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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Économie
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1996-08-15, Collections de BAnQ.

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[" B Montréal, jeudi 15 août ?1996 E c onomie Montréal ?Toronto A New York A Montréal 2499,60 -3,32 VARIATION DU JOUR: -0.13% AN: 1035% Toronto 5040,82 0,50 VARIATION DU JOUR: 0.01% AN: 9.28% New York 5666,00 19,00 VARIATION DU JOUR: 0.35% AN: 22.38% S&P SOO 662.05 VARIATION OU JOUR: 0.28%\t\t\t1,05 Nasdaq 1133.51 VARIATION DU JOUR: 0.65%\t\t\t7,30 Dollar CAN 72,76 VARIATION DU JOUR: -0.04%\tcents US\tAN:\t\u20220.03 -1.05% Dollar US 1,374 VARIATION DU JOUR: 0.04%\tSCAN\tAN:\t0.001 1.06% Or 366.70 VARIATION DU JOUR: -0.23%\tSUS\tAN:\t\u20220.90 0.76% Pétrote 20,97 VARIATION DU JOUR: 0.67%\tSUS\tAN:\t0.14 18.61% Forzani Sports Experts : Montréal perd 60 emplois page B 5 Les Japonais ont réduit la valeur de leur portefeuille canadien DowJones TOIJYO Les investisseurs institutionnels japonais ont réduit et modifié la composition de leur portefeuille de valeurs cana-au cours de Tannée financière terminée le 31 poursuivi, mais à une cadence moins rapide qu'au cours des dernières années.Maintenant que le yen s'est stabilisé bien en-deça de son niveau record de Tan dernier, les placements japonais dans des valeurs en dollars canadiens pourraient rebondir, affirment certains opérateurs.Le sondage de l'Ambassade permet de constater que les placements dans les obligations du Qué- mars.Le sondage annuel de l'Ambassade du Canada à Tokyo auprès des investisseurs Japonais montre que les positions en obligations canadiennes ont baissé, mais que les prêts en yens consentis aux organismes canadiens ont fortement augmenté.Les placements en actions canadiennes sont également à la hausse.Le déplacement des positions en valeurs libellées en dollars canadiens vers des valeurs en yens s'est Hydro devra licencier 767 employés temporaires Presse Canadienne Hydro-Québec a annoncé hier Si'elle devra licencier 767 em-m oyés temporaires et abolir 613 postes vacants, parce qu'elle n'a pu en arriver à une entente avec ses syndicats lui permettant de réduire suffisamment ses coûts d'exploitation pour répondre aux demandes formulées par son actionnaire, le gouvernement du Québec La société d'État a fait savoir dans un communiqué que ces « mesures exceptionnelles » devraient lui permettre d'épargner entre 5 et 10 millions d'ici la fin de l'année.Le gouvernement québécois a demandé à Hydro-Québec de réduire ses coûts d'exploitation de 198 millions, de réaliser un bénéfice net de 516 millions en 1996 et de diminuer la rémunération globale, ont rappelé les porte-parole du service des communications de l'entreprise, Yvan Cliché et Steve Flanagan.Le communiqué note qu'Hydro-Québec a réduit ses frais d'exploitation de près de 145 millions pour l'année en cours en réduisant ses dépenses, en modifiant plusieurs de ses activités et en contrôlant le temps supplémentaire.Il lui faut maintenant réduire ses coûts de main-d'oeuvre de 53 millions.Ces coûts représentent plus de 75 % du total des frais d'exploitation.Hydro-Québec affirme avoir soumis aux syndicats une oitre en trois volets proposant un nouvel aménagement du temps de travail qui lui permettrait d'obtenir une plus grande flexibilité, une réduction de certains coûts, en particulier certaines primes et indemnités «jugées excessives » et la mise en place d'un nouveau partage des cotisations au régime de retraite sur la base 50-50.En vertu du régime actuel, l'employeur contribue au régime dans une proportion de 65 % tandis que la contribution de l'employé est de 35 %.M.Flanagan a indiqué qu'Hy-dro-Québec avait fixé au 1er Juillet la date limite pour en arriver à une entente avec les syndicats.Selon lui, la partie syndicale a soumis à la fin de juillet une proposition presque identique à celle déjà présentée en mai dernier.\u2022 \u2022 \u2022 De son côté, le coordonnateur des trois syndicats d'Hydro-Qué-bec René Sarrazin, a soutenu que les propositions faites par les syndicats répondaient aux exigences du gouvernement.Il a qualifié la décision d'Hydro-Québec de « geste irréfléchi, inconcevable et de provocation dans l'étal actuel des négociations ».bec ont chuté de 19,9 % pour s'établir à 2,8 milliards.Le rejet de l'indépendance du Québec par un vote très serré a eu un « gros impact » sur les investisseurs japonais, affirme le dirigeant du bureau de Tokyo d'un courtier canadien.Les difficultés budgétaires de l'Ontario ont également incité les investisseurs a délester leurs positions en titres ontariens ; elles ont baissé de 15,6 % à 2,09 milliards.Les quantités d'obligations du Manitoba, du Nouveau-Brunswick et de Terre-Neuve ont cependant augmenté dans les portefeuilles.« Les Japonais continuent d'aimer le crédit du gouvernement canadien et celui de certains gouvernements provinciaux, mais il veulent l'avoir en yens », affirme le courtier.« Les grands investisseurs japonais ont perdu beaucoup d'argent sur le change, ce qui les a rendu très prudents pour ce qui est du risque de change », dit-il.La valeur des titres et prêts canadiens s'établissait à 40,2 milliards au 31 mars, soit une baisse de 3,1 % par rapport à l'année précédente, indique le sondage.La valeur totale des obligations était de 28,64 milliards, en baisse de 11,5 %, tandis que les prêts ont augmenté de 25,9 % pour atteindre 11 milliards.Les placements en actions ont progressé de 41,7 % pour atteindre 564 millions.« Je pense que les compagnies d'assurances nationales et d'autres institutions n'ont pas trouvé de bon client ; c'est pour cela qu'elles ont prêté à des entités étrangères », affirme Masahura Iwata, économiste à l'Ambassade du Canada.«< Peut-être que le taux de ces prêts était plus élevé que sur le marché national.» Au cours de l'année financière 1996, 42,4 % des placements japonais dans les valeurs canadiennes étaient libellés en dollars canadiens, un recul par rapport aux 44,6 % de 1995 et aux 59,3 % de 1994.La proportion libellée en yens est passée de 35,2 à 36,4 %\u2022 Pour ce qui est des obligations, 56 % étaient en dollars canadiens, soit pratiquement le même niveau que l'année précédente, tandis que les obligations en yens ont augmenté de 24,1 à 26,9 %.Cent-deux institutions financières japonaises ont répondu au sondage au cours du mois d'août.ENTREVUE Une période de grands défis V pour Téleglobe Canada MAURICE JANNARD Lm année 1996 * s'annonce bien spéciale pour Guthrie m J.Stewart.m Nouvellement marié en juin dernier, il est promu quelques semaines plus tard président et chef de la direction de Téléglobe Canada.a J'ai appris ma nomination par un coup de fil le troisième jour de mon voyage de noces », déclare le nouveau dirigeant lors d'une entrevue à La Presse.Voilà beaucoup de changements en peu de temps ! « Dire qu'il s'agit d'une période cruciale pour la compagnie est en deçà de la vérité », ajoute-t-i 1.De par la loi.Téléglobe Canada détient jusqu'en 1997 le monopole des appels téléphoniques outremer, à l'exception des États-Unis.Dans le langage des fonctionnaires, on préfère utiliser l'expression « mandat exclusif ».Le gouvernement fédéral n'a pas encore annoncé sa décision quant au statut final de l'exploitant ni si le décloisonnement sera partiel ou total.Mais l'entreprise montréalaise n'a pas attendu à la dernière minute et elle a proposé elle-même un nouveau régime pour faire face à la concurrence future.« On prend pour acquis que le mandat d'exclusivité va se terminer à une date qui reste encore à déterminer », admet M.Stewart.Les premiers changements pourraient avoir lieu en 1998, ajoute-t-il.La concurrence nouvelle signifie également que les revenus de Téléglobe Canada diminueront.« On prévoit une baisse de 20 à 30 % dans les revenus canadiens.» Téléglobe Canada est la principale filiale de Téléglobe inc., société dirigée par M.Charles Sirois.Axée sur l'interurbain, elle est responsable de 80 % des revenus de la société-mère.M.Stewart succède à M.André LeBel, qui préside maintenant une entreprise à Toronto.Téléglobe inc.a réalisé des revenus totaux de 805,1 millions de dollars pour les six premiers mois de 1996 et les profits ont atteint 47,7 millions, une hausse de plus de 30 % sur la même période de l'an Pj|»sé- PHOTO ANDRÉ FORGET.« Dira qu9! s'agit d'une période cruciale pour nous est en deçà de la vérité affirme Guthrie J.Stewart, président et chef de la direction de Téléglobe Mais pour prospérer, l'entreprise devra se tourner vers l'étranger.« Il faut se développer en tant que compagnie nord-américaine.Il y a peu de croissance dans le futur au Canada.» Une partie de cette stratégie est déjà en place puisque le gouvernement américain a autorisé une filiale de Téléglobe à offrir des services interurbains comme revendeur à partir des États-Unis pour des appels vers le Royaume-Uni et la Suède.« Une deuxième phase est en cours avec une demande de licence pour être en activité aux États-Unis comme entreprise donnant tous les services de téléphone », précise l'ancien vice-président au développement.Une requête sera présentée aussi pour une exploitation au Royaume-Uni.Montréal Le trafic non canadien réalisé par Téléglobe représente actuellement 20 % des revenus de l'entreprise, un niveau qui a été atteint en très peu de temps.Au premier semestre 1996, le trafic non canadien s'est accru de 200 %.Les bureaux à l'étranger, et particulièrement celui de New York, sont appelés à s'agrandir, signifiant plus de déplacements pour le personnel montréalais.La société Téléglobe compte 925 employés dont 700 à Montréal.« Avec 5 % du marché américain, nos revenus aux États-Unis dépasseront le volume d'affaires au Canada », souligne-t-il.Quel est l'avenir du siège social à Montréal ?«« Téléglobe Canada, c'est le moteur de notre croissance, répond M.Stewart.Cela va se poursuivre même si le marché se rétrécit au Canada.» Les employés montréalais détiennent l'expertise technologique, la connaissance des réseaux et les contacts personnels, fait-il valoir.«< C'est normal que les gens se posent des questions mais, c'est le groupe de Montréal qui a monté le bureau de New York et c'est Montréal qui va continuer à avoir les responsabilités mondiales.» Monopole La fin du statut de monopole est relié, selon Guthrie Stewart, aux discussions internationales que le Canada tient avec ses partenaires.Si Ottawa permet la concurrence, les autres pays ouvriront-ils également leurs frontières?Les discussions tenues à Genève dans le cadre de l'Union internationale des télécommunications ont été reportées plus tard à Singapour.De son côté.Téléglobe pose certaines conditions, dont une a été acceptée, soit celle de la fixation des prix par plafonnement au lieu du rendement sur l'avoir des actionnaires établi auparavant par le m CRTC.9 La nouvelle concurrence dans les appels outre-mer signifie que les entreprises américaines comme AT&T, MCI et Sprint auront accès à un nouveau marché canadien.« Il faudra que les Américains acceptent l'idée d'une présence canadienne aux États-Unis », ajoute le nouveau président.De même, la société demande une période de transition afin de limiter le contournement des appels, c'est-à-dire empêcher que des firmes d'ici profitent de la différence de prix pour acheminer les appels dans d'autres provinces via les exploitants américains.Nouveaux marchés, nouveaux services comme l'Internet et la transmission rapide des données ( satellite ), tels sont les défis que Guthrie Stewart se donne pour continuer la croissance de Téléglobe Canada.1 i B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 15 AOÛT 1996 Editorial La Presse André Des marais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Le devoir Agnès Gruda d'ingérence i un foetus ne possède aucune existence légale comme Ta statué la Cour suprême canadienne comment les tribunaux peuvent-ils intervenir pour protéger ses droits ?Cet apparent paradoxe loge au coeur de la controverse soulevée par un juge manitobain, qui a rendu une décision forçant une femme enceinte à suivre une cure de désintoxication.¦¦hmsshhsbss La jeune toxicomane défend son droit de sniffer de la colle au nom de sa liberté individuelle.De leur côté, les services sociaux de Winnipeg, qui ont ses trois autres enfants sur les bras, tentent de protéger la vie et la santé du bébé à naître.La menace qui pèse sur cet enfant n'a rien de théorique.Deux de ses frères et soeurs souffrent de séquelles graves.L'absorption de solvants durant la grossesse risque d'endommager le système nerveux du bébé, de retarder son développement intellectuel et de le condamner à une vie de misère morale et physique.On n'a donc qu'à laisser l'État intervenir pour protéger 'l'enfant contre sa mère et la mère contre elle-même ?Pas si simple.Plusieurs personnes s'inquiètent du précédent créé par la décision du juge Perry Schulman.Le principe qui sous-tend ce jugement pourrait s'étendre à des comportements moins excessifs, craint-on.La belle-mère qui abhorre les huit cigarettes quotidiennes de sa bru enceinte, ou le mari qui prend panique quand sa femme s'accorde un verre de rouge, n'auraient plus qu'à en appeler aux tribunaux.De là à transformer les femmes en génitrices privées de libre arbitre, il n'y aurait, par extension, qu'un tout petit pas.L'autre crainte, c'est celle de l'impact que la décision du juge Schulman pourrait avoir sur le droit à l'avortemem.Les groupes pro-vie risquent de sauter sur l'occasion pour clamer qu'à partir du moment où la société protège la santé d'un foetus, elle devrait aussi, en premier lieu, défendre sa vie.Ces craintes ne sont pas farfelues.Il n'en demeure pas moins que la décision du juge Schulman marque un progrès, plutôt qu'un recul, sur ce terrain délicat et rempli de pièges qu'est le droit de la reproduction.Dans les explications qu'il a données, mardi, le juge a précisé que sa décision ne met pas en cause le droit de toute femme de choisir si elle veut ou non poursuivre sa grossesse.C'est à partir du moment où elle fait le choix de mener la grossesse à terme que son foetus tombe sous le coup d'une protection sociale, affirme-t-il.Actuellement, lorsqu'un foetus subit des dommages pendant la grossesse, la loi canadienne permet d'intenter des poursuites « rétroactives », après la naissance.Sur le plan strictement légal, la décision du juge Schulman ne fait qu'étendre ce principe en permettant d'agir tout de suite, et de prévenir les dommages.Est-ce vraiment un mal?Mais il n'y a pas que l'aspect légal.Le foetus qui a soulevé toutes ces vagues ne constitue pas un cas isolé.Quatorze pour cent des enfants confiés aux services sociaux de Winnipeg souffrent de troubles de santé provoqués par la toxicomanie de leur mère pendant la grossesse.Problèmes qui résultent, bien-sûr, de conditions socio-économiques pitoyables.À long terme, c'est sur ces conditions qu'il faut agir.Mais protéger les enfants à naître contre de lourds handicaps, c'est justement une façon de rompre le cercle vicieux de la pauvreté.- Le Yukon, qui autorise de telles ingérences dans la vie privée des mères, n'a procédé à un tel recours qu'une seule fois en dix ans ! C'est dire que les abus ne sont pas automatiques.On peut d'ailleurs les limiter en réservant l'intervention de l'État aux cas les plus extrêmes.Des cas qui, comme celui de Winnipeg, mettent en cause d'abord et avant tout le devoir humain d'ingérence.\"Tempête DROITS RÉSERVÉS OPINIONS Une question de politique et de droit L'auteur est professeur de droit public au Département des sciences juridiques de l'Université du Québec à Montréal.En arrière-plan du dernier épisode concernant la langue d'affichage, il y a manifestement les résultats du dernier référendum.D'une part, il y a beaucoup d'anglophones ( et de francophones ) qui craignent que le Québec devienne un pays souverain.Ils sont insatisfaits de la façon dont le gouvernement fédéral et l'opposition officielle à Québec défendent le fédéralisme canadien.Dans ce contexte, la communauté anglophone craint pour son avenir au Québec et ceci d'autant plus qu'elle connaît un exode depuis plusieurs années et que plusieurs de ses jeunes membres quittent ou se proposent de quitter le Québec Comme toute communauté qui est ou se croit menacée d'extinction, elle témoigne d'un instinct de survie ; elle va crier fort elle va réclamer des droits, notamment que sa langue soit visible dans certains espaces du Québec Quant à certains francophones, dont plusieurs se situent dans la mouvance du PQ, ils ont du ressentiment à l'égard des anglophones et des allophones à la suite du référendum.Au lieu de manifester de l'ouverture à l'égard de ces groupes, on resserre les rangs et on voudrait accentuer le caractère francophone du projet souverainiste.Trois instances judiciaires ( Cour su- périeure du Québec, Cour d'appel du Québec et Cour suprême du Canada ) ont déjà décidé dans l'affaire Ford que l'affichage obligatoire unilingue en français était contraire à la Charte québécoise des droits et libertés de la personne et à la Charte canadienne des droits et libertés, plus spécifiquement à la disposition garantissant la liberté d'expression.Ces tribunaux ont estimé que le législateur ne pouvait interdire l'usage d'une langue dans l'affichage, mais qu'il pouvait toutefois rendre obligatoire la présence d'une langue et même en prévoir la prépondérance par rapport aux autres.Ces jugements des tribunaux canadiens ont été confirmés par une décision ( avis ) du Comité des droits de l'Homme des Nations unies en date du 31 mars 1993.La loi 86, adoptée par le gouvernement libéral en 1993, n'a fait que se conformer à toutes décisions judiciaires, nationales et internationales, en stipulant que le français devait avoir un statut nettement prédominant en matière d'affichage.Observons que cette liberté d'affichage appartient au propriétaire de commerce, que celui-ci demeure libre d'afficher seulement en français ou d'afficher également dans d'autres langues, mais pour autant que le français demeure prépondérant.Depuis l'adoption de la loi 86, peu ou pas de grandes sociétés ont exercé leur liberté d'expression dans le sens du bilinguisme en matière d'affichage.Comme le gouvernement péquiste, dont le programme politique proposait l'annulation de la loi 86, a succédé au gouvernement libéral, en 1994, ces sociétés ont sans doute préféré attendre avant de changer leur politique linguistique.Avec ironie, on peut penser que, pendant tout ce temps, leur liberté d'expression n'était pas si brimée par un affichage unilingue français.Pourquoi changent-elles maintenant de politique ?Question de gros sous sans doute en craignant le boycott de certains consommateurs, mais aussi'effet post-référendaire.Car ce choix en faveur d'un certain bilinguisme me semble aussi une action implicite en faveur de l'unité canadienne.Tout ceci démontre que, lorsque nous traitons de la langue d'affichage, nous sommes dans un domaine éminemment politique.Les tribunaux ont greffé la question aux droits et libertés, ce qui est fort discutable au plan de la théorie juridique et politique, le domaine de la liberté d'expression n'ayant pas inclus jusqu'à ces dernières années l'expression commerciale, se limitant à l'expression politique ou littéraire.Mais la solution pratique avancée par les tribunaux me semble juste, ceux-ci jouant ici un rôle de protecteur des minorités linguistiques.Mais c'est une solution qu'un gouvernement aurait le droit de ne pas accepter, s'il arrivait à la conclusion non équivoque que la langue de la majorité est réellement sérieusement menacée par une ou des langues minoritaires.À ce moment, il pourrait faire adopter une clause dérogatoire aux Chartes des droits et libertés de la personne.Mais tel ne me semble pas le cas actuellement au Québec.LA BOÎTE AUX LETTRES Morosité justifiée ¦ Le maire de Montréal, Pierre Bourque, lançait en grande pompe, le 5 août, une campagne publicitaire de 7 millions pour sortir ses citoyens de la morosité et en espérant ramener dans l'île ceux et celles qui lui ont préféré la banlieue.Même si la part de Montréal dans cette campagne de publicité ne sera que de 1,2 million, je trouve désolant l'emploi de fonds publics pour un blitz publicitaire, alors qu'il y a tellement de problèmes à régler dans cette ville et qu'on n'a pas les moyens financiers de le faire.J'aime Montréal pour la beauté de ses espaces verts.Je l'aime aussi pour sa diversité et sa vie culturelle, pour ses allures de fête en été, pour ses festivals, pour l'apport des différentes communautés qui la forment.On dit qu'elle est une des villes les plus sécuritaires au monde, ce qui plaît aux touristes qui nous visitent.Voilà l'image qu'on veut donner de Montréal pour sortir les citoyens de la morosité.Toutrefois, le blitz ne s'attaquera pas et ne réglera certainement pas les problèmes suivants : ?Un conflit qui perdure entre une administration incompétente et ses cols bleus.Vais-je passer un autre hiver à chercher du stationnement entre les bancs de neige ?Les ruelles de mon quartier sont mal nettoyées et mal éclairées.Elles ne sont jamais déneigées en hiver.Ce sont des voies ouvertes aux voleurs et aux rôdeurs.?Le parc Lafontaine est mal entretenu.Ne soyez surtout pas pris d'un besoin naturel lorsque vous y irez.La toilette des hommes située dans le pavillon du restaurant est tellement sale que vous préférerez uriner derrière un arbre.Les graffiti à caractères sexuels y sont tellement nombreux qu'on a l'impression qu'ils sont des éléments de décoration.N'y amenez surtout pas vos enfants, car les graffiti sont très explicites.?Il faut se promener dans certains quartiers pour voir à quel point la misère y est criante et certains édifices inadéquats.Durant les FrancoFolies, dans la rue Sainte-Catherine, de fortes odeurs se dégageaient des égouts.Le stationnement au centre-ville constitue une calamité.La Ville ferme des bibliothèques au lieu de promouvoir la lecture comme essentielle à la culture tant personnelle que collective.Ce n'est là qu'une partie de la problématique .Les 7 millions du blitz publicitaire auraient donc pu servir à régler certains de ces problèmes.Ce n'est pas en me disant qu'il y a dans cette ville un Biodôme unique au monde, un splendide Stade olympique, de beaux parcs et une vie culturelle intéressante qui fe- 3 ront que je resterai en ville.Je pourrais habiter à Longueuil ou à Laval et je n'aurais qu'à venir ici pour profiter de tout ça.Ce qui me ferait rester à Montréal, c'est une amélioration de ma qualité de vie dans mon quartier.Que la ville s'implique pour bien l'entretenir, u'eile revitalise ses ruelles afin 'assurer la sécurité de ses citoyens et surtout qu'elle les entretienne.Si M.Bourque continue d'administrer les fonds publics de cette façon, il peut être assuré de ne pas avoir mon vote aux prochaines élections, à la condition bien sur que je n'aie pas quitté l'île pour améliorer ma qualité de vie.Je suis morose monsieur Bourque, mais je crois que ma morosité est justifiée.D.GAUVREAU Montréal Quand le jardinier s'ennuie de son sécateur.M.Pierre Bourque, m 11 faudrait peut-être cesser de prendre vos électeurs pour des imbéciles.Depuis deux ans que vous êtes au pouvoir, vous n'en avez eu que pour votre Jardin botanique et vos très nombreux voyages à l'étranger.Par contre, vous comprimez dans les services à la population à la manière d'un jardinier qui s'ennuie de son sécateur, de sa hache et de sa tronçonneuse.Je viens d'apprendre que ma caserne d'incendie pourrait fermer.Je parle de la caserne 26, iur le plateau Mont-Royal.Si j'en crois les rumeurs, d'autres casernes tomberaient également sous vos coupes, sans parler des pompiers dont vous espérez réduire le nombre.C'est bien beau les économies, mais quand c'est sur notre dos, on ne marche plus.Commencez donc par comprimer dans vos très nombreux voyages ( un vrai scandale )\u2022 Sachez, monsieur Bourque, que je vais m'opposer à toute compression dans le domaine de la lutte contre les incendies.Et je vais le faire de la seule façon dont je dispose : en ne votant pas pour vous aux prochaines élections.Sylvie SASSEVTLLE Montréal Des fleurs ! ¦ Un petit mot pour vous exprimer ma gratitude et ma satisfaction pour votre couverture des Jeux olympiques d'Atlanta.Les journalistes attitrés Cantin, Foglia et Du-guay ont rédigé des papiers éclairés, intéressants et très originaux.Le ton intimiste adopté par votre équipe me donne parfois l'impression de faire partie d'une « gang » de chums qui « trippent » sport.L'équipe actuelle du tabloïd de La Presse nous assurera certainement un contenu passionnant pour de nombreuses années.André H AME L Un malaise persistant.¦ Le 26 mars dernier commençait un procès qui nous opposait, moh-mari et moi, à une banque francophone.Le procès se poursuivit les 28 et 29 mai.Durant ces trois jours, tous les témoignages, interrogatoires et interventions de l'honorable juge Dionysia Zerbesias se firent en français.Cette dernière manifestait une connaissance approfondie des subtilités de la langue française.Nous fûmes convoqués le 14 juin, puis le 28 juin et finalement le 4 juillet pour la lecture du jugement.Madame la juge interrompit une cause en cours afin de nous faire part de l'aboutissement de ses réflexions.Après avoir donné copie de son jugement aux avocats, elle fit part de ses conclusions en.anglais.Je quittai la salle en ne sachant pas bien le degré de ma responsabilité tant cette gifle était de taille et venait de haut.J'ajoute que le jugement était aussi rédigé en anglais.Le temps passe et mon malaise persiste.Que penser ?\u2022 Francine LUSIGNAN Hampstead ¦ La Presse accord?priorité sous cette rubrique aux lettres qui font suite à des articles publiés dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair et concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: La boite aux lettres, La Presse, 7, rue Saint-Jacques.Montréal, H2YIK9.\\ LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 15 AOÛT 1996 B3 Monde Deux Français au congrès républicain Deux députés abasourdis par la dimension médiatique de ce show L'EXPRESS INTERNATIONAL BURUNDI Rapport sur un putsch ¦ La commission de l'ONU qui a enquêté sur le putsch manqué du 21 octobre 1993 et les massacres qui s'en sont suivis au Burundi met en cause des « officiers haut placés » pour l'organisation du coup d'État et L'assassinat du premier président hutu du pays Melchior Ndadaye, mais affirme n'avoir pas pu « identifier les personnes qui devraient être déférées en justice ».La commission « conclut que l'assassinat du président Ndadaye avait été planifié comme partie intégrante du coup qui l'a renversé, et que cela était le fait d'officiers haut placés dans la ligne de commandement de l'armée burundaise ».L'armée a opéré un autre coup d'État le 25 juillet dernier, renversanmt cette fois le président Sylvestre Nti-bantunganya.Arrivée mardi à Bruxelles, l'épouse de celui-ci, Pascasie Minani, a déclaré que le président déchu, réfugié dans la résidence de l'ambassadeur américain à Bujumbura, n'est « pas libre de ses mouvements ».d'après AFP ESSAIS NUCLÉAIRES Échec à Genève ¦ L'intense négociation sur une interdiction des essais nucléaires a de facto échoué à Genève, l'Inde ayant bloqué le consensus requis pour l'adoption d'un traité historique à la Conférence du désarmement de l'ONU, ont déclaré les représentants des États-Unis et de l'Inde.Le projet de traité sera néanmoins proposé à l'automne par ses partisans à l'Assemblée générale de l'ONU pour sauver les acquis des négociations, a dit le délégué américain.Une commission internationale présidée par l'Australie rejoignait entre-temps la position de l'Inde en demandant aux Cinq grandes puissances nucléaires de prendre la tête d'une campagne en vue de l'élimination totale des armes nucléaires.Dans un rapport remis hier au premier ministre australien, les 17 membres de la Commission de Canberra sur l'élimination des armes nucléaires reprochent à ces cinq pays \u2014États-Unis, Russie, Grande-Bretagne, France et Chine\u2014 de se réserver le droit d'en posséder.d'après AFP RUSSIE Lebed repart ¦ Le général Alexandre Lebed repart ce matin pour la Tchétchénie armé de pouvoirs spéciaux obtenus du président Boris Eltsine pour mettre un au conflit avec les indépendantistes.Alors qu'une trêve négociée à son initiative était globalement respectée hier dans Grozny, la capitale tchétchène, Eltsine signait un décret octroyant de larges prérogatives à son nouveau représentant pour la Tchétchénie pour qu'il mette fin à cette guerre qui dure depuis décembre 1994.Lebed a indiqué qu'il rencontrerait dès aujourd'hui des commandants russes sur le terrain ainsi que le chef du gouvernement tchétchène pro-russe, Dokou Zavgaïev.Ces rencontres risquent d'être houleuses, Lebed ayant remis en cause l'efficacité de l'armée russe et la légitimité de Zavgaïev.Il s'est prononcé sur CNN pour de nouvelles élections locales en Tchétchénie.d'après AFP COLOMBIE Samper veut des noms ¦ Le président Ernesto Samper a exigé hier que l'ambassadeur des Etats-Unis à Bogota, Myles Frechette, lui révèle les noms des industriels colombiens qui ont sollicité il y a un an son appui pour un éventuel coup d'État.« L'ambassadeur Frechette est dans l'obligation de révéler qui sont les Colombiens qui ont demandé son appui pour faire un coup d'État contre moi », a-t-il déclaré lors d'un entretien télévisé, ajoutant qu'il était surpris que ce dernier ne l'ait pas informe d'un fait aussi grave.Auparavant, le porte-parole de la présidence avait dit que le gouvernement était « surpris et étonné » par les propos tenus la Veille par le représentant américain.d'après AFP RICHARD HÉTU collaboration spéciale SAN DIEGO Les deux hommes détonnaient un peu dans le hall du Palais des congrès de San Diego, où près de 20 000 républicains étaient réunis, mardi, pour la deuxième soirée de la convention nationale de leur parti.Ils ne portaient pas de petits chapeaux en forme d'éléphant.Ils n'affichaient pas de macarons au revers de leur veston annonçant leur opposition à l'avortement.Et ils ne brandissaient pas de pancartes proclamant : « Dole-Kemp 96 » ou encore « I love Newt ».Les deux hommes, en fait, avaient l'air davantage de touristes que de républicains.Et en y regardant de plus près, c'est un peu ce qu'ils étaient.En France, leur pays d'origine, Jean-Michel Dubemard et Georges Mothron sont respectivement députés de Lyon et d'Ar-genteuil à l'Assemblée nationale.Et à San Diego, les deux élus du Rassemblement pour la République \u2014 RPR, gauliste, le parti du président Jacques Chirac\u2014 font partie d'une délégation de parlementaires étrangers venus observer l'étrange spectacle de la démocratie américaine.Mardi soir, ils semblaient un peu interloqués par ce qui se passait autour d'eux.« Ce qui me paraît surprenant, c'est l'omniprésence de la technique », a déclaré le député de Lyon, en faisant allusion à la place occupée par les réseaux de télévision dans le hall du Palais des congrès.« Moi, ce qui m'étonne, c'est le choix de cette salle pour tenir une convention, a renchéri le député d'Argenteuil.On ne voit rien.» Aucune personne ne peut visiter le hall du Palais des congrès de San Diego, où la convention républicaine prendra fin ce soir par un discours très attendu de Bob Dole, sans tomber d'accord avec nos amis français.En y mettant le pied, on comprend tout de suite que les délégués et les autres spectateurs présents ne sont là qu'à titre d'accessoires télévisuels.Le hall du Palais des congrès est un amphithéâtre formant un rectangle beaucoup plus long que large.La tribune sur laquelle montent les orateurs n'est pas située à une des extrémités de ce rectangle, mais au milieu d'un de ses côtés.Les studios des quatre principaux réseaux de télévision américains se trouvent en face.Et entre les deux, les 1990 délégués à la convention sont littéralement tassés comme des sardines.Ce sont eux que les caméras montrent, agitant des pancartes, applaudissant ou essuyant une larme.Pour les organisateurs du congrès républicain, l'inconfort des délégués n'est pas un problème, mais un avantage.« L'intimité du hall a l'effet d'augmenter le degré d'énergie des délégués », a soutenu le coordinateur de la convention, William Greener, plus tôt cette semaine.« À la télé, cette énergie crève l'écran.» Ce qui ne crève pas l'écran, cependant, c'est la situation des autres spectateurs.Plusieurs d'entre eux doivent en effet suivre les discours sur un des écrans de télévision répartis dans le hall tellement ils sont éloignés de la tribune.«< C'est vraiment une fête à l'américaine », a commenté le député Dubemard, pendant que Newt Gin-grich, au loin, prononçait un discours.« Tout a été préparé en fonction de la télévision et avec le souci de maintenir l'intérêt des téléspectateurs.Hier ( lundi ), on a eu une soirée destinée à montrer l'union à l'intérieur du parti.Aujourd'hui ( mardi ), les discours sont axés sur la différence entre les démocrates et les républicains.Et les deux dernières soirées auront pour but de présenter Bob Dole et Jack Kemp à la population.» « C'est comme un feuilleton », a ajouté le député Mothron.La police investit un campus à Séoul PHOTO REUTER Quelque 6000 policiers en tenue anti-émeutes ont investi en force hier l'université Yonsei à Séoul pour réprimer une manifestation non auto-! risée de partisans de la réunification des deux Corées.Les 2000 étudiants ont opposé une forte résistance, lançant des engins incendiaires et des pierres sur les forces antiémeutes soutenues par des hélicoptères et des véhicules blindés qui les aspergeaient : de gaz lacrymogènes.Le gou-vernement avait interdit la manifestation, la jugeant « pro-nord coréenne », à la veille de la commémoration de la fin de l'occupation japonaise en 1945.De nouvelles violences éclatent à Chypre d après AFP et Reuter DHERYNIA, Chypre Nouvelle flambée de violence à Chypre : un manifestant chypriote-grec venu assister aux funérailles de son cousin, tué dimanche au même endroit, a été abattu par les forces chypriotes-turques en tentant d'arracher un drapeau turc au-delà de la zone-tampon qui divise l'île méditerranéenne depuis 1974.Onze personnes ont été blessées, dont au moins quatre par balles, deux Casques bleus britanniques, une femme de 59 ans et un autre manifestant chypriote-grec, selon la police.Les autres blessés sont deux policiers et cinq manifestants chypriotes-grecs.Le premier ministre grec Costas Sinntis a protesté avec vigueur con- tre « la manière avec laquelle les soldats ( chypriotes-turcs ) affrontent des manifestants sans arme » et il a annoncé qu'il se rendrait aux funérailles de Solomos Solomou, 26 ans, tué hier.Le porte-parole du gouvernement, Dimitris Reppas, a pour sa part indiqué que Similis participerait samedi au Conseil national de Chypre sous la direction du président Glafcos Clérides.Le ministre grec de la Défense, Gerassimos Arsenis, a appelé ses compatriotes à « garder le sang-froid » et à « être responsables et déterminés ».« On doit montrer dans l'application du dogme de défense commune ( avec Chypre ) que l'hellénisme n'est pas disposé à reculer devant les chantages et les plans expansionnistes de la Tur- quie », a-t-il déclaré à la télévision.Il a indiqué être « en contact permanent » avec la Garde nationale chypriote et Clérides.A Ankara, le ministre turc des Affaires étrangères, Tansu Ciller, a appelé à la fin des incursions des Chypriotes grecs dans la partie nord contrôlée par les Turcs.« Ces tentatives provocatrices doivent cesser.Elles ne conduiront pas à la paix », a-t-elle déclaré dans un communiqué.M™* Ciller a exprimé ses regrets pour la mort d'un manifestant hier, mais elle a estimé que les incursions ne pouvaient qu'aboutir à un tel résultat.« Nous appelons l'ONU et toutes les parties en cause à Chypre à agir contre les actions dangereuses qui pourraient remettre la paix en cause », a-t-elle ajouté.Le représentant de l'ONU à Chypre, Gustav Feissel, a qualifié ae « totalement injustifiés » les tirs des forces chypriotes-turques.Le commandant de la Force de l'ONU à Chypre ( UNFICYP ), le général finlandais Ahti Vartiainen, a protesté officiellement auprès du commandant des troupes turques.Ha-san Kundakci.Le secrétaire général de l'ONU Boutros-Ghali s'est déclaré « très préoccupé par l'utilisation excessive et aveugle de la force qui a causé la mort de deux hommes et en a blessé beaucoup d'autres ».Les États-Unis ont appelé toutes les parties en présence à mettre fin « aux actes de provocation ».« C'est la seule façon de mettre fin à la violence de ces derniers jours », a indiqué Glyn Davies, porte-parole du secrétariat d'État.REPÈRES / Terrorisme Le mécène et la « morale » GILLES TOUPIN Au moment où les États-Unis s'arrogent le droit de voter des lois « extra-territoriales » pénalisant les sociétés non-américaines qui oseraient investir en Iran ou en Libye, ces parangons du terrorisme international selon Washington, ne voilà-t-il pas que le New York Times d'hier laisse entendre que les points de mire de la première puissance mondiale ne sont peut-être pas les bons et que les vrais responsables de la plupart des actes terroristes contre des intérêts occidentaux seraient de richissimes hommes d'affaires de l'Arabie Saoudite et d'autres pays du Golfe alliés avec les États-Unis, dont Qatar et les Émirats arabes unis.Vrai ou faux ?L'enquête qui fait la une de l'influent quotidien américain affirme que ces hommes d'affaires ont financé, entre autres, les activités de Ramzi ^hmed Youssef, accusé d'avoir planifié l'attentat à la bombe de février 1993 contre le World Trade Center à New York et d'avoir élaboré un complot pour détruire en vol onze avions de ligne américains.Les services secrets américains scrutent à la loupe notamment les activités d'un certain Osama Bin Laden, un riche homme d'affaires du Golfe privé de sa nationalité saoudienne en 1994 en raison de ses implications dans diverses activités terroristes.Osama Bin Laden, dont la fortune est évaluée à quelque 250 millions de dollars US, a abrité Ramzi Ahmed Youssef dans sa maison pakistanaise, selon des documents du département d'État, trois ans avant que ce dernier ne soit arrêté pour l'attentat du World Trade Center.Les services secrets américains, révèle encore le New York Times, affirment que Bin Laden fait office de mécène pour une kyrielle de mouvements islamistes qui opèrent de l'Egypte à l'Algérie.Dans un de ses rapports, publié cette année, le département d'État estime que Bin Laden, est l'« un des plus impor- tants parrains des activités des extrémistes musulmans au monde ».Les sources officielles américaines lient Bin Laden, qui habite maintenant au Soudan, à plusieurs opérations terroristes: l'assassinat par le Groupe islamique \u2014 voué à la chute du gouvernement Moubarak \u2014 de touristes et de dirigeants en Egypte, les récents attentats à la bombe des extrémistes islamiques algériens en France, les attentats à la bombe contre deux hôtels au Yémen qui coûtèrent la vie à deux Australiens, la mise sur pied de camps d'entraînement pour terroristes d'Afrique du Nord au Soudan et en Afghanistan et l'aide aux groupes d'opposants saoudiens à Londres.Selon des responsables américains et les services secrets, les preuves des implications de M.Bin Laden dans ces activités terroristes vont des écoutes électroniques aux mouvements de fonds bancaires en passant par les confessions de terroristes arrêtés qui ont avoué avoir été engagés par l'homme d'affaires.L'article publié par le New York Times, fait de recoupements et d'interviews multiples, tourne ainsi surtout autour des activités de ce philanthrope islamique.Il apporte peu d'évidences de l'implication d'autres « mécènes » du Golfe dans ces activités terroristes.Même si Philip Wilcox, le chef de la section antiterroriste du département d'État, a déclaré récemment au Congrès américain que les fondamentalistes palestiniens du Hamas et du Djihad islamique recevaient d'importants soutiens d'individus basés dans le Golfe \u2014 mais aussi aux États-Unis\u2014, on peut s'interroger sur les motivations de ceux qui ont fourni les informations sur Bin Laden au New York Times.L'aide apportée jadis par les « mécènes » islamistes aux combattants musulmans d'Afghanistan et de Bosnie était considérée comme « morale » par les États-Unis.Aujourd'hui, le discours des responsables américains n'est plus le même.On ne peut exclure, dans ce contexte, que l'article du New York Times soit le résultat d'un coup médiatique bien préparé par Washington, question de régler un petit compte. B4i LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 15 AOÛT 1996 Economie Le revenu médian a augmenté en 1994 Presse Canadienne OTTAWA Le revenu médian des familles canadiennes a légèrement augmenté en 1994 mais est toutefois loin de rattraper les baisses subies depuis 1990, révèle Statistique Canada.L'agence fédérale a indiqué hier que le revenu médian des familles monoparentales a connu une hausse de 1,3 % en 1994 pour se hisser à 20 500 $ par rapport à 1993.En 1990, le revenu médian des familles monoparentales était de 22 396 $, soit 9,5 % plus élevé qu'en 1994.Chez les familles avec deux parents, le revenu médian a augmenté de 0,6 % en 1994 pour s'établir à 47 800 $.Le revenu médian en 1990 était de 50 760 $, 6,2 % plus élevé qu'en 1994.La médiane est le point milieu où la moitié des familles ont un revenu supérieur et l'autre moitié un revenu inférieur.Le revenu médian tient compte des revenus d'emploi, de placements, des paiements de transfert ( assurance-chômage, pensions de retraites du Canada et privées), et des revenus des REER.Dans l'ensemble, les familles canadiennes avaient un revenu médian de 43 300 $ en 1994, ce qui représente une augmentation de 0,5 % par rapport à 1993.Ce revenu se situe cependant à 7,3 % sous celui de 1990.Près de 80 % des familles monoparentales avaient une femme à leur tête et 40 % de leur revenu provenait de l'aide sociale.Seule- ment 8,5 % des familles composées de deux parents recevaient de l'aide sociale.Le revenu médian familial le plus élevé est de 56 800 $ et revient aux familles composées de deux parents avec deux enfants.À l'opposé, la famille monoparentale avec un enfant avait le revenu médian le plus bas avec 20 000 S.Les familles époux-épouse de l'Ontario avaient le revenu médian le plus élevé en 1994 avec 51 900$.L'Alberta (50 000$) la Colombie-Britannique UNI l.i LiXlS LS 400 H la Louis SC 400, deux refaits fn or
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