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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1996-08-11, Collections de BAnQ.

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[" » » » » EDITION DU Montréal, dimanche 11 août 1996 112« année No 281 44 pages, 4 cahiers TAXES EN SUS AILES IIS A | | { S I) I .I A M 0 I) f i/c/if i/anj cntinyfi BBC )KSARD \u2022 LAVAL RÉGION EST DB QUÉBEC 65 C ! LES - DE - LA - MiÉHtlNE 1 $ Baseball Santé L'ADN à la rescousse C'est le départ! * » Santé: Monique Bégin crie à l'aide HUGUETTE YOUNG Presse Canadienne OTTAWA Puisque le système de santé canadien est à la veille « d'exploser » sous la pression des réductions budgétaires « brutales » et qu'il est à la merci d'intérêts personnels, les citoyens doivent s'en mêler, a plaidé vigoureusement l'ex-ministre de la Santé Monique Bégin.« Je veux que les gens se réveillent parce que c'est le public qui a sauvé l'assurance-maladie par le truchement des médias et personne d'autre », a-t-elle lancé, hier, dans le cadre du Forum Canada/ États-Unis sur la santé des femmes.« Il s'agit du plus important programme qui unisse les Canadiens d'un océan à l'autre.Les dirigeants politiques font une mauvaise lecture de la situation.Ce n'est pas là où les Canadiens veulent qu'ils coupent, cela est clair comme de l'eau de roche », a-t-elle ajouté fermement.Mme Bégin a fait cette déclaration au moment où le ministre de la Santé du Canada, David Ding-wall, s'apprête à annoncer une Stratégie nationale sur la santé des femmes.Cette stratégie qui sera annoncée d'ici un mois comprendra quatre grands volets, a fait savoir le ministre : la lutte contre le cancer du sein, des centres d'information, la recherche et la prévention du tabagisme chez les filles.Plusieurs experts ont cependant noté que les problèmes de santé que vivent les femmes nécessitent une attention soutenue et des programmes intégrés.La meilleure façon de s'assurer que le système de santé fonctionne bien, a précisé Mme Bégin, serait d'établir un organisme qui jouerait le rôle de chien de garde.Le public, a-t-elle poursuivi, devrait pouvoir évaluer son système de santé en émettant un bulletin de notes sur divers aspects.On pourrait, année après année, suivre l'évolution des traitements d'un groupe vulnérable particulier et peser et soupeser les forces et faiblesses de l'assurance-maladie.Par exemple, on pourrait évaluer le degré d'estime de soi des jeunes filles dans les écoles, a signalé Mme Bé-gin.Au cours d'une allocution fort appréciée, Mme Bégin a invité les citoyens, les groupes d'infirmières, les groupes de recherche médicale et les syndicats à reprendre leur place dans le débat pour sauver le système d'assurance-maladie.Voir SANTÉ en A2 4» Village évacué à la suite du déraillement d'un train PHOTO CHRISTIAN GUAY.L'équipage du catamaran Spirit s'entraînait hier en face de Québec en vue de la transat Québec/Sa int-Malo, dont le départ a lieu aujourd'hui à llh.Dix-huit voiliers prennent part à lia course, dont les favoris sont des navigateurs français disposant de grands multicoques.Le record de la traversée, qui en est à sa quatrième édition, est d'un peu moins de huit jours.Nos informations en page S8 Presse Canadienne KERWOOD, Ontario Un train transportant des produits « très dangereux » a déraillé en plein centre du village de Ker-wood, dans le sud-ouest de l'Ontario, forçant l'évacuation temporaire de 200 personnes.La police provinciale a indiqué qu'elle avait demandé l'évacuation après que 35 des 112 wagons du Canadien National aient déraillé peu avant 8 h hier.Une des deux citernes contenant de l'acide sulfurique s'est rompue.« déversant de l'acide dans un fossé à raison de cinq gallons par minute », a raconté un responsable du ministère ontarien de l'Environnement, Paul Webb.« Il y a beaucoup de produits dangereux à bord de ce train », s'est inquiété M.Webb.Un porte-parole du CN, lan Thomson, a indiqué qu'environ 4000 litres d'acide sulfurique s'étaient déversés dans le fossé près de la rue principale du village, mais il a qualifié le tout de « petit déversement, très mineur ».Voir VILLAGE en A2 Les Jeux politiques de San Diego RICHARD HÉTU collaboration spéciale SAN DIEGO L'ascenseur s'arrête au 40e étage.Les portes s'ouvrent sur un bar élégant, où flotte une musique feutrée.Nous voici au sommet de San Diego, dans l'hôtel où Bob Dole logera au cours des prochains jours.Garçon, une bière.Par la fenêtre orientée au sud, deux buildings, situés sur le front de mer, retiennent l'attention.Le premier a l'allure d'un bateau, voiles comprises.C'est le Palais des congrès de San Diego.Jeudi, au terme de la 36e convention du Parti républicain, Dole y prononcera le discours le plus important de sa carrière : quelques instants plus tôt, il aura reçu l'investiture de sa formation politique en vue des élections présidentielles de novembre prochain.En attendant, sur les terrains de stationnement entourant le Palais des congrès, un véritable Village de roulottes a vu le jour : les quatre grands réseaux de télévision américains \u2014 NBC, ABC, CBS et CNN \u2014 doivent bien en avoir une vingtaine chacun, d'où ils prépareront les nombreux topos et programmes qu'ils consacreront à l'événement.LES PRESIDENTIELLES Plus près de nous, entre l'hôtel de Dole et le Palais des congrès, les deux tours du Marriott Hôtel se dressent, comme deux sentinelles.C'est là que plusieurs des grands quotidiens américains ont établi leurs quartiers généraux, transformant des salles de conférence en salles de rédaction aussi grandes que celle de La Presse.Après les Jeux olympiques d'Atlanta, place aux Jeux politiques de San Diego.Entre les deux villes, entre les deux événements, il est difficile de ne pas voir certains parallèles.L'omniprésence des médias en est un : à San Diego, le tiers des 30 000 visiteurs attendus à l'occasion de la convention républicaine, qui débute demain, sera constitué de journalistes, caméramans, photographes et techniciens.Le souci de bien paraître en est un autre.Pour San Diego, il est évident que la convention républicaine constitue une occasion rêvée de se faire connaître davantage du res- te des États-Unis et aussi du monde.À lire l'unique quotidien local, cependant, on réalise bien que la ville de 1,2 million d'habitants craint d'être critiquée comme l'a été Atlanta au cours des Jeux.« Dix mille représentants des médias ont déjà commencé à envahir notre ville pour couvrir le plus gros party de notre histoire, et ils nous diront qui nous sommes », a écrit Neil Morgan, columnist au San Diego Union-Tribune.Voir LES JEUX en A2 ¦ PortraH d'une équipe.Page A6 INDEX AflftQBCtS classe*\tM\tArts et spectacle*\tBridge\tC7\t- » - .mm 1.1m mois crotses\t \u2022 inwqpomfr\tC4.CS\tB5 à B8\tDécès\tC8\tmoi rnynefe\tce -»-M- \u2022 (Twcnanotsw\tC5.C8\tHoreirss de apsetedss^^\tObservtteur?\tC4\tTaMoid Sports\t \tce\tn\tHoroscope\tC6\t\tS5 \u2022 automobile\tC7.C8\t\u2022 Teie-h» ont été mis en vente dès vendredi après-midi au coût de 15 S, la nouvelle de sa nomination a été plutôt bien accueillie.« Dole n'est pas à Taise comme candidat, et c'est pourquoi Kemp est un atout pour la campagne républicaine », a déclaré Ron Schmidt, un délégué du South Dakota.« C'est un homme très chaleureux et à la pensée claire, * Mais Dole n'en devra pas moins sortir de la convention républicaine avec une nouvelle image et un nouveau message.Et c'est ici que le parallèle le plus intéressant avec Atlanta risque d'apparaître.On se souvient que le réseau NBC a été critiqué par tout le monde pour sa présentation biaiséc des Jeux olympiques.Or les républicains se préparent à faire encore mieux à l'occasion de leurs congrès.Si tout se passe comme le parti le souhaite, les réseaux de télévision devront en effet couvrir une convention où tous les discours et toutes les images auront été planifiés dans les moindres détails.Les téléspectateurs auront l'impression d'assister à une vraie convention, mais l'événement aura la spontanéité d'un message publicitaire.Qui sait?Les experts en marketing du Parti républicain parviendront peut-être à bien faire paraître Dole.Village évacué à la suite du déraillement d'un train /TRAIN / Suite de la page A l Il a fallu quatre heures avant de réussir à colmater la brèche de la citerne et endiguer l'acide qui s'était déversée dans le fossé.Les produits chimiques n'ont pas gagné les ruisseaux et les autres cours d'eau.Le train transportait aussi une foule d'autres marchandises, allant du papier aux tuyaux d'acier, en passant par le chlore et autres produits chimiques.Personne n'a été blessé et les habitants ont pu regagner leur logis vers 19h hier soir.« S'il y avait eu le moindre danger, nous n'aurions pas laissé les habitants retourner chez eux », a déclaré le constable Dennis Harwood.Celui-ci a ajouté qu'une grue spéciale était arrivée des Etats-Unis hier après-midi pour aider à enlever les wagons endommagés.La voie devrait être rouverte demain, a-t-il indiqué.Le porte-parole du CN a par ailleurs affirmé que le liquide corrosif brûlait ce qu'il touchait, mais qu'il n'était pas explosif et ne dégageait pas de vapeurs nocives tant qu'il n'était pas mélangé avec une grande quantité d'eau.Les météorologues n'annonçaient pas de précipitations, hier.L'acide a dû être neutralisé et pompé.Des camions sont arrivés vers la fin de l'après-midi pour ramasser les débris et la citerne endommagée.Le CN cherchait toujours la cause de la catastrophe en fin de journée.Un accident similaire impliquant un train du CN vide s'était produit presque au même endroit en 1991.De la concurrence pour Nicolet Presse Canadienne QUÉBEC L'Institut de police du Québec, à Nicolet, devra affronter la concurrence d'un nouveau cégep.À la demande des directeurs de police de la région de Québec, le collège F.-X.-Gar-neau se prépare à offrir un programme de perfectionnement pour les policiers en emploi.Selon un quotidien québécois, le dossier est presque bouclé.« On espère que les cours seront offerts dès le mois de janvier », a révélé le chef de police de la Haute-Saint-Charles, Daniel Langlais, également dirigeant de l'Association des directeurs de police et pompiers de la région de Québec ( ADPPQ ).D'autres cégeps offrant des cours en techniques policières pourraient éventuellement emboîter le pas à F.-X.-Gameau.La formation continue des policiers serait ainsi totalement décentralisée.« L'institut n'a pas le choix : il doit s'adapter à ça.Il y a des organismes qui durent et d'autres non », a souligné M.Langlais.À Nicolet, on a accueilli la nouvelle avec circonspection.« C'est vrai que certains cours qu'on entend donner à Québec pourraient ressembler à ce que nous offrons mais on pense que nous n'évoluerons pas dans le même créneau », a indiqué le directeur adjoint de l'Institut de police, Paul Girard.Renseignements : 285-7272 Abonnement : 285-6911 Lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 **_____!-\u2022 j:______\\.~ J- i 1.\\_: j: ^anwui ri uimuni.nc ue / n a miai Rédaction : 285-7070 Promotion : 285-7100 Annonces classées : 285-7111 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Décès, remerciements : 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes Annonces Détaillants: 285-6931 National, TéléPlus : 285-7306 Carrières et professions.Nominations : 285-7320 Comptabilité Grandes annnonces : 285-6892 Annonces classées : 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse.Ltée.7«nie Saint-Jacques, Montréal H2Y1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulièrrs à La Presse sont également réservés.«Envois de publication canadienne -Contrat de vente numéro 0531650m Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.Code du Jour 32-7 Dimanche, 11 août 1996 LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 6-4-0 à quatre chiffres : 4-9-7-5 6/49: 4141519 23 38 le complémentaire: 49 avec extra 853009 INSOLITE Pauvre Biggs! Le cambrioleur du siècle, Ronald Biggs, auteur de l'attaque du train postal Glasgow-Londres qui lui avait rapporté deux millions de dollars en 1963, est aujourd'hui sans le sou, a rapporté samedi le quotidien de Rio, O Globo.Il a révélé sa situation de « pénurie » jeudi dernier à un ami qui lui téléphonait pour lui souhaiter son anniversaire, selon le journal.Biggs, 67 ans, qui avait réussi une évasion spectaculaire d'une prison anglaise en 1965 à l'aide d'un camion grue, est réfugié depuis 1970 au Brésil où il n'a pas le droit d'exercer une activité rémunérée et se débrouille désormais comme il peut.Il a ouvert un site sur Internet et a commencé à écrire un livre de cuisine avec des recettes qu'il a inventées, selon O Globo.Il y a deux ans, il avait écrit un livre « Odd man oui ».DEMAIN DANS LA PRESSE L'Expédition fait oublier le Bronco ¦ Le marché des véhicules utilitaires sport est toujours au beau fixe.Tous les manufacturiers sont désireux de profiter de cette popularité qui ne cesse de croître.Chez Ford, on brûlait d'Impatience de pouvoir offrir un modèle de remplacement au Bronco dont les ventes étaient quasiment confidentielles.Or, nous dit notre collaborateur Denis Duquet, l'Expédition vient corriger cette lacune et permet à Ford de concurrencer les modèles Chevrolet Yukon et GMC Tahoe de la GM.QUESTION DU JOUR InfoBrefim Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour.Pour faire connaître votre opinion, composez le 875-2355; .au son de la voix, faites le 220.Déluge au Saguenay et sur la Cote-Nord, pluies inhabituelles dans l'Outaouais et les Cantons de l'Est : croyez-vous que la Nature a perdu la carte ?Êtes-vous d'accord avec la nomination de Jean-Louis Roux au poste de lieutenant-gouverneur du Québec ?A cette question posée hier, le pourcentage de réponses obtenues a été : OUI: 24% NON: 76% S SEARS tlterz %/aus invitent à Galeries d'Anjou DERNIERE CHANCE AUJOURD'HUI LondonUfe \u2022/es v/bgendes DU TEMPLE DE LA RENOMMEE DU HOCKEY -C7.~a\"To ri?n £*îi7> ynemLLr>- EW YORI t 006538500001400327 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 11 AOÛT 1996 ?A3 Montréal métro Une fuite d'acide chlorhydrique cause L'EXPRESS DU MATIN Bagarre ¦ Une bagarre à coups de couteau entre deux bandes rivales a (ait cinq blessés, tard hier soir dans le quartier Rosemont à Montréal.Six suspects, dont un au moins un était armé d'un couteau, ont fait irruption à l'intérieur du sous-sol de l'église Sainte-Croix, située au 3303 rue Laurier près de la 12e Avenue, où se tenait une fête.Les intrus ont été priés de sortir et se sont fait dire qu'ils n'étaient pas les bienvenus.Ils sont alors sortis sans histoire.Une fois à l'extérieur, ils ont fracassé le pare-brise d'une automobile appartenant à l'un des fêtards.C'est à ce moment que la bagarre a éclaté.Au moment de mettre sous presse, la police tentait toujours de recueillir des déclarations des témoins et de déterminer le motif de l'agression.Lorsque les premiers agents sont arrivés sur place, les blessés, ensanglantés, se tordaient de douleur.Cinq ambulances ont été dirigées sur les lieux.Selon le sergent Diane Ainsley, de la police de la CUM, trois personnes ont été légèrement blessées, et deux autres plus grièvement.Écrasement ¦ Deux personnes ont été blessées hier matin, lorsque l'hélicoptère dans lequel elles prenaient place s'est écrasé au décollage.L'accident s'est produit vers les 10 h 30 au moment où le petit appareil venait de prendre son envol de l'aéroport municipal de Mascouche.Le pilote s'en est sorti avec un choc nerveux, tandis que le passager a été blessé grièvement mais on ne craint pas pour sa vie.L'accident s'est produit au moment où un patin de l'hélicoptère a accroché des fils électriques.Naissance rare ¦ Le centre des reptiles du Zoo de Granby a été le théâtre récemment d'une naissance unique, celle d'un python royal.Cette espèce originaire des forêts tropicales d'Afrique est relativement abondante en captivité, toutefois.En 1995, seulement trois des 149 jardins zoologiques qui gardaient cette espèce ont réussi à la reproduire.Le python royal est une des espèces protégées par la Convention internationale sur le commerce des espèces menacées d'extinction.À leur naissance, les jeunes pythons pèse 77 g et mesurent 41 cm.Quant aux parents, ils pèsent 2 kg et font 1,2 m de longueur.Les pythons sont constricteurs, c'est à dire qu'ils étouffent leurs proies avant de les dévorer.Ils ne sont pas venimeux.Enfants retrouvés ¦ Deux jeunes enfants qui s'étaient égarés hier après-midi dans un bois à Saint-Calixte, dans les Laurent ides, ont été retrouvés sains et saufs vers les 20 h 15 par un couple de Saint-Lin qui s'éjournait dans la région.Selon la Sûreté du Québec, les deux enfants, un garçonnet de cinq ans, Christopher Start, et une fillette de 11 ans, Chantale Beaulieu, tous deux de Laval, étaient en visite avec leurs parents chez des amis de ces derniers, lorsqu'ils se sont soustraits à l'attention de leurs parents.Lorsque le couple a retrouvé les deux enfants en soirée, ces derniers se trouvaient dans le bois à quelque deux à trois km du lieu de leur disparition.Les enfants avaient traversé un ruisseau, étaient mouillés et avaient froid.Hôtel : débrayage ¦ Les quelque 210 employés de l'hôtel Bovaventure-Hilton à Montréal, ont entrepris hier matin un débrayage de 48 heures.Les syndiqués, affiliés à la Fédération du commerce ( CSN ), espèrent ainsi faire débloquer les négociations.Une première tentative lors d'un débrayage de 24 heures le 22 juillet dernier, n'avait pas donné les résultats escomptés.Les employés souhaitent notamment réduire le recours à la sous-traitance et au travail des cadres dont l'employeur fait grand usage.La sécurité d'emploi est aussi une des priorités des syndiqués en cas de fermeture totale ou partielle de l'hôtel, une revendication que la .partie patronale refuse d'entendre.Par ailleurs, une entente de pricipe est intervenue tôt hier matin à l'hôtel Westin.plus de peur que de mal à Bécancour Ht RAYMOND GERVAIS Une fuite d'acide chlorhydrique provenant d'un réservoir de 12 000 m* de la compagnie Norsk-Hydro à Bécancour, a causé plus de peur que de mal, hier, dans cette municipalité située sur la rive-sud du Saint-Laurent, en face du Cap-de-la-Madeleine.Les vapeurs du gaz s'échappant du réservoir ont été circonscrites par des arrosages intensifs d'eau et l'acide été pompé dans des camions-citernes.C'est en soirée jeudi que la fuite a été localisée par une équipe de surveillance.Comme l'a expliqué hier à La Presse M.René Joyal, directeur des ressources humaines chez Norsk- Hydro, une entreprise qui produit du magnésium, l'équipe d'intervention de la compagnie disposait de deux solutions pour régler le problème, colmater la fuite ou vider le réservoir.« Nous avons choisi la seconde puisque la fuite avait été localisée à la base du réservoir.L'acide chlorhydrique qui s'échappait a été contenu par une digue de sécurité.Sa- medi matin, le débit de la fuite a augmenté et nous avons craint à un certain moment que des vapeurs réussissent à s'échapper malgré les arrosages.Toutefois, ce ne fut pas le cas, et le transbordement de la matière dans les camions-citernes s'est terminé en début de soirée, sans incident », a déclaré M.Joyal.Craignant le pire, les autorités municipales, la sécurité civile.Environnement Québec, ainsi que la Sûreté du Québec, ont été mis sur un pied d'alerte, advenant une aggravation de la situation.Toujours selon M.Joyal, l'acide chlorhydrique est une substance très corrosive et même un entretien régulier des réservoirs à des périodes prédéterminées ne peut éliminer tout risque de fuite.« La façon de faire la maintenance des réservoirs consiste à les vider de leur contenu et à peinturer l'intérieur avec une peinture spéciale qui enduit les parois d'une substance caoutchoutée qui empêche la corrosion de l'acier.Cette couche protectrice est appliquée au fusil et si elle est plus mince à un endroit, l'acide peut passer au travers et attaquer le réservoir.C'est ce que nous soupçonnons qui s'est produit », a ajouté M.Joyal.La campagnie Norsk-Hydro est située dans le parc industriel de Bécancour à deux km des habitations les plus proches.Toujours selon M.Joyal, si un périmètre de sécurité avait dû être établi, ce dernier n'aurait pas excédé 200 mètres.______ v* * .PHOTOS BERNARD BRAUIT.LêPnssê À l'entrée du cégep Ahuntsic, un cortège de parents, d'amis et de badauds accueillaient les cyclistes par des bravos et des applaudissements.Belle façon de finir ses vacances.En r'venant de Rigaud PAUL ROY Un beau Grand Tour.Tout le monde, organisateurs comme participants, semblait s'entendre là-dessus hier après-midi, alors que les 1900 cyclistes partis de Rigaud quelques heures plus tôt, faisaient leur entrée au dernier Village du tour, aménagé à l'arrière du cégep Ahuntsic.« J'avais des doutes quant au parcours, plus plat que les deux premières années, nous avait dit Benoît, un sportif de 27 ans, à la halte-dîner de Saint-Eustache.Mais je dois dire que les routes choisies étaient très belles et l'organisation très au point.» Selon Benoît, qui a fait les deux premiers, ce troisième Grand Tour n'a rien eu à envier aux autres.Plusieurs se sont extasiés devant la qualité de l'organisation, exceptionnelle cette année.Tout, du balisage des routes au transport des bagages, semblait réglé au quart de tour.Les repas étaient la plupart du temps succulents et les files d'attente, en règle générale, réduites à leur plus simple expression.Et l'animation était à la hauteur.Suzanne Lareau, directrice du 1 Grand Tour, ne cachait pas sa satisfaction.« L'an dernier, confiait-elle, nous étions passés de 1100 à 2000 participants et la marche était haute.Alors nous avions dû ramer.» Tandis qu'elle donnait des entrevues, Mme Lareau était fréquemment interrompue par des participants qui voulaient la remercier avant de rentrer.« Une semaine de rêve », lui a lancé un « grandtouris-te » satisfait.Partis de Beloeil, le 3 août dernier, les cyclistes se sont arrêtés à Granby, Drummondville, Trois-Ri-vières.Grand-Mère, Joliette, Rigaud et Montréal.En tout, 700 kilomètres.Un peu plus pour ceux qui ont choisi les parcours alternatifs.ou qui se sont trompé de chemin.Les seules critiques entendues concernaient le manque de savoir-vivre de certains petits groupes de cyclistes.« J'ai tout aimé sauf certains sportifs qui te disent quasi-mentent « ôte-toi de là ! » quand ils te doublent, disait Jean Desrochers, de Montréal.Suzanne Lareau reconnaît que certains cyclosportifs causent problème.« Ce n'est pas la clientèle que l'on recherche, dit-elle, mais il y en a aussi qui sont Ans.» Il y aura un quatrième Grand LE GRAND Tour l'an prochain.Et s'il ne part pas de Québec, il y passera.« Pour partir de Québec, il faudrait organiser le transport, explique Mme Lareau.On étudie différentes hypothèses.» Il semble également entendu que le Tour de l'île, organisme qui chapeaute le Grand Tour, le Tour des Cantons et la Petite Aventure, amènera des cyclistes québécois en Europe en 1997 ou 1998.L'on songe pour le moment à des groupes de 50 à 150 cyclistes et à des séjours de deux semaines.« C'est sûr qu'on s'enligne là-dessus, dit-elle.On va continuer à développer les voyages à vélo parce qu'il y a une demande.» Barry Hersh, 57 ans, associé d'une importante firme de comptables de Miami, a décidé de prolonger son séjour au Québec, après le Grand Tour.« Je m'en vais passer deux semaines à Magog, et de là, je vais me chercher une maison.Je songe à acheter.» ?Membre d'un club de vélo de Miami, M.Hersh avait rencontré André Primeau, propriétaire d'un magasin de vélo de Brossard, lors d'une radonnée floridienne.L'année suivante, il s'amenait à Montréal pour participer au Tour de l'île, et l'an dernier, il était du départ du Grand Tour.De retour cette année avec son copain Ted Silver, il affirme qu'« il n'y a rien de comparable dans tous les États-Unis ».Qui plus est, dit-il, le Grand Tour lui a fait découvrir et aimer le Québec.« J'aimerais venir passer mes étés ici et, possiblement, un mois l'hiver.» Température idéale, hier, pour cette dernière étape de 74 kilomètres.Une petite ballade pour les « grandtouristes », comparée aux 130 et 140 kilomètres des deux étapes précédentes.En avant midi, nous avons longé la rivière des Outaouais jusqu'à Hudson, où un traversier nous .a déposés à Oka.Traversé l'île Jésus et accédé à Montréal via le pont Viau.À l'entrée du cégep An ont sic, un cortège de parents, d'amis et de badauds accueillaient les cyclistes par des bravos et des applaudissements.Belle façon de finir ses va- cances. A4* LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 11 AOÛT 1996 Thetford : des « boxeurs » dans l'âme K ATI A GAG NON du bureau de La Presse, QUÉBEC Les habitants de Thetford Mines sont des boxeurs dans l'âme.Depuis 20 ans, ils mènent combat sur combat pour défendre leur amiante, ce minerai blanchâtre qui fait vivre une ville perpétuellement en sursis, suspendue aux humeurs des marchés mondiaux.Les luttes syndicales pour la santé des travailleurs, le débat de la nationalisation,- la psychose de l'amiante et la menace de bannissement des États-Unis à la fin des années 80 : les cogneurs de Thetford Mines sont venus à bout de tout, non sans y sacrifier des milliers d'emplois.Mais l'inquiétude règne de nouveau dans la capitale de l'or blanc.Les habitants craignent que cette fois-ci, l'industrie ne se relève pas du crochet asséné .m début de l'été par les cousins français, qui ont, dans un geste surprise, banni l'amiante.«< Si on ne fait rien, après le désastre naturel au Saguenay, il va y avoir un désastre économique ici », lance Jean-Luc Savoie, président du Comité de revalorisation de l'amiante, qui est venu au monde «< à 200 pieds de la mine » et y a travaillé toute sa vie.Sa ville, c'est l'amiante : il se souvient encore des petits matins où sa mère balayait la couche de minerai qui s'était accumulée sur le balcon, pendant la nuit.Car malgré 20 ans de soubresauts, l'amiante est toujours le coeur économique de la région de Thetford Mines.Quelque 1500 travailleurs sont employés aux trois mines de Lab Chrysotile et font vivre tous les commerces de la ville, qui a grossi et grossi, depuis 100 ans, pour atteindre 20 000 habitants.Thetford Mines est devenu un gros bourg, mais, symbole éloquent, l'artère principale de la ville mène encore directement aux mon- tagnes d'amiante qui entourent l'usine de Lab Chrysotile.Un paysage lunaire.« Si la mine ferme, c'est la mort de tout le monde », résume succinctement Gilles Dubois, gérant du concessionnaire automobile Toyota, qui a vu ses ventes baisser dramatiquement, l'an dernier, au plus fort de la grève dans l'une des mines de la région.« En ville, tous les commerces dépendent des salaires versés aux mineurs », acquiesce Denise Paquette, vendeuse à la petite boutique de décoration Nos-tradamus, rue Notre-Dame.« Sans amiante, Thetford Mines va devenir une ville-fantôme », tranche André Brochu, président du syndicat local des métallos, qui représente la majorité des travailleurs de Lab Chrysotile.Vétéran, lui aussi, des luttes pour la survie de la région \u2014 il s'est promené partout dans le monde pour promouvoir l'usage contrôlé de l'amiante \u2014 M.Brochu croit que la bataille est désormais du ressort du gouvernement du Québec.« C'est l'économie de toute une région qui dépend des actions de Lucien Bouchard.» Et le bras de fer risque d'être musclé puisque le premier ministre du Québec, pour convaincre les Français de suspendre leur décision, devra démolir les arguments d'un puissant groupe d'environne-mentalistes, qui militent pour le bannissement de l'amiante à travers le monde.L'an dernier, le Brésil \u2014 un pays qui produit lui-même de l'amiante \u2014 a été la cible de ce groupe et a évité de justesse le bannissement.« Mais ils ont réussi en Europe », soupire André Brochu.L'industrie craint en effet que la France ne soit que le premier pays d'une série de dominos : on craint « l'effet d'entraînement » de la décision française sur les autres pays de la CEE.Selon les spécialistes québécois de la question, les Français ont cédé aux pressions de plus en plus insistantes des écologistes, qui ont associé tous les produits à base d'amiante à ceux qu'on utilisait, il y a une vingtaine d'années, pour l'isolement des maisons, qui étaient effectivement cancérigènes.« On a mêlé les données scientifiques pour créer une phobie », affirme Scott Houston, directeur de l'Institut de l'amiante.« On ne cache pas que l'amiante est cancérigène.Mais on a appris à travailler avec, de la même façon qu'on travaille avec d'autres produits dangereux », souligne André Brochu.Oubliez ces images de mineurs souffreteux sorties tout droit de Germinal lance Jean-Luc Savoie : aujourd'hui, les usines sont immaculées et l'air ambiant est « probablement plus pur qu'au centre-ville de Montréal ».Un avis que ne partagent visiblement pas les écologistes.Pénible retour au sol RAYMOND GERVAIS Une jeune fille de 16 ans membre des cadets de l'air de l'Aviation royale du Canada qui suivait un cours de vol à voile à bord d'un planeur vendredi, en début de soirée, a raté son atterrissage à l'aéroport municipal de Saint-Jean-sur-Richelieu et le petit appareil s'est retrouvé dans un fossé à l'orée d'un bois, en bordure de la piste de gazon.L'élève et son moniteur s'en sont tirés indemnes.Selon le sergent Lamoureux, de la police municipale de Saint-Jean-sur-Richelieu, il semble que le pilote en herbe ait paniqué au moment où le planeur s'est approche du sol et aurait fait une fausse manoeuvre.Le moniteur qui se trouvait assis derrière l'élève, n'a pu réagir à temps pour rétablir la trajectoire de l'appareil et le planeur a bifurqué.Le Bureau de la sécurité des Transports a ouvert une enquête.Cet incident a ravivé les craintes des citoyens riverains de l'aéroport qui multiplient depuis plusieurs années, leurs objections auprès du ministère de la Défense qui y a établi son École de vol à voile pour la Ligue des cadets de l'air à l'aéroport de Saint-Jean.Les citoyens se plaignent notamment du bruit occasionné par les avions remorqueurs des planeurs et évoquent l'aspect sécurité.Selon le comité de citoyens, la zone tampon entre l'aéroport et les résidences, n'est pas suffisamment grande pour permettre une telle activité.En outre, les citoyens trouvent fort désagréable d'entendre les avions remorqueurs passer au-dessus de leur tête durant tout l'été.Rappelons que c'est le second incident impliquant un planeur de la Ligue des cadets depuis deux ans à cet endroit.En juin 1994, un planeur de la Ligue s'était écrasé sur le terrain de l'aéroport, tandis qu'un planeur privé s'était abattu sur le toit d'une résidence de la rue Le-bel, bordant l'aéroport, en novembre 1991.PHOTO ARMAND TR0TTIER.UPrf«to l'espoir de sensibiliser plus de gens à sa cause, le docteur Jacques Chaoullî a délaissé les bureaux du ministre Rochon pour la Le docteur Chaoulli persiste MAM&ttAUPC GIRARD Ce n'est pas par masochisme que le docteur Jacques Chaoulli a décidé de poursuivre sa grève de la faim au beau milieu de la place Jacques-Cartier, entouré de restaurants, terrasses et comptoirs à crème glacée.« En raison de l'affluence, je rencontre beaucoup de gens.Je peux informer davantage », dit-il, allongé dans sa chaise longue, à deux pas d'un orchestre sud-américain.Le docteur a commencé sa manifestation mercredi devant le bureau du ministre Rochon rue Crémazie Est, alors déserté pour le temps des vacances.La nuit de vendredi n'a pas été facile.Des fêtards l'ont réveillé vers 3 h, lui jetant du pain à l'intérieur de sa tente et menaçant de lui « envoyer une pizza ».Au petit matin, il a été surpris par le froid.Entouré d'amuseurs publics, de touristes et de musiciens, le docteur s'affaiblit.Il affirme n'avoir rien mangé depuis mercredi.« Quand je serai trop mal, peut-être faudra-t-il appeler un médecin à domicile », dit-il, blagueur.Pour l'instant, la tête lui tourne et il ressent des engourdissements.Seul le ministre de la Santé pourra lui faire interrompre sa grève de la faim, soutient-il.« Jean Rochon et personne d'autre portera l'entière responsabilité du dénouement tragique ou non de ce drame », s'enflamme-t-il, s'excusant aussitôt pour ses propos véhéments.« Qu'il vienne me voir ici dans les plus brefs délais.Je peux me rendre à Québec s'il le faut.» Il exige que les médecins de tous les établissements \u2014 hôpitaux, CLSC cabinets, centres d'accueil \u2014 assurent ensemble un service de garde à domicile 24 heures par jour.En attendant un nouveau système, il réclame un moratoire sur les pénalités qui lui sont imposées parce qu'il n'effectue pas les 12 heures réglementaires dans un établissement.La Régie de l'assurance-maladie lui demande un remboursement de 50 000 S.Le praticien se demande pourquoi la Fédération de l'âge d'or et le Comité provincial des malades ne lui ont pas encore manifesté publiquement leur appui après les lettres d'encouragement qu'il a reçues d'eux il y a quelques mois.Aussi, en voulant instaurer un système de garde à domicile dans les CLSC qui tienne compte du « cadre établi », M.Chaoulli croit que l'Association des médecins omnipraticiens tourne autour du pot : « Les médecins en CLSC refusent de faire des visites à domicile.Ils ne répondent pas du tout aux besoins de la population.» Se défendant de faire un geste d'éclat pour un simple « caprice », le gréviste dit recevoir de nombreux appuis des passants.« Tout à l'heure, un médecin français me disait qu'il consacre 40 % de son temps à domicile.En France, ils n'ont pas les mêmes problèmes », conclue-t-il, avant d'entamer sa seconde nuit dans le Vieux-Montréal.loto-québec Tirage du 96-08-10 3 S 6 9 10 11 14 28 29 36 38 45 48 52 55 57 58 62 63 68 Tirage du 96-00-00 3 4 640 4975 EfStra NUMÉRO: 007265 Tirage du 96-08-09 ta Tirage du 96-08-10 MMBI NUMÉRO: 853009 &49 Tirage du 96-08-10 4 14 15 19 23 38 Numéro complémentaire: 49 GAGNANTS 6/6 3/6 * 0«* LOTS Ventes totales 00 000 000,00 $ Prochain gros lot (approx.): 0 000 I ,00$ Tirage du 96-08-10 1 17 20 22 29 36 Numéro complémentaire: 13 mise-tôt 27 28 32 36 GAGNANTS LOTS _ 40 1 250 00 GAGNANTS 6/6 0 5/6+ 0 5/6 23 a/6 879 3/6 14 223 LOTS 1 000 000,00 $ 13 440,80$ 973,90 $ 47.50 $ 5$ ventes totales: 563 454,00$ Gros lot a chaque tirage: 1 000 000,00 $ SUPER Tirage du 96-08-09 GAGNANTS 7/7 6 15 19 27 31 35 43 Numéro complémentaire: 5 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 1 2 50 2 657 53 670 50 822 ventes totales: 6 356 316.00 S Prochain gros lot (approx): 2 500 000.00 $ 3/7 437 110 Prochain tirage: 96-08-16 LOTS 8 000 000,00 $ 56 880,90 $ 1 990,80 $ 133,80$ 10$ 10$ partie, grat.TVA.le reseau des tirages de Loto-Québec Le modaktés d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets En cas do disparité entre cotte liste et la liste officielle, cetto dorntôre a pnorité.\u2014>-»-< Un organisme pour aider les divorcés MARIE-CLAUDE GIRARD Votre divorce vous donne-t-il de l'unie .lire ?Un organisme de la Rive-Sud peut vous aider à apaiser vos angoisses.Depuis cinq ans, Re-Partir offre soutien, information et accompagnement aux personnes anxieuses et désemparées dans des causes de divorce ou de violence conjugale.En plus d'un service d'écoute téléphonique et d'information juridique, l'organisme dispose d'un local au palais de Justice de Longueuil d'où il peut intervenir en cas d'urgence.Si des cris ou des pleurs se font entendre, une employée va voir ce qui se passe et demande au besoin l'aide d'un gardien de sécurité.« Dans les cas de divorces, c'est souvent la première fois que les gens mettent les pieds dans un pa- lais de justice.Ils sont soulagés que quelqu'un soit là pour les accompagner.Ils ont surtout envie de parler, parfois de pleurer », explique une des trois employés de l'organisme, Diane Piquette.N'étant pas avocate, elle ne peut donner de conseils juridique.Mais elle démythifie le jargon des avocats, explique le déroulement des procédures et les rudiments du droit matrimonial.Comme les autres membres de l'organisme, Mme Piquette a elle même vécu un divorce et une séparation.« J'aurais bien aimé être soutenue, moi aussi », dit-elle.À l'occasion, elle accompagne des parents qui se rendent devant le Direction de la protection de la jeunesse; de jeunes mamans qui reviennent d'un centre pour femmes battues et qui craignent d'affronter leur conjoint dans le couloir.Elle essaie de dédramatiser la situation, calmer et rassurer.« Je m'assure qu'ils ne sont plus aussi bouleversés quand ils s'en vont ! ».Au téléphone, les bénévoles fournissent aussi de l'information sur les procédures de divorce et le fonctionnement des ententes à l'amiable.« On ne donne pas de conseils et on ne réfère pas à des avocats en particulier.Mais quand les relations sont bonnes entre les conjoints, on suggère de régler le tout en présence d'un médiateur », explique Andrée Legault, présidente de Re-Partir.À l'origine, le service était réservé à la clientèle de l'Auberge Ca-miclau, une maison pour femmes battues.L'aide est offerte aux hommes comme aux femmes.Les employées et bénévoles de Re-Partir ont suivi des cours des relations d'aide et de droit de la famille.On peut joindre l'organisme au 923-6254.Une mort violente, une agression Deux policiers du CN qui faisaient leur ronde en soirée hier, près des installations de la compagnie ferroviaire non loin de l'intersection des rues Bercy et Sainte-Catherine, dans l'est la ville, ont découvert le cadavre d'un homme âgé d'une trentaine d'années.Le corps reposait non loin de la voie ferrée, à l'arrière de la compa- gnie Courchesne et Larose, un grossiste en fruits et légumes.Selon les premières constatations des enquêteurs, l'homme semblait porter des marques de violence à la fi-gurr.L'identité de la victime n'est pas connue pour le moment.Par ailleurs, un homme de 42 ans qui déambulait paisiblement hier soir dans la rue en face du 213, f rue Hickson, à Verdun, a été att.v qué par une dizaine de jeunes pour une raison encore inconnue.Il a été atteint d'un coup de couteau.Le blessé a été transporté à l'hôpital où son état n'inspire toutefois aucune crainte.Aucun organe vital n'aurait été touché.Selon la description des suspects fournie par la victime, les jeunes agresseurs seraient âgés entre 16 et 17 ans. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 11 AOÛT 1996 La Colombe vous salue, elle rentre à la maison CARDINAL, Ontario Le voyage en camion touche à sa fin.Nadine mange un ultime « spa-gatte » dans un arrêt routier sur la 401, à l'ouest de Comwall, quand deux collègues, des voituriers indépendants, arrivent en rouspétant parce qu'ils reviennent de Toronto sans chargement.Pour eux, chaque kilomètre roulé sans cargaison est une perte nette d'argent.Us ne sont pas de bonne humeur.Nadine Bélanger, qui a traîné La Presse toute la semaine sur son 18 roues, a entendu cette histoire mille fois.Même si elle n'a pas ce genre de problèmes parce qu'elle travaille pour le groupe Robert qui lui « dispatche » toujours des charge- ments et la paie au kilométrage, elle compatit « en masse ».Nadine n'aimerait pas être « pigiste » dans un univers hyper compétitif où se faufilent trop de « sans-desseins dont même le diable ne voudrait pas.» « Juste pour te donner un exemple.Mon kilométrage, c'est celui du compteur de mon truck.J'aimerais pas ça être payée au kilométrage sur la carte calculé comme si la route avait foulé à cause de la pluie.» Les routiers autonomes, propriétaires de camions de 120 000 $ et plus, et de remorques de 40 000 ou 50 000 $, peuvent réussir à gagner plus de 100 000 $ par année, en effectuant des voyages à la pièce.Mais leurs frais sont imposants.En plus de leur équipement \u2014 entretenus à leurs frais \u2014 les pigistes doivent acheter des assurances de plusieurs milliers de dollars et payer leur essence, qui, aux États-Unis, coûte en moyenne 1,19 $ US le gallon, soit environ 31 cents US le litre.La plupart des États exigent aussi une taxe d'environ 9 cents sur chaque gallon de diesel consommé sur leurs routes, que l'essence ait été achetée sur place ou non.Un camion fait en moyenne environ 2 à 2,5 km au litre.Pour travailler au Canada, il faut aussi des plaques qui coûtent annuellement autour de 3200 $ et des permis pour voyager aux États-Unis d'environ 1800 $.Plusieurs États ont aussi des taxes routières.À New York, par exemple, elle est de 6,6 cents le mille.Les péages sont aussi coûteux.Un bout de «< turnpike » peut coûter jusqu'à 40 $ si le camion est chargé au maximum.Bref, selon les deux indépendants stoppés à Cardinal, les frais sont immenses et les voyages, de moins en moins payants.En effet, la déréglementation a fait naître des intermédiaires qui coupent les prix et obligent les conducteurs à suivre le pas, le tout, en se payant une généreuse commission.« Quand t'es pris à la gorge, que tu dois faire tes paiements sur ton camion, ils finissent par t'avoir », continue le pigiste, qui ne veut pas être nommé, même par son « hand-le » de cibi.Bref, pour finir par faire de l'argent, une fois les impôts payés, « t'as pas le choix que de tri-' cher », dit-il.Tricher, ça veut dire surtout se reposer beaucoup moins que ne l'exige la loi, pour travailler le plus possible, quitte à prendre des « bines » \u2014 du speed \u2014 pour se tenir éveillé.Les Américains commen- cent toutefois à faire des tests pour la drogue et l'alcool aux frontières, pour décourager cette pratique.La liste des doléances des camionneurs est longue.Quand ils ne rouspètent pas contre les « quatre roues » \u2014 « on a besoin d'une pleine longueur devant nous, même dans le trafic.On est lourd ï On a besoin d'espace pour freiner ! » - ils marmonnent contre les balances qui leur font perdre du temps, sans parler de leur nostalgie quand ils parlent de leur famille au loin.D'ailleurs, les blagues salées se font de plus en plus présentes, sur le cibi, plus le week-end approche.Alors pourquoi les camionneurs ne changent-ils pas de boulot ?Parce que « la route, c'est un trip ».« Pour comprendre, y'aurait fallu que tu le conduises le 18 roues.» Lundi dernier, Nadine est partie de Montréal pour aller en Pennsylvanie livrer des vis et des boulons.Elle est ensuite passée par le port de Wilmington, au Delaware, chercher un conteneur de citrons, décoré aux couleurs de Chiquita, une des scènes les plus colorées du voyage.Dans cet immense port arrivent en effet de gigantesques ba- teaux venant d'Amérique centrale, remplis de conteneurs décorés de bananes ou de fruits géants, qu'on décharge pour les installer sur des roues.Enlignés par centaines, ces conteneurs donnaient à cet univers industriel l'allure d'un panier de fruits.Nadine a pris ces citrons pour les laisser à Montréal et repartir illico sur la 401, vers Détroit, chargée de papier.De là, elle a « décollé » en direction de Kalamazoo ( à mi-chemin entre Détroit et Chicago) où l'attendait une cargaison de lits à livrer à Brampton près de Toronto.De Brampton, elle est repartie avec une remorque vide, à faire remplir de déchets de papier à recycler à Belleville, sur le bord de la 401, le tout en direction de Montréal, où elle est rentrée vendredi soir vers 22 h.Peu avant d'arriver, contente de retrouver son chum et son cundo \u2014 et ses plantes en plastique, mode de vie oblige \u2014 elle s'est débranchée du cibi en vous disant, avec la lormule typique : « Enchantée d'avoir fait un bout avec vous.De super de bons numéros, soyez prudents.On se reprendra un autre tantôt.La Colombe vous salue.Elle s'en va à la maison.» Les juges ont aussi droit à une oreille attentive MARIE-CLAUDE MALBOEUF Stressant, le travail des juges ?Au moins assez pour que des psychologues et divers conseillers offrent leurs services aux magistrats épuisés.Depuis juillet 1995, le Bureau du commissaire a la magistrature finance un programme national de consultation.Les juges peuvent donc discuter des maux de tête que leur cause leur travail, mais aussi de leur famille et de leurs soucis financiers.L'objectif: leur éviter le classique « bum-out >».« Ce sont des participants à la Conférence canadienne des juges qui ont réclamé ce programme, rapporte son responsable, William van Cise, de la Cour d'appel de la Sas-katchewan.Tout le monde en ressentait le besoin et connaissait l'existence des autres programmes d'aide aux employés.» D'après le juge van Cise, ses collègues consultent surtout pour le même genre de problèmes que le commun des mortels : soit leurs conflits familiaux ou matrimoniaux et le stress lié à leur travail, qui serait « peut-être un peu plus élevé que pour les autres professionnels, mais pas de façon significative ».Pourtant, selon une étude réalisée en 1991 par des psychiatres, 95 % des juges canadiens rapportent que leur travail les rend anxieux, lis trouveraient particulièrement pénible de porter le poids de décisions lourdes de conséquences, comme emprisonner un accusé ou choisir le parent qui obtiendra la garde d'un enfant.Surtout qu'ils sont littéralement débordés.« C'est l'enfer pour les juges d'être propulses sur le banc chaque matin sans savoir ce qui les attend, remarque Louise Champagne, une psychologue qui s'intéresse aux conditions de travail des juges et se spécialise dans les expertises judiciaires.Ils doivent saisir toute la complexité d'une affaire, écouter les témoins dans une atmosphère extrêmement tendue, se faire interrompre sans arrêt pas leur secrétaire ou le greffier et rendre leur décision en quelques heures.Tout ça plusieurs fois par jour ! » Pour la psychologue, cela permet d'expliquer certains « comportements déviants ».D'où l'utilité du programme d'aide.Et les feux des projecteurs?Mme Champagne soupçonne que l'acharnement des médias complique encore les choses.« Le niveau de stress des juges a dû augmenter depuis 1991.Avant, ils évoluaient en vase clos.Ils sont maintenant épiés, ils doivent jouer défensif, se protéger.» D'après la psychologue, cette crainte d'être pris en défaut poursuit les magistrats jusque dans leur vie personnelle : « Les juges se trouvent isolés, ils ne peuvent pas fréquenter n'importe qui et on leur impose le silence.Us sont souvent contraints de se retrouver entre eux, ce qui n'est pas toujours agréable.» Le juge van Cise assure pour sa part que l'attention médiatique ne trouble pas ses collègues outre mesure.« J'ai pu constater que les juges utilisent le programme pour parler des mômes problèmes que les autres et qu'ils n'y ont pas recours plus souvent que les autres.» Généralement, environ trois pour cent des employés ayant accès .i un tel programme eu tirent profit.Selon le juge, les thérapeutes consultes seraient par contre « bien conscients de leur clientèle ».« Je présumerais qu'un juge ne voudrait pas d'un débutant, analyse aussi Mme Champagne.Laura Secord a réglé le problème celles qui sont en anglais.PHOTO ARMAND TR0TT1ER.UPttm affiches en français sont deux fois et demie plus grosses que Le français domine au centre Fairview et au mail CavendisBi ÉRIC TR0TTIER Difficile de trouver les « 157 infractions à la loi 86 » dont parlait la ministre Louise Beaudoin la semaine dernière, au sujet du centre commercial Fairview et du mail Cavendish.Une visite-éclair de La Presse dans les deux centres commerciaux de l'ouest de Montréal pointés du doigt par la ministre de la Culture a permis de constater hier que la loi 86 ( permettant l'affichage bilingue ) est respectée quasiment à la lettre.Les deux centres dont la clientèle est en majorité anglophone présentent aux trois quarts un affichage unilingue français.Plusieurs autres commerçants ont des affiches bilin-gues, mais, dans la plupart des cas, ils ont bien davantage d'affiches en français uniquement, ce qui respecte la loi.En fait, La Presse a tenté de trouver les 157 accrocs à la Loi 86, comme le prétendait la ministre Beaudoin la semaine dernière ( elle avait alors annoncé qu'elle ajouterait 15 inspecteurs à la police de la langue ), niais ce fut en vain : a peu près aucun commerçant n'ose enco- re donner une place importante à l'anglais.Il y a bien sûr quelques exceptions : en général de petits commerces.Et encore, ils se comptent sur les doigts d'une seule main.Ainsi, chez Reitmans au centre Fairview, on retrouvait hier plus d'affiches en anglais qu'en français pour annoncer le « grand solde de fin de saison ».Chez Aldo au mail Cavendish, on a disposé plusieurs affiches en français.Mais au centre du commerce, une seule affiche, en anglais, présentait un spécial pour les sacs à main.Une petite faute d'inattention ?Impossible de le savoir, le gérant du magasin, qui a refusé de s'identifier, ayant pris panique quand nous lui avons posé une première question sur ce sujet délicat.Même malaise du côté de la boutique 1850 (Fairview), où la gérante, Hélène, qui préfère taire son nom de famille, souhaite que tous les commerces adoptent les affiches bilingues.« Ça devient irritant, dit-elle.Une semaine, nous devons installer des affiches en français seulement, parce que la police de la langue est dans le secteur ; la semaine suivante, nous devons ajouter des affiches en anglais parce que les groupes de pression anglo-p'ioncs viennent manifester dans le 1 centre.Le fond du problème, c'est que la moitié de notre clientèle est anglophone : on aimerait bien pouvoir communiquer avec eux dans leur langue.» Hier, dans cette boutique, toutes les affiches étaient en français.Il faut dire que les commerçants se sentent pris entre l'arbre et l'écorce: d'une part, un groupe d'anglophones fait pression pour que les commerces affichent davantage en anglais, surtout dans le West Island.Par ailleurs, le gouvernement Bouchard menace de resserrer les lois régissant l'affichage commercial pour augmenter la présence du français.Que faire pour contenter tout le monde ?Peut-être tout simplement respecter la Loi 86, qui accepte l'anglais en autant que le français prennent deux fois plus d'importance.C'est en tout cas ce que les grands magasins comme La Baie et Eaton ont commencé à faire: au centre Fairview et au mail Cavendish.ils montrent quelques affiches bilingues, mais la plupart des panneaux commerciaux sont encore en français uniquement.D'autres, comme Laura Secord, ont des affiches en français qui sont deux fois et demie plus grosses que les affiches en anglais.Le cuivre, une nouvelle arme contre la moule zébrée Presse Canadienne TORONTO Une astuce utilisée au cours de l'Antiquité par les marins grecs et romains a inspiré une nouvelle arme pour combattre l'invasion de la moule zébrée en Amérique du Nord.Les Grecs et les Romains recouvraient le bas de leurs navires de plaques de cuivre pour empêcher les crustacés de se fixer sur la coque.Des milliers d'années plus tard, des scientifiques canadiens ont découvert que le cuivre est l'une des seules substances sttr lesquelles les moules zébrées*\"TTC se fixeront pas.« C'est extreniement toxique pour elles, alors elles l'évitent Comme la peste », explique Jan Spelt, un professeur de génie de l'Université de Toronto.Les autorités municipales ont dépensé des millions de dollars pour empêcher ces mollusques de bloquer les conduites d'eau souterraines.Maintenant, les moules, zébrées pourront être chassées grâce à l'installation de tuyaux de cuivre ou à l'application d'une pellicule de cuivre sur les canalisations souterraines.Celte tactique pourrait mettre un terme aux tuyaux d'admission bloqués ou aux usines de traitement des eaux paralysées par le mollusque zébré, soutient M.Spelt.Originaire d'Europe de l'Est, la moule zébrée est apparue en Amérique du Nord il y a huit ans, après avoir traversé l'Atlantique dans les eaux de ballast des navires.Grâce à leur instinct de reproduction très développé, les moules zébrées se compteraient maintenant par milliards selon les biologistes.Les humains ont déjà introduit des espèces dans un nouvel habitat, comme les lapins en Australie, niais rarement avec un impact aussi grand.Les moules zébrées se sont déplacées d'un plan d'eau à l'autre en se fixant sur la coque des navires.Elles sont maintenant disséminées sur une région allant du sud des Etats-Unis jusqu'au Québec.- \u2022 En plus de bloquer les tuyaux des usines et des municipalités, les moules zébrées bousculent l'équilibre écologique.Elles ont dévasté l'habitat des palourdes dans certaines régions, sans compter que leur appétit vorace pour les algues a édalrd dramatiquement les eaux du lac Érié.Elles ont aussi provoque une importante baisse de la population de plancton, qui se nourrit des algues avant d'être mangé par les jeunes poissons.Une chute importante du nombre de perches jaunes, une des espèces sur lesquelles repose la pèche commerciale dans le lac Érié, est en partie imputable à la moule zébrée, affirme Steve Nepszy, du ministère ontarien des Ressources naturelles.La clarté des eaux du lac Érjé a aussi modifié le comportement des poissons car leur habitat est maintenant plus chaud et plus clair.Le doré, qui préfère les eaux troubles et peu profondes près des côtes, a ainsi été contraint de migrer vers les zones plus profondes et froides du centre du lac Érié.D\" volées de canards ont an.si envahi les environs de la Pointe Pelée pour se nourrir des îûnti».s /ebrées qu'ils brisent dans leur gésier. A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 11 AOÛT 1996 Monde L'EXPRESS INTERNATIONAL TURQUIE-IRAN Camouflet aux USA ¦ Le premier ministre turc, Necmettin Erbakan, est arrivé hier en Iran, malgré les pressions des États-Unis qui cherchent à isoler Téhéran, et pourrait passer un accord ponant sur Tachât de gaz naturel iranien pour un montant de 20 milliards de dollars.Il devrait également s'entretenir de la question kurde et de l'intensification des relations commerciales entre les deux États voisins.Necmettin Erbakan a été accueilli par le premier vice-président iranien, Hassan Habibi, qui s'est rendu à l'aéroport Mehrabad de Téhéran à la tête d'une délégation comprenant notamment le ministre du Pétrole, Gholamreza Aghazadeh.« La Turquie adresse un camouflet aux États-Unis », écrit le Téhéran Times dans un éditorial.« Cette position est louable parce qu'elle donne la priorité aux intérêts turcs.» La presse iranienne a salué la visite et souligné que le président iranien, Akbar Hashe-mi Rafsanjani, recevrait chaudement Necmettin Erbakan, premier chef de gouvernement islamiste de l'histoire de la Turquie moderne.d'après Reuter RUSSIE Tchernomyrdine ¦ La chambre basse du parlement russe dominé par les communistes a approuvé hier le maintien de Victor Tchernomyrdine au poste de premier ministre.Les députés de la Douma d'État se sont prononcés par 314 voix contre 85 et trois abstentions pour la reconduction de Tchernomyrdine, proposée vendredi par Boris Eltsine à l'occasion de sa propre investiture pour un second mandat présidentiel.Une majorité simple de 226 voix aurait suffi à assurer le maintien de Tchernomyrdine.Âgé de 58 ans, il dirige le gouvernement depuis décembre 1992.À l'issue du vote secret, il a exprimé sa gratitude aux membres de la Douma.« Du fond de mon coeur, je vous remercie de Votre confiance, a-t-il dit.Je suis certain que nous parviendrons à nous comprendre et à trouver de nombreuses solutions.» d'après Reuter RWANDA Génocide ¦ Les députés rwandais ont adopté vendredi un projet de loi punissant les auteurs du génocide de 1994, permettant ainsi l'ouverture prochaine des premiers procès d'auteurs présumés d'actes de génocide, a annoncé hier la radio nationale.La période concernée par la loi couvre également la guerre civile qui a précédé le génocide d'avril à juillet 1994 au cours duquel plus de 500 000 Tutsis (ethnie minoritaire ) et Hutus modérés ont-élé massacrés par des extrémistes hutus.Aucun autre détail sur ce texte n'a été fourni par la radio officielle.d'après AFP BURUNDI Transition ¦ Le gouvernement burundais tssu du putsch du 25 juillet a décalé la formation d'une « assemblée nationale de transition, associant les membres de l'assemblée nationale suspendue » par le coup d'État, a-t-on appris hier de source officielle à Bujumbura.L'inclusion des membres de l'assemblée nationale suspendue dans ce parlement de transition est considérée par les observateurs comme un geste important du régime du major tutsi Pierre Buyoya en direction de la communauté internationale qui a condamné son putsch.De nombreuses capitales ont en effet exigé du major Buyoya le « retour de l'assemblée nationale ».Cette annonce Intervient alors que le Burundi est soumis à un sévère embargo des pays voisins.Après un conseil des ministres réuni vendredi, le premier ministre, M.Pas-cal-Firmin Ndtmira, a indiqué que le pouvoir législatif « sera exercé par l'assemblée nationale de transition qui disposera de pouvoirs réels pour contrôler l'action du gouvernement et voler les lois ».d'après A FP Bob Dole choisit Jack Kemp J après AP et AFP RUSSELL, Kansas Mettant fin à un faux suspense de quelques heures, le candidat républicain à l'élection présidentielle Bob Dole a annoncé hier que Jack Kemp sera son candidat à la vice-présidence.M.Dole a donc choisi comme partenaire l'un de ses anciens adversaires au sein du Grand Old Party, fervent partisan des réductions d'impôts et de la croissance économique, pour insuffler une nouvelle énergie dans sa campagne.Bob Dole a accueilli hier M.Kemp dans son fief de Russell ( Kansas ) alors que des dizaines de journalistes et de photographes, ainsi que quelques milliers de sympathisants attendaient devant la maison d'enfance de M.Dole.Les deux hommes avaient scellé leur union lors d'une conversation téléphonique de 15 minutes dans la soirée de vendredi, selon Nelson Warfield, porte-parole de M.Dole.Le candidat républicain à l'élection de novembre a décrit son colistier comme « un homme avec un talent, une énergie et une vision illimités ».« Ce sera le ticket gagnant.Nous sommes faits l'un pour l'autre et nous allons franchir ensemble la ligne de but devant les autres le 5 novembre.» Pour sa pan, M.Kemp a proclamé que le Parti républicain allait devenir pour l'Amérique « le parti de la réforme » grâce à l'axe Lin-coln-Reagan-Dole.« Je ne pense pas qu'il existe un honneur supérieur à celui que Bob Dole m'a conféré, à moi et à ma femme », a-t-il dit en ajoutant que lui et M.Dole souhaitaient représenter la grande famille américaine.Ancien secrétaire au Logement et au développement urbain dans le gouvernement de George Bush, le prédécesseur de Bill Clinton, Jack Kemp effectue ici un retour politique après avoir vu diminuer ces dernières années son influence au sein du Parti républicain.Ses relations avec Bob Dole, son ancien adversaire lors des primaires républicaines de 1988, étaient encore il y a un mois plutôt tendues.Mais son rôle dans la révolution reaganienne et le dynamisme qu'on lui connaît lorsqu'il mène campagne ont, sem-ble-t-il, décidé un Bob Dole à la recherche d'un second souffle.« Kemp est le plus authentique héritier de Ronald Reagan », a expliqué William Kristol, rédacteur en chef de l'hebdomadaire conservateur Weekty Standards.« Dole comprend que pour gagner, il doit mener une campagne à la Reagan PHOTO AFP Le candidat républicain Bob Dole et Jack Kemp, son candidat à la vice-présidence.et Jack Kemp est le meilleur pour l'y aider.» L'ancien quart arrière des Bills de Buffalo qui passa 18 ans à la Chambre des représentants, revient donc dans le jeu, à 61 ans.Celui qui avait fourni de nombreuses contributions au futur programme économique du candidat Ronald Reagan ( dont la réduction des retenues sur salaires et sur investissements ), avait échoué à se faire désigner comme co-listier de Bush en 1988, Dan Quayle lui étant préféré.Jack Kemp et Robert Dole n'ont PHOTO AP Une femme porte secours à un combattant tchéchène blessé.Combats intenses à Grozny d'après Reuter et AFP GROZNY Les combats entre séparatistes tchétchènes et forces fédérales faisaient rage hier dans le centre de Grozny pour la cinquième journée consécutive d'une offensive qui a fait plusieurs centaines de morts.Elle a également coûté son poste à Oleg Lobov, le représentant personnel de Boris Eltsine pour la Tchétchénie, remplacé par le général Alexandre Lebed.La situation demeure difficile mais le pire est passé, ont assuré devant la Douma les ministres de l'Intérieur et de la Défense.Mais les commandants séparatistes affirment que leurs troupes contrôlent toujours le centre-ville.Les séparatistes sont toutefois parvenus à leurs fins en s'invitant à distance à la cérémonie d'investiture de Boris Eltsine à la présidence russe.« Les unités rebelles sont en train d'être délogées de l'enceinte du gouvernement de la ville.Les échanges de tirs sont intenses mais nous pouvons dire que ce qui se produit actuellement est à l'initiative des forces fédérales.Les rebelles abandonnent lentement la vil- le », témoignait hier le correspondant de Radio Russie, Vladimir Trouchkovski.Le porte-parole des rebelles, Movladi Oudougov, a affirmé dans la matinée que le centre de Grozny était toujours aux mains des combattants séparatistes.Les combats s'y déroulent au corps à corps, a-t-il dit à la radio Ekho Moskvy.Selon Oudougov, « il est virtuellement impossible d'avancer un bilan des victimes parmi la population civile ».Des commandants séparatistes avaient précisé dans la semaine que l'objectif de l'offensive lancée mardi n'était pas de reprendre la capitale mais de perturber la cérémonie d'investiture de Boris Eltsine, qui a eu lieu vendredi au Kremlin, et de ramener Moscou à la table des négociations.Leur offensive, qui a pris au dépourvu les défenseurs russes de Grozny et piégé plusieurs milliers de soldats et de civils, a succédé à des semaines de bombardements russes contre des villages tchétchènes qui ont repris après la réélection de Boris Eltsine à la présidence de la Fédération russe, le 3 juillet.jamais été de grands amis.M.Kemp avait d'ailleurs encore joué les francs-tireurs en soutenant le milliardaire indépendant Steve Forbes avant la primaire de New York.Cela ne devait pas empêcher Dole de remporter l'épuisant marathon des primaires et ses proches d'affirmer que Kemp n'aurait rien à attendre de la grande convention républicaine de San Diego.Le temps a passé et Kemp prononcera mercredi soir son discours de colistier à San Diego.Marche pacifique des loyalistes d'après Reuter LONDONDERRY La procession annuelle des « Apprentice Boys » s'est déroulée sans incident hier à London-derry, les protestants ayant accepté de modifier leur itinéraire pour éviter tout risque d'accrochage avec les nationalistes proirlandais.Les loyalistes, évalués à 15 000, avaient accepté d'un commun accord de ne pas défiler le long des remparts de la ville, près des quartiers catholiques.La police avait isolé une partie des murs située en surplomb du quanier du Bogside.Des échauf-fourées sans gravité se sont produites à proximité des remparts dans la soirée entre protestants et catholiques.La police a procédé à quelques arrestations.Les catholiques de London-derry qualifiaient de provocation la marche des « Apprentis », qui commémore une victoire remportée au XVIIe siècle sur les catholiques.Ce même défilé avait déclenché en 1969 les « Troubles » qui ont fait depuis 3200 morts dans la province britannique.En signe d'apaisement, les unionistes avaient choisi un nouvel itinéraire, traversant le centre-ville et un quartier protestant au son des flûtes et des cornemuses.Ils avaient revêtu pour l'occasion leur costume traditionnel, chapeau melon, gants blancs et cols écarlates.Les nationalistes leur avaient montré l'exemple vendredi en modifiant l'itinéraire de leur contre-manifestation pacifique.Le maire de Londonderry, Richard Dallas, membre lui-même de la confrérie des Apprentis, avait demandé à ce que la procession d'hier « se déroule de manière pacifique et digne ».Les défilés protestants se sont déroulés également dans le calme dans les autres localités d'Ulster.La colonisation inquiète Moubarak et Arafat d'après AFP LE CAIRE Yasser Arafat a poursuivi hier au Caire ses consultations pour relancer le processus de paix avec Israël, marquant avec le président égyptien Hosni Moubarak sa « vive préoccupation » devant la relance de la colonisation juive dans les territoires palestiniens.Le président palestinien a présidé en soirée une réunion du comité central du Fatah, principale composante de l'OLP, avec la participation du chef du département politique de l'OLP, M.Farouk Kaddoumi, opposant notoire aux accords d'autonomie avec Israël.Un porte-parole de M.Arafat, qui n'a pas voulu être identifié, a affirmé qu'aucune rencontre n'était prévue avec le conseiller diplomatique du premier ministre israélien Benjamin Ne-tanyahu, M.Dore Gold, qui avait eu vendredi au Caire des entretiens sur le processus de paix israélo-syrien, selon la presse gouvernementale égyptienne.Les entretiens entre M.Arafat et le président Moubarak ont mis en exergue « une vive préoccupation vis-à-vis de la question des colonies et de la situation à Jérusalem », a déclaré à la presse le chef de la diplomatie égyptienne Amr Moussa.« La détermination de la partie palestinienne à poursuivre le processus de négociation et l'appui de la partie égyptienne ( à cette position ) est toutefois apparue clairement » durant ces entretiens, a-t-il ajouté.Mais « la politique de colonisation aura de graves répercussions sur le volet palestinien, voire le processus de paix entier et la stabilité dans la région », selon lui.Cité par la presse gouvernementale, M.Moubarak a indiqué avoir demandé à M.Netanyahu de lever le bouclage des territoires palestiniens et de reprendre les négociations.Israël, qui a relancé sa politique de colonisation en Cisjordanie et à Gaza, a lié la reprise de ses négociations avec les Palestiniens à l'arrêt de toute activité diplomatique de leur part à Jérusalem, dont il a occupé puis annexé la partie orientale en 1967.Les Palestiniens veulent y installer la capitale de leur futur État alors qu'Israël a proclamé toute la ville sa capitale, ce qui n'est pas reconnu internationalement.Le statut de Jérusalem et le sort des colonies notamment doivent être tranchés lors de négociations lancées en mai et restées au point mort depuis l'arrivée au pouvoir de la droite nationaliste en Israël le 29 mai.La réunion du comité central du Fatah, qui se poursuit aujourd'hui « porte sur la réorganisation interne » ainsi que « les derniers développements dans la région après la victoire de Netanyahu et les obstacles qui entravent le processus de paix », a déclaré le secrétaire du comité, M.Mahmoud Abbas ( Abou Mazen ). LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 11 AOÛT 1996 Actualités Un nouveau débat sur ï'avortement sélectif Deux nouveaux cas déclenchent une vive polémique en Grande-Bretagne Agence France-Presse LONDRES Le cas d'une Britannique enceinte de huit enfants, qui devrait selon des médecins sacrifier certains foetus pour augmenter les chances de survie des autres, a relancé en fin de semaine en Grande-Bretagne le débat sur Ï'avortement sélectif.L'affaire du Jumeau avorté par une femme incapable d'assumer une double naissance, et celle de la destruction de milliers d'embryons congelés ont déclenché ces derniers jours une vive polémique dans le pays, où les organisations anti-avortement se sont mobilisées.Samedi, toute la presse britanni- que rapporte le cas d'une jeune femme de Birmingham (centre), enceinte depuis 13 semaines de huit foetus conçus naturellement après qu'elle eut suivi un traitement contre la stérilité dans une clinique privée.Ses médecins lui avaient déconseillé d'avoir des relations sexuelles mais elle ne les a pas écoutés.M and y Allwood, 31 ans, qui vit avec son compagnon et a un fils de 4 ans, est apparemment « fière et heureuse », mais veut prendre des avis médicaux pour savoir si elle peut mener sa grossesse à son terme.Ses intentions ont été rapportées par les rédacteurs de l'hebdomadaire à sensation News of the World, qui doit publier aujourd'hui son témoignage, très vraisemblablement contre rémunération.Selon certains médecins, des foetus devront être sacrifiés pour aug- menter les chances de survie des autres.« Les femmes qui attendent un grand nombre d'enfants ont rarement tous leurs bébés en vie et normaux », selon le docteur Peter Bromwich.« Cette femme risque de faire une fausse couche ou d'accoucher très prématurément » d'enfants qui pourraient être handicapés.«< Le seul conseil que je donnerais à une patiente est de recourir à une réduction du nombre de foetus », a déclaré un autre gynécologue, le docteur Robert Sawers.« Sinon, il est très probable qu'aucun des bébés ne survivra ».Il y a plusieurs séries de sextu-plets en Grande-Bretagne mais jamais un plus grand nombre de bébés n'a survécu.Une femme de Liverpool a ainsi perdu ses sept bébés prématurés après leur naissance en 1987.La presse rappelle aussi le cas d'une femme qui avait eu neuf enfants en 1971 en Australie, mais ils sont morts dans les jours qui ont suivi.En Grande-Bretagne, le nombre d'embryons inséminés artificiellement après des fécondations « in vitro » est limité par la loi à trois au maximum.Un porte-parole du groupe anti-avortement « Life », Jack Scaris-brick, a de son côté réclamé qu'on « laisse la nature suivre son cours », estimant que de toutes les manières sur les huit foetus, plusieurs « mourront naturellement ».La semaine dernière, une jeune maman qui souhaitait pour des raisons financières avorter de l'un de ses deux jumeaux, a provoqué la mobilisation des associations opposées à Ï'avortement qui lui ont proposé des aides matérielles importantes pour la persuader de mener sa double grossesse à terme.La presse a révélé par la suite que Ï'avortement avait déjà eu lieu.Une centaine d'avortement sélectifs ont été effectués l'an dernier en Grande-Bretagne, généralement dans le cas de grossesses conçues in vitro, pour éliminer un embryon risquant d'être anormal.Ceue pratique ne présente pas de danger particulier.Fin juillet, les associations « pour la Vie » s'étaient déjà démenées pour stopper la destruction de 3300 d'embryons humains congelés depuis cinq ans, et qui ne pouvaient être conservés au-delà de cette date limite parce que leurs géniteurs introuvables ne pouvaient demander la prolongation de leur stockage.La presse s'était largement faii l'écho de cette campagne, dans un pays pourtant connu pour son libéralisme en la matière puisqu'il a été l'un des premiers à légaliser Ï'avortement, par la loi de 1967 qui autorise l'interruption de grossesse jusqu'à 24 semaines.En bref L'autre moteur retrouvé ¦ Les recherches sous-marines au large de Long Island après la catastrophe du vol 800 de la TWA se sont poursuivies hier avec le repêchage d'un second moteur du Boeing 747 et de quelques débris.Par ailleurs, deux nouveaux corps ont été retrouvés, portant le total à 198 corps repêchés sur les 230 qui se trouvaient à bord lors de la mystérieuse explosion du 17 juillet.Ces corps ont été découverts vendredi soir et samedi, quelques jours après que Robert Francis, vice-président du Bureau national de la sécurité des transports ( NTSB ), eut déclaré que les chances de découvrir d'autres corps étaient « de moins en moins probables ».Éruption volcanique mortelle aux Philippines ¦ Deux personnes ont été tuées, sept blessées et cinq autres étaient portées disparues après une éruption volcanique aux Philippines qui a surpris deux groupes de randonneurs comprenant des Belges et des Britanniques, ont indiqué hier les secours.Les identités des deux morts n'ont pas été révélées, mais l'un d'eux semble être de nationalité étrangère, a indiqué la police.Sept randonneurs belges ont été blessés par l'éruption subite mais de faible intensité du volcan Kan-laon, sur l'île de Negros ( centre ).Deux autres Belges et deux Britanniques figuraient parmi les personnes disparues.230 morts dans la province de Fujian ¦ Plus de 230 personnes sont mortes au cours des deux derniers jours dans des inondations qui ont laissé 100 000 habitants sans-abri dans la province de Fujian ( est ), a annoncé hier l'agence Chine Nouvelle.De plus, 284 personnes étaient portées disparues à la suite de ces inondations, provoquées par des pluies torrentielles, qui ont tué 233 personnes, selon l'agence officielle chinoise.Plus de 70 000 maisons ont été emportées dans la région de la préfecture de Longyan et 58 000 hectares de terres agricoles ont été inondées depuis le 6 août, a ajouté Chine Nouvelle.Saut nu en parachute ¦ Un groupe de 21 Suédois a sauté nu en parachute d'une hauteur de 2000 mètres, hier à Goeteborg ( sud-ouest ), battant un nouveau record du monde, a annoncé le club de parachutisme Goeteborgs Falls-kaermsklubb.« Cela est si beau de sauter en parachute sans vêtement », a déclaré Bo Strand, le leader de ce groupe d'hommes et de femmes, souhaitant voir ce nouveau record homologué dans le Livre Guinness des records.Le record du précédent saut du même type avait été établi par vingt personnes.PHOTO REUTEfl Les sauveteurs évaluent à 82 morts le bilan encore provisoire de la tragédie.Neuf nouveaux corps retrouvés à Biescas Associated Press BIESCAS.Espagne Trois jours après la catastrophe de Biescas, neuf nouveaux corps ont été retrouvés par les sauveteurs, portant le bilan encore provisoire à 82 morts, tandis que la polémique s'enflait avec la publication d'un rapport qui donnait un avis défavorable à la construction du camping de « Virgen de las Nieves » en raison des risques d'inondations.Dans le même temps, des familles continuaient à arriver à Biescas et à Jaca, station de montagne située à 30 km à l'ouest du camping, pour identifier les corps des victimes retrouvées.Parmi elles figurent au moins six étrangers.Quelque 600 sauveteurs poursuivaient leurs recherches autour du barrage situé à 15 km en aval de la rivière Gallego, qui longe le camping dévasté, pour tenter de localiser d'autres corps, une vingtaine de personnes étant toujours portées disparues.On estime à environ 650 le nombre des personnes qui se trouvaient sur place mercredi soir, quand l'installation a été emportée par un torrent de boue.Les travaux de recherches, déjà rendus particulièrement difficiles par les débris d'arbres arrachés, de véhicules disloqués et de matériels de camping jonchant le sol boueux, risquaient d'être interrompus par les pluies annoncées pour samedi soir.Quelques rescapés se trouvaient encore samedi sur les lieux du drame pour fournir leur aide ou obtenir des nouvelles de proches manquants à l'appel.« Je crois qu'aucun d'entre nous n'est près d'oublier cette horreur », témoignait l'un d'eux, Angel Moli-na, qui avait réussi à retenir sa femme et son enfant alors que leur caravane était emportée à 60 mètres de là.En plein deuil national, et alors qu'une enquête a été diligentée par un juge local, une polémique a commencé à prendre corps sur la sécurité du camping.Dans un rapport interne, rendu public hier par la radio espagnole, le Département des services de protection de l'environnement de l'Aragon s'était en effet prononcé contre l'installation de campings dans la région de Biescas.Ce rapport, non contraignant, mettait en garde contre les risques d'inondations brutales que présentait ce site, situé au pied d'une montagne et encerclé par trois cours d'eau.Le gouvernement régional de la province a déjà rejeté toute responsabilité, expliquant que les pluies torrentielles qui ont déclenché la catastrophe étaient imprévisibles.Pour les autorités, les constructeurs du camping ne pouvaient prévoir une telle éventualité.UNI PMUVE DfMOU ^HJX SP^k^'I ^^^^^^ D^^^K9\\ % DU TIMBRES 1SOO 263-1969 propositions d'affaires o Vavis 710 OCCASIONS D AFFAIRES CMfftCHC rfcstrAiii*/ autonome, produrtt natumt aucun rnque.augjpçl, aw>_ .bon po'entiH MOAlZON SAMTf INEDIT! 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