA PRESSE, MONTRÉAL.VENDRED112 JANVIER 1996 B9 Spectacles Salles de répertoire CALICULA cinéma impérial 21 h 30 C'EST LE PETIT OUÏL NOUS FAUT VF.Collège Edouard Montpetit.180.de Gentniy f Longueull » 20 h CRUMB Cinéma du Parc M > minuit DISCLOSURE Cinéma impérial : 19 h FRANKIE STARLICHT Cinéma du Parc ( 1 ) 14 n 45.IMAX \u2022 LES AILES DU COURAGE -AFRICA LE SERENCETI vieux-Port de Montréal 12 h 15.14 h 15.16 n 15.19 h 25 n 10 h 15.21 h ( version anglaise ) On peut vérifier rhoralre des représentations en téléphonant â 496-iMAX.JULIUS CAESAR Conservatoire d'art cinématographique 19 h MANHATTAN Cinéma du Parc ( 1 ) : 19h 30 MOTHERLAND : TALES OF WONDER -THE END OF THE WORLD IN FOUR SEASONS Cinéma ONF 20 h 30.MYSTERY OF RAMPO ( THE ) Cinéma du Parc ( 3 > 15 h.19 h 15.23 h 45 N'OUBLIE PAS QUE TU VAS MOURIR Cinéma Parallèle 19 h.21 h 30.PERSUASION Cinéma du Parc ( 1 ) 17 h RECKLESS cinéma du Parc ( 2 > 30.23 h 30.SMOKE Cinéma du Parc ( 1 > Harvey Keltel dans Smoke.15 h.17 h.19 h 15.21 h Théâtre 21 h 45 SUDDENLY LAST SUMMER Conservatoire d'art cinématographique : 21 h 15 WHO'S COUNTINC?MARILYN WA-RINC ON SEX.LIES AND GLOBAL ECONOMICS/ ARKELOPE Cinéma ONF : 18 h 30.théâtre DU NOUVEAU monde ( Salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau.300 e .de Malsonneuve ) Cyrano de Bergerac.d'Edmond Rostand.Mise en scène d Alice Ronfard Avec Guy Na-don Du mar.au ven.20 h ; sam.16 h.21 h.place DES arts ( Cinquième Salle ) Matronl et mol.d'Alexis Martin Avec Guylal-ne Tremblay.Robert Gravel.Pierre Leoeau.- VERSION FRANÇAISE -\t\t\t\t BERRI 288 211S 1280 rue St Otms * ©\t\tLANGELIER 255 5551 Cjtrelour Langelicr \u2022 &\tL0NGUEUIL 849 film 825 St Laurent 0 9i\tLAVAL 2 0 0 0 849 film 319b bout St Martin 0 * 6 PUCE LASALLE 12 365-S337 7BS2 Mul.Clumpla.n * Spirit' \u2022 Variations ' \u2022ConceptXXV' \u2022ReàlOo»hes»(areerMoves eloutres Choix do tenues coirieie ou tout oflei coordonnes, mferihangeobltt, tenues en Uicol, tenues à enlériow, robes et plus encoie! biles commîtes, petites, fortes ou pou/ jeune femme \"Suc nos pra ordmcif es Certaines m a roua ne sont pas offertes dasn tous les magasins.Dans certains magasins seulement 60 % de rabais* t'hoix de sacs à main Marqués d'un point rouge.'Sur nos derniers prix étiquetés.Socn n vj-o.rayons 210630 locr^M *o- e scion te magasin 50 % de rabais* Bijoux Charter Collection * en or 10(1 ou 11 il 'Sur nos prix ordinaires.le ct-o * varia sekr, le magasin.50 % de rabais* Bijoux modo à prix de liquidât uni 'Sur nos derniers prix étiquetés.le c^o » \\tv t» selon le mages 50 % de rabais Montres \\nnp Kloîn Nos prix ord.150 S ô 200 S.Solde 74,99 $ à 99,99 $ ch.50 % de rabais* Chaussettes lliiuresl * elfàirSet' à motifs 'Sur nos prix ordinaires.50 % de rabais* Choix dp tenues de nuit dp grandes marques on tissu brossé ou en finette 'Sur nos prix ordinaires.POUR HOMME 50 % de rabais testes et manteaux 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rlifliio^laiiahir \"Sur nos prix ordinoirss.25 % de rabais' Meubles de chambre a coucher \\adeau et Shermaji 'Sur nos prix ordinoires.AVuMm.rayon 507 130$ de rabais Frigo IleaumarkVlOI I.Blanc.N° 38230.Notre prix ord.929,98 S.Solde 799,98 S (h.120 $ de rabais Cuisinière Heaumark\", 7(H m, latile à nello>er er BlarK.Amondc 10 S en sus.N\" 12460.Notre p-ix ord.618.98 S Sold« 499,98 $ (h 120 $ de rabais lave-linge Heaumark* à 7 programmes Tout blanc.N° 57221.Noire prix ord.669,98 S.Solde 549,98 S ch.110 $ de rabais Sèrhe-linge lleaimtark1 à .1 programmes Tort Mont.N° 65361.Notre prix ord.489,98 S.Solde 379,98 S ch.120 $ de rabais Lt\\e-\\aisselle encastrable « Livage silencieux de Heaumark' N° 41840.Notre prix ord.619,98 Sj Solde 499,98 $ ch.10 % de rabais* Fours à micro-ondes el aspirateurs en liquidation Incluant GoWstor, Panasonic, Eurêka et Beaumark 'Sur nos prix déjà réduits 0:oa e'ecomenagers.rayon 627.APPAREILS ÉLECTRONIQUES, ET AUTRES 15% de rabais* Baladeurs, minit haines audio 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