La presse, 26 janvier 1996, B. Politique
[" CAHIER Montréal.vendredi 26 Janvier 1996 Éditorial Opinions Monde Décès Arts et spectacles OTTAWA Autres temps, autres moeurs CHANTAL HÉBERT du bureau de La Presse OTTAWA son arrivée au AP ouvoir, Jean Chrétien faisait de l'expérience une telle vertu en politique qu'il y avait trop des doigts d'une seule main pour compter les rares néophytes qui avaient réussi à se faufiler à la table de son premier cabinet.Et encore, parmi ceux-là, seulement deux, Allan Rock et Anne McLellan, étaient âgés de moins de 50 ans.Deux courtes années plus tard, le premier ministre catapulte soudainement aux premiers rangs de son état-major des ministres qui, à l'orée de la quarantaine, sont tellement verts en politique que deux d'entre eux n'ont même pas encore de sièges à la Chambre des communes.C'est dire combien les temps ont subitement changé que de voir les moeurs du premier ministre Chrétien ainsi bouleversées.En se tournant vers une nouvelle génération pour étoffer les rangs québécois de son cabinet, Jean Chrétien a surtout reconnu que, sans une image plus dynamique, son gouvernement n'avait aucune chance de distraire les Québécois des faits et gestes de Lucien Bouchard.Il aura beau, comme il le prévoit, dépoussiérer le fédéralisme et lancer au Québec une campagne publicitaire permanente pour en vanter les mérites, tant que ses champions continueront d'être perçus comme coupés des réalités québécoises, comme c'est actuellement le cas, le fédéralisme lui-même aura des allures de relique.Or, le PLC s'est réveillé brutalement le 31 octobre dernier, complètement à l'écart de la mouvance québécoise.Le fossé était tel que lors d'une entrevue en décembre, André Ouellet, le plus aguerri des ministres québécois de Jean Chrétien, ne pouvait penser qu'à Jean Charest, un conservateur, comme ayant un discours assez percutant pour rendre le Canada séduisant au Québec.En recrutant les Dion et Petti-grew, dont le discours est indéniablement plus moderne et qui sont capables d'éloquence sur le Canada, le gouvernement Chrétien espère qu'il aura, au minimum, meilleure audience chez les Québécois.On les verra et on les entendra donc beaucoup sur toutes les tribunes.Auront-ils pour autant un message très différent ?C'est à voir.Pour l'heure, dans leurs nouvelles fonctions respectives, les deux recrues vedettes québécoises de M.Chrétien ont une pensée remarquablement semblable à la sienne.Dépéché d'emblée sur le front international où on a créé pour lui un poste de ministre à la Coopération, Pierre Pettigrew est ainsi un fervent partisan de la vision politique internationale, axée sur le commerce, instaurée par Jean Chrétien.Il y souscrit même sans doute davantage que le nouveau ministre en titre aux Affaires internationales, Lloyd Ax-worthy.On devine que M.Pettigrew aura un rôle clé dans la mise en valeur au Québec des grandes missions commerciales dont le premier ministre a fait sa marque de commerce depuis deux ans.Quant à Stéphane Dion, s'il avait été en poste pendant la récente campagne référendaire, Ottawa aurait sans doute suivi.la même stratégie.Car, parmi les analystes canadiens, en particulier les Québécois, rares sont ceux qui ont partagé avec autant de fidélité, au fil des 24 derniers mois, les intuitions et les diagnostics du premier ministre Chrétien quant à l'état de la situation au Québec.Au cours des deux années qui ont précédé le référendum d'octobre, le professeur Dion s'est promené partout au Canada et même à l'étranger, graphiques sous le bras, pour démontrer que l'appui à la souveraineté était figé une fois pour toutes aux alentours des 40 %.Ses présenta- « tions d'alors étaient livrées sur le ton incontestable de verdicts sans \u2022 appel.Depuis le 30 octobre, M.Dion faisait tache d'huile dans les cercles de penseurs aussi bien québécois que du reste du Canada parce qu'il était l'un des rares à voir dans les efforts postréférendaires du gouvernement Chrétien une lueur de solution.Il se sentira désormais moins esseulé.Young modifiera la réforme Axworthy À peine nommé, le ministre annonce des assouplissements à l'assurance-emploi CILLES GAUTHIER du bureau de La Presse OTTAWA peine nommé ministre du Dévelop-ÊHL pement des ressources humaines, Douglas Young demandait hier la convocation en catastrophe du comité des Communes qui étudie la réforme de l'assurance-chômage et lui annonçait que cette pièce législative devra être modifiée pour répondre à certaines des principales préoccupations de la population des Maritimes.Député du comté d'Acadie-Bathurst au Nouveau-Brunswick, M.Young subissait récemment la colère de ses commettants qui manifestaient contre cette réforme et avait promis des changements.Hier, le premier ministre Jean Chrétien lui donnait la possibilité de les mettre en oeuvre en le mutant des Transports aux Ressources humaines.À ses yeux, il n'y a pas de travailleurs saisonniers dans les secteurs des pêches, de la forêt ou du tourisme : « Ce sont des gens qui occupent à temps plein des emplois saisonniers », a expliqué M.Young aux députés.Cependant, a-t-il prévenu, les grands paramètres financiers de la réforme définis dans le budget Martin de février dernier devront demeurer les mêmes.D faudra « trouver des moyens d'améliorer le projet de loi », a déclaré M.Young, qui avait aux Transports la réputation d'agir très rapidement et de mener ses projets à terme.Il veut des changements dans le calcul des prestations d'assurance-chômage de certains travailleurs dont les périodes d'emploi sont interrompues par de longs intervalles d'inactivité.M.Young demande aussi que soit modifiée la règle dite de l'intensité, qui prévoit que les prestations diminueront pour ceux qui auront souvent recours au régime.« Si vous êtes malade trois fois pendant la même année, on ne vous impose pas une pénalité.Vous recevez les services médicaux fournis par le gouvernement.» Son prédécesseur, Lloyd Axworthy, s'était dit prêt à réexaminer la première de ces deux mesures» mais pas la deuxième.À coups de compressions, privatisations et dévolutions aux autorités locales, M.Young a rendu le ministère des Transports méconnaissable tant le nombre d'employés diminuera.Continuera-t-il de charcuter dans son nouveau poste?« Il fallait réduire les coûts, être le plus efficace possible pour s'assurer que les programmes sociaux pourront être maintenus, a-t-il répondu.C'est pourquoi je suis un libéral.Un politicien a le choix entre parler des programmes sociaux ou trouver des moyens de les financer.» Prêtera-t-il une oreille sympathique à ceux qui parlent de privatisa- tion des services dont il est maintenant responsable ?« On ne peut privatiser les sans-emploi.Les deux ministères sont très différents l'un de l'autre.J'étais un attaquant et je suis maintenant un défenseur de ceux qui se trouvent dans une situation très difficile, dont ils ne sont généralement pas responsables.» M.Young n'entend pas céder aux provinces qui veulent obtenir à la fois plein contrôle des programmes sociaux et les enveloppes budgétaires qui permettent de les financer.Il entend par ailleurs rencontrer ses homologues provinciaux, individuellement ou en groupe, dans les meilleurs délais pour discuter entre autres de la récente proposition fédérale sur les garderies.Il confirme que d'importants changements seront apportés au programme de pensions de vieillesse afin de s'assurer qu'il pourra être maintenu pour la prochaine génération de retraités.LE CABINET CHRÉTIEN \u2022 Jean Chrétien: premier ministre \u2022 Herb Gray : leader du gouvernement aux Communes et solliciteur général \u2022 Lloyd Axworthy: ministre des Affaires étrangères \u2022 David Collenette: ministre de la Défense et des Anciens combattants \u2022 David Anderson: ministre des Transports \u2022 Ralph Goodale: ministre de l'Agriculture \u2022 David Dingwall: ministre de la Santé \u2022 Ron Irwin: minstre des Affaires indiennes et du Nord canadien \u2022 Joyce Fairbairn: leader du gouvernement au Sénat et ministre responsable de l'alphabétisation \u2022 Sheila Copps: vice première-ministre et ministre du Patrimoine canadien \u2022 Sergio Marchi: ministre de l'Environnement \u2022 John Manley: ministre de l'industrie \u2022 Diane Mari eau : ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux \u2022 Paul Martin: ministre des Finances \u2022 Doug Young: ministre du Développement des ressources humaines \u2022 Arthur Eggleton: ministre du Commerce international \u2022 Marcel Massé: président du Conseil du Trésor et ministre responsable des Infrastructures \u2022 Anne McLellan: ministre des Ressources naturelles \u2022 Allan Rock: ministre de la Justice et Procureur général \u2022 Alfonso Gagliano: ministre du Travail et leader adjoint du gouvernement aux Communes \u2022 Lucienne Robillard: ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration \u2022 Fred Mifflin: ministre des Pêches et des Océans \u2022 Jane Stewart: ministre du Revenu \u2022 Stéphane Dion: président du Conseil privé et ministre des Affaires intergouvernementales \u2022 Pierre Pettigrew: ministre de la Coopération internationale et responsable de la Francophonie \u2022 Fernand Robichaud: secrétaire d'État (Agticulture, Pêches et Océans) \u2022 Martin Cauchon: secrétaire d'État (bureau fédéral de Développement régional - Québec) Stéphane Dion devient président du conseil privé et ministre des Affaires intergouvernementales.Pierre Pettigrew devient ministre de la coopéatlon internationale et responsable de la Francophonie.« On ne changera pas le message en changeant le messager » Bouchard ne croit pas à l'effet Dion-Pettigrew GILLES NORMAND (PC) JONQUIÈRE ^¦voguant sa propre expérience à la ES Chambre des communes, Lucien Bouchard ne croit pas aux chances des nouveaux venus dans le cabinet Chrétien, le politicologue Stéphane Dion et le juriste Pierre Pettigrew, de changer quoi que ce soit au fédéralisme canadien.Au contraire, il estime même que « le Québec a perdu de son poids politique avec le départ d'André Ouellet ».Il juge toutefois que la nomination de Lloyd Axworthy aux Affaires étrangères est un excellent choix.« M.Axworthy fera un bon ministre des Affaires étrangères », a-t-il en effet déclaré, à fonquière, peu avant l'assemblée de mise en nomination qui en faisait le candidat officiel du Parti québécois pour l'élection complémentaire du 19 février.Concernant MM.Dion et Pettigrew, M.Bouchard en déduit qu'on ne changera pas le message en changeant le messager.Il voit Dion comme « un fédéraliste de choc » qui ne propose pas d'initiative nouvelle.« On revient à peu près à Meech », commente-t-il, une formule tentée par beaucoup de monde, dont lui, « en échouant à chaque fois ».« C'est une autre tentative avortée en partant, puisque Meech, c'est rejeté par tout le monde.Il va lui aussi devoir l'apprendre », enchaîne-t-il.M.Dion, croit-il, va « apprendre que c'est impossible de convaincre qui que ce soit d'aller au-delà de ce qui a déjà été tenté ».Il va subir « un choc, un gros choc, en découvrant que personne n'entendra ce qu'il dira et qu'on dira non à tout ce qu'il demandera ».M.Bouchard s'est dit inquiet quant à ce qu'il estime une perte de poids politique pour la députation politique, avec le départ de M.Ouellet.Il doute que MM.Dion et Pettigrew fassent le poids, quand seront discutés les dossiers concernant le Québec.Pour sa part, le candidat à la succession de M.Bouchard, Michel Gauthier, a déclaré sur les ondes d'une station ra- ' diophonique qu'il attendait Stéphane Dion de pied ferme aux Communes.« On se rappellera que c'est lui qui avançait la théorie qu'il fallait faire souffrir le Québec économiquement si on voulait obtenir un NON au référendum.Alors j'ai bien hâte de croiser le faire avec lui ; on va voir de quel bois il se chauffe, on va voir s'il est bien là pour les intérêts du Québec ou s'il est là pour faire ce qu'il a toujours fait jusqu'à maintenant, maintenir la ligne dure dans le domaine du fédéralisme », a-t-il souligné.un remaniement « dans la ligne des Trudeau et Ouellet » Québec ne voit pas de coup de barre dans la formation du nouveau cabinet Chrétien DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC e remaniement ministériel du gouvernement Chrétien ne constitue pas un coup de barre aux yeux du gouvernement péquiste.Le nouveau ministre des Affaires intergouvernementales, le politologue Stéphane Dion « est dans la ligne des Trudeau et Ouellet », a lancé hier la ministre Louise Beaudoin.«Stéphane Dion a longtemps fait semblant d'être un commentateur objectif surtout sur les ondes de Radio-Canada.J'aime mieux la situation désormais, où tout se fera visière levée » commente la ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes, responsable à Québec des relations fédérales-provinciales.Louise Beaudoin ne manque pas de relever plusieurs déclarations controversées faites par M.Dion au cours des derniers mois.Il avait par exemple soutenu que les libéraux provinciaux avaient fait fausse route en soutenant Meech, et laissé tomber au printemps 1995 que plus la pression économique serait forte sur le Québec, plus la cote de la souveraineté baisserait.M.Dion \u2014 depuis longtemps consultant du gouvernement fédéral sur les affaires constitutionnelles \u2014 s'était distancié d'une telle interprétation par la suite.Mme Beaudoin évite de commenter la nomination de Pierre Pettigrew qu'elle connaît personnellement, tous deux Louise Beaudoin Daniel Johnson Jean-Marc Fournler étant originaires de Québec et pratiquement voisins à Montréal, a-t-on appris par ailleurs.Toutefois, comme titulaire des Affaires culturelles, elle exhorte la nouvelle ministre du Patrimoine, Sheila Copps, à appliquer les freins sur le \u20ac désengagement du fédéral qui fragilise davantage un milieu culturel qui T'est déjà beaucoup », dit-elle.Pour le milieu culturel, « le fric sur la table est important ».Depuis 1989, le financement fédéral des activités culturelles est passé de 414 millions à 355 millions, une baisse de 5,7 pour cent par année comparativement à une augmentation de 2,8 p.cent des budgets québécois dévolus à la culture.Pour le chef libéral Daniel Johnson, avec l'ajout des Dion, Pettigrew, Gagliano et Cauchon, « l'équipe québécoise déjà en place à Ottawa vient d'accroître son influence dans la prise de décisions ».Lucienne Robillard a elle aussi obtenu des responsabilités accrues dans « un domaine stratégique pour le Québec », souligne M.Johnson, dans une déclaration écrite.Les Québécois comptent désormais pour le tiers des ministres fédéraux et détiennent de nombreux postes-clés.Tous les membres québécois du Conseil des ministres à Ottawa se sont déjà publiquement dé- clarés en faveur de la reconnaissance du caractère distinct du Québec, note M.Johnson.Chez les libéraux provinciaux, on se retient à grand-peine de commenter le départ d'André Ouellet qui, avant les Fêtes, avait décoché des flèches acerbes en direction de Daniel Johnson.« Ses dernières déclarations ne sont pas ses meilleures », fait observer fean-Marc Fournier, député libéral de Chàteau-guay et critique des questions fédérales-provinciales.Après 30 ans de vie publique, il faut toutefois reconnaître « la constance et la contribution de M.Ouellet », ajoute M.Fournier qui applaudit toutefois la nomination de Stéphane Dion.« Il a fait une longue réflexion sur le fédéralisme canadien et la place du Québec », estime M.Fournier, fréquemment invité par les réseaux de télé à discuter de politique.Stéphane Dion, spécialiste des administrations publiques, a déjà dit que le Canada était l'un des pays les plus décentralisés, ce qui est de nature à heurter des sensibilités québécoises, mais souligne M.Fournier, cette interprétation ne s'appuie que sur les recettes autonomes des gouvernements provinciaux.Si d'autres variables sont prises en compte, la décentralisation au Canada devient clairement perfectible, un constat que M.Dion ne manquera pas d'approuver, prédit M.Fournier.Autres informations, B10 et B LA QUESTION DU PUBLIC je e*9ne jamais sans mon lait Pour participer, répondez à la question suivante et composez le 1 900 870-LAIT (5248) 500$ à gagner chaque jour! (bel comédien joue le rôle du Pingouin dans «Le Retour de Batman»?I Rudy Coyo 2.Donny DeVito 3.Jock Nichokon 4.Robin Williams f Réponse à lo question précédente : 4.Mobochodonosor | SRC 4* Télév ision Dm Iran de 90c par appel seront facturés Vbus pouvez également Ouvert aux 18 an* et plus Règlement détail du concourt oaert envoyer votre réponse par télécopieur au (514) 599-5683.dm toutes las stations réponds et affiliées de la SflC. B'2 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 26 JANVIER 1996 ÉDITORIAL Paul Desmarais Roger D.Landry président du conseil président d'administration et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Un pari raisonnable ou une mission impossible ?C f est connu, le premier ministre Jean Chrétien n'aime pas les remaniements ministériels.Mais quand II s'y résigne, parce qu'il y est forcé, Il ne fait pas les choses à moitié.On a pu le voir, hier, alors qu'il a procédé à un chambardement majeur qui ne correspond certainement pas tout à fait à ce qu'il eût souhaité, mais qui représente probablement ce qu'il pouvait faire de mieux dans les circonstances.Le départ d'André Ouellet qui ne fera pleurer personne et le limogeage de Michel Dupuy, dont on se demande encore ce qu'il faisait dans cette galère, ouvraient la voie à des figures nouvelles porteuses d'idées originales.Mais, en temps normal, une telle réorganisation constitue pour le premier ministre l'occasion d'étoffer son équipe en accordant une promotion à des députés qui, depuis leur élection, ont acquis une expérience parlementaire et ont fait la démonstration de leur aptitude à assumer des responsabilités additionnelles.C'est la façon la plus sûre pour lui de renouveler graduellement son cabinet tout en limitant les risques de dérapage ou de bavure auxquels sont exposés tous les nouveaux venus en politique.Nul doute que M.Chrétien aurait préféré pouvoir trouver dans son caucus tous les éléments dont il aura besoin pour affronter les défis de l'heure.Surtout en ce qui a trait au difficile dossier du Québec qui, môme s'il feint d'en minimiser l'importance, sera encore au premier plan de ses préoccupations.d'Ici la fin de son mandat.C'est ce qui explique le recrutement des deux nouvelles vedettes de son cabinet, Stéphane Dion et Pierre Pettigrew, dont la nomination, après celle de Lucienne Ro-biiiard, illustre à la fols la gravité de la situation et la pauvreté de la députatlon libérale en provenance du Québec.Reste à voir si ce trio, même épaulé par un Jean Chrétien qui n'arrive pas à reconquérir l'affection de ses compatriotes et un Marcel Massé réorienté vers des fonctions plus compatibles avec sa compétence, sera capable de remplir la commande dont II vient d'hériter.Surtout qu'il s'agit d'une commande fort complexe où l'incontestable compétence de chacun ne sera finalement qu'un des atouts essentiels à leur réussite.À ce propos, certains seront tentés de voir une analogie entre la venue de ces deux recrues à Ottawa et l'apparition des « trois colombes », Trudeau, Pelletier et Marchand, dans le gouvernement Pearson, au milieu des années soixante.SI la comparaison tient en ce qui a trait au caractère spectaculaire de leur irruption sur la scène politique, elle ne résiste cependant pas longtemps à une analyse plus poussée.Dans le contexte de l'époque, l'arrivée des trois « Canadiens français » apparaissait au reste du Canada comme une bouffée d'air frais en provenance du Québec et l'assurance de pouvoir enfin compter sur des personnalités aussi prestigieuses que populaires pour faire entendre raison à leurs compatriotes.Or.ce n'est pas faire injure à Stéphane Dion ni à Pierre Pettigrew que d'affirmer qu'ils n'ont ni l'un ni l'autre la notoriété et l'expérience du terrain dont pouvaient se targuer leurs Illustres prédécesseurs.Pierre Trudeau était déjà, depuis de nombreuses années, un leader idéologique jouissant d'une énorme audience alors que, pour leur part, Jean Marchand et Gérard Pelletier avaient depuis longtemps fait leurs classes au sein du monde syndical.Ceci dit, M.Chrétien a tout à fait raison de se féliciter de la valeur de ces deux nouveaux ministres qui, en plus de leur jeunesse, lui apportent une expertise professionnelle et une vigueur Intellectuelle dont ce gouvernement avait le plus criant besoin.Mais II aurait tort de minimiser les handicaps que chacun d'eux devra surmonter pour, simultanément apprendre à nager dans les eaux troubles de la politique et gagner assez de respect et de crédibilité auprès de leurs collègues et du Canada anglais pour y faire valoir leur conception du fédéralisme.Et, surtout, tenir tète à un PQ galvanisé par la venue de Lucien Bouchard qui, lui.dispose d'une arme dont ils sont bien dépourvus : un charisme extraordinaire.En acceptant de devenir les éléments clés de ce remaniement ministériel, Stéphane Dion et Pierre Pettigrew n'ont pas fait que risquer leur avenir politique personnel.Ils ont aussi accepté un mandat redoutable dans un contexte particulièrement difficile où le temps Joue contre eux.Car, d'Ici deux ans, on devrait savoir si c'était un pari raisonnable ou une mission Impossible.Pierre CRAVEL sang contaminé : opération sabotage l'automne 93, dans la foulée d'une série de reportages A accablants sur la distribution de sang contaminé au Jr\\ canada, le gouvernement fédéral mettait sur pied une commission d'enquête chargée de faire toute la lumière sur cette affaire.Deux ans et une quinzaine de millions plus tard, ce même gouvernement, accompagné de presque tous les gouvernements provinciaux, de la Croix-Rouge et de quelques compagnies pharmaceutiques, s'apprête à dépenser une autre petite fortune pour empêcher cette même commission de divulguer ses conclusions I C'est aussi aberrant que ça.Quelque 1 500 personnes ont contracté le virus du sida, au cours des années 80, en recevant du sang contaminé.Peu avant Noël, la commission Krever envoyait des préavis à une quarantaine de personnes et organismes, y compris une brochette d'anciens ministres de la Santé, susceptibles de se faire Imputer une part de responsabilité dans cette tragédie.La Commission a entrepris cette démarche en conformité avec l'article 13 de la Loi sur les enquêtes publiques.Cet article donne aux personnes susceptibles d'être Incriminées dans le cadre d'une enquête la possibilité de faire valoir leurs arguments avant la publication du rapport final.Au lieu de suivre ce processus qui n'a, Jusqu'à maintenant, Jamais été contesté, nos contestataires ont opté pour la censure.La semaine dernière, la Cour fédérale a été saisie d'une série de requêtes prétendant que le juge Krever outrepasse son mandat et contrevient à la Charte des droits et libertés en montrant des responsables du doigt.Que demande-t-on au tribunal ?D'interdire à la Commission de « conclure à toute faute ou à toute mauvaise conduite, d'énoncer toute conclusion qui suggérerait une faute ou une mauvaise conduite de la part des requérants », stipule l'une des requêtes.Certains requérants vont encore plus loin : ils souhaitent empêcher la Commission de « nommer ou de mentionner tout élément permettant de les identifier de quelque façon que ce soit ».La quarantaine d'avis visaient, rappelons-le, des personnes clés dans tout le processus de distribution du sang.Il ne s'agit pas de n'Importe qui, mais de ministres, cadres supérieurs et autres maillons essentiels du réseau de distribution du sang.Que leur reproche-t-on ?Dans un avis dont La Presse a obtenu copie, cinq ministres qui ont occupé successivement le portefeuille de la Santé au Québec se font dire qu ils pourraient devoir répondre de péchés tels que d'avoir omis de surveiller les activités de la Croix-Rouge, d'avoir omis de classer le sida, Jusqu'en 1986, comme maladie à déclaration obligatoire, d'avoir omis d'Informer les médecins et la population des risques encourus, etc.Attention : comme tous leurs compagnons d'infortune, ces anciens ministres ne prétendent pas n'avoir jamais commis ces négligences.Mais Ils affirment que le Juge Krever n'a pas le droit de le leur reprocher et de le dire publiquement.Leurs arguments ne tiennent pas debout.Que dit, par exemple, le mandat donné le 4 octobre 1993 au juge Horace Krever ?H le charge de « faire enquête et rapport sur le mandat, l'organisation, la gestion, «es opérations, le financement et la réglementation de toutes les activités du système canadien d'approvisionnement en sang, y compris les événements entourant la contamination de réserves de sang au début des années 1980 ».Rien n'interdit au juge Krever de nommer les principaux acteurs du drame.Plus que ça : on volt mal comment il pourrait réaliser son mandat sans citer nommément les organismes et les personnes impliquées dans la distribution du sang au moment où ce drame se jouait On voit mal, aussi, en quoi l'attribution des responsabilités serait incompatible avec la Charte des droits et libertés.Si la Loi sur les enquêtes publiques prévoit une procédure de défense pour les personnes éventuellement incriminées, c'est qu'elle considère que l'Identification des fautifs constitue l'un des aboutissements naturels de ces enquêtes.On peut bien Invoquer tous les arguments légalistes que l'on voudra, ça tombe sous le sens, non ?On peut comprendre à la rigueur que la Croix-Rouge fasse des pieds et des mains pour bâillonner la commission Krever.Tout au long des audiences, elle a été sa principale cible, et certains témoignages ont été particulièrement Incriminants pour cet organisme.Ce n'est pas en essayant de faire Intervenir la censure que la Croix-Rouge va redorer son Image.La démarche est à la fois inélégante et contre-productive.Mais bon : l'organisme a bien le droit de se tromper de stratégie.L'attitude des gouvernements, et particulièrement celle d'Ottawa, est autrement plus Immorale.Après tout, c'est le gouvernement fédéral qui a créé de toute pièce cette commission, lui demandant d'enquêter sur ce qui s'est passé.Ne Jouons pas sur les mots : ce qui s'est passé dépend d'un tas de gens et des décisions que ces gens ont prises.Si l'on ne nomme personne, on ne saura rien, c'est tout.Toute cette rocambolesque opération de sabotage soulève, fondamentalement, une seule question : de quelles révélations accablantes les gouvernements ont-ils donc peur pour se tirer dune façon aussi flagrante dans les pieds ?Agnès CRUDA oui, D&C&C/VÇRT ON tfoc/v*&>~/'s&tAêrr $v< VA eéuôLcrriottueQ- DROfTS RÉSERVÉS La boîte aux lettres Confusion indescriptible ¦ Depuis le 1er janvier, la Loi favorisant le développement de la formation de la main-d'oeuvre ( Loi 90 ) est en vigueur.Mais qu'advient-il au juste de sa mise en application ?Selon M.Rodrigue Brillant, président de l'Ordre professionnel des conseillers en relations industrielles du Québec, un organisme qui regroupe plus de 1 400 professionnels oeuvrant dans le champ spécialisé des ressources humaines en milieu de travail, cette loi maintenant administrée par la Société québécoise de développement de la main-d'oeuvre ( SQDM ) est mise en oeuvre dans une confusion indescriptible.Cet état de chose repose sur deux éléments essentiels : le premier qui oblige les entreprises à soumettre un plan de formation à la SQDM sans pour autant que cette dernière ait préalablement déterminé les critères qu'elle utilisera pour en accepter ou en refuser le contenu.Le second s'appuie sur l'obligation qu'a le ministère du Revenu de juger de l'admissibilité des dépenses reliées à une formation qualifiante et transférable.Encore là, les gestionnaires n'ont aucune indication des critères d'évaluation qui seront retenus.Actuellement, aucun employeur ne peut investir des fonds dans la formation et être certain que ces dépenses seront admissibles.Autre point troublant : l'accréditation des formateurs qui constitue un élément essentiel du succès de la Loi 90.À cet égard, le conseil d'administration de la SQDM s'est contenté de reconduire le système actuel, dont le manque de rigueur dans la reconnaissance d'intervenants compétents est unanimement dénigré.L'Ordre constate que l'application de cette loi risque de ne devenir qu'une opération comptable négative génératrice d'une autre paperasserie administrative qui compromettra encore plus l'atteinte de la compétitivité pour nos entreprises.De plus, un doute subsiste toujours sur les intentions du gouvernement qui pourrait être tenté de faire de cette loi une nouvelle taxe déguisée servant notamment à financer la SQDM.Florent FRANCOEUR Ordre professionnel des conseillers en relations industrielles du Québec Si le Québec est divisible, le reste du Canada l'est aussi ¦ « Si le Canada est divisible, le Québec l'est aussi », disaient en fin de semaine dernière les participants à un colloque d'anglophones.Beau principe, dont l'application pose cependant quelques difficultés, que les extrémistes anglophones ont peut-être mal évaluées.Si le Québec est divisible, ça suppose que les provinces du Canada anglais le sont aussi et que \u2014 par exemple \u2014 les Mo-kawks vivant sur la réserve de Saint-Régis, en Ontario, pourraient demander leur annexion à l'Etat de New York ( où se trouvent d'autres Mohawks ) et que les Acadiens du Nouveau-Brunswick pourraient demander leur rattachement au Québec ( où ils ont de nombreux cousins ).Si un principe est bon pour quelqu'un, il l'est normalement pour son voisin.C'est logique.Déjà, les Ontariens ont pu mesurer les dangers auxquels on s'expose quand on lance en l'air de beaux grands principes dont on a mal mesuré la portée et qui finissent toujours par vous rattraper dans le détour, à la manière d'un boomerang.Le groupe d'autochtones qui a occupé, l'été dernier, une partie du parc d'Ipperwash, en Ontario, et où l'un des leurs a été abattu par la police provinciale, ne faisait rien d'autre que d'appliquer les grands principes de justice sociale mis de l'avant par des redresseurs de torts canadiens, et notamment ontariens, lors des troubles d'Oka, cinq ans plus tôt.Dans la recherche d'un nouveau partenariat Québec-Canada, je propose qu'on accepte les frontières telles qu'elles sont et qu'on travaille plutôt à faire en sorte que les droits des minorités ( française au Canada et anglaise au Québec ) soient respectés.C'est déjà tout un programme.André DAOUST Montréal Un miroir aux alouettes ¦ C'est avec horreur que je lis dans les divers journaux les discours tenus par des syndicalistes et divers groupes de pression qui demandent que l'on taxe les riches et les compagnies pour résoudre nos ennuis financiers.Votre chroniqueur Claude Picher ayant déjà réglé le mythe de la taxation des « riches », il subsiste donc toujours celui de la taxation des compagnies, surtout après la publication des résultats financiers des banques canadiennes.On aimerait peut-être mieux des résultats comme le Crédit Lyonnais qui a perdu deux milliards US», cette année, et que le gouvernement français renfloue « à la pelle ».Après cent ans et plus, on ne réalise pas encore qu'en taxant une compagnie, on se taxe soi-même et la devise de la ponction s'appelle emplois et investissement.C'est un peu comme si, pour se nourrir, on coupait une cuisse de sa vache au lieu de tirer son lait.Les revenus d'une compagnie sont déjà taxés ; salaires des cadres et employés, taxes de services municipaux, impôt sur les dividendes et TPS.Tout ce qu'on taxe, en fin de compte, c'est le capital qu'elles devraient réinvestir pour la recherche et la croissance, créateurs d'emplois dans une société capitaliste.En les taxant, on augmente le coût de leurs produits, nuisant aux exportations qui sont l'oxygène d'un pays comme le nôtre ( 30 % de notre production ).Naturellement que ce discours ne plaît pas aux tenants des thèses de gauche.le m'étonne de voir que plusieurs milieux plus jeunes, soit dans les syndicats ou les associations d'étudiants, adhèrent à ces préceptes qui ne sont que de mortels miroirs aux alouettes.Faut croire que la chaire d'économie marxiste de l'UQAM a déjà fait des petits.Les seuls qui ont prospéré dans ces économies sont les cadres et un nombre restreint d'amis du régime.Ma solution est simple : abolir les taxes sur les profits des compagnies, réduire l'impôt des particuliers à un taux uniforme de 30 %, abolir tous les abris fiscaux à part ceux qui sont de l'épargne et combler le manque à gagner en taxant tous les biens de consommation ( TVA mur-à-mur ).Finies les magouilles fiscales, les taxes tueuses d'emplois et la fiscalité démotivante, génératrice d'une économie souterraine funeste aux revenus de l'état.1 G GUILBAULT Saint-Lazare OPINIONS LA PRESSE.MONTRÉAL.VENDREDI 26 JANVIER 1996 B3 « il faut reprendre confiance dans le Canada ! » Selon Stéphane Dion, un gouvernement fédéral fort ne veut pas dire qu'il est centralisateur La Presse publie ici le texte intégral de la déclaration de Stéphane Dion qui a été nommé hier ministre fédéral des Affaires intergouvernementales.Le Canada, exemple universel d'ouverture, de tolérance et de générosité, ne doit pas infliger au monde le spectacle de sa rupture.Sur tous les continents, des gouvernements hésitent à reconnaître à leurs minorités des droits et une autonomie, car ils leur prêtent, presque toujours à tort, des visées séparatistes.Le Canada, s'il se brisait, deviendrait le repoussoir des majorités inquiètes.De cette fédération défunte, il serait dit qu'elle est morte d'une surdose de décentralisation, de tolérance, de démocratie en somme.Sa fin servirait d'alibi à tout ce que le monde compte de partisans de la ligne dure face aux aspirations des minorités.Au lieu de répandre ainsi la méfiance entre majorités et minorités, il nous appartient au contraire d'illustrer la concorde de différentes populations au sein d'un même État.Si, par malheur, le Canada devait se scinder, nous, Québécois et Canadiens des autres provinces, serions bien sûr les premiers à en payer le prix.Au Québec, la majorité serait bien en peine d'obtenir de ses minorités l'adhésion enthousiaste qu'elle aura elle-même déniée au Canada.Jamais elle ne pourrait leur offrir une autonomie aussi étendue que celle qu'elle avait jugée insuffisante pour elle-même, celle dont jouit actuellement le Québec à titre de province canadienne.Quant au reste du Canada, son unité sans le Québec serait loin d'être acquise.On ne connaît pas d'exemple d'une fédération qui ait survécu en étant sectionnée en son milieu.Le chômage et la pauvreté qui frappent le monde industrialisé ne permettent guère au Canada de s'imposer, en plus, les coûts de la désunion.Pour l'avenir de nos enfants, pour tous les Canadiens, nous devons préserver le Canada.C'est dans l'union, en restant ensemble, que nous pourrons rendre notre vie plus facile.Il y a à peine dix ans, l'unité canadienne était solide.La très grande majorité des Québécois ne voyaient plus Stéphane Dion veut contribuer à ce que les Canadiens retrouvent ensemble « le chemin de la réconciliation.» dans la sécession un recours nécessaire.Pour consolider l'union canadienne, les gouvernements de l'époque ont entrepris une ronde constitutionnelle qui a mal tourné.Les uns ont dit reconnaissance, les autres ont compris privilège.Depuis, la considération que les Québécois et les autres Canadiens ont d'eux-mêmes et du Canada s'est détériorée au point que jamais la rupture n'a été aussi proche.Le plus triste est que c'est par dépit, par frustration, que de nombreux Québécois sont maintenant prêts à courir le risque de renoncer à un pays auquel ils se sentent pourtant attachés.Cette attitude les prépare très mal aux coûts et aux difficultés que la sécession leur infligera.Quant aux autres Canadiens, ils sont trop nombreux ceux qui se résignent, ceux qui, las ou exaspérés, ne veulent plus rien tenter pour préserver l'unité de leur pays.Il faut lutter contre ce défaitisme.Le moyen de réagir, nous l'avons.Il tient en deux forces qui font de notre fédération un système politique admirable : la dualité linguistique et la décentralisation.Les démocraties qui ont la fortune de compter plus d'une langue officielle, qui jouissent par là même d'une ouverture plus large sur l'univers des cultures, prévoient des aménagements particuliers afin d'aider leurs groupes linguistiques à cohabiter dans l'harmonie.Notre loi des langues officielles, ainsi que la reconnaissance des droits linguistiques dans la Constitution, forment un modèle du genre.Il nous suffit de pousser plus loin, et de reconnaître comme une force, une chance pour le Canada, que dans cette Amérique anglophone, il existe une société qui fonctionne en français et qui prend les moyens pour continuer à le faire dans le respect de sa propre minorité linguistique.Les provinces canadiennes sont toutes distinctes les unes des autres, mais le Québec, avec sa culture francophone, introduit une distinction particulière qui doit être reconnue comme telle.Cette reconnaissance qui n'induit ni chambardement, ni privilège, offre pour garantie que, dans les zones d'ombre de la Constitution, là où les règles demandent interprétation, il sera tenu compte de la spécificité québécoise.Notre deuxième force vient de ce que notre fédération s'appuie sur la décentralisation.Un Canada fort est plus qu'un gouvernement fédéral, c'est un ensemble fédératif fort.C'est une chance pour le Canada que ses provinces disposent d'une large autonomie qui favorise une émulation créatrice.C'est une province, la Saskatchewan, qui a pavé la voie à nos systèmes de santé publique.C'est grâce à la décentralisation si huit provinces sur dix ont retrouvé la voie de l'équilibre budgétaire en misant chacune sur ses propres ressources, ses propres stratégies.De même, une répartition des rôles plus clairs entre les deux ordres du gouvernement, une collaboration plus efficace, une décentralisation plus intelligente et mieux conçue pour les citoyens, nous aideront à retrouver la voie de l'unité, comme l'a exprimé le premier ministre Chrétien lors de son discours à Verdun, le 24 octobre dernier.Les Suisses ont le système municipal le plus puissant au monde et ils tirent de cette grande décentralisation un mobile de fierté, une raison supplémentaire de se sentir Suisses.De même, nous les Canadiens n'avons pas à craindre la décentralisation.Nous la connaissons suffisamment pour en faire notre alliée.Un gouvernement fédéral fort n'est pas à confondre avec un gouvernement centralisateur.Plus modeste, il n'en sera que plus efficace dans le rôle qui est le sien, et cela les Canadiens le comprennent bien.Toutefois, ces mêmes Canadiens n'accepteraient pas que les provinces se comportent comme des républiques égoïstes.Le changement n'est possible que s'il s'appuie sur la solidarité canadienne.Ces valeurs et ces principes, je me suis efforcé d'en.démontrer la pertinence comme universitaire et chercheur, le les ai défendus sur la scène publique en tenant toujours le même discours dans les deux langues officielles.Le premier ministre du Canada m'a invité à mieux les promouvoir en me joignant à son cabinet.l'ai accepté cet honneur.Le premier ministre Jean Chrétien est beaucoup critiqué dans son Québec natal.Mais moi je le vois comme un leader qui sait s'entourer, écouter, décider et qui est ouvert au changement.Il m'a appelé à de hautes responsablités malgré mon inexpérience politique.le ferai tout pour lui donner raison.Le gouvernement fédéral est aussi le gouvernement des Québécois.Il est important que des Québécois continuent à y apporter leur culture et leurs talents, tant il est vrai qu'on appartient à une fédération non seulement pour en profiter mais aussi pour l'aider de toutes ses forces, le suis fier d'être Québécois et Canadien et je ferai tout ce que je peux pour montrer la belle complémentarité de ces deux appartenances.le sais que nous serons nombreux à le faire par l'action politique ou d'autres voies démocratiques.Ensemble, nous trouverons le chemin de la réconciliation.Les Québécois et les autres Canadiens doivent entrer unis et plus forts dans le prochain siècle.interrogatoires devant des caméras vidéo : quelques paramètres ROBERT LA HAYE L'auteur est avocat ans l'édition de La Presse du 18 janvier dernier, messieurs André Cédilot et Martin Pelchat écrivaient : « Dans l'espoir de regagner la confiance de la population, les enquêteurs de la Sûreté du Québec, à Montréal, procéderont à l'interrogatoire des suspects de meurtre et de tentative de meurtre devant une caméra vidéo ».Même s'il eût été préférable d'y lire que ce fut « dans l'espoir de mieux servir la justice » en y dévoilant l'éclairage réel sous lequel s'obtiendront désormais les aveux, ce qui eût témoigné d'une fin plus magnanime, ces nouveaux moyens technologiques, si utilisés avec rigueur et discipline, devraient s'avérer des plus efficaces et légitimes.Car nul ne saurait nier que, mis en présence d'une déclaration incriminante, pour le Tribunal, la découverte de la vérité doit, de loin, primer sur la bonne ou mauvaise renommée du corps policier qui l'aura consignée.Les règles régissant la recevabilité des aveux extra judiciaires prévoient que, avant que d'accepter une confession comme preuve, preuve doit être faite de la fiabilité de cette confession.Pour ce faire, la Poursuite a le fardeau de démontrer au Tribunal, sur voir-dire ( petit procès à l'intérieur du procès ), que les aveux de l'accusé qu'elle désire faire admettre en preuve ont été obtenus sans promesses, menaces, intimidations ni incitations indues par les policiers et que les droits constitutionnels du suspect ( dont le droit à l'avocat ) ont été respectés par ces derniers.En d'autres termes, dans tout procès criminel, la Couronne doit satisfaire le Tribunal que les déclarations résultant de l'interrogatoire du suspect ont été faites librement et volontairement par ce dernier, qu'il fut informé de son droit d'avoir recours sans délai à l'assistance d'un avocat, qu'on lui a accordé la possibilité d'exercer ce droit et de le faire privé-ment.Et le défaut, par la Couronne, de se décharger de ce fardeau, entraînera le rejet probable de la déclaration ainsi obtenue.(.) Les aveux extorqués par intimidation, promesses ou menaces seront généralement rejetés parce que non fiables et susceptibles d'induire le détenu à faussement s'incriminer.Normalement, lors d'un voir-dire, les policiers qui ont procédé à l'interrogatoire d'un détenu viendront déposer sur les circonstances qui ont entouré la réception de ses aveux.Et l'accusé se retrouve généralement seul, pour témoigner à sa décharge, confronté à une brochette d'enquêteurs chevronnés et aguerris au contre-interrogatoire des avocats de la Défense.Tant et si bien que, plus souvent qu'autrement, dans l'esprit des juges, qui ne disposent point d'indices matériels objectifs et indépendants qui le confirment dans sa version, le témoignage de l'accusé n'offre que peu ou pas de poids, et sa déclaration sera retenue contre lui.Sans oser prétendre à une panacée ou formule miracle contre tous subterfuges, artifices ou systèmes d'intimidation de policiers trop intéressés et résolus à obtenir à tout prix la condamnation d'un suspect, l'interrogatoire institutionnalisé devant caméra vidéo, assujetti à certains paramètres, aura le mérite de fournir aux Tribunaux la « vraie couleur » et le ton réel de l'interrogatoire.C'est ainsi que, « une image valant mille mots », le magistrat pourra froidement jauger la température ou chaleur exacte du dossier de l'interrogatoire et, par tant, de la validité des aveux.Quant à la méthodologie à être employée, il incombera aux enquêteurs de veiller à ce que l'objectif puisse en tout temps capter toutes les personnes en présence ( policiers, suspect, etc.) tant dans leurs attitudes, positions, mouvements qu'en regard de leur état physique et mental.Une horloge murale devrait également y apparaître du début à la fin et la bande vidéo marquer elle-même le jour et la minuterie des séances, permettant ainsi au juge d'en vérifier la durée, la continuité ou les interruptions, le cas échéant.Une fois l'interrogatoire terminé, un commissaire ou juge de paix spécialement mandaté par le ministre de la Sécurité publique devrait, sur le champ, recueillir la bande maîtresse et la placer sous scellé dans un lieu spécialement désigné à cette fin, la mettant ainsi à l'abri de toute ingérence, manipulation, machination ou trafic de la part d'un esprit malin ou malsain.C'est ainsi que, le jour de l'audition venu et l'heure du jugement sonnée, le juge pourra aisément prononcer sur le vu de la pellicule et des autres éléments de preuve à la lumière d'une source indépendante, objective et, dans un sens ou l'autre, transparente et difficile à faire mentir.En cela, au moins, d'aucuns ne pourront peut-être plus prétendre que, pour les policiers, l'obtention des aveux, ce n'est « qu'une affaire de cinéma » et que la justice aura été « complètement » aveugle.Quand les masques seront tombés.victimes d'agression sexuelle : le droit pénal reste le meilleur recours JACQUES GAGNÉ L'auteur est professeur retraité à la faculté de droit de l'université Laval.otre système accusatoire provient de la « common law » et a traversé plusieurs siècles sans subir de changements majeurs.H se caractérise, principalement, par une opposition entre l'État représenté par le substitut du procureur général et l'accusé soutenu, ordinairement, par un avocat.La découverte de la vérité est censée découler de cette confrontation.Le juge, dans le refoulement de ses préjugés, joue un rôle d'arbitre empreint de neutralité et d'objectivité.Toute intervention indue de sa part, dans le déroulement du procès, risque de dénaturer le processus pénal et de lui faire encourir, en haut lieu, des désaveux.La victime d'acte criminel n'est pas considérée comme une tierce partie dans cette arène judiciaire, mais sa présence plus feutrée ne diminue, aucunement, la place et le rôle que l'appareil de la justice doit lui permettre de remplir.En effet, elle demeure le témoin irremplaçable de la poursuite.À moins d'une confession émanant de l'accusé ou de la présence d'autres preuves directes déposées au procès, le ministère public se trouve incapable, sans sa déposition, de parfaire sa preuve et d'obtenir un verdict de culpabilité.La Cour suprême du Canada a défini en 1988, dans l'arrêt Chase, la notion de l'agression sexuelle de la façon suivante : « des voies de fait perpétrées dans des circonstances de nature intime telles que l'intégrité sexuelle de la victime se trouve profanée ».D'une manière contraignante, le violeur tente de contrôler physiquement et psychologiquement une femme dans l'espoir d'obtenir une certaine gratification sexuelle de cette dernière.Sans être forcément un psychopathe, l'agresseur demeure incapable de maîtriser ses impulsions sexuelles et est susceptible de succomber, plusieurs fois, à son comportement déviant.Dans le cas de Ferreira, l'expertise psychiatrique a révélé qu'il souffrait de troubles de la personnalité, qu'il avait des tendances narcissiques coexistantes avec un besoin excessif de dominer autrui.Dans des films comme Mourir à tue-tête et The Accused, le cinéma a projeté des images insoutenables de cet asservissement.Des mesures légales et administratives accordent des avantages multiples aux victimes d'actes criminels.Elles ne craignent plus, dorénavant, de rencontrer leur agresseur au Palais de justice avant d'être appelées comme témoins devant le tribunal.Elles sont mieux informées de leur éligibilité aux prestations prévues par les différentes lois d'indemnisation provinciales.Une déclaration adressée au juge du procès, dans laquelle elles lui décrivent leurs dommages matériels et moraux, rend possible leur participation au processus de la sentence.Dans le cadre d'une politique récente sur la violence conjugale au Québec, des femmes sont informées du moment où leur conjoint sera, provisoirement, libéré en attendant leur procès.Ces bénéfices, quoique significatifs, nous apparaissent insuffisants.Le procureur de la Couronne représente les intérêts de la société et, d'une façon prioritaire, ceux de la victime.Il est légitime que la victime ressente un sentiment d'injustice lorsqu'elle apprend qu'une transaction s'est effectuée à rabais, à son insu, entre la poursuite et la défense.Une politique d'information et de consultation, au besoin, éviterait que les victimes du crime ressentent un sentiment d'aliénation par rapport au système judiciaire.L'autodéfense : une arme suicidaire Le Code criminel permet actuellement à un inculpé de présenter, personnellement, une défense pleine et entière sans l'obligation préalable de s'adresser à un avocat.Un danger subsiste qu'un agresseur sexuel se serve de cette liberté pour traumatiser à nouveau, par le biais d'une transquestion abusive, les victimes de viol qui l'ont dénoncé.Une limitation de la discrétion de faire appel à l'autodéfense, pour les infractions de nature sexuelle, accorderait aux femmes violentées une protection additionnelle, lors de leur apparition au procès.Il peut arriver, exceptionnellement, que des détenus profitent de leur isolement pénitentiaire pour développer une expertise du droit criminel suffisante pour leur faire songer à une défense autonome devant les Cours d'appel.Mais, pour la très grande majorité des accusés, l'autodéfense symbolise une arme suicidaire entre leurs mains.Les règles de procédure et de preuve sont trop complexes pour être rapidement assimilées par des profanes et être, à bon escient, appliquées au cours du procès.(.) L'idéologie féministe Des amendements apportés au Code criminel depuis quelques années sur les dispositions relatives à l'agression sexuelle ont suscité peu d'approbation des mouvements féministes.L'idéologie féministe s'est plu à véhiculer l'idée selon laquelle le droit pénal s'avérait impuissant à améliorer le sort des victimes d'agression sexuelle vu son incapacité à dissuader les agresseurs de commettre ce délit et à y jouer un rôle préventif véritable.Le discours féministe a incité alors les victimes d'agression sexuelle à délaisser le champ du droit pénal pour emprunter les sentiers aléatoires du droit privé.Il semble, selon certaines féministes, que les victimes de viol seraient plus à l'aise par un recours en responsabilité extracontractuelle et au Québec par un recours optionnel intenté par la Commission des droits de la personne.Elles y conserveraient un contrôle et une initiative sur la procédure que leur figuration, comme simples témoins dans un procès de nature criminelle, ne leur conférerait pas.Ces femmes violentées se trouveraient, au surplus, protégées de la dure réalité du processus pénal et, apparemment, auraient plus de chance de récupérer sur le plan psychologique dans un tel contexte.Ces avantages n'empêchent pas ces féministes d'écrire qu'il est préférable d'ignorer l'action civile en dommages lorsque le défendeur est insolvable ou en prison.Elles reconnaissent aussi pour les infractions d'agression sexuelle graves que seul le droit pénal peut imposer des sanctions suffisamment sévères aux violeurs, l'action civile ne possédant pas l'effet dissuasif requis pour cette gravité d'infractions.Dans les meilleures conditions, rien ne répugne à ce que le recours civil vienne compléter la dénonciation criminelle.Le droit pénal représente la seule discipline juridique habilitée à neutraliser les agresseurs sexuels par l'imposition de sentences exemplaires et à faire déclarer « délinquants dangereux » des criminels irrécupérables, devenant alors prisonniers d'une peine d'emprisonnement indéterminée.Paul Bernardo s'est déjà vu imposer par le tribunal ce caractère permanent de criminel dangereux et une demande similaire a été déposée dans le cas d'Agnostino Ferreira.Conclusion La présente réflexion avait pour but d'intégrer davantage les victimes d'agression sexuelle au système judiciaire, tout en respectant la structure bicéphale de la procédure accusatoire.L'arbitrage des valeurs constitutionnelles a été confié en dernier ressort, en 1982, à la Cour suprême par l'adoption de la Charte canadienne des droits et libertés.Dans ce forum prestigieux, les droits de l'accusé comme la présomption d'innocence et la défense pleine et entière sont appelés à se mesurer avec les droits de la victime tels que la sécurité et l'intégrité de la personne ainsi que le respect de la vie privée.Les juges de la Cour suprême, dans l'arrêt Adams prononcé le 21 décembre 1995, en jetant d'une manière inconditionnelle un voile protecteur sur l'identité des victimes d'agression sexuelle, ont démontré une préoccupation à ce que les femmes violentées dénoncent leur agresseur tout en déclarant leur droit absolu à l'anonymat.Dans la mesure où les victimes d'agression sexuelle continueront, courageusement, à signaler à la justice leurs abuseurs et que le législateur et la jurisprudence reconnaîtront leurs droits, les objectifs primordiaux de la protection de la société et de l'exemplarité du droit pénal conserveront des chances d'être rejoints. 04 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 26 JANVIER 1996 Arts et spectacles Clinton et la violence à la télé : ce qui peut être fait maintenant ! Associated Press WASHINGTON ¦ Le président américain Bill Clinton a proposé, lors de son discours sur l'état de l'Union mardi, une rencontre avec des responsables de la télévision le mois prochain.Elle serait consacrée aux mesures que cette industrie pourrait prendre immédiatement pour aider les parents à protéger leurs enfants des programmes de télévision violents et choquants.La rencontre sera centrée sur « ce que nous pouvons faire aujourd'hui », et non sur des dispositions antiviolence à la télévision qui aboutiraient à un projet de loi remaniant les lois existan- tes dans le domaine des télécommunications, a déclaré un collaborateur de la Maison-Blanche.Selon lui, les responsables des télévisions pourraient fournir, par exemple, des renseignements plus détaillés sur le contenu des programmes dans les journaux, magazines et télé-horaires.Le sénateur Ernest Hollings a déclaré qu'il ne pensait pas que beaucoup de choses pourraient être décidées lors d'une telle réunion.Selon lui, le Congrès devrait compléter cette initiative par un projet de loi, qui interdirait des émissions de télé à caractère violent au moment où les jeunes gens soi a susceptibles de regarder la télévision.L'American Center de Pans ferme ses portes Agence France-Presse PARIS ¦ Vitrine culturelle de l'Amérique à Paris depuis 65 ans» rAmerican Center va prochainement fermer ses portes en raison de problèmes financiers.La décision de vendre son nouveau siège, inauguré en 1994, et d'y cesser les activités prévues à partir du 12 février a été prise lors d'un conseil d'administration mardi.Des négociations au sujet du personnel étaient en cours hier, a-t-on précisé à la direction du Centre.Le président de l'American \\ Center, Frederick Henry, a assu-; ré que les activités de cette institution allaient « continuer sous une autre forme ».Après avoir longtemps été un [ des pôles d'animation de la rive gauche intellectuelle de la Seine - à Paris, l'American Center avait déménagé en 1994 rive droite, dans un nouveau quartier excentré de l'Est parisien.Des problèmes financiers se sont manifestés rapidement après l'ouverture de ce nouveau siège, un vaste bâtiment moderne dû à l'architecte californien Frank Ghery.Sa directrice Marie-Claude Beaud avait fait cam- pagne aux États-Unis en avril dernier pour trouver 50 millions de dollars, une somme destinée à éviter la cessation de paiements.« Nous avons un magnifique nouveau bâtiment, mais pas d'argent liquide pour le faire tourner », avait-elle expliqué.Fondé en 1931 pour servir de refuge aux jeunes Américains à Paris, l'American Center était le lieu par excellence pour y découvrir la musique, le théâtre, la danse ou la vidéo en provenance des États-Unis.Installé à l'origine boulevard Raspail, où se trouve maintenant la Fondation Cartier, l'American Center avait décidé en 1987 de vendre ces bâtiments pour trouver un lieu « mieux adapté et plus spacieux ».Cette transaction lui avait rapporté 62 millions de dollars.Un vaste bâtiment d'un coût comparable avait alors été construit dans le quartier de Bercy, près du nouveau ministère des Finances.Sur une surper-ficie de 18 000 m', il comportait foyer d'accueil, théâtre de 400 places, salles de conférences.Ce nouvel American Center avait été inauguré en juin 1994 par l'épouse du président des États-Unis, Hillary Clinton.Télévision « Étiez-vous petit quand vous étiez petit, monsieur Garon ?» COUSINCAU * u rondelet JpWl ministre Jean Garon, elle demande s'il était petit quand il était petit.À Mar-jo, si elle aurait aimé avoir des enfants.À André-Philippe Gagnon qui se pointe avec son beau bébé, comment on fait des bébés.À la troisième émission, elle demandera à l'humoriste Pierre Légaré pourquoi il est chauve.Les enfants ont tous les droits.Et une approche bien à eux du métier d'interviewer.Dans notre milieu où les invités des talk-shows sont toujours les mêmes, il restait à découvrir un moyen de poser des questions différentes.le vous laisse le plaisir de découvrir les réponses.Voilà donc Marie-Pier Morand, la version miniature de Lise Payette.Elle a neuf ans.Son partenaire est aussi un mini-Jacques Fauteux, genre portier de l'émission qui passe des commentaires ici et là.U s'appelle Maxime Desbiens-Tremblay et a 10 ans.Maxime est trop jeune pour se rappeler de Lise et Jacques.U se décrit plutôt comme le lean-Michcl Du faux de Mitsou.A chacun ses références.Leur émission Les Couche-Tôt commencera lundi soir prochain à 19 h à Radio-Canada.Une demi-heure qui file à toute allure, même si l'émission peut prendre trois heures à tourner.Mais voilà : le concepteur Stéphane Laporte \u2014 celui du Bye Bye et de L'Enfer c'est nous autres \u2014 a eu le temps de faire son montage et de garder les moments les plus passionnants.L'émission est faite pour les adultes par des jeunes.Une première en prime time.Il y a deux recherchistes enfants, qui PHOTO PIERRE CÔTÉ.La Presse Maxime et Marie-Pier, les deux vedettes des couche-tût qui commence lundi à 19 h.ont des parents célèbres : Maxime Dussault-Laurendeau est le fils de Marc Laurendeau et d'Anne-Marie Dussauit et Laurence Lavallée-Leboeuf est la fille de Diane Lavallée et de Marcel Leboeuf.Le petit Dussault-Laurendeau était absent de la conférence de presse d'hier matin.« Son père Marc a expliqué que l'école était plus importante, de dire M.Laporte.Mais Maxime m'envoie des questions et des idées tous les matins via le courrier électronique.» Déjà branché, ce petit.U y a bien sûr des recherchistes adultes qui font marcher tout ça.Et qui font appel aux enfants de trois écoles de Montréal pour avoir des idées.Même l'orchestre est jeune : un Big Band composé de 11 musiciens de 10 à 14 ans.Les invités doivent se soumettre à des épreuves diverses.Le ministre Garon a dû subir l'examen de sciences naturelles dans lequel Marie-Pier avait eu 90 pour cent.U a eu 80.Benoît Brière a dû multiplier deux numéros de téléphone.U n'a pas tout à fait réussi.À la fin de l'émission, Marie-Pier met ses invités dehors, se couche et une vedette vient lui dire un conte.Michel Tremblay parlera de son père imprimeur des étiquettes de soupe Campbell, Réjean Tremblay d'une petite fille qui se retrouve dans le vestiaire du Canadien.Stéphane Laporte affirme que son rôle est de dire aux enfants qu'ils peuvent faire ce qu'ils veulent.Les questions ne sont pas écrites.« J'ai juste à les stimuler.le me sens comme un baby-sitter qui joue.» Gagnent-ils beaucoup d'argent ?« le ne regarde pas le montant sur mon chèque », répond Marie-Pier.« On le fait pour le plaisir », renchérit Maxime.Quel bel âge ! Vous connaissez déjà Marie-Pier et Maxime.Elle était la petite Julie des publicités Mas-tercard avec Julie Snyder et a été Alys enfant dans la minisérie Alys Robi.C'est Maxime qui s'est fait heurter par une voiture dans le premier épisode d'Urgence.Il avait aussi été le petit frère d'Alys Robi, Gérard.« Je m'étais fait frapper aussi dans cette série-là », souligne le joyeux survivant.Homier-Roy comme Pivot : pas de pauses commerciales ¦ L'émission Scènes de la vie culturelle n'aura plus, à compter de ce soir, à interrompre une discussion en plein vol pour laisser la place aux commanditaires.La direction de Radio-Canada a pris cette décision qui ne lui coûtera pas tellement cher : l'auditoire de Scènes de la vie culturelle dépasse rarement le cap des 200 000 téléspectateurs.Et les annonceurs ne se pressent pas aux portes.L'animateur René Homier-Roy se plaignait, depuis le début de la saison, de l'inconvénient des pauses.Radio-Canada a finalement convenu que la formule Pivot n'est pas continuellement interrompue par les vendeurs de savon.Il n'est pas question pour l'instant de supprimer le commerce dans les autres émissions culturelles.On attendra plutôt les décisions gouvernementales après la publication du rapport Juneau.Charlotte Laurier speakerine à TVA ¦ À compter du dimanche 4 février, le réseau TVA fera présenter ses émissions du dimanche soir par la comédienne Charlotte Laurier.Style speakerine à la télévision en France, et un peu Henri Bergeron aux Beaux Dimanches dans le temps.L'idée, selon TVA, est de rendre la télévision « plus chaleureuse que jamais ».La soirée, regroupée sous le titre Dimanche Show Soirt démarrera à 18 h 30.Le 4 février, on présentera les émissions humoristiques Chacun son tour et Drôle de vidéo, puis le film L'Évadé d'Alcatraz avec Clint Eastwood.Mme Laurier donnera de courtes explications huit ou neuf fois durant la soirée.¦ ^ LES MEILLEURS MOMENTS !!! ¦ r.Monde et Mystères : Ovnis : les contacts Ce soir, 20 h CANAL Une invitation à lo DECOUVERTE Les grands crimes du XX* siècle : Howard Hugues et Patty Hearst \u2014 Ce soir, 21 h L UT Votre soirée de télévision Choix d'émissions par Louise Cousineau 19:00 CD-JE.Un ex-lutteur dans l'arène des bonnes causes: comment se faire fabriquer une identité amérindienne pour travailler aux USA; un loueur d'autos raciste qui refuse de louer aux Noirs; faux policiers vendant de la fausse publicité.20:00 CD - DROIT DE PAROLE Doit-on remettre en question la double rénumération?Parmi les invités: Andrée Champagne, ex-ministre conservatrice, Yves Michaud, ex-délégué du Québec à Paris et la députée blo-quiste Suzanne Tremblay.20:00 Qil- MONDE ET MYSTÈRES Ovnis: les contacts.Il sera notamment question des Québécois qui ont fait des rencontres du troisième type.21:15 O SCÈNES DE LA VIE CULTURELLE Sujet: L'art peut-il changer le monde?Invités: l'écrivaine Hélène Pedneault, le cinéaste Pierre Falardeau.l'auteur René-Daniel Dubois, le journaliste Gil Courtemanche et l'auteur-composi-teur Paul Piché.Sans interruption publicitaire.21:30 CHU - SCUl LY Interview de Lise Watier.qui a bâti un empire de la beauté.22:00 CD - JANETTE TOUT COURT Il sera question de visualisation \u2014vous visualisez votre cancer pour le chasser \u2014 avec notamment le comédien Marcel Sabourin, une jeune fille en rémission de cancer, un athlète et une psychologue.22:00 09- BESOIN D'AMOUR Invités: la sexologue Claire Bouchard et Gilles Latulippe.22:25 O-LE POINT MÉDIAS Sujets: la tournée asiatique de Jean Chrétien; en attendant le rapport Juneau; entrevue du professeur Mark Raboy.3 - CHA BA DA 22:30 Invités: Marie-Claire Seguin, Mâcha Grenon et Michel Côté.23:50 OU-TARAT ATA Bernard Lavilliers chante.CANAUX 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 | 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 CANAUX [¦il CE» ;e soir Le TVA 151 17 SS Passe-Partout 16 63 uerre des clans Newswatch ABC \u20acB CBSdD NBCQD SB A&E BRAVO CANALO DISC.FOX FOX(Ont) NW ROI RDS TMN TSN TV5 YTV CANAUX Piment fort / M.Barrette La Légende de Croc Blanc Flash Puise Newsline News ABC News Cinéma / LES REQUINS DE LA FINANCE (4) avec James Gamer.Jonathan Pr/ce J.E./ Esprit de charité ou arnaque déguisée?Le Québec aujourd'hui Design Scènes de la Vie.(21:15) Le Téléjoumal Cméma / C0LUMB0: GRANDES MANOEUVRES ET PETITS Le TVA SOLDATS ou MANNEQUIN / Selon le choix du téléspectateurs Droit de parole / .remettre en question la double rémunération?Cinéma / PLUS FORT QUE LES LIENS DU SANG (6) avec Peter Strauss, Rachel Tteotin Inside Qc On ttie Road.ET.Wheel of.Roseanne News News NBC News Newshour ITN News .pas sorcier Pumped! Nightty Bus.J'aime la télé Otf the Hook Quincy M.E.Gérald Laroche Animalier requins Beyond 2( Blossom The Simpsons The Simpsons Roseanne Planète Rock World News Emission spèc Ski Bus.World Au travail' CBS News Home Improv.Nightty Bus.Air Farce Get Serious Jeopardy! Home Videos et.Wheel of.VT this Week Rita & Friends Lawrence Gowan in Concert Family Matters Boy Meets World Due South Avec un grand A / Suzanne et Bruno (1/2) _ Aux frontières du réel Side Effects Picket Fences Point Médias (2224) Sport/ MétéO (23:25) chaBada / Marie-Claire Séguin, Mâcha Grenon.Michel Côté Janette.tout court /La Visualisation Besoin d'amour / Claire Bouchard Le Grand Journal CBC News Homicide: Life on the Street Cinéma / JANEK: SILENT BETRAYAL (5) avec Richard Crenna Step by Step Maybe This.Diagnosis: Murder World Professional Figure Skating Championships Wash.Week Wall Street Newshour Panorama An.Hospital Montagne Journeys The Equalizer Bravonews Movietelevtsion Bntish Rail Journeys II Bouillon de cutture Studio 2 Biography: Roger Moore 20e Siècle @ discovery.ca Home Improv.Cheers Seinfeld Home Improv.Le Décompte MusiquePlus Earty Edition Monde ce soir Sports 30 Mag Q.I.07.-06)/Cinéma (18:45) Rita Rudner.se Clavel: ENTÉRINE la transaction intervenue pour la somme de 300 000 $: ORDONNE qu'à même la somme de 300 000 S détenue en fidéicommis par les procureurs de la Régie des Installations Olympiques et des Productions Donald K.Donald soient payées les sommes suivantes: - Fonds d'aide aux recours collectifs - Aux journaux concernés pour la publication du dispositif du jugement - Me Nabil Kamel-Toucg - La Fondation de l'Hôpital Sainte-Justine - Le Domaine Forgct - Le Centre d'Arts Orford - L'Orchestre symphonique de Montréal - Le Refuge des jeunes de Montréal - Les Jeunes Sportifs d'Hochelaga-Maisonneuv t - Le Pavillon d'Éducation communautaire - Le Fonds de soutien des maisons d'hébergement jeune>si- - Leavc Oui Violence - Le Reseau Enfants Retour Canada 34 506.65 $ 5 526.00 $ 28 479.75 $ 34 723.14 $ 11 574.38 $ 11 574.38 $ 11 574.38 $ 5 787,19 $ 5 787.19$ 5 787.19 $ 5 787.19$ 5 787.19$ 5 787.19 S ACCORDE à Maryse Clavel le privilège de procéder a la remise des chèques, avec une copie du présent jugement, à chacun des dix organismes concernes, m clic le désire.Le tout sans frais.3.Les organismes à but non lucratif visés par le présent jugement seront avisés indi\\ i-duellcmcnt des modalités d'exécution de cette décision.MONTRÉAL, le 26 janvier 1996 PROCUREUR DE LA DEMANDERESSE: NABIL KAMEL-TOl EG, avocat (Bcaurvgard.Fcrland) r ® ^ LE DISQUAIRE LE PLUS GRAND ET LE PLUS CONNU AU CANADA Notre célèbre rosbif a un rival à Montréal : notre bifteck d'entrecôte SAISON FROIDE ?SUCCES CHAUDS ! 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(wsiioubi; mim |.h:« AoJf rvfi 11*.4 tajwm MUM)\\> l.uKimlull.f imirmiu DjuJIHniH ihiswpik.o .\u2022 I Mt>\\ iRIBl M Mi.LIjSjI!i IMiiSi^l.k M*il,l (.I>!I'\"MIM1 sV\\FK\\MTS(n(MRt»\\Kl» ImUiltiU M SU'R\\MI\\K»KII li m Ijmmmi PHROMlKlirRlss bm(« \\im\\ MU*.GOLDEN GLOBE DU MEILLEUR ACTEUR - Nicolas Cage gagnant MeîlleûrFilm De l'Année nw ro« om aunes atai ICB ANGOIS R1M atmO ASSOOAnON gagnant Meilleur acteur l nicoiascage nation Al S0ŒTT Of film CimCS awards : flm CRJTK5 ctjcu \u2022 10S ANGOIS ftlm crîtics A80CTATI0S losTossoamofniM âmes \u2022 sattosai boaud of kvtevs GAGNANT MEiiifURE Actrice \u2022 EusabethShue n*nos«soamoinLMauncsw«05 \u2022 loSAsausmMnuncsASSociAiiON GAGNANT Meilleur Réalisateur \u2022 Mike Figgjs SAnosusoanYornwaiTKSAM/uios \u2022 iosancqi: muâmes association Nicolas Cage Elisabeth Shue LIAVING ri m VALERIE STI10H \u2022 PHILIPPINE LEROY BEAUL1EU \u2022 MARTINE DEUERME \u2022 DIDIER FLAMAND scaAf» de PHILIPPE LE GUAY JEAN-LOUIS RICHARD avec la œuahraj» oe BRIGITTE ROUAN hase PIERRE NOVION son FRANÇOIS WALEDtSCH décors JIMMY VANSÎEENKISTE montage DENISE DE CASABLANCA mixage LAURENT OREYER drcteur oe moucnoN XAVIER AMBLARO pboouctew oéiegue ALAIN ROCCA pwoucthjrs assooés ADELINE LECALLiER et CHRISTOPHE ROSSJGNON mour m LES PRODUCTIONS LAZENNEC a coprooucton avk FRANCE 2 CINÉMA et GLEM FILMS avec la FWïïOPAnox de CANAL+ n oe COf IMAGE 4 MAINTENANT A PARISIEN 866-3856 480Slc-CalherineO * DISTIIIUTION \u2022 f ES 3 !¦ L0EWS 8617437 1 FAMOUS PLAYERS 8 697-809Î Il MKFœHiAVa II - SISKEL 4 EBERT UN US MEI1EURS FILMS II IMNNEB Richard Dreyfuss est étourdissant!\" \u2022 Mariryn B^k, CHICAGO TRIBUNE SYNDICATE tir \"Richard Dreyfuss \t\t\til Ne le ¦ UNE COMÉDIE POUR L'ENFANT EN CHACUN DE NOUS.sérieuse option sur l'Oscar!\" - Jeff Cralg, SIXTY SECOND PREVIEW \"?! niez \t \t L\t performance digne d'un Oscar!\" - Paul Wunder, WBAl RADIO BlCBUltY JAMS G ROBIMSONPHis-ais A^RGANCRLtK^oouniDiiJBSPI:^ 4lt RICH wtkf.MUW9MMUIMXM0RM6 FOMARNOLD BIGBULIY* JUL1ANHEPHILLIPS CAR01M JEFFREYTAMBOR DON KMOTIS ''ï DAVIDWNMMI MABSHALf HARVEY \u2022 1%IANIHOfvlAS flADVIlMAflA PADVDAOÛID .milADIfCUllOI HltilICnil Richard Dreyfuss UOpus de M.Hoiland RYN OKADA GARY BARBER * ?MARK SU W4 JOHNSON \"1 %LffRICH-vGARYFOSTLR '\"SIMMKR v.f.de: HOLLAND'S OPUS \t\t\t PARISIEN eewfise 4MStr Cathetir.rO *\tANGRIGNON 3M-2463 7 bmi NrwMM *\tVERSAILLES\t MAINTENANT À L'AFFICHE \u2022 vJSS^tm *^amam ICNinc LAVAL woi 1191 rfiMUUjrLA'tnj oc* I LAnnCrUUn *w*-vvw»| uHUrnin >s i ^'^\u2022\u2022\"^\"fc*»' T I isnnwwnnt ÏJliïimWl 1 JULIETTE ïSN3« IST-6ASILE «' -\"«SJ rÔRUMMONOVtaE ^ *x ISORELTRACY ^Uî2341 TROIS-RIVIERES Wiooi \u2022 # S\\Cmrn ifuC.VfrlOM» * I ?f.7 how» t.iu'«ri * * | * A.VIRIION OmOINALM ANGLAISE CENTRE EATON 98s-5?3d| ANGRIGNON 366-2483 IfâMOUSPLAYERS8 6974m5 CENTRE LAVAL 688-7776 1 PfiMOUS PLAYERS 8 r: LACORDAIRE11 | MAIL CAVENDISH M f\\\\M m ÇmUBWéALM LOEWS W-W| ANGRIGNON 366-2^3IfMHHISPUTIRSB«\u2022«5 ZM**tM*0 * -1 1 7077 bout ****** * &| »0tiT|-tUi| * 76 OORVAL Wi-lSHlCENTRE UVAL 6M pr±m Un film de Frédéric Mitterrand D'après l'opéra de Gîacomo Pucrim/livret de Giuseppe Giacosa et Luigi Itlîca Direction musicale: James Conlon/Orchestre de Paris Chœurs de Radio-France Direction artisque: Michel Glotz/Daniel Zalay SRC i Presse Aed.o SONY RSSNATJD-BRAY MAINTENANT À L'AFFICHES PARISIEN 866-3856 480Stc-CatherineO.* VOTRE RATE NE VOUS LE PARDONNERA JAMAIS ! CHRISTIAN CLAVIER est un génie comique.Il forme un excellent due avec DEPARDIEU.Le fitan est un ravissement.\" - GuyfetM TrmHoy, RAS» VOS DEPARDIEU J 81 \tPARISIEN 866-3856 480Sle Catherine0 * ANGRIGNON 166-2463 i \u2022 / boui Nrwm.in * &\tVERSAILLES 35*7880 Place Versailles * 0 © FAMOUS PLAYERS 8 672-2229 :iilii.unn iiii,,vn,*.^\tCENTRE LAVAL 688 7776 1600 Le Corbusier ?0 ^ VALLEYFIELD 371 1003 Un Pans y/\tJULIETTE 752 0366 Cini-ai.» du Cjrrrlnur y/ CHATEAUGUAY 6912463\tREXST'JEROME *3M133 327SI r.rnnjes %/ SORELJRACY743 323: SI 1 nttri-nt V\tGRANBY 776-69C8 unir dé lys * PRÉSENTATION SPÉCIALE SAMEDI LE 27 JANVIER ! VERSION FRANÇAISE b eagfab aux ànkmm suliwle.œmt tATOH - AMCHGHOH ¦ 0X7*1 LAVAI HMOUS PUntS I (Nk*U/jSle Therett * \u2022 STHYACINTHE IrPans *\t\tREXSTJEROME M» i?;StCnor9e% * SHAW1NIGAN S2WK Cn,ffi|ifimeW , *\t\tTPOIS-RIVIERES 3'j.iooi Irnprf i*l A ANGRIGNON 3*2463 70n bowl Newman # (S CARREFOUR «clIetnr.SNfM1H)C«£ w STETMERESE V*-*\" Plereile Thcr«r?# (S STJEROME C*rrrfnar rtu Hmd * VERSAILLES 353-78WI CENTRE LAVAL 688-7:76 1 FAMOUS PLAYERS 8 o72 2229 Place Versailles # O hn im si m Wd mmw getty : .m RONA ' ¦ -M MOU.- WÊM *I0P3R0B!NW \" ' MÎM!IMI]a,l!:J\\ m LANG CENTRE EATON 98W 730I ANGRIGNON FAMOUSPlÂYERSl ™-*M5| CENTRE LAVAL 68*7776 70S$le Calbeneet 7077bout »e*men * hî Knnm-ti * 2 2229 / - , ,i i.,ii (.- u * \u2022.I \u2022 sri .: si .I n.niji» Ci il»
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