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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1996-03-02, Collections de BAnQ.

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[" OUVERT LE BfMANCHE AILES Ht ftlUt II il LE PLUS GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMERIQUE GREfCHE & SCAFF OPTOMÉTRISTES\t2 1 \tAU COMPLET VERRES' et MONTURES d« no» grand»» nwquM exclusive» 'Traiwronlensussvtlêtopare.Oftm ne pouvant ètrt junêléô.Peut prendre f\\n sans pttov\\s 336-4444\t m MONTRÉAL, SAMEDI 2 MARS 1996\t112© ANNÉE No 131\t186 PAGES.14 CAHIERS\tlies de-la-Madeleine 2,50 $ -Floride 2.25 $ US\t2^ Taxes en sus \t\t\t\t Météo Quelques nuages max 11 min -5 page D12 Mes Grands Prix Jacques Villeneuve se joint à La Presse pageDl Monde Gorbatchev tente un retour pageCl Actualités Comment se débarrasser d'un juge page H1 Index Annonces classées\t \u2022 immobilier\tC2 C8 \u2022 marchandises\tC8 -emplois C9àC11.D7.D8\t - automobile\tD98 et D10 \u2022 propositions d'affaires B2\t Arts et spectacles\tcahiers F et G - horaires-spectacles\tC16 \u2022 galeries d'art\tG13 - tèlè-horaires\tG2 Actualités\tH1 AVIS\tD10, F13et H5 Bridge \u2014 Échecs \u2014\tTimbres K8 Carrières-professions\t \tcahiers J et K Décès\tD11 Économie\tB1 à B7 Éditorial\tB2 Encans\tF13 Êtes-vous observateur?C2\t Habitat\tcahier L Horoscope\tK7 JaYtilner\tL8 Lé monde\tC1 et D12 Les petits compagnons K8\t Loteries\tA2 et D12 Maisons d'enseignement\t \u2022\tF10et F11 Météo\tD12 Mots croisés\tC7 etK7 Mot mvstère\tD7 Plus\tcahier E Politique\tA16à A20 Restaurants\tG14 vacances / voyage\tcahier I vins\tG15 Sports\tcahier D \u2022 Criasse et pèche\tD5 SAMEDI à 6 21924 À tous nos lecteurs compter de lundi, 4 mars, La Presse se M^k présentera à ses lectrices et à ses lecteurs dans un nouveau format et sous une nouvelle présentation graphique.À l'exemple de l'ensemble des grands quotidiens nord-américains, La Presse a décidé, en effet, de réduire quelque peu la largeur du journal afin de le rendre plus facile à manier, que vous soyez à la maison, au restaurant, dans le métro, dans l'autobus.Par la même occasion, comme tout quotidien qui met le cap sur l'an 2000, La Presse offrira à ses abonnés comme à ses lecteurs occasionnels et à ses annonceurs un nouveau graphisme plus moderne, plus aéré, permettant une lecture plus facile du journal.En cela, nous avons cependant tenu à respecter un principe fondamental: celui de permettre à chaque lectrice, à chaque lecteur de se retrouver dans sa Presse de lundi et de l'avenir comme dans celle d'hier et celle d'aujourd'hui.Par-dessus tout, c'est par son contenu qu'un quotidien comme le nôtre reçoit depuis plus de cent ans son important appui populaire.C'est par un contenu constamment amélioré, par une information toujours plus complète et diversifiée que nous entendons continuer à satisfaire, jour après jour, les centaines de milliers de personnes qui nous honorent de leur fidélité.Ce dont nous les remercions.Vous aurez des suggestions à formuler pour améliorer encore davantage votre Presse?Je vous invite à nous écrire à La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, Québec, H2Y 1K9, ou à inscrire vos commentaires dans une boîte vocale, lundi et mardi, au numéro 875-2355.Vous aurez 30 secondes pour vous exécuter.le vous remercie.Roger D.Landry Président et éditeur Exception ¦ En raison d'importants travaux effectués sur nos rotatives pour permettre la publication du nouveau format, à compter de lundi, l'ordre habituel des cahiers du samedi a été forcément modifié dans la présente édition.Ainsi, l'Économie se retrouve dans le cahier B, le Monde dans le C, les Sports dans le D, l'Éditorial et le Plus dans le cahier E, le Cinéma dans le F, les Arts dans le G.Les autres cahiers se suivent normalement.Il s'agit d'une exception.Merci de votre compréhension.Les «gros bonnets» acceptent l'invitation de Lucien Bouchard DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUEBEC Les gros bonnets ont décidé d'appuyer le sommet socio-économique du gouvernement de Lucien Bouchard.La « conférence sur le devenir social et économique du Québec » accueillera une brochette de représentants du très haut patronat qui prendront place en face des représentants des centrales syndicales.Le bureau du premier ministre a révélé hier avoir invité 14 personnalités, surtout du monde des affaires, pour siéger à la conférence qui comptait déjà 40 personnes.Clairement, on a tendu la main aux patrons carrément associes au camp fédéraliste lors de la dernière campagne référendaire.Cédant aux pressions des participants, essentiellement de la FTQ, de la CIO et du Conseil du patronat, le bureau de Lucien Bouchard avait déjà consenti cette semaine à ce que la réunion comporte deux assez longues séances de travail à huis clos.À l'origine, un repas seulement permettait aux participants de discuter en l'absence des caméras.« L'Allemagne vient de s'entendre sur un nouveau pacte social.Ils n'ont pas fait cela devant les caméras », a dit hier Clément Godbout, de la FTQ.Président du Conseil du patronat, Ghislain Du-four réclamait aussi que des échanges puissent avoir lieu en prive, condition nécessaire pour que les participants dérogent de leurs positions traditionnelles.Les organisateurs de la conférence ont clairement indiqué aux invités que le gouvernement ne comptait pas recevoir de mémoires.Les groupes auront essentiellement à réagir aux principes énonces par le gouvernement dans des textes qui leur auront été transmis à l'avance.Comme l'indiquait La Presse, Laurent Beaudoin, président de Bombardier, stigmatisé par Jacques Parizeau durant la campagne référendaire, sera présent à la conférence du gouvernement Bouchard, mais il ne sera pas le seul, loin de là.Les banquiers Parmi les gens autour de la table, les 18, 19 et 20 mars, on retrouvera Matthew Barrett.président de la Banque de Montréal, et John Cleghorn, président de la Banque Royale du Canada, tout comme André Bérard, de la Banque Nationale.Claude Béland y sera aussi comme représentant de Desjardins.VOIR INVITATION EN A2 Le plan Rochon coûtera 150 millions en salaires ÉRIC CLÉMENT La régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre a présenté hier un plan de redéploiement de sa main-d'oeuvre syndiquée qui met en relief un autre coût social de la réforme Rochon: le plan a pour effet de placer 1378 employés en disponibilité, soit de payer environ 60 millions de dollars en salaires à des employés dont le nom sera.sur une liste de rappel.Quand tous les hôpitaux montréalais condamnés à fermer leurs portes auront « disparu », ce sont au-total 3492 employés permanents qui toucheront leur plein salaire pour quelques heu- res de remplacement par semaine.Coût total du plan: 150 millions en salaires.Ce montant pourrait cependant varier en fonction des départs à la retraite et volontaires ainsi que l'attri-tion.Les 1378 employés des hôpitaux Saint-Michel, Saint-Laurent et de l'Hôpital général de Lachi-ne seront « redéployés », et non « replacés » à des postes fixes, dès le 1er avril.La régie l'a expliqué, hier, lors d'une conférence de presse marquée par la complexité de ce processus de déménagement des employés touches par la fermeture ou la conversion de leur hôpital.D'ici deux ou trois semaines, les 1378 employés concernés connaîtront le nom de leur futur «employeur», soit l'un des 151 établissements de santé de la région, mais cela ne leur garantira pas un emploi à temps plein.Ils se retrouveront sur une liste de rappel.Qu'ils travaillent deux heures ou 40 heures par semaine.ils recevront leur plein salaire.Au fur et à mesure que des postes seront vacants, les employés se trouvant sur cette liste de rappel pourront les occuper, mais la régie ne connaît pas la capacité des hôpitaux à réembaucher tout le monde.Les critères retenus pour occuper ces postes vacants seront l'ancienne- VOIR ROCHON EN A2 La tension commence à monter au large des côtes cubaines d'après Reuter.AFP et PC WASHINGTON Le président Bill Clinton a décrété hier un état d'urgence nationale pour donner aux agences gouvernementales le pouvoir de contrôler une flottille de militants anticastristes qui ont l'intention de se rendre aujourd'hui au large des côtes cubaines.Dans un document de deux pages, le président américain précise qu'il proclame l'état d'urgence pour donner au secrétaire au Transport, Federico Pena, les pouvoirs nécessaires pour « réglementer le mouillage et les mouvements des bateaux » afin de les empêcher de pénétrer dans les eaux territoriales cubaines.L'organisation anticastriste « Frères du secours » a annoncé qu'elle voulait rendre hommage aux pilotes disparus dans la destruction la semainculcrniere de deux avions civils.Jeudi, le président Clinton a ordonné à la garde-côte américaine d'escorter la flottille, a demandé aux Frères du secours de rester à l'écart des eaux territoriales cubaines et a conseillé à La Havane de ne pas intervenir.Hier, le ministre cubain des Affaires étrangères, Robai-na Gonzalez, a indiqué aux Nations unies que son pays ferait preuve de retenue pour éviter de nouveaux incidents lors de la manifestation anticastriste La crise entre la Havane et les États-Unis déclenchée par ce drame a en tout cas illustré une nouvelle fois le caractère ultrasensible de la question cubaine aux États-Unis, mais aussi la précarité de la politique cubaine de M.Clinton, surtout en année électorale.Elle ''a, en effet, forcé à durcir beaucoup plus qu'il ne le souhaitait la politique américaine vis-à-vis de Cuba, en acceptant un renforcement OIR TENSION EN A2 Le Grand Dérangement 1 7n 61 Ifttts m it &* mm mm mm ¦II?: Iliilill S V v; *¦ é * '\\ Brouillard sur HONG KONG ¦ Dans une série qui commence aujourd'hui, La Presse explique comment Hong Kong se prépare à redevenir territoire chinois en juillet 1997, un changement que les citoyens de cette colonie britannique décrivent comme le Grand Dérangement.Autres textes en pages E4 et E5.«Un pays, deux systèmes » ANDRÉ PRATTE envoyé spécial J&r >i> Bases navale» 'h Bases aériennes 12 mille* Flotte américaine 7 vedettes 4 corvettes 2 croiseurs lance-missiles 1 frégate lance-missiles 1 Hercules C-1 30 6 hélicoptères avions mtercec4eurs F1S > ta -Ci ^> P'.îoe LA HAVANE oe dàracca Zone de patrouilla cubaine 7 mmt CUBA MEXKUC 50 iQOKm _1 ., américaines qui essaient d'envoyer du matériel informatique au réseau cubain de la santé.La Caravane d'amitié Québec-Cuba tente présentement de récupérer 19 modems qu'elle avait achetés aux États-Unis et qui ont été confisqués par les douaniers américains au poste frontière de Philipsburg le 17 février dernier.La caravane voulait ramener les modems Montréal pour les en- voyer par avion à La Havane.A San Diego, quatre Américains et un Canadien de la Sas-katchewan font la grève de la faim depuis dix jours parce que le 31 janvier dernier, les douaniers américains locaux ont confisqué 400 ordinateurs également destinés à Cuba.Une organisation liée à la Caravane d'amitié.Pastors for Pcuce, voulait transporter cet équipement au Mexique pour l'envoyer vers Cuba par avion a partir de Tijua-na.Sur ces 400 ordinateurs.34 provenaient de l'Ouest canadien.M.Stéphane Morin.un Montréalais qui réside maintenant en Colombie-Britannique, a affirme que les Canadiens n'avaient eu aucune difficulté à traverser In frontière can ado-américaine avec les 34 ordinateurs.Lorsque les douaniers américains avaient appris que l'équipement était destiné à Cuba, ils avaient demandé aux Canadiens de déposer une caution de 100$ pour s'assurer que les ordinateurs ne feraient que transiter par les États-Unis.La caution devait être remboursée à la frontière américano-mexicaine.L'envoi d'ordinateurs à Cuba devait permettre la réalisation d'un projet sanctionné par l'Organisation mondiale de la Santc.soit l'informatisation des cliniques médicales et des centres hospitaliers des régions rurales du pays.La douane américaine a cependant saisi les modems parce qu'ils pourraient constituer du matériel militaire.À San Diego, les autorités américaines soutiennent que les ordinateurs canadiens ont été altérés entre la frontière canado-américaine et la frontière américano-mexicaine.J Le virus de l'hépatite B i sévit encore à Toronto Presse CanadUnne i -i i i SAMEDI 2 MARS 1996 I TORONTO ¦ Le responsable des services de santé de l'Ontario a émis un avis signalant que des personnes soignées dans trois cliniques de Toronto ont peut-être contracté le virus potentiellement mortel de l'hépatite B et devraient subir des tests de dépistage immédiatement.Le docteur Richard Schabas a déclaré hier qu'on avait constaté une éclosion de ce virus qui s'attaque au foie, dans la périphérie de Toronto.Comme la maladie est très infectieuse, M.Schabas a tenu à prévenir toute autre personne qui aurait pu être soignée dans une des trois cliniques des faubourgs de North York, Scarbo-rough et Ajax de se faire examiner immédiatement par un médecin.« Il s'agit d'une infection très sérieuse, je serais la dernière personne au monde à en minimiser l'importance», a souligné M.Schabas dans une interview.« D'un autre côté, je ne veux pas faire peur aux gens.Ce virus n'est pas mortel de la même façon que l'est le VIH.» M.Schabas a dit que 30 cas du virus ont été reliés à un seul médecin et trois cliniques ou le docteur a testé des patients.ROCHON Le plan Roctton coûtera 150 millions en salaires té, la compétence, la préférence de l'employé et le nombre d'heures travaillées.Le coût de la mise en disponibilité de 1378 employés a été évalué hier à environ 60 millions par le directeur exécutif régional aux ressources humaines de la RRSSS, Jacques La-rouche, ce qui permet d'estimer le coût à 150 millions pour 3492 personnes.La Fédération des infirmiers et infirmières du Québec fait connaître son mécontentement quant au plan de redéploiement de la main-d'oeuvre de la régie.Elle lui reproche de ne pas avoir respecté l'esprit de l'entente signée en décembre, notamment le fait que l'île de Montréal soit divisée en trois secteurs, ce qui a pour conséquence, selon la FIIO, de limiter le choix du futur employeur de ses membres « redeployés ».M.Larouche insiste pour dire que tout déménagement se fera en concertation avec les établissements et les syndicats locaux.D'autre part, la régie n'écarte pas le fait que son plan de redéploiement soit chamboulé si le ministre de la Santé, leàn Rochon, annonce de nouvelles suppressions de services dans 3e reseau de la santé.J v * \\ NOS^RIX SONT IMBATTABLES COMPAREZ VOUS SEREZ CONVAINCU! 282 DECOR DEPOT l es utik'iii-s i avril 68-1-9090 ; 11 Txii) n i II SI M IU I VI Kl M I \\ >IOIM >l\\l M > > iÉ L IN EN CH KSI 0065385000014 LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMEDI 2 MARS 1996 A3 Le climat se détériore au castei de Saint-Lambert martha gagnon ¦ Une locataire du Castel de Saint-Lambert, un immeuble pour personnes âgées où le climat est tendu, a reçu une mise en demeure du propriétaire lui demandant de se tenir tranquille et de ne pas semer le trouble.«C'est une manoeuvre d'intimidation, affirme la dame qui préfère taire son identité, comme tous les autres locataires qui se plaignent de la nouvelle administration.S'ils pensent me faire taire, ils se trompent.» Le Castel est cet immeuble où 70 locataires ont reçu un avis d'éviction du nouveau propriétaire, à la fin de décembre, les informant qu'il voulait changer la vocation de la résidence pour la rendre « multifonctionnelle » et procéder à d'importants travaux, dont la subdivision de plusieurs logements.Le gérant et actionnaire, M.|ean Arseneault, a demandé un changement de zonage à la Ville auquel plusieurs locataires ont l'intention de s'opposer.Dans sa lettre d'éviction, M.Arseneault affirmait vouloir accueillir des personnes non autonomes, ce qui l'obligeait à obtenir un permis du ministère de la Santé et des Services sociaux.Il semble qu'il ait changé d'avis et veuille maintenant se limiter à une clientèle semi-autonome.Le journal local.Le Citoyen, qui a publié plusieurs articles sur le sujet, a aussi reçu une mise en demeure du propriétaire lui demandant de se rétracter sur différents points.La direction a refusé, alléguant que les critiques formulées à l'endroit de l'administration étaient fondées.Le climat est plutôt tendu au Cas-tel depuis la mise en place de la nouvelle administration.Dans la mise en demeure envoyée à une locataire, le propriétaire demande à la dame de cesser de « harceler » les autres résidants pour leur faire signer une pétition contre le changement de zonage.Elle fait partie du groupe de locataires qui conteste l'avis d'éviction devant la Régie des loyers qui a fixé l'audition de la requête au 10 avril.Le coût mensuel des loyers est actuellement de 1 000 $ et plus.S'ils le désirent, les locataires paient un supplément pour certains services, dont les repas qu'ils peuvent prendre à la salle a manger commune.Les locataires craignent qu'un changement de vocation n'entraîne une augmentation du coût du loyer et des services.Le propriétaire a affirmé à La Presse dans une récente entrevue que telle n'était pas son intention.II veut cependant proposer la signature de conventions mensuelles plutôt qu'un bail annuel, ce qui inquiète les locataires et leurs familles.M.Arseneault affirme qu'il n'a pas ^le choix de demander un changement de zonage.« L'immeuble a été vendu comme un centre pour retraités offrant des services et des soins de santé.Or, le zonage ne permet pas une telle vocation.Une évaluation des résidants démontre, pourtant, que la majorité sont semi-autonomes au lieu d'être autonomes.» Malgré l'avis d'éviction qui a eu l'effet d'une bombe, il affirme qu'il « ne veut chasser personne et que ceux qui veulent rester pourront le faire ».Ce qui ne suffit pas à rassurer les locataires.Carcajou frappe : 500 000 $ et 4 kilos de cocaïne saisis I L'express éric clément ¦ L'escouade Carcajou a réussi un beau coup de filet hier et avant-hier dans l'île de Montréal: les policiers ont arrêté trois personnes et saisi plus de 500 000 $, environ quatre kilogrammes de cocaïne et un revolver de calibre 38, lors de cinq perquisitions qui découlaient d'une enquête de trois semaines.En l'espace de 24 heures, les policiers ont perquisitionné plusieurs appartements et commerces, au 8489, boulevard Saint-Laurent, au 2670, rue Beau-bien, au 5802, rue Waverley et, hier, au 1018, boulevard Saint-Laurent, au siège de la maison de change Peng Heng Or-Gold Inc.Ces descentes de police ont permis de saisir environ quatre kilos de cocaïne qui devaient être écoulés sur le marché québécois par des trafiquants affiliés à des gangs de motards, selon l'escouade Carcajou, qui précise avoir reçu « une information » qui a déclenché l'enquête.De grosses sommes d'argent ont aussi été trouvées.D'abord, un montant de 250 000 $ a été découvert jeudi par les policiers dans deux sacs de sport à l'intérieur d'une camionnette, à l'angle de l'avenue de Liège et du boulevard Saint-Laurent, à Montréal, où deux personnes ont été interceptées.Puis, jeudi soir, les policiers ont saisi 25 000 dollars américains.60 000 dollars canadiens et un revolver de calibre 38 chargé à bloc, grâce aux perquisitions effectuées durant la journée.Hier après-midi, lorsque les policiers sont allés au siège de la maison de change Peng Heng Or-Gold Inc., située dans le quartier chinois, ils ont saisi 100 000 dollars américains et 55 000 dollars canadiens.Des accusations de possession de stupéfiants dans le but d'en faire le trafic ont été portées contre deux hommes d'origine colombienne, Antonio Portel-la, âgé de 47 ans, et Antonio Escobar, âgé de 35 ans.Une accusation de complot pour trafic a été portée contre Nicole Adam, âgée de 33 ans.3 X PHOTO ARMAND TR0TTIER.La Presse Au siège de la maison de change Peng Heng Or-Gold inc., située dans le quartier chinois, les policiers ont saisi 100 000 dollars américains et 55 000 dollars canadiens.ça fume en cachette à rudM ! andré pratte ¦ Beaucoup d'étudiants, professeurs et employés de l'Université de Montréal fument dans les lieux ou cela est interdit par le règlement antitabac de l'institution.Plusieurs se cachent, même, pour satisfaire leur besoin de nicotine.C'est du moins ce que laisse penser une enquête menée par l'avocate Valérie Demers dans le cadre de sa thèse pour l'obtention d'une maîtrise au Centre de recherche en droit public de l'UdM.En décembre 1993, soit près de deux ans après l'adoption du règlement.Me Demers a administré un questionnaire détaillé à 66 fumeurs de l'université.Un groupe trop petit pour que l'on puisse généraliser les résultats à l'ensemble du campus, mais suffisamment important, estime la chercheuse, pour « dégager des tendances ».Parmi les fumeurs interrogés, pas moins 84% ont avoué qu'ils fumaient dans les endroits où l'université prohibe l'usage du tabac ( le règlement antitabac de l'UdM permet de fumer seulement dans les cafétérias et les cafés ).Plus de la moitié ( 55 % ) ont avoué fumer en cachette.Plusieurs professeurs, s'ils ont cessé de fumer dans les corridors, ont continué ( 65 % ) à le faire dans leur bureau bien que cela soit interdit.Les fumeurs ne s'opposent pourtant pas au principe d'un tel règlement.Me Demers a même décelé « un véritable consensus entourant l'adoption de la politique ».Ce sont plutôt les modalités du règlement qui font problème, particulièrement l'absence de fumeirs et le fait que les bureaux privés soient assujettis à l'interdiction.« L'université, selon les dires de ces fumeurs, ne leur laisserait finalement d'autre choix que de transgresser une réglementation à laquelle - ne serait-ce de sa portée trop étendue - ils seraient favorables », écrit l'avocate.Pour autant.Me Demers ne conclut pas en l'ineffectivité de la politique antitabac de l'Université de Montréal.Car d'autres résultats lui laissent croire que celle-ci a eu un effet notable sur les habitudes des fumeurs.Par exemple, 48 % des fumeurs interrogés ont déclaré avoir diminué leur consommation de tabac à l'université depuis l'introduction du règlement.« Bien qu'elle n'emporte conformité que dans une faible mesure, un fait demeure néanmoins : on fume moins à l'université depuis l'entrée en vigueur de la réglementation », souligne l'auteure de la recherche.Des pauses plus longues.Cette constatation permet d'illustrer le coeur théorique de la thèse de Me Demers : l'effectivité d'une règle de droit ne peut pas se mesurer seulement sur la proportion de ceux qui s'y conforment au sens strict ; il faut aussi mesurer les «< effets sociaux » de cette règle, c'est-à-dire tous ses effets concrets et symboliques, voulus et non intentionnels, immédiats et différés.Parmi les effets non intentionnels du règlement antitabac de l'UdM, par exemple, certains professeurs se sont plaints du fait que les pauses entre les cours se prolongent parce que certains étudiants doivent sortir à l'extérieur pour fumer-La situation a-t-elle changé depuis cette enquête ?Difficile à dire.Cependant une des conditions qui, selon de nombreuses recherches, favorisent un degré de conformité élevé à une règle \u2022 la fréquence de l'application de la sanction - a disparu.Depuis plus d'un an, effet ( non intentionnel ! ) de modifications apportées au Code de procédure pénale, les agents de sécurité de l'UdM n'ont plus le pouvoir d'imposer d'amendes aux contrevenants.Selon l'adjoint au vice-recteur à l'administration Philippe Guay, ce « vide administratif » devrait être éventuellement comblé.En attendant, motus et bouche cousue.« On essaie d'ébruiter ça le moins possible, avoue M.Guay.le compte sur vous, M.Pratte, pour ne pas en parler.» Oups ! DU MATIN NOUVELLE RELIQUE DU FRÈRE ANDRÉ ¦ Une nouvelle relique du frère André sera donnée à l'oratoire Saint-|o-seph le 10 mars prochain.Il s'agit du fauteuil roulant que le frère André, béatifié en 1982, utilisait quand il fut hospitalisé à la fin de m vie.Le fauteuil était jusqu'à présent entre les mains de la Fondation du centre hospitalier de Saint-Laurent, qui a décidé de le céder à l'Oratoire à cause de la fermeture de l'hôpital.La cérémonie de remise du fauteuil aura lieu .à 14 h, le 10 mars, jour d'ouverture de la neuvaine, qui attire quelque 70 000 pèlerins chaque année.DESCENTE DANS UNE PIQUEME ¦ Une piquerie sise au 1424, rue d'Iberville, a été fermée jeudi, vers 17 h, par des membres de la section des stupéfiants de la police de la CUM.Les policiers ont saisi un quart de gramme de cocaïne et ont procédé à l'arrestation de trois personnes sur les dix qui se trouvaient dans la piquerie.L'une d'entre elles a été arrêtée pour trafic de stupéfiants, l'autre pour possession simple et la troisième en vertu d'un mandat d'arrestation antérieur à la descente.COMMERÇANT BARRICADÉ ¦ Un commerçant qui s'était barricadé dans son magasin du 6302, avenue Papineau, à Montréal, hier peu avant-midi, s'est rendu à la police après une heure de négociations.L'homme avait été averti par son propriétaire qu'il devait quitter son commerce puisqu'il n'avait pas payé son loyer.Ne voulant pas respecter cet avis d'expulsion, l'individu s'est barricadé à l'intérieur de son commerce, muni d'une hache, selon la police de la CUM.Des policiers de la division des enquêtes spécialisées, notamment le sergent-détective |ean-Claude Bergeron, ont négocié avec l'homme, qui est finalement sorti de son magasin à 12 h 45.Personne n'a été blessé.ACCIDENT MORTEL » ¦ Un accident de la route a causé la mort d'une personne tandis qu'une autre était grièvement blessée, hier, vers 21 h 45, à Saint-Hyacinthe.Une perte de contrôle du véhicule dans lequel se trouvaient les deux personnes serait à l'origine du drame, survenu dans le rang Bord-de-l'eau, à Saint-Hyacinthe.La victime décédée serait morte sur le coup.Les raisons de l'accident sont pour l'instant inconnues, toute comme l'identité dès deux personnes.HUITIÈME MEURTRE SUR LE TERRITOIRE DE M CUM ¦ Un meurtre a été commis, hier vers 18 h, au restaurant Rainbow, situé au 5345, rue de Maisonneuve Est, à Montréal.Un homme âgé de 30 ans, de race noire, a été atteint de deux projectiles d'arme à feu, une balle se logeant dans le thorax et l'autre dans la jambe.Conduit à l'hôpital Reine-Elizabeth, l'homme n'a pas survécu à ses blessures, décédant vers 18 h 55.L'auteur du crime a pris la fuite avant l'arrivée de la police.Selon la police de la CUM, le suspect est un homme de race noire, d'environ 5*6, qui s'est enfui à bord d'une automobile de couleur blanche.Il s'agit du huitième meurtre à être commis sur le territoire de la CUM depuis le début de l'année.4 Tous vos interurbains vont y passer 0/ InterMax L'équipe InterMax*\" ne laisse aucune chance.Elle coupe 20% sur chaque appel aux trois numéros du Canada et des États-Unis qui accumulent le plus de frais durant le mois et 15 % sur tous les autres interurbains.En plus, elle donne des primes qui valent jusqu'à 15% de rabais supplémentaires.Ne laissez aucun interurbain s'en sortir sans être réduit, faites le 1 800 668 BELL.Minimum de 15 S de frai* d'interurbain p^r mot! A4 LA PRESSE.MONTRÉAL, SAMEDI 2 MARS 1996 r * Après 40 ans, coupable d'un attouchement sexuel sur un orphelin de Duplessis YVES BOISVERT ¦ La seule personne accusée dans l'affaire des orphelins de Duplessis, Georges Burton, s est avoué coupable d'un at-rouchement sexuel mineur commis il y plus de 40 ans dans l'orphelinat Mont-Providence, dans le quartier Riviè-renies-Prairies, à Montréal.Burton, 65 ans, était moniteur dans cet établissement au début des années 1950.Le ministère public avait d'abord refusé de porter des accusations contre lui.Un des plaignants a cependant réussi à faire déposer une plainte privée contre lui, et la Couronne a finalement pris le dossier en main en partie.jeudi, devant la Cour du Québec au palais de justice de Montréal, Burton a reconnu avoir touché au sexe d'un orphelin, brièvement, à l'époque où il surveillait une salle commune.A.C, la victime, a maintenant 57 ans et travaille dans un hôpital.Il est le père d'un jeune enfant.D'autres plaintes avaient été déposées contre Burton, mais elles n'ont pas abouti.Un des plaignants est décédé.Le juge Claude Vaillan-court, de la Cour du Québec, a accordé un sursis de peine à Burton, avec une probation de six mois.Les orphelins de Duplessis sont des milliers de Québécois placés en institution dans les années 1940 et 1950, et classés comme aliénés mentaux sans justification.Plusieurs d'entre eux ont subi divers types d'agressions sexuelles et physiques.Un policier de la CUM est pris en défaut VANN PINEAU S Le comité de déontologie policière a décidé que le sergent-détective Jean Nadon, de ia police de la CUM, avait contrevenu au code de déontologie à deux reprises dans une affaire survenue en 1994.Le comité estime que le policier Nadon a utilisé un faux prétexte pour faire venir une citoyenne au poste pour l'arrêter et qu'il a abusé de son autorité en la détenant indûment.Dans la nuit du 10 août 1994.la police répondait à un appel de la citoyenne qui se plaignait de violence conjugale.Le conjoint est arrêté, amené au poste et gardé derrière les barreaux.Dans une déclaration relatant les circonstances de l'incident, la dame déclare : « Il m'a insulté et a ri de moi et ce n'est pas la première fois, l'ai voulu le frapper, mais il s'est levé du divan, m'a tordu le poignet, serré le bras alors que je criais don't touch me et, avec son pied, il m'a frappée très fort à la cuisse.» Après le départ des policiers, la dame se couche.Elle est réveillée le lendemain matin par un coup de fil du sergent-détective Jean Nadon.H l'informe qu'il est chargé de l'enquête et lui demande de venir au poste immédiatement pour discuter des événements de la nuit.À son arrivée au poste, la dame rencontre Nadon qui lui dit : « l'ai parlé avec votre mari et j'ai décidé de vous arrêter aussi.» Malgré ses protestations, la dame est fouillée et mise en cellule par une femme-policier, à la demande de Nadon.Dans sa décision, le commissaire a la déontologie policière estime que Nadon a abuse de son autorité en utilisant un faux prétexte pour la faire venir au poste et l'arrêter.« Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette façon de procéder de la part d'un policier étonne et nuit considérablement à la confiance et a la considération que sa fonction requiert [.] Pour le comité, il ne fait aucun doute que.le sergent-détective |ean Nadon posait un geste mauvais, ré-prehensible, immodéré et excessif », lit-on dans la décision.On reproche également à Nadon d'avoir abusé de son autorité en détenant indûment la dame, alors que son conjoint est déjà incarcéré dans une cellule du poste.Les policiers sous surveillance Deux organismes communautaires forment un groupe chargé de combattre les brutalités policières FRANÇOIS BERCER ¦ Excédés par l'impunité apparente des policiers dans de nombreuses affaires d'altercations avec des citoyens, des groupes de défense des droits ont décidé de mettre sur pied leur propre groupe de surveillance du corps de police de la Communauté urbaine de Montréal et de traquer les policiers jugés fautifs.L'Office des droits des détenus et la Ligue des Noirs du Québec ont annoncé, hier, la mise sur pied du Groupe de recherche interdisciplinaire sur la police ( GRIP ), un organisme bénévole qui va créer une banque de données sur les cas de brutalité policière et va guider les citoyens dans leurs plaintes contre des policiers.Selon le directeur général de l'Office des droits des détenus et coordonnateur du GRIP, M.Yves Manseau, huit étudiants ont prêté leur concours à cet organisme, qui va éplucher les rapports de presse, analyser les décisions du Comité de déontologie policière du gouvernement québécois, suivre de près les causes soumises aux tribunaux et répondre aux demandes d'information des citoyens.Dépourvu de budget, le GRIP va entièrement compter sur le travail bénévole de ses membres, a affirmé M.Manseau.Selon lui, ce groupe sera en mesure de fournir, dans six mois, une « carte de la brutalité policière » pour chaque poste de police de l'île de Montréal.Les chercheurs remonteront jusqu'à 20 ans en arrière.De plus, le GRIP entend procéder à la prise de photographies à l'occasion des manifestations où l'on prévoit une intervention policière.M.Manseau a expliqué qu'il s'agit notamment de protéger des « jeunes marginaux » dans le centre-ville de Montréal et de surveiller la police 1ers de « petites manifestations de gauche ».Procédés d'infiltration Déjà, a indiqué M.Manseau, le GRIP a identifié un détective de la police de la CUM impliqué dans l'infiltration d'une coalition qui s'était opposée, le printemps dernier, au congrès tenu à Montréal par le groupe d'extrème-droite Human Life International ( HL1 ).M.Manseau avait été lui-même arrêté par la police, avec sept autres personnes, au cours d'une manifestation qui avait attiré 2000 personnes s'opposant au congrès de la HLI.« Cela a changé ma vie », a-t-il dit hier en conférence de presse.C'est de cette expérience qu'est née l'idée de créer le GRIP, et aussi des nombreux cas de personnes mortes aux mains de la police au cours des dernières années, en commençant par le jeune Noir Anthony Griffith, abattu dans le stationnement d'un poste de police en 1987.Ce groupe d'autodéfense a été copié sur un modèle australien, nommé Alternative Bureau of Investigation, une ramification du Australian Justice Network qui prend la défense des aborigènes contre les exactions de la police en Australie.« Notre but est de réduire le sentiment d'impunité qu'ont de trop nombreux policiers », a expliqué M.Manseau, qui dirige aussi, avec la Ligue des Noirs, un organisme appelé Citoyens opposés à la brutalité policière, créé l'an dernier après la mort du jeune Péruvien Martin Suazo aux mains d'un policier montréalais.Appel à Bouchard Le président de la Ligue des Noirs, M.Dan Philip, a adressé une lettre au premier ministre Lucien Bouchard ainsi qu'au protecteur du citoyen, Daniel |aco-by, où il demande l'ouverture d'enquêtes sur les agissements de la police.Au cours de la dernière décennie, affirme M.Philip, les policiers de la CUM « ont tué neuf Noirs et ont blessé plusieurs autres personnes ».« La communauté noire n'a plus confiance dans le système de justice », écrit-il au premier ministre.Selon lui, la police a « un pouvoir énorme, y compris sur le premier ministre lui-même ».Il juge inacceptable que des policiers puissent enquêter sur d'autres policiers dans des affaires de brutalité policière, ce qu'il qualifie de « collusion ».Le ministère de la Sécurité publique a déjà ordonné une enquête du coroner dans le cas Suazo et s'apprête à faire de même dans deux autres cas de prévenus morts aux mains de la police l'an dernier.Le ministre de la Sécurité publique, Robert Perreault, a par ailleurs entamé des discussions avec les groupes de défense des droits.M.Manseau a aussi réclamé, hier, qu'un autre policier soit inculpé dans l'affaire Richard Barnabe, ce chauffeur de taxi resté dans un état végétatif après son arrestation par la police en décembre 1993.Ce policier de la CUM, présent lors de l'arrestation de Barnabe, a échappé au procès de ses collègues impliqués.Si le ministère public ne porte pas d'accusation, le GRIP se chargera de déposer une dénonciation en vertu du Code criminel, a dit hier M.Manseau.MM.Manseau et Philip ont également réclamé la mise en application des recommandations du rapport du juge Albert Malouf, rédigé après la mort du jeune Noir Marcellus François, en 1991.« Ça fait longtemps que nous luttons pour des changements dans l'attitude de la police, nous en avons assez », a lancé M.Philip.11 s'est indigné de ce que le millier de plaintes entendues par le Comité de déontologie policière du Québec n'aient donné lieu « qu'à seulement six blâmes » contre des policiers.« C'est niaiseux, mais je me suis fait attraper » Les services de réhabilitation du crédit s'en prennent souvent aux plus vulnérables MAWIE-CUIUPE IOWTIE_ ¦ Nathalie Hallas est convaincue de s'être fait rouler.De pas trop.Iuste de 400 $.Mais quand même.Elle est furieuse et aurait pu perdre beaucoup plus.Nathalie a fait affaire avec l'agence de Terrebonne du Bureau de réhabilitation de crédit de Montréal, un organisme qui offre aux consommateurs de refaire leur réputation financière auprès des organismes qui offrent du crédit.Mercredi, l'Office de protection du consommateur a porté 35 accusations pour représentation fausse ou trompeuse contre la Corporation des courtiers en subvention et financement, l'organisme propriétaire du Bureau de réhabilitation.« C'est niaiseux de ma part, explique la jeune femme de 24 ans.le me suis fait attraper, l'aurais dû le savoir, mais leur publicité était tellement bonne.» Tout a commencé quand elle a vu l'annonce du Bureau de réhabilitation, publiée régulièrement en une du Journal de Mon-tréal.« Ça faisait longtemps que je voulais refaire ma réputation auprès des agences de crédit.L'annonce avait l'air sérieuse, dit-elle.le me suis dit « c'est en première page du journal.Ça doit être bon.» Quand ils passent des annonces de Speedy Muffler, c'est les bons prix pis toute.» Victime d'un accident de travail quand elle avait 18 ans, Nathalie a eu des problèmes financiers pendant plusieurs années avant de commencer à recevoir des indemnisations de la CSST en 1992.Elle a pu éventuelle- PH0T0 ROBERT SKINNER.L3 Presse Nathalie Hallas a perdu tout juste 400 $.mais elle est furieuse, convaincue de s'être fait rouler.ment payer toutes ses dettes et même placer un peu d'argent.Mais elle n'a jamais été capable de convaincre quiconque de lui redonner une carte de crédit.Horoscope et loto Or, Nathalie veut une carte de crédit.Nathalie n'a jamais fini son secondaire et lit l'horoscope du Journal de Montréal pour savoir quand jouer à la loto.Elle vit avec son chum depuis l'âge de 16 ans, âge où elle a aussi commencé à travailler dans une fabrique de portes en miroir.Convaincue par la belle annonce du journal, Nathalie a donc appelé et on lui a tout de suite donné rendez-vous.Là, explique-t-elle, on lui a offert de redorer son blason auprès des agences de crédit, moyennant des frais de 1768$.« Et ils m'ont promis que je pourrais avoir une carte de crédit au bout de trois mois.C'était tellement beau », dit-elle.En gros, on lui a fait un prêt fantoche de 5000 $.( On donne un chèque et on le reprend tout de suite.) Ensuite, on lui a ouvert un compte à la Banque Nationale, dans lequel elle devait verser mensuellement des chèques de 168$.«Us m'ont dit qu'ils informeraient les agences de crédit de mes paiements régu- liers et que c'est ça qui me referait un nom », dit-elle.Après avoir payé 5000$, elle devait récupérer l'argent déposé moins 1768$, le prix de toute la patente.Gratuit, mais.Dès le premier rendez-vous on lui a fait payer 47 $.« Ils m'avaient dit que ce serait gratuit », affirme-t-elle.« En fait, dès que j'ai signé le contrat, j'ai senti que les trois dames du bureau étaient trop contentes, continue la jeune femme.l'ai eu l'impression qu'elles fêtaient parce qu'elles venaient de me pincer.» Au bout de trois mois et de 400$ de paiements, Nathalie a appelé pour avoir sa carte de crédit et c'est là que tout s'est envenimé.« Ils lui ont dit qu'elle ne pouvait pas avoir une carte à son nom, que ça coûtait 500$ en plus, au départ, juste pour la carte.C'est devenu clair que c'était une gimmick », explique sa mère Francine.Nathalie a appelé le journal pour demander qu'on cesse de publier l'annonce, en vain.Puis elle s'est retournée vers l'ACEF-centre, groupe de défense des droits des consommateurs et vers l'Office de protection des consommateurs.Nathalie a fait son deuil de ses 400 $, mais elle ne paie plus un sou.Tout ce qui l'ennuie, c'est d'avoir encore, officiellement, un contrat qui la lie à la compagnie.Et une chose est sûre, dit-elle, « c'est que je vais attendre tout le temps qu'il faudra pour demander, selon les règles, une nouvelle carte de crédit.» Plus rien ne s'oppose à la vente d'AMF Les trois conditions posées pour compléter la transaction ont été remplies PAUL ROY ¦ Plus rien ne s'oppose à la vente par le CN des Ateliers ferroviaires AMF au groupe européen GEC Alsthom.La transaction devrait se faire ce mois-ci.Elle permettra à l'entreprise de Pointe-Saint-Charles, qui fait dans la «< remanufactura-tion » et la « réparation lourde » de locomotives et de wagons, de continuer ses opérations et de fournir du travail à au moins 500 ex-employés du CN.Au cours des dernières semaines, les employés d'ateliers du CN à travers le Canada, membres des Travailleurs canadiens de l'automobile ( TCA ), ont en effet accepté à 78 % la troisième et dernière condition posée pour que la transaction puisse se réaliser : l'octroi par le CN à GEC Alsthom de 100 millions de dollars de travaux en sous-traitance d'ici l'an 2000.Luc Desnoyers, directeur québécois, et Abe Rosner, représentant national des TCA, affilies à la FTQ, ont dévoilé hier ce résultat.« C'est un moment historique, une journée historique », a dit M.Desnoyers.« Un geste de solidarité d'un bout à l'autre du pays », a souligné M.Rosner qui ajoute : « Ces travailleurs-là, ça fait 100 ans qu'ils militent ensemble.» Pour les travailleurs du CN du reste du Canada, la concession faite à leurs collègues de Montréal est de taille.Depuis 20 ans, leur convention les protège contre toute sous-traitance et c'est la première fois qu'ils acceptent d'y déroger.Environ 3800 des 5000 syndiqués admissibles ont vote.Si on ne tient compte que des votes hors Québec, on obtient tout de même 70 % d'appui à la condition de la sous-traitance, selon M.Rosner.Deux autres conditions avaient été posées, qui ont déjà été remplies : le CN exigeait que 500 de ses employés détenant plus de huit ans d'ancienneté démissionnent et postulent un emploi chez GEC Alsthom.Us se voyaient offrir, du coup, une prime de départ de 65 000 $ ; GEC Alsthom exigeait pour sa part que ses futurs employés ratifient une convention collective, négociée il y a quelque temps avec les TCA, et qui sera en vigueur jusqu'en l'an 2000.Le vote pancanadien sur la sous-traitance, dont le résultat a été dévoilé hier, constituait la condition la plus délicate des Luc Desnoyers, des TCA, affiliés à la FT0.a qualifié la journée de « moment historique ».trois.Les employés mis a pied se comptent en effet par centaines dans les différents ateliers du CN à travers le Canada.Sous le CN, les ateliers AMF employaient au total 1050 travailleurs.Diverses possibilités étaient offertes à ceux d'entre eux \u2014 environ 900 \u2014 qui détenaient huit ans ou plus d'ancienneté au CN : \u2022 ils pouvaient se prévaloir d'un des 500 postes offerts par GEC, accepter de briser leur lien d'emploi avec le CN et empocher 65 000 $; \u2022 à partir de 55 ans, ils avaient droit à une retraite pleine et entière ; \u2022 a partir de 48 ans, ils pouvaient toucher 65 % de leur salaire jusqu'à 55 ans, et là prendre leur retraite avec pleine compensation ; \u2022 ils pouvaient enfin rester au service du CN et recevoir leur plein salaire pendant six ans, avec ou sans travail.L'employeur se réservait cependant le droit de les expédier n'importe où au Canada.Quelque 150 syndiqués avaient moins de huit ans d'ancienneté.Ceux-là sont moins gâtés.Tout de même, les deux entreprises, le CN et GEC, leur offrent un droit de rappel.L'énumération de toutes ces conditions a fait s'exclamer un journaliste : « Avec ça, vous n'allez pas faire pleurer grand monde ! » Abe Rosner a répliqué : «c No- tre but n'est pas de faire pleurer le monde, mais bien de le faire applaudir ! » Hier, Luc Desnoyers, directeur québécois des TCA, s'est dit optimiste lorsqu'interroge sur les chances de succès de GEC avec les ateliers AMF.Selon lui, l'implication du Fonds de solidarité de la FTQ, qui s'est engagé à investir 5,5 millions dans l'entreprise, est une garantie importante.« Avec le Fonds, on va avoir des yeux qui vont siéger chez GEC », a-t-il dit, ajoutant ne pas penser que GEC acheté AMF « pour le laisser au niveau actuel, mais bien pour progresser ».« On espère énormément de l'alliance ( de GEC ) avec Bombardier.» Il signale toutefois que « le passage du public au privé » nécessitera des ajustements de la part des syndiqués, donc une période de transition.« Il s'agit d'un changement de culture profond.» Le président de GEC Alsthom Canada, Robert Tessier, était à l'extérieur du pays hier.« Il fait dire qu'il est heureux du résultat du vote syndical », a indiqué un porte-parole.T i Montréal Une série de Claude Picher sur l'économie de Montréal._ Dès lundi dans T ? LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMEDI 2 MARS 1996 A5 Poursuite de 50 millions : Ottawa veut forcer Mulroney à préciser ses sources de revenus Presse Canadienne ¦ Les procureurs du gouvernement fédéral tentent d'obliger Brian Mulroney à répondre à certaines questions potentiellement embarrassantes au sujet de sa poursuite en diffamation de 50 millions contre Ottawa.Ils ont déposé une motion hier en Cour supérieure du Québec demandant au juge André Rochon de contraindre l'ex-premier ministre conservateur et un ancien haut fonctionnaire à témoigner lors de l'enquête préliminaire.M.Mulroney a décidé de pour- suivre le gouvernement fédéral en novembre dernier, affirmant que la GRC et le ministère de la Justice avaient sali sa réputation en laissant entendre injustement qu'il avait reçu des pots-de-vin en rapport avec l'achat de 34 avions Airbus par Air Canada, en 1988, au coût de 1,8 milliard.À l'appui de sa poursuite, M.Mulroney a cité une lettre du ministère de la (ustice envoyée aux autorités helvétiques et dans laquelle on disait le soupçonner d'avoir reçu des pots-de-vin en rapport avec cette transaction.M.Mulroney a nié toute implication dans l'affaire.11 demande 25 millions pour per- tes de revenus et 25 millions en dommages exemplaires.La somme demandée pour pertes de revenus a amené les procureurs du gouvernement à vouloir interroger M.Mulroney sur ses sources de revenus afin de déterminer si sa réclamation est raisonnable.Si le juge de la Cour supérieure André Rochon oblige M.Mulroney à témoigner, l'ex-premier ministre devra prêter serment et sa déposition sera portée au dossier.Un refus de témoigner de M.Mulroney pourrait par contre lui valoir une accusation d'outrage au tribunal.L'ex-premier ministre n'a pas l'intention de témoigner lors de l'enquête préliminaire, a déclaré hier son porte-parole, Luc Lavoie.« C'est vraiment préliminaire ce qui se déroule en cour et il n'y assistera pas », a dit M.Lavoie.Les avocats de M.Mulroney répondront probablement à la motion des procureurs du gouvernement lors d'une audience de la cour, le 19 mars.Les représentants du gouvernement fédéral ont tenté en vain de persuader MM.Mulroney et Roger Tassé, un ancien haut fonctionnaire qui est également un des avocats de l'ex-premier ministre, à témoigner de leur propre chef.¦ ¦ ¦¦!- ÉCONOMISEZ 30% ET PLUS m V.IN.* .y 'A I SKIS s ¦ RANDONNÉE - HORS-PISTE \u2022 TÉLÉMARK BOTTES ACCESSOIRES ITAVgriTUBIÇB V.Montréal : 1604, St-Dcnis (métro BerrttJOAM}.Laval : Centre Décor 440, 3912, Aut.440 O., 849-4100 681-8030 Salaire des juges : tout le monde est malheureux! YVES BOISVERT ¦ Les juges de nomination provinciale acceptent mal de se faire épin-gler par les fonctionnaires du gouvernement pour la hausse de traitement que 22 magistrats toucheront cette année.En effet, contrairement à ce qu'affirmait la manchette du Devoir d'hier, le salaire des 290 juges de la Cour du Québec n'augmente pas ; 22 des 23 juges occupant une fonction administrative à la Cour du Québec toucheront cependant une « prime à la fonction » plus élevée de 2 000 $ à 4 000 $ par année, selon la fonction.Le salaire de base des juges de la Cour du Québec, inchangé depuis 1992, est de 113 492 $ par année.Leurs collègues de nomination fédérale touchent 155 800 $.Le juge en chef de la Cour du Québec, Louis-Charles Fournier, touche 133 000$ en comptant la prime à la fonction.Le juge en chef associé Rémi Bouchard voit sa prime augmenter de 2 500 $, ce qui porte sa rémunération totale à 130 500 $, l'équivalent d'une hausse de salaire de 2 %.Les juges en chef adjoints de la chambre civile ( Huguette Saint-Louis ), de la chambre criminelle ( Louise Provost ) et de la chambre de la jeunesse ( Michel lasmin ) voient leur rémunération passer de la même façon de 124 841 S à 128 245 $.Les juges coordonnateurs toucheront 125 000 $ au lieu de 119 000 $, une hausse globale de 5 %.Québec justifie ces augmentations par une augmentation de la tâche de ces juges en autorité dont le nombre est passé de 30 à 23 avec la réorganisation de la cour, réorganisation qui a réuni en une seule division les deux divisions régionales de Québec et Montréal, augmentant du même coup le travail des juges qui n'est plus limité géo-graphiquement.Les Le juge en chef Fournier note que la réorganisation de la cour, en plus de faire sauter sept postes de juges en autorité, a eu pour effet d'éliminer neuf postes dans le personnel de soutien, une économie supplémentaire annuelle en salaires de 270 000 $.Quant aux frais de fonction, qui augmentent eux aussi pour atteindre 5 000 $ ( au lieu de 4 000 $ ) dans le cas du juge en chef associé, 4 000 $ dans le cas des juges en chef adjoints ( au lieu de 2 800 $ ) et 2 500 $ dans le cas des juges coordonnateurs ( au lieu de 1 700 $ ), il ne s'agit pas d'une somme d'argent envoyée aux juges, précise le juge Fournier, mais d'une somme à même laquelle ils peuvent se faire rembourser des dépenses liées à leur travail, sur présentation de pièces justificatives.Le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec s'en est pris vigoureusement à ces augmentations de traitement, surtout après la décision du gouvernement d'annuler les hausses de 4 % du salaire des haut fonctionnaires.La Conférence des juges du Québec, sorte d'association professionnelle volontaire de type syndical, se plaint quant à elle du fait que le gouvernement refuse d'augmenter le salaire des juges depuis quatre ans.Un rapport indépendant recommandait un « rattrapage salarial » par rapport aux juges fédéraux, mais le gouvernement ne l'a pas suivi, et les juges de la Cour du Québec s'en plaignent._ ,_¦__/______________/-____ ,.r et canon toute une combinaison! Pentium 75 Mhz AAuttim \u2022 Mémoire 8 Mo \u2022 Disque rigide 1.06 Go \u2022 Carte vidéo MPEG P01 Mo \u2022 Moniteur 14\" non entrelacé \u2022 CD-Rom 4X Creative Lab \u2022 Haut-parleurs et carte de son \u2022 Fax modem 28.8 bds \u2022 Clavier Windows 104 bilingue \u2022 Garantie S ans* Logiciels \u2022 Windows 95 français \u2022 Encyclopédie \u2022 10 logiciels de jeux \u2022 4 utilitaires Seulement Et à l'achat de cet ordinateur, vous obtenez la toute nouvelle imprimante couleur CcMIOU à bulles d'encre pour seulement i \u2022 ' \u2022 3 pageVminute \u2022 BJC-210 DÉTAILLANT AUTORISÉ Cation Valeur de 389$ 09 PRS02/mrV96-fd Os modètei nt «ont peut-être pas en montre dens toutes les succursales.Les illustrations peuvent différer.En vigueur jusqu'au 31 mars 1996.* Garantie 3 ans sur moniteur et 2 ans sur disque rigide.MONTRÉAL 8251, rue St-Hubert 385-1777 LONGUEUIL TROIS-RIVIÊRESOUEST 5115, boul.Jean XXIII 693-4755 JOLI 404, rueSalnt-Viateur 759-6956 -r\u2014 1533, autoroute 440 ouest 688-1001 muai 1815, rue Marie-Victonn 742-4511 2203, chemin de Chambly 468-5651 1112, rueConseil 565-3177 ¦ SHERBROO 2222, rue King ouest 566-0261 Cassettes disponibles Ouand j'étais petit, dans les fêtes de village, des bohémiennes lisaient l'avenir dans nos mains pour quelques sous.On appelait leur pratique la chiromancie.Du grec chiro, la main.Et de muncie, un suffixe qui suggère la divination.La chiromancie n'existe plus.Aujourd'hui, ce sont des chïrologues qui lisent les lignes de la main dans des centres de chirologie à Westmount.Logie de logos, le discours.Et de logia, la théorie.La pratique divinatoire est devenue une science.Dans la revue Femme Plus, numéro de janvier 96, une éminente chirologue, du très chic Centre de chirologie de Westmount, explique qu'elle exerce une profession au même titre que la médecine ou la psychologie.La bohémienne de jadis tirait bêtement notre ligne de chance.La chirologue d'aujourd'hui explore notre poorya punya, comme je viens de le lire dans la documentation du Centre de chirologie.Qu'est-ce que le poorya punya ?Tout connement la ligne de chance, mais en langue hindi.Comme disaient les évéques de jadis, « parlez-ieur en latin, ils sont plus portés à croire quand ils ne comprennent rien ».* * * Voici des extraits de l'enregistrement d'une vraie consultation au Centre de chirologie de Westmount.La cliente se prénomme leanne-d'Arc, la chirologue, Marie-Claire.La consultation a duré environ 50 minutes.PREMIÈRE PARTIE ( tes belle, tes bonne, t'es fine ).Tu as une très belle âme.très forte, née pour la communication.Ce qui m'impressionne, c'est ta créativité, la force de tes lignes de coeur et de vie.Tu as un anneau en Vénus, ce qui est très rare, nous n'en avons qu'une dizaine dans toutes nos empreintes.DEUXIÈME PARTIE ( tes belle, tes bonne, t'es fine, mais.) Tu as un îlot sur ta ligne de tête qui te cause beaucoup de stress et pourrait même provoquer des migraines.Tu as des lignes d'anxiété.TROISIÈME PARTIE ( tu seras tellement plus belle et plus fine si t'achètes la cassette ).Pour gérer ton stress, je te suggère des leçons de « Self-Reali-zation Fellowship » qui a été fonde par le maître Para-mahansa Yogananda.Mais commence par son livre «r Autobiographie d'un yogi ».Ensuite, tu pourras commander les cassettes du maître.En un an.tu parviendras au Kriya Yoga, la forme la plus avancée de la méditation.Tu devrais demander à ton mari de méditer avec toi.mais l'idéal, ce serait que je voie ses mains à lui aussi.Tu es vraiment quelqu'un de formidable.Tu as un potentiel extraordinaire.Sais-tu que tu ferais toi-même une excellente psychologue?Tu as tous les outils.On donne ici un cours de chirologie en dix semaines qui te révélerait beaucoup de choses sur tes possibilités.Reviens me montrer ta main dans quelque mois, je veux voir comment elle se comporte.Comme je te l'ai dit, les lignes changent, évoluent.COÛT DES PRODUITS ET SERVICES suggérés à Jeanne-d'Arc durant la consultation : O La cassette de « Self-Realization » du yogi machin, 49,50 $ O Le livre du yogi machin, 35 $ O Une consultation pour le mari de leanne-d'Arc, 56.98 $ O Une seconde consultation pour leanne-d'Arc, 56,98 $ O Un cours de chirologie de dix semaines, 225 $ Total : 423,46 $ Cela n'inclut pas les deux pierres dont leanne-d'Arc avait absolument besoin pour son évolution, 20 $.Et un mantra sur cassette, une oeuvre d'amour, 12 $.Quand j'étais petit, on nous mettait en garde contre le talent de pickpocket des bohémiennes, capables de vous faire les poches en vous disant la bonne aventure.On voit que les chirologues ne sont pas moins habiles.Mais, bon, leur méthode est plus.scientifique ?N'oubliez pas que cela se passe à Westmount.dans un environnement chic et de bon goût.On est loin du freak show de |ojo Savard.Les mains de Ginette Reno et de Roy Dupuis sont étampées en bonne place dans « la galeries des erppreintes » du Centre.La cassette du mantra est l'oeuvre de Serge Fiori, l'ex-Harmonium.Les plogues médiatiques sont somptueuses, deux passages à Claire La-marche, avec participation de Marie Carmen, Mit-sou, etc.On est loin du freak show de |ojo Savard, mais entre vous et moi, c'est exactement la même débilitante escroquerie.Vous savez quoi, à propos de lojo Savard ?Elle vous cache la forêt.Dans l'arrière-cour du nouvel âge où elle trône, outrageante et débordante poubelle de l'ésotérisme, elle vous cache un monde grouillant de rats, de cafards, de cloportes qui vont tranquillement à leurs affaires de plus en plus prospères, qui envahissent les ondes, les institutions, les gouvernements, les corporations ( psychologues, infirmières ), les universités comme les écoles primaires, en plus d'escroquer, d'abuser des milliers de gens comme leanne-d'Arc.en prétendant les aider à réaliser pleinement leur potentiel.Comment ?Ce ne sont pas les méthodes qui manquent.Chirologie.Holotropie.Énergie intuitive.Lâcher-prise.Macrobiotique.Graphoanalyse.Algues.Pollen frais.Réflexologie.lin Shin Do.Bain flottant.Rei-ki.Nage avec les dauphins.Irrigation du colon.Cristaux.Hypnose.Digitopuncture ( par correspondance ).Énergie angélique.Etc.Cassettes disponibles.?* * |e ne vous ai jamais parlé d'Edouard ?Ah Edouard.Il enseignait le tai chi a une des mes amies.Il lui avait explique que le tai chi l'aiderait beaucoup à réaliser sa conscience christique et que ce serait aussi très bon pour ses jointures, son foie, sa vésicule biliaire, en plus de lui éviter des troubles cardiovasculaires.C'est vrai.Mon amie n'a jamais eu de troubles cardiovasculaires.Mais Edouard, si ! Un gros accident cardiovasculaire après 12 ans de tai chi ! Oups ! Mauvaise réclame ! Sans compter qu'il a failli y rester.On l'a su par une lettre qu'il a adressée à mon amie : Madame, hospitalisé d'urgence à la suite d'une hémorragie cérébrale très sérieuse, je serais certainement mort sans la main de lumière qui veillait sur moi, je vis actuellement ma résurrection.Hélas, sans économies ni assurances, je me retrouve fort dépourvu et jais appel à votre générosité en vous demandant un don de 100 $ ou selon vos disponibilité*.Cré Edouard.|e pense qu'il va mieux.Il y a quelque temps, j'ai vu qu'il s'annonçait dans le Voir.Conférences sur l'attraction sexuelle et le tantris- me.Cassettes disponibles.T LA PRESSE.MONTRÉAL, SAMEDI 2 MARS 1996 Deux hommes poignardés dans un autobus de la stcum Ils avalent demandé à des jeunes de cesser de fumer ÉRIC CLÉMENT PHOTO STÉPHANE BRUNET.collaboration spéciale Omission coûteuse Quand on loue une automobile, vaut mieux payer son dû.Un homme l'a appris à ses dépens, tôt hier, lorsque les policiers du poste 12 de la CUM l'ont Interpellé en compagnie de trois femmes devant un bar de danseuses du boulevard cou in Ouest, à Pierre-fonds.Selon l'agent Richard Carliste, de la police de la CUM, un véhicule avait été déclaré volé dans l'est de Montréal.Les policiers ont attendu que cet homme sorte du bar pour l'Interpeller.Après vérification, ils ont découvert qu'il avait seulement omis de payer sa location.Le conducteur et les autres occupants de l'automobile ont donc été relâchés.¦ Deux hommes dans la trentaine ont été légèrement blessés hier après-midi par des adolescents à qui ils avaient demandé de cesser de fumer dans un autobus de la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal.Les adolescents leur ont donné des coups de couteau.Les deux hommes étaient montés dans l'autobus 97 de l'a STCUM qui circulait dans l'ave- nue du Mont-Royal en direction est, près de la rue de Mentana.S'étant aperçus que plusieurs jeunes fumaient des cigarettes et buvaient de la bière au fond de l'autobus, ils leur ont demandé d'arrêter de fumer.Une discussion animée a commencé et lorsque l'un des deux hommes a essayé d'ôter la cigarette d'un des jeunes, la bagarre a éclaté.L'autobus s'est alors immobilisé et les jeunes ont pris la fuite à pied avant que la police n'arrive sur les lieux.Les deux hommes ont subi des coupures légères et ont été conduits à l'Hôpital général de Montréal, mais on ne craint pas pour leur vie.«c Il semble que les adolescents étaient âgés de 17 à 21 ans, explique le lieutenant Paul Asse-lin, du poste 34 de la police de la CUM.Il y avait quatre garçons et deux filles.Un des deux hommes a reçu un coup de couteau dans les côtes et il avait des ecchymoses sur le nez.L'autre a été blessé au dos.» Le débat s'envenime à Boisbriand JEAN-PAUL CHARBONNEAU ¦ Le fossé séparant le maire Georges Dubois et son ancien parti, l'Action démocratique de Boisbriand, s'est à nouveau élargi hier.Après avoir appris la démission de M.Dubois et de six conseillers municipaux, l'Action démocratique, par la voix de son vice-président Luc Dubois, se dit déçue de l'attitude des élus qui ont décidé de « se défiler au lieu de s'adresser aux membres lors de l'assemblée générale qui doit se tenir en avril ».Contrairement à ce que le maire soutient, cette formation affirme ne s'être jamais comportée de manière à s'ingérer dans l'exécution du mandat que les démissionnaires ont reçu à titre d'élus.«Cependant, écrit-on dans un communiqué, le parti s'est toujours attribué le rôle de veiller à la réalisation des objectifs qu'il s'est fixés à l'intérieur de son programme et de sa philosophie.» L'Action démocratique souligne qu'au moment de l'annonce de sa candidature le 3 mai 1994 au poste de maire, Georges Dubois avait déclaré : « le vous le dis et je vous le répète, la situation financière alarmante de notre ville exige des décisions courageuses de nos élus.» i i I m I Escort LX familiale 96 ou Escort LX 4 portes 96 13 845s ?229! 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Vos concessionnaires Ford et vos concessionnaires Lincoln Mercury T Cette formation poursuit en précisant : « Quelques mois à peine suivant son élection au poste de maire, M.Dubois tenait alors un tout autre discours : « Que les contribuables se rassurent tout de suite, Boisbriand est en excellente santé financière.le suis fier à ce stade de vous annoncer que Tannée 1994 s'annonce comme une suite logique et enviable de 1993.» De son côté, Georges Dubois réplique en disant que contrairement aux propos de Raynald Mi-meault, membre de l'exécutif de l'Action, son administration a respecté ses engagements, particulièrement en matière de finances publiques.Facture de 854,67$ pour entendre un discours de Bourque WON LABERGE ¦ Les contribuables montréalais ont payé une facture de 854.67 $ pour permettre à une quinzaine de cadres du Service des finances d'aller entendre le maire Bourque vanter les mérites de la privatisation devant la Chambre de commerce de Montréal le 13 décembre dernier.L'autorisation d'offrir le couvert au déjeuner-causerie de la Chambre de commerce aux membres du groupe technique sur le partenariat avait été donnée la veille par le directeur du Service, M.Roger Galipeau.Dans le dernier rapport trimestriel 1995 sur la délégation des responsabilités du directeur du Service des finances, sous la rubrique objet, on peut lire : autoriser dépense \u2014 Serge Pour-reaux et 14 personnes \u2014 finances et contrôle \u2014 planification et recherche \u2014 déjeuner-causerie \u2014 hôtel le Reine Elizabeth \u2014 854,67 $.Un porte-parole de Roger Galipeau a confirmé que « oui, c'était bien pour leur permettre d'assister au déjeuner-causerie de la Chambre de commerce, a l'occasion du discours du maire Bourque sur le partenariat ».Ce discours du maire de Montréal avait été annoncé comme étant « très important » par son entourage.Plus de 500 convives s'y étaient d'ailleurs donne rendez-vous.M.Bourque avait alors souhaité s'entendre notamment avec des entreprises privées pour fournir des services aux citoyens afin d'alléger le fardeau fiscal des Montréalais.Il avait cité en exemple des villes américaines dont le traitement des eaux usées, l'approvisionnement en eau potable, les activités culturelles et de loisir ou encore l'entretien des équipements ont été confiés à l'entreprise privée.Évidemment, ce discours du maire a été depuis plutôt mal reçu par les employés municipaux.Pour les rassurer, M.Bourque a fait distribuer cette semaine à tous les salaries une lettre dans laquelle il confirme que son administration s'engage sur la voie du partenariat \u2014 un euphémisme pour remplacer le mot privatisation.« II est temps d'offrir des solutions d'avenir, des solutions efficaces où le contribuable montréalais trouvera son compte.Pour y parvenir, écrit M.Bourque, nous mettrons à contribution votre imagination, votre rigueur et votre expertise.» Et M.le maire ajoute : « Montréal, c'est le coeur du Québec et nous devons travailler a lui redonner toute sa vigueur.À titre d'employé municipal, vous devez, plus que jamais, être conscient de la réalité des Montréalais.Nous devons assurer des services de qualité tout en réduisant le fardeau fiscal.Nous devons travailler à rendre Montréal plus concurrentiel par rapport aux autres villes de la région, mais également par rapport aux grandes villes internationales.» M.Bourque précise que la privatisation ne se fera que si elle entraine des diminutions importantes de coûts.U rappelle aussi que les directeurs de services municipaux ont reçu le mandat d'analyser leurs activités et qu'aucune décision n'a encore été prise.Il ajoute que la décision de réaliser ou non certains projets sera soumise a plusieurs étapes d'études rigoureuses. 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LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMEDI 2 MARS 1996 Les Québécois partagés en deux blocs sur tous changements à la Loi 101 DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC ¦ Près de 20 ans après l'adoption de la Charte de la langue française, les Québécois restent profondément divisés quant aux gestes à faire pour assurer la vitalité du français.Mais une nette majorité de francophones, toutefois, ne veut pas qu'on adoucisse la Loi 101.C'est ce qui se dégage d'un sondage SOM réalisé pour La Presse et Radio-Québec entre le 23 et le 27 février \u2014 au moment où le premier ministre Lucien Bouchard calmait en conseil national les militants péquistes désireux de rouvrir ce dossier délicat.Dans l'ensemble de la population \u2014 1002 personnes ont répondu, ce qui confère à l'enquête une marge d'erreur de 3,8 points de pourcentage \u2014 un Québécois sur cinq croit qu'il vaut mieux ne pas toucher à la Loi 101 actuelle.Pendant ce temps 40 X des Québécois souhaitent l'assouplir et 33 % estiment l'heure venue de renforcer la Charte de la langue française.Mais le portrait change lorsqu'on regarde les réponses à travers le prisme de la langue des répondants.Chez les francophones, 22 % des gens optent pour le statu quo linguistique et 33 % sont prêts à des assouplissements, mais 39 %, cette fois, estime qu'il faudrait donner plus de tonus à la loi de 1977.Au total, c'est 61 % des francophones qui s'opposent à ce qu'on édulcore la Loi 101.Six pour cent des francophones n'ont pas d'opinion.Chez les anglophones, les résultats sont carrément à l'opposé.Pas moins de 80% d'entre eux veulent des amendements pour alléger les dispositions de la Loi 101 ; seulement 9% optent pour le statu quo et 3 % veulent renforcer la Loi.Chez les allophones, on appuie aussi des adoucissements à hauteur de 62 % des répondants.On trouve 13% d'allophones qui ne veulent pas ouvrir la boîte de Pandore linguistique tandis que 6 % veulent renforcer la loi du Dr Camille Laurin.Fait à signaler, un allophone sur cinq n'a pas voulu se prononcer sur la question.Selon Daniel Boutin.spécialiste de SOM, il faut souligner que le libellé de la question a pu contribuer à une telle polarisation.SOM a rappelé aux répondants que « depuis plusieurs années, certains aspects de la Loi 101 sont remis en question par différents groupes de la société québécoise regroupant surtout des anglophones et des allophones alors que plusieurs groupes regroupant surtout des francophones veulent conserver la Loi 101.Selon vous, devrait-on garder la Loi 101 telle qu'elle est, l'assouplir ou la renforcer ?» Sous l'angle régional, on constate qu'à Québec, on souhaite majoritairement assouplir la Loi 101, 35 % voulant des accommodements, tandis que 29 % veulent renforcer la Loi et 26 % veulent le statu quo.À Montréal, toutes langues confondues, l'assouplissement reste le camp majoritaire.Quarante-quatre pour cent l'appuient contre 27 % en faveur des renforcements et 20 % en faveur du statu quo.En dehors de Québec et de Montréal, la tendance est au renforcement de la Loi, appuyé par 41 % des gens contre 34% pour des assouplissements et 20 % pour le statu quo.Selon l'âge, on change de perception devant le problème linguistique.Les personnes âgées de plus de 25 ans ont tendance à appuyer des adoucissements à la Loi, mais les 18-25 ans sont, à l'inverse, à 46 % en faveur du durcissement de la Loi tandis que 35 % souhaitent l'adoucir et que 12% seulement préconisent le statu quo.SONDAGE SOM DROIT DE PAROLE ¦ Depuis plusieurs années, certains aspects de la loi 101 sont remis en question par différents groupes de la société québécoise regroupant surtout des anglophones et des allophones alors que plusieurs groupes regroupant surtout des francophones veulent conserver la loi 101, selon vous devrait-on.?\t\t/\t/\ti \u2022\t\t\t\ti ENSEMBLE (n: 1002)\t20%\t40%\t33%\t7% Régions\t\t\t\t Québec-métro (kSOO)\t26\t35\t29\t10 Montréal-métro (m 452)\t20\t.44\t27\t9 Ailleurs en prov.(n:250)\t20\t34\t41\t5 Age\t\t\t\t 18 à 24 ans (m 126)\t12\t39\t46\t3 25 à 34 ans (m248)\t22\t42\t30\t6 35 à 44 ans (n:2\u20ac7)\t26\t36\t33\t5 45 à 54 ans (m 155)\t24\t29\t41\t6 55 à 64 ans (m 95)\t20\t47\t27\t6 65 ans et plus (n: 103)\t12\t46\t27\t15 Revenu personnel\t\t\t\t Moins de 15000$ (n.284)\t17\t34\t39\t10 De 15 000$ à 25 V00$(n:l72)\t16\t45\t35\t4 De 25 000$ à 35 000$ (n: mj\t19\t43\t34\t4 De 35 000$ à 45 000$ (n:H9)\t29\t35\t34\t2 De 45 000$ à 55 000$ (n: 47)\t30\t30\t38\t2 55 000$ et plus (m64)\t29\t45\t24\t2 NSP/NRP (n: 138)\t24\t37\t21\t18 Langue maternelle\t\t\t\t Français seul.(n:837)\t23\t32\t39\t6 Anglais/autre (m 158)\t11\t72\t4\t13 Sexe\t\t\t\t Homme (m 535)\t24\t41\t29\t6 Femme (n:467)\t17\t38\t37\t8 Ce sondage a été réalisé entre le 23 et le 27 février 1996.Au total, 1002 entrevues ont été complétées.La marge d'erreur est estimée à 3,82 p.cent pour l'ensemble des 1002 répondants.Ce sondage fait l'objet de h discussion à rémission Droit de parole en reprise ce soir à 19 h, à Radio-Québec.Infographie La Presse Vive relâche ! \t\t \u2022\tSki et lunch\t ¦ ¦\t\t ¦\tSki, leçon et lunch\t30] Découvrez le surf |45$t \t\u2022 Ski et hébergement\t\t\t79s- \t\t\t\t r r 1 I SKI ET LUNCH POUR LES IEUNES { Ln présentant ce coupon dûment rempli à l) b pour un Lù.t : du .vmontev { d une tournée et un lunch (taxes incluse.\u2022 20s I I i _ \u2022 I I I _ J l «rite oftr» e»« v-Ublc du lui Ji -j .t> Jr.-Ji du lt> Ml rtCf M Ie' nut\\.cl du 4 au »> nur\\ \\»» BCHpH TREMBI^IT CL Centre de villégiature de ski #1 dans Test de l'Amérique du Nord ! 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ans.M.Larose craint que « la recherche à tout prix » de cet équilibre ne mette en péril la reprise économique.U trouverait acceptable un objectif de cinq ans.Dans ses suggestions budgétaires à Québec, la CSN avance une mesure controversée : hausser la taxe de vente du Québec de 0,5 %, la faisant donc passer de 6,5 % à 7%.M.Larose se dit assuré que la population se résignerait à cette hausse «si on règle le problème ».«< Les gens sont inquiets parce qu'ils sentent qu'on ne résout pas le problème.Les gens seront d'accord pour contribuer si on règle le problème, si c'est fait avec équité, pour que tous contribuent.» Cette hausse de la TVQ serait l'un des deux moyens pour constituer une « corvée-dette », c'est-à-dire un fonds réservé au remboursement de la dette.L'autre outil serait un relèvement de la taxe sur le capital de 0,64 à 0,66 % en général.Les revenus générés par ces deux mesures totaliseraient 300 millions, évalue la CSN, et seraient versés dans une fiducie de la dette nationale.La centrale syndicale propose aussi de s'attaquer aux plus hauts revenus, en augmentant le palier maximal d'imposition.Celui-ci est de 24 % pour les revenus supérieurs à 50 000 $.La CSN le ferait grimper à 25 % pour les revenus de 60 000 $ à 100 000$, de 26% pour les 100 000$ à 200 000$ et de 27% pour les revenus de 200 000 $ et plus.Cette seule mesure générerait des revenus de l'ordre de 200 millions de dollars, estime la CSN.Employés du Casino de Hull : une autre victoire de la fto ¦ La FTQ vient de remporter une autre bataille syndicale, en déposant hier au ministère du Travail une requête pour accréditer le personnel du Casino de Hull.Si la requête est sanctionnée par le commissaire du travail, la section locale 503 des Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce ( TUAC ), affiliée à la FTQ, représentera les 250 employés de la restauration de la maison de jeu de l'Outaouais.Ce même syndicat représente déjà le personnel du Casino de Charlevoix.Une autre requête a également été présentée par un autre syndicat de la FTQ ( SCFP ), pour accréditer les croupiers.La FTQ avait annoncé l'automne dernier avoir remporté la bataille des accréditations au Casino de Hull, mais la CSN avait contesté cette démarche jugée prématurée.U y a une semaine, le commissaire du travail André Buis-sière a donné raison à la CSN.obligeant la FTQ à reprendre le processus de signatures d'accréditation.L A Utl FORMATION | Ml CONTINUE Relations publiques et Publicité MESURES D'IMPACTS EN RELATIONS PUBLIQUES : NOUVELLES APPROCHES, NOUVEAUX OUTILS Connaître et comprendre les méthodes d'évaluation et déterminer les outils de mesure les plus appropries aux diverses activités de relations publiques.par Serge Le clerc, ARP, directeur de groupe Optimum relations publiques Les jeudi 11 avril, 9 h à 17 h et vendredi 12 avril, 9 h a 12 h 1 UFC - 415$ (TPS et TVQ en sus) CONCEVOIR ET METTRE EN ŒUVRE UNE STRATÉGIE DE PROMOTION Choisir parmi les multiples techniques, le moyen le plus approprié.par Paul Paré, chef de service communication commerciale Hydro-Québec Les jeudi 11 avril, 9 h à 17 h et vendredi 12 avril, 9 h a 12 h 1 UFC - 415$ (TPS et TVQ en sus) LA RECHERCHE SUR L'OPINION PUBLIQUE Savoir utiliser la recherche en regard des objectifs de la communication, choisir l'outil approprié, interpréter les résultats et les traduire en gestes concrets.par Alain Giguère, président CROP inc.Les jeudi 18 avril, 9 h à 17 h et vendredi 19a>ril,9ha 12 h 1 UFC - 415$ (TPS et TVQ en sus) ÉLABORER UNE STRATÉGIE DE MARKETING DIRECT Définir le rôle, élaborer la stratégie, choisir les outils et les moyens, évaluer les effets.par Jacques Paradis, président Sprint Communications marketing inc.Les jeudi 9 mai, 9 h à 17 h et vendredi 10 mai, 9 h à 12 h 1 UFC \u2022 415$ (TPS et TVQ en sus) Renseignements : (514) 343-6990 ou 1 800 363-8876 Réduction de 10% accordée pour inscription 10 jours ouvrables avant la tenue de l'activité Tarif réduit pour les membres SRQ.PCM.AMM, AIPC Montréal Une seule réduction s'applique _ * i t Université de Mônrrça! < Faculté de l'éducation permanente Cenbraide du Grand Montréal Donnez un coup de main au destin.288-1261 LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMEDI 2 MARS 1996 Â9 PHOTO MICHEL CRAVEL.La Presse Raynald Tarte, en possession d'une arme à feu.s'était introduit par effraction chez son patron.Agent du SCRS jugé irresponsable ÉRIC YROTTIER ¦ Un agent du Service canadien de renseignement et de sécurité ( SCRS ), Raynald Tarte, qui, en possession d'une arme à feu s'était introduit par effraction chez son patron, le 21 avril 1994, a été déclaré non responsable, hier, pour cause de troubles mentaux.« L'accusé a bel et bien fait les gestes reprochés, mais j'en arrive à la conclusion qu'il était atteint de troubles mentaux au moment de commettre ces actes », a déclaré le juge Ellen Paré, de la Cour du Québec du palais de justice de Longueuil, qui en est arrivée à un verdict de non-responsabilité criminelle.Tarte avait été arrêté le 21 avril 1994 par les policiers de Brossard, au domicile de son patron, Paul Roy, responsable des opérations du SCRS au Québec.Armé de son revolver de calibre .38, il avait alors tenu des propos confus et émis le souhait d'éliminer « tous les traîtres ».Le procès, qui se déroulait hier, se résume au dépôt de deux documents.Le procureur de la Couronne, Louise Leduc a déposé pour toute preuve un rapport résumant ce qui s'est passé le 21 avril 1994 au domicile du patron de l'accusé.La défense acceptant ces faits.Me Leduc n'a pas eu à faire comparaître ses témoins.Puis, l'avocate de l'agent du SCRS, Nancy Détonne, a déposé à son tour un rapport médical.Ce fut également la seule preuve offerte au tribunal.Une ordonnance de non-publication, émise en vertu d'un nouvel article du Code criminel portant sur les troubles mentaux, nous empêche de dévoiler la teneur de ce rapport.Chose certaine, le document en question a convaincu le juge Paré que Tarte souffrait d'aliénation mentale au moment de commettre ses crimes.L'homme qui est toujours au service du SCRS a donc été déclaré non responsable.Il a repris sa liberté mais devra toutefois s'abstenir de posséder une arme à feu durant un an.^QUE DE L'UQAM SUR LES LEADERS DU QUÉBEC £0 BAIN DESJARDINS : W UNE ENTREPRISE ET UN MOUVEMENT Du vendredi 15 au dimanche 17 mars 1996 ;/.V V.*%\"vy.'> ' Université du Québec à Montréal THÈMES \u2022 du sous-sol de l'église au Complexe Desjardins \u2022 un mouvement enraciné \u2022 l'institution financière, la vie associative et la participation \u2022 Desjardins et le développement économique du Québec \u2022 le rayonnement à l'extérieur du Québec ' \u2022 une certaine idée de la personne et de la société \u2022 l'avenir de Desjardins : encore une entreprise, toujours un mouvement ?EN PRÉSENCE D'INVITÉS PRESTIGIEUX DONT : Riccardo Petrella, président.Commission des communautés européennes (Bruxelles) Claude Vienney, professeur émérite, Université de Paris I Bruce Thodarson, directeur général, Alliance coopérative internationale (Genève) INSCRIPTIONS Inscription : 40 $ Étudiants-es à temps complet : gratuit Sur place : dès le vendredi 15 mars, à 18 h 30, è la salle Marie-Gérin-Lajoie Ouvert à tous RENSEIG NE M E NTS Téléphone : (514) 987-8459 \u2022 Télécopieur : (514) 987-6913 Site Internet : http://www.uqam.ca/accueil/uqam/colloque/colloque-desjardins.html Université du Québec à Montréal Québec \u2014 La caisse est vide à Kanesatake JBAH-PAUL CHAKBQNNIAU \u2022 ¦ À (a suite de l'expulsion de Jerry Peltier de son porte de grand chef et chef négociateur, le conseil de bande mohawk de Kanesatake entre dans une vaste période de compressions budgétaires.Le grand chef intérimaire du conseil de bande, James Gabriel, a confié à La Presse, hier, que ses collègues et lui n'avaient pas encore terminé l'examen des finances, mais qu'il apparassait déjà que d'importantes coupures seront effectuées.Il n'y aurait même pas assez d'argent en caisse pour défrayer les coûts de l'élection pour choisir un nouveau grand chef.Mais cette situation ne semble pas inquiéter M.Gabriel et ses collègues puisqu'ils sont convaincus de pouvoir trouver le financement nécessaire.« Nous allons trouver les moyens pour couper les coûts de la campagne », a-t-il précisé.La première compression d'importance dans le budget du conseil de bande touche les sommes versées en honoraires aux avocats retenus pour donner des avis juridiques au grand chef.De plus, le conseil en est venu à la conclusion qu'il n'avait pas assez d'argent en caisse à l'heure actuelle pour procéder à l'embauche d'un nouveau directeur des opérations pour la communauté, en remplacement de Mary Crée congédiée.«Cette fonction sera assurée par les chefs du conseil de bande.Nous partageons les responsabilités entre les chefs dans le but d'économiser le plus possible.Comme partout ailleurs, il faut se serrer la ceinture.Il n'est pas question cependant de couper dans le personnel », a précisé James Gabriel, quelques secondes avant d'aller diriger une réunion du conseil.Les réunions se succèdent parce que les chefs veulent réactiver rapi- dement tous les dossiers qui dorment sur les tablettes.Lors de l'entretien, il a indiqué également qu'il avait écrit au premier ministre Jean Chrétien et à son ministre Ron Ir-win, qui a le portefeuille des Affaires indiennes, pour les informer des importants changements survenus lors de la réunion de mercredi soir qui ont conduit au départ de Jerry Peltier.De plus, James Gabriel doit rencontrer mardi le médiateur, le juge Réjean Paul, de la Cour supérieure, dans le dossier des négociations entre sa communauté et le gouvernement fédéral dans le but de faire reprendre les pourparlers le plus vite possible.Le négociateur fédéral est Me Eric Maldoff.En ce qui a trait au projet d'implantation d'un casino à Kanesatake, James Gabriel affirme qu'il y tient toujours.Il a précisé que, par référendum, la population de la communauté s'y était montrée favorable.Le Devoir hausse ses tarifs ¦ Le prix du Devoir augmentera à partir de lundi.Le journal coûtera 1 $ du lundi au vendredi et 2,24 $ la fin de semaine, taxes incluses.Cette hausse représente une augmentation de 17 % pour les numéros de semaine, qui passent de 0,75 $ à 0,88 $, taxes en sus, et de plus de 12 % pour la parution de fin de semaine, qui passe de 1,75 $ à 1,97 $, taxes en sus.Le Devoir est déjà le quotidien montréalais le plus cher.En semaine, La Presse et Le tournai de Montréal se vendent 0,60 $ et The Gazette se vend 0,52 $, taxes en sus.Jocelyn Arsenault, du service à la clientèle au Devoir, a expliqué hier que l'augmentation de prix est due à l'augmentation des coûts du papier à laquelle doivent faire face tous les journaux.Il ne pense toutefois pas que le nouveau prix affectera le tirage, évalué à SO 343 exemplaires en semaine et à 38 962 en fin de semaine, selon les dernières données disponibles.« Le prix des quotidiens est relativement bas comparé à tout ce qui augmente », a expliqué M.Arsenault.Pour contrer l'augmentation du prix du papier, d'autres journaux ont choisi de réduire leur format.The Gazette a réduit de près de deux pouces la largeur de son quotidien en décembre dernier et La Presse réduira dès lundi la largeur du sien d'un pouce et demi.DIRECTEMENT DU MANUFACTURIER AYANT PLUS DE 25 ANS EXPÉRIENCE Piscines monocoques en fibre de verre &1I 25 ANS DE GARANTIE Venez rencotitrer :tl0SçonseiÏÏeT^^n|à^;v.^^^ l'une des pluTÏèlle^ s * *\" en Amèrftye diïfoôrd dans' upé - IfnTèfiih c ë- de*ri é feh t e Nous avons aussi un grand choix de piscines de petites dimensions pour les espaces restreints.CARACTERISTIQUES Bancs moulés a Imtênour Tourt>rtlon inclus Isolation avec mousse poiyit'ethan*» Eau plus chaude de 8 a 10 degrés Marctio de secunte tout le tour de la piscine Économie de produits chimiques Installation on une lourneo.Aucun sous-traitant Plan d .i'r>on.if|«m«>nt personnalise gratuit Ouvert 7 jours 622-2664 628-0088 1456, rue de Jaffa, Fabrcville, Laval (sortie 16, Autoroute des 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petit-fils de huit ans, ainsi que les 3000 $ que réclamait aussi la mère pour payer les frais de son avocat.Selon l'avocat de Mme Sam-son, Me Sarto Landry, ce jugement contient quelques-unes des balises que le ministre de la Justice, M.Paul Begin, voudrait établir pour cerner les obligations des grands-parents reconnues dans l'article 585 du Code civil.Un cauchemar Pour sa part, Mme Samson, qui est âgée de 77 ans, avouait hier, au cours d'une conférence de presse au palais de justice de Québec, être délivrée d'un cauchemar qui l'empêchait de dormir depuis qu'elle avait été avisée par huissier de se présenter en cours, en juillet dernier.Mme Samson souhaite que le ministre de la Justice abolisse cet article.\u20ac On ne mérite pas ça.)'ai élevé neuf enfants et passé des nuits à coudre pour eux.» « Ce jugement ne changera rien », dit-elle, dui-s ses relations avec son ex-belle-fille qu'elle ne voyait plus depuis la séparation d'avec son fils.Mme Samson réclame cependant, parallèlement, un élargissement de ses droits de visite à son petit-fils.Selon le juge Lesage, les grands-parents n'ont pas des obligations aussi vastes que celles de parents à l'égard de leurs enfants majeurs ou de leurs petits-enfants.Standard de vie Cette obligation n'est pas lié non plus au standard de vie des grands-parents mais se résume à « fournir les besoins essentiels à la survie.Cela ne comprend pas les frais d'éducation optionnels, ni les dépenses qui ne sont pas essentielles au maintien d'une vie décente.» S'inspirant d'un jugement de la Cour d'appel, le juge Lesage estime que les grands-parents ne peuvent être appelés à la rescousse que lorsque les parents c .tout essayé pour remplir leurs obligations ou qu'ils en sont totalement incapables et ne reçoivent pas une assistance financière suffisante de la société.Mais il est hors de question, dit le juge, qu'une pension alimentaire, demandée pour l'enfant, serve à améliorer la situation personnelle de la mère.« Ceci vaut même si la requérante doit se priver pour entretenir l'enfant.» Dans ce contexte, le juge Lesage précise que la mère ne peut réclamer à Mme Samson de payer le tiers des frais de son logement alors que cinq personnes ( la mère et son fils plus un nouveau conjoint et ses deux enfants ) y habitent.Le juge élimine aussi la contribution de l'enfant aux dépenses de la voiture familiale, les frais de psychologue ( que l'enfant ne voit plus ) et une foule d'autres dépenses accessoires, qui ne correspondent pas à des besoins essentiels ; il établit finalement que les besoins vitaux de l'enfant sont inférieurs au montant des allocations sociales que perçoit la mère.Il précise que la générosité de la grand-mère qui verse 20 $ par semaine à son petit-fils malgré des revenus modestes « n'engendre pas une obligation ».Le juge Lesage ajoute qu'il a trouvé odieux qu'on discute chaque dollar des dépenses de la grand-mère pendant le procès « comme si elle avait l'obligation d'entretenir l'enfant.On ne peut sûrement pas lui demander de réduire son train de vie alors que son petit-fils n'est pas dans l'indigence ».Un alpiniste québécois se tue en descendant la Round Mountain Presse Canadienne G RAN BY ¦ On alpiniste natif de Granby, Jean Sirois, 46 ans, a perdu la vie mardi dernier à la suite d'une chute survenue à Keene Valley, dans l'État de New York.« le n'étais pas au courant de ses allées et venues.C'est ma soeur qui m'a appris ça mardi passé.On ne s'attend jamais à une mauvaise nouvelle comme ça.Ça a l'air qu'il a mal mesuré ses cordes avant de partir », a confié hier son frère, Michel Si-rois, un résidant de Granby.Malgré sa grande expérience \u2014 il avait vaincu plusieurs mon- tagnes de plus haute altitude un peu partout dans le monde \u2014 )ean Sirois a apparemment commis une erreur qui s'est révélée fatale en descendant la Round Mountain, dans les Adirondacks, rapporte le quotidien Adirondack Daily Enterprise, de Lake Placid.Pour contrôler la vitesse de descente, il faut doubler la corde en l'attachant à un objet situé dans le haut de la paroi, un arbre par exemple.Les deux parties de la corde doivent être de longueur égale.C'est l'erreur qu'aurait commise |ean Sirois : puisqu'une des deux parties était plus courte, il aurait manqué de corde, puis, ne pouvant s'agripper à quoi que ce soit, il a chuté de 50 mètres.Habitant Ottawa depuis huit ans, lean Sirois s'était rendu dans les Adirondacks avec un élève alpiniste de Hull, Marc-Olivier Ranger-Mosiof, 16 ans.Ce dernier, qui s'en est tiré indemne, a vu son professeur chuter vers la mort et a été très secoué.11 est demeuré perché pendant une heure sur une paroi glacée de la montagne alors que lean Sirois gisait inerte, en bas.Il a crié à l'aide, un automobiliste l'a vu, puis a appelé des secouristes.Les funérailles auront lieu aujourd'hui à Granby.L'idée de taxer les nuitées ne surprend pas les hôteliers JEAN-PAUL SOULlt ¦ La proposition du ministre Serge Ménard de taxer les nuitées d'hôtel L Montréal dans le but de créer un fonds destiné à promouvoir le développement touristique de l'agglomération de Montréal ne semble pas avoir pris les grands hôtels de la région par surprise.« Nous en avions entendu parler, a déclaré hier le président de l'Association des hôtels du Grand Montréal, M.Claude Sauvé.Une taxe semblable existe ailleurs en Amé- rique du Nord, et nous sommes prêts à parler de ce projet.» Claude Sauvé, qui est président de l'hôtel Rei-ne-Elizabeth, entend d'abord « situer Montréal » dans le contexte d'une telle taxe.« À New York, la taxe sur les nuitées d'hôtel est de 18%, dit-il.À Toronto, elle est de 15%, et au Québec nous avons 7 % de TPS et 6,5 % de TVC -oit 13,5 % sur les tarifs des chambres.» « Nous sommes ouverts à toute proposition qui pourrait promouvoir Montréal comme destination touristi- que », dit M.Sauvé.Loin de considérer l'éventualité d'une telle taxe, dont l'idée est en l'air depuis quelques mois, le président de l'Association des hôteliers du Grand Montréal se dit prêt ù étudier cette proposition «pourvu que les fonds récoltés soient réellement acheminés vers une véritable promotion ».Du côté de l'Association des hôteliers et restaurateurs du Québec, ni la présidente ni le directeur général n'étaient prêts hier à commenter l'idée mise de l'avant par le ministre Serge Ménard.Les employés du Méridien avisés d'une cessation d'emploi «envisageable» JEAN-PAUL SOULIÉ ¦ L'hôtel Méridien et le complexe Desjardins sont actuellement en négociation pour le renouvellement du contrat de gestion de l'hôtel.L'actuel contrat vient à échéance le 31 décembre 1996.Selon le directeur du Méridien de Montréal, Daniel Guyot, les pourparlers pour la reconduction du contrat sont « en bonne voie ».Pour se conformer aux délais légaux fixés par le Code du travail, le Méridien a avisé ses employés qu'une cessation d'emploi était envisageable à compter du 31 décembre.L'hôtel Méridien emploi environ 400 personnes.Si une entente survient avec le propriétaire du complexe.Méridien aviserait ses employés qu'ils n'ont pas à tenir compte de l'avis qui leur a été envoyé.Le président du complexe, Gaétan Couture, qui a avisé l'hôtel Méridien qu'il n'entendait pas reconduire le contrat de gérance de l'établissement aux conditions actuelles, est en voyage hors du pays et aucun commentaire n'a pu être obtenu sur les négociations en cours.Plus d'argent pour le logement social ¦ Le ministère québécois des Affaires municipales et la Ville de Montréal alloueront ensemble 6 millions de dollars de plus au logement social et à la rénovation.Cet argent permettra l'achat et la rénovation de 135 logements par des coopératives et des organismes sans but lucratif.Ces logements s'ajoutent aux 312 déjà prévus cette année à Montréal.Le gouvernement du Québec a aussi augmenté de 17 à 19 millions les budgets alloués à Montréal dans le cadre du programme québécois de revitalisation des vieux quartiers.La Ville augmentera aussi de 2 millions sa contribution au programme.Les deux tiers des 500 000 logements de Montréal datent d'avant 1960.r 1 A 12 la PKtD3C, NIUIIIKCAk, JrtHICUl é.tvmild I99Q « Les loisirs, c'est la cerise sur le sundae » ¦ KK7v lï.TjWoTcr \\ « A Bois-Franc, les aménagements pour la détente et les loisirs, c'est la cerise sur le sundae.Qu'y a-t-il de plus agréable que de faire le tour du lac à pied ?Le printemps dernier, nous avons photographié des grands hérons, des outardes.Nos enfants font du jogging, du patin, du vélo sur les pistes aménagées.Ils jouent au tennis, au touch-football dans les parcs.À voir la qualité de l'environnement, on ne croirait jamais qu'on demeure en ville.Pourtant, nous sommes à 15 minutes du centre-ville.» Claudette et André Maréchal propriétaires à Bois-Franc Bois-Franc Maisons sur lac ÀMontclair Cotidos LE GROUPE SOTRAMONT Maisons de ville - Condos Maisons atrium LE GROUPE \"! MALTAIS Maisons de ville m.1 ¦.>.j r 4 oo O 2673, rue Charlemagne.Montréal 255-3311 Extérieur 1 800 363-1515 (2 rues à l'ouest du Boul.Pie-IX) Cours de langues Anglais / Français 1 Vpuis plus de quinze ans, l'Institut des langues de l'Éducation permanente offre des programmes d'enseignement de l'anglais et du français, langues secondes, dans un contexte universitaire, lotis les professeurs sont spécialisés et fournissent un enseignement de haut calibre, grâce a des techniques innovatrices.Avril 1996 Anglais » i » Français Cours intensif - journée complète \u2022du 1er avril au 7 juin du lundi au jeudi 9h-I5h vendredi *)h-13h 10 sem-ines-240 heUKS-1 450 S Conversation générale - soir * du 1er avril au 12 juin lundi et mercredi 18 h-20 h 10 semaines\u201440 heures-185 $ Conversation générale - samedi * du 6 avril au 8 juin 10 h-14 h 10 semaines\u201440 heures-185 $ Ateliers de rédaction - samedi * du 6 avril au 8 juin 10 h-14 h 10 semaines\u201440 heurev-230 $ Préparation a l'épreuve TOEFL * du 10 avril au 5 juin lundi et mercredi 15 h 30-18 h 8 scmajnes-40 heures-185 $ Préparation a l'examen du CELDT * du 9 avril au 30 mai mardi et jeudi 15 h 30-18 h 8 scmaines-40 heures-230 $ Cours généra] - matin \u2022 du 1er avril au 12 juin lundi et mercredi 9 h-12 h 10 semaines-60 heures-230 S Au campus Loyola seulement -service gratuit de navette entre les deux campus.Communication orale avancée -matin \u2022 du 2 avril au 6 juin mardi et jeudi 10 h-12 h 10 semaines\u2014*0 heures-230 S Cours généra] - soir \u2022 du 2 avril au 6 juin mardi et jeudi 18 h-20 h 10 semaines\u201440 heures-185 5 Cours généra] - samedi \u2022 du 6 avril au 8 juin 10 h-14 h 10 semaines\u2014*0 heures-185 S Français écrit - soir Niveau avancé seulement \u2022 du 2 avril au 6 juin mardi et jeudi 18 h-20 h 10 semaines - 40 heures - 230 $ Langue des affaires - soir Niveau avancé seulement \u2022 du 2 avril au 6 juin mardi et jeudi 18 h-20 h 10 scmaines-40 heures-230 $ j i r Cours d'anglais - inscription en personne avant le 14 mars 19% Cours de français - inscription en personne avant le 19 mars 1996 Frais d'inscription (non remboursables): Cours intensifs d'anglais :.50 $ Tout autre cours d'anglais et de français :.10 $ Mode de règlement Checjue visé ou mandat a l'ordre de l'Université GoiKOfdia, Visa, MasterCard ou carte de débit.Inscription et renseignements: 1822.boul.de Maisonncuvc ouest.I cl.: 848-3608/3609/3614 UNIVERSITE Concordia Centre de l'éducation permanente ON VOUS PRÉPARE POUR LE MONDE -^ >.à_.-\u2014- ;î .\\ \u2022 # 1/ «/ «r i c l* 4» \\* I; f t il tê 1t *t \u2022 r une Lotion thermale tonifiante Biosource, 15 mL \u2022 un Soin de jour rajeunisseur de peau BIOJEUNESSE, 15 mL \u2022 un désodorisant Déodorant douceur, 15 mL \u2022 un Concentré cellulite embellisseur MINCEUR BEAUTÉ EXPRESS, 30 mL \u2022 une brosse pliante \u2022 une trousse à maquillage.Vôtre, sans autres frais, à l'achat de 20$ ou plus de produits Biotherm (avant taxes).Une prime par personne.En vigueur jusqu'au 10 mars 1996.En plus ! 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IMPERIAL REFINISHING \u2022 1 800 807-7901 ^P\"* 1970 s sa jeannette et ^ione/^hfrnute^ t Phoque en papier « massacré » devant l'ambassade du Canada Manifestation à Washington contre la chasse aux phoques MARIE TISON Presse Canadienne PHOTO AP Cette photo fait voir le phoque en papier que les manifestants ont « massacré » devant l'ambassade du Canada à Washington.WASHINGTON ¦ Une manifestion contre la chasse aux phoques a donné lieu à une arrestation, hier, et a laissé l'ambassade canadienne tachée de rouge.La division en uniforme des services secrets américains a arrêté M.Eliott Goggel après qu'il eut tracé le mot « Shame » ( honte ) sur la porte de l'ambassade avec de l'eau colorée sensée représenter du sang.Environ 25 membres d'une organisation vouée à la protection des droits des animaux, PETA ( People for the Ethical Treat-ment of Animais ), scandaient alors des slogans et frappaient dans les fenêtres de l'ambassade.Pas d'autres arrestations Il n'y a pas eu d'autres arrestations.Le tout a commencé lorsque les manifestants ont placé tout près d'un des murs de l'ambassade un gros phoque de papier mâché rempli de fioles d'eau colorée.M.Goggel, vêtu d'une veste rouge et noir, et coiffé d'une casquette de chasseur orange vif, a alors asséné des coups violents à la bête à l'aide d'une batte de baseball de façon à en faire rejaillir l'eau colorée et à éclabousser l'ambassade.Il a par la suite trainé le phoque jusqu'en haut de l'escalier menant à l'entrée principale de l'ambassade, laissant sur les marches des flaques rouges.Il a bloqué l'entrée avec l'animal et a continué à lui asséner des coups, éclaboussant cette fois-ci la porte.« le pense qu'ils entendent notre message», a commenté M.lason Baker, l'un des organisateurs de la manifestation.Ce n'est qu'à ce moment que les voitures du service secret sont arrivées à l'ambassade.Les agents ont procédé à l'arrestation de M.Goggle alors qu'il bloquait l'entrée.Il n'a pas résisté à son arrestation, mais les policiers ont dû le traîner à leur voiture.Guerre M.Baker a déclaré que le gouvernement canadien faisait la guerre aux phoques en permettant cette année la prise de 250 000 phoques.L'année dernière, la limite était de 186 000.Il a rejeté l'argument voulant ue les phoques mangent trop e morue, contribuant ainsi au déclin des stocks de poisson.Il a affirmé que la morue ne représentait que trois pour cent du régime des phoques, et que la population de phoques était 10 fois plus petite maintenant qu'elle ne l'était le siècle dernier.« Le problème n'est pas la surpopulation des phoques, mais la surpèche et la cupidité humaine », a-t-il soutenu.Un porte-parole de l'ambassade a indiqué que la manifestation avait causé quelques inconvénients, mais qu'après une heure, la plupart des taches avaient déjà été nettoyées.Événement médiatique Il a fait remarquer que les manifestants n'avaient pas demandé à rencontrer des représentants du gouvernement canadien pour discuter de la question.« C'était un événement médiatique, pas une tentative de dialogue », a-t-il laissé tomber.PETA, qui a organisé la manifestation, a remis aux journalistes une copie d'un vidéo obtenu originalement par l'association britannique International Fund for animal Welfare.Ce vidéo, tourné par un chasseur de Terre-Neuve, montre des chasseurs qui battent et dépècent des bébés phoques sans la moindre retenue.Ce vidéo a causé tout un émoi à Terre-Neuve parce que les chasseurs craignent qu'il ne leur fasse une mauvaise réputation.Us considèrent que la majorité d'entre eux se conduisent de façon professionnelle.Faites réémailler votre baignoire Hru courant 250$ 150$ \\Les enfants, conjoints et petits-enfants, ainsi que les parents et amis, sont i heureux de souligner cet anniversaire et vous souhaitent, chers Jeannette et Lionel, santé et bonheur pour de belles années encore.Maître Sevadjian Pour petits et grands dès l'âge de 3 ans et adultes fje tout âge.r 335-1798 \u2014= « Sacrés vieux skis ! On a fait ensemble des descentes vertigineuses, des virages à la limite du décrochage, des prises de carres sur la glace bleue.c'est vrai.mais le ski, ça évolue vite hein ! Les monocoques, les spatules plus larges, les nouveaux alliages, les techniques de plus en plus poussées pour éliminer les vibrations.qu'est-ce que vous voulez.ça me tente ! Bon.le temps est venu de se séparer.mais ça me fait quelque chose pareil.Nous aussi on a le ski dans la peau.BERNARD TROfTÊER SPORTS » Faites vite, on liquide tout ! C'est en plein le temps de renouveler votre équipement ou vos vêtements de ski r aura pas deuxième chance.skis de fond, planches à neige, vêtements pour le ski pour la planche ! Rauctis de a o sur l'équipement SALOMON MOSSWÊtOi.l l t a sur les vêtements & O G m ( t ?DESCENTE ?Columbia Sport-Mrar ( ijrtjunv kiily p.Ei> LOUIS OIRN&4U & Dorage part ailleurs vous ne trouverez de meilleurs prix ! Et toujours le même excellent service ! On a le ski dans la peau SPORTS 581, boul.Taschereau Greenfield Park 671-3793 Galeries Normandie 2798, de Salaberry, Montréal 331-3340 183-D, boul.Hymus Pointe-Claire 694-0240 IMMENSES STATIONNEMENTS AUX TROIS MAGASINS A T 1 I A 20 LA PKfcbSL.MONTREAL, SAMEDI 2 MARS 1996 ACTUALITES Lutte contre la drogue : la Colombie sur la liste noire des États-Unis Renier WASHINGTON ¦ Le président Bill Clinton a décidé de pénaliser la Colombie pour son manque de coopération au combat mené contre le trafic de drogue, mais a octroyé au Mexique un certificat de bonne conduite, ont annoncé hier des responsables américains.Conformément aux recommandations du secrétaire d'État Warren Christopher, Bill Clinton a décidé de maintenir le Mexique sur la liste des pays qui coopèrent contre le trafic de drogue mais d'en rayer la Colombie.Cette décision constitue un dur revers pour la Colombie et témoigne des inquiétudes des États-Unis vis-à-vis des liens du président Samper avec les cartels de la drogue, a déclaré Robert Gelbard, secrétaire-adjoint du département d'État.Selon la loi américaine, le ltr mars de chaque année le président américain doit faire savoir au Congrès quels sont les pays qui coopèrent à la lutte contre l'introduction de drogues aux États-Unis.Les pays montrés du doigt sont pratiquement privés de toute aide américaine et ne peuvent prétendre à des prêts garantis par l'État.Us risquent en outre des sanctions commerciales.Dans son rapport annuel consacré à la lutte contre la drogue et les trafiquants, le département d'État estime que la Colombie reste le principal producteur et distributeur mondial de cocaïne et l'un des principaux fournisseurs d'héroïne et de marijuana.«t Tout en donnant un certain nombre de résultats positifs, les efforts anti-drogue de la Colombie ont été entravés par le manque d'engagement de l'adminis- tration Samper à soutenir les efforts des organismes d'application de la législation colombienne », peut-on lire dans ce rapport de 598 pages.Le président colombien, Er-nesto Samper, soupçonné d'avoir financé sa campagne électorale avec des narco-dollars fait actuellement l'objet d'une enquête parlementaire dans son pays.La Colombie a annoncé jeudi la saisie, au cours du mois écoulé, de 13 avions utilisés par des trafiquants ainsi que la destruction d'un laboratoire de cocaïne et la destruction de plus de 1000 hectares de plantations de coca.Le Pérou et la Bolivie ont été admis sur la liste des pays coopératifs, tandis que les efforts du Liban, du Paraguay et du Pakistan ont été jugés médiocres mais l'aide ne leur a pas été supprimée pour des raisons de sécurité nationale.Écrasement au Pérou : 123 morts d'après PC et Reuter LIMA ¦ Un Boeing 737 de la compagnie péruvienne Faucett s'est écrasé jeudi soir dans le sud du Pérou, tuant les 123 personnes (117 passagers et six membres d'équipage ) à son bord, ont déclaré les autorités.« C'est confirmé.Il n'y a pas de survivant », a déclaré un responsable aéroportuaire.« Nous ignorons vraiment ce qui s'est produit », a dit pour sa part un porte-parole des Faucett Airlines.L'ambassade canadienne à Lima a précisé que les deux Canadiens qu'on croyait parmi les victimes étaient en fait des Péruviens qui avaient acheté leurs billets au Canada.La compagnie Faucett avait annoncé plus tôt que deux Canadiens figuraient parmi les 40 passagers étrangers tués dans l'accident.Parmi les autres passagers il y avait 33 Chiliens, deux Américains, deux Belges, deux Boliviens et un Brésilien.Quatre-vingt-trois Péruviens ont aussi perdu la vie dans cette tragédie, parmi lesquels on comptait les six membres d'équipage.11 s'agit de la plus grave catastrophe aérienne dans l'histoire du Pérou.Jusque là, la pire était l'accident d'un avion près de la ville andine de Cuzco, dans les années 70, lors duquel 89 personnes avaient péri.Les équipes de secours ont localisé les débris calcinés de l'appareil dans un canyon à 2500 mètres d'altitude près de la localité d'Arequipa, à un millier de kilomètres au sud de la capitale, Lima.PHOTO REUTER Des soldats de l'armée péruvienne inspectent la queue du Boeing qui s'est désintégré en s'écrasant sur le flanc d'une montagne, quelques minutes avant d'atteindre sa destination.Selon certaines informations de presse, l'avion a heurté une montagne dans le brouillard mais les autorités n'ont pas confirmé cette version de l'accident, déclarant plutôt que l'équipage avait signalé peu avant des « problèmes mécaniques ».Selon la télévision, le pilote avait fait état de fumée émanant d'une aile avant que l'avion n'entame sa descente dans le secteur montagneux de Ciudad de Dios, près d'Arequipa.Les autorités des aéroports de Lima et Arequipa ont indiqué que le Boeing 737 avait quitté la capitale Lima à 19 h 12, et s'est écrasé vers 20 h 15, juste avant son atterrissage à Arequipa.L'avion avait reçu l'autorisation de se poser et s'est écrasé cinq minutes avant l'heure prévue de son atterrissage.Le ministre péruvien des Transports, Manuel Vara Ochoa, s'est rendu à l'aéroport de Lima pour consoler les proches des victimes et rencontrer des responsables.Des représentants de la compagnie Faucett ont annoncé qu'ils allaient mettre des vols gratuits dans la journée pour Arequipa, pour ceux des proches des victimes qui souhaiteraient s'y rendre.Prenez les (levants! ENflP Information en administration publique LEHflP vous offre \u2022 Un accueil personnalisé \u2022 Des conditions d'admission souples \u2022 Un cheminement à temps partiel ou à temps complet \u2022 Les activités d'un programme court reconnues au diplôme et celles du diplôme reconnues à la maîtrise \u2022 Une pédagogie axée sur les expériences diversifiées des étudiants Renseignements Francine Deschènes 945.avenue Wolfe Sainte-Foy (Québec) (418) 657-2485 Marie-Pierre Larose 1001.rue Sherbrooke Est Montréal (Québec) (514) 522-3641 Nicole Dumas 165.rue Wellington Huil (Québec) (819) 771-6095 DES MAITRISES OPTION A POUR FORMER DES GESTIONNAIRES \u2022 en management public \u2022 en management international OPTION B POUR FORMER DES ANALYSTES.CONSEILLERS OU CHERCHEURS \u2022 en analyse et développement des organisations \u2022 en gestion des ressources humaines \u2022 en évaluation des programmes DES DIPLÔMES DE 2* CYCLE \u2022 en administration publique \u2022 en administration internationale DES PROGRAMMES COURTS D'ÉTUDES AVANCÉES \u2022 en management public \u2022 en management -»ternational \u2022 en administration locale et régionale \u2022 en gestion des ressources humaines \u2022 en gestion financière du secteur public \u2022 en évaluation de programmes publics \u2022 en systèmes et technologies de l'information ¦ Mfl >J\"i si t dit 0«,
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