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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1996-05-21, Collections de BAnQ.

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[" B Montréal, mardi 21 mai 1996 Politique La Presse ÉDITORIAL / OPINIONS / MONDE L'EXPRESS POLITIQUE La loi des Micmacs ¦ Les Micmacs de la Nouvelle-Ecosse ont déclaré qu'ils vont établir leurs propres lois sur la chasse et la pêche à partir d'aujourd'hui.« En fait, nous commencions à être fatigués de voir les gens aller en cour, se battre au sujet des droits et de l'accès à certaines ressources », a affirmé le chef Kerry Prosper, coprésident de la nouvelle Commission micmac de la pêche et de la faune.« Nous avons décidé de prendre les choses en main et d'établir notre propre réglementation.» Mais la commission prônera la conservation et le ministère fédéral des Pêches et des Océans lui apportera son aide dans la gestion de la pêche chez les Micmacs, a soutenu l'Assemblée des chefs de la Nouvelle-Ecosse, qui a établi la commission.M.Prosper a expliqué que les communautés micmacs ont toujours favorisé la coopération et cela est bien exprimé dans leurs traités.Les Micmacs soutiennent qu'un traité signé en 1752 leur accorde un droit illimité de chasse, de pêche et de vente du produit de leurs activités.Presse Canadietme Odeur d'élections ¦ Le gouvernement libéral de la Nouvelle-Ecosse résiste difficilement à la tentation de déclencher des élections générales anticipées ce printemps, à l'issue d'une session sans histoire d'où l'opposition conservatrice sort divisée, « Nous ne sommes pas exempts de tentation », déclare le premier ministre John Savage qui affirme cependant que les électeurs ne seront appelés aux urnes qu'au printemps prochain.« La principale raison en est que je ne pense pas qu'un terme de trois ans soit assez long », dit M.Savage.Mais l'opposition n'en croit rien.Conservateurs et néodémocrates préparent déjà leur campagne et choisissent leurs candidats.d'après CP Vent de changement ¦ Le premier ministre Jean Chrétien a déclaré que les Canadiens ne pouvaient ignorer les changements économiques qui ont cours à l'échelle de la planète, et ce, même s'ils peuvent menacer la sécurité d'emploi ainsi que « nos identités culturelles distinctes ».« Nous ne pouvons préserver la sécurité d'emploi en fermant la porte aux forces du changement », a déclaré M.Chrétien, qui prenait la parole lors de la première journée de la 14e assemblée annuelle du Conseil InterAction des anciens chefs de gouvernement.Le premier ministre a fait ces commentaires quelques jours après que son gouvernement eut adopté un projet de réforme majeure de l'assurance-chômage, qui a notamment pour effet de réduire les prestations et de restreindre l'admissibilité pour les travailleurs saisonniers.La réforme met aussi davantage l'accent sur la formation des travailleurs qui ont perdu leur emploi.Jean Chrétien a déclaré que le gouvernement avait la responsabilité d'aider les Canadiens à obtenir la formation dont ils auront besoin pour s'adapter à ces changements.Un pilote rassurant ?¦ Le premier ministre Jean Chrétien fera atterrir un avion en toute sécurité à l'aéroport de Vancouver, aujourd'hui, lors de l'inauguration d'une nouvelle tour de contrôle de haute technologie.C'est le genre d'image rassurante que M.Chrétien veut donner aux Canadiens qui s'inquiètent de leur avenir et qui ont peur de perdre leur emploi.M.Chrétien effectue actuellement une tournée à Vancouver et Calgary, recueillant des fonds au cours de dîners-bénéfices pour aider le Parti libéral à assumer les coûts des élections censées avoir lieu l'année prochaine.Il visitera l'aéroport international rénové de Vancouver aujourd'hui et, demain, à Calgary, M.Chrétien se retrouvera avec des enfants à l'occasion d'un festival de l'enfance.Presse Canadietme La droite canadienne se découvre une nouvelle intelligentsia Une soixantaine de journalistes se réunissent pour promouvoir leurs idées GERALD LEBLANC EDMONTON Francis, Coyne, Frum, Levant.Une nouvelle race de journalistes, farouchement de droite, prend de plus en plus de force dans les quodidiens et magazines canadiens.Ils se retrouveront à Calgary, durant le week-end, pour planifier l'émergence de la droite politique, particulièrement sur la scène politique fédérale, où conservateurs et réformistes divisent les forces de droite.Convoquée par David Frum de Toronto, fils de feue la célèbre Barbara, la rencontre de Calgary regroupera une soixantaine de penseurs canadiens et trois Américains, dont le directeur du Wall Street Journal.C'est Ezra Levant, un jeune avocat albertain, qui est secréraire de la rencontre.« J'ai rencontré Frum à Washington il y a deux ans et je l'ai invité en Alberta.Nous avons compris qu'il était important que nous mettions en commun nos expériences et notre projet.» Tout un phénomène que ce jeune Levant, d'origine juive tout comme Frum, dont les grands-parents vinrent de Russie en 1903.Il vient de terminer ses études de droit à Calgary, où vivent ses parents, et entreprend sa pratique cet été à Ed-monton.Mais Ezra fait aussi de la politique, sur le terrain et dans les journaux, écrivant une chronique, dans les Sun de Calgary et d'Edmonton.Une chronique de droite, une chronique vantant les mérites de Ralph Klein et de Preston Manning.( À l'endroit des nationalistes québécois c'est toute la presse canadienne qui est farouchement militante, avec quelques notables exceptions comme Jeff Simpson du Globe et Tom Walkom du Star.) Même s'il n'a que 24 ans, Ezra fait de la politique depuis six ans, d'abord pour le Reform Party puis pour les conservateurs de Klein.En 1993, il a travaillé à l'élection de Klein en juin et à celle de Manning en septembre, dans les mêmes quartiers de Calgary, car les circonscriptions de ses deux héros se recoupent.« Je suis convaincu qu'au moins 30 des 50 députés de Klein appuient le Reform Party au fédéral.C'est normal, car les deux partis prônent les mêmes politiques : austérité fiscale, lutte musclée contre le crime, rejet des statuts particuliers pour les individus ou les sociétés.Charest n'est pas un vrai tory, car il est même plus à gauche que Paul Martin.» Mais comment un jeune avocat juif peut-il supporter le Reform PHOTO GERALD LEBLANC.La Presse Ezra Levant appuie Klein à Edmonton et Manning à Ottawa.Party ?« J'ai rencontré Preston Manning quand j'avais 18 ans et je l'ai trouvé sincère.Il disait ce que les autres politiciens refusent de dire.Je l'ai invité à la synagogue de Calgary et j'ai ensuite organisé une rencontre avec 60 étudiants juifs.C'est un juif d'origine ira- * I M i PHOTO REJTER À l'aide ! Le ministre des Affaires étrangères, Lloyd Axworthy ( à droite ), a annoncé hier au président haïtien René Préval que le Canada ne pourrait poursuivre seul la mission de l'ONU dans l'île.Avec ses 730 membres, le contingent canadien est le plus important de la mission militaire onusienne.Son mandat prend fin le 30 juin, mais presque personne ne croit que la nouvelle police haïtienne sera prête à assurer la sécurité dans ce pays à ce moment-là.« Nous voulons que d'autres acteurs s'impliquent, mais étant donné notre investissement, nous ne laisserons pas tomber ce processus », a déclaré le ministre canadien.L'Assomption : une campagne qui ne suscite guère de passions MARIO FONTAINE Les affiches électorales commencent à peine à poindre dans le comté de L'Assomption, même si le scrutin visant à remplacer l'cx-pre-mier ministre Parizeau a lieu dans moins de trois semaines.Un scrutin qui, il faut l'avouer, n'a pas suscité de grandes passions jusqu'à présent.Peut-être faute de suspense.L'Assomption est en effet un château fort péquiste et souverainiste, et l'élection de l'ancien secrétaire de comté de Jacques Parizeau, Jean-Claude Saint-André, ne devrait pas poser problème à la partielle du 10 juin.Le Parti québécois avait obtenu une majorité de 10 992 voix en 1994, et le OUI a recueilli 63,7 % des voix l'automne dernier.« On part favoris.Mais je me méfie des évidences.Le PQ a perdu ici en 1985 à cause de l'absence des militants, il nous faut une bonne participation », explique M.Saint-André.Il a tout de même de bonnes cartes dans son jeu : l'association péquiste compte 4000 membres, Içs 48 334 électeurs de Repentigny, L'Assomption et Saint-Sulpice sont francophones à 97,2 %.Quelques boulets aussi.Les militants n'ont pas tous suivi ce permanent du parti, âgé de 33 ans, après sa désignation comme candidat au terme d'une assemblée d'investiture houleuse, où deux autres adversaires lui faisaient la lutte.Les promesses non tenues de Jacques Parizeau au sujet d'un cégep et de la construction d'un hôpital pourraient aussi lui nuire, quoique les libéraux ont eux-mêmes critiqué les deux projets.Leur candidat, Fernand Prud'homme, est conseiller municipal à Repentigny.Ses détracteurs prétendent qu'il est dans la course pour préparer son entrée à la mairie.« Je ne ferais pas tous ces efforts uniquement pour ça, car je suis déjà bien connu ici, contrairement à M.Saint-André qui n'habite pas dans le comté », rétorque cet adminisuateur de 46 ans.« C'est Jacques Parizeau que les gens élisaient ici.Quand il a démissionné en refusant le « beau risque » de René Lévesque, c'est le li- béral Jean-Guy Gervais qui lui a succédé et non pas un autre péquiste », fait valoir M.Prud'homme.Le contexte a beaucoup changé depuis, mais le candidat libéral compte sur le porte-à-porte et une bonne organisation pour conjurer les mauvais augures.Cela lui sera difficile, s'il faut en croire son adversaire de l'Action démocratique du Québec, Robert Landreville, un entrepreneur de 27 ans qui en parait encore moins.« On ne se considère plus comme le tiers parti », assure M.Landreville.Il soutient que l'ADQ est en train de chasser le Parti libéral de la deuxième position et fera une chaude lutte au PQ grâce au vote des indécis.De façon réaliste, le parti de Mario Dumont serait bien heureux d'accroître son score de 15 % aux élections de 1994.Une performance honorable dans le comté de celui qui allait alors devenir premier ministre.Justement, explique M.Landreville, «< c'est d'un député local que les électeurs de L'Assomption veulent, pas d'une vedette qu'on ne voit pas ».kienne qui représentait le Reform à la récente élection complémentaire de Saint-Laurent au Québec.Je suis moins seul qu'au début.» Pourquoi cet engagement inconditionnel avec les réformistes ?« Ils disent ce qu'ils pensent et ils pensent ce qu'ils disent.J'en avais assez de me faire dicter par CBC et le Toronto Star ce qui est correct et ce qui ne l'est pas.J'en ai assez de voir les gens condamner le réformiste Art Hanger juste parce qu'il voulait aller voir à Singapour la pratique du fouet ou de la canne.J'en ai assez de voir le King's Christian Collège dénoncé pour avoir congédié Delwin Vriend, un professeur de mathématiques qui organisait des manifestations pour les gais.» L'attitude du Reform à l'endroit des gais ne vient-elle pas justement de leur faire perdre l'appui populaire ?« Pas sur le fond, mais sur la manière adroite de le faire.J'aimerais savoir ce que les pêcheurs de Terre-Neuve, les cols bleus de l'Ontario ou les fermiers de l'Ouest pensent des convictions réformistes sur les gais, sur l'immigration et sur le multiculturalisme.» Ainsi parle haut et fort le jeune Levant, fier de montrer ses deux cartes de membre du Reform et du Parti conservateur de Klein.Le plan B: une vision électoraliste, déplore Ryan MANON CORNELLIER de la Presse Canaienne.OTTAWA En concentrant son attention sur le plan B, le gouvernement fédéral semble se soucier un peu trop de sa réélection au Canada anglais et pas assez du renforcement de sa base au Québec.C'est du moins ce que conclut l'ancien chef libéral Claude Ryan des derniers agissements d'Ottawa.M.Ryan pense que le cabinet fédéral est divisé entre les tenants de la ligne dure et les défenseurs d'une refonte du fédéralisme.« Ils essaient de faire les deux en même temps.Il ne faut pas exclure qu'ils pensent aux prochaines élections.C'est ce qui m'est venu à l'esprit en voyant ces choses-là.Ils veulent se ménager une position de force dans les provinces anglophones.C'est très déplorable », a-l-il confié à la Presse Canadienne.« M.Chrétien devrait se préoccuper d'abord d'essayer de gagner des appuis plus solides au Québec.C'est ça sa responsabilité.Il vient du Québec », de poursuivre M.Ryan.Les événements se sont bousculés depuis deux semaines.Ottawa a d'abord décidé d'intervenir dans la cause de l'avocat Guy Bertrand qui conteste la constitutionnalité d'un référendum décisif.Puis, le premier ministre Jean Chrétien a déclaré que le Québec ne pourrait pas avoir recours à une déclaration unilatérale d'indépendance pour donner suite à un vote majoritaire en faveur de la souveraineté.Il indiquait que cette déclaration irait à l'encontre du droit international et canadien.Le lendemain, M.Chrétien ajoutait que la question référendaire, le résultat et ses conséquences devraient faire l'objet de négociations avec Ottawa.Selon M.Ryan, les aspects juridiques d'une sécession sont déjà bien connus et il n'attend pas grand-chose de la cause Bertrand.Il convient qu'on ne peut écarter le volet juridique du revers de la main mais il ajoute du même souffle qu'on ne peut pas escamoter la réalité politique.« Qu'on essaie de clarifier certains aspects de cette démarche, il n'y a rien de mauvais en soi là-dedans.Mais si on veut faire croire que la démarche juridique va effacer l'autre, je pense qu'on est complètement dans l'erreur », souli-gne-t-il.Et si Ottawa pense pouvoir né-gO ier la question et le résultat à atteindre, il va nettement trop loin, précise celui qui pilota les forces du NON en 1980.i LA K'KhSbL.MUN1KLAL.MAKI M 21 MAI Editorial La Presse André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et ed1tlur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditoriauste en chef Mirabel contre Montréal Alain Dubuc La réaction a été vive au projet d'Aéroports de Montréal ( ADM ) de renforcer Dorval au détriment de Mirabel en y déplaçant les vols transcontinentaux réguliers.Mais ce vent d'opposition, avec son barrage d'études et d'arguments chocs, n'a pas réussi à nous ébranler dans notre conviction qu'ADM, en optant pour Dorval, a fait le choix qui s'impose.¦¦HBMnaBHHi Au contraire, la nature de cette opposition à Dorval, qui est essentiellement le fait de la région contiguë à l'aéroport de Mirabel, très affectée par ce projet de déménagement, illustre un des phénomènes qui affecte le plus la capacité de la métropole d'assurer son avenir : le régionalisme.On se souvient que la proposition d'ADM consiste à rapatrier les vols internationaux réguliers à Dorval, qui serait agrandi pour tenir compte de cette nouvelle vocation, et de limiter Mirabel aux vols internationaux nolisés.Ce débat a donné lieu à une bataille d'études, par médias interposés, où, là comme ailleurs, des spécialistes au service d'une cause pondent une étude biaisée en faveur de leurs commanditaires, étude qui répond à une autre étude biaisée faite sur mesure pour l'autre côté.L'essentiel des arguments évoqués par les opposants à ce transfert, études à l'appui, a consisté, jusqu'ici, à souligner à quel point ce déplacement de vols vers Dorval représentait une solution imparfaite, à courte vue, qui ne tenait pas compte des besoins aéroportuaires à long terme de la métropole.Ces critiques sont largement fondées.Mais elles constituent un faux débat.Par définition, l'héritage avec lequel doit vivre Montréal \u2014 deux aéroports mal ciblés \u2014 est bâtard et, sans des sommes colossales, il n'existera pas de solutions parfaites, seulement des solutions moins pires que d'autres.Quant à la courte vue, c'est aussi un faux débat.ADM, devant une érosion du volume d'activités et le départ de certains transporteurs internationaux, a tenté d'enrayer Encore le casque 1 y a une différence entre faire la promotion du port du casque pour les cyclistes et une approche législative contraignante.Le ministre des Transports, Jacques Brassard, aurait dû y réfléchir.Une loi sur le casque obligatoire serait loin de régler le principal problème de la sécurité à bicyclette, soit le comportement des cyclistes et des automobilis- tes.Claudette Tougas Même les organisateurs du Tour de l'île et Vélo-Québec, l'autorité en matière de bicyclette dans la province, ne veulent pas d'une telle loi.Si au moins les statistiques démontraient une augmentation des accidents.Mais non.L'utilisation de la bicyclette a plus que triplé au Québec depuis 30 ans et pendant ce temps, le nombre de décès a diminué de moitié et les accidents recensés sont en régression.La consultation publique annoncée par le ministre sur la nécessité d'une loi obligeant les cyclistes à porter un casque protecteur, ne serait-elle pas tout simplement le projet de technocrates-fonctionnaires ?Même les policiers ne sauraient comment appliquer une telle loi auprès des jeunes qui ont moins de 14 ans.D'ailleurs à la question du jour posée samedi dernier dans le sondage quotidien publié dans la page A 2 de La Presse : « Devrait-on obliger les cyclistes à porter un casque », 68 % des répondants ont répondu « non ».La réponse est très claire.Encourager le port du casque, c'est une chose.Mais le rendre obligatoire en est une autre que refuse une majorité de citoyens.Une question de liberté de choix.Pas de loi.cette érosion et d'inverser la tendance.On a donc réagi à un problème très actuel qui répond à une situation d'urgence : la dégradation rapide du transport aérien à Montréal.U est vrai que le choix de Dorval risque d'être temporaire et que, dans une vingtaine d'années, il faudra redéménager parce que les installations seront insuffisantes.Pourquoi donc ne pas tout de suite faire le choix de Mirabel, demande-t-on ?C'est là toute la différence entre l'approche puriste d'universitaires et de bureaucrates ( qui nous ont donné Mirabel ), et celle de gestionnaires.Veut-on planifier pour l'an 2025, quand on se demande comment on va se rendre à l'an 2000 ?Cette démarche, plus pragmatique, repose sur le fait que le statu quo, le partage actuel des activités entre Dorval et Mirabel, ne fonctionne plus et qu'il faut rapidement trouver une réponse au problème principal que pose la dualité aéroportuaire, l'absence de connexion entre les vols continentaux et les vols internationaux.Cela affecte Air Canada, mais aussi les transporteurs étrangers qui pourraient autrement alimenter leurs vols transatlantiques par plus d'une escale.Il y a deux solutions à ce problème : concentrer vers Dorval ou vers Mirabel.Techniquement attrayant, le choix de Mirabel, indépendamment des coûts d'infrastructure qu'il exigerait, pose un problème majeur : celui d'un aéroport qui est à trois quarts d'heure du centre- ville au lieu de 20 minutes.Une réalité qui frappe de plein fouet la clientèle d'affaires, qui est la principale source de revenus des lignes aériennes et les vols de courte distance qui composent l'essentiel du volume.On aura beau citer des villes où le transport de l'aéroport au centre-ville est interminable, il s'agit en général de très grands centres, dont la congestion est un inconvénient nfajeur.Mirabel nous donne les désavantages des très grandes villes, sans nous donner ses avantages.C'est ce qui a mené à l'autre choix, celui de Dorval, qui n'a rien de grandiose, mais qui permet de régler rapidement, et pour assez longtemps, nos problèmes de transport aérien.D'ailleurs, il n'y a pas grand monde qui s'oppose à cette solution.En réalité, l'opposition au projet est limitée.mais énergique, appuyée avec vigueur par les députés locaux, péquistes et bloquistes.Un lobby bien organisé dont la croisade mène parfois à des aberrations.Le plus bel exemple en est celui du bruit additionnel qu'imposerait aux Montréalais l'augmentation des vols à Dorval.Disons tout de suite que le nombre de vols va augmenter très modestement, de 600 par jour à 650 ! Mais surtout, il est cocasse de noter que c'est le lobby pro-Mirabel, reposant sur des municipalités de la ceinture nord, qui s'inquiète du bruit qu'il pourrait y avoir bien loin de chez eux, tandis que les gens de l'ouest de l'île, qui seraient les premiers touches, ne s'en émeuvent pas.Le fond du problème, ce n'est ni le bruit, ni les stratégies aéroportuaires à long terme.C'est le fait que le déplacement d'activités vers Dorval comporte un seul inconvénient majeur, mais qui est bien réel.Il fait mal à une économie régionale, celle de la ceinture nord ( Saint-Jérôme, Sainte-Thérèse, Mirabel ), qui perdrait une importante source d'activités et des emplois.Il ne faut pas nier cet impact, qui est bien réel, et il faut certainement tout faire pour le minimiser.Les gens de Mirabel, ne l'oublions pas, ont déjà été victimes d'une incroyable bêtise bureaucratique.Une fois suffit.Mais il est clair que, dans ce dossier où les efforts pour couper la poire en deux n'ont pas fonctionné, il faudra en venir à un choix qui fera des gagnants et des perdants.Nous n'assistons pas à une bataille entre Dorval et Mirabel, mais bien à un conflit entre le « Grand Montréal » et Mirabel.Il faudra choisir entre des intérêts économiques locaux et les besoins en outils de développement stratégiques d'une métropole.Nous choisissons Montréal.Le choix de Dorval n'a rien de grandiose, mais il permet de régler rapidement, et pour assez longtemps, nos problèmes de transport aérien.LA BOÎTE AUX LETTRES Au vol ! ¦ Si quelques entreprises se permettaient d'augmenter le prix de leurs produits rapidement de 20 % et sans avis, les consommateurs n'hésiteraient pas à les bouder et à aller acheter chez leurs concurrents.C'est ainsi que je comprends les lois du marché.Malheureusement, il y a un secteur de l'économie où cela est impossible : l'essence.L'essence est essentielle à nos déplacements ( 'scusez l'jeu de mots ) et, comme par hasard, elle augmente en flèche partout en même temps.Si Provi-go.Métro, I.G.A.et toutes leurs filiales augmentaient, du jour au lendemain, le prix du lait de 20 % sans autre excuse que de dire que le marché est ainsi fait, cela ferait scandale, non ?Autant le lait est important pour la santé, autant le pétrole l'est pour l'économie.Tous sont touchés : l'autobus, les camions de transport, les taxis, les avions, le train, sans oublier la voiture.Une hausse exagérée du prix de l'essence a des répercussions sur l'ensemble de l'économie en augmentant le coût des transports et en pigeant directement dans le portefeuille du consommateur, sans que celui-ci n'ait d'autre recours.À mon avis c'est presque du vol.De plus, je me demande si le pétrole déjà en stock et payé « l'ancien » prix n'est pas augmenté au «< nouveau » prix.N'est-ce pas de la fraude organisée aux dépens des consommateurs ?Les grandes pétrolières se donnent comme excuse qu'elles sont à la merci du prix mondial du brut.Étrangement, quand ce même prix est à la baisse, le prix à la pompe demeure inchangé.Deux poids, deux mesures ?Daniel CHARTÏER Saint-Laurent Un peu de sérieux s'il vous plaît ! ¦ Bernard Landry déclarait, il y a quelques semaines, que les riches qui gagnent 90 000 $ et plus sont si peu nombreux qu'augmenter leur taux d'imposition rapporterait bien peu.U lui fallait mettre la barre bien haute pour justifier son intention de ne pas augmenter les impôts de « tous » les riches.Quant à Ghys-lain Dufour, qui procède par communiqués redondants à tous les deux mois, il parle des riches qui gagnent 50 000 $ et plus, ce qui englobe beaucoup de monde, et lui permet de dire que les riches paient désormais 41 % de l'impôt sur le revenu.Par contre.Bernard Landry Monsieur Dufour fait des comparaisons boiteuses lorsqu'il compare, sans correction pour l'inflation, les contributions à l'impôt de différentes classes de travailleurs, à 15 années d'intervalle.Par exemple, il mentionne que les « trois millions » de travailleurs qui gagnent moins de 25 000$ ne contribuent plus qu'à 14 % des revenus du gouvernement, alors que leur quote-part s'élevait à 50 %, en 1980.Le dollar d'aujourd'hui ne valant que 50 % de celui de 1980, cela veut dire que la plupart des gens qui gagnent moins de 25 000 $, maintenant, vivent en-dessous du seuil de la pauvreté.Le plus malheureux, c'est qu'il y a des pauvres qui paient de l'impôt, n'est-ce-pas?Un peu de sérieux s'il vous plaît.Messieurs Landry et Dufour.Jean-Guy RICHARD Sainte-Foy Un aéroport est la porte d'entrée d'un pays Cher monsieur Bouchard, m La porte d'entrée d'une demeure en dit long sur ses habitants.Un aéroport est la porte d'entrée d'un pays.Que les aéroports du Québec soient sous la juridiction de gens qui n'ont d'autres préoccupations que Montréal, c'est comme si, soudainement, nous déménagions dans la remise à jardin.K Les changements à nos aéroports qui ont lieu présentement nuiront sûrement à l'image de « notre pays : le Québec ».Ces changements nous ramènent à l'ampleur d'une ville ; qu'en est-il d'une province ou d'un pays.Quelle myopie ! De plus, qu'aucune voie terrestre convenable ne relie les deux aéroports, c'est aberrant.Plus qu'un changement aéroportuaire, c'est toute l'image que se fait d'elle-même une nation, un peuple, qui s'en trouve réduite.Sommes-nous suicidaires à ce point ?Monsieur Bouchard, vous êtes à notre politique ce qu'est Vigneault à notre culture.Nous ne pouvons que prier pour que vous soyez entouré de gens qui comprennent toute la confiance que nous vous accordons et qui vous appuient dans chacune de vos démarches.Hugiu tte PAQUIN-ROTH Boisbriand Même billetf deux prix différents ¦ Jeudi matin, 2 mai 1996.Je contacte le reseau ADMISSION pour Lucien Bouchard commander un billet pour le spectacle « Les âmes mortes », de la troupe Carbone 14, pour le vendredi 3 mai.On me demande 24 $ plus 3,50 $ ( total 27,50 $ ).Je rappelle, le vendredi matin, pour commander un second billet pour le même spectacle, même soirée ; cette fois-ci, on me reclame 24 $ plus 2,55 $ ( total 26,55 $ ).Ce matin, 6 mai, je contacte un superviseur du réseau ADMISSION qui me répond que je dois avoir été transféré, par Bell, à une ligne « 800 ».Oc, ce serait pour cette raison que j'ai dû débourser des frais de 3,50 $ et non de 2,55 $.Et il n'y a pas de remboursement possible, me dit-il.Conclusion : lorsque vous appelez le réseau ADMISSION, assurez-vous d'obtenir la ligne locale et non une ligne « 800 ».Jasmyne DALCOURT Repentigny N.B.¦ La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui font suite à des articles publics dans $e$ pages et se réset ve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair et concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: La boite aux lettres.La Presse, 7, rue Saint-Jacques.Montréal, H2Y IK9 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 21 MAI 1996 Répliques ADM se dit responsable face aux questions environnementales Dorval YOUSSEF SABEH L'auteur est directeur de l'Environnement chez ADM.Dans son édition du 2 mai 1996, La Presse publiait un article, en référence à la décision d'ADM de laisser aux transporteurs réguliers internationaux le libre choix entre Dorval et Mirabel, qui laisse croire que la décision annoncée par ADM, le 20 février, n'avait pas fait l'objet d'évaluation environnementale.Or ceci n'est pas le cas puisqu'une évaluation environnementale a été complétée par le service de l'environnement d'ADM, le 1er février 1996, bien avant que la décision ne soit annoncée.ADM croit qu'il est impératif de rectifier auprès du public l'impression qu'a pu laisser, par son manque de rigueur, cet article et de remettre les pendules à l'heure.Tout d'abord, il faut mentionner que, non seulement ce projet a fait l'objet d'une évaluation environnementale avant de prendre la décision relative à sa réalisation, mais que cette pratique est ancrée dans la culture d'ADM et s'inscrit dans la procédure de gestion de tous les projets réalisés sur les sites aéroportuaires, qu'il soient réalisés par ADM ou un de ses clients et ce, en accord avec la politique environnementale d'ADM.Ainsi, depuis la venue d'ADM, en août 1992, plus de 540 projets ont fait l'objet d'une telle évaluation et, le cas échéant, des recommandations ont été formulées pour intégrer des éléments de protection et de promotion de l'environnement aux dits projets.Dans le cas du projet annoncé le 20 février, l'évaluation a porté sur les éléments de l'environnement les plus susceptibles d'être affectés par le projet soit, le bruit des avions, la qualité de l'air, la qualité de l'eau, les déversements accidentels et les économies d'énergie.Elle a été effectuée par des experts en environnement aéroportuaire dont la feuille de route témoigne de leur compétence et de leur connaissance intime des impacts environnementaux potentiels des projets aéroportuaires.Elle a été faite, comme il se doit, en se basant sur toutes les études disponibles et plusieurs évaluations et avis d'experts obtenus pendant la période d'évalua- tion.Le résultat de cette évaluation est clair et sans équivoque : les impacts environnementaux engendrés par le projet dans tous ses aspects, incluant le bruit, sont négligeables.Cette évaluation environnementale complétée le 1er février 1996 ne se limite pas à cette conclusion puisqu'elle indique les mesures à mettre en place pour intégrer des éléments de protection et de promotion de l'environnement.Reconnaissant l'intérêt que porte le public pour la question, et son droit à une information complète et rigoureuse, ADM a mandaté une fime externe réputée, SNC-Lavalin, pour valider les conclusions de son évaluation interne.Les experts de SNC-Lavalin ont revu et validé l'analyse faite par le service de l'environnement d'ADM et ont produit une étude exhaustive de l'impact sonore qui est venue confirmer l'évaluation environnementale du projet complétée le 1er février 1996.La validation de cette évaluation a été publiée en mars 1996.Le rapport comprend tous les éléments d'évaluation et les mesures de protection de l'environnement qui seront mises de l'avant par ADM dans le cadre de ce projet.Pour aider le lecteur à mieux comprendre les fondements de l'analyse qui a été faite, la liste des 11 documents de référence qui ont servi à l'évaluation environnemtale et à sa validation a été présentée dans le rapport de validation.Tous ces documents ont été mis à la disposition du public, dans un bureau à l'aéroport de Dorval, du 1er au 29 avril 1996.Des spécialistes en environne- Dans le cas du projet annoncé le 20 février, l'évaluation a porté, selon ADM, sur les éléments de l'environnement les plus susceptibles d'être affectés par le projet soit, le bruit des avions, la qualité de l'air, la qualité de l'eau, les déversements et les économies d'énergie.Dans tous ces échanges, ADM n'a pas ménagé ses efforts pour informer le public et pour répondre à ses questions et ses préoccupations.ADM s'est toujours montrée responsable face à l'environnement et reconnaît le droit public à une information juste et honnête.Elle n'acceptera pas, cependant, que son ouverture soit détournée de son sens ou qu'elle soit récupérée par des démagogues assoiffés de notoriété.ment d'ADM ont été mobilisés pour répondre aux interrogations du public et les heures d'ouverture et le numéro de téléphone à composer ont été largement diffusés.De plus, ADM a procédé à trois séances d'information à l'intention du public des municipalités de Pointe-Claire, Dorval et Saint-Laurent et a participé à une exposition organisée par la Chambre de commerce de Saint-Laurent, au centre d'achat Place Vertu, sous le thème : « L'environnement dans notre vie ».Un plouc au concert de l'O SM ! FRANÇOIS ST-ARNAUD L'auteur est vice-président des Concerts symphoniques de Sherbrooke.Chère Madame Petrowski, J'ai lu avec intérêt votre chronique intitulée « Symphonie territoriale », parue dans l'édition du mercredi 8 mai dernier du journal La Presse.Vous nous reprochez d'être déçus de ne pas avoir obtenu le contrat dans le cadre de la série des concerts du lac des Nations, qui se tiendra à Sherbrooke cet été.Vous en profitez même pour nous traiter de PLOUCS ! ( définition : paysans, pedzouilles, péque-nots.).Vous faites probablement partie de ces personnes ( heureusement rares ) qui font preuve de condescendance à l'égard de tout ce qui ne provient pas de la région métropolitaine.Il est vrai qu'après les démarches des responsables de l'événement de la Fête du lac des Nations, nous avions compris que notre orchestre aurait ce contrat.Après un virage de cent quatre-vingts degrés, les responsables en question ont décidé d'engager l'OSM sans nous prévenir.Nous l'avons appris dans les journaux et ce sont plutôt ces circonstances que notre présidente trouvait décevantes.Il s'agissait donc là de la réaction spontanée d'une bénévole prenant à coeur les intérêts de notre or-contexte difficile Charles Dutoit chestre dans un où les orchestres régionaux tentent de survivre et de faire jouer leurs musiciens le plus souvent possible.En ce qui concerne la venue de l'OSM à Sherbrooke, nous sommes tous d'accord pour dire qu'il s'agit là d'une chance unique autant pour les mélomanes de la région que pour les gens de notre orchestre d'entendre ici un ensemble de ce calibre.Même moi, en tant que plouc, je serai présent à ce concert de l'OSM.Bien sûr, je devrai arriver très tôt afin de pouvoir garer ma charrette.J'aurai revêtu ma plus belle salopette pour l'événement, mais je devrai quand même me tenir à l'écart puisqu'elle sent un peu le fumier.Et entre deux mouvements, je serai sans doute le seul plouc à applaudir bien fort et à crier « VAS-Y MON MAESTRO ! ».Comme quoi, même les paysans sont capables de sortir dans le vrai monde.Pas juste vous Madame Petrowski ! Mise au point RACHID BEUBAKI L'auteur est conseiller chargé de la communication à l'Ambassade d'Algérie, à Ottawa.Dans son édition du 10 mai dernier, le journal La Presse a publié un article intitulé « Un Algérien en instance de déportation malmené ?».Cet article, que nous considérons diffamatoire, appelle la mise au point suivante.Sans vouloir porter une quelconque appréciation sur la décision d'expulsion prise par le gouvernement canadien, il est important de relever le caractère non-fondé de l'argumentation développée par M.Saadi Bouslimani.?L'appartenance au FFS \u2014 L'appartenance à un parti comme le Front des forces socialistes ( FFS ) devrait, au contraire, mettre l'intéressé à l'abri de tout danger de persécution.Cette formation politique vient de tenir son congrès à Alger en présence de son chef, et ses re- présentants ont été reçus dans le courant du mois d'avril par le président Liamine Zeroual dans le cadre du dialogue politique instauré avec l'ensemble des partis politiques.?L'origine berbère \u2014 L'article-semble insinuer que l'appartenance à la communauté berbère serait un «< délit >».Cette grossière affirmation s'inscrit en contrefaux de toute une série de mesures visant précisément à promouvoir la langue et la culture berbère, héritage national et fondements de l'identité algérienne.La dernière initiative prise dans ce sens par le gouvernement est le lancement, à partir du 7 juin prochain, d'un journal télévisé en langue berbère ( amazigh ).Q Les menaces physiques \u2014 Les allégations relatives aux dangers que M.Bouslimani courrait en Algérie sont dénuées de tout fondement.Dès lors, ce dernier ne pourrait en aucune manière se prévaloir d'une quelconque atteinte à sa personne.\u2022 Cela étant, son expulsion Les allégations relatives aux dangers que M.Bouslimani courrait en Algérie sont dénuées de tout fondement, estime l'Ambassade.relève d'un acte souverain du gouvernement canadien et, s'il est prouvé qu'il a été malmené lors de la procédure d'expulsion, l'Ambassade entamera une action en conformité avec ses prérogatives en matière de protection de tous les Algériens se trouvant au Canada.En tout état de cause, le Canada, partie à la Convention de Genève sur la protection des réfugiés, est certainement en mesure d'apprécier en toute connaissance de cause les dispositions relatives à cette question et qui lui font, entre autres, obligation de ne pas expulser une personne vers un pays où sa vie risque d'être en danger.Cela étant, nous sommes surpris par la dérive verbale, les spéculations politiques et la surenchère qui caractérisent l'attitude de Maître Stewart Istvanffy, avocat de l'intéressé, qui, à ce propos, n'a même pas pris la peine de rentrer en contact avec l'Ambassade pour vérifier les assertions de son client.Équité salariale : pour l'abandon du projet Mme Katia Gagnon, ¦ Contrairement à ce qui était écrit dans votre texte publié dans La Presse du 8 mai, nous n'avons jamais demandé que les entreprises de moins de 100 employés soient exclues de l'application d'une éventuelle loi sur l'équité salariale, ce qui laisse entendre que nous sommes d'accord avec l'assujettissement des entreprises de 100 employés et plus.Nous demandons purement et simplement au gouvernement d'abandonner l'idée de légiférer en ce domaine.Nous souhaitons que vous apportiez le plus tôt possible cette précision afin que vos lecteurs soient bien informés.Association des manufacturiers Chambre de commerce du Québec Conseil du patronat du Québec Fédération canadienne de l'entreprise indépendante Tutelle et curatelle Monsieur Mathieu Perreault, ¦ À la lecture de votre article paru le samedi 4 mai dans La Presse sous le titre « Risquée, la tutelle du Curateur », je constate avec regret que les renseignements que nous vous avons fournis par téléphone ne vous ont pas permis de bien faire la différence entre un régime de tutelle et un régime de curatelle.Revenons donc sur ce point.La différence ne se situe pas, comme vous le suggérez dans votre article, au niveau de la rapidité d'intervention, mais bien plutôt au niveau de l'intensité de celle-ci.En effet, un régime de tutelle est attribué à une personne inapte lorsque celle-ci ne l'est que partiellement ou temporairement, et que, dans certains domaines, elle peut encore agir par elle-même.Ce régime permet de sauvegarder une partie de l'autonomie des personnes qui ne sont pas jugées complètement et irrémédiablement inaptes.Pour ces dernières, le juge décidera d'un régime de curatelle, dans lequel le représentant légal décide de tous les aspects de la vie de la personne dont il a la charge.Dans tous les cas, c'est la cour qui décide du régime de protection à attribuer, au vu des évaluations médicale et psychosociale et des observations des différents intervenants au dossier.Avec la création du régime de tutelle, le législateur n'a pas restreint le pouvoir d'intervention du Curateur public ; il a simplement protégé l'autonomie des personnes dont l'inaptitude n'est pas totale.Françoise PAUL agente d'information.Curateur public du Québec Interdiction de séj our aux États-Unis ¦ À la suite de la publication d'un article dans La Presse du 6 mai, je voudrais préciser que la Loi de l'immigration de 1990, article 212(a), stipule que toute personne ayant été condamnée pour délits criminels, ou admet avoir commis des délits criminels, est passible d'interdiction d'entrer aux États-Unis.Les autorités de l'immigration américaine appliquent cette politique de tolérance zéro avec rigueur.Nombreux sont ceux avec un casier judiciaire qui réalisent trop tard qu'ils n'avaient pas le droit d'entrer aux États-Unis.L'agent d'immigration se réserve le droit d'arrêter, de déporter ou de confisquer le véhicule ou les biens.De plus, toute personne qui tente de faire entrer illégalement un indésirable est sujette à une amende, à un emprisonnement, ou les deux.L'entrée en sol américain est refusée chaque jour à des centaines d'individus.Pour régulariser ).i situation, il faut déposer au préalable une requête pour obtenir un « waiver ».C'est la seule démarche légale qui existe pour les gens avec un casier judiciaire qui desi rent séjourner aux États-Unis.Albert TALARICO administrateur régional Pardon Service?Canada B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 21 MAI 1996 Monde L'EXPRESS INTERNATIONAL HAÏTI-CANADA Visite d'Axworthy ¦ Le ministre des Affaires étrangères Lloyd Axworthy a rencontré hier à Port-au-Prince le président René Préval pour discuter de la possibilité de prolonger la mission militaire de ,1'ONU en Haïti, à laquelle participent des centaines de Canadiens.Préval et Axworthy, ainsi que Pierre Pettigrew, ministre canadien de la Coopération internationale, ont aussi examiné l'aide canadienne à l'agriculture, à la réforme judiciaire et à la formation de la police en Haïti, a indiqué Norluck Dorange, porte-parole haïtien.Le contingent canadien de 730 membres est le plus important de la mission militaire de 1900 personnes, placée sous le commandement du brigadier-général canadien Pierre Daigle.Le mandat de la mission expire le 30 juin, mais personne ne croit que la nouvelle police sera prête à assurer la sécurité dans le pays d'ici là.Le Canada est 3e parmi les donateurs d'aide à Haïti avec 30 millions cette année, après les États-Unis et la France.d'après AP LIBAN Geagea à perpétuité ¦ L'ancien chef de guerre Samir Geagea a été condamné hier aux travaux forcés à perpétuité par la Cour criminelle pour le meurtre en 1989 d'un responsable de sa milice chrétienne des Forces libanaises ( FL ), Elias Zayek.L'arrêt, qui le déchoit de ses droits civiques, indique que Geagea avait fait assassiner Zayek pour des « raisons personnelles ».La Cour ne retient donc pas le « mobile politique » qui aurait rangé ce meurtre dans la catégorie des « crimes de guerre », pour lesquels une amnistie fut décidée par le gouvernement en 1991.La Cour a condamné à la même peine, mais par contumace, trois autres prévenus, anciens membres des FL : Ghassan Tourna, chef des services de sécurité, son adjoint Toni Obeid, et l'exécutant Raymond Gergès.Un 4e co-accusé, Rafic Saadé, condamné à mort, a vu sa peine commuée à 10 ans de prison.L'arrêt stipule que Geagea et les quatre condamnés devront payer ensemble la somme de 100 000 $ à la famille Zayek.Geagea, réélu en février chef des FL, avait refusé les avocats nommés d'office et maintenu qu'il s'agissait d'un procès politique.Arrêté il y a deux ans, Geagea purge la prison à vie pour le meurtre en 1990 d'un rival chrétien, Dany Chamoun, et de plusieurs membres de sa famille.d'après AFP ESPAGNE Attentats à Cordoue ¦ Huit personnes ont été blessées hier soir à Cordoue lorsque des artificiers de la police ont neutralisé une voiture piégée en la faisant exploser.Le véhicule était garé à proximité du lieu d'un attentat à la bombe qui a fait un mort et trois blessés hier matin et qui a été attribué à l'organisation séparatiste basque ETA.La bombe, placée dans une benne à ordures près d'un arrêt d'autobus, a tué un sergent de l'armée de terre, Angel Ayllon Diaz-Gonzalez, 27 ans, et a blessé trois personnes dont une grièvement.Il s'agit des premiers attentats depuis la prise de fonctions du nouveau gouvernement de droite.d'après AFP m IRLANDE Clinton presse Adams ¦ La Maison-Blanche s'est « félicitée » hier des propos du leader du Sinn Fein, Gerry Adams, affirmant que son parti était prêt à accepter certains principes, dont le renoncement à la violence, mais a estimé qu'ils n'étaient pas suffisants et a de nouveau appelé l'IRA à rétablir son cessez-le-feu.« Nous continuons de penser qu'il est important que le Sinn Fein soit à la table » des négociations quand s'ouvriront le 10 juin des pourparlers multi-partites sur l'avenir constitutionnel de l'Irlande du Nord, «< et nous incitons l'IRA à rétablir le cessez-le-feu », a affirmé un responsable de la Maison-Blanche.d'après AFP L'ONU soulage Fragmentation de l'embargo : échange de pétrole contre certains produits essentiels d'après Reuter et AFP NEW YORK L'Irak et les Nations unies ont signé hier un protocole d'accord sur l'échange de pétrole irakien contre des pro duits de première nécessité, vivres et médicaments.Cet accord, conclu sous la présidence chinoise du Conseil de sécurité, consacre le retour de l'Irak sur le marché pétrolier après presque six années d'absence en raison de l'embargo décrété par l'ONU pour son invasion du Koweït en 1990.« L'accord est signé », a confirmé Sylvana Foa, le porte-parole de l'ONU.À Bagdad, l'agence officielle INA révélait que la décision avait été prise au cours d'une réunion spéciale de l'Assemblée nationale irakienne, hier.Celle-ci était suivie d'une réunion du Conseil de commandement de la Révolution et des dirigeants du BAAS à laquelle participait le président Saddam Hussein, a ajouté l'agence.La population de Bagdad, où les manifestations doivent recevoir l'aval du pouvoir, est descendue dans les rues pour exprimer sa joie, certains habitants tirant des rafales d'armes automatiques.À New York, le négociateur irakien Abdul Amir al Anbari a précisé à la presse que les premiers barils de pétrole seraient exportés d'ici un mois.Il a ajouté qu'il considérait cet accord comme un premier pas vers la levée totale de l'embargo de l'ONU.L'accord a été bien accueilli par les États-Unis et la Grande-Bretagne, chefs de file des pays hostiles au régime Hussein.Le porte-parole de la Maison-Blanche Michael McCurry a cependant réaffirmé qu'un allégement du régime des sanctions contre Bagdad était exclu tant que le régime n'aurait pas honoré toutes les résolutions de l'ONU, qui exigent notamment l'élimination de ses armes de destruction massive.Au Caire, la Ligue arabe a dit « espérer la poursuite du dialogue pour une levée de l'embargo impo- sé au peuple irakien, dans le cadre du respect des résolutions internationales ».Londres s'est déclaré « ravi ».Côté français à l'ONU, on a estimé que « l'accord ouvre la voie à un soulagement humanitaire ».L'accord concerne la résolution 986 adoptée en avril 1995 par le Conseil de sécurité, qui permet d'assouplir les conséquences de l'embargo en vigueur depuis août 1990.Il autorise Bagdad à vendre environ 700 000 barils de brut par jour pendant six mois, jusqu'à concurrence de 2 milliards de S, pour lui permettre d'acheter de la nourriture, des médicaments et d'autres produits de première nécessité qui font cruellement défaut à la population irakienne.La vente de ce pétrole et la distribution des produits achetés en échange seront étroitement contrôlées par l'ONU.L'accord est renouvelable, si le Conseil estime qu'il a été respecté selon les termes de la résolution 986.Avant les sanctions, l'Irak produisait trois millions de barils par jour.Les exportations irakiennes n'ont pas été complètement arré- tées depuis 1990, l'Irak ayant exporté environ 70 000 barils par jour vers la Jordanie en vertu d'une permission spéciale de l'ONU.Une certaine quantité de pétrole a aussi été exportée illégalement vers la Turquie et l'Iran.L'embargo, d'une sévérité sans précédent, a porté un terrible coup à l'économie irakienne, dépendante à 80 % des ventes de pétrole, et a appauvri durement les 21 millions d'habitants.Selon un rapport du Centre des droits économiques et sociaux, 500 000 enfants d'Irak sont morts des suites des sanctions, et le pays est délabré.Les hôpitaux sont privés de courant, et il y a pénurie constante de matériel médical et des médicaments, les malades partagent les mêmes seringues et les eaux usées se déversent dans les maisons, selon le rapport publié jeudi à New York.L'Irak a longtemps refusé de signer l'accord, estimant que la clause prévoyant un stria contrôle de l'ONU sur ses ventes de pétrole et sur la distribution des produits achetés avec le produit de la vente violait sa souveraineté.Escarmouches au Liban PHOTO AP Mutations en Equateur Les autochtones d'Equateur, qui forment près de 35 % des 11 millions d'habitants, seront représentés directement au Parlement à partir du 1er août, pour la première fois dans l'histoire du pays, selon des résultats partiels des législatives de dimanche.Le mouvement indigène aurait obtenu au moins un siège de député national et quatre sièges de députés provinciaux au Congrès monocaméral.Luis Macas, 46 ans, avocat qui enseigne le quechua dans une université de Quito et dirige la Confédération des nationalités indigènes du pays ( CONAIE ), devient le premier député autochtone du pays.Son Mouvement Unité plurinationale Pachakutik-Nouveau pays soutenait à la présidence le journaliste blanc Freddy Ehlers.Les résultats indiquent qu'Ehlers arrive troisième au premier tour, avec 20,9 %, derrière Jaime Nebot ( notre photo ) ( 27,4 % ) du Parti social-chrétien < droite ) et Abdala Bucaram ( 25,5 % ) du Parti rol-dosiste ( populiste ).Nebot et Bucaram s'affronteront au second tour, le 7 juillet.d'après AFP WASHINGTON Les parrains du cessez-le-feu à la frontière iibano-israélienne avaient élaboré jeudi un projet d'accord soumis aux gouvernements respectifs, mais les tirs israéliens qui ont blessé une jeune femme dimanche au Liban sud ont souligné la fragilité de Taccord sur les règles de fonctionnement du « Comité de surveillance ».La jeune femme, atteinte à son domicile à Kfar Tebnit, en dehors de la zone libanaise occupée par Israël, est la première victime civile depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le 27 avril.Les tirs israéliens ont suivi une attaque du Hezbollah contre une patrouille israélienne à l'intérieur de la zone occupée, au cours de laquelle un soldat israélien a été blessé et deux combattants du Hezbollah tués.Selon le cessez-le-feu, Israël et le Hezbollah doivent s'abstenir de cibler les civils de part et d'autre de la frontière.La presse officielle syrienne a accusé hier Israël de « violation délibérée » du cessez-le-feu au Liban « pour se dérober à ses engagements et saper cet accord ».Selon le quotidien Techrine, « la violation de l'accord par Israël coïncide avec des propositions ( israéliennes ) visant à modifier la nature et le mécanisme de travail du Comité de surveillance » \u2014 États-Unis, France, Syrie, Liban et Israël.L'incident de dimanche « souligne la nécessité de mettre en place rapidement » le Comité de surveillance, a dit le secrétaire d'État américain Warren Christopher.Il a cependant refusé de dire si Israël ou le Hezbollah avait violé le cessez-le-feu, estimant que « les faits sont encore difficiles à déterminer ».REPERES / Russie Ziouganov change de stratégie PA0LA MESSANA de l'Agence France-Presse, MOSCOU Confronté à la remontée de Boris Eltsine dans les sondages face à son candidat Guennadi Ziouganov jusqu'ici donné gagnant, le Parti communiste russe a décidé de changer de stratégie et de mobiliser la base à moins d'un mois de l'élection présidentielle en Russie.Un plénum du Comité central du PC, tenu à huis-clos samedi et consacré aux résultats de la campagne, a souligné les « erreurs » tactiques commises.Il a été décidé d'« activer » la mobilisation des militants de base et le contact avec les électeurs, d'organiser des meetings et des manifestations à travers le pays, selon une source souhaitant garder l'anonymat citée hier par l'agence ITAR-TASS.Pratiquement interdit d'antenne et descendu en flèche dans la presse libérale, Guennadi Ziouganov a présidé hier à la Douma ( Chambre basse du Parlement russe ) une cérémonie de signature d'un document regroupant des dizaines de mouvements et organisations de gauche dans le soutien à sa candidature.« Cet appui nous ajoute des forces », a commenté dans les couloirs Ziouganov.« Nous avons fait le tour du pays, nous sommes soutenus partout », a assuré le candidat.Il a à nouveau fustigé l'action de la télévision, qui boycotte tous ses déplacements électoraux ou les accompagne de commentaires désobligeants.La télévision « multiplie les descriptions terribles de la menace communiste, évoquant les risques de guerre civile en cas de victoire, mais nous avons assez de force et de moyens pour arriver jusqu'à chaque électeur et expliquer la réalité de notre programme », a ajouté le candidat communiste.« Les médias, eux, donnent aux électeurs une indigestion de Boris Eltsine », a-t-il ironisé.Depuis plusieurs semaines, les nombreux déplacements du chef de l'État en campagne font l'ouverture de chaque journal télévisé, et la moindre de ses déclarations est reprise partout, tandis que les autres candidats, Ziouganov surtout, viennent loin derrière.Si l'on en croit les derniers sondages, la manoeuvre est payante.Eltsine ne cesse de progresser et recueillerait actuellement 42 % des voix au second tour contre 32 % à Ziouganov, selon un sondage diffusé dimanche sur la chaîne privée NTV.Eltsine devancerait son rival communiste dès le premier tour, selon l'Institut Ramir, membre de Gallup international.En guerre contre la télévision ouvertement favorable au président sortant, Ziouganov met régulièrement en doute la fiabilité de ces sondages, et d'autres études, plus confidentielles, arrivent à des conclusions beaucoup moins optimistes pour le Kremlin.La presse donne aussi du relief à la publication la semaine dernière par la Komsomolskiiïa Pravda d'un « programme secret » du PC en cas de victoire, prévoyant notamment une révision profonde du processus de privatisations dans le pays.Les démentis de Ziouganov n'ont pas dissipé le malaise, d'autant que .NTV a diffusé dimanche une interview de l'ancien président communiste du Parlement soviétique, Anatoli Loukianov, selon qui « si propriétés et richesses ont été accumulées en violation de la loi, alors il faudra réviser » ( les privatisations ).De fait, l'entourage de Ziouganov, composé d'anciens dirigeants de l'époque soviétique soucieux de prendre leur revanche, joue un rôle largement négatif pour le candidat.Des instigateurs de l'insurrection armée d'octobre 1993 aux putschistes d'août 1991, ces personnages sont des cibles de choix pour les démocrates.Ainsi le gouverneur de la région de Sverdlovsk ( Oural ), Edouard Ros-sel, et celui de la région de Nijni-Novgorod ( est de Moscou ) Boris Nemtsov, ont-ils estimé que Ziouganov était « l'otage de son entourage », composé « de vieux communistes orthodoxes ». LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 21 MAI 1996 Monde Karadzic cède de recto, s'accroche de facto d'après Reuter SARAJEVO La vice-présidente Biljana Plavcic, chargée par Radovan Karadzic de le remplacer auprès de la communauté internationale, a déclaré hier que ce dernier demeurait le président des Serbes de Bosnie.« Radovan Karadzic est toujours le président bosno-serbe », a-t-elle déclaré à une radio serbe.«lia simplement invoqué son droit constitutionnel de transférer certaines de ses charges au vice-président.» D'après elle, cette décision annoncée dimanche à la télévision par Karadzic lui-même n'a rien à voir avec une démission, comme l'ont estimé certains commentateurs.« Les informations relatives à la prétendue démission de Karadzic sont pures suppositions », a-t-elle dit.« Je suis prête à défendre les intérêts du peuple serbe sur la base de la plate-forme parlementaire et comme m'en a chargé le président Karadzic ».Ces propos de la « dame de fer » bosniaque \u2014 surnom indiquant sa participation à l'aile dure bosno-serbe\u2014 semblent confirmer que Radovan Karadzic s'est simplement retranché dans les coulisses.Cari Bildt, haut responsable international de la mise en oeuvre des aspects civils des accords de Dayton, a négocié ce week-end son départ du pouvoir et a cru un moment l'obtenir.Mais cela paraît de moins en moins être le cas.Revenant hier sur les faits du week-end.Cari Bildt a modulé sa pensée en parlant d'« arrangement ferme » plutôt que d'« accord officiel » avec les Bosno-serbes sur Karadzic.« Les Bosno-serbes ont dit qu'on n'entendrait pas parler de lui ( Ka- radzic ) et qu'on ne le verrait pas, qu'il ne participerait pas à la vie publique », a affirmé le porte-parole de Cari Bildt, Colum Murphy.« Nous ne pensons pas que la partie soit gagnée.Nous ne pensons pas que ce soit terminé.Il y a des revers.Nous pensons que la discussion que nous avons eue a apporté quelque chose », a-t-il poursuivi.Inculpé de crimes de guerre par le Tribunal pénal international (TPI) et boudé par le président serbe Slobodan Milosevic, Karadzic n'a pas d'autre choix que de chercher à s'accrocher le plus longtemps possible au pouvoir.Les autorités de la Republika srpska ( république bosno-serbe ) paraissent décidées à tout faire pour cela.Elles ont menacé hier de tenir un référendum pour marquer le soutien de la population à son chef.Ses partisans contrôlant les médias et la police, Karadzic peut s'attendre à être plébiscité dans pareil cas, déclarait-on de source politique serbe.PHOTO REUTER La vice-présidente bosno-serbe Biljana Plavsic.Chargée de pouvoir par Karadzic.Les précédents référendums sur les plans de paix se sont soldés par un « non » quasi unanime, mais la communauté internationale les a rejetés, voyant en eux le résultat de la propagande grotesque de Pale, capitale des Bosno-serbes.On juge de source politique bosno-serbe qu'un référendum aurait lieu « très prochainement ».« Ainsi la population aura son mot à dire sur les personnes qui représentent les Bosno-serbes, et non pas la communauté internationale », a déclaré un collaborateur de Karadzic.Les autorités pourraient demander aux électeurs s'ils soutiennent Karadzic et le général Ratko Mla-dic, chef de l'armée bosno-serbe, lui aussi inculpé de crimes de guerre par le TPI.Tous deux sont obligés, en vertu des accords de Dayton, de démissionner de leurs fonctions.Mais de source militaire on estime que Mladic, très populaire, ne veut pas être associé à Karadzic et risque de s'opposer à ce que son nom soit inscrit sur le bulletin de vote d'un référendum.WBÊÊSÊÊÊÊÈ SiTT-'i' l ]AI LE DIABLE AU CORPS ! 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