La presse, 18 mars 1996, B. Économie
[" B Montréal Lundi 18 mars 1996 E c onomie La Presse ÉDITORIAL OPINIONS ARTS ET SPECTACLES ANNONCES CLASSÉES «Desjardins: une entreprise et un mouvement» Claude Béland résume le colloque sur la spécificité de Vinstitution coopérative PAUL DUR!VAGE Desjardins est-il ( est-elle ) un mouvement ou une entreprise ?Au terme d'un colloque de deux jours où planait le fantôme du fondateur Alphonse Desjardins, le président de l'organisme, M.Claude Béland, a tranché : « je crois que l'on peut laisser tomber le point d'interrogation ; c'est une entreprise et un mouvement ».M.Béland clôturait le neuvième Colloque sur les leaders du Québec contemporain, une série annuelle, organisée par l'Université du Québec à Montréal.D'abord centrée sur les personnalités qui ont marqué l'histoire récente du Québec, la série porte sur ses institutions depuis trois ans.Quelque 44 conférenciers, dont la moitié étaient des universitaires provenant de neuf établissements différents et le quart étaient des dirigeants de Desjardins, ont passé la fin de semaine à étudier le parcours et les activités de l'entreprise à la lumière de sa spécificité corporative.Une autocritique Pour les dirigeants de Desjardins c'était l'occasion d'une autocritique sur la mission fondamentale de l'organisme, deux semaines avant ses grandes assises annuelles où pas moins de 4000 personnes sont attendues.« Un mouvement se caractérise par son évolution à contre-courant du discours dominant.On parle ainsi du mouvement syndical ou du mouvement féministe », a retenu M.Béland des différentes définitions apportées par les conférenciers.À contre-courant, Alphonse Desjardins l'a été quand il a fondé une première caisse populaire pour mettre le crédit à la disposition des agriculteurs.Le Mouvement avec ses 75 milliards d'actif l'est encore aujourd'hui, « avec créativité », quand une caisse développe une formule de crédit pour favoriser l'adoption d'enfants, a souligné M.Béland.La compétition Mais c'est aussi une entreprise, confrontée à la compétition féroce de l'industrie, à la mondialisation des marchés et aux agences de notation de crédit, comme s'est appliqué à le démontrer le président de la Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l'Ouest-du-Québec, M.Jocelyn Proteau.Et de citer le fondateur sur la richesse à acquérir et la diversification : « La caisse n'est qu'un prélude, disait-il.Peut-être même trouve- rait-il aujourd'hui que nous ne sommes pas assez diversifiés ».De là à investir dans des entreprises non-coopératives : « Alphonse Desjardins aurait souhaité d'autres réponses ; mais nous nous sommes dans un système capitaliste, a poursuivi M.Proteau.Il aurait probablement été fier de voir ses caisses acquérir une banque d'envergure canadienne ( la Banque Lauren-tienne ) ».« Être coopératif ne veut pas dire être petit, minable et subventionné », a-t-il poursuivi.Pour les deux dirigeants, la spécificité de Desjardins tient plutôt à la participation des membres au capital, aux grandes décisions et à la redistribution des trop-perçus ( profits ).Si les membres se font rares aux assemblées, M.Béland blâme plutôt l'individualisme de notre époque et il rappelle leur rôle dans le système décisionnel à ceux qui font constamment appel au Mouvement et aux caisses pour secourir l'économie.« Comme entreprise, nous avons à nous battre avec la compétition.Comme mouvement, nous avons aussi à nous battre pour que nos rêves se réalisent », a dit M.Béland.Quant à l'avenir du Québec, « ce sont les personnes individuellement qui feront changer les choses », a rappelé celui qui présidera le sommet socio-économique des prochains jours.PHOTO PIERRE McCANN.La Press* Desjardins est aussi une entreprise, confrontée à la compétition féroce de l'industrie, à la mondialisation des marchés et aux agences de notation de crédit, plaide Claude Béland.CETTE SEMAINE Lundi ¦ La Conférence sur le développement économique et social débute aujourd'hui.Les patrons de grandes entreprises québécoises et ca-nadiennes de même que les dirigeants des grandes organisations Lucien syndicales ont ré-Bouchard pondu à l'invitation du premier ministre Lucien Bouchard et partageront leurs vues avec tous les autres invités.La conférence se poursuit durant trois jours à Québec.¦ Le maire de Budapest, M.Gabor Demsky, est à Montréal pour développer des liens économiques et d'amitié avec la ville de Montréal.Il est reçu ce matin par le maire Pierre Bourque et il rencontrera les gens d'affaires de Montréal au déjeuner.DOSSIER Pierre Bourque Mercredi ¦ Malgré les bas taux d'intérêt, les consommateurs dépensent toujours peu.Selon les économistes, les ventes au détail se sont tout juste maintenus de janvier à février.Statistique Canada publie le compte officiel ce mercredi.L'année 1995 aura été particulièrement décevante pour les commerçants.Les ventes au détail ont grimpé de 2,1 %, soit une croissance presque nulle si l'on tient compte de l'inflation.Rien ne permet de croire en une reprise avec la léthargie quasi chronique du consommateur, avec son pouvoir d'achat diminué, et les compressions dans le secteur public.¦ Les perspectives sont meilleures pour le commerce international avec le faible niveau de change du dollar canadien.Statistique Canada fait part aujourd'hui du solde des importations et des exportations canadiennes pour le mois de janvier.Les exportations, le moteur de l'économie canadienne, ont fortement augmenté au dernier trimestre malgré la mollesse du marché américain.Les exportations, toujours le moteur de l'économie canadienne, ont augmenté de 3,3 % durant cette période malgré la mollesse des États-Unis.Ceci s'est soldé par un nouvel excédent commercial record de 8,8 milliards a réduit le déficit des comptes courants, qui a fondu à seulement 1,3 milliard.PAUL DURIVAGE Pasteur Mérieux-Connaught: la croissance par les alliances CHRISTINE LAGOUTTE Le Figaro l'horizon 2000, Pas-a u-ur Mérieux-Con- naught entend être le g % leader mondial incon-/ % testé des vaccins.De-^JL M puis deux ans la filiale de Rhône-Poulenc ( qui regroupe le lyonnais Pasteur Mérieux Sérums et Vaccins, le canadien Connaught et 50 % de la co-entreprise européenne Pasteur Mérieux MSD ) multiplie les alliances en ce sens pour accélérer la mise sur le marché de nouveaux produits et compléter sa gamme.« Pasteur Mérieux-Connaught a clairement la volonté d'aller plus vite que le marché m, souligne Jean-Jacques Bertrand, président de la société.Au niveau mondial, la vaccination représente un marché de l'ordre de 7 milliards $ C AN.Il devrait doubler de taille d'ici huit ans, alors que sur le seul marché européen, la croissance annuelle est de 10 à 15 %.Actuellement, le groupe français affirme vacciner de l'ordre de 400 millions d'individus à travers le monde, et produire 1 milliard de doses annuelles.En 1995, l'activité de Pasteur-Mérieux-Connaught s'est inscrite en haute de 14 Le résultat opérationnel de la branche vaccins du groupe Rhône-Poulenc a progressé de 2,5 %.Pour l'exercice en cours, les perspectives de croissance restent favorables avec une hausse attendue de 14.Une dizaine de partenariats Par zone géographique, les ventes du groupe en Europe devraient s'accroître de 15 %.aux États-Unis de 12 %, et dans le reste du monde de près de 20 %.La stratégie de partenariat mise en place par Jean-Jacques Bertrand concerne à la fois la recherche et la distribution.Car sur ce marché, où se disputent un petit nombre d'industriels comme le britannique SmithKIine Beecham ou l'américain Merck, les acquisitions sont devenues quasiment im- L'arnélioration et le développement de nouveaux vaccins pourraient éviter chaque année quelque 900 millions de maladies infantiles graves.possibles, sous peine de se heurter aux législations américaines et européennes sur les concentrations.Dans la recherche-développement.Pasteur Mérieux-Connaught affiche un budget annuel de l'ordre de 250 millions.Engagée dans des programmes à long terme, c'est-à-dire au-delà de l'an 2000, sur les infections à pneumocoques, le syndrome respiratoire synsithial ( RSV ) ou les ulcères, la société a initié une dizaine d'accords avec des laboratoires ou des universités.C'est d'ailleurs avec l'américain Oravax qu'elle travaille à la mise au point du premier vaccin cur.itif contre les ulcères, à partir de la bactérie helicobacter Pylori.Au total, 50 % de l'effort de recherche sont concentrés sur les quatre programmes sida ( en phase l ), RSV, ulcères et pneumocoques.Dans le domaine de la méningite.Pasteur Mérieux-Connaught travaille seul sur les méningites de type A el de type C, mais il a conclu fin 1995 un accord avec la société américaine NAVA ( Borth American Vaccin ) pour le développement d'un vaccin contre la méningite de type B.Parmi les autres alliances les plus importantes pour le groupe, figurent celle signée avec Micro-carb contre les otites, ainsi que celles concrétisées avec CSL, VRI, Bayer ou très récemment Vacsyn S.A.dans les adjuvants ( il s'agit de molécules de synthèse destinées à amplifier l'effet des vaccins ) ou dans l'immunisation par l'ADN avec la société Vical.Dans la tuberculose.Pasteur Mérieux-Connaught a conclu deux accords : l'un avec Cornell Univer-sity et l'autre avec ID Vaccine, tous deux américains.La commercialisation d'un vaccin de nouvelle génération contre la tuberculose est un véritable enjeu de santé publique pour le groupe : 170 millions de personnes à travers le monde sont aujourd'hui infectés par le bacille de koeh et l'on dénombre 8 millions de nouveaux cas chaque année.Pasteur Mérieux-Connaught joue également la carte des alliances au niveau de la commercialisation.Deux accords ont été conclus en 1994 avec le géant américain de la pharmacie et des vaccins, Merck.Lancements significatifs La société commune détenue à 50 / 50 par les deux groupes.Pasteur Mérieux-MSD, a notamment été créée pour la commercialisation conjointe dans l'ensemble des marchés européens de leurs gammes vaccinales respectives.L'accord prévoit également un développement conjoint de produits en phase III, notamment en matière de combinaisons vaccinales et a surtout permis au groupe français d'avoir accès au vaccin contre l'hépatite B de Merck, alors que sa propre version n'est valable que sur le territoire français.La seconde alliance entre les deux sociétés porte sur la distribution de vaccins pédiatriques aux États-Unis.Dans les prochaines années, la croissance de Pasteur Mérieux-Connaught viendra largement du lancement de nouveaux produits.Actuellement, il revendique déjà la gamme la plus complète du marché, avec une immunisation contre une vingtaine de maladies.Présent dans les vaccins pédiatriques ( diphtérie, tuberculose, tétanos, polio, rougeole, oreillons, méningite à Hameophilus influenzae b ), il a également développé une Voir PASTEUR enB4 ?» SNC-LAVAUN \u2022 POUR AIDER LA RECHERCHE SUR LE CANCER! t POUR PARTICIPER À LA PLUS FOF\u201eLE LEVÉE DE FONDS! Course vendredi le 3 mai.à midi! Pour plus de renseignements : 842-86.36 DÉFI CORPORATIF CANDEREL VII IJ-.WjKI'IM.UjUB ix ^vvru UHF.¦ autoport BBC B 2 LA PRESSE, MONTRIAL, LUNDI 18 MARS 1996 Editorial Paul Desmarais prlsident du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson i Mil UR adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc editorialiste en chef Une puce contre Joj o ?ommeni éradiquer la violence à la télévision sans enfreindre la liberté d'expression ?Ce dilemme a dû causer bien des insomnies à Keith Spicer, président du CRTC et ardent chevalier de la pacification des ondes.M.Spicer a enfin trouvé une manière élégante de s'en sortir : un bidule informatique qui transférera l'odieux de la censure aux parents.¦.muii.«in II n'y pas si longtemps, M.Spicer envisageait d'expurger les ondes au moyen d'une loi.Heureusement, il y a le progrès.Dans le cas qui nous intéresse, il se présente sous la forme d'une microplaquette qui permettra aux parents de décider quel menu télévisuel est acceptable pour leur progéniture.Les télédiffuseurs sont d'accord et les Américains s'apprêtent à emboîter le pas : une loi toute fraîche prévoit que leurs nouveaux téléviseurs seront eux aussi équipés d'une puce anti-violence.Bref, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.Et pourtant, l'accueil enthousiaste réservé à la puce laisse un peu perplexe.D'abord, parce que les parents ne seront pas vraiment seuls à décider de ce qui est bon ou nocif pour leurs petits téléphages.Les télédiffuseurs devront procéder à une minutieuse classification de leur programmation et ils le feront selon leur propre grille de valeurs et préjugés.Cette grille ne correspondra pas nécessairement à celle des parents, mais la technologie utilisée forcera ceux-ci à procéder à des interdictions en bloc.Ce sera la censure à la carte, mais avec des menus présélectionnés.Comment se fera la sélection ?Toute la question est là.En principe, les émissions sportives et les bulletins de nouvelles seront considérés comme exempts de violence.Passons sur les nouvelles.Mais les batailles de hockey ?Ce n'est pas de la violence idéalisée, ça ?Un exemple pernicieux pour la jeunesse ?Et que fera-t-on des vidéoclips ?Va-t-on les classer un à un ?Ou en bloc ?Agnes Gruda Pas évident.Ce sera en quelque sorte la censure à la carte.Techniquement, les mises à l'index électroniques pourraient s'étendre à bien d'autre domaines.Le CRTC s'est volontairement limité à la question de la violence, mais aux États-Unis, des lobbies réclament que les émissions soient aussi classées en fonction d'une cote langagière ou sexuelle, de manière à préserver, la moralité des jeunes.Qui dit que, une fois bien installée au creux de nos ondes, notre puce ne deviendra pas vorace et ne réclamera pas de nouvelles compétences ?La question est d'autant plus pertinente que l'utilité de cette nouvelle arme contre la violence à la télé demeure à être démontrée.En octobre 93, les télédiffuseurs privés signaient un code d'éthique en vertu duquel ils s'engagent, entre autres, à ne pas présenter de scènes de violence « gratuite ou idéalisée ».S'ils ne respectent pas leurs engagements, le CRTC peut révoquer leur licence.A-t-on vraiment besoin d'en faire plus ?De toute manière, le lien entre la violence télé et la violence des jeunes n'a jamais été clairement démontré.Après avoir analysé une série d'études scientifiques, M.Spicer a lui-même dû constater cette absence de corrélation.Et tout compte fait, la consommation modérée d'émissions violentes est probablement moins nocive pour les jeunes que la consommation abusive de toutes sortes de fadaises qui défilent régulièrement au petit écran sans émouvoir M.Spicer ou Virginie Larivière.À quand une puce contre Jojo Savard ?I I»Kv>m KfblRVI s Autoroutes : péage obligatoire Avec raison, tout le monde se plaint du piteux état des routes québécoises.En janvier, on a su que les budgets d'amélioration du réseau routier seront sérieusement réduits l'an prochain : environ 100 millions de moins alloués au ministère des Transports.mBammmammmrwmmmmmma Le problème du financement des réseaux routiers n'est pas nouveau.Jamais a-t-on autant que maintenant recherché de nouvelles façons de financer ce type d'investissements réservés traditionnellement aux gouvernements dans la plupart des pays.En décembre 1995, Jean Campeau, alors ministre des Transports, disait que le gouvernement péquiste envisageait, comme ses prédécesseurs libéraux, la possibilité de rétablir le péage sur les autoroutes, un système aboli en 1984 par Jacques Parizeau.Un moyen simple d'augmenter à la fois les revenus du Québec et de pouvoir financer l'amélioration des routes.En septembre dernier, lors du XXe congrès international de la route tenu à Montréal, les spécialistes participants avaient affirmé qu'il faudrait revenir aux péages routiers.Cette solution aux nombreux problèmes de l'état des routes de la planète fait l'objet d'un consensus tel qu'il semble très difficile de pouvoir y échapper.Gérer la congestion a un prix.La gratuité des autoroutes n'a plus de sens commun.Tout récemment, l'actuel ministre des Transports, Jacques Brassard, annonçait que les Québécois paieront à, compter du 1er avril 1997 un tarif sur toutes les autoroutes.Déjà, on sait que les camionneurs paieront nettement plus que les automobilistes pour l'utilisation du réseau Claudette Tougas routier.Normal.Un fardier a l'effet de 30 000 automobiles sur une autoroute.À cet égard, la France constitue un modèle exemplaire.En effet, la France, déplorant dès 1955 un retard important dans le développement de son réseau d'autoroutes, a choisi la formule du financement partagé.De 50 km d'autoroutes dans les années 50, son réseau atteindra, en 2005, plus de 12 000 km d'autoroutes, dont 9 000 à péage.Un système bien accepté par les automobilistes français parce qu'ils voient à quoi sert l'argent du péage : la modernisation et l'entretien du réseau routier.Le péage, une taxe déguisée ?Absolument pas.Soyons réalistes.Les automobilistes sont gâtés.Le taux de taxe par rapport à la consommation d'essence au Québec ne représente que la moitié de celui de l'Europe.On paie bien pour le téléphone.Alors pourquoi les autoroutes seraient-elles gratuites ?Par les temps qui courent, notre système est très généreux.Au Mexique, par exemple, un pays beaucoup plus pauvre que le Québec, rouler sur une autoroute entre deux villes peut coûter 20 $, contre environ 10 $ pour le même voyage en autobus.C'est pourquoi le principe du cogestionneur-payeur est à la fois rationnel et raisonnable.Et oublions l'époque où les personnes poireautaient avant de lancer leurs 25 cents dans le panier des postes de péage.La technologie a fait des pas de géant.Il existe déjà de nombreux systèmes électroniques sur le marché : cartes à puce, vignettes spéciales, etc.Bon nombre de Québécois ne seront pas d'accord avec le péage obligatoire.Mais la qualité et la sécurité du réseau routier, versus les finances publiques, en dépendent.On paie bien pour le téléphone.Alors pourquoi les autoroutes seraient-elles gratuites ?LA BOITE AUX LETTRES Jean Dion, Chrétien et Irwin : des semeurs de zizanie ¦ Il était prévisible que, tôt ou tard, le spectre de la violence apparaisse dans le débat sur la souveraineté du Québec.Ce qui est sidérant, c'est que le bal soit amorce par les plus hautes instances fédéralistes, à savoir messieurs Dion, Irwin et Chrétien.Ce dérapage dans l'argumentation des soi-di-sants défenseurs du Canada nous démontre surtout une chose : c'est que, lorsque la teneur des propos bascule dans l'irrationnel, on est en droit de penser que c'est pour pallier un manque d'arguments logiques.Il n'est pas question de nier la possibilité comme tel qu'émergent, ici et là, des tendances plus radica les d'un côté comme de l'autre.Mais, que l'on se serve de ce concept comme fer de lance de son argumentation tient de 1 ' irresponsab i I i t é la plus pure.Les menaces de toutes sortes ne peuvent que créer un climat de hargne et d'incompréhension leuproqiif des plus dangereux.Même s'il esi très difficile de pre- Stéphane Dion voir à long terme les conséquences de tels propos, on ne peut s'empêcher de déplorer que l'un des deux camps en vienne à semer volontairement les graines de l'intolérance et du radicalisme.Charles LAPIERRE Québec Solvabilité des fonds de pension ¦ Depuis quelque temps, il y a un débat public sur les actions à prendre afin de s'assurer de la solvabilité des fonds de pension dans les années 2000.Monsieur Legault, président de la Régie des rentes du Québec disait l'autre jour que les « baby-boomers » auront contribué, d'ici là, pour 5 % de leurs salaires et recevront des prestations de retraite pour l'équivalent de 12 % de ceux-ci.D'où le déficit actuariel.Ma suggestion pour remédier paniellement à la situation est de délester une partie des futurs prestataires qui ont accumulé plus de 125 000 $ dans un REER.Compte tenu que ces REER ont bénéficies de l'abri fiscal et qu'ils permettent déjà à leur détenteur d'obtenir à 65 ans l'équivalent du Régime de pension du Canada et du RRQ, ces régimes rembourseraient à leur bénéficiaires leurs contributions, plus un Intérêt accumule de 3 %.Afin de s'assurer d'une protection contre les aléas d'une mauvaise administration, les remboursements se renient dans un REER spécial individuel ou collectif, qui ne pourrait être investi que dans les obligation! gouvernement il es canadiennes.Entre 65 et 71 ans.ces REER spéciaux devraient être obligatoirement convertis en annuités.En délestant de façon sécuritaire une partie des bénéficiaires, l'augmentation des taux serait inférieure à celles envisagées présentement.Hermel TESSIER L'Acadie Le code de la route bafoué ¦ Vous qui conduisez une automobile, vous avez sans doute remarqué plusieurs manquements au code de la route, ce qui crée régulièrement des quasi-collisions.Permettez-moi de vous énumé-rer les failles que j'ai constatées, au cours de la dernière semaine : \u2014 des automobilistes qui changent de voie malgré une ligne pleine ou des lignes doubles ; \u2014 des camions à gros tonnage qui se ietrouvent régulièrement à gauche sur l'autoroute 20.J'ai toujours pensé que les camionneurs étaient considérés comme des chauffeurs compétents ! \u2014 des automobilistes ( de toutes sortes de tonnage ) qui conduisent tellement rapproché du véhicule qui les précède que ceux-ci risquent de se faire emboutir s'ils doivent appliquer les freins brusquement.Quoi faire pour éviter ces accidents potentiels ?Quoi faire pour enrayer l'épidémie de conducteurs qui « collent » les véhicules qui roulent à la vitesse permise dans le but de nous faire accélérer ?Quoi faire pour améliorer la mauvaise façon de conduire de ces mastodontes qui, étant plus gros que les voitures, croient avoir tous les droits.Y aurait-il lieu d'augmenter la patrouille de policiers afin de « coller >?des contraventions pour ces manquements ?Suzanne GAUVREAU lie des Soeurs Message positif ¦ Les Indiens et les Inuit sont les premiers occupants et propriétaires du Québec.Si cette primauté leur était officiellement reconnue et, qu'en contrepartie, ils cédaient à l'État du Québec l'usufruit et la gérance perpétuels de tout le territoire québécois, je crois que la justice et l'équité seraient rétablis et que tout le monde serait satisfait.Ce pacte pourrait être consacré en remplaçant le lieutenant gouverneur par l'un des leurs qu'ils éliraient annuellement.Celui-ci serait beaucoup plus représentatif et légitime que le représentant de la reine d'Angleterre ! Il serait le chef suprême de l'État québécois, mais à titre purement honorifique.Il siégerait dans son costume traditionnel de grand chef.Justice serait faite à tous points de vue, les préséances historiques seraient respectées, le Québec deviendrait un modèle à suivre pour le monde entier, unique dans l'histoire de l'humanité.Et finies les accusations de racisme contre les Québécois.Il quel message positif ce geste enverrait à toutes les autres cl h nies du Québec.Jean DUPONT Saint-Jean-sur-Richelieu Souveraineté : le rêve des uns et le cauchemar des autres ¦ Si on en croit les bruits politiques venant des horizons canadiens, la souveraineté du Québec est chose acquise.En effet, personne ne songe à changer les règles d'un jeu où l'on gagne.Quand des gens d'ici et d'ailleurs réclament une majorité de soixante pour cent et plus pour légitimer la souveraineté du Québec, c'est qu'ils désespèrent de convaincre cinquante pour cent plus un des Québécois de toute origine de demeurer dans l'actuelle confédération canadienne.En politique, le rêve des uns est souvent le cauchemar des autres.Les victoires référendaires antérieures apportaient de la joie aux fédéralistes et de la souffrance aux souverainistes.Il s'ensuit qu'une victoire référendaire de la souveraineté réjouira les souverainistes et blessera profondément les fédéralistes.\u2022 Georges ALLAIRE La Pocataière N.B.¦ La Presse accorde priorité sous ùite rubrique aux lettres qui font suite à des artnUs publics dam ses pa*c\\ et se réser- m le droit de les abréger.L'auteur don Hïït ilair et concis, signer son texte, don-mr son nom complet, son adresse et ton numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: Li boite au* lentes.La Presse.7.rue Saint-Jacques Montréal.H2Y 1K9. LA PRfcSSfc, MONTREAL.LUNDI 18 MARS 1996 À votre tour Où est le problème?À écouter les politiciens, on croirait que les anglophones et les francophones se détestent à mort au Canada ! CLAUDE MEUNIER Mon nom est Claude Meunier.J'habite à Laval, dans le quartier Sainte-Dorothée.J'ai un voisin anglophone.Bob Carr, qui parle très peu français.Moi, francophone, je parle très peu anglais.Nous vivons côte-à-côte chacun dans notre bungalow et nous avons une entrée commune sans clôture.Nous considérons tous les deux avoir une très bonne relation de voisinage, malgré un petit problème de langue qui fait que, assez souvent, nous cherchons nos mots.Mais nous finissons toujours par nous comprendre et bien nous entendre.Récemment, je lui ai remis une lettre portant sur l'histoire du Canada, que j'avais écrite à partir de ; livres d'histoire.Ce petit résumé raconte que l'échec de l'Accord du Lac Meech a occasionné la remontée du OUI, à l'automne 95.Il explique également ce que sont les revendications du Québec français : société distincte, droit de veto, décentralisation, etc.En même temps que je voulais connaître son opinion sur ce sujet, je craignais presque d'être obligé de construire une clôture entre nos deux entrées après qu'il ait lu mon texte.Au contraire, quelle surprise agréable j'ai eue lorsqu'il m'a dit qu'il était parfaitement d'accord avec les revendications des francophones.Il les trouvait tout à fait justifiées.Il en a même discuté avec ses confrères de travail, à majorité anglophones ; eux aussi étaient d'accord.Mais où est donc le problème ?À écouter les politiciens, on croirait que les anglophones et lçs francophones se détestent à mort ! Nous en déduisons donc que ce sont les politiciens qui enveniment la situation.Le climat politique est extrêmement tendu, en particulier à cause de politiciens et de journalistes qui exagèrent la mésentente entre francophones et anglophones.C'est une situation, d'ailleurs, qui fait les délices de tous les extrémistes autant fédéralistes que séparatistes.Il est temps qu'on cesse de se laisser manipuler par les gouverne- ments.C'est en discutant avec des gens ordinaires, des travailleurs comme nous, comme la majorité du peuple, qu'on se rend compte que la situation politique est fortement dramatisée par nos dirigeants politiques.De notre côté, nous croyons qu'il est réellement possible de vivre en harmonie entre anglophones et francophones.Ce n'est pas compliqué : on est écoeurés de se détester, de se dire des bêtises, quand on ne sait même pas pourquoi ?Voici quelques-uns des faits historiques dont j'ai discuté avec mon voisin.Les premiers Européens à s'établir au nord du Nouveau Monde furent les Français.Ce Nouveau Monde correspond aux Amériques d'aujourd'hui.Il était habité par des gens, des peuples qu'on appelle maintenant les autochtones.Donc les Français s'établirent au début ( en se situant aujourd'hui ) au Québec et en Nouvelle-Ecosse.Ils partirent à la découverte de l'Ouest canadien et du centre des États-Unis ( du Mississippi jusqu'en Louisiane ).Guerre après guerre, les Français finirent par perdre tout ce qu'ils possédaient sauf la Louisiane et Saint-Pierre et Miquelon.(.) Voici quelques dates importantes de notre histoire : 1763 : Proclamation royale dont le but est l'assimilation des francophones.1774: Acte de Québec: c'est la guerre d'indépendance des Américains.Pour éviter une rébellion des PHOTO ARMAND TROTTIER.Là Pressa Bob Carr et Claude Meunier devant leurs bungalows.francophones, on garantit le maintien du culte catholique; le clergé peut alors conserver ses biens et ses privilèges.1812-1814 : On assiste à un premier loyalisme canadien des francophones et des anglophones contre les Américains.1837-1838: Insurrection des patriotes.1840 : Abolition de l'Acte d'union.Première union des francophones et des anglophones dans un parti : les réformistes.Ce qui donne un gouvernement, un régime de « self-governmeni ».Une réconciliation se fait entre les deux populations ; les deux sont désormais traitées sur un pied d'égalité.1841 : Lafontaine est élu députe réformiste du Haut-Canada.Son premier discours se fait en français maigre l'interdit de 1840.1848: Le Parti libéral, de Lord Elgin, abolit l'interdit du français au Parlement.1867 : Confédération, constitution du Dominion du Canada.1885 : Louis Riel est pendu pour avoir voulu protéger les droits et privilèges des Métis francophones du Manitoba.1960: Début de la Révolution tranquille.1980: Après la défaite du OUI au référendum sur la séparation du Québec, les gens sont devenus blasés, désabuses.Trudeau, pendant la période référendaire, avait mis son siège en jeu.Un NON au référendum voulait dire un OUI au changement.Le Canada rapatria la Constitution.Ottawa et les provinces négocièrent une nouvelle Constitution.Pendant la journée, toutes les provinces s'entendirent pour que celle-ci son adoptée.Mais, pendant la nuit, en l'absence du premier ministre du Québec, une nouvelle entente fut adoptée; majorité oblige, l'entente n'incluait pas le Québec.Mais quelle était cette fameuse entente qui avait été adoptée ?Plus tard, Mulroney fut élu.Il promit une constitution incluant le Québec.Il accoucha du Lac Meech.Tous les premiers ministres des provinces s'étaient entendus.Mais une clause de la constitution de Trudeau faisait qu'il fallait attendre deux ou trois ans pour que tout changement soit accepté.Résultat : pendant ce temps, des élections avaient eu lieu dans les provinces.De nouveaux premiers ministres avaient été élus et trois de ceux-ci étaient opposés à l'Accord du Lac Meech.Il fut donc rejeté par les politiciens.Il faut qu'une prise de conscience se fasse par les citoyens eux-mêmes.Ceux-ci n'ont plus confiance dans leurs politiciens.Qu'est-ce que les Canadiens pensent de la société distincte, du droit de veto, de la décentralisation ?Pour moi, la société distincte est une société ou tous les Canadiens sont égaux en droits et en libertés.Elle est la reconnaissance que le Québec possède des gens de culture et de langue différentes du reste du Canada ; que le Québec est le berceau d'une majorité de gens de langue française.Ce n'est pas une supériorité ou davantage de pouvoir qu'on veut, mais une reconnaissance qu'on est différent, un fait inscrit dans la constitution.Dans les années 1840, le Canada avait un régime de « self-govern ment » qui donnait droit au Haut Canada et au Bas-Canada de négocier et de gouverner d'égal à égal.Aujourd'hui, avec les 10 provinces, il y a 10 opinions différentes, l'égalité est brisée, nous sommes seuls contre 9.Le droit de veto redonne-rail l'égalité au Québec.Et la décentralisation permettrait au Canada de simplifier la bureaucratie en ce qui a trait aux dettes des provinces.Répliques La colère des psychanalystes ou comment faire taire le messager MICHEL TRUDEAU L'auteur est docteur en psychologie Pour avoir fait le compte rendu du livre de Mikkel Borch-Jacobsen, Souvenirs d'Anna O.; une mystification centenaire ( La Presse, 28 janvier )f j'ai eu droit à la salve de certains « docteurs de l'âme » ( La Presse, 6 lévrier et 4 mars ).Pourtant, Borch-Jacobsen a reçu le même traitement dans les journaux français.Hystérique ! Paranoïaque ! Dépressif ! La plus belle preuve que certains PSY voient bas, c'est la rapidité avec laquelle ils dégainent le diagnostic psychiatrique pour Taire taire les emmerdeurs.Cela dit, chers PSY, à quoi cela vous avan-ce-t-il ?Êtes-vous à ce point rigides et chatouilleux que vous souhaitiez faire taire les fous ?Et si cela était vrai, n'avez-vous d'écoute que pour les symptômes du fou, jamais pour le sujet de son discours ?Un PSY qui crie au malade à chaque fois qu'on le dérange a dans la bouche un cadavre.Mise au point importante.Il y a, parmi les psychanalystes, des gens admirables, mais il ne sont pas admirables parce qu'ils sont psychanalystes.Certains psychanalystes ont une telle capacité d'écoute et de compassion qu'ils ont une réelle utilité sociale.On peut dire la même chose de PSY pratiquant hors de la psychanalyse, voire même de gens qui n'ont aucun titre professionnel.Le sujet de la polémique n'est pas la compassion des individus.Point.La psychanalyse peut être mise en cause de plusieurs points La plus belle preuve que certains PSY volent bas, c'est la rapidité avec laquelle ils dégainent le diagnostic psychiatrique pour faire taire les emmerdeurs.de vue : comme science, comme technique médicale, comme institution.Si j'ai choisi de faire la promotion du livre de Borch-Jacobsen, c'est pour permettre aux psychanalystes de repondre sur le terrain des idées.Se sentant insultés, ils ont plutôt choisi de le faire au premier degré, c'est leur droit le plus strict.Mais, dans ce cas.c'est donner une très n i lise image de leur véritable capacité ipu n .que je sais, pour les avoir côtoyés longtemps* très aiguisée.La psychanalyse n'est pas une science comme la biologie, la chimie ou la physique.La philosophie non plus n'est pas une science et on a jamais eu tant besoin d'elle.Alors, ou est le problème ?Le débat vient de la confrontation entre médecin et non-médecin.Certains psychanalystes veulent guérir les gens.Un autre groupe parle de démarche spirituelle, de connaissance de soi.Un troisième, enfin, voudrait bénéficier du statut social d'une médecine et de la latitude d'une démarche spirituelle.Je dirai pour ma part que la psychanalyse est un champ de connaissance.Elle a ceci de particulier qu'elle s'attaque au coeur de l'image qu'on a de soi-même.Faire une psychanalyse, c'est prendre le risque de refaire l'opinion qu'on a de l'histoire de sa vie.Promue au rang de technique médicale, la psychanalyse pose problème.Le philosophe Georges Canguilhem disait qu'il s'agit, dans ce cas, d'une médecine sans contrôle.Or, les psychanalystes refusent de faire coïncider la fin d'une « cure » avec un critère observable comme la levée des symptômes, ce qui serait le cas en médecine proprement dite.On ne peut pas être à moitié enceinte.S'il y a débat sur le caractère curât if de la psychanalyse, c'est parce qu'on pose d'emblée celui de sa légitimité en fonction de ses effets.A-t-on besoin de psychanalystes qui ne guérissent personne, qui ne sont pas des scientifiques et dont le système doctrinal, bien que mieux articulé, n'a pas plus d'assises dans la réalité que n'importe quel mouvement religieux ?Ma réponse est « oui ».Essayer de forcer la psychanalyse dans le carcan de la science, c'est limiter son usage et entretenir le doute sur sa pertinence.La psychanalyse est une « expérience », pas une expérimentation.À l'intérieur des balises qu'on lui octroie, et sous le regard critique que peuvent avoir les psychanalystes sur leur propre activité, et qui vise à tuer le fou \u2014 le gourou \u2014 en eux, la psychanalyse se justifie.Dire de la méthode freudienne qu'elle est limitée, ou dépassée, ce n'est pas dire qu'elle n'a aucun intérêt, c'est mettre l'accent sur la vivacité du système, accepter qu'un paradigme puisse s'essouffler.La psychanalyse est aussi une institution.Le « club » psychanalytique est un cénacle qui n'admet en son sein que les fidèles de la démarche.Ne devient psychanalyste que le psychanalysé.S'il est vrai que l'idée a sa pertinence, on ne peut pas nier non plus les répercussions de ce passage initiatique sur I institution elle-même.Une religion ressemble a ses rites.Les psychanalystes fétichisent les règles.Cela dit, je persiste et signe.Le livre de Borch-Jacobsen est fascinai.:.Malheureuse- Michel Trudeau ment, aucune des lettres écrites en réaction a mon article de La Presse n'en parle vraiment.On veut plutôt faire taire le messager et sauver l'institution psychanalytique.Voila un avantage de Borch-Jacobsen sur ses de-tracteurs canadiens.Il a lu Freud, et plutôt cent fois qu'une.Personne, chez les objecteurs, ne semble avoir lu le livre de Borch-Jacobsen ou, dans le cas contraire, avoir envie d'en parler.La psychanalyse est cette chose qui recrée au mieux cette folie à deux qu'est l'influence d'un être sur un autre.Est-ce pire ou meilleur que dans une secte ?J'aurais tendance à dire que c'est pour le mieux.Tous les observateurs ne sont pas d'accord avec moi.Plusieurs pensent que l'intellectualisme tendancieux du milieu psychanalytique vaut bien les partouzes de groupe des adorateurs de Raél.On n'a encore jamais vu de suicide collectif chez les psy.Du moins, au sens propre.J'aurais aimé que mes « amis » psychanalystes répondent à ma provoi.ition de la façon suivante: la psychanalyse n'est légitime que-comme contre-discours a la pensée sectaire.Le pire ennemi du gourou, aujourd'hui, ce pourrait être le psychanalyste.Dans POW eu finir , M.Foglia ?Voyons donc ! « envahissent.les gouvernements, les iorpo-rations,.les écoles primaires.» ( ?) Il ne faudrait pas verser dans la paranoïa.I a majorité des praticiens du Nouvel âge sont sincères, instruits et dévoues.Ils ont simplement l'audace d'utiliser comme point de référence un paradigme de l'univrr$ qui diffère de celui de monsieur Foglia.La Sdenœ n'est pas une tradition immuable, mais plutôt une quête dynamique.Des chercheurs sans parti pris sont fréquemment interesses par des approches différentes des leurs, sans se sentir mena-Ces par elles.Par exemple, nous avons présenté les conclusion', de nos recherches a la Canadlan Association oi Médical An-thropology (19S7) et a la Société canadienne dé psychologie (1988), et nous Sommes en contact étroit avec des i In t cheurs
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