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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1996-02-01, Collections de BAnQ.

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[" CAHIER ¦ Éditorial Opinions La langue : Ménard fait marche arrière DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC ouveau venu dans les sentiers minés des.politiques linguistiques, le ministre d'État à la Métropole, Serge Ménard, a dû battre en retraite hier et mettre la pédale douce sur des déclarations, unanimement interprétées, hier, comme un appel à un adoucissement de la Charte de la langue française.Ces déclarations \u2014 avant même la publication d'un imposant état de la situation par l'Office de la langue française, une promesse électorale du PQ \u2014 ont levé le voile sur des divisions à prévoir au sein du gouvernement Bouchard sur la question linguistique.« Quand j'ai parlé d'irritants, je ne pensait pas à la Loi 101 qui est fondamentale, le pensais à des règlements inutiles, des petites choses qui sont injustifiées, mais quand on parle de la Loi 101, on parle de quelque chose de fondamental ».« J'ai dit fondamental, je n'ai pas dit intouchable.l'ai été éduqué en pensant qu'il fallait réfléchir sur certaines questions avant de parler.Cela ne convient pas aux médias modernes où la meilleure réaction est celle qui est la moins réfléchie », a-t-il dit, ironique.« le suis certain que l'attitude des anglophones de Montréal a changé face à la communauté francophone.Ils n'ont plus le mépris pour les francophones, le mépris que j'ai subi quand j'étais jeune, c'est ce que je voulais dire », indique M.Ménard.« Les anglophones de Montréal aiment Montréal comme ville francophone », souligne-t-il encore.La veille, pressé de questions à l'issue d'une rencontre avec le maire Pierre Bourque, M.Ménard avait ouvert la porte à des assouplissements, réclamés depuis longtemps par le maire Bourque.Serge Ménard Il s'était demandé tout haut si le français était réellement en danger à Montréal pour enchaîner : « Il faut réévaluer tout cela, je ne prendrai pas la décision tout seul.» À son arrivée à la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres \u2014 la première du régime Bouchard \u2014 Mme Louise Beaudoin, responsable du dossier linguistique, s'était déjà entretenue au téléphone avec son collègue Ménard.« Il y a un bilan qui est sur le point d'être terminé, entre 300 et 400 pages, sous Mme Nicole Renée, la présidente de l'Office de la langue française.C'est important qu'on sache de quoi on parle et qu'on dépasse les impressions », dit Mme Beaudoin.Pour le vice-premier ministre Bernard Landry, il n'est pas question de toucher aux aspects fondamentaux, «c aux principes » de la Loi 101.Sur des question de « détails », toutefois, la porte peut être ouverte aux modifications.À titre d'exemple, on peut penser régulariser la situation de quelques centaines de parents de langue maternelle anglaise qui, à cause d'un séjour à l'école française dans les années 1970, ont per- du à tout jamais le droit d'envoyer leurs enfants à l'école anglaise, note-t-il.Pour Jacques Brassard, titulaire des Affaires intergouvernementales canadiennes, les assouplissements à la Loi 101 « ne sont pas une voie qu'il convienne même d'explorer ».« Déjà, la Loi 101 a été affectée par les décisions des tribunaux, il y a plusieurs trous », ajoutera-t-il.Quant au rapport de Mme Beaudoin, il ne contiendra pas de recommandations, mais il fera « un tableau de la situation, pour savoir si 20 ans plus tard, après l'adoption de la Loi 101, le français est vraiment la langue commune, la langue de convergence au Québec », souligne Mme Beaudoin.Pas question pour elle « de mettre la charrue devant les boeufs » et d'évoquer « à partir d'impressions » la nécessité d'assouplissements ou de resserrements de la Charte de la langue française.Le rapport prévu pour la fin février parlera de la langue de travail et de l'accès à l'école anglaise.Tous les aspects touchés par la Charte de la langue seront considérés.Une version préliminaire du rapport circule déjà chez les hauts fonctionnaires.Selon les informations obtenues, le rapport, dans sa version préliminaire tout au moins, ne comportait guère d'inédit.On s'orientait vers une très vaste synthèse des données disponibles, essentiellement les indicateurs sociolinguistique publiés régulièrement par l'Office de la langue française et par le Conseil.Les propos de M.Ménard ont fait rugir la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.Pour son président, François Lemieux, c'est précisément dans l'île de Montréal que la situation du français est la plus précaire.« La force d'attraction de la langue anglaise et de la culture anglo-américaine est telle que pour assurer l'intégration des nouveaux arrivants, c'est un renforcement de la Charte qui est nécessaire », soutient M.Lemieux.« Lorsque le ministre Ménard aura toutes les données en main, il sera a même de juger de la situation.Il était difficile pour lui de formuler une opinion élaborée le lendemain même de sa nomination sur une question aussi déterminante », poursuit le président de la SSIBM.« Le français est encore menacé », préviennent les milieux francophones MARIE-CLAUDE GIRARD a réponse des principales centrales syndicales et de la Société Saint-|ean-Baptiste de Montréal à la question du ministre Ménard est claire : oui, le français est toujours dans une situation précaire et s'il fallait modifier la Loi 101, il faudrait d'abord la rendre plus forte.Quant au directeur d'Alliance Québec, Michael Hamelin, il juge rassurante l'ouverture manifestée par le ministre.Lundi, lors d'une rencontre de presse, le nouveau ministre d'État à la Métropole, Serge Ménard, a ouvert la porte a un assouplissement possible de la Loi 101.« Il faut réévaluer si le français est encore en danger à Montréal », a-t-il déclaré.La Loi 101 est-elle encore pertinente ?« Sur cette question-là, je ne suis pas prêt à me prononcer.» La présidente de la Centrale de l'enseignement du Québec, Lorraine Page ne veut pas jeter le blâme sur le ministre.Elle tient toutefois à lui indiquer que le français est toujours menacé à Montréal.« C'est à Montréal, dans un contexte pluriethnique, que l'anglais se fait le plus sentir, en particulier dans les écoles où les allophones sont très nombreux.Tous les professeurs qui travaillent dans ces milieux nous disent qu'il faut resserrer les règles », dit-elle.Mme Page rappelle qu'il faut aussi tenir compte des nouveaux défis que pose l'intégration de l'inforoute dans les entreprises et les écoles, les contenus circulant sur les réseaux étant surtout en langue anglaise.Pour sa part, le président de la Confédération des syndicats nationaux, Gérald Larose, s'est dit étonné des propos du ministre.La CSN a noté un certain recul du français dans les petites et moyennes entreprises montréalaises où travaillent ses membres.M.Larose invite donc Serge Ménard à la plus grande prudence avant de s'engager à assouplir la Charte de la langue française.Le président de la Fédération des travailleurs du Québec, Henri Massé, juge lui aussi qu'il y a encore beaucoup à faire pour franciser les lieux de travail, en particulier dans le domaine de l'aéronautique.« La Loi 101 a été plutôt démantibulée par les tribunaux.S'il fallait la modifier, ce serait pour la rendre plus forte », dit-il.M.Massé se dit toutefois réceptif à une révision de la loi : « Peut-être que la Loi 101 ne remplit pas tout le temps sa mission.Il faudrait s'arrêter et en discuter.» Plus tôt cette semaine, le directeur du Groupe d'étude sur l'avenir de Montréal, l'économiste Claude Pichette, affirmait à La Presse que les gens devaient accepter la primauté du français au Québec.À la Société Saint-Iean-Baptis-te de Montréal, on préfère laisser au ministre le temps d'étudier ses dossiers.« Voilà à peine 24 heures que M.Ménard est en fonction.Sa réflexion semble celle de quelqu'un qui est un peu étranger à la situation », note François Lemieux, président de l'organisme.Toutefois, si le gouvernement s'engageait réellement à assouplir la Loi 101, M.Lemieux estime qu'il démontrerait ainsi sa volonté d'aggraver le problème.Quant au président d'Alliance Québec, Michael Hamelin, il voit dans les propos du ministre des signes rassurants.Mais il prtfere attendnvdes actions avfnt de crier victflre.Le nouveau premier ministre du Québec.M.Lucien Bouchard, a présidé, hier, son premier Conseil des ministres.PHOTOPC « La société distincte, c'est terminé » Seuls les mots peuple et nation sont acceptables, soutient Landry PIERRE APRIL de la Presse Canadienne QUÉBEC ¦ 1 n'est plus question pour le ¦ nouveau gouvernement québécois de discuter de la notion « obsolète » de société distincte avec Ottawa, a affirmé, hier, le vice-premier ministre Bernard Landry, en précisant que seuls les mots peuple et nation sont maintenant acceptables.Qui plus est, M.Landry estime que dans une situation idéale, les discussions sur l'éventuel partenariat avec le reste du Canada devraient se dérouler avant même la tenue d'un prochain référendum au Québec.« Lors du référendum d'octobre* a-t-il dit, les principes du partenariat étaient sur la table.Maintenant, s'il y a des gens, dans le reste du pays qui sont intéressés à discuter des détails et de certaines clauses entre les deux nations, ce serait une très bonne idée.» M.Landry n'a pas voulu dire que le gouvernement Bouchard est déjà au travail pour prépa- _i_ rer de telles négociations.« II ne faut pas dire qu'il y a des gens qui travaillent déjà là-dessus, a-t-il ajouté, mais il y a probablement quelques intellectuels à l'intérieur de la machine qui s'intéressent à cette question.» Le vice-premier ministre et ministre des Finances, qui a participe à la prenière réunion du Conseil des ministres depuis la prestation de serment de Lucien Bouchard, comprend mal pourquoi « M.)ean Chrétien s'obstine à ne pas reconnaître que les Québécois forment un peuple » «À tous ceux dans le reste du Canada qui travaillent sur des solutions d'avenir sans tenir compte de ce fait, a-t-il dit, je leur dis fraternellement et respectueusement, ils perdent leur temps.«C'est comme celui qui a perdu sa montre à 200 mètres du lampadaire, a-t-il soumis comme exemple, et qui la cherche sous le lampadaire parce qu'il y fait plus clair.» M.Landry a expliqué que le f premier ministre du Canada ne doit pas chercher de solutions pour un Québec provincial.« Les Québécois font partie d'un peuple ou d'une nation, a-t-il dit, et ils veulent discuter d'égal à égal de leur avenir avec le reste du Canada.« Toutes les bonnes volontés dans le reste du Canada, a-t-il poursuivi, qui accepteront cette pierre angulaire ou cet objectif de base feront avancer le débat.» Le vice-premier ministre a trouvé bizarre que l'ancien premier ministre de l'Ontario, Bob Rae, « un homme brillant et progressiste », recommence à parler de société distincte.« C'est comme si on voulait remettre les locomotives à vapeur sur les rails dans les chemins de fer », a-t-il dit.M.Landry a clairement indiqué que la société distincte, « c'est obsolète, c'est terminé, c'est fini, c'est classé ».Pour M.Landry, si le reste du Canada est prêt « à partir de ça, tout est possible ».« Il n'y aura plus de ligne _*_ dure ou molle, a précisé M.Landry, il y aura la ligne du bon sens.» Donc, la notien de société distincte est de ce fait devenue dépassée et, selon le vice-premier ministre, on en est rendu à l'inscription dans la constitution de l'appellation peuple ou nation lorsqu'on y parle du Québec.« Cela, toutefois, avec les conséquences que cette reconnaissance implique », a soumis M.Landry.« On n'est pas seulement dans la symbolique.On ne peut pas déguiser un peuple en société distincte.À New York, il n'y a pas d'Organisation des sociétés distinctes unies.C'est l'Organisation des nations unies et c'est là que le Québec veut aboutir.« Le Québec pourrait donc rester à l'intérieur d'un ensemble, a-t-il conclu, qui pourrait être exemplaire et qui deviendrait l'Union Canada-Québec, comme on a l'Union belgo-luxembourgeoise, entre États souverains.C'est là une base solide que n'importe qui d'intelligent voudra discuter.» Charest offre son aide à Manning pour déloger le Bloc CILLES GAUTHIER du bureau de La Presse OTTAWA \u2022 Le chef conservateur, Jean Charest, a offert hier au Parti réformiste de Preston Manning de l'aider à dépouiller le Bloc québécois de son statut d'opposition officielle aux Communes.Il exige en échange que sa formation obtienne un droit de parole élargi en Chambre, des places aux comités et des budgets de fonctionnement «c raisonnables ».Tout en rejetant ces conditions, la formation de Preston Manning n'a pas exclu la possibilité que des discussions puissent être entreprises «c dans le contexte plus global de l'unité canadienne ».Le chef intérimaire du Bloc, Gilles Duceppe, a accusé M.Charest de «c montrer son vrai visage et d'abandonner le Québec ».M.Charest a rejeté hier lors d'une confé-re n c e de presse toute idée de fusion, de coa-1 i t ion ou d'alliance politique entre les deux partis.Il a aussi affirmé qu'il ne s'engagerait pas à voter de la même façon que les réformistes aux Communes.Comment son appui se manifesterait-il ?« On verra de quelle façon cela pourrait se faire ».« Les partis fédéralistes doivent se parler », a déclaré une porte-parole des réformistes.Line Maheu.Il faudrait que l'opposition oficielle soit constituée par un parti fédéraliste, a affirmé M.Charest.Il explique sa démarche en disant qu'il est absurde qu'une formation qui a reçu 2,1 millions de votes ( 16 p.cent du total » lors du scrutin de 1993 ne puisse s'exprimer plus souvent en Chambre.Les règiements des Communes n'accordent aucun statut particulier aux conservateurs parce qu'ils n'ont fait élire que deux députés.M.Charest affirme que son premier motif n'est pas de déloger le Bloc mais «de prendre la place qui nous revient.Nous sommes la seule alternative nationale au gouvernement libéral ».Les réformistes ont accentué leur campagne pour obtenir le statut d'opposition officielle depuis qu'il ont le même nombre de députés que le Bloc ( 52 ) à la suite de la démission de Lucien Bouchard.Plusieurs élections complémentaires auront lieu à brève échéance.Line Maheu rappelle que le Parti réformiste veut qu'un vote soit tenu en Chambre pour désigner la formation qui constituera l'opposition officielle et affirme que le NPD, qui compte neuf députés, s'est dit prêt à l'appuyer « sans conditions ».M.Duceppe a dit du député de Sherbrooke que « ce prétendu défenseur du Québec fait faux bond au moment même où les Québécois ont besoin plus que jamais qu'on défende leurs intérêts à Ottawa, avec en plus la bénédiction d'un autre soi-disant grand protecteur du Québec, Jean Chrétien ».Jean Charest 8-2 LA PRESSE.MONTRÉAL.JEUDI 1er FÉVRIER 1996 ÉDITORIAL Paul Desmarais Roger D.Landry président du conseil président d'administration et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Majorité et règles démocratiques Des libéraux fédéraux sont-Ils tombés sur la tète ?Le seul fait que des députés aient même osé évoquer la possibilité de changer les règles du jeu démocratique, advenant la tenue d'un troisième référendum sur la souveraineté du Québec, est une insulte à l'Intelligence, un mépris grave à l'égard des Québécois, un chantage difficilement qualifiable, une forme d'intimidation absolument inacceptable, même pour les Québécois les plus fédéralistes qui soient Lorsque l'hypothèse ridicule d'obliger un vote à 60, 65 ou même 70 p.cent en faveur de la souveraineté \u2014 pour que ce vote soit reconnu par Ottawa \u2014 avait été lancée par des extrémistes ou par des gens aux idées plus ou moins claires, il ne servait à rien de relever de telles propositions déraisonnables, même farfelues.Mais qu'un nouveau ministre des Affaires intergouvernementales comme Stéphane Dion, qu'un ministre expérimenté et raisonnable comme Marcel Massé, que même le premier ministre Jean Chrétien laissent circuler sans les désapprouver énergique-ment de telles possibilités de la part de ministres et de députés de leur formation politique, c'est inexcusable.Le chef du gouvernement accrédite lui-même cette éventualité lorsqu'il lance : « J'ai toujours dit qu'à 50 p.cent plus un vote, je n'accepterais pas de briser le canada.» De tout temps, la règle du 50 p.cent plus un a été reconnue comme légitime, acceptée unanimement.Ce fut le cas, depuis toujours lors des élections à tous les paliers politiques ( muni- cipal, scolaire, provincial, fédéral ).Ce fut le cas, lors des référendums de mal 1980, de Charlottetown, d'octobre 1995.ce fut aussi le cas, lors de l'entrée de Terre-Neuve dans la Confédération, par une mince majorité de 51-49 %, en 1949.Qu'est-ce qui Justifierait, maintenant, de changer cette règle ?Pourquoi établir la barre à 60,65 ou 70 p.cent ?Sur quelles bases ?Sur quelles données ?Ce n'est pas être « séparatiste » que de laisser choisir aux Québécois le pays dans lequel ils veulent vivre.Ce n'est pas être « séparatiste \u2022 que de demander au gouvernement fédéral de se conformer à la règle de la majorité.Ce n'est pas être « séparatiste » que de réclamer du gouvernement Chrétien qu'il accepte les règles démocratiques en vigueur dans notre pays.ce n'est pas avec des arguties juridiques, avec des armes légalistes, avec des lois qui voudraient bâillonner le droit des Québécois de décider de leur sort que le Parlement canadien réussira à empêcher la souveraineté du Québec, si elle devait se réaliser un jour.C'est la volonté d'un peuple qui fera foi de tout.Le Canada, ce beau et grand pays proclamé sur tous les toits durant la dernière campagne référendaire, doit avoir beaucoup plus à offrir aux Québécois pour les convaincre de demeurer dans ce pays que la matraque d'une législation fédérale qui brimerait leurs droits et qui serait dénoncée par toutes les démocraties.Le Canada, que M.Chrétien se fait fort de proclamer « le meilleur pays au monde » à la suite de l'ONU, possède des valeurs de justice, d'égalité, de liberté, de tolérance.Il est une terre d'accueil et d'acceptation des différences de langues, de races et de religions.C'est un pays dans lequel règne encore la paix, malgré quelques soubresauts occasionnels.Le Canada possède d'immenses richesses naturelles, matérielles, culturelles.Intellectuelles, humaines, il est envié par les Américains, les Européens, les Asiatiques.N'est-ce pas ce qu'il doit tenter de « vendre ¦ de positif aux Québécois ?À l'heure de la mondialisation en même temps que de la décentralisation, à l'heure où les pays doivent s'unir pour faire face à la concurrence internationale tout en offrant une forme de souveraineté partagée à leurs régions, le Canada pourrait devenir un exemple de ce partage adéquat des pouvoirs et des compétences entre le gouvernement central et les provinces.De toute façon, inévitablement, la situation financière du Canada forcera bientôt le gouvernement fédéral à ce partage obligé.Non seulement le Québec mais les autres provinces ou réglons du pays seront appelées à bénéficier des effets positifs d'une telle décentralisation.Si un vote serré devait favoriser la souveraineté, lors d'un prochain référendum, ce n'est pas une question légale qui permettra ou non de la réaliser.Ce sera une question de légitimité, le gouvernement québécois pouvant difficilement décréter la naissance d'un pays souverain à moins d'une majorité suffisamment forte pour obtenir la reconnaissance de cette souveraineté de la part des autres pays du monde.Mais si le gouvernement fédéral continue d'exaspérer les Québécois par toutes sortes de manipulations pour les empêcher de décider librement de leur avenir.Il pourrait bien les aider à atteindre le pourcentage qu'il songe à leur Imposer.Claude masson Radio-Canada : repartir à zéro Telle la proverbiale goutte qui fait déborder le vase, le pitoyable Bye Bye par lequel Radio-Canada a marqué la fin de 1995 a soulevé une réaction d'écoeurement général et donné un argument massue aux voix qui prônent la disparition de la télévision publique.Le cas du Bye Bye était spectaculaire, mais ce n'était pas la première fois que la société d'État se faisait reprocher son penchant de plus en plus prononcé pour le populisme.Cette tendance est le fruit direct de l'environnement schlzophrénique dans lequel elle évolue, affirme le rapport Juneau.qui a finalement été rendu public hier.La médecine radicale qu'il propose \u2014 changer de fond en comble le système de financement de la télévision publique \u2014 aurait l'immense avantage de mettre un terme à cette schizophrénie.Et de sauver un bateau qui prend eau de toutes parts, en lui donnant une direction beaucoup plus claire et le carburant adapté.Mais il y aura un coût La grande question est la suivante : le gouvernement et le grand public sont-ils prêts à le payer ?Récapitulons.Le Comité d'examen des mandats se penche sur l'avenir de Radio-Canada, de l'Office national du film et de Téléfilm.Son diagnostic en matière de télévision publique se résume, en gros, comme suit Soumis à des compressions budgétaires substantielles, depuis dix ans, les deux réseaux radio-canadiens ont dû se tourner de plus en plus vers la publicité.Conséquence : leur programmation est de plus en plus ajustée aux cotes d'écoute.Côté anglais, c'est l'invasion américaine.Les deux réseaux misent de plus en plus sur les sports et le divertissement Et Ils sont de moins en moins enclins à prendre des risques.Plus la télévision publique ressemble aux autres, moins le grand public comprend pourquoi II devrait contribuer à son financement, plus il sera politiquement facile d'opérer de nouvelles coupes, et plus la tendance commerciale sera accentuée.Pour le comité Juneau.ce cercle vicieux conduit directement à la catastrophe.Devant un navire qui coule, deux réactions sont possibles : on le laisse sombrer ou on renfloue.Le comité Juneau opte pour le second scénario, comment ?En finançant la boîte via une taxe dédiée : taxe sur la distribution des communications.Finis les crédits parlementaires annuels et lin-certitude qui en découle.La publicité serait elle aussi éliminée progressivement, sauf dans les émissions sportives.En s'affranchissant de sa dépendance commerciale et politique, Radio-Canada pourrait jouer pleinement son rôle de télévision publique, axée sur l'information, la production locale, la culture.Attention : elle ne se consacrerait pas uniquement à des reportages sur la culture du blé en Saskatchewan et continuerait à diffuser des dramatiques et des émissions de variétés.Ces productions seraient toutefois produites Ici et échapperaient à la tyrannie des cotes d'écoute.La solution n'est pas parfaite.Elle s'Inspire de systèmes de financement qui existent ailleurs, notamment en Cran-de-Bretagne, où la BBC est financée via des redevances sur lés appareils de radio et de télévision.Le comité Juneau opte plutôt pour un ensemble de taxes sur la câblodistribu-tion.la télé par satellite et le téléphone.La façon dont toutes ces taxes s'appliqueraient demeure confuse.Par exemple, la taxe sur le câble remplacerait-elle la TPS ?SI oui.l'État perdrait tous les gains budgétaires de l'opération.Sinon, les câblodistributeurs et les téléspectateurs risquent de grimper aux rideaux.Et puis, pourquoi des gens qui paient pour les services du câble devraient-ils payer un service dont les « non câblés » profiteraient ?Enfin, où est la logique de taxer les services téléphoniques pour payer la télé ?Mais ces questions sont en quelque sorte mécaniques.Et elles ne doivent pas nous faire perdre de vue l'essentiel.Du moment que l'on estime que la télévision publique a un rôle a jouer dans notre société, on ne peut plus se contenter de laisser aller les choses.L'histoire de Radio-Canada est jonchée dune série de rapports qui ont scruté son mandat, proposé des réalignements et atterri successivement sur quelque tablette em-poussiérée.On pourrait penser que le rapport Juneau n'est que la dernière-née d'une longue série de réformes avortées et que la boîte survivra une fols de plus.Sauf que, depuis dix ans.le monde a changé.a l'époque, les compressions budgétaires commençaient à peine et personne n'imaginait l'ampleur qu'elles allaient prendre.Avec la multiplication des canaux et la récession, l'assiette publicitaire s'est anémiée.De plus en plus, les télévisions privées voient dans Radio-Canada un concurrent déloyal, qui fausse les règles du Jeu en jouant sur deux terrains à la fols.La société d'État marche sur un fil de plus en plus mince.La possibilité qu'il casse n'est plus si farfelue.Au-delà des réserves qu'il inspire sur des questions de détails, le rapport Juneau offre une voie Intéressante, peut-être la seule qui soit possible, pour un nouveau départ.HoH œ 0/ÛA/ T>e NOM 2E~ DioN ! Agnès CRUDA DROfTS RÉS6RVÉS La boîte aux lettres A tous ceux qui nous gouvernent ¦ Vous ne vous rendez pas compte qu'on n'en peut plus, qu'on est usé à la corde et que ça fait trente ans qu'on se fait syphonner le coeur et l'Âme avec le fichu débat constitutionnel ?Moi, je suis fatiguée, épuisée, déprimée de pencher d'un côté pour ensuite me rendre compte que.peut-être, je devrais pencher de l'autre, pour revenir au centre et garder le foc us.C'est quoi la recette dans ce fameux débat pour ne pas étouffer et se mettre à pleurer ?Lâchez-nous.Vous ne vous rendez pas compte que Montréal est en train de mourir et que si l'humour est si populaire, c'est peut-être que tout le monde veut rire pour ne pas se mettre à brailler sans jamais s'arrêter ?L'argent sort à pleine porte même si on fait l'autruche.D'un côté, quand on apporte un argument pour faire valoir que, face aux États-Unis, ce ne sera que plus difficile, on se fait répondre que « ça n'a pas d'importance, le Québec deviendra une province américaine, c'est tout ! » Un petit peu de Floride avec ça ?Avec Québec sur mer et les fjords du Sa-guenay de chaque côté desquels seront installées les banques, comme en Suisse.En entendant cela, je trouve mes rêves à moi pragmatiques.Et de l'autre côté, on veut nous intimider, pour nous faire évoluer.Belle perspective ! Vous ne savez pas encore que nous sommes les Italiens d'Amérique, les rebelles, les anarchiques et que nous sommes têtus comme des mules et fiers comme des paons ?C'est évident qu'il y a d'autres causes à toute cette morosité, mais elle est où notre énergie ?On dirait qu'ici, on est en train de se vider le sang.Michèle BAZIN Montréal Le Bloc a Intérêt a choisir Franclne Lalonde ¦ Quelques jours après le référendum, Preston Manning a déclaré que le vote du 30 octobre avait été pour les Canadiens anglais leur Pearl Har-bour.Son comportement, depuis, de même que celui de son parti et de ses nombreux sympathisants, cadre tout à fait avec cette analogie troublante, voire menaçante.Par ailleurs, dans une entrevue au Point Média, le 22 décembre, Jean Paré, éditeur de l'Actualité, a fait sensiblement le même constat.Après avoir démontré avec rigueur l'agressivité croissante de la classe politique du Canada anglais, il a avoué son inquiétude pour le Québec devant ce changement, en concluant comme suit : « Moi, j'ai peur.» En d'autres termes, en l'espace de quelques mois, une partie importante de la population canadienne est passée d'un état de sommeil profond à celui d'un pied de guerre en ce qui concerne l'avenir du Québec.Quant aux autres Canadiens anglais qui récusent Preston Manning et compagnie, l'hystérie qui s'est emparée de l'opinion canadienne sur le supposé racisme du mouvement souverainiste les amène à s'opposer à la souveraineté du Québec même plus farouchement qu'auparavant.C'est dans ce contexte que le Bloc québécois choisira un successeur à Lucien Bouchard.Et c'est à la lumière de ces changements, indiscutables, qu'il devrait arrêter son choix sur la candidate Francine Lalonde.Voici quelques raisons qui justifient un tel choix.Il ne fait pas de doute que le plus important défi au mouvement souverainiste est celui d'amener un nombre significatif des Québécois issus de l'immigration récente, et moins récente, à comprendre et à embrasser le mouvement qui anime presque 50 % de la population du Québec.Ainsi, l'avenir du mouvement souverainiste se jouera beaucoup à Montréal.Francine Lalonde est Montréalaise.Son expérience de travail l'a amenée à connaître la diversité sociale, culturelle et ethnique de la métropole et à tisser des liens de solidarité avec des Québécois de toutes origines.Elle est la seule candidate à la direction du Bloc qui peut espérer y faire des percées.Aussi, aux accusations de racisme qui accablent le mouvement souverainiste, elle saura répondre avec calme, fermeté et assurance.Autre défi, les femmes ! Depuis 20 ans, les adversaires du Québec ont tenté de mobiliser les femmes contre la souveraineté.On se rappellera notamment de la campagne des Yvette, en 1980, de celle des organisations de femmes anglo-canadiennes contre Meech et Charlottetown sous prétexte qu'un Québec distinct nierait les droits des femmes ou, ou encore, de celle visant à embrigader les femmes québécoises dans le camp du NON, en octobre 95.Une femme à la tête du Bloc aidera à enlever cette arme aux adversaires de la souveraineté du Québec.Robin PHILPOT D'une théorie a l'autre ?¦ )e fais suite à l'article de Yann Pineau paru le 17 janvier dans La Presse.Quant à moi, je ne vois aucun problème à ce qu'on expose dans un manuel de biologie le message raélien.le trouve tout à fait logique que de nouvelles théories soient enseignées, surtout lorsqu'on sait que celles qui sont enseignées actuellement n'ont jamais été prouvées, à savoir : la théorie de l'évolution, que certains professeurs présentent comme une vérité absolue.Le premier maillon de la théorie, soit l'apparition de la première cellule, demeure une hypothèse qui n'a jamais été prouvée à ce jour.On ne s'insurge pas non plus en présentant la version religieuse « officielle », c'est-à-dire la création de toute vie par un Dieu tout puissant, immatériel et omniprésent.Cette « croyance » n'a pourtant pas été prouvée non plus.Pourquoi la théorie de la religion « officielle » aurait-elle plus d'importance que celle d'une nouvelle religion ?|e suis en faveur de l'enseignement de toutes les théories possibles, car les étudiants sont capables d'évaluer par eux-mêmes ce qui est logique ou pas.Ce n'est pas aux autorités scolaires à décider ce qu'ils doivent penser ou choisir dans leur vie.Marc LA VOIE Montréal Lysiane Gagnon LA PRESSE.MONTRÉAL.JEUD11\" FÉVRIER 1996 Opinions États généraux sur l'éducation : l'école n'est pas assez exigeante La Presse publie ici de larges extraits de l'avant-propos du rapport d'étape rendu public, mardi, par la Commission des états généraux.ans tous les pays occidentaux, l'école fait actuellement face à des critiques sévères à la mesure des attentes élevées qu'on a à son égard.Modernisé il y a 30 ans, notre système d'éducation se compare avantageusement à ceux des pays avancés.Bien des observateurs extérieurs s'étonnent de la rapidité des progrès collectifs que nous avons faits en matière d'accès à l'éducation.D'ailleurs, en écoutant les élèves de tous les ordres d'enseignement, émerveillés par l'acuité de leur jugement, par la force de leur attachement à ce qui les a fait grandir intellectuellement, par leur capacité de renouveler notre vision traditionnelle de certaines valeurs telles que l'égalité, la coopération, la réussite, nous nous disions qu'on ne peut totalement désespérer d'un système d'éducation qui porte de tels fruits.Pourtant, le sentiment diffus de l'insatisfaction de la population envers son système d'éducation, sentiment relayé par les « leaders » d'opinions, est bien réel.Cet édifice construit avec audace et détermination, il y a 30 ans, dont nous étions si fiers, a subi l'épreuve du temps.Sans doute avons-nous, en cours de route, négligé des choses importantes, voire élémentaires.Quoi qu'il en soit, les piliers se sont ébranlés et les tensions continueront à miner l'édifice s'il n'est pas de nouveau consolidé.L'enthousiasme et la passion de ceux qui s'y consacrent se sont en partie émoussés et les jeunes sont venus nous le redire : rien d'important n'est possible en éducation en l'absence de ces deux ingrédients.Désir de renouvellement À travers les mémoires et les commentaires présentes aux audiences, nous avons senti un désir de renouvellement profond de certaines pratiques coutumières de notre école.Pour beaucoup de participants, et nous partageons leur point de vue, l'amélioration de notre école passe par un ressai-sissement d'ensemble à l'égard de certaines questions, que nous voudrions mettre en évidence.À cet égard, la nécessité de remettre l'école sur ses rails en matière d'égalité des chances est exprimée sous diverses formes.Les mises en garde en ce qui a trait aux pratiques qui compromettent la gratuité scolaire, la priorité qu'il faut accorder à la lutte au décrochage, les demandes d'une meilleure réponse aux besoins de certaines catégories d'élèves comme ceux des communautés culturelles, ceux des milieux défavorisés et ceux qui éprouvent des difficultés d'adaptation et d'apprentissage en sont des manifestations évidentes.Sur ce plan, la situation des écoles montréalaises qui, comme nous le verrons, cumulent tous les facteurs qui alourdissent le fardeau pédagogique, ne saurait perdurer.On attend donc de l'école, non seulement qu'elle ne contribue pas à aggraver la fracture sociale, mais qu'elle ¦¦«¦¦¦¦¦mm fasse sa part pour faire reculer l'exclusion.L'urgence de redonner à tous les acteurs so- _____ ciaux et scolaires la responsabilité qui leur incombe en matière d'éducation est vivement ressentie.Les élèves sont interpellés.On estime que bon nombre d'entre eux ne prennent pas très au sérieux leur métier d'élèves, qu'ils consacrent trop de temps au travail salarié et au loisir et font peu de cas du travail personnel qu'exige l'acte d'apprendre.À leur tour, ils se disent abandonnés par les adultes qui abdiquent leurs responsabilités d'encadrement.Certains parents se sentent démunis et débordés par l'ampleur des problèmes que soulève l'éducation de leur enfant.En l'absence de soutien, ils abandonnent une partie de leur rôle aux mains de l'école, comptant sur elle pour transmettre des valeurs qu'ils ont eux-mêmes du mal à repérer et à véhiculer.Ceux qui sont plus aguerris aspirent à une participation plus active à la vie scolaire ; ils se sentent relégués aux rôles de second ordre et réclament qu'on leur fasse une place à la mesure de leurs capacités et de leur désir d'engagement.Pour leur part, les enseignants trouvent que les possibilités de mettre à profit leurs compétences pédagogiques sont fort limitées.Ils ont l'impression d'avoir perdu la maîtrise de leur activité professionnelle.Étant peu associés aux décisions pédagogiques en matière d'application des programmes, d'évaluation des apprentissages et d'orientation du perfectionnement, ils ont l'impression d'être devenus des exécutants.(.) Du primaire à l'université, notre école néglige de prendre en charge le travail personnel de l'élève.L'enseignement est une action de l'enseignant en direction de l'élève ; l'étude et le travail personnel sont des tâches que l'élève accomplit sur lui-même.Par ce travail, il s'instruit, il se développe, il se forme.C'est pour* quoi il n'y a pas d'apprentissage sans étude, et la réussite des études dépend pour une bonne part du temps qu'on y consacre.Tout le monde est d'accord avec cela, et au cégep et à l'université le temps d'étude personnelle est prévu pour chacun des cours et compte même dans la pondération du cours.Mais, du primaire à l'université, tout le monde se plaint que le temps de travail personnel se réduise de plus en plus, qu'il tende à devenir insignifiant au secondaire et que les loisirs, le travail rémunéré, la télévision et les jeux d'ordinateur le réduisent comme une peau de chagrin.De telles plaintes s'élèvent de partout.Mais l'école n'est-elle pas, elle aussi, la cause du problème ?En effet, à la différence d'autres systèmes d'éducation, n'avons-nous pas tendance à faire du travail personnel de l'élève, et cela dès le primaire et le secondaire, une affaire privée, laissée aux élèves eux-mêmes ou à leurs familles.ou à des professeurs devant alors individuellement aiguillonner par la « note qui compte » et dont le zèle se paie par un poids démesuré de corrections ?Où sont les salles d'étude, le temps et l'encadrement prévus dans l'horaire pour les devoirs et les leçons ?Le seul temps encadré n'est-il pas le temps scolaire, celui des cours?Les directives que reçoivent les parents parlent-elles de l'importance de prolonger l'apprentissage scolaire ?Comment relever substantiellement la qualité de la formation si nous négligeons ces choses que nous considérons pourtant comme essentielles et dont nous ne cessons de déplorer l'absence ?Par ailleurs, notre école oublie trop souvent qu'elle oeuvre dans l'univers de la culture.Nous voulons dire par là que les disciplines scolaires n'y sont pas suffisamment enseignées dans une perspective de formation culturelle.Beaucoup de participants sont venus nous le dire, et les jeunes plus encore que les autres.Une juxtaposition d'apprentissages, ce n'est pas encore une formation.Il y manque l'essentiel de la culture, les liens entre les acquis scolaires, leur synthèse, leur sens.Langue maternelle Étudier sa langue maternelle comme outil de communication, c'est développer des habiletés, mais l'étude de sa langue à l'école peut-elle se réduire à cela ?La langue maternelle n'est-elle pas un lieu d'appartenance, une patrie et aussi un patrimoine dont il faut connaître les formes d'expression significative, les oeuvres marquantes ?L'initiation démocratique à l'école peut-elle faire l'économie de l'histoire des institutions sociales et politiques qui ont façonné notre société ?L'étude des sciences et de la technologie qui, croyons-nous utile de rappeler, fait aussi partie intégrante de la « À travers les mémoires et les commentaires présentés aux audiences, nous avons senti un désir de renouvellement profond de certaines pratiques coutumières de notre école », écrivent les commissaires dans le rapport d'étape rendu public mardi.naissants.Mais pour que l'école ne soit pas « plate », ce lieu où l'on s'ennuie, donnez-nous des professeurs compétents, passionnés, ayant le sens de l'humour.» Nous avons entendu, de la bouche même des usagers de notre école, le jugement qu'i|e portent sur elle en même temps que l'espoir qu'ils fondent sur elle.Le message était tellement pressant qu'on ne peut l'oublier.Notre école ne donne pas la place qui lui revient à la formation professionnelle et technique.Elle s'enracine dans une tradition qui valorise la formation générale et méprise les savoirs pratiques.On est venu nous le dire et nous le démontrer.L'enseignement professionnel du secondaire s'est effondré et, depuis, les relances se succèdent sans trop de succès auprès des jeunes.Seul l'enseignement technique du cégep a donné sa légitimité à l'existence dans notre système scolaire d'un enseignement du type professionnel com- « L'école doit instruire, mais on ne peut être véritablement instruit si on reste inculte.» culture, peut-elle être détachée de l'étude des conditions qui ont présidé aux découvertes et de celles de leurs effets sur l'activité humaine ?Les activités pédagogiques organisées par l'école ne peuvent-elles pas tirer plus de profit des institutions culturelles?Le rôle de l'enseignant, en plus d'organiser, de diriger et d'évaluer les apprentissages, n'est-il pas avant tout d'ouvrir les horizons, de faire réfléchir, d'éveiller et même parfois de déranger ?L'école doit instruire, mais on ne peut être véritablement instruit si on reste inculte.Vouloir que notre école se situe davantage dans cette perspective d'éducation culturelle, n'est ce pas demander la révision de l'organisation pédagogique, de la conception des programmes d'études, du rôle attendu du professeur et par conséquent de sa formation ?Comment détourner l'élève d'une conception fortement utilitariste de la formation, si celle ci n'est pas enracinée dans une culture vivante ?Notre école n'est pas assez exigeante.Au cours des audiences, des parents et des enseignants sont venus nous le dire.Mais c'est aussi le message que nous ont lancé les jeunes.« Demandez nous-cn plus, nous sommes capables.Ne vous contentez pas de nous enseigner des choses élémentaires et toujours les mêmes, faites nous découvrir autre chose.Exigez plus de nous.Développez chez nous le sens de l'effort, et même si nous n'aimons pas certaines choses qui nous seront utiles, forcez-nous un peu, nous vous en serons recon- me voie normale de scolarisation.Au cours des audiences, nous avons même senti un malaise sur cette question.Derrière les discours convenus sur la demande sociale portant sur le développement des filières d'enseignement professionnel et technique, on a perçu des réticences.Le seul diplôme valorisé par l'école secondaire est le diplôme d'études secondaires, qui ouvre la voie des études supérieures.Quel menu proposons-nous alors et quelle reconnaissance garantissons-nous à celles et ceux qui ne suivent pas cette voie et qui souhaitent sortir de l'école avec un diplôme attestant une compétence professionnelle ?Les participants aux audiences ont donc formulé les redressements à effectuer, véritable appel à nous ressaisir.Cet appel concerne d'abord l'école, mais il s'adresse aussi à toute la société.Nous souhaitons qu'il soit entendu.Risques et possibilités Les chantiers ouverts par la première étape des états généraux, s'ils permettent d'espérer des changements substantiels, ne révèlent pas moins deux des risques auxquels nous nous exposons dans la poursuite des travaux, aux assises régionales et nationales.Le premier risque, c'est celui du découragement.L'état des finances publiques est désastreux.Cinq milliards de dollars de déficit pour une société comme la nôtre, c'est beaucoup, beaucoup trop.L'éducation représente une part importante du budget de l'État.Il serait donc étonnant qu'elle échappe totalement aux décisions budgétaires annoncées pour le printemps.Celles-ci ne doivent toutefois pas nous servir d'alibi pour nous dérober ou retarder l'exécution des travaux qui nous attendent.Au contraire, elles nous imposent un devoir supplémentaire, celui d'éclairer les facteurs qui doivent présider au choix des priorités.L'éducation n'est pas un poste budgétaire comme les autres.C'est le coeur d'un projet de société, un levier pour relancer le développement économique, social et culturel.Par ailleurs, il nous incombe également de participer à l'effort collectif d'assainissement des finances publiques.En ce sens, nous sommes aussi conviés à un examen attentif et à une révision de nos façons de faire.La tâche est délicate, car elle oblige à concilier des objectifs apparemment contradictoires : la nécessité d'investir en éducation, d'une part, et celle de limiter les dépenses publiques, d'autre ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦ part.II est clair qu'on ne peut faire fi ni de l'une ni de l'autre.Considérer les besoins en _ matière d'éducation sans tenir compte de notre capacité de payer contribuerait à nous enfoncer dans l'endettement.Par ailleurs, se contenter d'une opération comptable sans égard à l'importance et aux exigences de la mission d'éducation risquerait de coûter très cher à plus ou moins brève échéance.L'école qu'il faut redessiner, c'est l'école de l'avenir.Il nous faut voir plus loin que les difficultés actuelles et que le niveau de financement.Le deuxième risque que nous aurons à affronter est celui de l'enlisement.Parce que tout est sur la table, parce que des intérêts catégoriels et des alliances tactiques peuvent paralyser un processus ouvert, le type même d'exercice démocratique que sont les états généraux porte en germe cet autre risque.La Commission devra être vigilante, les comités d'organisation régionaux aussi.Mais le mouvement de fond que nous avons senti nous donne l'assurance qu'il est possible de passer au travers.Nous ne croyons pas que toutes les solutions sortiront comme par magie au terme des assises nationales.Mais nous pensons qu'il est réaliste d'espérer avoir, à la fin du processus, une vue plus claire de la situation et de ce qu'il convient de faire.On pourra alors compter sur tous ceux et toutes celles qui ont investi du temps et de l'espoir dans cette remise à jour de notre école pour indiquer clairement au décideur politique les choix qui s'imposent et pour amorcer eux-mêmes, chacun dans son milieu, les actions concertées qui fabriquent le changement au quotidien.Danger à l'horizon Le fait que le premier ministre Chrétien ait choisi Stéphane Dion comme ministre responsable du dossier constitutionnel est un bel aveu de faiblesse.Non pas que M.Dion soit incompétent, au contraire.L'homme est intelligent, convaincu, rationnel.Mais il y a une mer entre l'approche d'un universitaire et celle d'un homme politique, à plus forte raison dans un dossier aussi explosif.Sans compter qu'on peut s'y connaître en théorie politique et être très mauvais politicien.Normalement, c'est à un politicien hors pair \u2014 qui aurait eu non seulement le talent, mais l'expérience du terrain \u2014 que M.Chrétien aurait dû confier un dossier aussi capital.À l'évidence, il n'en avait aucun sous la main, ni dans sa députa-tion québécoise ni à l'extérieur.Les volontaires n'allaient pas se ruer au portillon, on les comprend : il n'y a pas de tâche plus herculéenne, ces temps-ci, que de « vendre » le Québec au Canada anglais et le Canada anglais au Québec.Compte tenu du durcissement des positions des deux côtés du gouffre qui sépare ces deux sociétés, c'est, disons-le, une tâche devenue impossible.Le peu que le Canada anglais finirait, peut-être, par accepter, sera toujours trop peu pour la classe politique québécoise.C'est d'ailleurs pourquoi le camp du Non n'aurait jamais dû promettre des « changements » : c'était ignorer la réalité et c'était tromper les Québécois.C'est ce que M.Dion disait avant la campagne référendaire, et il avait, sur ce point, tout à fait raison.Il fallait en tout cas une raégadose d'idéalisme, ou alors une certaine dose d'arrogance, pour accepter cet impossible défi.En un sens, seul un néophyte pouvait se lancer dans cette folle aventure.C'est ce qu'a fait M.Dion, qui ne doute de rien et surtout pas de lui-même.Et évidemment, il est arrivé ce qui devait arriver.Il n'y avait pas une semaine qu'il était en fonction que son naturel professoral est revenu au galop, et qu'il a réitéré le principe que « si le Canada est divisible, le Québec l'est tout autant », ce qui d'emblée lui a valu les chaleureuses félicitations du Reform Party et l'a placé dans le camp des « partitionnistes » qui se promettent, advenant la souveraineté, de charcuter le Québec.Un intellectuel qui ne parle que pour lui-même peut très bien spéculer sur l'après-souveraineté, et jouer avec les concepts abstraits.Mais entre les spéculations d'un intellectuel indépendant et les déclarations d.'un ministre investi de la responsabilité politique, il y a un monde \u2014 le monde qui sépare la spéculation du chantage, la théorie de la pratique, la froide logique du feu de l'action.Cette déclaration, reprise par |ean Chrétien, qui jusque-là s'était prudemment abstenu de mettre le pied dans ce marais-là, s'est répandue comme un feu de brousse à travers le pays, excitant les uns, désespérant les autres, et apportant la légitimité de l'État au courant partitionniste.Ce projet n'est plus seulement le fait de quelques marginaux.Les journaux anglais, d'un océan à l'autre, ne parlent que de cela.Les leaders raisonnables de la minorité anglo-québécoise risquent de se faire submerger par cette lame de fond.* * * En tout cas, on peut dire que la question constitutionnelle, déjà pas drôle, a pris une tournure carrément pénible, sinon dangereuse.La belliquosité monte des deux côtés.Il y a d'un côté le discours partitionniste, ses intolérables menaces, et il y a, de l'autre côté, le discours inflammatoire du nouveau premier ministre québécois, qui déclarait l'autre jour, avec une arrogance égale à celle du tandem Chrétien-Dion, que le Québec était indivisible parce qu'il est « à nous », tandis que le Canada est divisible parce que ce « n'est pas un vrai pays ».Cette remarque insensée a eu l'effet d'un camouflet à l'endroit des futurs « partenaires » dont M.Bouchard continue à rêver.On se demande, en effet, où il a bien pu aller chercher l'idée qu'il y aurait de plus en plus de gens, dans le reste du Canada, qui acceptent l'idée d'un partenariat « d'égal à égal » entre le Québec et le Canada.C'est ce qu'il disait l'autre soir, après sa prestation de serment.On se demande bien à quoi il pensait.Au contraire, jamais depuis 30 ans la thèse des deux nations n'a telle été aussi discréditée au Canada anglais.Le dernier référendum a alerté les Canadiens à une réalité qu'ils n'avaient jamais voulu envisager : la possibilité, bien réelle, de la sécession du Québec.Us réagissent comme n'importe quel autre peuple réagirait à leur place \u2014 par le refus et la colère, et il serait périlleux de s'imaginer que ces sentiments-là s'atténueront avec le temps.La sécession du Québec aurait de terribles répercussions sur le Canada, désormais fractionné au beau milieu de son territoire et affaibli sur tous les plans, financièrement autant que politiquement.Les Canadiens ne vont pas se laisser faire.Comment s'en étonner ?Il fallait vivre sur la lune pour s'imaginer que le reste du Canada accepterait che-valeresquement de se laisser amputer du quart de son territoire et de sa population.Il y a bien des Québécois \u2014 selon les sondages, à peu près un tiers des partisans du Oui \u2014 qui ont voté, l'automne dernier, non pas pour la souveraineté mais pour « brasser la cage », pour faire « peur » aux Anglais.Hé bien ! ils ont réussi.On les a pris au mot.De l'autre côté, on ne joue plus.Bienvenue dans le monde de la realpolitic.* * * Le plus fou, c'est que tant M.Chrétien que M.Bouchard scient, avec leurs déclarations, la branche sur laquelle ils sont assis.En disant que le territoire du Québec est sacré parce qu'il appartient à l'une des deux nations d'un pays artificiel, M.Bouchard ouvre la porte au «séparatisme» des Cris, qui diront qu'eux aussi forment une nation et que leurs terres ancestrales sont aussi sacrées que la vallée du Saint-Laurent pour les Canadiens français.En disant que le Québec est divisible à l'infini, M.Chrétien ouvre la porte à d'autres mouvements partitionnistes.Les Amérindiens réclament la presque totalité du territoire de la Colombie-Britannique.De pareilles demandes se font jour ici et là partout au Canada.Quand le Canada anglais aura mesuré la portée du beau principe de la divisibilité des provinces, peut-être parlera-t-il moins de charcuter le Québec ? 64 LA PRESSE, MONTRÉAL.JEUD11\" FÉVRIER 1996 Apple Computer, Inc.À tous les clients d'Apple, Dès ses débuts, en 1976, Apple s'est donné comme mission de permettre à tous d'accéder au pouvoir de l'informatique.Cette vision des choses nous a amenés à contribuer au lancement de l'ordinateur personnel sur le marché.Et à l'aube de notre vingtième année, cette idée de pouvoir individuel continue d'être l'élément moteur d'Apple.La plupart des 22 millions d'utilisateurs de Macintosh\"1 savent déjà, par le biais des médias, qu'Apple fait face, actuellement, à de nombreux défis.Nous tenons donc à nous adresser directement à vous et à vous assurer que la direction d'Apple et son équipe de gestion prennent toutes les mesures nécessaires pour que les années qui viennent soient aussi fructueuses que les précédentes en matière de croissance et de rentabilité.L'importante restructuration en cours se concentre sur l'affectation judicieuse de nos ressources afin de nous assurer de répondre aux besoins de nos clients en termes de solutions et de prix.De plus, les gestes que nous posons pour redresser notre situation financière auront d'importantes répercussions sur notre façon de mener nos affaires.# Nous avons déjà pris des dispositions pour conserver notre avance dans les secteurs des ordinateurs domestiques, éducatifs et commerciaux.Et nous nous engageons à développer et à préserver nos atouts les plus précieux : la marque Apple?la loyauté de nos clients et le personnel d'Apple.Nous allons également de l'avant avec de nouvelles technologies et de nouveaux produits, qui augmenteront le potentiel d'Apple dans les domaines du multimédia et de l'Internet.En outre, grâce à l'appui soutenu de nos tiers développeurs, nous possédons maintenant plus de 1400 applications Macintosh optimisées pour le PowerPC, dont plus de 800 sont développées en premier pour le Macintosh ou uniquement pour le Macintosh.* Résolument tournée vers l'avenir, Apple s'assure de profiter des tendances de l'industrie de l'information, entre autres avec le lancement de Copland, nom de code de notre système d'exploitation de nouvelle génération, et des produits découlant du microprocesseur PowerPCr la plate-forme NewtoiT et la technologie Pippiif- une plate-forme multimédia abordable, fonctionnant à partir d'un téléviseur, et un navigateur pour Internet.i La poursuite de la croissance d'Apple dépend du lien direct et constant que nous maintenons avec vous.Je vous encourage donc à surveiller les annonces comme celle-ci, qui livrent des messages importants sur la vision et les projets d'avenir d'Apple.Soyez convaincus que la mission d'Apple demeure aussi vivante aujourd'hui qu'elle l'était en 1976.Cette mission en est une qui ne peut se réaliser en une année, en une décennie ou même en l'espace d'une vie.Je crois qu'il s'agit là d'une mission parmi les plus durables qu'une société se soit jamais donnée.Je vous prie d'agréer mes meilleures salutations.Le président et chef de la direction, de la part des employés d'Apple partout dans le monde, Michael Spindler Adresse du courrier électronique : AppleForever@apple.com Apple.le loua d'Apple.Maa'Oasb é Sevinn sont » c*n*è Qyr>Quc*f>VG p»_\\>/ toji achat t.upf>sx* a bOO t \u2022olra ni'nn il tsvnax 19061 r* pj/*/ rw>n avs** avril 1996 Aucun insjfél a< aucun frx» (A (xyvyrxyi gu* vo
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