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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Livres
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1996-09-01, Collections de BAnQ.

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[" B Montréal, dimanche, 1er septembre 1996 ARTS ET SPECTACLES page BS est plus la fête ! __EH^9ln^^BKBXVflH^HIHPf Les emplois disparaissent ou rendent fous.Pas de panique: demain, ce pourrait être pire.i ¦ té ftfc it i-I- -* IS r.is it il \u2022s u h 3 te i.t- ie *d n )- la >-t-I- ara vant, la jeune femme fera \u2014 comme Scar-ett \u2014 vibrer bien des coeurs : celui de Bill Duncan, marin rustre qui l'aime d'un amour impossible, et celui de Douglas Steele, Jeune homme bien sous tous rapports dont eiie refuse systématiquement les demandes en mariage.Ce destin léger sombrera toutefois dans le drame, avec l'arrivée d'un inquiétant métis qui convoitera et agressera Courtenay \u2014 Scarlett n'avait-elle pas subi semblable sort ?Dernier point commun entre les deux oeuvres : Margaret Mitchell utilise certains termes et véhicule certaines Idées qui, aujourd'hui, ne passeraient absolument pas.Dans Autant en emporte le venu cela concernait les Noirs et l'esclavage.Id, les Asiatiques,-qui deviennent « Japs et chinetoques ».Mais, comme le fait remarquer Debra Freer en postface, « tout en étant en avance sur son temps, Margaret Mitchell en faisait pleinement partie.A son oeuvre de fiction, elle a intégré ce qu'elle connaissait du monde réel, créant des personnages qui s'exprimaient dans le langage de leur époque, une jprx]u?où la plupart des gens de mer par?laient avec mépris des autres races.» Là ne se trouve toutefois pas l'essentiel de Laysen disparue qui, contrairement à Autant en emporte le vent, s'attarde davantage sur l'histoire d'amour que sur la page d'histoire.LAYSEN DISPARUE.Margaret Mitchell.présentation *~ de Debra Freer.traduction de Roanne V Mayoux\\ Gallimard.Paris.1996,172 pages. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 1\" SEPTEMBRE 1996 Livres ROMAN kis : une intensité occasionnelle Réginald Martel Errances est une sorte de monument.L'auteur raconte longuement la fuite de son héros, Boris, jeune officier brésilien impliqué dans un coun révolution- naire, son séjour d'une vingtaine d'années en Europe, son retour enfin au pays natal, à la faveur \u2014 suspecte \u2014 d'une amnistie.Plusieurs de nos meilleurs écrivains étant nés à l'étranger, l'exil, volontaire ou non, est un thème répétitif de notre littérature.Le choc culturel lié à cette expérience semble plus fort lorsque le pays d'origine appartient au tiers monde.\u2022Pensons à Dany Laferrière, par exemple.Sergio Kokis, né au Brésil, vécut son exil d'abord en Europe.Entre la vie de Boris et celle de M.Kokis, il existe certainement des liens.Il importe peu, dans ce cas comme dans tous les autres, de faire la part de la fiction et de l'autobiographie.Un des thèmes principaux d'Errances nous invite d'ailleurs à cette prudence : la vérité d'une vie, si peu banale soit-elle, n'a pas tant de sel qu'elle ne puisse bénéficier de l'ajout de quelques inventions.Celles-ci lui donneront au moins un certain panache.Sauvé par miracle de la vindicte du régime des militaires, Boris arrivera donc en Europe, porteur d'une aura de héros exotique qui lui ouvrira bien des portes.Même s'il a perdu la foi révolutionnaire, une certaine prudence lui suggère de s'installer en Allemagne de l'Est où en plus, parait-il, un poète peut faire carrière.Ses succès littéraires ne suffisent pas à lui faire oublier le pays natal, ni surtout une certaine Clarissa, l'amoureuse laissée là-bas et dont SergR) Kokis Errances r*manu tri « .'iirm la pensée l'obsède sans cesse.Ainsi, après de nombreuses d'années d'aventures et d'errances, réelles ou imaginées, il quittera, sans trop savoir pourquoi, la femme qui l'aime et une vie relativement aisée.Rentré à Rio, où tout a changé, il aura le sentiment de vivre un nouvel exil, tant les gens, dont Clarissa, et les choses ont changé \u2014pour le pire.Une telle histoire, étalée dans un temps et un espace vastes, exige, pour conserver vive l'attention du lecteur, un minimum de tension dramatique et un judicieux assemblage des divers épisodes.Il y avait, dans le Pavillon des miroirs, une densité, une intensité qui ne se présentent dans Errances que de façon occasionnelle.Je ne saurais taire ma déception.Elle est d'autant plus vive que le matériau premier du Pavillon, l'âme brésilienne, avait de toute évidence marqué le style même de M.Kokis, à la fois baroque, réaliste et fantastique, capable de créer une poésie de l'horreur extrêmement riche.Est-ce un effet de l'exil ?Aucune force d'écriture ne viendra soutenir la narration des événements vécus-rêvés par Boris en Europe.À vrai dire, le personnage que s'est construit le protagoniste est assez falot.S'il peut dire et répéter des choses assez justes sur la vie et ce qui la construit, hasard autant que nécessité, il n'arrive pas ni ne cherche vraiment à entrer en paix avec lui-même, homme autrefois engagé dans des causes qu'il croyait justes, démissionnaire un peu honteux qui désormais sera ballotté par ses seuls désirs, humeurs ou nostalgies.L'art sera son refuge \u2014 ou son excuse.Ce qui nous vaudra de longues conversations philosophiques, esthétiques ou scientifiques avec des personnages épisodiques, artistes ou savants, palabres qui inscrivent ainsi dans le tissu du roman la dimension de l'essai, sans l'intégrer efficacement.Il s'agit en somme de longues parenthèses, étrangères à l'économie du grand roman populaire à laquelle M.Kokis semblait pourtant vouloir se plier.ERRANCES.Ser$io Kokis.Collection Romanichels, XYZ'éditeur, Montréal.1996.496 pages.>a c a lh an le ar er d le >e< u d< m a P 1 \u2022ri oi de er \u2022ai éi >o TC Sergîo Kokis 1 ce aj er P ff< ISI 11 ff or er d La « signature » de Nancy Huston Le troisième V sur Internet La Presse CAROtX-ANDREE LANIEL Maturation spéciale Depuis l'inoubliable Cantique des plaines.Prix du gouverneur général du Canada en 1993, depuis La Virevolte et Le Tombeau de Romain Gary, il est difficile de ne pas être attiré par un nouveau livre de Nancy Huston.Quel plaisir que de retrouver cette auteure, cette voix particulière, malgré l'agacement provoqué par toute cette médiatisation entourant la femme.Romancière et essayiste née à Calgary, maintenant établie en France, son quartier général et familial, Nancy Huston a le don de l.iire jaser.Lors de l'attribution de la plus haute distinction littéraire canadienne, par exemple: beaucoup de bruit parce que son roman Cantique des plaines était d'abord paru en anglais, sa langue maternelle, même si elle l'avait réécrit en français, sa langue d'écriture.Ou encore, lors des entrevues où elle apparaît, gracieuse et attirante, plus importante que son oeuvre.Elle a même signé un article provoquant dans Elle-Québec, commençant ainsi : « Je suis belle ».Et la voilà invitée à rencontrer, à titre de romancière, un médecin légiste dans le documentaire de Jean Chabot, Sans raison apparente, présenté au Festival des films du monde.Elle revient donc, Nancy Huston, et avec elle un livre à la hauteur de sa violence, de son écriture féminine et enragée, lumineuse et ironique.Il s'agit de Instruments des ténèbres.Ce roman en deux temps retrace la vie et la mort de Barbe Durant, une servante accusée en 1712 d'avoir dissimulé sa grossesse et fait disparaître le fruit de ses relations forcées avec son maitre.Son infortune l'a menée droit au bûcher réservé aux sorcières.On ne pardonne rien aux femmes, surtout NANCY HUSTON ments èbres pas de disposer librement de leur corps et de tout fruit qu'il pourrait porter.Narratrice de cet immense Instruments des ténèbres, Nada ( comme le néant, elle a éliminé le i de son nom quand il lui est « devenu clair que I, le je, n'existait pas >» ) s'est donné pour tâche de relater, avec l'aide de son daimon, son Satan à elle, la vie et les misères de Barbe.Elle aurait voulu créer à la manière de Dieu, « tout, d'un seul coup, dans un fabuleux éclat d'énergie » car elle trouve le roman d'une linéarité enrageante.Pourtant, cette même linéarité crée une tension, une attente, un sentiment d'impuissance qui ajoutent à l'intensité du récit et prêtent à la confession.Ce voyage en .aller et retour du^ Moyen Âge à aujourd'hui, au coeur de la féminité, du corps féminin, de Barbe à Nada, n'est possible uniquement que parce que cette dernière se sert d'elle-même, de sa vie ou, pour reprendre celte citation de John Berger, parce que « c'est la même vie ».Instruments des ténèbres est visité par les Walt Whitman, Shakespeare, John Milton et Byron.Il est un lieu où Nada converse avec son au-delà, réprimande et déjoue l'Histoire, retrouve sa mère et son pere, ses hommes et ses fautes et enfin, son frère jumeau qu'elle n'a jamais connu.Elle essaie d'écrire mais se laisse constamment distraire par sa peur, celle de vivre, sensible à toutes formes d'expressions de vie, même celle, aussi banale soit-elle, des hortensias.Et cela ne nous laisse pas indifférents.Texte dense, poétique et politique dont les thèmes, l'écriture, la manière, le souffle, le regard en font un roman très féminin.Ce n'est pas un défaut mais un style.C'est une signature.INSTRUMENTS DES TÉNÈBRES, Nancy Huston.Actes Sud / Leméac, 1996, 409 pa- 9* Valium, le roman a venir de l'écrivain Christian Mistral, qui a récemment occupé la chronique judiciaire davantage que celle des lettres, est partiellement disponible sur Internet.Les neuf premiers chapitres occupent en effet un site Web (http://www.odyssee.net/ \u2014mistral/) qui, depuis deux mois, a vu l'ueuvic progresser.Le roman démarre en 1988 alors que « mon premier roman se promenait dans le monde depuis huit mois, mon destin se jouait en dehors de mon corps, les des étaient jetés.» écrit Mistral au chapitre premier.Après Vamp et Vautour, ce troisiè- me roman de la série Vortex Violet devrait être en librairie en novembre ( chez Lanctôl éditeur ).Les derniers écrits de Mistral, le diptyque Papier mâché I Carton-Pâte publie tête-bêche en un volume en mars 95.n'ont connu qu'un succès mitigé.n< < F a Christian Mistral Atelier 1 POÉSIE (formation) avec M.Bruno Roy Dates : 6 - 7 et 8 septembre 1996 Coût : 300 S ftwx Fondé le 26 |um 1990 et *\u2022>itué oans la région du bas Sa'nt-Laurent, le camp littéraire Fé'ix offre des ateliers de formation et de perfect»onnement en écriture f roman, nouvelle, poésie, enanson etc.) Atelier 2 ROMAN (perfectionnement) avec M.Robert Lalonde Oates : du 11 au 15 septembre 1996 Coût : 525 S Atelier 3 SCENARISATION (formation) avec M.Marcel Sabourin Dates : 20 - 21 et 22 septembre 1996 Coût : 300 S Atelier 4 NOUVELLE (perfectionnement) avec Madame Esther Croft Dates : du 25 au 29 septembre 1996 Coût 525 $ Atelier 5 ÉCRITURE CHANSON (perfectionnement) avec M.Robert Léger (du groupe Beau Dommage) Dates : du 9 au 13 octobre 1996 Coût : 525 S Pour information Bureau du Camp Littéraire Félix, Esprit-Saint (Québec) GOK 1AO TÉL.: (418) 779-2626 Nancy Huston auteur de \"Instruments des ténèbres\" le samedi 7 septembre â 14 h En collaboration avec vous invite à rencontrer i 1171, rue Ste-Catherine ouest Montréal tél.:849^8825 ENVOYEZ UNE PREUVE D'AMOUR AUX ENFANTS HANDICAPÉS m _ TIMBRES H DE PAQUES 1 800 263-1969 À Toccasion du XXVIe Congrès international de psychologie tenu à Montréal, parrainé par te Conseil national de recherches Canada et la Société canadienne de psychologie, celle-ci a décerné, par l'intermédiaire de la présidente du comité des fellows et des prix.Jean Pettifor, le titre de feilow de la Société au docteur Jean-Marc Chevrier, psychologue, en reconnaissance de ses contributions distinguées à la psychologie en tant que science et profession au Canada.Ce dernier présentait au congrès une conférence sur sa recherche scientifique intitulée : \"Épreuve individuelle d'habileté mentale pour enfants de4à9ansm.Ce test a été administré à 1 250 enfants francophones, dont ceux des minorités visibles et des autochtones, dans 100 municipalités des 16 régions administratives du Québec, par une équipe volante de 30 psychologues.Cette recherche couvrait 54 commissions scolaires, 112 écoles, 26 établissements privés et des cabinets de psychologues.C'est un test d'intelligence pour francophones, original, unique, comme il n'en existe dans aucun autre pays de langue française, et dont l'échantillonnage est très représentatif de toute la population de ces âges.g B 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE l« SEPTEMBRE 1996 Livres IDÉES Une société bloquée Le Fiqaro littéraire PARIS Voici la réédition de trois ouvrages déjà classiques : Le Mal français, Les Chevaux du lac Ladoga et la France en désarroi, publiés respectivement en 1976, en 1981 et en 1992, qui ont marqué par la justesse de leurs analyses de la société française.Qu'en est-il aujourd'hui ?La guérison a-t-elle commencé ?Le mal existe toujours, l'État n'a pas désenflé, le taux de chômage non plus, de nouvelles difficultés majeures sont apparues.Alain Peyrefitte en parle.e Mal français a paru voilà vingt ans.Son titre est naturellement entré dans la réflexion et le langage quotidiens.Était-ce le signe qu'il traduisait une réalité si flagrante qu'on ne pouvait la nier ?\u2014 L'expression est souvent reprise.Si je réclamais des droits d'auteur chaque fois qu'on me pille sans me citer, je serais riche.Ce que je souhaitais, c'est que mes observations provoquent une prise de conscience, propre à surmonter nos tendances traditionnelles.Ça n'a pas été le cas.en 1981, la gauche a gagné sur toute la ligne.Alors que je préconisais une réduction drastique des interventions de l'État, une valorisation de l'esprit d'entreprise, une diffusion de l'autorité, avec en contrepartie une extension de la responsabilité, c'est le contraire qui est arrivé.On a nationalisé à tour de bras en quelques mois.On ne revient là-dessus que très lentement.Le mal que je dénonçais voilà vingt ans n'a fait que s'intensifier.Notre État est victime d'une ' profllération de cellules, plus qu'aucun autre parmi les pays développés.Nous sommes le triste champion, parmi les sept pays les plus industrialisés, le G7, pour les prélèvements obligatoires et la dépense publique.C'est dramatique !.\u2014 Les Chevaux du lac Ladoga et, plus récemment, La France en désarroi complètent-ils le diagnostic du Mal français ?\u2014 La France en désarroi, éditée en 1992, rééditée en 1993 et en 1994, est en quelque sorte la mise à jour du Mal français, le constat de l'aggravation de ce mal après une dizaine d'années de socialisme.Les Chevaux du lac Ladoga, c'est autre chose : une réflexion sur la justice, sur la dérive qu'eue connait en France et dont j'ai été témoin quand j'étais garde des Sceaux, entre mars 1977 et mai 1981.La justice, en France, est exercée par une immense majorité de juges scrupuleux et raisonnables.Mais il y a aussi une minorité agitée et agitante \u2014 que j'appelle le « clan » \u2014 bien décidée à imposer aux autres sa voionté politique.Elle a développé une philosophie pénale qu'on peut schématiser ainsi : ce n'est pas le criminel ou le délinquant qui est coupable, c'est la société.Il faut d'abord la changer, et il n'y aura plus de criminels ni de délinquants.Il ne faut donc pas punir, mais prévenir ; ni maintenir les peines une fois qu'elles ont été prononcées, mais permettre au juge d'application des peines de les lever peu après.Cette mode intellectuelle, devenue « politiquement correcte », est une déviation mentale, contre laquelle ce livre et mon action pendant ces quatre ans ont engagé le fer.\u2014 Dès 1976, dans votre constat, vous dressiez le portrait pluridisciplinaire d'une « société bloquée » : un livre total n'était-il pas le seul moyen de mieux comprendre la gravité des faits ?\u2014 J'ai essayé de replacer les problèmes français dans la longue durée.Ce n'était ni un traité de sociologie, ni une thèse d'histoire, ni des Mémoires, ni un manifeste politique, mais une tentative d'échap- PHOTO LA PRESSÉ Le retour des Inactifs \"V* V DILBERT PRINCIPLE \u2022tti'Mf 1i »\\» on mm Alain Peyrefitte per à la loi des genres, en me servant d'exemples vécus : oui ou non, la France est-elle atteinte d'un mal persistant ?Quelle est la voie de la guérison ?Je crois que ce livre a décrit nos mentalités profondes, qui demeurent ; et que la grille d'interprétation qu'il propose est toujours valable.\u2014 En parlant de «< société de confiance » et de « défiance » dans Le Mal français, aviez-vous déjà en germe vos deux derniers ouvrages parus en 1995 chez Odile jacob.Du Miracle en économie et La Société de confiance ?\u2014 Oui, c'est un sujet de thèse À lire que j'avais inscrit en 1948, et dont tous mes livres annoncent la parution depuis vingt ans.C'est l'aboutissement de presque un demi-siècle de réflexions autour de ce thème.Traditionnellement, en France, comme dans un certain nombre de pays, l'individu n'est pas censé savoir par lui-même ce qui convient à son cas.Dans une société de confiance, on fait confiance à l'individu pour qu'il trouve lui-même son intérêt, en harmonie avec l'intérêt général.Question de culture.Ces thèmes théoriques, je les aborde dans Le Mal français à partir de cas concrets.\u2014 Après le diagnotic de 1976, renforcé par ceux de 1981 sur la justice et de 1992 sur la société globale, pensez-vous que de nouveaux maux sont apparus en France et qu'ils sont également structurels ?\u2014 À 40 p.cent de prélèvements obligatoires, disait M.Pompidou, puis M.Giscard d'Estaing, on entre dam le socialisme.Nous sommes à 45,6 p.cent avoués, et on ne dit pas qu'en réalité les dépenses publiques dépassent 56 p.cent du PIB, si l'on tient compte de l'endettement des établissements publics et des collectivités locales.Commet lutter contre les déficits sans tailler dans ce que M.Juppé a appelé la « mauvaise graisse » ?L'important est de ménager Ses muscles et les nerfs.Seulement, le gigantisme sociologique, idéologique, électoral, du complexe étatique est devenu tel que celui-ci peut opposer son veto à toute réforme le concernant.\u2014 Estimez-vous que, si Ton ne guérit pas ce « mal français », ce que Ton appelle la « fracture sociale se transformera en déflagration, ou en décomposition ?\u2014 Cette fracture est provoquée par le contraste, de plus en plus insupportable, entre ceux qui sont atteints par le chômage ou qui vivent dans cette anxiété, et ceux qui y échappent, parce qu'ils ont la garantie de l'emploi ( ou de la fortune ).Les chômeurs représentent, pour l'ensemble de la France, 12 % de la population active \u2014 beaucoup plus qu'en Angleterre ( 7 % ) ou aux États-Unis ( 6 % ).\u2014 La réédition de ces trois ouvrages est-elle le signe d'une inquiétude croissante, ou une nouvelle exhortation à un sursaut ?\u2014 Les éditeurs ne sont pas des philanthropes, cette initiative d'Omnibus répond à une attente, particulièrement des jeunes.Sans une réforme intellectuelle et morale, on n'arrivera pas à surmonter le mal français aggravé de 1996.Nous sommes dans une situation difficile.Mais nous avons de grands atouts.Notamment, notre grande capacité de redressement.Il n'y a pas de fatalité.Donc, ne nous laissons pas aller au fatalisme ! »> DE LA FRANCE ( LE MAL FRANÇAIS, LES CHEVAUX DU LAC LADOGA et LA FRANCE EN DÉSARROI ), Alain Peyrefitte.Nouvelle édition revue et mise à jour.Omnibus, Paris, 1996.1339 pages.THE END OF WORK, THE DECLINE OF THE GLOBAL LABOR FORCE AND THE DAWN OF THE POST-MARKET ERA, Jeremy Rifkin.Tar-cher / Putnam Book, New York, 1996.350 pages.THE DILBERT PRINCIPLE, Scott Adams.HarperCollins, New York, 1996.336 p.L'ARRIVÉE DES INACTIFS, L'IDOLE DES INACTIFS, LA RÉVOLTE DES INACTIFS et LE RETOUR DES INACTIFS, Denis Côté.La courte échelle, Montréal, 1996.158, 154, 152 et 157 pages.À paraître en septembre : WHEN WORK DISAPPEARS : THE WORLD OF THE NEW URBAN POOR, William Julius Wilson.Knopf, New York, 1996.À paraître en novembre : LA FIN DU TRAVAIL, Jeremy Rifkin, traduit par Pierre Rouve.La Découverte, Paris, 1996, 400 pages.\u2022 La guerre du travail Aux champs, en usine puis maintenant dans le secteur des services, le main-d'œuvre humaine est délogée par l'Informatique et la robotique.MARK) ROY Avec The End of Work et The Dilbert Principe, Jeremy Rifkin et Scott Adams signent deux des ouvrages qui, dans des registres radicalement différents, ont eu le plus de retentissement depuis un an aux États-Unis.Avec ou sans humour, l'un et l'autre sont d'accord pour dire que \u2014 la phrase est de Ritkin \u2014 le lieu de travail « est devenu une véritable zone de guerre ».Rifkin décrit longuement les deux armées en présence : d'une part, une élite contrôlant la technologie, l'information et les forces de production ; d'autre part, un nombre croissant de travailleurs vivant sans espoir d'être intégrés à l'économie post-industrielle.Quant à lui, Adams décrit les combats se déroulant sur le front de cette « guerre du travail ».Son entreprise-type est composée de hordes de travailleurs qui, dans une ambiance tenant à la fois de Kafka, d'Orwell et de la tour de Babel, sont inexorablement poussés vers la folie par des cadres vindicatifs et incapables, ou carrément éjectés de leurs fauteuils par le progrès technologique.Est-il si surprenant qu'il existe sur le Web un site ( www.ray-boss.com ) où chacun peut explorer à loisir les turpitudes des employeurs ?Qu'il se soit créé dans certaines entreprises des comités de dilbertisation voués au dépistage de la folie et de l'absurde?Et que, comme le signale Rifkin, les autorités américaines aient enregistré 111 000 actes de violence, dont 750 meuitres, sur les lieux de travail en 1992 ?( Encore ces chiffres sont-ils dépassés : en 1994, on parlait plutôt de 160 000 actes de violence et de 1071 meurtres, selon le USA Today du 8 août.) Les cols de silicone Dès le départ, Jeremy Rifkin met les choses au clair : le « chômage technologique » n'a pas débuté avec l'apparition de l'ordinateur mais bien il y a 150 ans, dans le secteur de l'agriculture, lorsque John Deere a produit la première charrue en métal, puis des machines agricoles de plus en plus sophistiquées.En 1875, les trois quarts de la main-d'oeuvre américaine travaillaient dans le secteur agricole ; aujourd'hui, celui-ci n'occupe plus que 3 p.cent de la force de travail.À partir de ce moment, des masses de travailleurs se sont donc déplacées vers le secteur industriel.Mais l'emploi dans celui-ci a commencé à décliner il y a longtemps déjà.Dans les années 1950, 33 p.cent de la main-d'œuvre travaillait en usine ; cette proportion a chuté de moitié aujourd'hui, parallèlement à une augmentation exponentielle de la quantiiê des biens produits.Nouvelle migration de la main-d'oeuvTe, cette fois vers le secteur des services.Or, celui-ci apprend à son tour à fonctionner sans travailleurs \u2014 à quand remonte votre dernière transaction avec un caissier humain de votre institution bancaire ?Et c'est là que l'ordinateur donnera son plein rendement.Il y avait six ordinateurs dans le monde en 1951 ; il y en a 100 millions aujourd'hui ( assistés de 630 000 robots industriels ) ; il y en aura un milliard en l'an 2000.Et leur puissance double à tous les 18 mois.Il ne reste qu'un secteur en croissance : celui du Savoir et de l'Information.Celui non des cols bleus ou des cols blancs, mais des « cols de silicone ».Aux États-Unis, ce groupe compte actuellement pour vingt p.cent de la main-d'œuvre et encaisse des revenus ( 1755 milliards par année ) supérieurs à » La plus vieille, oui.Mais de seulement quelques mois.Il faut dire, toutefois, que Valérie a beaucoup vécu.Originaire de Québec, elle travaille depuis l'âge de 12 ans et vit seule en appartement depuis qu'elle a 16 ans.Actuellement, elle termine un dec en sciences humaines.Elle songe à poursuivre ses études dans le domaine des communications.Quoi Alexandra, 19 ans Alexandra n'est pas la plus jeune du groupe de colocs.Mais presque.Elle arrive de Vanier en Ontario et s'ennuie déjà un peu des siens.« Je n'ai pas décidé de faire Pignon pour venir à Montréal.Je voulais vivre quelque chose de différent.C'était juste pour partir.Juste pour changer d'environnement », précise-t-elle.L'adaptation est néanmoins difficile.« Vivre avec six autres personnes, c'est dur.Des fois, je me sens comme si j'ai pas rapport.Je me dis que je ne devrais pas être ici.» Dimitri, 18 ans Dimitri va fêter ses 19 ans en novembre.Il vient de Beauport et s'embarque dans l'aventure de Pignon sur rue sans pudeur.Souverainiste convaincu, il aime le sport.« La vie, croit-il, ça ne s'applique pas, ça se rêve.» Livres Al IOMI III J \\ ¦ I» I N michael delisle LONG GLISSEMENT poÉStt tomeac Les poètes aussi vieillissent GILLES TOUPIN Cm est bien connu, la vie w n'est pas une sinécure pour les poètes.Prenez Roger Des Roches, ne dit-il pas qu'il est l impossible de ressentir le plaisir à regarder le temps / ( le loup de l'ordre ) mordre tout ce qu'on lui offre 1 ?Prenez Michael Delisle, ne doit-il pas l'affronter, la vie, [ tête casquée, d'un socle à l'autre et s'écraser sur le sol ] ?Terrible la vie pour ces écorchés mais quand même parfois lumineuse, surtout lorsqu'un enfant la traverse et que ( chaque geste signé L'ENFANT couvre le sol de dentelle ] ( Des Roches ) ou bien lorsqu'elle révèle qu'il y a [ Tant de choses à savoir, tant de lettres à combiner ] ( Delisle ).Deux recueils de poésie donc, deux façon d'affronter la vie.Le Propriétaire du présent, de Roger Des Roches, étonne d'abord par son contenu.Où est passé le célibataire de Tout est normal tout est terminé ( 1987 ), où est passé cet être triste qui décide aujourd'hui de s'accorder [ le don de la conscience ], qui s'émerveille du matin et du sommeil [ lancé derrière moi comme une pierre 1 et qui fait la part grande à un enfant qu'il se plaît amoureusement à observer dans ses rapports au monde ?Les poètes aussi vieillissent et font des enfants.La réalité, à force d'être martelée par les interrogations, change ses éclairages.Le temps est au coeur de ce nouveau recueil \u2014assez similaire d'ailleurs dans sa forme au dernier ( La Réalité, 1992 ) \u2014 qui se contente de descriptions presque ' fades d'événements quotidiens, anodins \\ l'écriture le matin dans le bureau, le paysage, les choses.[ Le matin, écrit-il, lèche mes joues, même si je tremble.] On se demande où le poète veuî en venir avec cette succession de constats et d'images souvent fragiles, jusqu'à ce que la dernière partie du livre, intitulée L'enfant, vienne donner forme à la réalité fuyante : [ À l'origine du langage, il y a un enfant qui veut boire ou manger ].Le Propriétaire du présent n'est pas le meilleur livre de Roger Des Roches.On se demande sans cesse, devant la froideur du propos, où le poète veut nous entraîner et, surtout, pourquoi est-il devenu si avare de cette langue qui nous avait tant éblouis dans Le soleil tourne autour de la terre ( 1985 ).Brault, les bonheurs Même austérité dans Long Glissement de Michael Delisle mais cette fois avec un penchant nettement plus poussé pour la prose, pour l'énoncé qui approche l'aphorisme.La langue, là aussi est un peu terne, non linéaire malgré tout ; elle se veut l'outil d'un regard qui veut découper le monde pour le soumettre.Le recueil est une quête énergique où la parole n'exulte pas.Le poète scrute la vie et la découpe au scalpel comme une suite de petites vérités durement acquises.Cela donne des choses comme ceci : [ Maîtriser le métal.Archiver mon origine.Avec un printemps vert et de la publicité, et avec ça, croire aux récompenses.Je veux remettre à zéro.Accomplir une mission.] Ainsi le sens échappe souvent au lecteur mais la phrase se refuse à toute mièvrerie et l'attrait pour la relecture est permanent.C'est là que se tapit le poétique chez Michael Delisle.Voilà qui contraste beaucoup avec un Jacques Brault qui écrit, dans Au Fond du jardin, qu'[ Écrire en toute clarté, cela existe si peu qu'on oublie de s'en étonner J.Dans ce livre, sous-titré Accompagnements, le poète a rassemblé quelques courtes rêveries et réflexions sur la littérature et la vie qui méritent tous les éloges.Ces essais miniatures de deux ou trois pages chacun sont écrits avec ferveur et un bonheur communicatif.Brault y parle de tout et de rien, de quelques héros romanesques qu'il identifie par leurs prénoms, de la tendresse, de récriture, de la libre philosophie, du secret, de l'amour, bref de coups de coeur délicieux.Il se met ainsi à l'écoute de la vie et nous livre des esquisses remarquables et gracieuses sur ce qui croise son chemin : pensées, êtres ou choses.[ La mémoire écrivante rumine la rumeur qui nous remue en tous sens, écrit-il dans Rumeurs.La tristesse de n'être bientôt plus rien, même pas une ombre échappée des ombres, déteint subtilement sur les mots les plus limpides.On devine alors qu'on n'écrit que pour soi, à un soi-même inconnu, jamais né sauf en l'autre, figure ambiguë du dédoublement et qui désengourdit la stupeur d'être deux \u2014 innombrable.] Les bonheurs de cette lecture sont intarissables.LE PROPRIÉTAIRE DU PRÉSENT.Roger Des Roches.Les Herbes Rouges I Poésie.Montréal.1996.96 pages.LONG GLISSEMENT.Michael Delisle.Poésie Le-méac.Montréal.1996.120 pages.A U FOND DU JARDIN.Jacques Brault.Collection Chemins de traverse.Éditions du Noroît.Saint-Hyppolyte.1996.143 pages.'% Util ll'KMl NI 2411918 ANTHOLOGIE DE LITTERATURE QUÉBÉCOISE Michel Laurin EDITIONS CEC INC.Une antotoge destinée d'abord aux etucants de niveau coMoai.et qui est auss un beau livre pour tous.L'Antnotigie de fa littérature québécoise txosse un panorama neul.vivant et unique de noce 'ttérature parieMs (ferrais pen.nents aes oeuvres les plus marquantes de notre histoire littéraire.De l'époque de la Nouvelle-France à aujourd nui.le lecteur observera comment la imerature d'un peuple est mouiee par son destin historique.Prix 29.95 S iii m i Mi wËÊ 2414057 L'AUTRE RIVE Yvonne Kason ÉDITIONS OE MORTAGNE Cet ouvrage recense des temoçiages de personnes ayant vécu des événements extraordnatres tête que les expenences de kundaJmi.mystiques ou d'éveil des (acuités psychiques, de mort imminente ou encore de créativité nspirée.Cet ouvrage très complet eipique ces phénomènes, les classe, en deent les symptômes et révolution, suggère la bonne manière de les vivre, de «b aaepir ei lie imeyrw d m vw de tous les tous.LA MAGIE DE L'EAU Mary Muryn ÉDITIONS DE MORTAGNE À une époque où le bain n'est plus qu'une mesure d'hygiène, La magie de l'eau vous propose de renouer avec le rrtuel du bain, ses bienfaits thérapeutiques, ses vertus apaisantes et ses plaisirs sensuels.Découvrez les bains homéopamiques.métaphysiques, de beauté, aphrodisiaques.2414054 B6 LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE I\" SEPTEMBRE 1996 MOTHER NIGHT Une habile manipulation ! EN COMPETITION HUGUETTE ROBERGE Tout le propos de Mother Niaht de Ketih Gordon ( États-Unis ), présenté hier en compétition tient dans cet avis que le héros central, l'écrivain Howard W.Campbell ( superbe composition de Nick Nolte ) accusé de crime de guerre, nous sert, en connaissance de cause : « Il faut faire très attention à ce qu'on prétend être, car on finit par devenir celui qu'on prétend être.» Adaptation du roman homonyme de Kurt Vonnegut, ce film noir comme les perles d'humour dont son dialogue est truffé, a été entièrement tourné.à Montréal, mais durant la projection, vous l'oublierez complètement.Combinant les éléments du thriller, du drame romantique et de la comédie noire, Mother Night ( renvoi au Faust de Goethe ) raconte une histoire humaine complexe, pour ne pas dire « tirée par les cheveux », à laquelle le spectateur est fortement tenté de se laisser prendre.Les scènes sont alternativement tournées en un très beau noir et blanc et en couleur, selon qu'elles se déroulent au présent ( en 1961 ) pour Howard W.Campbell ( Nolte ) dans la cellule où on l'a forcé de rédiger ses mémoires en attendant son procès, ou au récit de la sale histoire dans laquelle il a été piégé.Retour en arrière, dans les mois qui ont précédé le déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale.Quand la menace de guerre incite ses parents à regagner les États-Unis, après avoir séjourné plu- Nick Nolte sieurs années en Allemagne, Howard Campbell, qui vient d'épouser Helga Noth, fille d'un officier nazi, dont il est follement amoureux, décide de rester dans son pays d'adoption.Un jour, un homme l'aborde en anglais dans un parr^ pour !ui offrir, de Î2 psrî de Washington, la plus irrésistible mission dont puisse rêver un jeune dramaturge : assumer le rôle d'un partisan de la philosophie et de la politique d'Hitler, de manière à transmettre des renseignements importants aux États-Unis, via les mots codés d'une émission radio de propagande antisémite et d'exalta- t » />»\"» THE MO VIE NETWORK - TSN « THE SPORT NETWORK - TVS ¦ TÉLÉVISION INTERNATIONALE - YTV « YOUTH fV \u2014 B 10 ?LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 1\" SEPTEMBRE 1996 Rock sans frontière : des hauts et des bas RICHARD LABBÉ \u2022 Drôle de situation au festival Rock sans frontière, hier au parc Emilie-Gamelin, ex-square Berri.D'une part, cette troisième journée du volet montréalais a donné lieu à de bons moments musicaux.Mais l'atmosphère qui y régnait a presque tout foutu en l'air.Ce samedi tout en rock a d'ailleurs démarré de façon assez laborieuse.Lors de l'ouverture du site, à 14 h 30, il n'y avait qu'une poignée de spectateurs à l'avant de la scène pour voir et entendre le premier groupe, Atomic Folk.Les gars du band montréalais avaient beau y aller de leurs meilleures pièces \u2014 dont la sublime « Going To Ca-lifomia » \u2014 la réaction du public était la même : quelques applaudissements polis, sans plus.Très désolant pour un groupe de ce calibre.En fin d'après-midi, le paysage était inchangé.Très peu de spectateurs à l'avant, et une centaine de gens allongés sur le gazon, à l'arrière, ne tendant l'oreille que très rarement.Certains étaient plus intéressés à observer cette plantureuse blonde qui repassait sans arrêt.Le public au départ, était assez bigarré: punks, skins, alcolos, et touristes, pour la plupart, qui montrait un désintéressement manifeste.Même les vendeurs s'en ressentaient.Les stands de bière étaient déserts, et les marchands de hot dogs étaient seuls avec leurs saucisses.Bref, le calme plat.La vie a semblé reprendre vers 19 h 00.Les fanas de rock, les vrais, se sont mis à arriver par dizaines.Selon les organisateurs, environ 5000 personnes se sont pointés au festival chaque jour, la majorité en soirée.Si l'ambiance n'était pas particulièrement géniale, les groupes, en revanche, se sont tous donnés à fond.Résultat ?De bons, très bons moments musicaux : Slam Corrida et son chanteur en pyjama, le groupe français Holy Land et sa version punky de « La poupée qui fait non », le punk rock débridé de A.F.L, et, bien évidemment, les montréalais Doughboys qui ont provoqué le plus gros « mosh pit » de la journée.Toujours aussi efficaces, ces Doughboys.Mais on enlève deux points au chanteur John Kastner, qui a passé le plus clair de son temps à pester contre la sono.Fait à souligner, aucun incident majeur n'est venu perturber cette! troisième journée du festival.La présence de plusieurs imposants agents de sécurité y est cènes pour quelque chose.Fallait les voir, tout de noir vêtus, avec un imposant arsenal à la ceinture.En gros, disons qu'ils étaient prêts à l'éventualité d'une guerre civile.Malgré tout, une constatation s'impose : le site actuel du Rock sans frontière est nul.Vachement nul.Organiser un truc d'une telle magnitude dans un des quartiers les plus mal famés de l'île relève de la folie.On veut bien vivre et laisser vivre, mais quand un mec un peu bourré décide d'uriner à dix pieds de vous et ce.en plein air.il est plutôt difficile d'apprécier pleinement ce qui se passe sur scène.Et je ne vous parle pas de mon voisin de droite qui s'est assis dans un restant d'épi de blé d'inde.a Heureusement qu'il y avait de la très bonne musique.le Rock sans frontière se termine aujourd'hui.de bons o 3àJ Vincent Ferez Le corçjeAû cité des anges version française de THE Cl >F ANGELS rtl » >r,tlt ».Le 22< festival du cinéma américain de Deauville s'est ouvert officiellement vendredi avec Pluie de roses sur Manhattan ( Bed of Roses ), une bluette sentimentale de Michael Goldenberg qui lorgne du côté des films de Cukor ou Capra.Mais c'est Mission : Impossible.le dernier Brian de Palma, qui devait ouvrir véritablement le feu hier soir, quand tous les festivaliers au- premier arrivé à Deauville ou ilv>«- ront rallié la ville balnéaire de Nor- journe depuis mercredi.Ni star ni mandie.faussement anonyme, il est cej>en- C'est Eddie Murphy qui a été le bien protégé.< Ht CUFFHANGER' POUR ENFANTS! Ckmiint S?«ttt.PR£Mf£ft£ LES C \"l\" N g W À S : FAMOUS PLAYERS \\ 1 ECRAN GL/IMT! QJPdUTÊ DV SONl 99 EN MATINÉE S£ REPRÉSENTATIONS AVANT 18h00 K?\" HORAIRES DU 1 AU S SEPTEMBRE ?.rVR3-J=l_JV.: BB&Ôjjj PARISIEN 4K- tvr Sta-Cattwma O 866-3856 TORNADE7LEFFACEUR (1aV>f 1 10-3 30-7 00-9 15 LE BOSSU DE NOTRE DAME (Gr 1 05 bOtf&STAR (13*r eirrvlun 3 00-7 05-9.45 LONESTAR (S T.F ) (13*r mar.mar jt>u 3 00-7 05-9 45 KANSAS CITY (VF.) (13*r ?10-9 30 PiNOCCHlO v F.tft-3:15 À TIME TO KILL (1 1 00*4 00-6 50-9 50 SUPER COR (13*'\" 1 10 HUf.CHBACK OF NOTRE OAME (G)' 1 20-4 15 PHENOMENE (G)' mar.mar pu 1 00-4 00-7 20-10 05 JACK (VF.) (Gr dim.lun 1 25-4 20-7 20-9 55 PHFNOMENON (G)* 7 30*10 C0 PARENTS SECOURS (G)* 1 40-4 30 CENTRE EATON 705 rt5e Ste-Cr.herioe O 985-5730 ?JACK(Gr 1 10-4 10-7 10-9 30 PUDDING CHOMEUR (SAC) \u2022 marmarjau 1 30-4 30-7 30-955 ?TIN CUP (G)- danjun 1 00-4 00-7 00-9 50 A VERY BRADY SEQUEL (G)* dim.lun 1 20-3 20-5 20-7 20- 920 TIN CUP (G)* mar.mtr.jtu 1 00-4 00-7 00-9 50 ?FIRSTKID (SAC)\" 1 30-4 20-7 30-9 40 ESCAPE FROM LA.(1*»r 4 30-7 40-10 00 CARPOOL (G)* 1 40 MOUSE ARREST(Gr 1 50 ?A TIME TO KILL (13*f 5 00-8 30 LOEWS 954 rue Ste-Cathtf me O 861-7437 CONTE D'ETE (SAC) \u2022 mar mer jtu 1 00-4 00-7 20-9 50 LES CAPRICES D'UN FLEUVE (13«r mar mer jeu 1 40- 4.40-7 40-10 00 A VERY BRADY SEQUEL (G)' mtr mtr ,tu 1 20-3 20-5 20-7 2A9 20 JACK (VF.) (Gr mar mer jeu 1 25-4 20-7 25-9 45 LONESTAR (13*r mar.mer jeu 12 45-3 50-6 45-9 25 I PALACE 6 law* 698.rue Ste-Cathenne O 866-6991 TOUS LES JOURS \u2022 TOUS LES FILMS 2.50$ il ?ERASER (16*r 12 50-3 20-7 00-9 30 \u2022TW15TER (Gr* 1 20-3 50-6 50-9 20 SPY HARD (G)' 1 40-3 40-5 40 DRAGONHEART (G)* 7 40-9:50 S TRIPTfcASE (13*r 1:10-4 00-7 20-9.40 KINGP1N (Gr 12 30-3 00-6 40-9 00 CABLE GUY (Gr 1 00-3 10-5 10-7 10-9 10 DORVAL 260 ave Oorvai 631-8586 ENTREE GENERALE 6.00$ - MATINEES 4.25$ MARDI A MERCREDI 4.25$ _ENFANTS A AGE O'OR 4.25$ THE CROW: CITY OF ANGELS (SAC) ¦ 7 10-9 40 dlm.lun V30-7 10-9 40 T»N CUP (Gr 7 00-10 00 dim.lun 1 20-7 00-10 00 THEFAN(13»r7 20d*m,luo1 40-7 20 .SOLO(13*r9 50 THE ISLAND OF DR.M OR EAU (1*»r 7 30-930 dimjun 1:15-7 30-9 30 t GREENFIELD PARK 3620.boul Tttchereau 671-6129 ENTREE GENERALE 6.00$ - MATINEES 4.25$ MARDI A MERCREDI 2.90$ ENFANTS A AGE D'OR 4,26$ ESCAPE FROM LA.(13*) 9 00 HOUSE ARREST (G) 7 00 dim.lun 2 00-7 00 ALASKA (G) 7 15-9 40dim.kin 1 30-7 15-9 40 LE BOSSU DE NOTRE DAME (G) d*n km 1.45 JOHNCARPENTER-LA.2013(1>*) 7 30-9 30 Am.iun 2 00-7 30-9 30 ?SON DIGITAL F.P.8-POINTE CLAIRE (Ponte-Clare» 185 boul Hymue PNENOMENON (Gr 7 20-9 55 CARPOOL (Gr dim.lun 1 25-4 15 EMMA (Gr 7 10-9 40 dim.lun 4 40-7 10-9 40 HOUSE ARREST (G)* drm *un 1 30 FIRST KID (SAC)'7 15-» 20 dim.lun 1 40-4 25-7 15-9 20 ?JACK (Gr 7 45-10 10 dfcm.hm 1 10-4 45-7 45-10 10 ?A TIME TO KILL (13*)' 7.00-10 00 dlm.lun 1 00-4 00-700-1000 A VERY BRADY SEQUEL (Gr 7 25-9 30 dlm.lun 1 20-4 20- 7 25-9 30 HUNCHBACK OF NOTRE DAME (G)\" ami lu n 1 45 TIN CUP (G)* 7 05-10 05 dim.lurM 10-7 05-10 05 ?TWSTER/ERASER (1a>r 7 30-9 50dlm.lun 2 00-4 30- 7 30-t50 F.P\"8-GREENFIELD PK ' I 5000.boul Taschereau 672-2229 PiNOCCHlO VF.(Gr dim.lun 2 00-4 00 ?A TIME TO KILL (13*)* 7 00-9 50 ?JACK (Gr 7 25-9 40 dlm.lun 1 40-4 15-7 25-9 40 JACK (VF.)(Gr 7 35-9 55dim,lun 1 50-4 25-7 35-9 55 SOLO(13*r 7 15-9 15 CARPOOL (G)* dim lun 1 45-4 30 FIRST KID (SAC) ' 7 30-9 35 dlm.lun 2 10-4 40-7 30-w 35 ?TWISTER/ERASER (1e>r 7 10-9 25dlm.lun 1 30-3 45-7 10-9 25 ?TORNADETL'EFFACEUR (1a>r 7 20-9 35 dwn.lunl 35- 3 50-7 20-9 35 PARENTS SECOURS (G)\" dim.lun 2 05 TIN CUP (Gr 7.05-9 45 dlm.lun 4 20-7 05-9 45 LAVAL 1600 boul LeCorfcusier 688-7776 A OOLBYI o i t 11 a L ANGRIGNON ^4-2*43 rt77M hnn * O- ?DToôJTtlMB VERSAILLES mm CENTRE LAVAL 68e-7ro Place VsrvaiUet * -J M lUKleCortanwf * O Mf1«?0t |«7?-tM0 VERSION ORIGINALE ANGLAISE CENTRE EATON *5-5r7l5dhn.lunl 45-7 15 HUNCHBACK OF NOTRE OAME (QT '*\" t »«\u2022 » s\\.r\\i IKtv - VERSAILLES Ptaoa Ver sat ita* \\3-7 :T;r.?TORNAOCA.-EFFACEUR (18>r 7 15-9 40 dknjun 1 10- 3 30-7 15-9 40 ?JACK(Va».)(Or7«5-9 25dlmJun 1:15-3:50-7:05.9 25 ?ESCAPC FHOM LA.i A*ivN*oa '3>«?4t ***** »g maliiii)* r tafcR4aaQl:tO0-*1O0:lS-fcR) '.s- î?S5î (ko.s m** Mo 1* BERRI V CaTlOWaJOO {v.fUnçami M} »|J30*30 mu ou m.IHWJ, 3J0SJ0 -730M0 BOUCHERVILLE -PV Maéiàf 20 rt*> aa* M»*»* 449 Mfl4 CmOfSAMttUM) irîîî!?; 1M ¦ kit \u2022 040 \u2022 740 \u2022 t* Jau.6» \u2022 Ml Jeu 700 t.» (nîS\" ¦ vêtu*j?1?» oio'ïls - 7 45-0.45 JM.7:45-0:45 i|va JM -735-0-35 735 035 CENTRE-VILLE PV I ;M|î \u2022:,-o» »-.-.«tW è- \" 1 AS-4 15 tni-7J0M.:43|.7 ' la 31 août « M Ma aaat 0 730 LAVAL 2000 PV COROMAM gît OBI MJMMJJ gj) (v ftançaaw) 5arr.D-n al Lurv: 230 \u2022 3 45 \u2022 5 30 - 730- 0:15 Va^lPar au Jau.730-0-10 :tv trancaraai d3i Sam.Dm ai Lun.2 10-330 - 0 30 Van.Mar au Jau 430 LAVAL (Carrefour) PV 730 JOUR RM) (va on Van.au 13$ lV(VA 330-9 1 (I3an».Van.auI Jau.»15 L\"itl DU OR MOREAU 11 Van.au Mar : 130 - 330 \u2022 530 - 730 Jau.7 M-940_ \u2022 Of OIL MORIA4I Van.au Mar.: 130 \u2022 330 - 330 \u2022 730 Jau 730-040 >MM> au Mar 135-4 15 730-935 Jau.730.r3S FAR rnai) rv o angMnat (13 anai a Van Lun.au Ma».1 40-435-735-0: Sam a» Dm 1 40-435-015 Jau.735 030 (vAarajf \u2022ravajaj la 31 août ai te iar : OU «VIOLS (LI) (vo (G) van ju Mar 1.45-430-7 10 Jau 7 10-920 LAVAL (Galeries) PV Si5 x»l IrCpW We'iÏÏ\"'- IMMaATRa1al0lI)(v.tr«nçaaja)(i3an^a Van.au Mar 130 -430 -735 035 JM.: 735 035 :{vAinMaiMi(0) Van au Mar i 10-3:10-f15-730-025 Jau.730 035 _ 430-710 Jau: 7:10 1(v Van.au Mar 1 025 (v.(vAiwaMin Van.au Mar 130-330-131 \u2022T3J-030 Jau: 730 030 rrUPODSlvA anoMraa)(Gia Van au Mar 130-330-530-730-030 Jau:730 030__ {SjpJRoTft'ttS 031 Jau: 040 -035 (va (O) Van.au Mar OtATKOA (v Pançama) «G) * Van au Mar 135-331' iivAangMmer* Van.au! 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