La presse, 17 juin 1996, B. Économie
[" B Montréal, lundi 17 juin 1996 E c onomie La Presse EDITORIAL / MONDE / ARTS SPECTACLES / ANNONCES CLASSEES L'informatisation des PME progresse de pair avec la micro-informatique PAUL DUR!VAGE L'informatisation des petites et moyennes entreprises du Québec progresse avec la baisse des coûts et les gains d'efficacité de la micro-informatique.Mais les PME demeurent nettement moins avancées que les grandes entreprises à ce chapitre.C'est ce que révèle notamment le dixième sondage d'une série mensuelle qui vise à percer les pratiques, vues, intentions, souhaits et projets des PME du Québec.L'étude est menée par la division recherche-stratégie du Groupe Everest pour le compte de la Banque Nationale et La Presse.Parmi les 300 PME sondées, 78 % disposent d'au moins un ordinateur personnel ou micro-ordinateur, une technologie fort abordable et relativement simple, 48 % ont un mini-ordinateur, déjà plus complexe et coûteux, et seulement 22 % ont un ordinateur central, qui fait figure de dinosaure de l'ère de l'informatique.Ces statistiques sont à rapprocher avec celles rendues publiques récemment par le Centre francophone de recherche en informatisation des organisations ( CEFRIO ).On y trouvait que presque tous ( 99,8 % ) les établissements qui ont 100 employés et plus font usage d'équipements informatiques.Les ordinateurs des PME sont le plus souvent constitués en réseau.Plus de la moitié des ordinateurs personnels ou micro-ordinateurs sont ainsi reliés, chacun avec 13 postes de travail en moyenne.Le système de réseau permet la mise en commun des diverses ressources informatiques et la possibilité d'échanger des documents, du courrier et de travailler en groupe à partir d'ordinateurs personnels.La mode de l'intranet n'a par contre gagné qu'une seule entreprise de notre échantillonnage et seulement 5 % ont l'intention de se doter éventuellement de ce type de réseau interne apparenté à l'Internet.Selon une étude de Forrester Research, une maison de recherche de San Francisco, 16 % des grandes entreprises américaines utilisent déjà un réseau intranet et la moitié des autres prévoient en installer un dans la prochaine année.Les PME connaissent pourtant bien l'Internet et font leur chemin à grande allure sur l'inforoute.Près du quart d'entre elles ont en effet déjà accès à un réseau d'informations externe du type Internet.Cela corrobore le dernier sondage de La Sondage Banque Nationale / Groupe Everest / La Presse Les équipements informatiques des PME Équipements Ordinateur central Mini-ordinateur ou serveur Micro-ordinateur ou ordinateur personnel dit PC \u2022IBM \u2022Compatibles IBM \u2022Macintosh \u2022Autres Ordinateur portatif Imprimante % des 300 PME qui en possèdent 22 48 78 20 69 10 9 25 58 \t% des 300 \tPME qui en Équipements\tpossèdent Système d'exploitation\t \u2022DOS\t53 \u2022Windows 3.1 ou 3.11\t49 \u2022Windows 95\t30 \u2022Mac\t6 \u2022Autres\t18 Logiciels\t \u2022WordPerfect\t41 \u2022Word\t29 \u2022Excel\t28 \u2022PowerPoint\t14 \u2022Harvard Graphics\t4 \u2022Lotus\t32 \u2022Dbase\t15 \u2022Access\t12 \u2022Paradox\t3 \u2022 Quark\t3 \u2022PageMaker\t9 Presse, après un premier coup de sonde semblable en novembre dernier.La statistique pourrait atteindre plus d'un tiers au cours de la prochaine année si les autres PME réalisent leur projet déclaré.Les PME recourent surtout à l'Internet pour la recherche d'informa- tions ( 15 % des PME sondées en font ) et l'échange d'informations par vidéoconférences, forums et courrier électronique ( 11 % ).Le commerce électronique est peu populaire.Seulement 4 % des PME font la vente de leurs produits ou services sur le réseau mondial et 2 % y effectuent des achats.Peu de PME ont leur propre site WEB.Près d'une petite entreprise sur cinq utilise un système de commande électronique.Parmi les différents outils,.l'EDI ( échange de documents informatisés ) obtient un taux de pénétration de 10 %, contre 4 % pour le courrier électronique et 0 % pour l'Internet.La popularité de l'EDI est récente car la majorité des PME qui recourent à ce mode le font depuis seulement deux ou trois ans.Méthodologie ¦ Ce sondage a été effectué entre le 10 et le 17 mai 1996 auprès de dirigeants de 300 PME du Québec.Ces PME ont été sélectionnées aléatoirement parmi un ensemble de quelque 25 000 entreprises québécoises définies comme suit : \u2014 entre 10 et 200 employés ; \u2014 chiffre d'affaires de 500 000 $ ou plus ; \u2014 tous les secteurs d'activité, à l'exception des organismes gouvernementaux.Un total de 481 dirigeants ont été rejoints.De ce nombre, 300 entrevues ont été complétées pour un taux de réponse d'environ 62 %.Un échantillon de 300 entreprises donne une marge d'erreur de plus ou moins 5,7 %, 19 fois sur 20.CETTE SEMAINE Lundi ¦ La compagnie Bell Helicopter Textron, de Mirabel, annonce un important projet d'investissement.Les gouvernements du Québec et du Canada contribuent financièrement au projet dans le cadre de l'Entente auxiliaire Canada-Québec.Le fabricant d'hélicoptères est établi à Mirabel depuis maintenant dix ans.Mardi ¦ Statistique Canada a mesuré les hausses ( et baisses ) de salaires contenues dans les conventions collectives conclues en avril.Selon les économistes, on peut s'attendre à voir des hausses marginales de 0,2 à 0,7 % en raison des restrictions dans le secteur public.Statistique Canada avait compté une augmentation moyenne de 0,3 % en mars.¦ Le fabricant de matériel de transport Bombardier tient son assemblée annuelle à Montréal.Bombardier a obtenu d'importants contrats cette année.L'entreprise québécoise est notamment impliquée dans la construction d'un train à grande vitesse en Floride.Jeudi ¦ Une modeste reprise des ventes au détail est attendue alors que Statistique Canada publie le compte pour le mois d'avril, ce jeudi.Les ventes au détail étaient demeurées pratiquement inchangées en février et mars.Vendredi ¦ Les expéditions manufacturières devraient rebondir de plus d'un pour cent en avril après avoir chuté de 1,2 % en mars.Les économistes de la Banque de Montréal notent en effet que la production d'automobiles s'est rétablie après les arrêts de travail du mois de mars dans les usines de General Motors.Paul Durivage DOSSIER France Télécom : le vent de la concurrence YANN LE GALES et JACQUES DE SAINT VICTOR Le Figaro Si tout se déroule comme prévu, le gouvernement français devrait réussir un difficile pari social : transformer pour le 1er janvier 1997 France Télécom en une entreprise publique dont l'État, qui restera actionnaire majoritaire, mettra en bourse une première tranche du capital au début de l'année prochaine.La loi permettant cette transformation devrait être présentée au Parlement d'ici à la fin du mois.Tirant la leçon des conflits sociaux de novembre et décembre, le premier ministre Alain Juppé a joué sur tous les fronts.Il a proposé le maximum de garanties aux 152 000 salariés de l'opérateur public dont l'écrasante majorité possèdent le statut de fonctionnaires \u2014 on ne compte qu'environ 5200 contractuels dont un peu plus de 3000 cadres.Il a également décidé de miser sur le dialogue en engageant d'importantes négociations sociales comme l'explique Michel Bon, président de France Télécom.Un rôle clé Malgré les réelles garanties accordées \u2014 maintien du statut de fonctionnaires et recrutement de fonctionnaires jusqu'au 1er janvier 2002 ; paiement des retraites assuré par l'État, actionnariat du personnel à hauteur de 10 % \u2014 et l'attitude à la fois conciliante et ambiguë du syndicat FO, qui est le quatrième syndicat à France Télécom, il représente actuellement près de 15 % du personnel, mais a joué un rôle clé dans le passé pour bloquer toute réforme du statut, le gouvernement joue une partie difficile face à un personnel inquiet et des syndicats résolument hostiles.Il saura s'il a réussi à faire passer cette réforme à l'issue de la grève du 4 juin, nouvelle journée d'action contre la réforme du statut soutenue par tous les syndicats.La raison de cette transforma- tion du statut de France Télécom ?L'opérateur public français est le dernier des 20 premiers exploitants mondiaux à ne pas être une entreprise à part entière.Il est depuis le 1er janvier 1991 un étrange hybride typiquement tricolore baptisé établissement autonome de droit public.Or, depuis 10 ans, le Japon, l'Angleterre et l'Allemagne dont l'opérateur Deutsche Telekom est l'allié de France Télécom ont à la fois changé le statut de leurs opérateurs et joué la carte de la concurrence sous la puissante influence des États-Unis.La France, elle, s'était contentée ces dernières années d'ouvrir son marché à la concurrence en respectant ses engagements vis-à-vis de Bruxelles.Une nouvelle loi fixant les règles de la concurrence à partir du 1\" janvier 1998 a été adoptée par les députés à la mi-mai.Malgré ce handicap, France Télécom s'est certes imposé comme le 4*mc opérateur mondial de télécommunications derrière le japonais NTT, l'américain ATT et l'allemand Deutsche Telekom.Il a profité du mouvement de privatisation mondial des opérateurs de télécommunications en remportant des succès en Argentine et au Mexique.Il exploite des réseaux de téléphones mobiles en Grèce, en Pologne, au Liban et en Inde.Bien placé Il est bien placé pour devenir le 2*™ opérateur en Suède et a avancé ses pions en s'alliant à Olivetti en Italie.Il a même réussi en association avec Deutsche Telekom à devenir actionnaire à hauteur de 10 % de la compagnie américaine de communication longue distance Sprint et a créé la société Global One Tirant la leçon des conflits sociaux de novembre et décembre, le premier ministre Alain Juppé a joué sur tous les fronts.dont Deutsche Telekom et Sprint sont actionnaires après de longs mois de bataille homérique avec les autorités de Bruxelles et de Washington.Mais tous les experts sont d'accord pour admettre que France Télécom, groupe soumis à la pesante tutelle du seul État, n'avait plus la liberté de manoeuvre nécessaire pour demeurer un opérateur téléphonique performant.La mise sur le marché d'une minorité de son capital, puisque l'État conservera 51 % de son capital, devrait notamment avoir un effet positif sur l'attitude des pouvoirs publics en leur interdisant de commettre certains actes dictés d'abord par des considérations budgétaires comme le passé l'a démontré à de nombreuses reprises.À contrario, si France Télécom n'était pas devenue une entreprise publique, l'opérateur tricolore risquait à terme de se retrouver dans la situation désastreuse d'Air France malgré les efforts de gestion accomplis ces dernières années et de bons résultats, puisque ses profits pourront peut-être lui permettre l'an prochain de briguer le titre de l'entreprise championne de France des bénéfices.La concurrence Monopole depuis des décennies, France Télécom se prépare activement à affronter la concurrence sur tous les fronts à partir du 1« janvier 1998.Certes, l'opérateur public doit déjà faire face à des concurrents sur le marché des entreprises et des mobiles.L'opérateur américain MFS construit son propre réseau à Paris pour desservir les établissements financiers.Et, dès le 1er juillet, la SNCF ou des sociétés d'autoroutes pourront louer leur réseau de télécommunications à des challengers de l'opérateur public.Mais la déréglementation va s'accélérer.Résultat : France Télécom a mis en place une nouvelle organisation en misant sur la décentralisation.Son premier objectif : permettre aux agences commerciales et aux hommes et aux femmes de terrain d'avoir une plus grande liberté de manoeuvre.Car les dirigeants du futur exmonopole sont persuadés que les concurrents privés ne se contenteront pas d'attaquer le seul marché des entreprises.Mais qu'ils essaieront également de séduire les consommateurs grand public.Méthodes de travail Cela explique que l'opérateur public souhaite changer ses méthodes de travail de manière spectaculaire.« Nous devons améliorer notre réactivité dans tous les domaines et donner plus d'autonomie aux agents qui sont en face des clients pour qu'ils puissent résoudre eux-mêmes 90 % des problèmes.Nous devons adopter une culture commerciale pour que les clients sortent satisfaits dans l'instant », explique Jean-François Pontal, directeur de la branche grand public, qui a accompli l'essentiel de sa carrière chez Carrefour.Bien qu'il dispose déjà d'une large panoplie d'outils pour écouter les consommateurs et qu'il pratique régulièrement des sondages, le quatrième opérateur mondial de télécommunications sait qu'il doit cesser d'imposer ses solutions et ses services aux clients.Afin de réaliser ces nouvelles ambitions, l'ex-administration, dirigée depuis des décennies par des ingénieurs, doit apprendre à marier marketing et technologie.L'époque des menus imposés est révolue.Voici venu le temps des tarifs et des produits adaptés aux différents types de consommateurs.Une stratégie commerciale déjà adoptée dans les communications mobiles.du Maurier LES ÉVÉNEMENTS du Maurier présente DEM3NTREAL WWUfifMUfUfflWI en collaboration ave< Le batteur des ROLLIIUG STOIUES dans son 1er concert de jazz à Montréal ci,' CKAC730 4 JUILLET A 20H30 rfb»=w g!î LA PRUSSE, MONTRÉAL, LUNDI 17 JUIN 1996 Editorial Ln Prusse André Dcsmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président iiTÉDrn:uR Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Des moyens démesurés Pierre Gravel On peut bien être pour la vertu mais ça ne donne pas ie droit de fouiller dans la vie privée de n'importe qui pour essayer d'y découvrir des péchés non avoues.C'est pourtant ce qui risque de se produire avec le projet de loi 32 accordant au ministère québécois du Revenu des pouvoirs démesurés pour tenter de lutter contre la fraude fiscale.Même à la lumière des amendements annoncés en castastrophe, jeudi dernier, devant les nombreuses critiques soulevées par ce plan.h iiHiiiiiiHiMiiH Telle que proposée, cette mesure donnerait aux fonctionnaires la liberté d'aller « à la pêche », à tout hasard,, dans les fichiers du gouvernement dans l'espoir d'y découvrir des pistes menant à des contribuables qui auraient caché des revenus.Un pouvoir que n'ont même pas les corps policiers qui ont pourtant le mandat de traquer les criminels.Or, ce n'est pas le rôle du ministère du Revenu qui est d'abord là pour recevoir les sommes dues à l'État.Quitte à faire enquête, le cas échéant, pour étayer des soupçons raisonnables sur des citoyens ou entreprises qui auraient tenté de s'en tirer à trop bon compte.À l'heure actuelle, pour l'impôt comme pour la police, la loi protège le principe fondamental selon lequel toute personne est présumée innocente jusqu'à preuve du contraire.À ce titre, elle a droit au respect de sa vie privée et Les fourbes Irlande viendra-t-elle à bout de ses extrémistes ?Il y a d'abord Gerry Adams, le chef du Sinn Fein, le bras droit de l'organisation terroriste IRA.Ce parti a été exclu des négociations de paix en Irlande du Nord tant que l'IRA ne renonce pas à la violence.Le lendemain de l'explosion d'une bombe qui a fait des centaines de blessés à Manchester, M.Adams réclame une fois de plus une place à la table des négociations, comme pour souligner qu'il est prêt à mettre tout à feu et à sang pour parvenir à ses fins.Ce L'attentat de Manchester exprime le dépit de l'IRA de se sentir exclue d'un processus dé paix qui l'écarte du pouvoir.Lors des élections, le Sinn Fein a obtenu 16 % des voix.Ce résultat montre l'importance de sa participation aux négociations, mais ne lui donne pas le droit de dicter des conditions que cinq électeurs d'Irlande du Nord sur six rejettent.Cependant, Gerry Adams a un allié, quoiqu'il ne se considère pas comme tel : le révérend Ian Paisley, chef de file des protestants qui veulent à tout prix maintenir un lien constitutionnel avec la Grande-Bretagne, fait tout pour torpiller les négociations auxquelles il participé.Normalement, il devrait profiter de l'énormité du crime de l'IRA pour faire pencher la conférence de son côté, mais ses idées, qui datent du XVIIIe siècle, le pousseront à continuer à semer la discorde.Cette obstination des Gerry Adams et des Ian Paisley est toutefois trop monstrueuse pour empêcher les Irlandais de se ranger de plus en plus nombreux derrière ceux qui veulent la paix.Frédéric Wagnière à la confidentialité des informations qui la concernent.De même, sauf dans les cas de présomption d'acte illégal, elle doit être informée et donner son consentement pour toute utilisation de renseignements personnels à d'autres fins que celles auxquelles ils étaient destinés.C'est pourquoi tout service qui prétend avoir un motif sérieux de faire une entorse à cette règle doit d'abord en convaincre un juge afin d'obtenir une permission exceptionnelle de se livrer à une écoute électronique, ouvrir le courrier, consulter un rapport médical, un compte bancaire, un dossier de conducteur, etc.Il arrive par ailleurs que, pour des raisons d'efficacité ou d'économie, des agences gouvernementales en viennent à échanger des banques de données pour étoffer ou mettre à jour des fichiers portant sur des groupes de citoyens.Par exemple, pour corriger la liste électorale permanente à partir des changements d'adresse effectués auprès de la Régie de l'assurance-maladie.Même alors, dans ce même souci de protection de la vie privée, la loi soumet ce genre d'opération à l'accord préalable et à la surveillance de la Commission d'accès à l'information.Ce sont ces mécanismes de défense des citoyens contre toute intrusion injustifiée de l'État dans leur vie privée que l'on voudrait maintenant court-circuiter dans l'espoir d'attraper des fraudeurs.De là, cette demande d'autorisation globale permanente pour la libre consultation des 1 200 fichiers \u2014 à l'exception des dossiers médicaux \u2014 détenus par les divers ministères, organismes publics et parapublics ou municipalités du Québec.Histoire de voir si, par hasard, en scrutant des listes d'enfants inscrits dans les écoles privées, on ne coincerait pas un père de famille qui, d'après ses revenus déclarés à l'impôt, n'a pas norma- lement les moyens de payer de tels frais de scolarité.À moins qu'il ne gagne plus qu'il n'y parait.grâce au travail au noir ! Même si, en toute justice pour la grande majorité des citoyens qui s'acquittent honnêtement de leurs obligations, on ne peut que souscrire aux efforts du gouvernement pour éliminer la fraude, ce projet reste odieux et L'opposition a raison de demander qu'on prenne le temps d'étudier tous les aspects de la question pour essayer de réduire les dangers d'abus.dangereux.En dépit des concessions faites pour essayer de rassurer le Vérificateur général, la Commission d'accès à l'information, le Barreau et tous ceux qui ont exprimé de sérieuses réserves quant à sa portée.C'est pourquoi le ministre promet de faire preuve de prudence pendant la première année de son application.Ce n'est pas assez.Ce projet de loi remet trop en cause la présomption de bonne foi qui doit exister entre les citoyens et l'État pour être adopté à toute vapeur en fin de session.Cette fois, l'opposition a raison de demander qu'on prenne le temps d'en étudier tous les aspects pour essayer de réduire les dangers d'abus.Au moins en balisant mieux ce qui doit rester une procédure d'exception.Car, une fois engagés dans cette voie, on pourrait bien payer très cher et longtemps ce réflexe de panique qui nous aurait amenés à nous incliner devant Big Bro-ther.Même si c'est pour nous aider à sortir du déficit.Le.fora : DROITS nSBKVfiS LA BOÎTE AUX LETTRES Une façon d'affirmer son indépendance ¦ J'oeuvre dans le milieu de l'enseignement, au niveau collégial, depuis plus de 20 ans.Des tenues vestimentaires frôlant l'indécence, j'en ai vues.Veuillez me croire ! Mais ce qui se trame présentement me choque et me scandalise.J'ai appris, de la bouche même d'une de mes étudiantes, qu'un très large réseau de jeunes femmes, principalement issues de différentes institutions collégiales et universitaires, ont décidé de fréquenter les parcs et les plages de la province SEINS NUS, au cours de la saison estivale, en espérant que leur initiative fera boule de neige.Il s'agit, selon elles, « d'une affirmation de leur indépendance, en tant que femmes libres des années 2000 ».J'aime autant ne pas penser à ce qui se passera lorsque les hommes décideront, à leur tour, d'affirmer leur indépendance ! De grâce, mesdemoiselles, revenez à la raison avant qu'il soit trop tard ! Si Dieu avait voulu que les femmes se promènent torse nu comme des hommes, il ne nous aurait pas pourvues de poitrines ! Cannelle GAGNON enseignante Pourquoi ne pas garder la même question ¦ Quoi qu'en dise Monsieur Chrétien, quoi qu'il fasse, la décision concernant l'avenir du Québec sera prise par les Québécois.Pour ce qui es^de la question, le (ielf.it est relativement facile à régler.11 suffit de poser à nouveau la question du dernier référendum, une question qui a été légitimée par le vote de Monsieur Chrétien, par les fédéralistes de tout acabit, et avec une majorité requise de 50 % des votes valides plus une voix.En ce qui concerne la reconnaissance de la majorité requise et du pays en question, ce ne sont certes pas les tribunaux qui vont en décider.Le débat présent est inutile et il est heureux de constater que, contrairement à l'inexpérimenté ministre fédéral des Affaires intergouvernementales, Stéphane Dion, le Conseil du patronat reconnaît désormais que la décision relève du gouvernement du Québec.Ce débat est cependant futile, car la reconnaissnee du Québec et sa légitimité avec 50 % des votes valides plus une voix a déjà été entérinée par les autorités internationales en la matière, lors du dernier référendum.En effet, le titre des médias internationaux, lors de la dernière campagne référendaire, advenant une victoire du OUI avec 50 % des votes valides plus une voix était déjà choisi, à savoir : « A new country is born ».Tout le reste n'est que pur « placotage ».Une fois la barre des 50 % franchie, les souverainistes savent bien qu'ils seront majoritaires, et une majeure partie des fédéralistes sauront aussi que l'optioon souverainiste est majoritaire.Quand la digue saute, ce n'est plus le temps de songer à retenir l'eau.Jacques BOUCHER Ancienne-Lorette Oui, on peut trouver des livres québécois à Paris ¦ Il m'apparaît essentiel de compléter l'article de Achmy Halley, publié dans votre édition du 26 mai 1996, en précisant qu'il est possible de trouver des livres québécois à Paris à la librairie canadienne Abbey Bookshop, 29, rue de la Parcheminerie, dans le Quartier latin ( 5e arrondissement ) Cette librairie, fondée en 1989, sans l'aide de l'État, dispose d'une importante quantité d'ouvrages québécois, neufs et usagés, et organise régulièrement des soirées de lecture publique avec des auteurs québécois.Bernard COLAS Montréal Radio-Québec : le monde à l'envers ! ¦ Où est le problème ?Le Syndicat des techniciens, affilié à la CEQ, exige le respect de la loi 45, ce qui, semble-t-ll, impose des restrictions inacceptables aux producteurs privés.La clé dans la porte, pourquoi ?Aux dires de notre ministre de la Culture et des Communications, Louise Beaudoin, sans émissions-locomotives comme Les grands A, Radio-Québec ne peut prétendre à une cote d'écoute décente.Conclu- sion : l'existence de Radio-Québec n'est plus justifiée, un point, c'est tout ! Le gouvernement actuel 'dénonce le dédoublement et le double-emploi.Pourtant, il est d'accord pour financer, à raison de 55 millions par année, une télévision qui dédouble celle de Radio-Canada et des chaînes privées.On oublie que la seule justification de l'existence de Radio-Québec, se trouve dans son mandat éducatif, mandat qui fut respecté durant la première moitié de son existence de vingt-huit ans.Aujourd'hui, la taille de Radio-Québec est ramenée à celle qu'elle n'aurait jamais du dépasser.Radio-Québec compte autant d'employés permanents qu'il y a vingt ans.Ses locaux sont superbement équipés.En 1985, la Direction générale des moyens d'enseignement du ministère de l'Éducation lui a été intégrée sous le vocable de « Direction de la télévision éducative formelle ».Son infrastructure éducative est toujours intacte et fonctionnelle.Mais pour la retrouver, il faut dégonfler les égos, réduire le nombre de voyages sur la Croisette, chercher sa légitimité dans une démarche résolument éducative, renoncer au marché global, remplacer la cote d'écoute par des mesures d'impact sur des clientèles-cibles.' Et, pour- Louise Beaudoin quoi pas, rapatrier les milliers de dollars que les Québécois souscrivent lors des campagnes de financement de PBS en les « quêtant » auprès de son auditoire pour des projets d'envergure.Les difficultés de Radio-Québec viennent de ce que sa direction n'a pu résister à la tentation valorisante déjouer dans les « ligues majeures », sur le même terrain que les diffuseurs commerciaux.Et les ministres des Communications ont fini par trouver normale une telle vision.Ca n'est pas la loi 45 qui blesse, mais l'ampleur des productions.Nul doute qu'avec une programmation moins « flamboyante », même les petits producteurs seraient en mesure de respecter cette loi.Financer une télévision qui en dédouble une autre c'est un gaspillage ; investir dans une télévision résolument éducative, c'est un investissement.Où est le problème ?Notre gouvernement voit les choses à l'envers, un point, c'est tout ! Guy PARENT réalisateur et scénariste N.B.¦ La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui font suite à des articles publiés dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair et concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit : La boite aux lettres, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y 1K9. LA PRHSSfc, MONTREAL, LUNDI 17 JUIN L996 B 3 Monde » » » L'EXPRESS INTERNATIONAL Netanyahu achève de former sa coalition d'après AFP BUCAREST llie Nastase battu ¦ L'ancien champion de tennis llie Nastase a été largement battu hier à l'élection pour la mairie de Bucarest par le candidat de l'opposition, le juriste syndicaliste Victor Ciorbea, selon un sondage à la sortie des urnes.M.Ciorbea, 42 ans, représentant de la Convention démocratique ( alliance de l'opposition libérale) obtiendrait 63,5 % des voix, tandis que Nastase, candidat du Parti de la démocratie sociale ( PDSR, au pouvoir) ne recueillerait que 36,5 %.La capitale resterait ainsi dans les mains de l'opposition, le maire sortant étant également un représentant de la CDR.Les Roumains ont voté hier pour le deuxième tour des élections municipales sans enthousiasme, la participation nationale ne dépassant pas les 40 % à la mi-journée.Au vu des résultats du premier tour du 2 juin, l'opposition est très bien placée pour remporter les grandes villes y compris les six arrondissements de la capitale, tandis que le PDSR apparaît en mesure de confirmer, voire améliorer son bon score dans les campagnes.BOSNIE Silajdzic agressé ¦ Le parti au pouvoir à Sarajevo a été mis en cause dans l'agression de son plus dangereux opposant, un incident qui inquiétait hier les responsables internationaux chargés d'assurer la sécurité des prochaines élections.L'ancien premier ministre bosniaque Haris Silajdzic a été blessé à la tète par un assaillant samedi alors que ses partisans étaient pris à partie à Cazin par des membres du Parti de l'Action Démocratique ( SDA), du président musulman Alija Izet-begovic.« C'est un avertissement.Si un ancien premier ministre qui a dirigé le gouvernement pendant la guerre ne peut pas tenir une réunion politique, cela présage mal du niveau de démocratie des élections dans ce pays », a commenté un responsable de la force multinationale de l'OTAN en Bosnie ( IFOR).d'après AFP IRAK Repli de PONU ¦ Les experts de la Commission spéciale de PONU pour le démantèlement des arsenaux irakiens ( ONUSCOM) ont quitté Bagdad hier sans avoir pu accéder aux trois sites militaires qu'ils souhaitaient inspecter.Les trois sites en question sont des installations de la Garde républicaine situés dans Bagdad et à la périphérie de la capitale.Bagdad avait interdit leur entrée dès mardi, expliquant qu'ils étaient vitaux pour la sécurité et la souveraineté du pays.Les experts de PONU, qui recherchaient principalement des documents, s'étaient alors installés aux abords des sites pour les surveiller.Ils pensent que les documents ont été transférés depuis lors.Le président de l'ONUS-COM Rolf Ekeus est attendu mercredi prochain à Badgad où il tentera de désamorcer la crise.d'après Reuter EGYPTE Loi sur la presse ¦ Le parlement égyptien a adopté hier un amendement supprimant une loi sur la diffamation contre laquelle les journalistes bataillaient depuis un an.Par cet amendement, les peines de prison pour diffamation et « autres crimes de presse reviennent à ce qu'elles étaient avant la loi de 1995 », qui imposait en cas de diffamation des peines pouvant aller jusqu'à 15 ans d'emprisonnement contre un maximun de deux ans précédemment et des amendes pouvant se monter à 5800 dollars.Ces dernières sont maintenues dans la nouvelle loi.Le président Hosni Moubarak a accepté d'annuler la loi de 1995 après un mouvement de protestation sans précédent des journalistes, notamment la démission collective du bureau du syndicat, dont le président Ibrahim Nafie, rédacteur en chef du plus grand journal égyptien AlAhram.d'après AFP d'après AFP et Reuter JÉRUSALEM Le premier ministre israélien élu Benjamin Netanyahu a conclu hier un accord avec trois partenaires clés de sa coalition gouvernementale, qu'il espère pouvoir présenter dès aujourd'hui au parlement.Le parti Likoud dirigé par M.Netanyahu a signé un programme de coalition avec deux formations religieuses, le Shass ( 10 députés ) et le Parti national religieux ( 9 députés ) et le Parti de la Troisième voie ( 4 députés ).Ces signatures donnent au chef du Likoud le contrôle de 55 des 120 sièges de la Knesset, ce qui ne suffit pas encore à lui assurer la majorité.Les autres partenaires potentiels de sa coalition sont le Yisrael Ba-Aliya, le parti de Nathan Cha-ransky qui défend les immigrants russes et dispose de sept sièges, et le Parti unifié de la Thora, qui a quatre sièges.Ces deux formations réclament semble-t-il des portefeuilles bien précis.Nathan Cha-ransky, par exemple, ne cache pas qu'il souhaite le ministère du Logement.Le chef du Likoud a en principe jusqu'à la mi-juillet pour présenter sa coalition.Mais il s'est fixé lui-même l'objectif de l'annoncer dès aujourd'hui lors de la séance inau gurale du nouveau parlement élu le 29 mai.Cependant, des querelles de répartition des portefeuilles, notamment au sein du Likoud, hypothéquaient encore hier soir la conclusion d'un accord définitif.Ainsi, l'ancien ministre de la Défense Ariel Sharon a menacé de ne pas faire partie de l'équipe gouvernementale s'il était écarté du ministère des Finances qu'il brigue.Ce poste, selon les dernières informations qui ont filtré dans les médias, devrait revenir au gouverneur de la Banque d'Israël Yaakov Frenkel.D'autres dirigeants du Likoud, tels l'ancien ministre de la Justice Dan Meridor qui, face à M.Sharon, fait figure de modéré, pourraient ne pas entrer au gouvernement, pour des motifs semblables.David Lévy est en revanche assuré d'obtenir le portefeuille des Affaires étrangères et l'ex-général Yitzhak Mordehaï la Défense.En ce qui concerne le programme de gouvernement, les différentes formations appelées à faire par- tie de la coalition sont d'ores et déjà parvenues à un accord sur les grandes lignes.Elles s'étaient vite entendues sur les questions liées au processus de paix et l'avenir des territoires occupés.Le programme prévoit ainsi de renforcer la colonisation et s'oppose à la création d'un État palestinien, au droit de retour de réfugiés palestiniens en Israël comme en Cisjordanie, à la « division » de Jérusalem et à un retrait du Golan.Il promet en termes vagues de poursuivre le processus de paix.La question des rapports entre la religion et l'État, qui constituait la principale pomme de discorde, a été en outre réglée.Le gouvernement s'engage à préserver le statu quo réglant les rapports entre religieux et laïcs en Israël.Tous les partis devraient en outre promettre de respecter la discipline de vote sur des projets de lois visant à renforcer l'emprise de la religion sur la vie quotidienne, mais à condition que ces projets aient été adoptés auparavant par le gouvernement.Si, contre toute attente, M.Netanyahu ne parvenait pas à former un cabinet résolument tourné à droite, il pourrait relancer l'idée d'un gouvernement d'union nationale avec les travaillistes de Shimon Pères, mais le premier ministre élu n'en a pas exprimé publiquement l'intention.PHOTO REUTER Un policier jette un coup d'oeil sur ce qui reste du centre-ville de Manchester; derrière lui, la façade démolie du magazin de la chaîne Mark's and Spencer's.Manchester démontre que TIRA est divisée d'après AFP et Reuter MANCHESTER L'attentat de Manchester, dans le nord de l'Angleterre, qui a fait samedi matin plus de 200 blessés, réduit encore l'espoir d'un cessez-le-feu de l'IRA et donne à penser que celle-ci est divisée.Bien qu'aucune organisation n'ait pour l'instant revendiqué l'attentat à la camionnette piégée, experts et dirigeants ont unanimement accusé l'Armée républicaine irlandaise ( IRA ) d'en porter la responsabilité.La bombe de samedi a non seulement détruit le centre de Manchester mais aussi les espoirs des participants de la conférence sur l'avenir de l'Irlande du Nord d'obtenir prochainement un cessez-le-feu de l'IRA.Le Sinn Fein, branche politique de l'IRA, restait exclu de ces pourparlers de paix tant que les nationalistes n'auraient pas rétabli la trêve rompue le 9 février dernier.Plus grave, nombreux y voient la preuve de la division régnant dans les rangs des nationalistes irlandais, entre ceux qui souhaitent rétablir la paix et les extrémistes qui campent sur leurs positions intransigeantes.Pour le ministre irlandais des Affaires étrangères, Dick Spring, l'attentat pourrait être l'oeuvre de dissidents de l'IRA, ce qui présage de nombreuses difficultés dans les pourparlers de paix entamés au début de la semaine à Belfast.« Ces dernières années, nous avions toujours eu le sentiment de traiter avec les dirigeants ( de l'IRA ), avec des gens qui essayaient d'amener l'IRA dans le débat démocratique », a expliqué Dick Spring.« Mais la situation pourrait maintenant devenir très compliquée, car nous ne savons plus avec qui nous négocions vraiment », s'est inquiété ce dernier.Le ministre irlandais a ajouté que son gouvernement se réunirait demain pour réviser ses relations avec le Sinn Fein, avec lequel Dublin restait en contact pour obtenir un cessez-le-feu de l'IRA.Les craintes de Dick Spring sont encore renforcées par les affirmations du Sunday Hfe.Le journal rapporte que trois unités extrémistes de l'IRA basées le long de la frontière irlandaise ont menacé de faire sécession avec leurs dirigeants, qu'ils accusent de mener une politique trop conciliante.Ces divisions, si elles se confirment, rendront très hasardeuse l'issue des pourparlers de Belfast et jettent un doute sur la réelle volonté des républicains d'instaurer la paix en Ulster.D'après des membres des services britanniques infiltrés dans les mouvements nationalistes irlandais, l'attentat de Manchester a été prémédité voici plusieurs mois.Us affirment que le véhicule utilisé provient de la région frontalière de South Armagh* bastion de l'IRA.L'attentat a radicalisé les plus modérés du camp unioniste protestant, ceux de l'UUP, l'un de ses députés demandant même le retour à l'internement de ceux soupçonnés d'appartenir à l'IRA, y compris Martin McGuinness, le numéro deux du Sinn Fein.Après avoir refusé samedi de condamner l'attentat, Gerry Adams, leader du Sinn Fein a une nouvelle fois réclamé hier une place à la table des négociations multipartites, dans un communiqué ne comportant aucune mention de l'attentat de Manchester.« Il ne peut y avoir d'avancée pour personne sans un dialogue incluant toutes les parties », a dit Gerry Adams.PM0T0 REUTER Projetée en l'air par le souffle de l'explosion, Melanie Russel, sur |e point d'accoucher, s'en est tirée indemne \u2014 ainsi que son bébé.Le Watergate du président Bill Clinton ?Aqence France-Presse WASHINGTON *\u2022 Le retour au premier plan de plusieurs gros scandales éclaboussant les époux Clinton ont assombri en quelques jours les .perspectives d'un second mandat du président dé- > mocrate.La semaine qui débute sera délicate pour Bill Clinton qui a de plus en plus de monde contre lui : un Congrès républicain qin> multiplie rapports, enquêtes et* fuites sur les « affaires », la justi-; ce qui s'acharne, une part croissante de l'opinion selon les son-\" dages et désormais .le FBI (sûreté fédérale).« Ça ne sent pas bon », écrivait hier le New York Times à moins de cinq mois de l'électioix présidentielle.« Ça me rappelle le Watergate », affirmait Bob Dole, le rival républicain de M.Clinton.Les deux grands journaux de la côte est, le Washington Post et le.New York Times, ont publié hier; les conclusions du rapport dû Sénat \u2014 attendu demain \u2014 qui accable Hillary Clinton dans l'affaire Whitewater.Des preuves « suggèrent fortement » que l'épouse du président s'est interposée en 1993 dans l'enquête sur le suicide de l'avocat de la Maison-Blanche, Vincent Foster, pour éviter la dissémination de documents susceptibles d'être embarrassants.« Jamais dans un passé récent une commission du Congrès n'a défié aussi agressivement la première dame » des États-Unis, résumait le New York Times.Trois des proches du président ont déjà été condamnés il y a 15 jours dans l'affaire Whitewater, qui porte sur un investissement immobilier malheureux lié à la faillite d'une caisse d'épargne renflouée par le gouvernement fédéral lorsque Bill Clinton était gouverneur de l'Arkansas.Un passé qui risque encore de le rattraper dès aujourd'hui avec l'ouverture à Little Rock (Arkan-sas) d'un autre procès pour corruption politique dans lequel il devra témoigner par vidéo et qui pourrait éclairer d'une lumière plus crue son comportement politique.Le procès vise deux banquiers, très proches aussi de M.Clinton, inculpés pour avoir détourné en 1990 des fonds de leur banque pour sa campagne au poste de gouverneur de l'Etat.Mais le dossier le plus explosif pour Bill Clinton vient désormais du FBI, la police fédérale.Son directeur, Louis Freeh, nommé par M.Clinton, n'a pas hésité vendredi à parler de « violations extrêmement graves de la vie privée » par la Maison-Blanche en l'accusant de manière inédite d'avoir abusé de sa « bonne foi » et de son « honneur » pour des requêtes « sans justification ».L'affaire, exploitée par les Républicains, remonte à l'hiver 93/94 quand la Maison-Blanche a obtenu des fiches confidentielles sur plus de 400 personnalités républicaines.Le Congrès prévoit des auditions dès cette semaine mais la présidence continue de parler d'« erreur bureaucratique innocente » de la part d'un employé.Une défense qui pourrait ne pas être cautionnée, selon le Washington Post, par le « Secret Service », la protection rapprochée de la présidence aux procédures très rigoureuses.Même si rien pour l'instant ne confirme l'utilisation du FBI à des fins partisanes, l'affaire accroît l'impression de malaise sur l'intégrité et la moralité du président et de son entourage.D'autant que Bill Clinton doit encore répondre à l'accusation de harcèlement sexuel à l'encon-tre de Paula Jones, secrétaire à qui il aurait fait des avances lorsqu'il était gouverneur en 1991.Pour ajouter à ses problèmes, un nouveau livre d'un auteur spécialiste du inonde politique intitulé Partenaires au Pouvoir, tes Clinton et leur Amérique assure que Bill Clinton a pris de la cocaïne avant 92.Avant même toutes ces révélations, la cote du président a brutalement chuté : le sondage CNN/Time de vendredi ne lui donne plus que 6 points d'avance face à Dole dans les intentions de vote contre 20 il y a quelques jours.Un sondage du magazine US News and World Report donne.cependant aujourd'hui 50 % au président contre 37 % à»yon rival républicain. B 4 + LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 17 JUIN 1996 Encore une présence sur le podium pour ce Genzyme choisit Ottawa pour grand coureur automobile! L'équipe de rds félicite I implanter son premier bureau Jacques Villeneuve qui vient de signer toute une course sur le célèbre circuit Gilles Villeneuve ! Cette performance s'ajoute à toutes celles à venir à l'occasion des autres Grands Prix que télédiffusera fidèlement RDS.4.Presse Canadienne OTTAWA Un des géants américains de l'industrie pharmaceutique, Genzyme Corporation Lté, dont les revenus atteignent les 380 millions US, a choisi Ottawa pour installer son premier bureau en terre canadienne.« Nous avons beaucoup de produits qui sont au stade de la recherche et nous avons besoin d'être en relation avec les autorités du département de la protection de la santé, soutient Dane Bedward, gérant régional de la compagnie.De plus, la nécessité d'établir des partena-riats avec les hôpitaux et les médecins a porté l'entreprise à choisir le Parc de la technologie bioscientifique d'Ottawa qui se trouve à proximité des établissements de santé, de poursuivre M.Bedward, dans un français presque parfait.De plus, la compagnie veux s'associer à d'autres pour la recherche et le Parc est l'endroit idéal pour de telles collaborations.« J'aime l'emplacement, l'édifice est très bien et le concept est bon », soutient M.Bedward.La venue de cette compagnie va se faire avec tambour et trompettes puisque l'inauguration du bureau d'Ottawa aura lieu demain en présence du ministre de l'Industrie John Manley, de Peter Clark, président de la MROC et du maire d'Ottawa, Jacquelin Holzman.AUDI-A-4 pour le plaisir de conduire pour 36 mois Louez-la pour aussi 0BBD \u2022 de 36 mors offert aux esents admissibles par V Cl.Acompte de 4 999 $.Ire mernuatte de 449 S jLm aé\\t e: dépôt remboursable te 600 $ Transport et prépara** mcius taxes en sus bmrte te 50 000 km.>A*JA-S1 Frais te 10C iekiometree»cotenta*e 1384, boul.Labelle, Bloinville Automobiles E.Lauzon 430-1400 SOfar* 6 OO0 \u2022*v,- ;\u2022\u2022 ^^^^^^^^^^^^^^ m* 'ri > :: :::: \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022 \u2022 \u2022 \u2022\u2022 LES1 PROS DU SPORT Ro*hcr HORAIRE DES FUTURS GRANDS PRIX DE FORMULE 1 30JUINA8H00 GRAND PRIX DE fRANCE 14 JUILLET À 9H00 GRAND PRIX D'ANGLETERRE 28 JUILLET A 8HO0 GRAND PRIX D'ALLEMAGNE 11 AOUTA8H00 GRAND PRIX Di HONGRIE 25 AOÛT À 8H0C GRAND PRIX Dt BELGIQUE B SEPTEMBRE À $H00 GRAND PRIX D'ITALIE 22 SEPTEMBRE À 8H00 GRAND PRIX DU PORTUGAL 12 OCTOBRE A MINUIT GRAND PRIX DU JAPON 1 X.L'Hôpital Général Juif et Mercedes-Benz présentent cette année encore sa classique de golf par excellence Notre hôte Sam El tes, de Silver Star Mercedes-Benz (à gauche) en compagnie du président de la classique Charles Larentet également vice-président de ScotiaMcLeod.La classique de golf est parrainée, cette année encore, par Silver Star Mercedes-Benz.Elle a lieu aujourd'hui au Hillsdale Golf and Country Club.En quatre ans d'existence, la classique de golf a recueilli des fonds dont le total dépasse 1,3 million de dollars.Ces fonds ont permis au Service de radiologie de l'Hôpital Général Juif de faire l'acquisition d'équipement de pointe en matière de diagnostic et de traitement.Au nom de nos patients et de notre personnel, nous remercions tous les participants de la classique de golf.Nous exprimons notre vive gratitude aux commanditaires suivants pour leur généreuse contribution : 20/20 Funds Inc.AGF Management Limited Astral Communications Aventure Électronique B.P.I.Capital Management Banque de Montréal Bombardier Inc.Business Development Bank of Canada CI.Mutual Funds Consoltex Inc.Dynamic Mutual Funds Ltd.Ernst & Young Fidelity Investments Canada Ltd.G.T.Global Canada Inc.Gear for Sports Gestion Financière Talvest Inc.Global Strategy Guardian Group of Funds Limited Lapointe Rosenstein Mackenzie Financial Corp.Madacy Entertainment Group, Inc.Marleau, Lemire Métro-Richelieu Inc.Midland Walwyn Peerless Clothing Inc.Power Corporation of Canada Republic National Bank of New York (Canada) Richter, Usher & Vineberg Scotia McLeod Inc.Spectrum United Swiss Bank Corporation (Canada) Templeton Management Limited Banque Toronto Dominion Trimark Investment Management Inc.Wood Gundy Grand prix de présence : SWISSAIR La prochaine classique de golf se tiendra au Elm Ridge Golf and Country Club, le 16 juin 1997.PROPOSITIONS D'AFFAIRES o Vavis 710 OCCASIONS D AFFAIRES 712 ASSOCIÉS DEMANDÉS 801 AVIS LEGAUX.APPELS D OFFRES $$S TASH\" $$$ investisse* aurourd hm et tartes des profits des démon Le merene du Cate Speœese est très lucratif Mactwws d*tr*jutnces pour cap puono moMono.celé tu 1*1 Fmçtacement rcurw Vente rrvn garant** won nous rembours*-rons « 100% votre mvestrssemeni 151001.9m ITHUuUflUtM OU AHO- OffOt pour torque dartres d entants Ai bureau commeroeJ CoeaeOwttMontraei sur loua article* demandes 7318255 107 fORTAT* 0C PlACAQE OA ( 1E aue P APTE\" recnsKtv dae nouveau* membres pour augmerv ter son vOtur» d achats QJÉ 10 «Ttprmer»es dans le croupe D*r* nutxm 30 i 40 \\ des coûts du papor Aucun achat met reojure Carte cV membre 100 S f ¦empe» de coûts Nos membrea peasnt 9S0 H000 pou les ei0?4 Pour mf« envoyer 714 FftAMCHISES oe^oATuserc OC FHAisoeats nées par au 5U4 «ai a Le Oub A4»7506 au Canada 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