La presse, 8 juin 1996, C. Cinéma
[" Montréal, samedi 8 juin 1996 C inéma La Presse Collection complète TAGHeuer ,' (tanche jusqu'à 200 mètres Icfby 7139.rue ST-HUBERT 277-3127 on en rilSS \u2022 - Des techniciens s'affairent sur le plateau de tournage du nouveau film d'Olivier Asselin, Le Siège de rame.Les tournages àMontréal.une de 700 millions HUGUETTE ROBERGE Les tournages à Montréal, c'est une vraie bonne affaire ! « Nous cessons d'en faire et l'économie montréalaise se retrouve avec un trou annuel de 700 millions, en investissement direct et en retombées indirectes ! » lance le commissaire au cinéma et à la télévision de la Ville de Montréal, André Lafond, qui a entraîné récemment le maire Bourque dans l'opération « Montréal à Cannes ».C'est dire l'utilité de cette mission à la fois modeste et extrêmement difficile, et l'importance ucS enjeux en cause, au uiOmcïïi ou ia grogne esi forte chez les résidants et commerçants du Vieux-Montréal, le quartier le plus « cinégénique ».Des faits : depuis 1990, on tourne à longueur d'année chez nous, avec une pointe de mai à septembre.Une quarantaine de films par année, sauf 1992 et son « creux » de 21 tournages.Des films de tous genres, d'ici et d'ailleurs, dont la Ville ne certifie pas la qualité, et dont 70 % sont destinés directement au petit écran ( téléfilms, téléséries ).En 1995, Montréal a émis 4 000 permis de 24 à 48 heures pour filmer sur son territoire, pour un total de 125 journées de tournage.Cette semaine seulement, on compte onze « foyers » de tournage à Montréal.Tout indique qu'à la fin de 1996, on aura tourné ici 47 longs métrages.Un record.Et pour 1997, Montréal vise un objectif global de 800 millions $.Alors, pensez-vous, tout va pour le mieux.Eh bien non ! Car Montréal perd de plus en plus de terrain en faveur de ses rivales canadiennes, Toronto et Vancouver, cette dernière surtout, que les Américains sont venus à considérer comme le « petit Hollywood du Nord ».D'une année à l'autre, ces deux villes se disputent le premier rang en matière de tournages américains, avec des volumes annuels respectifs qui tournent autour de 1,4 milliard ( 700 millions d'investissements directs, et autant en retombées périphériques ).Le double du score de Montréal.« Souvent, dit M.Lafond, des Américains nous appellent pour savoir s'il est possible de tourner leurs scénarios à Montréal et presque toujours, nous répondons oui.Ils se montrent ravis, et pourtant, on n'obtient pas le tournage ! Il se passe quelque chose entre la prise de contact et celui où la décision est prise.» Il se passe.qu'ailleurs au Canada, on a investi des efforts et des sommes considérables dans la création ( de 250 à 300 millions de dollars pour chacune des deux villes concurrentes ) et l'entretien ( 1 million par an ) d'un système très efficace de marketing, de relance et de services, à l'intention des maisons américaines de production.Résultat : les Américains apprivoisés continuent de tourner à Toronto ou Vancouver, même en sachant qu'ils pourraient le faire ici, aussi bien et à moindre coût.« Depuis 1980, explique M.Lafond, Toronto a monté une industrie vide \u2014 infrastructure imposante, studios de pointe \u2014 puis elle est allée chercher les Américains pour la faire vivre.Vancouver a fait pareil.Tandis que Montréal a choisi d'investir plutôt dans le cinéma québécois.Sauf qu'aujourd'hui, les fonds manquent, on en tourne moins de films québécois, et sans l'argent neuf des tournages étrangers \u2014 américains surtout \u2014 on n'a pas le volume nécessaire pour soutenir notre infrastructure ( studios, laboratoires, équipements, techniciens professionnels, etc.).De sorte que, si on ne se réveille pas, nos propres cinéastes et techniciens vont devoir aller travailler ailleurs.» M.Lafond affiche malgré tout un optimiste.conditionnel : « La solution, c'est d'investir dans l'établissement d'un réseau de communications comparable à ceux de Toronto et Vancouver.Montréal a une longueur d'avance sur toutes les autres villes du monde, quant à la concentration de passionnés du cinéma et de génies de l'image.Capitalisons là-dessus.Notre avenir est là ! » Autres informations page C 2 Photo Pierre Côté, La Presse / Graphisme Jacques Normandin 1 < 1.7 ¦ LIVRAISON GRATUITE OUVERT TOUS LES DIMANCHES DËtOH À t7H T1 4060, boul.Laurier, Sainte-Rosalie (sortie 138 de l'autoroute 20) 1 800363-1336 \u2022 8668691 Sainte-Rosalie Montréal \u2022 i I | \u2022 I \u2022 ¦ I I hS EH ES TPS LAVEUSE SÉCHEUSE VENEZ VOIR NOTRE VASTE CHpIX C2 ?LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 JUIN 1996 LES VUES ANIMÉES Mack Sennett, de l'Estrie à Hollywood Luc Perreault Dans Chaplin, le film de Richard Atten-borough consacré à Charlie Chaplin, un étonnant personnage incamé par Dan Ayckroyd reçoit sur so^ plateau le petit acteur d'origine bmânnique déjà célèbre en tant qit'artiste de vaudeville.Entre ces d&ix comiques va s'engager une étrange pantomime.Pour Mack Sennett, qui s'apprête à prendre à s&n service le futur Chariot, la commande était simple.Il intimait à Chariot de prouver qu'il était drôle.^Tout Mack Sennett se trouve résumé dans cette scène, estime Pier-reTageau, un professeur de cinéma au cégep Ahuntsic qui est en voie de gagner son titre de spécialiste de cet homme-orchestre dont le mérite fut de brasser la cage d'Hollywood naissant.^L'intérêt de Pageau pour Sennett repose sur un trait plutôt méconnu de la personnalité de ce cinéaste : sa québécitude.Ayant de devenir un Américain à part entière et de s'installer à Hollywood où il laissera sa marque, Sennett avait eu le temps de se donner des racines québécoises.Né Michael Sinnott, il va en effet passer ses 17 premières années, soit de 1880 à 1897, à Danville, une petite localité de l'Estrie, jusqu'à ce que sa famille, des descendants d'Irlandais implantés au Québec depuis plusieurs générations déjà, ne reparte à nouveau, cette fois vers la Nouvelle-Angleterre.« Il fut baptisé à l'église de Sain-te-Bibiane de Richmond mais il est né sur le chemin Grande Ligne, le rang qui séparait Danville de Ship-ton.Sa mère fréquentait l'église de Tinywick près de Sherbrooke.» Racines québécoises Malgré l'influence d'un Max Linder, la french connection chez Sennett passe indiscutablement par le Québec.Savait-on que chez nous, Sennett était surnommé Ti-Boutte ?Qu'il parlait le français canuck, c'est-à-dire le jouai dans l'argot américain ?Qu'il avait fréquenté la « French Methodist School » de Pointe-aux-Trembles où il avait étudié en partie en français ?Que certains de ses amis étaient d'origine québécoise comme Eva Tan- guay, une vedette burlesque née dans l'Estrie et épouse de Ben Tur-pin?Ces racines québécoises, Pageau se demande si elles n'ont pas exercé une influence sur l'artiste comme le suggère ce passage de ses mémoires : « Tout compte fait, il m'apparaît quelquefois que je n'ai jamais laissé loin derrière moi l'influence de mes premières années canadiennes.» Une autre donnée s'ajoute au dossier québécois de Sennett : ses fréquents retours dans l'Estrie où sa mère était revenue vivre dans les années 20.« Je suis certain qu'à partir de 1928, Mack revient tous les étés au Québec.Il y reviendra jusqu'à la mort de celle-ci, en 1936.C'était la femme la plus importante dans sa vie, celle qui n'a jamais écrasé ses rêves.Musicienne, elle l'avait encouragé à devenir chanteur.Mme Foy-Sinnott se fera vers la fin appeler Sennett comme son fils.» Un dénicheur de talents Géant de six pieds et quelques, comme le décrit Pageau, Sennett avait la carrure d'un joueur de football.Aîné de quatre enfants, il pesait déjà 12 livres à sa naissance.il ambitionnait une carrière comme chanteur d'opéra mais « malheureusement, avouera-t-il dans son autobiographie, (il) avait une voix de basse ».Aussi commença-t-il par chanter dans des chorales qui accompagnaient des spectacles burlesques.C'est ainsi que, de fil en aiguille, il devint acteur.Mais il n'était pas très bon non plus dans ce rôle, indique Pageau, à cause de sa corpulence.Entre 1908 et 1912, il va travailler avec D.W.Griffith, à juste titre considéré comme le père du langage cinématographique.Il partage avec ce dernier le même idéal du rêve américain.Tout en figurant régulièrement dans les films de Griffith, il écrira certains de ses scénarios.En se séparant de Griffith, Sennett crée son propre studio, la Keystone, où il se spécialisa très vite dans la comédie, un genre pour lequel il va déployer un instinct assez primaire mais effica- ce.Il va acquérir à Hollywood d'immenses terrains pour ses stu-.dios.Il y fera même construire une ferme.« Il a tenté, pense Pageau, de recréer à Hollywood la ferme de son enfance.» Avec ce studio, il joue tous les rôles, véritable homme-orchestre comme il en existe à l'époque.Grand spécialiste du slapstick, il inventa les célèbres bathing bannies, ces vamps qu'on filmait sur la plage dans des comédies qui ont marqué les débuts du cinéma.Entre 1912 et 1916, il va établir son style, fondé sur le burlesque.Là où Sennett excellait, c'était pour dénicher des talents.Dans ce rôle, estime Pageau, il fut exceptionnel.Outre Chaplin, Sennett a fait débuter un grand nombre d'artistes, à commencer par Mabel Normand, une Franco-Américaine qu'il courtisa pendant des années.Il découvrit également Fatty Arbuckle, Bing Crosby, le cowboy Roy Ro-gers et W.C.Fields.Il voulait devenir millionnaire : il l'est devenu.Dans les meilleures années de sa carrière, il « vaudra » de 15 à 20 millions.Mais il était radin : un de ses contrats en 1919 fixe un engagement à 5 $.« C'était cheapj », décrète Pageau.Pour en savoir plus : Mack Sennett, LE ROI DU COMIQUE, Point-Inédit, Seuil, 1994.David Turconi, MACK SENNETT, Seghers, 1966.Opération « Montréal à Cannes » : Altman viendra en repérage HUGUETTE ROBERGE C'était la première fois qu'une ville étrangère entreprenait, dans la folie de Cannes, une « opération charme », et on donnait à Montréal peu de chances d'attirer à son numéro sur la Croisette plus qu'une poignée de curieux.Or, il en est venu plus de 100.« Les gens ont manifesté de l'intérêt,* de l'enthousiasme même, attentifs durant une heure et quart, ce qui est déjà exceptionnel à Cannes où le va-et-vient incessant est la norme », note M.André Lafond, commississaire au cinéma de Montréal, qui accompagnait le maire Bourque dans cette «j mission impossible ».Selon lui, les étrangers, américains, européens ou japonais, se sont montrés agréablement surpris par la permanence de la production à Montréal , 1 ' i m -povtance des installations, et la facilité de faire des affaires en coproduction chez nous.«Le bilan provisoire est positif, puisque nous envisageons des suites pour la fin de cette année, deux tournages étrangers, qui représentent un investissement direct global de 4 millions.» Ainsi, l'éminent cinéaste Robert Altman ( MASH, NashviUe, Tfte Player, Prêt-à-porter ) a fait savoir qu'il viendra en repérage à Mont-réat au cours de cet été, en vue d'un tournage prévu pour l'automne.Et on s'attend qu'un producteur PHOTO PIERRE McCANN.LaPmse André Lafond, commissaire au cinéma de Montréal.japonais ( Ace Pictures de Tokyo ) donne aussi de ses nouvelles.M.Lafond ne croit pas que le récent accident survenu sur le plateau de Jackals dans le Vieux Montréal mine ces efforts pour attirer des tournages : « Le problème, c'est la récupération médiatique de cet incident technique \u2014 spectaculaire, mais en réalité mineur\u2014 survenu dans un périmètre de sécurité au cours d'une simulation d'explosion.On a confondu pareil incident, dont le bilan s'est soldé par 35 vitres brisées et la tragédie de l'an dernier aux usines Angus, seul accident mortel enregistré à Montréal, où 20 000 permis de tournage ont été émis en dix ans.» Montréal connaîtrait du reste moins d'« incidents techniques » que Toronto, où on tourne beaucoup plus de films à effets spéciaux.« On le sait, mais, nous prévient M.Lafond, personne là-bas ne vous donnera de chiffres ! » Visant l'objectif zéro en ce domaine, Montréal déplore le récent incident technique.« Après trois ans de travail auprès des citoyens et commerçants du Vieux Montréal pour amender la réglementation des tournages et en venir à un modus vivendi acceptable, tout nous semble à refaire.» À propos de la tragédie des usines Angus, M.Lafond commente : « Un accident est un accident.Quand un ouvrier tombe d'un échafaudage, dit-on qu'il est mort pour laver une vitre ?Pourquoi, d'un technicien tué accidentellement sur un plateau de tournage, écrire qu'il est mort pour le cinéma ?» uoi Montréal ?HUGUETTE ROBERGE fendant que se poursuivait cette semaine le tournage de Pretty Poison, êt producteur de cette production Sfrnéricaine de 3 millions $, Ian Patterson, installé à Montréal, acceptait de confier à La Presse les motifs i)ui ont guidé son choix d'extérieurs.m £J « Je connaissais bien Montréal, jour être déjà venu travailler pen-3ant trois ans sur Are You Afraid In *tlie Dark ?, une série pour la télévi-£Jorv américaine.Je suis revenu pour plusieurs raisons.Jj « D'abord pour la beauté des 9c-Wrieurs e^périphérie ( Huntington et Beauharnois, où le tournage se poursuit jusqu'au 16 juin ) et l'extraordinaire qualité des techniciens d'ici.Puis le taux de change avantageux.Et ( sourire dans la voix ).pour les très bons restaurants de Montréal ! » Pendant les 18 jours de son tournage Pretty Poison emploie 65 techniciens locaux à plein temps, d'autres à temps partiel, et offre 600 figurations.Ajoutons les frais afférents au tournage ( transports, traiteurs, services de secrétariat».) et, selon le directeur de production François Sylvestre, on obtient un investissement de 2,5 millions $ dans l'économie de Montréal.tt PHOTO LUC SIMON PERRAULT.LaPrm* «Ce gars-là, je l'adore », dit Claude Chamberlan ( à droite ) de Wim Wenders, un vieux complice de son Festival du nouveau cinéma.Wim Wenders et la mystique des vieilles caméras Festival du NOUVEAU CINÉMA LUC PERREAULT Avec le passage de Wim Wenders à Montréal, ce week-end, on a droit à de la grande visite.Ce passage vient rappeler le lien privilégié qui existe depuis belle lurette entre le cinéaste berlinois et le Festival du nouveau cinéma.« Ce gars-là, Wim, je l'adore », confiait hier Claude Chamberlan à La Presse.« C'est une perle, une soie.Je ne suis pas gêné pour lui déclarer mon amour.» Wenders a souvent eu l'occasion de donner des preuves de son amitié envers Chamberlan et le festival qu'il dirige.Son cadeau cette année revêt la forme d'une belle primeur : Les Lumières de Berlin, projeté hier au Rialto en première mondiale.( Incidemment, deux reprises sont prévues, la première vendredi prochain et le seconde, dimanche, le 16 juin, au cinéma du Parc.) En conférence de presse, le cinéaste devait rappeler les grandes lignes de cette aventure menée pendant trois ans avec des étudiants en cinéma d'une école spécialisée de Munich ( et dont La Presse faisait état samedi dernier ).Plutôt que d'enseigner, de préciser Wenders, l'idée lui est venue de ce film qui se pencherait sur l'histoire des trois frères Skladanowsky, les inventeurs berlinois d'un projecteur, le Bioskop.La première pro- jection publique de cet appareil eut lieu au Wintergarten de Berlin, le 1« novembre 1895.« Leur gloire a duré six semaines », mentionne Wenders, soit l'intervalle qui a séparé leur projection de celle des frères Lumière, au Grand Café, le 28 décembre 1895.Pour Wenders, ce tournage fut l'occasion de s'amuser à tourner avec une caméra à manivelle, comme au temps du muet.Il en avait déniché une qui datait de 1927, encore en bon état.« Au début, c'était seulement une idée pour voir.Et peu à peu, c'est devenu beaucoup plus qu'une idée.Cet appareil a eu une vraie influence sur le tournage et sur nous.» Il précise que les caméras n'avaient pas de viseur du temps du muet.Dès qu'on commençait à tourner, on ne voyait plus l'objet filmé à travers la caméra mais pardessus.« Et puis, de poursuivre Wenders, il y avait une espèce de mystique.Tourner avec cette arriéra.c'était presque un acte saint.Les étudiants et moi étions habitués à tourner avec une caméra vidéo.Dès qu'on utilisait la manivelle, quelque chose se passait.On n'avait jamais besoin de demander le silence.Le petit bruit de la manivelle l'imposait tout de suite.L'attention était beaucoup plus grande.Cette manivelle recréait et renforçait le mystère.Comme si cet appareil recréait cet acte religieux que ressentaient les gens au début du cinéma, ce sentiment de recréer la réalité.» Le cinéaste s'est prêté de bonne grâce aux questions, depuis le passé du cinéma ( et son film ) jusqu'à l'avenir du 7* Art.« Il est difficile de prévoir ce qui s'en vient, a-t-il affirmé.On est sur le seuil d'un nouvel âge.» Avant d'aller surfer sur Internet au Café Média installé à deux pas du Parallèle, Wenders a laissé entendre que les nouvelles technologies n'avaient pas encore fait la preuve qu'elles pouvaient conserver les images aussi efficacement que le cinéma, une vieille technologie datant du XIXe siècle.Quant aux films qui se nourrissent de l'histoire du cinéma, il admet avoir lui-même plusieurs fols succombé à cette tentation.« Je trouve que c'est un piège mais en même temps un joli piège.» \u2022 - LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 JUIN 1996 LE FANTÔME L'action sans la violence MARC-ANDRE LUSSIER collaboration spéciale De Superman à Batman en passant par Dick Tracy, les aventures de héros de bandes-dessinées ont souvent fait l'objet d'adaptations cinématographiques.La plus récente est celle du Fan-tome, l'ancêtre de tous ces superhéros, le tout premier à arborer le costume et porter le masque pour combattre l'hypocrisie et l'injustice.Créé il ya 60 ans par le dessinateur Lee Falk à une époque où le monde était en train de basculer dans un point de non-retour, The Phantom a ceci de particulier qu'il n'est doté d'aucun pouvoir spécial, ne devant se fier qu'à ses qualités de ruse et d'intelligence.C'est cette particularité qui a d'ailleurs attiré au projet le cinéaste d'origine australienne Simon Win-cer ( Phar Lap, Free Wilty ), de même que le célèbre producteur Robert Evans qui compte quelques classiques dans sa filmographie ( The Godfather et Chinatown entre autres ).Ils se sont ainsi donnés pour mandat de faire un film d'action énergique et enlevant sans pour cela recourir à la violence excessive habituelle.Le Fantôme constitue de fait un divertissement dynamique qui exploite une manière à l'ancienne qui bénéficierait toutefois des moyens d'aujourd'hui.La légende du Fantôme prend sa source il y a maintenant quatre siècles alors qu'un jeune garçon est témoin du meurtre de son père par une bande de pirates.Échoué sur la rive aux abords de la jungle du Bengalla, ce garçon a juré de trouver vengeance en combattant l'injustice sous toutes ses formes.La tradition secrète était ainsi née et s'est alors transmise de père en fils pour plus d'une vingtaine de générations.Le surnom du « fantôme » provient du fait que tout le monde croit qu'il s'agit du même et qu'il est en conséquence immortel.Le scénariste Jeffrey Boam ( qui a entre autres scénarisé Indiana Jones, the hast Crusade et Y Arme Fatale 2 et 3 ) s'est inspiré des deux premières histoires que Lee Falk a publié dans les journaux en 1936 : The Sengh Brotherhood et The Sky Band.Au cours des années 30, alors que s'engagent d'importantes luttes de pouvoir, Xander Drax, un magnat financier new-yorkais ( Treat Williams qui avoue s'être inspiré d'un jeune Howard Hughes pour son personnage ) tente de réunir trois crânes sacrés \u2014un d'or, un d'argent et l'autre de jade\u2014 qui, réunis, provoquent une source d'énergie mille fois supérieure à tout ce que connaît le monde civilisé.Un pouvoir sans précédent.Le Fantôme tentera bien sûr de le neutraliser en compagnie de Diana Palmer ( Kristy Swanson ), une jeune femme délurée qui, bien évidemment, apportera au film la touche romantique obligée.Le Fantôme a trouvé en Bill y Zane, un acteur dont la carrière s'étend du film d'horreur ( Taies from the Crypt) au film d'auteur ( Orlando ), un alter-ego crédible.Parsemé de scènes spectaculaires et amusantes qui nous entraînent du New York art-déco des années 30 jusqu'aux cavernes de la jungle du Bengalla, Le Fantôme respecte l'esprit de la bande-dessinée et offre au spectateur de bons moments.THE PHANTOM, de Simon Wincer.Ver-sion originale : Loews, Carrefour Angri-gnon, Laval, Famous-Players Pointe-Claire, Famous-Players Greenfield, Lacordaire, Plaza Côte des Neiges, Châteauguay Encore, Cavendish, Boucherville.Version fran* çaise : Le Parisien, Dauphin, Carrefour n Angrignon, Laval, Versailles, Famous-Players Greenfield, Ste-Thérèse, Terrebon-ne.Carrefour du Nord, Lacordaire.1 ECRAN GEANT! ?QUALITE DU SON! 4nftC EN MATINEE yyî> TOUS LES JOURS J ¥ V Représentations avant IShOO HORAIRES du 7 au 13juin1996 \u2022 INFO-FILM: 866-0111 PARISIEN 480.aie Ste-Cathenne O 866-3856 EDOIE VF.(O)* 12 20-2 30-5 00-7 20-940COUCHE-TARD mm 11 55 LE PHANTOME (SAC)* 12 30-3 00-5 20-7 3 5-9 50-COUCHE-TARO Mm 1205 MlSSION:IMPOSSIBLE V.F.(Or 12 15-2 45-510-7 30-945 COUCHE-TARD Mm 12 00 ?MISSJON:IMPOSSIBLE V.F.(Gr 12:45-345-7 10-9:30 -COUCHE-TARD Mm 11 45 JOUR DE FETE (G)* 1 20-3 20-5 15-7 15-9 35 COUCHE-TARD Mm 11 50 LE ROCHER (SAC) \u2022 1 15-4 00-7 00-9 55 COUCHE-TARD Mm 12 30 MON HOMME (18*)* 12 50-3 10-525-7:45-10 00COUCHE-TARD sam 12:15 CENTRE EATON 705.rue Ste-Cathenne O 1 © 985-5730 ?THE ROCK (SAC)* 1 30-4:15-7 15-10 10COUCHE-TARO vtn.Mm 12 45 ?MISSIONIMPOSSIBLE (G)* 1:15-4 00-7.00-9 45-COUCHE-TARD ven.Mm 1215 SPY HARD (G)* 12 45-3 00-5 00-7 05-9 15 COUCHE-TARD ven.Mm 11:45 ?TW1STER (Gr 1 00-3 45-645-9 30 COUCHE-TARD ven.Mm 12 00 EDDIE (G)* 12 15-2:30-4 557 30-10 00 COUCHE-TARD ven.Mm 12 05 ?TWISTER (Gr 2 00-445-7 20-10 15 LOEWS 954 rue Ste-Cathenne O 861-7437 ?THE ROCK (SAC)*1 15-4 00-7 00-9 55 COUCHE-TARD ven.Mm 12 35 ?THEPHANTOM (SAC)* 1245-300-5 15-730-1000-COUCHE-TARD ven.Mm 1215 ?MISSION IMPOSSIBLE (G)* 1 20-3 50-7 10-9 30 -COUCHE-TARD ven sam 12 00 FLOWER OF MY SECRET (S.T.A.) (G)* 12.30-2 50-5 10-7 20-9 40 COUCHE-TARD ven.Mm 12 10 FASCINAT1NG NATURE (G)* 12 20-2 30-4 45-7 15-9 25 -COUCHE-TARD ven.Mm 1140 mer 12 20-2 30-4 45-9 25 PALACE 6 698 rue Ste-Cathenne O 866-6991 2$ MATINEES (avant 18h00) 2.50$ EN SOIREE DEAD MAN WALKING (13*)* 12 453 30-7 2 0 9 55 -COUCHE-TARD sam 12 30 SENSE AND SENSIBILITE (Gr 12 30-3 156 40-9 30 -COUCHE-TARD Mm 12 15 MR HOLLAND'S OPUS (Gr 1 00-3 556 40-945 COUCHE-TARD sam 1225 EXECUTIVE DECISION (13*r 1 304 057 00-935 - COUCHE-TARD sam 12 20 BROKEN ARROW (16«T 2 50-7 10 NICK OF TIME («?)* 12 50-5 0 59 15 COUCHE-TARD Mm 11:10 BLACK SHEEP (G)* 1 20-3 40-5 257 30-9 20 COUCHE-TARD sam 1120 DORVAL 260.ave Dorval 631-8586 ENTREE GENERALE 6.00$ - MATINEES 4,25$ MARDI & MERCREDI 4.25$ ENFANTS & AGE D1 OR 4.25$ THE ROCK (SAC) * 7 00-9 55 stm.çjim 1 154 00-7 00-9 55 MISSION IMPOSSIBLE (G)\" 7 15-9 45 sam.dim 1 00-4 30- 7:159 45 EDDIE (Gr 7 4510 10 «am.dlm 1 304 157 4510 10 SPY HARD (G)* 7 30-9 20 tam.dlm 1 454 457 30-9 20 GREENFIELD PARK 3620.boul Taschereau 671-6129 ENTREE GENERALE 6.00$ - MATINEES 4.25$ MARDI & MERCREDI 4.25$ ENFANTS & AGE D'OR 4.25$ MISSIONIMPOSSIBLE V.F.(G) 7 00-9 30 aam.dim 2 00- 7 00-9 30 EDDIE (G) 7 40-10 00 «am.dlm 2 40-7 40-10 00 TWISTER (G) 720-9 50 «am.dlm 2 20-7 20-9 50 «/SON DIGITAL F.P.8-POINTE CLAIRE l) Avi- Drirv.il *\tVERSAILLES 35>78W PI.H.H Vrrsailles W »J Cx\tCENTRE LAVAL W8-H76 FAMOUS PLAYERS 8 6T2-2229 \",00LeCortMi\\ier * 0 Cx UtWIll Ml MM W< X3Ô COTE DES-NEIGES ?49 film MAIL CAVENDISH 849-FILM\tLE MIRAGE Wm \u2022MHtlboul Inordjire Xermi «vis CHATEAUGUMT 4>i M3 I SHERBROOKE s« !'!2 ISTETHERESE 93» *«4m9 Film|BOUCHERVILLE 44s\\kx 2M0 »ol It CaurfUnr » *t| HtS *o*l.tlliaitHI s * «> I »7*> Il Ijuivnl 0 9 S le»* Dr Wt.ttcn* 11 Veti* \u2022 K LASALLE (Place) 849 film| TERREBONNE 4716W4 ISTETHERESE 93» |ST-JEROME 436 5944 \u2022¦ ¦ ¦ \u2022 ' \u2022 ¦.» ¦ 10/1 CImm i» Câtaai \u2022 *.Ipi.u sir Ihc.r-i* \u2022 \\ ICantlMI Nofrt jr CHATEAUCUAT ENCORE » 1*4 SHAWINIGAN 53»67oo I SHERBROOKE 565-oi i ' iHflbo.il 0 jo|ou m t | C\"*mj linmlri \u2022 11 -rmiCo'Ui l>M I ST HYACINTHE 773-9492 lr Pan» .\u2022 SRUMMOROVIUE 474 6926 Cantal m l.f.lM.ST BASILE 44i ,95;» 711 \u2022\u2022»! laaiwf V S SOREL \u2022 TRACY 343 3234 STEAOELE 229 7655 1VALLE YFIELD 37i iooj iCiné-Parc ST-HIUIRE|CinéParc LAVAL _'Io«P*m a ¦\u2022».!\u2022 «v «i; ftu;laa«u ii M4»i.« »:} svm Cioe-Parc CHATEAUCUAT ICtne-Parc 0RF0RD Ibne-Parc TROIS RIVIERES \u2022 \u2022 «f r 'i- !!>: |i».ircit>».w«* LACOROAIRE n ' fOECAHIE B49Fum R ANGRICNOI 366 2463|CAVEk0iSN(Ma>ii 4S5 7m |CENTRE LAVAL Ml-3736 1 BOUCHERVILLE *>ai ?\u2022 | LAVAI (GaicneijiR'U} BR0SSARD 46i -1BOUCHERVILLE «»44141 CHATEAUCUAT (»1 2463 ITROIS-RIVIERES 375 327; 444X i \u2022 | - v .\u2022 \\ I .t v j.»» Iiilnir \u2022 K |f lr«( «\u2022 lr> ?ST BASILE «»i2»S?74'\u2022\u2022¦H iMHir' » 6 Lriiiiiijlu;it'.i va OMKUNALI ANOlâltl ATWATER I LACOROAIRE 11 \"4 io>>1 BR0SSAR0 4«5 59061 USAI LE (Place) 849 fiiM POINTE CLAIRE UC 77'-1 :;,E^iSH Mj 14t5 7in ILAVAL tCattUtiri648 j6m \u2022_' \u2022 \u2022 ' 1 \u2022 is;lnioirji utiitrii* s t .u.-.tiU./ I.QUldCS HORAllll ' .m.».\u2022* ' lUoOH «t » .un.»v»-.IM.V ?rrrri # 80 C 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 JUIN 1996 MGM VOUS INVITE À VOUS LAISSER SÉDUIRE lis V\\lii»V\\i niwn *vSni< Vu ».'1! l in - \"Quel tilm merveilleux\" Attendez-vous j unee\\perLîK\"L\" mémorable débordante d'amour etd'emôlions^ .\u2022 ¦V;\\.î [fcv\\\\1 - i Visuellement stupéfiant avec des performances poignantes de RobinWriditet \u2022 LTr Morgan Freeman.1 \\\\U\\!KM>lr« fre: ro\\u\\ m&SR \\\\ RIGIïT STOCKA RID CHANNING MOL LAN D ERS \\____L'histoire remarquable d'une tomme au courage exceptionnel, MKTRO-G(M.!)\\VVN,M.tt KR IMCTl RKS .sffi.i.iM,FILMS ¦ TRIIJiGV KNTKKT\\I.\\MKNTGROl F - .1 \u2022.\\ï\\ ÛBSH.IM ROBIN WRIGHT MORCtS FRELM.VN STOCKARDCHANNING MOU.FI.WULRS' JOHN LYNCH BRHNDAFRÎCKHR MARKMANCÎNA U)NS(>I.\\T\\80YI.F N'FI! 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