La presse, 15 février 1996, Cahier A
[" m MONTRÉAL.JEUD115 FEVRIER 1996 112e ANNÉE No 115 72 PAGES.6 CAHIERS Floride 1.60 $ us 60e Taxes en sus Météo & | Le Bloc veut opposer Turp à Pettigrew Ensoleillé avec quelques nuages max -71 min -16 page S16 Sortir V>VJ Sexe, garage et rock'n'roll page D1 Girerd F Index Annonces classées\t \u2022 immobilier\tC2.C3 ¦ marchandises\tC3 \u2022 emplois\tC3.C4 ¦ automobile\tC4, C5 \u2022 propositions d'affaires\tC6 Arts et spectacles\tD7àD11 \u2022 horaires-spectacles\tD10 \u2022 télé-horaires\tD8 Bandes dessinées\tC4 Bridge\tC5 Décès\tC7 Économie\tE1 à E11 Éditorial\tB2 Êtes-vous observateur?\tC2 Horoscope\tC4 Le monde\tC1.C8 Loteries\tA2.B11 Mots croisés\tC3, S10 Mot mystère\tC5 Opinions\tB3 Politlaue\tB1.B4.B5 Quoi faire\tM Tabloïd Sports\t \u2022 Philippe Cantm\tS5 Le PLC s'attend à une lutte féroce le 25 mars dans Papineau-Saint-Michel CHANTAI HÉBERT du bureau de La Presse Pierre Pettigrew OTTAWA Le Bloc québécois a décidé de se faire les griffes sur le ministre Pierre Pettigrew lors de l'élection complémentaire qui aura lieu dans la circonscription fédérale montréalaise de Papineau-Saint-Michel le 25 mars prochain.La formation souverainiste a entrepris de dénicher un candidat vedette pour faire la lutte à la recrue parachutée au cabinet fédéral le mois dernier par |ean Chrétien dans le but de renforcer son équipe québécoise.Selon des sources haut placées au sein de la formation souverainiste, le Bloc voudrait lui opposer son conseiller politique, Daniel Turp.Expert en droit Le territoire cri fait partie intégrante du Québec, dit Bourassa MANON CORNELLIER de la Presse Canadienne OTTAWA i ceux qui débattent de la partition du Québec s'en tenaient aux faits, ils constateraient que les terres cries font partie du territoire québécois en vertu de la Convention de la Baie lames et que le morcellement de la province n'est pas réaliste, croit l'ancien premier ministre Robert Bourassa.'< le ne veux pas entrer dans la polémique parce que je n'ai pas suivi le débat dans toutes ses modalités mais je peux vous dire, en réponse à l'affirmation du ministre fédéral, qu'il y a eu une loi de son Parlement en ce qui a trait aux Cris, notamment ».a-t-il indiqué hier lors d'un bref échange avec la Presse Canadienne.M.Bourassa a ainsi tempéré les propos tenus mardi par le ministre fédéral des Affaires indiennes, Ron Irwin, qui soutenait que les territoires autochtones n'étaient pas des territoires québécois.De passage dans la capitale fédérale pour faire un exposé devant des agents du service extérieur, M.Bourassa a insiste en entrevue sur l'importance de la Convention de la Baie lames.Cette entente signée en 1975 prévoyait un territoire, une compensation financière et des droits de chasse et de pêche pour les Cris.« En échange de ces éléments, il y avait de la part des Cris la reconnaissance de leur territoire comme territoire québécois », a souligne M.Bourassa.Et ce fait, a-t-il insiste, a été confirme par une loi fedeni-le.« C'était quand même très important pour le Ouebec parce que s'il y avait un doute.» a-i-il ajoute.«Dans les déclarations qui sont laites de part et d'autre, on ne doit pas oublier la realite juridique et politique qui a été établie en novembre 1975 et confirmée par les lois du Parlement, non seulement québécois, mais fédéral », a-t-il insiste tout en convenant VOIR BOURASSA EN A2 Robert Bourassa STRSM : augmentation de 6% pour les chauffeurs CVIARTHA GAG NON La Société de transport de la Rive-Sud de Montréal et le Syndicat des chauffeurs d'autobus ont signé une entente de principe qui prévoit une augmentation globale de six pour cent d'ici la fin de 1998.Les 520 chauffeurs, du Syndicat canadien de la fonction publique, seront appelés à se prononcer sur l'entente, lors d'une assemblée générale, dimanche, à l'école Gérard-Filion, à Lon-gueuil.Le projet de convention collective, dont La Presse a obtenu copie, prévoit un gel des salaires, du 1er janvier 1995 au 31 décembre 1995, qui sera suivi d'une augmentation de six pour cent étalée sur les trois autres années.Les employés recevront également un boni forfaitaire de 500 $.Le salaire, qui est actuellement de 17,74 $ l'heure, atteindra 18,83 $ l'heure à l'expiration de la convention, le 31 décembre 1998.La semaine de travail est toujours de 40 heures ou de 37 heures et demie si l'on tient compte de la période de repas du midi.L'entente prévoit également que le nombre de congés de maladie diminuera de 15 à 12 ( dont trois peuvent être pris à titre de congés personnels ).Par contre, au chapitre des congés sociaux, le chauffeur d'autobus aura le droit de bénéficier d'une journée de congé à la date de son anniversaire de naissance.S'il décide de travailler, il aura droit en plus du paiement de sa journée à un cinquième de sa rémunération pour cette semaine, VOIR STRSM EN A2 international et familier des débats médiatiques, il est susceptible d'évoluer confortablement sur les mêmes terrains que le nouveau ministre à la Coopération internationale et cela, aussi bien en français qu'en anglais.Joint par La Presse hier, le principal intéressé a confirmé qu'il était en réflexion sur la question.En s'apprêtant à dépêcher un de ses gros canons dans Papi-neau, le Bloc signale qu'il espère donner du fil à retordre à Pierre Pettigrew sur les diverses tribunes, sinon dans l'isoloir.Les stratèges souverainistes calculent en effet que seule une division du vote fédéraliste entre les conservateurs et les libéraux pourrait vraiment permettre au Bloc de rafler Papineau.L'ancien ministre André Ouellet y a été réélu sans interruption pendant 29 ans et une majorité de ses électeurs a penché pour le camp fédéraliste aussi bien au référendum de Charlottetown qu'à celui d'octobre dernier.Mais le 25 mars, trois formations vont se disputer l'essentiel du vote fédéraliste, à savoir le PLC, le Parti conservateur de Jean Charest et le Parti réformiste de Preston Manning.En 1993, André Ouellet l'avait emporté par 5000 votes sur le Bloc québécois.Les conservateurs n'avaient obtenu que 8,8 % des suffrages.Conscient des risques qu'il a pris de nommer un ministre avant de l'avoir fait élire, le PLC s'organise donc pour une vraie bataille dans Papineau.Le Parti libéral du Québec a déjà accepté voir bloc en A2 Daniel Turp 4M MICHEL A DIT OUI ! PHOTO PIERRE CÔTE.La Presse « Je lui réponds un grrrros OUI ! Je l'épouse, c'est promis.Elle m'a bien eu ! J'ai toujours dit qu'elle était unique ».a déclaré Michel Goupil à La Presse à la suite de la demande en mariage de sa fiancée.« Je l'épouse, c'est promis.» LUCIE LAVIGNE collaboration spéciale Ou'auriez-vous fait à la place de Michel ?Dire non à un si beau témoignage d'amour de la part de sa fiancée aurait été impardonnable.Tout le Québec lui aurait lancé des tomates.C'est sûr.Souvenez-vous, hier, à la une de ce journal, Nancy Ayotte, mère de deux bambins, lançait une question cruciale à son fiancé : « Veux-tu m'épouser ?» Comme promis, aujourd'hui, on vous donne les détails croustillants de cette demande en mariage plutôt.difficile à refuser.Hier, dès 9 h, je téléphone au bureau de Michel Goupil.«< Bonjour Michel.Pis?Votre réponse?» lui ai-je balancé, agrippée au combiné.Silence de mort à l'autre bout de la ligne.)e frise l'apoplexie.« Ne me dites pas que vous allez dire non ?» Un peu plus et je me mettais à lui hurler des bêtises.VOIR PROMIS EN A2 Une invention montréalaise à bord de la station spatiale Mir CAROLE THI8AUDEAU 6 21924 98765 1 n étudiant au doctorat de l'université McGill et son professeur, Philippe Simon et Jean-Pierre Farant, ont inventé un appareil qui doit décoller très bientôt à bord de Soyouz, pour servir un mois à bord de la station spatiale Mir.« Nous ne nous attendions pas à ce que la première utilisation commerciale de notre contrôleur se fasse dans l'espace », lance Philippe Simon, ravi de la tournure qu'ont pris les événements.La Presse l'a interviewé dans son laboratoire, au département de Santé au travail de la Faculté de médecine.L'invention en question contrôle l'en- trée d'air dans une canette d'échantillonnage préalablement vidée par aspiration.Les contrôleurs existants laissaient entrer l'air pendant tout au plus 24 heures.Celui de MM.Simon et Farant permet une durée de sept jours à trois mois, suivant qu'on emplit des canettes de 500 millilitres ou de six litres.Ayant eu vent de l'invention, le géant américain Boeing a demandé a voir.« le suis allé dans leurs laboratoires de Hunts-ville, en Alabama, pour faire une démonstration », relate Philippe Simon.Boeing, qui décroche des contrats à la NASA et à l'agence spatiale russe, avait invité des représentants des deux organismes, ainsi que ceux du ministère de la Santé publique russe.« Les astronautes russes ont été emballes par la possibilité d'avoir un système compact et simple, relate M.Simon.De leur côté, les spécialistes en santé l'ont ete par la possibilité d'étaler la durée de captage de l'échantillon.» L'histoire commence il y a cinq ans, alors que M.Simon, ingénieur chimique de formation, travaillait a un projet commun de l'École polytechnique et du Département de santé communautaire de l'hôpital du Sacré-Coeur.Les scientifiques voulaient évaluer les concentrations de COV émises par le terrain d'enfouissement des déchets de l'ancienne carrière Miron.Les COV, ou composés organiques volatiles, nuisent à la santé.On les trouve.entre autres, dans les solvants domestiques et les produits de nettoyage à sec.M.Simon utilisait des contrôleurs qui coûtaient environ 500$ chacun.L'appareil mis au point par MM.Simon et Farant coûte deux à trois fois moins cher, en plus de permettre une longue durée de captage.Exposition aux substances toxiques Le fait de pouvoir étendre la durée de captage sur plusieurs jours ou semaines prend toute son importance quand on veut déterminer l'exposition environnementale à une substance.C'est l'exposition cumulative qui permet de déterminer le risque pour la santé.VOIR INVENTION EN A2 On repart Tannée à zéro ! Avec Les Heurta Amigo\"'1 et Les Loisirs Amigo^, vous obtenez le Motorola 910 sans supplément ! I ous les détails »u 1 800 397-9989.Motorola'Mil f CARTEL .lu 0% On a toujours besoin d'un Amigo ! LA PRESSE.MONTREAL.JEUD115 FÉVRIER 1996 I 4L Week-end sportif Coups de lame en rivière ¦ Pour les blasés des grandes patinoires à ciel ouvert, il y a ce petit coin du Richelieu, en bordure du Parc Soleil de Tracy.où l'on vous fait une glace impeccable et un accueil des plus simples.Même qu'on en rajoutera samedi soir, dans un élan du coeur fait sur mesure pour la Saint-Valentin.L'endroit est également propice à la pêche au doré, dit-on.Apportez vos canes, n'oubliez pas votre permis ! À lire demain dans le Week-end sportif du cahier des Sports.Collectes de sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants : Q à Montréal : Centre des donneurs de sang.Centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est (métro Préfontaine ), de 9 h à 20 h ; Q à Valleyfield : Club Optimiste de Valleyfield, Centre commercial Valleyfield.50, rue Dufferin.de 14 h à 20 h.Objectif : 220 donneurs ; ?à Granby : Organisée par les Filles d'Isabelle \u2014 Cercle 720 en collaboration avec les Chevaliers de Colomb \u2014 Conseil 1093 Granby et Conseil 9842 Sainte-Trinité, salle du Club de l'Âge d'Or Princesse, 405, rue York, de 10 h à 20 h 30.Objectif : 450 donneurs.InfoBref Bell Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour.Pour faire connaître votre opinion, composez le 875*2355; au son die fa wfc, faites le 220.Doit-on former l'un des deux aéroports de Montréal?_ Êtes-vous troublé par le fait que le nombre de jeunes de moins de 14 ans qui se sont suicidés en 1994 a doublé par rapport à 1993 et que le suicide soit devenu la première cause de décès violent et non naturel au Québec?À cette question posée hier9 le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 79% Non: 21V.«r s» Tirage d'hier Le LOttO 6/49 E-X-T-R-A 913 20 30 34 36 (12) 0 0 1 3 3 9 lin* Aide sociale : moratoire pour les autres phases du programme d'aide à l'emploi Presse Canadienne SHERBROOKE ¦ Le ministère de la Sécurité du revenu a décidé d'imposer un moratoire sur les autres phases de son programme d'aide à l'intégration au marché du travail pour les bénéficiaires de l'aide sociale qui ne participent pas à des mesures d'employabilité.Avant d'étendre ce programe à d'autres groupes d'âge, le ministère a choisi de consacrer tous ses efforts aux bénéficiaires de moins de 24 ans, pour qui la première phase du programme a été amorcée à la fin de janvier.L'adjoint au directeur à la direction régionale de l'Estrie de* La quotidienne\ta trois chiffres\t967 Tirage d'hier\tà quatre chiffres\t5015 | ABONNEMENT 285-6911 \u2022 Le eervice des abonnemtntt I est ouvert du lundi su 1 vendredi de 7 h a 17 h 30 REDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 265-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES CLASSEES lundi su vendredi de S h 30 s 17 h 30 Décès, remerciements GRANDES ANNONCES DétaiRsntt National, Tele?Vacances, Vofsots Carrières et profusions, nominations 285-71 il* Travail-Québec, David Létour-neau, a expliqué que les bénéficiaires de 25 à 29 ans n'auront pas à se présenter en personne à leur bureau d'aide sociale pour toucher leur chèque du mois de mars et pour amorcer un programme de soutien à la recherche d'un emploi.Ce moratoire, précise M.Lé-tour neau, a été porté à l'intention de la direction régionale, au début de la semaine.Les convocations personnelles sont donc suspendues.Les jeunes prestataires de moins de 24 ans devaient se présenter en personne à l'un ou l'autre des sept bureaux d'aide sociale du territoire estrien.Ils ont reçu leur chèque, des informations sur le programme et un questionnaire à remplir, lequel permettra d'établir leur profil.Ces jeunes, souligne M.Lé-tourneau, doivent se présenter à nouveau à la fin du mois.Ils recevront leur chèque de mars.Ils auront également droit à une rencontre en groupe d'information.La démarche individuelle s'inscrira par la suite.Non réclamés Par ailleurs, la direction régionale pouvait, hier, faire le bilan de l'opération lancée en février.Il en ressort que seulement 18 des 956 convocations n'ont pas obtenu de réponse.Aussi, ces 18 bénéficiaires ont vu leur chèque être retourné à Québec et leur dossier fermé.11 s'agit de cinq bénéficiaires de Sherbrooke-Ouest, trois de Sherbrooke-Est, six de Magog, deux de Windsor et de deux autres bénéficiaires d'Asbestos.Les sommes en cause s'élèvent à 5806 $, soit 0,05 pour cent des 11,4 millions $ verses en prestations en Estrie chaque mois.Comme l'explique M.Létour-neau, on ne peut conclure que les 18 prestataires fraudaient le système et ne pouvaient donc se présenter en personne pour toucher leur chèque.Plusieurs raisons peuvent expliquer aussi leur absence.Certains ont peut-être déniché tout simplement un emploi et n'ont pas averti le ministère.Résidence pour vieillards privée de chauffage La situation n'est pas encore dramatique pour les pensionnaires de la résidence Angélica MARC THIBODEAU B Difficile journée hier pour les quelque 500 occupants de la résidence Angelica.un centre d'hébergement et de soins de longue durée de Montréal-Nord, qui était toujours privée de chauffage en fin de soirée en raison d'une panne d'électricité.« Ça cause des désagréments, mais je ne qualifierais pas 1» situation de dramatique », a déclaré placidement à La Presse Jean-Pierre Fournier, directeur des services financiers et techniques de l'établissement situé au 3435, boulevard Gouin Est.Le porte-parole a expliqué que les difficultés avaient commencé vers 7 h après que la conduite d'alimentation en eau potable de 285-6816 285-6931 285-7306 2857265 285-7320 i i .t.i LA PRESSE est cubttee car LA PRESSE.UEE.7.rue Saint-Jacaues.Montréal H2Y 1K9 Seule I !a ~rei.se Canadienne est ajtonsee à diffuser les mforrnafons de M PRESSE et ceues ses Iservices de la Presse Assoc ée et de Reuter Tous droits de reproduction des informations r jrtteuHères à LA PRESSE sont également réservés \u2022 Envois de publication canadienne \u2014 Contrat de vente numéro 0531650 » Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.l'établissement se fut brisée, possiblement sous l'effet du froid.« L'eau a endommagé le circuit électrique.Les génératrices nous permettent pour l'instant de maintenir un éclairage d'urgence, mais il n'y a aucun chauffage depuis ce matin », a expliqué M.Fournier, en précisant que la température demeurait « raisonnable ».* Les électriciens s'affairaient alors à mettre en action une autre génératrice, de façon à chauffer quelques salles communes où les résidants trop incommodés pourraient trouver refuge en attendant le retour à la normale.En cas d'urgence, on n'écartait pas alors que les locataires soient transférés vers une résidence adjacente, où l'électricité ne manquait pas.Plusieurs familles n'ont pas atten- du qu'un tel scénario survienne et on décidé d'héberger leurs parents à la maison.Les autorités de la régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre avaient été alertés de la situation au début de la journée, à l'instar des pompiers qui sont intervenus aux premières heures afin de contrôler la fuite.Un tuyau a été raccordé par la suite à une borne-fontaine afin de fournir temporairement en eau la résidence.Au dire de M.Fournier, plusieurs employés supplémentaires ont par ailleurs été appelés sur les lieux afin de soutenir les locataires, qui ont reçu des couvertures additionnelles.« Nous faisons plus que moins avec le peu de moyens dont nous disposons », a-t-il conclu.Suite de la Une BLOC Le Bloc veut opposer Turp à Pettlgrew de mettre la main à la pâte de l'organisation de Pierre Petti-grew.Et dimanche, c'est le ministre Paul Martin qui participe- ra à son assemblée d'investiture.L'élection s'annonçait d'emblée comme la plus corsée du trio de complémentaires qui auront lieu au Québec.Selon des sondages internes qui circulent dans les milieux fédéralistes depuis le début de l'année, les libé- raux partiraient en campagne dans Papineau avec seulement une mince avance sur le Bloc.C'est là que toutes les énergies des partis fédéraux vont se concentrer.L'issue du vote dans les deux autres comtes à combler ne fait à peu près aucun doute.Tous les stratèges s'entendent pour dire que le comté de Lac-Saint-iean ne quittera pas le giron du Bloc québécois, tandis que le ministre Stéphane Dion a hérité en Saint-Laurent-Cartier-ville d'un des sièges libéraux les plus sûrs au pays.J BOjJRASSA Le territoire cri fait partie Intégrante du Ouébex.drt Bourassa que les autres autochtones du Québec ne sont pas liés par cette entente.De leur côté, les Cris contestent cette analyse voulant que la Convention mette un terme à leurs revendications territoriales.M.Bourassa a par ailleurs invité les tenants du morcellement du territoire québécois à faire preuve de réalisme.«Vous pouvez en discuter émotivement ou vous pouvez examiner les aspects pratiques.( .) La meilleure façon de faire baisser le ton du débat est d'adopter une approche pragmatique et vous voyez alors que ça ne fonctionne pas », a-t-il dit.Depuis quelques semaines, des groupes soutiennent que des circonscriptions ou des municipalités pourraient rester canadiennes si le Québec devenait souverain, une thèse qu'ont endossée le premier ministre Chrétien et son ministre des Affaires intergouvernementales, Stéphane Dion.« Comment, en termes pratiques, cela peut-il être fonctionnel ?» a demandé M.Bourassa à maintes reprises.À son avis, il est difficile d'imaginer un pays composé de petites enclaves éparpillées de la Gaspésie ou Pontiac.Il ne voit pas comment un pays semblable pourrait mettre en oeuvre une politique commerciale cohérente ou assurer la libre circulation des biens et des personnes.Fidèle à ses habitudes, M.Bourassa s'est montre d'une extrême prudence.Il a refusé de commenter directement les déclarations des ministres Stéphane Dion sur le territoire québécois ou Ron Irwin sur la possibilité de violence au lendemain d'une victoire souverainis- te.À son avis, il serait malvenu qu'un politicien à la retraite se permette de juger ses successeurs ou de leur faire la leçon.Que le débat constitutionnel s'éternise ne l'inquiète pas outre mesure.L'incertitude persiste depuis 30 ans, a-t-if noté, et malgré tout, le Québec s'est développé sur le plan social, culturel et économique.Il ne nie pas que le Québec traverse actuellement une période difficile et c'est pour cette raison qu'il approuve la décision du premier ministre Lucien Bouchard de donner priorité aux problèmes budgétaires, économiques, éducatifs et sociaux.J PROMIS Michel a dit oui I \u2014 Écoutez, je viens a peine de mettre les pieds dans mon bureau.De quoi me parlez-vous ?Oups ! Michel Goupil n'a pas encore vu sa blonde photographiée sur son journal du matin.Elle qui avait fait des pieds et des mains pour lui mettre de la buée dans ses lunettes.Pour l'épater quoi ! Elle s'était rendue À la botte à fleurs, le fleuriste le plus chic de son quartier.S'était mise sur son 31.Lui offrait une gerbe de roses rouge passion à la une de La Presse.Surtout, il n'avait rien flairé de suspect dans le comportement de sa fiancée.Une frondeuse puissance 15, passée maître dans l'art du canular.Je rappelle donc Michel vers 11 h.Alors là, monsieur rigole comme un petit fou au téléphone.Visiblement heureux.Même s'il n'est pas du genre bavard.Pas le style de mec à exprimer ses émotions.Mais maintenant, c'est plus fort que lui.Il explose littéralement de joie.le l'imagine me parlant avec un sourire fendu jusqu'aux favoris.\u2014 « C'est la pire qu'elle m'ait faite ! » rit-il.Et la réponse à la question de La Presse d'hier ?« Oh ! Je lui réponds un grrrros OUI ! Je l'épouse, c'est promis.Elle m'a bien eu ! l'ai toujours dit qu'elle était unique », répond le fiancé le plus connu du Québec depuis 24 heures.Michel, vous n'avez pas oublié de lui téléphoner pour lui dire que vous l'aimiez, j'espère?«Oh ! Je ne sais plus, l'étais tellement déboussolé.Et voilà que tout l'im- meuble est au courant », répli-que-t-il, tout à coup intimidé.« Déjà que je lui avais dit de ne plus m'envoyer de fleurs au bureau, parce que ça me gênait trop devant les copains, imaginez ce matin.Mais je suis très heureux.» De son côté, Nancy jubile.« Il m'a téléphoné pour me dire qu'il avait mordu comme un poisson.Mais, c'est à ce moment qu'il m'a avoué qu'il se préparait secrètement depuis quelque temps à me demander en mariage, le jour de mon anniversaire, le 29 juillet.» Surprise ! Michel s'est fait devancer.Et pas question de reculer.Nancy et Michel sont, en prime, devenus des vedettes du petit écran et de la radio.« Hier, j'ai passé toute la journée au téléphone.Ma belle-mère est venue me donner un coup de main pour s'occuper des petits.l'ai déjà donné une entrevue à CIEL FM, nous sommes apparus aux émissions Besoin d'amour ( TQS ) et Bon Matin ( SRC ).Des cameramen de Radio-Canada sont venus nous filmer.Michel et moi sommes de nouveau interviewés aujourd'hui à CIEL1 FM.Ouf! C'est stressant, mais j'trouve ça ben l'fun ! » confie Nancy, une amoureuse culottée qui pourrait nous en apprendre sur l'art de pimenter une vie de couple.« Et dire qu'en téléphonant à La Presse, j'osais à peine espérer.Enfin, je croyais que peut-être ma demande en mariage aurait été publiée dans un coin microscopique.Quelque part, perdue dans le journal.le suis vraiment impressionnée par l'effet produit.» Bref, un genre d'histoire qu'on n'oublie pas.même le jour de ses noces ! J STRSM i 9 RENSEIGNEMENTS 285-7272 I-îiiîïTiiïiïï V i CODE DU JOUR 07-4 I I I -1 I I JEUDI I 15 FEVRIER 1996 | st*sm : augmentation de 6% pour les chauffeurs excluant les heures supplémentaires.Tant du cote syndical que patronal, on refuse de faire des commentaires élaborés sur l'entente parce qu'elle n'a pas encore été soumise aux chauffeurs.On est toutefois confiants qu'elle sera acceptée par la majorité.Le porte-parole de la STRSM, M.Raymond AI lard, a insisté sur le fait que les relations patronales-syndicales se sont grandement améliorées depuis 1991.« Nous n'avons eu aucune interruption de service et le climat est bon », dît-il.Concernant l'augmentation de 6 pour cent, il explique qu'il faut regarder la convention dans son ensemble.« Nous devrions augmenter la productivité sans augmenter les coûts.Il faut souligner que depuis 1991, la STRSM compte 155 employés de moins.Des efforts de rationalisation ont été faits de chaque côté.» Pour sa part, le président syndical, M.Serge Pépin, afffirme que son groupe a fait des concessions.« Il y a une ouverture intéressante du côté des employés surnuméraires qui permet à l'employeur de mieux les utiliser.» Et selon lui, « une augmentation de 6 pour cent c'est plutôt raisonnable.» Quant au maire Claude Gla-du, président de la STRSM, il affirme que l'augmentation de 6 pour cent « est justifiée », mais il réserve ses commentaires pour la semaine prochaine.Selon lui, cette hausse salariale ne devrait pas avoir d'effet sur les tarifs locaux qui sont gelés pour une quatrième année de suite.Hier, un usager du transport en commun faisait déjà part de ses inquiétudes à La Presse après avoir entendu des chauffeurs d'autobus discuter de l'entente de principe.« le veux bien qu'on leur accorde une augmentation de 6 pour cent, à condition que cela n'ait pas de répercussions sur le tarif régulier », disait-il.Selon le budget de la STRSM.les traitements et avantages sociaux des employés représentent actuellement 47 400 000 $, dont plus de la moitié sont attribués aux salaires des chauffeurs d'autobus.Les augmentations prévues à l'entente seront versées en plusieurs tranches.Ainsi, le salaire sera de 17.92 $.du 1er avril 96 au 23 juin 96 ; de 18.10 $.du 24 juin 96 au 5 janvier 97 ; de 18,28 S, du 6 janvier 97 au 24 août 97 ; de 18.46 $ du 25 août 97 au 4 janvier 98, de 18,64 $, du 5 janvier 98 au 23 août 98 pour finalement atteindre 18,83 S le 24 août 1998.Les salaires prévus pour la dernière année de la convention feront l'objet, le cas échéant, d'un ajustement si l'indice des prix à la consommation excède 3 pour cent.Rappelons qu'a la Société de transport de la communauté urbaine de Québec, les chauffeurs d'autobus ont obtenu en janvier dernier une augmentation de 5.4 pour cent sur deux ans, après une grève de trois mois.Et il devrait y avoir d'autres discussions en 1996.3 INVENTION Une Invention montréalaise a oord de la station spatiale Mlr « La présence des polluants dans l'air est très fluctuante, explique M.Simon.Il faut trouver une façon d'aplanir les poussées spora-diques pour donner une valeur moyenne.» Son contrôleur, qui a la taille d'une rondelle de hockey et qui est relié à un manomètre, ne laisse entrer l'air dans la canette qu'au rythme de 0,025 millilitres à la minute J \u2022LA-FfiTE DES NEIGES \t\t\t\t\t\t \t\t\tW M 11\t\t\t l.V 1 \u2022* * *' ¦ i r lu INFO-FÊTE Bell m 866-FÊTE iiHt Mt-SSSS r 0065385000014 A3 Découverte d'une fraude aux vidéopokers Du ruban adhésif, du fil de nylon, une pièce d'un dollar et le tour est joué.ANDRÉ PÉPIN ¦ Les fraudeurs réussissent tous les jours à déjouer les vidéopokers de Loto-Québec, découvre la police.Une pièce d'un dollar, un ruban adhésif transparent et un fil de nylon suffisent à obtenir des gains de plusieurs milliers de dollars en quelques heures.Le stratagème est relativement simple, selon les explications obtenues hier par La Presse auprès de sources policières : à l'aide d'un bout de ruban adhésif, on fixe le fil de nylon, genre fil à pêche, à une pièce d'un dollar.Puis le joueur se cache en s'entourant de complices puis insère la pièce dans l'orifice à monnaie de l'appareil.Les parties gratuites s'accumulent rapidement lorsque le dollar se trouve devant un oeil magique fixé dans le mécanisme.En tirant brusquement sur le fil, la pièce tombe dans l'appareil et le joueur malhonnête peut réclamer son « dû » pour ensuite quitter discrètement les lieux.Des plaintes ont été logées par des commerçants de Montréal, Hull, Saint-Jean-sur-Richelieu et Québec.La police a interpellé au moins trois joueurs, mais la fraude pourrait s'amplifier rapidement, admet la police.Le service des fraudes de la police de la CUM enquêtait hier sur 24 plaintes pour des vols commis cette semaine.Quelques arrestations ont été faites, mais Loto-Québec n'a apporté aucune modification à ses machines, confirmait hier à La Presse le détective Paul Menant, de la CUM.L'ampleur de la fraude n'est pas connue.Soulignons, a titre d'exemple, le cas de trois jeunes malfaiteurs interpellés cette semaine par la police et qui avaient écume une vingtaine d'établissements du centre-ville de Montréal.Ils circulaient à bord d'une automobile toute neuve, payée comptant le jour même, ont découvert les enquêteurs.« En 15 minutes, ils pouvaient facilement empocher près de 300 $ », croit M.Menard.19 millions par semaine Il y a actuellement 13 300 machines à sous au Québec, réparties dans 4000 établissements.Les parieurs misent chaque semaine dans ces appareils quelque 19 millions, dont cinq retournent dans les coffres de l'État.Ce sont les commerçants offrant ce type de jeu qui sont responsables des fraudes et non Loto-Québec, confirme Marc Beauchesne, porte-parole de la société d'État.Les appareils, on le sait, ne sont pas sous la surveillance de caméras et sont souvent placés dans des coins isolés des différents établissements.Les machines ne sont donc pas complètement à l'épreuve des fraudeurs.Lo- to-Québec, précise M.Beauchesne, n'a pas l'intention de modifier la mécanique des appareils qui sont fabriqués par quatre entreprises québécoises.« Une vingtaine de fraudes, c'est très marginal pour nous.Nous avisons les commerçants de ce type de fraude pour qu'ils exercent une surveillance accrue », explique M.Beauchesne.Dans la région de Québec, un autre type de fraude a été découvert.Les malfaiteurs ont en effet mis la main sur des rouleaux complets de papier servant à enregistrer les gains des parieurs.Les fraudeurs ont trouvé le moyen d'imprimer à volonté des billets gagnants.Loto-Québec confirme l'existence de ce réseau québécois, mais ne peut expliquer la provenance du précieux papier d'imprimerie.Dans tous les cas, selon les ententes signées entre Loto-Québec et les commerçants, ce sont ces derniers qui sont responsables des pertes.Que les mécontents s'en aillent, dit Bourque Jean Roy reconnaît là l'attitude du maire ANDRÉ PÉPIN ¦ Le maire Pierre Bourque n'a pas l'intention de se laisser distraire par les sorties fracassantes de certains membres de la direction de son parti, comme celle que vient de faire le secrétaire général Jean Roy.Ceux qui veulent partir, qu'ils partent s'ils ne sont pas heureux, tranche-t-il.« Mon premier rôle, c'est d'être le maire de Montréal.Le parti, c'est autre chose.Les membres de Vision Montréal qui ne sont pas heureux, même dans des fonctions précises, sont libres de partir », a commenté M.Bourque, quelques heures après le départ très remarqué de M.Roy, un ami de la première heure dans le parti.M.Bourque prend en quelque sorte ses distances du parti qui n'est pas une fin en soi, « mais un soutien à l'administration ».La réplique du démissionnaire est cinglante : « C'est justement le problème de Pierre Bourque.Depuis qu'il est élu, le parti ce n'est pas important pour lui ; la consultation encore moins.Vision Montréal, ce n'est pas un parti, c'est une amicale », rétorque M.Roy, dans une entrevue à La Presse.Jean Roy, qui fut conseiller du RCM de 1974 à 1978 et de 1982 à 1984, fut l'un des premiers adhérents au groupe Les Amis de Pierre Bourque, en 1994.c Nous avons travaillé avec lui, mais ce n'est pas un politicien.Il croit qu'en rencontrant des gens dans la rue, en serrant des mains et en avançant des idées, il peut s'assurer la confiance des gens », analyse Jean Roy.Le secrétaire démissionnaire reproche un manque de sensibilité au maire : « Si jamais il décidait de ne pas se représenter en 1998, il laissera simplement tomber ses gens.11 est comme ça », poursuit M.Roy.Il est à peu près impossible, selon lui, de discuter avec le maire, de rajuster le tir, de tenir de véritables congrès d'orientation.« Lorsqu'il a une idée dans la tête, il est interdit d'en discuter.Il s'éloigne ainsi de la base.C'est ce qui a causé la perte de Jean Doré et c'est ce qui risque de se répéter à Vision Montréal », estime M.Roy.Un seul homme, croit-il, avait un certain poids dans les grandes orientations politiques : c'était l'ancien directeur général, M.(ean-Guy Gagnon, décédé en novembre dernier.« Gagnon pouvait sonner l'alarme, brasser les idées, obliger à la réflexion », explique |ean Roy.« L'ancien président, Gilles Bonin, est parti pour les mêmes raisons.La collaboratrice du maire, Mme Renée Bédard, n'a jamais pu obtenir de lui un véritable contrat de travail.Comme si M.Bourque ne pouvait régler définitivement un dossier », déplore encore lean Roy.Une tempête Le maire est de son côté visiblement insulté de tout le tapage fait par les médias au sujet du départ de ses collaborateurs.« Vous faites tout un tapage alors que tout va bien dans le parti.)e me rends à des réunions de quartiers où je rencontre des centaines de personnes, toutes les semaines », a-t-il dit hier à un groupe de journalistes.« Lorsque les libéraux, les péquistes ou les bloquistes vivent des problêmes internes, les médias n'en font pas de cas, alors que pour Vision Montréal, c'est la grosse histoire.|e ne trouve pas ça correct », déplore le maire.La nouvelle directrice générale du parti, Mme Yvette Petitbois-Paillé, vient tout juste de remplacer |ean-Guy Gagnon.Elle admet qu'un jeune parti comme Vision Montréal vit forcément des moments difficiles, mais « il n'y a pas lieu de s'alarmer ».« )'ai l'intention de rencontrer tous les élus, de me rendre dans tous les quartiers pour encourager les initiatives partisanes.Dans quelques semaines, nous aurons comblé les postes libres à la présidence et au secrétariat au parti », promet-elle, comme si les démissions successives n'avaient pas un impact réel sur la santé du parti.lean Roy, lui, est convaincu que c'est le maire, seul, qui trouvera les personnes susceptibles de siéger à la direction du parti.Le prochain congrès général du parti n'est prévu que pour octobre.PHOTO PIERRE COTÉ.U Presse Le problème de Pierre Bourque.c'est que depuis qu'il est élu.le parti n'est pas Important pour lui ; la consultation encore moins, estime l'ex-secrétalre de Vision Montréal.Jean Roy.Le coroner interdit aux médias d'identifier les policiers de la CUM impliqués dans la mort de Martin Suazo JEAN-PAUL CHARBONNEAU ¦ Prenant très au sérieux les menaces proférées à l'endroit des policiers impliqués dans l'affaire Suazo, le coroner Anne-Marie David a décidé mardi que les médias ne pourraient révéler leur identité.Mme David enquête sur le décès de Martin Suazo, tué d'une balle de revolver le 6 juin dernier, alors que des policiers venaient de procéder à son arrestation à la suite d'un vol.Des sympathisants du jeune Suazo auraient en effet menacé de tuer les policiers impliqués, de lancer des cocktails Molotov sur des voitures de police et même de trouver une personne dépressive qui accepterait de se transformer en bombe pour faire sauter le poste 33.C'est ce qu'a déclaré le lieutenant-détective Claude Lachapelle, de la section des homicides du SPCUM, alors qu'il témoignait devant le coroner David.Dans les jours suivant la réception de ces informations, la sécurité au poste 33 a été renforcée, et les policiers ont reçu instruction de ne pas patrouiller en laissant ouvertes les glaces de leur véhicule.Menaces suspendues Dans sa décision, le coroner écrit : «L'enquête menée à la suite de ces informations permet d'affirmer que ces menaces sont suspendues jusqu'à ce que les tribunaux civil, criminel et administratif soient saisis de ce dossier.» Elle poursuit : « En conséquence, il ressort de ce témoignage que la requête, qui a pour objet la protection de deux valeurs sociales, soit le droit à la vie et le droit de témoigner sans crainte pour sa vie, s'appuie sur trois sources différentes, ne fait aucune référence à des craintes imaginaires, présumées ou non fondées.De sorte qu'elle répond a un degré de preuve suffisamment prépondérant.» L'avocat de la famille Suazo, Me Pierre Goulet, a demandé au lieutenant-détective Lachapelle si c'était parce que la preuve n'était pas assez forte qu'aucune demande de poursuite contre les responsables de ces menaces n'avait été déposée au bureau des substituts du procureur général.La réponse a été affirmative.Dans les sources identifiées par l'enquête policière, comprenant de l'écoute électronique, on note un informateur codé au SPCUM.À la suite de la requête déposée par l'avocat des policiers.Me Mario Létour-neau.Me Goulet s'était vivement opposé à ce que le coroner la reçoive.Son principal argument portait sur le fait que les policiers témoignant devant le coroner n'avaient pas droit à des traitements de faveur et qu'ils devaient être traités comme n'importe quel autre citoyen oui voit son nom dans les médias lorsqu'il fait une déposition dans une enquête publique.« Pour moi, la décision du coroner David est une première.le ne me suis f>as opposé par vengeance envers les poiriers.|e me soumets à la décision », a précisé Me Goulet.Au début de sa décision.Me David mentionne : « Est-ce que le coroner a juridiction pour entendre la demande de non-publication qui repose sur la crainte de mort ou de sévices corporels contre les policiers appelés à témoigner ?Oui, car l'intérêt public requiert une saine administration de la justice et la protection de la vie privée requiert qu'il y ait vie.» Donc, les médias peuvent dire que Martin Suazo a été tué par une balle provenant de l'arme de service d'un policier du SPCUM, mais n'ont pas le droit de faire état de toutes les informations permettant d'identifier les policiers impliqués directement ou indirectement dans les circonstances du décès.Le policier qui tenait l'arme mortelle doit témoigner demain matin devant le coroner David au palais de justice de Laval.f \\ fi L PRIX UTIL À S* Sur nos chemisiers nouvellement arrivés.Deux modèles blanc avec ruoan manne ou à poches plaquées dans un éventail de ttinttt pastel pure soie.Des passt-partout a chotsjf dés maintenant.AILES LES AILES 0E LA MODE r il » Ni \"il// ' MAIL CHAMPLAIN, BR0SSARD 6 7 2 - 4 5 3 7 L'EXPRESS DU MATIN FUITE DE GAZ À TRACY ¦ La circulation sur l'autoroute 30, entre les boulevard Monseigneulr-Bourget et de la Mairie, à Tracy, a été interrompue durant de longues heures hier soir en raison d'une importante fuite de gaz naturel.Selon le directeur adjoint du service de police de la municipalité, Claude Car-pentier, une valve défectueuse s(ir une conduite maîtresse, non loin du viaduc situé au boulevard Saint-Louis, serait à l'origine de l'incident, qui a débuté vers 19 h 30.Les experts de Gaz Métropolitain, appelés d'urgence sur les lieux, ont finalement réussi à corriger la situation vers 22 h.Personne n'a été blessé.UN FORCENÉ SE REND ¦ Un homme qui s'était barricadé dans son logement de Chicoutimi-Nord, lundi soir, s'est finalement rendu à la Sûreté du Québec vers 2 h, hier, après un siège de près de 30 heures.Mario Gagnon, 34 ans,! a été confié à la police municipale de Chicoutimi.L'homme armé s'était enfermé vers 21 h 30 lundi à la suite d'une dispute conjugale.Sa conjointe avait réussi à s'enfuir pour avertir les policiers, qui avaient été accueillis par un coup de feu.Durant le siège, une soixantaine de personnes ont dû être été évacuées pendant que lès spécialistes du groupe tactique d'intervention de la Sûreté du Québec engageaient des négociations avec l'homme.CORPS REPÊCHÉ ¦ Le corps de Régis Thibault a été repéché des eaux de la rivière Ki-mouski vers 15 h 30, hier, par lfcs plongeurs de la Sûreté du Québec.L'étudiant de 21 ans, qui résidait à Mont-Joli, marchait sur la surface glacée de la rivière Rimouski avec trois compagnons, mardi, quand la glace a cédé sous leur poids.Il a été entraîné par le courant tandis que les trois autres jeunes gens ont pu s'en tirer.Us ont été traités pour hypb-thermie.MUSSE DISPARITION ¦ Une femme et son enfant qui manquaient à l'appel depuis lundi ont finalement été retrouvées saines et sauves, hier matin, par les policiers de la CUM.La disparition de Daniel-le Gervais, 27 ans, et sa fillette Melis-sa, 6 ans, qui habitent rue Garnier,; à Montréal, a déclenché mardi sdir une vaste opération policier^.L'inspecteur Marcel Lemay, du poste 1, a indiqué hier que la disparition de la jeune mère et de son enfant n'était pas fondée, et qu'il s'agissait plutôt d'un malentendu avec une voisine qui s'inquiétait de l'absente inhabituelle de son amie.« i GRIÈVEMENT BLESSÉS ¦ Deux hommes ont subi de graves blessures dans d'une violente collision survenue vers minuit 45 hier.; à l'intersection des boulevards Pierne-fonds et (acques-Bizard, à Pierre-fonds, en banlieue ouest de Montréal.Les pompiers ont utilisé des pinces de décarcération pour libérer l'une des victimes coincée dans les débris tordus de son véhicule.Souffrant de profondes coupures au visage et de blessures à l'abdomen, les deux automobilistes âgés de 31 et 36 ans ont été transportés à l'hôpital.L'alcool serait à l'origine de la collision.ÉCRASEMENT D'ULTRA-LÉGER ¦ Un résidant de Saint-Valère, Claude Paillé, 46 ans, a subi des blessures mineures, vers 14 h 45 hier, quand l'ultra-léger qu'il pilotait s'est écrasé dans un champ en bordure du Rang 10, non loin de son domicile.À première vue, selon la Sûreté du Que-bec, une erreur humaine serait à l'origine de l'accident.M.Paillé, qui a réussi à s'extirper des débris avec l'aide de Claude Leblanc, le pilote d'un deuxième appareil qui volait dans le secteur, se plaignait de maux de dos au moment où les ambulanciers l'ont pris en charge.TRAFIQUANT D'ARMES CONDAMNÉ ¦ Premier individu arrêté à Québec par le groupe Carcajou, Jean-Pierre Labrie, 29 ans, qui avait acheté 290 armes pour le compte d'un réseau, a été condamné hier à 30 mois de pénitencier.Le juge Laurent Dubé-a également interdit à Labrie de posséder une arme durant dix ans.Le groupe Carcajou avait ouvert son'enquête à la suite d'une plainte déposée par une compagnie internationale de vente d'armes.Depuis juillet dernier, Labrie y avait fait l'achat de'plusieurs armes.Contrairement à ce qui avait été communiqué par la Sûreté du Québec précédemment, Labrie ne servait que de «boite postale *> : muni de faux permis pour obtenir les armes, il ne procédait qu'aux achats Quelqu'un d autre s'occupait de leQur distribution.Au moment de son arrestation, le récidiviste se trouvait déjà sous le coup d'une interdiction de posséder toute arme à feu.PEERLESS ACCUSÉE DE HARCÈLEMENT ¦ Des travailleurs de l'usine Peerlèss ont déposé hier, devant la Commission des droits de la personne, un nombre record de plaintes contre leur employeur, qu'ils accusent jde discrimination et de harcèlement à caractère racial et sexuel.Vetemrfit^ Peerlèss est accusé de 39 violations en vertu de la Charte des droits et libertés de la personne, ce qui représente dans toute l'histoire de la commission un nombre record ( 34 J de plaintes individuelles portées en une seule fois contre un même 'employeur. A4 LA PRESSE, MONTREAL, JEUD115 FEVRIER 1996> amf : rien de certain avant la fin du mois ?¦ Ce n'est vraisemblablement pas avant la fin du mois que Ton connaîtra de façon certaine le sort des ateliers AMF de Pointe-Saint-Char-le£ Mais tant du côté syndical que patronal, on se disait confiant hier dans la survie de l'entreprise.^Aujourd'hui, les 1050 employés d'AMF, membres des Travailleurs canadiens de l'automobile ( TCA ), affiliés à la FTQ, devraient finir de se prononcer individuellement sur les différentes options proposées par la compagnie.Mais cette consultation devra se poursuivre à l'échelle de la province et même de tout le Canada avant que l'on puisse annoncer quelque résultat, a indiqué hier le négociateur syndical Yves Viel.¦ \u2022 '« On n'ouvre pas une boîte ( de scrutin ) avant la fin du mois », a précisé M.Viel.L'affaire est complexe : AMF, qui fabrique et répare des wagons, appartient au CN, qui veut s'en défaire.La société européenne GEC Alsthom veut acheter, mais elle a besoin de 500 des 1050 employés d'AMF pour continuer la production.Elle exige aussi que le CN lui octroie pour 100 millions de con- trats de sous-traitance sur quatre ans.Le CN, lui, veut aussi se défaire de 500 de ses employés d'AMF pour ne pas devoir continuer à les supporter pendant six ans, comme c'est prévu à la convention collective.Donc, pour que la transaction se concrétise, 500 employés d'AMF devront renoncer à leur lien d'emploi avec le CN et joindre GEC.Le CN leur offre à chacun une prime de 65 000 $ pour les y inciter.Mais les autres employés du CN au Québec, membres du même syndicat, ont aussi le droit de postuler un emploi chez GEC.Donc, eux aussi doivent être consultés.Et ils le seront d'ici la fin du mois.Par ailleurs, les syndiqués des autres ateliers du CN, à travers le Canada \u2014 de 5000 à 6000 employés \u2014 doivent aussi se prononcer sur l'octroi des 100 millions de sous-traitance à GEC.Cette consultation aussi doit se tenir d'ici la fin du mois.« Tout cela se tient, explique M.Viel.D'où l'impossibilité de dévoiler quelque résultat que ce soit avant que tous les votes soient rentrés.Parce que si le vote sur la sous-traitance est négatif, tout tombe à l'eau.» D'autres oursons du réconfort ¦ À nouveau cette année, Jeunesse au Soleil distribuera 600 oursons en peluche dans la région montréalaise.Depuis le début de ce projet, il y a sept ans, 3500 oursons ont été donnés.Les premières distributions ont été effectuées en collaboration avec le Service d'incendie de Montréal.Pour l'année 1995 seulement, 662 oursons en peluche ont été distribués via 44 postes de police et casernes de pompiers.Les policiers et pompiers envoyés sur les lieux d'incendies donnent ces oursons du réconfort aux enfants pour apaiser leur anxiété.photo luc-simon Perrault.La Presse Contre ta réforma Axworehy Ces opposants à la réforme Axworthy, réunis sdus la bannière de la Coaitlon montréalaise pour la survie des programmes sociaux, ont défilé hier midi dans les rues du vieux-Montréal afin d'exiger l'abandon des coupes prévues dans le régime a 'assurance-chômage.Les manifestants ont été rejoints par une soixantaine de personnes ayant dressé en matinée un piquet devant un centre d'emploi du Canada situé au 1001, boulevard Maisonneuve Est, afin de clairement faire connaître leur Irritation au successeur de Uoyd Axworthy, Doug Young.i Québec ne veut pas la fermeture de Mirabel Chrétien, un «effronté», clame Brassard du bureau de La Presse ¦f CAMIONNE! T F.S D F.SERIE B .2 R M PROTÉGÉ LX 626 CRONOS Sportive et dure à cuire Gagnante pour sa Reconnue pour sa conception OptiSpace qualité et sa sécurité i -1 À partir de À partir de A partir de 4 i 198$= Versement initial : 2 695 $ Coût total : 12 449 $ 228* Versement initial : 2 215 S Coût total : 13 409 $ 278' Versement initial : 2 292 S Coût total : 15 936 S QUÉBEC ¦ Le gouvernement du Québec n'est pas favorable à la fermeture complète de l'aéroport international de Montréal à Mirabel.Selon le ministre des Transports, Jacques Brassard, un tel scénario aurait des conséquences économiques trop graves pour la région de Mirabel.Ce dossier fera l'objet sous peu d'une importante rencontre entre les membres de l'Administration des aéroports de Montréal ( ADM ) et les ministres (acques Brassard, responsable des Transports, Bernard Landry, vice-premier ministre et ministre des Finances, et Serge Ménard, responsable de la région de Montréal.L'objet de la rencontre : explorer des pistes de solution.Si des voix se sont élevées tout récemment pour promouvoir le transfert à Dorval des vols internationaux, on veut éviter, à Québec, une sohition dont l'effet serait d'anéantir ce qui reste d'activités économiques dans la région de Mirabel.« Les solutions, on va les analyser avec l'A DM », a indiqué le ministre des Transports.« C'est un dossier qui a des incidences majeures, pas que régionales mais pour la région métropolitaine et pour l'ensemble du Québec.Je pense que les scénarios qui comportent la fermeture complète d'un ou l'autre des aéroports m'apparaissent pour le moment difficiles à envisager.C'aurait des conséquences majeures pour l'économie d'une ou Vautre des régions », a expliqué M.Brassard.Dans une entrevue accordée à La Presse, hier, un prédécesseur de M.Brassard, l'ex-ministre libéral Marc-Yvan Côté, reconnaissait qu'il y avait un aéroport de trop à Montréal, mais que ce n'était pas aussi évident à l'époque où Mirabel a été aménagé.Il estime aujourd'hui que si l'autoroute 13 avait été complétée, pour relier Montréal à l'aérodrome, ce dernier aurait sans doute connu un sort meilleur.Par ailleurs, les propos récents du premier ministre Jean Chrétien voulant faire porter au Québec la responsabilité de l'échec de l'aéroport de Mirabel lui ont valu d'être qualifié d'« effronté » par le ministre québécois des Affaires intergouvernementales, Jacques Brassard.« Il a pas mal de front.Il faut être assez effronté pour interpeller et relancer le gouvernement du Québec dans ce dossier quand on connaît l'histoire », a déclaré le ministre Brassard à son entrée au Conseil des ministres.II a rappelé que « c'est le gouvernement fédéral qui a pris la décision d'implanter un aéroport à Mirabel, et qui a procédé à une opération magistrale d'expropriation ».« C'est presque une déportation de population qui s'est produite, en plus de la destruction considérable d'un territoire agricole de haute valeur ».souligne M.Brassard, rappelant que le gouvernement fédéral avait imposé cette décision alors que le gouvernement du Québec du temps était favorable à un autre lieu dans la région de Drum-mondville.Le ministre a rappelé la controverse fondamentale qui opposait les deux ordres de gouvernement quant à l'emplacement de cet éléphant blanc.OU AUCUN VERSEMENT INITIAL ! 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Cela va changer la vie de- mocratique de Montréal.» En point de presse, le maire a admis plus tard que la moitié du budget de 1,8 milliard de Montréal sera, à partir de 1997, décidé dans les quartiers.En atten-dant, à l'ordre du jour des premiers conseils de quartier, le programme Êco-quartier et le projet Montréal bleu, les deux priorités du maire Bourque.Évidemment, les citoyens pourront aussi interroger leurs conseillers sur les sujets qui les préoccupent davantage.De son côté, le père des nouveaux conseils de quartier, le conseiller municipal Pierre Goyer, est d'avis qu'il s'agit de la conclusion de l'importante redéfinition des mécanismes de consultation des citoyens commencée en début d'année 1995.« Les citoyens, a-t-il dit, sont pour nous inscrits à l'article 1 de l'ordre du jour de toutes les assemblées des conseils de quartier.Ce qui n'était pas le cas avec les anciens conseils d'arrondissement.» Les représentants de l'opposition à l'hôtel de ville, même s'ils jugent qu'il s'agit de « coquilles vides », vont bien sûr siéger aux conseils de quartiers, qui tiendront quatre séances par année. LA PRESSE, MONTRÉAL.JEUD115 FEVRIER 1996 AS» Mistral et l'amour qui fait mal (rebis) Pas facile le travail à Suicide-Action, mais si utile YVES BOISVERT ¦ L'écrivain Christian Mistral a fêté la Saint-Valentin à sa manière : il est encore en prison pour une affaire de « violence conjugale ».Hier, il a à nouveau comparu au palais de justice de Montréal pour être accusé d'avoir battu et blessé une femme \u2014 une de plus \u2014 le 2 février.Mistral, de son vrai nom Christian Roy, a comparu détenu.Le ministère public s'oppose à sa mise en liberté, étant donné ses récidives nombreuses.Il tentera aujourd'hui de recouvrer sa liberté sous caution.Mistral fait face à cinq accusations : menaces ( une fois à Montréal, une fois à Saint-Agathe )\u2022 voies de fait causant des lésions corporelles ( une fois à Montréal, une fois à Saint-Agathe ) et séquestration de Mme Hélène Jolicoeur.Le romancier de 31 ans a été condamné la dernière fois le 26 mai 1995 à six mois de prison pour avoir menacé de mort une ex-compagne.C'était la quatrième fois qu'il était condamné pour un crime commis aux dépens d'une femme avec qui il avait une relation amoureuse.Tempête dans un verre d'eau?MATHIEU PERREAULT ¦ Journée d'émoi hier chez Mol-son.Suivie, en fin d'après-midi, d'un grand soulagement.Un reportage d'une station de radio montréalaise soulevait dès le petit matin la possibilité qu'un scellant coupe-feu utilisé dans la construction du Centre Molson ne soit pas conforme aux normes municipales.Si la nouvelle avait été confirmée, l'ouverture le 16 mars du successeur du Forum aurait pu être compromise.L'inquiétude est tombée en fin d'après-midi, quand le groupe de travail surveillant la construction du Centre Molson a reçu confirmation d'un laboratoire américain que le produit, le Dy-meric 240 fabriqué par Tremco, avait obtenu son homologation en novembre dernier.Le porte-parole du groupe, Ronald Dubeau, a assuré que le produit «satisfait outes les normes canadiennes » ainsi que celles de la Régie du bâtiment du Québec et de la Ville.Selon M.Dubeau, qui est également chef de division au Service de la prévention des incendies de la Ville de Montréal, l'histoire était « une tempête dans un verre d'eau ».JEAN-PAUL SOULlt ¦ Pas facile d'être un bénévole de SAM.Il faut avoir des connaissances, une sensibilité spéciale, et être prêt à donner de sa personne.SAM, ce sont les initiales de Suicide-Action Montréal, un organisme à but non lucratif.Conseil d'administration de neuf membres, subventions de Centraide, de la régie de la santé et des services sociaux, SAM a douze employés payés, et 200 bénévoles qui, par équipes de deux ou trois, parfois plus si nécessaire, 24 heures sur 24, répondent à près de 26 000 appels au secours par an.Un de ces anciens bénévoles, Jacques Perron, toujours prêt à témoigner de son implication, est un homme solide.Et pourtant .À vingt ans d'intervalle, son frère, puis sa soeur, se sont suicidés.C'est son entourage immédiat qui l'a aidé à surmonter ce double choc.Mais c'est sa fille, alors âgée de 11 ans, qui Ta propulsé dans le bénévolat, dans l'action pour la prévention du suicide.Elle lui a demandé un jour si lui aussi .Il devait faire quelque chose.C'est ainsi qu'il a suivi la formation et donné du temps à SAM.« On nous apprend d'abord à évaluer le risque.Il faut à tout prix savoir si l'interlocuteur a pensé au suicide avant.Ensuite, tenter de lui faire dire s'il a les moyens.Un revolver à côté de lui, où s'il songe à en acheter un .S'il a des médicaments, et lesquels, près de lui, où seulement dans sa salle de bains.et depuis quand il songe à en finir.» Quand il s'est fait une bonne idée sur ces questions, le bénévole peut passer à autre chose : tenter de diminuer la crise suicidaire, sans s'appitoyer.«< Nous sommes un centre d'intervention, pas seulement un centre d'écoute, souligne Jacques Perron.Il ne faut pas se laisser embarquer.» Pendant tout ce temps-là, le bénévole est seul avec ses interlocuteurs, souvent l'un après l'autre.« Après avoir fait mes heures de ligne téléphonique, je me suis demandé, certains soirs, si j'avais été assez bon.D'autres soirs, tu sors de là complètement vidé ! » Des aidants naturels À SAM, Mélanie Faille s'occupe des bénévoles.« Des aidants naturels, mais sélectionnés de façon rigoureuse.Nous leur donnons 50 heures de formation.» Les répondants de première ligne sont secondés par un deuxième groupe de bénévoles, qui travaillent avec les personnes qui ont perdu quelqu'un, les PHOTOS PIERRE LALUMIÊRE.U Pressé Avant de pouvoir intervenir auprès des personnes en détresse, les bénévoles de Suicide-Action doivent suivre des cours.endeuillés.Certains passent alors du statut de «c clients » à celui de bénévole.Un programme qui existe depuis cinq ans prévoit l'accompagnement des veufs.Cependant les veuves ne sont pas ciblées comme suicidaires potentielles, seulement les hommes.Isabelle Martineau travaille à SAM depuis quatre ans et demi.Elle en a entendu parler, et comme elle croit à ce qu'elle appelle « les petits gestes » de chacun, elle est devenue bénévole, tout en reprenant ses études en service social, une fois ses enfants élevés.À SAM, Isabelle Martineau est passée par tous les secteurs : interventions téléphoniques, rencontres avec des tiers, avec des endeuillés, etc.«Nous avons vu tomber beaucoup de tabous, et depuis que je travaille avec SAM, je n'ai jamais entendu parler d'histoires de religion.L'Église est plus ouverte.» Dans le vocabulaire de SAM, un mot est à peu près banni : sauver.« Nous nous devons de porter assistance, de bien évaluer le degré d'urgence de chaque cas, nous devons être très attentifs, mais nous ne nous déplaçons jamais.Personne chez nous ne sait s'il a 'sauvé' quelqu'un.L'important, c'est d'être présents.Chez nous, les gens doivent se sentir accueillis, et non jugés ».Début du quart de nuit au bout du fil de SAM.¦ Dans le bureau du second étage d'un immeuble assez récent \u2014 logements convertis en bureaux \u2014 de la rue Bélanger, Martine s'installe pour son quart de travail du début de la nuit.Dans le vaste ancien salon double, Régine et Pascal viendront s'installer un peu plus tard aux deux autres pupitres.Le téléphone ne tarde pas à sonner.Martine prend des notes, à mesure, sur de grandes feuilles bleues, intitulées « rapports d'intervention téléphonique».Pas grand-chose n'est laissé au hasard.Mais la partie la plus importante, ce sont les lignes écrites par Martine, sous la rubrique : « Problème actuel et demande.Qu'est-ce qui se passe actuellement ?Que veut le suicidaire ?» Remerciements À plusieurs reprises, les bénévoles iront accrocher au babillard du couloir des messages pour d'autres intervenants : « Remercie Sophie pour Alain, je vais bien.» Ou encore : « )'ai appelé l'ambulance, j'entre en thérapie, je veux me Louis Lemay donner une autre chance.Merci à Alain.» Près de chaque téléphone, un gros livre et divers autres documents sont ouverts, prêts à être consultés.Conseils généraux immuables, pour aider à déterminer le degré d'urgence, liste des « habitués » et des cas connus depuis longtemps.Au sous-sol, dans une salle de réunion, seule avec une dizaine d'endeuillés récents, une « aidante » fait raconter à chacun son histoire.Émotion et souffrance décuplée à canaliser et à maîtriser.C'est une première réunion.Les autres seront moins tendues.Pendant la Semaine de prévention du suicide, le coordon-nateur de SAM, Louis Lemay, s'attend à recevoir plus d'appels que d'habitude.Il en a avisé ses collègues, permanents et bénévoles.Mais ni les Fêtes \u2014 Noël et jour de l'An \u2014 ni la Saint-Valentin ne donnent de surplus d'appels.Pas plus que l'hiver ou la pleine lune.Le mois statistiquement le plus chargé en tentatives de suicides, c'est, curieusement, le mois d'août.Notaire radié à vie pour avoir détourné 1,5 million appartenant à des clients BRUNO BISSON NOUS DEVONS FAIRE PLACE POUR DE NOUVEAUX PRODUITS.CE SONT PLUSIEURS CENTAINES D'APPAREILS À DES «SUPER PRIX DE LIQUIDATION» ! Jusqu'à m ferabaissdr S Jusqu'à p3 ût rabais sur Voici quelques exemples sur les téléviseurs et grands écrans:** Voici quelques exemples sur les caméscopes:'# RtC.\t\t\tRÉG.\tSPÉCIAL RABAIS\t \t\tSCX 954C\t699$\t499s fC2\tsi \tHITACHI\tVME110\t849$\t749s fgga\t4 1\tSONY\tCCDFX230\t849$\t799$ ta\t1 00\tSONY\tCC0TR70\t899$\t799$ ma\t3 *\tHITACHI\tVMH71\t2299$\t1999$ ma\t1 \tjvc\tCRAX70\t899$\t699$ f^a\t1 >\tjvc\tCRSZ7\t2499$\t1799* tiB\t1 20 HITACHI 20SA2BL 459$ SPÉCIAL 4ÏF RABAIS o*s fS9 2 £7, jvc AV2796 899s 699s ma KV32XBR96S 2999$ VS4551 2499$ PT50WXF5 4999$ HITACHI 50EX10 2999$ PT51G30 3499$ HITACHI 50UX18B 3999$ 2399s\tÎS3\ti 2199$\tma\t2 2399s\t\t1 2499*\tma\t2 2999*\tma\t2 3299*\tfH3\t1 * \" Tous les modèles ne sont pas disponibles dans toutes les succursales.MONTRÉAL 8390.rue St-Hubert 388-4777 LAVAL LONGUEUIL 1599, autoroute 440 ouest 681-7770 2203, chemin de Chambly 468-1993 ¦ Le notaire François Delorme, de Montréal, a été radié à vie par la Chambre des notaires après avoir fait perdre 1,45 million de dollars à ses clients, qu'il a investis dans ses propres entreprises en difficulté.Cette sentence d'une sévérité exemplaire a été prononcée le 6 février dernier, et met fin à une saga financière et judiciaire qui durait depuis cinq ans, soit depuis la faillite personnelle du notaire Delorme et celle d'une compagnie dont il détenait 50 % de l'actif, en décembre 1990.Cette compagnie, 118755 Canada Ltée, était propriétaire d'un motel, le Métropole, situé près de l'autoroute métropolitaine à Saint-Léonard en banlieue nord de Montréal, et de maints immeubles commerciaux lourdement hypothéqués, que l'ex-no-taire a tenté de renflouer en utilisant l'argent de ses clients.Les sommes que ceux-ci lui ont confiées ont été converties en hypothèque de deuxième rang sur les immeubles appartenant à 50% à l'ex-notaire Delorme qui a ainsi pu obtenir, peu avant de faire faillite, un prêt hypothécaire de plusieurs millions d'une société de fiducie.Celle-ci a raflé tous les éléments d'actif restants de la compagnie après les faillites consécutives de la compagnie et du notaire Delorme, et les investissements des clients ont ainsi été irrémédiablement perdus.Les pertes totales de ses clients, huit particuliers et trois entreprises, se sont élevées à 1,445 million.Dans son jugement, le comité de discipline de la Chambre des notaires estime qu'en agissant comme il l'a fait, « on peut dire que de façon planifiée, volontaire et voulue, il a abusé de ses clients.Ces derniers ont été dupés et les sommes qu'ils avaient confiées à l'intimé ont été utilisées par ce dernier, à tout le moins indirectement, à son bénéfice ».Qualifiant cette appropriation d'« injustifiable », le comité en conclut que l'ex-notaire a commis « sinon une escroquerie, certes un abus de confiance tout à fait indigne de la profession qui, de ce fait, mérite d'être réprimé fort sévèrement ».En défense, l'avocat du notaire avait tenté de convaincre les membres du comité de discipline que la soeur de François Delorme, Lorraine, avait instrumenté les actes légaux qui convertissaient les avoirs des 11 clients en placements sans valeur et, qu'en conséquence, c'est elle qui devait être réprimandée sur ce point.Me Lorraine Delorme, qui pratiquait dans le même bureau, rue Beaubien, où son frère était associé, a été radiée du tableau de la Chambre des notaires pour 10 ans, en 1994.Le Tribunal des professions du Québec a réduit cette sanction à cinq ans, il y a quelques semaines.De plus, la défense estimait que cette affaire avait provoqué chez le notaire Delorme une profonde dépression qui a d'ailleurs retardé les audiences du comité de discipline, et que le notaire avait agi d'abord comme conseiller financier des victimes plutôt que comme notaire, en plaçant leur argent dans sa compagnie.Les membres du comité de discipline n'ont pas retenu ces arguments.Pour leur part, les clients, qui étaient en majorité de petits épargnants ayant confié le produit de la vente de leur maison au notaire \u2014 une des clientes âgée de 99 ans, qui a perdu 440 000 $ dans cette affaire, était impotente et sénile \u2014 ont recou-vré une .o m me totale de 300 000$ du Fonds d'indemnisation de la Chambre et certains d'entre eux ont entrepris une poursuite pour 885 000$ a l'endroit de François Delorme.Celui-ci est ruiné.Il avait perdu provisoirement son droit de pratique, dès 1991, et avait lui-même renoncé à sa profession, en novembre 1991. A6 LA PRESSE.MONTRÉAL.JEUD115 FEVRIER 1996 Meurtre d'un agent de Sécur : Kyle Blgalow déclaré coupable ¦ Kyle Bigalow, un homme de 25 ans, a été déclaré coupable par un jury, hier, du meurtre non prémédité de M.Richard Lavallée, un agent de Sécur abattu dans un magasin Provigo du quartier NDG, Te 22 novembre 1994.Le principal témoin contre Bi* galow était Claude Ranger, qui a avoué sa culpabilité à une accusation de meurtre prémédité Tan dernier.Ranger avait expliqué en détail au jury le plan que lui, Bigalow et deux autres complices avaient formé.Le jury a cru Ranger sauf sur un point : la préméditation du meurtre.Selon Ranger, il était prévu de tuer les agents de Sécur ce jour-là et de s'emparer de l'argent qu'ils transportaient, soit 100 000$.Tandis que deux complices les attendaient dans une voiture, Bigalow et Ranger s'attaquaient aux agents de Sécur armés d'une mitraillette et d'un 44 Magnum.Sans avis, les deux hommes ont tiré sur les agents.M.Lavallée est mort sur le coup.Il a reçu trois balles dans le ventre.Son collègue, M.John Rosen, s'en est tiré avec une blessure au poignet.Les quatre complices se sont rendus par la suite dans un hôtel du centre-ville pour séparer le magot.Les deux autres attendent leur procès.Bigalow a tenté de faire croire au jury qu'il avait tiré sur le mur, sans jamais vouloir atteindre qui que ce soit.Il sera condamné à l'emprisonnement à perpétuité.Le juge Fraser Martin, de la Cour supérieure, entendra demain les suggestions des avocats quant à la période d'inadmissibilité à une libération conditionnelle.photo Maurice THiBODEAU.Li Presse violente collision a Salnt-Sulplce Deux personnes ont été grièvement blessées hier, vers 14 h, dans une violente collision impliquant trois véhicules, survenue en face du 1756 de la rue Notre-Dame, à Salnt-Sul-plce.Les pompiers appelés en renfort par les agents de la Sûreté du Québec ont dû utiliser les pinces de décarcératlon afin d'extirper l'un des conducteurs de la carcasse de sa voiture.Les victimes ont été conduites à l'hôpital Le Cardeur, où l'on ne craignait pas pour leur vie en soirée.Agression à la machette: les élèves se remettent de leurs émotions Richard Paquette Jugé apte à subir son enquête ¦ Richard Paquette, ce professeur de 46 ans, de Drummondville, qui le 16 janvier avait abattu de cinq projectiles de revolver son jeune protégé, Stéphane Houle, 15 ans, a été déclaré apte à subir son enquête préliminaire.C'est le docteur Pierre Gagné, un psychiatre reconnu de Sherbrooke, qui en est arrivé à cette conclusion, après avoir rencontré Paquette à l'hôpital Sainte-Thérèse de Shawinigan où il était confiné à la demande de la défense.Le juge Gilles Gagné, de la Cour du Québec à Drummondville, devant lequel Paquette a comparu hier, a reporté au 29 février pro forma son en- quête préliminaire.C'est lors de cette comparution que l'on fixera une date précise pour le début de son enquête.Rappelons que Richard Paquette, un célibataire qui avait agi comme Grand frère du jeune Houle pendant plusieurs années, était en congé de maladie depuis six mois au moment où il a déchargé son Magnum .357 dans le chalet de la patinoire extérieure de Saint-Nicéphore.Pour le moment, le véritable mobile de ce meurtre n'a pas encore été établi.Il n'en demeure pas moins que le jeune Houle se serait plaint à sa mère d'attouchements sexuels de la part de son Grand frère.L'adolescent avait donc décidé de couper toute relation avec Paquette.Que faites-vous le vendredi matin à10h00?Que faites-vous pour trouver des idées nouvelles?Venez explorer Internet! Venez voir comment vous pouvez faire plus d'affaires sur l'inforoute! Venez voir comment vous pouvez grandir avec l'Internet! Venez voir comment vous pouvez explorer la fascinante autoroute de l'information! Venez voir comment vous pouvez apprendre facilement à voyager sur l'Internet.Venez assister à une démonstration gratuite un vendredi matin à 10h00, et vous repartirez enrichi d'idées nouvelles! Réservez votre place en composant 277-2117 ou 1-800-361-9972.COLLÈGE JEAN-GUY LEBŒUF 5277 avenue du Parc, Montréal (Québec) H2V 4G9 'lHus on apprend, plus on peut apprendre et entreprendre! LACKS.DECKER hjawii-cuiupe girard ¦ La direction de l'école Jeanne-Mance, sur le Plateau Mont-Royal, s'affairait hier à rassurer le personnel et les élèves à la suite de l'agression à coups de machette dont a été victime Raphaël Beauchamp, un adolescent de 16 ans, à la sortie des classes mardi.« On espère toujours que cela n'arrivera pas mais c'est une crainte qui demeure présente à l'esprit étant donné le contexte urbain où on se trouve.Mais il faut garder confiance en notre école », a déclaré à La Presse le directeur de l'école, Jacques Rousseau.Hier soir, la police s'apprêtait à arrêter un suspect.« On a une bonne idée de ce qui s'est passé mais il reste à clarifier quelques détails », a déclaré le lieutenant-détective Marcel Rochon du service des enquêtes criminelles du poste 34.Celui-ci qualifie l'agression d'événement isolé et souligne la sécurité exemplaire de l'école constamment surveillée par le personnel.L'école Jeanne-Mancc compte 40 % d'élèves allophones.« Jusqu'ici, nous n'avons jamais perçu de tensions raciales évidentes ou de lutte de pouvoir », affirme M.Rousseau.Selon le lieutenant Rochon, il n'y aurait pas de gang structuré à l'école Jeanne-Mance ou sur le Plateau Mont-Royal.La police cherche donc à déterminer si des élèves appartiennent à des groupes rivaux provenant des autres coins de la ville.Depuis deux ans, à la suite d'une suggestion de l'animateur de pastorale, la direction de l'école préparait un plan d'action en cas d'accident grave ou de suicide.Nul doute quelle aurait préféré ne pas le mettre en pratique.Ainsi, hier matin, le directeur et les travailleurs sociaux du CLSC du Plateau Mont-Royal ont rencontré tout le personnel afin de l'informer et d'accueillir ses réactions.« Autrement, des rumeurs auraient circulé et semé la panique », souligne l'infirmière de l'école, Danièle Bouchard.Les enseignants ont été invités à laisser les jeunes se vider le coeur avant de commencer leurs cours.¦mm.Jacques Rousseau à Dans l'après-midi, c'était au tour des amis de Raphaël et des jeunes ayant été té-moins de l'agression de rencontrer les responsables du CLSC, l'infirmière de l'école et l'animateur de de pastorale.« Les jeunes se retrouvent avec des sentiments de peur, de crainte, d'impuissance, de culpabilité.Il faut leur laisser la chance d'exprimer tout ça pour qu'ils se rendent compte qu'ils ne sont pas seuls à vivre ces émotions », explique Mme Bouchard.Quant au professeur qui est venu en aide au jeune Beauchamp, Guy Bertrand, il souffre de blessures mineures et se remet du choc émotif à la maison.Dans la classe de français, les camarades de Raphaél ont préparé une carte de souhait à son intention et fait jouer sa musique préférée tandis qu'au café étudiant, les élèves discutaient de l'événement «c Quand ce genre de choses arrive à la télévision ou au cinéma les gens ont plutôt tendance à en redemander.Quand ça nous touche de près, on comprend que c'est autre chose », note Jacques Rousseau.Des prix chocs! Spéciaux en magasin! \\ Notre entrepôt déborde! mercredi de 8hà I8h jeu.et yen.de 8hà21h sàm.et dm.de Whà 17h wëêè AVALANCHE DE _ 2311387-2 'Unités de service avec garantie complète BIACKSlDECKER Black & Decker 5840, bd ToschercQu Brossord Tel.: 462-4881 Block & Decker 3061, rue Bélanger Montréal Té!.: 722-1021 Le département d'état des États-Unis mène un programme de toter» de visas.55.000 visas d immigration (Cartes Vertes) seront distrtoués de façon aléatoire Le aéîenteur d'une Carte Verte peut vivre et travadler aux États-Unis Le programme est ouvert aux personnes nées, ou mariées à des personnes nées, dans tous les pays a l'exception des suivants: Canada.Colombie.Répubitçue-Dorninicame.El-Sotvodor.Grande-Bretagne (ouvert à L'Irlande du Nord).Inde.Jamaïque.Corée du Sud.Mexique.République de Chine (ouvert à Hong Kong).Philippines.Tarwan et Vietnam.La date imite est le 8 mars 19vo APPELEZ PSC MAINTENANT (514)874-0665 _1200.McGiil Collège, Suite 1100, Montréal.QC H3B 4G7_ Toronto (416) 365-0722 Vancouver (604) 685-7699 Pour l'extérieur de Montréal 1 -600-661-ss54 \u2022 - LA PRESSE, MONTREAL, JEUD115 FEVRIER 1996 A7| l'appel d'offres s'est fait dans les règles, assure la spi Le directeur général associé de la société du parc des îles, Cuy Primeau, réplique à un soumissionnaire écarté A .Les meilleurs vêtements de voyage et d'aventure au monde GEORGES LA M ON ¦ Le directeur général associé de la Société du parc des Iles, Guy Primeau, trouve « injustifiées » les allégations d'« appel d'offres bidon » lancées par l'un des deux soumissionnaires montréalais, Jacques Lambert, au projet de spectacle multimédia qu'entend présenter la SPI cet été à La Ronde.« Le processus d'appel d'offres a été fait dans les règles de l'art, a-t-il précisé hier à La Presse.On essaie de trouver des bibittes qui n'existent pas.Ces arguments avancés par les deux firmes écartées ne sont pas valables ; ils sont le résultat d'une frustration de ne pas avoir obtenu le contrat.On nous accuse aujourd'hui de tous les maux, je trouve cela désolant.» La firme retenue D'autre part, il considère que si la SPI avait vraiment voulu écarter les firmes montréalaises, elle n'aurait pas lancé d'appel d'offres public, mais se serait contentée d'inviter des firmes à présenter des offres.Selon Guy Primeau, si la firme espagnole General de Pro-ducciones Y Diseno, de Séville, oeuvrant dans la construction de bâtiments, a été choisie parmi les quatre sélectionnées finalement par le comité de la SPI, En bref DÉPÔT DE SAINTE-ROSALIE INACCEPTABLE ¦ Le projet d'agrandissement d'un dépôt de matériaux secs à Sainte-Rosalie est jugé inacceptable par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement.Dans son rapport, le BAPE a mis en relief les préoccupations des différents participants, la nécessité de disposer des matériaux secs générés dans la région et les problèmes liés à l'utilisation du terrain situé à Sainte-Rosalie.Il estime que ces problèmes gravitent autour de la contamination possible de l'eau, de la responsabilité environnementale ( l'exploitant n'étant pas propriétaire du terrain ) et de l'existence de dépôts de matériaux secs, à proximité de l'agrandissement prévu, susceptibles d'être une source de contamination.c'est qu'elle « se rapprochait le plus des besoins de la SPI et possédait le plus d'expertise pour ses besoins ».Rappelons que parmi les firmes retenues par le comité de sélection de la SPI, la soumission de la firme Lambert Multimédia était la plus basse, soit 749 000 S.Celle des Productions Normand Latourelle s'élevait à 950 000 S et celle de la firme espagnole à environ 800 000 $.Si la soumission espagnole a été majorée à 1 020 000 $ en cours de route, c'est que, selon Guy Primeau, la SPI avait apporté des ajouts au spectacle ( des films ) de 33 minutes.La SPI estime que la firme espagnole, conceptrice du spectacle, devrait être en mesure d'apporter environ 70 % de contenu québécois dans son spectacle.40 spectacles Il s'agira pour la firme de concevoir 40 spectacles durant l'été qui commenceraient après le début des feux d'artifice.Quant aux inquiétudes de l'opposition à l'hôtel de ville de Montréal sur la situation financière précaire de la General de produccions Y Diseno, à la SPI elle ne pose pas problème.« Les bilans de la société ont été vérifiés et nous n'avons aucune inquiétude à ce sujet », avait assuré mardi le directeur général de la SPI, Pierre Bibeau.La SPI avait fait faire des vérifications sur la solvabilité financière de la société espagnole.Solvabilité Selon Guy Primeau, ce soumissionnaire possède des marges i de crédit « amplement suffisan- ] tes et dépassent même le budget » de la firme.Dun & Bradstreet International, une.firme spécialisée dans l'évaluation de la solvabilité des entreprises internationales, avait soumis un rapport et analysé les références bancaires.De plus, une firme de comptables de Montréal, Deloitte Touche, avait été invitée à établir le bilan financier de la firme espagnole.La SPI avait aussi obtenu l'engagement de support financier de la maison mère espagnole Cubiertas.À la Dun & Bradstreet International, le porte-parole, Denis Faille, a confirmé hier que la situation financière de la firme espagnole était « bonne ».Toutefois, il s'est refusé à donner des précisions, alléguant la confidentialité du rapport.Il n'en demeure pas moins que dans un rapport préliminaire daté du 16 janvier 1996, la firme précisait : « Selon notre appréciation, la situation financière est moyenne ( risque de défaillance probable ) ».Tilley Endurables.Ils sont conçus pour vous procurer le confort, la facilité d'entretien, la dura-bilité et la sécurité, mais surtout une allure formidable.Nos « durs qui durent » ont des poches secrètes et des poches sécuritaires munies de fermoirs en Velcro ainsi que des instructions d'entretien qui ne vous laisseront jamais tomber alors « Faites-leur la vie dure ! » Tilley Endurables 158, ave.Laurier ouest 272-7791 TELEPHONEZ PCO OBTENIR GK\\Tl ITEMIST UN CATALOGUE 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747-4030, pour un service en français, ou au (416) 747-4060, pour un service en anglais.\u2022 La CSA est un organisme indépendant et sans but lucratif qui déploie ses activités aux échelles nationale et internationale.Chef de tile dans le domaine de l'élaboration et de l'application de normes, la CSA propose également des services de certification de produits et de systèmes qualité de même que des produits d information.Un don pour Vamour des enfants FONDATION DE L'HÔPITAL SAINTE-JUSTINE 3175.C6tc-Saintc-Oth^-lA'/itiA'0)i»i^frft^^.«r/o.wWiv»'imti/wA,witittt/vh/ ncothime y vttLitn' et primitive Ut' l truito' A( Khlarn As mbutrurs puHk -en octcbr* / ¦>\u2022» : r\\^iHtot ikaucune Jntnvtirfrnn Affle.le In*) f ipple Mjcmtoé etfrndTtme rmt Jes 'mwwmtyrmiv ei hmer Muanbuàet ^utcàUrau *>ntJm nuruue* Je commenv J'-Vf*\" tjompuàr Inc.f\\* erPC e*/ une nuryu- Jeûanniera j hikrnu!* *uxl Busm Uudmes Lotpurulkm.uùlt*e mus licence Us céqfns mmjuux aks aJeatts famrnl àms le rapport onnuA mS d .{ffte UlkurtMmceêt* crte* Jpa*rfonimaâ-u*i Maantob. LA PRESSE.MONTRÉAL.JEUD115 FÉVRIER 1996 A11 Le maire Cladu déçu de la réaction des commerçants MARTNA GAG NON ¦ Le maire Claude Gladu s'est dit déçu hier que des commerçants aient bloqué un changement de zonage devant permettre la construction d'un magasin d'alimentation Provigo et d'un complexe funéraire (Jrgel Bout-gie derrière le centre commercial Place Longueuil.« C'est le processus démocratique et je dois m'y soumettre.Mais ce projet représentait un investissement important pour Longueuil.Si on bloque tous les projets, les promoteurs iront s'établir ailleurs », dit-il.Le maire doute qu'il y ait un référendum sur la question.« Cela coû-te très cher d'aller en référendum.Malheureusement, le terrain restera encore vacant plusieurs années.» Selon lui, les citoyens favorables à un projet ou à un règlement d'emprunt devraient avoir le droit de signer le registre, tout comme les opposants.« le suis convaincu qu'il y avait davantage de pour que de contre.Mais le processus ne permet pas à tout le monde de s'exprimer.Il faudrait songer un jour à modifier les règles.» Une idée qu'il a déjà exprimée publiquement et qui avait soulevé un tollé, il y a un an.L'administration Gladu est l'objet ces temps-ci de critiques de la part de plusieurs commerçants qui craignent la compétition.Quant à l'opposition, elle accuse le maire de n'avoir aucune vision du développement de la ville.M.Gladu n'est pas ébranlé par la pétition de plus de 500 commerçants contre un' autre projet, celui de l'implantation d'un Canadian Tire et d'un magasin d'alimentation, boulevard Roland-Therrien.« Je comprends leurs inquiétudes mais on ne peut tout de même pas arrêter le développement.Si elle ne peut s'établir à Longueuil, la compagnie Canadian Tire ira dans une autre municipalité.» Les commerçants, surtout ceux du chemin Chambly.affirment que plusieurs ne pourront soutenir une telle concurrence.Selon une étude, les marchands disposent actuellement de 326 014 pieds carrés vacants.Selon le maire Gladu, « il faudrait peut-être changer la vocation du chemin Chambly qui n'est plus l'artère commerciale qu'elle était.Nous sommes prêts à nous asseoir avec les commerçants pour chercher des solutions ».Maigre les protestations, le maire a bien l'intention de favoriser le développement commercial du boulevard Roland-Therrien « qui est appelé à devenir le centre-ville de Longueuil.» Procès de Leblanc: le jury séquestré, peut-on dévoiler une information secrète ?YVES BOISVERT ¦ Le jury de six hommes et six femmes a entepris ses délibérations, hier après-midi, au procès de Robert Leblanc, accusé du meurtre de Chantai Brochu.Aussitôt les jures séquestres.Me Marc-André Blanchard, représentant la Société Radio-Canada, a demandé à la juge Dio-nysia Zerbisias d'annuler une ordonnance exceptionnelle qu'elle a rendue à la demande de la défense, mardi.La défense a exigé et obtenu qu'un témoignage donné devant la cour avant la sélection du jury ne soit pas publié avant la fin du procès.Sans motiver sa décision, la juge a émis une telle ordonnance.Selon Me Blanchard, il n'y a pas de précédent au Canada d'un tel genre d'ordonnance de non-publication.Le Code criminel prévoit explicitement que les médias peuvent diffuser les informations qui n'ont pas été communiquées au jury dès que celui-ci est séquestré, quand il devient « incommunicado ».La Cour suprême, dans l'affaire Dagenais ( l'affaire du film The Boys of St.Vincent ), a clairement établi qu'il appartient à celui qui demande une telle ordonnance de démontrer qu'elle est nécessaire pour écarter un risque « réel et important » de violation d'un droit fondamental, par exemple le droit à un procès juste.Normalement, les jurés séquestrés n'ont accès à aucune information relative à leur procès émanant des médias.Les agents de police qui les accompagnent filtrent toutes les communications entre les jures et le monde extérieur.Ils n'ont pas de téléphone, pas de télévision dans les chambres d'hutel ou ils logent.La juge Zerbisias dira ce matin si les médias peuvent dévoiler l'information secrète, comme le demande Me Blanchard* Entre-temps, les jures délibèrent.Ils ont le choix entre trois verdicts : coupable de meurtre au premier degré, coupable d'homicide involontaire, ou non cou- pable.Chèque d'aide sociale annulé pour 774 jeunes manquant à l'appel Ce retrait de la liste de la Sécurité du revenu pourrait générer des économies d'environ 3,7 millions LILIANNE LACROIX ¦ Sur le total de 24 675 assistés sociaux de 18-24 ans qui avaient été convoqués aux bureaux de Travail Québec pour recevoir leur chèque mensuel, quelque 774 auront vu leur chèque annulé ou modifié.Dans la quasi-totalité de ces cas d'annulation, le bénéficiaire n'a tout bonnement pas donné signe de vie.Ces chiffres représentent 3,1 % des assistés sociaux dans cette catégorie d'âge.Si ces bénéficiaires ne réapparaissent pas sur la liste de la Sécurité du revenu dans les douze prochains mois, on évalue que l'opération aura généré des économies de quelque 3,7 millions pour le gouvernement québécois.« Tous les absents ne sont pas nécessairement des fraudeurs, explique Mme Hélène G ingras, du service des communications à la Sécurité du revenu.« Il y en a qui seraient sortis du système de toute façon, par- ce qu'ils ont trouvé un emploi entre-temps par exemple.» On s'attend toutefois à ce que le taux de 3,1 % diminue encore quelque peu à cause de jeunes qui ont vu leur chèque supprimé mais qui devraient éventuellement recourir à nouveau à l'aide sociale dans la prochaine année.L'opération
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