La presse, 30 juin 1996, B. Livres
[" I B Montréal, dimanche 30 juin 1996 Livres La Presse OMERTÀ De la télé à la scène page BS - \u2022 \u2022 mm te dirai JU wmmw FrançoiseTE>avid n'a pas honte de l'avouer, pour elle, le polar est le symbole des vacances.C'est avec elle que nous lançons Lectures d'été, une série d'entrevues'menées auprès de diverses personnalités qui se racontent un peu en nous disant ce qu'elles comptent lire cet été.* : \\ O MARIE-CLAUDE MALBOEUF La présidente de la Fédération des femmes du Québec ne lira pas d'essais féministes cet été.Ni de biographies de femmes célèbres.Pour séduire Françoise David durant la saison chaude, mieux vaut écrire des romans policiers.««Un bon polar, c'est le symbole des vacances.L'été, je n'ai pas envie de lire des livres sérieux.Je me laisse aller et je décroche complètement», confie la militante de longue date.Mais on n'échappe pas si facilement à ses préoccupations.Mme David a un faible pour les polars écrits par des femmes.«Elles ont un sens du suspense a saveur psychologique tout à fait fascinant, dit-elle.Les romancières anglaises et américaines comme P.D.James.Joy Fielding et Patricia Highsmiih me passionnent.»» Françoise David apprécie aussi le rôle que ces auteures font jouer à leurs personnages féminins.Il faut dire que ce sont souvent des femmes d action qui, comme elle, n'ont pas peur de contester l'autorité.««Il y a de plus en plus de Ë policières et d'inspectrices qui mènent les et enquêtes.Souvent, elles critiquent avec humour s le milieu policier.C'est tout a fait réjouissant.» £ L'organisatrice de la Marche du pain et des roses ne dédaigne pas pour autant l'univers masculin.Ouire les œuvres complètes de Simenon, qu'elle a dévorées «deux fois plutôt qu'une», elle adore les romans d'action de Robert Ludlum.«Mais je n'ai pas d'auteur fétiche, précise-t-elle.Je suis une «trippeuse\" de romans qui reste assez éclectique.Au début de l'été, j'ecurne les librairies, je feuillette au hasard et je ressors avec une bonne douzaine de livres.» Ses amis et son conjoint lui refilent aussi leurs trouvailles.C'est ainsi qu'elle a reçu Désirs et réalités, un livre de-Nancy Huston qu'elle compte attaquer des le début des vacances.Celle qui a longtemps hésité entre des études en service s»m.il et en littérature passe également au peigne fin le cahier Livres des grands quotidiens et découpe les critiques qui l'intéressent.pour référence ultérieure.«L'été, je lis trois livres par semaine.Mais durant l'année, j'ai beaucoup moins de temps», explique cette activiste sollicitée de toutes parts.«Je lis des essais a petites doses.Apres ma journée de travail, j'ai tendance a m'endormir dessus»», conf ie-t-clle simplement.Mme David se rattrapera donc cet ete.««Je dois terminer le livre du Groupe de Lisbonne Ver\\ ///; nouveau contrat mondial - Limites a la compétitivité.Je trouve ça important de réfléchir sur la lac.on d'encadrer les échanges.» Le Souci dos pauvres d'Albert Jacquard trônera aussi sur sa table de chevet.Une lecture qui va de soi pour celle qui a l.nt de la lutte contre la pauvreté son principal
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