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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1996-09-15, Collections de BAnQ.

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[" I 1 ÉDITION DU DIMANCHE Montréal, dimanche 15 septembre 1996 I12i année No 321 50 pages, 4 cahiers 60* TAXES EN SUS RFC ION U-es-de DE QUÉBEC 65 C LA «MADELEINE 1 S Baseball { 3 page S6 Antonine Maillet Voyage autour du temps du monde Sciences À la recherche du carbone perdu B12 Personnalité de la semaine Philippe Lupien page Al2 1 Défi EMPLOI 790-DEH Aujourd'hui, de 8 à 13 heures, les chercheurs d'emploi âgés de 16 ans et plus et parlant français ou anglais peuvent encore s'inscrire à des ateliers gratuits, dans le cadre du projet Défi Emploi parrainé par La Presse.Une centaine de téléphonistes attendent vos appels au 790-3334 ou 790-Défi pour les gens de la région de Montréal.Pour les gens de l'extérieur de la région métropolitaine, composez le 1-888-790-334.Il reste encore 3000 places MARIE-CLAUDE MALBOEUF Leur café à peine avalé, des centaines d'aspirants travailleurs se sont rués sur Leur téléphone hier matin.Ces enthousiastes voulaient être les premiers à s'inscrire aux ateliers sur l'emploi, qui leur sont offerts gratuitement par La Presse et par ses partenaires.« Dès huit heures, il y a eu une espèce de boom et il fallait garder plusieurs appels en attente, raconte Suzanne Girard, coordonnatrice du projet Défi Emploi.Certaines personnes appelaient même d'Ottawa, de Ttois-Rivières ou de Québec ! » Par la suite, les apprentis téléphonistes ont pu souffler un peu.Au total, les employés du ministère de la Sécurité du revenu ( MSR ), Voir IL RESTE en A2 Celle qui a fait crouler de rire le Québec pendant 75 ans s'est éteinte doucement àl'âgede93 ans photoarimno\"momea iMPmm Cette photo remonte à avril 1989.Rose Ouellette, que tout le Québec connaît sous le nom de La Poune, accordait une entrevue à un journaliste de La Presse avec qui elle retraçait les grands moments de sa remarquable carrière.Voir autres textes et photos en pages A8 et B6 ÉRIC TROTT1ER Grande dame de théâtre.Rose Ouellette, a fait sa dernière sortie de scène, hier, à l'âge de 93 ans.La Poune a rendu l'âme à midi à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, où elle était hospitalisée depuis deux semaines.« Nous venons de perdre un monument de théâtre », a déclaré son ami et ancien partenaire de scène, Roger Sylvain.« Comme son état s'était aggravé ces derniers temps, je m'y attendais, a-t-il ajouté.Mais là je commence à réaliser qu'elle ne sera plus là.Je suis sous le choc.» « Je ne suis pas surpris, parce que les nouvelles n'étaient plus très bonnes à son sujet.Sauf que la mort arrive toujours trop Vite quand c'est quelqu'un qu'on aime », a déclaré un Gilles LatU* lippe fort ému, hier soir.Après une carrière qui a duré trois quarts de siècle, la grande artiste comique avait pris sa retraite il y a trois ans seulement et s'était peu à peu retirée de la vie publique.Voir LA POUNE en A2 La SQ arrête les tenanciers du casino illicite de Kahnawake RAYMOND GERVAIS Malgré l'arrestation de quatre tenanciers du casino illicite de Kahnawake, tôt hier matin par la Sûreté du Québec et la saisie de quelque 180 appareils de type vidéopoker dans un entrepôt de Saint-Laurent, le casino mohawk a quand même ouvert ses portes vers les 11 h samedi, comme si de rien n'était.Hier matin, peu après six heures, les policiers de la division du crime organisé de la SQ, ont procédé à l'arrestation de quatre personnes, trois hommes et une femme, à l'intérieur du motel Châteauguay, 37, boulevard Saint-Jean-Baptiste, tout près des limites de la réserve de Kahnawake.À cet endroit, les Limiers ont procédé à l'arrestation de Giusep-pe Aiello, 46 ans, Joseph Rocco, 37 ans, Ralph Mete, 46 ans, et de Lidiana Spada Foro, 42 ans, tous des résidants de La région de To- ronto, que la police soupçonne d'être reliés au crime organisé italien en Ontario.Ces personnes étaient toutes recherchées sur mandat.Quelques heures plus tard, deux autres individus, également de l'Ontario, ont été appréhendés au même endroit.Toutefois, les policiers ont dû les relâcher durant l'après-midi, après interrogatoire.Hier, la SQ a demandé l'assistance et la collaboration des peace-keepers pour procéder à l'arrestation de ces sept personnes, mais les policiers mohawks ont refusé.L'enquête policière amorcée depuis l'ouverture du casino illégal, il y a deux semaines, a ensuite mené les agents au 182 Merrizi à Saint-Laurent, soit aux locaux de la compagnie Canery Technologie.Muni d'un mandat de perquisition, les policiers ont eu la main heureuse.Ils y ont découvert 180 appareils vidéopoker, qui n'attendaient qu'à être livrés.Les enquêteurs ont aussi saisi des puces programmables et des cartes électroniques pour ces appareils.Comme l'a expliqué un enquêteur de la division du crime organisé, les fabricants possédaient tout l'équipement et le matériel nécessaires pour fabriquer les appareils de jeux.Lorsque les policiers se sont présentés à l'adresse en question, personne ne s'y trouvait, mais Voir LA SQ en A2 Américains champions Les Américains ont marqué quatre buts sans riposte en fin de troisième période pour mériter les grands honneurs de la Coupe du monde de hockey avec une victoire de 5-2 sur l'équipe du Canada hier au Centre Molson.La victoire des joueurs de Team USA est d'autant plus éclatante qu'ils ont réussi à remporter deux matchs sur la z patinoire de l'équipe canadienne.Voir pages S2 à S 5 Dans l'oeil de l'aigle.RICHARD HÉTU collaboration spéciale, NEW YORK a scène est la même partout où il y a un assemblage de caméras de télévision à New York.Les passants s'arrêtent sur le trottoir et demandent à un des journalistes en attente, dans l'espoir d'entendre le nom de Madonna ou de Michael Jackson : « C'est pour qui ?» Jeudi dernier, sur la 44e rue, en plein coeur de Manhattan, un New-Yorkais a posé la question, en voyant l'action devant le Harvard Club.Un journaliste de Montréal lui a répondu : « Howard Galganov.» Le New-Yorkais aurait entendu le nom d'un Mongol qu'il n'aurait pas eu l'air plus bête.Haussant les épaules, il a aussitôt repris son chemin.Mais en rentrant à la maison, en fin de journée, il a peut-être ouvert la télévision aux nouvelles, espérant voir un topo sur ce personnage nommé Galganov, assez important pour attirer une meute de journalis- La Presse NEW YORK tes dans le Big Apple, où les vedettes et les hommes d'État défilent sans arrêt.Hier, c'était Benjamin Netanyahu.Aujourd'hui, c'est.Howard Galganov ?Absolument rien à la télévision sur cet homme.Le lendemain, le New-Yorkais a peut-être tenté de satisfaire sa curiosité en passant à travers le New York Times, le New York Post et le New York Daily News.Pas une traître ligne sur ce diable de Galganov.Mais que faisaient tous ces journalistes ?Un non-événement Au Québec où l'on pousse l'absurdité jusqu'à mesurer les caractères des affiches commerciales à la règle, la visite de Galganov a fait les manchettes \u2014 un non-événement qualifié de flop par la presse franchophone et de « succès fulminant » par William Johnson, chroniqueur à The Gazette et mégaphone de la grogne anglophone.Faut-il s'étonner que New York ait complètement ignoré cette visite ?Bien sûr que non.Vu des États-Unis, le débat sur la question québécoise n'est pas surtout interminable mais incompréhensible.Une chicane de clocher dans le fin fond de la Chine a au moins le mérite d'être exotique.Le New York Times peut bien, de six mois en six mois, publier un article de Mordecai Richler sur la police de la langue et autres af- Voir DANS en A2 INDEX\t\t\t\t\t\t\t Annonces ctass\tées\t- M - 1 .- -\tA5\t\tCIO\tLoteries\tAZ A4 Vin \u2022Index\tes\tArts et spectacles\t\tDécès\tC9\tMots croises\tB11 ¦ t.m _\tC5.CS\t1\tiaBlO\tÊtes-vous obi\ttentateur CS\tMo) mystère\tC7 \u2022 marchandises\tC8.C7\tlin r.tr^.\tm\tGénies en her\tbe B11\tTètes d'affiche\tAS iinpioii\tC7\t\u2022 Télé horiira\tm\tHoroscope\tCl\tTaNoid Sports\t \u2022eutomoWe\tC7\tBerides dessinées\tes\tLe monde\tA1M11\t* rVJNn 1 rwnOkWy\tS5 B10 SANTÉ La physiothérapie et le virage ambulatoire page B2 MÉTÉO Nuageux avec averses en après-midi Max.19, min.15 16 il S fis i V I A2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 1996 Suites de la une La Poune est morte LA POUNE / Suite de la pa$eAI Au début du mois, elle s'était résignée à quitter son appartement du Chez nous des artistes pour se rendre à l'hôpital, à moitié déshydratée et en état de grande faiblesse.Selon Roger Sylvain.Mme Oueilette avait refusé de quitter la maison de repos dans une civière : « Bile ne voulait pas que les ^ens la volent dans cet état.Même si c'était devenu très pénible pour elle, elle a tenu à marcher Jusqu'à l'ambulance », raconte-t -il.Rose Oueilette est Tune des premières femmes à avoir connu la célébrité en tant que comédienne au Québec Longtemps snobée par les milieux intellectuels, elle avait fini par obtenir une certaine consécration en 1990 en recevant l'insigne de l'Ordre national du Québec après 75 ans d'une carrière 'bien remplie.Elle avait débuté au théâtre dans les an- nées 1920 en compagnie d'Olivier Guimond 1 père, qui lui trouva d'ailleurs son surnom ( il trouvait que la « Poune » sonnait bien à côté de son propre sobriquet, Ti-Zoune ).Considérée comme la comique la plus populaire à l'époque de la grande crise économique, aux côtés de Jean Grimaldi, elle est devenue la directrice du théâtre Cartier, à Saint-Henri en 1928, avant de diriger le Théâtre National, rue Sainte-Catherine, à partir de 1936.Pendant près de 20 ans, sous sa gouverne, ce théâtre aura fait salle comble, sept Jours par semaine, avec un nouveau spectacle chaque lundi.A la fin des années 1950, Mme Oueilette prit la route et fit le tour des cabarets de Montréal et de la province, avant de faire ses premières apparitions à la télévision.Jusqu'à la fin des années 1980, on l'a vue autant dans les émissions de variétés que dans les téléromans, mais elle aura surtout marqué la fin de sa carrière artistique au Théâtre des variétés de Gilles Latulippe.En dépit du snobisme dont elle a été victime à un certain moment de sa carrière, Mme Oueilette a toujours eu une espèce d'auréole autour d'elle, au point qu'elle était devenue au fil des décennies une sorte de légende vivante dans le grand public.L'écrivain Michel Tremblay s'est d'ailleurs servi de son personnage dans sa série de chroniques du Plateau Mont-Royal : « C'était une femme forte, qui, avant, pendant et après la guerre, a osé être une directrice de théâtre, a-t-il dit hier.Elle a pris des initiatives nouvelles à une époque où les femmes ne s'affirmaient pas.C'est une femme extraordinaire, qui a mené sa destinée.» « Des carrières de théâtre comme ça, il n'y en aura plus Jamais.Nous avons perdu un monument », a répété M.Sylvain.« Tous les humoristes au Québec lui doivent reconnaissance, particulièrement les femmes », a enchaîné Gilles Latulippe.Depuis sa retraite en 1990, Mme Oueilette n'avait plus manifesté l'envie de retourner au travail, elle qui n'avait jamais arrêté un instant auparavant.« Mais elle s'ennuyait terriblement de son public, confie Roger Sylvain.Vous savez, tout le monde a fait des blagues à ce sujet, mais elle était sincère; elle aimait vraiment son public et nous le répétait sans cesse.» On peut croire qu'après une telle vie, elle est morte heureuse.C'est en tout cas ce que pense la fille de Juliette Pétrie, Patricia* qui connaissait intimement Mme Oueilette: « Elle parlait de plus en plus de la mort.Elle répétait souvent : « J'ai eu une belle vie, j'ai fait le travail que j'aimais.Je n'ai pas peur de la mort.Je suis prête.» Elle a été sereine jusqu'à la fin.» La Poune laisse dans le deuil sa petite-nièce, Kathleen Verdon ( ex-conseillère municipale ), qui était au chevet de sa grand-mère hier midi quand elle s'est éteinte.Comme elle l'avait souhaité.Rose Oueilette ne sera pas exposée.Un service commémoratif aura cependant lieu samedi prochain, à 13 h 30, en l'église Saint-Pi erre-Apôtre, dans le quartier de son enfance et non loin du Théâtre National.Il reste encore 3000 places Dans l'oeil de l'aigle.IL RESTE / Suif* de la page Al de Développement des ressources humaines Canada ( DRHC ) et de la Société québécoise de développement de la main-d'oeuvre ( SQDM ) ont tout de même rempli 8645 bulletins d'inscription, dont plus de 5700 en français et plus de 2900 en anglais.« Si la tendance se maintient », les 12 000 places disponibles devraient donc être toutes comblées demain, une fols achevée la deuxième phase de l'opération téléphonique.Il faut dire que près de 60 % des gens ont tenu à s'inscrire aux trois ateliers.« Ça veut dire qu'ils ont bien compris que la recherche d'emploi est un long processus et que chaque étape est importante », se réjouit ainsi Mme Girard.Une conviction que semble partager l'en* tourage des chercheurs d'emploi.« Une dame m'a appelé de sa voiture pour inscrire son mari et beaucoup de parents téléphonaient pour leurs enfants, rapporte Yvan Bernard, un employé du MSR.Les gens étaient contents et inquiets à la fois.Plusieurs me racontaient comment c'est difficile de trouver du travail.» Il est encore temps de s'inscrire Les appareils continuaient de sonner vers 17 h 00 hier, alors que les téléphonistes bénévoles pliaient bagages.D'autres âmes généreuses prendront toutefois le relais aujour- d'hui ( de 8 h à 13 h ).Tous les chercheurs d'emploi qui n'ont pas pu réserver leur place hier disposent donc de quelques heures pour se rattraper.Il leur suffit de composer le 790-DÉFI (pour les gens de la région de Montréal ) ou le 1-SS3-790-DÉFI ( pour les gens de l'extérieur ).Rappelons que chaque atelier dure trois heures.Le premier ( 28 et 29 octobre ) portera sur la connaissance de soi.Le deuxième ( 5 et 6 octobre ) permettra aux participants de démythifier le nouveau marché du travail et le troisième ( 12 et 13 octobre ), de mener une recherche d'emploi efficace.Ceux qui se sont inscrits hier ou qui s'inscriront aujourd'hui recevront bientôt une lettre leur confirmant la date, l'heure et le lieu de chacun de leurs ateliers.Quant aux partenaires de La Presse, ils s'apprêtent à retrousser leurs manches pour envoyer ces milliers de missives, former les animateurs des ateliers, dénicher une bonne vingtaine de locaux et faire près d'un million de photocopies I « La journée d'aujourd'hui a été très excitante parce que ça commence à devenir vrai, conclut Micheline Giard, membre du comité directeur de Défi Emploi.Mais ce n'est encore que la pointe de l'iceberg.Nous avons une grosse machine à mettre en branle.Aujourd'hui, c'est seulement la locomotive qui part avec du vrai monde ( les participants ) dedans.» DANS / Suite de la page Al La SQ arrête les tenanciers du casino illicite de Kahnawake LA SQ / Suite de la page A l quelques instants plus tard, le fournisseur des appareils qui se trouvent présentement au casino mohawk, Neil Rubin, 48 ans, s'est présenté tout bonnement sur les lieux.Il a été immédiatement placé en état d'arrestation.Rubin, qui est connu des policiers pour avoir déjà fait face à des accusations semblables, est soupçonné de faire partie du crime organisé italien à Montréal.Pour un non-initié, les appareils pouvaient ressembler à des machines tout à fait légales utilisées pour des jeux vidéo.Toutefois, les soupçons des enquêteurs ont été éveillés par la découverte de clés cachées dans chacun des appareils.En ouvrant le premier compartiment où normalement doit se trouver la carte électronique, il n'y avait rien de particulier, mais en ouvrant le second, en dessous du premier, un bac à récupérer l'argent s'y trouvait ainsi qu'une enveloppe contenant six boutons portant les mots : Bet, Big, Small, Double, Start et Take AU.Les policiers ont aussi découvert sur place des tables de jeux, des roulettes et des jetons, bref, tout le matériel nécessaire pour monter un casino.fres linguistiques, mais c'est moins pour s'en indigner que pour se bidonner.Un des derniers textes de Richler n'était-il pas intitulé « Le Gros Mac Attack ».un mauvais Jeu de mot sur la campagne publicitaire de McDonald's \u2014 « Big Mac Attack » \u2014 pour illustrer le sujet éculé de la francisation des termes anglais au Québec 7 Et puis les médias américains ont parfois le sens de la mesure.Les immigrants du Québec sont obligés d'aller à l'école française ?La belle affaire.Aux États-Unis, les immigrants légaux n'auront bientôt plus le droit à l'aide sociale.Même ceux qui sont vieux, qui ont travaillé, payé des impôts, suivi les règles.Voilà ce à quoi Bill Clinton, dont l'opportunisme électoral n'a pas de bornes, a consenti en endossant la réforme de l'aide sociale des républicains du Congrès américain.Citoyens de deuxième classe ?Sur ce thème, les États-Unis offrent aux médias une matière pas mal plus abondante et inquiétante que le Québec.«« Si ça saigne.» En fait, les Québécois doivent se réjouir d'être à peu près ignorés par les médias américains.C'est la preuve que leurs chicanes ethnico-linguistiques n'ont pas encore dégénéré.Car il ne faut pas s'y tromper : les médias américains \u2014 la télévision surtout \u2014 ne s'intéressent aux luttes nationales que si elles offrent des images sanglantes.Ils se plient ainsi à une règle sacro-sainte du journalisme aux États-Unis : « If it bleeds, it leads.» Si ça saigne, ça vaut la une.Et si les intérêts américains sont en jeu, ma foi, c'est le gros lot.Et c'est pourquoi les lecteurs des journaux télévisés américains daignent parler du combat des Serbes, des Bosniaques, des Tchétchènes, des Kurdes, des Palestiniens, des Irlandais.Pour le commun des mortels, il n'y a souvent rien à comprendre aux rancunes immémoriales de ces peuples.Mais l'atrocité des images compense largement pour l'insondable complexité des conflits en question.Il faudrait de toute façon que Dan Rather, le lecteur des nouvelles au réseau CBS, soit drôlement luné pour décider de faire un reportage sur le piquetage de Gilles Rhéaume devant l'Hôpital juif.\u2014 La loi 40 ?\u2014 Oui, M.Rather.Parce que les francophones ne veulent pas retourner au temps où ils se faisaient apostropher en anglais par les grosses bonnes femmes du magasin Eaton ! \u2014 Assurément.Un drôle de rappel Pour un Québécois vivant à l'étranger depuis bientôt trois ans, comme c'est mon cas, la visite de Howard Galganov à New York aura cependant été un peu plus qu'une mauvaise blague.En constatant le mépris profond avec lequel Galganov prononce le nom du Parti québécois, il m'est revenu à l'esprit une entrevue réalisée en Afrique du Sud, il y a plus de deux ans, auprès d'un Afrikaner, catastrophé à l'approche de l'élection d'un gouvernement dominé par des Noirs.Il crachait avec haine le nom du parti de Nelson Mandela, l'ANC.Le même ton.Galganov n'est peut-être qu'un bouffon.Mais la virulence de son langage choque celui qui n'a pas suivi de près les soubressauts de l'actualité québécoise au cours des dernières années.Pour Galganov, le gouvernement du Parti québécois est un « ennemi », qui a fait endurer aux anglophones et aux allopho-nes ii intimidation, menaces, racisme, exclusion culturelle et fraude électorale massive » lors du référendum d'octobre 1995.« Si le Canada faisait face, à l'extérieur, à un ennemi aussi déterminé que le sont les séparatistes, à l'intérieur, le gouvernement ne serait pas aussi complaisant », a également déclaré Galganov lors de sa conférence de presse de jeudi.D'où vient ce discours 7 Et vers quoi mè-nera-t-il le Québec ?Un Québécois à New York espère qu'il n'aura pas à apprendre la suite à l'heure des nouvelles télévisées américaines.Renseignements : 285-7272 Abonnement : 285-6911 Lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 Samedi et dimanche de 7 h à midi Rédaction : 285-7070 Promotion : 285-7100 Annonces classées : 285-7111 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Décès, remerciements : 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes Annonces Détaillants : 285-6931 NationaL TéléPlus : 285-7306 Carrières et professions.Nominations : 285-7320 Comptabilité Grandes annnonces : 285-6892 Annonces classées : 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse.Ltée, 7,rue Saint-Jacques, Montréal H2Y1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.«Envois de publication canadienne -Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.du Jour 37-7 Dimanche, 15 septembre 1996 LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 7-2-6 à quatre chiffres : 0-4-5-1 6/49: 1-15-27-29-35-47 compL 39 avec extra: 724812 Les sado-masochistes défilent dans Londres Près de 300 sado-masochistes ( SM ), pour la plupart vêtus de cuir et de chaînes, ont manifesté hier dans les rues du centre de Londres, pour protester contre les lois réprimant certaines formes de leur activités sexuelles.Nombreux portaient aussi des vêtements de latex moulant, des masques de cuir ou des colliers de chien, d'autres étaient habillés en religieuses.Près de 2 500 personnes étaient attendues pour un « festival » du sado-masochisme qui devait se tenir dans les locaux d'un syndicat étudiant.Cette troisième marche annuelle de la « Fierté SM » avait aussi pour but d'attirer l'attention du public sur le jugement que doit rendre le mois prochain la cour européenne des droits de l'Homme de Strasbourg concernant la condamnation en 1990 de trois hommes qui s'étaient volontairement livrés à des actes sexuels sadomasos.DEMAIN DANS LA PRESSE Arrivée de l'utilitaire Toyota RAV4 ¦ L'utilitaire Toyota RAV4 fera ses débuts en sol canadien la semaine prochaine, mais il a déjà des antécédents plus qu'impressionnants.Après avoir enflammé l'enthousiasme des automobilistes japonais, ce véhicule sport compact a également conquis les automobilistes en Europe et aux États-Unis.Et lorsque le modèle a été lancé au Japon il y a deux ans, l'accueil du public a dépassé les prévisions les plus optimistes, nous dit notre collaborateur Denis Duquet, qui en a fait l'essai, dans le cahier « Auto » de demain.Quant à Jacques Gagnon, il consacre sa chronique « Auto-rétro » à une Dodge 1950.QUESTION DU JOUR InfoBref Bell Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour.Pour faire connaître votre opinion, composez le 875-2355; au son de la voix, faites le 220.Le fait que les «petites» sentences imposées par des juges de la cour du Québec ne soient pas exécutées vous indigne-t-il?Au poste de lieutenant-gouverneur, Jean-Louis Roux devrait-il s'en tenir à un rôle pu-rement symbolique?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses a été: Oui: 68 % Non: 32 % 7417780 914 m ni présent) Ne manquez pas ce cahier spécial MODE mercredi dans > LA PRESSE.MONTRÉAL DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 1996 A3 Montréal métro L'EXPRESS DU MATIN Des négociations avec les cois Meus ¦ Les négociations entre la Ville de Montréal et ses cols bleus ont repris il y a une semaine, mais rien ne permet d'espérer un prochain règlement, a indiqué hier le président du syndicat Jean Lapierre, au cours d'une assemblée générale qui se déroulait au sous-sol d'une église, boulevard Rosemont.« C'est très lent, mais on ne désespère pas, parce que {a avance», a déclaré M.Lapierre, qui n'envisage pas pour le moment l'adoption de moyens de pression* Accident mortel ¦ Un Ontarien de 26 ans a été arrêté à la suite d'un accident de la route qui a fait une victime, hier vers 2 h 15, à Bolton-Ouest en Montérégie.L'homme, toujours détenu hier, a perdu le contrôle de son véhicule qui a dérapé dans une courbe de la route 243 avant de heurter un arbre.Le conducteur, qui n'a subi aucune blessure, a échoué un test d'alcoolémie.Le passager de l'automobile, William Dal-ling, 41 ans, d'Etobicoke en Ontario, est décédé sur le coup.Femme battue à Kahnawake ¦ Les mauvaises relations qu'entretiennent les peacekee-pers de Kahnawake et la Sûreté du Québec pourraient-elles avoir des conséquences sur l'enquête menée à la suite d'une agression sauvage dont a été victime une femme jeudi soir, dans la réserve de Kahnawake ?Jusqu'à maintenant, peu d'informations entourant cette agression ont transpiré.Les policiers mo-hawks refusent de commenter l'événement avant demain matin, soit au moment où l'enquêteur chargé du dossier, Tommy LaHache, reviendra au travail.On reconnaît toutefois qu'une femme a été découverte inconsciente et ensanglantée, non loin des installations du Casino.De son côté, la Sûreté du Québec affirme n'avoir reçu aucune demande d'aide des Peacekee-pers et qu'elle ne mène actuellement aucune enquête.Ce sont deux personnes qui quittaient le Casino Mohawks tard jeudi soir, qui ont découvert une dame gisant sur des terrains adjacents à l'établissement de jeux.Selon des informations obtenues par ta Presse, la dame en question aurait été sévèrement battue et avait le visage tuméfié à la suite des coups qu'elle aurait reçus.Elle aurait aussi été possiblement agressée sexuellement, puis laissée pour morte dans le champ.Normalement, compte tenu de la nature de l'agression, la SQ aurait dû être saisie de l'enquête.Les Peacekeepers qui se sont rendus sur les lieux ont fait trasporter la malheureuse à l'hôpital où la pauvre femme repose dans le coma depuis son admission.Attaque à la machette ¦ Trois adolescents armés d'une machette en ont attaqué deux autres qui circulaient en rouli-roulant hier soir, en face du 32, rue Belcourt, à Longueuil, et leur ont dérobé leurs manteaux et leurs rouli-roulants.Les trois voyous ont été arrêtés par la police.Par ailleurs, toujours à Longueuil, un cagoulard armé d'une carabine a réussi à s'emparer du contenu du tiroir-caisse d'une arcade de jeux située au 2867, chemin Chambly, et à prendre la fuite.Personne n'a été blessé.Entente au Ramada de Québec ¦ Les employés de l'hôtel Ramada Centre-Vil le de Québec ont entériné vendredi soir, dans une proportion de 71 %, l'accord de principe survenu plus tôt en journée entre leur employeur et leurs représentants syndicaux dans le cadre du renouvellement de leur convention collective, a fait savoir hier la Confédération des syndicats nationaux (CSN).Le nouveau contrat de travail contient les mesures assurant le maintien de l'emploi des salariés, a précisé la CSN dans un communiqué émis depuis Montréal.Au plan salariai, les travailleurs ont « pris en considération la situation financière de l'établissement » et accepté un gel de salaire pour les trois pro- Des maires conquérants f des PME conquises ÉRIC CLÉMENT On aurait cru que les PME qui ont accompagné, jeudi et vendredi, les cinq maires de la région montréalaise à Boston s'étaient donné le mot pour louer cette initiative d'une visite éclair en Nouvelle-Angleterre, tant les remerciements aux élus étaient prononcés, hier.« La mission était un succès à vous couper le souffle », a lancé Élizabeth Menant vice-présidente de Naoki Systèmes, lors d'une conférence de presse organisée à l'hôtel de ville de Montréal, en compagnie de plusieurs maires de la région et des représentants de la quinzaine d'entreprises qui étaient du voyage.Il faut dire que si des compagnies comme Bombardier ou Hydro-Québec sont des habituées de ce genre de mission, les PME qui ont investi du temps et de l'argent pour deux jours à Boston sont ravies des contacts qu'elles ont eus, voire des ententes qu'elles ont conclues ou qu'elles sont sur le point de réaliser.Si personne n'a annoncé la création de 100 emplois à Montréal, les trois entreprises mises de l'avant pour avoir glané quelque chose de concret ne cachaient pas leur enthousiasme.Le Centre québécois d'innovation en biotechnologie ( CQIB ) a conclu une entente « très prestigieuse » avec les Massachusetts Centers of Excellence, qui permettra aux entreprises de ce domaine d'avenir d'avoir accès à des ressources scientifiques, universitaires et d'encadrement d'affaires exceptionnelles, a fait valoir Normand de Montigny, directeur du CQIB.«< Grâce à cette visite, on a présenté à Boston notre nouvelle technologie, un nouveau standard dans l'industrie du logiciel pour l'architecture, l'ingénierie et la construction et on a réalisé une entente avec HOK, un cabinet d'architectes qui a des bureaux dans le monde entier, ce qui nous donne accès instantanément à des clients partout », s'est réjoui Mme Ménard.De son côté, Michel Jarry, président d'Avel-Tech, une entreprise spécialisée dans la technologie d'informations, a annoncé l'ouverture d'un bureau à Marlborough, près de Boston, ce qui va lui permettre de consolider sa présence aux États-Unis.« Après avoir connu des périodes où on répondait à un appel d'offres tous les six mois, on en a eu quatre ces derniers mois : un au Michigan, un en Louisiane et un autre en Ohio », a-t-il dit.De plus, le maire de Montréal, Pierre Bourque, promet pour bientôt une annonce importante: une compagnie pharmaceutique de Boston viendrait s'implanter dans la grande région de Montréal.Il a insisté sur le fait que cette première mission de la Table des préfets et maire du Grand Montréal, qui a coûté 35 000$, a réussi parce qu'élus et entreprises « parlaient d'une même voix ».M.Bourque et le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, ont aussi lancé un message à Québec et Ottawa quand ils ont fait remarquer que « le gouvernement fédéral américain » ( et non les municipalités ) avait décidé d'investir 10 milliards pour énergiser l'activité économi- PHOTO ARMANO TR0TTî£R.Là Le maire Pierre Bourque promet une annonce importante : une compagnie pharmaceutique de Boston viendrait s'implanter dans la grande région de Montréal.que de Boston, soit le double des échanges commerciaux entre le Québec et la Nouvel le-Angleterre.« Des 10 milliards, 4,5 milliards ont été dépensés pour améliorer l'accès au port de Boston, en détruisant l'affreuse autoroute et en la remplaçant par une autre, souterraine celle-là, a expliqué M.Bourque.On a été très impressionné.On ne demande pas 10 milliards mais juste un petit morceau.» Cosmodôme: le compte à rebours commence ÉRIC CLÉMENT Même si le rapport Pichette, sur l'avenir du Cosmodôme, dit en substance au maire de Laval que pour sauver le musée d'ici 15 jours, il faudra que la municipalité l'achète, le maire Gilles Vaillancourt dit ne pas se sentir coincé dans ce dossier.« Après avoir pris connaissance du rapport Pichette, le comité exécutif prendra position, a dit le maire à La Presse, hier.Pour l'instant, on se réjouit que le rapport mette en relief l'importance régionale et même nationale du musée de l'espace.» Toutefois, selon le conseiller indépendant Maurice Clermont, la population lavalloise est réticente à ce que d'autres grosses sommes d'argent soient investies dans le musée.« Je ne comprends pas pourquoi M.Cler-m o n t est malheureux quand je suis de bonne humeur, dit le maire Vaillancourt.Je voudrais rappeler à la population que M.Clermont a chaque fois voté en faveur des engagements de la Ville vis-à-vis du Cosmodôme, soit l'endossement de 13,5 millions de l'hypothèque.Et quand on a investi Gilles Vaillancourt 200 000 S en janvier pour permettre au Cosmodôme de continuer d'exister, il a encore voté pour.» Et M.Vaillancourt d'ajouter: « C'est le seul moment où M.Clermont a aidé le Cosmodôme, mais probablement qu'il aura des occasions de se reprendre au cours des prochains mois et de faire partie de la solution plutôt que de faire partie du problème.» Hier, le conseiller Clermont a dit à La Presse que si le rapport Pichette est présenté tel quel au conseil municipal, il votera contre.«« Jamais le maire ne nous a dit que ça coûterait 20 millions aux Lavallois, dit-il.Il disait toujours que c'est le privé qui paierait.Il s'est fourvoyé dans ce dossier.» Alors que l'horizon 97 des élec- tions municipales se précise, le maire ira-t-il devant la population pour lui annoncer une dépense dé 20 millions, se demande M.Clermont.D'autant qu'il est loin d'être acquis que le gouvernement pfc-quiste et Ottawa fourniront l'argent recommandé par le rapport Pichette, pour sauver le Cosmodôme d'ici le 30 septembre.Mais le maire Vaillancourt est très optimiste : «< La volonté publique m'apparait beaucoup plus solide depuis le rapport Pichette, dit-il.On a maintenant l'élément qu'il fallait pour éclairer et justifier une prise de décision des autorités publiques.Laval fera sa part.J'ai des échos très positifs de M.( Serge ) Ménard, positifs de M.( Rémy ) Trudel et des échos non négatifs d'Ottawa.» Un industriel se tue dans un avion ultra-léger Un industriel du lac Saint-Jean, France Delisle, 44 ans, a trouvé la mort vendredi après-midi aux commandes d'un avion qui s'est écrasé peu après le décollage à Aima.La tragédie est survenue vers les 14 h sur le chemin Ville-Bois, non loin de l'aérodrome d'où le petit avion de type ultra-léger venait de décoller.Selon des témoins, l'appareil aurait piqué du nez au moment où il se trouvait à quelque 45 m d'altitude.En touchant le sol, le monomoteur a explosé et les secouristes n'ont rien pu faire pour porter secours au pilote qui est mort calciné.M.Delisle venait de quitter Aima pour une excursion de chasse.Une enquête du Bureau de la sécurité dans les transports a été instituée parallèlement à celle de la Sûreté du Québec afin de déterminer les causes exactes de l'accident.Les producteurs agricoles du Marché Bonsecours sont mécontents des travaux, rue de la Commune ÉRIC CLÉMENT Les producteurs agricoles du Marché Bonsecours, dans le Vieux-Montréal, sont fort mécontents que les services municipaux aient fait fermer la rue de la Commune devant le marché pour y effectuer d'importants travaux de pavage.Ayant placé leurs étals sous une tente au bord de la rue, les producteurs saisonniers se sont réfugiés dans le hall d'honneur du bâtiment pour trouver le repos et.pour protester contre ces travaux qui ont fait chuter de 90 % leur chiffre d'affaires.« La rue de la Commune ressemble aux barricades de la crise d'Oka, protestait hier Christian Descossy, producteur de sirop d'érable et de bleuets à Saint-Antoine-Abbé.Aujourd'hui, c'est samedi mais en semaine, le bruit des marteaux-piqueurs fait fuir les clients.L'achalandage est déjà pas très fort.» Les maraîchers, qui vendent leurs produits devant le marché du 15 mai au 4 novembre, sont d'autant plus fâchés qu'ils trouvent que la Ville les a traités à la légère: « Ils auraient pu au moins nous prévenir ou attendre qu'on parte », dit M.Descossy.« Pendant tout Tété, on a dit à nos clients qu'ils pourront venir plus tard en saison et qu'il y aura aussi des commerces à l'intérieur du marché.Que tout sera prêt pour le 20 août.Finalement, non seulement on est perturbé par les tra PHOTO BERNARD BRAULT, la Sylvain Lefèvre, de La Pominaraia de Dunham, en a long i dire sur les travaux, rue de la Commune.vaux, mais on nous prépare à l'idée que la construction du marché intérieur ne sera terminée qu'en novembre, voire en décembre », proteste Sylvain Lefèvre, de La Pommeraie de Dunham, qui produit du moût de pomme pétillant et.du vrai melon de Cavaillon.Commencé en 1991 sous l'administration de Jean Doré, le réaménagement de la rue de la Commune a déjà coûté plus de 31 millions à la Ville.Le responsable du dossier au comité exécutif d'alors, André Lavallée, aujourd'hui chef de l'opposition municipale, avait déclaré en juillet 1991 que les travaux seraient achevés.trois ans plus tard.La réfection actuelle vise à changer les joints décoratifs de granité placés en travers de la rue pour les festivités du 350e anniversaire de Montréal.« Ils n'ont pas résisté au passage des déneigeuses, alors la Ville a décidé de les remplacer, dit Gérald McNichols Tétreault, direc-P \u2022 »¦ teur du Marché Bonsecours.Les travaux devaient être faits au printemps mais on avait protesté car c'était l'ouverture des étals.Là, ils ne nous ont pas prévenus.» Ce soir, les producteurs doivent se retirer du hall d'honneur.Certains pourraient toutefois y rester s'ils leur restent suffisamment de produits et si les touristes sont nombreux.\\ A4 LA PRESSE, MONTRÉAL DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 1996 Actualités Amendes : Montréal acceptera les cartes de crédit et de débit ÉRIC TROTTIER Pour éviter qu'un automobiliste se fasse menotter et emmener au poste de police pour une contravention impayée, la Ville de Montréal pourrait permettre le paiement des amendes à l'aide d'une carte de crédit ou de débit.C'est ce qu'a indiqué hier le médiateur de la Ville et responsable du dossier, le conseiller Robert Côté.« On veut que les citoyens puissent régler leurs contraventions impayées avec leur cane de crédit, directement au poste de police et même dans la rue, a expliqué le médiateur, joint à son domicile.Au lieu de procéder à une arrestation, le policier n'aurait qu'à prendre en note le numéro de carte de crédit de l'automobiliste pour fermer le dossier.» Un reportage de La Presse d'hier relatait l'histoire d'un automobiliste de la région de Québec, Daniel Hamelin, arrêté par les policiers du poste 23 pour la seule raison qu'il avait omis de payer une contravention de 40$.Emmené au poste, menotte, insulté par les policiers, l'homme a dû patienter plusieurs heures avant qu'un ami de Montréal paye la contravention (qui, avec les retards, montait à 240 $ ) en argent liquide.M.Hamelin aurait pu payer lui-même l'amende, mais les policiers ont refusé de l'emmener au guichet automatique du coin.« C'est Justement ce genre de situation qu'on veut éviter », dit Robert Côté, lui-même ancien policier.En juin dernier, dans son rapport annuel, le médiateur avait recommandé à la Ville « d'humaniser les moyens de perception des amendes associées aux contraventions » en permettant aux automobilistes de payer par canes de crédit ou de débit.Depuis, le dossier a été transmis au service des Finances de la Ville, mais rien n'a avancé cet été.M.Côté admet que « la machine administrative est lourde », mais il s'attend à ce que le service des Finances mette sur pied dès cet automne une table de travail sur la question.«< Le maire et tous ceux à qui j'en ai parlé sont favorables à une telle application.Et la police suit également ça avec intérêt ; il serait bien plus simple d'accepter les paie-menu que de mettre des citoyens ordinaires en prison.Tout le monde y gagnerait », conclut M.Côté, qui souhaite être invité à participer à cette table de travail.Saint-Jérôme désolée par la fermeture du resto La Champenoise .» » .ÉRIC TROTTIER La Ville de Saint-Jérôme est « désolée » de la fermeture du restaurant La Champenoise, mais elle n'y est pour rien, estime le directeur de l'urbanisme de cette municipalité du nord de Montréal, Pierre Ratté.M.Ratté réagissait hier à une chronique de notre confrère Pierre Foglia, lequel relatait dans notre édition du même jour l'histoire de deux restaurateurs, Jacky et Sylvie Brichard, obligés de fermer les por-jes de leur établissement à cause de \"tracasseries administratives imposées par le service d'urbanisme de Ville ( des modifications aux toilettes et l'aménagement d'un stationnement, notamment )\u2022 : Selon M.Ratté, la Ville de Saint-.Jérôme a donné « toutes les chances et tous les délais » possibles à La Champenoise avant que ses propriétaires ne décident de fermer Tleurs portes, au début du -mois.* C'est facile d'attaquer la Vil-3e, mais il faut comprendre le contexte, a dit M.Ratté.Us ont ouvert leur restaurant dans une résidence privée ; c'est évident que pour répondre aux normes du code national du bâtiment, ils devaient apporter certaines corrections et V il rendre les lieux plus sécuritaires.Nous sommes obligés d'exiger ces transformations.Mais nous l'avons fait avec le gros bon sens, pas by-the-book.Après tout, nous leur avons permis de fonctionner durant un an sans permis.» M.Ratté dit que le règlement obligeant les nouveaux restaurants à aménager une toilette pour handicapés s'applique à tous, de façon équitable.A propos du parking ( la Ville avait obligé le restaurant à se doter d'un stationnement de cinq places ), il dit qu'il est faux d'affirmer qu'il y a de l'espace partout à Saint-Jérôme.« Au contraire, nous avons un problème grave de stationnement, particulièrement au centre-ville et aux abords du cégep ( où est situé le restaurant ) et c'est pourquoi nous exigeons des nouveaux restaurants qu'ils prévoient des places de stationnement », poursuit M.Ratté.li ajoute que la Ville s'apprête même à acquérir les terrains du Canadien Pacifique pour en faire un vaste stationnement.Le maire suppléant, Yves Saint-Denis, a lui aussi affirmé qu'il était désolé que l'aventure du couple Brichard se termine de cette façon.« Ça m'attriste parce que c'est exactement le genre de commerce qu'on veut conserver au centre-ville », a-t-il dit, invitant le couple Brichard à le contacter dès demain pour tenter de dénouer l'impasse.PHOTOS ARMAND \"mOTTTER là code de déofrtologtoy poivrait dos dossier», co qui aux yeux La décision dos procureurs do la poursuite do suivra do plus près loc so traduire par dos retards et dos délais plus longs dans la prépaiation du gouvernement, pourrait ressembler à un ralentissement de travail.Les procureurs renvoient la balle au gouvernement RAYMOND GERVAIS Réunis en assemblée générale hier à la Maison du barreau à Montréal, les substituts du procureur général ont rejeté à la quasi unanimité, la proposition que leur avait fait la semaine dernière le ministère de la Justice, soit l'imposition de la semaine de travail de quatre jours et demi pour tous les avocats de la Couronne, ainsi qu'une diminution de 8,6 % de leur salaire brut annuel.Refusant de trancher la question pour Québec, les procureurs renvoient ainsi la balle dans le camp du gouvernement, lui laissant l'odieux de trancher, soit d'imposer une diminution de salaire ou de supprimer 40 postes afin de récupérer une somme de 2,1 mil Ions.Mo Jacques Bélanger « Nous considérons que d'accepter une réduction de la semaine de travail rendrait un bien mauvais service aux justiciables.Déjà, les procureurs n'arrivent pas à traiter tous les dossiers qui leur sont soumis avec la semaine de travail de cinq jours.J'ose à peine croire ce qui se produirait si Québec nous impose une réduction de la semai- ne de travail.Fréquemment, les procureurs n'ont d'autre choix que de rencontrer à la dernière minute les témoins qu'ils doivent interroger devant la cour.Certains dossiers sont complexes et nécessiteraient plus de préparation, mais faute de temps, les procureurs doivent aller au plus court », a déclaré Me Jacques Bélanger, président de l'Association des substituts du procureur général du Québec.Hier, les procureurs ont mandaté leur exécutif afin de faire comprendre au procureur général de la province que le code de déontologie doit être respecté et cela pour le bien-être de la justice.Les avocats ont toutefois rejeté pour le moment la possibilité de déclencher des moyens de pression ou des journées d'étude pour appuyer leurs revendications.« Nous allons attaquer sur le plan du professionnalisme et de la déontologie.On ne veut plus respecter nos règles de déontologie, nous on dit à la population que nous somme plus en mesure de traiter tous les dossiers », a ajoute Me Bélanger.Granby veut que le dossier Lizotte soit étudié en priorité par les médecins Presse Canadienne La direction du Centre hospitalier ( CH ) de Granby, en Montérégie, a fait savoir hier qu'elle avait demandé au Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens d'étudier rapidement le dossier de Christian Lizotte, décédé chez lui cette semaine après avoir été soigné à cette institution.« Nous déplorons tous cet événement, a indiqué le porte-parole et directeur des services professionnels de l'établissement, le Dr Michel Loyer, dans un communiqué émis depuis Montréal.La direction de l'hôpital s'assurera que le dossier sera traité avec célérité et que tout sera mis en oeuvre pour examiner l'ensemble des services et des soins dispensés à M.Lizotte tant pendant son hospitalisation que lors des visites qu'il a effectuées au CH de Granby, à la suite de son hospitalisation dans un autre établissement, » Le Dr Loyer a souligné que l'hô- pital apporterait sa « pleine et entière collaboration à l'investigation du coroner ».« Nous n'attendrons toutefois pas ce rapport pour mettre en branle le processus de révision.» La direction du Centre hospitalier de Granby a communiqué avec la famille de M.Lizotte pour lui exprimer sa sympathie.« Par respect pour la famille et pour assurer l'intégrité du processus légal et médico-administratif qui a été mis en branle, la direction du CH de Granby s'abstiendra de tout commentaire additionnel pour le moment », a indiqué M.Loyer r a» » V 1* 3 V « t loto-québec Tirage du 96-09-14 10 13 17 18 19 22.\t24\t31\t33 35 39\t41\t44\t45 46 53\t59\t60\t61 63 OÛufiflll»! Il K* Tirage du 96-09-14 3 4 726 0451 LIQUIDATION LIQUIDATION m Tirage du 96-09-15 NUMÉRO: 776460 NUMÉRO: 724812 Tirage du 96-09-14 Tirage du 96-09-14 1 15 27 29 35 47 Numéro coiapiententaire: 39 GAGNANTS 6/6 5/6+ 5/6 4/6 ^ TS LOTS 3/6 \" X& Ventes totales: 00 000 000.00 $ Prochain gros lot (approx ): 0 000 000.00 S Tirage du 96-09-14 2 3 7 13 53 39 Numéro GAGNANTS 6/6 0 5/6+ 0 5/6 40 4/6 1417 3/6 18 655 LOTS 1000000.00$ 11 476.50 $ 478.20$ 25,20$ 5$ ventes totales.564125,00$ Gras lot a chaque tirage: 1 000 000,00 $ su pi k Tirage du 96-09-13 GAGNANTS 9 25 31 32 41 45 47 Numéro comptétnantoke: 12 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 0 0 23 1750 35 565 54 921 ventes totales: 4 457 602,00 $ Prochain gros tot (approx): 4 000 000.00 $ 3/7 301 655 Prochain tirage 96-09-20 uns 2 500 000,00$ 81 647,40 $ 5106,10$ 147,50 $ 10$ 10$ partie, grat.Surplus de manufacturiers, d'importateurs, de fermetures, etc^^: h Tout pourvoi la salle de bain \u2022 Éviers de cuisine \u2022 Robinets d'éviers de cuisine, de lavabos, baignoires et douches \u2022 Douches monocoques et bases de douche \u2022 Baignoires thérapeutiques, à tourbillons, régulières \u2022 Lavabos encastrés, colonnes, semi - encastrés \u2022 Bidets avec ou sans jet \u2022 Toilettes silencieuses ou régulières \u2022 Miroirs, accessoires \u2022 Luminaires \u2022 Fabrication d'armoires de cuisine et de vanités, sur place par ébéniste d'expérience MARQUES DE PRESTIGE: Selles - Blanco - Guilliani - Bandini - Euro - etc.TVA.le réseau des tirages cic Loto-Quebec Le En cas do dtopartté entre cette liste et le este ufrkiels.cette dernière a priorfté.T 2 TRANSIT (514! 928-1616 UQUIDATEUR-ÉVALUATEUR E.S.B.?DIMANCHE SEULEMENT DE 10HÀ 17H 576, boul.Guimond, Longueuil LIQUIDATION \u2022 LIQUIDATION Somalie : Campbell nie toutes les allégations Presse Canadienne VANCOUVER L'ancienne première ministre Kim Campbell a laissé entendre qu'aucune logique n'appuie les allégations voulant que le ministère de la Défense ait manipulé des informations sur le meurtre en 1993 d'un adolescent somalien aux mains de soldats canadiens pour protéger sa carrière politique.Mme Campbell, réagissant à ces insinuations entendues lors de la Commission d'enquête sur la Somalie, nie avoir été au courant que des officiers du ministère de la Défense aient sciemment retardé la publication d'informations sur ce meurtre pour ne pas nuire à ses chances de succéder à Brian Mulroney à la tète du Parti conservateur.Mme Campbell était ministre de la Défense à cette époque.« Dès que j'ai su, j'ai dit que tout devait être rendu public Et Je n'ai Jamais demandé à qui que ce soit jamais, d'étouffer l'affaire ou de retenir de l'information, bien au contraire », a insisté Mme Campbell, qui occupe aujourd'hui le poste de consul général du Canada à Los Angeles.« Je n'étais pas en Somalie donnant des ordres de tuer des Somaliens et Je n'ai Jamais tenté dans ma vie d'éviter une situation difficile », a-t-ellc indiqué au Vancouver Sun.Le colonel à la retraite Geoff Haswell a dit aux membres de la Commission d'enquête vendredi que des officiers des affaires publiques ont été mis au courant du meurtre mais ont retardé la diffusion de ces informations, étant inquiets de la situation politique de leur ministre.Mme Campbell a souligné ne pas connaître M.Haswell et que son nom ne lui était pas familier.M.Haswell a expliqué qu'une attitude tacite régnait dans les hautes sphères du ministère de la Défense afin que rien n'interfère dans 1a course au leadership de Mme Campbell. LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 1996 A5 sociale : l'explosion appréhendée Louis-Bernard Robitaiile collaboration spéciale La France a deux particularités bien à elle.La première: elle se spécialise, nettement plus que ses voisins, dans l'explosion sociale \u2014 voir à ce sujet la semi-paralysie du pays en décembre de Tannée dernière.La seconde : ces explosions se produisent généralement au moment où tout le monde ne les prévoit \u2014 les événements spectaculaires de mai 1968 en sont le meilleur exemple.Si le raisonnement est bon, la rentrée sociale et cet automne devraient être bien tranquilles dans le pays, car jamais on n'avait aussi unanimement annoncé l'explosion générale, jamais non plus tous les ingrédients n'avaient été à ce point réunis pour produire un automne chaud.C'est bien entendu le thème dominant dans les médias qui en font leurs gros titres depuis deux semai- nes : entre les hausses globales d'impôts, la montée inexorable du chômage dont personne ne semble voir la fin, les déficits persistants de la sécurité sociale et le marasme dans le monde agricole, on ne voit que de gros nuages noirs à l'horizon.Bien entendu, les médias, comme les experts économiques, se trompent plus souvent qu'à leur tour.Les agriculteurs \u2014 encore un million d'exploitations dans le pays, dont les deux tiers sont à peine viables \u2014 versent volontiers dans les manifestations violentes, mais cela fait rarement tache d'huile avec les salariés de l'industrie ou du public.Et si les centrales syndicales brandissent la menace d'un vaste mouvement revendicatif, elles sont depuis plusieurs années tellement faibles ( pratiquement inexistantes dans le secteur privé ) qu'elles ne sont pas en mesure ni de lancer ni d'ailleurs de contrôler des mouvements de grève, qui le plus souvent ont démarré sans elles.En somme, on est dans le suspense total : à un an et quelques mois de la première phase décisive de la mise en place de la monnaie unique européenne d'un côté ( avec ses contraintes économiques draconiennes ), à 18 mois des élections législatives de mars 1998, le gouvernement Juppé joue cet automne sa politique de rigueur et de « franc fort » qui, si elle est jugée par les « libéraux » nécessaire à long terme pour l'assainissement de l'économie, est accusée par tous les au- tres d'étrangler la croissance.L'enjeu de cet automne sera le maintien de la rigueur sur tous les fronts ( réduction des déficits, suppression de postes dans la fonction publique, ouverture accrue à la concurrence européenne ), ou bien le grand virage de la relance, au prix d'un renoncement à la monnaie unique dans l'immédiat et à l'aggravation des déficits.« À quoi sert d'avoir la santé économique, disent les opposants à la rigueur, si c'est pour mourir en bonne santé ?» Même à l'intérieur de la majorité de droite, des poids lourds \u2014 comme le président de l'Assemblée nationale Philippe Séguin ou l'ancien ministre Charles Pasqua \u2014 sont d'une manière ou d'une autre partisans de desserrer les freins.De manière pas très originale \u2014 surtout si on voit ça du Québec \u2014 c'est le chômage qui constitue le problème majeur et central aujourd'hui.Bien sûr, tous les pays européens sont confrontés à des taux très élevés, et la puissante et prospère Allemagne a elle-même connu récemment une poussée à plus de 9 %.Mais l'Allemagne a des réserves et une certaine marge de manoeuvre et le redressement a déjà commencé.La Grande-Bretagne a connu de très gros problèmes sociaux avec le thatchérisme, mais en tout cas son pourcentage de chômeurs continue de baisser - actuellement à un peu plus de 8 %.L'Italie a dans ce domaine des chiffres aussi mauvais que la France, mais c'est essentiellement dû aux 21 % de chômeurs du sud : le Nord connaît des taux proches de 5 % et parfois le plein emploi.Avec près de 12 %, la France reste parmi les pays comparables le plus mauvais élève de l'Europe.Et le plus grave, c'est que rien n'annonce pour l'instant une inversion de la tendance, bien au contraire.De l'avis général, la France accuse encore un gros retard sur l'Allemagne et la Grande-Bretagne en matière de « modernisation » économique.En comparaison avec ses deux voisins, la France compte encore trop de fonctionnaires, et le premier ministre Juppé a annoncé 40 000 suppressions de postes dans les douze mois à venir : cela se passera à la faveur des départs en retraite, mais ce seront quand même des emplois en moins.Les enseignants, de leur côté, dénoncent le gel des effectifs et feront grève à la fin du mois.Dans les services, il y a au moins quatre points noirs à l'horizon tout proche.Le premier : les chemins de fer où le plan de redressement, qui avait déclenché le mouvement de décembre dernier, doit être mis sur la table en raison des sureffectifs énormes.Le second : la remise à flot d'Air France \u2014 autre conflit qui avait provoqué des explosions \u2014 est loin d'être assurée ou terminée, et le pire parait à venir avec la déréglementation accrue prévue pour 1997.Le troisième : France Télécom, dont les quelque 150 000 salariés vivaient à l'abri d'un monopole public du téléphone.Non seulement la privatisation partielle est annoncée, mais surtout il y a l'ouverture générale à la concurrence, et qui ne fait que commencer.Déjà à l'heure actuelle, des compagnies américaines ( et même une québécoise.Eurêka ) offrent avec un système de « call-back » la minute de communication vers l'Amérique avec une réduction de 60 % sur le tarif de base de France Télécom ( et des réductions moindres mais importantes sur tous les pays européens.et même à l'intérieur de la France ! ).En attendant l'arrivée, dans un an ou deux de Brisis et Deutsche Telecom sur le marché français.Ajoutons pour clore temporairement la liste les grandes banques encore privées \u2014 notamment le célèbre Crédit lyonnais dont le « trou » actuel est de plus de 25 milliards $ \u2014 et qui ont de l'avis général de gros sureffectifs et une productivité inférieure à leurs concurrents européens.Bien sûr, on ne mentionne pas ici les nombreux secteurs qui ont achevé leur modernisation et qui se révèlent très compétitifs, y compris à l'exportation.Disons qu'en gros la France se porte mieux que l'Italie, mais qu'elle reste en retard sur les pays du nord en matière de modernisation.En cet automne de 1996, les salariés et autres agriculteurs trouvent qu'on est déjà allé trop loin dans la rigueur : la réalité brutale c'est que de nouveaux tours de vis sont prévus pour les mois à venir.Si l'automne n'est pas chaud, il sera en tout cas douloureux.Construction de l'ambassade des États-Unis à Ottawa : Axor ne convainc pas les travailleurs de la construction de l'Ontario es* Les règlements américains n 'obligent pas la tenue d'une nouvelle ronde d'appels de soumission Presse Canadienne OTTAWA La compagnie montréalaise choisie pour construire la nouvelle ambassade des États-Unis n'a pas convaincu les travailleurs de la construction de l'Ontario que la main-d'œuvre viendra de la région d'Ottawa.Le Groupe Axor a obtenu le contrat vendredi, quelques heures après que des travailleurs de la construction de l'Ontario aient manifesté, accusant leurs confrères du Québec de leur voler leurs emplois.Le président de l'entreprise, Y van Dupont, a indiqué que la plupart des travailleurs qui seront embauchés pour mener le projet de 54 millions à terme proviendront de la région d'Ottawa, une question de bon sens économique, a-t-il précisé.Il a expliqué que les sous-entrepreneurs prendront eux-mêmes leurs décisions concernant l'embauche.M.Dupont a toutefois laissé entendre que ceux-ci pourraient faire appel à quelques gérants et travailleurs spécialisés venant d'autres ré- gions.Ces assurances n'ont toutefois pas apaisé les inquiétudes de Bernie Lamoureux, porte-parole de l'Association des travailleurs en construction de l'Ontario.M.Lamoureux a souligné que rien ne garantissait que les emplois créés ne seraient pas offerts aux travailleurs vivant sur le côté québécois de la région de la capitale.« Ce ne sont pas les gars de Chi-coutimi qui volent nos emplois, a expliqué M.Lamoureux.Ce sont ceux d'Aylmer et Gatineau.» En rogne Les travailleurs ontariens sont en rogne parce qu'ils ne peuvent travailler au Québec.Pourtant, près de 4000 de leurs homologues qué- bécois traversent quotidiennement la rivière des Outaouais pour travailler en Ontario, qui contrairement au Québec ne possède pas de règlements restrictifs à ce chapitre.Une entreprise rivale du Groupe Axor est également en furie.PCL Constructors affirme que le gouvernement américain aurait dû autoriser le dépôt de nouvelles soumissions puisque le Groupe Axor a été autorisé à hausser son offre initiale de 3,7 millions, portant celle-ci à 54,45 millions.La soumission de PCL s'élevait à 57,37 millions.Un porte-parole américain, Jim Kimmell, a toutefois rappelé que la soumission du Groupe Axor était toujours plus basse de près de trois millions que celle de PCL.Il a par ailleurs ajouté que les règlements américains n'obligeaient pas la tenue d'une nouvelle ronde d'appels de soumission dans une telle éventualité.La construction de la nouvelle ambassade devrait débuter d'ici la fin du mois.L'édifice de quatre étages en granit, décrit par un conseiller municipal comme une gare de chemin de fer, prendra près de 30 mois à construire.L'ambassade aura pignon sur la promenade Sussex, juste au sud du Musée des Beaux-Arts du Canada.0mtEM0ITT-\u20acJMUtrr tlégaMt tf grand ttyit Manoir du début du siècle en pierres JSÊÊm.AreNtee-twe urxaue.queJMè.oonfort et proximité du ceotre-v»»e.tméneur rénové avec matériaux nobles Nombreuses bonerHi de chêne scoiptees.Propriété ex-ceottormeSe située sur un terrain de 17 500 pt car., comprend aussi un appartement d'invités dans «coaoh nouées.Evaluation muncJpeJe : t 560 000 $ Prix de vente : 1 260 000 $ Use Barrette Oaucier.Gr.Sutton trrvnobtfa.Ctr agréé.Ré*.: (514) m-64B2.Bur : (514) ITaMOIt MieiEtflUE Mavredeperx au coeur de 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Conctstxxinart Dodot Carysar CotomonmtUuto Conctsuomn Hyundai ConctllBftweas.Honda UHMMa% Servce artxouae Concauwnnawt Dodgt Chrytier tadteenaja Vsrèid'auvenliel 'dt r di nevbr* et Pertes de siraea éleetnatts Compagne de cJOtuns Coatracav ta stavaant HgffâàmàÊmt aalas è lexanexx ffgf{ Paitiaiat AU VIEUX DUl UTH BUFFET CHINOIS I BUFFET CRYSTAL CASADEMATE0 CHENOY-S CHEZUEII CHEZ P AUZI CHEZ QUEUX CHE7VTT0 HÉLÈNE DE CHAMPLAIN LASJRÊÉÛELAMEK Lf GOUT DE LA THAJLANDE MARC0S ET PEPE PIZZA MELLA Stxedertceetjonttaa FraajdtiaarBjfjBj paa Cette liste comprend les récipiendaires dçs prix OR.ARGENT.ET BRONZE pour informations: (5141731-2120 A8* LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 1996 La Poune (1903-1996) Rose Ouellette a mis au monde plusieurs talents du Québec éficTROTTlER En tani que directrice du Théâtre National, entre 1936 et 1953, Rose Ouellette a mis au monde plusieurs talents qui allaient marquer la scène culturelle du Québec pour des décennies à venir.L'une de ces découvertes, Alys Robi, venait d'arriver à Montréal à Tâge de 13 ans lorsque La Poune Ta prise sous son aile.« Elle m'a donné ma première chance à Mon- tréal et j'ai beaucoup appris en sa compagnie, a déclaré Alys Robi, hier, depuis sa résidence de Québec.C'est elle, entre autres, qui m'a montré à ne pas être paresseuse et à tout donner au public.Mme Ouellette m'a inculqué cet amour du public qu'elle n'avait jamais cessé d'adorer.» Mme Robi a fait ses classes pendant trois ans dans l'équipe de la Poune.« Je l'ai aimée autant comme artiste que comme personne.car elle avait de grandes qualités humaines.D'abord elle faisait toujours tout avec humour.Puis, elle était sincère, d'une franchise totale, ce qui était rare dans ce milieu, et très généreuse », poursuit-elle.Ces dernières années, Alys Robi et la Poune ont été voisines au Chez Nous des artistes, la maison de repos de la rue Beaubien, dans l'Est de Montréal.« Nous nous assoyions toujours en ensemble et nous parlions de théâtre, raconte Alys Robi.Pour Rose, le théâtre était demeuré une grande passion.» Le comédien Jean Grimaldi a aussi travaillé avec la Poune, à partir de 1928.Il a même vécu une histoire d'amour avec elle.« Je suis sous le choc.Je perds une si grande amie », a déclaré l'homme de théâtre, lui-même affecté par la maladie.« Pour Rose, la scène était toute sa vie, se souvenait l'épouse de M.Grimaldi, Fernande.Elle disait souvent que pour réussir dans ce métier, il fallait aimer d'abord la scène, ensuite le public et, bien après, sa famille ! » « C'était la grande dame du burlesque », a déclaré le comédien Claude Blanchard.« Avec elle s'éteint une forme du vaudeville », a dit de son côté la comédienne Denise Filiatrault, qui reconnaît en Mme Ouellette l'une des premières femmes au Québec à être montée sur une scène.Avec RéJean Lefrançots, en juin 1982.Rose Ouellette fait sa rentrée au Théâtre des Variétés, en 1984.4 /^*î^v Gabriel Gascon semble bien intéressé par ce que lui raconte Rose Ouellette.En 1993, Mme Ouellette a tourné un commercial pour les camions Chevrolet.EBe est en compagnie do Marc Osborne et Jean Simmons, de GM.* m* r Une femme courageuse JMÇ TR0TT1ER QÛând Gilles Latulippe pense à Ouellette, il voit apparaître le courage.Cette femme était tellement ageuse », racontait-il, hier, en enant la mort de La Poune.Rose était née dans une famille très pauvre de 21 enfants.Elle a ^géeu une enfance dans la misère to-filfe.Comment se fait-il qu'elle ait acquis ce goût, cette aptitude à faire rire les gens ?Pour moi, ceci restera toujours un mystère », a expli-M.Latulippe.a rappelé que Mme Ouellette a sé une bonne partie de sa vie en compagnie de sa grande amie, secrétaire et confidente, Gertrude Bellerive, qui gérait notamment ses affaires et sa carrière.À la mort de Mme Bellerive, il y a une vingtaine d'années, la Poune devait ce soir-là se produire au Théâtre des variétés.« Elle était complètement défaite par la perte de cette amie, relate M.Latulippe.En coulisse, nous devions la soutenir tellement elle pleurait, tellement elle avait mal.Mais ce soir-là, à chacune de ses apparitions, comme à l'habitude.Rose a fait rire le public qui n'y a vu que^lu feu.» I.itulyfis a vécu toute isa Sonna PHOTO ARMAND TROTTER.LA PRESSE LA PRESSE, MONTRÉAL DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 1996 Têtes affiche Adressez vos communiqués à: Têtes d'affiche La Presse 7, rue St-Jacques Montréal H2Y 1K9 \u2022 A»' D ans La Presse Toute la famille de Marcel Lavoie et Marie-Ange Chevalier s'est amusée à relire les grands événements relatés par La Presse au cours des 60 ans de mariage de ce couple.« J'ai fini par céder » « Ça me coûtait de me marier.J'ai fini par céder », raconte Yvonne Lessard, qui se souvient bien, 68 ans plus tard, comment il lui peinait d'abandonner son père ( veuf ) et ses frères et soeurs, pour répondre à la demande pressante d'Aimé Pro-vost, qui la mènerait de la Beauce aux Etats-Unis, où beaucoup de Québécois trouvaient de l'ouvrage à cette époque.Grosse noce donc, le 11 septembre 1928.Travail aux États, retour et achat d'une terre, puis la misère de la crise des années 30, le couple a connu tous les hauts et les bas de ce début de siècle, avant de prendre racine à Napierville à la veille de la Deuxième Guerre mondiale.C'est paisiblement qu'ils poursuivent leur vie à deux.Trois-Rivieres, août 1936 Aurèle Saint-Cyr et Bernadette Laroche se sont réjouis en leur 60e anniversaire de mariage de se revoir ainsi, soit lorsqu'ils se sont unis pour la vie à la cathédrale de Trois-Rivières.Menuisier, M.Saint-Cyr fut un homme de chantier à la coopérative du curé Chamberland à Trois-Rivières, à Montréal dans les années 60 ( collège Marie-Victorin ) et au monastère du Précieux-Sang de Trois-Rivières.Resources Deux-Montagnes, un organisme environnemental, compte mettre à la disposition de deux écoles primaires de la commission scolaire des Patriotes, un programme d'animation sur la faune et la flore du secteur Deux-Montagnes.Cette réalisation a été rendue possible grâce à une contribution financière du ministère de l'Environnement et de la Faune et se présente comme un outil pour les sciences de la nature.Le projet vise à sensibiliser les enfants à l'importance de protéger et de mettre en valeur nos espèces végétales et animales.¦ La misère est le lot quotidien de bien des Montréalais, de milliers de familles pour qui faim et pauvreté sont les plus fidèles compagnons de vie.Il y aura ainsi toujours des pauvres, mais aussi Les Partenaires du cardinal, une filiale de la fondation Jules et Paul-Émile Léger, qui vous tend la main pour porter assistance à nos miséreux.Les chiffres révèlent depuis un bon moment que 135 000 Montréalais, dont 45 000 enfants, survivent grâce aux banques alimentaires.Quelle misère ! On vous demande à manger.Renseignements : Les Partenaires du cardinal, 130, avenue de L'Épée, Outremont ( Québec ) H2V 3T2.Tel : 495-2421.¦ Bernard Trottier ( Bernard Trot-tier Sports ) vient de faire don de 1000 $ à Christine Ichim, une jeune fille de l'Ontario qui a entrepris de traverser le pays en patins à roulettes pour recueillir de l'argent pour financer le traitement expérimental ( 300 000 $ ) dont a besoin sa mère affectée depuis huit ans par la leucémie.Renseignements : Canadian Cure Campaign, University Hospi-tal Foundation, 339, Windermere Road, London ( Ontario ) N6A 5AS.Tel : 1-888-550-5525.¦ Le traditionnel défilé de mode-bénéfice de la fondation de l'hôpital Sainte-Justine, dit L'arc-en-ciel de la mode, aura lieu le 26 septembre, de 11 h 30 à 14 h, à la salle Westmount du Hilton Bonaventure.Les profits réalisés seront consacrés au département de gastro-entérolo-gie de Sainte-Justine.Renseignements : Fondation de l'hôpital Sainte-Justine, 3175, chemin de la Côte Sainte-Catherine, Montréal (Québec) H3T 1C5.Tel: 345-4710.¦ Il sera question des enjeux du développement régional et du rôle du Fonds de solidarité des travailleurs du Québec lors du prochain déjeuner-causerie de l'Association des gens d'affaires de Brossard.Les représentants du Fonds, Claude Blanchet et Henri Massé, développeront le thème de cette rencontre qui aura lieu le 23 septembre, à midi, au centre sportif Paladium, à Brossard.Coût : 38 $ Renseignements : 672-6915.¦ Les « têtes d'affiche » de tout le Québec se retrouveront bientôt rassemblées dans le Carnet mondain du Québec, ouvrage de référence dont on a annoncé la réalisation, lors d'une conférence de presse où se bousculaient : le cinéaste André Forcier, la chanteuse Sylvie Boucher, la comédienne Mahée Paiement et une foule de personnalités Disciple de Thémis depuis 50 ans Célébration des 50 ans de pratique du droit de Me Georges Éraery, ici entouré de ses fils François ( à gauche ) et Benoit, qui suit les traces de son père au même bureau d'avocats.Le juge en chef de la Cour du Québec, Pierre Michaud, et l'ex-juge en chef, Jules Deschênes, étaient également de la célébration de ce cinquantenaire.du milieu artistique et Journalistique.Se présentant comme la « renaissance » d'une semblable publication éditée en 1970, et où figuraient entre autres Gaétan Barrette, Pien-e Thériault, Guy Sanche, Pedro Rubio-Dumont, Willie La-mothe, le « nouveau » Carnet mondain du Québec aura une facture de prestige et sera mis en marché le printemps prochain.Renseignements : Carnet mondain du Québec, 2252, avenue du Mont-Royal Est, Montréal ( Québec ) H2H 1K6.Tel : 598-9679.¦ La course de la fondation Terry Fox nous reviendra très bientôt.C'est en effet le 22 septembre qu'on reprendra le flambeau de l'espoir du jeune Canadien fauché par le cancer.Pour que d'autres lui survivent et que la recherche sur le cancer porte fruit, on vous demande de contribuer à coup de 1 $, 2 $ ou 5 $.Renseignements : Fondation Terry Fox, 353, rue Saint-Nicolas, Bureau 313, Montréal ( Québec ), H2Y 2P1.Tel : 499-9747 et 1-800-668-8369.¦ Le deuxième forfait-golf de la Fondation québécoise en environnement a permis de recueillir 15 000 $.Le ministre Guy Chevrette ( Ressources naturelles ), Roger Warren ( Roussseau, Sauvé, War-ren ), président d'honneur, Louis-Paul AI lard, président-fondateur de la fondation et Marcel Massé ( Conseil du Trésor ) ont levé leur verre à la santé de l'environnement en apprenant les résultats de cette activité-bénéfice à laquelle ils ont joyeusement participé.¦ Invitation faite aux poètes, écrivains, journalistes et chercheurs universitaires, ainsi qu'auteurs de chansons, à participer au concours du prix Jean-Humblet, d'une valeur de 4000 $.Ce prix récompense des travaux liés au développement des rapports entre les peuples de langue française et qui visent à promouvoir la solidarité et l'amitié entre ces peuples.C'est le Mouvement national des Québécoises et Québécois qui a le mandat de gérer ce prix.Date limite pour soumettre un projet : 31 décembre 1996.Ren- seignements : Mouvement national des Québécoises et Québécois, 2207, rue Fullum, Montréal ( Québec ) H2K 3P1.Tél.527-9891.¦ Françoise David, présidente de la Fédération des femmes du Québec , Odette Ouellet, présidente du Forum permanent sur la négligence envers les enfants, le psychologue Charles E.Caouette, l'historien et écrivain Jean-Claude Germain, le docteur Réjean Thomas, de la clinique L'Actuel, ainsi que l'auteur et éducateur américain Robert W.Reasoner, sont au nombre des Conférenciers qui participeront, les 27 et 28 septembre, au premier colloque ( au Québec ) sur l'estime de soi.Le colloque se tiendraufifr le bateau-théâtre L'Escale, à^SPnt-Marc-sur-Richelieu.Renseignements : 355-3847 ou 446-4843.¦ On a décerné l'Ordre du mérite de la Société nationale et de la Société Saint-Jean-Baptiste de Lanau-dière ( pour leur contribution au développement de leur région-J à : Pierre Du val, Rolland Hamois, Paule Anne Lapré, Roberte Sylvestre, Michel Hivon, Johanne Renaud, Jean-Louis Toupin, Pierre Melo Lefort, Gaétan Payette, Mario Melançon, Nicole Forget, Jean-Paul Morin, Normand Dugré, Alain Adam, Marcel Breault, Jacline La-vallée, Jean Lemieux, Réjean Rives t et Albert Turgeon.¦ L'Organisation canadienne pour l'éducation au service du développement ( plus communément présentée sous le sigle CODE de son appellation anglaise ) fait appel aux dons du public, précisant qu'ils seront affectés à l'achat de livres qui sont envoyés dans des pays des Antilles et d'Afrique.Cet organisme mise en effet sur l'alphabétisation comme source première de développement.Un projet spécial permet par ailleurs aux écoliers d'ici d'aider des camarades à l'autre bout du monde, en leur expédiant des trousses de fournitures scolaires.Cela s'avère une façon d'établir des liens d'apiitié.Renseignements : Code, 321, rue Chapel, Ottawa ( Ontario ) K1N 7Z2.Tel : 1-800-661-2633 Contre la violence faite aux enfants La soirée-bénéfice de la fondation Marie-Vincent ( contre la violence faite aux enfants de moins de 12 ans ) a permis de recueillir 72 000 $.Les membres du conseil d'administration UlUKUt ici le président d'honneur, Pierre Bibeau, affichant leur plus beau sourire pour remercier leurs bienfaiteurs. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 1996 Monde Washington continue d'envoyer des renforts I EMPLOI dans le Golfe Quand on cherche un emploi.Ça prend un coup de main.n: W- Pour prendre son élan.Inscription aujourd'hui de 8 h à 13 h Montréal : 7S0-DEFI 3 3 3 Extérieur de Montréal (sans frais) 4.*.«s.\u2022 s lu 1*1.»-» \u2022\u2022 » s.% 888-790-DEFI »S
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