La presse, 20 mars 1996, Cahier A
[" Le plus grand quotidien français d'Amérique Montréal, ?mercredi 20 mars 1996 112* année No 149 84 pages, 6 cahiers ÎLES - DE - LA « MADELEINE 1 $ FLORIDE 1,60 $ US TAXES EN SUS RAYMOND WEIL GENEVE ACIER et OR 18 K Pour hommes et femmes UIJOUTCRIB troy I 7139, rue ST-HUBERT 277-3127 Football Xc.Nathalie Petrowski Pousse Bibi, mais pousse égal page A5 ' Les Alouettes dévoilent leur nouveau logo page 57 i «SB Vers Tan 2000 Les temps forts de l'histoire de la mode au XXe siècle cahier spécial Déficit zéro : Québec pourrait reconsidérer son engagement DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Devant un consensus des centrales syndicales et des patrons, le gouvernement Bouchard est prêt à reconsidérer son engagement d'arriver au déficit zéro des opérations financières en 1997-1998.Les centrales devraient toutefois offrir des garanties blindées que le déficit zéro sera atteint dans quatre ans.« Il y a des idées neuves, des aspects nouveaux, il y a un consensus pour un déficit zéro absolu, cela change l'allure de la discussion, on peut peut-être redéfinir les paramètres », a dit le premier ministre Lucien Bouchard, sortant en soirée d'une réunion à huis clos avec les patrons et les centrales.Un lace à face qui fut monopolisé par les scénarios de réduction du déficit.Des discussions devaient avoir lieu durant la nuit pour permettre aux syndicats et au gouvernement de trouver un terrain d'entente.À huis clos, le premier ministre Bouchard et le ministre des Finances, Bernard Landry, ont posé beaucoup de questions sur la « flexibilité » dont pourraient faire preuve les centrales si le report de l'objectif du déficit zéro était accepté par Québec.M.Landry trouvait déjà « fantastique » qu'un consensus des centrales et des patrons se soit établi autour d'un déficit zéro.Entourés du président du conseil du patronat, Ghislain Dufour, les Voir DÉFICIT ZÉRO en A2 ¦ Voir autres informations sur le Sommet en pages Bl, B4 et B5 Sarajevo réunifiée » REUTER Une mère et sa fille pleuraient, hier, lors de leurs retrouvailles sur un pont qui relie Sarajevo à sa banlieue de Grbavica.La police de la fédération croato-musulmane est entrée hier dans cette banlieue, évacuée par les autorités serbes en vertu des accords de paix de Dayton.C'est la dernière des cinq banlieues occupées par les Serbes à être évacuée.Voir nos informations en page B9.Discrimination: Yalden dénonce le manque de courage d'Ottawa GILLES GAUTHIER du bureau de La Presse, OTTAWA La Commission canadienne des droits de la personne a redemandé hier au gouvernement de donner suite à sa promesse d'inclure l'orientation sexuelle parmi les motifs de discrimination, mais le ministre de la Justice, Ai lan Rock, a refusé de s'engager à respecter cet engagement avant les prochaines élections.Le député bloquiste Réal Mé-nard ( Hochelaga-Maisonneuve ), porte-parole de l'opposition en matière de reconnaissance des droits des homosexuels, a déclaré qu'« il y a quelque chose de terri- blement lâche dans l'attitude du ministre de la Justice ».M.Ménard a rappelé que le Parti libéral de Jean Chrétien avait promis lors de la campagne électorale de 1993 de modifier la Loi sur les droits de la personne pour inclure l'orientation sexuelle parmi les motifs de discrimination.Max Yalden, qui présentait hier son dernier rapport à titre de président de la Commission des droits, a expliqué que depuis qu'il occupe ce poste, sept ministres fédéraux de la Justice ont pro- Voir DISCRIMINATION m A2 Max Yalden Formalités réduites au poste frontalier de Lacolle à partir d'avril GEORGES LAMON Dès avril, le passage de la frontière canado-américaine à Lacolle sera beaucoup plus rapide pour de nombreux voyageurs.Le poste de douane de Lacolle fera partie de CANPASS-Autoroute, un programme de Revenu Canada qui permet d'accélérer les formalités douanières pour les citoyens canadiens et américains.Les automobilistes « dignes de confiance » qui bénéficient du programme ont une voie réservée et sont exemptés de l'interrogatoire douanier habituel, même si le douanier peut toujours vérifier la plaque d'immatriculation du véhicule.Des inspections surprises sont toutefois toujours possibles.Même les importateurs de marchandises pourront profiter du programme.Une fois leur carte de déclaration d'achats remplie, ils la déposent en passant la frontière et les droits et taxes éventuels sont automatiquement portés à leur car- Voir FORMALITÉS en A2 Le petit Mozart de l'aide humanitaire PHOTO PIERRE CÔTÉ.UPmsê Craig Kîelburger PAUL ROY Craig Kielburger veut devenir médecin sans frontières.Pourtant, le jeune Torontois de 13 ans ne va pas souvent à l'école.Ces jours-ci, il est à Montréal.Lundi, il était à Shawinigari.Et avant ça, à Vancouver, Saint-Jean ( Terre-Neuve ), Washington, Genève, New York.Vous aurez compris que Craig ne va pas à l'école parce qu'il voyage.En fait, il donne des conférences.Hier, par exemple, il a parlé devant 800 élèves du collège Villa Maria.Huit cents élèves ! D'autres garçons de son âge en auraient perdu leurs moyens.Pas lui.U faut dire que son discours est bien rodé.L'intonation, le geste, tout y est.D'une voix qui n'a pas encore mué, il parle avec une aisance et une assurance déconcertantes.Son sujet : l'exploitation des enfants dans le monde.Vous vous souvenez sans doute de lui.C'était le 11 janvier dernier, au téléjoumal.Jean Chrétien parcourait l'Asie, paraphant des contrats de milliards de dollars quand, tout à coup, s'est dressé sur son chemin, comme sa conscience, ce petit blondinet qui parlait d'exploitation des enfants.Vous vous êtes sans doute demandé vous aussi : « Que fait ce garçon à New Delhi ?Est-il seul ou avec ses parents ?Comment a-t-il déniché les deux enfants indiens, dont un avait été brûlé au fer rouge, qu'il présente aux médias du monde entier ?Qui paie ses dépenses ?Et où a-t-il appris le français ?>» Hier, nous avons rencontré ce petit Mozart de l'aide humanitaire et nous lui avons posé ces questions qui vous brûlaient les lèvres.D'abord, c'est par hasard qu'il s'est trouvé sur la route de Jean Chrétien et de son Équipe Ca- Voir LE PETIT en A2 INDEX\t\t\t\t\t\t\t Annonces classe\tes\t\u2022affaires D2\tBridge E7\tLoteries\tAZ A4\tTabioid Sports\t \u2022 Indu\tE1\tArts et spectacles\tDeces E8\tMarketing\tC8\t\u2022 Philippe Cantm\tS5 \u2022 IrornobHIar\tEl à M\t015aD19\tEconomie D1 à D13\tmots croises\tE3.S10\t\t -marchandises\tE4\t\u2022 Horaires 018\tâtes-vous observateur El\tmo\\ mystère\tES\t\t \u2022 emplois\tE5.E6\t\u2022 Téie-norakt D17\tHoroscope E4\tupmtons\tB3\t\t \u2022 automobile\tE6.E7\tBandes dessinées E2\tLe monde B8.B9\tPoNtaue\tB1.B4.B5\t\t EDITORIAL La loi du silence - Agnès Gruda page B2 METEO Pluie ou neige fondante Max.3, min.-1 Cahier Sports, page 16 g DÉPART DE CROUPE &TUNISIE-30AVRIL 19 jours : Grand tour ?séjour (Hammamet Djerba) tout compns 1794 $ TUNISIE ET MALTE-10 MAI 17 jours : circuit ?séjour 1 869 $ MONTREAL PORT-AU-PRINCE 454* mu L'EUROPE 96 Réservez tôt avant te 31 mars BORDEAUX 489 $PARIS 469 $ NICE 469 $1 MARSEILLE 469 ST0UL0USE 504$ 14 jours Trawerel^u^arîarJa1'\"* i 549 $ 15 jours L'Ouest canadien 2 \u20ac59$ 16 purs Le Texas et la Louisiane 2 324 $ 19 jours Panorama européen 2 025 $ 17 jours France, Italie, Suisse 2 599 $ 14|ours Tour de France 1S4S $ SPÉCIAL GOLF BERMUDES, 5 NUITS Beimont GoH & Counîry Club 579 $ (petit déjeuner * golf inclus) MYRTLE BEACH, 7 NUITS Bar Harbour 1 579 $ (vol ?vorture + hôtel ?golf) PORTUGAL Séjours, hôtel DeHinefgoH inclus) 1 799 $ Alger Casablanca Tunis Abidjan Dakar VOLS SEULEMENT 929 $ Douala 1589$ New York 179$ 1$99$ Los Angeles 519$ 519 5 Bujumbura M9j Tel-Aviv .\u2014^^ ^ Amman 1599 5 Damas $ Beyrouth 1099$ San Francisco 490 $ 1029$ 1129$ G**\"* 4195 1069 $ Vancouver 319 $ J'AI BESOIN DE VACANCES Johannesburg 1469 $ f t Lauderdate 299 $ Toronto 218 $ 11 8403, rue Saint-Denis, Montréal IQc) H2P2G9 Tél.: 858-6260 1 A 2 ?LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 MARS 1996 Suites de la une Déficit zéro: Québec pourrait reconsidérer son engagement DÉFICIT ZÉRO / Suite de la paye A1_ présidents de la FTQ et de la CSN, MM.Clément Godbout et Gérald Larose, constataient un rapprochement avec le gouvernement sur l'idée d'un rééchelonnement.Des arguments devaient être ajoutés pour convaincre Québec, inquiet des conséquences d'une décote sur les marchés financiers \u2014 une facture supplémentaire de 1 milliard sur les 75 milliards de dette accumulée.Parmi les assurances considérées, une loi ou un mécanisme qui assurerait qu'en dépit des avatars économiques ou politiques, l'objectif de zéro déficit était incontournable.« C'est évident qu'on accepterait pas un échéancier de quatre ans sans avoir la certitude que les objectifs seront atteints », a indiqué Ghislain Dufour.Pour Gérald Ponton, porte-parole des manufacturiers, les garanties offertes par les centrales hier soir avaient toutefois l'allure « d'un fromage gruyère ».Dans le budget de l'an passé, Québec s'engageait à ramener le déficit du compte courant \u2014 l'ensemble des dépenses hormis les immobilisations \u2014 à zéro en 1997-1998.Le déficit doit passer à 3,2 milliards Tan prochain et à 1,8 milliard \u2014 l'équilibre du compte courant \u2014 l'année suivante.La proposition syndicale laisserait un déficit de 400 millions supérieur en 1997-1998, mais prolonge l'opération jusqu'au tournant du siècle.Les compressions se feraient beaucoup plus graduellement toutefois, un milliard par année essentiellement.En début de journée hier, M.Bouchard et les ténors économiques du gouvernement semblaient clairement fermés à la requête des centrales, parce que les agences américaines d'évaluation de crédit verraient d'un fort mauvais oeil de tels réalignements sur des engagements pris formellement au budget de l'an dernier.La différence est moins grande qu'il n'y paraît car le scénario des centrales mène à un véritable déficit zéro \u2014 le scénario du gouvernement laisse pour 1997-1998 un déficit de 1,8 milliard venu des dépenses d'immobilisations.Mais le gouvernement Bouchard risquait clairement des secousses avec un refus d'une proposition commune des syndicats et des patrons, qui l'aurait laissé isolé.La conférence a frôlé le précipice après que M.Bouchard, appuyé par ses ministres Bernard Landry et Jacques Léonard, eût semblé écarter un peu rapidement la demande des centrales syndicales en faveur de l'étalement de la réduction du déficit.« La voie de la facilité », selon M.Bouchard.Gérald Larose grimpa tout de suite aux barricades, « En trois ans, c'est 8,2 milliards de coupes.Cela n'a pas de bons sens, c'est un saccage des services publics ! Si vous Discrimination: Yalden dénonce le manque de courage d'Ottawa t)ISCRIMINATtON / Suite de la page A l_ mis d'agir en cette matière, mais qu'aucun n'a tenu parole.« Les gouvernements ( conservateur et libéral ) n'ont pas eu le courage de leurs convia ions ».De dire M.Rock, « il est possible que nous agissions avant les prochaines élections, mais je ne peux vous en donner l'assurance aujourd'hui.Il s'agit d'un engagement important et nous avons l'intention de le réaliser le plus tôt possible ».Le ministre a déclaré en Chambre que M.Yalden « n'est peut-être pas la personne la mieux placée pour déterminer quelles devraient être les priorités du gouvernement ».M.Ménard se demande « pourquoi le ministre de la Justice a le pied sur le frein lorsqu'il s'agit de parler des droits de la per- sonne » et rappelle que M.Chrétien a promis plusieurs fois d'agir lorsqu'interrogé aux Communes.Il se demande ce que vaut la parole de M.Chrétien et demande que le premier ministre et M.Rock fassent preuve d'« un peu plus de courage ».« Us cèdent à l'aile Flintstone, l'aile la plus détestable du Parti libéral, les Roseanne Skoke, les Tom Wappell, ceux qui, dès qu'on prononce le mot homosexualité, entrent en transes et sont incapables de la moindre cohérence ».M.Yalden rappelle que sept provinces sur dix ont donné l'exemple au gouvernement et que la Cour suprême a établi unanimement que la discrimination en raison de l'orientation sexuelle est interdite en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés.La commission, qui enquête sur les atroci- tés et autres « incidents teintés de racisme » dont se sont rendus coupables des militaires canadiens en Somalie, a soulevé, écrit par ailleurs M.Yalden, « des doutes sérieux, non seulement au sujet des attitudes discriminatoires dans les Forces armées, mais aussi au sujet de la volonté des autorités militaires de les corriger peu importe où et quand ces attitudes se manifestent ».Interrogé sur les propos de Jacques Pari-zeau sur le vote ethnique le soir du référendum, M.Yalden a déclaré que l'« idée que certains Québécois valent plus que les autres est indigne d'un démocrate » et noté que la presse et les partis politiques de la province ont condamné unanimement ces commentaires.M.Yalden a aussi approuvé la déclaration sur l'égalité des Québécois que faisait récemment Lucien Bouchard devant un auditoire anglophone.Le petit Mozart de l'aide humanitaire LE PETIT / Suite de la page A l nada le 11 janvier.Lui aussi parcourait l'Asie.Il était parti de Toronto le 9 décembre avec un ami de la famille originaire du Bangladesh.Il ne faisait pas de tourisme, il était là pour les enfants.Il en a rencontré dans des manufactures de tapis, il a vu une petite fille manipuler, sans gants et sans chaussures, des aiguilles usagées provenant d'un hôpital.« Devant moi, elle a marché par accident sur un tas d'aiguilles par terre.Quand elle se blesse, elle se nettoyé à l'eau ! » Craig est rentré à Toronto le 30 janvier.' Bouleversé C'est en lisant le Toronto Star, au petit déjeuner, un matin d'avril dernier, qu'il fut frappé par la réalité du travail des enfants en Asie.L'article parlait de l'assassinat, au Pakistan, de ce garçon de 12 ans, Iqbal Masih, devenu une célébrité après avoir échappé à l'esclavage dans lequel il était tenu depuis l'âge de quatre ans.Craig était boulversé, se rappelle son père, Fred.Il en a parlé à sa classe, puis à l'école, puis à d'autres groupes d'enfants, mais aussi d'adultes.Puis il a fondé Free the Children ( Enfants libres ).Touchés par un de ses discours, des syndiqués de la Fédération des travailleurs de l'Ontario déposent 150 000 $ dans un fonds pour l'éducation et la réhabilitation des enfants victimes du travail forcé dans le monde.Pendant ce temps, Craig explore les bibliothèques, se documente, établit des contacts avec des militants des droits des enfants.Puis, Alam Rhaman, un ami de la famille, lui offre de l'accompagner en Asie.Ses parents hésitent, acceptent.« Jusque-là, raconte son père, on ne le laissait même pas aller seul au centre-ville de Toronto.» Us acceptent de payer le coût du billet aller-retour et les autres dépenses : plus de 2 000 S.Durant sept semaines, le garçon se rendra en Thaïlande, au Népal, en Inde, au Bangladesh et au Pakistan.Constatant que Jean Chrétien se trouve à New Delhi en même temps que lui, il demande à le rencontrer.Il veut lui demander « de ne pas laisser l'argent supplanter la question des droits de la personne » dans les pays où il fait des affaires.Refus.Qu'à cela ne tienne, il tient sa propre conférence de presse.L'image du garçon en t-shirt accompagné de jeunes Indiens de son âge est retransmise partout.Voilà Jean Chrétien plongé dans l'embarras.Sa route croisera de nouveau celle de Craig à Islamabad, au Pakistan.Cette fois, il acceptera de le rencontrer.Depuis, tout se bouscule.Et Craig n'a plus le temps d'aller à l'école.Heureusement, il est plutôt doué.« Il s'arrange pour faire ses maths, explique son père, qui est prof de français à Toronto.Pour ce qui est des autres matières, géographie, histoire, il les vit.» Pour le reste, Craig est un enfant ordinaire, dit son père.Il aime nager, jouer au tennis et au hockey de ruelle.Mais pour ça aussi, il n'a plus beaucoup de temps.pensez qu'on va relancer l'emploi en scrap-pant 9 milliards ! Chaque milliard, c'est 20 000 emplois ! » a-t-il lancé.Clément Godbout, de la FTQ, abondait dans le même sens : «< le déficit zéro, on est d'accord, mais la planification devra être prudente, ce n'est pas le temps de casser la vaisselle.Si on a pas une période de temps pour s'ajuster, on risque le chaos social, a-t-il dit.C'est pas vrai qu'on allait se faire désosser de 50 000 personnes par année dans les services publics sans qu'on réagisse ».Le débat constitutionnel fut rapidement expédié.Presque tous les chefs d'entreprises présents, notamment Laurent Beaudoin, de Bombardier, ont martelé que « l'incertitude » sur le plan constitutionnel constituait un lourd obstacle à l'investissement.M.Beaudoin a pris ombrage que le premier ministre Bouchard ait parlé d'un « blocage psychologique » des hommes d'affaires devant la souveraineté.Formalités réduites au poste frontalier de Lacolle à partir d'avril FORMALITÉS / Suite de la page A l_ te de crédit.Pour participer au programme CANPASS-Autoroute \u2014 il existe aussi un équivalent pour les aéroports et les ports \u2014 , il suffit de répondre à un questionnaire demandant entre autres le numéro de carte de crédit.Pour 25 dollars, on obtiendra alors une vignette, qui fait office de laissez-passer pour la voie réservée.Le délai d'obtention de la vignette sera d'environ deux semaines, une fois le questionnaire reçu.Les formulaires devraient être disponibles au cours du mois d'avril au poste de Lacolle ou à Unicentre, 400, Place Youville, à Montréal.Ce questionnaire fera évidemment l'objet d'un contrôle « policier » de la part de Revenu Canada afin de déterminer si le requérant n'a pas déjà reçu de contravention de Douane et Accises.Selon Michel Cléroux, porte-parole de Revenu Canada, l'objectif du ministère est d'implanter ce programme au cours de l'année à l'ensemble des postes frontières les plus achalandés au pays.Par ailleurs, il est également prévu d'implanter ce système en collaboration avec celui des Américains : le PORTPASS.Le poste de Lacolle est le plus achalandé au Québec.Il traitait plus de 2,3 millions d'entrées au Canada en 1994-95.De ces entrées, 1,6 million étaient des Canadiens de retour au pays et 700 000 des visiteurs étrangers, très majoritairement américains.\u2022 Le programme a été mis à l'essai en 1991 à Douglas, en Colombie-Britannique, des deux côtés de la frontière.Environ 55 000 Canadiens et 46 000 Américains ont ainsi pu traverser la frontière plus rapidement.La Presse Renseignements : 285-7272 Abonnement : 285-6911 Lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 Rédaction : 285-7070 Promotion : 285-7100 Annonces classées : 285-7111 l.Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 - : Décès, remerciements : 285-6816 I Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 ; Grandes Annonces \u2022 Détaillants : 285-7202 1 National, TéléPlus : 285-7306 : Carrières et professions, : I Nominations : 285-7320 -.Comptabilité 1 - Grandes annnonces : 285-6892 I ï Annonces classées : 285-6900 \u2022 ; La Presse est publiée par: T - La Presse.Liée.7,rue Saint-Jacques, Montréal H2Y1K9.L - Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser - les informations de La Presse et celles des services r \u2022 de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de - [ reproduction des informations particulières à 1 La Presse sont également réservés.; - «Envois de publication canadienne -1 Contrat de vente numéro 0531650»» Port de retour garanti.(USPS003692) : Champlain N.Y.12919-1518.00123 Ccxto du jour 12-3 -Mercredi, £0 m a m 1996 LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 447 à quatre chiffres : 0719 COLLECTES DE SANG Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants : ¦ à Montréal : Centre des donneurs de sang.Centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est ( métro Préfontaine ), de 10 h à 18h; ¦ à Saint-Lambert : Cégep Champlain Saint-Lambert, 900, chemin Riverside, de 10 h à 16 h.Objectif : 125 donneurs ; ¦ à Laval-des-Rapides : Cégep Montmorency, Agora, 475, boul.de l'Avenir, de 10 h à 16 h 30.Objectif : 225 donneurs ; ¦ à Saint-Rémi : Parrainée par les Chevaliers de Colomb, Conseil 1822, Centre communautaire Saint-Rémi, 25, rue Saint-Sauveur, de 14 h 30 à 20 h 30.Objectif : 250 donneurs.PRÉCISION ¦ Prenez note que le Festival international du court métrage de Montréal a lieu du 25 au 31 mars.Une erreur s'est glissée dans le titre qui coiffait l'article paru hier en page B9.DEMAIN DANS LA PRESSE Rave Inc.¦ Avec l'ouverture de boutiques spécialisées, le marché du rave connaît un développement sans précédent.La commercialisation croissante du mouvement inquiète, mais les jeunes promoteurs comme le Sphinx ( notre photo ) ont des idées en banque pour faire revivre la magie des premiers raves.Ce dernier prépare d'ailleurs la suite de son premier party : Énigma.Enfin, deux des compagnies les plus en vue du milieu rave ( Spectro 8- Crazy et Hardcore Crew ) fêtent leur premier anniversaire ce mois-ci.À lire demain, dans le cahier Sortir.QUESTION DU JOUR InfoBref Bell Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour.Pour faire connaître votre opinion, composez le 875-2355; au son de la voix, faites le 220.Le premier ministre Lucien Bouchard a-t-il raison de vouloir s'attaquer impérativement au déficit d'ici les deux prochaines années?Appuyez-vous le front commun du Canada et de l'Union européenne contre te sanctions américaines à l'égard de Cuba?À cette question posée hier, le pourcentage des répomes a été: Oui: 72% Non: 28% l ïi Presse Salon National de l'Éducation L'Éducation un A pour la réussite! On vous invite ! Sous la présidence d'honneur de Monsieur Paul Gérin-Lajoie Palais des Congrès de Montréal Les 20-21-22-23-24 mars 1996 Entrée: 5.00$ + taxes Gratuit pour les étudiants(es) Mercredi- Jeudi 12h à 21 h Vendredi - Samedi 10h à 21 h Djmanche 10h à 17h_^ UNIVERSITÉS Petite enfance ( ANIMATION ) Musée^>| Jardin Botl Salon National de l'Éducation \u2014 4764.Papineau Montréal (Québec) H2H 1V5 Conférences iarderie GALA PLUME D'OR \\ C SIMULATEUR J C MUSÉOdSË Tél.: (514) 521-1878 Télécopieur: (514) 521-3556 Adresse Internet: Wtp^/w^^ 8418 LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 20 MARS 1996 Montréal métro Laval poursuit un conseiller de l'opposition pour 575 000 $ JEAN-PAUL CHARBONNEAU Dans une procédure exceptionnelle, la Ville de Laval intente une poursuite en diffamation de plus d'un demi-million de dollars contre Maurice Clermont, un des deux seuls représentants de l'opposition au conseil municipal.L'EXPRESS DU MATIN Blitz en Estrie ¦ L'escouade anti-motards Car-cajou a procédé à l'arrestation de 26 personnes liées aux Hell's Angels lors de descentes dans des résidences de Sherbrooke, de Fleurimont et d'Ascot, en Estrie.Les policiers prévoyaient procéder à 30 arrestations au cours de l'opération devant se terminer tard hier.Le porte-parole de Carcajou, M.Paul Vidal, confirme que l'utilisation l'agents doubles depuis près de deux mois dans la région aura permis ces arrestations de présumés revendeurs de drogues.Au moment de mettre sous presse, 20 hommes et six femmes,, dont l'âge varie entre 18 et 47 ans, avaient été arrêtés.Les revendeurs se livraient surtout au commerce de cocaïne et de marijuana.On s'attend à ce que les comparutions aient lieu aujourd'hui.Déglaçage ¦ La Garde côtière canadienne entreprend ce matin les opérations de déglaçage printanier du lac Saint-Louis.Elle recommande fortement aux promeneurs, pêcheurs et motoneigistes de ne pas demeurer sur la glace, lorsqu'ils apercevront le véhicule à coussin d'air dans les environs.Des mouvements de glace peuvent se produire et représenter ainsi un réel danger pour toute personne se trouvant dans cette zone.Vingt mois pour un bout d'oreille ¦ Pour avoir coupé avec une paire de ciseau une partie d'une oreille d'un homme en plus de le frapper à une jambe avec un tisonnier, Pierre-Luc Boisselle, 27 ans, a été condamné, hier à Laval, à 20 mois de prison par la juge Micheline Dufour, de la Cour du Québec.Ce crime a été commis le 21 décembre dans une maison de la rue Femand-Séguin.Boisselle était avec deux autres individus masqués qui n'ont jamais été arrêtés.Boisselle purge actuellement une peine de huit ans pour tentative de meurtre sur un policier de Laval lors d'un hold-up au magasin de fourrure Renard argenté.Trottoirs rouverts ¦ Les trottoirs du pont Jacques-Cartier sont rouverts depuis hier matin.Ils seront accessibles aux usagers jusqu'au 1er décembre, comme chaque année.Cependant, des travaux entraîneront quelques fermetures sporadi-ques sur l'un ou l'autre des trottoirs au cours de l'été.Dans la requête déposée, hier, en Cour supérieure par Me Claude-Armand Sheppard, on affirme que lors d'une conférence de presse, le 5 octobre 1995, M.Clermont a eu des propos diffamatoires à l'endroit de l'administration municipale de Laval, propos qui furent largement diffusés par les médias.La sortie de M.Clermont visait l'acquisition du garage municipal du secteur 3 par la Ville de Laval.La transaction a été approuvée par le ministère des Affaires municipales le 22 février 1996.Avoir pris connaissance de la poursuite intentée contre lui concernant cette conférence de presse tenue conjointement avec Jean Riz-zuto, chef d'Option Laval, M.Clermont a affirmé qu'il a toujours agi de bonne foi et dans la transparence.Son recherchiste, Philippe A.Guilbeault, a ajouté que M.Clermont n'a pas l'intention de se faire bâillonner et qu'il s'emploiera à faire toute la lumière dans ce dossier.Rizzuto Quant à M.Rizzuto, la requête déposée au palais de justice de Laval parle abondamment de sa participation à ce dossier et à la diffusion d'informations.« Je n'ai pas fini d'étudier le dossier de M.Rizzuto.On ne peut présumer de rien à ce moment », a déclaré Me Sheppard à La Presse.Pour la première fois dans l'hi-toire de Laval, l'opposition à l'administration Vaillancourt avait fait front commun pour dénoncer en conférence de presse cette transaction intervenue avec la compagnie 15805 Canada Inc, appartenant à la famille Alex Kotler.Les deux adversaires du maire Vaillancourt avaient mentionné qu'il s'agissait d'un cas flagrant de « patronage ».Les autorités municipales soutiennent que, contrairement à ce qu'a affirmé M.Clermont, la Ville a procédé aux appels d'offres selon les règles.On soutient aussi que la soumission retenue présente une économie de trois millions de dollars sur 20 ans par rapport à la plus haute soumission.Au terme d'un bail emphythéotique, Laval deviendra propriétaire de l'immeuble situé boulevard Chomedey.Selon la déclaration déposée en Cour, M.Clermont a causé des dommages à la réputation de la Ville de Laval, à sa crédibilité et à son renom.On y lit aussi qu'il a jeté le discrédit sur toute l'administration municipale et sur la sincérité du processus d'appel d'offres.Dans un communiqué émanant de l'hôtel de ville, on précise : « Suite aux déclarations diffamatoires de M.Clermont, et après mûre réflexion, le comité exécutif n'a d'autre choix que de s'en remettre aux tribunaux afin de protéger les intérêts de la Ville et de sa population ainsi que l'intégrité de l'administration municipale ».Laval estime les dommages subis à 500 000$.Elle réclame en plus une somme additionnelle de 75 000 S à titre de dommages exemplaires conformément à la Charte des droits et libertés.PHOTO LUC SIMON PERAEAUlT.Là Press* Contre la grève Une poignée d'entrepreneurs et de travailleurs de l'industrie de la construction ont manifesté hier matin devant le Casino de Montréal pour protester contre la grève qui paralyse les chantiers au Québec.Lundi, ils étaient près de 500 personnes à manifester face aux bureaux de la FTQ, obstruant même la circulation sur l'autoroute 40.Déficit : huit des 57 hôpitaux montréalais sur la sellette MARIE-FRANCE LÉGER Un document interne de l'Association des hôpitaux du Québec révèle que huit hôpitaux de Montréal se partagent les trois quarts du déficit anticipé de 28 millions du réseau hospitalier montréalais au 31 mars 96.Dans le document de travail obtenu par La Presse, on apprend que l'hôpital Reine-Élizabeth et l'Hôpital général Juif accumulent pour près de 10 millions de déficit ; soit cinq millions pour le Reine-Élizabeth et 4,7 millions pour l'Hôpital général Juif.Viennent ensuite en ordre l'hôpital Saint-Michel (qui a déjà fermé ses portes) avec 3,9 millions, et l'hôpital Saint-Luc avec trois millions de déficit.L'hôpital Notre-Dame frôle quant à lui deux millions de déficit.Trois autres hôpitaux ont accumulé des pertes de plus de un million.Il s'agit de l'Hôpital général LaSalle avec 1,6 million, de l'Hôpital de Montréal pour enfants avec 1,4 million, et du Centre hospitalier St-Mary.La Presse révélait dans son édition du 16 mars que le déficit anticipé pourrait atteindre 55 millions pour l'ensemble du réseau hospitalier québécois, dont 28 millions à Montréal.Après une difficile année de compressions budgétaires, le réseau montréalais croit maintenant qu'il faudra réduire les services à la population pour passer au travers de la restructuration.Par ailleurs, l'hôpital Royal Victoria, l'hôpital Sainte-Justine et l'Institut de cardiologie ont réalisé les surplus les plus intéressants avec, respectivement, 1,8 million, 600 000 $ et 470 000 $ d'excédent.Signalons que les résultats financiers d'au moins sept établissements, sur les 57 hôpitaux montréalais, ne sont pas disponibles dans cette étude.Il s'agissait d'un sondage interne, effectué par l'AHQ sans obligation de la pan des établissements.D'autres données sur les compressions budgétaires 1995-1998, émanant de l'Association des hôpitaux du Québec, expliquent que Montréal doit assumer 42,64 % de toutes les compressions au Québec.Le réseau hospitalier a dû subir globalement des coupes de 104 millions en 1995-96.Qui plus est, en cette année bissextile, les hôpitaux montréalais ont assumé des frais supplémentaires de 5,8 millions pour la seule journée du 29 février./ / wm ! A V les giboulées A o 7 7 ae mars.Notre collection d'impers tombe à point! Succombez aux grands classiques ou osez les dernières tendances.Aux Ailes de la Mode vous trouverez le manteau qu'il vous faut.Et ensuite, faites fi de la pluie ! 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Lagana et son acolyte voyageaient beaucoup, mais Tozzi était celui qui se confiait le plus aux.policiers, à propos de ses clients mafieux.Il lui arrivait aussi de représenter des hommes d'affaires de la communauté italienne.a * p* Mb/41 ¦** t \u2022 F Pour participer au concours «T'es mon amour, t'es ma Tercel», laissez aller votre imagination dans un court texte amusant inspiré par la Tercel et postez-le avant le 31 mars 1996 à l'adresse suivante: Concours «T'es mon amour, t'es ma Tercel», Toyota Canada, 1400 nie Nobel, Boucherville (Québec), J4B 5H3.\"Le texte dort être placé dans une enveloppe cachetée et identifiée Concours «Tes mon amour, tes ma Tercel».Règlements du concours chez les concessionnaires participants.Seules ies personnes de 18 ans et plus peuvent participer.Le gagnant devra répondre à une question d'habileté.Le prix doit être réclamé tel quel.'Programme de location à long terme Solution Toyota basé sur le modèle Tercel 96 AC51LK-AA.vendu au détail aux clients admissibles pour un bail de 48 mois avec option d'achat et comptant de 850$ (taxes en sus).Coût total du bail 10666 56$ Le concessionnaire peut offrir un bail à prix moindre Immatncuiation.assurance, transport, préparation et taxes en sus.Premier versement de 222.22$ et dépôt de sécurité de 225S requis au moment rJe l'achat Franchise de kiimétrage: 96 000 Ion; frais de 7 c le totomètre excédentaire.Sur approbation de crédit de Toyota Crédit Canada Inc.Offre valable jusqu'au 1* avril 1996.Photo pour tin d illustration seulement.Voyez votre concessionnaire Toyota pour tous les détails.Votre conc**Mlonnairo T U M'EPATERAS TOUJOURS! VOTHC COHCESSSOHHAIfWE \u2022ouocmif Toyota fa* aUruMMr set-ino KffMéT JSUfTTT UOTTfl St?4M2 74t-7777 SXV43S4 m IT CttMll est*?* 177)411 U*7171 S74-7474 11 1RS 21MS73 ITMUHK Sft-*M 374-422'' g r-¦ ¦ 37MSIS B14444 solution TOYOTA La Cour juge légale l'opération de la GRC ANDRE CÉDILOT Bien qu'il se soit interrogé sur la moralité de l'enquête que la GRC a menée pendant quatre ans à partir d'un bureau de change du centre-ville de Montréal, le juge Pierre Pinard, de la Cour supérieure, n'en a pas moins conclu que l'opération était parfaitement légale.En substance, le juge Pinard a estimé que le recyclage de l'argent sale est si complexe et a pris de telles proportions qu'il force les policiers à utiliser des techniques d'enquête aussi sophistiquées qu'exceptionnelles.« Dans ce contexte, l'opération du Centre international monétaire de Montréal ( CIMM ) constituait un moyen d'enquête particulièrement bien adapté au recyclage des produits de la criminalité », écrit-il dans un jugement de 24 pages.Ce jugement, une première au Canada, a été rendu le 22 novembre.Le juge l'avait toutefois frappé d'un interdit de publication jusqu'à la fin du procès.Il a pesé lourd dans la décision de Domenico Tozzi et du « capo » de la famille Di Maulo, Vincenzo, de plaider coupable à des accusations de trafic de drogue et de blanchiment d'argent.Depuis leur arrestation le 30 août 1994, les deux mafiosi ont multiplié les requêtes \u2014 plus d'une soixantaine \u2014 avant de subitement baisser les bras, à la veille de l'entrée en scène du jury.Leur procès durait depuis septembre.Le verdict choc du juge Pinard vient de ce que Tozzi et Di Maulo reclamaient la cassation des accusations portées contre eux, alléguant que les agents doubles de la GRC avait eux-mêmes blanchi des millions de dollars au cours de cette opération qui s'est déroulée du 28 septembre 1990 au 29 août 1994.En quatre ans, les policiers avaient transigé quelque 160 millions, dont 141 553 276 $ étaient de « provenance douteuse ».À eux seuls, les membres de la pègre italienne, avec à leur tête Domenico ' Tozzi, Vincenzo Di Maulo et l'avocat Joseph Lagana, y avaient déposé environ 94 millions 1 Après avoir longuement analysé toute la preuve, le juge Pinard a constaté que les policiers avaient « effectivement blanchi de l'argent >», mais qu'ils n'avaient pas le choix, compte tenu des exigences énormes que leur imposent les lois, en vue de coffrer les narco-trafi-quants.Selon lui, l'infiltration classique qui consiste à utiliser un agent provocateur pour tendre la perche n'est pas suffisante en matière de recyclage d'argent sale.« Le seul moyen, c'est de suivre la trace de l'argent », explique le juge.Et encore, ajoute-t-il, les policiers ne peuvent rien faire tant que les transactions financières n'ont pas été reliées au trafic de drogue, comme l'exige la loi.Citant la jurisprudence, notamment sur « l'équilibre » des forces entre la police et les criminels, il a statué que l'opération était légitime.4< L'infiltration demeure à peu près le seul moyen qui offre des chances sérieuses de percer le mur de ce genre de criminalité », a-t-il conclu.rwm 2 10 22 24 Tira Qe du 96-05-19 18 .19 28 41 29 49_ Prochain tirage: 96-05-20 T V A.LE RESEAU DES TIRAGES Jl 32.JB5L 21 33_ 55_ SL c*fttbt)«ttl 4m wso df* bflcU.En cm ôt dlipâ/H4 d*mètV« a prtofté.fôr) LE CENTRE Qfc/ MCGILL D'ÉTUDES f7 SUR LE VI EILLISSEMENÎT \\*/ vous invite à une œrXFÏRENŒ PUBLIQUE intitulée « Grandeur et misère de nos solitudes » Conférencière : Mtdnmc Madeleine Préclaire, présidente de la Fondation naturelle Jean de Brébeuf _ Endroit : _ HÔTEL DELTA MONTRÉAL 4*50, me Sherbrooke ouest métro McGill Collège Heure : de 14 h a 16 h Entrée : Libre (café et th* seront servis) Commandite par : Merck Froast Canada Inc.et Hôtel Delta Montréal Pour de plus amples renseignements, 766-2010 89 (514) LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 MARS 1996 A 5 Pousse Bibi, mais pousse égal Lorsque mon fils Junior me pose des questions sur les choses de la vie, je ne ne suis jamais très pressée d'y répondre.D'abord il y a des questions cjui, selon moi, ne sont carrément pas de ses affaires.D'autres qui, à mon avis, peuvent attendre.Pour l'instant tout va bien puisque la curiosité de mon fils est plutôt limitée.Cela n'est pas attribuable à une lenteur de son esprit, mais bien au fait qu'à l'aube de ses cinq ans, il est persuadé de tout savoir.Aussi ne prend-il même pas la peine de me poser des questions sur un jeu qu'il a baptisé « pénis sur vulve ».Le seul fait de prononcer le nom du jeu, le plonge dans l'extase.Et comme je n'ai pas envie de casser son party, je le laisse rigoler dans son coin sans l'assommer avec un cours sur les condoms ou l'anatomie.J'ai toujours cru que c'était la bonne attitude à avoir.Hier, au lancement de la bande dessinée Bibi veut tout savoir sur le sida, on a voulu me convaincre du contraire.Pour ceux qui n'ont pas d'enfants, Bibi est un petit bonhomme vert, extraterrestre de profession et très populaire auprès des enfants.Pendant cinq ans, l'émission Bibi et Geneviève a fait les beaux jours du Canal Famille avant de se retrouver en reprise à TQS puis TVA.Comme la plupart des marionnettes de sa confession, Bibi est un produit de la pédagogie contemporaine québécoise selon laquelle les enfants doivent être parachutés dès leur plus jeune âge dans l'âpre merdier de la réalité.Comme dirait son producteur Paul Cadieux, Bibi n'a pas de temps à perdre avec des enfantillages, Bibi veut savoir les « vraies affaires ».Nathalie PETROWSKI C'est dans cette optique-là que Cadieux et une légion de « logues » et d'intervenants de tout poil, ont imaginé cette bande dessinée de 48 pages adressée aux enfants de six à 12 ans, en vente dès aujourd'hui dans toutes les librairies.Pourquoi cibler une clientèle aussi jeune et innocente ?Parce que le sida fait partie de leur réalité, m'a-t-on répondu magnanimement avant d'ajouter que le Québec détenait le record d'enfants atteints par la maladie.Va pour le record, reste que cette poignée d'enfants ( on parle de moins d'une centaine de cas ) n'ont pas été infectés à la garderie en jouant à Tag-Sida.Ils ont été infectés par leur mère.Quand bien même on aurait fait leur éducation dans le ventre de cette dernière, cela n'aurait rien changé.Mais les géniteurs de Bibi ne s'embarrassent pas de tels détails.Quand la réalité ne concorde pas, ils se rabattent sur les grands principes comme la tolérance.Le but de la BD de Bibi, disent-ils, est de prévenir l'intolérance face au sida dans les cours d'école.Mais quelle intolérance, je vous le demande ?Les risques qu'un écolier québécois de six à 12 ans soit en contact avec un petit séropositif à l'école sont de l'ordre infinitésimal.Quant aux risques qu'il le sache, ils sont nuls.La poignée d'enfants séropositifs inscrits dans les écoles montréalaises le sont dans le plus grand secret.La plupart du temps, leurs parents n'en informent ni la direction ni les profs.Les petits séropositifs pour leur part ne sont pas assez fous pour s'en vanter.Dans ces conditions, on voit mal comment la tolérance peut s'apprendre ou s'exercer.Même si on m'a fait cadeau de Bibi veut tout savoir sur le sida, vous pouvez être assurés que je n'en ferai pas la lecture à mon fils.D'abord, mon fils n'en a rien à cirer du sida.\u2022 Avant qu'il s'y intéresse, faudrait qu'il apprenne à lacer ses souliers.Et puis tant qu'à expliquer le sida aux enfants, tant qu'à manipuler inutilement cette bombe-là, disons-leur la vérité : toute la vérité.La BD de Bibi fait le contraire.Elle leur présente une version tronquée et pernicieuse de la réalité où le sida s'attrape par la rencontre du pénis et du vagin ( oh yeah ?) ou au contact de seringues qui poussent dans la rue par magie.Nulle part est-il question des homosexuels, qui demeurent la plus forte population à risque, ni des prostituées et des toxi-cos.Quant à Catherine, la petite amie sépositive de Bibi, on se demande où elle a bien pu être infectée.Elle semble tout droit sortie d'un condo d'Outremont, et son père d'un bureau de la direction d'Hydro.Pousse Bibi mais pousse égal.Faites vos déclarations r * v .n^r ^^^^^^^^^^^^ ^^^^^1 ¦ ¦ \u2022\u2022\u2022> 3) S> ËS> SD Prix du flip DPC 530 de Motorola 99$ A i SSSSST I obtenez votre remboursement.Cout (lu téléphone après remise Au bout du compte, votre flip ne vous coûtera pas un sou ! Déclarez votre préférence pour le téléphone cellulaire le plus populaire au pays, le flip DPC 550 de Motorola à seulement 99 $.et Cantel déduira 99 $ de votre premier état de compte*.De plus, avec Les loisirs AmigoMC à 35.95$ par mois, vous bénéficiez de temps d'antenne local illimité le soir et le week-end.sans frais supplémentaires**! Pour commander, composez le 1 800 397-9989 ou rendez-vous chez le détaillant participant le plus près.a m/go On a toujours besoin d'un Amigo! \u2022Offre en vigueur iusqu au 31 mars 19% Vatat>»e uniquement pour les nouvel mtses en service Tous les détails en magasin * 'Appets interuroams service de déplacement et taxes applicables en sus Engagement minimum requis Frais d accès au système exigibles Frais de résiliation anticipée applicables Sous reserve d approbation de crédit Certaines conditions s appliquent Heures en soirée de 18 h a 8 h.du lundi au vendredi Heures le week-end de 18 h le vendredi a 8 h le lundi CARTELS CELLULAND MONTRÉAL 5341.rue Ferrie* (514) 731-5849 1011.rue Heury Est (514)38U148 5829.rue SomlHubert (514) 2780206 6670.rue SoinKlocques (514) 481-8455 5429.bout SomUourent (514) 278-1873 50, Crèmozie Ouest, Suite 10 (514)3880066 CELLULAND MONTREAL-NORD 5057.boul HenrK&ourosso Est (514) 322-6252 CELLULAND LAVAL 350, boul Cixf^labelle (514) 682 1657 216.boul Curé4obe!le (514) 9630001 155 D boul des Lourenttdes (514) 629-6609 CEU.ULAND SAINT-LAURENT 1794, chemin Côte-Vertu (514)3330636 CEUUIAND SAJNKÉONARD 5110.rue Jeorvtolon Est (514) 7234258 MONTREAL CELLULAIRE LOCH 1008.rue Clork, bureau 2068 (514) 9540287 FORTIN AUTO RADIO 5540, boul Métropolitain Est (514) 255-2720 VIATEL COMMUNICATIONS 12356, rue lochapellc (514) 8561884 TEL-LOC 426, rue Guy (514) 93Ç-3800 MONTREAL NORD CELLULAIRE DtGfTAlf WC 10198, boul P.elX (514)3290000 CARIONAN RADIO D'AUTO FEUX 2255.chemin de Gwmbry (514) 658-5241 DORfON UNICEL ENH 296.boul Horwood, bureau 4 (514) 5940700 LAVAL LAVAL CELLULAIRE 2301.boul LeCorbusier (514) 6829911 LONGUEUR COMMUNICATION EUTE 1289, chemin de Chombry (514) 928-2355 POINTEAUX-TREMBLES COMMUNICATIONS M S 11855.rue Victorki (5141645-9271 SHIONARD ALARMES FOX COMMUNICATIONS 4255.boul Métropolitain Est (514) 99CU942 OUEST DE L'ILE PC MONTRÉAL CELLTEL 950.Som^Jeon, bureau 5 (514) 426-9999 Egalement nlTert dans certains magasins des chaînes suivantes la $$aie EATON CABINE TttlPHQMQue ® RadioShack BUREAU - EN GROS QXnPLEHTTFE* Maison Sony.DU-RO « .1 \u2022 | « « OE t^s^ CENTRE IM \u2022 \u2022 « \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 20 MARS 1996 Montréal métro Le drapeau blanc de la trêve.ANDRÉ NOËL Le maire de Montréal voit rouge quand il entend parler des cols bleus.Pourtant, il existe un endroit où flotte le drapeau blanc de la trêve : la bonne entente règne en effet entre la Communauté urbaine de Montréal ( CUM ) et le syndicat des travailleurs municipaux.Un peu plus de 250 cols bleus travaillent à la CUM.En octobre 1994, ils signaient une convention collective et concluaient une entente pour augmenter la productivité.L'an dernier, ce nouveau partenariat a permis des économies de quelques centaines de milliers de dollars.Le gain de productivité a été manifeste à la gigantesque station d'épuration des eaux usées, gérée par la CUM.Le directeur.Réjean Lévesque, n'a que des bons mots pour le syndicat des cols bleus.« Ce syndicat a beaucoup changé, dit-il.Il agit de façon responsable.Nous aussi ( les membres de la direction ), on a changé.Avant, on se détestait.Maintenant, nous collaborons pour que la station d'épuration fonctionne toujours mieux, et à moindre coût.Le climat de travail est excellent.» Michel Fontaine, conseiller au Syndicat canadien de la fonction publique ( FTQ ), section locale 301 (les cols bleus ), ne tarit pas d'éloges pour les dirigeants de la station d'épuration et d'autres cadres de la CUM.« Les syndiqués ont l'impression qu'on ne se sert pas seulement de leurs bras, mais qu'on apprécie aussi leur intelligence.Les cadres les consultent quand il y a des changements à faire.Les cols bleus sont mis à contribution pour diminuer les coûts.Il n'y a pas de griefs.L'absentéisme a chuté.» M.Lévesque, le directeur de la station, confirme que 30 000 heures de productivité ont été « récupérées » l'année dernière.Selon lui, l'assiduité a augmenté.La pause-café de 15 minutes dure 15 minutes.Il y a aussi plus de flexibilité.« Avant, seul un électricien pouvait changer une ampoule, dit-il.Seul un plombier pouvait dévisser un tuyau.Plus maintenant.Deux travailleurs font le travail de quatre.» Résultat : le budget de la sous-traitance a diminué de 400 000 $ l'année dernière.Selon M.Lévesque, le quart de cette économie est attribuable au nouveau partenariat.La CUM a accordé la semaine de 35 heures, réparties sur quatre jours de travail.Les cols bleus ont promis d'intensifier leurs cadences.À la Ville de Montréal, en revanche, on ne peut parler d'histoire d'amour.La sous-traitance augmente.Selon le syndicat, l'année dernière, le budget de la sous-traitance a augmenté de près de 40 %.Police de quartier : les chefs à l'école MARCEL LAR La police communautaire, le plus imponant changement de cap du SPCUM depuis 25 ans, a pris officiellement son envol hier avec le lancement du programme de formation des aspirants-commandants des futurs postes de quartier prévus dans l'île de Montréal.À la fin de leur formation d'une durée de 10 mois dispensée avec la collaboration de la faculté d'administration de l'Université de Sherbrooke, les 32 officiers de police de la CUM, pour la plupart des lieutenants et des capitaines, deviendront de véritables dirigeants de PME.« Il s'agit de la première étape importante dans l'engagement que nous avons pris envers les élus de mettre en place un corps des plus professionnels et des plus aptes à répondre aux besoins et aux attentes de la population », a affirmé le directeur Jacques Duchesneau.À cause de l'ampleur et de la complexité de ce virage, l'implantation de la police de quartier se fera en deux étapes distinctes : 23 des 49 mini-postes ouvriront en janvier 1997 dans les secteurs Ouest et Centre-Sud de Montréal tandis que les 26 autres ouvriront en 1998.Sous la supervision de M.John Ingham, doyen de la faculté, les 32 officiers de police suivront deux sessions de cours axés sur la gestion budgétaire, administrative et opérationnelle.Ils seront dispensés entre mars et décembre 1996 dans des locaux spécialement aménagés à cette fyi, au poste 33 de la C^M.V.-.S.» , .^ .^-«^Ovv».* i PHOTO PiERRE LALUMCRE.LaPtessé* Saint Joseph toujours honoré et prié Plus de 15 000 personnes se sont réunies à l'oratoire du mont Royal, hier,, pour célébrer, comme chaque année le 19 mars, la fête de saint Joseph.Le cardinal Jean-Claude Turcotte présidait dans la soirée une cérémonie grandiose où les grandes orgues et les Petits Chanteurs étaient accompagnés d'un ensemble de cuivres.On évalue à près de 70 000 le nombre de fidèles qui ont participé à la neuvaine prêchée par l'abbé Pierre Desroches.On sait que le culte à saint Joseph est bien enraciné au Québec ; le frère André n'y est sûrement pas étranger.Québec explore d'autres avenues pour sauver le Cosmodôme BRUNO BISS0N La Ville de Laval ne pourra pas utiliser les subventions prévues pour la construction d'un amphithéâtre nui lu fonctionnel, soit 18 millions, pour sauver son Cosmodôme endetté et moribond.Par contre, le ministère des Affaires municipales du Québec a amorcé l'analyse d'une ébauche de solution pour sauver ce navire en perdition passant par le programme d'infrastructures fédéral-provincial, et qui laisserait à la Ville le choix de décider des projets qu'elle devra sacrifier pour en assurer la survie.La Presse a appris que l'étemelle saga du Cosmodôme de Laval a connu de nouveaux rebondissements, depuis lundi, alors que les représentants de la municipalité ont présenté un projet « global » qui ferait du Cosmodôme l'héritier de surplus artificiels, issus du programme d'infrastructures.Selon Mme Renée-Claude Boi-vin, attachée de presse du ministre des Affaires municipales Rémy Trudel, la Ville de Laval pourrait Le maire Gilles Vaillancourt modifier la liste de ses futurs projets admissibles au programme d'infrastructures, de telle façon qu'une partie des fonds prévus pour financer ces projets aboutirait dans l'orbite du Cosmodôme, et de là dans les coffres de la Banque Nationale, son créancier.« Il est impossible pour la Ville de Laval d'utiliser l'argent promis pour la construction de son amphi- théâtre multifonctionnel afin de sauver le Cosmodôme, a expliqué Mme Boivin.La solution, qui est à l'étude, serait d'utiliser une partie des fonds prévus pour le quatrième volet du programme d'infrastructures.Sauf que pour faire cela, la Ville doit changer l'ordre de ses projets et décider lesquels se feront, ou ne se feront pas.» Selon Mme Boivin, des fonds étaient déjà promis à la Ville par le gouvernement dans le cadre de ce programme fédéral-provincial lancé avec fracas par le premier ministre fédéral Jean Chrétien, dès son arrivée au pouvoir en 1993.En 1995, Laval a reçu 48 millions de subventions partagées en parties égales par Québec et Ottawa, et auxquels elle doit elle-même contribuer 24 millions pour respecter la condition sine qua non du progamme, c'est-à-dire le partage en trois parties égales du financement du programme.De ce montant, 18 millions ont été versés pour la construction du complexe multifonctionnel de 5000 places à vocation culturelle ( salle de spectacle ), sportive ( patinoire de grande dimension ) et commerciale ( expositions et congrès ).Un projet que le maire, Gilles Vaillancourt, a déjà présenté comme une absolue nécessité pour la deuxième ville du Québec.La Ville de Laval n'a toutefois pas encore fourni sa part de neuf millions pour démarrer le projet de complexe et chercherait pour le moment des partenaires privés.Hier, La Presse révélait que la municipalité avait l'intention de proposer l'abandon du complexe pour utiliser les 18 millions prévus pour sauver le Cosmodôme.Mais le programme ne permet pas une telle solution, a précisé l'attachée de presse du ministre.La Presse a tenté hier de connaître le point de vue de l!autre partenaire du programme, le gouvernement fédéral, mais les appels sont restes sans réponse.Mais peu importe la solution retenue pour sauver le Cosmodôme \u2014 endetté de 23 millions \u2014 le gouvernement fédéral se trouverait ainsi à assumer le risque d'un prêt commercial, consenti par une banque, a indiqué une source généralement bien informée.L'idée ne plaît pas tellement aux autorités fédérales.En effet, les sommes que la Ville de Laval pourrait trouver en subventions n'iront pas dans le Cos-modôme lui-même, mais dans les coffres de son créancier, la Banque Nationale, puisque le but des autorités de Laval n'est autre que d'éponger la dette qui empêche le Cosmodôme de fonctionner de façon autonome.Têtes d'affiche ¦ L'hôtel Vogue ( Loews ) nous informe de son engagement social, qui se concrétisera ce mois-ci par une collecte de denrées non-périssables pour Jeunesse au soleil.Cette activité s'inscrit dans le cadre de la politique de bon voisinage de l'hôtel montréalais qui veut ainsi participer au mieux-être de la communauté, comme l'a déclaré son directeur, René Beauchamp.Le mois dernier, c'est du linge de maison que l'hôtel donnait au Centre des femmes.Agir pour une société plus juste et plus équitable est considéré comme faisant partie du rôle de l'hôtelier, signale encore la direction du Vogue.¦ G.Yves Landry, président et directeur général de Chrysler Canada, agira comme président d'honneur du gala des Octas, soirée de distribution de prix de la Fédération de l'informatique du Québec.On dévoilera aujourd'hui les noms des finalistes des prix Octas, qui visent à récompenser les entreprises et projets les plus innovateurs au Québec en technologie de l'informatique, ainsi que les plus belles réussites commerciales de cette industrie Pour le dixième anniversaire de ce concours, gala se tiendra ( 11 mai ) à Québec, ville où est né le concours.395-8689.G.Yves Landry le catin humaine de McGill.Elle accueillait hier : Hélène 16 ans, Lisa 16 ans, Rajesh 17 ans et Ra-chel 16 ans, venues démontrer les heureux résultats de leur prise en charge vers l'âge de six mois par le programme pour enfants mal-enten-dants de l'École des sciences de la communication humaine de l'université McGill.Aujourd'hui, ces quatre jeunes « mal-entendants » étudient depuis des années dans des classes normales.Ces quatre jeunes, qui ont aussi bénéficié du programme de développement jeunesse Toastmasters International, veulent maintenant participer au congrès international de l'Association Graham Bell pour les sourds à SnowbirdL en Utah.Ils vendent des livres, des yogourts congelés, etc., pour payer leur voyage.Renseignements : 488-4946.¦ Il sera question d'enfants, et de notre responsabilité commune envers eux, à la 29e conférence Augustin-Fripon.En effet, la direction de l'Ecole polytechnique de Montréal a choisi d'inviter la juge Andrée Ruffo, de la chambre de la jeunesse, à parler d'un sujet qui lui tient à coeur ( les enfants ) et lui cause maints soucis personnels.C'est pour ce jeudi, 21 mars, à llh30, à l'amphithéâtre Bell ( 6e étage ) de l'École polytechnique, campus de l'Uni versité de Montréal.millions de dollar au Fonds Japon-Canada.Depuis sa création en 1988, ce fonds a aider 180 artistes et organismes artistiques japonais et canadiens ( échanges, traductions, tournées et expositions ).Cet investissement dans la poursuite d'échanges culturels entre les deux pays est un signe de bonnes relations culturelles.¦ La ministre de la Culture et des Communications, responsable de la langue française, Louise Beaudoin, traitera du français sur l'Internet, à titre de conférencière invitée par le Conseil des relations internationales de Montréal.Ce déjeuner-causerie aura lieu demain, 21 mars, à l'hôtel Westin Mont-Royal, 1050, rue Sherbrooke Ouest.Coût : 50 $.Renseignements : 523-7520.Mme Louise Beaudoin Mme Andrée Ruffo ¦ Les problèmes de surdité peuvent aujourd'hui être décelés très tôt chez les enfants et une intervention avant l'âge de un an peut s'avérer des plus bénéfiques, souligne le docteur Eliza-beth Cote, de l'École des sciences de la communi- m L'ambassadeur du Japon au Canada, Takasiti Tajima.était à Montréal vendredi, afin d'annoncer que le gouvernement du Japon verserait 1,4 ¦ Les Scientifines, organisme offrant de l'aide aux devoirs et des activités scientifiques ( parascolaires ) aux fillettes de 9 à 12 ans des écoles des quartiers Petite-Bourgogne et Saint-Henri, convie à une exposition scientifique interactive sous forme de jeux et d'expériences.C'est à compter de demain, de 16 h à 20 h, les groupes scolaires étant sur place les 21 et 22 mars, de 8 h 30 à 11 h 30 et de 13 h à 15 h.Le tout a lieu au Centre culturel Georges-Vanier, 2450.rue Workman, Montréal.Les Scientifines vise, par son action, à développer la curiosité, la persévérance, la résolution de problèmes, tout en prévenant le décrochage scolaire et suscitant l'intérêt des filles pour les sciences et la technologie. LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 MARS 1996 A 7 Montréal métro VIE QË QUARTIER L'avenue du Parc se meurt La disparition d'une voie réservée arrive-t-elle trop tard ?El Tomi inculpé MARCEL LAROCHE V François Trépanier Si vous êtes déjà passé dans l'avenue du Parc, vous avez probablement vu la façade d'un magasin décorée de drapeaux et de tissus en lambeaux balayés par le vent.Ce chef-d'oeuvre de mauvais goût, symbole de ce qu'est devenue l'avenue du Parc, c'est le royaume de Marko Altofino.En 1992, ce vendeur de textiles d'origine italienne s'était fait remarquer en brûlant le drapeau de la ville de Montréal pour protester contre l'implantation des voies réservées.Aujourd'hui, comme d'autres commerçants de la même rue, il jubile parce que l'administration du maire Bourque a enfin décidé d'éliminer une de ces voies, celle de l'après-midi, en direction nord.Il jubile, mais il reste bien amer.« Si le maire Doré nous avait écoutés dans le temps, nous n'en serions pas arrivés à autant de dommages », dit-il en rappelant la longue lutte menée en 1992 à rencontre de cette politique, mise au point par la STCUM pour améliorer le transport des usagers des autobus.Dans le quartier du Mile-End, cet avis est partagé par la plupart des commerçants, de même que par de nombreux riverains des rues Hutchison et Jeanne-Mance, regroupés au sein de la Coalition pour l'avenir de l'avenue du Parc.Cet organisme de pression réclame l'aide de la Ville de Montréal pour revitaliser la grande artère et amé- liorer la qualité de vie du quartier, profondément perturbée depuis l'implantation des fameuses voies.Selon Jimmy Trevlos, l'un des membres de la coalition, plus de 103 commerces ont disparu entre les rues Laurier et Van Home depuis 1992.Parmi ces commerces, celui de M.Trevlos lui-même, un magasin d'équipements de cuisine ouvert en 1984, maintenant à louer et pour lequel une seule demande de renseignements a été formulée en trois mois.\u2022.M.Trevlos, comme d'autres commerçants, reconnaît que la récession et les conditions économiques difficiles ont pu hâter la mort de certains établissements.Mais c'est avant tout aux fameuses voies réservées qu'il continue d'en imputer la responsabilité.Mme Ada Suen, la copropriétaire de la boutique Elmridge Poon, qui loge près de la rue Saint-Viateur, abonde dans le même sens.Dans la vitrine de son magasin, de grandes pancartes annoncent ces jours-ci une dernière vente de liquidation.Son magasin, ouvert en 1992, deviendra le 104e à fermer en mai.Pourquoi ?« Il n'y a plus de magasins ici, dit-elle.Ce n'est plus bon pour les affaires.Les gens ne savent jamais où stationner.* Au milieu de cette hécatombe, seuls quelques petits artisans et magasins mieux établis continuent de faire des affaires.Ils ont à peu près tous un point commun : leur clientèle leur demeure fidèle.C'est le cas notamment du magasin de vélos ABC, ouvert en 1932 et toujours administré par la famille de Joseph Sylvestre, et de la quincaillerie Rona de Jean Tourignan.Survie Les bijouteries de Haïk Manou-kian et de Moïse Rothschild continuent également de survivre, mais leur chiffre d'affaires a baissé de près de 25 %.Pour ces bijoutiers d'origines arménienne et iranienne, l'annonce de la disparition de la voie réservée en direction nord constitue une excellente nouvelle, mais les deux se scandalisent des V À Mahmoud El Tomi PHOTO MICHEL GRAVEL.LâPfêSSê Marico Altofino avait brûlé le drapeau de la Ville de Montréal pour protester contre l'implantation des voies réservées.circonstances qui devaient entourer la mise en place des voies réservées.« L'avenue du Parc n'est plus un lieu de promenade, dit M.Rothschild.Les gens s'en sont détachés parce qu'ils ne trouvent plus de plaisir à y magasiner.On cherche maintenant à la ressusciter.Il faudra faire davantage si on veut lui donner vie.» Avis que partage Mme Annie Chelin, une résidante de la rue Hutchison depuis 17 ans.Profondément attachée au caractère multiethnique du quartier qu'elle ne veut pas quitter, Mme Chelin attend pour sa part des mesures qui amélioreront la vie, non seulement dans l'avenue du Parc mais dans les rues attenantes.À l'hôtel de ville, la balle est dans le camp du Centre d'intervention pour la revitalisation des quartiers, qui étudie diverses mesures dont un plan de relance économique.Souvenirs d'enfance.Cm est avec un senti-v ment de nostalgie que je m'aventure parfois dans l'avenue du Parc lorsque j'entreprends ma promenade matinale.Cette grande artère qui découpe le Mile-End, c'est une partie de mon enfance.J'avais à peine sept ans lorsque mon père, au retour de la guerre, y dénicha, tout près de la rue Bernard, un huit pièces capable de loger une famille de cinq enfants.J'en conserve des souvenirs colorés et d'autres plus tristes, comme ceux qui hantent la mémoire des gens qui vécurent les années difficiles de l'après-guerre.Ce qui me perturbe le plus, quand je me retrouve aujourd'hui dans cette rue, c'est d'observer son état de délabrement et surtout la torpeur qui y règne.C'est comme si un mal pernicieux l'avait envahie, faisant disparaître tout ce qui lui donnait un peu de vie.Ses trottoirs sont souvent jonchés de papiers et de détritus, et la plupart de ses édi- fices auraient besoin d'être rafraîchis.Tout un contraste avec l'ambiance que l'on y retrouvait autrefois, alors qu'y vivaient des Canadiens français avec des immigrants d'origine juive et irlandaise, dans des édifices d'à peine 30 ans.De cette époque, je me souviens du fourreur Kaplan, qui habitait au rez-de-chaussée, et, juste à côté, de l'hôpital Sainte-Anne qui accueillait, dans la clandestinité, des filles-mères dont les enfants étaient donnés en adoption.Un peu plus loin, il y avait la buanderie du Chinois, où ma mère m'envoyait porter les chemises de mon père ; le Rialto avec sa marquise étincelante qui donnait un air de fête à la rue; le 5-10-15, avec ses tablettes remplies de jouets et Red, le vendeur de journaux qui faisait rire les passants.Je revois aussi le tramway annonçant son arrivée à coups de clochettes, la voiture du laitier tirée par un cheval, le guénillou qui passait avec sa cha-rette dans la ruelle, et nos mères se berçant sur les balcons par les beaux soirs d'été avec, comme bruit de fond, le cri des engoulevents.C'était la belle époque.La rue était bien vivante, animée par une foule hétéroclite et par une multitude de petits commerces à l'atmosphère familière.Dans mon univers d'enfant, je voyais probablement cette rue plus belle qu'elle n'était, mais quel monde attachant l'animait ! Aujourd'hui, elle est devenue une artère délabrée qui sert de champs de course aux banlieusards et ses maisons ressemblent de plus en plus à des taudis.Si ce n'était de la présence de quelques centaines de familles grecques qui continuent d'y habiter et qui y ont ouvert une douzaine de cafés, on n'y retrouverait presque plus d'animation.Pourtant \u2014 et c'est ce qui me déconcerte tant \u2014, on pourrait encore y vivre fort agréablement.Au coin de Saint-Viateur, on retrouve maintenant un YMCA tout neuf et bien organisé qui devrait inciter des gens à déménager dans le quartier.Tout près s'élève la magnifique bi- bliothèque du Mile-End, aménagée dans une ancienne église.Et un peu plus loin, il y a la rue Laurier avec ses boutiques, traiteurs, pâtisseries, librairies et restaurants.Qu'attend-on pour embellir ce quartier multiethnique où je devais apprendre mes premiers mots d'anglais?L'ex-maire Jean Doré et l'ex-président de la STCUM, Robert Perreault, avaient prétendu que les voies réservées auraient peu de répercussions sur la vie de l'avenue du Parc.Pour sa part, le maire Pierre Bourque s'était engagé, lors de sa campagne électorale, à procéder à des changements pour en faire une avenue vivante et animée plutôt qu'une autoroute.On vient d'annoncer que l'on abolira la voie réservée aux autobus l'après-midi.Cette mesure apparaît, à certains, comme un pas dans la bonne direction.Mais il faudra probablement beaucoup plus pour redonner à cette rue le souffle de vie susceptible d'en faire un lieu invitant.Deux mois après le massacre de sa famille, Mahmoud El Tomi a été for- \u2022 mellement inculpé hier, en Cour du Québec, de quatre accusations de meurtre prémédité et de > deux de tentative de meurtre.Cloué à un fauteuil roulant, l'homme de 51 ans n'a fait qu'une brève mais remarquée apparition au palais de justice de Lon-gueuil.Le prévenu, qui venait à peine d'obtenir son congé de l'hôpital, n'a eu aucune réaction lorsque la jugé Ellen Paré a reporté son enquête préliminaire aux 11 et 13 juin.El Tomi est accusé d'avoir tué sa femme et trois de ses filles, en plus d'en avoir blessé grièvement deux autres à coups de couteau, le 20 janvier dernier, dans une automobile et au domicile familial de la rue Boucher, à Longueuil.Le drame devait coûter la vie à Aida Abou Ezze Ghorra, l'épouse de El Tomi âgée de 46 ans, ainsi qu'à ses filles Leila, Heïid et Qidad, âgées de 2, 7 et 13 ans.Sabrin et Batol, âgées de 18 et 9 ans, se remettent de leurs blessures.Quelques jours après le drame, Mahmoud El Tomi avait été inculpé sur son lit d'hôpital des meurtres de sa femme et de ses trois filles.Au début de février, il a dû être opéré pour une pan-créatite aiguë.Son avocat, Richard Therrien, de l'aide juridique de Longueuil, ainsi que le procureur du ministère public, Stéphane La-marche, ont finalement été avisés lundi que le prévenu était suffisamment rétabli pour quitter l'hôpital.Mécontents de la Régie Les comités logement et les associations de locataires en ont gros sur le coeur : ils reprochent à la Régie du logement du Québec de restreindre l'exercice de leurs droits et d'avoir un préjugé favorable aux propriétaires.Le Regroupement des comités logement et associations de locataires déplore par ailleurs que la régie ferme partiellement ses bureaux de Côte-des-Neiges, de Crémazie et de Verdun pour concentrer ses activités au Village olympique.Selon le regroupement, la régie s'éloigne ainsi de sa mission initiale et met plutôt en oeuvre une politique qui la rend inaccessible aux locataires les plus vulnérables.Hier, une trentaine d'entre eux ont manifesté devant les bureaux de la régie, boulevard Cré» mazie Ouest.Sunf ire GTO 1996 Aileron arrière Moteur 2,2 L de 120 chevaux Boîte manuelle à 5 rapports Freins ABS aux quatre roues 2 sacs gonflables Système antivol PASSLock «Kft Ttoclr*'*» CM TOTAi- vrt \u2022urftGMC tKprxr tsv&sw* !*wtut0 000»»« La Passion de Conduire t < A 8 avis public LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 MARS 1996 a ¦ \u2022 projet de décontamination du canal lachine A\\ is est donné au public qu'il lui est loisible de consulter le dossier afférent au projet susmentionné qui comprend notamment une étude d'impact sur l'environnement qui répond aux exigences de !a section IV.1 de la Loi sur la qualité de1'environnement (L.R.Q.c.Q-2).L'étude d'impact répond également aux exigences des articles 30 et 34 du Décret sur les lignes directrices visant le processus fédéral d * évaluation et d'examen en matière d'environnement ainsi qu'à la procédure d'évaluation conjointe convenue par les ministres québécois et fédéral de I*Environnement Cette étude d'impact sur l'environnement a été présentée au ministre de l'Environnement et de la Faune qui l'a rendue publique le 18 mars 1996 et l'a mise a la disposition du public pour fins de consultation.Ce dossier est notamment disponible pour consultation par le public aux endroits suivants : \u2022 LACHINE.à la bibliothèque Saul-Bellow 31 00.rue Saint-Antoine, téléphone : (514) 634-3471 Lundi au jeudi : 9h00à21h00 Samedi et dimanche : lOhOO à 17h00 \u2022 LASALLE.à la bibliothèque l'Octogone 1080, avenue Dollard, téléphone : (514) 367-6488 Lundi au jeudi : 12h00à21h00 Vendredi, samedi ci dimanche : lOhOO à 17h00 \u2022 VERDUN, à la bibliothèque de Verdun 5955.avenue Bannantyne.téléphone : (514) 765-7170 Lundi au jeudi 13h00 à 21 hOO Vendredi: 13hOOàl7hOO Samedi et dimanche ; 12h00 à 17h00 \u2022 MONTRÉAL, à la bibliothèque Notre-Dame 4700.rue Notre-Dame Ouest, téléphone : (514) 872-2879 Mardi et mercredi : 13h00 à 20h00 Jeudi et vendredi : 13h00 à 18h00 Samedi 12h00àl7h00 \u2022 aux bureaux du BAPE à Montréal et à Québec - MONTRÉAL, au 5199A.rue Sherbrooke Est.bureau 3860 Lundi au vendredi : 8h30 à 16h30 QUEBEC, au 625, rue Saint-Amable.2e étage Lundi au vendredi : 8h30 à 16h30 Cet avis est publié par Parcs Canada, région du Québec, et la Société du Vieux-Port de Montréal Inc.conformément au Règlement sur l'évaluation et l'examen des im-pacts sur l environnement ( R.R.Q.c.Q-2.r.9) adopté en vertu de la Loi sur la qualité Je I en\\ironnement (L.R.Q., c.Q-2) et à l'article 29 du Décret susmentionné.GRANDES BERLINES ¦ê NISSAN MAXIM A GXE-1996 Automatique ; Moteur V 6 3 litres 190 ch.; Climatiseur ; 2 coussins gonflables ; Portes et vitres électriques ; AM/FM stéréo cassettes ; Et beaucoup plus.399 par mois * La voiture importée de l'année 1995 » Source : Motor Trend \u2014 2/95 AL TIMA GXE 1996 NISSAN « La m*»eur acnat pam* tes twrines fam*aies importé* > 1993 Source Motor Trend \u201412/92 « La maiaum de sa categore § 1995 hmm i f n*|iiv home H\u2014a\u2014tt/M Boîte automatique ; Moteur 150 chevaux ; 2 coussins gonflables ; Portes et vitres électriques ; AM/FM stéréo cassettes: Jantes de 15\" ; Et beaucoup plus.$** et acapaf ariea matai par mois * l£cationdB36moia.(^O036ÛO,ouéchan^ Prvraer vanament et dépôt garante oe 4751 req» Sur ipprobaaon du crfc)t r* NCf J Tam \" Lacatorû8 36'Torrjepotrje2 996,ouachar^ 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déprimant » le brasse-camarade dans l'industrie de la construction résidentielle et insiste auprès des parties pour qu'elles s'asseoient et négocient.Le ministre québécois du Travail ne semble pas empressé de légiférer pour mettre fin au conflit qui s'envenime dans la construction résidentielle : « Je suis un fervent de la négociation.Les lois spéciales, je déleste ça », dit-il.M.Rioux a livré ces commentaires à quelques journalistes, hier midi à Montréal, peu avant de prononcer une allocution devant des représentants du Canada, du Mexique et des États-Unis, sur les relations de travail dans le cadre de l'accord de libre-échange nord-américain.Le message qu'il a livré aux parties se résume à quelques mots : assoyez-vous et négociez.Une bonne demi-douzaine de policiers surveillaient l'entrée de l'hôtel, au cas où des manifestants de la construction se seraient présentés, mais aucun rassemblement n'a eu lieu.Le ministre du Travail s'étonne un peu de voir des entrepreneurs et des ouvriers qui réclament du gouvernement qu'il mette fin au conflit, alors qu'ils accusaient le gouvernement, il n'y a pas si longtemps, de s'« ingérer » dans leurs relations de travail.«En 1993, les parties syndicale et patronale ont demandé au gouvernement de sortir de là-dedans et d'arrêter de leur imposer des décrets », rappelle le ministre.Or, la nouvelle loi dans ce secteur « leur donne la chance de négocier leurs conditions de travail et de signer des ententes.Ce que je souhaite, c'est qu'ils négocient et qu'ils s'entendent », s'est écrié le ministre.« Ils nous ont dit qu'ils étaient de grands garçons et de grandes filles.Us ont le fardeau de la preuve.» Chaque jour, les médias rapportent des images d'ouvriers qui s'empoignent au collet, de vitres cassées sur les chantiers, de manifestations dans les rues et d'en-gueulades.Le ministre Rioux trouve ce climat « désagréable » et « déprimant ».Il rappelle aux deux parties que « des gens attendent la livraison de leur maison pour juillet ».« Je comprends leur colère à eux aussi », souligiu-t -i 1.Quelques heures plus tôt, le ministre avait reçu un rapport de son coordonnateur de la négociation dans la construction résidentielle.Il comptait étudier ce rapport et en parler avec son auteur avant de lui donner suite, le cas échéant.L'APCHQ est déçue En refusant de légiférer pour mettre un terme au conflit dans la construction résidentielle, le ministre du Travail, Matthias Rioux, « cautionne la violence, l'intimidation et le vandalisme sur les chantiers », a soutenu hier soir le porte \u2022 parole de l'Association provinciale des constructeurs d'habitations du Québec, Jean-Marie Meunier.Interrogé au sujet du conflit, hier, à Montréal, M.Rioux a dit qu'il détestait les lois spéciales et a invité les parties à retourner à la table de négociations.a En adoptant sa loi 46, le gouvernement a voulu laisser un rapport de force économique s'établir entre les parties », a soutenu de son côté M.Meunier dans un communiqué.« Or, actuellement le rapport de force syndical repose sur des actions illégales qui vont bien au-delà de l'esprit de la loi », a-t-il précisé.À l'appui de ses dires.M.Meunier a affirmé que des entrepreneurs devaient actuellement avoir recours aux dispositions du Code criminel pour faire respecter leurs droits.« M.Rioux et son gouvernement doivent intervenir, à défaut de quoi les entrepreneurs comprendront que le ministre du Travail donne carte blanche aux représentants syndicaux pour exercer des moyens de pression qui sont carrément illégaux », a précisé M.Meunier. LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 MARS 1996 Laval veut congédier son seul policier noir JEAN-PAUL CH ARBONNEAU Le comité exécutif de Laval sera saisi aujourd'hui d'une recommandation du directeur du Service de protection des citoyens de congédier un policier comptant près de six ans de service.Le comité de discipline de la police de Laval a reconnu William Deriscat coupable d'avoir, entre les mois d'octobre 1993 et 1995, utilisé à des fins personnelles des données provenant du Centre de renseignements des policiers du Québec ( CRPQ ) et d'avoir fréquenté des individus criminalisés.Cet agent, qui est le seul policier noir à Laval, est suspendu depuis novembre avec demi-solde.Le président de la Fraternité des policiers de Laval, André Nadon, a déclaré hier qu'un grief sera déposé car, selon lui, en 13 auditions devant les membres du comité de discipline, les gestes reprochés n'ont pas été démontrés avec certitude.M.Nadon affirme qu'il ne s'agit pas d'une question raciale.« Je suis convaincu que la direction aurait agi de la même façon avec n'importe quel autre policier.Je suis persua- dé que ce cas ne mérite pas un congédiement », a-t-il précisé.L'agent Deriscat avait été acquitté l'an passé d'une accusation de voies de fait sur un jeune homme qui lui avait lancé, alors qu'il était en train de rédiger une contravention : « Mon h.de nègre ».Par ailleurs, la direction de la police de Laval a suspendu récemment trois autres policiers, dont l'un à demi-solde à la suite d'une enquête du groupe antimotards Carcajou.Selon les informations transmises, cet agent comptant plus de 15 ans d'ancienneté aurait fréquente des individus proches de bandes de motards.Son dossier a été soumis à un procureur de la Couronne à Montréal qui en est venu à la conclusion qu'il n'y avait pas matière à des poursuites criminelles.Dans une lettre annonçant sa décision, il fait cependant allusion au fait que d'autres mesures peuvent être prises contre ce policier.Deux autres patrouilleurs sont suspendus avec solde en attendant qu'un substitut du procureur général se prononce sur leur cas.Ils auraient caché de la preuve en cour pour protéger un informateur.Audiences publiques sur le projet de décontamination lu canal Lachine GEORGES LAMON À partir du 18 mai, le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement ( BAPE ) tiendra une période d'information, de consultation et d'audiences publiques sur le projet de décontamination du canal Lachine.Le mandat d'audiences publiques de la Commission conjointe Québec-Canada, confié au BAPE par le ministre de l'Environnement et de la Faune du Québec, David Cliché, fait suite à un projet de Parcs Canada et de la Société du Vieux-Port de Montréal \u2022 Il s'agira essentiellement pour le BAPE d'examiner différentes méthodes pour traiter et disposer des sédiments du fond du canal et du bassin et de recommander la méthode la plus appropriée.Dans l'évaluation environnementale commandée par Parcs Canada et la Société du Vieux-Port de Montréal, six options de décontamination du canal Lachine ont été étudiées.Cette étude d'impact en retient une qu'elle considère comme « la plus performante globalement ».Il s'agit de l'encapsulât ion en rive, une technique éprouvée, qui consiste à confiner les sédiments à l'intérieur de cellules étanches construites à mime le canal.Elle permet d'obtenir un « meilleur gain environnemental et un meilleur contrôle futur de la situation ».Cette option a aussi l'avantage de ne présenter aucune incertitude technologique et d'être l'une des moins coûteuses, soit environ 10 millions de dollars.Le public intéressé à prendre connaissance de l'étude d'impact sur le projet et ses répercussions sur l'environnement peut la consulter à différents endroits : Lachine ( bibliothèque Saul Bellow ), Verdun ( Bibliothèque ), LaSalle (centre de culture Octogone) et Montréal ( Bibliothèque Notre-Dame).Par ailleurs, des séances d'Information sur la procédure d'évaluation des impacts sur l'environnement et la nature du projet se tiendront les 16 et 17 avril à 19 h, respectivement au Nouvel hôtel de Montréal et à la Maison du Brasseur, à Lachine.Pour de plus amples renseignements, les intéressés peuvent également s'adresser au secrétariat exécutif de la Commission conjointe à Montréal au S73-7790 ou au 1-800-463-4732.Rappelons que cette voie d'eau artificielle a été contaminée il y a longtemps par les nombreuses industries de la région de Montréal.Elle renfermerait quelque 215 000 m* de sédiments toxiques dangereux.Les quatre commissaires devront décider s'il est plus dangereux de décontaminer que de laisser le canal dans son état actuel.Affaire Matticks : le procès se déroulera devant 11 jurés Un membre du jury au procès des quatre policiers de la SQ impliqués dans l'affaire Matticks a été libéré hier par le juge Yves Mayrand, et le procès commencera avec les 11 autres jures, la loi permettant de descendre jusqu'à 10 jurés.On a en effet découvert hier après-midi que le juré numéro 11 ( une femme ) a un lien de parenté avec une collègue d'un des avocats dans le procès.Même si le lien est ténu, pour éviter tout débat, le juge Mayrand a libéré le juré.Par ailleurs, le procès proprement dit ne commencera que demain au palais de justice de Montréal, plusieurs questions de droit devant être débattues hors de la présence du jury formé maintenant six femmes et cinq hommes.Le juge Mayrand, de la Cour supérieure, a fait ses remarques intro-ductives aux jurés hier après-midi.Il prévoit que le procès pourra être terminé d'ici la mi-mai.Les policiers Lucien Landry, Pierre Duclos, Michel Patry et Dany Fafard sont accusés de parjure et d'entrave à la justice ; ils sont aussi accusés de fabrication de preuve ( sauf Patry ).Duclos est en outre accusé de faux et usage de faux.8e EDITION GRAND | SOLDE .NTAIRE1 96 I N M ARMOIRE chantournée en pin massif à partir de 22,23 et 24 MARS 1996 \u2022 PLACE BONAVENTURE, MONTRÉAL VENDREDI DE 10H À ft1H, SAMEDI ET DIMANCHE DE 10 H À 18H EN COLLABORATION AVEC NE MANQUEZ PAS H Reproduction authentique du 18e siècle Choix de 10 couleurs DIRECTEMENT DU FABRIQUANT Aussi: mobilier de chambre, salle à manger et meuble pour téléviseur: FORUM INTERNET .CENTRE DE PRÉSENTATIONS - PAVILLON DU PORTATIF [g|i \u2014\u2014 i-\u2022 PAVILLON QUEBECOR DIL MULTIMÉDIA ft \u2022 MUSIQUE INFORMATIQUE ARC H A M BAL) IT \u2022 RÉALITÉ VIRTUEUE CYBERMIND * ^jjgp OUVERT LE DIMANCHE de 11 h à 17 h_ 37, boul.Sainte-Rose.Sainte-Rose (LavaD, 628-8323 VENEZ «NAVIGUER» L'INTERNET AVEC LE SALON DE L'ORDINATEUR POUR TOUS! 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The Gazette «\u2022 Une petite voiture avec un gros moteur et un gros sourire.» Patrick Bédard - Car and Driver Association publicitaire des concessionnaires Chrysler lie.û CHRYSLER CANADA Commanditaire officiel de léquipe olympique canadienne ©A.QC VOTRE CONCESSIONNAIRE QUELQU'UN DE FIABLE \u2022Remue do fabricant n*m.Transport (630 J).assurances et taxes en sus.Offre d'une durée hmrtée.Détails chez les concessionnaires parttapants.Le concessionnaire peut vendre à un prix moindre et peut avoir a commander I I I > I A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 20 MARS 1996 Le choc du cégep Les problèmes des décrocheurs débutent révèle ANDRÉ PRATTE Les problèmes des jeunes qui décrochent du cours collégial ont souvent commencé dès leur arrivée au collège, révèle une enquête menée par le psychologue Bernard Rivière, du Collège de Rosemont.« Lorsque l'étudiant passe les portes du cégep, c'est souvent la consternation, écrit M.Rivière dans la thèse de doctorat qu'il a soutenue cet hiver à l'Université de Montréal.Il s'aperçoit que personne ne s'occupe vraiment de lui.Il est complètement laissé à lui-même, alors qu'il n'a jamais appris à s'autogérer.Il n'y a pas de cloche entre les cours, il n'y a pas de prise de présences , les professeurs donnent leurs cours et ont des contacts moins personnalisés qu'au secondaire.La séquence des cours et les trous-horaires sont inhabituels.» Dans le cas des futurs décrocheurs, « le choc situationnel apparaît comme le début d'une mésa-daptation qui devient de plus en plus chronique », constate M.Rivière.Le psychologue, qui travaille au Collège de Rosemont depuis près de 20 ans, a réalisé des entrevues approfondies avec une vingtaine de décrocheurs de cette institution.Les résultats de son enquête seront publiés la semaine prochaine sous le titre Décrochage au collégial, chez Beauchemin.Selon les dernières données disponibles, 38 % des cégépiens quittent le collège avant d'avoir obtenu leur diplôme.L'enquête de Bernard Rivière indique que ces décrocheurs ont notamment en commun d'importants problèmes d'orientation : certains ont abouti au cégep faute d'avoir élèves est mise à rude épreuve au cours de leurs premières semaines au collège : les cours ne correspondent pas à leurs intérêts, les professeurs ne semblent pas se préoccuper de leur son, les exigences sont grandes en même temps que l'atmosphère est permissive.« Si tu ne vas pas à ton cours ce n'est pas le prof qui, la semaine suivante, va te dire que tu n'es pas allé.Il faut que tu prennes tes affaires en main », a confié un élève* trouvé un emploi, d'autres ont choisi un Le processus de décrochage s'amorçant dès les premières semaines, les collèges devraient s'attaquer au pro- Le jeune n'a jamais bième tôt, prévenir plutôt appris à s'autogérer.qu'essayer de programme sans trop savoir pourquoi, plusieurs enfin se sont retrouvés dans un autre programme ( souvent sciences humaines ) que celui qui constituait leur premier choix ( souvent un programme technique contingenté).« Je me suis inscrit, mais je n'avais rien de prévu, a raconté un jeune.Je ne savais absolument pas en quoi me diriger.On me disait qu'en allant en sciences humaines, peut-être j'aurais su plus tard en quoi aller.Ça ne m'a pas du tout aidé.» Une atmosphère permissive Déjà fragile, la motivation de ces guérir, estime le psychologue Rivière.Il suggère notamment que la première session du cours collégial soit en grande partie consacrée à l'intégration des jeunes à leur nouvel environnement, à tout le moins pour ceux qui sont jugés « à risque » : rattrapage, cours sur les méthodes de travail, les ressources disponibles, l'orientation.« Ce que je trouve triste, conclut Bernard Rivière en entrevue, c'est que tout le monde se renvoie la balle.Le cégep dit : \" C'est des problèmes qui appartiennent au secondaire, on ne peut rien faire.\" Mais pendant ce temps-là, la victime, c'est l'élève.» » '4 I PHOTO PIERRE CÔTE, LëPms» Bernard Rivière, psychologue au Collège de Rosemont et auteur d'une recherche sur le décrochage au collégial : « Les décrocheurs sont le produit du système.» 96 pour un temps iimSt 2m 36 me lacura intégra RS1996 est équipée comme pas une : fougueux moteur 1,8 litre dact de 139 ch \u2022 suspension indépendante à double fourchette \u2022 freins à disques assistés aux quatre roues -deux coussins pneumatiques (SRS) - 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