Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (6)

Références

La presse, 1996-06-06, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" B Montréal, jeudi 6 juin 1996 Politique ÉDITORIAL / OPINIONS L'EXPRESS POLITIQUE Tiédeur autour du TGV ¦ Queen's Park et Ottawa se sont relayés hier pour tempérer les ardeurs du gouvernement Bouchard quant à l'hypothèse d'un soudain déblocage susceptible de relancer le projet du TGV Windsor-Québec.À Toronto, le premier ministre ont arien, Mike Harris, n'a pas voulu s'engager à participer financièrement à une nouvelle étude sur la question, affirmant qu'il préférait toujours voir la compagnie Bombardier assumer elle-même les coûts de l'exploration du projet dont elle fait la promotion.Dans la capitale fédérale, le ministre des Transports, David Anderson, s'est montré tout aussi tiède.« Ce n'est pas quelque chose d'impossible, mais il y a des difficultés financières et encore faudrait-il savoir si les gens veulent s'en servir », a-t-il déclaré.Les premiers ministres Chrétien et Bouchard doivent s'entretenir de vive voix du dossier lors d'un tête-à-tête demain à Québec.Chantai Hébert Mauvais payeur ¦ Au moment où il s'apprête à mettre en place une foule de mesures pour serrer la vis aux mauvais payeurs, le gouvernement a simplement « oublié » de payer une facture de 15 million à la Commission de santé et sécurité au travail.En fait, indique-t-on, le gouvernement a tout simplement « oublié » de faire figurer dans son budget son engagement de fournir chaque année 15 millions pour financer en partie l'inspection.Dans une lettre dont La Presse a obtenu copie, le conseil d'administration de la CSST demande au ministre du Travail, Matthias Rioux, que le gouvernement respecte son engagement de verser 15 millions par année à l'organisme pour payer la partie des coûts de l'inspection qui lui revient.La CSST avait intenté des poursuites judiciaires pour récupérer 75 millions d'arrérages sur cinq ans, une cause qu'elle avait accepté de suspendre compte tenu de l'engagement pris par Québec.« Le conseil d'administration estime que le gouvernement fait preuve d'une attitude incorrecte, et réprouve cette décision gouvernementale », affirme la lettre.Denis Lessard Ottawa avec Libman?¦ Après Guy Bertrand, voilà que le gouvernement Chrétien pourrait aller en cour avec l'ancien chef du Parti égalité, Robert Libman.Ce dernier conteste devant la Cour suprême l'obligation de s'intégrer à un comité-parapluie pour faire campagne référendaire au Québec.Hier, le ministre fédéral Al Lin Rock a indiqué qu'il étudierait les questions constitutionnelles soulevées par cette cause à la lumière de l'engagement du récent discours du Trône voulant qu'Ottawa s'assure que, s'il devait y avoir un autre référendum sur la souveraineté, ses règles soient clarifiées d'ici là.Entre-temps, hier, la Cour d'appel de l'Alber-ta a invalidé des dispositions de la Loi électorale fédérale qui limitaient à 1000 $ les dépenses pouvant être effectuées par des tiers lors d'une campagne électorale canadienne.La cour les a jugées contraires au droit à la liberté d'expression.Chantai Hébert Pontiac, Canada ¦ Des citoyens de Pontiac, dans l'Outaouais québécois, ont présenté une pétition à leur député fédéral, hier, pour demander que leur région soit administrée par Ottawa si le Québec devient souverain.« Nous devons rappeler au Parlement qu'il doit assumer ses responsabilités envers les citoyens canadiens si le Que-bec se sépare », a expliqué M.Paul Hinch, membre de « Pontiac pour le Canada ».Presse Canadienne Autres informations pages B 4 à B 10 Des mains pleines de pouces Le vérificateur dénonce le manque d'efficacité du fisc québécois dans la récupération des impôts DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Le fisc a le bras long.mais les mains pleines de pouces.Revenu Québec manque d'efficacité quand il s'agit de récupérer les taxes et les impôts qui lui sont dus, dénonce vérificateur général du Québec, Guy Breton, dans son rap port.« On constate des carences majeures quant à l'efficacité de recouvrement au centre de perception du ministère du Revenu », observe M.Breton qui, cette année, déposera son rapport en deux temps.Comme d'habitude, les limiers du vérificateur ont découvert une kyrielles de décisions indéfendables dans l'administration publique.Elles vont d'une banque de terminologie truffée de fautes de grammaire et d'orthographe à l'Office de la langue jusqu'à des subventions à l'aveuglette au ministère de l'Agriculture et à la Société de développement industriel.On estime aussi que 8 % des fonds versés en aide sociale dérogent aux normes.Ces fonds versés en trop totaiisent 240 millions par année.Il y a des erreurs dans 15 % des dossiers, en très grande partie des fausses déclarations ou des « omissions » quant à la situation maritale.Pour M.Breton toutefois, compte tenu des budgets qui transitent à la Sécurité du revenu, et de la charge de travail demandée aux agents, ces dépassements sont explicables « dans un programme humanitaire ».Dans le cas de Revenu Québec, les comptes à recevoir sont passés de 875 millions en 1990 à 2 milliards cette année, une augmenta- tion de 145 %.Pendant ce temps les revenus du ministère n'augmentait que de 18 %.« Le rythme trop lent des interventions des perceptions ( au Revenu ) n'est pas étranger à cette situation », déplore M.Breton.Dans le quart des cas vérifiés, on retrouve des délais « injustifiés » de deux mois entre chaque étape et les dossiers prennent deux ans à se régler, rappelle-t-ii.Il s'écoule un an entre l'ouverture d'un dossier et le moment où on le confie à un percepteur.Les fonctionnaires du Revenu prennent d'ailleurs de plus en plus d'heures pour régler un dossier.Environ 40 % de ces comptes à recevoir au ministère du Revenu viennent de taxes de vente perçues ou des retenues sur le salaire qui n'ont pas été versées au gouvernement.Pour la TPS, les comptes à recevoir atteignent 350 millions.La TPS est compliquée à traiter, admet M.Breton.Pour lui, « les mandataires ont constaté que les intérêts qu'ils devraient payer au ministère leur coûtent moins cher PHOTO FRANÇOIS FOURNIE* U Presse À l'instar d9André Gervais, des travailleurs ramassaient leurs outils, hier matin, à l'usine Kenworth, dans une athmosphère mêlée d'espoir et d'appréhension.encore Kenworth : il y de l'espoir, dit Landry DENIS LESSARD et DENIS ARCAND Paccar et le gouvernement du Québec doivent convenii aujourd'hui de poursuivre les discussions sur l'avenir de l'usine Kenworth de Sainte-Thérèse.Les Américains pourraient même soumettre une contre-proposition écrite au ministre des Finances, Bernard Landry.Hier, en Chambre, le vice-premier ministre Landry a soutenu qu'il ne pouvait nier ni confirmer les informations indiquant que la firme américaine se contenterait de repousser à plus tard, au cours de la période estivale, l'annonce de son intention formelle de ne pas rouvrir l'usine de Sainte-Thérèse.M.Landry a soutenu que « l'espoir est toujours présent », mais a tenu à rappeler que « la fermeture est annoncée », et que c'est à partir de cette réalité que le gouvernement est intervenu pour renverser la vapeur.Au député libéral d'Argenteuil, Régent Beaudet, qui accusait le gouvernement péquiste d'avoir « référendé » l'automne dernier au lieu de s'occuper de la grève qui pourrissait à Sainte-Thérèse, M.Landry a répliqué par une boutade.«< Pendant que vous « Meechiez » et « Charlottetowniez », vous occu-piez-vous de Kenworth ?» a-t-il lancé.« Pendant que l'on «< Meechait », les employés de Kenworth travaillaient », a répliqué du tac au tac le Dr Beaudet.Une rencontre était déjà prévue pour aujourd'hui avec le président de la firme David Hovind, « avec la plus grosse équipe à être venue nous rencontrer ».Quatre cadres, semble-t-il, seront présents.Dans sa « contre-proposition » que l'on présentera comme un « plan d'affaires », Paccar tablera d'abord sur la suppression de la moitié des emplois.En outre, la modernisation, qui devrait être lourdement subventionnée par les deux ordres de gouvernement, prendrdii plusieurs mois à se réaliser.Ce faisant, on pensait entrer en production au moment où le cycle de vente des camions pourrait avoir repris une courbe ascendante.Espoir et appréhension De leur côté, les ex-travailleurs de Kenworth attendent avec un mélange d'appréhension et d'espoir la réunion de ce matin entre MM.Landry et Hovind.Parallèlement, ils continuent à fourbir leurs armes au cas où la production ne reprendrait pas.Au syndicat, on reconnaît que c'est une possibilité, mais on dit tout de même croire aux chances de succès des discussions de ce matin.« Je reste modérément optimiste que l'usine rouvre.Mais si la réunion ( d'aujourd'hui ) ne donne rien de concret et qu'on continue à brasser de l'air, il faudra se poser des questions», dit Jean-Pierre Guay, représentant des employés de bureau à la section 728 des TCA.M.Guay a indiqué que les TCA ne feraient rien pour faire dérailler l'espoir fragile d'une réouverture dans la paix industrielle, mais qu'ils préparaient aussi la guerre.«< S'ils ont effectivement abusé de la confiance de tout le monde et qu'ils ont déjà décidé de fermer, ils devront quand même assumer des conséquences.Nous avons en réserve des actions qui auraient un impact négatif sur le chiffre d'affaires de la compagnie au Canada et même en Amérique du Nord.On connaît leur marketing et leurs système de ventes.Pour l'instant, nous ferons tout pour collaborer à la réouverture de Sainte-Thérèse, mais sinon, ils n'ont pas fini d'entendre parler de nous autres.» que de payer à la banque.C'est de la fraude ou de la mauvaise volonté », observe-t-il.Dans l'ensemble des comptes à recevoir des ministères, soit 4 milliards, le gouvernement a déjà « provisionné » \u2014 s'attend à perdre \u2014 plus de 900 millions, rappelle M.Breton, un aveu d'impuissance pour Québec d'aller chercher tout ce qui est dû.Le vérificateur propose une loi cadre pour baliser les décision des entreprises qui relèvent du gouvernement.La gestion de cette soixantaine de corporations, le manque d'objectifs précis donnés aux dirigeants et surtout le côté arbitraire des nominations « engendrent une inquiétude légitime », ajoute M.Breton.Le chef de l'Action démocratique, Mario Dumont, a saisi la balle au bond hier.Si Québec ne va pas de l'avant avec un tel projet de loi, il se fait fort d'en faire un projet de loi privé, à la prochaine session.Les certificats de citoyenneté : Mme Robillard en remet GILLES GAUTHIER du bureau de La Presse, OTTAWA La ministre fédérale Lucienne Robillard a non seulement confirmé hier que les certificats de citoyenneté canadienne avaient été émis plus rapidement avant la consultation populaire du 30 octobre 1995 mais elle a promis qu'Ottawa agira de la même façon avant les prochaines élections et le prochain référendum au Québec.« À cause des délais, nous avons accordé une attention particulière à l'octroi de certificats de citoyenneté au moment du vote référendaire au Québec », a-t-elle déclaré lors de l'étude des budgets de son ministère ( Citoyenneté et Immigration ) devant un comité des Communes.Lorsqu'un immigrant « remplit toutes les conditions, nous nous devons, au sein du ministère, avec nos employés, de faire tous les efforts pour que ce citoyen exerce un droit fondamental, celui de voter chez nous.C'est ça la démocratie au Canada ».Elle a soutenu que le gouverne-ment fédéral avait également émis des certificats plus rapidement avant le récent scrutin en Colombie-Britannique.« Lorsqu'il y aura une élection au Québec, un autre référendum au Québec, nous ferons exactement la même chose.» Mme Robillard, qui était interrogée par le député bloquiste de Bou-rassa, Osvaldo Nu nez, n'a pas fourni de statistiques pour étayer ses dires.Elle a par ailleurs refusé de se prononcer sur la réclamation de 13 millions que le Québec entend présenter à Ottawa pour certains services sociaux accordés aux demandeurs du statut de réfugié.Elle s'est contentée de promettre d'étudier la requête en détail lorsqu'elle la recevra.Le Canada a par ailleurs décidé de retarder la signature de l'accord conclu avec les États-Unis et prévoyant des approches communes face aux demandeurs du statut de réfugié, dont l'interdiction de présenter une requête dans un pays après avoir été refusé dans l'autre.Mme Robillard a expliqué qu'avant de se prononcer définitivement sur ce projet, Ottawa attendait l'adoption de mesures législatives par le gouvernement américain et les commentaires éventuels du Haut-Commissariat aux réfugiées de l'ONU sur ces mesures.Elle a, pour expliquer l'entente, noté le fait que le tiers des demandeurs au Canada étaient d'abord passés par les États-Unis, donnant l'exemple de Chiliens qui transitaient par Miami.Lucienne Robillard B 2 LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 6 JUIN 1996 Editorial André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef La bataille des réfugiés ttawa a noyé Montréal d'un flot continu de réfugiés politiques », affirmait récemment Le Devoir.Cette manchette a fait boule de neige.Pendant plusieurs jours, le grand public aura été abreuvé d'informations étayant, grosso modo, trois thèses.Le Canada est trop généreux pour ceux qui y cherchent refuge.Cette générosité coûte cher.Elle coûte encore plus cher au Québec, qui souffre indûment d'une politique fédérale sur laquelle il n'a pas prise.¦nBHMHHni La conclusion s'impose d'elle-même : Québec doit chercher une compensation à Ottawa.C'est ce qu'a fait valoir le ministre des Relations avec les citoyens, André Boisclair.Qui reprenait ainsi le refrain entonné dans des circonstances semblables par la ministre Louise Harel, lors de son bref passage dans les plates-bandes de l'Immigration.Québec se sent victime d'une injustice et compte réclamer son dû.Bravo ! Mais le battage médiatique sur lequel il a cru bon s'appuyer pour faire valoir ses droits a laissé planer toutes sortes d'informations, souvent confuses et emmêlées, sur les réfugiés et ceux qui aspirent à être reconnus comme tels.-Ces informations exigent quelques nuances.?Il est vrai que le taux d'acceptation des demandes d'asile politique est plus élevé au Canada que dans plusieurs autres pays d'accueil.Mais plusieurs pays euro- Agnès Gruda péens accordent un droit de résidence temporaire et renouvelable, au lieu de l'asile permanent.Les demandes d'asile sont rejetées, mais les gens ne sont pas expulsés pour autant.Et finissent souvent par s'enraciner dans ce qui devient par la force des choses leur pays d'accueil.Et puis, le concept d'asile politique n'est pas figé dans le ciment.Il y a des différences d'interprétation.L'Union européenne a récemment voté une résolution limitant le statut de réfugié aux personnes persécutées par un État.Selon cette définition, un Algérien menacé par le FIS \u2014 et non par son gouvernement \u2014 ne serait pas reconnu comme réfugié.Le Canada a choisi une interprétation plus large.Faut-il vraiment le déplorer ?Il est également vrai qu'en 1995, le Québec a eu plus que sa part de réfugiés : plus de 12 000 cas, sur un total canadien de 26 000, ont été référés aux bureaux montréalais de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié.Et, pour la première fois, le nombre de réfugiés ayant atterri à Montréal a été supérieur au nombre de ceux qui ont débarqué à Toronto.Il ne s'agit pas d'une tendance, mais plutôt d'un sursaut, dû à une série de facteurs plus ou moins contrôlables : les liens naturels entre tel pays et Montréal ou Toronto, le hasard des .liaisons aériennes, l'imposition de visas et, éventuellement, l'existence de réseaux de passeurs qui vendent un rêve à du pauvre monde.Ce qui a gonflé soudainement le nombre de réfugiés au Québec, c'est l'arrivée massive de Chiliens.Pour des raisons qui tiennent plus à sa politique étrangère qu'à un complot destiné à « noyer » le Québec sous quelque flot que ce soit, Ottawa a hésité pendant longtemps à leur im- pas oublier poser un visa.La décision a finalement été prise mardi.Selon toute probabilité, le nombre de cas d'asile politique traités au Québec va baisser en conséquence.?Vrai, aussi, que le taux d'acceptation des réfugiés est souvent plus élevé à Montréal qu'ailleurs au pays.Dans certains cas, celui des Russes qui sont passés par Israël par exemple, la différence est flagrante.Mais cela démontre simplement que notre système de sélection des réfugiés comporte sa part de subjectivité.On peut le déplorer.Ou chercher à l'améliorer.Mais là Il 116 faudrait encore, on est loin du complot.?Vrai, enfin, que le traitement des demandes d'asile comporte un l'enjeu de la coût, dont une bonne partie est * * B * supportée par les provinces.Plu- tacture S la sieurs d'entre elles ont entrepris Compassion de réévaluer le filet social qu'elles accordent aux revendicateurs, internationale.C'est ainsi que la majorité leur a retiré l'accès à l'assurance médicale.Mais la plupart des provinces donnent droit à l'aide sociale.Et les provinces qui accueillent les plus forts contingents de réfugiés donnent toutes une forme d'aide juridique.Bref, le Québec n'est pas seul à payer pour les réfugiés.Les autres provinces passent elles aussi à la caisse.On peut certes réduire la note et réévaluer la gamme de services offerts aux demandeurs d'asile.Mais de là à s'indigner et crier à l'injustice, il y a une grosse marge.Il ne faudrait quand même pas oublier l'enjeu de la facture : la compassion internationale.Le problème est à Québec 11 y a quelques jours, Québec refusait formellement d'appuyer le projet d'Aéroports de Montréal, qui veut déplacer de Mirabel vers Dorval les vols réguliers internationaux.Pour cette raison, le gouvernement Bouchard et son ministre des Transports, M.Jacques Brassard, refusaient du même coup de s'engager à améliorer le- réseau routier qui dessert l'aéroport de Dorval, des travaux qui pourraient coûter 63 millions.imiiiwbwiiwiii iiiwiii Mais voici que le ministre d'État à la Métropole, M.Serge Ménard, a révélé qu'il demanderait au gouvernement fédéral une contribution de dix millions pour relier le réseau existant de chemin de fer à la gare intermodale que ADM veut construire sous l'aéroport de Dorval, pour fournir aux voyageurs internationaux un accès rapide au centre-ville.Autrement dit, le gouvernement du Québec dit non au développement de Dorval, dit non à une amélioration des liens routiers de cet aéroport, mais n'hésite pas à exiger qu'Ottawa injecte des fonds dans un projet qu'il ne cautionne pas et ne veut pas financer.Cette contradiction s'explique sans doute par le fait que le ministre Ménard, qui a appuyé ce projet de renforcement de Dorval, exprime ainsi son malaise face à la position de son gouvernement qu'il ne partage pas.Ou peut-être qu'il a découvert les joies d'un sport national de tous nos politiciens : demander de l'argent au fédéral.Mais cette absence de cohérence, et ces manifestes tiraillements, cette marginalisation du ministre Ménard dans le dossier des aéroports, illustrent encore une fois que le pire problème de Montréal, c'est le gouvernement du Québec.Alain Dubuc droits réservés LA BOÎTE AUX LETTRES Propos racistes et indignes Cher Monsieur Young, a J'ai immigré au Canada depuis la Belgique, en 1970, pour répondre à la demande d'un collège pour un professeur d'informatique que cette institution d'enseignement ne trouvait pas ici.À cette époque, je venais au Canada et je voulais devenir Canadien.De 1972 à 1977, j'ai vécu à Ottawa où j'ai été témoin d'un racisme incroyable des anglophones envers les francophones.Les ressources destinées aux francophones du collège Algon-qviin où j'enseignais étaient détournées au profit des anglophones.Parce que je ne parlais pas anglais, j'ai été jeté en prison par la police d'Ottawa.Bref, je me sentais pire qu'un nègre blanc d'Amérique.C est à Ottawa que j'ai compris que mon seul pays était le Québec.Chaque fois que je reviens de Détroit par Windsor, il n'y a jamais personne qui parle ma langue.Je me sens un étranger dans mon propre pays.Le bilinguisme officiel du fédéral n'existe pratiquement .qu'au Québec.Il existe des milliers d'immigrants qui travaillent comme moi de toutes leurs forces pour bâtir notre pays, le Québec.Vos propos r 1.envers eux sont racistes et indignes de vos fonctions.Malheureusement, des milliers d'immigrants sont encore obligés de prêter serment d'allégence à une reine étrangère et à un pays étranger, parce qu'actuellement, mais seulement pour quelques années encore, c'est la seule façon de devenir un vrai Québécois.Jean-Louis AD A NT Solution simple, élégante et définitive ¦ Un citoyen de Toronto, M.Eric Oison, propose aux Canadiens angoissés une solution simple, élégante et définitive au problème de l'heure, soit le caractère particulier du Québec, qui est non reconnu par les textes constitutionnels.M.Oison suggère l'incorporation de la fleur de lys historique, typique de la Belle Province, au tracé du drapeau Canadien, devenu tricolore : bleu, blanc, rouge.» Organisons d'urgence la promotion de cette idée géniale.Finissons-en avec les dangereuses « Parlementeries » qui empoisonnent le climat politique et minent le développement économique du pays tout entier.Fin surtout au débat constitutionnel épuisant.Mises à pied, chômage et misère nous concernent tous davantage.Là sont les vraies Urgences.André TURIN De Sheila Copps à Yves Beauchemin.¦ La volte-face que vient d'effectuer Yves Beauchemin me rappelle celle de Sheila Copps.Il y a, me semble-t-il, un parallèle dans le déroulement des faits.Sheila Copps avait fait une promesse formelle qui engageait son honneur.Par conséquent, elle se devait de présenter sa démission afin de conserver la confiance des électeurs.Pourtant, sa réaction primaire a été celle de la vierge offensée fustigeant ceux qui la priaient de donner suite à sa promesse.Il aura donc fallu dix jours de pressions de la part de l'opinion publique, de collègues, pour que Madame consente à faire ce qu'elle aurait dû faire spontanément une semaine plus tôt.Pour M.Beau-chemin, le cas est similaire puisque lui aussi avait d'abord accepté d'emblée une rétribution qui, sans être illégale, n'en était pas moins douteuse au plan moral.Si le public n'avait rien su, il est plus que probable que Monsieur aurait empoché la somme sans dire un mot.Ce qui me désole, c'est de devoir constater que ces deux histoires sont assez représentatives des moeurs de notre temps.Le sens de l'honneur, de l'équité et de la justice ne sont plus que souvenirs loin- Yves Beauchemin tains.Le gain, la renommée et les privilèges seuls comptent à notre époque décadente.Triste constat.Louis-J.BOILEAU Montréal On est bien loin de saint François d'Assise ¦ J'ai vraiment été révolté par le comportement d'un religieux de la congrégation de Sainte-Croix envers un pauvre animal qui avait le seul tort d'exister, et de tenter de cohabiter avec l'être humain.On est loin de l'enseignement de saint François d'Assise ! Il s'agit d'un comportement odieux et cruel qui ne mérite aucune excuse.Les gens comme ce religieux devraient savoir que toute la création a été voulue par Dieu ( y compris les animaux sauvages ) et que l'homme doit avoir une cohabitation harmonieuse avec le monde animal.Jean GAGNON Montréal Qui Vélo-Québec représente-t-il ?Madame Tougas, m Vous avez en partie raison de dire que le principal problème de la sécurité à bicyclette est celui du comportement des cyclistes et des automobilistes, et qu'une loi sur le port obligatoire du casque ne serait pas nécessaire.Or, il faut reconnaître que l'attitude des automobilistes envers les cyclistes s'est améliorée, depuis quelques années.Le problème s'est déplacé ailleurs.Premièrement, on le trouve dans le comportement des chauffeurs d'autobus.Trop de chauffeurs ont une attitude inqualifiable à l'égard des cyclistes.Le problème se situe ensuite dans le comportement des groupes de pression qui se disent voués à la promotion du cyclisme.Même si cela arrange bien des gens comme les journalistes, les fonctionnaires et les politiciens de se dénicher un interlocuteur articulé et à peu près crédible, qui sait rédiger des mémoires et des communiqués de presse et qui sait où s'adresser pour obtenir une subvention, Vélo-Québec n'est pas, comme vous le dites, et pas plus que les autres groupes qui se réclament du titre, « l'autorité en matière de bicyclette dans la province ».Le discours de Vélo-Québec ne va pas toujours dans le sens de la promotion du cyclisme urbain, et tend souvent à marginaliser le cycliste et à l'infantiliser.À cet égard, je cite en exemple les demandes répétées de l'organisme afin d'obtenir plus de pistes cyclables dans la métropole.Ces pistes sont dangereuses et encouragent les automobilistes à adopter un comportement comme celui que vous dénonciez dans votre texte : si le cycliste a son petit réseau de pistes à lui, pourquoi l'automobiliste le tolérerait-il sur les rues ?Or la tolérance, la courtoisie, et la reconnaissance du droit du cycliste à circuler sur les rues de la ville sont le noeud de la guerre.Robert DAVIDSON Montréal f LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 6 JUIN 1996 B3 Un congrès pas comme les autres En ces temps égalitaires où l'instruction doit se porter avec modestie, l'appellation du grand congrès multidisciplinaire qui réunit chaque année les universitaires canadiens dégage un malaise certain.En français : « sociétés savantes ».En anglais : « learned societies ».Assez lourd comme titre, en effet.Qui donc oserait, de nos jours, se décrire comme « savant » ou « érudit » ?Aussi les universitaires anglophones ont-ils rebaptisé l'affaire « the stupids » \u2014 sans y croire vraiment, quand même.Chaque année donc, au tournant de l'été, durant cette brève période de semi-liberté entre la fin des cours universitaires et le début des vacances scolaires, des milliers de professeurs d'université, de St.John's à Victoria, convergent sur un campus donné.Simultanément ou successivement, à l'intérieur d'une période de trois semaines environ, les associations de sciences humaines tiennent colloques, symposiums et assemblées générales, les plats de résistance étant bien sûr les communications préparées par les chercheurs.( À l'université, les professeurs ne font pas qu'enseigner, ils sont tenus de faire de la recherche.) À quelque 8 000 Ph.D ( en moyenne ), s'ajoutent des diplômés en recherche d'emploi, des étudiants à la maîtrise ou au doctorat.Cela fait, finalement, beaucoup de monde.L'affluence varie selon la ville-hôtesse.Il y a eu, comme par hasard, moins de communications savantes présentées cette année à Brock ( Ste.Catharine's ) qu'à Calgary, l'an dernier, ou à l'UQAM, il y a deux ans.( À Montréal, les signes avant-coureurs de l'événement s'étaient décelés facilement : d'un jour à l'autre, le centre-ville s'était rempli d'hommes et de femmes de tous âges qui allaient par petits groupes, qui en jeans, qui en complet-cravate, qui en jupe indienne et sandales birkenstock, tous porteurs de serviettes bourrées de documents, parta-gés entre des conversations aussi animées qu'hermétiques et le plaisir bon enfant de découvrir Montréal en touristes.) Régionalisation oblige, mais ce n'est pas parce qu'on est savant qu'on n'est pas humain : ce sont les grandes villes, ou alors les endroits pittoresques ( Charlottetown par exemple ) qui attirent les foules.La semaine dernière, sur le campus étonnamment dépeuplé de Brock, on se disait qu'il y aurait plus de monde, l'an prochain, à l'université Mémorial de St.John's, sur la belle côte de Terre-Neuve.Mais c'est compter sans l'autre grand facteur : les universités réduisent considérablement les subventions de voyage versées aux universitaires qui présentent des communications aux Sociétés savantes.Les chercheurs québécois sont là aussi, dans des proportions fort respectables.En sociologie, par exemple, ils représentaient cette année le quart environ de l'assistance \u2014 exactement le poids démographique du Québec.Les Sociétés savantes se réunissent sous le signe du bilinguisme institutionnel.La documentation est dans les deux langues, et l'on prône, au niveau individuel, le bilinguisme « passif ».Autrement dit, chaque conférencier et chaque commentateur s'exprime dans sa propre langue, en présumant que l'auditoire, à défaut de parler la langue seconde, pourra au moins la comprendre.Lysiane GAGNON Hélas ! dans les faits, il en va autrement, puisque les francophones sont beaucoup plus bilingues que les anglophones, lesquels sont nombreux à ne pouvoir suivre une présentation en français.Les premiers se retrouvent donc souvent entre eux, livrant le produit de leurs recherches à des collègues qu'ils rencontrent tous les jours ! Certains choisissent de présenter carrément leurs communications en anglais \u2014ce qui risque de les pénaliser intellectuellement.« J'ai toujours l'air moins intelligente quand je parle en anglais ! » s'exclame une historienne.D'autres ont coupé les ponts, et se replient sur la très francophone ACFAS.D'autres persévèrent.En philosophie, par exemple, on vient de former un comité pour étudier la question.Le problème est complexe, car tout chercheur a besoin de déborder de ses frontières et d'entrer en contact direct avec ses collègues, à plus forte raison s'il travaille dans un petit bassin comme le Québec.La plupart des associations pancanadiennes, dans les diverses disciplines universitaires, publient aussi des revues bilingues, avec double direction et double infrastructure, lesquelles offrent d'intéressants débouchés pour les publications des chercheurs francophones.D'ailleurs, où qu'on aille, on se heurtera au même problème.L'anglais étant la langue internationale de la communication scientifique, il y a peu de congrès internationaux où l'on peut livrer une communication en français exclusivement sans risquer d'avoir un auditoire réduit.Cette année, donc, les Sociétés savantes se réunissaient à Ste.Catharine's, siège de l'université Brock, l'une de ces universités-champignons qui parsèment le sud de l'Ontario.Grosse concentration de matière grise sur un campus verdoyant à quelques kilomètres des chutes Niagara, dans une région plate et sans grâce qui a cependant un atout : «es vignobles ! ( Eh oui ! le vin ontarien existe, allant de la piquette au très acceptable, en passant par le très grand et très cher « ice wine » de Iniskillin ).Mais aux « Learneds », le tourisme est un élément bien marginal.Même par grand soleil, les profs s'enfermeront, avec une assiduité d'étudiants zélés, dans des salles de classe pour de longues sessions de travail intensif.Chaque année apporte aussi les mêmes rituels : les incontournables colloques sur la question constitutionnelle, débattue selon l'angle propre à chaque discipline ; l'inévitable flambée des recherches militantes ( études féministes, littérature post-coloniale, etc ).Et puis, quand le congrès a lieu dans des campus de type rural, la tente dressée en plein air entre d'austères pavillons, où l'on continue de parler boulot et recherche en se sustentant machinalement d'infâmes hot dogs arrosés d'eau minérale.C'est l'unique point de convergence de toutes ces réunions cloisonnées par discipline \u2014 là où, théoriquement, le spécialiste de la littérature médiévale pourrait rencontrer l'économiste féru de statistiques.Mais nos érudits sont aussi réservés que studieux, et rares sont ceux qui s'aventurent hors des confins de leur discipline.À quitter le terrain où ils excellent, ne risqueraient-ils pas d'avoir l'air.stupides ?Opinions Faut-il vraiment pasteuriser le fromage ?Le texte qui suit résume la position que l'APRAS ( Association des personnes ressources en alimetitation saine ), un organisme à but non lucratif regroupant des dizaines d'intervenants et oeuvrant depuis près de quinze ans à la promotion de la santé par la prévention, a présentée à Santé Canada à quelques jours de sa décision finale dans le dossier du fromage au lait cru.Les cosignataires du texte sont membres du conseil d'administration de VAPRAS : Adélard Denis, président.Renée Fappier, Carole Leclerc, Monique Généreux, Jocelyne Boileau, Françoise Pichette, Lucie Pomerleau, Hélène Mathton et Carol Vachon.Le 30 mars dernier, Santé Canada manifestait son intention d'interdire la production et la vente de fromage fait de lait cru, prétextant le risque d'intoxication pour le consommateur.Un vigoureux tollé, surtout au Québec, a forcé le législateur à revenir sur sa décision d'interdiction.Les enjeux sont importants.Quels sont les faits ?Depuis des siècles, des millions d'Européens savourent les merveilleux délices que sont les fromages au lait cru.Les dernières négociations de l'Union européenne viennent de confirmer et protéger cette consommation.La France est bien connue pour ses fromages de spécialités.Il s'y consomme plus de 200 millions de Kilos de fromage au lait cru par année sans que cela n'entraîne de risques notables pour la santé, comparativement à seulement 265 000 kilos au Canada où il se consomme par ailleurs plus de 200 millions de kilos de fromage au lait pasteurisé.Poussé par cet exemple, le Québec a récemment développé la production fromagère au lait cru à vitesse accélérée.(.) Plusieurs connaissent le bon goût des produits laitiers d'autrefois.Mais, au début du siècle, est survenue la bataille de la pasteurisation, traitement à la chaleur pratiqué depuis ce temps pour éliminer les microbes pathogènes qui risquaient supposément de contaminer le lait cru.En réalité, tout notre environnement risquait d'être contaminé à cette époque, que ce soit par la viande, les vêtements, le lait, etc.La pasteurisation a pu contribuer à réduire les risques d'infections, le temps qu'on améliore la propreté de la production laitière pour corriger la situation.Cela semble fait.Au Québec seulement, environ 100 000 personnes consomment régulièrement du lait cru, soit la grande majorité des 11 300 producteurs laitiers, leur famille, des voisins, ainsi que des personnes qu'ils approvisionnent directement ( malgré l'interdiction ).Or, aucun cas de tuberculose, de brucellose, de listériose dues à sa consommation n'a été signalé.Sinon cela aurait fait les manchettes jusqu'en Australie.Quant aux infections à Campy-lobacter jejuni, à Salmonella ou autres qu'on veut attribuer au lait cm, elles sont extrêmement rares au Québec.De plus, l'illégalité de la consommation de lait cru aurait dû favoriser les risques d'infections parce qu'elle échappe à tout contrôle.Vraiment pas si risquée cette consommation de lait cru.Nos producteurs laitiers méritent des félicitations pour la propreté de leur produit.Par contre, il ne s'agit pas de réclamer la commercialisation du lait cru.Une connaissance du milieu permet de conclure que le projet d'interdiction origine probablement uniquement des fonctionnaires de Santé Canada.Toutefois, il faut faire la part des choses : si le Canada s'est taillé une excellente réputation dans le monde quant à la salubrité de ses denrées alimentaires, c'est justement grâce à cette même administration.Mais, comme dans bien des pays, les fonctionnaires de la santé manifestent un acharnement historique exceptionnel contre le lait cru depuis le début du siècle.Leur ardeur s'appuie supposément sur plusieurs rapports internationaux contre le lait cru.Mais une analyse rigoureuse des faits démontre que la plupart sont faux ou exagérés.Dans le cas présent, on invoque un cas d'infection à listeria monocytogenes ( bactérie qui soulève de l'inquiétude actuellement ) dans un fromage en Californie, en 1985, pour justifier ici l'interdiction du fromage au lait cru.Pas très convaincant.La perception de la situation est tellement faussée que même ce cas californien passe pour avoir été causé par un fromage au lait cru, alors qu'il s'agit en fait d'un fromage au lait pasteurisé.D'ailleurs, les relevés effectués aux États-Unis démontrent que les fromages au lait pasteurisé y sont proportionnellement plus souvent contaminés ( incluant à listeria monocytogenes ) que ceux au lait cru.En fait, la contamination s'effectue la plupart du temps post-pasteurisation, selon les relevés.Nécessaire la pasteurisation dans la fabrication du fromage ?Nécessaire la pasteurisation dans la fabrication du fromage ?La solution réside plutôt dans des mesures d'hygiène appropriées.Dangereux les fromages au lait cru ?La solution réside plutôt dans des mesures d'hygiène appropriées.De plus, selon les recherches, le lait cru se défend mieux contre la contamination parce qu'il a conservé ses facteurs anti-infectieux naturels qui sont par contre détruits par la pasteurisation.En fait, on a amplifié les risques d'intoxication par le lait cru au point que des mesures de salubrité apparaissent insuffisantes en regard de la pasteurisation.Cette inquiétude fait ignorer le pouvoir anti-contamination du lait cru et que détruit la pasteurisation.Enfin, le fromage au lait cru n'est pas seulement une question de saveur mais aussi de santé.Plusieurs rapportent mieux tolérer les produits au cru que ceux au pasteurisé, comme l'affirmaient les opposants à la pasteurisation au début du siècle.On rapportait aussi la perturbation du métabolisme des minéraux et bien d'autres troubles.Mais l'hystérie contre le lait cru a prévalu.Cette position a été défendue auprès de Santé Canada par la Coalition lait cru, regroupant des producteurs laitiers et fromagers et des scientifiques dans le but de préserver le fromage au lait cru.La seule avenue acceptable verrait le législateur s'asseoir à la même table que les fromagers dans l'élaboration de normes de fabrication qui, à la fois, protégeraient la santé publique et permettraient l'essor de cette industrie.Encore embryonnaire, la petite industrie fromagère au cru génère déjà plusieurs centaines d'emplois au Québec, surtout dans les régions.Pourquoi ne pas prendre ce train de la gastronomie, du développement et de la spécificité ?Déjà le Québec entrevoit le marché de l'exportation.Alors.Enseignement du français: pour la stratégie de .l'artisan plutôt que la démarche technocratique MARIE-EVA DE VILLERS Lfauteure est directrice de la qualité de la communication à l'École des HEC Actuellement, trop d'étudiants, trop déjeunes partent avec une longueur de retard en raison de leur maîtrise insuffisante de la langue, cette langue qui les trahit, cette langue qui les déçoit parce qu'elle ne réussit pas à traduire fidèlement leur pensée.Et pourtant, cette langue est au coeur de leur identité.Nos élèves ont de bonnes idées, bien structurées, mais la langue n'est pas à la hauteur.C'est ce que vient de révéler une vaste étude comparative ( Groupe DIEPE ) auprès de 1 000 professeurs de français et de 7 000 élèves de 9e année de France, de Belgique, du Québec et du Nouveau-Brunswick.L'enquête du groupe DIEPE établit que les jeunes Québécois obtiennent des résultats comparables et parfois supérieurs à ceux des élèves français ou belges en ce qui a trait à la cohérence des idées et à l'organisation du texte.Si le contenu des écrits des élèves québécois de 3e secondaire n'a rien à envier à celui des élèves francophones européens, il n'en va pas de même pour ce qui est de l'expression écrite.En effet, aussi bien pour la grammaire que pour l'orthographe, les résultats des Québécois sont de 10 points inférieurs à ceux des Européens et de 13 points, dans le cas des épreuves de syntaxe.Pour ce qui est du lexique, la moyenne québécoise n'est que de 56 %.Aujourd'hui, nous sommes d'accord : la connaissance de la langue orale et écrite est loin d'être innée.On doit l'acquérir avec patience et rigueur comme tous les savoirs fondamentaux.Afin que les jeunes Québécois aient la pleine maîtrise de leur langue, on doit donner la priorité à l'apprentissage du français.C'est ce que vient de rappeler le Conseil supérieur de l'éducation dans le rapport qu'il déposait, le 28 février 1996, auprès du ministère de l'Éducation.En novembre 1995, l'ancien ministre de l'Éducation, Jean Garon, donnait son aval au nouveau programme de français du secondaire et indiquait qu'il serait d'application obligatoire dans toutes les écoles à compter de juillet 1997.Un débat très vif s'est engagé, un débat très polarisé : on est farouchement contre ou totalement pour ce nouveau programme d'études.Et il revient maintenant à la ministre Pauline Marois de trancher la question.On assiste véritablement à une réédition de la querelle des Anciens et des Modernes : d'un côté, il y a les classiques défenseurs du Bon Usage, de l'autre, les partisans d'une nouvelle didactique de la grammaire.On dresse un constat d'échec, on dénonce la faillite de l'enseignement classique et on cherche des orientations nouvelles, la solution miraculeuse.On voudrait enseigner la grammaire autrement.En fait, nos Anciens et nos Modernes ont raison et tort à la fois parce qu'ils privilégient la voie technocratique : ils font prévaloir les conceptions techniques et perdent de vue l'essentiel.On se leurre en croyant que les élèves progresseront strictement en raison de l'application d'un nouveau programme.Celui-ci est voué à l'échec si les conditions fondamentales de l'enseignement du français ne sont pas modifiées.Premièrement, il faudrait accroître le nombre d'heures consacrées à l'enseignement du français.Rappelons simplement qu'au cours des trente dernières années, ce temps a été amputé de moitié.En français, les grands-parents des élèves actuels en savaient davantage à la fin du primaire que leurs petits-enfants à la fin du secondaire.Deuxièmement, il faudrait réorganiser la répartition des groupes ou des classes afin que les enseignants soient en mesure de faire écrire leurs élèves, de les corriger et d'assurer un suivi valable.D'après l'étude du groupe DIEPE, les jeunes Français rédigent un texte par quinzaine et reçoivent des copies corrigées avec commentaires dans la quasi-totalité des cas.Au Québec, les élèves composent à peine un texte par deux mois et 20 % n'écrivent jamais ! De plus, 40 % des copies sont rendues sans aucune correction, sans aucun commentaire, avec simplement une note.De tous les pays comparés, c'est au Québec que l'activité d'écriture est la moins soutenue.La maîtrise de la langue s'acquiert comme un métier : le proverbe dit que c'est en forgeant qu'on devient forgeron.Troisièmement, il importerait de resserrer les critères d'admission des futurs enseignants à l'université.Les résultats de l'épreuve de français du ministère révèlent malheureusement que les étudiants des sciences de l'éducation sont très faibles.Comment peut-on enseigner la langue sans la maîtriser soi-même ?Quatrièmement, parce que la langue constitue le véhicule de la pensée, son enseignement devrait être pris en charge par tous les enseignants, indépendamment de la matière enseignée.Le français doit être désormais l'affaire de l'école tout entière, de la famille, de la société en général.En conclusion, plutôt que de gaspiller notre énergie à définir ou à disséquer un programme qui risque fort de ne pas être appliqué, tout comme celui de 1980, concentrons-nous sur l'essentiel et mettons en place des conditions qui favoriseront véritablement l'apprentissage du français.Comme l'artisan, l'élève doit apprendre son métier à force d'exercices, d'essais et d'erreurs, de découvertes avec l'aide et l'exemple du maître.Ce métier, il s'acquiert par la pratique de l'écriture, par la lecture, par la stimulation de l'environnement, par la compétence et la ferveur de l'enseignant et ce, quelle que soit la méthode suivfe.Donnons à nos enfants, à nos élèves la possibilité d'exprimer parfaitement leurs idées et la fierté de maîtriser leur langue. B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 6 JUIN 1996 C'est prouve meilleur est [équipement, meieurs sont les résultats.C'est pourquoi, que votre obiectt soit de retrouver votre forme ou de b conserver Rness Dépôt vous offre le ptus grand choo d'équipements d'exercice physique de marques connues CEHIURY sac lourd sacd1au 68*98s I vj Mieux encore, vous payez toujours moins cher supermagasins, nous vous garantissons en effet j que rxK prix sont les pius bas.Aïez donc au Rtness Dépôt le plus près de chez vous où Tun de nos préposes compétents et courtots se fera un pfarsir cte vous fave visser et de répondre à toutes vos questions Nous avons même un service de livraison et d installation (Beaucoup de nos clients apprécient ce service à prix modique qui leur permet de partir du bon pied ) Chez Rtness Dépôt, c'est à ce genre de coup de main que vous pouvez vous attendre.CE QU'IL ¥ A DE MIEUX AU MEILLEUR PRIX 288™ \u2022 La qualité Precor à prix abordable \u2022 Inclinaison de 10 degrés \u2022 Nouveau système\" Flex Deck POIDS: 0,3*/lb Ens.otymp.280 ib: 187.22* BANCS D'HALTÉROPHILE: 104» et plus Haltères: 0,69»/Ib ACCESSORIES But û 'h3tîéwphilie olympique un u FŒXGYM 988 Montré ici avec accessoires olympiques et support à squat optionnel \u2022 Coussinets moulés par injection \u2022Ajustable de 0 à 90 degrés MHMlei opfMKis \u2022 Pra»on(Je1Mk| w les tîntes \u2022 Aces, par rimer rndletssvtterts fitness^ AUTRES MAGASINS: 688-1440 61A BOOL MUHSWICK 421-2302 1 OUVERT DU LUHU AU VEND.9 h à 21 h MM 10 h à 18MML mkËà 17h SUPERMARCHES D'EQUIPEMENTS D'EXERCICES Sarborofgh 416 28M777 Doticoke 415 243-88S8 Windsor 519 966-9603 «.Catharines 905 685-7773 Vancoam 604 299-7716 Thomhill 905 731-3339 HM 613 247-6888 London 519 681-6651 Kitctener 519 579-8721 Ne* Jersey 201 329-90» \u2022Financement 36 mois / plos Hies / SAC.Politique Le vérificateur critique la uestion de l'Institut NORMAN DOISLE de la Presse Canadienne, QUÉBEC L'Institut de police de Nicoiet subit les foudres du vérificateur général, Guy Breton.Non seulement l'Institut n'a pas adapté son programme de formation de base aux besoins des corps policiers, mais sa gestion laisse à désirer à certains égards.« L'Institut ne s'assure pas vraiment de la qualité de l'enseignement », note le rapport.Par exemple, les apprentis policiers n'ont pas l'occasion, pendant leur cours, d'expérimenter le tir à la cible dans des conditions difficiles.La piste de pratique utilisée pour la conduite automobile est « un terrain de stationnement sur lequel sont installés des lampadaires ».C'est une situation qui ne prépare pas les policiers à conduire en patrouille, en urgence ou dans différentes conditions difficiles.Les policiers-instructeurs à Nicoiet sont rémunérés pour leurs repas.C'est normal pour un policier en devoir, car il peut être appelé à répondre à des appels d'urgence.« Mais il n'en va pas de même pour les policiers-instructeurs à l'Institut », note le vérificateur qui évalue cette dépense à 1,4 million pour les cinq dernières années.Le déménagement des instructeurs dans la région de Nicoiet a entraîné des dépenses de 900 000$ depuis cinq ans.L'Institut n'a prévu aucune clause de récupération de ces frais lorsque l'instructeur ne respecte pas la durée de son contrat.Le vérificateur cite même le cas d'un policier à qui on a versé 30 OOO $ en frais de déménagement pour un séjour de seulement 14 mois.On assume des frais d'hébergement de 90 jours lors d'un déménagement.C'est le délai requis pour permettre au nouvel instructeur de s'installer dans la région.Le délai de 90 jours peut être prolongé « pour des motifs raisonnables » mais on a dépensé 176 OOO $ pour ces prolongements depuis cinq ans et on a même vu des cas d'hébergement « temporaire » payé pendant 15, 13 et neuf mois.Ce sont des avantages personnels pouvant aller jusqu'à 9000 $ pour ces individus.Le salaire et les avantages sociaux des policiers sont tellement importants que le remplacement de trois policiers dans des postes administratifs de l'Institut par trois civils permet d'économiser 80 000 $.PROMOTION \"La collection Rochambeau\" Ensemble en cerisier massif avec incrustation en noyer comprenant: un lit de grandeur ¦queen».deux tables de chevet et une commode à 4 tiroirs.Disponible immédiatement t - -< \u2022: \".m mÊÊt L'ENSEMBLE 2155, rue Crescent, Montréal Téléphone: 843-7686 Télécopieur: 843-4616 5 800$ 10 JUIN MATCH Nos Expos seront en ville pour un court séjour de trois matches contre les Marlins de la Floride, du lOav 12 juin» Pour l'occasion, ils vous convient, à la demande générale, à un troisième et demies1 lundi à 5 $\u2022 C'est votre dernière chance de mettre la main sur des billets Parterre, Terrasse ou Admission générale à seulement S $.Sans outiller ces délicieux hot-dogs a f$.la Floride ! De plus, a chaque maHÈidu fW au %2, on profitera du fait que nos Expos affrontent les Marlins de la Floride pour permettre trois couples chanceux de s'envoler à destination de Fort Lauderdale.Les gagnants seront choisis par tirage au sort.Offert en collaboration avec le Programme de récompense AIR MEUS™.Assurez vous des meilleures places ! Achetez vos billets dès aujourd'hui ! Lundi 10 juin, mardi 11 juin et mercredi 12 juin à 19 h 35 BILLETS EN VENTE CHEZ ADMISSION* ET AU 790-1245 (OU 1 800 361-4595).* Frais de service applicables VU sa oXo.' I LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 6 JUIN 1996 CHEF DE EUE DE LA DECORATION-RENOVATION DEPUIS «S ANS PI us que jamais Goineau-Bousquet ! Goineau-Bousquet a inventé la décoration-rénovation.Puis, Goineau-Bousquet a inventé les premiers centres de décoration-rénovation à très grandes surfaces.Aujourd'hui, Goineau-Bousquet continue d'innover pour répondre mieux que quiconque aux besoins des déco-rénovateurs.Un chef de file qui innove Nous sommes ie premier grand centre de décoration-rénovation où vous ne payez rien avant septembre lorsque vos achats totalisent au moins 500 $.Nous sommes le premier grand centre de décoration-rénovation à vous offrir un service professionnel de rénovation exécuté sous notre supervision avec garantie complète de 3 ans.PERSONNE NE CONNAÎT MIEUX QUE NOUS LA QUALITÉ QUE VOUS RECHERCHEZ, LES PRIX QUE VOUS VOULEZ PAYER, LES SERVICES QUE VOUS EXIGEZ ET LES ATTENTIONS QUE VOUS SOUHAITEZ.Goineau-Bousquet est le chef défile de la décoration-rénovation depuis 65 ans.Et nous voyons à conserver ce leadership.Nous avons établi une relation de confiance avec nos clients bâtie sur la qualité de nos produits f de nos offres et de nos conseillers.Pendant la période de consolidation qui s'annonce, nous tenons à rassurer tous nos clients.Toutes nos garanties continuent de s'appliquer sur nos produits, nos services et nos installations.Et nous nous assurons de vous faire profiter des bas prix exceptionnels entraînés par la situation actuelle.Plus que jamais, Goineau-Bousquet est le grand centre de la décoration-rénovation le plus à Vécoute de ses clients.Vous avez nion assurance personnelle.» Sophie Goineau, présidente UN MILLIER DE PRODUITS EN SOLDE SPECIAL \"a s nos magasins vont leprouver, jeudi, vendredi, sarne«.et d.manche, OU 6 AU 9 JUIN \\ V * * « | \\ \\ » 164, bout, des Laurent ides (entre boui.Cartier et de la Concorde) Pont-Viau - LAVAL 667-9770 2121, boul.Curé Label le (entre boul.St-Martin et l'autoroute 440) Chomedey - LAVAL 3572, boul.Taschereau (au Centre d'achat Greenfield ParkJ Greenfield Park - RIVE-SUD 672-8080 i B6 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 6 JUIN 1996 Changez de robe sans y laisser votre chemise ! À 29\"$ et 39\"$, vous pouvez vous permettre toutes les robes d'été que vous désirez.- \u2014'r ; ;¦ l- ff WINNEI1S On gagne à y aller souvent Winners vient tout juste de recevoir une superbe collection de robes d été et de robes soleil signées par des couturiers de renom.À vous de choisir celles qui vous iront le mieux parmi une centaine de modèles offerts dans une grande variété de tissus, de motifs, de couleurs et de longueurs.» NOS HEURES D'OUVERTURE : LE LUNDI ET LE MARDI DE 9 H 30 A 18 H.DU MERCREDI Al VENDREDI DE 9 H 30 À 21 H.LE SAMEDI DE 9 H À 17 H ET LE DIMANCHE DE 11 H À 1711.DOLLARD-DES-ORMEAUX Galeries des Sources Boul.des Sources 683-6260 LAVAL les Galeries Laval Boul.le Corbusier et Saint-Martin U7B-5055 lasallk Place Newman kue Dollard et boul.Newman 595-5545 CÔTE-ST-LIC Square Décarie Boul.Décarie ei Vézlna 733-4200 GREENFIE 1,1) I \\kk Boul.Tasehereau et rue Gladstone 923-25-10 SAINT-LÉONARD 4375.rue Jean-Talon esl Près du boul.Pie l\\ 374-0880 POUR EN SAVOIR PLUS, COMPOSEZ LE 1 800 646-9466.i pa modèles peuvent varier «l'un rn.ica.sin à l'autre A> LE GRAND CHEF DE LA PHOTO VOUS INVITE ^ À LA CLINIQUE Canon % C& LE 7 JUIN DE 16 H À 21 H ET LE 8 JUIN DE 10 H À 16 H > À VENIR RENCONTRER M.MICHEL NADEAU ^ REPRÉSENTANT DE CANON CANADA SUR PLACE 8 juin: vérification gratuite par le technicien Canon REBELXS \u2022 Avec obj.zoom 35-80 mm \u2022 Exposition multiproqrammes \u2022 Appareil reflex autofocus léger \u2022 Flash intégré INCLUANT: Ensemble d'entretien, sac, filtre, courroie.ELAN II E \u2022 Avec obj EF 28-60 mm F3.5-5 6 \u2022 Mise au point automatique a haute vitesse \u2022 Système de mesure automatique \u2022 Flash incorporé avec reflet anti-yeux INCLUANT: ÛQQ99S Sac.lilm et p«le W W W CAMÉRA VIDÉO ES-100 \u2022 Odi zoom optique 15x \u2022 5 modes d expositions automatiques \u2022 Générateur de caractères \u2022 Fonction de rafraîchissement des piles CAMÉRA VIDÉO ES-900 \u2022 Ob| zoom opbque 20x \u2022 Système stabilisation optique de l image \u2022 Système perfectionne flexizone pour réglage automatique mise au pont INCLUANT: Télécommande, chargeur dechargeur.#%qqc adaptateur AC \"f et cèWe de transfert fi âVV^ INCLUANT: Télécommande, chargeur, dechargeur adaptateur AC et cite oe transfert JUMELLES CANON 12 x 36IS \u2022 Rapprochement de 12x \u2022 Stabilisateur d'image \u2022 Recouvertes de caoutchouc \u2022 Jumelles puissantes___ 'NCLUANT: Étui rigide 1 233 99$ PRIMA MINI \u2022 Mise au point automatique \u2022 Possibilité de rempobmage du film partiellement exposé \u2022 Flash multifonctions SURE SH0T Al PANORAMIQUE DATE \u2022 Appareil à l'épreuve de l'eau et entièrement automatique \u2022 Profondeur sous-marine de 5 métrés \u2022 Chargement et rem bobinage du film automatiques \u2022 Flash intégré SURE SHOTZ-115 \u2022 Obj zoom 38-115 mm \u2022 Compact et léger \u2022 Mise au point automatique \u2022 Flash intégré INCLUANT: Courroie.139 99$ t INCLUANT: Etui et courroie.299** INCLUANT: Etui, film et pile 399\"* FLASH électronique speedlite 300 ez a#|#|qqt Étui inclus 239 FLASH électronique 52999S speedlite 540 ez INCLUANT: étui.OBJECTIF CANON ZOOM EF 75-300 mm u.s.m.379\"* Ultrasonique - w w Vnitclo jusqu'au 2Q juin 1900 UCflDCC tVnilVCDTIIQCC .Du ,undi au mercredi, Le jeudi et le vendredi, Le samedi de 9 h à 17 h ntUnto V 111 EH IUHta .de 8 h à 18 h de 8 h à 21 h Le dimanche de 10 h à 16 « TOUT POUR LA PHOTO VIDÉO » L.L.LOZEAU ltée 6229, rue ST-HUBERT, Mtl H2S 2L9 Stationnement municipal à l'arrière Tél.: 274-6577 Fax.: 274-4221 1-800-363-3535 Les maladies inflammatoires de l'intestin.Seule la douleur est prévisible.Fondation oanadionno det naladita inflammatoires do l'intestin Avec votre aide, nous trouverons un traitement curatif.1 800461-4683 malaoif1 Politique « J'aimerais en avoir fait plus» Le général Fox regrette de n 'être pas intervenu pour contrecarrer la destruction de documents sur V affaire somalienne HUGUETTE YOUNG de la Presse Canaienne, OTTAWA Convaincu que personne n'avait sciemment « contourné » les directives de la commission d'enquête sur la Somalie, le général Jim Fox n'a pas poussé l'affaire plus loin lorsqu'il a été mis au fait de la tentative de destruction de documents relatifs à l'affaire somalienne.« Je n'ai jamais senti que l'intention c'était de contourner les directives de la commission d'enquête'», a-t-il précisé au cours de son témoignage.Le général Fox qui assurait le lien entre la commission d'enquête sur la Somalie et le ministère de la Défense, a dit regretter de n'être pas intervenu personnellement pour contrecarrer la destruction de documents.« Avec le recul, j'aimerais en avoir fait plus », a-t-il témoigné hier devant la Commission d'enquête sur la Somalie.Retraité, le général Fox, a été nommé conseiller spécial de l'ex-chef de l'état-major de la Défense John de Chastelain en 1995 pour superviser l'Office de liaison avec l'enquête sur la Somalie.Mis au courant par ses officiers de la tentative de Nancy Fournier de détruire des documents à la suite du présumé ordre du colonel Geoff Haswell, le général Fox.-n'a exigé aucune enquête et n'a pas cru bon d'informer à l'époque l'actuel chef de l'état-major oe la Défense Jean Boyle, a-t-il précisé hier.Le général Fox n'en a parle à personne, ni au général Boyle, ni à Ruth Cardinal, la directrice des affaires publiques à la Défense, ni aux officiers supérieurs.Il n'a eu aucune communication avec lé.colonel Haswell.Une semaine plus tard, les forces armées lançaient une enquête interne mais le général Fox n'a jamais transmis les informations qu'il avait en main aux enquêteurs.Un officier de l'Office de liaison avec la commission d'enquête.Al Wong, avait intercepté Mme Fournier juste à temps et lui avait donné un contre-ordre de conserver les documents.Le lieutenant à la marine Wong a informé le général Fox de ce dérapage le 6 septembre 1995.À son tour, le lieutenant colonel Kim Carter a exposé la situation le 14 septembre mais le général n'a pas cru bon d'intervenir.Il n'a pas posé,de questions, se fiant au bon jugement de M.Wong.« J'ai toujours été convaincu dès le début que les-tio-cuments étaient sains et saufs », a-t-il avancé.Si lui et d'autres à la Défense n'ont pas mis beaucoup d'empressement à donner suite à l'ordre de la commission d'enquête de produire tous les documents pertinents sur la Somalie, c'est que le mandat de la commission n'était pas suffisamment clair à cet égard et de façon générale, trop vaste, a-t-il insisté.Iwsr CÉLÈBRENT LA GRANDE REOUVERTURE de leur magasin de BR0SSARD au 8025, boul.Tasehereau Le plus grand magasin de meubles et accessoires pour enfants au Québec.Pas de TPS ni de TVQ sur tout notre mobilier à prix courant.Pas de TPS sur les berceuses à roulement à billes Dutalier.Chaise haute Evenflo Sidewinder Chaise haute Evenflo Phases Chaise haute Perego Chaise haute Perego P T Poussette Parego Domani Poussette Perego Pliko Siège d'appoint Cosco Explorer Cour.79,95$ Cour.124,95$ Cour.159,95$ Cour.169,95$ Cour.249,95 $ Cour.299,95 $ Cour.32,95$ Cour.99,95$ Siège d'auto Cosco C94 Touriva Siège d'auto pour nouveau-né Cosco Arriva Cour.84,95 $ Siège d'auto Cosco 5 Point C51 Cour.79.95 $ Parc portatif Graco Cour.169,95 $ Poussette Graco Navigator #663906 Cour.139,95 $ Solde 49,95$^ Solde 89,95 $ Solde 124,95$ Solde 134,95$ Solde 189,95$ Solde 229,95 $ Solde 27,95 $ Solde 79,95 $ Solde 74,95 $ Solde 74,95 $ Solde 139,95 $ Solde 114,95$ Nos prix de solde sont en vigueur dans tous les magasins KIDZ.Kll)/.l.\\()l i VM.l II CHOSl.yl IBM \\()M'RI\\hSl NOIKK M.RM( 1 l'I.RSOW M N 2989.boul StCturtes Kirkland 695-0254 8025.boul.Tasehereau Brossant 462-4505 3940.Autoroute 440 7500.boul.des Galeries d'Anjou Laval Les Halles d'Anjou \u202273-6126 352-0101 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 6 JUIN 1996 de fifè /\"tal des paiements 13 824 S ).pour lt* modèle l>rT>tT i n acompte de 2 496$, un dépôt de sécurité et un premier versement sont requis Moteur de 139 ch, 1,8 litre, 16 soupapes, DACT 0 Boîte manuelle à 5 vitesses $ Freins assistés à disques aux quatre roues 0 Serrures et lève-glaces électriques 0 Suspension indépendante à double fourchette 0 Deux coussins pneumatiques (SRS) BAIL 24 MOIS TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS MODÈLE ET PRÉPARATION INCLUS ACURA 2.2CL 1997 $* PAR MOtS 24 MOIS PQUK UM TEMPS LIMITE Tant de locaiion-nai! de U mois (total îles paiements.l) 552$ ).pour le modèle ¥M14\\ Un acompte de 3 675$.un dépôt de sécurité et un premier versement sont requiv ACURA 2.5TL 448 i u M< t»rj ll-.Mf'S IIMIfF $* Tarifde location bail de 36 mois (total des paiements: M0|- 16 I28S).pour le modèle 5ttjpj| UA264TS i n acompte de 4 000$.un dépôt de sécurité et un premier versement sont requis.ACURA GABRIEL 4G48.bout SKtean.DotortMes-Ormeaux.696-7777 LES GALERIES ACURA 7100, bout Métropolitain Est.Anjou 354-8811 -ACURA LES CONCESSIONNAIRES FIABLES ACURA CAS AVANT 2499.bout.Casavant a SFHyacinthe.771-0101 ACURA PLUS 255.boni de la SetQoeune Blamvrtle.435-4455 LU Cl ANI ACURA 4040.rue Jean TatonO.Mortreai.340-1344 LES MODÈLES OFFERTS PEUVENT DIFFÉRER DES ILLUSTRATIONS Notation uV 24 000 ton pai anné I !r us iktix j»rcinur>m.rvia>d cutatk-n (pk-ce>enmis)somcunipnsdairs prix de locauou-luil d» .vomi ZJCL 1997 et 2511 ® ACURA Une vision qui inspire un élan de passion.w y a deux .JM - « Achetez n'importe quel modem Motorola rte la Série SURW* avant le 5 juillet et vous pourriez ____ olympiques d'Atlanta, il { W-V MTmTTt^K^ de la part d'un partenaire Internet de Motorola.Offre d une durée limitée.Pour obtenir votre abowwftent i i'internet ou pour de plus amples renseignements, composez U 1-888-4À-SUSUFR ou visitez notre site sur le Wei) *u rTTYllIIftJT**\"™1' tout truque iwùût.Ti v^r.uù, une uuitribuUQfi versée * l Association çVapiqu*.C4ft*tfWwe> L*Mm.H * M^ULL ' \\ r*«lk> «iciPJ\"«4*« dm ftw^ »mpiv» FUTURE SHOP I 5 I Nous fabriquons des modems depuis plus de 20 ans.( commanditai rr officiel de l'équipe oK-mpique canadienne 1996 QS6> "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.