La presse, 4 novembre 1996, B. Économie
[" \u2022 \u2022 «a* .\u2022»- » \u2022 B Montréal, lundi 4 novembre 1996 E c onomie I a Presse FONDS COMMUNS DE PLACEMENT / ÉDITORIAL / RÉPLIQUES / QUOI FAIRE / CYBERPRESSE * Motoneige : Bombardier mise sur un gain malgré un marché en croissance ralentie MARTIN VALU ÈRES À quelques semaines de la saison de motoneige, les dirigeants de Bombardier / Ski Doo, à Valcourt, misent encore sur des gains de parts de marché pour se rapprocher du premier rang de la rivale Polaris Industries, du Minnesota.Leurs espoirs s'appuient sur les résultats de ventes pré-saison provenant de leurs 800 concessionnaires, même si la croissance du marché en général montre des signes d'essoufflement.Les ventes totales de motoneiges neuves en Amérique du nord par les quatre manufacturiers devraient croître de 4 à 5 % cette année, prévoit-on chez Ski Doo.Chez Polaris, on prévoit plutôt une croissance inférieure à 5 % sinon nulle pour l'ensemble du marché.Autour de 5 %, le taux de croissance serait de moitié inférieur à celui de l'an dernier, et cinq fois moindre que la progression de 25 % enregistrée il y a deux ans.On est un peu plus optimiste au siège social de l'Association internationale des fabricants de motoneiges ( ISMA ), au Wisconsin.Son président, Ed Klim, anticipe une croissance des ventes de l'ordre de 8 à 9 % pour la saison.Il appuie sa prévision sur la forte croissance de 20 à 25 % de l'assistance aux divers salons régionaux de motoneiges.« Il y a un ralentissement de la croissance de notre industrie, certes, mais elle continue d'être plus élevée que l'économie en général, particulièrement aux États-Unis », selon M.Klim.En effet, les Américains achètent maintenant 70 % des motoneiges neuves vendues sur le continent, par rapport à 60 % il y a quelques années à peine.La patrie de la motoneige, le Québec, ne compte plus que pour 10 % des ventes totales.Le reste du Canada, l'Ontario et les Prairies en particulier, compte pour environ 20 % du marché.Les perspectives de croissance y sont plus fortes qu'au Québec, en raison notamment de la meilleure situa-lion économique, estime-t-on chez Ski Doo.C'est donc sur le marché américain que se décide désormais le leadership de l'industrie entre les quatre marques : la québécoise Ski Doo, les américaines Polaris et Arc-tic Cat, ainsi que la japonaise Yamaha.Pour Ski Doo, la reconquête du premier rang, qu'on s'est fixé comme objectif corporatif, passe donc par le déclassement de la rivale Polaris sur son propre terrain, aux États-Unis.Selon ses dirigeants.Ski Doo a accru de nouveau sa part de marché d'un point de pourcentage à 27 % l'an dernier.Si le deuxième rang est acquis devant Arctic Cat, l'écart demeure néanmoins significatif ( de l'ordre de dix points de pourcentage ) derrière Polaris.Les dirigeants de Ski Doo attribuent une part de marché de 36 à 37 % à sa rivale.Chez Polaris, on prétend plutôt à une part de mar- ché de 39 à 40 %.Dans le marché actuel, un point de pourcentage de part de marché additionnelle représente environ 2500 motoneiges.C'est un peu moins de 4 % de la production annuelle de la ligne d'assemblage de Ski Doo à Val-court, mais néanmoins un enjeu important pour ses dizaines de fournisseurs dans diverses régions du Québec.« Notre écart face à Polaris demeure substantiel mais il se réduit.Ski Doo pourrait approcher 30 % du marché cette année.Le taux de satisfaction de nos clients est déjà le plus élevé de toute l'industrie », soutient Dominique Godbout, directeur de la planification chez Ski Doo, à Valcourt.Son rival Bob Nygaard, directeur de la division motoneige de Polaris Industries, affirme que sa marque « n'a pas l'intention de concéder quoi que ce soit à Ski Doo *.« C'est un bon et vigoureux concurrent mais nous avons néanmoins augmenté notre part de marché l'an dernier », dit-il, depuis son bureau de Minneapolis.Pour l'analyste financier Jon Reider, qui suit Bombardier chez Valeurs mobilières RBC Dominion, « l'écart de part de marché constitue une occasion de croissance pour Ski Doo, même si la croissance générale du marché devait ralentir.« Les dirigeants de Ski Doo ont fait un excellent travail de redressement et de développement jusqu'à maintenant.» Au point de vue financiez, le groupe de produits de consommation motorisés a d'ailleurs acquis un poids significatif dans les résultats consolidés de Bombardier.La division a contribué 38 % du bénéfice d'exploitation net de Bombardier au dernier exercice, devant le groupe aéronautique, alors qu'elle comptait pour 23 % des revenus.Il faut dire cependant que le fort succès des m otomari nés Sea Doo ( numéro un mondial avec 44 % du marché ) a été la principale source de la croissance des résultats du groupe de produits de consommation motorisés depuis quatre ans.PROFIL BOURSIER Le prix de l'aluminium joue un mauvais tour à l'Alcan ALCAN nets trimestriels (en millions sus) s.1994 1995 19% Principaux ratios (prévisions) Bénéfice par action - Scion Lcvesque Beaubien Gcoffrion - D'après Richardson Grcenshields 1996 1,77 S 2,00 S /bénéfice Selon Lévesque Beaubien Gcoffrion D'après Richardson Grcenshields 11 16,9 12,4 1997 2,65$ 2,75$ 1997 11,3 11,4 Jacques Bougie, président et chef de U direction d'Alcan Cours d'Alcan à la Bourse de Toronto Nov.Dec.Jan.Fév.Mars Avnl Mai Juin Juil.Août Sept 1995 1996 CETTE SEMAINE Mardi ¦ Les Américains vont aux urnes mardi.Le scrutin présente guère de suspense et les marchés financiers ne devraient pas être affectés.Tous les sondages continuent en effet de donner au président démocrate sortant Bill Clinton une avance confortable sur son adversaire républicain Bob Dole, une avance qui semble impossible à combler.¦ La Société en commandite Gaz Métropolitain retrouve ses associés en assemblée extraordinaire.Ceux-ci sont invités à voter pour approuver un élargissement de la nature des activités non réglementées que peut exercer la société.À l'heure actuelle, celle-ci ne peut exercer que des activités dans le secteur énergétique qui sont réglementées par une autorité de réglementation et, sujet à une limite de 10 % de son actif, des activités non réglementées qui sont complémentaires à la distribution, à l'emmagasinage et au transport de gaz naturel.L'entreprise est par ailleurs toujours à la recherche de candidats au poste de président et chef de la direction du distributeur gazier, poste laissé vacant par la suite du départ de M.André Caillé, qui assume depuis hier la direction générale d'Hydro-Québec.¦ Les économistes du Mouvement Desjardins présentent à leur tour leurs prévisions pour l'économie du Québec 1997.Le marché de l'emploi est encore fragile, les revenus des consommateurs augmentent lentement, le niveau des faillites est élevé et les gouvernements coupent dans leurs dépenses.Malgré tout, les économistes de Desjardins se disent optimistes.Mercredi ¦ Statistique Canada a analysé les offres d'emplois publiées dans les 22 principaux quotidiens du Canada au cours du mois dernier.L'indice des offres d'emploi est considéré comme un excellent baromètre pour le marché de l'emploi.L'indice avait dégringolé de 15 % entre novembre 1994 et mars 1996 mais donne occasionnellement des signes encourageants depuis.Vendredi ¦ Une semaine après l'optimiste Sommet québécois sur l'emploi et l'économie.Statistique Canada nous ramène à la dure réalité avec le compte du chômage pour le mois d'octobre.La disparition de 47 000 emplois en septembre avait porté le taux de chômage canadien de 9,4 à 9,9 % alors qu'il a bondi de 11,8 à 12,6 % au Québec.Pour le Québec, il s'agissait d'un des taux de chômage les plus élevés de la décennie et il faut remonter à mai 1994 pour retrouver pire situation.Paul Durivape Maurice Jannard En début d'année, le président et chef de la direction d'Alcan, M.Jacques Bougie, avait prévu pour 1996 une hausse de la demande d'aluminium supérieure à 2 %, des prix stables et une rentabilité accrue pour l'entreprise.Jusqu'ici, il s'est trompé dans deux cas sur trois : les prix ont chuté et, trimestre par trimestre, la rentabilité est moindre.Par contre, la demande mondiale se maintient.En 1996, l'économie européenne a connu une performance moins bonne que prévue mais le rebond industriel de 6 % en Allemagne devrait donner le ton à l'ensemble de la Communauté européenne au cours des prochain mois.L'activité économique demeure vigoureuse aux États-Unis mais plutôt chaotique au Japon.Le PIB nippon a bondi de 12 % au premier trimestre mais a fait marche arrière de 2,9 % au deuxième.La baisse du yen par rapport au dollar américain devrait favoriser prochainement les exportations japonaises et contribuer à relever l'économie.L'offre mondiale d'aluminium primaire s'élève à 17 millions de tonnes et la multinationale canadienne, qui a son siège social à Montréal, détient 10 % de cette capacité.« Nous croyons que la demande et l'offre seront en équilibre au cours de la prochaine année », a déclaré à La Presse M.Stephen Johnson, économiste chez Alcan, lors d'une entrevue.Mais, il y a une grande inconnue et c'est le comportement des producteurs russes.Les exportations russes vers l'Occident demeurent élevées et ont augmenté de 30 % par rapport à l'an passé, précise ce dernier, ce qui représente 2 millions de tonnes.Deux facteurs expliquent le phénomène.D'une part, la consommation interne en Russie a diminué.Le second facteur est de nature politique.« Avec l'état de santé précaire de Boris Eltsine, les entrepreneurs russes cherchent à vendre le plus possible a l'extérieur pour obtenir des devises étrangères fortes », souligne M.Johnson.Au début de 1995, le prix de Infographie Li Prrsse l'aluminium a culminé à près de 2200 dollars américains la tonne.Tout récemment, il avait chuté à 1346 $.Les Américains préfèrent de leur côté utiliser le prix par livre.Selon la revue Business Week, le métal blanc cotait 64 cents américains la livre la semaine dernière.L'analyste financier David Charles, de la firme de courtage Lévesque Beaubien Gcoffrion, a réduit à la baisse ses prévisions de prix pour l'an prochain.Le prix de l'aluminium pourrait atteindre 77 cents en 1997 pourvu que la reprise économique se manifeste au ni* veau mondial.« Un problème va continuer d'être présent dans le dernier trimestre et c'est celui du faible niveau de prix pour le lingot d'aluminium, combiné avec la réduction des stocks en Amérique du Nord, ce qui entraînera des prix plus bas pour les produits transformés », souligne M.Char* les.Pour les neuf premiers mois de 1996, Alcan affiche des profits de 338 millions US comparativement à 497 millions pour la même période de l'an passé.En 1995, le producteur canadien a dû inscrire dans ses livres une perte extraordinaire de 280 millions pour la radiation du projet de Kemano en Colombie-Britannique.Devant un groupe d'investisseurs montréalais, la direction d'Alcan a annoncé le mois dernier que les inondations au Sagucnay cet été ont causé 75 millions de dommages à ses installations» somme qui sera remboursée par les assurances.« Il n'y aura pas d'impact sur nos résultats du troisième et du quatrième trimestres », a précisé celle-ci.Tous les grands producteurs nord-américains voient leur rentabilité réduite par la chute des prix.Au troisième trimestre de 1996, le géant Alcoa a enregistré un bénéfice net de 68,4 millions comparativement à 226,4 millions l'an passé.Le résultat de cette année comprend toutefois une charge de 65,5 millions suite à l'élimination de 2900 emplois.De son côté, Reynolds Metals Co.a affiché un profit de 26 millions par rapport a 112 millions au troisième trimestre de 1995.La consommation totale d'aluminium atteint 24 millions de tonnes et la canette représente à elle seule 3 millions de tonnes.« En Amérique du Nord, le marché est saturé car l'aluminium représente 100 % de tous les contenants de boisson en métal », dit M.Johnson.La croissance se fera en Asie et en Amérique du Sud.En 1989, au Brésil, il n'y avait pas une seule canette produite en aluminium.Voir LE PHIX en B7 sains » m 0iS MMHttHMm B 2 ?LA PR1 SSE MONTR1 \\i l UND1 4 NOVI MhKl 1996 Editorial In Presse Andrf Dismarais l'KI Si DI NI DU i ONsI II.D'ADMINISTRATION Roger D.Landry présidi nt ET ÉDITEUR Ct.AUni Masson l mtiîur adjoint Marcel Desjardins d1kic.t1 uk di: l ini okmation Alain Duruc éditokiai ISTBI n i lit i ?Vers le libre-échange mondial?Deux ans après sa création.l'Organisation mondiale du commerce S'apprête à tenir vi première réunion ministérielle à Singapour.Les quelque 5000 participants, représentant 123 pays, discuteront du fonctionnement de l'organisation, qui a succédé au GATT, et de la mise en oeuvre des accords de l'Uruguay Round.¦¦¦¦HBcnHMi Deux questions seront cependant ~ ^t^fr J l'espri! îles participants sans ^BP^^^\\ qu'ils en parlent d'une façon très concrète: l'élargissement de ^ \u2022i*?5* l'OMC pour qu'elle devienne uni- ^» vcrscllc, et un nouveau cycle de né- gociations.pour continuer l'oeuvre É^^Fl^^ de l'Uruguay Round.^^AfljHj L'élargissement n'est qu'une ŒBMfcJBHH question de temps.Des pays importants comme la Chine, la Russie, Taiwan et l'Ukraine ont l'intention d'y adhérer et, d'ici quelques années, ce sera chose faite.La question que tout le monde se pose est de savoir si le poids accru des pays de la deuxième vague d'industrialisation ne ni.Kiiik ra pas la façon de libéraliser les échanges.Car.le GATT a toujours représenté une façon de voir nord-americaine, européenne et.dans une moindre mesure, japonaise.Il est certain que des pays comme l'Inde, la Chine et la Russie ne veulent pas s'astreindre à des normes économiques, sociales et écologiques» qui vont de soi pour nous, mais qui leur paraissent comme une protection injuste des avantages dont jouissent les pays industriali- Frédéric Wagnière Ce groupe de pays n'est pas le seul à craindre la libéralisation des échanges que l'on essaye de réaliser dans le cadre de l'OMC.les pays industrialises se méfient des nouveaux venus à cause de leurs bas salaires et du manque de législation stricte sur les normes de travail et la protection de l'environnement.On l'a vu avec l'ALE-NA et la méfiance suscitée par le Mexique dans les milieux syndicaux.Cette méfiance n'a cessé de s'intensifier à cause du chômage eleve dans le monde industrialise, qui atteint des proportions presque désastreuses dans certains pays d'Europe.On rejette le blâme sur la mondialisation qui tend à exporter les emplois vers des pays moins développés.Ce phénomène s est fait remarquer depuis l'Uruguay Round qui a ouvert la porte à la libéralisation des échanges dans d'autres domaines que les produits manufacturés et les matières premières.Mais la cause principale de la mondialisation est la déréglementation, depuis un vingtaine d'années, lies marches financiers des pays industrialisés, ce qui n'a rien à voir avec le GATT.Pourquoi fabriquer quoi que ce soit pour le marché international à Montréal ou a Séoul, où les salaires sont relativement élevés, alors que Djakarta et Monterrey, où les salaires sont bas, jouissent des mêmes avantages financiers et technologiques ?Quoi qu'en pense une gauche désemparée, la mondialisation est une preuve de la possibilité de développer les pays du tiers monde.On doit toutefois regretter qu'ils passent par la même phase de capitalisme sauvage que nous, il y a un siècle.On voit de tout, dans les pays qui nous «< volent » nos jobs : combines, corruption et autoritarisme.El c'est pourquoi il est si important de s'entendre avec eux dans le cadre de l'OMC.Ils nous accusent d'être devenus bien-pensants après avoir spolie toute la planète pour nous enrichir.Nous pensons qu'ils n'ont pas besoin d'emprunter le même cheminement pour s'industrialiser, parce qu'ils bénéficient des énormes marches des pays développés pour réaliser des économies d'échelle.Et nous avons raison.À condition, bien sûr, de leur donner accès à ces marches.Tout comme l'Uruguay Round n'a pas été la cause des méfaits de la mondialisation, un nouveau cycle de négociations au sein de l'OMC pour libéraliser le commerce mondial ne saurait l'aggraver.Au contraire, les négociations feraient monter les tensions à la surface, pour qu'on puisse chercher à les résoudre.On ne peut pas espérer que les 5000 participants de-Singapour se lèvent comme un seul homme pour réclamer un nouveau cycle de négociations.Traditionnellement, c'est le président des États-Unis qui donne le signal, en demandant l'autorisation du Congrès de négocier un accord commercial, car il n'y a pas d'accord mondial sans l'approbation du Congrès.Quels que soient les résultats des élections de demain, il faudra attendre bien des mois avant que Washington ne prenne l'initiative.Mais, qu'en est-il du Canada ?Peut-il prendre l'initiative ?Bien sûr que non.Mais le Canada fait partie de la Quadrilatérale, un directoire informel de l'OMC, avec les États-Unis, l'Union européenne et le Japon.Ce rôle de petit parmi les grands lui a déjà permis de faire prévaloir des idées très utiles pour tout le monde, lors de négociations précédentes.Ne serait-il pas opportun pour Ottawa de « vendre >» aux trois Grands l'idée d'un nouveau cycle de négociations ?Discrétion Pierre Gravel SB il est exact que le bien ne fait pas de bruit, * il arrive que la discrétion tasse ci ci bien.C'est peut-être ce qui est en train de s*, passer à Pans dans le désespérant dossier de l'amiante.Le bien, en l'occurrence, serait que le gouvernement français accepte d'introduire certaines exceptions a sa politique générale qui interdit l'utilisation de produits contenant de l'amiante, le mieux iiit.dans l'esprit des producteurs québécois bien sur, un rappel pur et simple de cette décision.Le pire, que ces dentiers craignent par-dessus tout, serait que l'exemple de la France son suivi par les autres membres de la CEE.D'où les efforts déployés par Québec et Ottawa pour essayer d'atténuer la rigueur de cette disposition qui risque de devenir la règle générale en Europe, i .iibii ¦ i mu Les chances d'atteindre cet objectif, même modeste, demeurent ce-È pendant minces étant donne le ris- que que représenterait pour le gouvernement toute apparence de recul sur cette mesure préventive qui a reçu un solide soutien populaire.Traumatisée par l'affaire du sang contaminé* l'opinion publique a reçu comme un autre choc la révélation des propriétés potentiellement cancérigènes de tout ce qui est a base d'amiante et.naturellement, conclut qu'on ne sera jamais trop prudent en la bannissant complètement.c est dans ce contexte émotif que les gouvernements du Canada et du Québec ont entrepris, sans trop entretenir d illusions, de \u2022« vendre » certaines nuances aux autorités tramai ses a partir des recherches menées par des experts de l'Institut Armand-Frappier.Comme, par exemple, le tait de pouvoir, sans réel danger, inclure de l'amiante dans des canalisations de béton enfouies sous terre.Cette délicate entreprise de persuasion ne saurait évidemment réussir si elle était menée sur un fond de querelles de drapeaux et de conflits de juridiction entre l'ambassade canadienne et la délégation du Québec.Ses seules chances de donner des résultats concrets reposent sur une action Concertée et discrète ou chacun des .illies circonstanciels évite de faire des vagues inutiles.En ce sens, on ne peut que se réjouir de la prudence et de l'effort de collaboration dont ont fait preuve, la semaine dernière, les représentants officiels du Canada et du Québec à Paris qui, pour la première fois depuis des décennies, ont participé a une conférence de presse conjointe sur le sujet.Selon les observateurs présents, il s'en est fallu de peu pour que l'organisation de cet événement sou gâchée par la maladresse de-fonctionnaires plus habitues a se chamailler pour des symboles qu'a travailler ensemble.Il est heureux que la présence a Paris d'un diplomate de carrière comme l'ambassadeur Jacques Roy, plutôt que d'un ex-politicien bénéficiant d'une récompense- pour services rendus, ait riirihué à Stoppe! ce qui aurait pu déboucher sur unc-nouvelk* et désastreuse bataille de lapis rouges.Dans un dossier aussi complexe que celui de l'amiante ou, pour une fois, les intérêts du Canada et du Québec eoin< ident personne n'a quoi que ce soit a gagner dans des escarmouches qui n'ont pas de sens en France.On a, j>our cette fois, évité le désastre mais l'alerte a été chaude si on en juge par les accommodements fans à la dernière minute pour ménager les susceptibilités mutuelles des Canadiens et des Québécois.Mais la partie est loin d'être finie.Il faut espérer que la leçon aura porté et que tout le monde aura compris que des affrontements sur la place-publique a Paris sont encore la meilleure façon de SahotCt une opération délicate dont l'issue favorable, encore bien problématique, dépend largement de la discrétion dans laquelle elle est menée.^ Dans un dossier aussi complexe que celui de l'amiante, personne n'a quoi que ce sort à gagner dans des escarmouches qui n'ont pas de sens en » \u2022 \t\t\t LA BOÎTE AUX LETTRES\t\t\t Les meilleurs au monde ! ¦ Je salue l'optimisme de l'économiste Pierre ton in qui, lors d'une entrevue avec Robert Seuil y, a su mettre l'accent sur le bon côté (les choses, contrairement aux médias qui insistent beaucoup sur la morosité.Rappelons que Fortin avait souligne-le succès exceptionnel de Québécois illustres qui sont parmi les deux meilleurs au monde dans leur domaine.Les plus connus sont, bien sûr, Céline Dion et Jacques Villeneuve; mais, entre autres, M.Fortin a évoqué le micro-biologiste Fernand Labrie, l'astrophy-sicien Raymond Laflamme, le dramaturge Robert Lepage, le pianiste Louis Lortie et l'informaticien Daniel Langlois.J'aimerais, quant a moi, ajouter quelques noms à cette liste de « meilleurs au monde ».Claude Lemay a conçu un logiciel de langues qui conquiert le monde ; Pierre Des Iong -champs, l'un des plus beaux espoirs québécois au PtIx Nobel, qui a révolutionné la chimie de synthèse ; Don Nie hoIson, qui a identifie le mécanisme de plusieurs maladies virales : et Mario Lemieux, qui a largement dominé les autres joueurs de la Ligue nationale de hockey, au cours des cinq dernières années, en dépit de graves maux de dos.Au chapitre des musiciens seulement, outre Louis Lortie, on doit dire que André Laplante et Marc-André Langevin sont des pianistes de première classe mondiale ; la violoniste Ange-le Dubc-.iu et le limbalisle Louis ( h.u bonneau sont également des incontournables au plan planétaire.Il y a de nombreux autres Québécois qui font leur marque a l'échelle mon Céline Dion diale dans une moindre mesure, et souvent dans l'ombre : Riopelle, Arcand, Voisine, Hubert Reeves, Jean-Marc Carpeiuier, Patrick Roy, Pierre Danse-reau, Paul Gallant, David Watson, etc.Nos meilleurs acteurs n'ont rien à envier a leurs pairs américains en ce qui a irait au talent, bien que dans ce domaine la langue d'usage fasse loi.Oui, le Québec a ses génies ; et il en a même plus que les autres pays de l'Occident au prorata de sa population.Paul-André ALLARD Montréal La poudre aux yeux ¦ Monsieur Bouchard, s'il vous plaît, voulez-vous cesser de jeter de la poudre aux yeux pour mieux gagner les Québécois à votre cause ?Votre ton conciliant et tous vos revirements ne nous aveuglent plus.Quand allez-vous commencer à gouverner sans penser à plaire, tout en conservant toujours en arrière-plan «< votre souveraineté » du Québec ?Parlons de la catastrophe survenue au Saguenay-Lac-Saint-Jean, en juillet dernier.Au lieu de regarder bien en lace les événements et les comportements qui auraient pu expliquer la catastrophe, vous n'avez pas hésité un instant à la qualifier d'« Act of God » en oubliant presque volontairement l'histoire hydrolOgiqUC de la région., que les sinistrés au premier rang connaissent assez bien.De plus, vous avez passé presque sous silence la participation du gouvernement canadien dans l'aide linancière apportée aux sinistrés.Par ailleurs, la question de la langue, votre cheval de bataille, n'a plus sa raison d'être, parce que vous oublie/ M uniment les lois qui la protègent et les gains remportés Jusqu'Ici.Notre survie est bien plus menacée par toutes vos volte-face, votre nationalisme dépassé et surtout votre inconscience.On dirait que vous oubliez ce qui se passe dans le monde, en particulier les bouleversements qui ébranlent nos théories économiques les plus fondamentales.Germain LEFEBVRE Montréal Le boiteux envieux du paraplégique ¦ Parmi les Québécois sondés, 80 % applaudissent aux douteuses manoeuvres des politiciens contre les chômeurs.Les premiers voyagent à longueur d'année à nos frais, en hôtels de luxe, après avoir abrité leur fortune de tout impôt, alors que les seconds ont travaillé à la petite semaine, payé leur TPS, contribué scrupuleusement au régime d'assurance « non-emploi » jusqu'à la fermeture de la « shop ».Mais ces derniers ont-ils, à l'occasion, échangé deux semaines de déprime sur la chaise berçante près d'un téléphone qu'Lmplôi-Canada ne fera jamais sonner, pour aller manger leur pi/za à Fort Lauderdale en ruminant des projets de solution ?Alors le troupeau bêlant s'aligne aussitôt derrière les démagogues toujours prompts à condamner les exclus.Ces accusateurs vivent pourtant souvent d'emplois précaires eux aussi.Comment ne craignent-ils pas de devenir eux-mêmes victimes de l'ère post-industrielle ?L'ère des communications a déjà sonné l'époque de la fin du travail.Il faudra cesser de mépriser ceux que l'usine a remplacés par l'ordinateur.Il faudra plutôt inventer des moyens de les employer à des tâches valorisées dans la société, à même cette richesse honteusement camouflée a l'étranger par nos petits despotes élus sous de fausses représentations.Que le boiteux essoufflé cesse d'envier le fauteuil du paraplégique I \u2022 H.SAINT-PIERRE SMnt-Slmon-de-Bftot I A PRISSJ:.MONTRIAI.LUNDI 4 NOVI MHRh 1996 B 3 Répliques Anna braillé ène shot: un essai pour ou contre Anna?GEORGES DOR L auteur est écrivain.Madame Nathalie Petrowski nous apprend, dans son article du vendredi 18 octobre dernier, qu'elle est née à Paris et qu'elle a étudié au chic collège Marie-de-France.Néanmoins, ayant décliné ses titres et qualités, elle avoue se délecter du langage jouai, au point de s'appliquer, dit-elle, à le reproduire dans la conversation de tous les jours.Étant moi-même né dans la patrie du jouai et en connaissant toutes les nuances, je ne doute pas un instant qu'un juron de pâmoison par-ci et une grivoiserie bien sentie par-là, appuyés d'un éloquent « t'sé-veux-dirc », soulagent la bile de notre collégienne de Marie-de-France.Est-ce dû à sa naissance parisienne, madame Petrowski me fait penser à ces petites coiniesses françaises d'autrefois qui, avec des amis de leur rang, aimaient aller s'encanailler dans les bals des faubourgs, espérant danser la java avec un apache qui leur pétrirait les fesses en disant des vulgarités.Après la soirée, les petites comtesses poudrées regagnaient leurs beaux appartements, frétillantes encore d'avoir côtoyé la polissone-rie, tandis que le peuple restait dans sa misère et dans sa crasse.Si la comtesse Nathalie « Anna »> Petrowski était issue, comme moi, du peuple que j'aime, si elle eut, dans sa jeunesse, travaillé cinq ans avec moi à l'usine de la Canadian Celanesse \u2014mais on disait la shop\u2014, elle n'ironiserait pas sur une pauvreté langagière à laquelle son rang l'a soustraite.Car la comtesse Petrowski s'exprime en un français impeccable, qu'elle écrit aussi, ma foi, assez bien.Étant née à Paris et ayant fréquenté les collèges de la bourgeoisie, elle a eu accès, elle, a l'excellence que le journal qui l'emploie célèbre une fois l'an lors d'un grand Gala.Contrairement à ce que laisse entendre notre comtesse, le poète, chansonnier et écrivain populaire Georges Dor ne souhaite nullement que l'on parle ici la langue pointue que l'on entend à Paris.Au contraire, je termine mon petit essai ainsi : « Quand nous aurons appris à parler notre langue, nous le ferons avec nos accents, ceux du coeur et de l'intelligence, des vents du nord, du froid, de la neige et des quatre saisons, ceux de la Gaspesie el du LaoSaint-Jean, ceux de l'Abitibi, de la Mauricie, de l'Estrie ou de Natashquan, du Bas-du-Fleuve ou de la Côte-Nord, Car ce n'est pas notre accent qui est en cause, mais la déstructuration, l'effilochage de notre langue, * Mon livre, chère comtesse Petrowski, loin d'être comme vous dites « un essai contre la pauvre Anna aphasique », est un plaidoyer POUR elle, pour lui permettre d'accéder à la langue qui est la vôtre et qui vous a évité, a vous, d'être condamnée à travailler au salaire minimum comme waitress dans un casse-croûte graisseux, ou comme caissière chez Wal-Mart.Me repro-cherez-vous de souhaiter \u2014 et c'est tout ce que je fais dans mon essai au petit peuple que j'aime, de pouvoir s'approcher de votre maîtrise de la langue française ?Nulle part, dans mon essai, contrairement à ce que vous dites, je n'ai évoqué le bon « perler » français.Je n'ai même pas parlé du beau français dont vous présumez que je m'ennuie.Et ce n'est sûrement pas vous qui m'apprendrez les subtilités du jouai, depuis le langage picouille jusqu'au parler percheron, non plus que sa musique, que je connais par coeur.Je ne doute pas que, pour une comtesse, entendre bafouiller le peuple, cela fasse exotique et touchant.Mais ce peuple, que je crois connaître et fréquenter bien plus que vous, reste pauvre de tous ses bafouillements, tandis que des bouffons s'enrichissent et que des comtesses titillent de joie à ses dépens.Toutefois, puisque vous aimez passionnément « cette langue tissée de blasphèmes et d'interjections, de Georges Dor mots tronqués et a moitié manges de cris et de chuchotements ».je ne résiste pas a l'envie de vous dire que « moe, là, si j'eta toé, ma tite comtesse Anna, avant d'écrire des afféres suTjoual, hein, ben j'ira ouere la misère des B.S.pis des chômeurs, s'tie.Tsé veux dire ?» Veuillez agréer, chère comtesse, les hommages d'un homme du peuple dont le grand-pere.analphabète mais non analphabète, s'est rejoui de l'entendre dire un jour \u2022< voir » au lieu de « ouere ».La terre tourne.pendant que le tabac tue ! NICOLAS GILBERT L auteur est biologiste.À en croire son article publié dans La Presse, le 30 septembre dernier, Pierre Lemieux m'aurait écrit personnellement au sujet de ma lettre sur les effets cancérigènes de la cigarette ( La Presse, 16 septembre ), et m'aurait demandé de lui citer des références à l'appui de mes affirmations.N'ayant obtenu aucune réponse à sa requête ( laquelle ne m'est jamais parvenue ), Monsieur Lemieux m'accuse tout simplement de fabulation dans un texte publie exactement deux semaines après ma lettre.On voit quel généreux délai m'était accordé pour repondre aux interrogations de Monsieur Lemieux, quand bien même j'aurais reçu sa missive.Mais venons en au fait.Monsieur Lemieux doute de l'existence d'études expérimentales démontrant les propriétés cancérigènes de la fumée de tabac.« Je n'ai jamais trouvé, ni vu citer, de telles références dans la littérature scientifique », a-t-il écrit.Croyons-le sur parole : il ne les a pas trouvées ( mais les avait-il cherchées?).N'empêche qu'elles existent, et en voici quelques unes : Ayant fait respirer de la fumée de cigarette à des rats, W.E.Dalbey constata que ceux-ci avaient nettement plus de tumeurs des voies respiratoires que des rats qu'il avait manipulés de la même façon, mais sans fumée ( Dalbey et coll.Journal ofthe National Cancer Institute, vol.64, pp.383-390, 1980).De même, W.Dontenwill observa plusieurs cancers du larynx chez des hamsters exposés à la fumée de cigarette et aucun chez des hamsters soumis aux mêmes manipulations à l'exception de la fumée ( Dontenwill et coll.Journal of the National Cancer Institute, vol.51, pp.1781-1832, 1973 ).Le développement de tumeurs dans le larynx était sans doute dû au fait que, dans ces expériences, la fumée n'atteignait pas les poumons ; elle induisait donc des cancers là où elle s'arrêtait.Des chercheurs ont contourné le problème en introduisant directement un condensé de fumée de cigarette dans les poumons de rats : l'effet cancérigène fut confirmé ( Dagle et coll.Journal ofthe National Can-cerInstitute, vol.61, pp.905-910, 1978).Quoi qu'en dise Pierre Lemieux, ces articles proviennent d'une revue qui n'a guère l'habitude de publier de la « junk science ».De plus, ils ont été cités ( avec d'autres ) dans la monographie consacrée au tabagisme par le Centre international de recherche sur le cancer ou C1RC ( une agence relevant de l'Organisation mondiale de la santé ).Et, dans cette même monographie, le CIRC conclut que la fumée de cigarette est certainement cancérigène, tant chez les animaux de laboratoire que chez l'humain ( lARCMonograph no 38, 1986 ).D'ailleurs, il s'agit là d'une cause entendue.À l'heure actuelle, les substances cancérigènes contenues dans la fumée du tabac sont identifiées, et les mécanismes moléculaires par lesquels ces substances causent le cancer sont en voie d'être élucidés ( Vineis et Caporaso, Environmental Health Perspectifs 103 : 156- 160, 1995 ).Certes, devant ces faits, chacun est libre de jouer à l'autruche en se cachant la tête dans un nuage de fumée.De même, quand Galilée a démontré que la Terre tournait autour du Soleil, certains de ses contemporains ont énergiquement nie l'évidence.Et pourtant la terre tourne.et le tabac tue ! Déconfessionnalisation où est l'objectivité?RAYMOND GRAVEL L'auteur est prêtre.Dans La Presse du 22 octobre dernier, Daniel Baril, du Mouvement laïque québécois, invite à plus d'objectivité dans le débat sur l'école confessionnelle contre l'école laïque.Il accuse les journalistes de désinformer le public quant au sondage publié récemment et de manquer d'objectivité à l'endroit du rapport des états généraux sur l'éducation.N'existe-t-il pas un dicton qui dit qu'il n'y a pas de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir ?Peut-être que Monsieur Baril trouve « objectif » que douze commissaires se prononcent pour la déconfessionnalisation scolaire, à tous les niveaux, quand seulement 22 % des mémoires qui leur ont été soumis comportaient une telle demande ?Monsieur Baril trouve peut-être « objectif » le journal Le Dexvir qui publiait à la une, en septembre dernier, un sondage commandé par sa coalition, dont le seul mérite était sa longueur et sa lourdeur, de sorte que je n'ai pu y répondre moi-même tellement il était compliqué ?Peut-être que Monsieur Baril trouve « objectifs » les tenants de la laïcité scolaire qui accusent le système confessionnel actuel de créer des ghettos quant à la religion et de manquer d'ouverture à la pluralité ?Peut-être que Monsieur Baril trouve aussi « objectif » qu'on ne tienne pas compte de la volonté des parents dans le cftnix de l'école deMcur enfant ?Raymond Gravel Peut-être enfin que Monsieur Baril trouve « objectif » qu'on associe l'école confessionnelle québécoise au mouvement intégriste à la Palascio ?Non, Monsieur Baril, ce ne sont pas les médias qui manquent d'objectivité, mais bien plutôt les gens de votre acabit qui tentent de faire croire à la population qu'une école moderne et ouverte ne peut dispenser un enseignement religieux qui corresponde aux valeurs profondes des Québccols( es ) et que cet enseignement religieux, s appuyant sur la tradition ju- déo-chrétienne, est une atteinte aux droits et libertés des personnes ne partageant pas ces convictions.Voulez-vous bien me dire en quoi l'enseignement religieux proposé par les évéques du Québec devient une menace pour ceux et celles qui sont d'autres confessions religieuses?Voulez-vous me dire en quoi un crucifix devient subversif pour un non-croyant ?L'école n'est pas le lieu où l'on catéchise les enfants pour en faire de meilleurs pratiquants ; l'école est le lieu où l'on apprend aux enfants que les valeurs humaines qu'on veut privilégier dans notre société peuvent être vécues d'une manière particulière, en référence avec Jésus-Christ, ce personnage au coeur de la foi chrétienne, qui a marqué notre histoire et qui continue d'inspirer les hommes et les femmes d'aujourd'hui.Monsieur Baril, il ne s'agit pas de discuter vaguement de religion ou de croyances de toute nature, comme vous le souhaitez dans une école laïque ; il s'agit d'éveiller chez les Jeunes le sentiment religieux qui les habite et de leur présenter le Dieu de Jésus-Christ par le biais de l'agir chrétien.Refuser aux enfants une telle possibilité, c'est nier la dimension spirituelle de la personne humaine et c'est imposer à une majorité les frustrations de certains et l'ignorance religieuse dont vous laites preuve dans le débat actuel.Monsieur Baril, vous vous questionne/ sur la rigueur de ceux qui « font » l'information ; pour ma part, je me questionne sur la pertlneiue de vos propos.i Déficience visuelle : un portrait sombre et misérabiliste PIERRE FERLÀND L'auteur est ayent de readaptation en déficiente xtuteUe a l'Institut Nazareth el U^uis-Braille.Dans La Presse du samedi 7 septembre dernier, Mme Lysiane Gagnon abordait le sujet de la déficience visuelle.Malheureusement, elle y traçait un portrait plutôt sombre et misérabiliste en plus d'être incomplet et en partie trompeur de la situation des personnes ayant une déficience visuelle.Permettez-moi donc d'élargir la perspective.Je suis à l'emploi de l'Institut Nazareth et Unns-Braille.un centre de réadaptation en déficience visuelle situé près du métro, à Longucuil, et je côtoie chaque jour toute une équipe de spécialistes qui travaillent à la réadaptation des personnes atteintes de cécité ou qui réalisent des adaptations de matériel pour ces personnes.La population des personnes avant une déficience visuelle est certainement au moins aussi diversifiée que la population en gênerai, bien que sa majorité soit constituée de personnes âgées qui démontrent sans doute souvent moins de motivation à l'autonomie ou moins d'aspiration au développement et à l'apprentissage que les plus jeunes.Plusieurs aveugles réussissent des études avancées et gagnent leur vie fort honorablement.C'est d'ailleurs, parmi toutes les formes de déficiences physiques, celle ou l'on retrouve le plus haut taux de scolarisation.Vous dites que le braille est « une solution en désuétude à cause des coûts de production ».I! est certes vrai que la production de livres en braille est coûteuse à cause de ses tirages particulièrement restreints, qui se limitent même souvent a des exemplaires uniques.Cependant, le braille a été reconnu par le ministère de l'Education, tant au niveau primaire et secondaire qu'au niveau des études supérieures, comme l'outil privilégie pour l'apprentissage.Vous écrivez \u2014fort à propos, d'ailleurs\u2014 que «c'est a la lac on dont elle traite ses citoyens handicapes qu'on mesure le degré de démocratisation d'une société »».Ft bien, cette reconnaissance du braille par les instances gouvernementales a été assortie, depuis près d'une dizaine d'années déjà, de budgets adéquats qui ont permis a notre service de production braille d'alimenter en manuels scolaires les élevés aveugles intègres dans les classes régulières.(.) Il est vrai que plusieurs de ceux qui ont une déficience visuelle n'arriveront jamais a se déplacer seuls, que certaines intersections sont impraticables pour d'autres et que le métro n'esi pas l'endroit le plus sécuritaire au monde pour la plupart d'entre eux.H est vrai également que l'apprentissage du braille n'est pas une mince tâche pour quelqu'un qui a deja complété son éducation ou dont la carrière est pratiquement terminée.Cependant l'Institut Nazareth et Louis-Braille est un centre de réadaptation intègre au reseau de la santé et des services sixiaux du Québec et si un individu subit une perte totale ou partielle de la vue, il peut demander une évaluation chez nous et obtenir des services et des aides adaptées.(.) Evidemment que tout n'est pas rose au monde de l'handicap visuel.Les difficultés sont grandes et les opportunités peu nombreuses.Mais les moyens existent pour accéder a une vie normale.Beaucoup y arrivent, même parmi la majorité constituée de personnes âgées.Plusieurs apprennent le braille et aeeedent à la culture.Combien se déplacent régulièrement dans le métro, leur plage tactile et leur ordinateur portatif sur le dos, pour se rendre à l'université ou au travail ?Certains font des carrières normales, voire brillantes.Il y a parmi eux de brillants psychologues, d'excellents journalistes.îles administrateurs chevronnés, des avocats, des thérapeutes ( chiro.ergo.eu.).de grands pédagogues, musiciens el chercheurs.(.) Vous voyez donc que tout n'est pas non plus si sombre au monde îles aveugles.Il y a des histoires sordi-des comme telles que vous ave/ soulignées, mais il > \\ également de belles histoires.Il y a parmi les aveugles probablement autant de diversité qu'ailleurs* \u2022 « O -4 I v i ix i s m .vu »N I Kt-.AL.LluNDl 4 NOVL.VIhKt*.l Wi» ___meilleurs et les pires fonds québécois l-ONDS COMMUNS Michel Girard Est-ce que les fonds communs d'actions canadiennes gérés par des maisons québécoises de gestion de portefeuille sont performants ?Comment se classent-ils par rapport aux indices boursiers comparatifs ?Et par rapport a leurs compétiteurs canadiens } Le fait que Canagex ( filiale de Desjardins ) ait décidé de recruter une équipe de gestion de Toronto pour administrer ses fonds communs d'actions canadiennes laisse entendre que la performance de son ancienne équipe montréalaise iaiiftiiu a désirer.Par surcroît, l'embauche d'une équipe de gestionnaires de Toronto par le numéro un îles institutions bancaires au Québec laisse planer un sérieux doute sur la qualité de nos gestionnaires de- portefeuilles.L'affaire Canagex nia donné l'idée daller sentier non seulement la performance des fonds Dcsiardins mais également de tous les fonds communs d'actions canadiennes gères par des firmes québécoises.Indices comparatifs Au départ* convenons d'une chose : une équipe de gestionnaires de f»nds d'actions canadiennes qui n'est pas capable de battre l'indice bmilieu qui correspond a sa catégorie de portefeuille mérite d'être rappelée a I ordre.Pourquoi verser des frais de gestion ( de 2 a 2.5 % de la valeur de l'actif, par année ) a une équipe qui n'est pas capable de battre les indices boursiers ?Aussi bien acheter sur le marche l'indice boursier qui représente-bien la bourse canadienne, soit le TIPS.On va ainsi éviter les onéreux trais de gestion annuels.Quels sont les indices comparatifs qui peuvent vous servir .i évaluer la performance de votre fonds commun d'actions canadiennes ?Il v a le TSE 300 de la Bourse de Toronto pour les fonds d'actions canadiennes ; le TSL 35 de la Bour- se île TofOntO pour les fonds dits de dividendes ¦ : le Nesbtu Small cap pour les tonds d'actions canadiennes de PME.Les moins bons fonds québécois ?On remarquera, dans le tableau xi-xonirc, que les fonds communs d#adlons canadiennes administrés paf l'ancienne équipe de Canagex ne brillent pas par leur rendement.D'ailleurs, force est de constater que les 12 derniers mois furent particulièrement difficiles pour l'ancienne équipe de Canagex : le rende me K au 30 septembre montre que ses fonds d'actions accusaient de quatre à six pourcentage de moins que celui de l'indice TSE 300.Pas fort fort ! Pour les périodes plus longues, les fonds Desjardins et Lauren-tienne accusent également une contre-performance ( deux points de pourcentage de moins ) par rapport à la progression du marche boursier.Sauf une exception, O.l.Q.1 crique Actions, le groupe T.A.L.{ Talvesl ) affiche lui aussi une bien faible performance par rapport a l'évolution du marche boursier canadien.! e fonds Talvest Croissance présente un rendement deux fois Inférieur a l'indice représentatif des PMI canadiennes, soit le Nesblti Burns Small Cap.Il v a de quoi a SC poser de sérieuses questions sur l'équipe de gestion en place ! Les fonds Batirente Actions.Optimum Actions; Fonds îles professionnels et SSQ traînent eux aussi de la patte par rapport a l'ensemble du marché.Comment se débrouillent les gestionnaires de portefeuilles de la Banque Nationale, soit Natcan et Trust Général ?Pas mieux que l'ancienne équipe de Canagex.de Desjardins.Regardons de plus près.Le Fonds d'investissement RE A ?Rendement minable sur trois ans.Les fonds Investn.u Actions et Dividendes ?Gros retard d au moins deux points de pourcentage par année sur la progression des marches.Une exception cependant : le fonds Trust General Croissance qui présente sur dnq ans un rendement annuel composé de 14.5 %.Mais sur trois ans, a peine un L'affaire x nous anràfiQ à étudier la performance de tous les fonds communs d'actions canadiennes gérés par des firmes québécoises.le londs petit 4.3 % par année ! Les meilleurs québécois ?Le Groupe Industrielle-Alliance, maigre une sous-performance au cours des 12 derniers mois, se détend bien sur les périodes de trois, cinq et 10 ans.L'équipe de gestion de la Standard Life obtient pour sa part une belle performance pour les 12 derniers mois.Et son principal fonds d'actions canadiennes a obtenu un rendement annuel composé de 12,5 % sur trois ans.Chez les jeunes fonds d'actions canadiennes.Cote 100 offre un très bon rendement sur un an, soit près de 30 %.Oh surprise ! chez le Mouvement Desjardins, les fonds communs d'actions canadiennes n'ont pas tous enregistré une contre-performance.Les fonds gères par les filiales « Trust Prêt et Revenu et «« Cor-nerstone »> de la Banque Laurentienne, elle-même filiale de Desjardins, présentent dans l'ensemble une performance honorable.Qui remporte la palme ?Le fonds Scotia Excelsior Croissance affiche la meilleure performance.Ce fonds d'actions canadiennes est gère depuis Montréal par l'équipe Montrustco, une filiale du Montréal Trust, maintenant propriété de la Banque Scotia.Le Scotia l:\\celsioi Croissance est l'un tus rares fonds canadiens a pouvoir se pavaner avec la mention cinq étoiles, décernée par le Globe and Mail.Le Scotia Excelsior Croissance a rapporte a ses détenteurs de parts un rendement annuel de 25,6 % au cours des 12 derniers mois.Mais encore plus important, le rendement annuel compose atteint les 16.3% sur trois ans; les 14,4% sur cinq ans ; et 10,4 \".sur une période de 10 ans.C'est le plus gros fonds commun d'actions canadiennes géré par une équipe de gestion montréalaise.L'actif dtl fonds Excelsior Croissance est présentement de H0 millions.Fonds ci\tommun:\tb québécois\t\t\t portefeuilles d'actions canadiennes\t\t\t\t\t (rendement au 30 septembre 1996) \u2022\t\t\t\t\t Fonds\tActif\t1 an\t3 ans\t5 ans 10 ans\t \tmillions\t%\t%\t%\t% Conseillers du St-Laurent\t\t\t\t\t I Batiœnte Actions\t1.8 M\t16.6\tm\t\tm Trust Prêt et Revenu/ Banque Laurentienne\t\t\t\t\t Concorde Croissance\t25.1 M\t19.7\t12,0\t\u2022\t- Concorde Dividendes\t4.8 M\t25.7\t-\t\u2022\t\u2014 Trust Prêt et Revenu Actions\t50.0 M\t18.0\t.11.3\tS 13.0\t8,4 Trust Prêt Revenu dividende\t5.6 M\t26.2\t\t\t Rcadre\t8.8 M\t19.2\t11.7\ttu\tm * Banque Laurentienne\t\t\t\t\t Cotnietstone Croissance\t58.8 M\t20.7\t12.1\t12,6\tm Desjardins-Canagex\t\t\t\t\t Desjardins Actions\t76.1 M\t14.9\t9.4\t9,5\t6.0 Desjardins Croissance\t14.8 M\t13.9\t\t\"¦\"p- T- -\"\t Desjardins Environnement\t14.7 M\t12.1\t9.8-\t8,5\t- Desjardins (Vie)\t47.0 M\t16.8\t10.9\t11,8\t8.5 Desiardins Dividendes\t23.3 M\t15.1\t\u2022\t-\t\u2022 Laurentienne Dividende\t317.0 M\t13.2\t7.9\t8.2\t8.1 Impérial Croissance\t74.5 M\t13,9\t8.7\t10.0 12.6\t Laurentienne Actions\t188.5 M\t13,0\t\" 7.0\t8.4\t5.8 Laurentienne Spéciale\t143.9 M\t8.1\t8.2\t11.2\t- Cote 100\t\t\t\t\t Cote 100 Amérique\t18.0 M\t27.3\t10.9\t\t Cote 100 Exp.\t14.8 M\t29.6\t-\t-\t- Montrustco\t\t\t\t\t Scotia Excelsior Croissance\t330.7 M\t25.6\t16,3\t*\u2022 14.4s ,\t10f4 Croissance Québec\t11.0M\t18.5\t5.3\t18,8\t- Industrielle-Alliance\t\u2022\t\t\t\t Industriel Alliance Ecoflex\t59.4 M\t13.2\t11.8 .\t-\t\u2014 Industriel Alliance Actions\t31.0 M\t13.8\t12.2\t13.3\t9.7 Natcan Banque Nationale.Trust Général\t\t\t\t\t Fonds d'investissement REA\t44.6 M\t11.4\t2.7\t\u2022\t\u2022 Trust Général actions\t29 5 M\t17.0\t10.7\t8.6\t5.8 Trust Général Croissance\t12.4 M\t20.0\t4.3\t14.5\t Investnat Actions\t96.9 M\t16.7\t10.3\t11.3\t\u2014 Investnat Dividendes\t10.7 M\t12.5\t8.2\t\u2022\t Placements Valorem\t\t\t\t\t SSQ Actions\t40.5 M\t18.7\t9.6\t10.3\t8.3 T.A.L.(Talvest)\t\t\t\t\t Talvest Croissance\t126.5 M\t8.0\t8.3\t7.9\t8.3 Talvest Nouvelle Economie\t121.3M\t16.7\t-\t\t Talvest Dividendes\t40.3 M\t14.4\t\u2022\t\u2022\t\u2022 M D.Dividende (TAL)\t71.7 M\t13.4\t9.2\t-\t- O.l.Q.Ferique Actions \u2022\t95.0 M\t17.4\t12.3\t10.9\t9.6 Standard Life\t\t\t\t\t Standard Life\t11.4 M\t18.8\t12,5\t\u2022\t\u2022 Standard Life Dividendes\t4.3 M\t24.0\t-\t-\t- Standard Life Ressources\t6.9 M\t28,6\t\u2022\t\u2022\t\u2022 Optimum Actions\t0.7 M\t16.8\t-\t-\t- Fonds des Professionnels\t74,3 M\t14,9\t8,7\t8.2\t\u2022 Indices comparatifs\t\t\t\t\t Moyenne des fonds canadiens\t\t21.7\t10,6\t13.4\t8.7 Moyenne des fonds dividendes\t\t17.4\t10,2\t10.5\t82 Moyenne fonds de PME\t\t28.0\t11.9\t18.2 .\t10.6 Indice TSE 300\t\t19.4\t12,4\t12.2\t9.2 Indice TSE 35\t\t19.3\t14.8\t11.5\t9.7 Indice Russell 300\t\t18.3\t14.8\t13.1\t\u2022 Nesbitt Burns Small Cap\t\t23.5\t10.5\t14,6\t11 linlin, notons que chtt les londs d'actions de PME, Montrustco a permis aux détenteurs de Croissan-ce Québec d'obtenir un rendement annuel composé de 18.S °\u201e sur cinq .ins.Dommage ! Montrustco ne pouvait passer dans le camp de Desjardins.Réclamer, c'est simple ! Perdu votre assurance ?VOS ASSURANCES Martin Charbonneaa Expert en sinistres Dale-Parizeau International Inc.Un vol, un incendie, un dégât d eau, ce n'est rien de bien réjouissant Mais pour réduire les affres d'un sinistre touchant votre maison ou vos biens, il y a moyen de se simplifier la vie.Voici quelques obliquions que l'assure, don remplir pour satisfaire aux exigences de son contrat d'assurance habitation et accélérer le règlement de sa réclamation.S'il est question d'un dégât d'eau ou d'un incendie, par exemple, l'assuré, ou toute personne intéressé! doit se charger, dans la mesure du possible, de protéger les biens assures contre tout danger de perte ou de dommages supplémentaires.L'assure, ou ijuebju un en son nom don prendre les dispositions nécessaires afin qu'il n'y ait aucune aggravation des dommages.Cette initiative \u2014 la charge de l'assure, est une obligation prévue dans son contrat d'assurance.On devra, par exemple, placarder les portes et fenêtres si un incendie a ravage, la maison pour aviser cjue les vandales ne viennent piller les lieux ; s'il s'agit de gel des tuyaux ou d'un dégât d'eau, il faut forcement couper l'eau et appeler le plombier le plus rapidement possible ; en d'autres mots, il f.jut faire-preuve de bon sens en vue de minimiser les débits.Si le malheur qui frappe est plutôt un vol ou un vandalisme, il est important de communiquer l'événement le plus rapidement possible au service de police.Les policiers vous donneront alors le numéro de rapport correspondant \u2014 l'événement : cette informai ion essentielle vous sera demandée par votre courtier lors de l'avis de réclamation et elle sera transmise \u2014 votre compagnie d'assurance eu vue de vous dédommager.Au moment de compléter l'c-numération des biens voles, pour l'expert en sinistres.Il serait bon d'avoir en mains les factures ou 1rs c-v.iluations de ces biens.A défaut de factures, vous pouvez utiliser des photos, des modes d'cjnploi, des manuels dynsiruct ions, des garaiAVs en lui tout ce qui servir.m \u2014 établir que vous etie/ propriétaire de ces biens.Comme vous le savez, il vous incombe de faire la preuve de votre perte.On suggère également de garder dans un endroit sur la ilate.le numéro de modèle et le numéro de série de vos biens de valeur : généralement, ce- sont ces biens qui sont volés et s'ils étaient retrouvés, personne ne pourrait identifier leur véritable propriétaire sans ces données.Si vous possédez, des objets rares qui sont difficiles \u2014 évaluer après un sinistre, tels que des tableaux, des bijoux, il serait bon de les faire évaluer par un expert et.si de-sir,, de les faire assurer spécifiquement.Plus votre preuve est documentée, plus vous sauverez un temps précieux lors du règlement de votre dossier et plus vite vous transmettez, ce rapport, plus vite vous serez indemnisé.Il va de soi que si jamais vous oublie/ de réclamer pour un bien qui a été volé, il vous serait toujours possible d'amender votre déclaration de sinistre et d'en aviser les policiers et l'assureur.Les assureurs ont jusqu'à 60 jours avant dérégler une réclamation.Ce délai commence a courir une fois que le dossier est complet, c'est-à-dire quand les pièces justificatives au soutien de votre demande d'indemnité, ou que les renseignements exigés par la compagnie d'assurance ont tous été fournis.C'est ici que les assureurs font leurs preuves: la plupart vous verseront votre indemnité, dans les quelques jours suivant la preuve de perte complète ; malheureusement, tous les assureurs ne respectent pas les mêmes délais de règlement.C'est ic i aussi que vous pouvez faire intervenir votre intermédiaire : si vous faites affaire avec un courtier, rappelez-vous qu'il a mandat de protéger vos intérêts.Il est donc-préférable de communiquer avec lui ou son service de sinistres : ce sont alors eux qui devront faire leurs preuves.Ils vont se faire un plaisir de vous diriger, de vous assister et d'accélérer le déroulement de» événements.I n terminant, un petit conseil : vous devriez noter le nom.le numéro de téléphone de tous les intervenants dans votre reclama non : le service de police, votre compagnie d'assurance, votre courtier, l'expert en sinis ires (l'ajusteur) et l'evaluateur ; ceci vous facilitera la tâche si vous devez communiquer avec eux au cours du processus de i glemeni de votre dossier VOS IMPOTS Michel Lanteigne, FCA As\\i\\ie < arott Bélanger Entsid Young Nous avons vu la semaine dernière que le gouvernement avait proposé récemment de réduire considérablement les avantages de l'assurance-vie pour diminuer l'assujettissement a l'impôt sur le revenu .iu décès d'un actionnaire d'une société privée.Des règles transitoires sont toutefois prévues pour exempter les particuliers qui détenaient leurs actions en date du 26 avril 1995 dans les cinq cas suivants : conventions écrites le 26 avril 1995 \u2014.Dans le cas ou des actions, détenues par un particulier le 26 avril 1995, font ensuite l'objet d'un rachat conformément à une convention écrite signée avant le 27 avril 1995, les nouvelles règles sur la minimisation des pertes ne s'appliquent pas.Aucune définition n'est donnée quant au sens de « Convention écrite », mais l'on pense généralement aux conventions de rachat et aux conventions d'actionnaires en vigueur a cette date.Pour que ces conventions soient admissibles, les rachats subséquents doivent en respecter les modalités; sinon, les conventions risquent d'être inutiles.Polices d'assurance-vie détenues le 26 avril 1995 - Le rachat des .utions est également exempté si une police d'assurance-vie est détenue sur la tête d'un particulier le 26 avril 1995 et si une société en est le l>énéfi-ciaire, pourvu que le produit de l'assurance ait été destiné en tout ou en partie au rachat des actions.Dans de tels cas, le maintien des droits acquis ne sera assuré que si le rachat d'actions est conforme à une convention écrite conclue avant 1997.Il est possible que le délai pour conclure une telle entente soit repousse au 31 mars 1997.Décès d'un particulier avant 1997 -Dans le cas ou le particulier détenait des actions le 26 avril 1995 et meurt après cette date, le rachat avant 1997 des actions détenues par la succession dti particulier ne i pas assujettie aux nouvelles règles.Nouvelles successions - Dans le cas ou la Succession d'un particulier détenait des actions en date du 26 avril 1995 et OÙ la première année d'imposition de la succession se terminait après le 26 avril 1995, les règles sur la minimisation des pertes ne s'appliquent pas si le rachat des actions a lieu avant 1997.Particuliers décédés - Fiducies en faveur du conjoint - La dernière exemption S'applique aux fiducies en faveur du conjoint qui possédaient des actions d'une société le 26 avril 1995.Si le rachat de ces actions se produit après le décès du conjoint survivant et avant 1997, toute perte en capital en dé- coni.ini échappera aux nouvelles règles.Possibilités de planification Les modiiic.nions proposées entraîneront de nouvelles mesures de planification.En voici quelques-unes : \u2014 En général, les dividendes en capital libres d'impôt ne devraient pas être versés dans les cas ou les règles sur la minimisation des pertes s'appliquent.Toutefois» une tranche du produit de l'assurance-vie reçu au décès peut être destinée à la succession par le truchement du compte de dividendes en capital d'une société, sans que les pertes en capital de la succession ne soient compromises.\u2014 Lorsqu'un particulier lègue des actions a son conjoint, il n'y a aucun gain en capital au décès de ce particulier.Par conséquent* tout le produit de l'assurance reçu par une société peut servir au rachat des actions de la succession du particulier, sans que la succession ne soit touchée par les règles sur la minimisation des pertes.\u2014 Le produit d'assurance-vie reçu par une société après le décès d'un particulier peut encore être versé, libre d'impôt, aux actionnaires autres que la succession du défunt ou peut être versé libre d'impôt, dans les années ultérieures, aux bénéficiaires de la succession.Conclusion Les nouvelles règles sur la minimisation des perles toucheront tons les programmes existants qui comportent de l'assurance-vie détenue par une société.Il est donc essentiel de passer en revue votre convention d'actionnaires et vos polices d'assurance vie en vigueur en date du 26 avril 1^95. LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 4 NOVEMBRE 1996 hl \\ I M- / I \\ NÉGOCIATEUR ÏMPIACARIF MSV et la renaissance d'Eastmain LES PROSPECTEURS MICHEL GIRARD Ressources MSV, voilà une des rares mines juniors qui a toutes les misères du monde à se sortir du trou ! Un brin de lueur jaune semble toutefois vouloir poindre à l'horizon.En effet, MSV et Ressources minières Radisson viennent de conclure une eniente en vertu de laquelle des travaux d'exploration seront exécutés en vue d'augmenter les reserves aurifères sur la propriété Eastmain.Celle-ci est située dans le Moyen-Nord québécois, à 300 kilomètres au nord-est de Chi-bougamau.L'objectif recherché par les deux partenaires : obtenir des réserves d'or suffisamment élevées pour remet ire le plus tôt possible en production la mine Eastmain.L'an passé, MSV avait produit 26 000 onces d'or, à partir d'une rampe d'accès souterraine.Les travaux avaient été momentanément arrêtes, ce qui avait provoque la chute vertigineuse du cours de l'action de MSV.Le principal bloc de claims de la propriété Eastmain renferme à ce jour des reserves estimées a 250 000 onces d'or.Radisson pourra se gagner un intérêt de 50 % dans ladite propriété en échange d'un investissement de 6,2 millions.De plus, Radisson pourra se gagner un autre intérêt de 50 % dans l'extension de la propriété Eastmain, et ce après avoir dépense une somme additionnelle de s millions dans des travaux d'exploration.Radisson, qui possède 14 propriétés minières en Abitibi, va ciiri-, ger tous les travaux d'exploration sur la propriété Eastmain.L'entente avec Radisson, de dire le président de MSV, André For-licr.reflète une volonté commune de développer le plein potentiel de Eastmain, une propriété « fort prometteuse »>.On souhaite, conclut-il, créer une mine rentable a long terme.Franc-Or et la Guyane ¦ Ressources Franc-Or a annoncé la semaine dernière la découverte d'une nouvelle zone minéralisée dans le projet Haute-Mana, en Guyane française.Des échantillons ont rapporté des teneurs aurifères allant d'un gramme d'or (0,3 once) la tonne de minerai a 778 grammes ( 22 onces ).Les résultats indiquent, selon la direction de la compagnie, qu'une zone de minéralisation se poursuit sur une distance de trois kilomètres.D'autres teneurs aurifères avaient été trouvées précédemment dans d'autres échantillons.L'espoir chez Franc-Or est tel que la direction parle d'un potentiel de camp minier de plusieurs millions d'onces d'or dans cette région du monde.Un rapport de visite ?¦ La prospection minière nous fait découvrir le monde de ce temps-ci.C'est ainsi que Robex vient de publier un communiqué intitulé: « Rapport de visite \u2014 propriété Diangounté \u2014 Mali ».On nous raconte que le président Jean-Louis Robert a mené lui-même en personne une évaluation de dépôts aurifères tirés de la propriété de Diangounté où Robex détient un intérêt de 51 %.Lors de sa visite, M.Robert était accompagné de deux experts.On y a découvert sur la propriété « la présence d'or sous forme de pépites, de grains et de points.» « Les mêmes observations, d'expliquer M.Robert, ont été relevées dans des échantillons provenant de plusieurs petites mines de surface situées en périphérie de la première zone d'investigation.» À cause de la saison des pluies qui accuse un retard d'un mois cette année, le creusage des puits d'investigation a subi un retard.Trop occupé \u2014 Bonjour ! Je voudrais parler à monsieur David McDonald.Oui ! c'est moi.\u2014 Comment ça va ?Vite I \u2014 Où en êtes-vous rendu avec votre projet d'acquisition au Pérou ?Il me reste à annoncer notre décision.\u2014 Quand ?Je ne le sais pas ! J'ai pas le temps de m asseoir.\u2014 Vous asseoir pour quoi ?Ben ! pour écrire le communiqué.Vous savez, dans une mine junior, on fait tout.On explore, on cherche du financement, on cherche des propriétés, on administre.On travaille très très fort dans une junior.Alors le communiqué, si vous voyez ce que je veux dire.% \u2014 Compris! di e nih'aut,eit,e;ch noi'oki e Réservé m professionnels des techniques d'ingénierie et d'informatique HoWciy Inn Monrréal œnh^vrlle, 420, rue Sherbrooke Ouest Lundi, 4 novembre 1996 16 h à 19 h 30 Mardi, 5 novembre 1996 11 hà Mhet 16hà 19 h 30 Il fart compter ou mêhu deux ait s d'expérience technique pour assister è cet éxhong* Pour plus d'information concernant les entreprises participantes et les postes offerts» visitez notre site web: J .Orjorwapor EÔ bdangr Oppo»V»*** \u2022 \u2022.\u2022 Gfowplr* http://www.hitechcareer.com Les gestionnaires québécois de caisses de retraite (rendement au JOteptembre 1996) Fonds AMPtftoeiB\t\tte.ee\ta\tie.ee\t17\t10.20\t30 âeaereaee-ete 1\t\tie.ei\t#\t.1M7 _\tH\t11,00\tn Seine lu wllil\t\t\u2022M\tn\tirll\tm\t11.10\t31 Ceeeeei (Oeeji\t\t1S.7I\tm\t12.»\t74\t11.00\tn tapertetefla»\teeseeee)\t1I,M\t43\t\t40\t0.07\t41 \t\t1M7\te*\tm.»\t10\t1SH\t0 HM*eem(tei\t«e>\tie.7e\t41\t1Î.M\tT2\t11.00\t20 MmIMM\t¦éreMI.M.)\t1I.S7\tU\t1J.fl\t12\t11.70\t20 SS0t1e(Veiefi\tM)\t1i,S7\tm\tt.»\t44\t10.31\tse «Milieu»\t\tUM\t13\tii.ee\t17\t12.10\t24 TJLL WlllBll\tB1HC.IJ.C.)\tii.ee\tte\t11.07\tJ7\t0.72\t42 Trvst Piêi Boirai\tletuwirtii\t»> ztje\tu\tii.et\t10\tu.oo\t4 Nombre de foodo évalues\t\t¦\tM\t\u2022\t00\t\u2022\t40 mm\t\t11.17\t\u2022\t12.41\t\u2022\t12.20\t\u2022 nfiee\t\t11.15\t\u2022\t12.0\t\u2022\t11.00\t\u2022 Méileee étt le\t\t19.46\t-\t12.1e\t\u2022\t12 27\t\u2022 Rima a quel rossa, par rapport au nombre total de fonds évalues te clans U fond* au chapitre et sa performante Plus If rana est tievt.plus la performance est medux re PROCHAINE SESSION 2S NOVEMBRE OU 19 DÉCEMBRE u.utt sx)j)M.un ee FORMATION/MARKETING \\'l NOUVEAU CONCEPT (514) 621-7*66 1 MO 976-7*66 tnwift Uwwart m mués communs aaw -4484 1 LES PETITS DEJEUNERS CONFERENCES DE L'AMM ASSOCIATION MARKETING DE MONTREAL Binias : U MttfiiNstDii i'm nargue \u2022! si tf tJwlilM ciiaiiem Suivant la fusion de Deiisle avec le Groupe DANONE, la première marque mondiale de yogourt a fait son entrée au Canada.Monsieur Thierry Houillon.président de Aliments Deiisle, retrace les étapes de la mondialisation de DANONE et présente la trajectoire canadienne de cette marque.PROPOSITIONS D'AFFAIRES AVIS AVIS IKAUX.APP&S DOfFftK OCCASIONS D AFFAIRES 710 OCCASIONS 0 AFFAIRÉS M.Thierry Houillon Président.Les Aliment» Drlislr Ole MètropolKaiw ttAM T Mervredi 6 novembre- 1996 de Hh a 9h oit s^ki ovale de I Hôed fut/ Caftn» Membre* : Hl Non-membre».171 msavimos : (514)4tt-1tei René limitées Aient iiiniitiic ecceitee eaet Ut ee oooroi ¦roctiott i ovcaoatoat let réservation stat print imiii ft ntviafert e Ml.âprti cittt eelt, ptitrvitliRi tir ploco salon liiioniftiliti A LA i*&m*tj* a \\r> rxr,*\" éternel et * PC S txrtôt Rt««nu C«pt«* 7S IX % (514) 952 1576 1AO0 CAIITU 1 99» 2000 MJsm 30 t ne Copa Ripdt S2>29U SERVICES FWANCItfcS 717 services SPÉCIALISÉS AtttotaoTuef KTWrTsIXhmX _ w a .*o>»t *< a ca* *%» drtnae a* naoaf** Oaa *j \"' mi^o ut uzistc ci ut; v^uioimo \u2022 Tous les verres à pied \u2022 Articles-cadeaux en verre et en cristal \u2022 Arbres, lumières et décorations de Noël \u2022 Tous les meubles \u2022Sur nos prix ordinaires.On double le rabais des aînés \u2022 Sacs à main en mosaïque \u2022 Articles SlipAirs P^JÎ* ie8 \u2022 Toutes les chaussures Tender Joots.es et Naturalizer à pnx ordinaire \u2022 Toutes les chaussures de marche Real Shoes, Nike.Avia.Hu* Wolverine.Reebok.H&!^,2w ' Hunt Club» et Etonic à prix ordinaire \u2022 Toutes les chaussures de ville Florsheim m donnerons un rabais de 30 Nous vous la $£aie VOUS AVEZ LE MEILLEUR Vos loueuses heures de magasinage! |« A COMPTER OU S NOV., MAGASINEZ JUSQU'A 21 h tous les Jours de semaine \u2022 SAMEDI : de 9 h à 17 h \u2022 DIMANCHE : de 10 h à 17 h de baume peur Apple En plus de présenter le nouveau PowerBook 1400, Apple termine sur une note positive l'année fiscale la plus difficile de son histoire, avec un bénéfice de 25 millions de dollars pour son quatrième trimestre.Un rétablissement aussi rapide a même surpris les analystes financiers de Wall Street.Ce retour n'empêche pas le constructeur d'afficher une perte globale de 816 millions de dollars en 1996, comparée à un bénéfice de 424 millions de dollars, l'année précédente.On explique ces bonnes nouvelles par le fait que la demande pour les PowerBook ne cesse de croître.Cela, en dépit du fait que les ordinateurs connaissent plusieurs problèmes et des retards de livraison qui pourraient durer jusqu'à la fin de l'année.Le fait d'avoir décroché des contrats importants dans des grandes organisations comme le Los Alamos National Laboratory et l'Éat du Texas n'a pas nui non plus.Le nouveau PowerBook 1400 laisse toutefois plusieurs observateurs perplexes.Selon Business Week, à part le fait qu'on peut choisir la couleur du panneau protecteur, ( le traditionnel gris et six autres couleurs ) ce nouveau portatif n'offre rien de révolutionnaire.Doté d'un processeur RISC de Motorola, le portatif sera disponible avec différentes configurations.Trois systèmes utilisent un processeur cadencé à 117 MHz avec une puce 603e.Le quatrième roule à 133 MHz.Tous comprennent un écran 11,3 pouces, 12 ou 16 Mo de ram, des disques rigides de 750 Mo ou 1, 0 Mo et un lecteur de cédérom 6x.Une baie permet aux utilisateurs d'ajouter des périphériques dont un lecteur de disquettes, un autre disque rigide, une unité de stockage Zip, etc.Des logiciels tels ClarisWorks, Orga-nizer, Netscape, et autres seront inclus.Le 1400 sera disponible au Canada à la mi-novembre.Le nouveau directeur de la ligne PowerBook promet que de nouveaux ordinateurs portatifs seront mis en marché à tous les neuf mois.Allemagne : échec d'un projet d'autoroute de l'information Aqence France-Presse STUTTGART Un ambitieux projet multimédia qui devait permettre aux téléspectateurs du sud-ouest de l'Allemagne de bénéficier de nombreux services en ligne a été arrêté en raison de problèmes techniques.Le ministre de l'économie régional de Bade-Wurtemberg Walter Doering a affirmé que les boîtiers de raccordement fournis par la société Alcatel SEL ( filiale du groupe français Alcatel Alsthom ) n'étaient pas utilisables.La compagnie de télécommunications Deutsche Te-lekom, qui possède le réseau de télévision câblé, a jugé que les appareils qui lui ont été soumis comportaient d'importantes insuffisances techniques.Le gouvernement régional avait déjà dépensé 6 millions de DM ( 4 millions US ) pour subventionner ce projet iancé en 1994 alors que l'Allemagne commençait à s'enthousiasmer pour le multimédia.L'ÉLÉGANCE.\u201e sans griffe! Tort m b ¦»* d«» le e*tr Vivre it mercredi i "]
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