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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1996-10-06, Collections de BAnQ.

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[" AILES i \u2022 *.mi.fi (>i me de codification des émissions avec celui des Etats-Unis, qui sera dévoilé au mois de février.d'affaires, l'Ontario et les États-Unis.Le gouvernement continue à voter 10 000 pages de règlements par année, dit Yvon Marcoux.premier vice-président de Provigo.On évalue le coût de la réglementation aux États-Unis à 680 milliards par année et on fait marche arrière.Résultat : le chômage baisse à 5 %, un peu comme en Nouvelle-Zélande et en Grande-Bretagne.Robert Tessier, président canadien de GEC Alsthom, active dans 26 pays, note « une corrélation parfaite » entre le chômage, la rigidité des règlements et les charges sociales.Comme en Espagne, avec 22 % de chômage.rCAPSu: e :.; & format im: Sàviez-vou;: Les taux de placement des diplômés de la formation universitaire de premier cycle varient entre 47,9% (linguistique) et 100% (dans quelque 13 programmes de formation).\t\t¦\t\t-¦> \t.u\tS\t\t Vous avez ces questions choix de carrière?Envoyez-les nous par fax ou par courrier électronique et suivez les réponses une fois la semaine dans le cahier Carrières ez professions de la Presse du samedi.Fax : (514) 679-69J Pi Un cadeau merveilleux Icônes par Rosette Mociornitza (514) 656-0188 I A L'HOTEL RUBY FOO'S ENCHÈRES PUBLIQUES SANS RESTRICTION PLUSIEURS ARTICLES 0E GRANDES VALEURS SERONT VENDUS SANS MISE A PRIX.SANS ENCHERE MINIMUM CARPETTES ET TAPIS SAISIS.N0N-ACQUITTÉS \u2022 EN DÉFAUT 0C PtfttC 0 ASIE OORlIMT NCUTS CN ftO* ET EN LAINE.EN ROA.M CHAMEAU, ETC.TOUS f AB\"i0 JtS A LA MAIN PLUSIEURS AUTUf S TARIS AUTHUfTlOUtt 0 IRAN 0 INOS.0 AFGHANISTAN AUXQUELS S'AJOUTENT PLUSIEURS PIAGET.ROLEX, CARTIER, TAG HEUER.GENEVE PLUSIEURS RARES DIAMANTS, RUBIS, PERLES, SAPHIRS.OPALES.EMERAUOES BAGUES.BRACELETS.COLLIERS.BOUCLES D'OREILLES.ETC.DE TRES GRANDE VALEUR 1 DATE: Les personnes qui ont une maladie mentale, les accepter, c'est fondamental.Gouvernement du Québec MiRimilëilBSwH» LIEU: LE DIMANCHE.6 OCTOBRE 1996 A 14 M PRÉCISES INSPECTION PUBLIQUE A COMPTER 0C13 H HÔTEL RUBY FOO'S 7055.BOULEVARD DEC A RIE (ANGLE RUE PARC) CttOQUO ptOCO OOt OdOquOtOmont #tK)uat6a Tout d'Importation ont eie \u2022cqortte» sur HChli r^qixte oot ancnantaaura é ranooo.Cor uno méeo é prti.Fra» do manutention do 10% on tua.comptant, choqua* SSRMSl at carte do credR.F« 1 aoo 344 «69 Non-omaot a LA PRISSE.MONTRÉAL.DIMANCHE 6 OCTOBRE 1996 Mes premiers pas Stépane Laporte collaboration spéciale Dimanche dernier.J'étais au ^ala de l'après-midi des prix Gémeaux, assis dans le fond de la salle avec ma blonde.Sur la scène, Simon Durivage ouvre l'enveloppe : « Le Gémeaux pour le meilleur spécial humoristique est remis à., Bye Bye 95.Stéphane Lapone ! ».Dans ma tête, c'est le feu de foyer de TQS, une chanson de Kathleen, une plaidoirie de Guy Bertrand, bref le vide total.Je realise que je dois me lever et aller le chercher.Et ce qu'il y de plus difficile pour mol, ce n'est pas d'écrire le Bye Bye.ni de lire les critiques le lendemain, c'est de marcher en étant conscient que tout le monde me regarde.Parce que je marche croche.C'est de naissance.Et plus je me sens regarde, plus je marche croche.El plus je marche croche, plus je me sens regarde.C'est comme la saucisse.Un complexe, ce n'est pas simple.Ça vient cie loin.Enfant, jetais espiègle et je courais partout, un petit kangourou avec des springs défectueux.Je courais tout croche* mais c'a ne me taisait rien.C'est dans les yeux de ceux qui nous regardent qu'on se voit.Et comme je jouais avec mon grand frère qui m'aimait très fort, ce que je vo\\ais île moi.dans ses veux, était très beau.Puis a huit ans, je suis aile jouer au hockey intérieur dans une ligue organisée.Et durant la période de réchauffement, un joueur de l'autre équipe s'amusait a me faire tomber.C'était pas ires complique, jetais aussi facile a faire chuter que le dollar canadien.J'avais le coeur de Mario Tremblay, la précision de Steve Shutt mais autant d'équilibre qu'Olivier Guirnond en gars chaud.Il a bien dû me faire tomber une dizaine de fois, en éclatant de rire.C'est son bâton qui m'enfargeait mais c'est son regard qui me faisait mal.Dans ses yeux, je voyais qu'il ne comprenait pas pourquoi je marchais comme ca, et ca lui faisait peur.Alors il me jetait a terre.Quand je suis rentre a pied après la partie, j'ai senti que tous les gens dans la rue me regardaient comme lui.C'était peut-être pas vrai, mais c est ce que j'ai senti.À partir de ce jour-la, c'est devenu un peu plus difficile pour moi de faire les premiers pas.Faut toujours que je voie une lumière dans les yeux de quelqu'un* comme une auto qui attend la lumière verte.C'est si fort un regard, que lorsqu'on le pose sur quelqu'un, il faut le faire en douceur, pour ne pas l'écraser.Quand je suis avec ma blonde ou avec André-Philippe, j'ai l'impression de marcher avec l'aisance de Claudia Schiffer.Mais mettez-moi devant deux étrangers, et Claudia Schiffer devient l'Homme de fer.J'avance carre.Laporte se barre ï C'est pas de leur faute, c'est de la mienne.Faut juste que j'en revienne, que je leur laisse le temps de me connaître, que j'apprenne a avancer même si c'est jaune.Même si dans leur regard, y'a comme un doute.Mais c'est mon réflexe ou ma défense; je fige.Alors imaginez, là.il iaut que je marche devant les caméras de RDI.le reseau des catastrophes.Des plans pour que je tombe ! Simon Durivage attend toujours que quelqu'un vienne chercher le prix avec un x.parce que le pris avec un s ( c'est moi ) ne bouge-pas ! Pris dans le sens de poigne.Je vois l'escalier sans rampe qui mené a la scène et je sais que ça ne sera pas évident de le monter tout seul.Ma blonde me tend son bras.Dans ses yeux, il y a plein de lumières.Je me levé.Mais le temps d'arriver devant la scène, Marie Perreaull, la directrice des variétés de Radio-Canada, est déjà au podium : « J'accepte ce trophée au nom de Stéphane Laporte.»» Je reste en retrait.C'est alors que des gens me reconnaissent et crient : « Y'est la ï Y'est la ï »».Marie se retourne vers moi.elle me sourit et m'invite a venir la rejoindre.Le monde applaudit.Ça aille.En serrant très fort la main de ma blonde, je monte l'escalier et je ira- verse la scène comme Donovan Bailey doublant un Américain.C'est peut-être pas vrai, mais c'est ce que je sens.A la tele.ça devait être autre chose ! J'embrasse Marie, je remercie toute l'équipe du Bye Bye, et je termine en disant : « Dans la vie pour avancer, on a besoin des autres >».C'est peu.mais sinon c'aurait été trop long.Sortie cote jardin.J'aurais jamais réussi à me rendre sur la scène sans ma Denise.Physiquement oui, mais la peur aurait bloque mes jambes.La peur île ne pas plaire.C'est sur son amour que je me suis appuyé, beaucoup plus qtie sur son bras.Et c'a a marche ! Le sourire de Marie, les applaudissements des gens, tous ces regards étaient doux.Personne n'est venu me faire tomber.Merci.Je suis sûrement le seul récipiendaire de Gémeaux, dont le plus grand bonheur n'est pas de l'avoir gagné, mais d'avoir été capable d'aller le chercher î Un petit pas pour l'homme, un pas de géant pour moi.Et pour continuer sur cet élan, a tous les dimanches, grâce a cette chronique, si vous le permettez, j'irai vers vous.Brigitte Bardot : ma vie, mes hommes Quand l'actrice française la plus célèbre dit tout Vingt-trois années après ses adieux au cinéma.BB rompu le silence.Dans ses Mémoires, en vettte au Québec depuis le début du mois, elle dit absolument tout.Avec la franchise et I insolence qu on lui connaît, elle parle de ses joies, des drames qu 'elle a vécus, des hommes qui ont compté dans sa vie, de ses passions.Elle a reçu Le Figaro et a accepté de se livrer au jeu des questions-réponses avec une simplicité et une honnêteté stupéfiantes.LE FIGARO \u2014 Ce livre, c est vraiment vous qui l'avez écrit ?Brigitte BARDOT \u2014 Bien sur.\\ ai mis 21 ans a le finir.C'est drôlement long, 21 ans ! j'ai commencé a l'âge de 40 ans : h- J«s septembre, i 'aurai (>2 ans ' \u2014 Qu'est-ce que c'est ?Un journal intime ou des Mémoires ?\u2014 le me suis replongée dans mes souvenirs.Mais ce n'est pas un livre linéaire.Entre le moment eu je l'ai commencé et le peint final, il v a eu de longues interruptions, parfois Je cinq ans.parlais de trois ans \u2014 Des le départ, c'était un livre qui était desline a être publie ?\u2014 fin fait, c'est un livre que je voulais publier après ma mon le voulais laisser un témoignage sur mon existence.\u2014 Pourquoi ?\u2014 On a écrit tellement de conneries sur moi ! Des gens qui ne m'avaient jamais vue m'ont décrite comme s'ils vivaient avec moi vingt-quatre heures sur vingt-quatre ! J'en avais marre de lire des mensonges sur ma vie.D'ailleurs, a la fin.je ne voulais même plus lire ces ragots.Alors, je me suis dit.je vais m-conter moi-même ma vie.sans fausse pudeur et en toute franchise, comme ça je serai sûre que ce sera la vérité.\u2014 À quel moment l'avez-vous écrit ?\u2014 La nuit, pour être tranquille.Pour plonger dans ma mémoire./ avais besoin d'un silence total.Il fallait que j'aie l'esprit libre.Si j'étais préoccupée par quelque chose, je ne pouvais pas retrouver les détails, les odeurs.les odeurs c'est très important pour moi.les détails aussi.\u2014 Dans le livre, vous écrivez : «< La folie qui entourait ma personne me semblait irréelle.Je ne comprenais pas bien pourquoi moi.Cette vie de star, je n'y étais pas préparée.>?Comment devient-on Brigitte Bardot ?\u2014 J'ai toujours été loin de tout cela, même au faite de ma gloire.J'ai toujours été comme je suis maintenant, me forçant a faire des choses qui m enquiquinaient, ou qui m'e.carrément ! Je n'ai jamais vraiment compris ce qui m'arrivait et je n 'en ai jamais vraiment profité.En fin de compte, être une star ne présente que des inconvénients.\u2014 Lesquels ?\u2014 Les journalistes et photographes par exemple : je ne pouvais bouger, tout ce que je disais était déformé, tout ce que jefaisais était monté en épingle.\u2014 Mais si celait a relaire vous le referiez ?\u2014 Je ne sais pas.Si C'était a r4 Line je le referais ou je ne le referais pas le m en feus \u2014 Tout de même, il n'y a pas que des inconvénients a être Brigitte Bardot.\u2014 C'est vrai Ce tut une existence unique Vais on ne peut pas dire que ce tut une vie heureuse Le bonheur n était pas dans le pre \u2014 Vous n'avez pas ete heureuse ?\u2014 Qui ne \\eu; pas eue heureux ! Tout le monde veut ! être Mais le bonheur i 'est planplan et \\ iliaque fois que l'amour ne ressemblait plus à de la passion, ie m'angoissais et je recherchais une passion ailleurs \u2014 «< Je n'ai jamais ete une actrice dans l'âme, ce que je préférais dans le cinéma c'était le soir quand le travail était fini, »» Finalement, vous n'étiez pas laite pour le cinéma.\u2014 Je ne suis pas une actrice, je ne suis pas quelqu'un qui interprète un rôle.Je suis Incapable de jouer au théâtre, par exemple Quand j'ai un rôle a jouer, je le vis Je le vivais même tellement que je tombais amoureuse de meï partenaires des la première stcnc d'amour ! C'est pour ça qu'un film comme « La Vérité \u2022\u2022 de Clouzot a ete très destructeur pour moi.pane que j'ai pleinement vécu ie rôle de Dominique Marceau.Clouzot m'entraînait dans des gouffres de détresse, il voulait que je crache tout ce que j'avais de détresse.Ça s'est conclu par une réelle détresse qui s est terminée en suicide ! le m investis totalement dans ce que je lais.Quand j'écrivais ce livre, il m arrivait de tomber en larmes parce que je pensais a tout ce pathos que je traîne après moi.\u2014 Vous parlez aussi de l'alcool dans le livre, vous racontez qu'en 1972 : «« Je craquai et me mis a boire lieux bouteilles île Champagne et trois Mires île vin rouge quotidiennement.»\u2022 C'est fini aujourd'hui ?\u2014 J'ai an été.\u2014 Comment en éliez-vous arrivée la ?\u2014 Quand on est ce que j'ai été.c'est-à-dire une des femmes les plus connues du monde, c'est inévitable.Que j'aille n importe ou.on me déroulait des tapis rouges sous les pieds.Quand j'arrivais quelque part, j'étais gâtée, constamment entourée.Je connais peu de femmes, à ce niveau de notoriété, qui ont pu, a part Garbo.dire du jour au lendemain.«' j'arrête ».On est pris dans une espèce d'engrenage.Lorsqu'on arrête, on est pris de vertige, on se trouve dei'ant un énorme vide.On n a plus aucun but.\u2014 Vous avez tout de même fini par tout laisser tomber.\u2014 J'ai arrêté pour une seule raison, mais ma conversion ne s'est pas faite du jour au lendemain.J'ai mis des années avant d'y arriver.Je l'ai fait lentement, et j'ai appris ce que c'était la protection animale.Ce ii est pas le tout de vouloir protéger les animaux et de s'appeler Brigitte Bardot.Au début, on dit « elle est bien mignonne », mais après on vous demande de retourner derrière la caméra.La rande entrée d'automne de $1 &< Ca C'est 15000$ en argent à gagner Jusqu'au 22 novembre 1996 La Presse fera tirer _T six (6) lots de 2 500 $ ~r parmi tous ses abonnés(es).Soyez du nombre ! Le prochain tirage aura lieu le vendredi 11 octobre 1996.La Presse publiera le nom du gagnant ou de la gagnante du deuxième lot de 2 500 $ le samedi 12 octobre prochain, Pour gagner il suffit d'être abonné(e) à La Presse.Règlements du concours 1 ^ disponibles à La Presse.Pour tout renseignement supplémentaire composez : Montréal : 285 6911 Lntcricur de Montréal fJMM fron> Indicatif (514) : 1 800 361-8202 Indicatifs (418) - (61 3) - (819) : 1 800 361 7453 A 6 ?LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 6 OCTOBRE 1996 Sous le signe des paparazzi PARIS Louis-Bernard Robitaille collaboration spéciale Le terme a été inventé par Fellini pendant le tournage de la Oolce Vita.On les voit en meute faire le pied de grue devant le palace où est descendue la star incarnée par Anita Ekberg, poursuivre des limousines en ves-pas, s'entre-tuer pour arriver les premiers sur un cadavre tout frais.On ne sait pas comment le nom a fait son apparition, mais il fonctionne dans toutes les langues : ce sont les paparazzi, autrement dit les violeurs professionnels de vie privée.Ils « planquent » pendant 48 heures ou une semaine devant l'appartement que Marlon Brando a acheté a Paris en espérant que le monstre sacré fasse enfin une apparition.Ils se déguisent en bédouins à dos d'âne pour attraper une photo furtive de la fiancée de Hugh Grant au Maroc, et les seins nus.Entre Londres, Paris, Rome, Monaco, ils forment une petite internationale \u2014 200 ou 300 photographes, jeunes, sportifs et pas trop scrupuleux \u2014, ce sont les aventuriers modernes du Nikon et du Leica.Grâce à eux, on a vu le prince Charles faire le pitre a quatre pattes au cours d'un déjeuner privé, Lady Diana faire des exercices dans une salle de gymnastique, Sarah Fergu-son seins nus sur une plage avec son avocat et amant.Leur plus grand titre de gloire : les photos, a la fin des années 60, de Jackie Onassis et Monsieur, nus dans leur île privée en Grèce.C'était l'oeuvre de photographes italiens en tenue de plongée, et qui avaient fait le guet à bord d'un petit sous-marin.Plus récemment, on a pu voir apparaître dans Paris-Match la photo de la fille naturelle de Mitterrand, sortant d'un restaurant parisien avec son père et, bien entendu, le mari athlétique de Stéphanie de Monaco, Daniel Ducruet ( ancien garde du corps de profession ) se livrer à des ébats fougueux au bord d'une piscine avec une strip-teaseuse belge.Jusqu'à ces dernières années en France \u2014 comme au Québec \u2014 les journaux à potins se contentaient de broder des histoires à dormir debout à propos de personnalités connues ( variétés, cinéma, spon, politique ), mais à partir de photos prises le plus banalement du monde au cours d'événements mondains, dans la rue, à la sortie d'un spectacle.Ce qu'il y a de nouveau depuis quelques années, c'est l'irruption de ce nouveau style de re- portage : le viol systématique de la vie privée, qui se pratiquait depuis longtemps et sur une grande échelle en Italie.À tout seigneur tout honneur, c'est le magnat allemand de la presse « populaire », Axel Ganz, qui a lancé l'affaire Lu en France avec Voici, un hebdomadaire bon marché qui en deux ou trois ans a atteint le tirage de Paris-Match, et vend 800 000 exemplaires en moyenne.Paris-Match, jusque-là, se spécialisait dans le reportage « intime-autorisé », négocié avec la personnalité en question, ou alors dans les images de scènes relativement anodines.Depuis l'irruption brutale de Voici dans le décor ( et maintenant de deux autres magazines de Ganz, Gala et VSD ), le jeu a changé de nature, et ce qu'on recherche exclusivement, c'est la photo-scandale, de qualité médiocre le plus souvent, mais prise dans l'intimité a l'insu de la personnalité en question : un photographe chanceux attrape ainsi Isabelle Adjani et War-ren Beatty en amoureux a New-York.Un autre, extrêmement patient, saisit les deux présentateurs-vedettes du journal télévisé de TF1 \u2014 Claire Chazal et Patrick Poivre d'Arvor \u2014 a la sortie de l'hôtel Raphaël a Paris, le matin bien entendu.La très lourde condamnation a des dommages et intérêts obtenue par les journalistes au titre d'atteinte a la vie privée n'a rien changé : désormais ces amendes sont inté-grées aux prévisions budgétaires de Voici a concurrence de 10 %.et l'affaire reste bien juteuse.L'objectif quasiment unique de cette chasse frénétique est vieux comme le monde : le sexe.Une personnalité connue et prise « à poil » ou presque est déjà un bon début : une photo de Patrick Bruel en maillot de bain et sur un bateau, prise d'hélicoptère et qui met en valeur quelques bourrelets, fera à elle seule une bonne page dans Voici et sera payée jusqu'à 100 000 S au photographe.Les photos de Claudia Schiffer, également sur un bateau, mais en bikini, et en compagnie innocente, vaut cinq ou dix fois moins.En monokini, cela redevient intéressant.En monokini et avec un nouvel amant, cela commence à valoir de l'or.Les paparazzi, dont l'armée campe en permanence pendant les mois d'été en quelques hauts lieux de villégiature méditerranéens \u2014 la plage des Lices à Saint-Tropez, les abords de telle plage privée, etc.\u2014 traquant inlassablement nudité et adultère.Un Robert de Niro en maillot de bain au club 55, c'est bien ; le même avec une nouvelle petite amie, et voilà la saison rentabilisée d'un seul coup, à condition d'avoir l'exclusivité, bien sûr.On a ainsi vu des clichés de l'inusable Caroline de Monaco se négocier a 2 millions S, ce qui était jusque la le record absolu dans le genre.Ce tarif a sans doute été dépassé à la fin du mois d'août par un reportage qui concernait de nouveau la principauté de Monaco.On y voyait donc le fameux Daniel Ducruet, fils de poissonnier devenu prince consort d'opérette, au bord d'une piscine privée de Villefran- che-sur-mer, pas loin de Monaco.Le reportage intégral, d'abord publié en Italie, ne cachait rien de l'anatomie du brave garçon, ni de la nature de ses activités avec la strip-teaseuse belge.Les photos étaient tellement détaillées \u2014 d'ailleurs accompagnées d'une video, en vente en Italie \u2014 qu'on a rapidement conclu a un coup monte.C'était de toute évidence la belle Fili qui avait attiré Ducruet en ce lieu précis où le ou les photographes pouvaient opérer sans problème.Simple coup monté par le pa-parazzo lui-même, ou guet-apens de plus haut niveau, où la mafia italienne de Monaco aurait joué un rôle ?En tout cas l'affaire a occupé la France entière pendant deux bonnes semaines et opportunément égayé une rentrée morose.L'affaire Ducruet-Stéphanie, d'ailleurs, n'est toujours pas terminée.Semaine après semaine, des clichés par ailleurs sans intérêt nous tiennent au courant des allées et venues et de la tristesse de la princesse \u2014 au supermarché, dans un jardin privé, etc.Et, cette semaine, Paris-Match vient de réussir un joli coup : de nouvelles photos de l'incorrigible Ducruet, a bord d'un bateau au large de Monaco, et se prélassant sur le pont avec ce qui passe pour être une nouvelle flamme.Ce Ducruet qui prétendait avoir la plus grande honte de son acte coupable, aurait ainsi récidive sans même attendre que le scandale public s'apaise î Tristesse et courroux de ce pauvre papa de prince Rainier ! Et suite du feuilleton la semaine prochaine.La Brasserie Molson a été infiltrée par l'OTS ! ERIC CLÉMENT Non seulement l'Ordre du Temple solaire avait donné des cours de gestion et de marketing au sein d'Hydro-Québec mais aussi à Tinté-rieur « d'établissements financiers » et de compagnies privées, dont la brasserie Molson du Canada, affirme Hermann Delorme, un exadepte québécois de l'OTS, dont le livre « Crois et Meurs » sortira cette semaine.Tout juste deux ans après la première tragédie de l'OTS, qui fit 53 morts en Suisse et à Morin Heights, les 4 et 5 octobre 1994, Hermann Delorme livre ses secrets et les enseignements qu'il a tirés de trois années passées au sein de la secte.Dans le livre paru aux Éditions de la Paix, le courtier de Granby ( arrêté par la SQ pour trafic d'armes au profil de l'OTS en 1993 ) raconte aussi combien l'OTS avait réussi a pénétrer jusque dans le tissu social et industriel du Québec, «< sous le couvert d'une approche humaniste de l'homme et de l'entreprise ».Les adeptes «« LOTS et surtout l'ARCHS ( l'Académie de recherche et de la connaissance des hautes sciences fondée par le gourou Luc Jouret ) ont recruté des adeptes pouvant exercer une influence dans la société, écrit-il a la page 170 de son livre.Ainsi, plusieurs cadres de l'énorme société québécoise.Hy-dro-Quebec.ont ete cibles.En outre, plusieurs membres de l'OTS ont donné des cours de gestion et de marketing a l'intérieur d'Hydro-Québec et de compagnies comme la brasserie Molson du Canada.» M.Delorme affirme ensuite que quelques adeptes ont ouvert la porte de la
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