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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Plus
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1996-06-22, Collections de BAnQ.

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[" B Montréal, ?samedi 22 juin 1996 Plus ÉDITORIAL / OPINIONS / MONDE Autocar Hôtel Départs tous les jours de Tannée 4 fois par jour avec Adirondack Traitways v Autocars Deluxe avec videos Choix de 6 hôtels sur Manhattan kilomètre_ Autocar CONSULTEZ VOTRE AGENCE DE VOYAGES m*.La musique pop à l'heure de la mondialisation À gauche, Groovy Aardvark: Marc-André Thibert, Vincent Peake, Danny Peake et Martin Dupuis.Au centre, Luck Mervil, de Rude Luck.À droite, Grim Skunk: Peter Edwards, Boris St-Maurice, Franz Schuller, Alain Vadeboncoeur et Joe Evil.Une relève rock planétaire.et bilingue y-, » Alain Brunet Nous vous présentons aujourd'hui le premier d'une série de quatre reportages consécutifs sur la musique pop face à la mondialisation de la culture.incent Peake est le chanteur de Groovy Aardvark, formation rock et alternative d'ici, parmi les plus prometteuses.Une des rares qui puisse prétendre bonder ses salles au Québec en ces temps difficiles pour notre showbiz.Groovy Aardvark est d'expression bilingue et d'appellation anglaise ; le contenu du nouvel album ( Vacuum ) comporte quatre chansons francopho-\u2022 nés.sur quatorze.Vincent Peake admet pourtant avoir voté OUI au dernier référendum portant sur la souveraineté du Québec ! Antinomique ?À l'image d'une tendance, à tout le moins.« Je suis nationaliste, mais le Québec est un trop petit marché pour notre musique.Et nous ne pouvons compter sur la France pour faire carrière.Là-bas, on a du mal à se faire comprendre ; nos chansons en français sont exprimées en jouai.Or, le jouai va très bien avec le rock ; c'est une langue bizarre et unique.» N'en demeure pas moins que l'on doit considérer les québé-cismes les plus savoureux de Groovy Aardvark comme l'ornement.d'une approche anglo-saxonne.Et ce groupe est loin d'être le seul à proposer un tel contenu bilingue.Pour constater l'ampleur du phénomène, vous n'avez qu'à assister aux concerts de la ronde préliminaire du Festival Polliwog, plate-forme par excellence de la relève rock et alter-lative, présentés chaque mardi au )afé Campus.« Depuis trois ans, environ 70 % * des bandes-maquettes proposées ^u Polliwog sont de contenu anglo-aphone.Dans le 30 % qui reste, plusieurs sont bilingues, bien que le français ait tendance à reprendre du poil de la bête depuis tout récemment », observe Martyne Prévost, fondatrice de l'événement désormais associé a Radio Énergie Franz Schuller : « Lorsque j'écris, je me laisse aller dans la langue qui vient naturellement.Il me faut rester honnête avec moi-même.» ( CKMF ) et Musique Plus.Cette proportion français / anglais ( disproportion ?) n'est pas à la veille d'être inversée, prévoit-elle par ailleurs, avant de légitimer la démarche des groupes qu'elle endosse.« Je n'ai jamais senti qu'ils refusent de créer du matériel francophone.Ils craignent plutôt de ne pas percer en optant pour les genres de rock qu'ils préfèrent.» L'accès aux ondes radiophoniques Pour Martyne Prévost, donc, le choix de l'anglais chez les groupes alternatifs résulte d'abord d'un refus de l'accès aux ondes.« Il y a quatre ans, relate-t-elle, c'était tout à fait impensable de fonder un groupe francophone dans l'esprit de Soundgarden et d'espérer une radiodiffusion décente.Maintenant c'est plus envisageable.Nous en sommes aux premiers balbutiements, mais il y a plus d'espoir pour que le produit francophone alternatif ou rock puisse tourner à la radio.» « Notre réalité culturelle est bilingue à Montréal, qu'on le veuille ou non, tranche Martyne Prévost.Pour un groupe, je ne vois pas de problème à envisager deux types de carrières.Une ici en français et une ailleurs en anglais.La prédominance de l'anglais est aussi le cas de Grim Skunk, l'autre groupe-phare du nouveau rock montréalais, dont le dernier album s'intitule Meltdown.Deux chansons sur seize y sont entièrement écrites en français.« Nous visons la planète dans sa globalité », soutient Franz Schuller, chanteur et guitariste du groupe.« Plutôt que de se faire brûler par un tube radiophoni-que, je préfère vendre quelques dizaines de milliers d'albums dans chaque ville importante du monde que de se concentrer sur un seul territoire », corrobore Simon Galipeau, manager du groupe Grim Skunk.Rude Luck: Toussaint.Éric Brassard, Frederick Thivierge et Michel Gagnon entourant Luck Mervil et Rudy « Notre choix linguistique est aussi représentatif de ce que nous sommes, tient à préciser Franz Schuller ; Peter Edwards et Joe Evil, les deux autres compositeurs, sont vraiment anglo-saxons, et moi je suis de culture vraiment bilingue ( mes parents proviennent des deux cultures ) ; lorsque j'écris, je me laisse aller dans la langue qui vient naturellement.Il me faut rester honnête avec moi-même.» Le groupe de rock dur Obliveon, par ailleurs, interprète aussi quelques chansons en français ; le gros du répertoire est anglophone.BARF, le plus corrosif d'entre tous, est aussi bilingue d'adoption.La langue du nouveau rock Contrairement à ce qui était observable à l'époque de la vague postréférendaire d'il y a dix ans ( au milieu des années 80, tous les groupes pop de Montréal s'exprimaient en anglais ), les nouveaux rockeurs ne font pas unilatéralement défection quant au fait français ; Monsieur Toad, Slam Corrida, Féroce FÉTA, les Secrétaires Volantes, Banlieue Rouge ou TSPC misent exclusivement sur un répertoire interprété dans la langue officielle du Québec.D'autres formations optent pour un deuxième album en anglais après en avoir lancé un premier en français.Anonymus, groupe métal francophone formé en bonne partie par de jeunes hispanophones édu-qués en français, se propose d'enregistrer un deuxième album dans la langue de Shakespeare.Rude Luck, formation pop au personnel multi-culturel, vient aussi d'enregistrer un album en anglais \u2014 Two.Le groupe Too Many Cooks, de son côté, effectue le cheminement inverse, prévoyant faire un disque en français.Ses membres ont fait un tel choix, voyant une ouverture récente du côté de la radio FM francophone.«Une période incroyable» « Nous sommes nés de la dernières pluie, lance Luck Mervil, chanteur du groupe Rude Luck.Nous traversons une période incroyable.Tout se passe très rapidement, plusieurs créateurs de mon âge ( la vingtaine ) sont branchés sur Internet.Chez soi, on peut savoir ce qui se passe partout dans le monde.Ce monde s'est passablement rétréci dans notre imaginaire.» Cette fenêtre sur l'univers mène Luck Mervil et ses collègues à s'exprimer dans plus d'une langue : « Ailleurs, indique-t-il, les jeunes groupes pop font comme nous ; Français, Italiens, Allemands et autres chantent dans leur langue, mais aussi en anglais.» La mondialisation des cultures ne signifie pas la perte de l'identité, croit en outre Luck Mervil.« On se mondialise et, en même temps, on prend davantage conscience de nos cultures respectives.Il y a 40 ans, un gars a brûlé son passeport, se déclarant citoyen du monde et incitant tout le monde de faire comme lui.La démarche, à l'époque, étair illusoire.Aujourd'hui, elle est envisageable.» Pour ainsi vivre de leur musique, Groovy Aar-vark, Grim Skunk, Rude Luck et plusieurs jeunes artistes de la communauté pop-rock refusent d'admettre le « cross-over », dénominateur obligatoire à tout artiste québécois qui veut obtenir un succès de masse sur ce territoire.Marjo et Gerry Boulet, rockeurs de la première heure, ne se sont-ils pas rendus célèbres en diluant leur rock ?« Sauf ceux de Kevin Parent, Daniel Bélanger et Noir Silence, les disques francophones se vendent peu au Québec, observe pour sa part André Di Cesare, propriétaire des disques Star ( Too Many Cooks, André Gagnon, autrefois Roch Voisine, etc.).L'usure rapide des artistes « Les nouvelles communications, dit-il, usent plus rapidement les artistes ; l'arrivée d'Internet dans votre foyer ou d'une soucoupe sur votre toit, ou d'un nouveau système de câblodistribution, ça vous donne envie d'aller voir ailleurs.« Au Québec, remarque-t-il d'autre part, il n'y a pas assez de diversité au niveau des formats radiophoniques.Ce qui fait que, même en anglais, pas plus qu'une dizaine de produits se vendent vraiment.» .Pierre Gendron, à la tête des disques TOX ( Mitsou, les défunts B.B.) déplore la mésa-daptation du produit d'expression francophone quant aux nouvelles tendances pop émergeant de par le monde : « La majorité des bandes-maquettes qu'on me soumet en français sont.plates ! Voilà pourquoi, dans les mois qui viennent, je lancerai cinq albums en anglais, et cinq en français.J'aime mieux en faire un bon en anglais qu'un plate en français.» Et paf.« Depuis plusieurs mois, tout ce qu'on me propose est supérieur en anglais.J'ai vraiment un problème ; dois-je lancer un groupe en anglais ou le convaincre de chanter en français ?» s'interroge Ian Tremblay, ex-patron de BMG-Qué-bec, qui vient de fonder un nouveau label indépendant, Sansô.Et repaf.deux Québec : un rural, plus proche de ses racines culturelles, et un autre urbain, plus « planétaire » et moins soucieux de l'avenir du français.Les deux Québec Si on n'arrive pas à concocter une pop sophistiquée qui fait la quasi-unanimité comme c'est le cas de Daniel Bélanger ou de Kevin Parent, si on ne fait pas dans la pop-rock comme notre Marjo nationale, si on ne se nomme pas Michel Rivard, Richard Séguin, Richard Desjardins, Gilles Vigneault, Jean-Pierre Ferland ou Paul Piché, si on ne soude pas des rimes françaises au hard-rock de la fin des années 80 comme le font Noir Silence ou Éric Lapointe, peut-on espérer vivre de son art pop au Québec ?Le groupe Noir Silence, l'un des trois plus gros vendeurs de disques au Québec depuis le début de 1996 ( on dépasse les 60 000 exemplaires ), est un exemple de produit dont l'approche se destine essentiellement aux francophones d'Amérique, pour l'instant du moins.Le premier disque de la formation beauceronne s'est vendu principalement en dehors de Montréal et de Québec.« Dans une propor-tion d'au moins 75 % », croit Martyne Prévost, manager du groupe et propriétaire de l'étiquette qui l'endosse.Ce qui renforce l'idée des deux Québec : un rural, plus proche de ses racines culturelles, et un autre urbain, plus « planétaire » et moins soucieux de l'avenir du français.« Ce qui se passe en ce moment ?Les artistes en place souffrent d'usure, pense André DiCesare.Les plus jeunes ne peuvent tenir plus de trois albums, pendant que le public baby-boomer s'efface progressivement.Les jeunes ne pigent plus les vieux, et ça n'a rien à voir avec la qualité du produit.« Cela n'est pas sans rappeler le début des années 80, où l'on a fait disparaître les quétaines et revam-pé nos macramés en artistes plus rock.Nous vivons de nouveau une transition.» Demain : S'adapter aux marchés étranger* ? LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 22 JUIN 1996 Editorial André Desmakais prl sid] nt du conseil d'administration Roger D.Landry PRl s 11 ) I NT ET ÉDITEUR Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins dirl ( teur dh l'information Alain Dubuc ! D1TOR1AL1STE EN (III l La fin d'une lune de miel \u2022 \u2022 * e premier ministre Lucien Bouchard l'a reconnu lui-même, cette semaine, à la télévision : sa période de grâce auprès des Québécois, qui lui prêtaient toutes les qualités au moment de son arrivée au pouvoir, semble bien tirer à sa fin.Il était inévitable, expli-que-t-il, qu'il devienne la cible de la mauvaise humeur provoquée par le régime d'austérité que, dans l'intérêt général, il est forcé d'imposer à plusieurs catégories de citoyens.iimai.À ce propos, il a tout à fait raison.Il était couru d'avance que le consensus autour de quelques grands principes et objectifs généraux, comme la nécessité d'un effort collectif pour éliminer le déficit ou réduire la taille de l'État, ne pourrait résister longtemps au syndrome « pas dans ma cour ».Son principal mérite, depuis son entrée en fonction, aura d'ailleurs été de ne pas se contenter, comme ses prédécesseurs, d'évoquer ce problème, mais plutôt de s'y attaquer sérieusement.Et, grâce au capital de crédibilité dont il disposait au départ, de sauver la paix sociale, du moins jusqu'à maintenant, en contenant la grogne de plusieurs groupes dans des limites raisonnables.On doit aussi reconnaître qu'en dépit de son accession presque accidentelle à la tête d'un parti, dont il n'était même pas membre il y a un an, et d'une équipe ministérielle déjà en place, il n'a pas mis beaucoup de temps à Pierre Gravel imposer son style et son autorité.À preuve, si, depuis six mois, on a pu observer des tiraillements normaux à l'intérieur d'un gouvernement aux prises avec des choix déchirants, on n'a vu personne dévier délibérément de la ligne de conduite fixée par le chef.Même lorsqu'on a dû bifurquer à cause de virages à quatre-vingt-dix degrés découlant de l'improvisation ou des changements d'humeur du premier ministre.C'est d'ailleurs là une des causes majeures de ce malaise que commence à percevoir M.Bouchard et dont il tente d'esquiver sa part de responsabilité en l'imputant uniquement au mécontentement créé par un climat économique difficile.Comme dans toute lune de miel qui s'accommode mal du contact quotidien avec la réalité, les torts ne peuvent pas tous être du même côté et c'est généralement celui qui estime avoir toujours raison qui devrait commencer par se poser des questions sur son comportement.En fait, après l'avoir accueilli comme un héros sans peur et sans reproche, les Québécois ont découvert à l'usage que Lucien Bouchard a les défauts de ses qualités.Et elles sont grandes.Or c'est manifestement sa passion, sa détermination d'arriver vite à des résultats qui expliquent non pas seulement son impatience, sa tendance à tourner parfois les coins ronds et ses déclarations fracassantes.Mais également la précipitation dont témoignent des projets annoncés comme s'ils étaient déjà bien ficelés mais qui doivent être vite modifiés compte tenu des difficultés concrètes de réalisation qu'on aurait dû prévoir.Ce n'est tout de même pas parce que les gens sont moroses face au virage ambulatoire ou au dernier budget qu'ils ne savent plus quoi penser devant certains de ses propos.Comme ses réactions contradictoires sur la pré sente conférence fédérale-provinciale ; ou le malheureux « oubli » qui l'a amené à nier que les Américains l'ont interrogé sur la souveraineté; ou encore sa main tendue à la communauté anglophone peu avant d'acheter la paix avec le PQ en ressuscitant la fameuse « police de la langue ».Ou qu'ils s'interrogent sur le sérieux d'un gouvernement qui fait grand état de la création d'un super-ministère consacré à la région de Montréal sans lui donner de réels pouvoirs.Ou qui doit refaire Malgré certains tous ses devoirs en matière de réforme des garderies, d'assurance-caffoilillageSf le médicaments, d'équité salariale, bilan des Six comPressions dans l'aide socia- le ou de commissions scolaires premiers mois linguistiques.de Lucien Malgré ces cafouillages, le bilan des six premiers mois de M.Bou-BOUChard est chard comme premier ministre est bien loin d'être ^ien Ioin d'être négatif.Ne serait-ce que sur le plan essentiel de la négatif.lutte contre le déficit et du meil- leur contrôle des dépenses publiques.Il peut même soutenir avantageusement la comparaison avec la plupart de ceux qui l'ont précédé depuis vingt ans.Mais le grand danger pour lui, c'est que la déception soit à la mesure des énormes espoirs qu'il a suscités en apparaissant comme un messie capable de faire des miracles.Et le pire qui puisse arriver, c'est que ni lui ni les Québécois ne puissent se iaire rapidement à l'idée qu'il n'en est pas un.Histoire à suivre \u2022 \u2022 Agnès Gruda e la maternelle jusqu'à la fin du cégep, un élève Québécois aura passé moins de 300 heures à étudier l'histoire.C'est trois fois moins qu'un jeune Italien.Et presque deux fois moins qu'un Français ou un Allemand.Cet éloquent constat provient du rapport du groupe de travail sur l'enseignement de l'histoire, rendu public jeudi.Le diagnostic n'a rien de réjouissant.Ce n'est pas neuf.Mais cette critique a le mérite de s'appuyer sur des données peu connues.Et de proposer un traitement de choc qui, espérons-le, sera retenu.¦¦¦¦¦¦¦¦¦ ¦¦¦ Le seul rappel de l'évolution de l'enseignement de l'histoire vaut le détour.Le rapport retrace une hallucinante série de virages idéologiques, entre l'époque où l'on enseignait la « protection visible de la Providence sur la survivance de notre nation » et celle où l'on a opté plutôt pour la « pluridimensionnalité et la temporalité de l'homme en action.» Pendant que les pédagogues s'ingéniaient à réinventer la roue, le poids de l'histoire sur la grille horaire des \"élèves devenait de plus en plus léger.Il y a même eu dés périodes où l'on pouvait passer à travers tout le cours secondaire sans avoir jamais touché à l'histoire du Canada.« Ce n'est plus le cas.Mais de grosses lacunes demeurent.Outre le manque de temps, les auteurs du rapport déplorent que l'histoire, soit enseignée de façon sporadi-que.Si bien que des jeunes de 13 ans doivent couvrir toute l'histoire du monde, du Big Bang jusqu'à aujourd'hui, pçndant une seule année scolaire.Un exploit.'.lie seul cours d'histoire contemporaine, celui qui est offert en secondaire V, est optionnel.À peine un élève sur dix .s'y inscrit.Or, c'est là que l'on étudie les grands événements du 20* siècle.Résultat : neuf élèves sur dix quittent l'école sans avoir jamais entendu parier de Mao, Hitler ou Staline.En même temps, le rapport met le doigt sur un autre bobo, tout aussi douloureux : la formation déficiente des professeurs d'histoire.Pas étonnant, donc, que les jeunes Québécois soient de véritables analphabètes historiques qui, comme l'avait constaté l'ex-minis-tre Garon lui-même, prennent Néron pour un chanteur italien.Ou qui situent la crise d'Octobre à l'époque de la Deuxième Guerre mondiale, comme le notait récemment le magazine L'Actualité.Pour corriger la situation, l'histoire devrait être enseignée chaque année, de la maternelle jusqu'en secondaire V, comme cela se fait dans la plupart des pays occidentaux, suggèrent avec raison les auteurs du rapport.Sauf que le calendrier scolaire n'est pas extensible à l'infini.Ce qu'on ajoutera à l'histoire, il faudra le couper ailleurs.On imagine d'ici la résistance qui risque de se ma-niiester chez les professeurs de FPS ( formation personnelle et sociale ) et autres matières mineures.L'histoire de l'histoire se poursuivra devant les états généraux de l'éducation, qui doivent déboucher sur de nouveaux programmes d'enseignement.C'est là que se feront les nouveaux équilibres entre les matières, avec tous les risques de tiraillages que cela implique.Pour éviter que les rivalités ne refoulent une fois de plus l'histoire vers un statut de « petite matière », il faudra avoir le courage d'affirmer que l'histoire est une discipline fondamentale, au même titre que le français et les mathématiques.Que pour comprendre le monde dans le-qiiel ils vivent, pour décoder les bulletins de nouvelles et lèk discours des politiciens, les jeunes doivent être capables de se situer dans le temps.Qu'il est impossible d'intégrer les immigrants à une société qui méprise sa propre histoire au point de n'en transmettre que des bribes.Plus que ça : que l'histoire, c'est un outil d'intégration de tous les Québécois, de souche, de branche ou de feuille, à la réalité, proche ou éloignée, qui çsi la leur.Il faudra avoir le courage d'affirmer que Phistoire est une discipline fondamentale, au même titre que le français.itamfisfiiit- : .fi'' EMFÎwL DUS cûtw\\s«{ous scoUSres Lv^govs-hooes *\\jec X£ô COftfTèS ÛO^FE.S6ÎOOK*ELS ET \"DE ECOLES £fc/^COPUOUE9 OU MOGlOPWOVaES A STATUT UEUTfisE OO CXCTWOIÎOU^ OO PfcûTE£>TkW>T.v V\" '* j> \u2022 < * t.< * : ~ », dit un fonctionnaire.REPERES / BULGARIE Une thérapie de choc désastreuse VÉRONIQUE PASQUIER collaboration spéciale SOFIA Comment deviner, en flânant sous les tilleuls parfumés de Sofia, que la Bulgarie traverse sa crise la plus grave depuis la chute du communisme ?La capitale a ses jeunes élégantes, ses ados branchés et rieurs, des montres et des chaussures suisses, des boutiques agencées avec goût.Place Slaveikov, la foule se presse à la « république des livres », foire permanente en plein air où les vendeurs amènent leur marchandise dans des cartons Chiquita.Ce début d'été ne manque pourtant pas d'agitation.Le 7 juin, une colonne de vieux taxis dépareillés a encore klaxonné jusqu'au parlement pour dénoncer la hausse vertigineuse du prix de l'essence, certains chauffeurs menaçant de « bloquer la ville si la politique du gouvernement ne change pas ».Près d'un million de travailleurs, le huitième de la population, ont suivi une grève d'avertissement.Jean Videnov, premier ministre de 37 ans, leur a sacrifié quelques membres du cabinet socialiste.Mais les ex-communistes sont aux abois.Incapables de payer l'intérêt ( 1,2 rrnlliardS US) d'une lourde dette, ils doivent prouver d'ici juillet au Fonds monétaire international ( FMI ) que leur rigueur mérite un ballon d'oxygène.Or le brusque passage à la thérapie de choc ne suscite dans le pays que sarcasmes et irritation.« Le gouvernement veut faire en un mois ce qu'il devait commencer il y a un an », ironise Krasimir Momtchev, député de l'Union des forces démocratiques qui domine l'opposition.« Il a perdu la confiance du public, des financiers et du marché », surenchérit un économiste.Videnov, « médecin malgré lui » joue seul dans la réforme qui est son va-tout.Les choses avaient bien commencé pour Jean Videnov, doté fin 1994 de la majorité absolue par un électoral las des querelles de la droite et du coût social des changements.Ceux qui doutent du réformisme de cet apparatchik éduqué à Moscou et de sa vieille garde voient pourtant vite leurs craintes confirmées.L'initiative privée \u2014 qui a pris son élan en 1991 sous un éphémère cabinet libéral \u2014 est freinée, le collectivisme revalorisé dans l'agriculture et le déficit des entreprises d'État couvert par le budget, absorbant 20 % du produit national.Trompée par un début de reprise, l'autorité laisse entendre en 1995 que la Bulgarie n'a pas besoin de crédits internationaux.Le réveil est brutal.Début 1996 éclate le scandale du blé, qui deviendra brièvement en mai une pénurie de pain traumatisante pour le pays céréalier : le gouvernement doit importer à grands frais afin de compenser les exportations massives réalisées en automne par des sociétés liées à la nébuleuse économique « Orion » que Jean Videnov définit comme un groupe d'amis.Pis : la crise des banques, grevées de prêts douteux, éclate au grand jour.Malgré les garanties officielles, les épargnants vident leurs comptes.En vain la Banque nationale dépense la moitié de ses maigres réserves ( 700 millions S US ) pour soutenir le lev, qui perd presque 100 % de sa valeur en deux mois.Le désastre oblige la Bulgarie à augmenter ses impôts et à se plier aux conditions des institutions internationales : fermeture de 64 entreprises occupant 30 000 personnes, coupure des crédits pour 70 autres, dont les compagnies de transports et d'électricité contraintes de relever sensiblement leurs prix.« Nous ne sommes pas contre une réforme radicale », assure Ivan Neikov, vice-président de la Confédération des syndicats indépendants dont 80 % des membres vivent en-dessous du minimum vital dépassant le salaire moyen de 9400 leva ( 70 dollars ).« Mais, d'ici la fin de l'année, plus de 100 000 J.i-milles seront touchées par les restructurations, et les licencies n'ont pas de perspectives.» L'équipe Videnov « a détruit le changement » et décourage la création d'emplois, confirme le sociologue Vassil Garnizov.Blâmant la bureaucratie, le fabricant de véhicules Rover, un des rares pourvoyeurs de capitaux étrangers ( 800 millions S US ), a jeté l'éponge en avril.Selon le chercheur, « il est désormais très difficile de faire ri-vivre la patience et l'espérance.» Les vêtements s'usent \u2014comment payer des chaussures 45 dollars avec une retraite plafonnant a 40 ?\u2014 et les réserves s'épuisent.Quand s'achèveront le divertissement des JO et les récoltes où les parents de la ville prélèvent leur quote-part, l'inflation commencera à mordre.L'automne s'annotkttH chaud.L'opposition, qu'un sondage met à égalité avec les socialistes, attend son heure en laissant Jean Videnov prendre les mesures impopulaires.La majorité divisée, qui pourrai! rcarter le premier ministre une Mi les 465 millions $ US du FMI encaisses, tentera de durer jusqu'en 1998.Sans trop d'illusion.Déjà, l'adversaire serre les rangs poui fmnter des élections anticipées ci former.le huitième gouvernement I de la Bulgarie démocratique LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 22 JUIN 1996 Monde Israël veut contrôler la sécurité à Hébron d'après AFP JÉRUSALEM Le premier ministre Benjamin Ne-tanyahu a repoussé hier une décision sur l'évacuation de l'armée isrélienne de Hébron, alors que les indications se multiplient sur la volonté d'Israël de garder le contrôle de la sécurité dans cette ville de Cisjordanie.Selon la radio publique, les responsables militaires ont proposé au cours de consultations menées par M.Netanyahu que l'armée conserve la responsabilité globale de la sécurité dans la ville même en cas d'un retrait de 80 % de la superficie de la ville.Cette proposition, si elle était appliquée, constituerait une violation des accords d'autonomie conclus entre le gouvernement travailliste de Shimon Pères et l'OLP.Le texte prévoit en effet que Hébron, dernière ville importante de Cisjordanie à vivre sous occupation israélienne, passera sous le contrôle de l'Autorité palestinienne comme cela a été le cas pour sept autres localités de Cisjordanie où des policiers palestiniens ont remplacé les soldats israéliens.La proposition de l'armée aboutirait à la création d'une force de police palestinienne dans la partie de la ville évacuée, tandis que l'armée israélienne conserverait le dernier mot en cas de conflit.Ce statut est actuellement appliqué dans quelques 400 villages de Cisjordanie.Mais M.Netanyahu a décidé hier de reporter la décision finale sur ce dossier à l'issue des consultations menées également avec les ministres des Affaires étrangères et de la Défense, David Lévy et Yitzhak Mordehaï.Le redéploiement de Hébron a déjà pris près de trois mois de retard sur le scénario prévu par les accords d'autonomie.La télévision a indiqué que les collaborateurs de M.Netanyahu préparaient une liste des « violations » des accords commis par l'Autorité palestinienne pour justifier un « mini-redéploiement » et surtout le maintien du contrôle de la sécurité par l'armée israélienne sur toute la ville de Hébron.À Washington, le département d'État a rappelé hier que les États-Unis attendent du nouveau premier ministre israélien qu'il tienne la promesse de ses prédécesseurs au sujet de Hébron.« Nous pensons qu'Israël doit respecter, à propos de Hébron et d'autres sujets, ses engagements internationaux », tout comme ses partenaires arabes, a déclaré le porte-parole Nicholas Burns.Quelque 450 colons juifs sont installés au coeur de Hébron, où vivent plus de 120 000 Palestiniens.Selon les accords d'autonomie, l'armée doit rester uniquement dans les quartiers où les colons sont installés, ainsi qu'autour du Caveau des Patriarches, lieu saint du judaïsme et de l'islam.Le sommet arabe va tendre la main à Netanyahu pour parachever la paix Agence France-Presse LE CAIRE Les dirigeants arabes vont, lors de leur sommet ce week-end au Caire, tendre la main à Israël pour parachever le processus de paix en dépit de l'arrivée au pouvoir du chef de la droite Benjamin Netanyahu, auquel le président égyptien a donné un crédit favorable.« Je pense que Netanyahu ne va pas dévier de la voie de la paix », a déclaré à la presse le président Hosni Moubarak, à la veille de l'ouverture du sommet.Il a ajouté : « Nous souhaitons que le processus de paix se poursuive car il n'y a pas d'autre voie.» M.Moubarak s'exprimait après avoir accueilli à l'aéroport du Caire plusieurs dirigeants arabes participant au sommet, convoqué pour coordonner les positions arabes face au gouvernement de M.Netanyahu.Les ministres des Affaires étrangères ont discuté, en réunion préparatoire, d'un projet égyptien de résolutions stipulant que la paix est « une option stratégique » arabe qui « recommande un engagement similaire de la part d'Israël ».Le texte, dont l'AFP a obtenu une copie, « soutient l'établissement d'un État palestinien avec la partie arabe de Jérusalem comme capitale ».PHOTO REUTER Le président égyptien Hosni Moubarak ( à g.) a accueilli hier au Caire le roi Hussein de Jordanie.La capitale égyptienne sera le théâtre ce week-end du plus important sommet arabe depuis la guerre du Golfe.M.Moubarak a exclu tout gel de la normalisation entre les pays arabes et Israël, envisagé notamment par la Syrie.« Nous n'avons pas discuté cette question, ce n'est pas à l'ordre du jour, n'écoutez pas les rumeurs qui circulent ici ou là », a-t-il dit, affirmant qu'« il n'y a pas de lien entre le sommet et la normalisation ».« La normalisation se poursuit », a-t-il assuré.Ainsi, M.Moubarak accède implicitement à un appel à la modération de son homologue israélien David Lévy mais aussi des États-Unis.Son ministre des Affaires étrangères Amr Moussa affirmait peu auparavant qu'« il n'y aura pas de message de menace ni de mise en garde ».Toutefois, selon le projet de résolutions, le sommet s'en tiendra au principe de « la terre en échange de la paix » auquel s'attachent la plupart des pays arabes, notamment la Syrie qui a vivement dénoncé le programme politique du gouvernement Netanyahu opposé à « toute concession territoriale ».Mais le projet, qui suscite des controverses, devait faire l'objet de deux nouvelles réunions des chefs de la diplomatie arabe hier soir et ce matin, a-t-on appris auprès de participants.Faites parler vos voisins ! I « Pourquoi payer plus cher ?Les Contour et Mystique coûtent des milliers de dollars de moins que la Honda Accord et TAltima de Nissan.» Remise de 1000 S du fabricant incluse.TPS et TVQ sur le plein prix d'achat avant déduction de la remise.Transport (720 S), immatriculation et taxes en sus.y i.«% Ford Contour GL Sport 96 Groupe d'éqwpements préférés 331A Moteur Zetec 16 soupapes Climatiseur Ensemble sport - Phares antibrouillard - Volant inclinable gainé cuir - Pommeau du levier de vitesses gainé de cuir - Jantes en aluminium de 15 P0 (peuvent différer de celles illustrées) Confort et sécurité i - Deux sacs gonflables - Sécurité-enfants aux portes arrière - Glaces teintées - Rétroviseurs extérieurs chauffants à commande électrique * - Conduits de chauffage au siège arrière - Radio AM/FM stéréo électronique - Télécommande d'ouverture du coffre et de la trappe à carburant Offre d'une durée limitée I tÀ Sm&Siï .AV.\" ____«.«- \u2022 v;- \"s \\ Mercury Mystique GS Sport 96 Groupe d'équipements préférés 32U PROGRAMME POUR DIPLÔMÉS: Obtenez un rabais supplémentaire de 750$.Voyez votre concessionnaire pour les détails.Commanditaire officiel des Expos de Montréal Vos concessionnaires Ford et vos concessionnaires Lincoln Mercury \tMERCURY] \t[ LINCOLN! 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