La presse, 17 mars 1996, C. Santé
[" Montréal, dimanche 17 mars 1996 Santé La Presse SCIENCE tw 875*637 , T2jfcLINKiUES POU* MIEUX VOUS SERVI*! S i -1 au 11 M ^-\u2022t I V 83 JE 1 I 1 X J RAYMOND BERNATCHEZ Depuis quelques semaines, une cinquantaine de Montréalais souffrant de problèmes cardiaques ex* périmentent une nouvelle technologie mise au point en Israël.Dès qu'ils ressentent un malaise, ils fixent rapidement trois électrodes sur leur abdomen, enregistrent eux-mêmes leur éîecirocardio-gramme à l'aide d'un minuscule appareil portatif, le CG-9000 ( un éleçtrocardiogra-phe à neuf dérivations ), et expédient sans plus attendre cet électrocardiogramme par ligne téléphonique à une éqtsipe de soins qui en fait aussitôt l'interprétation.Fini les angoisses, fini les compte rendus au téléphone avec un préposé aux soins pour tenter de déterminer à l'aveuglette s'il y a lieu ou non de se faire transporter à l'hôpital par ambulance/ fini les attentes inutiles dans les salles d'urgence des hôpitaux.Cette technologie a été implantée à Montréal par une nouvelle firme privée de télémédecine, TeleMedisys lue, créée et exploitée par des cardiologues de haut niveau, appuyés partme équipe professionnelle de soutien triée sur le volet.L'étape de la mise au point du nouveau service étant terminée/ TeleMedisys l'offre dès maintenant à toute la clientèle potentielle, soit à toute personne souffrant de problèmes cardiaques et qui'pourrait faire les frais d'une récidive, soit aux gens qui risquent plus que d'autres de subir leurs premiers malaises cardiovasculaires, soit aux médecins ne disposant pas d'un électrocardiographe dans leur cabjnet ou oeuvrant en région éloignée.Président du conseil et chef de la direction de TeleMedisys Inc, le Dr Sheldon Elman, explique que la majorité des mé- Voir LAISSEZ en C 2 \\ ¦y ¦ ^ \u2022T' «*¦ V V 9\"T m Photos Pierre Lalumière Un patient peut désormais faire un électrocardiogramme chez lui et l'expédier par téléphone à une centrale de communications où la préposée aux soins sollicite aussitôt ravis d'un cardiologue ( photos du haut ).À gauche, un appareil portable, tout aussi minuscule et plus complexe, pourra être utilisé en cabinet par un omnipraticien.M*.w \u2022 r _- Dès le 23 Au Vieux-Port de Montréal Billets en vente sur le.réseau Admission (514) 790-1245 1 800 361-4595 TU .- k C 2 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 17 MARS 1996 Santé La télémédecine peut sauver des vies À distance, un spécialiste évalue les symptômes du patient RAYMOND BERNATCHEZ Supposons le pilote d'un avion, ou le capitaine d'un bateau naviguant sur le Saint-Laurent.Que doit-il faire si d'aventure un passager ou un membre d'équipage se plaint subitement de douleurs intenses à la poitrine ou de palpitations cardiaques ?Doit-il continuer son chemin, ou doit-il, pour protéger la vie de la personne atteinte, poser l'appareil au premier aéroport venu ou rentrer au port le plus proche, en courant le risque de se couvrir de ridicule et d'être blâmé si les symptômes du patient étaient plutôt attribuables à des problèmes d'ordre digestif ?Voila un beau dilemme qui sera en bonne partie résolu lorsque les pilotes disposeront, à bord de leur avion ou de leur bateau, de petits appareils d'électrocardiogrammes de tclemédecine reliés à une centrale téléphonique de service comme celle de la firme montréalaise TeleMedisys.Cardiologue-conseil chez TeleMedisys, le Dr Benoît Coutu, qui oeuvre comme électrophysiologir.te à l'hôpital Notre-Dame et comme directeur médical adjoint à la Croix-Bleue, estime que cette nouvelle technologie peut rendre des services inestimables à toute personne oeuvrant en région éloignée ( aussi bien les travailleurs forestiers, les personnes travaillant à bord d'une plate-forme de forage, etc.), au personnel de bord dans les avions et les trains, aussi bien qu'aux voyageurs eux-mêmes en déplacement ou en séjour prolongé à l'étranger.Avec l'avènement de la télémédecine, I?spécialiste est à portée de main ou plutôt des doigts.Il suffit de posséder l'appareil adéquat, d'être abonné au service et d'avoir un téléphone près de soi pour solliciter son expertise.Nous pouvons imaginer facilement le cas d'un automobiliste disposant dans son véhicule d'un téléphone cellulaire et d'un électrocardiographe de poche.Celui-ci pourrait aisément, s'il ressentait subitement un malaise alors qu'il circule sur une voie rapide de ceinture, solliciter l'avis du personnel soignant à la centrale téléphonique qui lui dépêcherait dès lors là où il se trouve, le soutien ambulancier requis.Nous pouvons donc nous attendre à ce que les compagnies privées d'assurances oeuvrant dans le domaine de la santé manifestent rapidement le plus grand intérêt pour ce nouveau type de service.Les personnes qui étaient plus que d'autres à risques de subir un accident coronarien ( en raison de leur poids, de leur mode d'alimentation, de leurs habitudes de vie et de leurs antécédents familiaux ), voire déjà atteintes de problèmes cardiaques, avaient forcément plus de difficultés à bénéficier de la protection d'une assurance-vie.Les appréhensions des assureurs devraient être partiellement réduites si l'assuré est « branché » sur un service de télémédecine, et des ré- PHOTO P\u20acRR£ LALUMtERE la Presse L'appareil permettant à toute personne d'effectuer elle-même ses propres électrocardiogrammes facilitera la vie des gens qui vivent en région éloignée aussi bien qu'aux voyageurs.ductions de primes en résulteront peut-être.Ces mêmes assureurs manifesteront sans doute également de l'intérêt pour les multiples possibilités de ce nouveau mode de diagnostic à distance lorsqu'il s'agira par exem- ple de consentir une couverture d'assurance additionnelle pour un Québécois effectuant des séjours prolongés à l'extérieur ( en Floride notamment, pour ne citer que cette destination ).Un patient âgé, courant le risque de subir un accident cardiaque aux États-Unis, doit actuellement payer de lourdes primes, compte tenu du coût des soins hospitaliers chez nos voisins, du Sud.Cette fois encore, la précocité et la rapidité du diagnostic sont autant d'éléments qui pourront contribuer favorablement à la réduction des risques d'aggravation des symptômes lors d'un incident coronarien, et qui auront un effet positif sur la durée et sur les coûts des traitements.Peut-on imaginer que de tels services soient bientôt offerts à l'ensemble de la population dans le secteur public de santé ?Nous le pouvons si TeleMedisys parvient à démontrer, comme elle le soutient, qu'une telle technologie peut contribuer à sauver la vie des patients, à réduire considérablement les risques de complications reliés aux problèmes coronariens, et à rassurer les patients sur la gravité de leurs symptômes.L'État économiserait des sommes substantielles en frais de transports ambulanciers effectués inutilement.D'autre part, cette technologie permettrait de désengorger significativement les salles d'attente à l'urgence des hôpitaux.Chaque année, les maladies car-diovasculaires coûtent à l'économie canadienne 17 milliards de dollars en soins médicaux, frais d'hospitalisation, pertes salariales et baisse de productivité.Le quart des victimes d'une crise cardiaque meurent avant d'arriver à l'hôpital et dans 60 % des cas, les patients nient la gravité de leurs symptômes et ne sollicitent que tardivement l'expertise médicale.Voilà qui devrait faire réfléchir tout le monde.Laissez parler votre coeur.Tous les organes sous surveillance LAISSEZ / Suite de la paae C 1_ decins ne possèdent effectivement pas actuellement l'équipement requis pour faire des électrocardiogrammes en cabinet, et qu'une bonne part d'entre eux, de toute manière, n'ont pas l'expertise ou la pratique requise pour en faire la lecture.L'avènement de cette nouvelle technologie, et d'un minuscule électrocardiographe standard à 12 dérivations, le CG-7000D, leur permettra dorénavant d'y avoir accès et d'en faire bénéficier leurs patients.Il leur suffira de fixer quelques électrodes sur l'abdomen de leur patient, d'enregistrer l'activité électrique de son coeur à l'aide de leur petit appareil et de communiquer ensuite avec la centrale d'appel de TeleMedisys.En bout de ligne, la préposée verra apparaître le résultat de rélectrocardiogramme sur l'écran de son ordinateur, en fera la lecture, en transmettra copie par télécopieur à l'un des sept cardiologues au service de cette firme, et en retransmettra l'interprétation au médecin traitant.PHOTO PCRRE LALUMIERE.UAWM Cet appareil, de la dimension d'une carte de crédit, avec mo téléphonique intégré» peut déceler les arythmies cardiaques les patients.La prise en charge du patient Si c'est un patient qui communique directement avec la centrale téléphonique pour solliciter une lecture de son électrocardiogramme ( le temps d'enregistrement est de 50 secondes et celui de la transmission, de 20 secondes ), la préposée aux soins télécopiera son électrocardiogramme à l'un des cardiologues de TeleMedisys.Si l'état du patient justifie l'hospitalisation, elle effectuera elle-même les démarches auprès d'Urgence-Santé et auprès du médecin de garde à l'hôpital pour assurer rapidement son transport et son accueil à l'urgence.Dans le cas contraire, elle disposera de l'information requise pour rassurer le patient.Lorsqu'un patient s'abonne à ce service, l'infirmière lui rend visite à domicile, lui explique le mode de fonctionnement de l'appareil et prend note des informations requises pour constituer un dossier médical qui sera ensuite stocké dans la mémoire de l'ordinateur.S'il communique ultérieurement avec la centrale téléphonique, la préposée aux soins verra simultanément apparaître à l'écran tant les graphiques de son électrocardiogramme que les éléments d'informations contenus dans son dossier, ce qui facilitera l'intervention de la préposée aux soins auprès du médecin de garde à l'hôpital.Le directeur du conseil consulta- tif de cardiologie de TeleMedisys, le Dr Jean-François Sestier, rappelle que les possibilités d'éviter un infarctus ou des complications sont très fortes de nos jours à la condition que l'on intervienne dans les trois heures qui suivent l'apparition des symptômes en dégageant les artères à l'aide d'un médicament thrombolytique.Ces possibilités d'interventions fructueuses s'amenuisent dans les heures qui suivent et sont pratiquement nulles après 12 heures.Ces services étant offerts par l'entreprise privée, ils ne sont évidemment pas gratuits.Le coût mensuel d'utilisation est de 49,95 $ pour le patient, et cela pour 60 minutes de service.Il devra ajouter à ces frais l'achat de son CG-9000, au prix de 995 $, ou de sa location mensuelle sur 12 mois ( 109 S ), 24 mois ( 64 $ ) ou 36 mois ( environ 30 $ ).RAYMOND BERNATCHEZ Jusqu'à tout récemment, les technologies de la télémédecine n'avaient été utilisées que pour permettre aux médecins d'échanger de l'information et partager leur expertise lors d'une intervention chirurgicale ou lors d'un symposium sur la santé.Les entreprises privées de santé n'ont pas tardé à prendre conscience du fait qu'elles pourraient rendre des services plus qu'appréciables aux patients qui seront de plus en plus traités à domicile en mode ambulatoire.Le 7 janvier, dans le cahier Santé de La Presse, nous faisions déjà état de l'existence d'une entreprise de Saint-Edmond ( SIMI ), près de Drummondville, qui offrait des services d'imagerie médicale à domicile.Une équipe se rend chez vous, effectue des échographies à l'aide d'un équipement portatif et fait parvenir sur le champ les images à un médecin, par télécommunication.Le médecin l'interprète immédiatement à distance et a la possibilité d'entrer en communication directe avec le patient ( et de partager avec lui une partie de l'écran ), pour lui transmettre les résultats ou solliciter plus d'informations sur ses symptômes.Avec l'avènement de telles technologies, la médecine entre résolument dans l'ère de Star Treck, et les consommateurs de soins de santé doivent s'attendre à vivre des expériences de plus en plus étonnantes au cours des prochaines années.Ne serait-ce qu'au cours des prochaines semaines, la compagnie TeleMedisys de Montréal proposera à sa clientèle, à partir de sa centrale téléphonique de la rue Sherbrooke, la location mensuelle d'un Spiro-Phone.En soufflant dans ce minuscule appareil, les personnes souffrant d'asthme, d'emphysème ou de bronchite, pourront recueillir des données sur l'état de leurs poumons, et les transmettre par le truchement d'une ligne téléphonique aux médecins employés par TeleMe' disys, qui en feront l'interprétation.De la même façon, dans trois ou quatre mois, des femmes enceintes qui risquent de vivre des complications pourront être reliées 24 heures par jour à un appareil qui, en liaison avec la centrale téléphonique de TeleMedisys, enregistrera leurs contractions utérines, tout en recueillant les informations relatives à l'état du coeur du bébé.De la même façon toujours, cette entreprise sera bientôt capable de surveiller l'état de santé des diabétiques, en mode ambulatoire.Elle pourra également capter et re^ transmettre de l'information relative à la tension artérielle des individus.Un minuscule appareil, de la dimension d'une carte de crédit celui-là, est déjà capable de déceler à demande les arythmies cardiaques de certains patients.Le modem téléphonique de communication est intégré à la mince carte.Un nouveau médicament pour combattre le zona MEDECINE Dr Kenneth Walker collaboration spéciale Si vous travaillez de longues heures, si vous vous tracassez a propos de problèmes personnels, ou si vous vous couchez un peu trop souvent aux petites heures du matin parce que vous faites trop la fête, vous risquez de réveiller le virus du zona qui reste en permanence dans l'organisme.Cette année, le virus du zona frappera environ 350 000 Nord-Américains qui se tordront de douleur.Mais un nouveau médicament antiviral, le « Famvir *, aidera à soulager la terrible douleur.Il est difficile pour les enfants qui vivent dans un climat tempéré d'échapper à la varicelle.Mais contrairement aux autres maladies enfantines, le virus de la varicelle reste toujours dans l'organisme.Il va se terrer dans les cellules nerveuses qui sont situées près de la moelle épinière, et qui transmettent les messages de la peau au système nerveux central.Et tout au long de son existence, le virus essaie de s'en échapper.La seconde fois que ce virus se manifeste, il provoque ce qu'on appelle le zona.L'éruption cutanée et la douleur propres au zona ont peu en commun avec les autres lésions.Elles sont très caractéristiques.Une fois sorti, le virus suit le trajet des nerfs de la paroi thoracique ou de la paroi abdominale.Il envahit ensuite la peau, provoquant une petite éruption qui s'étend du dos à la partie frontale du thorax ou de l'abdomen.Quelques jours plus tard apparaissent le long de la partie douloureuse des vésicules s'apparentant à celles de la varicelle.Vers le cinquième jour suivant leur apparition, les vésicules commencent à sécher et à former une croûte tîc.Certains malades se plaignent d'une sensation de brûlure lancinante le long de la paroi thoracique, qui est souvent accompagnée de fièvre, de frissons et d'un dérangement d'estomac.Mais la douleur que provoque un nerf enflammé, en fait une forme de névralgie, peut être atroce.La peau peut devenir si sensible que le simple frôlement des vêtements rend la douleur insupportable.Dans la majorité des cas, l'éruption disparait progressivement, la douleur se dissipe lentement et le rétablissement total survient.Les jeunes patients affligés du zona sont débarrassés totalement du virus en deux à quatre semaines.Mais chez les personnes de plus de 50 ans, environ un tiers d'entre elles se plaindront d'une douleur persistante.Pour les personnes de plus de 70 ans, environ 50 % souffriront d'une névralgie gênante pendant un an ou plus.Bien que cela soit rare, des cas de douleur qui persiste pendant 15 ans ont été signalés.Comme la plupart des gens contractent la varicelle un jour ou l'autre, pourquoi tout le monde n'a pas le zona ?Il n'y a pas de réponse à cette question, mais on croit qu'un système immunitaire affaibli s'ajoutant à une fatigue excessive peut favoriser le déclenchement de cette affection.Dans les années antérieures, les médecins n'étaient pas capables de modifier l'évolution du zona, dont le virus fait partie de la famille des herpès.Aujourd'hui, un médicament antiviral, le « Famvir » ( famiciclour ) peut aider à maîtriser le virus.Le Famvir élimine la reproduction du virus qui se produit à la base des vésicules.La réduction du virus fait que les vésicules guérissent plus rapidement et que la douleur diminue.Le Famvir a une action essentielle dans une autre situation.Le zona se déclare parfois sur un côté de la partie supérieure du visage.Dans ces cas, la cornée de l'oeil peut être touchée.Un traitement rapide est alors nécessaire pour empêcher les ulcères et une inflammation qui risqueraient d'affaiblir la vision.S'il faut utiliser le Famvir, il faut agir rapidement.La recherche a démontré qu'il est plus efficace s'il est utilisé dans les 48 heures suivant l'apparition de l'éruption.Les effets secondaires les plus courants du Famvir sont la nausée, la migraine, la constipation, la diarrhée et un sentiment de malaise.Quelques mesures simples peuvent aider à soulager l'inconfort chronique que crée le zona.Les analgésiques atténuent la douleur.Des compresses plongées dans une solution de Burrow ( acétate d'alumine et acétate de soude ) appliquées pendant 15 minutes quatre fois par jour aident à calmer également la douleur.Et si une infection bactérienne secondaire survient, une pommade de Polysporine peut être appliquée sur les lésions.Quant aux douleurs résiduelles qui persistent après la guérison de l'affection, il n'existe actuellement aucun traitement efficace connu pour les faire disparaître.Par rapport à la varicelle, le zona est beaucoup moins contagieux.Le mal se répand seulement par contact avec le virus qui se trouve dans les vésicules.Toutefois, en recouvrant simplement ces vésicules, on élimine pratiquement cette possibilité.En outre, la nature infectieuse du zona disparaît au troisième ou quatrième jour.Il n'existe aucun moyen sûr d'éviter un accès de zona, mais si vous menez une vie saine et sans surmenage, votre système immunitaire sera plus à même d'empêcher toute activité du virus. LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 17 MARS 1996 Santé Sida : relancer l'espérance DIALOGUE Dr Joseph Ayoub collaboration spéciale endant que l'épidémie du sida continue sa progression inexorable dans l'ensemble des pays en voie de développement, une étude démographique récente sur le sida en Europe révèle pour la première fois l'amorce d'une décrue
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