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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1996-06-13, Collections de BAnQ.

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[" Montréal, jeudi 13 juin 1996 Politique ÉDITORIAL / OPINIONS La Presse L'EXPRESS POLITIQUE .\"\"\".¦\"\u2022\"¦¦1 George Hess Impôt ¦ La date limite pour la production des déclarations de revenus des contribuables ou de leur conjoint qui déclarent des revenus d'entreprise ou de profession, qui avait été fixée au 15 juin, a été repoussée au 17 juin à minuit ( le 15 étant un samedi ), et ce, sans qu'aucune pénalité ne soit imposée.Cette prolongation, annoncée par le ministère du Revenu, s'applique aux contribuables qui déclarent des revenus d'entreprise ou de profession, sauf ceux qui déclarent uniquement des revenus provenant d'une entreprise exploitée par une société dont ils sont un associé déterminé ou que les dépenses effectuées dans le cadre de l'exploitation de leur entreprise proviennent principalement d'abris fiscaux.Presse Canadienne Décès de George Hees ¦ George Hees, homme d'affaires, soldat et membre actif du Parti conservateur, est décédé lundi à l'âge de 85 ans dans une maison de repos de Toronto.Vétéran de la Deuxième Guerre mondiale, M.Hees a été élu à 12 reprises à la Chambre des communes.Titulaire des ministères de l'Industrie et des Transports sous le gouvernement de John Die-fenbaker, le diplômé de Cambridge a regagné le cabinet ministériel en 1984 en tant que ministre des Affaires des anciens combattants et ministre des Aînés.Au début des années 60, M.Hees fut éclaboussé par un scandale à caractère sexuel.Une enquête judiciaire devait lui reprocher un « léger mais regrettable » manque de discrétion après qu'il eut reconnu avoir mangé à deux reprises avec la prostituée allemande Gerda Munsinger.En 1967, après le départ de John Diefenbaker, M.Hees fut défait par Robert Stan-field lors de la course à la direction du Parti conservateur.Presse Canadienne Le FRAPRU en action ¦ Le Front d'action populaire en réaménagement urbain, le FRAPRU, a décidé de passer à l'action pour exiger le retrait d'un projet de règlement sur la sécurité du revenu présentement à l'étude à Québec.Une cinquantaine de partisans ont occupé hier pendant deux heures la permanence nationale du Parti québécois, située dans le centre-sud, à Montréal.Le FRAPRU rapelle que si le projet en question est adopté, il aura pour effet de réduire ou de supprimer les sommes accordées à 90 000 familles assistées sociales, qui perdraient ainsi un secours pour les aider à payer leur loyer.Le groupe de pression demandait une rencontre avec le ministre des Finances, Bernard Landry, et l'a obtenue.La rencontre doit avoir lieu lundi prochain à Québec.Presse Canadienne Le Québec et l'Italie ¦ Le président américain Bill Clinton a reconnu que sa prise de position sur la séparation du Québec n'avait pas eu une grande influence sur les résultats du référendum.Il a cependant livré le même conseil aux séparatistes italiens : il est préférable de chercher à résoudre les difficultés sans se séparer.M.Clinton a fait ce commentaire hier, à la toute fin d'une conférence de presse accordée en présence du premier ministre italien Romano Prodi et du président de l'Union européenne Jacques Santer.Presse Canadienne PHOTO PC Le premier ministre Lucien Bouchard quitte le parlement en compagnie de son conseiller politique Jean-François Lisée.» Un traquenard Lucien Bouchard aura « d'autres loisirs » au moment où ses homologues aborderont la formule d'amendement de la Constitution DENIS LESSARD et CHANTAL HÉBERT Convaincu que la conférence fédérale-provinciale de la se maine prochaine est un traquenard, une « tentative à peine voilée d'un renouvellement trudeauiste » de la Constitution, le premier ministre Lucien Bouchard ira tout de même à Ottawa.« J'irai avec la détermination de faire entendre avec force la voix du Québec d'empêcher les nouvelles avancées fédéralistes, de défendre les impôts des Québécois », a-t-il lancé hier sur un ton beaucoup moins conciliant que celui qu'il avait adopté à l'égard de Jean Chrétien, lors de leur rencontre la semaine dernière.L'ordre du jour de la conférence semble correspondre à ce que lui en avait dit en privé M.Chrétien mais, soutient M.Bouchard, on pouvait espérer des propos du premier ministre fédéral tenus la semaine dernière que la Constitution ne serait guère abordée.On discutera du « renouvellement de la fédération », dit-il.M.Bouchard promet « d'avoir d'autres loisirs » quand les premiers ministres aborderont la formule d'amendement.Il s'absentera alors carrément de la réunion.« Si je ne suis pas là, ils sont paralysés, car il faut l'unanimité ( pour modifier la formule d'amendement ) », explique-t-il.Aux Communes, le premier ministre Jean Chrétien a réitéré qu'il avait inscrit le sujet de la formule d'amendement de la Constitution à l'ordre du jour par devoir plus que par goût.Tout en convenant qu'on pouvait soutenir qu'Ottawa avait déjà satisfait aux obligations de la Constitution de 1982 à cet égard lors des rondes de Meech et de Charlottetown, il a affirmé qu'il préférait s'assurer hors de lout doute qu'il avait répondu à l'exigence de passer en revue la formule d'amendement avant avril prochain.« Ça ne fera pas de mal à personne d'en parler une autre fois », a-t-il indiqué.Il prévoit que les premiers ministres ne consacreront pas plus d'une heure à ce dossier.M.Chrétien s'est également défendu de se débarrasser à bon compte, et par la même occasion, de sa promesse référendaire d'assurer au Québec un veto sur de futures réformes constitutionnelles.Il en impute plutôt le blâme à Lucien Bouchard qui, accuse-t-il, « ne veut pas travailler avec nous pour donner un veto au Québec ».Le premier ministre fédéral a rappelé qu'il fallait l'unanimité des provinces et d'Ottawa pour modifier la formule d'amendement.Plusieurs provinces autres que le Québec ont indiqué leur peu d'intérêt pour cette discussion.Les ténors fédéraux ont aussi fait peu de cas de la menace «< centralisatrice » appréhendée par Lucien Bouchard.Le ministre Stéphane Dion, par exemple, y a vu davantage un automatisme du premier ministre du Québec qu'une réflexion profonde sur les projets de renouvellement de la fédération que veut proposer son gouvernement.« Il aurait dit ça dans tous les cas », a-t-il déclaré.M.Bouchard déplore- par ailleurs que les discussions économiques aient été reléguées au diner jeudi soir et au déjeuner vendredi, « entre poire et fromage », dit-il.Toutefois, visiblement pris de court quand on évoqua L'offre que lui a faite en privé Jean Chrétien, vendredi, de participer à une nouvelle « Équipe Canada », une délégation commerciale de premiers ministres, M.Bouchard demanda spontanément si Jean Chrétien « en avait parlé publiquement ».« Je ne sais pas, je n'ai pas refuse, on verra si c'est bon pour le Québec », a-t-il dit.Sur les programmes sociaux, M.Bouchard apréhende une « poussée centralisatrice nouvelle » bénéficiant de l'appui de l'unanimité des provinces.II faisait «illusion au document commun des provinces sur les politiques sociales déposé en décembre 1995.Pour le chef libéral, Daniel Johnson, il est clair que M.Bouchard « n'a pas lu une traître ligne » de ce document pour le décrire comme un appui à des veilléités centralisatrices fédérales.M.Bouchard « veut faire plaisir a tout le monde », résume Daniel Johnson, d'où ses positions ambiguës, selon lui.Le document évoque plusieurs entrées potentielles d'Ottawa dans les responsabilités actuellement provinciales, maintient-on chez les fonctionnaires québécois.On y évoque par exemple un système de santé national et un programme d'appui a l'enfance.Larose écorche Bouchard Le premier ministre manque de clarté et de fermeté, selon lui LIA LÉVESQUE de la Presse Canadienne Pour la première fois, le président de la CSN, Gérald Larose, critique les prises de positions récentes du premier ministre Lucien Bouchard : « Ça manque de clarté ; ça manque de fermeté et ça manque de perspectives.» M.Larose a fait ces commentaires hier à quelques journalistes, après avoir prononcé le discours d'ouverture au conseil confédéral de sa centrale à Montréal.Le président de la Confédération des syndicats nationaux cite trois dossiers dans lesquels le premier ministre Bouchard manquerait de clarté ou de fermeté, selon lui : le volet constitutionnel de la réunion des premiers ministres, les 20 et 21 juin ; le report de la Loi sur l'équité salariale ; la question linguistique.Même devant les 200 délègues des fédérations et des régions de sa centrale, M.Larose a ecorché M.Bouchard, surtout concernant sa participation lors du volet constitutionnel de la réunion des premiers ministres.Sa présence lors de ces discussions constitutionnelles « milite pour la confusion », soutient-il.« Là-dessus, je pense qu'il y a un flou artistique qui est contre-productif et qui permet à bon nombre de personnes de travailler à la reconstitution du marais qu'avait, de façon très habile, reconstitué Robert Bourassa au lendemain du lac Meech.» M.Larose trouve néanmoins que M.Bouchard doit participer à la réunion des premiers ministres, puisqu'il y sera question d'économie et de formation de la main-d'oeuvre.Mais sur le dossier constitutionnel, « nous n'avons pas d'affaires là et eux n'ont pas d'affaires dans nos affaires ».La question nationale « est la propriété exclusive du peuple québécois et Jean Chrétien n'a pas d'affaire là-dedans », s'est exclamé M.Larose.Le report de la Loi sur l'équité salariale pour les travailleuses déçoit aussi le président syndical.Il critique surtout M.Bouchard pour avoir cédé aux pressions des groupes patronaux, qui s'opposent à une telle loi.« On aura beau faire les smattes, faire les gens polis pour que le patronat nous accompagne, i! n'y aura pas un seul vote de plus de ce monde-là », en faveur de la souveraineté ou des questions sociales, avertit M.Larose.Sur la question linguistique également, le gouvernement Bouchard « sème la confusion » avec son bouquet de mesures.« Il y a à boire et à manger pour les uns et les autres », puisque M.Bouchard cherche à plaire à la communauté anglophone et aux militants de son parti en même temps, ce qui fait que son message n'est plus clair.Même sur la toute récente renaissance de la Commission de protection de la langue française, M.Larose a des reproches à formuler.« Je ne suis pas sûr que c'est l'approche bureaucratique qui est la meilleure.Il ne faut pas jouer inutilement avec les irritants.» Le dirigeant syndical préférerait une autre voie : « Il faut davantage affirmer à toute la société québécoise qu'ici, dorénavant, ça se passe en français ; donc on n'a pas besoin de trop de police.C'est pas nécessairement de ça dont on a besoin, mais d'un message constamment clair qu'il n'y a pas d'avenir en dehors d'une place toujours plus grande pour le français au Québec.» Les victimes de crimes sexuels mieux protégées Rock limite l'accès aux dossiers personnels des victimes d'actes criminels Autres informations liages B4jà B7 '4.MANON CORN ELU ER de la Presse Canadienne, OTTAWA Une personne accusée d'un crime d'ordre sexuel ne pourra plus, pour assurer sa défense, aller à la chasse aux dossiers personnels de sa victime.Le ministre de la Justice, Ail.in Rock, a présenté hier un amendement au Code criminel afin de mettre partiellement à l'abri tous les documents de nature personnelle des victimes d'agression sexuelle, y compris les dossiers médicaux, thérapeutiques, psychiatriques, scolaires ou religieux.Le projet de loi vise ainsi à protéger la vie privée et la dignité des victimfp de viol, de violence sexuelle ou d'in- 1 ceste.A l'avenir, pour avoir accès aux dossiers, l'accusé devra franchir deux étapes.Il devra d'abord établir devant le juge du procès que les dossiers visés seront fort proba-mublement pertinents pour régler un point en litige ou établir la compétence d'un témoin.Si on donne raison au prévenu, le juge examinera les documents en priyé.Il devra évaluer leur perti- nence possible en tenant compte des droits de la victime et de l'accusé.Une fois cette analyse terminée, le juge déterminera s'il permet au prévenu d'avoir accès au dossier en tout ou en partie.Le projet resserre les directives données en décembre dernier par la Cour suprême du Canada.Cinq des neuf juges avaient alors établi une série de balises pour permettre à la défense d'avoir accès aux dossiers en question.Les documents d'information du ministère de la Justice soulignent par ailleurs que la demande de dossiers personnels survient presque exclusivement dans les c.is d'accusations poifY infraction sextflle et vise presque unique- ment des femmes.Les groupes de femmes auraient voulu qu'on interdise complètement l'accès aux dossiers des victimes.Le ministre n'a pas répondu a leur demande.En fait, il a surtout cherché à améliorer et à clarifier la procédure prévue par la Cour suprême en ajoutant quelques garde-fous.Ainsi, la demande d'accès devra être étudiée par le juge du procès et non pas par le juge de paix charge de l'enquête préliminaire.Afin d'éviter les parties de pèche dans la vie personnelle des victimes, le projet de loi énumere une série (I arguments qui ne peuvent justifier à eux seuls, l'acies à un dos-sieil S 5 B 2 LA PRESSE, MON 1 KLAL.JEUDI l > JUIN [Wb Editorial La Presse André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins dijrecteur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Le temps de la maturité Alain Dubuc Le voyage au Canada et au Québec du premier ministre français, M.Alain Juppé, volontairement marqué par la sobriété, orienté vers des discussions de nature économique, représente très certainement un virage important dans les rapports, souvent houleux, entre Paris, \u2022 Ottawa et Québec.obhhbbhbhdbb Depuis trois décennies, ces relations triangulaires ont été dominées par la question nationale québécoise.D'où des rapports en dents de scie, marqués par les tiraillements, les jeux de coulisse, les guerres de drapeaux, les magouilles diplomatiques, où se manifestaient la soif d'attention québécoise, l'irritation canadienne, les louvoiements français.Ces jeux politiques, amplifiés par les liens historiques et culturels complexes entre le nouveau monde francophone et l'ancien, ont largement contribue a cantonner les rapports entre la France, le Canada et le Québec dans une espèce de passéisme ou s'exprimait ce qu'il y avait de moins noble dans les traditions de chacun, la francophobie anglo-canadienne, la dépendance nostalgique des Québécois et la tentation néo-colonialiste française.C'est donc avec le plus grand soulagement qu'il faut accueillir les efforts des trois capitales pour sortir de cette ornière.Dans un premier temps, il est clair que ce voyage sobre est à l'image du premier ministre français.Mais le gouvernement canadien a adopté la même retenue tandis que le gouvernement québécois a évité les pièges dans lesquels il sombre si facilement.Des Québécois nostalgiques regretteront l'époque ou les rapports avec la France étaient plus politiques.On Ta vu à l'absurde réaction des médias qui, pendant trois jours, ont tenté d'arracher à M.Juppé des déclarations de nature politique qui auraient ravivé les querelles triangulaires, et ont tenté de trouver un sens caché aux propos anodins et prudents du premier ministre français.11 faudrait se souvenir qu'il est normal et souhaitable que les chefs de gouverne nient des deux pays amis que sont le Canada et la France abordent ensemble des problèmes communs, comme le sommet du G 7 à Lyon, le rôle a jouer en ex-Yougoslavie ou en Haïti.Il faut se réjouir que MM.Chrétien et Juppé aient pu en discuter de façon cordiale sans empoisonner leur rencontre par d'inutiles querelles.D'autres déploreront le lait que les échanges culturels privilégiés entre la France et le Québec aient cédé le pas aux préoccupations économiques et commerciales.Mais la faiblesse des (.changes commerciaux avec la France, est l'indice d'une dysfonction de nos rapports, une anomalie qu'il faut corriger.Mais surtout, il est absurde d'opposer culture et économie, comme on le fait trop souvent dans le cas de la France.Les échanges économiques sont des véhicules privilégiés pour les échanges politiques, sociaux et culturels : encourager les PME des deux pays à traverser l'Atlantique, développer le TGV, renforcer les nouvelles technologies qui donneront au monde francophone sa place sur l'autoroute de l'information sont des gestes de nature économique, mais ce sont aussi des moyens pour renforcer les liens entre la France et le Québec de façon plus durable et plus tangible qu'une déclaration ministérielle ou la signature d'une entente politique.¦ I»Rl)ITSHf SI RVfS Entre démagogie et réforme Il est absurde d'opposer culture et économie, comme on le fait trop souvent dans le cas de la France.En s'attaquant avec timidité mais discernement au problème des libérations conditionnelles, le ministre fédéral de la Justice ne pouvait que laisser chacun sur son appétit.Les changements envisagés n'ont en effet rien pour calmer les vociférations populistes véhiculées par le Parti réformiste pour qui les criminels ne seront jamais assez longtemps en prison.Ni satisfaire ceux qui préconisent une révision globale du système actuel qui permettrait de concilier les impératifs de la sécurité publique avec des objectifs de réhabilitation.iwoMnHHB On ne peut que souscrire à la distinction que tente de faire M.Rock entre des assassins considérés comme plus dangereux que d'autres parce qu'ils ont commis plusieurs meurtres et ceux qui, n'ayant tué qu'une fois, sont présumés être moins susceptibles de récidiver.Encore que ce critère doive être nuancé par d'autres considérations.Comme, par exemple, le fait qu'un crime, commis dans un moment d'égarement, ait pu faire plusieurs victimes.Ce qui ne signifie pas forcément que son auteur soit pour autant un meurtrier moins récupérable que celui qui a causé la mort d'une seule personne.En refusant de céder devant les revendications hystériques de ceux qui, faute d'un retour à la peine de mort, voudraient qu'on mette tous les meurtriers dans le même sac, le ministre réussit à rassurer partiellement une population légitimement inquiète.Sans tomber dans le piège qui consisterait à transformer les prisons en cages pour criminels enragés qui n'ont rien à perdre parce qu'ils n'ont aucune chance d'en sortir.Il est clair, cependant, que ce projet cherche surtout à Pierre Gravel frapper l'imagination et à faire taire les critiques les plus virulentes.Mais en ne s'attardant qu'aux détenus condamnés pour meurtre, on passe à côté de ce qui constitue le principal motif d'insécurité face aux libérations conditionnelles : l'impression générale que, pour les autres sortes de crime, les peines d'emprisonnement sont souvent symboliques si on en juge par le nombre de délits commis par des récidivistes ou des détenus en période de probation.On en est rendu au point où n'importe quel policier ou citoyen le moindrement attentif s'amuse à convertir en termes de semaines ou même de jours les sentences en années ou en mois de prison que prononcent les juges.On n'a pas à s'étonner que, dans ce climat, il soit difficile de vanter les mérites des divers programmes de réinsertion sociale ou de réhabilitation des détenus.Ce n'est pas en resserrant les conditions de remise en liberté des meurtriers qu'on arrivera à faire disparaître le cynisme et la peur.Ni qu'on démontrera qu'il existe des solutions de rechange aux peines d'emprisonnement qui sont tout aussi efficaces.C'est en repensant tout le dossier des libérations conditionnelles pour toutes les catégories de détenus en vue d'un double objectif: ne pas garder inutilement en institution des condamnés qui ne sont plus vraiment une menace pour la société tout en s'assurani que ceux qui sont encore dangereux y restent.En se limitant aux mesures qu'il vient d'annoncer, le ministre se trouve à en faire à la fois trop et pas assez.Trop pour faire les nuances qui s'imposeraient et pas assez pour satisfaire tous les démagogues qui sévissent dans l'entourage de Preston Manning.Il est clair que le projet du ministre Rock cherche surtout à frapper l'imagination et à faire taire les critiques les plus virulentes.LA BOITE AUX LETTRES Ministère du pelletage ?¦ Lucien Bouchard a décidé de créer un ministère pour la région de Montréal.Cela semble une bonne idée, car la population de ce territoire, concentrée dans un espace restreint, représente à peu près la moitié de la population du Québec.Il semble donc normal de donner à Montréal une voix spéciale au Conseil des ministres.Cependant, il y a risque que la création de ce ministère alourdisse le fonctionnement du Conseil des ministres.En effet, chaque lois que les Montréalais penseront que leur ministre, Serge Ménard, n'a pas gagné son point, ils diront que ce ministère n'est qu'une nouvelle cour qu'on a in-\\ entée pour pelleter les problèmes qu'on ne velu pas résoudre, ou que ce ministère n'est qu'une invention pour éloigner Montréal du vrai centre décisionnel.Et lorsque ce ministre Semblera avoir gagné son point, les autres Québécois crieront à l'injustice parce qu'ils n'ont pas de ministre pour les représenter.Apres s'être aperçu, trop tard aussi, que ce ministère n était pas seulement inutile, mais nuisible, puisqu'il n'est, en tan, qu'un pelletage de problèmes qu'on ne peut plus régler lorsqu'ils sont dans une autre cour.I On éW les gouvernements f Serge Ménard iui qu'ils règlent eux-mêmes les problèmes, et non pas pour s'en laver les mains, en mettant sur pied des structures qui vont peut-être s'en charger, sans que l'électeur ne puisse sanctionner un échec éventuel.Luc RICHARD Montréal Projet de loi déposé en catimini ¦ Le 15 mai dernier, le ministre du Travail, Matthias Rioux, déposait en catimini le projet de loi 31 modifiant la Loi sur les nonnes du travail ( LNT ).Ce projet de loi vise essentiellement à imposer un ticket modérateur aux salarié( e )s ayant droit d'être représente* e )s gratuitement par uni e ) avocat( e ) de la Commission des normes du travail ( CNT ) dans un recours pour pratique interdite ou pour une plainte pécuniaire.Le montant de cette contribution obligatoire serait fixé ultérieurement par voie de règlement sans, de surcroît, souscrire à l'obligation de publication ni au délai d'entrée en vigueur prévus par la Loi sur les règlements.Le Front de défense des non- syndique( e )s s'oppose fermement .i ce projet de loi qui aura pour Conséquence de taire payer les sa-laiié( e >s pour des intractions commises par les employeurs.Concrètement, cela signifie, par exemple, qu'une femme victime d'un congédiement illégal lié à une grossesse dcvfa payer pour être représentée par un( e ) avocat( eV de la CNT, bien que cette femiw se retrouve sans revenu, et peut-être même sans prestations d'assurance-emploi si elle avait travaillé moins de 20 semaines avant son congédiement.Quand on sait que 84 % des personnes portant plainte à la CNT ont déjà perdu leur emploi et sont donc souvent sans revenus, quand on sait que bien des non-syndi-qué( e )s n'exercent pas de re-cours à Matthias Rioux l'encontre d'un employeur abusif par crainte de représailles et par peur d'être identilie( e )s comme des « employé( e )s problèmes » par d'autres employeurs, quand on sait que, dans l'état actuel du marche du travail, le nombre d'employeurs abusifs est loin d'être en régression, nous pouvons affirmer sans hésitation que cette loi encouragera la délinquance et le non respect des normes du travail chez les employeurs.De plus, cette loi augmentera considérablement les pressions, sur les personnes exerçant un recours, pour accepter des règlements à rabais à l'étape de la médiation, puisque les frais d'avocat( e ) s'imposeraient à l'étape suivante, soit celle de la comparution devant le Commissaire du tra\\ ail.Esther PAQUET Au bas de l'échelle Des actes dégradants ! ¦ Comme sportif j'ai été dégoûté de lire dans La Presse l'article sur l'initiation « sexy » de jeunes hockeyeurs.J'ai écouté également à la télévision de Radio-Canada l'entrevue faite à ce sujet avec le président de la Fédération québécoise de hockey sur glace.Effectivement, les actes commis par ces jeunes sont dégradants et entachent sérieusement leur réputation et celle de leur équipe.Dans mon esprit, l'entraîneur de cette équipe aurait dû être mieux renseigné quant aux faits et gestes de ses hockeyeurs, particulièrement au s \"jet de cette activité.Après tout, l'entraîneur joue un rôle imponant d'éducateur auprès des jeunes d'une équipe de hockes.Tout entraîneur doit être un guide, un phare qui éclaire le jeune et lui montre le droit chemin.Malheureusement, les entraîneurs ne prennent pas tous leur rôle au sérieux.Combien sont en poste seulement pour la gloire et la domination qu'ils exercent sur les jeunes.Yves PRÉFONTAINE Sherbrooke Apprendre à écrire, c'est apprendre à penser ¦ À ce stade-ci des états généraux «le l'Éducation, il me semble pertinent d'établir un lien entre l'enseignement du français et la conjoncture montréalaise.On a beaucoup parle des difficultés de nos enfants à l'écrit.Par conséquent, il me parait imponant de se poser la question suivante : du point de vue d'un entait pau- vre, que signifie au juste la possibilité d'écrire ?Écrire, c'est se reconnaître ; c'est devenir meilleur à ses propres yeux en même temps qu'aux yeux î de l'autre.Écrire est donc un ACTE qui valorise ; un plaisir.De plus, celui qui écrit ressent davantage le l besoin de lire.Par conséquent l'écriture permet aussi de développer un intérêt pour la lecture ( cf : les méthodes d'Éducation Active ).] Or, qu'est-ce qui peut donner à un enfant pauvre le désir d'apprendre, si ce n'est la possibilité d'agir ?Si ce n'est le PLAISIR ?Le ludique allié à la rigueur sont par ailleurs deux caractéristiques fondamentales de notre langue française.Dans les milieux défavorisés, seul le professeur de français peut guider l'enfant dans l'apprentissage de l'écrit.Les parents travaillent trop ou sont eux-mêmes peu instruits.Cet apprentissage est pourtant capital : apprendre à écrire et lire n'est rien de moins qu'apprendre à penser î Mais comment faire écrire régulièrement les élèves ?Dans l'horaire du secondaire, il n'y a jamais DEUX périodes consécutives en français ( et, cela est reconnu, il manque 15 % de temps d'enseignement consacre à la matière ) ! Comment faire aimer la littérature en l'existence des structures actuelles, car c'est bien là que réside en grande partie le problème de l'enseignement au secondaire.Gin^te N.DECOBERT \" écrivarjft » rt professeure LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 1 3 JUIN 1996 La Métropole ou le triomphe de l'envie wm \" ,\\ ou y'a de l'homme, y'a de J J ¦ Thommerie », disait un \\\\ H vieux dicton.qu'il fau- I drait probablement remet - ¦ à tre au goût du jour, quitte à \u2014 m lui faire perdre sa saveur : Là où y'a de la personne, y'a de la personnerie ! Telle est en tout cas la devise qu'il faudrait écrire en page frontispice de tous les traités de science politique.La politique est la quintessence de l'activité humaine et, pour la décoder, de même d'ailleurs que pour y exceller, il est utile de connaître les motivations des êtres humains.Notamment l'envie \u2014ce péché capital qui nourrit mille passions politiques.Ainsi en est-il de cette lancinante question de la « société distincte » et du « droit de veto ».Comment ça se fait, entend-on partout, que le Canada anglais refuse si farouchement d'introduire des notions aussi simples, aussi peu risquées, dans la Constitution ?La réponse tient en un mot : c'est Thommerie.Une affaire de nature humaine bien davantage que d'idéologie.Si l'on en doute, analysons la querelle latente qui se déroule, à Québec, autour du statut de la métropole.On y trouvera de frappantes analogies avec l'attitude des Canadiens anglais à l'endroit du Québec.On sait que l'Assemblée nationale étudie présentement le projet de loi portant création du ministère de la Métropole.L'idée même du ministère accordait à Montréal un statut particulier, puisqu'il n'y a pas de ministère de l'Abitibi, de la Beauce ou du Saguenay.Et alors, direz-vous ?N'est-ce pas normal de reconnaître le caractère distinct de Montréal ?Cela saute aux yeux, Montréal n'est pas comme le reste du Québec.Pourquoi ne pas consacrer cet état de fait dans l'appareil gouvernemental ?Très bien.On continue.L'idée première était d'accorder au ministre de la Métropole un droit de veto sur l'ensemble de la législation.Et alors ?N'est-ce pas normal que ce ministre puisse bloquer tel ou tel projet qui ne tiendrait pas compte de la spécificité UMU montréalaise ou qui nuirait au développement de Montréal ?N'est-ce pas la seule façon de lui permettre d'avoir prise sur la réalité, lui qui autrement serait condamné à jouer la mouche du coche autour des fiefs de ses collègues ?Je vous suis, et je suis entièrement d'accord avec vous, ne serait-ce que parce que je vis à Montréal.L'ennui, c'est que vous et moi, on n'est pas tout seuls au Québec, de la même façon que le Québec n'est pas tout seul au Canada.Sitôt annoncée la création du ministère de la Métropole, la nature humaine, en dehors de la métropole, s'est réveillée, et l'homme-rie est montée aux barricades \u2014 « Et nous, alors ?» \u2014, faisant écho à la remarque furibonde de l'homme d'affaires de Winnipeg Izzy Asper, qui s'était écrié, en lisant l'accord du lac Meech : « What about the rest of us ?What are we ?Chopped liver ?».( Et nous alors ?Qu'est-ce qu'on est ?De la viande hachée ?) Accorder au Québec le titre de société distincte, c'était, pour Asper, proclamer que le reste du Canada n'était qu'une banale pâtée homogène et indifférenciée, si peu intéressante qu'elle ne valait même pas une mention spéciale dans la Constitution.Idem ici.Accorder à Montréal le statut Lysiane spécial que confère un ministère spécial, c'était soulever l'envie des autres régions, et les porte-parole des régions ne l'ont pas envoyé dire au gouvernement.Le droit de veto ?Alors là, c'est encore pire.Mue par le même instinct viscéral, l'hommerie a levé le poing d'un même geste, de la pointe est du Cap ikll Breton a l«i pointe ouest de l'archipel de la Reine-Charlotte.Est-ce qu'on va donner à un ministre plus de pouvoirs qu'aux autres ?Est-ce qu'on va faire du représentant de la Métropole un second premier ministre ?Non, Monsieur ! No Sir ! hurlèrent les provinces quand il fut question de donner au Québec un droit de veto sur les questions susceptibles de l'affecter.Une province avec plus de pouvoirs que les autres ?Jamais ! N'avez-vous jamais organisé de party d'anniversaire pour un enfant ?Vous savez bien que tous les petits invités doivent avoir un cadeau, même s'il n'y en a qu'un dont c'est l'anniversaire.Les enfants ne changent pas tellement en vieillissant.Que font, en pareil cas, les gouvernements ?Ils essaient de ménager la chèvre et le chou.À Ottawa, on s'est évertué à répéter que « distinct » ne veut pas dire supérieur, que c'est un mot plutôt symbolique, et qu'au fond tout ça ne veut pas dire grand-chose.Et l'on a fait la distribution des vetos.Aux dernières nouvelles, il y en avait cinq : un pour les provinces de l'Atlantique, un pour le Québec, un pour l'Ontario, un pour l'Ouest et, cadeau-surprise de dernière mi- nute pour calmer les pleurs qui s'élevaient au bord du Pacifique, un beau vélo, pardon, un beau veto tout neuf pour la Colombie-Britannique.Idem à Québec.Pour apaiser la grosse crise de jalousie des autres régions, on a englobé autant de régions qu'on pouvait dans la « métropole », qui s'étend maintenant du nord de Saint-Jérôme à L'Assomption, Chambly et Vaudreuil, Montréal n'étant, dans ce paquet de viande hachée, qu'une municipalité parmi 111.Le projet de loi ne dira même pas que le siège social du ministère de la Métropole est situé à Montréal ! « Je ne veux pas qu'on croie .que mon ministère se sent supérieur aux autres », explique le ministre Ménard, faisant écho au ministre Dion qui, dans la foulée d'innombrables apôtres de Meech et de Charlottetown, sillone le Canada pour expliquer que « distinct » ne veut pas dire « supérieur ».Comme on ne pouvait donner à toutes les régions un veto sur la législation, le ministère de la Métropole n'en aura pas non plus.« M.Ménard demeure un ministre comme les autres ! », se félicite le président du cau-cus péquiste, François Gendron, faisant écho à Preston Manning pour qui le Québec doit être une province comme les autres, ni plus, ni moins.Finalement, le bouquet.Les autres régions auront, elles aussi, « leur » ministère, « leur » ministre, « leur » caractère distinct et « leur » statut particulier.L'automne prochain verra la création du ministère des Régions, présidé par Guy Chevrette.Finalement, d'un côté comme de l'autre, on a noyé le poisson.La métropole n'aura pas plus de statut particulier au Québec que le Québec n'en a un dans le Canada.Opinions L'accès aux nouvelles technologies de rinformation devra être équitable PIERRE S.PETTIGREW L auteur est ministre de la Coopération internationale et ministre responsable de ia Francophonie.Les technologies de l'information se multiplient et évoluent à une vitesse étourdissante.L'ordinateur, les CD-ROM et l'Internet continuent de révolutionner toutes les facettes de notre monde ( vie professionnelle et personnelle, apprentissage et loisirs ).Pour plusieurs, ceci représente une aventure passionnante qui promet énormément.Mais cette aventure lance aussi des défis de taille.La plupart des gens n'ont pas la possibilité ni les moyens de voyager sur l'autoroute de l'information.Au Canada, les dirigeants d'entreprises tiennent des vidéoconférences depuis dix ans, mais, en Tanzanie et au Bangladesh, il faut plus de dix ans pour obtenir le service téléphonique de base.(.) Ce fut pour moi un honneur de diriger la délégation canadienne à la conférence, à laquelle participaient des représentants de 40 pays.À cette occasion, nous avons ténu à réitérer l'engagement du Canada à combler ce fossé technologique.L'étendue de notre territoire nous a obligés à innover pour effacer les distances ; ce n'est donc pas par hasard que le Canada est devenu un chef de file mondial en communications par satellite, en radiodiffusion, en formation à distance ei en radio communautaire.11 nous fallait relier une population dispersée dans l'un des pays les plus vastes au monde en offrant des services de télécommunications et de radiodiffusion aux communautés éloignées en français, en anglais, dans de nombreuses langues autochtones et autres langues qui reflètent notre diversité culturelle.Nous avons tissé ces liens en nous basant sur deux principes : chacun a le droit d'être informé et de pouvoir communiquer dans sa langue.Cette expérience nous permet de jouer un rôle spécial dans les efforts internationaux pour établir une vision commune de l'équilibre a réaliser entre l'infrastructure et le contenu lors de l'élaboration des règles pour les nouvelles technologies de l'information et des communications.Notre gouvernement s'engage à construire l'autoroute de l'information, mais uniquement dans le but d'améliorer la condition humaine, en tenant compte du fait que la vigueur culturelle est aussi importante aux yeux des gens que la vigueur économique.Le potentiel de la nouvelle infrastructure est immense.Elle ouvre la voie à la croissance économique, à la création d'emplois et à la réduction de la pauvreté ; elle est un instrument de solidarité internationale ; et elle permet aux citoyens de tous les pays d'être mieux informés en plus de réduire l'écart entre les riches et les pauvres.De fait, les nouvelles technologies pourraient offrir aux régions Pierre S.Pettigrew moins favorisées la chance de sauter certaines étapes traditionnelles de développement.À titre d'exemple, l'utilisation de téléphones cellulaires dans des régions rurales d'Amérique du Sud permet aux entreprises locales de vendre leurs produits à des clients éloignés, et sauve même des vies en mettant rapidement en communication des patients très malades avec des spécialistes en soins de santé.Pour multiplier les succès, le Canada fait figure de chef de file sur le plan international.En effet, il a créé de nouvelles formes de partenariat entre des investisseurs, des technologues, des chercheurs, des gouvernements et des groupes de citoyens dans le but de bâtir une véritable société mondiale de l'information.(.) Dix-sept représentants d'institutions canadiennes, dont des sociétés de services informatiques, des fabricants d'ordina-teurs, des compagnies de téléphone et des universités, m'ont accompagné à Johannesburg pour participer à une exposition tenue en marge de la conférence internationale.Plusieurs ont annoncé des projets avec des partenaires de pays en développement.D'autres ont rencontré des ministres et des représentants du secteur des télécommunications d'Afrique, d'Asie et des Amériques intéressés par le savoir-faire canadien.Dans la majorité des pays en développement, c'est le secteur public qui absorbe 40 % à 60 % des commandes.Ce négoce crée certes des emplois pour les Canadiens, mais il faut bien comprendre qu'il n'est possible que si les pays en développement gèrent avec confiance leur propre adaptation à la société mondiale de l'information.D'où notre plus vif désir de nous atteler aux problèmes dont ces pays nous font part.Dans cette optique, nous partons du principe que l'accès universel aux technologies de l'information doit être équitable et que des mesures doivent être prises pour cibler les grimpes marginalisés.Et nous avons déjà agi en ce sens.Notre expérience nous permet de jouir d'une solide crédibilité auprès des pays tant du Nord que du Sud dans le domaine des technologies de l'information et des communications.Si nous gérons ces questions avec sagesse et travaillons à élaborer une vision commune de l'utilisation de ces technologies, nous pourrions faire progresser la lutte contre la pauvreté, la maladie et la dégradation de l'environnement.(.) La privatisation des services : une entreprise de camouflage MICHEL VËZINA L auteur est président du Syndicat des professionnelles et professionnels municipaux de Montréal.Montréal est confrontée à de multiples problèmes d'ordre politique, urbanistique, sociologique, économique et fiscal.En tant que ville métropolitaine, Montréal a des obligations financières et sociales que d'autres municipalités n'ont pas.Elle finance en totalité ou en partie des événements et des équipements qui bénéficient à l'ensemble du Québec.Elle accueille la grande majorité des immigrants qu'il faut intégrer, de même que les populations les plus déshéritées qui viennent y chercher des services ou espèrent y trouver du travail.Pour toutes ces raisons, plusieurs observateurs avisés de la scène municipale identifient la négociation d'un nouveau pacte fiscal comme le principal enjeu du développement de la métropole.Mais l'incapacité de Pierre Bour-que à cet égard est évidente.Lui qui disposait d'un momentum favorable sur ce dossier au moment de son élection, n'a fait qu'indisposer les ministres concernés en multipliant les maladresses et les déclarations contradictoires.Sa dernière bourde en cette matière est d'avoir déclaré au quotidien The Gazette, au début de mai, que Montréal n'a aucunement besoin d'un nouveau pacte fiscal, tandis que deux mois plus tôt, le vice-président de comité exécutif, Sam-my Forcillo, affirmait que Montréal a besoin de 100 millions de dollars supplémentaires.Les difficultés financières de Montréal sont cependant réelles et on situe le manque à gagner annuel de la Ville entre 200 et 300 millions.Plutôt que de prendre ses responsabilités en tant que premier magistrat, voilà que Pierre Bourque tente par tous les moyens de vendre en totalité ou en partie les services municipaux, aidé en cela par un groupe de sages dont les visées de certains ne sont que trop évidentes.Récemment, le nouveau patron de SNC-Lavalin déclarait à un quotidien montréalais que la privatisation de « tous, sans exception, des services de la Ville de Montréal permettrait à SNC-Lavalin de faire travailler ses employés et d'augmenter ses profits.>» Mais la privatisation des services municipaux peut-elle constituer une solution aux problèmes de Montréal ?Rien n'est moins sûr.Au cours des derniers mois, plusieurs médias ont fait état des dangers importants que comporte la privatisation des services publics.L'augmentation des coûts et la réduction de la qualité des services, les situations d'abus et de privilèges, la perte d'expertise dans des domaines de pointe, etc.sont autant d'écueils à éviter.Par ailleurs, la liquidation des actifs ne représente pas non plus une solution a moins qu'elle ne serve au remboursement de la dette.La Ville, qui a bouclé son dernier budget grâce a la vente du casino a la Pierre Bourque moitié de sa valeur, ne peut continuer sur cette lancée, car bientôt il n'y aura plus rien à vendre et le problème budgétaire restera entier.La privatisation des services publics ne peut être le fruit d'une inspiration soudaine, ni se limiter à des considérations techniques ou financières, comme c'est le cas actuellement.Elle doit s'appuyer sur une réflexion approfondie des enjeux du développement et de l'avenir de la métropole.Dans le dossier privatisation, la Ville a adopté une démarche contraire à celle qui devrait prévaloir.Elle s'est mise à chercher ce qui pourrait être privatisable avant même de s'interroger sur les bénéfices réels que les Montréalais pourraient en tirer.Et c'est pourquoi la privatisation de tout service public doit être débattue sur la place publique avec une entière transparence et non être concoctée en vase clos avec l'entreprise privée.On parle de privatiser l'eau depuis plusieurs mois déjà, mais on ne sait toujours pas pourquoi elle devrait l'être, ni comment, ni avec qui.Le maire Bourque avait promis des consultations publiques sur la question à la mi-avril.Nous arrivons à la fin du printemps et il n'y a toujours rien.Il est vrai que Montréal doit offrir de meilleurs services à de meilleurs coûts, alors que ses responsabilités vont en s'accroissant et que ses revenus ont tendance à diminuer en raison de la baisse de la valeur immobilière.Mais avant de songer à privatiser tout et n'importe quoi, il y a d'autres avenues à explorer, dont la première est la mise en ordre concertée, avec les syndicats et les employés, de la gestion municipale.Les employés et les syndicats ont déjà démontré qu'ils étaient prêts à collaborer en ce sens puisqu'une telle démarche avait été amorcée avec succès sous la précédente administration.Mais la révision des processus administratifs et la réorganisation du travail exige du temps, de l'énergie et de l'imagination, ce qui n'a rien à voir avec les deux ou trois rencontres bidon auxquelles Pierre Bourque et Noushig Hloyan nous ont convies depuis un an et demi.Parmi les autres correctifs les plus évidents qui pourraient être apportés, citons d'abord la restriction du recours à la sous-traitance qui a doublé depuis deux ans alors que le nombre des travailleurs municipaux est reste sensiblement le même.Il y a une meil- Michel Vézina leure utilisation des ressources permanentes, un objectif qui peut être atteint en favorisant la mobilité professionnelle et la flexibilité des fonctions.On peut aussi planifier le travail, tout simplement ! L'augmentation du nombre de gestionnaires est également ques-tionnable.Il y a surencadrement de certaines catégories d'em-pjoyés.Par exemple, un cadre supervise le travail de quatre professionnels alors que 17 cols bleus sont supervisés par un contremaître.Le degré d'encadrement des professionnels est difficilement justifiable compte tenu de leur niveau d'éducation et souvent de sé-niorité.Et comment expliquer que les cadres soient presque aussi nombreux aujourd'hui qu'il y a quelques an-n é e , alors qu'entre 1988 et 1992 quelque 300 d'entre eux ont été syndiqués chez les professionnels, ce qui aurait dû réduire considérablement leur nombre.En 1986, il y avait 791 cadres à la Ville et, en 1993, il y en avait encore 775 ! Aujourd'hui, ils sont environ 700.Par ailleurs, la crise généralisée des finances publiques impose à toutes les administrations publiques de revoir leurs façons de faire.Une reddition de comptes basée sur l'atteinte de résultats doit être envisagée.Des objectifs de travail concrets et quantifiés doivent être fixés et ceux-ci doivent être accompagnés d'un calendrier de réalisation ainsi que d'un estimé des coûts.À l'heure actuelle, et c'est particulièrement le cas pour les gestionnaires, la seule reddition de compte aux paliers supérieurs de gestion se fait sur le respect des normes réglementaires et des budgets.Il y a donc des gains importants à aller chercher de plusieurs façons.Et des solutions de redressement, il y en a d'autres, en autant qu'on veuille se donner la peine de les trouver et de les réaliser.Le partenariat peut aussi avoir sa plate pour certaines activités, mais certainement pas de la façon dont on procède actuellement.L'un îles arguments de légitimation de la privatisation des services publics est la soi-disant plus grand efficacité du secteur privé.Mais il peut être délicat de comparer le rendement des administrations publiques à celui des entreprises privées.Leurs raisons d'être et leurs objectifs ne sont pas les mêmes.L'entreprise privée doit être concurrentielle et réaliser des profils, tandis que l'administration publique doit offrir des services de qualité au meilleur coût possible à la population et, dans une certaine mesure, redistribuer la richesse sociale.La fonction publique ne peut sacrifier ses responsabilités sur l'autel d'une idéologie de la performance.L'assainissement des finances publiques est certes un objectif à poursuivre, mais en aucun cas, il ne peut tenir lieu de projet «le société.A2B I LA PRESSE.MONTRÉAL, JEUDI 1 3 JUTN 1996 Politique Commerce interprovincial : une réunion moins productive que ne le souhaitait Québec K ATI A GAGNON du bureau de La Presse.QUÉBEC La ministre de l'Industrie et du Commerce, Rita Dionne-Marso-lais, ressort « déçue » d'une réunion avec ses homologues des autres provinces qui avait pour but d'étendre la portée de l'Accord sur le commerce interprovincial.Mme Dionne-Marsolais espérait que l'accord bilatéral conclu entre le Québec et l'Ontario donnerait le ton à la rencontre et pousserait d'autres provinces à ouvrir leurs marchés publics \u2014 ceux des municipalités, des établissements de santé ou d'éducation \u2014 aux entrepreneurs des provinces voisines.« On aurait aimé progresser un peu plus rapidement.Mais nous avons contribué à faire avancer la discussion », souligne-t-elle.L'Ontario et le Québec ont notamment proposé certaines modifications à l'Accord, sur le modèle de ce que les deux provinces ont elles-mêmes conclu, qui pourraient bien se concrétiser lors de la con- férence des premiers ministres, la semaine prochaine à Ottawa.*< On va peut-être sortir de la conférence avec des engagements un peu plus fermes », espère la ministre.C'est que d'autres provinces se sont montrées intéressées par la conclusion d'ententes bilatérales à l'image de l'accord Québec-Ontario, qui se sont mutuellement ouvert près de 60 % de leurs marchés publics.«< Les provinces sont toutes intéressées à élargir l'accès de leurs entreprises à d'autres marchés.Si le Québec et l'Ontario ont signe, je ne vois pas pourquoi les autres ne pourraient pas le faire.Il nous reste beaucoup de travail à faire pour en arriver à une véritable libéralisation des échanges », dit-elle.Mais le Québec n'est évidemment pas prêt à signer un accord qui ne lui donnerait qu'un accès factice aux marchés des autres provinces, à cause de toutes sortes de restrictions qu'on y accolerait, signale la ministre.Le projet de loi sur i'assurance-médicaments franchit l'étape de l'adoption de principe ru i rc unouiun __i__i*_ _>_.n___ .¦ ¦ i .¦ GILLES NORMAND du bureau de La Presse, QUÉBEC Le chef de l'ADQ, Mario Dumont, a voté avec les libéraux contre le projet de loi de l'assurance-médicaments, qui a franchit l'étape de l'adoption de principe, hier.Ainsi, des 99 députés présents sur 123 \u2014 les nouveux élus de l'Assomption et d'Outremont n'ayant pas encore prêté serment \u2014 61 péquistes se sont prononcés pour le projet de loi 33, tandis que 37 libéraux votaient contre, de même que Mario Dumont.Le projet de loi à été déféré devant la Commission des affaires sociales, qui en fera l'étude article par article, avant qu'il ne soit soumis à la procédure finale d'adoption.S'il est adopté, le projet permettra à près de 1,2 million de Québécois qui ne sont couverts par aucun régime d'assurance d'être assurés par la Régie de l'assurance maladie du Québec.Ils devront payer une prime annuelle de 175 $ par adulte, une franchise de 100 S et une coassurance représentant 25 % du coût des médicaments au-delà de cette franchise.Les personnes âgées et les prestataires de l'aide sociale devront également contribuer aux coûts des médicaments.Pour cette clientèle, les médicaments sont présente-menis gratuits, à l'exception d'une contribution de 2 $ par ordonnance exigée des personnes âgées.Ces mesures feront économiser près de 300 millions par année au gouvernement.Le ministre de la Santé souhaite qu'il soit adopté avant l'ajournement de la session parlementaire, la semaine prochaine, tandis que les libéraux réclament un report afin de se donner plus de temps pour analyser cette pièce législative.Les libéraux, Daniel Johnson et Pierre Paradis en tète, ont par ailleurs reproché hier au gouvernement de continuer, par l'entremise d'une ligne téléphonique 1-800, de donner des informations à la popu- lation qui le désire, alors que la loi n'existe pas, le projet de loi n'ayant pas été adopté en dernière lecture.Pour le leader parlementaire libéral, M.Paradis, cette mesure équivaut à « ridiculiser » l'Assemblée nationale.Du côté du gouvernement, on n'est évidemment pas de cet avis.Et le leader parlementaire Pierre Bélanger, et le ministre de la Santé, Jean Rochon, soutiennent que les citoyens veulent de l'information et qu'il est à propos de la leur fournir.À la période des questions, le chef libéral, Daniel Johnson, a commencé l'échange en s'adressant au premier ministre pour obtenir le report du projet de loi.Lucien Bouchard a répondu que le ministre de la Santé accordait « tout son soin » à ce projet de loi, qu'on avait déjà décidé que c'est la RAMQ et non les assureurs privés qui gérerait ce régime d'assurance et qu'il souhaitait qu'on puisse adopter le projet de loi « le plus vite possible ».M.Rochon a pour sa pan rappelé que le projet de loi permettrait à 300 000 enfants d'obtenir une couverture d'assurance sans frais, ni prime, ni franchise.Mode, c b a u s s U r e s .acte s s o i r e s .c o s m é t i q u e s .articles de bébé, b a g a g e s .meuble s .a p p a reil s t électroniques, literie, salle de bains, quincaillerie, rénovation, gros électroménagers TOUS LES VELOS TOUT-TERRAIN, CASQUES ET PATINS À ROUES ALIGNÉES EN STOCK 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I Canada 1996 Sears Canada Inc Tous les articles de cette page n'ont pas été offerts dans tous les magasin Sears LA PRESSE.MONTREAL.JEUDI I î JUTN ]M6 B 5 Politique Dossier cubain Zedillo refuse de s'engager Presse Canadienne OTTAWA Après s'être adresse aux parlementaires canadiens et avoir signé quelques ententes, le président mexicain Emesto Zedillo est reparti d'Ottawa, hier, sans avoir approuvé d'actions conjointes avec le Canada pour s'opposer aux mesures de représailles américaines contre Cuba.Il a laissé entendre qu'il pourrait appuyer une mesure législative dite « miroir », en ce qu'elle s'inspirerait de ce que le Canada pourrait faire afin de forcer les compagnies mexicaines à continuer de transiger avec Cuba.Mais le président Zedillo voit des limites à cette solution et ne s'est pas engagé à suivre le Canada dans cette voie.« Il s'agit d'une des mesures que nous considérons sérieusement.Cependant (.) je ne veux pas mentir aux compagnies mexicaines en leur promettant une loi qui les rendrait totalement invulnérables à la loi Helms-Burton ».a-t-il expliqué.« Il n'existe pas de réponse législative définitive, a-i-il ajoute, simplement parce la loi Helms-Burton est une action unilatérale.En bout de ligne, il devra y avoir une décision unilatérale de la part des États-Unis pour changer celle situation.»\u2022 Des conjoints violents pourraient contre-înterroger leurs victimes Le projet de loi sur V aide juridique soulève des critiques KATIA GAGNON du bureau de La Presse, QUÉBEC Le projet de loi sur l'aide juridique, qui prévoit une réforme en profondeur du régime, pourrait amener plusieurs hommes accusés de violence conjugale à se passer des services d'un avocat pour contre-inter-roger eux-mêmes leurs épouses lors d'un procès.Le projet de loi du ministre Paul Bégin prévoit en effet que les services d'un avocat payé par l'État sont offerts seulement aux accusés qui risquent d'ecoper une peine de prison.Or, dans la majorité des cas de violence conjugale, le procureur de la Couronne ne réclame pas la prison, recommandant plutôt une amende, une thérapie ou des travaux communautaires.Les conjoints violents qui se verraient refuser les services de l'aide juridique \u2014 et qui n'ont pas nécessairement les moyens de se payer un avocat \u2014 pourraient donc choisir, comme c'est le droit de tout citoyen, d'assurer eux-mêmes leur défense et, ainsi, de contre-interro-ger leur victime en cour.Une situaiion « insensée » qui pourrait, à long terme, entraîner les femmes victimes de violence conjugale à ne plus porter plainte contre leur mari, par peur d'être confrontées à lui lors d'un procès, croient l'opposition libérale, des groupes de femmes ainsi que des associations d'avocats.« Ces hommes-là savent très bien ce qui peut intimider leur conjointe.Ça amènerait sûrement plusieurs femmes à ne plus porter plainte », s'indigne Louise Rien-deau, du Regroupement des maisons d'hébergement pour femmes victimes de violence conjugale, qui estime qu'en vertu du projet de loi de Paul Begin, la grande majorité des agresseurs n'auraient plus droit à l'aide juridique.Mais cela poussera-t-il nécessairement les conjoints violents à se défendre eux-mêmes ?Cette situation est tout de même rarissime : seuls deux cas se sont produits dans l'histoire canadienne, selon le cabinet du ministre de la Justice.« La question, ce n'est pas de savoir combien de conjoints vont le faire.C'est la philosophie judiciaire qui est en cause dans le projet de loi », rétorque Michel Roberge, président de l'Association des avocats de défense du Québec.Selon M.Roberge, il serait très simple, pour le ministre Bégin, d'inclure un amendement à son projet de loi qui stipulerait que les conjoints violents ou les agresseurs sexuels ont automatiquement droit à l'aide juridique si leurs revenus le justifient.Un avis que partage le barreau du Québec, venu reclamer que cet aspect du projet de loi soit revu.« M.Bégin fait preuve d'une insensibilité flagrante dans ce dossier.Il sait que ces cas peuvent se produire, il l'a confirmé lui-même l'an dernier », déplore Nicole Loi-selle, porte-parole de l'opposition libérale sur la question.« Pourquoi refuse-t-il d'amender cet article ?Même s'il n'y a qu'un cas, c'est un de trop », lance-t-elle.Cette éventualité pourrait en effet se concrétiser, admet le ministre de la Justice, qui croit cependant que dans la pratique, les procureurs ei les administrateurs du régime d'aide juridique éviteront de tels faux pas.Sans qu'elle figure dans le projet de loi, une directive sera émise pour tenter de passer outre, le plus possible, à de telles situations, plaide-t-il.« Je ne défends pas la chose, mais il faut comprendre qu'il y a un droit, pour une personne, de refuser l'aide juridique et ni vous ni moi n'y pouvons rien parce que c'est un droit fondamental », dit-ii.À son cabinet, on souligne également que dans l'ensemble des causes au Québec \u2014 pas uniquement celles de violence conjugale \u2014 70 % se soldent par un plaidoyer de culpabilité : il n'y a donc pas, à ce moment, nécessite de contre-in-lerroger la victime.L'ETE PASS TRES LIMITEE.BERLINE INTEGRA 96 48 MOIS pour urvj Tertps limité \u2022sasSL I tnt de loatton-tail de 48 m m (total des paiements 158241) i-o.jr u modj k MP541 I M .WH'ipter tk- - -Hi'à un dépôt de «*runtt et ur\u2022 Moteur de 139 ch, 1,8 litre, 16 soupapes.DACT 0 Boite manuelle à 5 vitesses 0 Freins assistés à disques aux quatre roues 0 Serrures et lève-glaces électriques 0 Suspension indépendants à double fourchetu 0 i)eu\\ coussins pneumatiques (SRS) 1A 0\\S PïMCl.OS Tas®» INCLUS ACURA 2.2CL 1997 ACURA 2.5TL PfHiM \u2022 JfsJ TFf^lPS I ir-il T f Tant dt lûCtttOCVbtil (fc j-t mob ii*)Ui paiement) ^ l i««ir if M-«vU-M1U\\ ! n jtfinntlr dr *h \"v \u2022ii i dépôt de sécurité *\\ un BUi HOC K X iH l ,Tvl llf-11\".\u2022 If\u2014Il I » Tant d» l\"CJtJ0f] hail v> mu!- (total do paJemenM If» 128$) p\"»ir ii un defKif \u2022 ej i«> ; r k.»upptaiKHUm \u2022 ixw îrjud \u2022 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don 1^ pour l'amour W des enfants FONDATION DE L'HÔPITAL SAINTE-JUSTINE U\\.\\ .^45-4710 B 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 1 3 JUIN 1996 Politique Côté souhaite l'adoption du système de scrutin expérimental MARIO FONTAINE Un système de scrutin expérimental, testé pour la deuxième fois lors des partielles de lundi soir, a permis une nouvelle fois d'abaisser le nombre de bulletins rejetés.Au point où le directeur général des élections, Pierre F.Côté, souhaite qu'on l'adopte de façon définitive lorsqu'on amendera la loi électorale, l'automne prochain.Au lieu de marquer son vote par un X, une croix ou un crochet, l'électeur noircit simplement un cercle de 3 millimètres.Aucun bulletin n'est rejeté parce que le noircissement dépasse le cercle ou qu'au contraire celui-ci n'est pas totalement noirci.Et plus de querelles autour de marques tremblées, trop pâles ou qui dépassent le cercle blanc.Lundi soir, 1,17 % des bulletins ont été rejetés dans Outremont, comparativement à 1,54 % lors des élections générales de 1994.Les chiffres sont respectivement de 1,78 % et 1,88 % dans L'Assomption.La diminution avait été encore plus marquante lors de deux autres partielles, tenues celles-là en février dernier dans La Prairie et Jonquière : le nombre de bulletins rejetés avait été carrément réduit de moitié.« Il y aura toujours des bulletins REPORTAGE PUBLICITAIRE Les agents immobiliers de La Capitale affichent une performance supérieure à la moyenne Laval, le 1 3 juin 1 996 - Au siège social de La Capitale, courtier immobilier agréé, on a toutes les disons de se réjouir en lisant les statistiques de la Chambre immobilière du Grand Montréal qui viennent de paraître pour le mois de mai.Celles-ci révèlent en effet que les agents de La Capitale ont enregistré, depuis le début de 1996, une performance supérieure à la moyenne et ce, à plusieurs chapitres.\"Nous sommes très fiers de la performance de nos agents, nous dit Paul Legault, président-directeur général de La Capitale, courtier immobilier agréé.Dans un marché où la concurrence est très forte, nos agents tirent bnllament leur épingle du jeu et je les en félicite.De notre côté, nous faisons tout en notre possible pour qu'ils puissent obtenir des résultats supérieurs à la moyenne et nous continuerons à le faire.\" Les agents de La Capitale convertissent davantage de contrats de courtage (inscriptions) en ventes Le tableau no 1 est très révélateur de la supériorité des agents de La Capitale.Il s'agit du pourcentage des contrats de courtage, ou \"inscriptions\", qui ont été convertis en vente.Depuis le début de l'année, les agents de La Capitale devancent leurs collègues de toutes les autres grandes bannières: Re/Max, Century 21, Trans-Action, Sutton, Royal LePage, etc.Tableau n°1 % DES CONTRATS DE COURTAGE CONVERTIS EN VENTES 50% _ ¦EHB _ JJfl/o QO oo/ 40% _ 30% \u2014 20% _ 10% _ o%_ 38,3% 3£ 3 B §2 u ce < 0 30,5-/.o p i3 Pour plus de renseignements sur La Capitale, visitez sont site Internet http://www.LaCapitale.com rejetés, autour de un p.cent probablement.Mais à ces taux-là il ne s'agit pas d'erreurs mais bien de votes volontairement annulés.Des électeurs qui ne veulent voter pour aucun des candidats ou s'assurer que personne ne vote à leur place », expliquait hier le DGE.Bien que très satisfait des nouveaux bulletins, M.Côté croit toutefois que leur existence sera assez éphémère.Il prévoit en effet l'arrivée, au cours des prochaines années, soit du vote électronique, soit de « machines à voter » comme il en existe déjà aux États-Unis.Des technologies particulièrement utiles lorsque les électeurs sont appelés à se prononcer sur plusieurs questions ou candidats.Selon Pierre F.Côté, deux facteurs expliquent qu'on ne les utilise pas encore : le coût de leur implantation et la confidentialité du vote.La mise en place d'une cane d'électeur devrait faciliter l'implantation de ces systèmes ici.Une machine à voter a été essayée l'automne dernier à Hull pour les élections municipales, et il ce fut un succès.A L'OCCASION DE LA ête des (Pères, toute notre superbe collection de montres est en ^jp^^a-B-^c a des rabais allant jusqu'à chez HeMSLetys 660, rue Sainte-Catherine Ouest, coin rue Université 12390412-6*3 866-3706 0> Le service InfoBref Bell Le téléphone le plus lu.Le quotidien le plus écouté! Service rapide GRATUIT* accessible 24 heures sur 24.7 jours par semaine, à l'aide d'un téléphone TouchTone Pour entendre le contenu de ces différentes rubrique s.composez le 875-2*55.Puis, au son de la voix, composez le code à trois chiffres correspondant à la rubrique choisie.Pour sortir rapidement de lune de ces rubriques, faites le l ^ puis, au son de la voix, appuvez sur le 9.Vous pourrez alors choisir une autre rubrique.\u2022 Dans /ii tout d'appel locah feuleittent Nouvelles en bref 00 La Une:.Nouvelles locales.Nouvelles sportives.Nouvelles économiques:.Nouvelles nationales et internationale s Art> et spectacles: .tn primeur \u2022 Éditoriaux Question du jour Question sportive du jour Commentaires aux chroniqueurs de la Pressi_ Claude Picher Ré jean Tremblay :.Pierre Foglia .110 120 I K) 140 150 160 170 210 220 230 241 242 24 \\ Info-Affaires ' Bell \\ surveiller cette semaine .N iuveaux médias nouvelles technologies l Causeries et conférences d'affaires: .Perfectionnement en gestion:.Marketing, communication \\ ente et service a la clientèle :.Production, qualité et environnement : Ressources huma.nés et formation : .Inlormatiqae:.Résultats de la loterie h 49: .Lotto Super 7:.Sélect 42 : .Banco:.La Quotidienne : Bulletins météorologiques denvironnement Canada 311 .*21 331 341 351 361 371 3hl 411 412 4M 414 4H £3 Région de Montréal.\t421 Prévisions.« long terme «Montréal»\t422 Lstrie.Québec.Laurentides :\t42 < villes canadiennes:\t424 Villes américaines\t42^ Produits et services de Bell.\t.>2\" réléconférence et i ideoconterence.\t530 Services de / a Presse\t Sen ice des abonnements : .Annonces clussees : .Publicité: .Red a», t.on:.Information sur les concours: Renseignements généraux INFO AR1S Bell 610 621 ' 610 640 650 660 Abonnes de Bell MohiliW comjx >se/ sans frais * Bref À surveiller cette semaine Danse :.Musique et art lyrique:.Théâtre: Variétés et humour : .L\\i tsitions iï musées Service personnalisé (accès dm-i: 710 720 730 740 750 77(1 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 1 3 JUIN 1996 Politique Programmes sociaux: CD.Howe exhorte Ottawa à ne pas favoriser les provinces moins nanties Presse Canadienne ottawa L'Institut CD.Howe exhorte le gouvernement fédéral à ne pas favoriser les provinces moins nanties aux dépens des mieux nanties en ce qui a trait au financement des programmes sociaux.L'institut admet que l'adoption d'un système plus égalitaire aurait de fortes répercussions sur les provinces moins nanties, notamment le Québec et Terre-Neuve.Mais cela « éliminerait aussi certaines frictions dans les relations fédérales-provinciales déjà surchauffées », soutient le groupe de réflexion conservateur dans une nouvelle élude économique.Le ministre fédéral des Finances, Paul Martin, a annoncé dans son budget de 1995 que deux programmes existants relatifs au financement de programmes sociaux seraient combinés en un nouveau Transfert canadien en matière de santé et de programmes sociaux.L'analyste du CD.Howe, Ken-neth Boessenkool, soutient dans son exposé que la méthode utilisée pour calculer les sommes que reçoivent les provinces conformément au transfert canadien perpétue l'injustice faite à l'Ontario, à l'Alberta et à la Colombie-Britannique.Ottawa fournit des fonds pour les programmes sociaux, mais il permet aussi aux provinces de lever leurs propres impôts.M.Boessenkool affirme que le système fournit aux provinces moins nanties plus que leur juste part de fonds alors qu'il n'en remet pas assez aux provinces mieux nanties.Il soutient que la solution réside dans la conversion du transfert canadien en un système d'attribution de fonds uniquement et qui remettrait de l'argent aux provinces selon leur population.Allait Rock refuse de confirmer ou de nier l'existence de pourparlers avec Mulroney MANON CORNELLIER de la Presse Canadienne.ottawa Ottawa aimerait conclure une entente hors cour pour mettre fin à la poursuite de 50 millions S pour libelle intentée par l'ancien premier ministre Mulroney contre le gouvernement fédéral, a indiqué le ministre de la Justice, Allan Rock.« J'espère qu'il sera possible d'avoir une entente entre les parties mais à l'heure actuelle, il n'y en a pas », a-t-il déclaré hier à sa sortie des Communes.Il a ajouté qu'une entente semblable serait même « souhaitable » et que, « naturellement, re serait mieux pour les parties d'avoir un accord, tout dépendant des termes ».M.Rock a systématiquement refusé de nier ou de confirmer l'existence de pourparlers entre les avocats de M.Mulroney et ceux du gouvernement fédéral.Il s'est contenté d'indiquer qu'aucune négociation « formelle » n'était en cours et que personne ne discutait de dé- dommagement financier.« Un règlement n'est pas imminent et il n'y a pas de proposition concrète sur la table », a-t-il répété avec insistance tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la Chambre.Il a dit à plusieurs reprises que l'ancien premier ministre était à l'origine de la poursuite et qu'il pouvait toujours demander à ses avocats de présenter une proposition de règlement, laissant entendre qu'Ottawa ne prendrait pas l'initiative.Mais, a-t-il précisé, il serait prêt à étudier toute proposition que M.Mulroney aurait à faire.La conclusion d'une entente n'équivaudrait pas à un aveu de culpabilité de la part d'Ottawa, a-t-il souligné.« Que quelqu'un veuille résoudre une cause ne signifie pas qu'il reconnaît être responsable », a-t-il souligné.Le réseau anglais de la télévision de Radio-Canada rapportait mardi soir que le gouvernement fédéral tentait de négocier une entente depuis quelques semaines afin de mettre fin à la poursuite.Selon CBC, M.Mulroney aurait exigé des excuses, le remboursement de ses frais judiciaires et le versement d'un don à un organisme charitable de son choix.Interrogé à ce sujet, le premier ministre Jean Chrétien s'en est remis aux avocats.« Je ne sais pas ce qui se passe dans ce dossier-là », a-t-il dit au cours d'une conférence de presse donnée en compagnie du président mexicain, Ernesto Zedil-lo.De son côté, l'avocat principal du gouvernement.Me Claude-Armand Sheppard, a nié que des négociations soient en cours.Pour sa pan.le porte-parole de M.Mulroney, Luc Lavoie, a dit ne pouvoir confirmer ou infirmer la tenue de pourparlers, les discussions entre avocats étant confidentielles.Hier soir, CBC maintenait sa version des faits.^1 Mazda Protégé SE 1996 ^TH^^'V W |^tt* ^^^^F* ^^^^w iw La toute nouvelle Mazda Protégé i I \\l II m 8 11 II SE vous offre le meilleur rapport 1 Jy M 1 ^^^1 J \\é Jk m qualité-prix sur le marché.Remarquez ce que vous obtenez EST PETIT, CEST LE PRIX.comme équipement standard : siège arrière rabattante 60-40, volant inclinable, essuie-glace a balayage intermittent et radio AM/FM stéréo avec lecteur de cassette et 4 haut-parleurs.Côté mécanique?Un moteur nerveux de 1,5 litre à 16 soupapes DACT et direction assistée - elle tourne sur un 10 c ! - suspension arrière a double bras trapézoïdal brevetée et barre stabilisatrice avant.Et non seulement il s'agit de la 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B 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 1 3 JUIN 1996 Actualités McGill se distancie de la propagande d'un professeur GILLES PAQUIN Le groupe anglophone Forum Québec a dénoncé hier la campagne du professeur Robert Lecker, de l'université McGill, auprès des médias américains qualifiant sa prose de « propagande incendiaire » indigne d'un chercheur universitaire.L'organisme montréalais qui prône un rapprochement entre anglophones et francophones réagissait ainsi à la diffusion aux États-Unis d'un texte de M.Lecker accusant le gouvernement du Québec de prôner des politiques racistes.« C'est de la propagande incendiaire visant à promouvoir la haine et la violence.Un document tendancieux qui repose sur des sources peu crédibles », a déclaré le porte-parole de Forum Québec, Dèrmod Travis.Selon lui, le texte transmis aux grands mé- dias et aux investisseurs américains est « indigne » d'un chercheur universitaire.Il ne cite aucune étude sérieuse et ne donne qu'une version tronquée et partisane des faits, dit-il.« Si M.Lecker avait rédigé son travail pour un cours de sciences politiques 101 il aurait lamentablement échoué en raison de la piètre qualité de sa recherche.Il critique tout ce que dit ou fait le gouvernement du Québec, mais ne situe jamais cela dans le contexte politique canadien », ajoute M.Travis.* Pour Forum Québec, il est déplorable que M.Lecker s'appuie sur la réputation de l'université McGill pour détruire l'image du Québec dans l'opinion publique américaine.Un tel exercice cause un tort considérable à tous les citoyens, c'est de l'autodestruction.soutient le groupe.Le doyen de la faculté des Ans de McGill, Carman Miller, a pour sa part condamné la démarche de M.Lecker et déploré le fait qu'il y associe le nom de cette institution.Il s'est également dit tout à fait en désaccord avec cette vision du Québec.« Même si son document porte le nom de l'université, il intervient à titre personnel.Il ne parle ni au nom du département d'anglais, ni au nom de la faculté des Ans, ni au nom de l'université McGill », a dit M.Miller.Tout en défendant la liberté d'expression des universitaires, M.Miller souligne que celle-ci doit être exercée de manière responsable.Cela signifie vérifier les faits et en donner une interprétation honnête et équilibrée, dit-il.Lorsque M.Lecker prétend que le Québec vit en régime répressif, je vous assure que plusieurs de ses collègues ne partagent pas son avis, dit-il.Bon nombre, en sciences politiques, en sociologie et ailleurs à l'université vont dire exactement le contraire, croit M.Miller.« Je vis au Québec depuis 30 ans et je peux vous affirmer catégoriquement que c'est une des sociétés les plus tolérantes que je connaisse.J'ai vécu le référendum de 1980 et celui de 1995 en tant que fédéraliste et j'ai toujours été traité avec respect », affirme M.Miller.Selon lui, il n'y a aucune raison de définir notre société par ses extrémistes.Nous vivons dans une société civilisée, dit-il, mais malheureusement il y a de bons et de mauvais universitaires comme il y a de bons et de mauvais hommes d'affaires.Écoles : les parents témiscamains obtiennent un sursis CAMILLE BEAULIEU collaboration spéciale, ANGLIERS Une semaine après l'érection de trois barricades routières par des parents d'élèves, les commissaires de la commission scolaire Lac-Témiscamingue ( CSLT ) ont annoncé, mardi soir à Angliers, devant 150 Témiscamains enchantés, un moratoire d'un an sur toute fermeture d'école au Témiscamingue.Les parents de ce coin de pays protestaient depuis quelques semaines contre huit fermetures d'écoles prévues au plan triennal adopté par la CSLT le 29 avril dernier.Trois écoles devaient fermer dès l'automne prochain.À la suite de compressions budgétaires \u2014 environ 1 million sur les 27 millions du budget de la CSLT \u2014 plusieurs villages peu peuplés des secteurs nord et est témiscamains, Angliers, Fugèreville, Rémigny, Lafor-ce, Moffet, Belleterre, Guérin et Thorne, perdaient leur dernière école primaire ou secondaire.Le budget annuel alloué par la CSLT pour l'ensemble de ces écoles s'élève à 250 000 $.L'année de sursis permettra, ont précisé mardi les commissaires, de mener à bon terme une étude sur l'ensemble des services, aussi bien éducatifs que sociaux, communautaires, municipaux, etc.dont bénéficie la population de ces secteurs périphériques du Témiscamingue.Il s'agira essentiellement de tirer toutes les ficelles budgétaires pour assurer la pérennité du plus grand nombre de services, au meilleur coût possible.La suggestion de cette étude est venue à la mi-mai dernier du ministre régional, et ministre des Affaires municipales, Rémy Trudel.Le ministre précisait alors dans son communiqué : «< C'est avec la concertation du monde municipal et de l'éducation qu'une région comme le Témiscamingue s'organise pour prendre en charge elle-même sa destinée.» Les municipalités, la MRC et les parents assumeront une large part de responsabilités, semble-t-il, dans cette nouvelle répartition du fardeau des services gouvernementaux et paragouvemementaux.Mardi soir, tandis que les commissaires promettaient de couper les coins ronds dans la mesure où tout le monde fera des efforts, de nombreux parents estimaient toujours que la solution doit venir de la CSLT.Porte-parole d'un comité de parents, Simonne La-plante, par exemple, réaffirmait : « C'est pas parce qu'on est petits qu'on doit disparaître.On parle du territoire du Québec.Le centre, Montréal, a besoin des périphéries parce que les ressources naturelles sont chez nous.On ne peut pas faire d'agriculture sur le trottoir de la Sainte-Catherine ! Mon argent a la même valeur que celui de quelqu'un qui vit au centre-ville!» Le ministre Perreault en tournée provinciale Presse Canadienne QUÉBEC Le ministre de la Sécurité publique, Robert Perreault, commence aujourd'hui dans la région de Québec ( à Beaupré ) une tournée provinciale pour expliquer les orientations et les objectifs de la révision de l'organisation policière annoncée le 1« mai dernier.S'il paraît disposé à discuter et amender peut-être certaines modalités d'application, il est hors de question que le ministre apporte des modifications à l'augmentation des coûts déjà annoncés pour les services de base de la Sûreté du Québec dans les petites municipalités.Les municipalités de comté doivent absorber une majoration de 30 millions $ cette année en retour de services de la SQ.M.Perreault a rappelé que c'est au Québec que l'on retrouve le plus bas coût per capita des services de la police provinciale avec 42 $ par habitant.Cette contribution doit être portée à 70 $.En somme, c'est environ 1,3 million de personnes de plus qui paieront pour les services de la SQ dans les petites municipalités.Dans l'esprit du ministre Perreault, il s'agit simplement de rétablir une plus grande équité et de mieux répartir les coûts de la police parmi les citoyens des 1100 municipalités que couvre la SQ.LES AVANTAGES OFFERTS « Garantie a vie ' PJu* de lamelles par sloro - Bagfueîte d'inclination ;!e à utiliser ; \u2022 tfaii au bas ferme ?Giann de surote flrcaVThru htenant offert avec itfuM antistatique \" h.eia- POUR VOUS.UNE PRIME Calvin Kein À l'achat d'une de ces fragrances Calvin Klein, vous recevrez un tee-shirt en prime! 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