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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Livres
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1996-08-25, Collections de BAnQ.

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[" Montréal, dimanche 25 août 1996 Livres page BS C jaajf rtiUM< am* i Htm rui Mil \u2022'\u2022\u2022.\u2022«r*V- IL t, de 1 wi' MARIO ROY Une étagère bien garnie de premiers romans, le retour de quelques-uns des grands noms de la littérature et des arts, des documents sur des thèmes qui \u2014effet de mode ou fidèle miroir de la société?\u2014 demeurent étrangement les mêmes *e.tout cela mis à part, rait bien être celui de Chrystine Brouillet?re de 3^aAdonnera en effet à lire trois ouviJgi'^BBWBrraeuxième roman dans la collection 16/96 pour adultes de La courte échelle: dans C'est pour mieux t'aimer, mon enfant, elle ramène la détective Maud Graham, cette fois chargée d'éclaircir le meurtre d'un enfant de huit ans «avant qu'un autre enfant soit violé ou tué», redoute-t-elle.Incursion dans un genre nouveau, elle publie aussi Le Paris de Chrystine Brouillet (Boréal), carnet de résidence d'une femme qui a fait de la capitale de la France sa ville d'adoption.Brouillet annonce enfin Un bonheur terrifiant (La courte échelle), destiné aux plus de treize ans, son dix-huitième roman-jeunesse où elle aborde le phénomène des sectes.Les sectes: le fait de société Ce phénomène, qui n'est pas précisément nouveau, est néanmoins le fait de société le plus présent, cet automne, dans le monde du livre.Près d'une douzaine de bouquins sont annoncés, ici, en France et aux États-Unis, qui abordent sous divers angles ce qui apparaît comme un signe de ce temps fait d'incertitude, de désarroi, de faiblesse, de démission.Avec, au bout de la chaîne, la tentation de la pensée magique \u2014tel le des sectes ou d'autres encore.catif, par exemple, que le jeune oias lourcrtteyla littérature québécoise, Louis Hamelin, ait pensé à raconter dans son in l'iii mi liHlfltlii Le Soleil des gouffres (Boréal), étudiant et journaliste, François Ladouceur, qui s'intéresse aux activités d'une secte étrange vouée aux cultes antiques enracinés en terre mexicaine.ns cette abondance d'écrits, un singulier lit être Le Cercle de mort de L'Homme), sorte de docudrame atombes de l'Ordre du temple soldiil u qui Sera porté à la télévision.Plusieurs essais et enquêtes publiés en France et aux États-Unis traitent aussi du phénomène.# De Gabrielle Roy à Marie La berge Outre Hamelin, plusieurs grands noms d'ici livreront au cours des prochaines semaines leurs plus récentes oeuvres.C'est le cas de Marie Laberge qut darts Annabelle (Boréal), nous fera vivre avec une jeune pianiste de treize ans, enfant du divorce, laquelle nous emmènera à la fois dans le monde de l'adolescence ainsi que dans celui de l'art et de la création.Ensuite, Antonine Maillet publie Le Chemin Saint-Jacques (Leméac).Pour sa part, après son célèbre Pavillon des miroirs, Sergio Kokis revient avec Errances (XYZ), sorte de nouvel le ^^^^^^ ¦ >»»»¦¦ Ml'.,» Odyssée\u2014version brésilienne\u2014 à la frontière du réel et de l'imaginaire; Kokis signera aussi un essai.Les langages de la création (Nuit blanche).Le jeune Stéphane Bourguignon, dont le premier roman avait reçu un accueil plus que chaleureux et doit être transposé au cinéma, donne une suite à L'Avaleur de sable: Le Principe du geyser (Québec/Amérique) ramène son héros Julien qui, à l'aube de la trentaine, est père de famille et contemple son couple en état de crise.Enfin, quelques mots après avoir donné Le Second violon, Yves Beauchemin rend Alfred sauve Antoine (Québec/Amérique), destiné à ses jeunes lecteurs; il s'agit, on l'aura compris, de la suite de Antoine et Alfred.Il reste que l'un des événements littéraires majeurs de la rentrée portera le titre de Gabrielle Roy, une vie (Boréal).Il s'agit bien sûr de la biographie \u2014une brique de 576 pages\u2014 de ce monument des l^ÊBKSSÊKÊSU^êi l'auteur de La Génération lyrm ^François Ricard^ Bar ailleurs, l'éditeur des IntcflNRBQ^u^gg^fffile, collabore lui-même à la rédaction des mémoires de Marcelle Ferron qui paraîtront sous L'Esquisse d'une mémoire.Dans la même veine, l'historien, poète, directeur littéraire et secrétaire général de l'Académie des lettres du Québec, Jean Royer, marque ses trente ans de vie littéraire en publiant La Main ouverte (L'Hexagone), un recueil de récits autobiographiques refaisant le parcours de son engagement dans la culture québécoise.En France: l'avalanche Aux É.-U.: Stephen Kin L'increvable et incontournable Frédéric Dard s'ébaudit dans deux ouvrag Antonio, d'abord: sous le titre de anglaise (Fleuve Noir, disponible dès mardi), il situe cette nouvelle épopée à Londres, où on ne s'étonnera pas de rencontrer Ladv Di et son exbelle-famille.On trouvera ensuite Les Pettséesde San Antonio (Le Cherche midi).En France, la chose remarquable est cependant la pléthore d'oeuvres romanesques publiées cet automne, peut-être une sorte de record absolu.On y trouvera donc de tout, de Marie Nimier à Claude Michelet, en passant par Nourissier, Confiant, Scarpetta, Messadié.En traduction, le roman de l'année aux États-Unis \u201426e semaine sur les listes\u2014 nous arrive sous le titre de Couleurs primaires (Presses de la cité) et est inspiré d'un certain gouverneur d'un petit État du Sud et de son épouse.L'«anonyme» auteur est, on le sait maintenant, le journaliste Joe Klein (Newsweek, CBS), dont on a remis en question l'éthique professionnelle dans cette affaire médiatico-politico-littéraire.Toujours chez nos voisins du Sud, l'événement de la rentrée se nomme Stephen King, ce qui n'étonnera personne.Après son roman sériel, The Green Mile, King lance, sous son nom et sous celui de Richard Bachman, Desperation et The Regulators (Viking et Dutton, en anglais), un diptyque entrecroisé dont le tirage initial atteindra au total les trois millions d'exemplaires.11 I ¦ i.fer\" r7 À w .» Rothmans MIH IMURHATIONAl Vidéotron Le Festival des films du monde et son partenaire \u2022 > Air Canada souhaitent remercier les commanditaires suivants pour leur précieuse collaboration;^ Métropolitain VIACOM CANADA \"* 848-3883 AIR CANADA, partenaire et commanditaire principal du FFM, vous invite à participer à son grand concours VOYAGE DE STAR sur le site du festival.Obtenez tous les détail* sur te site même.AIR CANADA iwt) B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 AOÛT 1996 Livres i Sylvie Dcsroslcra _ QUI VEUT ENTRER DANS LA LÉGENDE?le.(fiant écKile CHEVAUX r5 LE SAVOIR EN POCHE JEUNESSE Sophie, Antoine, Klonk et les autres SONIA SARFATI collaboration spéciale ophie, Noémie, Antoine, Klonk, Fred, Somerset, Lia, Martin : ils sont nombreux, parmi les héros de la littérature jeunesse québécoise, à revenir cet automne dans de nouvelles aventu- : Ainsi, à la courte échelle, Sophie vit un cauchemar « à cause » de Louise Leblanc qui lui inflige une rentrée scolaire plutôt compliquée ; Fred et Rie» son chat, font la fête avec grand-maman Jaki dans Trois finnoises contre deux géants de Marie* Daniel le Croteau ; toujours aussi bizarre, ce cher Edgar cirée par Gilles Gauthier croit vraiment devenir fou dans L'Étonnant lézard d'Edgar; Maxime et Jo, les héros de Denis Côté, sont prisonniers dans L'île du savant fou pendant que Sylvie Desrosiers place la bande à Notdog devant des vaisseaux fantômes et pose la question : Qui veut entrer dans la légende ?Chez Québec / Amérique, la belle surprise de la saison dernière se prénommait Noémie, et portait la signature de Tibo.Tibo auteur, et non illustrateur.On attend donc beaucoup de Noémie \u2014 L'incroyable journée.Et puis Klonk : François Gravel nous en avait promis quatre.il revient ( donc ?) avec un cinquième : Le Match des étoiles, où le hockey occupe une place de choix.À noter la suite et la fin de l'aventure « Cyrus », avec la parution des tomes 9 à 12 de L'Encyclopédie qui raconte signée Christiane Duchesne et Carmen Marois.Somerset est \u2014chez Héritage et ailleurs\u2014 parmi ce qui se fait de plus original en tant que personnage.Bonne nouvelle : ce gamin fantasque imaginé par Hélène Vachon revient dans Mon Ami Godefroy.Lucie Bergeron termine pour sa part sa trilogie des « Zéro » \u2014 qui vaut pourtant dix ! \u2014 avec Zéro mon Zor-ro ; et, dans Lia dans l'autre monde, Danielle Simard remet en scène l'adorable Lia, princesse des fées du royaume de Saugrenus.Au chapitre des nouveautés et des surprises-surprises pour cette rentrée jeunesse ?Annouchka Gravel Galouchko illustre Mala et la perle de pluie ( Annick ), un conte indien de G i ta Wolf ; Cécile Gagnon a recueilli des contes de chez nous qui seront publiés dans la collection « Mille ans de contes » de Milan ; « Raymond Plante fait un retour à la petite enfance en publiant un album ( Un Monsieur nommé Piquet qui adorait les animaux) et un BIOGRAPHIE premier roman ( Les Manigances des Marilou Polaire ) à la courte échelle ; Stanley Péan lance un recueil de nouvelles pour ados ( Treize pas vers l'inconnu, Ed.Pierre Tisseyre ) ; Sacha le chat ( alias Pierre de Billy ) a interviewé Normand Brathwaite pour la collection de romans-portraits « En plein coeur », d'Héritage ; et Boréal inaugure la collection « Boréal Maboul » à l'attention des enfants de six ans et plus ( parmi les quatre premiers titres.Le Vais* seau du désert, une mésaventure du désormais célèbre roi Léon de Jean-Pierre Davidts ).Parmi les livres pratiques, notons le lancement de la série « Le savoir en poche » chez Libre Expression ( 12 titres traitant des chevaux, des sciences, de Rome, etc.) et la publication de Mon Corps, mes premiers mots de Roger Priddy ( Hurtubise HMH ).Les femmes, l'école et l'égalité Les Éditions du Remue-ménage publient cet automne Garçons et filles, stéréotypes sexuels et réussite scolaire ( de Pierrette Bouchard et Jean-Claude St-Amand ) ainsi que Modèles de sexe et rapports à l'école ( des mêmes auteurs en plus de Natasha Bouchard et Jacques Tondreau.Ajoutons à cela Vers une grammaire non sexiste, de Céline La-brosse.Et Le Chemin de l'égalité J Fi-des ), dans lequel Lise Payette Jait des mises au point essentielles.La ligue du vieux poêle Un journaliste sportif de Vancouver, Mi-chael Ulmer, annonce Les Capitaines du Canadien ( Libre Expression ), qui sortira simultanément dans les deux langues : tout sur les capitaines, d'Emile Bouchard à Pierre Turgeon en passant par Toe Blake, Maurice Richard et Jean Béliveau.Aussi, Les Grands du hockey au Québec, de Jean-Paul Sarrau lt ( Québécor ) : un recueil de cent biographies des étoiles québécoises.Enfin, Le Grand livre du hockey de Patrice Fontaine ( Libre Expression ) raconte l'histoire ; du hockey professionnel en Amérique du nord.De Lili St-Cyr à.Dieu lui-même ! La Presse Outre la biographie de Ga-brielle Roy et les écrits autobiographiques de Marcelle Ferron et Jean Royer, une quantité extraordinaire d'ouvrages de ce type débarqueront en librairie cet automne.On s'informera ainsi sur : O Céline Dion ( Nathalie Jean, Québécor ) ; ) Paul Buissonneau (Jean-Marie Bioteau et Olivier Lasser, Stanké ) ; O Boum-Boum Geoffrion ( S tan Fischler, L'Homme ) ; O René Caron (René Caron et Luc Bertrand, Québécor ) ; O Olivar Asselin ( Hélène Pclleticr-Baillar-geon, Fides ) ; O Louis-Alexandre Taschereau ( Bernard Vigod, Septentrion ) ; O Adélard Godbout (Jean-Guy Genest, Septentrion ) ; O Lili St-Cyr ( Louis Jean D'Amour et Lili St-Cyr, Québécor ) ; O Le Frère André ( Jean-Guy Dubuc, Fides ) ; O Robert-Lionel Séguin ( Marcel Brouillard, Québec / Amérique ) ; O Jim Morrison ( traduction de François Tétreau, Triptyque ) ; O Georges Brassens ( Emile Miramont, Archipel ) ; O Brigitte Bardot ( autobiographie, Grasset ) ; O Salman Rushdie ( Marc Porée et Alexis Tadié, Le Seuil ) ; O Fernando Pessoa ( Robert Brechon, Christian Bourgeois ) ; O André Malraux ( Jean-François Lyotard, Grasset ) ; O Stefan Zweig (deux ouvrages: l'un de Dominique Bona chez Pion, l'autre de Serge Niemetz chez Belfond ) ; O Walter Cronkite ( autobiographie, Knopf, en anglais ) ; O François Truffaut ( Annette Insdorf, Gallimard ) ; O Elizabeth Taylor (Donald Spoto, Bel-fond ) ; O Ytzhak Rabin (David Horovitz, Bavard ) ; O Yasser Arafat (Janet et John Wallach, Bavard ) ; O Helmut Kohi ( Jean-Paul Picaper et Karl Hugo Pruys, Fayard ) ; O John F.Kennedy ( deux ouvrages : Kun de Ed Klein chez Robert Lafl'ont, l'autre de Nigel Hamilton au Seuil ; O Mikhail Gorbachev ( autobiographie, Doubleday, en anglais ) ; O Eva Peron ( Alicia Dujovne Ortiz, St-Mar-tin's, en anglais ) ; O Jésus ( Bernard Clavel, Robert Laf font ).Et, pour terminer, une biographie de.Dieu ! Oui, de Dieu : une oeuvre de l'Américain et ancien jésuite Jack Miles qui s'est vu remettre en 1996 le prix Pullitzer de la biographie.Dieu, une biographie ( Robert Lai -font ) décrit un être qui n'est pas un saint, qui peut être infiniment jaloux, acariâtre et inconstant.Attention, il ne s'agit pas d'un livre d'humour mais d'un ouvrage sérieux qui se propose de traquer les progrès de Dieu dans la connaissance de soi.Sans doute faut-il voir pour croire.POUR ACCOMPAGNER LES FILMS DU MONDE.Québec : le cinéma naissant La Presse e titre de l'ouvrage fait sursauter.Le Québec est-il bien le pays des ennemis du cinéma , un endroit où, un jour, « on obligera les théâtres et les cinémas à s'installer quelque part dans les roches ou les vallons m, comme on a pu le lire dans un article en russe publié dans Proektor en 1916 ?En fait, l'ouvrage entend démontrer le contraire.- Les auteurs retracent les premiers pas du cinéma au Québec à partir de juin 1896 et au cours des premières décennies du XXe siècle.A partir de là, ils disent estimer que, malgré l'opposition du clergé local et de certains politiciens ultra-conservateurs, les exploitants de salles firent ici des affaires d'or.L'ouvrage est garni de nombreuses photos, de détails techniques fort intéressants sur les appareils de projection et de nombreuses considérations sur l'Impact médiatique de cette nouvelle forme de technologie et de création artistique.AU PAYS DES ENNEMIS DU CINÉMA.André Gaudreault, Germain Laçasse et Jean-Pierre Sirois-Trahan.Nuit blanche éditeur, Québec, 1996.216 pages.2X99$.On trouvera à l'écran quelque 25 minutes da spectacle multimédia : images, dialogues, textes et Hollywood en 80 pages À bout de souffle ! collaboration spéciale ama*8 quelqu'un JJ ¦ n'aura attendu aussi W I longtemps pour une I projection de film î » i m s'exclamera le cédé-phage.Patience et longueur de temps: ce cédérom est désespérément lent à charger les 7300 fiches et les 400 biographies sur le cinéma français et francophone, plus les 21 extraits de films, les dialogues, les B.O.F.( bandes originales du film )\u2022 Alléché par les quatre séances proposées : Découverte, Encyclopédie, Projection et Entracte, Je clique sur l'un des cinq tickets pour partir à la Découverte de l'histoire du cinéma français depuis le parlant \u2022 Je suis pris par cinq minutes de tourbillon sonore et de diaporamas, avec au choix : la période de l'Avant-guerre, celle de l'Occupation, les années Cinquante, la nouvelle vague et le cinéma contemporain.Une bonne idée, le cédérom permet en plus d'importer un texte complet et intéressant sur la période choisie.Et utile, car autrement, entre les chuchotements, les dialogues et.les commentaires de réalisateurs, certains passages sont confus sinon enterrés.L'encyclopédie comprend donc 7300 fiches de films et 400 biographies.L'auteur, Jacques Sldier, affiche un fort nombrilisme français.Il propose seulement 179 filins canadiens \u2014 c'est bien peu.Inutile de chercher De l'Amour et des restes humains de Denys Arcand : son dernier film en banque date de 1991, Montréal vu par.Cependant, l'accès à cette banque de données est large : par réalisateur, acteur, genre, récompenses.c'est bien pratique I Dans les milliers de fiches, on trouvera quatre westerns, huit films de guerre» neuf films d'opéra contre 2272 comédies.Certaines fiches donnent accès à une B.O.P., un dialogue ou un extrait de film.Ainsi, je clique et plonge dans la bande son du Grand Bleu de Luc Besson.Reclique et me voilà face aux Tontons flingueurs de Georges Lautner.Les dialogues de Michel Audiard n'ont pas pris une ride : « Je vais lui montrer qui est Raoul ! On va le retrouver éparpillé aux quatre coins de Paris.façon puzzle ».toujours aussi savou- reux I Ensuite, une sortie de route en compagnie de César et Rosalie avec la très belle Romy Schneider ; d'Yves Montand, une valse à faire tourner la tète k Casque d'Or interprété par Simone Signoret; une chanson de Catherine Deneuve dans La Parapluies de Cherbourg.soit 21 couru extraits de films, dont six en couleur.On en redemande I Pour finir.Je m'accorde un entracte.Me voilà dans la partie ludique, un Trivial Purtuit m'offre de répondre à près de 500 questions plutôt faciles, entrecoupées de citations d'auteurs et d'acteurs.« Pour comprendre ce film» il fsut préférer son chien à sa voiture»» dit Paul Éluard du film La Belle et la Bête.Tandis que Jean-Claude Godard affirme : « Je prétends tout savoir sans rien expliquer.» À réserver aux dnéphages.Et aux patients I LE CINÉMA FRANÇAIS ET FRANCOPHONE DE 1929À NOS JOURS, Coproduit par Canal Club investissement Média.France 3 et Havas édition électronique.Compatible P.Cet Mac Distribué par Québécor DU Multu -redia.La Presse M inuscule, aéré et fortement schématique \u2014 comme le veut le format de la collection \u2014 le fascicule Le Cinéma américain contient néanmoins une foule d'informations facilement accessibles, et dont la clarté compense la sécheresse, pour quiconque veut connaître rapidement les principaux paramètres du cinéma hollywoodien.Les têtes de chapitres, Qui ?, Quand Quoi ?, Comment ?, Pourquoi ?, Où?rappellent les fameuses grandes questions \u2014les cinq W \u2014 que l'on enfonce dans la tête des jeunes journalistes.À partir de là, on a droit à de courtes biographies de réalisateurs et d'acteurs, a la petite histoire du cinéma américain de 1895 à nos jours, à une description de la structure industrielle, à des chiffres sur la production et la distribution, à un aperçu des lieux géographiques où il se fabrique.Partout, le texte principal est bordé d'illustrations \u2014 pas très convaincantes\u2014 et de capsules.Un très court glossaire complète l'ouvrage.LE CINÉMA AMÉRICAIN, Éric Libiot.Collection Qui, Quand, Quoi, Hachette, Paris.1996.79 pages. LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 25 AOUT 1996 Livres ROMAN Des auteurs de La Presse onjointement avec André Michel, Françoise Kayler publie Cuisine amérindienne ( L'Homme ), qui met les produits indigènes entre les mains des plus grands chefs de l'Europe, de l'Asie et de l'Amérique, lesquels créent des plats alliant avenir et tradition.Le caricaturiste Serge Chapleau, qui fut jadis au Devoir, livre L'Année Chapleau, 1996 ( Boréal ) : sera-ce aussi hilarant que l'an dernier?Enfin, Daniel Proulx signe Des crimes et des hommes ( Stanké ), qui rappelle des affaires criminelles retentissantes.Histoire populaire, tome m Le livre de la rentrée chez Septentrion est certainement le troisième tome de l'Histoire populaire du Québec de Jacques Lacoursière, puisqu'on connaît le succès qu'ont remporté les deux premiers tomes.Cette fois, Lacoursière explore la période de l'Union ( 1841-1867) et les trente premières années de la confédération jusqu'à l'élection de V/iln id J mûrier ( 1896).Guy Corneau revient près l'énorme succès de Père manquant, fils manqué, Guy Corneau revient en octobre avec L'Amour en guerre ( L'Homme ).Il y explore le .conflit larvé qui éclatera tôt ou tard entre un fils et une mère qui l'a trop et mal aimé ainsi que la guerre froide entrre une fille et un père qui n'a pas su lui dire son amour, ses conflits se transposant dans la génération suivante.Du punch ! Les Éditions du Boréal annoncent pour l'automne deux ouvrages de réflexion qui devraient être assez cinglants.Le premier est signé Jean Paré, éditorialiste à L'Actualité ( qui fête ses vingt ans ).Justement intitulé Je persiste et signe, ce recueil permettra de parcourir le Québec des 20 dernières années en compagnie d'un commentateur indépendant d'esprit.D'autre part, un seul ouvrage dans la collection pamphlétaire de la maison : il s'agit de Pour en finir avec les intégristes de la culture, de Pierre Monette, voué aux dogmes du nouveau catéchisme que sont devenus la protection de la langue et la promotion de la culture.Aux Intouchables, enfin, l'ancien vice-président de Steinberg, Henri Tremblay, signe Citoyens piégés dans lequel il est question de l'ineptie des gouvernements dans l'administration des fonds publics.Sagas familiales et ambitieux récit! Mario Roy Chrystine Brouillet, Louis Hamelin, Marie Laberge, Antoni-ne Maillet, Sergio Kokis, Stéphane Bourguignon.quoi d'autre encore ?D'abord, deux premiers romans qui vont sans aucun doute soulever l'intérêt, ne serait-ce qu'à cause de la notoriété de leurs auteurs.Le premier est signé Sylvain Le-lièvre et s'intituleraxLe Troisième Orchestre ( Québec/ Amérique ).L'auteur, musicien, chanteur et professeur fait son entrée dans l'univers romanesque en situant son personnage principal, Benoît, à Québec à la fin des années 1950 ; le jeune homme est un passionné du piano qui se passionnera aussi pour la mère de son meilleur ami.On promet une écriture tendre et non dépourvue d'humour.Le second « premier » roman vient de l'auteure-jeunesse bien connue Christiane Duchesne qui, comme on le sait, a remporté à deux reprises le prix du Gouverneur général en plus de bien d'autres distinctions.Elle met un pied dans la littérature « pour adultes » en publiant Anna, les cahiers noirs ( Québec/ Amérique ) où il est également question de musique : une violoncelliste perd l'usage de sa main gauche et voit sa vie se transformer.Sensibilité, exotisme et mystère, promet-on.D'autre part, Jean O'Neil, Johan-ne Poulin Gagnon et Fernand Bel-lehumeur livrent des sagas familiales, un genre qui a la cote \u2014en particulier depuis l'énorme succès des récits d'Ariette Cousture, qui font rêver bien des éditeurs.Dans Stornoway, l'âge du bois ( Libre Expression ), Jean O'Neil présente l'histoire de la famille Legen-dre, trame qui lui permet de raconter celle des Cantons de l'Est de la fin du XIX* siècle à aujourd'hui.Johanne Poulin Gagnon publie pour sa part un premier roman, L'Horloge aux souvenirs ( Libre Expression ), consacré à la famille Grand-maison, installée près de Ri-vière-des-Prairies, dans la période de temps s'étendant entre 1898 à 1950.Enfin, Fernand Bellehumeur dépeint aussi une famille, mais à partir d'un angle fort différent : Partir, la correspondance de Pit Bellehumeur ( Stanké ) est un recueil de lettres échangées entre un grand-père et ses enfants ( entre 1916 et 1927 ) après que l'homme eut fui le Té-miscamingue en laissant derrière lui sa famille.Un sujet imposant, aussi, que celui développé par Jacques Desautels dans La Dame de Chypre ( L'Hexagone ) : dix siècles avant Jésus-Christ, le roi David se meurt lorsque sa concubine préférée se rend à Chypre pour y apprivoiser les forces vitale de la Terre, y chercher la jeunesse éternelle.Tout aussi ambitieux et, de nos jours, peu usuel : un récit politique de Pierre Gélinas, La Neige ( Triptyque ), se situant dans un pays qui pourrait être le Québec \u2014le premier tome d'une trilogie.Varia Enfin, pêle-mêle, on pourra lire : O Un Homme plein d'enfance, de Gilles Archambault ( Boréal ), qui pose un regard doux-amer sur l'existence ; O Les Épervières, d'André Brochu ( XYZ ), qui est aussi un tableau familial plein, promet-on, d'images fracassantes ; O L'Écrivain public, de Pierre Yergeau ( L'Instant même ), un roman d'apprentissage dont le cadre est l'Abitibi des années 1930 ; O Valium, de Christian Mistral ( Lanctôt ), dont le contenu demeure pour l'instant un secret d'éditeur; O La nuit, tous les singes sont gris, de Claude Jasmin ( Québécor ), un roman à suspense d'un auteur prolifique ; O À toi Richard.prise deux ! Un Québécois en Bavière, de Richard Gar-neau ( Stanké ), où il est question de fantômes et d'anciens nazis ; O L'Univers Gulliver IV, L'Australie, sans dessous dessus, de Lili Gulliver ( vlb ), la suite de sa.suite erotique; O Bataille d'âmes, un inédit de Pamphile Le May ( Éditions de la Huit ) rescapé d'un feuilleton de La Patrie.Sylvain Lelièvre Christiane Duchesne .\u2014-«» ¦ »i ¦ m i m i mmm MmtmtmmHUmmmitfH PITAN1FASC m i Prisonnier de son succès, puisqu'à chaque annnée on - * attire davantage de visiteurs, le Salon du livre de Montréal réussira-t-il à gonfler encore son affluence ?La ronde des Salons s'amorce au Saguenay PIERRE VENNAT Le Saguenay a eu beau être la proie des pires inondations de son histoire c'est à Jonquière, le 25 septembre, qu'aura lieu le premier des cinq salons du livre qui se dérouleront cet automne au Québec.Les salons du livre constituent la grande « vitrine » du livre au Québec.Occasion rêvée pour qu'auteurs et lecteurs se rencontrent et que les éditeurs fassent l'étalage de leurs nouveautés.Plusieurs, comme c'est notamment le cas au grand Salon du livre de Montréal, y amènent d'ailleurs tout leur fonds, ce qui les transforme en méga-librairies, au grand plaisir des bibliophiles.Mais cette année constitu une année charnière.L'économie québécoise va mal, l'emploi se fait rare, les subventions aussi.L'Association québécoise des salons du livre a néanmoins décidé de tenir neuf salons dans autant de régions, cinq cet automne et les quatre autres entre le 20 février et le 11 mai, mais il n'est pas certain qu'on en comptera toujours autant si les commanditaires, privés ou publics, viennent à manquer, si les éditeurs ne disposent pas d'assez de liquidités pour y louer des stands ou si le public décide de les bouder.Récemment, la directrice générale du Salon du livre de Montréal, Franchie Bois, ne cachait pas, par exemple, qu'à six semaines du Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean, il était préoccupant que les subventions du fédéral aux divers salons n'aient toujours pas été accordées.Si Ottawa devait cesser de subventionner les salons du livre, tous auront lieu tel que prévu cette année, mais certains seront déficitaires et cela augure mal pour les prochains.Québec revient La grande nouveauté de cet automne sera sans aucun doute la tenue, du 10 au 14 octobre, du Salon du livre de Québec.En mai 1995, faute de pouvoir compter sur l'ancien Centre municipal des congrès, le Salon avait transporté ses pénates sur les terrains de l'Exposition et l'expérience s'était avérée un fiasco.Au printemps dernier, le nouveau Centre des congrès de Québec n'étant pas encore ouvert, on décida de passer outre et d'attendre à l'automne pour tenir le premier Salon du livre dans la Vieille Capitale en un an et demi.La décision fit grincer les dents de certains, notamment des organisateurs du Salon du livre de l'Estrie, qui déjà en arrache et qui doit avoir lieu deux semaines plus tard, du 24 au 27 octobre.Le monde du livre se demande jusqu'à quel point la tenue de ce salon, deux semaines après celui de Québec et moins d'un mois avant celui de Montréal, peut se retrouver en péril, auteurs et éditeurs se trouvant très sollicités.À noter que le Salon de Québec se tient durant le week-end de l'Action de grâces, réservé traditionnellement au Festival international de la poésie de Trois-Rivières ! Trois jours à peine après la clôture du Salon de Sherbrooke, s'ouvre celui de Rimouski.Selon une formule originale, encore jamais essayée au Québec, un « salon d'au- teurs », plutôt qu'un « salon d'éditeurs ».La formule, basée sur l'animation et la présence à Rimouski d'auteurs plutôt que sur l'étalage et la vente de livres, comme les autres salons, fonctionnera-t-elle ?Gros point d'interrogation, sur lequel personne n'ose se prononcer.Puis, du 14 au 19 novembre.Place Bonaventure, cela sera le grand Salon du livre de Montréal, ^ la plus grande librairie francophone en Amérique du Nord », qui aC^ac-cueilli 117 000 visiteurs l'an dernier.Prisonnier de son succès, puisqu'à chaque annnée on attire de plus en plus de visiteurs, le Sa* Ion de cette année réussira-t-il à gonfler encore son affluence ?Francine Bois l'espère, comptant toujours sur son président Marcel Couture et sur son pittoresque président honoraire et animateur JeaiH Claude Germain., h Après avoir repris son souffle, le monde du livre se transportera ensuite sur la Côte-Nord du 20 au 23 février 1997, en Outaouais du 27 au 31 mars, à Trois-Rivières du 17 au 20 avril, pour terminer cette vaste tournée provinciale du 8 au 11 mai, à Rouyn-Noranda.MIcIimI Crichton débarque force cet automne.Crichton en anglais et en traduction La Presse Le dernier roman de Mi-chael Crichton, The Lost World, débarque bientôt en traduction chez Robert Laffont sous le titre de Le Monde perdu .On sait que ce second volet de sa saga jurassique avait un peu déçu, en dépit de quoi le film ( réalisé par Steven Spielberg ) sera sur nos écrans avant les Fêtes.D'autre part, Crichton revient en décembre avec Airframe ( Knopf, en anglais ) : peu après la tragédie du vol 800 de la TWA, le synopsis & Airframe est construit sur le thème de la sécurité aérienne.Le premier tirage est de deux millions d'exemplaires.2403985 FAITES DE LA FEMME DE VOTRE VIE LA MAITRESSE DE VOS REVES! Staci Keith EDITIONS DE MORTAGNE te ta écrft par une femme, va drectemert aux farts Fan des théories vagues ou fumeuses, landes manoeuvres txzarres ou compiouées1 Juste la vérité loulenue*queb(ilhommedoilconnaftre Kdevene ramant le plus ML le plus sJouftanl, te pJus terrifiant dont dte ail jamais rêve.Amenez à puer avec son magmabon.ses oesirs, ses fantasrnes.Décwvrez des techniques qui vous feront entrer oans la iegende des amants noubkables.m .U ».IIIIIttlH VI 2411918 ANTHOLOGIE DE LITTÉRATURE QUEBECOISE Michel Laurin EDITIONS CEC INC.Une anthologie destinée d'abord aux étudiants de niveau coMtaal.et qui est aussi un beau livre pour fous.l'Anthologie de la httéfature québécoise brosse un panorama neuf, vivant et unique de notre littérature par le btas d'extraits pertinents des oeuvres les plus marquantes de notre fwtcre littéraire.De répoque de la Nouvelle-France à aufourtfhui, le lecteur observera comment la Wératufe d'un peuple est moulée par son destin hstonque.Pnx 29,95$ B 4 LA PRESSE MONTRÉAL, DIMANCHE 25 AOÛT 1996 Livres ROMAN La rentrée ?Ils sont fous, ces Français ! i A s 5 m là.Jacques Folch-Ribas collaboration spéciale Is sont fous, ces éditeurs français.L'an dernier, on leur reprochait leurs 387 romans publiés à la rentrée.Qui ça, on?Les chroniqueurs, bien sûr, qui devraient éplucher une tonne de tubercules parmi lesquels se trouveraient force navets et patates \u2014 votre serviteur a calculé que cela donnerait 77 400 pages \u2014 et qu'on pouvait par conséquent accuser de paresse, sinon de parti pris.Plus : quelques membres de la mafia des lecteurs, les râleurs habituels auxquels nul ne prête attention même Lorsqu'ils disent que c'est eux qui paient pour se faire suer à leurs frais.\u2022 Les éditeurs, malgré ces horribles critiques, daignèrent tout de même s'excuser et promettre qu'ils feraient attention.L'année prochaine, on raserait gratis.Enfin : moins.- Bernique ! L'année prochaine, c'est aujourd'hui : 500 romans publiés en dix semaines ! C'est la rentrée.Qu'ils disent.Rentrons dedans, en désordre alphabétique, au petit bonheur.Essayons de rester calmes.Gallimard annonce ses vedettes.Marie Nimier : Celui qui court derrière l'oiseau .René de Ceccatty : Aimer.Michel Déon : La Cour des grands.Ceux-là devraient être des valeurs sûres, en hausse.Auxquels j'ajoute Laurence Cossé : Le Coin du voile troisième tome : La Dame d'Abou Simbel, qui passionne les foules, dont je fais partie.Et annonce \"aussi plusieurs vedettes de ce que l'on appelle l'École de Brive : Gilbert Bordes, L'Année des coquelicots; Claude Michelet : Histoire des paysans de France; Jean-Guy Soumy : Julie de bonne espérance.Il paraît -que ceux-là seront au Salon du livre de Montréal.Ah, j'oubliais : Denis Tillinac, Dentier verre au Danton l À sa santé.*.\u2022 ! PHOTO JEAN GOUPIL La Presse De la France : 500 romans, dont 70 provenant de nouveaux auteurs ! De quoi hésiter.( parce que je viens de le commencer et que je le trouve pointu et intrigant, il est probable que je vais vous en reparler ).Et puis Régine Detambel : La Verrière, une histoire d'adolescence.Et puis Franz Bar-telt : La Chasse au grand singe, où trois amies d'enfance chassent l'homme, qui descend du primate en question comme chacun le sait, et le fait.Grasset n'est pas en reste.Voici François Nourissier avec Armistice dans la guerre aux femmes ( ça promet ), Jean-Pierre Dufreigne avec À boire ( alcool, quand tu nous tiens ), Eduardo Manet avec Rhapsodie cubaine et Raphaël Confiant avec La Vierge du grand retour ( la Martinique n'est pas loin de Cuba ).J'ajoute à ces vedettes Nicole Avril : Une Personne déplacée ( c'est une Slovaque qui essaie de s'adapter à Paris ), Alain Dugrand : La Baie des singes ( encore des quadrumanes ?Mais ceux-là sont de Marseille ) et Guy Scarpetta : Une île ( qui se passe en Bretage et qui sent bon ).Julliard publie Gerald Messa-dié : Tycho l'admirable ( une passion homosexuelle, avec suspense ), Anne Bragance : Rose de pierre ( la passion d'une femme laide ), Jean-Pierre Milovanoff : La Splendeur d'Auto nia ( la passion d'une enfant de seize ans ).Que de passions ! Et, ô surprise, Roland Topor : Jachère- party.Vous savez qui est le dessinateur Topor ?On ne va pas s'ennuyer.Les Éditions du Seuil annoncent Michèle Gazier : Un Cercle de famille ( où l'on recherche le souvenir d'un aïeul amateur de femmes et de jeu ), Christian Giudicelli : Celui qui s'en va ( où l'on recherche le souvenir d'un étudiant mauritanien ) et Bernard Pingaud : Bartoldi, le comédien ( où l'on recherche aussi quelqu'un ).Laffont, lui aussi, nous propose une Québécoise, Josette Pratte : Les Honorables ( la bourgeoisie du Québec disséquée ).Il continue à publier l'incroyable saga de Ramsès II, écrite par Christian Jacq, avec le La foule des éditeurs s'avance, précédée de banderoles.Albin Michel publie le roman annuel d'Amélie Nothomb.On s'y attendait.Celui-ci s'appelle Péplum et c'est un vrai péplum, mais de science-fiction !.Le Mercure de France annonce un autre Jack-Alain Léger : Falstaff ( l'affreux Falstaff de Windsor, ses excès, ses scandales.Ça promet.) et, de Gilles Leroy, Les Maîtres du monde ( ce sont deux écoliers de 14 ans ).Les Éditions de Minuit, toujours discrètes, annoncent pourtant cinq romans.Denoel neuf.Lattes en annonce dix.Flammarion neuf, dont un nouveau roman de Françoise Mallet-Joris.Bref, je ne sais plus où donner de la tête, et des besicles.Et tout cela, sans compter les « premiers romans » parmi lesquels se trouve, peut-être, on ose l'espérer, on en est sûr, la révélation d'automne qu'attendent les lecteurs de bonne volonté.J'en ai compté 70, de ces « premiers romans ».Il va falloir chercher.Faudra-t-il passer soixante-dix nuits blanches, d'ici la i|n novembre ?Mais, s'il existe un seul juste dans la cité de Sodome, on sait que tout sera pardonné ! .C'est égal, je persiste à dire qu'Hs sont fous, ces éditeurs français.Nombreux romans « étrangers » en traduction JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale On peut se réjouir d'une chose, c'est la publication de plus en plus rapide de romans étrangers traduits en français.Que voulez-vous, tout le monde ne lit pas le tchèque ou le patagon.Et le roman « étranger » vaut bien le « roman français ».Me semble-t-il.Alors j'épluche les listes des éditeurs, et je trouve de fort bonnes choses.Cent quatre-vingt-treize romans.Presque 50 % de la production totale de la rentrée.Rares sont les pays, anglo-saxons compris, qui peuvent en présenter autant.Suivez mon regard.Il y a des auteurs considérables, dont on est prêt à attendre des merveilles : Tom Sharpe, l'Anglais, chez Bel-fond.Ismaïl Kadaré, l'Albanais, chez Fayard.L'Américaine Nicole Me Gehee, chez Fixot.Doctorow, l'Américain, chez Flammarion.Fer-dinando Camon, l'Italien, chez Gallimard qui annonce également Kenzaburo Oe ( le Prix Nobel ).Roa Bastos, l'Uruguayen, au Seuil.Et Russel Banks, chez Actes Sud/ Leméac.La collection Best sellers de chez Laffont publiera Douglas Preston : Superstition, ainsi que Carol O'Con- nell : L'Homme qui mentait aux femmes , et la collection Pavillons publiera deux romans de Platonov.Les éditions P.O.L.nous donneront un Roumain, Tsépénéag : Hôtel Eu-ropa.Les éditions Denoel un Anglais, Julian Bames : Lettres de Londres, et Grasset un Allemand, Klaus Mann : Les Années allemandes 1931-1936 (mais c'est plutôt un journal, celui-là ).Et j'ai bien hâte de lire La Découverte de la saucisse au curry, de l'Allemand Uwe Timm, au Seuil ( moi qui croyais tout savoir de la saucisse ! ) Mises de côté ces vedettes incontestées, il reste plus de 180 traductions, des langues les plus variées de la Terre.Actes Sud en propose IDÉES six, Albin Michel neuf, Belfond deux, Calmann-Lévy cinq, Anne Carrière cinq.Et caetera.Je cite Nina Berberova ( dans la NRF de juillet 1996 ) : « Depuis ces vingt ou trente dernières années dans la littérature occidentale, ou plus précisément à ses sommets, il n'y a plus de romans « français », « anglais » ni « américains ».Ce qui se publie de meilleur est désormais international.Non seulement on le traduit immédiatement en d'autres langues, mais on l'édite souvent d'emblée en deux langues.» J'ajouterai pour ma part que certains romans ( et les écrivains qui en sont les auteurs ) ont eu leur succès grâce à la traduction publiée \u2014 particulièrement à Paris, qui reste ainsi un formidable « lanceur littéraire international ».Sou venez-vous : Henry Miller, Faulkner, James Joyce, Beckett, Gunter Gràss, \u2022 \u2022 \u2022 # furent immédiatement lus, et connus, parce qu'on avait publié leurs livres en français.Et il fallut du temps, parfois des années, pour que ce succès revienne en boomerang jusqu'à leur pays d'origine.Et Lampedusa.Et Nabokov.Tant d'autres.Les sectes, le travail, l'identité, le déclin MARIO ROY La fascination des auteurs pour ce phénomène de société inquiétant que constitue la montée des sectes se justifie certainement.Il s'agit sans doute de l'un des symptômes les plus aigus de cet extraordinaire mal de vivre que l'on sent partout autour de soi, .à l'échelle du quotidien et de la rue comme à celle de la pensée et de l'âme.Les sectes : la peur, l'irrationnel, la démission, le repli et la dangereuse pureté.Un mal de fin de siècle, de fin de régime, de fin du rêve, de fin de quelque chose de flou et d'insaisissable.Il y a les murs qui tombent, bien sûr, et les mères Providence qui vieillissent mal.Mais il y a autre chose encore.Seulement, quoi ?.Si on annonce au Québec au moins trois bouquins sur l'Ordre du Temple solaire et un autre sur Roch « Moïse » Thériault \u2014 en plus des fictions traitant du phénomène\u2014, plusieurs études viendront de France et des États-Unis.Un rapport parlementaire français.Pour en finir avec les sectes ( Dervy ) est déjà débarqué.On attend en outre un Journal des enfers ( Stock ), Gare aux gourous ( Arléa ) ainsi que Millenium Rage ( Plénum, en anglais ) qui, tous, examiment les cultes millénaristes et leur influence sur les individus et la société.Outre ce phénomène, l'un des grands essais de l'automne \u2014sur ce qui pourrait bien être un phénomène comparable à la révolution industrielle \u2014 viendra de l'activiste américain Je rem y Rifkin, dont l'ouvrage monumental publié en 1995 sera traduit sous le titre de La Fin du travail ( La Découverte ).Rifkin interroge : si, dans les décennies à venir, la tecnnologie permet à deux pour cent de la main-d'oeuvre de produire la totalité des biens et service^ dont l'humanité a be- [7 Pierre BourgauK soin, que feront les autres?L'auteur propose des solutions \u2014 dont, au premier chef, l'expansion de l'« économie sociale » \u2014 après avoir livré sur le sujet une stupéfiante masse de documentation.Cela mis à part, les essayistes et auteurs québécois, français et américains ne réinventent pas la roue, cet automne.L'identité Ainsi, on ne sera guère surpris de voir qu'au Québec, la question nationale, l'identité et la langue sont toujours au premier rang des préoccupations des militants, auteurs et essayistes \u2014 l'éternel contentieux s'inscrivant dans le contexte de la guerre linguistique larvée que nous connaissons actuellement.Des recueils de textes, d'abord.La politologue et commentatrice Josée Legault propose Les Nouveaux démons (Partis pris actuels, vlb éditeur ), où on trouvera aussi des inédits et où elle examine les courants actuels de dénigrement du nationalisme et de fléchissement de notre devoir de résistance.Pierre Bourgault revient pour sa part avec La Colère, Écrits polémiques, tome 3 ( Lanctôt ) en attendant des « révélations » qui, sous le titre de Une Année d'enfer, viendront au printemps.Questions de langue, ensuite.Georges Dor donne à lire Anna braillé ène thaï I Elle a beaucoup pleuré ( Lanctôt ), un « essai-choc », an-nonce-t-on, sur la langue parlée des Québécois et le non-enseignement de la langue.Jean Forest donne Anatomie du québécois ( Triptyque ), un manuel sur la langue parlée ici.Et le président du Mouvement Québec Français, Guy Bou-thillier, livre Touche pas à ma langue ( Les Intouchables ).Les nouveaux Guy Bouthillier écrits de Pierre Falardeau doivent sans doute prendre place ici : après le film Octobre et le pamphlet La liberté n'est pas une marque de yogourt, le cinéaste et écrivain à succès revient avec 1837 ( Stanké ), un scénario de film « refusé par Téléfilm Canada », précise-t-il.Dans un registre un peu différent, Antonio d'Alfonso publie Plaidoyer pour l'ethnicité ( Balzac ), traitant des problèmes particuliers auxquels font face les immigrés au Québec.Cette abondance a son pendant américain, en quelque sorte : on annonce chez nos voisins du Sud pas moins d'une douzaine d'essais sur la question raciale pour cet automne.Les plus intéressants pourraient être Color-Blind, d'Ellis Cose ( Har-perCollins, en anglais ) qui situe la question dans un contexte historique ; et The Corning Race War in Ame- rica , de Cari T.Rowan ( Little Brown, en anglais ), lequel estime que la haine mutuelle croissante et les conditions économiques préparent une véritable guerre raciale en Amérique.Enfin, les Français annoncent pour leur part Les Raisons d'État ou La Bêtise idetttitaire, de Jean-François Bayard ( Fayard ), qui y développe une nouvelle approche des rapports entre action politique et identité culturelle.Le déclin Si vous avez la vague impression que rien de ce qui précède n'est très nouveau, vous ne serez pas non plus surpris d'apprendre que les essayistes français poursuivent leur travail de vivisection de la société occidentale malade, déclinante, déchue.Dans L'Humanité perdue.Essai sur le XX< siècle ( Le Seuil ), Alain Fin-kielkraut décrit le siècle comme ia plus terrible période de l'histoire des hommes.Dans Philosophie du souci contemporain ( Complexe ), Chantai Delsol dit estimer que l'homme s'enfonce dans un monde médiocre et aléatoire.Alain Lipietz soutient dans La Société en sablier ( La Découverte ) que le libéralisme productiviste aggrave la déchirure sociale, menaçant la majorité des citoyens et la cohésion même de la société.Dans L'Horreur économique ( Fayard ), Viviane Forrester dénonce la violence des économies de marché.Théodore Monod estime de son devoir, dans Le Chercheur d'absolu ( Gallimard ) d'avertir les hommes sur leurs égarements collectifs et les dangers qui menacent la planète.Et Jacques Attali dépeint dans Chemins, essai sur le labyrinthe ( Fayard ) une société \u2014 informatique, réseaux de pouvoir et d'influence, organigrammes, cursus universitaires, carrières\u2014 qui' 'a pris la forme d'un labyrinthe. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 AOÛT 1996 \u2022FFM CITIZEN RUTH Laura Dern : « J'ai une femme Supplié pour avoir sous influences le rôle de Ruth ! » EN COMPETITION MARC-ANDRÉ LUSSIER collaboration spéciale Flanquée du jeune cinéaste Alexander Payne, Laura Dern explique en conférence de presse que le scénario de Citizen Ruth est le plus beau qu'elle ait lu.Particulièrement emballée par l'aspect satirique du propos, l'actrice, mise en nomination pour l'Oscar avec Ram-bling Rose, a tenu à rencontrer l'auteur-cinéaste qui n'a pas mis beaucoup de temps à se laisser convaincre.Tournée pour un peu moins de quatre millions de dollars, cette satire nourrie au vitriol présentée ici en première mondiale a pourtant mis trois ans à se concrétiser.Il est vrai qu'un premier film ayant pour cadre la guerre que se livre les mouvements pro-vies et pro-choix a de quoi chatouiller les susceptibilités.« Je» suis très curieux et intéressé par la réception qu'aura ce film auprès des extrémistes, déclare le cinéaste.S'ils ne réagissent pas fortement, c'est que j'aurai échoué.» Au moment où les excès qu'engendre le débat sur l'avortement refont surface en vue de la campagne présidentielle américaine, Laura Dem s'estime privilégiée d'exercer un métier qui suscite la réflexion.« Je n'ai pas vu grand chose du récent congrès du Parti républicain parce que le peu que j'y ai entendu me forçait à me précipiter chez le dermatologue tellement ça me donnait des boutons ! laisse-t-elle ironiquement tomber.« Plus sérieusement, j'aimerais bien avoir une discussion avec ces gens, j'aurais deux ou trois trucs à leur dire.» Quant à l'aspect naïf ou plus «innocent » de son personnage, Dern le justifie en expliquant qu'il est le résultat de ses recherches.« Au bout de trois ou quatre semaines d'inhalations de produits toxiques ( Ruth respire tout ce qui lui tombe sous la main, aussi bien de la colle que du détergent ), le cerveau est atteint.Voilà pourquoi Laura Dern, à gauche, est criante de vérité dans son rôle de Ruth Stoops, une paumée sans toit ni loi, qui boit et sn'tffe tout ce qui a quelque chance d'anesthésier son mal de vivre.Swoosie Kurtz raccompagne dans cette scène.Ruth a des réactions qui peuvent parfois sembler plus imbéciles.Il m'importait de rechercher la plus pure authenticité possible ».« Le scénario était tellement bien écrit, poursuit-elle, que ma contribution au personnage s'est plus située au niveau des apparences, des émotions à véhiculer, et de la manière d'en rendre toute l'authenticité ».Pour ce qui est du mode absurde de l'ensemble, le cinéaste dit s'être tout simplement inspiré de la réalité.« Tous les personnages du film sont à la fois drôles et terrifiants, explique Payne.Pourtant, la réalité est encore pire que ce que nous montrons dans le film.Il y aurait vraiment un documentaire à faire sur ce sujet ! Lorsque nous cherchions un sujet de film avec le cos-cénariste Jim Taylor, le débat sur l'avortement se retrouvait quotidiennement dans les nouvelles télévisées.De là cette idée d'un personnage coincé dans cette guerre mais qui se fout complètement de Tune ou l'autre des positions.» Huguette Roberge Quel beau titre le jeune cinéaste américain Alexander Payne a trouvé pour son premier film, présenté en compétition hier au FFM, où il a reçu un accueil vraiment chaleureux.Citizen Ruth est aussi, du moins à ma connnaissance, la première fiction illustrant, à travers un cas particulier, la guerre sans gagnant que se livrent les clans pro-vie et prochoix aux États-Unis ( et partout ).Toujours sur le dos des principales intéressées, telle la pitoyable héroïne éponyme de Citizeti Ruth .Située au coeur de l'Amérique profonde, mais trouvant écho dans la récente actualité canadienne, ce drame social raconte l'histoire de Ruth Stoops ( Laura Dern, criante de vérité ), une paumée sans toit ni loi, qui boit et sniffe tout ce qui a quelque chance d'anesthésier son mal de vivre, et se retrouve enceinte de son cinquième enfant, alors qu'elle ne peut voir ses quatre premiers.En prison, sur le conseil d'un officier, elle songe à avorter.Mais, aussitôt récupérée et manipulée tour à tour par les « stratèges » des groupes anti et pro-avortement, la pauvre ne sait plus où donner du consentement « libre ».Recueillie par un couple pro-vie, qui a payé sa caution, la citoyenne Ruth, qui n'est pas une invitée facile, est confiée à une autre militante du même clan, laquelle s'avère une « es-pionne» pro-choix, et tente de la rallier à SA cause.Commence alors la campagne, très médiatisée ( comédie hu-maine trop proche, hélas, de la réalité ), des défenseurs des foetus, aux portes de la nouvelle maison d'accueil de Ruth et de la clinique d'avortement où elle a rendez-vous.Des deux côtés de la barricade, on tente de l'acheter, mais la Ruth est plus maligne qu'on pense.Trop tôt encore pour y aller de prédictions, mais ce film-constat, honnête, intelligent et très fort, pourrait bien valoir à Laura Dem le prix d'interprétation féminine.- L'Élève : le jeune homme et l'enfant ¦ Également en compétition, hier, L'Élève, second film du Français Olivier Schatzky ( Fortune Express ), adapté du roman de Henry James, qui offre à Vincent Cassel un emploi de composition qui lui permet de faire la preuve de son exceptionnelle polyvalence ( comme si cela était encore nécessaire après ses prestations dans La Haine et Adultère mode d'emploi ).Revoici donc Cassel dans la peau de Julien, un jeune homme de 25 ans, embauché à la fin du siècle dernier par des aristocrates comme précepteur de leur fils de douze ans, Morgan, un enfant fragile, grave et surdoué, incamé par Caspar Sa 1 mon, qui sera finalement la vraie révélation du film.Peu après son arrivée, Julien constate que ses employeurs sont ruinés, et apprend qu'ils seront bientôt expulsés de leur manoir.Déjà attaché au petit Morgan, il accepte de suivre la famille qui voyagera dans le grand monde, d'une invitation à l'autre, en donnant le change.Jusqu'au jour où les masques tomberont.Entourés par les vétérans Jean-Pierre Marielle et Caroline Cellier, les deux interprètes principaux composent un tandem de moins en moins étrange et de plus en plus attachant au fil de l'intrigue.Dans l'ensemble, et malgré une musique un brin racoleuse, L'Élève, cfai « fait plus cher » à l'écran que son très modeste budget ( à peine 2 millions CAN pour un film d'époque ) est une jolie réussite.Vincent Cassel et Caspar Salmon dans L'Élève.Feuille d'érable et fleur de lys PANORAMA CANADA Creg Ktymkiw a produit le «m de sa femme Cynthia Roberts Bubbles Galore .SERGE DUSSAULT Cm est une tradition r établie depuis longtemps au Festival des films du monde de consacrer une section au cinéma canadien.Ainsi retrouve-t-on cette année dans ce Panorama Canada quarante films de longueur variée, presque tous battant pavillon.québécois ou ont arien.Deux courts métrages tournés en Colombie-Britannique ( House of Cards, de James Fry et The Love Charm, de Robert Randall ) font exception.Drôle de Canada .».\u2022 D'Ontario nous vient une comédie erotique de Cynthia Roberts, Bubbles Galore ( aujourd'hui, demain et mardi au Loew's ), où seins nus, braguettes ouvertes et autres saladtés font l'essentiel du menu.L'histoire se passe dans le milieu du cinéma porno.Autant dire que la feuille d'érable se porte en bas de la ceinture.« J'ai voulu, expliquait Cynthia Roberts hier à La Presse, faire un film erotique qui soit à la fois amusant, fantaisiste et, pour ce qui est des relations entre hommes et femmes, assez réaliste pour faire comprendre que la main-d'oeuvre féminine est, là aussi, dominée par les mâles.C'est un rapport de force que les femmes pourraient changer; elles ont aussi des choses à dire sur le sexe.» Pour illustrer son propos, la cinéaste a fait appel à des comédiens de métier et à des spécialistes du strip-tease et du porno.Son mari, Greg KJymkiw, a produit le film.Après avoir travaillé pendant quinze ans à Winnipeg, sa ville natale, Klymkiw s'est installé à Toronto, où l'atmosphère, dit-il, est plus propice à la création.« Non pas que ce soit plus facile de trouver le fric pour faire des films \u2014c'est partout le cauchemar ! \u2014 mais il y a à Toronto un immense bassin de talents, chez les techniciens et les artistes qui viennent de partout au Canada.Et je jouis, en tant que producteur, d'une indépendance impensable à Hollywood par exemple.» Quand je lui dit que plusieurs cinéastes québécois envient les to- rontois de pouvoir faire un cinéma comme celui d'Atom Egoyan, par exemple, Klymkiw s'exclame : « Et moi, je me ferais tuer pour produire des films comme on en tourne au Québec, des films comme Leolo, comme ceux de Denys Arcand, de Marc-André Forcier.» Si la feuille d'érable se porte là où l'on devine, la fleur de lys se porterait, elle, plutôt au chapeau.Du moins si l'on en juge par Sans raison apparente ( hier au Loew's ), un moyen métrage de Jean Chabot produit par l'ONF.Un beau film.Qui doit beaucoup à la lumière, aux cadrages qu'ont choisis Chabot et son caméraman, André Luc Dupont.Avec des images d'hiver qui nous font rêver des premières neiges.Un film intelligent, qui pose des questions.Sur la banalisation des faits divers, sur l'apparence et la réalité des choses, sur « les frontières qui s'effritent entre l'imaginaire et le réel, entre le bien et le mal » ; sur la violence que l'on consomme « déguisée en histoire ».Sans raison apparente est un documentaire, mais dans lequel, m'expliquait Jean Chabot au téléphone, le cinéaste a fait de longs détours pour éviter le reportage.Au centre du film, une romancière canadienne anglophone, Nancy Huston qui a longtemps vécu en France et traverse une crise d'identité.« Chez elle, le sentiment de l'exil n'est pas sans analogie avec l'aliénation temporaire évoquée dans nombre de faits divers.C'est d'ailleurs un t Ik-me qu'elle développe beaucoup dans ses romans.» Sans raison apparente est aussi un petit suspense puisque le film cherche à résoudre l'énigme d'une disparition mystérieuse.Film tout à fait dans la continuité de ce que fait Chabot ( La Nuit avec Hortense, Le Futur intérieur, etc.) marqué par la « dépersonnalisation des individus de plus en plus interchangeables.» B6 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 AOÛT 1996 Le Marché du film n'est plus ce qu'il était Aux ventes de droits entre producteurs et distributeurs, s'est ajoutée la recherche de financement au niveau international LUC PERREAULT Le Festival des films du monde nous avait habitués à un Marché du film inspiré du modèle de la foire commerciale avec de nombreux kiosques entassés dans un lieu clos réservé aux vendeurs et aux acheteurs.Depuis deux ans, la formule a beaucoup évolué.La foire d'antan a cédé sa place à un lieu beaucoup plus convivial, presque un salon.« On a essayé de créer un nouvel environnement, explique le délégué au Marché, Gilles Bériault, un lieu de rencontre où les gens peuvent se retrouver tranquillement, discuter, prendre un café et visionner.» Certaines projections dans les cinémas du Complexe Desjardins sont réservées gratuitement aux films des vendeurs qui auront déboursé 300 dollars pour leur accréditation.Cette accréditation leur ouvre également les autres projections en salles.Leur sont aussi réservées huit cabines de projection vidéo au local du Marché dans la salle Jeanne-Mance du Méridien ( niveau foyer ).La notion classique du marché subit une mutation, note Bériault.Aux ventes de droits entre producteurs et distributeurs, activité classique d'un marché, s'est ajoutée la recherche de financement.Elle est en passe de devenir l'activité la plus importante, du moins à Montréal.Cette recherche de partenaires est particulièrement vitale dans le cas des coproductions internationales.« Les marchés sont condamnés à devenir de plus en plus des centres de rencontre entre les experts, les vendeurs, les acheteurs, les institutions et les banquiers, estime Bériault.On essaie donc de tenir compte de cette réalité.» La vente de nos films reste la première priorité du Marché.Mais, contrairement à Cannes où le public qui assiste aux projections n'est constitué que de professionnels, Montréal s'adresse à un public de cinéphiles.Pour les participants au Marché ( autour de 950 ), cette particularité vaut son pesant d'or.« Ça joue beaucoup, estime le délégué.L'an dernier, dix minutes après la fin de la projection de Liste noire, j'ai reçu sept ou huit visiteurs, des acheteurs potentiels, qui voulaient entrer en contact avec le producteur.Astral.Ce dernier estime à près d'un million et demi ( de dollars ) la valeur de ses ventes suite à cette projection.Et ça, grâce à la réaction du public.» Pour ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier, Bériault organise des activités qui s'adressent aussi bien aux professionnels du cinéma qu'à ceux de la télévision.Demain après-midi, par exemple, un séminaire va réunir des producteurs d'ici et du Japon.Quatre producteurs nippons viendront exposer les conditions de production dans leur pays.Pas concurrents, complémentaires Il a également mis sur pied un symposium sur la télévision canadienne.En quatre matinées, les professionnels se pencheront sur les besoins et les particularités de notre télévision.Demain, par exemple, la discussion portera sur la télévision éducative.Un autre jour, on traitera des besoins des té-lédiffuseurs canadiens pour les deux prochaines années.Quand on l'interroge sur son rival torontois, il rappelle que le PHOTO BERNARD BRAULT, LB Presse « On a essayé de créer un nouvel environnement, explique le délégué au Marché, Gilles Bériault, un lieu de rencontre où les gens peuvent se retrouver tranquillement, discuter, prendre un café et visionner.» Québec constitue le premier marché des Européens en Amérique.« C'est vrai qu'il y a beaucoup d'action à Toronto où les majors américaines utilisent ce festival pour tester leurs films.Mais quand on regarde la liste des deux festivals, la différence n'est pas du simple au double quant aux inscrip- tions au Marché mais peut-être de 15 p.c.en leur faveur.Nous jie, sommes pas en compétition avec eux, nous ne sommes pas en guerre, l'un contre l'autre : nous sommes* complémentaires.Dire qu'il ne sè-passe rien ici ne correspondrait pas à la réalité.» Le cinéma russe à l'heure du rajeunissement Yekhai ! de Georgy Shen sella Un Tramway à Moscou, de Jean-Luc Léon L'heure est aux coproductions avec l'Ouest Un pays en mutation LUC PERREAULT envoyé spécial SAINT-PÉTERSBOURG L'année 1996 marque une date importante dans l'histoire du cinéma russe, le pays invité cette année dans le cadre du FFM.Il y a cent ans, là aussi, naissait le cinéma.Cette naissance, on s'en doute, a quelque chose à voir avec les frères Lumière.Presque au même moment où leurs opérateurs filmaient le couronnement du tsar Nicolas II à Moscou, une séance inaugurale du Cinématographe Lumière se tenait dans la capitale elle-même, c'est-à-dire à Saint-Pétersbourg.La projection s'est déroulée le 4 mai 1896.Ce jour-là, un samedi, une série de petits films était insérée avant le troisième acte d'une opérette française.Le théâtre de l'Aquarium, au 10 de la perspective Kamennoostrovsky, où se tenait cette projection, a vu défiler bien des grands noms, à commencer par Chai lapine.Bien que ce théâtre n'existe plus de nos jours, on retrouve sur son emplacement l'un des plus fameux studios de cinéma de la Russie, Lenfilm.Fondé en 1918, un an après la révolution bolchevique, Lenfilm a donc plus de 75 ans.C'est le plus ancien studio de l'ex-URSS.Plus de 1500 longs métrages y furent tournés au fil des ans.Parmi les plus récents, on peut citer Taxi Blues, le premier long métrage de Pavel Lounguine.Une exposition destinée à souligner les hauts faits de ce studio se tenait en mai dernier dans le quatrième pavillon, celui qui est resté le plus fidèle aux bâtiments d'origine.Les centaines de photographies réunies pour l'occasion étaient encore suspendues aux murs lors de la visite que j'ai eu la chance d'effectuer en ces lieux à la fin juin à l'occasion du Festival du film de Saint-Pétersbourg.Les décors d'une nouvelle version d'Anna Karénine constituaient l'attraction de l'heure.Une visite du plateau permettra d'entrevoir une partie des décors sylvestres de ce dernier film.L'Américain Bernard Rose a l'insigne honneur de réaliser cette cinquième mouture du chef-d'œuvre de Tolstoï.Dans le rôle-titre, Sophfe Marceau, entourée de Sean Bean et d'Alfred Mol i -na.Les extraits qu'on nous montre des plus récentes productions de Lenfilm \u2014douze longs métrages par année, en moyenne \u2014n'avaient pas de quoi faire saliver.Je retiens surtout de cette visite l'emphase mise par les dirigeants du studio pour le vendre auprès des producteurs étrangers.Dans un premier temps, il a dû se défaire d'une bonne partie de son personnel.Lors de ce passage, en ce début d'été, sans la présence des nombreux invités étrangers, les lieux auraient paru plutôt désertés.L'heure, comme on le découvre bientôt, est aux coproductions avec l'Ouest.Bullet to Bcijing, une coproduction canado-britannique réalisée par le Québécois George Minai ka et sa suite encore inédite, Midnight in St.Petersburg, figurent parmi les plus récentes initiatives en ce sens.« M.Caine s'est encore plus amusé ici qu'en Angleterre », lit-on sur le dossier publicitaire remis par le représentant de Lenfilm, dossier où figure en bonne place la photo de la vedette de Bullet.On aura compris que l'industrie russe du cinéma vit des moments difficiles.Les beaux jours d'une cinématogra-phie étatisée à cent pour cent sont bel et bien passés.Comme toutes les ex-institutions soviétiques, Lenfilm a dû subir ces derniers temps une cure sévère de rajeunissement.On est loin de cette époque où Lénine proclamait que « le cinéma est de tous les arts le plus important ».Réduite aujourd'hui à se financer à même ses revenus, le cinéma russe doit miser de plus en plus sur des entreprises en commun avec l'étranger.C'est la raison pour laquelle on risque de plus en plus de voir à l'écran des espions anglais passer en coup de vent à Saint-Pétersbourg en déplorant, comme le fait si bien Harry Palmer ( Michael Caine ) dans Bullet to Beijing : « C'est pas encore cette fois que je pourrai visiter l'Ermitage 1 » LUC PERREAULT SAINT-PETERSBOURG Toutes les coproductions étrangères tournées à Saint-Pétersbourg ne servent pas seulement à mettre en valeur les héros de l'Ouest Le meilleur exemple en ce sens pourrait être le film du Hongrois Peter Gothar, Vaska Easoff.Merveilleuse satire de 74 ans de régime soviétique, ce film repose sur les exploits de deux escrocs, l'un de la ville, l'autre des champs.Avec l'aide de méthodes hautement fantaisistes, ils parviennent à s'emparer des joyaux de la couronne tsariste en ridiculisant au passage l'armée et le pouvoir rouges.Cette fine satire devrait plaire aux cinéphiles exigeants, d'autant plus que la photo de Francisco Gozon vaut à elle seule le détour.Production russe à cent pour cent cette fois, Barin's Daughter as a Peasant Woman est tiré d'une nouvelle de Pouchkine ( La demoiselle paysanne ).Ce film d'Alexei Sak-harov a pour cadre la vieille noblesse terrienne du siècle dernier.Deux voisins en brouille ont des enfants du même âge.Contournant l'interdit familial, la fille de Barin, Usa, va se déguiser en paysanne pour faire la connaissance de son jeune voisin.Lisa, qui ne veut pas révéler sa véritable identité, sera bien prise lorsque, amoureuse du jeune homme, celui-ci lui sera officiellement pré- sente.Le ton est charmant, les acteurs excellents, à commencer par l'interprète de Lisa.Si on a aimé Les yeux noirs de Mikhalkov, La demoiselle paysanne qui est loin de manquer de grâce devrait plaire aussi.Drame contemporain, Yekhai! ( Drive On!) de Georgy Shengelia m'a paru tout à fait révélateur de' la nouvelle Russie.Le héros, qui se sent floué à la fois comme mari et comme travailleur, décide de se suicider.Sauvé in extremis par un conducteur de train, il reprend goût à la vie lors d'une charmante soirée à la chandelle dans unie datcha perdue où l'hôtesse pousse la mansuétude jusqu'à chanter un vieil air russe d'antan.Charmant.Plus grave est le récit que Ru-ben Mouradian a consacré aux Bachkars, l'un des nombreux peuples caucasiens déportées sous Staline.Le 8 mars 1944, ce dernier décrétait leur déportation en Asie mineure et au Kazakhstan.Transportés sur des wagons à bestiaux jusqu'en Asie, plusieurs n'arriveront jamais à terme.Drame méconnu, Road to the end of the World m'a cependant paru mis en scène d'une manière assez conventionnelle.Notons en terminant ce film d'une heure du Français Jean-Luc Léon qui raconte la dernière journée d'un tramway de Moscou sur une ligne qu'on s'apprête à supprimer.Prétexte à une truculente étude de personnages.Un tramway à Moscou permet aussi de saisir le pouls d'un pays en pleine mutation.\\ ! LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 AOÛT 1996 Arts et spectacles ^^^^^^^^^^^^ Hélène Laurendeau donne la parole aux gens ordinaires SUZANNE COLPRON « Je ne pensais pas reprendre le boulot.Je passais de l'étape survie à l'étape vie.» Mais voilà, la vie, justement, en a décidé autrement pour Hélène Laurendeau qui sort de l'enfer de la maladie.Harnachée et immobilisée, des vis plantées dans la tête, elle a vécu les derniers mois dans la souffrance et dans la peur.\u2022 «ait, \u2022 ¦ -^iJE- a$?r PHOTO ARMAND TROTTIER.Là Pnsse C'est dans un Spectrum bondé qu'avec son look de capitaine de La Croisière s'amuse Beck a encore une fois démontré qu'il était un ouvreur d'oreilles, un passeur de courants musicaux, un guide dans le monde infini de la musique.Donnez-nous un Beck MARIE-CHRISTINE BUIS collaboration spéciale \u2022 On croit que c'est par goût de la facilité qu'on compare souvent le jeune auteur-compositeur-interprète américain Beck aux Frank Zappa, David Byme ( l'ex leader des Talking Heads ), Bob Dylan, Lennon-McCartney et autres musiciens du même acabit.Il n'en est rien.Si on rapproche ainsi son nom de ceux qui ont transformé le visage de la musique rock, c'est que Beck exerce effectivement le même métier : lui aussi est un ouvreur d'oreilles, un passeur de courants musicaux, un guide du cerveau dans le monde infini de la musique.Et le chanteur de 25 ans l'a encore démontré avec superbe vendredi soir, dans un Spectrum bondé.- Ce n'est donc pas par hasard ou effet de mode si les billets se sont vendus en l'espace de quelques heures et s'il y avait quasiment autant de gens à l'extérieur qu'à l'intérieur, les premiers espérant acheter aux seconds un billet à prix fort pour pouvoir assister à ce show mémorable.s Déjà en octobre 1994, Beck avait ravi le même Spectrum pendant un spectacle allumé ( le show se terminait d'ailleurs par le batteur mettant le feu à ses baguettes puis à ses « drums » ! ).Cette fois, Beck n'a pas eu besoin de recourir à de tels expédients.La raison principale en est que le public comme le chanteur ont mûri juste ce qu'il faut pour apprécier ce qui compte vraiment, c'est-à-dire la musique.S'il y a deux ans, le spectateur moyen avait 13, 14 ans, cette fois-ci, il allait nettement vers les 18-20.Cela tombait bien, d'une part parce que le même spectateur était ainsi plus à même d'apprécier le profond éclectisme de Beck ( les quelques chansons carrément folk présentées en milieu de parcours ont été écoutées avec intérêt, alors qu'elles avaient dérouté le public en 1994 ), d'autre part parce que Beck lui-même a acquis entre-temps une telle expérience de la scène qu'il en tire un plaisir fou et contagieux, à cent lieux de son attitude plus réservée et plutôt « weird » d'il y a deux ans.Ce qui n'a pas changé, par contre, et on s'en réjouit totalement, c'est la qualité incroyable de sa musique.Démarrant sur les chapeaux de roues avec Deviïs il dirait ( qui ouvre également son plus récent album Odelay, déjà vendu à 70 000 exemplaires au pays depuis sa sortie en juin ), Beck nous a une POU T\" fois de plus fièrement mené là où s aucun être humain n'était encore allé.Bon, d'accord, j'exagère un peu.Mais sans rire, on a rarement l'occasion de voir un tel show, à la fois accessible et expérimental parce qu'il mêle savamment folk blanc, blues noir, rap black et jazz multicolore.sans compter quelques onces de rumba, du James Brown, le braiment d'un âne et le bruit des vagues ! Mais c'est fini.Elle animera dès le 3 septembre un nouveau talk-show, à 13 h, sur les ondes de Radio-Canada, Les Yeux du coeur, d'après la chanson de Gerry Boulet.Un talk-show qui donne la parole aux passionnés.Aux gens ordinaires qui font des choses extraordinaires.Et qui, pour une rare fois à la télé, n'ont rien à ployuer ! Hélène Laurendeau recevra cinq invités par jour.Quatre qui vivent leur passion dans l'anonymat.Et un cinquième connu du public, que ce soit dans le domaine du théâtre, du sport, de la télévision, de la politique ou de la chanson.« Je suis très inconsciente », lance l'animatrice, qui revient à l'antenne après une absence d'un an.Pour ceux qui ne le sauraient pas, elle a contracté une infection très rare au streptocoque B à la suite de l'accouchement de sa fille Juliette, il y a neuf mois.Hélène Laurendeau a failli finir ses jours paralysée.Pis : elle aurait pu mourir.Mais après avoir subi plusieurs opérations et porté un halo pendant trois mois, elle s'en est sortie.Les médecins s'étonnent tous les jours de sa grande faculté de récupération.Cela dit, sa maladie l'a profondément changée.« À l'extérieur, dit-elle, je suis la même fille.Mais à l'intérieur, je suis beaucoup plus calme.Je distingue mieux les vrais des faux problèmes et je ne vois plus les choses de la même façon.Pour moi, il n'y a plus rien d'acquis dans la vie.Je profite vraiment de chaque moment.» Une émission positive L'animation des Yeux du coeur marque un changement dans sa carrière.C'est la première fois, en effet, qu'elle sortira du domaine de la santé.Diététiste de formation, Hélène Laurendeau a toujours fait de la télé et de la radio.Mais toujours en rapport avec la santé, la nutrition.On l'a connue alors qu'elle coanimait avec Benoît Johnson l'émission Qui Vive! au réseau TVA.Elle a aussi participé au show du matin Salut Bonjour ! Aussi, elle est ravie d'avoir, pour la première fois, un horaire régulier.De 9 h à 17 h.Elle est aussi très contente de s'adresser au public des émissions qu'elle a appris à connaître en convalescence.Un public de plus en plus nombreux il faut le dire.Chômage et travail à domicile obligent.« C'est une émission très positive où les gens m'apportent beaucoup », explique-t-elle, tout en redoutant un peu les effets d'une tâche de travail aussi lourde sur sa santé encore fragile.Animer une émission quotidienne et interviewer cinq personnes par jour demandent une somme considérable de travail et beaucoup de préparation.Hélène Laurendeau le sait.Mais après avoir passé une année à la maison, une année d'enfer, di- PH0T0 PIERRE CÔTÉ.Lm Pr*sse Hélène Laurendeau sons-le, elle avait besoin de se prouver à elle-même qu'elle pouvait encore travailler.Qu'elle en avait encore les ressources.« Quand j'étais malade, ma plus grande peur c'était de savoir si j'allais revenir comme avant, confie-t-elle.J'ai pris beaucoup de médicaments et de morphine.» Au cours de cette année, non seulement a-t-elle frôlé la mort, mais sa fille Juliette, aussi, a failli mourir.Qui plus est, sa belle-mère, atteinte d'un cancer, est décédée en février dans une chambre d'hôpital voisine de la sienne.« Un moment donné, dit-elle, je voulais tourner la page.» 1 la \u2022 V première fois à Vegas Avec son look de capitaine de La Croisière s'amuse (avec même une pipe de bruyère qu'il allumait de temps en temps ) et son air ingénu qui le fait plutôt ressembler à Gil-lighan, Beck et ses quatre excellents musiciens ont en outre agi en dépit de toutes les règles établies, dieu merci.Par exemple, interpréter le méga-succès Loser dès la quatrième toune, pour bien nous faire comprendre que ce n'était qu'une chanson parmi bien d'autres ( message reçu, mon capitaine ! ) et surtout que la musique est, elle, une multiple splendeur qui n'a que faire des palmarès.Mettant le paquet sur des titres tels AU By Myself ( ici ) et River Deep, Mountain High, Céline Dion donnait le coup d'envoi, vendredi soir à Las Vegas, d'une série de spectacles au Caesars Palace qui constitue les débuts de la vedette québécoise dans la capitale du jeu.PHOTO AP t.i Aujourd'hui THEATRE MAISONNEUVE 19h00 JAYA GANGA (CO) Vijay Singh.Inde/France; 94mn; a.tf.& a.t.a.21K30 Dîner intime /Dinner for Two (CO) Janet Perlmann; Canada; 7mn.FEMMES/WOMEN(CO) Moshe Mizrahi; Israël; 98mn; s.t.f.& a.t.a.Onémax BeM CINÉMA IMPÉRIAL mm Dîner intime 3 Dinner for Two (CO) Janet Perlmann; Canada; 7mn.FEMMES/WOMEN(CO) Moshe Mizrahi; Israël.9Ômn; a.t.f.& a.t.a.Cinémax Bell 11h30 JAYA GANGA (CO) VlJay Singh; Inde /France; 94mn; a.U.& a.ta.i4noo Biacotti (CO) Fabrizio Sferra Davide GrassettJ; Italie; 8mn L'ÉLEVÉ (CO) » Okvier Scharzky; France; 92mn; Fr.a.ta.mm Il tempo che manca (CO) vmeenzo Scuccimarra; Italie; 7mn.CITIZEN RUTH (CO) Aiexander Payne.USA ; 102mn; Ang.a.tf.1th00 BEAUMARCHAIS.L'INSOLENT (HC) Edouard Moknaro; France; 100mn; Fr.21H30 COMPAGNA Dl VIAGGIO (CA) Peter del Monte; Italie; 104mn; a.tf.& a.ta.Onémax Bell 24h00 AMORES QUE MATAN (HC) Juan Manuel ChumiHa Cart>a|oaa.Espagne; SOmn; a.tf.Cinémax Bell CINÉMA LOEWS 1 ShOO AMOfeES QUE MATAN (HC) Juan Manuel Chumitta Caroaiosa.Espagne; 90 mn.s t f ftnémuv R*tl 10h50 THE SUN HAS EARS (HC) Yim Ho; Chine; I06mn; s.t.a.Cinémax Bell 13h00 ARTHUR RIMBAUD - L'HOMME AUX SEMELLES DE VENT (TV) Marc Rivière; France; 150mn; Fr.16h00 LA SEPTIÈME CHAMBRE/ THE SEVENTH ROOM (HC) Maria Meszaroa; france/Italie/Hongrie; 110mn; Fr.a.ta.18h20 ITALIANI (CA) Maurizk) Ponzo; Italie; 99mn; s.t.a.Cinômax Bell 20h20 TESIS (CA) Alejandro Amenabar; Espagne; 125mn; a.t.f.Cinémax Bell 22H40 LUST AND REVENGE (HC) Paul Cox; Australie; 95mn, Ang.a.t.f.CINÉMA LOEWS 2 mm BRILLIANT LIES(HC) Richard Franklin; Australie; 94mn; Ang.11h00 The Final Fare (CA) Ingrid Rudefors.Suéde; 20mn; s.t.a.THE OTHER SIDE OF SUNDAY (CA) Borit Otto Nesheim; Norvège; 97mn; a.ta.mm NIKI DE SAINT PHALLE - WHO'S THE MONSTER.YOU OR ME?(CA) Peter Schamoni; Allemagne/Suisse; 93mn.Ang.15h30 L'Homme à l'écharpe jaune (CA) Willy Kempeneers.Belgique.6mn; Fr.s.t.a.LA PROMESSE (CA) Luc et Jean-Pierre Dardenne; Belgique; 90mn.Fr.s.t.a.17h30 F LAME (CA) Ingrid Sinclair; Zimbabwe; 90mn; a.t.f.mm BRILLIANT LIES (HC) Richard Franklin, Australie; 94mn; Ang.MM SPAGHETTI SLOW (CA) Valerto Jalongo.Italie/Grande-Bretagne; 96mn; Ang.CINÉMA LOEWS 3 91100 BEAUMARCHAIS.L'INSOLENT (HQ Edouard Moiinaro.France.100mn; Fr 11h00 301-302 (CA) Chul Soo Park; Corée du Sud; 100mn: s ta 13h00 Hara-kin (CA) Yves Fainsberg; France; 11mn; Fr.LE COEUR FANTÔME (CA) Philippe Garrel; France; 87mn; Fr.a.ta.mm SILENT LIES (CA) Peter Kiwitt; U.S.A.; 92mn; Ang.17h00 SEX.& THE OTHER MAN (CA) Karl Slovin; U.S.A.; 89mn; Ang.ItMQ LES HIRONDELLES NE MEURENT PAS A JÉRUSALEM (CA) Ridha Behi, Tunisie/France; 88mn; s.t.a.21h00 The Short Walk (CA) Jonathan Hacker; Grande-Bretagne; 11mn; Ang.GUILTRIP (CA) Gérard Stembridge; Irlande; 90mn; Ang.CINÉMA LOEWS 4 mm Women Without Implants (CA) Anne DeSalvo; USA.; 20mn; Ang.CHICKEN (CA) Grant Lahood; Nouvelle-Zélande; 90mn; Ang.11M0 BUBBLES GALORE (PC) Cynthia Roberts; Canada; 93mn.Ang.13M0 A Worm called Jacques (CA) Arthur Kloae; Allemagne; 3mn.JOURNEY INTO LIFE (REISEN INS LEBEN) (CA) Thomas Mitscheriich, Allemagne.130 mn; s.t.a.mm Les Marchés de Londres (PC) Mireille Dansereau; Canada.24mn; Fr.L'AGE DE POSSIBLES (CA) Pascale Ferran, France; 10omn; Fr.s.ta.MM Lucky Man (CA) Ruvin Orbach; USA.; 29mn; Ang.THE DARIEN GAP JCA) Brad Anderson; U.SA; 90mn; Ang.Programme de courts métrages produits par la RAI sous la direction de Film Trust Italie (CA) Program of short films produced by RAI under the auspices of Film Trust Italie (CA) Senza Parole (Antoneilo de Léo.9mn) Baby Bounty Kilier (Alessandro Valort.9mn) Fate i bravi raoazzi (Andréa Papmi.9mn) Cattiva condotta (Antonella Ponziani.9mn) Binari (Cariotta Cerquetti.6mn) Ulcéra (Mario de Candia.Imn) Llttle rock (Valeno Andrei.9mn) Trrtone (Emiliano PaMisan.8mn) Il tempo che manca (Vinoenzo Scuccimarra.7mn) Biscotti (Fabrizio Sferra.Davide Grassetti.6mn) 22h20 THE DESTINY OF MARTIN FINE (CD) Michacl Hacker; USA.85mn; Ang.CINÉMA LOEWS 5 9h10 POWER 98 (CA) Jamea Hellman; U.S.A.; 89mn; Ang.11h00 THE TRAP (WANA) (CA) kaizo Hayashi; Japon; 106mn; s.t.a.13M0 LA MARCHE A L'AMOUR (PC) Jean & Serge Gagné; Canada; 85mn; Fr.mm Jules (PC) Abigaii Steinberg; Canada; 10mn; Ang.YOU WONT NEED RUNNING SHOES.DARLING (PC) Dorothy Todd Hénaut; Canada; 54mn; Ang.THE POWER ROOM (PC)Ann Kennard; Canada; 49mn; Ang.mm FESTIVAL DU FILM ÉTUDIANT CANADIEN CANADIAN STUDENT FILM FESTIVAL (Programme 3 - Films - 123mn) Documentaires / Documentaries.Beauty / Visits With Max/Animal Crackers/ Une Luz: a Light in Farth / Tel père, tel film / Summer for a Love Clown/ Concrète Ambitions /Papaplme Bomb City.mm NO WAY HOME (CA) Buddy Giovmazzo.USA.99mn.Ang.mm FESTIVAL DU FILM ÉTUDIANT CANADIEN CANADIAN STUDENT FILM FESTIVAL (Programme 4 - Films - 87mn) Films de fiction/Fiction films.Sm Cycle / Loop / Séparation/ Gustav Torpille exterminateur/ A Giri's Guide to Kissmg and Other Nightmares in T^AnlanH f Ot 0s lu \u2022 UUi nui r\\j / t u>i(\\.COMPLEXE DESJARDINS 1 11h00 WHITE NIGHT (CA) Arnon Zadok.Israël.92mn.s ta.Cinémax Bell mm FEW OF US (CD) Sharunas Bartas.Lituanie/France; 105mn.sans dialogue/no dialogue.mm AT FULL GALLOP (CWAL) (CA) Krzysztof Zanussi.Pologne: 104mn; s.ta.17h00 Parking (CA) James Mornson; USA.12mn; Ang.Ripple(CA) Jonathan Segal; U.S.A.; 20mn; Ang FORGOTTEN SILVER (CA) Peter Jackson, Costa Botes; Nouvelle-Zélande; 52mn; Ang.19H00 CHiLDHOODS END (CA) Jerf Lipsky; U.S.A.; 115mn; Ang.21h30 DOG RUN (CD) D.Ze'ev Gilad; U.S.A.; 100 mn; Ang.COMPLEXE DESJARDINS 2 10M0 LE CRI DE LA SOIE (CO) Yvon Marciano; France; 110mn; Fr.13h00 EDIPO ALCALDE (AL) Jorge Ali Triana; Colombie; 100mn; a.t.a.15h10 LA SECONDA VOLTA (HC) Mimmo Caiopresti.Italie; 80mn; s.t.a.Cinémax BeU 17h00 EXTASIS(HC) Manano Barroso.Espagne; 93mn.s.t.a.Cinémax Bell 19h00 BARIN'S DAUGHTER AS A PEASANT WOMAN (R.) Aiexe» Sakharov; Russie.100mn.s.t.a.21M0 El artiste del hambre (CD) Manuel Fernandez.Espagne.I8mn; s.t.a.PASAJES(CD) Daniel Calparsoro; Espagne; 96mn.s.ta.Cinémax Bell COMPLEXE DESJARDINS 3 10h30 THE CHRISTMAS PARTY (CA) Jan Halonen.Finlande; 75mn.s.ta.mm LA GUERRE DES TUOUES (H) André Meiançon.Canada; 90mn; Fr.mm HEAVENS ANIMAL (CA) Nansalyn Uranchimeg.Mongolie.85mn.s.t.a.mm LES FLEURS SAUVAGES (H) Jean-Pierre Lefebvre.Canada.I52mn; Fr.mm SCHOOL OF THE SENSES (CD) Andras Solyom.Hongrie; 90mn.a.t.a.21h30 HAIFA (CA) Rashid Masharawt; Palestine Pays-Bas.75mn, a t f B8 LA PRESSE, MONTRLAL, DIMANCHE 25 AOÛT 1996 Les uns et les autres * * : gueule ! R ichard Bohrin-ger râle, aime les boxeurs, écrit, fait de la radio, adore la nuit et les villes et joue dans le film Le montreur de boxe.Dans sa rubrique Vous n en avez pas tnàrre ?le magazine Première a /ait le point avec lui.\u2014 Vous n'en avez pas marre «l'être invité pour gueuler ?}\u2014 Si.Je suis monstrueusement timide et, comme tous les timides, une fois que j'ai mis le turbo, je ne peux pas m'arrèter.Je voudrais juste donner l'image d'un mec normal avec ses révoltes et ses erreurs.Parfois, je me dis que je Vai> essayer d'être sage, de passer cette image de grande jjuéule, mais j'y arrive moins que je le voudrais.\u2014 Vous n'en avez pas marre de faire la promotion des films ?\u2014 Ça dépend.Parfois c'est plaisant, parfois ça ne l'est .pas.J'ai été payé pour faire un film, quelqu'un a eu ;envie de moi, et si c'est une façon d'être reconnaissant, OK, je vais du côté où on me nourrit.Par contre, faire la promo de films moyens, c'est toujours emmerdant, ¦et i 1 y a eu une époque où j'ai regretté les films que je Ifaisais.On peut appeler ça de la boulimie.Mais le temps passe et aucun acteur n'a la chance de ne faire ;que des chefs-d'oeuvre.-\u2014 Vous n'en avez pas marre du cinéma français ?Richard Bohringer \u2014 Non je suis très bien ici.Pour partir, il faudrait d'abord que j'apprenne l'anglais.J'ai pourtant fait Le Cuisinier le Voleur, sa Femme et son Amant avec Peter Greenaway.J'en ai vraiment chié avec l'anglais ! Je me suis pourri le plaisir.Pour ne pas oublier les dialogues, je les avais écrits partout sur les paumes de mes mains, sur mes bras.J'ai passé un week-end à apprendre un texte sur un poulet né avec des plumes.« Fea-thers » c'est vachement dur à dire en anglais.Le lundi, j'arrive sur le plateau et Peter me montre ma place, au centre du décor, sous la lumière.Puis il me montre la sienne et celle de la caméra, situées à deux cents mètres.Je regarde le cadre et je m'aperçois que je mesure deux centimètres à l'image.Je m'étais emmerdé à apprendre le texte pour rien parce qu'on ne risquait pas de voir mes lèvres.Ça m'a foutu en rogne mais, évidemment.Peter avait raison : le plan était magnifique.\u2014 De quoi en avez-vous vraiment marre ?\u2014 De notre mépris pour le plus humble.De notre attitude faussement humaine.De notre cynisme.Ça fait grande phrase mais tant pis.J'en ai aussi marre de moi parfois.De tenir un discours qui prend la tête même si je suis sincère.J'aimerais subir une opération chirurgicale qui consisterait à me baisser le volume.ZOOM Nicolas Cage / / Le pire moment que j'ai C m connu, c'était il y a dix- A a douze ans.À cette époque-là, je me levais le matin avec la haine au ventre.La première pensée qui me venait à l'esprit, littéralement, c'était « je hais le monde entier ».Je lisais les critiques de mes films, et plus les gens disaient que j'étais mauvais, plus ça me plaisait.Je ne sais pas pourquoi j'étais comme ça.Sans doute par frustration, par peur.Je doutais de moi, de ma carrière.Pas de ma motivation\u2014j'ai toujours su que je voulais être acteur \u2014 mais plutôt de mes capacités.Et il n'y a rien de pire que de vouloir être quelque v v chose que l'on n'est \\ \\ peut-être pas capable d'être, r F Studio POP-CORN ¦ J'ai appris au cours des années que si vous vous inquiétez de quelque chose, vous prendrez immanquablement la mauvaise décision.Calmez-vous, pesez le pour et le contre, et tout se passera généralement très bien._ ._ .John Tra vol ta LES MOTS De plein fouet ¦ Construite avec des verbes exprimant la collision ( heurter, frapper ), l'expression provient du vocabulaire de l'artillerie, le tir de plein fouet étant un tir direct, horizontal et sur un objectif visible.On y décèle les traces de la locution médiévale de plain ( de planus ), « sans obstacle, directement de toute sa force ».Les étincelles de Victoria Abril À l'affiche dans Personne ne parlera de nous quand nous serons mortes, Victoria Abril fait des étincelles.Le magazine Max a fait un point express avec elle.\u2014 Quelle est la chose la plus hypocrite que vous ayez dite dans l'exercice de votre profession ?\u2014 M'être exclamé « Très jolie lumière ! » sur un plateau de télé ou lors d'une séance de photos.\u2014 Qu'y a-t-il de plus pénible qu'un réalisateur sur un tournage ?\u2014 JJn( e ) fiancé( e ) jaloux( se ).\u2014 Quelle est, pour vous, la limite de la décence dftn* une scène d'amour ?\u2014 Une scène d'amour sur scène est toujours saine.Ce n'est que du rêve.Et par définition les rêves n'ont pas de limites.\u2014 Quelle est la pire fin de carrière pour une actrice?te la fin arrive alors qu'elle a toujours faim.FLASH Arnold et les stéroïdes Schwarzenegger Arnold Schwarzenegger a avoué qu'il avait fait usage de stéroïdes pour l'aider à gagner les concours de culturisme qui devaient lui ouvrir les portes de Hollywood.C'était une pratique risquée, mais je ne regrette pas de l'avoir fait, affirme la vedette de 48 ans, car il fallait que je gagne.Le danger ré-side dans l'usage continu des stéroïdes, mais je n'en prenais qu'avant un concours difficile, pendant deux mois, mais jamais assez longtemps pour affecter ma santé.Julia Roberts tient parole ¦ Alors qu'elle tournait son nouveau film, My Best Friend's Wedding, à Chicago, Julia Roberts aperçut un policier qui se tenait au coin de la rue et recueillait des dons en vue des Jeux olympiques spéciaux.S'ex-cusant de ne pas avoir d'argent sur elle, la vedette de Pretty Wo-man promit de revenir le lendemain.Elle tint sa promesse et remit au policier reconnaissant la somme de mille dollars.Autographes : un record ¦ Garth Brooks a signé des autographes pendant 23 heures d'affilée durant la semaine du Fan Fair de Nashville, un record que personne ne semble vouloir lui contester.Tel père, tel fils ¦ Julio peut être fier de son rejeton, Enrique Iglesias.À 21 ans, il sort son premier album enregistré en cachette de papa.Vendu à déjà plus d'un million et demi d'exemplaires aux États-Unis et dans les pays d'Amérique latine, il déchaîne l'hystérie collective.En Argentine, un jeune homme a assassiné sa h>ncee parce qu'elle était folle d'f inrique.Les grandes espérances ¦ Un jeune homme quitte le confort d'une famille aisée installée en Floride pour aller vivre la vie de bohème à New York.Les grandes espérances, le roman de Charles Dickens, est transposé de nos jours pour la nouvelle version que réalise AJ-fonso Cuaron.Avec Ethan m Brooke Shields Enrique Iglesias Hawke, Robert De Niro et : Gwyneth Paltrow Tico ! Tico ! ¦ Eva Herzigova a enfin trouvé -l'homme de sa vie en la person- -ne du batteur de Bon Jovi, Tico; l Torres.Le célèbre mannequin I de Wonderbra montre avec fierté -à tous ses amis la bague de fiah-: -cailles de 30 000 dollars que lui -a offerte Tico.Le mariage est \".prévu pour cet automne.\u2022 Belle Porscherie ¦ Quatre familles au moins pourraient subsister avec l'argent que Seinfeld paie pour as- \u2022 surer ses voitures.Le comédien a la passion des Porsche et vient d'acheter sa quatorzième, ce qui porte son assurance-automobile à 150 000 dollars par an ! Mesure préventive ¦ Les patrons de NBC ont insulté Brooke Shields en l'invitant à surveiller son poids.Ils espèrent beaucoup de la nouvelle comédie de Brooke, Sud-denly Susan, et savent que l'actrice a tendance à prendre de l'embonpoint pour un rien.Toutefois, celle-ci réussit à garder sa ligne depuis quelque temps déjà et affirme qu'elle ne mérite aucunement de se faire ainsi rappeler à l'ordre.: Rien ne va plus ¦ Le scénario de Rien ne va plus, -que Chabrol a écrit il y a trois-ans et qui ne faisait rire que lui, ; paraît tordant à beaucoup de gens depuis le succès de La Cérémonie.Le tournage commencera donc en novembre et entraînera Michel Serrault et Isabelle Huppert de la Suisse aux Antilles.Ils joueront un couple d'escrocs aux rapports étranges : époux ?amants ?père et fille ?pervers associés ?Michael Douglas, côté père ¦ Le réalisateur de Seven, David Fincher, a réuni un tandem iné-, - dit pour son.-prochain film,;! The Game : Jo-die Foster et : Michael Don- -glas.Le héros de Liaison fatale jouera, cette ; fois-ci, un père qui a trop longtemps ignoré sa fille ( Jodie Foster ), laquelle lui offrira un jeu d'un nouveau genre dans lequel il se fera piéger.SOURCES : AP.Star.Première.Globe Michael Douglas David LaHaye tournera-t-il avec Anthony Quinn ?EN VADROUILLE Francine Grimaldi collaboration spéciale nthony Quinn n'a pas eu la permission de son médecin de venir au Festival des films du monde, même pas pour 24 heures.l'aurais tellement, mais telle-tt, aimé rencontrer Anthony unn, l'homme, le Latin viril de nouveau papa à l'âge vénérable de ^ns, et l'acteur que j'admire dc- Ss ma tendre jeunesse, inoublia-Zapata, Gauguin, Zampano, Ba-rdbbas, Zorba ou bossu de Notre-Dame.Un patriarche qui a 142 films derrière lui et de beaux projets d'avenir ! .*\u2022 Je prends le risque de vous reve-42r en primeur le projet de film qui ¦lui tient à coeur pour l'automne.Croyez-le ou non, il s'agit du tournage d'un drame psychologique, à écrit par le cinéaste québécois Claude Gagnon, intitulé Zen Blues et sur lequel ils travaillent ensemble depuis déjà quelques mois.Actuellement, Claude Gagnon est au Japon, en train de négocier un accord de coproduction.Claude a déjà tourné un film au Japon, un seul : Keiko, il y a 18 ans ! Son Zen Blues est une histoire d'apprentissage et un film sur l'amitié qui se développe entre un jeune artiste québécois de 23 ans, à la recherche de nouvelles expériences au Japon, et un vieil artiste américain de 81 ans qui vit en permanence là-bas.Qui aura la chance de jouer Félix, l'apprenti, avec Anthony Quinn, si le film se tourne à l'automne ?Je vous le donne en mille : Claude Gagnon a choisi David LaHaye ( L'Enfant d'eau , Urgence ), que vous pourrez aussi voir au FFM dans le court métrage québécois The Big World d'Alfonso Maiorana.À suivre.Conte pour tous ¦ Un u>'- « Conte pour tous » est en tournage depuis le 12 août pour les productions La Fête : Dancing on the Moon, réalisé par Kit Hood et Bretislav Pojar.Naturellement, ce sont les enfants qui ont les rôles principaux, mais plusieurs acteurs québécois adultes y tiennent de beaux rôles ( en anglais ) : Dorothée Berryman joue la tante excentrique de la petite Madeline Morrison, âgée de 13 ans, incarnée par Nathalie Vansier; Kim Ya- roshevskaya est la grand-mère, et les autres Morrison sont Joanne Côté, Serge Houle, Catlin Foster, Jason Yearow et Mélissa Galia- nos.Des gros noms ¦ Depuis le 12 août, également, le réalisateur américain Michael Ca-ton-Jones tourne à Montréal, jusqu'au début de septembre, avec Bruce Willis, Richard Gère et Diane Venora, un remake du thriller The Day of the Jackal ( Le Chacal ),qu'avait tourné Fred Zinne-mann en 1973 avec Edward Fox, Michel Lonsdale et Delphine Sey-rig ! À ne pas confondre avec le nouveau suspense que vient de tourner le Québécois Christian Du-guay, et intitulé Jackal, sur le terroriste Carlos avec Aidan Quinn, Donald Sutherland et Ben Kingsley ! Au café électronique ¦ La maison de production Film Life de New York célébrera la première nord-américaine du film de Ru vin Orbach Lucky Man au café électronique Cybermind en présence du réalisateur-producteur et de ses vedettes : Garry et Vincent Pastore, Joe Spataro et Franck Vincent.Des parrains pour Blois ¦ Sylvain Garel est sans doute le meilleur ami du cinéma québécois en France.C'est lui qui organise tous les ans, depuis maintenant six ans, le Festival du cinéma québécois à Blois, cette jolie petite municipalité, pas très loin de Paris, qui a toujours et encore pour maire l'ancien ministre Jack Lang.Demain matin, Sylvain Garel annoncera, en conférence de presse, la programmation du 6e Festival de Blois et des surprises.Parmi les nouveautés, j'ai appris qu'il annoncera la fondation d'un comité de parrainage, composé de personnalités, dont plusieurs Québécois établis en France ! Le comédien Yves Jacques en fait partie, entre autres, ainsi que le cinéaste et producteur Denis Héroux, présentement à Montréal en tant que membre du jury du FFM.À suivre.Le pain bannick au FFM ¦ Mardi soir, c'est un Gascon qui recevra le Grand prix spécial des Amériques du 20e FFM, mais un Gascon plus enraciné que vous et moi au Québec : Arthur Lamothe.Après la première mondiale de son film.Le Silence des fusils, avec Jacques Perrin, au cinéma Impérial, il y aura une réception à l'amérindienne ( avec pain bannick, gibier, etc.) préparée par des membres de la tribu montagnaise ! Voilà qui promet d'être la réception la plus exotique et la plus courue du FFM.4 f La Rive-Sud en 176 pages ¦ Parlant de réceptions, je vais rater celle à la Capitainerie, dans le port de plaisance de Longueuil, demain après-midi, pour le lancement du premier guide de banlieue, une première dans le monde de l'édition : le Petit Futé Rive-Sud, écrit pour les résidants de la région par des petits futés de la région, sous la direction d'Odile Jouan-nean, également rédactriee en chef des Petits Futés de Montréal et de Québec.Odile est particulièrement fière de son petit dernier, car c'est là qu'elle vit.Ces fins renards ont passé au peigne fin, anonymement, les sept principales municipalités de la Rive-Sud.Cela donne un guide fort pratique de 176 pages.Les résidants de la Rive-Sud sauront où se trouvent les friperies, les meilleures boulangeries ou l'unique restaurant indien, le nouveau café Internet, la librairie ésotérique, les dépanneurs ouverts nuit et jour, ou comment profiter des services à domicile ( nettoyeurs, médecins, etc.) et même où aller danser et où faire du naturisme.On y trouve aussi une carte des pistes cyclables de sept villes et le tour de ville en vélo de Saint-Hubert.Toutes les boutiques, tous les ciné-parcs ont été testés, comme les 140 tables répertoriées.Sur ce, je retourne au cinéma.Bon dimanche 1 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 AOÛT 1996 B9 \"FORMIDABLE, SUPERBE, CAPTIVANT, EPOUSTOUFl ANT, ÉMOUVANT.TOTALEMENT DIVERTISSANT.\" j Ml (Il m) \u2022'730925 BERRI PV (d 1280.rue Sf Denis 788 21 1S LTLt DU DR MONfAU (v IrmçMt, * 1K33O-530-7K-94O 11 (y franc»») (13 ans) Ver 2 00 - 5 00 - 8 M Sam au Jeu.AUCUNE REPRESENTATION COTE-DES-NEIGES 6/00 (oiftftfNfaw \u2022 344 1001 r34JUaOO*ORaeONtAUiyo angtarat) \u2022 1 30-3»-5»-7.3S-9.4O DES VJ 06ana) Sam * Own wmîfM LAVAL (Carrefour) PV 2330, bod lf Coi'fW 688-3684 MUrnEM» JOUP) (U) trançam 720-935 OTi (v.trançam) (G) 1M L335-5J0^72S_ llLl DU DR MOMAU (« kançakat) 130-330 520.730-940_ A TIME TO HU (viî 135435.720 ) (13 ans)* 130-33Q.S3Q.730-8~.40 1 40-420-700 J5S o ançaaraa) (G) \u2022 FANATIQUf (LE) (v trançam) (13 ans) t 130-4:15-7».935 MO ;oay (vAangaaat) (13ans) 2iS-ft1S_ aajO(U|(y.rnjna*at)(0) 1 35-4:15-7-00-9:35 __ \u2022 2 »-6X-900 DAYiy )d3ana) 130*330 520.740 FAN (TM1) (y o angiarat) (13 ans) \u2022 \u2022020 140-4».7:10-925 BOUCHERVILLE PV Autoroute20, wtieloaLMoctognf \u2022 449-6404 LUE OU DR MOREAU (v trançatsa) * 1:15-320 -520 -7:25 -933_ MMâTIQUl MB (v.I in,iii| (13 am) a 135.4A5.7 10-9 40 (16an»)* 405-9:15 (va 1 40-4Û5 - 7 05- LAVAL (Galeries) PV ! !S4S bouÉ.lf(o.6ww 686-0333 MOUSC AMRCST (y o.angtaiK) (G) \u2022 1:40-7» feft (G)», 1:15 4:15 (LE) ly Irançaist) IG) 130-4:15-720-9:45 te » (G) « 125-325 * 800 :oav(v.HUantl CRÉMAZIE 86!0.taiSt-OMii - 849-niM F AKATTOVE 01) (v- tWiÇBaaN (11 ara ) a Sam eiO»m.2O0.5a0-730 Sam.-7:50 DAUPHIN 2396 m', IfOrifeien \u2022 /21-6060 i OF ¦LOOO (y.o.anglaru) (13 ans) 720-9:15_ taart îm Oaal (va angWaa) (G) 1:10 -3:10 -5:15 -720 \u2022»!» , (y trançawtMGj \u2022 i 45-4X-7 10-9X l(VA 100 - 300- 00*500 .(v.franaiaa)(G)* 100-3A5-7 15-935 OTAGES EN BALADE (v.française) (G) 1.45-3:45-5:45-735 VAMPIRES (LA) (v.trançam) (16 ma) * 500 \u2022 030 FIESTA (va Iran; ami (13 ans) \u2022 Ven.Sam.elDim 1:50-4.«.7«>.9:10 Lun.au Jau.700-0:10_ MABTTAJ4T1 (LES) (M tranç»»! Ven.Sam et Olm.2.00-4:15-7:15-920 Lun.au Jeu.: 7:15 -920 .(v irarami(G)* 1O0-3O0-5O0-7O0-9O0 !OâV(v trançam) (13ans)» 12:45 345-640-935_ WJÂCnoai91IC1iAaW(v.trer>çam^ 130-400-705-920 1 30-4O0-7O5 (LâTJÇv-» 935 trançam) (13 an» > NON COUPABLES trançam) (13 ans)* 105-355-650-9:35 POCHER |LE| 'y français*) (13 ans) * 700-930 ¦OSSU D\u20ac N0TRE0AJ8E (LE) 1*.trançam)(G)* 110 300_ RfcnON EN CtUaNi (v.trançam) (G) * 140 -330- 7.05 -915 I SLA NO OF OR.fceOREAU (y o angtam, \u2022 120-320-525-720-9S) BROSSARD PV 6 * Mol Cioaplaa ¦ 6600.bovl.Touftftfov \u2022 46S-S906 OAY(yo anglam) (13ans)* 205-7:15_ 0«c.^ m Vf m \u2022 849-fllM 2,00 J t | m SHwfHt Q : ^m py (13 an») \u2022 Sam.et Sam.7 0»m 205-705 aanpma») ROCK (THE) (y o.Sam etSem 9 15 ¦)d3ans)* : 4:15 -9:15 (ïAanglamxG) Sam, et Sam.700 Otm.: 2i» - 7« ¦ONOffl I n Of aXOOO (ya anjÉNu) (15 ans) Sam.et Sem : 9:25 t>m 4.M-9 25 LiLE DU DP MONEAU (y 1X-330 S30-730-920 FANATIQUE (LE) (y.françam) ( 1:45-4.15-7.00-920 POINTE-CLAIRE PV * 6361.l'oaManoaSeav-630-7286 MO a i (va 1.45-4.X-7.O0 OAY (y française) (13an»)* 4:40 9:55_ ALASKA (v.trançam) (G) \u2022 215-415 615-815_ PUDaKDESV (16 an»)* 10:15 EGYPTIEN PV y T 1455.rue Peel 849 HLM ¦MO) (16 ans)*/9:15 (va MOPt TM\u20ac ONE anctam) 1:10-3:10-5:10-7:1$-925 (G) (TMt)(»Jî » 200 - 425-700-930 l(VA 120-320 5 1* 730-930 (LA) (v trançaiaa) âAA0KA(vA )(Q)* 2:15.430 : (y o angiam) (G) 2:10-4:10-6 10-8 10-10:10 (y.o ang»em)(i3an»)* 700-925 Ltc *T,août 930 OTAGES EN BALADE (v.françam) (G) 220 -420 -7.00_ NON OQUPMU (v.tançam) (13 ana) \u2022 915 ) :oav(vA (13 arts) \u2022 1 40-4 15-650-9 EXC 29août i 40-4 15-9-30 FAUBOURG PV © 1616 ovfit iof Stf-(othffiBf \u2022 932-2230 «LANO OF DP- MOREAU (y o 100-300-500-705-920 FAM fTNE] (va angaam)(13an»)* 12O-4:15-7O0-92« .(vo ang»»sa)(G)* 100-305-5:10-flO 113 ans) t g 15 ;oav(va i(LI) (v trançam) (G) 225-455-7 25-950 FAN mai) (y o anglam) (13ans) \u2022 220-8:45.7-10-925 .(vo.angtoatMG) 130-320-520-730-920 islamo Of DR MOREAU (va anglam) \u2022 200-400-605-800-10O0 CAVENDISH (Mail) ?6.Co»en*»li.«aiKildore-485-71 II PV MATILOA (y o anglaise) (G) * 130-320-5:30-7-30 __ KAMAS citv (va angaam) (13 ana) a 945 \u20228O0°6 KG) 9:15 FAN (TNf)(vo angujm)(13ans)* 1:85-4:15-7OQ.9-i0 _^ TPJUN9F0TIN8U (va angNIu) (16 an») * 200-420-7:15-920 EXC 29 août 2 00-4 30-935 A VEUT BRAOY «QUEL (y o anglam) (O)* 1:40 335 530-725-920 .(va 1:45.8:15-7 )(G) 9:40 ISLAMD OF OP.MONEA4J (va 1 35-335-535-735-935 )a (13an»)* 9:15 daY (y o anguj.se, .(vo .angbim) (G)* 2OC.4:30-7«ï TlNCUP(y.o anglaise) (G) 135.425-7O0-935 2.00 -430 /o.angsmHG) ?.(v.o angiam) (G) 130-325-520 LIS CINÉMAS GUIZO - LACORDAIRE 11 Coin locordoire et Des Grondes Proiries POUR L HORAIRE APPELEZ 324-3000 LANGELIER Core ?ogi lonceliei .POUR L HORAIRE APPELEZ 255 >))1 STT-THERESE Hom Ste-Tneiese 1 POUR L HORAIRE APPELEZ 979-1444 TERREBONNE 1071.(aimai (tirai POUR L HORAIRE APPELEZ 471-6644 .LES CINE-PARCS CINE-PARC CHATEAUGUAY 6 kn du Pont Mercier 86113^ Vfti OU OU WmtU (v.trançam) (v.lr»nçam)(l3ar>»V (»\u2022 KG) i(Lati(v.aancam)(i3ami (13 ans) CINE- PARC LAVAL Rwtf 15 (Sortie 14) - 622 5555 FAN MB (va anmm) (13 ans) ai> m»; tTWPTlAll«vA anpjam) (13 an») NEACTIOM IN CttaJNI (v tr»nçamT(Q 2» Mm: INOCPENOENCC OAY (v.injnçMai)(i3ana)_ (v.(G) m.L*J OU ON N08NA4J t>.trançam) 2a Mm : SUPCRCOP (y françam) ( 13 ans) a.720-935 (va 103 MM) CINTRE-VILLE PV ® 2001, Uanttsilf.Sionon Métro MrGil 84C fILM .(y trançam)(G) 1:45-4:15-700-9:20 FAN (THE) (VA 130-4OO-630.9 03 an») 1 30- \u2022620-9:10 )(G) LASALLE (PLACE) PV \u2022 l-yk baal (hompioin et BKhop Pc*ff-84° l!'.M NON COUPAMLf (v.trançam) (13 ans) \u2022 125.42S.720_ FAN (TMeT) (va angMm) (13 ans) * 12Q.410-7O3-974S _ ISLAMO OF ON.aaOMIAU (y a angMm) \u2022 105-3:15-520-725-935 (13MM) a/ 730 CINE-PARC O0EON (levt ifcoouc«fc«v.« * -1
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