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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Plus
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1996-09-14, Collections de BAnQ.

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[" B Montréal, Samedi 14 septembre 1996 Plus Lu Presse ÉDITORIAL / OPINIONS / MONDE / MAISONS D'ENSEIGNEMENT Un fossé entre employeurs et chercheurs d'emploi Marie-Claude Lortie Un vaste fosse sépare les employeurs d'un imponant bataillon de chercheurs d'emploi, un fossé qu'on pourrait aussi appeler paradoxe.Selon les données de la dernière étude d'importance menée au Québec sur les besoins en main-d'oeuvre, on constate en effet que 70 % des employeurs qui ont des postes à combler ont de la difficulté à recruter du personnel.Pourtant, 11,8 % de la population québécoise est au chômage.Que se passe-t-il ?Comment se fail-il qu'avec un si peu de postes vacants \u2014 il y a actuellement environ un emploi libre pour 15 chômeurs \u2014 et tant de travailleurs disponibles, les employeurs n'arrivent pas à trouver le personnel qu'ils cherchent ?C'est pour répondre à cette question et avoir le portrait le plus précis possible du décalage entre la main-d'oeuvre disponible et celle dont les entreprises ont besoin, que le ministère du Développement des ressources humaines du Canada et la Société québécoise du développement de la main-d'œuvre, en collaboration, ont commandé une étude, amorcée l'an dernier par Statistique Canada et le Bureau de la statistique du Québec.À l'été 1995, des questionnaires ont été envoyés à 21 000 entreprises de plus de 5 employés.Près de 13 000 ont répondu.Leurs réponses ont permis de constater qu'il y a effectivement au Québec d'importants problèmes de recrutement.Environ 70 % des entreprises disent en souffrir.Selon les données récoltées, il se pourrait que ce problème soit relie, en partie, à la capacité même des entreprises à gérer efficacement leurs activités de gestion des ressources 'humaines.Mais selon les employeurs, le problème prend ses sources ailleurs.Les compétences élémentaires De prime abord, on pourrait Défi EMPLOI croire que s'il y a un tel fossé entre main-d'oeuvre et employeurs, c'est parce qu'il manque au Québec de personnel hautement qualifié, de scientifiques hyper spécialisés et autres bols de l'informatique que les institutions québécoises ne réussiraient à produire en assez grand nombre pour alimenter les nouveaux besoins des entreprises.Mais selon les employeurs sondés, ce n'est pas le cas.Même si 40 % des entreprises ont dit avoir de la difficulté à recruter du personnel qualifié, seulement 17 % de leurs postes vacants sont destinés à des professionnels et des techniciens hautement qualifiés.Pourquoi alors y a-t-il un problème de recrutement ?Environ 70 % des employeurs vises \u2014qui cherchent à combler une majorité de postes dans la vente et la production \u2014 ont répondu que le problème, c'est qu'ils n'arrivent pas à trouver des gens compétents et la moitié ont affirmé que les candidats manquaient aussi trop souvent d'expérience.« À ce moment-là de l'enquête, on s'attendait à ce que les employeurs ciblent le manque de compétences particulières, de techniques précises liées à des postes spécifiques », explique un des auteurs de l'étude, Sylvain Belisle, économiste au ministère fédéral des ressources humaines.Mais ce n'est pas là la réponse principale que les employeurs ont fournie, autant en focus group, qu'en répondant au questionnaire.En effet, les compétences manquantes les plus souvent identifiées par les employeurs étaient tout autant \u2014 sinon plus \u2014 des compétences dites « personnelles » que des compétences bien spécifiques.En fait, 40 % des employeurs ont déclaré que si les candidats ne sont pas compétents, c'est parce qu'ils n'ont pas les « qualités personnelles » requises pour l'emploi, soit la confiance en soi, l'honnêteté, et le sens des responsabilités nécessaires.En outre, 32 % des répondants ont dit avoir observé un manque de compétence en « relations interpersonnelles » et le quart des employeurs ont déclaré que si les candidats qu'ils rencontrent sont incompétents, c'est parce qu'ils ne savent pas lire, écrire et compter adéquatement.En parallèle, environ 37 % des employeurs se sont plaint du manque de connaissances techniques spécifiques des candidats.L'enquête ne spécifie cependant pas, pour le moment, quel genre de techni- Ou sont les «Vous voulez savoir pour quels emplois on n'arrive pas à fournir assez de candidats?», lance Normand Corbeil du service de placement de l'UQAM.«C'est clair: pour les postes de programmeurs-analystes.» Au printemps dernier, explique-t-il, une compagnie a attendu pendant plusieurs mois l'informaticien qui accepterait sa job à 40 000 S par année.Aucun diplômé de l'UQAM n'en n'a jamais voulu : l'emploi était à l'extérieur de Montréal.« Ils savaient qu'ils n'avaient pas besoin de la prendre, que quelque chose de mieux, à Montréal, peut-être mieux payé, allait leur être offert de toute façon », ajoute M.Corbeil.Encore et toujours, l'informatique semble s'imposer comme LE secteur de formation où le travailleur devient roi.Pourtant, l'étude menée conjointement par les organismes fédéral et provincial responsables de la main-d'oeuvre indique que ce n'est pas nécessairement là où se trouvent le plus grand nombre de postes vacants posant des difficultés de recrutement.En effet, l'étude montre que même si 37 % des entreprises qui ont de la difficulté à recruter du personnel n'arrivent pas à trouver des gens qui ont les « techniques particulières » nécessaires, on ne parle pas obligatoirement de con- naissances techniques hautement développées, que ce soit en informatique ou ailleurs.Ce que l'étude dit, c'est qu'à l'été 1995 : \u2014 plus du tiers des postes vacants étaient dans la vente et 85,1 % des entreprises oeuvrant dans le commerce de détail ont de la difficulté à recruter des travailleurs ; \u2014 90,5 % des employeurs avaient des difficultés à recruter des travailleurs de production, alors que le quart des postes vacants étaient dans la production et que le tiers des entreprises avaient l'intention d'embaucher des travailleurs de production ; \u2014 trois secteurs manufacturiers ont davantage de difficulté de recrutement de personnel qualifié : celui des métaux primaires, de produits métalliques et du matériel de transport.L'étude permet aussi de croiser plusieurs secteurs où sont concentres les employeurs déclarant avoir des postes vacants et ceux où les employeurs ont de la difficulté à recruter.Selon les données récoltées l'été dernier : Principales causes des difficultés de recrutement Compétences Expérience Scolarité Région éloignée Conditions de travail Travail temporaire Proportion des employeurs, en % Principales compétences à la source des difficultés de recrutement Techniques particulières Technologies de gestion Technologies de bureau Technologies de production Réglementation Vente, marketing Planification gestion Langue seconde Relations interpersonnelles Qualités personnelles Compétences intellectuelles Compétences de base 10 15 20 25 30 Proportion des employeurs, en 35 40 Source: Enquête sur les caractéristiques de la oemande de mam-d oeuvre SQ0M-DRHC Infographie L3 Presse ques sont en demande.Ces données doivent encore être analysées, explique M.Bélisle.Elles viendront plus tard.Mais selon Jacques Garon, directeur de la recherche au Conseil du patronat et membre du comité appelé à conseiller les auteurs de la recherche, mis ensemble, ces chiffres sont déjà éloquents.% Même si les employeurs semblent constamment à la recherche d'informaticiens et autres techniciens professionnels spécialisés, ils sont aussi les premiers à constater que globalement, les lacunes de la main-d'oeuvre les plus problématiques sont les plus élémentaires, explique M.Garon.Des déficiences de base « Ce dont on parle, c'est de chercheurs d'emplois qui sortent du secondaire et qui ne savent pas bien lire, écrire ou compter, qui ont des connaissances de base déficientes ou encore des problèmes de ponctuaiite et autres problèmes liés à l'éthique du travail.» D'après M.Garon, voilà le type de « qualités personnelles » auxquelles ont pensé les employeurs en biffant cette catégorie sur leurs questionnaires.S'il y a une leçon à tirer de ces données, croit-il, c'est donc qu'au-delà d'un perfectionnement de l'arrimage des programmes de formation au marché du travail, il faut se pencher sur l'éducation de base de la main-d'oeuvre actuel le et future.Il faut penser aux valeurs qu'on inculque aux jeunes en remontant la filière jusqu'à l'école primaire, la maternelle et à la maison, comme l'ont aussi conclu les états généraux sur l'éducation, explique M.Garon.« Il va falloir que notre société forme mieux ses travailleurs en en faisant d'abord des citoyens », dit-il.Sauf que les ministères qui ont commandé l'étude constatent qu'à ce chapitre, ils ne peuvent faire grand chose.« Nous, on n'a pas de prise sur les 'qualités personnelles' », explique M.Bélisle du ministère fédéral.« Tout ce que cette étude peut faire, c'est éveiller les chercheurs d'emploi à l'importance de ces qualités.» Manquer le bateau Environ 37 % des employeurs ont aussi dit chercher des compétences techniques particulières.Ces besoins, si on les connaissait, permettraient d'évaluer le contenu des programmes de formation.Mais ils ne seront dévoilés que plus tard.Sauf que selon Suzanne Girard, qui fait de la recherche à la CSN et a été consultée à ce titre durant l'enquête, ça ne fera pas grand différence, parce que ces données sont peut-être déjà dépassées de toute façon.« Il y a des limites à cet outil, dit-elle en parlant de l'étude.L'information pourrait être déjà périmée.Le vrai défi à ce moment-ci, ce n'est pas de savoir ce dont on avait besoin il y a un an, c'est de trouver un mécanisme pour mettre nos besoins en main-d'œuvre constamment à jour.» Lise Lapointe, de l'Association québécoise des entreprises privées de formation de la main-d'œuvre, opine dans le même sens.« Les emplois à combler ne sont pas tous super spécialisés.Certains sont à la portée de chômeurs recyclés.Sauf qu'entre le moment où on identifie le besoin et on met en place le programme de formation pour le remplir, la situation a déjà changé, dit-elle.Les délais sont beaucoup trop longs.>» Selon Louisette Jean, spécialiste en orientation professionnelle à l'UQAM, une partie de la réponse à ce problème passe les employeurs eux-mêmes.« Il va falloir qu'ils fassent leur bout de chemin, qu'ils comprennent que le meilleur investissement, c'est peut-être de choisir d'abord et avant tout des gens capables d'apprendre, plutôt que des gens qui ont une formation très pointue.A trop vouloir spécialiser les travailleurs à l'avance, sur les bancs d'école, on pourrait bien manquer le bateau.» \u2014 dans le papier: 32,3 % des employeurs avaient au moins un poste à combler et la moitié avaient de la difficulté à recruter ; \u2014 dans la machinerie : 29,3 % des employeurs avaient au moins un poste à combler et 76,7 % avaient de la difficulté à recruter ; \u2014 dans les produits électriques et électroniques : 27,4 % des employeurs avaient au moins un poste à combler et 68,2 % avaient de la difficulté à recruter ; \u2014 dans les assurances : 22,1 % des employeurs avaient au moins un poste à combler et 65,8 % avaient de la difficulté à recruter ; \u2014 dans les communications, 20,4 % des employeurs avaient au moins un poste à combler et 66,8 % des employeurs avaient de la difficulté à recruter.De plus, l'étude indique que les employeurs œuvrant dans les secteurs des produits électriques et électroniques, du matériel de transport, du papier, de la transformation des métaux, des communications, des services aux entreprises, de chimie industrielle, de machinerie et des produits plastiques, prévoient plus que les autres une hausse de l'emploi dans leur domaine.En revanche, les employeurs œuvrant dans la construction ( 30 % d'entre eux ) et le bois sont parmi les plus nombreux à prévoir une baisse de l'emploi dans leur secteur.Quelques prévisions.\t Parts des mtreprises qui à l'été 1995, prévoyaient une hausse de remploi par secteur:\t Produits électriques et électroniques\t39,4% Matériel de transport\t Première transformation des métaux\t28,8% Papier\t28,4% Machinerie\t27,2% Fabrication de produits métalliques\t28,8% Services aux entreprises (sauf assurance, immobilier et finances)\t23,7% Meuble\t23,4% Pétrole et chimie industrielle\t22,7% Produits plastiques et caoutchouc\t22,1% Communications\t21,8% Parts des entreprises qui, à l'été 1995, prévoyaient une baisse du nombre de leurs emplois, selon les secteurs:\t\u2022 \u2022* % Commerce de gros\t13,8% -.- Services de soins de santé et sociaux\t13,3% Services aux entreprises (sauf assurance, immobilier et finances)\t14,8% Industrie minière\t14,8% : 88MH8MH9iQ8\"Vt* Produits plastiques et caoutchouc\t14,8% Industries manufacturières (sauf vêtement, meuble et électronique) 15,3%\t Assurances\t18,5% Bois\t183% Industrie forestière\t18,8% Construction\t30,8% Parts des entreprises qui, à l'été 1995, ne prévoyaient ni baisse ni hausse du nombre d'emploi, selon les secteurs:\t Autres services (sauf ceux aux entreprises, restauration et hébergement)\t82,1% Agences d'assurance et immobilières\t82,8% * ¦ - Restauration\t78,7% Cuir, textiles et habillement\t733% Hébergement\t79,3% Services publics (sauf communications et transports)\t78^% * \u2022 Imprimerie et édition\t773% Agriculture, pêche et piégeage\t773% Transports et entreposage\t78,7% Source Enquête sut les caracsMUques de la demande de man d'oeuvre SÛ0M-DRHC LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 14 SEPTEMBRE 1906 Editorial La Presse André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson editeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef f Les cancres du texte Agnès Gruda renez un diagramme montrant dix silhouettes féminines alignées au-dessus des noms de dix pays.Chacune d'entre elles est surmontée d'un chiffre représentant la proportion de femmes oeuvrant dans le système d'enseignement du pays en question.Près d'un Québécois sur trois sera incapable d'identifier la proportion de femmes au sein du corps professoral d'une de Ces contrées.Pourtant, dans l'Ouest canadien, le taux d'incompréhension ne sera que de 19 p.cent.¦¦¦¦¦¦¦¦ La question provient d'un test mesurant le degré d'alphabétisme dans sept pays industrialisés.Jeudi, Statistique Canada rendait public le volet canadien de l'enquête, dont quelques bribes avaient auparavant trouvé écho dans les médias.Les résultats sont accablants pour le Québec, qui se classe systématiquement parmi les cancres.La tentation est grande de jeter la pierre à l'école qui ne formerait que des twits textuels.Et pourtant, quand on y regarde de plus près, la situation s'avère beaucoup plus nuancée.D'abord, quelques détails méthodologiques.Les six pays auxquels le Canada s'est mesuré sont l'Allemagne, la Suède, les États-Unis, la Suisse, la Pologne et les Pays-Bas.Les capacités de compréhension textuelle étaient classées en cinq catégories, selon la difficulté de la tâche à effectuer.Résultats : qu'il s'agisse de déchiffrer les instructions d'une bouteille d'aspirine ou de lire un texte sur la cultu- Une nécessaire collaboration es ministres de la Santé ont beaucoup parlé du sang, cette semaine, à Toronto.Mais on n'est guère plus avancé en ce qui a trait aux modalités de la réforme qui se prépare en matière de collecte et de distribution du sang au Canada.wêêêêêêêê Pour l'essentiel, ce qu'on a appris confirme ce qu'on savait déjà.Comme tout le monde \u2014et bien après les victimes d'erreurs désastreuses\u2014, les gouvernements ont fini par reconnaître que le système actuel comporte des déficiences majeures.Et qu'il devra être revu dans l'optique d'une redéfinition des responsabilités de chacun des intervenants, de la fixation de nouvelles règles de fonctionnement et d'un resserrement du contrôle des opérations.En se mettant rapidement d'accord pour repenser ce processus, les ministres n'ont fait que confirmer l'urgence d'une remise en question qui s'impose pour redonner confiance à un public ébranlé par l'affaire du sang contaminé et par les révélations entendues devant, la Commission Krever.Dans la même veine, l'annonce de la création d'une nouvelle agence gouvernementale responsable de ce dossier équivaut à une admission que, pour avoir des effets apaisants sur des citoyens inquiets, les changements envisagés devront entraîner une réduction de l'énorme marge de manoeuvre dont la Croix-Rouge bénéficie dans ce secteur.\"Pour le reste, on demeure dans le flou absolu pour ce qui est des structures, des pouvoirs et des moyens d'intervention de cet organisme en gestation.Mais, paradoxalement, cette imprécision est justement un révélateur de la complexité du problème.Un problème aux multiples facettes dont, évidemment, le bon vieux volet constitutionnel qui amène le Québec à faire bande à part au nom du principe de sa juridiction exclusive en matière de santé.Cette décision, bien que s'inscrivant dans la longue tradition autonomiste de tous les gouvernements québécois, n'apporte aucune garantie additionnelle aux citoyens auxquels il faudra démontrer qu'ils sont au moins aussi bien protégés que partout ailleurs au Canada avec une agence « nationale ».Et ce n'est pas en assimilant le sang à un médicament comme un autre ni en confiant ce dossier à des fonctionnaires dont la crédibilité n'est pas toujours très élevée qu'on y arrivera.Les autres provinces et Ottawa seront confrontés au même défi.Car c'est une chose de faire porter, avec raison, une lourde part de responsabilités à la Croix-Rouge dans ce gâchis.Mais c'en est une autre de créer de toutes pièces un nouvel organisme qui, tout en étant officiellement identifié à l'État, sera capable de faire vibrer la fibre humanitaire des citoyens pour les amener à donner de leur sang.Un peu comme si on rêvait de faire passer Cen-traide sous la responsabilité de fonctionnaires du ministère des Affaires sociales.La Croix-Rouge aussi devra, de son côté, accepter de faire des compromis pour continuer à jouer un rôle où, malgré ses erreurs, elle demeure irremplaçable.C'est-à-dire arriver à réconcilier le principe sacré de son indépendance absolue face aux gouvernements \u2014une de ses règles essentielles de fonctionnement partout dans le monde\u2014 avec son devoir de sauver des vies quand elle est en mesure de le faire.Rien n'interdit d'ailleurs de penser qu'en assumant des responsabilités réduites à ce titre, elle y gagnerait sur le plan du développement et de la visibilité de ses autres activités dont on entend assez peu parler.Sauf lors d'opérations majeures comme on l'a vu après les inondations au Saguenay.Tous les gouvernements ont encore beaucoup de travail à faire pour rétablir une situation normale dans le dossier du sang.Mais la meilleure façon pour la Croix-Rouge de refaire son image, qui a été gravement amochée dans cette affaire, serait de s'abstenir de bouder dans son coin et de garantir sa pleine collaboration.Pierre Gravel re des impatientes, le Canada s'est systématiquement classé dans le peloton de tête.Pris isolément, le Québec s'est tout aussi systématiquement classé parmi les derniers.Un exemple.Dans la catégorie du texte quantitatif, 22 p.cent des Québécois, soit plus d'un sur cinq, se sont classés au niveau le plus faible.Contre seulement 13 p.cent des Canadiens.Pris par l'autre bout de la lorgnette, le résultat est aussi décourageant : 10 p.cent des Québécois, mais 20 p.cent des Canadiens, ont démontré les niveaux de compétence les plus élevés.Mais attention.Cet écart s'estompe chez les plus jeunes et il est quasi inexistant chez les 16 à 25 ans.Pourquoi ?Parce que les jeunes Québécois vont beaucoup plus longtemps à l'école que leurs aines.Et que le degré de « litté-ratie », selon le néologisme d'usage, est directement proportionnel au niveau d'instruction.L'enquête ne mesure pas tant la faillite de l'école, mais le retard d'une société qui a longtemps hésité à s'instruire.Au cours des dernières décennies, le Québec a mis les bouchées doubles.Cela porte fruit.Selon un document du ministère de l'Education, Les coûts et les résultats de l'éducation, les élèves québécois se tirent généralement bien d'affaires dans les tests internationaux, obtenant des résultats semblables à ceux des Français en lecture et écriture, par exemple.Tout va pour le mieux, donc ?Là encore, ce serait trop simple.Car le grand bond scolaire du dernier quart de siècle n'a pas permis de réduire toutes les disparités.Et il est constamment menacé par un autre phénomène : celui du décrochage.Voici quelques bonnes raisons de ne pas déborder d'optimisme.?L'espérance de scolarisation ( nombre prévisible d'années qu'un bébé est susceptible de passer sur les bancs d'école ) d'un Québécois est supérieure à celle d'un Américain, mais inférieure à celle d'un Français ou d'un Allemand.?Le nombre de jeunes qui finissent leur secondaire à l'éducation aux adultes, souvent après avoir interrompu leurs études pendant quelques années, est très élevé au Québec, et il tend à augmenter.Ce hiatus scolaire a un coût autant monétaire qu'intellectuel.?Le décrochage est catastrophique dans certains quartiers.A la CECM, un peu moins d'un élève sur deux termine son secondaire en cinq ans ! À Verdun, c'est 35 p.cent.Pendant ce temps, 83 p.cent des écoliers de la Commission scolaire du Lakeshore sortent de l'école à l'âge prévu avec leur diplôme dans la poche.?Globalement, le taux de décrochage est toujours plus élevé chez les jeunes francophones que chez les anglophones et les allophones.L'enquête sur la « littératie » est significative dans la mesure où elle évalue avec précision des capacités qui permettent de fonctionner dans la vie et au travail.Les handicaps historiques du Québec sont en voie de se résorber.Mais si on ne fait pas gaffe, l'analphabétisme fonctionnel risque de se répandre comme une traînée de poudre, faisant d'autant plus de ravages que la société moderne ne sait plus trop quoi faire de ceux qui sont incapables de comprendre les instructions d'un vulgaire radio-réveil.Les handicaps historiques du Québec sont en voie de se résorber.DROITS RÉSOUT S LA PRESSE ET VOUS Le téléthon de l'emploi Service InfoBref Bell Vous avez des commentaires sur les pages éditoriales?Contactez-nous à notre boite vocale au 175-2355 Au son de la voix faites le 247 Depuis une semaine et pour les quatre à venir, vous entendrez beaucoup parler du projet Défi Emploi, cette initiative mise sur pied par plusieurs partenaires et parrainée par La Presse, dans le but d'aider les chercheurs d'emploi à se trouver du travail et les employeurs à se trouver du personnel compétent.Dans le cadre de ce projet, cette fin de semaine est peut-être la plus importante parce qu'elle donne la chance aux chercheurs d'emploi de la grande région de Monuéal, incluant les régions de Laval, Laurentides, Lanaudière et Montérégie, de s'inscrire à des ateliers gratuits qui pourront leur être très utiles pour obtenir un emploi cadrant avec leurs intérêts et leurs compétences.De 8 heures, ce samedi matin, jusqu'à 17 heures cet après-midi, et de 8 à 13 heures, demain dimanche, vous pouvez vous inscrire aux ateliers gratuits dont nous avons fait état depuis une semaine en composant le numéro de téléphone 790-3334 pour les personnes de Montréal et 1-888-790-3334 pour les gens de l'extérieur.Il s'agit, d'une certaine façon, d'un «< télétbon de l'emploi » qui peut permettre à un maximum de 12 000 personnes de s'inscrire aux ateliers gratuits qui auront lieu les week-ends des 28 et 29 septembre sur « la connaissance de soi », 5 et 6 octobre sur « le marché de l'emploi : on gagne à mieux le connaître » et 12 et 13 octobre sur « les techniques de recherche d'emploi ».Les ateliers se tiendront dans plus de 20 municipalités à la fois, de Saint-Jérôme à Granby et de Valleyfield à Saint-Hyacinthe.50 ateliers auront lieu en même temps, avec 25 participants par atelier, pour un total de 200 ateliers chaque fin de semaine, dont 160 en langue française et 40 en langue anglaise.Au total, ce sont 600 cliniques d'emploi sur trois week-ends, soit 9 600 places en français et 2 400 ou 20 p.100 des ateliers en anglais.Plus de 200 formateurs, en provenance du ministère québécois, de la Sécurité du revenu, du Développement des ressources humaines Canada, de la Société québécoise de développement de la main-d'œuvre et d'organismes spécialisés, ont accepté généreusement de sacrifier une ou des fins de semaine et d'agir comme animateurs de ces ateliers.Nous les remercions bien sincèrement.Tous les chercheurs d'emploi peuvent s'inscrire à un, deux ou aux trois ateliers.Tous sont admissibles, qu'ils soient prestataires de l'assurancc-chômage, de la sécurité du revenu ou qu'ils disposent de quelque source de revenu que ce soit.Pour s'inscrire aux ateliers, les critères d'admission sont simples et peu nombreux : ?être âgé d'au moins 16 ans ; ?avoir la capacité de comprendre et d'écrire minimalement le français ou l'anglais ; « Défi EMPLOI La Presse ?être disposé à se rendre au lieu et à l'heure des ateliers qui seront déterminés par les organisateurs, le lieu fixé à chaque participant étant situé le plus près possible de son domicile.Il n'est toutefois pas nécessaire d'habiter la grande région de Montréal pour s'inscrire.Les personnes d'autres régions sont aussi les bienvenues ; ?évidemment, compte tenu du nombre de places quand même limité, il est important que les personnes qui décident de s'inscrire s'engagent, si retenues, à assister aux ateliers choisis.L'inscription aux ateliers, aujourd'hui et demain, se fera par un jumelage du code postal de l'appelant et des lieux d'ateliers.Si le nombre de personnes inscrites devait dépasser la limite de 12 000, une pige informatique déterminera les participants pour chacun des lieux d'ateliers offerts.C'est donc dire qu'en cas de dépassement de 12 000 inscriptions, il n'est pas assuré que les autres personnes seront retenues pour participer aux ateliers.Chaque participant retenu pour les ateliers recevra, par la poste, entre le 24 et le 26 septembre, une lettre lui confirmant sa participation, l'heure et le lieu de son atelier.Le « téléthon de l'emploi » est déjà commencé.Nous attendons vos inscriptions aujourd'hui et demain.Claude MASSON Éditeur adjoint LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMEDI 14 SEPTEMBRE 196 La célébrité par l'anonymat Cet automne, sort la version française de Primary Colon, ce savoureux roman à clé qui aura valu à son auteur la fortune et la honte.et au ménage Clinton, sûrement quelques nuits d'insomnie.Le livre avait déjà, en soi, un fort parfum de scandale, puisque tout le monde allait reconnaître, dans les personnages de Jack Stanton et de sa femme Susan, le couple présidentiel, entouré de figures à peine déguisées du monde poliiique américain, de Jesse Jackson à Mario Cuomo en passant par une foule de sénateurs et de conseillers bien connus des afficionados de I i politique américaine.Mais Primary Colors allait en plus susciter un autre scandale \u2014 l'affaire Klein, du nom de l'auteur de ce terrible roman-vérite.Ce fui, durant tout l'été, le sujet de conversation favori des journalistes.Et pour cause, puisque l'incident se prête à d'interminables discussions sur l'éthique du métier.Résumons.Joe Klein, chroniqueur politique au magazine Newsweek, écrit ce roman en puisant dans ses propres souvenirs de reportage durant la campagne pour les « primaires >» du Parti démocrate, en 1992, laquelle marqua le début de la montée de Bill Clinton vers Washington.Il décide, en accord avec son éditeur, Random House, de taire son identité en signant « Anonymous », histoire de laisser croire que l'auteur serait, mut comme le narrateur du roman, un membre de l'entourage politique de Stanton-Clin-lon.Durant des mois, toute la classe politique américaine cherche à deviner l'identité du mystérieux auteur.De proches conseillers du président sont soupçonnes \u2014 Stephanopou-los, Begala.de même, évidemment, que les reporters familiers des campagnes de Clinton \u2014 dont Klein, reconnu pour la vivacité de son style et l'acuité de ses informations.Finalement, le New York Magazine confie l'enquête à un professeur de Harvard qui a invente une méthode informatisée pour étudier les styles d'écriture.Son rapport est clair : c'est Joe Klein.Ce dernier continue à nier, mentant de sang-froid à ses lecteurs, à ses collègues et à ses employeurs.( Klein a aussi une chronique régulière à CBS.Sur les ondes de la chaîne, interroge par son ami Dan Rainer, il insiste : « Non, ce n'est pas moi ! ».) Outre sa femme et son éditeur, une seule autre personne avait été mise dans le coup : le rédacteur-en-chef de Newsweek, Maynard Parker.lequel allait laisser sans mot dire ses reporters spéculer sur l'identité de « Anonymous ».D'où la question : un journaliste peut-il induire sciemment ses lecteurs en erreur ?Un patron de journal peut-il laisser publier des informations qu'il sait fausses ?Tout le monde conviendra facilement qu'un auteur a droit à l'anonymat.L'histoire abonde d'écrivains qui ont choisi de masquer leur identité, de Voltaire à Romain Gary, en passant par Lewis Car mil, George Sand et George Elliot.Le problème, ici, est que Klein, plus journaliste que romancier, a manqué à la règle première du métier, soit l'obligation de dire la vérité telle qu'on la perçoit ou, à tout le moins, de ne pas mentir à ses lecteurs.Joe Klein aurait pu avouer dès l'instant où ses collègues ont commencé à l'interroger systématiquement, en disant par exemple : « Je me demandais combien de temps ça vous prendrait à trouver le coupable ! »>, et l'affaire aurait été vue comme une blague bien montée.Ou il aurait pu, comme le suggérait un ami lors de l'une de ces discussions Lysiane GAGNON estivales autour de « l'affaire Klein », donner des réponses sybillines du genre : « Je connais l'auteur intimement, mais j'ai promis de ne pas révéler son nom.» Klein, qui s'en est expliqué assez maladroitement dans les pages de Newsweek ( édition du 29 juillet ), dit qu'il s'est trouve dépassé par les événements.Il n'aurait pas cru, au départ, que son livre créerait un tel tintamarre.Naïveté qui étonne un peu de la part d'un chroniqueur politique : comment croire qu'un récit décrivant les escapades sexuelles du sosie du président des Etats-Unis allait passer sans remous?Comment croire que tout le monde n'allait pas immédiatement partir à la chasse à l'auteur qui se cachait derrière « Anonymous » ?Klein ajoute aussi, à sa défense, que Random House lui a rappelé sans équivoque que son contrat stipulait clairement que l'auteur de Primary Colors resterait anonyme.Il n'y a guère de doute que le stratagème visait a faire mousser la vente du bouquin.Cet été, les ventes du livre et ses retombées, notamment un projet de film avec Tom Hanks et Emma Thompson dans les rôles de Bill et Hiliary, avaient déjà rapporté six millions de dollars à son auteur \u2014 manne fabuleuse due partiellement ( mais pas seulement ) à l'excitation médiatique autour de « Anonymous ».Cela n'allait pas arranger son cas.À l'indignât ion morale, se mêlait l'envie, la vieille complice des donneurs de leçon.Klein avait, j'en mettrais ma main au feu, une motivation supplémentaire pour s'accrocher a l'anonymat : ce genre de roman à clé pouvait lui faire perdre sa crédibilité comme journaliste.Contrairement à la France, où tous les journalistes politiques ont commis leur( s ) roman< s ), les Etats-Unis n'ont pas l'habitude de voir des columnists s'envoler vers ]a fiction.En plus, la nature du livre était reliée de si près à l'activité journalistique de Klein que le mélange des genres en devenait encore plus explosif, et risquait de ternir sa réputation de « sérieux ».Pour prendre un exemple plus proche de nous, on a bien accepte que la très sérieuse directrice du Devoir publie deux romans d'émotions, mais qù'au-rait-on dit si elle avait écrit un roman à pourcentage.Un plus grand réalisme économique coûterait au moins 1,3 point supplémentaire : nous* voilà rendus, sans la moindre exagération, à près de deux points de pourcentage de plus que le plafond décrété de 10 %.Et ceci suppose que l'État réussisse à élargir l'assiette de cotisation comme il le pro-.pose dans son Document de consultation, ce qui n'ira pas de soi.En d'autres mots, l'État québécois soutient en la matière une position qui n'est pas tenable et qui sera démentie par les faits dans un avenir rapproché.Bien sûr il sera encore temps dans quelques ajv-nées, sur un plan strictement comptable, de chercher à rattraper le temps perdu mais, une fois la confiance disparue, il y aura toute une côte à remonter.C'est donc aujourd'hui qu'il faut discuter de l'inéluctable réforme des prestations du Régime de rentes du Que-bec.On voit ainsi que le vieillissement de la population, qui n'a pas encore exercé globalement une influence négative sur le Régime de rentes, n'est pas le seul fauteur de troubles.C'est le vieillissement sur fond de quasi-stagnation économique qui risque de nous placer d'ici quelques années devant des choix de plus en plus difficiles.Il fallait pour cette raison entreprendre une autre réforme, celle des prestations de vieillesse versées par l'État fédéral.Cette dernière réforme, trop timide par ailleurs, ne mérite pas la critique assez curieuse que lui adresse le Document de consultation québécois et que résume succinctement Fa citation suivante : « Un tel système ( de prestations fédérales ) décourage l'épargne individuelle et la responsabilisation face à la préparation de la retraite.» ( page39 ).Mais un tel commentaire s'applique également au système encore en vigueur aujourd'hui.En fait, le document laisse croire, sans le dire explicitement, que trop de ménages ont accès au Supplément de revenu garanti, tout en insinuant que la fin de l'universalité de la Sécurité du revenu n'était pas souhaitable.Où se trouve la cohérence ?II y a, ironiquement, un moyen d'atténuer l'impart négatif de ces prestations sur l'épargne individuelle, mais le Document de consultation ne le mentionne pas.La future prestation fédérale aux aînés sera entièrement soustraite à l'impôt, ce qui constitue un accroc sérieux à l'équité.Cet aspect devrait donc être revu avant l'entrée en vigueur de cette nouvelle politique, en 2001.Cela dit, l'État québécois ne devrait-il pas d'abord balayer devant sa propre porte ? B4 LA PRLSSE, MONTREAL, SAMEDI 14 SEPTEMBRE 1996 Plus I t Perdre son emploi sans perdre les pédales Marie-Claude Malboeuf près la perte d'un être cher, la perte d'emploi est l'expérience la plus stressante qu'il soit donné de vivre.Car honte, culpabilité, colère et inquiétude sont le lot des nouveaux chômeurs.Et après avoir quitté son travail, on risque de perdre en plus l'appétit et le sommeil.' ;£ait intéressant : hommes et femmes ne réagissent pas de la même manière.« Quand une femme est licenciée, elle se remet très vite en question, expose Suzanne Chapde-lainc de chez Murray Axmith, un c/ \u2022 28 pour la Fédération Vr -14 pour la RS Fédération Présidence de la Fédération rtougn*.par a pÊt+nmt téôér*) Chambra dss représentants 140 députés Chambra dss Peuples Oofcèt oam *c cartons a Elections cantonales Chambra das Peuples 15 délégués iSOcms.mi Republika Srpska || bçnêùê 3e DsfKr, interdites.Nulle part, ils n'ont eu accès aux médias audiovisuels sévèrement contrôlés par les partis nationalistes.Ces derniers ont, de plus, manipulé largement les listes électorales, profitant de la décision de TOSCE ( Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe ) d'autoriser les réfugiés à voter à l'endroit de leur choix.De façon à renforcer l'homogénéisation de leurs zones, les parti serbe et croate ont contraint les gens à s'inscrire dans les villes où ils sont réfugiés aujourd'hui et qui étaient souvent à majorité musulmane avant guerre.Pale a notamment menacé de couper nourriture et logement aux Serbes qui ne suivraient pas ses consignes.Ces abus ont conduit au report des municipales à l'an prochain, mais les mêmes listes litigieuses serviront pour les six scrutins d'aujourd'hui ! Malgré tous ces accrocs, malgré la rhétorique ultranationaliste croate et les appels serbes à la sécession, sanctionnés par d'inoffensives remontrances et amendes de l'OS-CE, les États-Unis et l'Europe ont refusé de reporter ces élections.Officiellement, on compte sur l'effet d'entraînement de ce « très petit pas sur le très long chemin de la ré-concialition », ainsi que Ta défini à la baisse Flavio Cotti, le président suisse de l'OSCE.On rappelle aus- #P Présidence ^ dsIsRS Assemblée nationale £ 140 députés AFP réogrMph* Ph LanOy si que le mandat de l'OSCE prend fin ce mois-ci et celui de l'IFOR en décembre.Mais la vraie raison en est une de politique intérieure américaine : le président Bill Clinton, en pleine campagne, ne veut voir ni le « succès » diplomatique de Dayton mis en doute, ni le séjour de milliers de Gis en Bosnie prolongé.La légitimité Cette stratégie occidentale est pour le moins dangereuse.Les risques d'incidents sérieux sur le terrain aujourd'hui sont réels, a admis l'OTAN qui s'est préparée au pire.Le déplacement prévu par bus, le long de 19 routes protégées par l'IFOR, de quelque 150 000 réfugiés désireux d'aller voter dans les territoires dont ils ont été chassés pendant la guerre est un défi lancé aux ultranationalistes que quelques illuminés ne manqueront pas de relever.La sécurité des bureaux de vote étant confiée aux polices locales, la régularité du vote et du décompte risque d'être sérieusement entachée, ouvrant la porte à toutes les contestations.À court terme, le danger principal réside dans la légitimité « démocratique » offerte aux séparatistes serbes et croates, dont tout laisse prévoir la victoire.Voilà qui n'augure rien de bon pour la viabilité des institutions communes.puisque chaque membre de la présidence pourra invoquer le fait qu'une décision est contraire à ses intérêts « nationaux » pour la rejeter.Les leaders serbes bosniaques n'ont pas caché dans leurs meetings qu'ils pratiqueront une politique d'obstruction systématique pour démontrer qu'une Bosnie unie ne peut fonctionner et que la séparation est inévitable, avec pour but ultime, le rattachement de la Republika Srpska à la « mère patrie » : la Serbie.De leur côté, les Croates, alliés contre nature ( sous la pression américaine ) des Musulmans dans la Fédération, défendent toujours l'idée d'un État indépendant dans le sud du pays, l'Herccg Bosna, fortement lié à Zagreb.Les Musulmans, qui craignent de se retrouver régnant sur un réduit territorial sans avenir économique, coincé entre deux puissants voisins qui viennent de plus de normaliser leurs relations, ont adopté, eux aussi, un ton de rejet, appelant ceux qui n'acceptent pas l'autorité de Sarajevo à s'en aller.L'armée bosniaque s'est d'ailleurs renforcée grâce aux litats-Unis et certains pays arabes.Une reprise des combats, d'abord limitée aux points frontaliers litigieux ( surtout Brcko ), paraît dès lors inévitable.Comment la communauté internationale arrêtera-t-elle cette machine infernale ?Elle ne disposera plus de l'arme des sanctions économiques onusiennes contre les Serbes que la tenue du scrutin a levées définitivement.Elle devrait annoncer de toute urgence que l'IFOR sera remplacée par une force internationale de quelque 20 000 hommes au mandat plus intervention-niste, pendant que les organisations civiles continueront leurs efforts de reconstruction.Comme le rappelait Cari Bildt, le Haut représentant civil européen, « la rhétorique nationaliste n'est pas quelque chose que l'on peut manger, qui peut vous protéger du froid, qui peut aider les infirmes, qui peut produire des emplois a.À moins que la partition ne soit l'objectif non avoué des puissances occidentales pour qui une Bosnie divisée serait une solution plus simple, moins onéreuse qu'un laborieux processus de réunification.Mais ce serait là un pari aussi cynique que risqué.Caplan-Sauvageau dix ans plus tard : un monde transformé GERAL0 C A PLAN et FL0RIAN SAUVAGEAU Au début de Tannée, de son crayon toujours bien affûté, Chapleau réglait le sort du rapport Juneau, plus ou moins bien reçu, en le déposant sur une tablette où le nôtre ( Caplan-Sauvageau ) semblait reposer depuis sa parution en septembre 1986.Bien des gens partagent cet avis au sujet de notre rapport et nous pensent empoussiérés.Ces braves garçons sont sympathiques, croient-ils, mais ils ont prêché dans le désert.Mais Chapleau ( qu'il nous pardonne ) n'avait pas tout à fait raison.Ce 10e anniversaire de notre vie sans prénoms nous donne l'occasion de revendiquer tout au moins quelques victoires morales.Bien sûr notre rapport n'est pas devenu le guide incontournable que nous souhaitions qu'il soit.Il fallait être bien naïfs pour croire que le gouvernement de Brian Mulroney, qui avait déjà commencé à sabrer les budgets d'une institution que plusieurs de ses membres considéraient subversive, allait donner suite à un rapport qui faisait de Radio-Canada le Panthéon ( ou presque I ) de notre culture.Il fallait être bien naïfs pour croire que le gouvernement Mulroney allait donner suite à un rapport qui faisait de Radio-Canada le Panthéon de notre culture.RDI : la surprise Notre discours n'a quand même pas été vain.Le gouvernement a largement puisé à notre rhétorique en élaborant la nouvelle loi sur la radiodiffusion de 1991.On a éliminé; comme nous l'avions suggéré.la clause de la vieille loi de 1968 qui faisait de Radio-Canada un promoteur de l'unité nationale.Nous déplorons que l'actuel premier ministre ait fait si peu de cas de ce changement et, confondant radiodiffusion publique et radiodiffusion d'État, ait regretté, au lendemain du référendum québécois de 1995, que Radio-Canada n'ait pas Joué les propagandistes.La nouvelle loi reconnaît aussi, bien que timidement, ce qui nous était apparu comme une évidence : le caractère distinct des systèmes de radiodiffusion anglophone et francophone.Ce constat élémentaire, inspiré de notre rapport, aurait pu servir de modèle de solution aux problèmes plus généraux qui assaillent le pays.Nous revendiquons aussi, toujours en toute humilité, la paternité de Newsworld, la chaîne d'informations continues CBC.Il nous avait par contre semblé, il y a dix ans, que les francophones n'avaient pas besoin d'imiter servilement le Canada anglais à cet égard et qu'il était autrement plus important d'améliorer le réseau principal de Radio-Canada.Le succès de RDI nous oblige à nous battre la coulpe.Tout en acceptant l'idée que le gouvernement pouvait à l'occasion donner des directives au CRTC, comme le prévoit la loi de 1991, nous avions proposé d'encadrer l'opération d'un ensemble de balises garandissant l'autonomie du Conseil.Le gouvernement Mulroney n'a hélas pas retenu toutes nos propositions, pavant la voie ( quelle ironie ! ) aux interventions récentes du gouvernement Chrétien ( notamment dans l'affaire de la télévision directe par satellite ) qui privent le CRTC de son indépendance passée et du respect qu'elle engendrait.Nous avons fait la démonstration de l'indigence de la contribution des télédiffuseurs privés à la création d'émissions canadiennes de qualité.Favorisés de toutes les manières par l'État et le CRTC, ils n'offraient pas de contrepartie sérieuse aux centaines de millions de dollars dont ils bénéficiaient.Depuis, la multiplication des chaînes ( en particulier des canaux spécialisés soumis à des exigences réglementaires moindres ) et le contexte économique ont restreint les revenus des chaînes généralistes, notamment au Québec, et miné le système de troc qui permettait, en échange des profits qui leur étaient garantis, d'imposer des contraintes aux diffuseurs.De toute façon, il faut bien le dire, nous ne sommes jamais arrivés à dire clairement ce qu'était une émission canadienne de qualité.Est-ce même possible ?Ce n'est pas parce qu'il est canadien, n'est-ce pas, que le fastfood télévisuel de troisième ordre constitue tout à coup un monument de culture.Financer la SRC Chapleau n'avait pas non plus tout à fait tort.De larges pans de notre rapport de 750 pages sont restés lettre morte.D'abord et avant tout, et notre échec rejoint là celui de M.Juneau et de ses collègues, Radio-Canada n'a jamais retrouvé le financement correspondant à la vision que nous avions de son mandat.Malgré tout, 10 ans plus tard, nous pensons toujours que la télévision publique, bien sûr réformée, reste l'outil principal et indispensable de diffusion de la culture canadienne.La radio de Radio-Canada, dans les deux langues, trace la voie à suivre.La première de nos victoires morales fut l'accueil, le plus souvent chaleureux, réservé à ce rapport et aux idéaux qu'il véhiculait.Et c'est en cela que nous nous distinguons ( n'en déplaise à nos collègues ) du rapport Juneau, vilipendé avant même sa parution.Ce n'est pas que notre rapport soit meilleur.Les deux documents se rejoignent quant à l'essentiel : l'importance de la radiodiffusion publique, la différence, c'est qu'en dix ans, le monde s'est métamorphosé.Le rapport Juneau a été, comme nous l'avions été, dénoncé par le puissant lobby de l'industrie du câble.Mais nous avions tant d'autres alliés qui aujourd'hui ne sont plus là pour défendre le service public La télévision de Radio-Canada elle-même, en anglais comme en Nous pensons toujours que la télévision publique (.) reste l'outil principal et indispensable de diffusion de la culture canadienne.français, cherche à retrouver son identité perdue.La télévision publique laisse les libéraux indifférents, les réformistes lui sont hostiles.Le gouvernement de l'Ontario se demande s'il n'imitera pas celui de l'Alberta en privatisant sa télévision éducative.Lors de son récent congrès à Winnipeg, le Parti conservateur, qui a enfanté la radiodiffusion publique dans les années 30, s'est demandé s'il ne fallait pas privatiser Radio-Canada.Le Globe & Mail de Toronto, dont les éditorialistes avaient, en 1986, comme la majorité de la presse, appuyé les idées que nous défendions, soutient maintenant la privatisation tous azimuts.Le néo-libéralisme ambiant menace aujourd'hui l'ensemble du secteur public.C'est ce contexte xie primauté du marché et ses conséquences qui rendent la diffusion publique plus importante encore que dans le passé.La concentration de la propriété des entreprises de presse a atteint des sommets inquiétants, sans qu'on semble toujours prendre conscience des risques que cela comporte.Nous avons plus que Jamais besoin de médias qui nous perçoivent d'abord comme des citoyens auxquels il faut fournir tout ce que requiert leur participation à la vie démocratique.Mais l'idée du service public de radiodiffusion est en même temps si étrangère à notre époque qu'elle trouvera bientôt sa place sur une étagère poussiéreuse quelque part entre notre rapport et celui de nos successeurs. B8 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 14 SEPTEMBRE 1996 Monde L'EXPRESS INTERNATIONAL AFGHANISTAN Combats ¦ Après avoir infligé un sévère coup au gouvernement afghan en s'emparant cette semaine de la ville stratégique de Jalalabad ( est ), les Talibans, ces anciens étudiants islamistes opposés au régime de Kaboul, ont poursuivi hier leur parcours victorieux dans Test du pays.Ils ont livré combat aux forces gouvernementales dans les provinces de Kunar et de Laghman et cette dernière a ainsi été reprise.Le gouvernement a confirmé la perte de la capitale provinciale, Mehtar La m.L'armée régulière .s'est alors repliée vers Sarobi !< 40 km à l'ouest de Jalalabad ), ; prochaine cible des Talibans et abritant une importante centrale électrique.Des milliers de soldats de l'armée régulière ont déjà formé trois lignes de défen-se*.d'après AFP LIBAN-ISRAËL RâkJ ¦ Pouf la première fois depuis 'plus d'un mois, l'aviation et l'artillerie israéliennes ont lancé hier matin un assaut contre des positions du Hezbollah au Liban-Sud, tuant au moins un membre de la milice pro-ira-nienne.Il s'agit du premier accrochage majeur depuis le début des élections parlementaires libanaises, étalées sur cinq semaines.Selon les forces de sécurité, des hélicoptères Apache ( de fabrication américaine ) sont entrés en action à la limite de la « zone de sécurité » occupée et au moins deux missiles air-sol ont frappé des positions du Hezbollah à Iqlim Al-Touffah.Pendant ce temps, la vallée de Oua-di Soulouqi, à une dizaine de kilomètres à l'ouest de la Galilée, était bombardée.d'après AFP MAROC Référendum ¦ Les électeurs marocains se sont rendus massivement aux urnes hier pour se prononcer sur la réforme constitutionnelle proposée par le roi Hassan II et soutenue par la quasi-totalité de la classe politique, mais nombre d'entre eux semblaient ne pas connaître les détails et la portée de cette réforme.À 14 h locales.Je taux d'électeurs ayant déjà déposé leur bulletin dans l'urne variait, selon les régions, de 30 à 69 % des douze millions d'électeurs inscrits, selon le ministère de l'Intérieur.Le référendum porte sur une refonte de la Constitution destinée à instaurer au Maroc un système parlementaire bicaméral, alors que le Parlement n'était jusqu'à présent composé que d'une seule chambre.d'après AFP TC HÉTCHÉ NIE Jeux de pouvoir ¦ Le commandement militaire russe en Tchétchénie a maintenu hier la suspension du retrait des troupes fédérales, testant ainsi les pouvoirs du général Alexandre Lebed qui apparaît de plus en plus comme le seul rempart contre une reprise de la guerre.Désavoué jeudi soir par le général Lebed, secrétaire du Conseil de sécurité russe, qui avait jugé sa décision « un peu vive », le commandant en chef des troupes russes en Tchétchénie, Viatches-lav Tikhomirov, a persisté hier.Le chef d'état-major des indépendantistes tchétchènes, Aslan Maskhadov, cité par l'agence Interfax, a condamné cette « violation des accords signés » entre Russes et indépendantistes comme une « aventure insensée qui peut aboutir à de nouvelles victimes ».d'après AFP Autres informations pages B9 et Bll La guerre terminée \u2014 ou à tout le moins interrompue \u2014 enfants kurdes s'amusent dans un trou d'eau à Irbii.PHOTO AP d'après AP et AFP BAGDAD Bagdad a décidé hier de suspendre ses tirs de missiles contre les avions alliés survolant son territoire, mais Washington, qui a poursuivi le renforcement de son dispositif militaire dans le Golfe en vue d'une éventuelle attaque contre l'Irak, a réagi avec scepticisme.Le régime de Saddam Hussein souhaite que cette « trêve » soit mise à profit par des médiateurs tels que la Russie pour désamorcer les tensions.Prêts aux « actions nécessaires et appropriées » pour répondre aux « provocations » irakiennes, le Pentagone avait continué dans la journée à renforcer son dispositif dans la région.Mais le communiqué du Conseil de commandement de la Révolution ( CCR ) n'a pas ému Washington qui a exigé de Bagdad « des actes, pas des déclarations ».Car rien n'indique que Washington va arrêter ses survols, alors que Bagdad dit avoir décidé de « suspendre les représailles contre l'agression américaine vendredi à minuit », tout en promettant de « répliquer en conséquence » si les avions alliés continuent leur missions.Dans la journée, les Américain-; ont envoyé des renforts.Le Pentagone a annoncé l'envoi de 18 chasseurs F-16 de la base de Moody, en Géorgie, vers l'Arabie Saoudite.Les appareils devaient d'abord assurer la relève d'un groupe de F-16 de la base de Hill, en Utah, stationnés en Arabie, mais ces derniers resteront dans la région.La décision de renforcer les moyens américains dans le Golfe avait été annoncée mercredi, à la suite du tir d'un missile irakien sur deux F-16 patrouillant dans la zone au-delà du 36e parallèle.Ils n'ont pas été touchés mais cela avait suscité un regain de tension entre les deux pays.Bagdad était resté défiant jeudi, annonçant le tir de trois missiles sur des appareils américains patrouillant dans la zone du sud.Le Pentagone a confirmé ces tirs mais a dit qu'aucun avion américain n'était à proximité.Dans la foulée, les États-Unis décidaient d'en- voyer au Koweït huit F-117 furtifs, dont quatre sont arrivés hier.Quatre bombardiers B-52 ont aussi été dépêchés à Diego Garcia, dans l'Océan indien.Bill Clinton avait souligné sa détermination à régler le problème irakien.« Nous ne pouvons autoriser personne à croire qu'il n'est pas tenu à respecter les règles d'un comportement civilisé », avait-il dit en campagne électorale à Ran-cho Cucamonga, en Californie : « Je ne veux pas entrer dans une guerre de mots avec Saddam Hussein mais nous ferons tout ce qu'il faudra pour l'empêcher de menacer ses voisins, de menacer nos pilotes.» Selon des responsables du Pentagone, une éventuelle intervention militaire n'aurait pas lieu avant plusieurs jours.Pour le moment, « aucune décision définitive n'a été prise », a dit l'un d'entre eux.Sur le plan humanitaire, le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés a annoncé hier que pas moins de 40 000 Kurdes étaient entrés en Iran après la reprise en main, en début de semaine, du nord de l'Irak par le Parti démocratique du Kurdistan ( PDK ), allié à Saddam Hussein.La veille, Téhéran avait fait état de l'afflux de 39 000 personnes.REPÈRE SAA/^érie La Conférence nationale une chimère Nadia Kerboua collaboration spéciale, ALGER Avant même que ne débute aujourd'hui en Algérie la Conférence de l'entente nationale mise sur pied par le gouvernement Zéroual \u2014 conférence censée être un moment historique pour le rétablissement du dialogue et de la paix \u2014, la plupart des observateurs à Alger s'accordaient pour dire que ce beau projet n'était qu'une chimère.Et pour cause : la défection des partis démocratiques, à la veille de la rencontre, fait que l'objectif numéro un de ce rassemblement, à savoir l'entente nationale, ne peut être atteint.Lorsque l'on emprunte à Alger la route de l'aéroport, des barrages dressés par les forces de sécurité somment le conducteur de ralentir.Armés de Kalachnikov, les agents de sécurité scrutent les visages des personnes prenant place dans les véhicules puis leur font signe de passer.Malgré les assassinats, les attentats et les atrocités commises depuis quatre ans par les groupes islamistes armés, les Algériens semblent déterminés « à vivre ».Dans un grand ensemble résidentiel d'Alger, les familles se promènent le soir, les jeunes discutent devant leurs immeubles.Ce qui est sûr, c'est qu'il y a moins de stress dans la capitale sur le plan sécuritaire qu'il y a quatre ans.Cette cité.me dit-on, n'a pas connu jusqu'à maintenant de problèmes de sécurité.La Maison de la presse, détruite à moitié il y a quelques mois après l'explosion d'une forte bombe déposée par les groupes armés, s'est refaite un nouveau look.La bombe avait causé la mort de plusieurs journalistes et de civils.Baptisée la Maison de la presse Tahar Djaout, en l'honneur du premier journaliste et poète assassiné en mai 1993, ce lieu est, depuis la bombe meurtrière, bien protégé par de hommes en armes et des dispositifs de sécurité.Dehors, les Algériens ne sont pas très enthousiastes à la veille de la Conférence nationale.Excédés par la cherté de la vie, ils ont dû également faire face au stress occasionné par les dépenses de la rentrée scolaire, dépenses qui atteignent pour beaucoup d'entre eux les deux tiers du revenu mensuel d'une famille.Les prix des produits alimentaires ont de plus considérablement augmenté et la crise du logement bat toujours son plein.La Conférence nationale apporte-t-elle un peu d'espoir aux Algériens ?La réponse de tous les quotidiens algériens est unanime : NON.Le soir d'Algérie titre, à ce sujet, « Mission impossible pour Zéroual ».Après la défection de quatre partis démocratiques, le Rassemblement pour la culture et la démocratie ( RCD ) de Said Sadi, le Front des forces socialistes ( FFS ) de Ait Ahmed, le Mouvement pour la démocratie en Algérie ( RDA ) et « Ettahadi » de Hachemi Chérif, ce sont des partis à tendances conservatrice et islamiste qui se réunissent aujourd'hui et demain au Palais des Nations, tels le Front de libération nationale ( FLN, ex-parti unique ), le Hamas de Nahnah ainsi que des associations nationales.Plus de 1000 participants sont attendus.Le Matin, quotidien indépendant, condamne également la rencontre.Dans une chronique signée Mohamed Benchicou, on peut lire: « Dans cette conférence s'abritent le démocrate à la recherche du prochain siècle, le rentier nostalgique des années de parti unique, le manipulateur de la religion aux commandes d'une machine à remonter le temps.Quel document peut donc ambitionner de réunir, simultanément, leurs seings apposés dans un geste d'unanimité ?» Liberté pour sa part interroge: « Avec quelles garanties le pouvoir aura finalement réussi à obtenir une caution islamiste à la Conférence nationale ?» El Moudjahid, un quotidien gouvernemental, dénonce en revanche la défection des démocrates et déclare que « ce rendez-vous historique doit trouver les voies et moyens de sortir le pays de la crise et alléger les souffrances du peuple algérien ».Quoi qu'il en soit, les Algériens n'attendent que de véritables mutations, des positions claires et le retour de la paix.Les conférences et les rencontres qui n'aboutissent à rien de palpable les font sortir de leurs gonds.Buyoya en a assez de l'embargo d'après AFP BUJUMBURA L'homme fort du Burundi, le major Pierre Buyoya, a estimé hier à Bu-jumbura que l'embargo contre son pays « devrait être levé » après que le Parlement eut été restauré et les partis politiques de nouveau autorisés.Le principal mouvement rebelle a pour sa part estimé que ces mesures constituaient un « pas positif mais insuffisant ».« Nous avons fait notre devoir.Nous attendons que les autres ( les États voisins qui ont décidé de l'embargo ) fassent leur devoir », a déclaré le major Buyoya lors d'une conférence de presse.Le Burundi a été mis sous embargo, il y a plus d'un mois, par ses voisins qui entendaient protester contre le putsch du 25 juillet ayant porté le major Buyoya au pouvoir, et réclamer le retour à l'« ordre constitutionnel ».Ces pays exigent également l'ouverture de négociations avec la rébellion hutue.Le major Buyoya a répété sa « disponibilité » à engager le dialogue avec la rébellion, « si elle renonce à la violence et à l'idéologie du génocide ».« Pour dialoguer, il faut au moins être deux.Si l'autre camp s'entêtait à refuser le dialogue et à faire la guerre, le gouvernement du Burundi fera la guerre », a-t-il ajouté.La rébellion a, quant à elle, refusé de dialoguer avec un « putschiste ».L'Assemblée nationale et les partis politiques avaient été suspendus par le putsch* je résen t) Ne manquez pas ce cahier spécial MODE mercredi dans 2417780-914 LA PRESSE.MONTREAL SAMEDI 14 SEPTEMBRE 1996 B 9 Monde Avertissement aux électeurs bosniaques t ¦ d'après AFP SARAJEVO La communauté internationale a lancé hier soir un avertissement solennel aux ex-belligérants en Bosnie, à quelques heures de l'ouverture du scrutin, en assurant qu'elle « réagira avec détermination contre tout acte de provocation ».voir pour que les élections soient un Jour de paix, de dignité et de démocratie pour toute la Bosnie », écrivent-ils.« Nous réagirons avec détermination contre tout acte de manipulation ou de provocation », ajoutent-ils.Le chef de la force de paix en Bosnie ( IFOR ), l'amiral américain Joseph Lopez, le haut représentant civil Cari Bildt et le chef de l'OSCE en Bosnie Robert Frowick, chargé de superviser le scrutin, ont diffusé à Sarajevo un bref message commun adressé aux « citoyens de Bosnie-Herzégovine ».« Nous vous exhortons tous à faire tout ce qui est en votre pou- Sur le terrain, les derniers préparatifs de ces élections sous haute surveillance internationale étaient en passe d'être achevés, en particu- lier le dispositif de sécurité mis en place dans tout le pays par les 52 000 soldats de la force de paix.Quelque 900 observateurs internationaux ont également été déployés sur le territoire pour surveiller le déroulement des élections.« Que ceux qui auraient l'idée de causer des problèmes le jour des élections sachent que nous auront des règles d'engagement muscles », a averti l'IFOR qui dispose de plusieurs dizaines de « centres de détention » pour enfermer les fauteurs de troubles.Pour limiter le risque d'incidents, les militaires des trois armées serbe, croate et musulmane étaient aussi invités à aller voter dès hier mais seul un petit nombre ( 3000 ) a utilisé cette possibilité.Sourds aux avertissements, les Serbes de Bosnie ont de nouveau été sanctionnes hier par l'OSCE pour des déclarations qui s'opposent à « l'intégrité et à la souveraineté » du pays.La dirigeante des Serbes de Bosnie Biljana Plavsic a été condamnée à « s'excuser à la télévision serbe », à trois reprises avant, pour ses déclarations prônant la partition de la Bosnie.Si Mme Plavsic n'avait pas obtempéré, trois des cinq premiers candidats sur la liste du parti démocratique serbe ( SDS, ultranationaliste ) auraient été exclus.Ces sanctions ne risquent pas de menacer la suprématie du SDS qui devrait remporter haut la main la consultation dans l'entité serbe.Même pronostic pour les deux \"attires partis nationalistes, musulman et croate, qui sont donnés gagnants dans chacune de leur communauté.Les Serbes et les Croates poursuivant des objectifs totalement contraires à l'accord de payton pour une Bosnie unifiée etjmulii-ethnique, la communauté internationale a martelé ces derniers jours qu'un éclatement du pays ne serait pas tolère.Les Etats-Unis utiliseront « tous les moyens disponibles » pour empêcher les Serbes de Bosnie de faire sécession après les élections, a prévenu Richard Holbrooke, l'architecte de l'accord de paix de Day- ton.Fissures entre Croates et Musulmans VERONIQUE PASQUIER collaboration spéciale, GORNJ1 VAKUF Imposées de l'extérieur comme un remède à la division, les élections d'aujourd'hui font éclater les fissures de la Fédération croato-musulmane ( 51 % du territoire ), l'une des entités qui, avec la Republika Srpska ( 49 % ), forment la Bosnie, d'après les accords de Dayton.Ainsi, rien n'est facile à Gornji Vakuf, gros bourg de Bosnie centrale que tout divise à l'instar d'autres depuis le conflit croato-musulman de 1993.Pas même un coup de fil.Lorsque Zekir Milanovic, directeur des PTT de la partie bosniaque, veut appeler son homologue de l'autre côté d'une ligne de séparation devenue pourtant presque invisible, il passe par Sarajevo et Mostar, « capitale » de l'Herzégovine voisine mais aussi de la mini-république croate auto-proclamée d'Herceg Bos-na, théoriquement dissoute le 31 août.En vain, les deux spécialistes ont cherché une solution.La politique a été plus forte.À la veille des élections nationales, les communications internes de Gornij Vakuf n'étaient toujours pas rétablies.Sous le clocher qui fait face au bazar et aux minarets, les affiches portant le damier du parti croate HDZ proclament : « La paix est notre choix ».La lutte feutrée pour le contrôle de Gornji Vakuf, qui comptait avant-guerre 14 000 Musulmans ( 56 % ) et 10 700 Croates En attendant l'heure de la vérité, chaque camp restaure ses ruines et couche sur ses positions ( 43 % ), cependant s'exacerbe.Nikola Mi-lic, notable du HDZ et jeune responsable du Conseil inter-commu-nautaire symboliquement réuni une fois l'an dernier, attend que plusieurs milliers de compatriotes expulsés ou ré- fugiés à l'étranger votent dans leur commune d'origine qui s'équipe déjà de bureaux séparés.Il admet aussi que « près de 1000 Herzégoviniens, amoureux de l'endroit », s'y sont aussi inscrits.Flairant ici comme ailleurs la manipulation du scru-, tin qu'elle supervise, l'Organisation pour la sécurité et la défense en Europe ( OSCE ) a sanctionné la fraude et retardé les municipales.« Le HDZ est la seule formation croate.Nous en avons trois.Il voulait l'emporter dans la commune », commente Zekir Milanovic, également vice-président du parti musulman SDA qui domine les quartiers bosniaques.En attendant l'heure de la vérité, chaque camp restaure ses ruines et couche sur ses positions.Côté minaret, où ne subsistent que dix familles croates, un maire du SDA passé à l'opposition s'accroche au pouvoir malgré les tentatives du parti dirigeant de lui imposer un successeur.Côté clocher, les Croates ont créé depuis 1992 leur municipalité mono-ethnique, baptisée Uskoplje comme la région avant l'occupation turque.Bien que non reconnue par la Fédération croato-musulmane, elle a ses écoles et son centre médical.L'Her-ceg Bosna a payé jusqu'ici l'administration.Rares sont les habitants, tous anciens soldats, qui se hasardent à traverser la place centrale où passait le front.« Je ne pourrais garantir la sécurité de mes amis croates », avoue un Musulman devenu sommelier faute de moyens pour achever ses études à Sarajevo.Uskoplje a gardé les usines en sommeil, Gornji Vakuf leurs ouvriers.Chacune attend que l'autre fasse le premier pas pour le retour des réfugiés.Seuls les commerçants, qui vendent « tout sauf des avions », selon Nikola Milic, circulent régulièrement entre les deux.« L'économie nous forcera à créer des liens normaux », espère le directeur des PTT Zekir Milanovic.Pour le reste, un vent de résignation souffle sur le bourg divisé.L'opposition de la Fédération croato-musulmane accuse les partis au pouvoir, SDA et HDZ, de s'entendre sur un partage territorial pour garder leurs fiefs, et les habitants des deux moitiés de Gornji Vakuf devinent que son sort se joue « au sommet » : Sarajevo et les instances fédérales, mais aussi Zagreb, Belgrade, Washington même.« Les Croates ne renonceront pas volontiers à leur rêve historique de rejoindre la Croatie.Il est possible qu'ils s'unissent aux Serbes pour diviser le pays après les élections », reconnaît Zekir Milanovic.Le Bosniaque veut encore croire qu'une « autorité » internationale saura l'empêcher.REPORTAGE PUBLICITAIRE GROUPE SUTTON QUÉBEC: UNE ÉQUIPE DYNAMIQUE Merci à tous nos commanditaires et bénévoles grâce à qui cette journée fut un grand succès.Un soleil digne du mois de juillet, un site enchanteur, des bénévoles souriants et une équipe super dynamique, voilà les ingrédients ayant:; servi à faire du 1er tournoi de golf an-,< nuel du Groupe Sutton Québec, une réussite dont tous les invités se sou- | viendront.Le 5 septembre dernier, plus de 250 agents du Groupe Sutton, s'étaient réunis au magnifique club de golf Atlantide pour la 1ère édition du tournoi de golf Sutton.Dès leur arrivée, les participants ont pu goûter la devise Sutton, «l'agent d'abord.» En effet, déjà à l'accueil, les invités étaient reçus avec plusieurs cà: deaux et conviés à un copieux brunch avant que ne soit donné le coup d'envol des golfeurs.Vf ai M.Christophe Folla, président de Groupe Sutton Québec, remettant le trophée du meilleur pointage brut féminin à Mme Margot De Montigny.En plus de tous les cadeaux reçus, les agents se sont vu dévoiler la nouvelle promotion Sutton.Qui dit mieux?À son grand étonnement, M.Benoit Charron recevait-lie trophée du meilleur pointage masculin, trophée remis par Mme Julie Gaucher, directeure du Groupe Sutton Québec.Ce chaleureux accueil s'est poursuivi tout au long du parcours où l'on servait gracieusement des hot-dogs, fruits, jus et gâteries de toutes sortes.En soirée, tout au long du souper, les agents ont eu l'occasion d'être divertis par le président lui-même, M.Christophe Folla, le- -quel a profité de l'occasion pour, annoncer au plus grand plaisir de tous, la nouvelle promotion Sutton : 5- 5-5.Pour couronner l'événement, tout ce beau monde a eu droit à une autre dé- \u2022 monstration du dynamisme de l'équipe du Groupe Sutton Québec : un magnifi-.que feu d'artifice à l'image même de l'effervescence du réseau Sutton.Bref; une journée inoubliable et pleine de promesses pour l'avenir.ê ET t < t 9t.V.Les invités ont par ailleurs accueilli avec un enthousiasme marqué l'annonce de cette promotion tant attendue.SA l 0 N HABITAI D'AUTOMNE 0 REPORTAGE PUBLICITAIRE LE PLUS BEAU SALON DE LA DÉCORATION Un événement A ne pas manquer aujourd'hui dans ET DE LA RÉNOVATION Du 18 au 22 septembre Place Bonaventure Distribué en Kglon métropolitaine seulement. B 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 14 SEPTEMBRE 1996 \t\t D'ENSEIGNEMENT\t\t Vf Dans le féroce marché de la recherche d'emploi, il devient de plus en plus difficile de se démarquer.Les employeurs deviennent de plus en plus exigeants et recherchent souvent la perte rare capable de combler rapidement leurs besoins particuliers.Il arrive même que des candidats expérimentés aient de la difficulté à trouver un emploi à leur mesure.Dans ces cas-là, et pour les nouveaux venus sur le marché du travail, il suffit parfois de se doter de nouvelles compétences pour en mettre plein la vue aux employeurs.1 Dans un monde truffé de technologies de toutes sortes, ceux qui savent manipuler l'ordinateur et certains logiciels spécialisés détiennent une longueur d'avance inestimable dans la course à l'emploi.Les cégeps du Regroupement des collèges du Montréal métropolitain ont élaboré au fil des ans, une expertise reconnue et appréciée dans l'en-i tçètgnement des applications informatiques.Les logiciels ^traditionnels, tout comme les dernières nouveautés en la -\"thëttère, sont enseignés dans les cégeps sous forme de cours crédités ou d'ateliers de courte durée.Des professeurs expérimentés, bien au fait des exigences du marché sauront vous doter de ces compétences tant recherchées.APPRENDRE PAR LA PRATIQUE Dans la plupart des cas, les cours ou les ateliers sont offerts dans des locaux spécialisés où tous les participants disposent d'un ordinateur.Le professeur peut ainsi s'adresser à toute la classe ou encore répondre de façon particu- apprendre l'utilisation de logiciels dans les cégeps de montréal Itère à un individu perplexe devant son écran.Cet enseignement individualisé permet un apprentissage rapide et aisé et s'avère être la façon la plus efficace d'apprendre par la pratique.L'EMBARRAS DU CHOIX Que ce soit pour le débutant ou pour une spécialisation, vous trouverez dans l'offre des cours un enseignement adapté à vos besoins.Pour suivre un ou des cours en micro-informatique, il faut habituellement des connaissances de base dans le domaine.Des cours d'introduction peuvent alors vous aider.On pourra s'inscrire à un cours d'introduction à la micro-informatique, d'initiation à l'informatique, d'introduction à l'informatique de gestion ou encore à un cours d'exploitation Windows ou DOS.Ceux qui ont déjà des connaissances sur Windows ou DOS pourront directement accéder à des cours spécialisés.LES COURS SPÉCIALISÉS Une fois acquises les connaissances de base, en système d'exploitation, on peut s'initier ou se spécialiser dans divers domaines d'application.On retrouve des logiciels en gestion, en comptabilité, en traitement de texte, en mise en pages, en illustration, en dessin technique, en retouche photo et en plein d'autres domaines fascinants.On peut aussi apprendre à naviguer sur Internet (sans grandes connaissances préalables) ou encore devenir polyvalent en maîtrisant plusieurs logiciels populaires sur le marché du travail.Voici quelques exemples de logiciels enseignés dans les cégeps.En traitement de texte on retrouve le vénérable WordPerfect ou encore l'entreprenant Word.En mise en pages; PageMaker.En infographie; QuarkXpress, lllustrator, Photoshop, Director, CorelDraw.En dessin et conception assistés par ordinateur; AutoCad, Catia.En informatique de gestion; Simple comptable, Access, Lotus, LotusNotes, Excel.On peut apprendre aussi la conception de page Web pour les férus d'Internet.Il existe une foule d'autres logiciels spécialisés disponibles dans les cégeps.Informez-vous au Service de l'éducation des adultes de votre cégep, c'est tout un univers à découvrir! Cette chronique vous est ofTerte par le Regroupement des collèges du Montréal métropolitain qui regroupe les cégeps suivants: \u2022 Ah u n tsi c \u2022 André-Laurendeau \u2022 Bois-de-Boulogne \u2022 Dawson \u2022 Edouard-M ont petit \u2022 John Abbott \u2022 M aisonneuve \u2022 Marie-Victoria \u2022 Rosemont \u2022 Saint-Laurent \u2022 Vanier \u2022 Vieux Montréal Vous songez à réorienter votre carrière.Vous désirez aider plus efficacement vos clients.Ou, tout simplement, vous êtes curieux et souhaitez en savoir davantage : Of EREZ-VOUS UNE FORMATION INTENSIVE DE 2 FINS DE SEMAINES 21 et 22 septembre 1096 5 16 octobre 1996 INSCRIPTION IMMEDIATE Jacques Camiré, dir._E.F.RH.Q._ 725-0821 5437.boul.St-Michel.Montréal H1Y 2C9 COURS AXÉS SUR LA CONVERSATION Petits groupes : 3 A 7 personnes; admission continue 1 à 5 kxs par semaine; matin, après-midi.soir, samedi 200 $ / 30n.370 $ / 60h.tout cornons, déductible d'impôt AUSSI : \u2022 ANGLAIS DES AFFAIRES : mardi so* 17 septembre au 3 décembre; 295 S / 36 h \u2022 Cours particuliers \u2022 Formation en entreprise Apprenez l'anglais avec LANGAGE EXPRESS loir \u2022 Soir - Samedi 2355 par cours de Fous les niveaux offerts 42 hres 7 semaines (Petits groupes de 990-4301 à 8 personnes Métro Peel.sortie Stanley iProfesseurs qualifiés 1205.boni.De Maisonneuve Oui 241! m.w FVI i Je suis allergique aux salles de cours.À la Télé-université, j'ai le choix : 36 programmes d'études et plus de 200 cours offerts à distance partout au Québec.Environnement Informatique Langues Sciences et santé Sciences sociales ***** \u2022 Administration \u2022 \u2022 Communication \u2022 \u2022 Entrepreneuriat « \u2022 Gestion des ressources « humaines « Baccalauréat en administration Possibilité de reconnaissance des acquis Conditions d'admission adaptées aux adultes Inscription en tout temps Service d'aide et de conseil pour projet d'études ou choix de carrière (sans frais) RENCONTRES D'INFORMATION GENERALE À Montréal, le 17 septembre à 18 h À Longueuil, le 18 septembre à 19 h 30 À Laval, le 24 septembre à 19 h 30 L'UNIVERSITÉ À DISTANCE Université du Québec Télé-université JE VEUX TRAVAILLER: Nos Programmes \u2022 Programmeur-analyste (903.64) \u2022 Tech, de micro-informatique (901.91) \u2022 Actualisation en bureautique (900.62) \u2022 Techniques bureautiques (903.61) Nouveau \u2022 Installation et gestion de réseaux (902.55) Avantages Prêts et bourses Possibilité de soutien financier de l'assurance emploi durant la formation Programme de subvention SPRINT Service complet d'aide au placement Une pédagogie axée sur la pratique Aussi disponible Formation aux entreprises C/O«./0racle Novell dBase-Clipper Ms-Accès s Windows/NT Comptabilité Word PowerPoint MS-Excel Visual Basic WordPerfect o o \u2022 o .o o HO*»* o .__.me Est Bem-UQAU aisonneuve CommuoKjor/ avec nous à Montréal (514) 525-3030 (800) 338-8643 ( OUI-CE D'INFORMATIQUE arsan ATELIERS DE FORMATION mis m Dernière chance cet automne : * DOS 6.2 \u2022 Logique floue I » DOS pour techniciens \u2022 Outils de banc de test * Production vidéo I et bases en électronique * Production vidéo II \u2022 Introduction au Biomédical Date limite d'inscription : 19 septembre.Autres ateliers débutant en octobre Instruments de mesure Domotique Windows 3.1 Windows 95 Excel (bose) Word (base) Novell I Unix (base) Langage C, Turbo C++ (base) Visual Basic (base) Labview Contrôle de moteurs ce et ca Automates programmables (base) Automate 0MR0N-CQM1LSS Instrumentation Robotique Pneumatique industrielle Dépannage lecteurs de disques au laser Dépannage de magnétoscopes Dépannage de micro-ordinateurs Entretien préventif Inscrivez-vous au plus tôt* Institut Teccar t 3155, rue Hochelogc Montréal (Québec) H1W1G4 Téléphone: (514) 526-2501 Télécopieur: (514) 526-9192 InUrnet : www.teccart.qc.ca 5 Information (ïî h 30 à 1!>\" hl 522^5030 r -|-.,,,;,,;î 4:ï-43:î:ï Demande/ le poste 37 INFO@TELUQ.UQUEBECCA http://www.tei.uo.uoue8fc.ca LA PRESSE.MONTRÉAL SAMEDI 14 SEPTEMBRE 1996 B 11 Bossi entame sa longue marche vers la sécession de la Padanie d'après AFP PIAN DEL RE Le chef de la Ligue du nord, Umberto Bossi.a entamé hier sa longue marche pour l'indépendance de la Padanie.région nord de l'Italie, en prélevant un peu d'eau de la source du Pô.« Cette eau est transparente comme notre projet : l'indépendance de la Padanie ».a lancé, visiblement ému, Umberto Bossi devant deux cents militants enthousiastes.La première manifestation pour marquer l'indépendance de la Padanie n'a pas rempli les espoirs de la Ligue du nord qui avait annoncé qu'elle attendait au moins 1500 personnes à Pian del Re.un plateau situé à plus de 2000 mètres d'altitude, à 70 kilomètres au sud-ouest de Turin.Le chef de la Ligue du nord, ruban rose à la boutonnière, a rempli d'eau du Pô une fiole réalisée spécialement par un maître verrier de Murano, en expliquant qu'il la transportera jusqu'à Venise où il proclamera demain « la naissance de la République fédérale de Padanie ».« Cette eau est à nous.Ce pays est à nous.Vive la Padanie libre », a-t-il affirmé le faisant le « V » de la victoire.Venus en famille, les militants de la Ligue du nord ont réservé un accueil de chef d'État à leur héraut, scandant son nom jusqu'à l'épuisement.Des dizaines de drapeaux du nouvel État \u2014un edelweiss vert stylisé sur fond blanc\u2014 rivali- saient avec les étendards du Piémont et de la Lombardie.« Cette fois, avec Bossi, nous gagnerons », estime une femme d'une cinquantaine d'années vêtue d'une chemise verte de la « Garde nationale » de Padanie.« U faut bien que le gouvernement nous entende maintenant.Nous sommes des pacifistes mais nous sommes prêts à prendre les armes pour la liberté de la Padanie », renchérit son mari, ouvrier à Sesuières.« Ça suffit.On nous écrase d'impôts.On ne croit plus dans les politiciens de Rome qui depuis des années nous promettent le fédéralisme », ajoute-t-il.« Puis-qu'à Rome ils ne comprennent que la mafia, nous aussi nous pouvons leur montrer ce dont nous sommes capables ».poursuit-il.Dans la vallée, l'indifférence des Piémontais était visible.Aucune affiche en faveur de la Ligue dans les rues des villes ci des villages.La journée d'hier a été semblable à toutes les autres.Les premières images d'Umberto Bossi à la télévision font sourire les habitués d'un café de Cavour, localité le long du Pô.« Les gens de la Ligue n'aiment personne, surtout pas les Italiens », confie un étudiant de Paesana, ville de la plaine d'où a démarré hier soir le cortège de voitures qui a accompagne Umberto Bossi jusqu'à Moncalieri, dans la banlieue de Turin pour la première grande réunion publique de la marche pour l'indépendance.Une centaine de policiers et de carabiniers avait été mobilisée * Pian del Re pour une Journée qui s'est finalement déroulée sans incident.«< Le seul problème que nous avons rencontre, ce sont des touristes déçus de ne pas pouvoir aller jusqu'à la source du Pô », explique un maréchal des carabiniersl_]Pour contrôler « l'afflux » du public*vers la source du Pô, la Ligue du- nord avait mis en place un systènfe dé navettes payantes ( 6 dollars^, et empêchait le passage des voitures particulières.Devant l'arrêt des navettes, deux militants, plus inde-pendantistes qu'Umberto Bossi, avaient choisi de manifester Vleur manière en proclamant sur une banderole : « La Padanie c'est trop grand, autonomie des communes ».FAITES CARRIERE ENTRE JOURNEES PORTES OUVERTES 14 ET 15 SEPT.DE 10H00 A 14H00 À L'AÉROPORT DE ST HUBERT (60SO ROUTE DE L'AEROPORT) 30 avions \u2022 7 hélicoptères \u2022 1 hydravion 9 salles de classes \u2022 3 simulateurs de vol et 25 instructeurs.rogramme admissible aux prêts et bourses.ESPA est le premier collège privé agréé par le Ministère de l'Éducation du Québec.A ce titre, il vous offre l'attestation d'études collégiales en pilotage d'aéronefs (902-06) admissible au programme des Prêts et bourses.Venez rencontrer nos pilotes professionnels et visiter nos installations.3 SESSIONS PAR ANNEE JANVIER \u2022 MAI SEPTEMBRE INFORMEZ-VOUS! supérieur 6050, ROUTE DE L'AÉROPORT, ST-HUBERT, QUÉBEC J3Y 8Y9 E-MAIL KroUxtôacctnUKl INTERNET: bttpi/wwwjccratKt/tcroUxi/ (514) 445-4034 ^1-800-267-4034 MAISONS D'ENSEIGNEMENT cours d'anglais et de français Cours de conversation: anglais et français Les cours non-crédltés seront offerts les lundis et mercredis soirs ou le samedi matin (de septembre à décembre) Préparation à l'anglais du collégial offert le samedi matin.Frais d'inscription et de scolarité: 240$ Pour un test de classement sans frais, composez le 933-3771.c o l l e g i Centre de I éducation permanente DAWSON 400lboul dcMaisonncuve° Montréal, QC H3Z 3G4 UN COURS DE CONVERSATION ANGLAISE \"DONT VOUS PARLEREZ\" QUE VOUS SOYEZ DÉBUTANT(E) OU PLUS AVANCÉ(E).Ateliers intensifs de jour AUTOMNE 1996 Gestion d'une équipe d'employés Supervision efficace -¦*-.\u2022\u2022-_\u2022«.Communication Leadership Gestion intégrée Relations humaines Gestion du travail et productivité Formation des formateurs Formation de formateurs/armqrtaufs Conception et élaboration de programme par compétences Méthodes actives de formation 23,24,25,26 septembre 1996 7,8,9,10 octobre 1996 21,22*23,24 octobre 1996 4,5,6,7 novembre 1996 18,19,20,21 novembre 1996 2,3,4,5 décembre 1996 '17,18,24,25 octobre 1996 7,8,14,15 novembre 1996 28,29 novembre, 5,6 décembre 1996 Durée : 30 heures Horaire: de 8 h 30 à 17 h Lieu : Collège de Bois-de-Boulogne Coût : 250«a Pour information et inscription : 332-3000, poste 313 QJjJ de Boi s de-Boulogne FORMATION CONTINUE ET SERVICES AUX ORGANISATIONS PETITS GROUPES: 4 à 7 maximum 7 niveaux: de débutant à avancé Professeurs qualifiés d'expression anglaise 9 RÉGULIER (total 30 heure» sur 5 semaines) MATIN, SCHR ou SAMEDI Frais; 225$ (déductible - tout compris) SESSION SEMI-INTENSIVE 13 «inaine»! Du lundi au teudi, 9 h 30 à 12 h 30-Total: 30 heures Frate: 2O0S (déductible - tout comprts)_ ENTREVUE DE CLASSEMENT ET INSCRIPTION SUR RENDEZ-VOUS DU 16 AU 21 SEPTEMBRE INCLUSIVEMENT 985-2414 CCFA FONDÉ EN 1970 rPr*
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