Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Livres
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

La presse, 1996-02-11, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" CAHIER Lsê Presse Montréal.dimanche 11 février 1996 ivres Opinions Arts et spectacles Pour la Saint-Valentin Des ados en amour ! pageB6 11 T > RÉGINALD MARTEL ¦ « Réunir dans une chambrette un Amérindien de l'Arizona et une oie blanche de Québec, rue Git-le-coeur a Paris, France, en 1945.Faut le faire ! » Rocb Carrier écoute, sourit, un peu fier de lui.Il a bien raison.Car Petit Homme Tornade est tout plein de scènes comme celles-là, touchantes ou drôles, plus vraisemblable^ qu'improbables, finement amenées, avec la patience rusée d'un vieux conteur.Celui qui dirige le Conseil des arts du Canada, qui fut recteur du Collège militaire royal de Saint-lean et qui fit un bout de carrière au Théâtre du Nouveau-Monde, cet homme tant occupé a tout de même construit depuis trente ans une oeuvre imposante.Sa célèbre trilogie, évidemment, La Guerre, yes sir ! Mais aussi du théâtre, des romans encore, des contes, des livres pour les enfants, des albums.Et voici un roman aux allures de saga, grand comme un continent, excitant comme une épopée et qui nous plonge au coeur d'une histoire nord-americaine qui soude le présent et le passé.Parmi les personnages, deux figures exemplaires : l'Amérindien Charlic Longsong, typique on ne peut plus et qui aura un rôle important, et un certain loseph Dubois, Canadien français parti il y a bien longtemps à la conquête de la vaste Amérique, objet de recherche pour historien en panne.On ne saura pas grand-chose de ce dernier, ou alors on en saura trop.II est passé par ici, il repassera par là.jamais on ne le rattrapera.Il représente à lui seul, si j'ai bien compris, tous les exilés québécois qui ont un jour fait souche aux Etats-Unis, où ils ont aujourd'hui des millions de descendants.« Il y a une histoire écrite, dit Roc h Carrier, celle des gens qui ont laissé des documents, gens stables qui vivaient sagement sous la tutelle de l'Église.Dubois, c'est l'histoire oubliée, jamais écrite, qu'on ne trouve que par hasard.Il fait partie de ceux qui ont marché l'Amérique, comme on disait des paysans qu'ils avaient marché leur terre.« Avec Charlie Longsong, j'ai voulu rendre tout ce qu'il y a eu de complexe dans nos éclianges avec les Amérindiens.C'est quelque chose de plus profond, de plus riche qu'on ne le croît.« Dans les deux cas, il s'agissait de fouiller, de façon émotive, instinctive, pas scientifique du tout, l'americanité.Écrire ce livre m'a aidé à le faire.l'ai eu un plaisir fou à jouer du roman.» SUITE A LA PAGE B 4 ' - 'M .t.t a 21 4M* 28* 29* 10 LE SPECTRUM m & mm.IILLETS AU SPECTRUM (INFO: 861-SIS1) ET À TOUS IIS COUfTOUS ItlîSSIOH.RÉSERVATIONS: 790-1245 EXT.DE MOMTIÉAl l-*tt-Sft1~4StS B 2 LA PRESSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 11 FÉVRIER 1996 Opinions Paul Desmarais Roger D.Landry président du conseil président d'administration et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef À votre tour La boîte aux lettres \u2014u Pour le partage d'emploi afin de créer un pont de solidarité LOUISE GALLICHAND loinme plusieurs citoyens et parce ique je côtoie des jeunes, je ne peux rester insensible au problème majeur de la répartition de remploi dans notre société.À ce sujet, je vous transmets une réflexion qui propose le PARTAGE D'EMPLOI comme priorité pour créer un pont de solidarité entre deux générations, soit les baby-.boom ers et les jeunes.Le fait de travailler semble devenir un privilège.Pourtant, le travail n'est pas un luxe mais une nécessité.C'est ?¦même un droit.Le droit au travail ne devrait surtout pas être le résultat du hasard ou d'un critère unique comme l'âge, qui donne l'ancienneté nécessaire à la conservation d'un emploi à temps plein.Le travail permet d'avoir des projets personnels, professionnels et affectifs, de conserver une bonne estime de soi, d'avoir des enfants, de voyager, selon le choix de vie de chacun, de penser à oblige.Eux, ils aimeraient partager.Le système ne le permet pas.Les futurs retraités, eux, persistent à vouloir compléter leurs 25 années de travail à temps plein, sous peine de voir diminuer leur pension s'ils travaillent à temps partiel les cinq dernières années.Certains ne peuvent partager l'emploi parce que leurs patrons ont attribué un nom de personne au poste.Plus de personne, plus de poste à partager.D'autre part, plusieurs cumulent encore deux emplois et deux salaires dans la fonction publique et parapu-blique.Pensons aux cadres relocalisés avec généreuse prime de départ, aux politiciens retraités affublés de nominations prestigieuses, aux professionnels siégeant à toutes sortes de commissions et organismes « à but non lucratif ! », aux professeurs-médecin» experts-conseils.Est-ce acceptable, quand on considère le taux élevé de chômeurs, de prestataires de bien-être un avenir.Aussi, i le travail est souvent une panacée pour la santé physique et mentale.Comment se fait-il, alors, qu'une société aussi civilisée que \u2022 la nôtre, où tout est pensé et réglementé, se retrouve avec un problème aussi sérieux que la répartition de cette richesse qu'est l'emploi ?Il faut constater qu'une partie seulement de la population active accapare la totalité de cette richesse et en prive délibérément par son système stagnant toute une génération de jeunes.La mondialisation économique est devenue la seule valeur.humaine ?Le leitmotiv social est de couper les emplois, les services, etc.et de renflouer la dette.Ceux qui travaillent ont peur de perdre leur emploi et n'osent pas trop faire de remous.C'est la loi du silence.Ces travailleurs sont loin de penser à partager.Des faits : une jeune étudiante en stage s'est fait dire, récemment, par un travailleur à temps plein, permanent, blindé d'avantages sociaux, que le ministère de l'Éducation devrait fermer son programme de formation.Toute la classe où étudie cette même personne s'est vue informer par le professeur ( sécurisé par son emploi ) que le marché du travail est saturé et qu'elle seule avec son peu d'expérience doit créer.son propre emploi, c'est-à-dire une petite entreprise ! Sans vouloir généraliser, les conversations regorgent d'anecdotes de ce type et on peut penser que la réalité dépasse la fiction.Plusieurs sont bien accrochés ; pas étonnant que les jeunes décrochent.Certains font 40 ou 60 hres/sem.et pas toujours par choix : performance « Comment expliquer le mutisme des banques, caisses et entreprises financières et d'affaires qui font de gros profits et laissent le poids de la dette aux petits travailleurs ?» social et les emplois précaires réservés aux jeunes ?Pourtant, ces jeunes, instruits et compétents, souvent dynamiques, espèrent avoir quelques 10 ans de travail rémunéré pour bâtir une carrière, une famille.Devront-ils attendre que les travailleurs actuels réalisent que leurs enfants n'ont plus d'espoir pour leur laisser une petite place ?Malheureusement, les programmes et les coupures proposées favorisent les anciens, les gens en poste et enlèvent des possibilités d'emploi aux travailleurs à temps partiel et aux jeunes.Le sujet du partage d'emploi est discuté mais peu souvent des mesures concrètes sont prises pour favoriser le partage de cette richesse qu'est le droit au travail.Ce sont toujours les plus jeunes qui perdent les premiers leurs emplois, lors de coupures.Les autres gardent la totalité de leurs privilèges.À ce rythme là, nous risquons de créer un apartheid du travail.Personne, pourtant on le sait bien, ne bénéficie du cloisonnement des classes sociales entre riches et pauvres, entre travailleurs et non-travailleurs.À ce sujet, comment expliquer le mutisme des banques, caisses et entreprises financières et d'affaires qui font de gros profits et laissent le poids de la dette aux petits travailleurs ?La liste des réflexions pourrait se poursuivre en s'interrogeant sur le fossé entre les programmes d'éducation et la réalité du travail, en se posant des questions sur le rapport entre la pauvreté efrla violence.Toutefois, l'objet de ma lettre est d'inviter les décideurs, les économistes, les chefs d'entreprises financières, les patrons et syndicats, les groupes communautaires, les travailleurs et les non-travailleurs à s'unir pour faire une priorité du partage d'emploi.Le leitmotiv devrait être que, toute mesure gardée, les emplois disponibles soient accessibles au plus grand nombre d'individus possible.Le ministère du travail peut-il instituer une enquête, un sommet ( qui dure moins d'un an et ne reste pas sur les tablettes ) pour établir une véritable politique et des lois régissant le partage d'emploi ?Les entreprises financières et d'affaires devraient-elles obligatoirement investir un pourcentage de leur profit à la création d'emploi ?Les patrons et les syndicats peuvent-ils s'entendre pour définir de nouveaux paradigmes de travail ?Qui a dit que 35 à 40 hres/sem.devait demeurer le critère i ii i ii «\u2014 du temps plein ?( Pourquoi pas 25 à 35 hres/sem.).Les associations de sans-emplois, les regrou-pements de chômeurs, les associations de jeu-______ nés peuvent-ils avoir assez conscience de leurs droits pour revendiquer haut et fort leur part de cette richesse qu'est l'accessibilité à l'emploi et dénoncer les abus actuels.À l'instar de la Fédération des femmes du Québec, peut-on organiser une marche ou une pétition pour le partage d'emploi ?Solidarité oui, mais maintenant entre travailleurs et non travailleurs.Enfin, le travailleur lui-même peut-il demander officiellement un horaire diminué à condition qu'un pair menacé de «c coupure » puisse récupérer ce temps de travail ?Et, aux réfractaires, aux amants des dédales administratifs, aux défenseurs de système qui s'opposeront à cette idée parce que, diront-ils, « trop de monde, c'est trop dur à gérer », j'aimerais répondre que la volonté et la motivation viennent doucement à bout de gros problèmes techniques.Par exemple, au grand dam de plusieurs détracteurs, des professeurs à l'élémentaire ont obtenu un poste partagé à demi-temps.Les enfants et l'école se portent aussi bien.Finalement, je veux dire ceci : n'y a-t-il pas moyen, avec la bonne volonté de tout le monde, de conserver un peu de nos valeurs québécoises fondamentales de solidarité et d'équité sociales tout en vénérant la sacro-sainte économie ( billet fort coûteux pour une entrée au village global ).HyporSommaïre du 19 septembre 1995.IMfkfWMMéfuplut ttfdle29septembre page-type d'ouverture du réseau internet offerte par Bell Canada.j»v* }.ift .internet et les « bien-pensants » JACQUES PILON a'dernière aberration des «bien-pensants» nous vient d'Allemagne, ce qui n'est pas pour nous rassurer.On veut maintenant censurer l'Internet.Pour certains, la seule philosophie qui est juste est la leur et toutes les autres sont illégales, immorales, réactionnaires ou révolutionnai- res gens pensent qu'ils sont les seuls à savoir penser, et il* essaient de décider pour les autres ce qui est bon et ce qui est mal de voir, ou d'entendre, ou de penser.On a ouvert une brèche dans l'Internet.Il ne suffira que de l'agrandir maintenant.Dans un an, dans deux ans, il sera interdit d'y jouer certaines musiques, d'y publier des livres de gauche, des.revues dont les idées seront avant-gardistes.De parler de la libéralisation des drogues, des méthodes de faire l'amour, des mariages interraciaux, des scandales gouvernementaux, de l'avortement, de la tétée eu public, des torts que l'on fait aux assistés sociaux.Ces « bien-pensants » nous ont donné le sang contaminé, les groupes Pro-vie, Brigitte Bardot, le Ku Klux Klan, Hitler, les camps de concentration.Ils veulent rétablir la peine de mort, discipliner physiquement les enfants, ressusciter le McCarthyisme, envoyer les Italiens canadiens et les japonais canadiens dans des camps de concentration, \u2014-1-(\u2014 interdire les émissions violentes, et quoi encore.Décider quels signaux de télévision la population a assez de maturité pour regarder.Les « bien-pensants » ont une manie de « protéger ».Ce sont ceux, je crois, qui inventent des affiches de plus en plus compliquées pour diriger la circulation et des règlements qui coûtent une fortune à administrer et contribuent à un déficit dont personne ne connaît vraiment l'ampleur.Qui font les lofs que la population ignore sans être sensés les ignorer.Et des entourloupettes qui doublent leurs revenus à la retraite.Les aventuriers de l'Internet veulent tout voir, tout savoir, tout comprendre.Us veulent juger par eux-mêmes, prendre la décision eux-mêmes de ce qu'ils veulent ou ne veulent pas regarder.Lire ce que les autres ont à dire sur tous les sujets.Se former une opinion individuelle.C'est cela qui énerve le plus les « bien-pensants ».Comment contrôler des gens qui sont autant de personalités différentes, de cerveaux prêts à se faire une opinion nuancée, subjective mais non partisane, c'est-à-dire non dirigée.Heureusement, l'Internet semble maintenant indestructible.À moins que nos « bien-pensants » rendent le fait d'être branché illégal ou immoral ou réactionnaire ou révolutionnaire, l'Internet nous formera peut-être ceux que nous voudrons demain pour coordonner notre GBS, c'est-à-dire notre « Gros Bon Sens » collectif.Les « vieux » ne représentent qu'un bilan comptable négatif Monsieur J.M.Robert Landry, ¦ le désire répondre à la question que vous posiez dans votre lettre ouverte, publiée dans La Presse du 11 janvier : « La vie d'un « vieux », ça vaut combien ?» le me permets \u2014 parce qu'étant de ce créneau de population \u2014 je me permets, dis-je, de vous répondre : Combien ?Peu, si peu que rien ! Sur le marché des valeurs sociales, nous sommes « décotés » parce que non productifs.Nous ne sommes plus rentables et représentons, parait-il, un lourd fardeau social ; bilan comptable négatif ! À la Bourse des valeurs humaines, nous perdons graduellement des points et l'indice de notre importance décroît au rythme des ans qui s'ajoutent à notre âge jusqu'à ce moment où, évanescents dans l'indifférence générale, il ne nous reste plus qu'à attendre notre inscription au compte des statistiques officielles des citoyens qui ont cessé d'utiliser la carte-maladie.Que dire de ceux de notre génération qui, ne se percevant plus dans le regard de leurs compatriotes, choisissent, en attendant de « sortir du temps », de se réfugier dans l'alcool pour oublier leur non-existence sociale ?Qui se soucie de la propension au suicide chez les « vieux », lequel est en progression inquiétante ?Votre lettre laisse sourdre une indignation et une colère que je partage, et pour cause ! Pendant que, dans un zoo de Vancouver, on administre du Prozac à un vieil ours polaire qui souffre de dépression et qu'on devra euthana-sier avec précaution, ici.un vieillard est terrassé par une pathologie cardiaque, à quelques mètres d'un centre hospitalier où les portes sont restées fermées pour des raisons administratives qui s'apparentent à un manque de jugement indéniable.Pendant ce temps, un autre est trouvé mort gelé.Pour ces cas connus, combien d'autres sont ignorés ?Dans une société angoissée par l'absence ou la perte d'emplois ; dans une société axée sur la rentabilité économique et la réussite personnelle ; dans une société à la recherche constante de la performance, peut-on s'offrir le luxe de s'apitoyer sur le sort des « vieux » qui, comme les jeunes, vivent un grave problème d'exclusion ?Alberto Moravia a défini la vieillesse comme « une maladie dont on ne peut espérer guérir ».Je me permets d'ajouter qu'elle est aussi une période d'apprentissage de l'inutilité pendant laquelle nous devenons simplement des « vieux » n'ayant plus qu'un AGE, qui modifie la perception que nous avons de nous-mêmes et celle que les autres ont de nous.Que faire,' sinon nous réfugier dans la turbulence du silence qui nous entoure pour y vivre comme le dit Voltaire « dans un paisible désespoir » où.cependant plusieurs d'entre nous, refusent de sombrer, pour ne pas en mourir.Liliane BOULANGER Merci, Gérard-Marie ! ¦ Un jour, Gérard-Marie Boivin m'a dit combien il adorait écrire et recevoir du courrier.Lorsqu'au bout de son chemin, à Sainte-Justine-de-New-ton, le drapeau rouge annonçait un « cadeau » dans sa boite aux lettres, il partait heureux avec son chien cueillir le trésor.Je lui ai aussi confié que, tous les matins, tant et aussi longtemps que le facteur n'était pas passé, je ne pouvais débuter ma journée.J'attendais, j'attendais toujours quelque chose, un mot de quelqu'un.Par la suite, j'ai eu ce grand bonheur et ce privilège de recevoir des mots de Gérard-Marie Boivin.Gérard-Marie, c'est encore moi, cette fois, dans une autre Boite aux Lettres.Un terrible accroc au coeur me malmène.Je ne pourrai plus te lire, non plus t'écrire ! Gérard-Marie, je viens te dire MERCI.Lorsqu'en 1989, tu as si généreusement et gentiment accepté d'agir en tant que président d'honneur de l'exposition d'artistes-peintres québécois « Un printemps en art », au Musée régional de Vaudreuil-Soulanges, tu as fait grandir le musée par ta confiance et ton support.Tu as été un président extraordinaire, présent et fidèle pendant ces sept années où tu as été notre grand ami et où on s'est sentis tes grands amis.Je n'oublierai jamais ton implication exemplaire lorsque, durant l'année, tu allais visiter des expositions, recueillais les cartes des artistes, prenais le temps de tracer quelques commentaires et de me les envoyer dans le but de découvrir de nouveaux artistes.Je n'oublierai non plus jamais lorsque tu parlais de nous à la radio ou à la télévision, tu parlais de « ton p'tit musée ».Sois assuré que ta remarquable simplicité, ta générosité, ton professionnalisme et ton légendaire sourire resteront toujours imprégnés dans notre vieux musée et je te promets Gérard-Marie Bolvfn qu'à tous les «c Printemps en art », au mois d'avril, de l'autre côté de la vie, tu présideras l'événement au plus profond de mon âme.Des êtres tels que toi laissent de grandes blessures quand soudain ils nous privent de leur présence.Aide-nous à te laisser partir ! Pierrette LABONTÉ « Printemps en art » Musée de Vaudreuil Gratitude ¦ À tout le personnel du 7«*nie étage du Centre hospitalier des Laurenti-des, à l'Annonciation, nous voulons exprimer notre gratitude.Notre père, Roger Desrochers, y a reçu d'excellents soins.Il nous a quittés dignement, le 6 janvier dernier, dans la paix et dans la sérénité.Merci au docteur Koundé de nous avoir écouté et respecté.Le personnel de l'Unité des soins palliatifs nous a été d'un précieux secours.En ces temps difficiles pour le personnel hospitalier c'est doublement méritoire.Famille DESROCHERS contestation dificile clans l'Église m Les cinq théologiennes, dont Marie Gratton, qui ont écrit « Sacerdoce des femmes et sexisme papal », dans La Presse du 6 janvier, méritent notre admiration et nos félicitations pour leur courage.Trouverons-nous des théologiens-prêtres et surtout des évêques pour contester la décision du pape d'ordonner des femmes au sacerdoce ministériel ?Cette décision du refus d'ordonner des femmes serait basée sur la Parole de Dieu.Aurait-on l'honnêteté de donner une référence biblique pour justifier cette affirmation ?Comment peut-on dire que l'Église ne peut pas ordonner des femmes parce que lés us n'en a pas ordonnées ?Pourquoi ne pas reconnaître plutôt que Jésus, dans les circonstances et la mentalité du temps, est allé très loin dans le respect et la promotion de la femme, beaucoup plus loin que ne le ferait l'Église en acceptant actuellement le sacerdoce des femmes ?L'anglicanisme et le protestantisme sont beaucoup plus évangéliques que l'Église catholique en acceptant le sacerdoce des femmes.Beaucoup plus respectueux aussi.De son côté, l'Église catholique punit les théologiens contestataires, tel Léonardo Boff, Hans Kung et, plus récemment, Mgr Gaillot.Ces derniers ne sont-ils pas plus près de la vérité que le cardinal Ratzinger et Jean-Paul II ?Pourquoi ces derniers seraient-ils plus près de la vérité qu'un Hans Kung qui conteste l'infaillibilité pontificale ?Il me semble que Dieu respecte trop la liberté humaine pour imposer l'infaillibilité à un homme, fût-il le pape.Et cette infaillibilité empêche les gens de penser; on n'a pas le droit de contester, de rien changer.Pourtant la vie, c'est le changement perpétuel .Autrefois on disait : Celui qui obéit ne se trompe pas, même si celui qui commande se trompe ».Pourtant Saint Paul a contesté Saint Pierre, le premier pape.Il faudrait que la contestation soit l'occasion de progrès dans l'Église.Roland BOULET Montréal t ÉÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊ^ tfkVA'»^' \\0>**.'¥'X'wW^*^
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.