La presse, 13 mai 1996, B. Économie
[" B Montréal, lundi 13 mai 1996 Economie La Presse ÉDITORIAL / RÉPLIQUES / MONDE / ANNONCES CLASSÉES / ARTS ET SPECTACLES / QUOI FAIRE La propriété devient très SANDRA RUBIN de la Presse Canadienne TORONTO La baisse des taux d'intérêt ainsi que le bas prix des maisons font en sorte qu'il est plus facile pour les Canadiens d'accéder à la propriété que jamais au cours des 10 demie res années, selon une étude de la Banque Royale qui sera rendue publique aujourd'hui.Malgré tout, le nombre de résidences en vente demeure anormalement élevé par rapport à la faible demande.« L'accessibilité à la propriété s'améliore en raison des prix qui demeurent stables ainsi que de la baisse des taux d'intérêt », affirme l'auteur de l'étude, Carlos Leitao, économiste à la Banque Royale.« Mais l'accessibilité n'est pas le seul facteur quand vous songez à faire l'achat d'une maison.Il y a aussi le niveau de confiance du consommateur.Et ce niveau est faible.» L'indice d'accessibilité de la banque révèle que pour l'achat d'une première maison, une famille devait consacrer 32,9 % de son revenu médian avant impôt au cours du premier trimestre de cette année.Il s'agit là d'une amélioration sensible par rapport au 38.8 % de l'année dernière.Le revenu médian d'iîne famille canadienne se situe présentement à 40 000 $, ce qui veut dire qu'un premier acheteur doit s'attendre à débourser en moyenne 1096 $ par mois pour l'hypothèque, les taxes municipales et le chauffage.À Montréal Il s'agit d'une baisse importante par rapport aux 1283 $ du premier trimestre de l'année dernière.À Montréal et Toronto, il n'a jamais été aussi facile d'accéder à la propriété depuis que la Banque Royale a entrepris d'établir un indice à cet égard, il y a 16 ans.Les Montréalais doivent maintenant consacrer 32,8 % de leur revenu à l'achat d'une première propriété, en comparaison de 38,5 pour cent en 1995.À Toronto, l'indice s'établit maintenant à 37,7 %, contre 43,3 % l'année dernière.« Une maison à Toronto est à tout le moins abordable, même plus encore qu'en 1985, avant la montée en flèche des prix », déclare M.Leitao.« À Montréal, l'accessibilité continue de progresser, mais le marché y est moins dynamique qu'à Toronto.» La baisse la plus importante de la part du revenu à consacrer à une maison a été enregistrée à Vancouver, même si c'est dans cette ville qu'il en coûte le plus cher pour être propriétaire.Un résidant de cette ville doit consacrer pas moins de 50,2 % du revenu familial, ce qui représente tout de même une importante amélioration par rapport à l'astronomique 68,7 % de l'année dernière.L'étude démontre que c'est dans m*- % mmm \u2022 *.'Mi ___Mi/: I 3 fit / h I / Ù À m ¦ r*- .~ m.91 ^ g \\ ; À Montréal et Toronto, il n'a jamais été aussi facile d'accéder à la propriété depuis que la Banque Royale a entrepris d'établir un indice à cet égard, il y a 16 ans.les provinces maritimes qu'il en coûte le moins cher pour être propriétaire.Viennent ensuite l'Alber-ta, l'Ontario, la Saskatchewan, le Manitoba, le Québec et la Colombie-Britannique.Les taux d'intérêt Dans presque tous les marchés du Canada, il est plus facile d'accéder à la propriété que jamais au cours des 10 dernières années.Ceci s'explique en bonne partie par la baisse des taux d'intérêt, qui se situent présentement à environ 8 % pour une hypothèque de cinq ans, en compraison de 10,3 % en 1995.« Si nous avions eu ces données sur l'accessibilité il y a huit ou 10 ans, l'effet sur le marché immobilier aurait été incroyable », affirme Thomas Bosley, président élu de l'Association canadienne de l'immeuble.« Mais la confiance des consommateurs est en progression.Les gens se rendent compte que tous les gouvernements réduisent leur déficit et leur niveau d'endettement.Ceci favorise la création d'emplois, ce qui a l'effet d'augmenter la confiance des consommateurs.» CETTE SEMAINE Lundi ¦ Cogeco Câble et Videotron sont convenues d'un commun accord de prolonger de dix jours l'échéance de leur offre publique d'achat respective, qui devait se terminer initialement aujourd'hui et demain.Ainsi, l'OPA de Cogeco Câble ( à 23 $ l'action de CFCF, dont 19 S au comptant ) prend fin le 23 mai, et celle de Vidéotron (à 21,50 S, au comptant ), se termine le 24 mai.¦ Après avoir examiné les prétentions de chacune des parties engagées dans la saga opposant Cogeco Câble au duo Vidétron-CFCF au terme de trois jours d'audiences la semaine dernière, le juge Clément Trudel de la Cour supérieure a pris la cause en délibéré.À suivre cette semaine.Mardi ¦ Les dirigeants d'entreprises poursuivent leurs rencontres avec leurs actionnaires.Aujourd'hui, c'est notamment au tour de la direction d'Air Canada de présenter un bilan de ses activités, à Toronto.Bocenor, Ciment St-Laurent et Mit-chell tiennent également leur assemblée annuelle.Mercredi ¦ Le président du conseil d'administration d'Hydro-Québec, Yvon Martineau, prononce une conférence devant la Chambre de commerce française au Canada.Thème : l'activité internationale de la société d'État.¦ Assemblées annuelles : Autostock, Dufresnoy, IBEX, Sodarcan et Telgeco.Jeudi ¦ Statistique Canada publie l'indice des prix à la consommation pour le mois d'avril.Pour la période de douze mois terminée en mars, l'IPC s'est accru de 1,4 %.Les économistes prévoient un taux de croissance de l'IPC de 1,3 à 1,4 % pour la période de douze mois terminée en avril.¦ Assemblées annuelles : Mémo-tec, Sico, Uni-Sélect.Vendredi \u2022 ¦ Statistique Canada publie les données du commerce international pour le mois de mars.Les économistes prévoient une diminution marquée du surplus commercial du Canada pour ce mois par rapport au surplus de 1,9 milliard enregistré en février.La raison : les arrêts de travail dans certaines usines de General Motors, alors que 90 % de la production canadienne de ce constructeur est exportée à l'ctran- Nestlé : PATRICK HAAS et CAROLINE DE MALET Le Fhjaro Le numéro un mondial de l'alimentation affiche une santé florissante et aligne plutôt de meilleurs résultats que ses grands concurrents comme Unilever et Danone.Grâce à une politique marketing parfaitement rodée, une couverture mondiale pratiquement exhaustive et une focalisation sur quelques secteurs bien identifiés, le groupe suisse récolte ainsi les fruits d'une stratégie claire.Nestlé poursuit sur sa lancée avec l'annonce de bons résultats pour le premier trimestre.Une tendance qui s'était déjà manifestée en 1995, mais qui avait été masquée par la forte appréciation du franc suisse.le chiffre d'affaires s'est en effet effrité de 0,7 % en 1995 à 56,48 milliards de francs suisses pour un résultat net de 2,9 milliards en baisse de 10 %.Hors effet de change, la firme helvétique aurait aligné des résultats en hausse de plus 10 %.Helmut Maucher, qui préside aux destinées du groupe depuis quinze ans, doit mener à bien sa succession : il s'est choisi un nouveau dauphin en la personne de Peter Brabeck, ; un spécialiste du marketing, et a annoncé un changement complet dç son état-major.Nestlé donné manifestement la priorité au développement de marques mondiales fortes : massivement présent dans les boissons, les produits laitiers, les plats préparés, le chocolat, Nestlé semble mettre entre parenthèses une stratégie d'acquisitions qui avait été jusqu'à présent assez active.Le groupe basé à Vevey, qui a récemment fait une entrée en force sur le marché des glaces, veut compléter son implantation internationale en mettant l'accent sur les pays de l'Est et l'Asie, notamment la Chine.Affiner la stratégie Quelques grands axes stratégiques expliquent le succès de Nestlé : une gestion très scrupuleuse d'un gigantesque portefeuille de marques, une focalisation sur quelques secteurs de l'alimentaire, une internationalisation complète et précoce, des efforts au niveau de la qualité des produits, un budget publicitaire conséquent et un choix judicieux en matière d'acquisitions, même si elles ont en général été payées au prix fort.Helmut Maucher, président et administrateur délègue, vient en- par secteur Du Boissons d'affaires 28,7% 27% Produits laitiers diététiques et glaces _I 3,8% 25,9% Chocolats et confiserie Boissons I_ Du résultat Produits d'exploitation i^ m et glaces 39,1% 23% Produits pharmaceutiques Plats préparés et produits pour cuisiner 13,5* 7,9% 16,5% Chocolats et confiserie Produits pharmaceutiques Plats préparés et produits pour cuisiner core une fois de montrer l'importance du marketing en choisissant en novembre dernier Peter Brabeck, responsable de ce domaine clé chez Nestlé, comme son dauphin attitré.Le groupe suisse, qui dispose d'un savoir-faire de pointe \u2014 jalousement gardé \u2014 en matière de marketing, met aujourd'hui l'accent sur la mondialisation de quelques-unes de ses marques.Nestlé, présent dans les boissons, les produits laitiers, le chocolat, les glaces, la confiserie et les plats préparés, aligne 8500 marques dans le monde, dont la très grande majorité est présente dans un ou deux pays seulement.On recense environ 700 marques opérant dans plusieurs pays \u2014 Findus pour les surgelés en Europe, par exemple \u2014 et dix marques réellement mondiales, comme Nestlé, Nescafé, Perrier, Maggi ou 'unioni.\u20221 Helmut Maucher, qui préside aux.destinées du groupe depuis quinze ans, s'est choisi un nouveau dauphin spécialiste du marketing et a annoncé un changement complet de son état-major.L'objectif du groupe est clair : chaque produit devra s'appuyer sur une des marques mondiales, explique Peter Brabeck.Cela est particulièrement manifeste dans le créneau des glaces où Nestlé est arrivé en force depuis trois ans par de nombreuses acquisitions : le nom de chaque marque locale ou régionale \u2014 Motta, par exemple \u2014 est accolé à celui de Nestlé, la marque phare du groupe.Celle-ci représente déjà 40 % des ventes totales de la firme helvétique et ce pourcentage devrait continuer à progresser.La mondialisation des marques se traduit également par des disparitions, dont la plus illustre est celle de Chambourcy.L'image du produit réfrigéré est tellement porteuse de l'ensemble des caractéristiques d'une entreprise, que le groupe a choisi Nestlé au détriment de la marque française.Toutes les décisions relevant du marketing doivent obligatoirement passer par le siège de Vevey : Phûtos Bernard Braufl /infoqraphte la P'essu pas question pou/ le directeur d'une filiale à l'étranger de toucher à l'identité visuelle d'un produit ou au territoire d'une marque.Nestlé a toujours donné la priorité à l'innovation, à la qualité du produit ou à ses vertus pour la santé, parfois au détriment d'une certaine agressivité sur les prix.La firme helvétique s'est, par exemple, fait une peu surprendre par l'offensive de Baril la dans les pâtes en Italie.Le développement de nouvelles technologies \u2014 les yaourts LC1 ou les levures à basse température \u2014 est considéré comme un moyen de relancer la consommation.Aussi Nestlé cherche-t-il à élargir son offre à partir d'un de ses produits.Nesquik, qui est à l'origine une boisson chocolatée, est, par exemple, décliné aujourd'hui en version barre chocolatée ou glace.Nestlé a aussi signé un partenariat avec Disney, lui permettant d'apposer sur ses produits les figurines sorties des studios d'Hollywood.Le réaménagement du portefeuille de marques devrait être facilité par une certaine stabilité du périmètre du groupe : les grandes acquisitions ne semblent plus à l'ordre du jour.Voir HjESTLÉ enB4 B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1 3 MAI 1996 ' Editorial La Presse Paul Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc editorialiste en chef Difficile débat Agnès Gruda e concept de « minorité culturelle » a fait son temps et doit être largué au profit d'une vision qui intègre mieux l'immigration.C'est la profession de foi qu'avait faite la ministre Louise Harel, l'automne dernier, alors qu'elle venait d'hériter du portefeuille de l'Immigration et des.Minorités culturelles.wmmm Deux saisons plus tard, le ministère a changé de nom.Son nouveau titulaire, André Boisclair, s'occupe \u2014 bel euphémisme\u2014 de Relations avec les citoyens.Mais le virage demeure pour l'instant sémantique.C'est dans ce contexte qu'il faut placer les dernières vagues politico-linguistiques soulevées par une brochure du Directeur des élections expliquant aux néo-Québécois comment exercer leur droit de vote.Pour que tout le monde comprenne, le document a été publié en 19 langues.Le député David Payne, puis Bernard Landry, et enfin Lucien Bouchard, s'en sont pris à cette politique d'information polyglotte, qui risque selon eux d'envoyer un mauvais message aux immigrants, leur faisant miroiter l'image d'une société qui entretient scrupuleusement la différence.Ces propos ont soulevé un vent d'indignation.L'opposition est montée sur ses grands chevaux.Le Conseil des communautés culturelles s'est offusqué lui aussi.Et une columnist de The Gazette est allée jusqu'à déceler une volonté délibérée de désinformer les « ethniques ».Sous-entendu : pour qu'ils n'aillent pas voter trop massivement.Tous les ingrédients de notre paranoïa linguistique sont là.D'un côté, un gouvernement péquiste obsédé par des symboles dont on amplifie l'importance.Et de l'autre, les gardiens de l'orthodoxie multiculturelle à la recherche du moindre signe d'intolérance.Dans les deux cas, on exagère.Les critiques du multi-linguisme électoral charrient un peu, en prêtant à un dépliant parmi d'autres le pouvoir de changer la perception que se fait le nouveau citoyen de son pays d'adoption.One perception qui dépend surtout de la réalité économique, laquelle ne laisse pas beau-Un débat coup d'espoir à l'immigrant cantonnais unilingue.difficile à faire CeIa dit les actions soulevées par les réflexions de MM.Payne et Landry frôlent la démence.Ainsi donc, il serait impensable de s'attendre à ce que des citoyens maîtrisent suffisamment les langues de leur pays d'adoption pour comprendre les modalités de l'exercice du droit de vote ?Et pourquoi pas ?N'ont-ils pas besoin de comprendre ces langues pour avoir une idée des enjeux électoraux ?Savoir pourquoi ils votent ?Ceux dont on parle, ici, ce ne sont pas des immigrants fraîchement débarqués à Mirabel.Mais des gens qui ont attendu trois, quatre ou cinq ans avant de devenir des citoyens à part entière, droit de vote compris.Ne devrait-on pas, au contraire, s'attendre à ce qu'au cours de cette période ils aient développé des compétences linguistiques suffisantes pour exercer ce droit de façon éclairée ?Et, dans le cas contraire, faut-il absolument tout mettre en branle pour les inciter à voter ?r L'affrontement entre les tenants du multi, inter ou transculturalisme n'est pas nouveau et comporte une gamme infinie de nuances.Les interrogations soulevées par David Payne et cie sont tout à fait pertinentes.Les réactions auxquelles elles ont donné lieu montrent à quel point ce débat sera difficile à faire sans tomber dans l'hystérie.sans tomber dans l'hystérie.PKOnSRfSFItVTS Démocratie miraculeuse A vec plus de 900 millions d'habitants, l'Inde se qualifie fièrement de « plus grande démocratie au monde ».La nature de cette démocratie est cependant loin d'être exemplaire, vu la corruption qui la caractérise.Les dernières élections en Inde montrent qu'en dépit de tout, la démocratie est bien vivante et capable de remplir son rôle le plus élémentaire : celui de retirer le pouvoir à un gouvernement qui ne répond plus aux attentes des citoyens et à un parti usé par le pouvoir.WÊÊÊÊÊÊËÊmÊmÊÊmÊÊÊÊmm Et pourtant, le gouvernement du Parti du Congrès, dirigé par M.Nara-simha Rao, a lancé l'Inde dans une nouvelle direction, un des actes politiques les plus importants depuis l'indépendance.Et si les électeurs l'ont remercié de la sorte, c'est en grande partie parce que ce changement de cap a été adopté par les partis d'opposition.Les partis qui gouverneront l'Inde ont aussi abandonné le socialisme dirigiste, qui avait fait du pays un des fleurons idéologiques du Labour britannique.Le libéralisme économique de M.Rao n'a rien d'idéologique, ce qui le rend plus acceptable pour ses successeurs.Il est né de la nécessité de relancer l'économie indienne, alors que le pays frôlait la faillite.L'Inde ne s'est donc pas mis dans la tête de suivre l'exemple de la Chine, où le capitalisme sauvage cohabite avec le totalitarisme politique, ni celui des « tigres » de l'Asie du Sud-Est dans leur recherche effrénée de marchés étrangers.Le libéralisme économique à l'indienne a dû faire des concessions du fait que le pays compte des centaines de millions de gens qui vivent dans la misère.La première de ces concessions est de continuer certaines subventions, notamment du prix des céréales, pour obtenir le soutien aient pu maintenir dépit de la Frédéric Wagnière de nombreuses personnes qui n'ont aucun intérêt direct dans la libéralisation.Une autre est de maintenir des lois empêchant presque tout congédiement dans les entreprises étatiques.Ainsi, l'esprit du socialisme dirigiste survit à la libéralisation de l'économie et l'Inde n'a pas connu les taux de croissance formidables d'autres pays asiatiques.Mais elle n'a pas davantage été exposée à des troubles sociaux à cause de la faillite de nom- II est remarquable breuses entreprises d'État.Dans un pays démocratique, que les Indiens des revendications sociales et politiques, accompagnées de désordres, auraient pu obli-la démocratie en ger le Parlement à couper court à la nouvelle politique économique.pauvreté et du taux En fin de cornple, celte élevé nouvelle politique a aidé à évincer le Parti du Congrès d'analphabétisme.du pouvoir.Une économie de marché plus ouverte, où l'initiative privée n'est pas constamment freinée par la nécessité d'obtenir des permis et des autorisations, devait affaiblir la bureaucratie, recrutée parmi les castes supérieures, comme d'ailleurs les politiciens du Congrès.Comme le montrent les résultats des élections, les castes inférieures, après avoir eu l'occasion de percer économiquement avec leurs propres entreprises, ont acquis un véritable pouvoir politique.Elles détiennent la balance du pouvoir et un des leurs pourrait devenir premier ministre, au lieu de devoir se contenter d'un ministère purement symbolique comme par le passé.Il est remarquable que les Indiens aient pu maintenir la démocratie en dépit de la pauvreté et du taux élevé d'analphabétisme.Cela tient du miracle qu'elle ait renouvelé coup sur coup l'économie et la vie politique du pays.LA BOÎTE AUX LETTRES La SRC en région : des émissions « cheap » ?¦ La télévision de Radio-Canada, prise dans la fièvre des séries éliminatoires du hockey, repousse ses émissions culturelles tard le soir.Ainsi, l'émission littéraire Sous la couverture qui, habituellement, était présentée le dimanche après-midi à I6h, a été déplacée le lundi soir à 23h48.Je reçois la télé de Radio-Canada par l'intermédiaire de CKSH Sherbrooke ( 9 ).Or, récemment, j'ai été étonnée de voir que, même à cette heure bizarre, on avait décidé de supprimer Sous la couverture pour diffuser plutôt le larmoyant vision mondiale.Il est déjà inacceptable que l'horaire des émissions culturelles soit charcuté au profit de l'omniprésent hockey; mais il est proprement écœurant de ne plus y avoir accès parce que la station régionale a décidé de présenter des émissions « cheap » ne faisant pas partie du mandat de Radio-Canada.Autre exemple : l'automne dernier, CKSH a décidé de ne plus présenter Scully rencontre, préférant nous rebattre les oreilles avec un pseudo-prêcheur de parole d'Évangile.Infopublicités, télévangélistes ou émissions dans le style de Vision mondiale: toutes ces émissions axées sur la sollicitation semblent île plus en plus présentes dans le paysage télévisuel des stations affiliées à Radio-Canada.Renée CLOUTIER Ham-Nord Drôle de Matou ¦ Très curieuse, la réaction de M.Yves Beauchemin qui trouve normal de recevoir une prime de départ représentant deux ans de salaire pour quatorze ans de non-présence à Radio-Québec.Ceci, d'après lui, à titre « d'écrivain connu ».Ainsi donc, ce monsieur, dont les discours politiques moralisateurs et les écrits polémiques agressifs devraient faire croire qu'il possède une rigueur personnelle sans failles, accepte sans sourciller de l'argent pro- Yves Beauchemin venant des fonds publics, c'est-à-dire de l'argent des contribuables dont la situation financière est beaucoup plus précaire que la sienne.Si M.Beauchemin craint que ses livres ne se vendent pas, qu'il accepte le verdict public ou qu'il fasse un autre métier.Le seul geste élégant de sa part serait de restituer cette somme indûment perçue ou d'en faire don à une oeuvre charitable.Bruno de CORTA Montréal Pas de pitié pour les travailleurs de Kenworth ¦ Je vous écris afin de vous faire connaître mon opinion concernant la fermeture de Kenworth.Je crois sincèrement que le gouvernement, qui fait des compressions dans le secteur de la santé, de l'aide sociale, de l'éducation et j'en passe, ne doit surtout pas injecter un sou des contribuables dans une compagnie pour laquelle des employés ont fait une grève afin d'obtenir un meilleur fonds de retraite.Je déplore que ces employés perdent leurs emplois, mais ils auraient dû y penser avant de se mettre en grève.Comme rien n'est acquis avec ce qui se passe économiquement, je crois sincèrement que notre gouvernement ne peut même pas se permettre un instant de sauver l'emploi de tous les grévistes de notre province.Sinon pourquoi couper ?Je suis fatiguée de voir des travailleurs chigner et se plaindre, quand il y a tant de chômeurs qui ne demanderaient pas mieux que de travailler et d'investir dans un REER sans pour autant faire une grève de huit mois pour avoir une meilleure caisse de retraite.Le seul responsable de ce triste événement est le syndicat qui n'a pas su stratégiquement réfléchir aux conséquences de cette grève.Nicole DUFOUR Brossard Pour la légalisation de la pratique des sages-femmes Monsieur Jean Rochon, ministre de la Santé m Au nom du regroupement Naissance-Renaissance, je tiens àpvous faire part d'inquiétudes qui nous incitent à vous demander de légaliser la pratique des sages-femmes dès maintenant.Vous avez dû récemment suspendre temporairement les activités à la maison des naissances d'Alma, faute d'un nombre suffisant de sages-femmes pour assurer la sécurité des mères et des bébés à naître.Le trop petit bassin de sages-femmes, dont la formation est officiellement reconnue au Québec, devient de plus en plus inquiétant.Ces professionnelles qui pratiquent dans les huit projets-pilotes ne peuvent compter sur aucune relève.Par ailleurs, depuis deux ans, plus de huit cents demandes d'information relatives à la formation des sages-femmes ont été reçues.Or, il faudra attendre en 2005 pour être en mesure d'offrir une telle formation dans nos universités, à moins que la pratique ne soit légalisée dès maintenant.La position récente du Collège des médecins, marquant une certaine ouverture à l'intégration des sages-femmes en centre hospitalier, permet d'entrevoir des perspectives d'avenir pour la pratique de sage-femme, répondant ainsi aux choix des femmes.Chantai LEVESQUE président du CA Naissance-Renaissance Programme préliminaire ¦ Les 19, 20 et 21 septembre prochains, à Val-d'Or, se tiendra le Congrès bisannuel des diététistes du Québec, les professionnels de la santé et spécialistes reconnus de la nutrition.Le thème de ce congrès est « La diététique en interaction : une force « OR » limite ».En réponse à la lettre de Jean-François Chicoine, médecin, intitulée « Hors limite » et parue dans La Presse du 26 avril, le Comité organisateur du congrès tient à apporter quelques précisions sur Tune des nombreuses composantes du programme proposé, soit le débat sur les médecines dites alternatives.Que de temps précieux et d'encre gaspillés dans cette lettre, docteur Chicoine, pour juger ce qui n'est pas encore ! Rappelons que nous n'avons à ce jour publié qu'un programme « préliminaire » du congrès.D'ailleurs, je vous invite d'emblée, en votre qualité d£ docteur pour bébés, à y assister pour alimenter les interactions de façon constructive.Quelle surprise vous aurez en effet ! Lors d'une table ronde ( laquelle, soyez-en assuré, ne lévitera pas.) vous pourrez écouter pendant 90 minutes les discours que nos clients ( et les vôtres ) entendent auprès de quelques représentants des médecines dites alternatives.Vous pourrez aussi constater que les diététistes, scientifiques « OR pairs » dotés d'un excellent sens critique, questionneront avec rigueur ( et sans user de télépathie.) les panélistes.Par ailleurs, nous travaillons à compléter ce programme préliminaire en invitant d'autres représentants de La haute crème scientifique.Hélène MICHAUD Comité organisateur congre* LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 13 MAI 1996 Amnistie internationale n faut savoir « mentir rappelle sa mission avec honnêteté ».SERGE PATRICE TNIBODEAU L'auteur est coordonnateur de la Section canadienne francophone d'Amnistie internationale.La Presse a également reçu plusieurs autres lettres sur le même sujet.La section canadienne francophone d'Amnistie internationale désire informer la population et en particulier les lecteurs et lectrices du journal La Presse qu'elle n'a pas pris part à la manifestation du 20 avril 1996, organisée par la Coalition Urgence-Liban, pour « soutenir les intégristes libanais », contrairement à ce qu'avançait le titre d'un article paru dans La Presse du dimanche 21 avril et signé par Éric Clément.Amnistie internationale « est une organisation impartiale, indépendante de tout gouvernement, de toute tendance politique ou croyance religieuse.Elle ne soutient ni ne rejette aucun gouvernement ou système politique, pas plus qu'elle ne défend ni ne rejette les convictions des victimes dont elle tente de défendre les droits.L'organisation s'attache exclusivement à défendre les droits de l'homme, indépendamment de l'idéologie du gouvernement ou de celles des forces d'opposition, et indépendamment des convictions de la personne concernée.» ( Rapport 1995, p.9 ) Amnistie internationale condamne les bombardements et le massacre des populations civiles par l'armée israélienne au Liban, et dénonce les très graves violations des droits de la personne commises par l'État d'Israël contre les civils libanais.Elle demande à l'État d'Israël de libérer immédiatement les quelque 200 personnes détenues en permanence, au secret et sans inculpation ni jugement, et systématiquement soumises à la torture au centre de détention de Khiam, au Sud-Liban occupé par Israël, malgré la résolution 425 de TONU.Aussi, Amnistie internationale condamne avec vigueur l'attentat commis au Caire contre des touristes grecs, comme elle dénonce toutes les exécutions perpétrées par des groupes d'opposition armée, qui constituent des violations graves des droits de la personne qui ne sauraient être tolérées qu'elles qu'en soient les circonstances.La section canadienne francophone d'Amnistie internationale réaffirme son soutien moral et physique à la Coalition Urgence-Liban, qui compte plus de 40 organismes libanais laïcs et religieux.En plus des membres de notre section qui ont participé à la manifestation du samedi 20 avril, les membres de notre réseau des actions urgentes ont suivi les directives du Secrétariat international à Londres en intervenant, plus tôt durant la semaine, auprès des gouvernements des États concernés par ce conflit dont les civils libanais sont les victimes.Des centaines de bénévoles montréalais, québécois et canadiens francophones d'origines ethniques diverses oeuvrent, avec des moyens très limités, au sein d'une des plus grandes organisations humanitaires au monde, prix Nobel de la Paix en 1977.**# I Des secouristes s'affairent autour des cadavres après l'attaque d'Israël contre un camp, à Cana, au Liban, le 18 avril dernier.Réponse ¦ L'article « Des manifestants soutiennent les intégristes libanais », publié le dimanche 21 avril, a suscité un grand nombre de commentaires de nos lecteurs.Je tiens à apporter quelques précisions.1.Le titre n'est pas une initiative du journaliste.2.L'article qui a paru provient d'un texte que j'ai écrit et qui a été coupé de moitié.La partie manquante est en italique : (.) Parmi les manifestants se trouvaient quelques chrétiens maronites, des communistes libanais, des sympathisants syriens et quelques Québécois « de souche », notamment des membres d'Amnistie internationale, mais les musulmans libanais étaient les plus nombreux, notamment des imams et des membres de la communauté habachite de Montréal.Amin Assi, porte-parole de Coalition Urgence-Liban, qui organisait la manifestation, a dit que le succès de cette marche montrait combien les Libanais de Montréal étaient solidaires de leurs compatriotes.« Nous souhaitons aussi sensibiliser la population québécoise à ce qui se passe là-bas », a-t-il ajouté.Tous les manifestants musulmans interrogés par La Presse disaient soutettir le Hezbollah, la formation intégriste proiranienne.« Le Hezbollah, ce sont des Libanais, pas des mercenaires iraniens, qui défendent le territoire occupé par Israël, a dit Soboh Ahmad.L'armée libanaise est devenue une alliée d'Israël.» M.Ahmad estime que si le Liban est « inféodé » à la Syrie, le problème le plus urgent est d'abord qu'Israël se retire du Sud-Liban.« On résoudra notre problème avec la Syrie plus tard, entre arabes », a ajouté Jamal Safah.Le chrétien maronite Élie Hani, n'était pas gâté de manifester avec des musulmans qui soutiennent le Hezbollah.Il a affirmé que tous les Libanais, quelle que soit leur religion, étaient « concernés » par la situation au Sud-Liban.« Dans ce conflit, nous sommes tous opposés à Israël, pas à la religion juive, a-t-il dit.Le Hezbollah est un prétexte pour Israël qui en veut réellement à l'économie du Liban.» 3.Les manifestants protestaient contre le massacre de Cana et l'occupation israélienne.Les manifestants musulmans étaient les plus nombreux au sein de la manifestation et tous ceux qui ont parlé à La Presse ( demeurée une heure et demie sur place ) ont dit soutenir l'ac-tioh du Hezbollah, considéré par eux comme la seule force de résistance du Sud-Liban à l'occupant israélien.Ce n'est pas à La Presse de juger si le soutien au Hezbollah est bon ou mauvais dans les circonstances.Le Hezbollah est à la fois une formation terroriste et intégriste islamique, une armée luttant pour la libération du Sud-Liban et ( on nous reproche de ne jamais le préciser ) une force sociale aidant au quotidien nombre de Libanais plus ou moins délaissés par les services publics de leur propre pays.É.C.Formation professionnelle : services très performants La polyvalente Pierre-Dupuy a reçu plusieurs honneurs Le texte qui suit émane de l'équipe des enseignantes et enseignants des secteurs textile, esthétique et coiffure en formation professionnel de la polyvalente Pierre-Dupuy, à la CECM.Nous avons été très choqués par les commentaires entendus sur la plupart des stations de radio, ainsi que par l'article de Mme Michèle Ouimet, paru dans La Presse du 23 avril dernier sous le titre « Désastre à la CECM ».Nous enseignons en formation professionnelle à la polyvalente Pierre-Dupuy.Sur un total de 2 000 élèves, le secteur de la formation professionnelle totalise 1 400 élèves répartis en quatre grands secteurs, qui couvrent 13 programmes.Depuis plusieurs années, que ce soit en textile, en esthétique ou en coiffure, nous remportons des honneurs et des médailles dans divers concours.Le secteur textile se démarque régulièrement et obtient des mentions honorifiques.En 1996, nous avons eu six finalistes régionaux au concours Excellence-mode jeunes designers, le Prix d'excellence de la région de Montréal, une mention d'honneur du ministre de l'Industrie, du Commerce et de la Techno- logie, et cinq candidats se sont qualifiés pour la finale des Olympiades provinciales du 2 mai dernier.Dans le secteur coiffure, nous avons obtenu une médaille d'or aux Olympiades provinciales de la formation professionnelle, en 1993.De plus, nous nous sommes qualifié pour les Olympiades nationales, nous avons obtenu une médaille d'or aux Olympiades régionales, en 1994, nous nous sommes qualifiés pour les provinciales et obtenu une médaille d'or aux 10 jours de la formation professionnelle, à Montréal, en 1995.Dans le secteur esthétique, pour une première année de compétition, nous avons reçu des médailles d'or et d'argent aux régionales et nous nous sommes qualifiés pour les Olympiades provinciales des 1er et 2 mai, au Palais des congres de Montréal.Il serait bon d'informer les lecteurs de La Presse que les services offerts à la CECM en formation professionnelle sont très performants.Nous vous invitons à venir visiter notre Centre pour que vous puissiez vous faire une idée exacte de nos réussites.Une réputation est très facilement détruite quand les informations données au public sont globales ou incomplètes.Réponse ¦ Les résultats publiés dans La Presse du 23 avril dernier excluaient le secteur de la formation professionnelle de votre école.M.Dubuc, ¦ Dans votre éditorial intitulé « La culture du mensonge », vous fustigez les Chrétien et Copps d'avoir menti au peuple.Pourtant, quand Jean Chrétien a promis d'abolir la TPS, j'ai compris, tout comme la plupart des Québécois et sans doute tout comme vous, qu'il ne s'engageait à rien de plus qu'à la refondre et à la rebaptiser.D'ailleurs, et même votre texte le laisse entendre, M.Chrétien s'en cachait à peine.Est-ce parce qu'ils sont naïfs ou parce qu'ils s'obstinent à ne pas voir la réalité en face que les Canadiens anglais l'ont pris au mot ?C'est probablement un mélange de romantisme et de mauvaise foi qui les empêche d'accepter avec stoïcisme le fait que le champ de la politique est nécessairement celui de la demi-vérité.La machine sociale a un poids, un momentum, elle va dans une direction.Qu'on mette Pierre, Jean ou Jacques dans le siège du conducteur il ne pourra changer les choses que très lentement.En fait, indépendamment des partis, il est probable que Pierre amorcera un changement, que Jean continuera son oeuvre et que Jacques y mettra la dernière main.et s'en attribuera tout le mérite.D'autre part, dans un système à deux partis, l'opposition doit nécessairement dire le contraire de ce que dit le pouvoir.C'est là son travail, c'est aussi une de ses limites.Si on ajoute à cela que les politiciens sont constamment tiraillés par la nécessité de courtiser deux « pouvoirs », celui des gardiens du capital et celui de Féle^-torat, il devient facile de corfp-prendre qu'ils doivent « mentir » au peuple.Moralement, ils doivent mentir avec « honnêteté », ce qu'a fait Jean Chrétien en disant qu'il remplacerait la TPS par-ûne taxe' semblable.Techniquement, ils doivent mentir avec habileté en se ménageant des portes!de sortie ; c'est là que Sheila Copps a commis une grosse bévue.Ce n'est pas en enfourchant son grand cheval et en exigeant que les politiciens se mettent à tenir toutes leurs promesses que l'éditorialiste sert le mieux la démocratie.C'est plutôt en cherchant, avec clairvoyance et compassion, à élever le niveau de maturité, de; sagesse et d'honnêteté du plus\", grand nombre.Quand nous ne se-; rons plus déchirés entre no«r idéaux et ce que nous percevons-comme la nécessité, nous aurons des politiciens vraiment intègres.Car nous sommes gouvernés, comment pourrait-il en être autrement, par des gens qui nous ressemblent.Yves LAMARRE Montréal Jean-Paul Lefebvre et l'avortement M.Jean-Paul Lefebvre, ¦ Je suis un croyant qui en a assez de vos sophismes et de vos demi-vérités.Je désire réagir ici à un texte que vous avez signé dans La Presse du dimanche 28 avril dernier.Assez, c'est assez ! Assimiler l'avortement commis à la suite d'un viol ou d'un inceste à des cas de légitime défense, comme vous le faites, relève d'une absurdité rarement égalée.Dans un cas de légitime défense, monsieur, il s'agit de se défaire d'un injuste agresseur en lui opposant une force proportionnée à celle qu'il nous impose.Un très bel exemple de légitime défense nous a d'ailleurs été rapporté récemment au Téléjournal de Radio-Canada où l'on a pu voir comment un commerçant qui avait des raisons objectives de craindre pour sa vie a dû abattre son assaillant après avoir vainement tenté de le maîtriser.Cela dit, expliquez-moi donc par quel tour de passe-passe un foetus qui ne peut même pas encore bouger peut s'en prendre à la vie de quelqu'un.Ce n'est pas tout.Vous avez aussi l'art de voir des contradictions là où il n'y en a pas.Parce que l'Église tolère la peine de mort dans certaines circonstances extrêmes ( # 2266 ) tandis qu'elle n'admet aucune exception susceptible de justifier l'avortement ( # 2272 ), vous concluez qu'elle accorde tantôt une valeur absolue à la vie humaine, tantôt pas, et vous l'accusez d'incohérence.C'est un peu rapide.Car nulle part l'Église ne dit qu'il n'y a rien de plus noble que la vie humaine.Elle enseigne au contraire qu'il y a des valeurs pour lesquelles il vaut la peine de donner sa vie.Ce qu'elle tient pour absolu, ce n'est pas la vie humaine en elle-même comme vous le prétendez, mais son inviolabilité.Bien plus, c'est la vie d'un être humain innocent qui est absolument inviolable, et non pas la vie humaine en général.J'ajoute que le faux problème que vous soulevez n'aurait jamais vu le jour dans votre esprit si Jean-Paul Lefebvre ii vous aviez pris la peine de condi-dérer plus attentivement la défini-» tion que le catéchisme donne dii meurtre au # 2261.Car, contrairement à ce que vous dites, mon-' sieur, le meurtre ne se réduit pa9 à la simple « action de tuer un être humain », mais il consiste à: supprimer la vie d'un innocent.-Or, il se trouve que le criminel' qu'on conduit à la potence n'est, justement pas innocent.En consé-.quence, un esprit le moindrement ; doué voit tout de suite que sa mise à mort ne saurait être une exception à l'interdit du meurtre; comme vous le prétendez.Et c'en est fait de la supposée contradiction que vous dénonciez.Confondre vie humaine et vie humaine innocente est aussi ridj-; eu le que de ne pas voir une mqu-.v che dans un verre de lait.Pour un « analyste » qui a publié « plusieurs ouvrages » et qui veut s'adresser à des « lecteurs atten-» ' tifs », c'est un peu décevant.Normand L AMOUREUX Notre-Dame-des-Prairies - M.O.Un libre choix ?¦ Dans un article publié dans La Presse du dimanche 5 mai, Jean-Paul Lefebvre en appelait à « un débat public urgent » sur la question de la reconnaissance de l'homosexualité au sein de l'Église catholique.Faisant appel au « choix » que nous faisons de notre orientation sexuelle, l'auteur en appelait au magistère de l'Église pour revoir sa position en fonction des nouvelles connaissances de la psychologie.Dans un texte intéressant, monsieur Lefebvre élaborait sur le concept de dépravation grave en soulignant que les homosexuels-les ne sont pas dépravés-es en soi.Je ne peux que me réjouir d'un tel texte.Malheureusement, les derniers paragraphes viennent gâter la sauce.L'auteur met en doute le bien-fondé du geste de i'Église Unie qui serait allée trop loin « en acceptant d'accueillir comme pasteurs des homosexuels actifs ».Le moins qu'on puisse dire, c'est que cette affirmation étonne.En effet, l'auteur suggère-t-il que la recon- naissance des homosexuels-les pourrait être partielle ?Aurait-il suggéré, il y a deux cents ans, que les femmes n'avaient qu'une demi-âme au moment où ce sujet était abordé?Aurait-il dit, au., moment des débats sur le sujet, que les Noirs étaient seulement < des êtres demi-inférieurs ?L'Égli- .se Unie a non seulement fait preu-tl ve de courage mais surtout d'une grande logique de pensée.Vraiment ! Quand cesserons-nous de questionner jusqu'à quel point les homosexuels-les sont., normaux ?Que l'Église nous refuse « sa » morale, cela est peut-être compréhensible, quoique j'aimerais bien qu'on me démontre dans la parole de leur Dieu cette vérité.Mais que l'Église tente de justifier une demi-reconnaissance, c'est joindre l'injure à l'insulte.Cela suffit ! Roger Le CLERC * président ^ Centre des gais et lesbiennes B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1 3 MAI 1996 Economie Banques : des fusions devront s'opérer, dit un expert Presse Canadienne OTTAWA Un des ténors du monde bancaire affirme que des fusions devront s'opérer parmi ies six plus grandes banques canadiennes si le pays veut être compétitif sur l'échiquier mondial des services financiers.Holger Kluge, président des services bancaires personnels et commerciaux de la CIBC, croit que si la tendance se maintient, il risque de n'y avoir aucune banque canadien- DERNIER RAPPEL COMMUNICATIONS 96 Mardi 21 mai 9 h 00 THEODORE BECKER «L'émergence d'un nouveau citoyen» 11 h 00 - Table ronde L'enjeu primordial des contenus avec Aude Dufresne, Jean-Claude Guédon, Jean-Guy Lacroix et Henri Momy 12 h 30 Déjeuner-causerie RÉJEAN B0ULIANE Bell-ICE «Information, Communication et Événements culturels: une nouvelle division chez Bell» Mercredi 22 mai 9 h 00 CHARLES GOLDFINGER «Le choc frontal des cyber-entreprises» 11 h 00-Table ronde L'énorme potentiel de l'inforoute avec Robert Bibeau, Richard Carter, Monique Charbonneau et Daniel Duthil 12 h 30 Déjeuner-causerie GUY CREVIER Vidéotron Ltée «Le développement des nouvelles technologies et l'avenir du contenu francophone» Jeudi 23 mai 9 h 00 DENIS ETTIGHOFFER «Comment travaillerons-nous au XXIe siècle?» 11 h 00 - Table ronde Le travailleur à l'ère du post-salariat avec Serge Proulx, Alain Rondeau, Michel Doré et Michel Pérusse 12 h 30 Déjeuner-causerie LOUISE BEAUOOIN, ministre Ministère de la Culture et des Communications du Québec «Le nouveau rôle de l'État dans le développement des industries culturelles» mm Vendredi 24 mai 9 h 00 MICHEL CARTIER «La déroutante extension du cyberespace» 11 h 00-Table ronde Le code de l'autoroute de l'information avec Réal Jantzen, Keith Spicer, Pierre Trudel et Daniel Duthil Cinquième conférence internationale sur la culture, les communications et les technologies ^L hi-m.,:v OuftMCI m.\t\t65\t\t\t\t \t\tf-ll 1 T»-\t1 Ci:\t\tSONOVBIO\t ne figurant au palmarès des 100 plus grandes au monde dès Tan 2000.La plus grande banque canadienne, la Banque Royale du Canada, est en ce moment en 59« position et la CIBC, la seconde banque en importance au pays, est en 62e position.Il y a 20 ans, la Royale était 12*.Nestlé : le marketing du succès /NESTLÉ / Suite de la page Bl_ Nestlé n'a pas l'intention non plus de multiplier les alliances, mais plutôt de les renforcer.L'alliance avec Coca-Cola pour la distribution de Nescafé et Nestea dans certaines régions du monde, fait par exemple l'objet de discussions portant sur l'Europe.L'exercice 1995 est considéré par le groupe comme « satisfaisant », et Helmut Maucher anticipe pour cette année une « bonne croissance » du chiffre d'affaires et du bénéfice.Déjà, pour le premier trimestre 1996, le groupe a annoncé un chiffre d'affaires de 13,5 milliards de francs suisses, en progression de 4 %.Avec deux bonnes nouvelles à la clé : les ventes dues à la croissance interne ( hors acquisitions ) ont progressé de 5 % \u2014 confirmant la reprise de 1995 \u2014 et les effets de change ont été moins défavorables à cause de la remontée du dollar.En raison d'un franc suisse très solide ( 91,6 cents canadiens ), les cours de change ont ainsi pesé de près de 10 % sur le chiffre d'affaires en 1995 et l'essor est encore plus marqué pour le bénéfice net.Sur le papier, le bénéfice net a baissé l'an dernier de 10 % à 2,9 milliards de francs suisses, mais il faut tenir compte d'un bénéfice exceptionnel de 306 millions en 1994, correspondant à la vente d'activités cosmétiques à l'Oréal.Si l'on fait abstraction de cette opération et si l'on calcule à taux de change constants, le bénéfice net de 1995 est en progression de 15 %.Celui-ci a représenté 5,2 % du chiffre d'affaires contre 5,7 % en 1994, tandis que le résultat d'exploitation s'est légèrement effrité à 5,5 milliards de francs suisses en 1995 ( soit 9,7 % du chiffre d'affaires ) contre 5,6 milliards l'année précédente ( soit 9,9 % ) sur une base comparable.Un dividence inchangé de 26,50 francs par action sera proposé à l'assemblée des actionnaires le 30 mai.La hausse du prix du café a contribué à provoquer une petite baisse de la marge d'exploitation, mais le groupe devrait bénéficier cette année d'un cours plus favorable, estiment certains analystes.Le chiffre d'affaires est resté quasi stable à 56,48 milliards de francs ( -0,7 % ) et l'exercice a enregistré une reprise de la croissance en volume ( +3,4 % ), tout particulièrement en Amérique Latine, Asie et Afrique / Moyen-Orient.La rentabilité de l'activité boissons ( eaux minérales, Nescafé, etc.) reste confortable puisque ce secteur représente 28,7 % des ventes totales et 39,1 % du résultat d'exploitation.Même performance au-dessus de la moyenne dans les produits pharmaceutiques.Globalement, les marges sont plus fortes aux États-Unis qu'en Europe où la concurrence est plus vive.L'année 1995 a été marquée par la poursuite de la réduction de l'endettement net qui est passé d'un pic de 10,4 milliards de francs suisses en juin 1993 ( à la suite de TOPA sur Perrier ) à 6,6 milliards en décembre 1994 et 6,3 milliards un an plus tard.Le ratio endettement net sur fonds propres est ainsi passé de 67,7 % en décembre 1992 à 33,4 % aujourd'hui.« Si nous voulons demeurer compétitifs sur le plan international, il devra probablement y avoir consolidation dans l'industrie », a déclaré M.Kluge en entrevue.Ce dernier s'exprimait dans le contexte de la révision des lois régissant les banques canadiennes qui doit se faire l'an prochain et en l'an 2002.« À savoir s'il s'agira de trois ou quatre ( banques ), je ne sais pas, mais cela va définitivement se produire.» La perspective de fusions au sein des grandes institutions financières ne plaît pas à l'Association des consommateurs canadiens cependant.Le Canada possède déjà le secteur bancaire le plus concentré parmi les pays du G7.Les six plus grandes banques contrôlent 80 % des dépôts effectués au pays, selon une étude de la firme Emst et Young effectuée en 1995.En France, qui affiche la seconde plus importante concentration, les cinq plus grandes banques n'en contrôlent que 40 %.La parole est à uous.propositions d'affaires Dans le cadre du Synode de l'Église de Montréal, une Commission consultative tiendra des audiences publiques dans toutes les régions pastorales du diocèse.6 mai de 17hà21h Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal Pointe-à-Callière 350, Place Royale 7 mai de 18h à 21 h Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal Pointe-à-Callière 350, Place Royale 8 mai de13hà21h Jardin botanique 4101, rue Sherbrooke Est (audiences pour les anglophones) 9 mai de 10 h a 21 h Jardin botanique 4101, rue Sherbrooke Est 11 mai de 10h30à16h Fondation Berthiaume-Du-Tremblay 1474, rue Fleury Est 15 mai de 13hà21h Centre culturel de Pierrefonds 13850, boul.Gouin Ouest 16 mai de 10 h à 21 h Centre culturel de Pierrefonds 13850, boul.Gouin Ouest 17 mai de10hà21h Centre culturel de Pierrefonds 13850, boul.Gouin Ouest (audiences pour les anglophones) 21 et 22 mai de 10hà21h Centre Notre-Dame 3799, chemin de la Reine-Marie 23 mai de 13hà21h Place des Aînés 435, boul.Curé-Labelle, Laval 24 mai de 10hà18h Place des Aînés 435, boul.Curé-Labelle, Laval À partir du 7 mai, les audiences seront télédiffusées de 10 h à 20 h sur CF CABLE (65) et VIDÉOTRON (55) Synode de l'Église de Montréal Vidéotron.Publicité payée par un donateur anonyme *\u2022» B Qavis 710 OCCASIONS D'AFFAIRES PETITE MOvFNNE ENTREPRISE.BLOC APP MOTEL HÔTEL MM COMM RESOENCE CONOO INVESTISSEMENT 75 00» ET P.US VISA [* TRAVM.GROUPE MAXXUM.MTL 5144680433 PfM* QUHUC 8'.9 7S1XOO PRAMOtSf Sport aux Puces rrvae de tond 35 OODt.(514) jggg GROS REVENUS \"CASH\" 500 S É 10O0 *%em Drstnbuteur de Nms Kodak cl Konca pas de v*H>»r cfcentHe tourme investissement mome ?396 S SU633-2208 UÛ$QUE HTBflfT kUlTIEDU Centre d achats Majeurs Formaton cta en mao NOUVEAU \u2022 MOUVIAU \u2022 NOUVEAU Partes tnxM*< vos économes sans aucun nsque avec une compegn* bon en vue sur te marché cana-Oc- membre du B B B Devenez drstnbuteur d un produit très connu rronexa^ment clientèle fdume nos concepts de mecrxnes dntri butnees sont e>ckisrfs à nos datnbuteurt Aucune compétition Travarlar 4 à S ruemame et empoche* des revenus pou» une eemame complète Garantie à 100% tartes vite les routes sont mvesttsaamam 15 900 1 mt 633-2467 714 FRANCHISES 801 A VIS LÉGAUX, APPELS D'OFFRES UN CONCEPT INNOVATEUR Ostntxjteufiince» demandâtes pour nouvese vague de ostrfcu-tnces compactes à aoa/cttes.rmeuv adaptée! au marenè d au fOurdhm Temtoves eicfuarts pour diverses râpons du Québec Po-teri** Je revenu très eitéreiaant Concept de en man m mhen ment 19 900 I 6» 1618 OOOÉB0N d'affaires pour la reoon de Montréal Protêt novateur dans le domatfe des systèmes d «for-maton touristique assiste par orrvuteur CancMatfete banque* teufemant 418-524JJ4Q4_ OPPORTUNITE M FRANCMSES La p*us oranôa oaaaaiaaSaa an TE Lt COMMUTATION au Canada, œuvrant dans les domines, CTUUUaM, TELEA-VEN1IMUM.MILPeWl « SERVICE S SATELLITES.recherche des francfaaéates) à travers ta QUEBEC requ* 35 000 S Haut potent* de 814- 9S2-H7I 717 satviCB SPÉCIALISES VOUS songez é r«etm» eotrepnee en ta*te Voue voulu en son* Appâte/ Mben 8664303 ¦COWOftBVOUS vommeme Kit complet R Mato 331-0551 (514) 526-5937 712 ASSOCIÉS DBdANTXS FABRICANT nouveaux articles tauteurf valet lampe pour enfants.casQur pour sport* 73à*256 3£ Hjuroec DcOcmc AVIS 0C RECHERCHE M.ANIMÉ BOMN propnètare d un fera* situé su» le lot P 6*3 dans le cadastre or u pv«v de S*nt Barmetemy et dont la de^e re adresse connue est 5600.boulevard Rr>Rene An*ou Que-bec dort commun**** le çm> tôt p:»s«*e avec la soussignée i m meupée deent o-naut rat l objet d une procédure de vanta pour défaut de paiement das taxas Cette verte aura heu le jeudi 13 M\" 1996 M.RAYMOND VtOiH prrjpnétare d un terran artue sur le lot P 356 dans le cadastre de la Paroisse de Samt-Odace.«tué dans
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