La presse, 16 novembre 1996, B. Plus
[" B Montréal, samedi 16 novembre 1996 Plus La Pressiî Amiante Thetford Mines, ville minière, ville lunaire page» B 4 et B 5 ÉDITORIAL / OPINIONS / MONDE / POLITIQUE Les Algériens se liguent contre la terreur islamiste fi Gilles Toupin envoyé spécial ALGER Vue de l'intérieur, la situation sécuritaire en Algérie est beaucoup moins dramatique que perçue sous la loupe des agences de presse étrangères.Tous \u2014 même les premiers vises par les coups de force islamistes ( les journalistes et les opposants démocrates ) \u2014 s'entendent pour dire que la dernière année a vu une nette tendance à l'amélioration de la situation sécuritaire.Pourtant, les horribles tueries des derniers jours perpétrées par les terroristes dans le train d'Oran, dans les banlieues d'Alger, dans la plaine de la Mitidja et du côté de Tlemcen pourraient faire craindre un retour de l'Algérie aux années de désordre qui ont fait rage de 1992 m^mmm à 1995.Mais ils démontrent tout au plus que les islamistes décimés n'ont plus les moyens de s'attaquer aux forces de l'ordre et tentent, en ciblant uniquement des civils, d'attirer sur eux les réflecteurs médiatiques.Ces attentats, notent les analystes ici, ont pour objectif évident de faire déraper l'échéance référendaire du 28 novembre prochain sur l'amendement de la Constitution de 1989.Les méthodes sont toujours les mêmes ; on pose des bombes sur les places publiques et on égorge des femmes et des enfants avec la conviction de se retrouver un jour au paradis entourés de houris et de filles à gogo.Les Algériens payent le prix fort mais ils résistent.Ils résistent, sans pour autant faire la folie de relâcher la garde, en affichant une fureur de vivre déconcertante.Ils ont la conviction que les barbares ne pourront infléchir la situation et que leur démence trahit tout de l'état de désespoir dans lequel ils se trouvent.Les méthodes islamistes, et pour beaucoup leur cause, sont désormais condamnées par une population qui les honnit jusqu'au dernier.Fendant ce temps, les rues d'AÎ- La Presse en ALGÉRIE ger sont pleines, les femmes, dont très peu portent le hidjab, vaquent à leurs occupations sur les grandes artères et dans les marchés pourtant souvent ciblés par les tueurs du FIS.« En été, me dit un compagnon ( appelons-le K.nier ), les plages sont bondées et les cafés dansant sont pleins à craquer.L'Algérien a envie de vivre.Et comme il est fataliste, il ne change pas trop ses habitudes, » Les Algériens, résistent, sans pour autant faire la folie de relâcher la garde, en affichant une fureur de vivre déconcertante.La vie continue Sur la route moutonnière qui mené de l'aéroport à Alger, qu'on appelle plus souvent l'autoroute, les barrages de la gendarmerie sont nombreux.Nous filons à vive allure.Devant, il y a un chauffeur et un gorille de la sécurité.Derrière, suit une autre voiture qui nous colle au pare-chocs avec deux hommes.C'est la corrida.Du cent vingt à l'heure, les feux de position qui clignotent en permanence, pas d'arrêt aux barrages car un seul petit coup de tête de mon protecteur suffit pour franchir les chicanes.« Même seul, vous ne courrez pas grand danger, dit Kader, en autant que vous n'alliez pas vous balader dans la Casbah, mais vous comprenez, nous ne prenons aucun risque avec la presse étrangère.Vous imaginez les manchettes dans les capitales si un journaliste de l'extérieur était assassiné chez nous ?» Nous dépassons un cortège de voitures qui klaxonnent a qui mieux mieux.C'est un mariage.«< Vous voyez, dit Kader, la vie continue ! >» L'Algérie ne s'est pas effondrée.Quatre ans après le début de la violence intégriste, l'État fonctionne toujours et les signes d'une reprise de contrôle de la situation interne sont bien évidents.Le pouvoir, qui peut se vanter d'avoir organisé une élection présidentielle a laquelle bien peu croyaient et qui prépare maintenant le référendum constitutionnel, ne s'est pas croisé les bras.L'Algérie est en pleine mutation économique, tentant par tous les moyens de réussir le pari du passage a l'économie de marché.Le grand obstacle, le grand empêcheur de tourner en rond, l'explication à la frilosité des investissements dans le pays, dit le premier ministre Ahmed Ouyahia, lors d'une ren-^^^^m contre avec La Presse, c'est la survivance de quelques poches de terroristes.«« Mais le terrorisme a perdu la bataille en Algérie, dit-il.Le nettoyage du terrain ?Nous le terminerons.Et il ne nous faudra pas plus de deux ou trois ans pour régler complètement le problème.»> La résistance La résistance à la terreur s'est généralisée.Kader me raconte une histoire qui s'est passée dans son quartier.« Des terroristes ont forcé la porte d'un homme, ils se sont installés pour la nuit.L'homme s'est gagne leur confiance au fil îles discussions et le matin ils l'ont laissé aller acheter le pain et le café.L'homme est revenu avec la milice.» La population est lasse de cette violence et elle s'est rangée du côté des autorités dans la lutte contre le terrorisme.Tous les soirs, avant le bulletin d'information de 20 h, la télévision nationale présente des « patriotes », ces hommes qui se sont constitues en milice dans les villes et les villages pour résister aux groupes islamistes armés.Ils sont de plus en plus efficaces, même s'ils payent parfois de leur vie, et considérés .omme des héros nationaux.« Lorsque certains milieux à l'étranger dénoncent les dérapages inévitables des services de sécurité, mettant parfois ces derniers dans le même sac que les terroristes, » déclare Nacer Benhadjoudja, éditorialiste en chef du quotidien Liberté, «< ils dédouanent les véritables assassins.C'est une attitude simpliste.L'État a pour mission d'assurer la sécurité des citoyens.Ça n'engage à rien de renvoyer les miliciens et les terroristes dos à dos.C'est une position confortable.Il faut savoir choisir son camp.Le prix fort Longtemps accusé par une certaine presse française d'être « éradica-trice », la presse indépendante algérienne n'en a pas moins payé un prix fort : une soixante de journalistes assassinés depuis 1991 et .* à r > *.Les horribles tueries démontrent tout au plus que les islamistes décimés n'ont plus les moyens de s'attaquer aux forces de l'ordre et tentent, en ciblant uniquement des civils, d'attirer sur eux les réflecteurs médiatiques.Les méthodes sont toujours les mêmes ; on pose des bombes sur les places publiques et on égorge des femmes et des enfants avec la conviction de se retrouver un jour au paradis entourés de houris et de filles à gogo.Les Algériens payent le prix fort mais ils résistent.Ils ont la conviction que les barbares ne pourront infléchir la situation et que leur démence trahit tout de l'état de désespoir dans lequel ils se trouvent.quelque trois cents d'entre e.ix.parmi les meilleurs, qui ont dû prendre le chemin de l'exil.C'est une véritable catastrophe pour la presse algérienne.« Ce sont les démocrates de ce pays, commente Nacer Benhadjoudja, qui sont éradiqués.Ceux qui portent une barbe et un kamis dans la rue peuvent sortir librement.Moi pas.» Malgré l'amélioration de la situation générale, la vie des journalistes en ce pays n'a pas beaucoup changé.Us ne vivent plus chez eux.Ils logent dans des lieux secrets, souvent misérables, gardés par la milice.Ils travaillent à l'étroit dans des locaux, comme c'est le cas à la Maison de la presse a Alger, qui sont de véritables bunkers.Us passent des mois sans voir leurs familles.Mais ils n'en continuent pas moins de rendre compte avec une détermination admirable jour après jour de la vie nationale sous tous ses aspects.« Quand bien même vous voudriez être très critiques face à nous, nous déclarait le premier ministre algérien, vous ne pourriez jamais l'être autant que la presse algérienne.» « Quand on a été privé de parole pendant si longtemps, dii M.Benhadjoudja, faut comprendre notre soif de s'exprimer.Il est même possible que nous ayons verse au début dans la folie par rapport au terrorisme.Nous avons peut-être participé, en tant que presse indépendante, a l'exaspération du phénomène.Aujourd'hui, nous avons la conviction que nous sommes la pour aider le pouvoir a en finir avec la terreur.De telle sorte qu'on sait maintenant qu'on ne peut manier n'importe comment l'information sécuritaire.Il y a un consensus dans la presse ici pour gérer cette information de façon a ce qu'elle n'entrave pas la lutte contre la terreur.Nous ne voulons pas être le haut-parleur du GIA.Notre objectif principal est de sauver la republique, même s'il faut pour cela s'allier avec le diable.»» Le nouveau ministre des Finances algérien, M.Alhdelkrim Har-chaoui, considère que « les conditions de sécurité sont tout a fait maitrisees et que les actes criminels en Algérie sont comparables a ce qui se produit dans beaucoup de pays d'Europe.Il n est pas de noire intérêt, dit-il, de faire veitll îles m VCStisseurs étrangers et de les sacrifier ».Pour sa pan.M.Ouyahia nous rappelait qu'en Espagne au mois d'août dix-sept attentats avaient été signales.« Il n'y en a pas eu autant en Algérie ».a-t-il dit.Si la violence en Algérie est si médiatisée.«« surmediatisee », il est bien évident que c'est parce que la charge émotive qu'elle engendre est beaucoup plus dramatique qu'ailleurs; elle se profile sur cet arrière-fond de l'islamisme qui fait immanquablement dresser les cheveux de l'Occident.Ce reportage a été réalisé à la $mêed une invitation lancée à Ms journalistes jVn pays du Groupe des Sept pat I Amenée algérien ne de promotion et de suivi des fmvwivk*- ments DEMAIN: Le part incertain du référendum I Montre T.ink* Française4 Or massif 18 carats Mouvement automatique Nouvelle collection.CHÂTIAI D'IVOIRE S 14-A JUS ii dr la Mot» !\u2022\u2022,«* M.MHrtal i .MI^IVUM H 2 i VPRISSI MONTR1 \\L SAMEDI 16 NOVHMBRI 1996 Editorial Andmi Dl 5MARAIS PRI su >i NT DU CONSfiU D ADMIMMK \\TION Roc.i k D.Landry PRI SIDI NI i T I DITI l K Cl audi7 MASSON \\ DITI-UR A!»JOINT MARCI l Dl SJARDINS DIR1 * n UR Dl LTNFORM tflON Al ain Di«ni < 1 DITORIAUSTI 1 N « III I Un parti pas comme les autres Le congrès du PO.en fin do semaine prochaine, risque fort de raviver île douloureux souvenirs chei beaucoup île vieux militants* On peut déjà* en effet y prévoit de sérieux affrontements sur le dossier linguistique* les politiques sociales du gouvernement ei la mise en veilleuse de son option souverainis-\\utant vie sujets de friction qui, depuis sa première victoire électorale il y a vingt ans.ont jalonne l'histoire de ic parti décidément pas comme les autres.HHMMHtMBnMi Ainsi, dans la plupart des cas, ce s»un des revers importants et les af-/ fres de l'opposition qui.habituelle- tp «gte ment, provoquent de déchirantes re- X, ' mises en question, voire la contestation du leader.Au PQ, c'est presque toujours l'exercice du pou-voif qui a donne lieu aux plus vives tensions.C'est à croire que les responsabilités gouvernementales et le besoin île composer avec la realité exacerbent chez les militants les plus engages la conscience du chemin encore a parcourir avant d'atteindre le but ultime.Un objectif qui, contrairement a celui qui motive les organisateurs des autres partis, ne se limite pas à gagner les élections, mais plutôt a mettre te pouvoir au service de la « cause ».D'où la grogne et les velléités de mutinerie quand les élus semblent s'éloigner de la pureté doctrinale.René Lévesque a lui-même goûte a cette médecine, au congrès de décembre 1981.Les délègues, ulcérés par la Pierre Gravel défaite référendaire de 1980.y avaient alors décidé, maigre ses protestations, qu'une simple victoire électorale devrait, dans l'avenir, donner le feu vert a l'enclenchement du processus d'accession à l'indépendance.Sans même que Ce projet soit nécessairement lié a la promesse de partenariat économique avec le reste du Canada.C'était le rejet de l'obligatoire trait-d'union entre souveraineté et association, que le fondateur du pq avait toujours âprement détendu.Par un curieux hasard, cette rude offensive des «< purs et durs » s'inscrivait, comme aujourd'hui, sur un fond de crise économique où se profilaient déjà des affrontements avec les fonctionnaires auxquels l'État se préparait à imposer des sacrifices.Et sur un plan plus anecdotique, dans le cadre d'un congrès qui venait tout juste, à la profonde colère de M.Levesque, de rendre un vibrant hommage a Paul Rose, du FLQ.Or, il se trouve que ce dernier, lors de la Crise d'octobre, avait été hébergé par un certain Richard Therrien, dont la récente nomination comme juge met maintenant le gouvernement Bouchard dans l'eau bouillante.! Ce genre de collision frontale entre un chef de parti devenu premier ministre et ses militants les plus engagés met en relief une des caractéristiques du PQ : la capacité de faire travailler ensemble des gens de tendances souvent opposées, qui acceptent de mettre provisoirement en veilleuse leurs divergences d'opinions au nom d'un idéal qui transcende leurs intérêts immédiats.C'est peut-être ce qui les amené à se serrer plus facilement les coudes dans l'opposition, alors que la victoire redonne à chacun l'en-v le de faire prévaloir enfin son point de vue.Quitte, au poursuite d'un besoin, à ne pas tenir compte de la réalité pour la rendre-plus facilement compatible avec son rêve.Dans un parti dont les diverses instances sont lort actives et ou, beaucoup moins qu'ailleurs, les militants ne sont pas réduits au rôle de machine à gagner les élections, ces tiraillements sont évidemment souvent douloureux.Mais ils ont aussi toujours été un Tant que le PQ aiguillon qui a empêché les élus de s'endormir sur leurs lauriers en sera à la leur rappelant systématiquement toutes leurs promesses.C'est une pression additionnelle qui n'a rêve qui sans doute pas été étrangère a 9 .l'adoption de plusieurs lois im- S estompe portantes \u2014financement des partis toujours lH '1111111 u s- assurance-automoh i I e, unilinguisme français, zonage lorsqu il Semble agricole, etc.\u2014qui ont été la mar- à portée de la c*uc dc commerce c*u gouverne- ment Levesque.main, il sera Qn verra |tl semaine prochaine difficile à comment Lucien Bouchard arrive- ra a s'accommoder d'un parti aussi diriger, turbulent.Ce qui est certain, par contre, c'est que tant que le PQ sera à la poursuite d'un rêve qui s'estompe toujours lorsqu'il semble à portée de la main, il sera difficile à diriger.Mince consolation pour son chef actuel, ce sera probablement encore plus compliqué si jamais son grand projet se réalise.Alain Dubuc Langue, ridicule et mesquinerie La ministre responsable de la langue.Mme 1 nuise Beaudoin* annonçait jeudi de nouvelles mesures d'affirmation du visage français de son gouvernement : tinis les dépliants en anglais, finies les conversations en anglais entre un fonctionnaire et une entreprise, voici le umps des boîtes vocales uni lingues et des permissions que devront quémander les fonctionnaires \\ »ur leurs allocutions dans une langue autre que le français.¦wonnMnwB Ces nouvelles mesures ont été dévoilées une semaine avant le Congrès national du Parti québécois, où le premier ministre Bouchard devra affronter les radicaux de son parti dans le dossier linguistique.Ce n'est évidemment pas un hasard.La manoeuvre, partisane, est d'une étonnante grossièreté.En soi, l'expérience du dernier quart de siècle a montré que le Québec a eu besoin de ses lois linguistiques pour assurer la protection et l'épanouissement du français.Mais ces mesures comportent des coûts sociaux, politiques et économiques, elles ont des impacts négatifs, elles soulèvent des questions d'éthique qui incitent à la prudence et doivent amener les gouvernements a imposer des règles seulement quand ils peuvent en démontrer le caractère essentiel.Or.le gros des nouvelles mesures consiste a lutter contre un problème qui n'existe pas : la « bilinguisation rampante «lu secteur public québécois ».Sur quelle planète v»t la ministre ?Ou est la bilinguisation ?Et surtout, ou est la menace ?En s attaquant a ce moulin a vent, on lance une bataille symbolique visant à réaffirmer le caractère français de l'Étal québécois.Au nom d'une théorie bien enracinée selon laquelle il faut un coup de barre de temps en temps pour lutter contre l'impression que pourraient avoir les anglophones et les allophones qu'il y a relâchement sur le front linguistique.Honnêtement, avec le PQ au pouvoir, presque certain de sa reélection, qui pense déjà a son prochain référendum, y a-t-il vraiment un non-francophone qui peut sérieusement croire qu'il y a un retour en arrière au plan linguistique ?f t voila pourquoi la série de mesures que nous propose la ministre Beaudoin sont si creuses, sublime rencontre du dogmatisme politique et de l'aveuglement bureaucratique.Certaines sont ridicules, comme celte importante victoire morale que nous, francophones, remportons, en for-t int les autres a attendre, au téléphone, le fatidique « for english, press onc \u2022».D'autres sont vexatoires.En obligeant les citoyens non francophones a multiplier les déarches pour obtenir des dépliants en anglais, on ne fait nen d'autre que d'écœurer le monde.Quant aux mesures qui forceront les fonctionnaires à parler français aux entreprises québécoises» ou les i>ermis- sîons qu'il leur faudra pour prendre la parole dans une langue antre que le français, c'est le genre de dérapage qui fera le tour du monde, qui fera les choux gras des détracteurs de la métropole et qui contribuera a renforcer s4m1 Image de paradis du « tétage »» bureaucratique et de capitale du repli sur soi.Le premier ministre Bouchard a déjà oublié son Sommet d'il v a deux semaines, ou les discussions sur Montre al et la langue menaient a conclure que, sans remettre en cause la loi 101, il fallait faire preuve de bon sens et de discernement pour que le fait français ne nuise pas a la Croissance de la métropole et a sa vexation internationale.Parce- que le ( ongres du PQ s'en vient, le gouvernent ni péqulste change de discours, montrant du même COUp > quel point Lucien Bouchard et son équipe ont sombré dans la culture du vidéo** lip, incapables de mainte nii une direction et une échelle de priorités pendant un mois de temps.Les mesures annoncée s par Mme Beaudoin sont gênait-n s < «>iiiuj4- toutes les initiative* ou la défense de la langue dev le m prétC x le a la pe II le sve et a la mesquinerie.La Ville décide 375000$ en iécorations de Noël tES LDVOfèRES BRÛLÉES I ï A PRpeep pnr vnîïc Le quotidien le plus lu le samedi Abonnés, lecteurs d'occasion, annonceurs, vous avez entre les mains l'édition du samedi du quotidien qui compte le plus grand nombre de lecteurs dans la grande région dé Montréal.Ce n'est pas là un message publicitaire, une promotion-maison en faveur de La Presse.C'est la réalité, basée sur des données scientifiques reconnues et approuvées par l'industrie des quotidiens, par les agences de publicité et par les responsables des médias.En effet, La Presse du samedi compte 681 000 lecteurs de 18 ans et plus ou 26, * % du lectorai dans la région métropolitaine, telle que définie pour le recensement fédéral.Ces données proviennent de l'analyse comparative des divers quotidiens effectuée par PMB 96 ( Print MeasuretHenl llttreau ), le chef de file canadien dans la recherche média.Pour tous les quotidiens, tant au Québec que partout au Canada, l'édition du samedi est de loin l'édition la plus importante des sept jours «le publication.Aux États-Unis, c'est l'édition du dimanche qui domine.Profil des lecteurs i j Presse est un quotidien choyé, privilégié par la qualité de son lectoiat.i 'étude pmb sur Us quotidiens du Québec est remplie de données et de statistiques sur le profil des lecteurs et sur leurs habitudes de vie.PMB nous apprend de bien belles choses sur qui sont et ce que sont les lecteurs de /.I Ir» NOVI MURI I'*o,, B 3 Les Grands Lacs ou le nid de guêpes Paris \u2014 Dans Le Monde, le géographe Dominique Franche, spécialiste du Rwanda, explique que les Tutsis cl les Hutus, donl la guerre fratricide s'esi étendue a l'ensemble de la région des Grands Lacs, déstabilisant le plus grand pays d'Afrique centrale, sont une seule et même ethnie.Les deux peuples ont en commun la langue et la religion.Ils vivent depuis des siècles Imbriqués sur le même territoire.Même les différences morphologiques ( taille, forme du nez, etc.) seraient illusoires, ayant été recensées au tournant du siècle par des anthropologues européens qui avaient comparé les agriculteurs hutus a la noblesse tutsie en Oubliant les Tutsis « ordinaires ».Même le schéma d'oppression historique \u2014 la domination de la minorité tutsie sur les Hutus\u2014 aurait été inventé, ou magnifié, par les colonisateurs européens, dont la version s'imposa facilement dans un pays sans histoire écrite.Dominique Franche préfère parler de rc-l-il.il a même, lors de celte cp-trevue, évoque un boycotl des vins français. LA PR1 SSE, MONTRÉAL SAMEDI l NOVEMBRE 1996 Plus Pour peu que le temps soit au gris, il est difficile, pour le visiteur qui s'amène dans les villes minières de la région de Thetford pour la première fois, de ne pas ressentir un réel inconfort à la vue de ces paysages lunaires.Sur la photo, la mine du lac d'Amiante, a Black Lake, une des trois exploitations de Lab Chrysotile.Thetford Mines Ville minière, ville lunaire.où Véconomie repose sur Vexploitation de Vamiante CILLES NORMAND THETFORD MINES n paysage lunaire.C'est ce qui saute aux yeux du visiteur qui s'amène dans les villes minières de la région de Thetford pour la première fois.Et pour peu que le temps soit au gris, il est difficile de n'en pas ressentir un réel inconfort.Cette angoisse, qui peut etrein-dre le voyageur, les habitants de la région ne la partagent pas.eux qui depuis plus d'un siècle ont vu l'homme défigurer les Appalaches, creusant de profonds cratères ici, élevant des montagnes de roches et de résidus miniers là, asséchant même un Lie.I«% lac d'Amiante à Black Lake, pour le remplacer par une gigantesque mine a ciel ouvert.Et quand une mine a rendu tout ce qu'elle pouvait, on l'abandonne pour en creuser une autre un peu plus loin.H est une autre forme d'angoisse qui hante les gens de la région.Elle est liée à la menace qui plane sur les quelque 3 000 emplois ( As-bestos y compris ) dépendant de ces fouilles dans les entrailles de la terre, pour « une liste de paie de 100 millions », comme le souligne le député de Frontenac le libéral Roger Lefebvre.C'est dire, qu'après l'interminable saga judiciaire qui devait se solder, en 1992, par une victoire québécoise contre l'Euviiemmental Protection Agency des États-Unis, qui voulait proscrire l'amiante, la décision du gouvernement français d'interdire tout produit de ce minerai a compter de 1997 a été reçue comme un coup de massue.f « Il faut recommencer toute cette bataille », clamc-l-on, depuis le député Lefebvre jusqu'à la haute direction de Lab Chrysotile, personnifiée, lors de notre visite, par le vice-président aux ventes, Jean-Marc Leblond.Pourquoi recommencer cette lutte ?Pour éviter que l'influence de la France ne s'étende en cette matière à tous les pays de l'Union européenne ( UE ).D'où l'importance de cette rencontre des experts français et canadiens, a Paris, en octobre.C'est d'ailleurs de justesse qu'on a évité, cette semaine, au sein de la Commission européenne, une directive interdisant l'amiante par toute l'Europe, début de victoire qu'on attribue aux efforts des diplomates canadiens.Sans amiante.Sans les gisements d'amiante (silicate hydrate fibreux appelé PHOTOS RÉMILEMCE.UPmm Jean-Marc Leblond, vice-président aux ventes, chez Lab Chrysotile, montrant une ensacheuse.chrysotile ), les villes de Black Lake ( population de 4 552 personnes ), de Thetford Mines ( 18 669 ) et même de Robertsonville ( 1 877 ) ne sont rien.Leur économie s'appuie largement sur l'exploitation minière, même si celte économie s'est passablement diversifiée CCS dernières années, avec le développement d'une industrie de transformation et la naissance de nombreuses PMIi.Toutefois, comme le fait observer le maire de Thetford, Henri Tbcr-rien, les mines d'amiante ne font pas vivre que les régions de Thetford et d'Asbesios.mais d'autres travailleurs, au Québec et au Cana- da, par exemple dans le port de Montréal, d'où plus de 14 000 conteneurs de cette fibre controversée partent chaque année vers les quatre coins de la planète.On reconnaît dans les villes de l'amiante que les gouvernements du Canada et du Québec se sont attelés à la tâche en s'efforcant, via les ambassades et délégations de faire du « damage control » a travers le monde.On reconnait aussi les efforts de la ministre déléguée aux Mines, Mme Denise Carrier-IVrrcaull, qui s'est elle-même rendue en mission en Europe au début d'octobrc« et qui reprendra sous peu son bâton de pèlerin pour l'Asie et l'Aliiquc.Mais on trouve que la réaction a tarde et que les efforts consentis risquent de se révéler Insuffisants.Le députe de Frontenac, le libéral Roger Lefebvre, ne s'est pas gêné en commission parlementaire pour blâmer le délégué gênerai du Québec a Paris, Marcel Masse.Il lui reproche d'avoir « dormi sur la switch »> en ne voyant rien venir et en négligeant de prévenir son gouvernement.On se réjouit toutefois d'une décision de la Commission interministérielle pour la prévention et la protection contre les risques lie** a ramiantC survenue 15 jours après la rencontre «le Mme Carrier-Fer* reault avec le ministre français du lr.rv.nl ei des Affaires s< nia les.Ja-v - ques Barrot, Cette commission présidée par M.Hat roi .i en effet accueilli la proposition de réaliser une étude sur les risques des produits de substitution à l'amiante* mais la fibre controversée n'est pas réhabilitée pour autant.Le Canada (régions d'Asbestos et Thetford Mines ) est le plus gros producteur d'amiante du monde* derrière les pays de I ancienne l'nion soviétique.Il exporte 90% de sa production, ce qui en fait le plus important exportateur.Les autres pays Apres cette guerre consistant a opposer au rapport des experts français une évaluation d'experts québécois, on espère que les pays île l'L'L qui utilisent toujours le chrysotile ne suivront pas i exemple de la France.Ce n'est pas tant le marché français, dont la perte se traduira celte année par une baisse de S % des exportations, qui inquiète les dirigeants île Lab Chrysotile, mais l'influence que cette décision peut avoir sur les autres pays qui n ont pas interdit l'amiante au sein de l'UE.Les pays qui ont déjà proscrit cette libre sont : l'Allemagne, dont la clientèle française contrebalançai! la décision jusqu'à tout récemment ; le Danemark ; la Suéde, la Hollande* l'Autriche, la Finlandçcte>brc.I.o combats et le genoci-c avaient connu leur dénouement n juillet, par le triomphe du Front patriotique rwandais ( FPR ).Son vèque avait Interdit au père Si-tard de retourner vivre a RuyenzL ioui îles raisons de sécurité.Clau-le Simard avait pourtant été parmi < poignée de missionnaires expari es a être restes avec les parois-kms aux pires moments du geno-idc.Il passait maintenant ses nuits cul au presbvtcrc sur la colline; le la fenêtre de sa salle de prière.n distingue bien la vallée ou i*ex-tnnec rwandaise et les miliciens de ,i paraisse avaient massacre quel-lues mois plus tôt plusieurs centai-ICS de Tutsis qui s étaient réfugies a dans leur fuite vers le Burundi oisin.Claude Simard avait enregistré es bruits et clameurs île celte luc-le et il écoutait souvent cet enre-:istrement.quasi comme une ob-isvion.pour montrer aux 3rangers « une preuve de ce qui était passé* cal les gens ne le cToi-licni pas sur parole.» En 29 ans le vie missionnaire au Rwanda, où I avait vevii d'autres périodes de .lolence ethnique* il n'avait jamais nnu rien île tel.Sa prière achevée, il reste quelques instants a revoir ces images obsédantes des derniers mois : expliquer l'indicible, enregistrer l'in-vomprehensihie.Il demande au Seigneur des forces pour entreprendre une journée qu'il sait Importante pour que la vie se normalise un peu plus dans sa paroisse.Sa cuisinière tutsie arrive, prépare ie cale et coupe la papaye qu'il aime tant pour le petit déjeuner.Claude Simard ramasse ses papiers et ses pensées.Quelques jours plus tôt.il est aile a Kigali voir le ministre de I intérieur et du Développement communal.Set h Sendashonga.pour attirer son attention sur des disparitions et assassinats récents dans sa commune.Sendashonga a la réputation d'être un homme Intègre et accessible.Ancien haut-fonctionnaire des Nations unies, il est aussi membre du bureau politique du Front patriotique rwandais.Sous surveillance Or.le pere Simard a de plus en plus de problèmes avec les militaires du FPR.Le capitaine Zigira du FPR.nouveau préfet de Butare.a ouvert un dossier sur lui.Un autre officier est venu cher- Le père Claude Simard dans son église de Ruyenzi.À droite, deux orphelins durant le génocide.PM0T06 Ai-Efl-OM.tttoOOfaKy»çveue à l'intervention du prêtre cher sans ménagement, et même violemment, sa soeur que le père Simard avait engagée non sans peine comme infirmière pour rouvrir le dispensaire de Ruyenzi.Les jeunes soldats le fouillent et le harcèlent souvent aux barrages routiers.Enfin, d'autres jeunes Tutsis du FPR.ou même des sympathisants comme son ancien vicaire.Maana.répandent des rumeurs voulant que le pere Simard n'ait pas suffisamment protège de Tutsis pendant le génocide.Le Rwanda connaît des lendemains difficiles puisque le génocide y a tué 800 000 personnes.Dans le sud-ouest, plusieurs réfugiés ont peur de rentrer sur leurs collines ; ils craignent les représailles.Des Hutus sont capturés la nuit par le FPR : au mieux ils sont emprisonnes, au pire ils disparaissent ou sont assassines.Avec en tête ces scènes de représailles récentes contre ses paroissiens, le pere Simard s'était rendu a Butare au bureau du HCR ( Haut-commissariat aux réfugiés de l'ONU ) pour présenter le problème et demander assistance.Il avait été interpellé par un des responsables : « C'est vous le prêtre qui parle des maisons pleines de cadavres dans sa paroisse.» Il avait confié à un ami : « Est-ce que ces grands organismes internationaux savent à quel point ils sont espionnés.» Ce que Claude Simard ne savait pis p^r ailleurs, c'est que !e HCR était dans l'eau bouillante pour avoir commandé un rapport à Robert Gersonny, un spécialiste américain de la question, et que celui-ci v révélait 30 000 tueries attribuantes au FPR.Il ciblait en particulier des Hutus revenus des camps de réfugies du Zaïre et de la Tanzanie.Pour la dernière fois, il reprend la route de Kigali, le même trajet qu'il a parcouru des centaines de lois depuis 29 ans pour ramener se- cours et services pour ses paroissiens.Il passe par la route de N y an/a, à l'orphelinat du pere Si-moens.un missionnaire belge chez qui il avait ramené récemment, d'une région voisine, de jeunes orphelins qu'il avait caches et évacues pendant le génocide.Car, nous dit le capitaine Tim Isberg.d'Edmonton, responsable de l'enquête sur la mort du père Simard pour la MINUAR ( Mission des Nations unies pour le Rwanda ) : « Contrairement a ce que laissait croire la rumeur dans certains milieux tutsis.le père Simard savait que s'il gardait plusieurs Tutsis chez lui.sa paioisse et son église deviendraient un vaste cimetière, comme beaucoup d'autres églises du Rwanda.Donc il cherchait à cacher les gens dans des endroits éloignés ou éparpillés, plutôt qu'à les concentrer chez lui.» Sendashonga reçoit le pere Simard dans son bureau encore en dérangement avec fenêtres éclatées sous l'impact des tirs des derniers jours de la guerre.m Le père Simard était sunout inquiet de la disparition de plusieurs de ses paroissiens.II disait que les gens espéraient beaucoup du nouveau gouvernement, mais que les représailles du FPR les faisaient déchanter rapidement ; il m'a demandé d'intervenir auprès des autorités militaires pour que cessent ces opérations dans sa commune.» Set h Sendashonga s'engage alors à vérifier auprès du ministre de la Défense, le général Kagame.et du préfet de Butare.le capitaine Zigira.les agissements du FPR dans la commune du père Simard.Il écrit une des 700 lettres qu'il adresse au gouvernement et à son ministre de la Défense cette année-là.Toutes les lettres vont rester sans réponse, et Sendashonga sera limogé avec d'autres ministres hutus, dont le premier ministre Twa-giramungu, en août 1995.Le capitaine Isberg nous a aussi confie avoir trouve dans la paroisse même du pere Simard une fosse commune récente, qui contenait a son avis environ 1 000 cadavres, même si le FPR lui a interdit d'exhumer les cadavres et d'en faire l'analyse.L'assassinat Sendashonga nous dira plus tard que « certains cercles militaires du FPR n'étaient pas mécontents de s'être débarrasses du pere Simard, qui ne tenait pas sa langue et qui avait eu ce qu'il méritait.»» Les cercles militaires en question, pour effectuer ce type d'opération, relevaient de deux niveaux : la région sud était sous le commandement du colonel Ihingira, tandis que le service du Renseignement militaire, la célèbre DMI ( Direction of Military Intelligence ) se trouvait sous la coupe du colonel Kerenzi.Selon Sendashonga, «< le cas Simard n'a jamais été discuté dans une réunion du bureau politique du FPR, mais il est clair que, dans le contexte où le gouvernement faisait tout pour décrocher de l'aide internationale, la décision d'assassiner Simard devait venir d'un palier supérieur du Renseignement militaire.» Le colonel Ibengira sera par la suite directement impliqué dans le massacre de Kibcho, en avril 1995, alors que près de 4 000 réfugiés de ce camp du sud-ouest du Rwanda seront tués par des soldats du FPR sous les ordres du colonel Ibingira.Le général Kagame promet alors de démettre Ibingira, mais le rapporteur spécial des Nations unies note dans un rapport qu'il était toujours présent sur l'estrade d'honneur lors des cérémonies du I*1 anniversaire de la prise du pouvoir par le FPR, a Kigali, en juillet 1995.Aujourd'hui encore, le colonel Ibengira travaille a partir de la base frontalière à Cyangugu, et un ré- cent rapport d'un organisme rwandais des droits de personne le mentionne comme un responsable des massacres dans des camps de réfugies hutus dans le Sud-Kivu, au /aire, en octobre 1996.Après sa première enquête, le capitaine Isberg est retourne voir d'autres témoins, en mars 1995, et ceux-ci lui ont confirmé avoir vu des militaires du FPR dans la voiture qui a quitté le presbytère le soir du 17 ocotbre 1994.La fameuse Toyota bleue dont le gouvernement a soutenu qu'elle appartenait aux miliciens, avait aussi été vue sur le même chemin de terre piji fréquente, des soldats du FPR à siyi bord.Conclusion du capitaine Isberg : «« Le pere Simard a été une victime Indirecte du génocide.Mais au lieu d'être tue par le régime précèdent, qui était responsable du génocide, il a été tué par quelqu'un au sein du nouveau pouvoir, militaire ou autre, qui croyait que Simard les avait trahis et allait les accuser de-tueries semblables a celles perpétrées par l'ancien régime.» Quant aux enquêteurs nommés par le FPR, ils ont passé deux jours a Ruyenzi.Puis on n'a plus entendu parler d'eux.Les tueurs du FPR ont laisse la papaye sur la table, et le marteau qui a servi a l'assassinat, à côté du corps du père Simard que sa cuisinière retrouve le lendemain, bouleversée.Aujourd'hui encore, aucun remplaçant ne vit dans la paroisse.Seul un autre prêtre vient régulièrement dire la messe, dans une communauté ou l'on peut toujours, deux ans après la mort de Claude Simard, trancher la peur au couteau.Chronique d'un génocide annoncé prend lafthlie à compter du 18 novembre et sera présente a Uticoutimi, le 21 noxem-bre.w / auditorim Dufour, en hommage au pere Claude Simard et en présence d un de ses confrères venu du Rwanda.Travail des enfants : l'éveil d'une conscience commune JEAN LOUIS VALIDIRE U Figaro, Gl NÈVE Le travail des enfants constitue Tune des cinq pra tiques ( avec l'esclavage, l'absence de liberté d'association collective et la discrimination ) qui devraient être bannies du commerce international.I n décidant de mettre en débat ce grave problème, le Bureau inter-ii.n tonal du travail a pu, a travers les interventions d'une centaine de ministres du Travail, constater qu'il i listait* sur ce point précis, une prise de conscience commune.Aucune voix ne s'est, en effet, élevée pOUI jnsiilier une pratique qui lou- cbcraii \u2022> travers le monde i\\ millions d'enfants* dont plus de i J i!i la ir.uuhc d age des dix a quatorze ans.Les pays concernés n'ont pas cherché a minimiser la situation et a se retrancher derrière des arguties formelles.Ainsi, le ministre du Cameroun estime que si, dans les années 70, la question du travail des enfants constituait un epiphénome-nc surtout lié a la survivance des modes de vie traditionnels, dam les années mo et 9o, elle est devenue une préoccupation majeure de son gouvernement* < ntes, la plupart des Intervenants reunis a Ceneve ont insiste sur la responsabilité de la crise, des ajustements structurels ou de la globalisât ion, dans la persistance du phénomène.Ainsi, le ministre du Bénin a stigmatisé les conséquences de la *< modernisation et de la mondialisation de l'économie, caractérisée par un processus de privatisation avec son cortège de licenciements massifs.»» D'autres, tel le Soudan, ont incriminé la conjoncture politique : « Le phénomène est actentué chez nous par différents facteurs, dont l'afflux de réfugiés de pays voisins, le déplacement de populations en raison de la sécheresse et de la désertification, et la guerre civile qui nous est imposée au sud.» L'engagement des employeurs Mais une grande majorité, à l'exception des spécialistes patentés de la langue de bois, s'est engagée dam la voie du réalisme en ne posant pas comme préalable un hypothétique bouleversement politique pour s'attaquer a un fléau qui, du moins en paroles, est aujourd'hui unanimement condamné.Plusieurs gouvernements ont cependant insisté sur les pesanteurs de la tradition en rappelant que \u2022« n'étant pas conscient de la gravité de la situation, les parents et les tuteurs de la plupart des enfants ne sont pas intéressés par la prévention et la solution du problème du travail des enfants >».L'Organisation internationale des employeurs ( OIE ) refuse les solutions simplistes qui écarteraient les enfants du travail sans leur procurer de moyens alternatifs d'existence, pour eux et leur famille.Souvent, les enfants pourraient être placés dans des situations encore pires.Ainsi l'OIfi préconisc-t-clle, entre autres, la prise en compte a tons les niveaux ( internation.il, national, local et celui de l'entreprise ) de politiques en faveur de l'enfance au travail.F Ile appelle en tout état de cause à l'« arrêt immédiat de toute forme d'esclavage, de travail, forcé ou de formes dangereuses de travail pour les enfants, en même temps qu'au développement de po* litiques visant à leur élimination dans tous les secteurs ».Le débat informel sur le travail des enfants a montré que la sensibilisation entreprise sur le sujet depuis plusieurs années portail ses fruits, du moins en ce qui concerne la possibilité de franchir une étape dans le processus de prise en compte de la dimension sociale du commerce international.À cet égard, l'échéance importante est fixée à novembre 1997.A Cette date, le BIT fera le point sur la campagne «le ratification des normes qu'il a mises en roule.On verra alors plus précisément quels pays ont fait l'effort pour améliorer le sort de leurs enfants. i a PR1 ssi.MONTRÉAL SAM1 Dl lo NO\\ I MB RE 1996 B 7 Plus Vs nier du nord FRANCE Population de la Belgique 10,2millions Flandre Wallonie Bruxelles 5,9 millions 3,3 millions 1,0 million : Bruxelles, l'enjeu du bras de fer Flandre - Wallonie L Institut interuniversitaire Je recherches sur les populations (IREP) tenait, le weeketni dernier, à l'Université de Montréal, un colloque sur les «mythes fondateurs nationaux».Parmi les chercheurs étrangers, se trouvait un singulier historien belge, ni flamand ni wallon, professeur honoraire à l'université Je Bruxelles.C'est avec détachement et de grands éclats de rire que ce sage observateur de 72 ans parlait de son pays, déjà divisé en trois régions (Flandre, Wallonie et Bruxelles), oit Flamands et Wallons semblait avoir déeidé que la seule façon de s'entendre était de rester chacun chez soi.Voici de larges extraits de l'interview accordé à La Presse par le professeur Jean Stengers.A L'ECOUTE DES PENSEURS Gérald LeBlanc Jean Stengers, un prénom français et un nom flamand! ?En raison des mariages exoga-mes et de l'émigration, particulièrement des Flamands vers les grandes Industries de Wallonie, les patronymes ne veulent plus dire grand chose, sauf de donner lieu à des plaisanteries.On trouve de grands leaders flamands avec des noms wallons et vice-versa.( Le vice-consul belge à Montréal, un Flamand, se nomme Geodfried Çou-quillon.) El es -vous flamand ou wallon ?Ni l'un, ni l'autre, un Bruxellois francophone.Les Bruxellois de langue flamande se considèrent flamands et sont considérés tels par la communauté flamande.Les Bruxellois francophones, comme moi, ne se considèrent pas comme faisant partie de la communauté wallonne, qui ne les voit pas, non plus, comme des Wallons, à moins qu'ils aient passé la majeure panie de leur vie en Wallonie, avant de déménager à Bruxelles.Pout tout dire, le Bruxellois de langue flamande vibre au lion de Flandre tandis que, comme Bruxellois francophone, je n'arrive pas à vibrer sentimentalement au coq wallon.C'est pourquoi je ne me dis pas Wallon mais Bruxellois francophone, même si je me sens solidaire de la communauté francophone de Belgique.La solidarité francophone va en s'affirmant, en raison surtout dé l'homogénéité du bloc flamand.Vous célébrez donc la fête du 21 juillet, car il y a trois fêtes nationales en Belgique.?Le 21 juillet, anniversaire de la prestation de serment du premier roi belge, Léopold br, en 1831, est lite nationale de toute la Belgique.Le 11 juillet, les Flamands commémorent la victoire des communau-u s flamandes sur les chevaliers du roi de France, à qui on a enlevé leurs éperons, d'où le nom de « bataille des éperons d'or ».Le 26 septembre, les Wallons rappellent la victoire sur les Hollandais en 1830.qui marque la fondation du pays.Le 21 juillet est férié et chômé dans tout le pays, tandis le 11 juillet l'es! en Wallonie et le 26 septembre en Flandre.A Bruxelles, certains en profitent pour prendre un deuxième congé lors de leur autre fête na-tionale, même si ce n'est pas officiellement un jour chôme.Les Flamands semblent plus nationalistes que les Wallons ?-J En Belgique, le terme nationaliste ne peu?s'appliquer légitimement qu'aux Flamands.Les Wallons ont un sentiment d'appartenance a leur région, mais en très grande majorité se disent Belges d'abord et Wallons ensuite, chez les Flamands, un nombre grandissant, majoritaire chez, les plus jeunes, se dit flamand d'abord et belge ensuite.La hiérarchie n'est clairement pas la même.Les Wallons sont incontestablement plus belges et plus fédéralis- f < »»- ilim !.»*\u2022 Cl \"».»\u2022» iM/^r; \u2022 « - » f « \u2022 v IWd * i n \u2022 i \u2022 »â i » v i -» .Dutroux, par qui est arrivé le .scandale de l'exploitation sexuelle des enfants, avait, lui, un nom bien wallon.Ce drame a-t-il été vécu comme un drame wallon ou belge ?J Les correspondants étrangers, en particulier celui du quotidien Le Monde, ont attiré l'attention sur la détresse de Charleroi, région dévastée par la perte de vitesse du vieux complexe industriel wallon ( mine, sidérurgie.), mais ce sont tous les Belges, Wallons et Flamands confondus, qui ont voulu exorciser ce drame national, dans la « marche blanche ».Doit-on y voir le début d'une réconciliation nationale ?Li Je ne crois pas que cette marche ait des effets durables, car elle n'efface en rien les thèmes porteurs de l'offensive flamande, dont le cheval de bataille est que la Flandre est la vache à lait qui nourrit la Wallonie.Est-ce vrai ?Il y a un fondement a cette affirmation dans le lait que les Indemnités de chômage et les soins de santé sont plus élevés en Wallonie \u2014 c'est là que se trouvaient les mines et les grands complexes industriels \u2014 même si ce phénomène de transfert de fonds vers la Wallonie tend à s'estomper.Mais les rapports d'experts ont peu de poids devant les chiffres de la propagande.Peut-on encore tenir un discours patriotique belge ?LJ Le discours patriotique sur les gloires belges apparait comme une défense du système unitaire, comme une critique du fédéralisme.comme un attachement unitaristc a l'ancienne Belgique et un rejet de la nouvelle Belgique fédéraliste.Le professeur Jean Stengers C'est pourquoi le roi Baudouin n'a pu parler des gloires belges, lors du 150e anniversaire de la Belgique, en 1980.De quoi a-t-il parlé ?J Des Flamands et des Wallons.Que voulez-vous dire quand vous affirmez que la communauté flamande est devenue une nation au sein de la Belgique ?Je parle du réflexe national de défendre son homogénéité et les frontières de son territoire.Homogénéité, en expulsant la section française de l'université de Lou-vain.Frontières, en refusant aux gens de Furon, communauté majoritairement francophone de 4 000 habitants aux frontières des deux régions, de joindre la Wallonie parce que l'accord politique les avait situés en Flandre.Un Flamand dirait que vos propos ne sont pas surprenants dans la bouche d'un Bruxellois francophone.L) Il relèverait aussi sans doute mon « belgicisme », c'est-à-dire mon habitude de dire qu'il y avait autrefois un puissant sentiment national en Belgique, une forte nation belge.Aux yeux de certains, c'est un délit de belgicisme.Êtes-vous triste devant l'évolution de votre pays ?Attristé non, mais inquiet, parce que la tendance chez certains est de vouloir remplacer le fédéralisme, défini dans la nouvelle constitution de 1993, par un confédéralisme, dont les éléments essentiels seraient deux États, la Flandre et la Wallonie, qui s'entendraient sur les conditions de lem vie commune.Ce qui fait peur, c'est qu'il s'agisse d'un prélude à la séparation, a la tonnât ion de deux pays.Que deviendrait alors Bruxelles ?J Justement, Bruxelles représente a la fois un motif d'inquiétude et une garantie de durabïlitc de la Belgique.Inquiétude, parce que dans un état confédéral, les Bruxellois \u2014 francophones et flamands s'y entendent plutôt bien \u2014 perdraient leur autonomie et seraient dirigés par la Flandre et la Wallonie.Garantie de la persistance de la Belgique, parce que le problème de Bruxelles serait tellement épineux qu'on ne pourrait le régler et qu'on garderait donc le régime fédéral.Problème insoluble, Bruxelles devient un gage de survie de la Belgique.Comment se partage les forces des deux grandes communautés?U En gros, la Flandre compte six millions d'habitants, la Wallonie près de 3.5 millions et Bruxelles un million.Tout se passe en flamand en Flandre et en français en Wallonie tandis que Bruxelles est bilingue.La constitution prévoit la parité flamand-wallon au conseil îles ministres fédéral ainsi qu'à celui du parlement de Bruxelles, une région au même titre que la Flandre et la Wallonie.( L'allemand est langue officielle dans une petite région germanophone# qui abrite quelque 70 000 habitants, a la frontière de la Wallonie et de l'Allemagne.) Comment se partage la population de Bruxelles ?LI C'est un sujet controversé, car depuis 25 ans, le recensement ne comporte plus de questions sur la langue.Ce sont les Flamands qui avaient alors exige leur suppression, en disant, avec raison, que la pression sociale ( supériorité du français ) incitait les gens ,i se dire francophone.Il n'v a donc aucun chiffre officiel sur la répartition linguistique a Bruxelles, mais on s en tend généralement pour dire que les Irancophoncs y représentent 80 % de la population, en excluant les nombreux fonctionnaires étrangers cl les importants blocs d'immigrants < turcs, marocains».).On parlait naguère de l'industrielle Wallonie et de la pauvre f I.nuire.On a l'impression que c'est l'inverse maintenant ! J L'inverse serait un peu forcer les choses» mais il est évident qu'il y a eu un gros développement économique, particulièrement dans les PME, autour du port d'Anvers, un pôle économique formidable, tandis que la Wallonie devait entreprendre une importante reconversion industrielle, a la suite de la fermeture des mines et de la décadence des grosses industries comme la sidérurgie.Y a-t-il en Wallonie une métropole comparable à Anvers ?J Anvers est leur métropole mais les Flamands ont choisi Bruxelles comme capitale de la Flandre et y ont installe leur parlement régional dans un magnifique édifice tout neuf.Pourquoi Bruxelles ?Parce c'était historiquement une ville flamande et qu'on veut y manifester sa force.Ce qui rend le problème de Bruxelles encore plus insoluble.La Wallonie, qui ne possède aucune métropole comparable à Anvers, a établi sa capitale et son parlement régional a N.imur.C'est la deuxième année de suite nue vous visitez ie Québec.Y voyez-vous des ressemblances ou des différences avec ce qui se passe chez vous ?Mon impression générale c'est que, sur le plan des relations humaines, le problème des langues est beaucoup moins aigu au Que-bec qu'en Belgique.À Montréal, on parle tout naturellement français ou anglais, tandis qu'en Belgique, si dans un train, en territoire flamand, un voyageur flamand entend une communication en français, ça peut provoquer un incident.Il m'apparait y avoir au Québec plus de conciliation pratique sur le plan de l'usage des langues.En Belgique, on s indigne facilement, tandis qu'ici ça me parait plus « easy going ».Vous étiez à Montréal pour participer à un colloque de l'IREP sur les «mythes fondateurs nationaux».Sur quels mythes a-ton établi la nation belge ?J J'en mentionnerai deux, l'un ancien et l'autre moderne* tous deux avant jailli d'une projection du présent dans le passe.Durant tout le XIX** siècle, on a célébré le « caractère propre et indélébile » du peuple belge.La mémoire longue a alors ressorti la citation de César dans la GuiTTt des GaukS : * De tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves ».Et l'hymne national de Belgique a consacré le thème de la libération nationale : « Apres des siècles d'esclavage, le Belge sortant du tombeau a retrouve son courage.» Or, il n'y a Jamais eu d'esclavage ni de domination étrangère dont serait sortie la Belgique.Le nouveau mythe, qui repose sur une vision populaire, fait remonter la Belgique a l'union des peuples wallon et flamand, alors que l'histoire nous apprend qu'ils sont des sous-produits de la Belgique.Comme le premier mythe, il S'agit d'une vision étrangère a l'histoire. B 8 i \\ PRI SS1 MONTREAL SAMEDI 16 NOVEMBRE 1996 Politique i L L'EXPRESS POLITIQUE Élections serrées à rhe-du-Prince-Édouard s observateurs de l.i SceiK .>>iiih|ik' croiciM que les élcc- lions qui oni Heu .1 i*tle-du-Prin-«e* Edouard lundi poumieiM ou-première brcvhc dans le niur - libéral qui enveloppe les provinces maritimes.Tous tonvienneni que les résultats du vote seront serres \u2014 menu* les libéraux au pouvoir reconnaissent en prive qu'ils ont peu de «.haines de revenir au pOUVOil «tev une ik- ces écrasantes majr> mes qui est devenue la marque tic commerce des gouverne* ment s libéraux dans cette région du pavs.« 11 v a visiblement une profonde colère ef du ressentiment contre le parti au pouvoir», disait le commentateur politique Ja*.k NU Andrew, qui a travaille lummc consultant en médias tant pour les libéraux que les conservateurs de ! Ile* du-Prince-Edouard.Les lilnriuv sont au pouvoir dans l'île depuis que Joe Ghiz.qui est décédé samedi dernier, a défait les conservateurs en I986i Dans les trois autres provinces, les libéraux mm au pouvoir depuis environ le fTjéme laps île temps, et ils surveilleront de près le dépouillement du scrutin de lundi.Des droits à payer sur Internet?¦ le C RTC envi vie*, d éventuels rrxwens \u2014 dont «les iiroits a paver\u2014 pour régir le contenu tanariien sur Internet.Mais bcsMKUup d'usagers du grand réseau Informatique nv voient qu'une tentative lutile.Dans une entrevue a l'émission \u2022« Ottawa : lnstde Oui \u2022.a l'horaire aujourd'hui a la chaîne câblée News-world.de la télévision anglaise de Radio-Canada, la présidente du Conseil de la raduHid ! usion et des télécommunications varia-diennes.Françoise Bertrand, af-firme : - Avec CCS nouveaux DM des tk* communication, il i-st ires imponant qui) v ail du contenu canadien et des producteurs canadiens.- Je vais me pctKhci la-tlessus avec le personnel du crtc ainsi qu'avec les commerçants et consommateurs» afin de voir clair quant a de possibles manières d'aborder ces questions.- A cela, l'avocate Margot Langford, qui travaille pout ls-tar.un fournisseur d'actes Internet, a réplique : - Il v a déjà îles tonnes de contenu canadien ( sur Internet ).il nv a pas de limite .1 ce qui peut être créé et a ce qui est effectivement crée.- Appel à l'aide de Tobin ¦ U premier ministre terre ikm vierî Hîîàn T.hmîi o^rnamii .1 \u2022»< > concitoyens de l'ensemble du p«ivs d'aider sa province 1 obtenir une plus grande pan des bénéfices du contrat signé avec le Québec pour l'électricité provenant des chutes Churchill.Poursuivant sa cToisade en faveur de la réouverture du contrat, M.Tobin a réitère hier, devant la Chambre de commerce dt Vancouver* le message qu'il avait livre au club Rotarj .» Montréal le mois derniei cl qu'il compte répéter devant l'Empire < lub, a Toronto, mardi prochain : le contrat de 1969 est injuste et constitue une aubaine exagérée pour Hydro-Québec Quatre militons de plus pour les sinistrés ¦ Le gouvernement du Québec a adopté un nouveau detret par lequel il consacre une enveloppe d'environ quatre millions de dollars pour accorder une aide financière supplémentaire aux propriétaires de résidences sinistrées lors des inondations de juillet dernier au Sagucnay, et dont l'évaluation municipale est inférieure a la valeur marchande.La Solution retenue- pat le gouvernement, a expliqué hier le ministre chargé «le la reconstruction, Jacques Brassard, a été mûrement analvsee et constitue, selon lui, celle qui est la plus juste et équitable pour le plus de gens possible.Le propriétaire d'une résidence principale détruite par les monda lions, «font l'évaluation municipale est Inférieure 5\"> 000 i.sou 1.1 valeur d'une r« sidence movenne déterminée par la Société d'habitation du QueiKX, recevra une aide supplémentaire égale a l.i moitié delà différence entn < t 33 0O0 S et l'évaluation de s.i maison.Les fonctionnaires prêts à écouter Québec sur l'utilisation de la caisse de retraite K ATI A GAGNON .bunau >u !*: Presse, QUI BEC Les s\\ ndicats de fonctionnaires ne ferment pas totalement la porte a la proposition gouvernementale d'utiliser les surplus des deux prochaines années de l'imposante caisse de retraite des employés de l'Etal pour financer une réduction de la semaine de travail.Les tiens représentants du Syndical de la fonctipn publique du Québec et du Syndical des professionnels du gouvernement du Que-bec, après avoir rencontré le ministre Jacques Léonard hier, ne se montraient plus aussi catégoriques que pouvaient l'être la veille leurs collègues de la Fédération des allaites sociales, par exemple.« On va écouter le gouvernement Il va nous donner des précisions techniques sur sa proposition.On n'est pas capables île faire du chemin avec la seule proposi- tion gouvernementale, mais si on élargit le terrain de jeu, on peut regarder d'autres pistes.La proposition gouvernementale n'est pas précise ».explique Robert Caron, président du SPGQ.Mais visiblement, les deux présidents ne veulent surtout pas donner l'impression qu'ils avalisent la proposition gouvernementale, servie sur fond de « menace voilée * par Jacques Léonard» qui fait allusion h aux milliers d'emplois » qui pourraient être perdus.L'hypothèse du régime de rc- f*O*0 MiOEL GRAVEL.LêPnw La présidente de la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec, Jenroe Skene, affirme que les membres de son syndicat n'en peuvent plus de voir les soins de santé se détériorer.a4- vaIamiiSaIao UIUi|UIOlGd Gl ICiUIIIlldlGa réclament un débat d'urgence sur Canadien JULES RICHER dt la Presse Canadienne, i > TTAWA I 1 s bloquistes Comme les réformistes réclament un débal d'urgence aux Communes sur les difficultés qu'éprouve Canadien international.Les laits ont l'air de confirmer ce qu'on .1 toujours dh : il n'y a pas de viabilité possible pour deux transporteurs internationaux au < .ii.id.i », a affirme- hier le députe Paul Crète, critique bloquiste en matière de transport, à la suite de l'annonce de la démission du conseil d'administration de la compagnie aérienne.Depuis plusieurs mois, le Bloc répète qu'Air ( iii.mI.i.qui est basé au Québec et en Ontario, aurait été désavantagé par le gouvernement Fédéral au profil de Canadien dans i attribution de liaisons aériennes lucratives, notamment sur Hong Kong.Selon M.Crète, les événements prouvent maintenant que la compagnie « la plus solide financièrement esi sûrement Air Canada »».Un débat d'urgence permettrait, croit-il, de clarifier les intentions d'Ottawa dans ce dossier.« Il ne S'agit pas de faire mourir Canadien.il s'agii de f.iifv- une restructuration en sauvant le plus d'emplois possible \".explique-t-ll.Quant a eux, les réformistes ne sont p.is d'accord pour dire que ( a niduii.qui est basé «1 Caigary, devrait cesser d'assurer des liaisons internationales en se concentrant seulement sur le marché intérieur.Ils estiment plutôt que les difficultés du transporteur sont attri-buables a une concurrence injuste de la part des compagnies américaines.« Nous avons ouvert les frontières ( aux Américains ) sans nous assurer que les règles du jeu étaient équitables pour les transporteurs canadiens », a affirmé le député Jim Gouk, critique du parti en matière de transports.À son avis, les compagnies américaines sont avantagées en raison de coûts d'exploitation moins élevés.Fidèle au credo de son parti, M.Gouk soutient que le gouvernement doit refuser d'intervenir financement pour maintenir Canadien à flot.De toute façon, remarque-l-il, la compagnie n'en veut pas.Jusqu'à maintenant, le ministre fédéral des Transport, David An-derson, a refusé de prendre position dans le dossier.Il n'a pas voulu dire si Ottawa avait l'intention de s'impliquer financièrement, affirmant qu'aucune demande de la part de Canadien ne lui a été faite eu ce sens.Avant d'intervenir, a-t-il précisé la semaine dernière, le gouvernement attend que la compagnie présente un plan de restructuration en bonne et due forme.Apres une pause d'une semaine, la Chambre des communes reprend ses travaux lundi.traite n'est pas acceptable », lance Serge Roy.président du S\\ PQ.ajoutant toutefois d'un même souille que les syndicats « ne jetteront pas au panier » les précisions que le gouvernement doit leur faire parvenir dans les prochains jours.En effet, plusieurs questions subsistent toujours après le dépôt, il y a trois jours, de la proposition gouvernementale.Pour les deux prochaines années, Québec veut réduire la semaine de travail des fonctionnaires* maisceux-d obtiendraient tout de même une paie nette équivalente* puisque le gouvernement baisserait leur niveau de cotisation au régime de retraite grugeant sur des surplus anticipes.Les actuaires avaient en effet prévu un niveau d'inflation de i % en fixant le niveau des cotisation au régime de retraite.Dr, le taux prévu est plus bas.se situant autour de 2 °o pour l'an prochain.Un surplus est donc a prévoir, constate Jacques Léonard.Mais que ce passerait-il après ces deux années ?Bonne question, répond Serge Roy.« La proposition gouvernementale est a très court terme.Dans deux ans, qu'est-ce qui arrive?On remonte a 35 heures?On baisse le niveau de revenu de nos membres?En 1998, qui sera aux commandes du gouvernement ?Des engagements fermes, on en a déjà eu dans le passe qui ont été remis en question, » « Nos gens vont se parler sur le plan technique, il y a beaucoup d* questions auxquelles nous devons repondre : il va y avoir de l'ech^n-' ge d'information dans les prochains jours », réplique le ministre Léonard, qui semble croire, pourra part, que les négociations sont bfru amorcées.La colère des infirmières Une réaction aux corridors remplis de lits.PAUL ROY Jennle Skene ne décolère pas depuis mercredi.La présidente de la Fédération des infirmières et Infirmiers du Québec ( FIIQ ) est SOUS le choc depuis que le gouvernement a annonce comment il entendait s'y prendre pour réduire de 1,4 milliard ses coûts de main-d'ocuv re en 1997.« il nous annonce qu'il va réduire salaires et effectifs et il nous dit : \"Prenez les surplus de votre caisse de retraite et pavez-vous la traite.'' El ça, apies tout ce qu'on endure depuis des années ! * L'infirmière de 46 ans.dont le nom d'origine écossaise est trompeur \u2014 elle est née a lac F douard, entre La Tuque et le lac-Saint-Jean, et elle ne parle pas un mot d'anglais\u2014, affirme en entrevue que les infirmières n'en peuvent plus de voir les soins de saute se détériorer au Québec D'où leur réaction de jeudi.Reunies en conseil fédéral dans un hôtel de Laval, 500 déléguées de la HIQ ont prestement rejeté la proposition-ultimatum de Québec.Puis une main s'est levée dans la salle : « Faisons quelque chose toui de suite, sortons bloquer l'autoroute ! » Le temps de se faire livrer 500 pancartes vierges de Montréal, d'y inscrire des messages, de louer une demi-douzaine de fourgonnettes et de réquisitionner une quarantaine d'autos, les Infirmières étalent prêtes.Le cortège a emprunte l'autoroute 15, direction sud.et a immobilise le trafic devant l'hôtel ou avait lieu la reunion.C'est a ce moment- la que les manifestantes se SOtyl amenées.Une demi-heure plus tard, le message était passe.Jennie Skene, quand elle n'est pas présidente de sa fédération, est infirmière a l'urgence de l'hôpital de- l'Enfant-Jésus, dans la basse-ville de Québec.À l'urgence, re-connaît-elle, une infirmière a intérêt a savoir se retourner vile de bord.1 a réaction spontanée des infirmières en .1 surpris plus d'un.Jennie Skene n est pas du nombre.m Nous sommes au bout du rouleau, expllque-t-elle.Nous sommes fatiguées des corridors remplis de lits, des patients qui n'ont plus aucune intimité.île la détérioration constante des soins et de noire charge qui ne cesse d'augmenter.>\\ I Ile explique que jusque vers le début des années 80, sur un groupe' donne de patients, tous ne requéraient pas la même quantité de Soins, certains ayant été opères depuis trois, quatre OU cinq jours.« Mais aujourd'hui, tout le monde vient d'être opère parce qu'on les met a la porte après deux jours ! Les infirmières \u2014 la FIIQ compte 45 000 membres\u2014 ne céderont pas parce qu'elles en ont assez, affirme-t-elle.« On n'a jamais refusé de discuter avec le gouvernement, mais on n'acceptera pas de se taire hara-kiii comme il nous le propose.Qu'il retourne faire ses devoirs ! >» \u2014 El s'il procède par voie d'une loi spéciale ?\u2014 Il en subira les conséquences.Ça se règle souvent en élections ces choses-là.Lt avec la population.Parce que quiconque a dû aller à l'hôpital, ces dernières «innées, sait de quoi on parle.iiavoii au iiuii le Big Brother roue.NORMAN DCLISLE de la Presse Canadienne» QUÉBl < En utilisant les différents fichiers des autres ministères du gouvernement pour lutter contre le travail au noir, le fisc met en danger la vie privée des citoyens, estime la Commission d'accès a l'information.« Le spectre du Big Brother est toujours a l'horizon »>, affirme la Commission dans un avis qu'elle vient de rendre publie.L'avis .1 été déposé à l'Assemblée nationale.Le ministère du Revenu a obtenu la permission d'utiliser les li-chiers du gouvernement pour combattre le travail au noir, lequel prive l'Étal de revenus annuels évalues a un milliard de dollars.Ce ministère se propose d'aller fouiller dans une soixantaine de fichiers détenus par d'autres ministères ou des organismes du gouvernement : par exemple les fichiers de la Société de l'assurance automobile, les fichiers de consommation d'électricité ou les rôles de l'évaluation municipale.Avant de fouiller dans les fichiers, le ministère du Revenu avait l'obligation de consulter la Commission d'accès a l'information, dont le mandat est de protéger la vie privée des citoyens.( est l'avis de celte commission qui a ete rendu public et qui est très severe pour le ministère du Revenu.« La communication de renseignements personnels au ministère du Revenu peut aboutir dans certains cas a une intrusion dans la v le privée.Les renseignements seront utilises a d'autres fins que celles pour lesquelles ils ont été recueillis », affirme le document de la Commission.On note que des négociations sont toujours en cours entre le ministère du Revenu et les autres instances du gouvernement.Le Revenu cherche à obtenir les renseignements qu'il estime nécessaire a l'application des lois fiscales.« Le ministère du Revenu est incapable de donner la liste des renseignements personnels qui, seront demandés à chacun des ministères.» Des que cette liste des renseignements aura été établie, la Commission d'accès a l'information annonce qu'elle vérifier.! la nécessité pour le Revenu de recevoir ces renseignements.De plus, la Commission avertit le ministère du Revenu qu'il ne pourra pas détenir ces renseignements durant une longue période.En effet, l'opération de lutte contre le travail au noir résulte d'un plan qui n'a pas un caractère permanent.En conséquence, la Commission d'accès à l'informa-lion entend « évaluer le délai de conservation des données et s'assurer de la destruction des renseignements des qu'ils ne seront plus requis ».La Commission affirme « craindre que l'opération ( du ministère du Revenu ) n'ait un caractère permanent », même si les autorités du ministère prétendent que le mandat sur lequel le plan se base n'a une durée que d'une seule année. LA PRESSE, MONTRÉAL SAMEDI 16 NOVEMBRJ 1996 Monde REP CENTRAFRICAINE SOUDAS ZAÏRE CONGO Klsanganl Futur» bsse /' humsmtêire I OUG.I RWANDA Goma KlGAtl KINSHASA BURUNDI «K.oorr.a TANZANIE ANGOLA Les mouvements de réfugiés ZAÏRE Mugunga Sake o j>%' 'GGisenyi OUGANDA RWANDA Bukavu / Cyangugu kwcsmasa] Parmi les dizaines de milliers de réfugiés hutus qui ont quitté le camp de Mugunga pour retourner au Rwanda* plusieurs meurent en cours de route : cette femme, que pleure son mari» est du nombre.BURUNDI1 40 km [Duré*: * mort etaert* irJSQuau 31 mars 'Commandement ^eœ'ai canader Maunce Ba*-Futur OG An*annes ¦ et Kf*snasa Efitctrf t G 000 a 1200C Nrwnes Etats-Un t \u2022 Franct 5 0OC Granôe-Brvtagne ntirl (thithti > //.M / \\ i /./ i>/ i> 2S2 9999 Ida u remettre vm offre mu le \u2022 bordereau de toumi*.Mon m prépare a cette fin par la iommi\\>KMi wolaire.auquel il H'indra un bon de garantie ou un chèque %i%c au montant de dix nour r a?2 Donnez à qufxqitun une deuxième chance! Discute/ du don d'organes avec votre famille.LA rONDATION CANADIENNE DU REIN Autres Avis légaux, Appels d'offres, \u2022t Soumissions en page 6 12 r/MÏSE AU POINTA Dans l'annonça journal t2 JOURS SEULEMENT CHEZ SEARS» parue les 13.14 ou 15 novembre 19% et dont les prix sont en vigueur samedi et dimanche les 16 et 17 novembre 1996.pour l'offre sur toutea las chaussures pour nommas, femmes at anfants : achetez une paire et obtenez la deuxième da valeur égale ou moindre à moitié prix, veuillez noter que cette offre s'applique seulement aux chaussures é prix ordinaires.Nous présentons nos excuses a notre clientèle.S SEARS Un dirigeant des Rock Machine atteint de deux coups de feu \u20225; ! I Presse Canadienne QUÉBEC La fusillade survenue jeudi près d'un dépanneur à Beauport, au nord de Québec, visait Marcel De-mers, une des tètes dirigeantes du groupe de motards Rock Machine.L'homme de 39 ans a été atteint au bras et au dos.Il a été hospitalisé au Centre hospitalier de l'En-f.int-Jésus.Sa vie n'est pas en danger.Des policiers de la Sûreté municipale de Québec ( SMQ ) surveillent sa chambre Jour et nuil.Dcmcrs, un résidant de S.iinte-Briojtte-dc-Lav.il, au nord de Québec, a été accusé, par le passé, de possession d'une arme prohibée, d'avoir braqué une arme à feu, de vol, de bris de probation, de conduite avec facultés affaiblies et de trafic de stupéfiants.Le suspect, qui élail masque, «t fait feu à cinq reprises en direction de la victime, avant de prendre Li fuite dans une voilure Grand-Prix blanche.Marcel Demers a voulu s'enfuir avec son véhicule, mais celui-ci s'est retrouvé dans le fosse.Les policiers de la SMQ croient que cette fusillade pourrait être une riposte aux 50 bâtons de dynamile qui ont été retrouves, samedi, en face du repaire des Hell's Angels, i Saint-Nicolas, à une quinzaine de km au sud-ouest de Québec.L'enquête est en cours et les policiers sont très peu bavards sur cette affaire.« L'enquête a été confiée à la SMQ, mais les enquêteurs de Car-cajou sont aussi sur ce dossier », a indiqué un porte-parole de la SMQ.1 Cette fusillade esi le 3f> incidtjit «i survenir dans cette guerre crûïc les Rock Machine et les Hell's Àft gels depuis le début de l'année.- -, Le lieutenant Gaétan Labbe,:de la Division des relations puMiqtu s et communautaires à la SMQ, jt.i pas voulu utiliser le mot escalade en parlant de la progression il(s moyens utilisés, au cours des deux dernières semaines, dans cette « guerre des gangs ».« Il y a conflit entre les deux bandes et on se relance de chaque côté.Cette guerre esi installée di puis plusieurs mois.Elle n'est pas nouvelle.On travaille avec les moyens qui sont mis à notre dispo-sition, mais il faut dire que ce rr^êst p.is facile.t 38 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 16 NOVEMBRE 1996 ENCAN V ENCAN PUBLIC ^ EQUIPEMENT DE RESTAURANT (VENTE ENT61GC) DANS L Af P-AIRE 0\u20ac LA F/ULUTI DE _30*5-7300 QUÉBEC INC.OATl : LE MAROi 19 NOVI.MHRE 1W8 A 10 M 30 AORIMf : 2t26.BERGMAN CHOMf DE t (LAVAL) INSPECTION : LE LUNDI 16 NOVEMBRE 0 H - 16 M 25% DE DÉPÔT.BALANCE EN ARGENT COMPTANT CHÈQUE VISE VISA OU MASTERCARD LA JOURNÉE DE LA VENTE UNE PRIME D ACHETEUR OC 10 % E8T APPLICABLE A CETTE VENTE ICIAL FIAT BED 3 AJÛUM LES AVEC TABLE ET ACCESS.MOD 57800 \u2022 MACHINE A OURLET 2 AIGUILLES MOD 57800 \u2022 JUKI SUR JETEUSE 3 FILS AVEC TABLE ET ACCESS MOD 2504 \u2022 MACHINE A OURLET 3 AIGUILLES AVEC TABLE ET ACCESS \u2022 SUR JETEUSE 5 FILS AVEC TABLE ET ACCESS.MOO 816 \u2022 SURJETEUSF b FilS AVEC TABLE.MOO 2516 \u2022 MACHINE A BOUTON AVEC TABLE MOO 173 \u2022 MACHINE A BOUTONNIÈRE AVEC TABLE MOO LBH-763 \u2022 MACHINE DROITE 2 AIGUILLES AVEC TABLE ET ACCESS MOO LH-1182-4 \u2022 (3) MACHINES DROITES 1 AIGUILLE AVEC TABLE ET ACCESS MOO DOL 5550-6 ET (1) MOO DOL- 5554 \u2022 SURJETE USE 3 FILS AVEC TABLE ET ACCESS MOO 2504 \u2022 SURJETEUSE 3 FILS AVEC TABLE ET ACCESS .MOO MO «04 \u2022 RttfOLDt TOP ELASTIQUE MA CHINE AVEC TABLE ET ACCESS MOO 261-34-308-18 \u2022 (11 TOP ELASTIQUE 4 AIGUILLES M00 264-11-4CI 90»SURJETEUSE ÊLASTIOUE MOO 627 V4 1K0121351 ORION \u2022 (2) SURJETFUSES MOO 627 34-JKO-12 351-FB OR ON ET MOO 527- 34-1KD-12 360-FB \u2022 (3) SURJETEUSES 3 FILS AVEC TABLE ET ACCESS .MOO 627 00-ICO 31 ' 13642 ORION \u2022 (2) MOO 827-08-1CO 31 203-90 ORION \u2022 (3) SUR JETEUSES 3 FILS MOO 627 \u2022 MACHINE A OURlET MOO B64-37D-COVERSTITCH MOO 171-1O-2MO-01 538 10 \u2022 MM ACE CUTTER MOO SC720WP \u2022 WET8TONE AIGUISOIRE A COUTEAU MOO 2900 \u2022 COMMAMCO COMPRESSEUR 2 TETES.MOO CCL10-210-3 \u2022 WM BLANK ENSEMBLE DE EER A REPASSER.MOO CS \u2022 MOOfMA ITALY RAM ELI T TRONIC A MOO RAM-1 \u2022 COLUMN 8TANO TABLE DIVERS.TABLES ET CHAISES EN BOIS \u2022 BA» A YEUSE SHOP VAC \u2022 TABLES \u2022 HORLOGE A POINÇON LALHEM \u2022 SUPPORT MOBILE EN METAL \u2022 RAM.ELECTRIQUE OC DISTRIBUTION 37 POSTES 110 VOLTS 120 OC LONGUEUR \u2022 CALCULATRICES \u2022 SYSTEME O ALARME DSC AVEC 5 DETECTEURS DE MOUVEMENT \u2022 TABLES DE TRAVAIL E I FNCORE PLUS l i l * îvC è 41 1 Tel (514) 739-3355 ¦ H AVIS PUBLIC PAR ORDRE DES DIRECTEURS DE BUROFAB SERONT VENDUS PAR LE: AU: INSPECTION mardi 19 novembre 1996 8 10 h 30 10200.bout Si-Laurent.Montré* (Québec) Ni lundi 1B novembre 1906 08 10 h A 10 h DIRECTEMENT DU MANUFACTURIER.BUREAU EN ACAJOU ET CERISIER NEUFS \u2014 MEUBLES \u2014 INFORMATIQUE ÉQUIPEMENT DE BUREAU \u2014 TABLEAUX MATÉRIEL ROULANT 6 tables de conférence grandeurs ass 4X8.4X12.48 d'à .etc \u2022 10 suites présidentielles et executives \u2022 (2) suites Re-oency \u2022 unité executive en forme de Borrec BWi20Au Aspherî Roler.Bomag 9VV75S WaA Behmd Pomag BW35 Tandem Walc BehrxJ.Ouomat R77 Wak Behmd Myster Ci506 Padtool Tow Behwxl 1992 ingersol RanO SD1500 Vb 2 \u2022 1993 ingère Rano S0i000 Vfc 1992 Inpersoll Rend SOiOOO Vt> Rayqo 40ÛA Vt> Super Pax 540C Vb COHCASSEURS Ceoarapxji Jum Ponaba.1966 Oanvo 20 x 36 «n JawSvmons46ln Cone REMORQUE 0E COWTROL Slar8orrj 350 KW nSd r T A Van Trader PLANT DE TAftiSAGE iQ6PPoi»>nicieenConynanoar PoraOïe S i ^0 tt 3-Oec^ CONVOYEURS PORTATIFS Uhueed Dômes 24 m x 6C Ft Portatw UnueerJ \u2022 Dômes 36 in x 55 R Ponaote.1969 l\\merscrean PC80 Portable 1988 Powerv'«en PC70.Portable.2-1969 Poeenscreen PC5C Ponar>e CONVOYEURS Dômes x In X 50 Ft Lattoe Frame 1990 M.nyu 30 In x 50 Ft Channel Prame CAatONS TRACTEURS 1967 Fonj LTL9000 T/a Fora LTl9000 T'a 1969 Ford L9000 Aeromex T/a.2 \u2022 1966 Frenhener FLD12084 T'A 2- GMC General T/a GMC P^oadrer T/a.1966 >HC 9370 T/a NC 9370 TA 1969 Kenworth T600 T/a IHC S2500 T'a.1968 IHC 6300 T'a 1966 Mac* Superfcner RW7«3SX 1/^4 Mac* 4 3- 1992 CH613 T/a.1967 Mec* R666ST T/a Mecx RD612 T/a.Wrwtem Star 4964 T'A.1988 VYhea WCN T/a CAaMONS D0MPEUR Chev Becn T A Fonj LTL9000 T/T/a.Fora L9000 T/T/a.Fora 8000 T'a 1967 Ford L800 T/T/A Fonj LT9000 T/a.2- Ford 8000 T/a.2- 8C F2574 T/A IHC 1954 S/a IHC 1724 SA IHC 1654 S/a.Mac* R767ST T/A 2 \u2022 Mack R0665S T/a Meok R0665 T/a CAatONS A NBQE C^ev K30 4x4.Fora LN700 S'a 1982 A 1989 Fonj F350 4x4.1990 Ford F250 4x4 Weskyn Sav 4664-2 T/a aencheffe H086 SnowWower CAetON A FLÈCHE Fora F600 S/a (>ene/Det* Truc* CAMIONS T ARRIERE 1967 Fora F8000 ^a e/ Kmg KiOXLST.1967 Fonj F8O00 sa K»nq 10XLSOT.Ford F8000 S/a «jf King TKHM500S.Fonj LN7000 S/a ex Kng TKIH Fora F600 sa m Kmg K10XL Ford LN700 sa «e Prtmen PC-656, GMC 7000 SA *> Kmg K1Q 1967 IHC 1954 sa * King 10X1 SOT.IHC 1954 sa er Kng KlOST IHC 1954 SA *y Pemen PC1041.IHC 1954 sa * PUmen PC1032 IHC 1954 sa * P*nen Porecal PC1032 IHC 1954 sa w Kmg K*0 Option 7A IHC 1754 sa «e Kmg KiO Option 7A CAatONS NACELLE Fonf LN8000 t/a w Holan 804-51 ForaLNdOOO sa * Hoien 604.Fart F900 SA w Pxmen HS50MN21 D.Fonj F700 sa Twm « Holan 804-51-3 GMC 7000 sa ex Pitnen HotsSc* HS46.GMC 7000 sa w P*r**n Umaynell 1989.2-19664 i967ForaE350 LeOOerfBuceetTruc*«eTeeelnS20-4.1989 IHC 1954 sa eX Testa T36C boom 2-1989 6 2-1966 IHC sa w Pf »« - 2 JU«i Su* »-Bm 783 r*2 CT c t mcw5^4 r#* 'a04 Dvve «sooa ouamoe 9)4 143 \u2014 CO*-sex BoT Sfv*£T tac* DOC C * 8884 ETC MACHINE A I f»mc* «»f £ cl Aie bmcTHfB wkk LTJ BS2 12 Tf 'ES SAAuOAM auTO fse.X>Arit MeTTCCH*.«\u20acECt \u2022 32 maCh a POCHES a/X£r MAC*-\" a eoCHfS AUTO * 804 Al Tirrxis rr Q>aeeTueai8 appoli '0 ouc m OC maTCeeTL \u2014 12 000 m oc ma* OC CAA*OU*laq\u20ac \u2014 44C P» rcn**< 0\u20acL>-* BANCAja» 2 2S % Ot OCP\" J* 'Ou' a;h4- 3 PluS 'C n OC P«*4t DACHtiluP CMAPKltl Soe tout achat coms*»ant OU ifTTetf OS> Pi Ot Dt part ?0 S e i réfrigérateur âomeatioue prix DE DEPART 50 8 e i etuve B° jtE % porte v-r*ne 8 soueur PR< DE DÉPART 150 $ e 1 enamore frceoe 4 s 6 oompiets PRIX DE DEPART 250 S e 1 fetreur pour ihuee PRix DE DÉPART 150 S e 1 fourreuee a Peignes PRIX oc OÉPART i00 S e Buffet cneud sur roues 4 Pecs eiectncmes 4 lampes sectes e Cornoso»» en s \u2022 9 10 e MscMM pov 48 et tour a 1 OARLAND e Four 4 ronds au gai impérial e Teo*e 5 e 1 w»rhes retrigeres e Fngo 2 portes S/1 e Table chaude 4 svec compter» en Ocms 8 goia.re e 2 TaMes chaudes comptoir e « 4 petit* pujtt MONTRÉAL KITCHEN e T| a 1 a ustensile* 6 e Trancheuee 8 pem BERkEL e*ecfo*« e Frieose etsctr«que ge e CharooeJ etectrK)u» 38 e &iarcoa< eiectriQue 24 e Seiamendre SOUTH BENO etetrique 24 e Support e vaisseee sur roues e 2 Buffets froids 8' et compresseur irtseore 2 taptettet e 1 e Mecfvne a tourner électrique ESCAN e Malaxeur 80 pmtas MOBART e Balance 8 asments e Évier 4 a I 1 cuve e Frrteuee.cuisson a» cneud RAIR e Macfene a Espresso et mouim SPA/ialE e M se rené e iiQueur COKE e Dec 8 otece e Retr«gersteur 8 crème glacée 6 2 portes vrtreee e 5 sets ds cse-tnouteurs a alcool AUTOBAR e Enveloppeuse 8 auments SERGEant e Teste basse 8 s t e 2 Caisses enregistreuses S «verte 2840 e Cetsseeoregistreuse Se^yo 890 e 3 Systèmes e bo*sor Bf rq complets avec accessaoees 1 modèle 300 1 modèle 400 et 1 morts* 900 e Système 8 bter* automatique 3 portions NORTH STAR e Système a boisson Vehrme» cocetaji complet svec esse^sorres e Tour 8 bière 2 pompes en ce»smrque LABATTS e Caisse e«ec*onique NCR 2h4 e Système de téléphone e Balances eiecttorvQuee MOBART TEC T OLE DO e Ensetone mee-sege pub»»crteire e Bar complet portatif EASY bar e Svst comptable FORTUNE 10ÔO e Sye-teme e vm automatique 3 portions e Ordinateur TEC FD§ 200 2 déviera.2 ecrene e Svsteme a b»ere bvl 2 btere*.1 portion e 2 ordinateurs 286 e 5 tsuieurfs eu*et*» bleue e 10 tauteues eu» rette rouge, drapeau italien e Mouen 8 Espresso MINER va e Petit bar a pure a \u2022 PiZZATjP électrique e Cote) bath FLATCO refroidir btére et Houeur e Table de trêve* s \u2022 2 5 « 2 5 2 tabtet tes e Urete 3 congeteteurs 8 crème glacée e Urvte 5 vitrée congeieteur 8 crème glacée UNI VF R S AL COOlER e Unité 5 congeieteur crème gtecee UNIVEFTsal COCKER e Mecfene pour chocoiel cneud pour enrober crème placée 2 ronds e Four a sous-marins 12 électrique e 1 D'F BEL e Presseorenges frets pour |us e Évier 4 2 cuvée epeed racx s 1 e Évier 6 3 cuvée speed raox e 1 svec tablette e ?1 chaises noree emc-.«b^s e 1 disinoutnoe 8 lart dcsrbie a 1 KELVINATOR e Table chaude 48 avec 11 ronds e Table de trêve* 10 e \u2022 e Table 'éfngeree 14 e Table travail pour assiettée et comptoir e Pssse-sssortes e \u2022 6 e Unèé réfrigérée 1 porte ?2 tiroirs chauffant pour pem e Table 2 » 3 ?tablettes s \u2022 e Tebte e ¦ sur rouée \u2022 Apparea a vapeur S TEAM it 4 avec taotè e Congeieteur FOSTER 2 portes et compresseur e Fngo FOS-TER 4 portée e 1 svec compresseur e Apparee e \u2022 «ncx»ant 1 tour a convection et 3 étages e Rôtissoire a poulets (petite) a 1 sur roues e 48 chajees chromées vertes, dossiers en port prix DE DEPART 10 8 e 24 chaises nreree avec bras empsabies PRIX DE DÉPART 10 S e 55 8 80 chaises jaunes empsabies avec bres en pois PRIX de DÉPART 10 S e Etagère METRO Bai avec 4 tablettes e 29 abat-four etyie TMIFFANV e Lave-verres rotatif 5 e 2 r>oo 4 a \u2022 avec 2 gimscxrns chacun pour equeur e Cafetière double e fi et eau chaude BAR O-MATIC e Macnme 8 glace 250 fe MOSHiZAKI PRIX DE DÉPART 100 8 e Table de reservsuons 2 » 2 e Frigo a b*re 5 portée avec 2 tours a fût prix DE DÉPART 300 8 \u2022 Fngo a bere boutetse 2 portée evec tablette et compresseur PRIX DE OÉPART 200 $ e Mechme e equeur COKE et bec a gtace PRIX DE DEPART 100 8 e Mechme 8 fus neturess e Compto*-caisse 4 e Fngo 2 portes noe a nqueurs COKE e Compto» 8 crème giecée 3 incluant évier e Présentoir a pâtisseries 3 CHEF line e Preserèoir 8 paeaeeoes 3 5 et compresseur CMEF line e jetai sipM s i5 e E vier tnpie a ' \u2022 S' et speed reoX e Évier Denée s I 4 e 47 fsutemis e 2 Laveuses a vaisselle e Dutrtbutr»ee euSome-bqué é Oèteeus.payante e Soe 8 viande BUTCMER BOY e Msieieur 20 pesée CmESTER BEAR e Ccmgèieteur tombe eu ouvert e Poète eiectnque 4 ronds * Khm style maison e Fngo et congélateur éiectnque style meison e Evier 2 pieds e Chassa meSer ou rrem gr« e Mechme 8 pesée e Etagères, cabarets ustensees.etc INSPECTION: Le mercredi 20 novembre 1998 entre 10 heures et 17 heures 8756 bout Langeser a Si Léonard CCeeTXnOessV Dépôt 25% comptant ou chèque oereee e Balance comptant ou Pnme de l acheteur, 10% e Autres termes et > B ROSSE AIK MONTRÉAL | QUÉBEC 7077 na*ReeubenesLsate?i5ArspuHiM7Y?I 231.ieadaBoi8aayi St-AsajuaSaQusSet 0881V8 Î8L (514,355-1tt»-* S* (514)366-7788 I Tel (4iS| 878-4881 f ex «.418) 87S1480 ¦MCAM11UR, LIQUIOAT\u20acUfs>ÉVALUATEUR I I a B 12 LA PRESSE MONTRÉAL, SAMEDI 1 NOVEMBRE 1996 Condamnation de Wang confirmée Rl NDRI RENDEZ-VOUS! Rue Sainte-Catherine Ouest 281-4781 Centre Rockland 739-5521, poste 251 Promenades Saint-Bruno 653^455, poste 2243 Galeries d'Anjou .353-3300, poste 3204 Carrefour Laval 687-1540, poste 3210 Mail Champ la in 466-3220, poste 215 Désoles, nous ne pouvons donner qu'un nombre limité de rendez-vous.Réservez votre place et votre trousse par téléphone en portant les frais à votre compte la Baie.la aie Œom pa q ni c De la Baie tôuteon VOUS AVEZ LE MEILLEUR LES iiil D£ L'ANNÉE 1996 Publiez dans La Presse une photo de votre petit chérubin né en 1996 V L pi VOL-IIIÇL UIMOI?Q IUUO IIUO ICUltUlO, V-Cl Çll V VIIQI IIIQII lj incomparable, unique.une soie! Le 31 décembre, La Presse publiera un cahier spécial: \"LÉS BÉBÉS Df L'ANNÉE 1996\".Si votre enfant est né cette année, vous pourrez enfin montrer à tout le monde celui ou celle qui illumine vos matins!!! Que vous soyez parent, grand-parent, oncle, tante, ou ami, réservez votre annonce dès maintenant pour seulement 29.95 $.taxes incluses.En primç La Presse offrira aux parents de ce bébé, le livre \"LA SAGE BOUFFE de 2 à 6 arts\" dm Louise Lambert-Lagacé, diététtet*.publié par les Éditions de l'Homme, une valeur de 19.95 $.Ce guide pratique saura guider nombre de parents afin que ce bébé soit initié à une saine alimentation LES I DiTONf, DC.L'HOMME 1996 i i i A LA UNE °U CAHIER Œs m m .de
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