La presse, 26 novembre 1996, B. Politique
[" B Montréal, mardi 26 novembre 1996 Politique ÉDITORIAL / OPINIONS / ARTS ET SPECTACLES La Presse L'EXPRESS POLITIQUE Immigration ¦ Ottawa a commandé hier un autre examen en profondeur de la question de l'immigration et des réfugiés.Il sera effectué cette fois par un groupe consultatif de trois membres, qui soumettra son rapport et ses recommandations dans un an, après les élections.Dirigé par un fonctionnaire à la retraite du gouvernement du Québec, Robert Trempe, il se composera également de Susan Davis et de Roslyn Kunin.« L'exercice de révision orientera les modifications futures de la législation et de la politique et nous équipera pour mieux relever les défis du 21e siècle », a expliqué la ministre Lucienne Robillard.Gilles Gauthier Un premier candidat réformiste au Québec ¦ Un avocat de Québec, Gilles Saint-Laurent, a décidé, hier, de briser la glace réformiste : il est le premier Québécois à annoncer son intention de briguer les suffrages sous la bannière du parti lors des prochaines élections fédérales.Il se présentera dans la circonscription de Louis-Hébert, un bastion bloquiste de la région de Québec, et, dorénavant, il sera aussi le porte-parole officiel du Parti réformiste au Que-bec.Son but : faire connaître le programme de la formation aux Québécois, une fa^on assurée d'obtenir des votes, croit-il.Une fois la philosophie réformiste connue, les Québécois ne pourront qu'appuyer ses représentants, a-t-il avancé.Présent aux côtés de M.Saint-Laurent, le chef réformiste, Preston Man-ning, a indiqué que son parti conservait toujours l'objectif, annoncé lors du congrès de juin dernier, de taire élire six députes au Québec.Presse Canadienne La bataille des médicaments ¦ Le gouvernement pourrait donner aux consommateurs les produits pharmaceutiques bon marché qu'ils réclament en changeant tout simplement les règlements qui retardent la commercialisation de copies moins onéreuses, ont soutenu hier les fabricants de médicaments non brevetés.« Les Canadiens sont en train de dire au gouvernement : \"Magnez-vous un peu et faites quelque chose au sujet du prix élevé des médicaments\" », a lancé Jack Kay, le président de l'Association canadienne des fabricants de produits pharmaceutiques.M.Kay a rendu public un sondage effectué par la firme Environics Research selon lequel trois personnes sur quatre ont répondu que les médicaments étaient trop chers.L'étude, commanditée par l'association, a aussi trouvé que, parmi les personnes consultées, deux sur trois étaient d'avis que les médicaments brevetés étaient trop protégés.Presse Canadienne Discours « rassembleur » ¦ Invité à faire part de ses impressions à l'issue du mouvementé congrès du Parti québécois du week-end dernier, le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, M.Guy Julien, a estimé que le discours final du premier ministre Lucien Bouchard avait été un discours rassembleur, même s'il ne tendait pas la main aux gens de Montréal-Centre, comme n'ont pas manqué de le faire remarquer plusieurs membres du PQ.M.Julien ne voit non plus aucune manoeuvre, ni calcul dans la décision du premier ministre de quitter temporairement le congrès, à la suite de l'annonce du résultat du vote de confiance envers le chef du PQ.« Ce n'est pas la première fois qu'une chose comme celle-là se produit, a-t-il dit, en faisant allusion au résultat du vote plus bas que prévu.Je me souviens du temps de René Lévesque, ça brassait aussi.» Selon Guy Julien, le Parti québécois est un parti avec des idées.« Mais il faut que nous soyons regroupes pour relever les défis des prochaines années.11 faut se préparer pour la souveraineté du Québec », a-t-il dit.Presse Canadienne Le premier ministre Jean Chrétien et le président des Philippines, Fidel Ramos, saluent les photographes avant d'amorcer une autre réunion du sommet de l'APEC, hier, à Subie Bay.Victoire nord-américaine au sommet de l'APEC Les tarifs douaniers sur les technologies de Vinformation seront réduits avant Van 2000 APePC SUBIC BAY Victoire commerciale pour les États-Unis et le Canada : les pays membres de l'APEC ( Forum de coopération économique Asie-Pacifique ) ont accepté hier une réduction des tarifs douaniers concernant les technologies de l'information avant Tan 2000.Le communiqué final du sommet de l'APEC, allant au-delà des recommandations faites la semaine dernière au niveau ministériel, répond en partie aux exigences nord-américaines.Mais il parle de « souplesse » et d'élimination « de façon substantielle » des tarifs douaniers.Cette formulation est surtout destinée à apaiser les pays pauvres qui redoutent de voir leur industrie de haute-technologie inondée par des importations moins chères si toutes les barrières douanières sont levées d'un seul coup.Autrement dit, ce texte permettra aux opposants à cette mesure, comme le premier ministre de Malaisie, Mahathir Mohamad, de faire valoir qu'ils n'ont pas cédé aux pressions américaines.Les 18 pays membres de l'APEC sont divisés sur la question de la libre circulation des technologies de l'information.Les plus gros, tels les États-Unis, le Japon, le Canada et l'Australie, souhaitaient la disparition de tous les tarifs douaniers pour le matériel informatique, les semi-conducteurs et les télécommunications avant l'an 2000.Les pays pauvres redoutaient pour leur part de voir leur industrie de haute-technologie inondée par des importations moins chères si toutes les barrières douanières étaient levées d'un seul coup.Quelque 6000 militants de gauche ont profité du sommet de Subie Bay, qui abritait autrefois la plus importante base militaire américaine en Asie, pour organiser une ma- nifestation visant a faire valoir que la réunion n'allait aboutir qu'à enrichir les membres de l'APEC les plus puissants et à affaiblir les moins riches.Jamais un sommet de l'APEC n'avait déclenché un rassemblement aussi important.Mais les forces de police ont arrêté les manifestants bien avant Subie Bay, entraînant un embouteillage monstre.Chrétien satisfait Le premier ministre du Canada, Jean Chrétien, s'est montré satisfait de la tournure des événements, se disant « heureux que nous ayons un engagement sérieux concernant les technologies de l'information ».« Les hommes d'affaires canadiens sont très anxieux de pouvoir profiter, le plus tôt possible, d'un marché ( des technologies de l'information ) affranchi de tarifs douaniers.» L'ajout de la notion de « souplesse » dans le communiqué final n'a pas diminué l'enthousiasme de M.Chrétien.« C'est bien mieux que de ne pas avoir d'accord du tout », a-t-il dit.Québec vérifie les pourboires auprès de 52 000 employeurs NORMAN DELISLE de la Presse Canadienne.QUÉBEC Dans le cadre de la lutte contre le travail au noir, le ministère du Revenu vient de faire parvenir une lettre à 52 000 employeurs de la restauration qui embauchent des travailleurs à pourboire.La lettre vise à obtenir de ces employeurs la liste des pourboires qui leur ont été déclarés par les employés.Le ministère pourra ainsi comparer cette liste avec celle des pourboires qui ont bel et bien été déclarés au fisc.Officiellement, la vérification vise à savoir si les employeurs ont correctement inscrit sur les formulaires les pourboires que, depuis 1982, les employés sont censés leur déclarer.En effet, certains employeurs comprennent mal le système et omettent d'inscrire sur les relevés pertinents les revenus de leurs employés provenant de pourboires, cC qui a pour conséquence qu'en fiflf d'année, certains serveurs de bar» ou de restaurants se retrouve» avec des montants élevés d'impôt S rembourser.Mais tout en vérifiant si les for» mulaires ont été remplis selon leè directives, le ministère en profitera pour vérifier si tous les employée ont bel et bien déclaré tous leurs revenus, croit le député libéral dej Nelligan ( Ouest de Montréal )» Russell Williams.2 Selon le député Williams, « \\& gouvernement avait promis de nç pas faire de chasse aux sorcières en luttant contre le travail au noir ».Or au lieu de procéder a des vé* rifications uniquement lorsqu'il y a des raisons de croire que de la frau* de a été commise, le ministère dti Revenu balaye systématiquement partout et « considère tout le monde comme des fraudeurs potentiels », a déploré le député.« Personne n'est pour l'évasion fiscale mais le fisc doit agir de façon responsable », croit le député de Nelligan.Reppelons que le gouvernement a lance il y a deux mois une vaste campagne contre l'économie au noir.Un des volets de cette campagne consiste à récupérer l'impôt qui n'a pas été payé sur les pourboires touchés par les serveurs dans les bars ou les restaurants.Le document du ministère évalue à « plusieurs dizaine de millions de dollars » les sommes qui pourraient être récupérées auprès des travailleurs de la restauration et de l'hôtellerie, car le secteur de la restauration « représenterait à hfl seul plus du tiers de l'ensemble du travail effectué au noir ».Déjà, en octobre, un projet-piloté a été mis en place dans la région de Laval, auprès de 1300 restaurant) et bars.Les établissements ont été visités par des vérificateurs el lei livres scrutés à la loupe.La semaine dernière, la CSN incitait par ailleurs le gouvernement à intensifier la lutte contre le travail au noir.Gérald La rose, président de cette centrale syndicale, deman* dait à l'État d'aller chercher des rej venus additionnels de 350 millions à cet égard.m Diverses mesures mises de l'avant dans le cadre de la lùltl contre le travail au noir l'an detftiet avaient permis d'amasser 763 mil* lions.La présence d'un sous-ministre ex-felquiste indigne les libéraux À 17 ans, Gaétan Desrosiers a été impliqué dans un attentat terroriste duFLQ * QUÉBEC Le critique libéral en matière de justice, Thomas Mulcair, trouve inacceptable que le gouvernement péquiste ait nommé à un poste de haut fonctionnaire quelqu'un impliqué dans un attentat terroriste du FLQ alors qu'il était mineur.L'attentat, perpétré le 5 mai 1967 dans la manufacture de chaussures La Grenade, avait causé la mort d'une dame de 64 ans et avait blessé plusieurs autres employés, dont une femme enceinte.Dans son édition d'hier, le quotidien The Gazette a indiqué qu'en novembre 1968, Gaétan Desrosiers, actuellement sous-ministre adjoint du ministre responsable de la région de Montréal, avait déclaré être allé porter la bombe dans le bureau de la manufacture, alors qu'il était âgé de 17 ans.Le haut fonctionnaire avait fait cette déclaration à la Cour du banc de la Reine alors qu'il témoignait au procès d'un suspect dans cet attentat.Selon The Cutzette.M.Desrosiers a été nommé à la haute fonction pu blique en 1994.Le député Mulcair s'est demandé comment une personne avec un tel passé pouvait assumer une des plus hautes fonctions de l'État.« J'aimerais savoir qui, autour de la table du Conseil des ministres, était au courant », a-t-il lancé au cours d'une entrevue téléphonique.M.Mulcair a spécifié qu'il ne voulait pas nier le droit du haut fonctionnaire à gagner sa vie, soutenant toutefois qu'il fallait tenir compte de la faute commise et du genre de poste qu'il détenait maintenant.11 a fait valoir qu'il s'agissait d'un poste qui demandait une certaine probité, et non pas d'une « quelconque jobine ».« Nous ne sommes pas en train de parler d'une bêtise d'enfance, d'une blague d'adolescent, a-t-il déclaré.Nous parlons de la mort d'un être humain.» Harel Appelée à commenter l'information, hier à Montréal, la ministre d'État de l'Emploi et de la Solidarité, Louise Harel, a dit trouver « tout simplement abject de rappeler des événements survenus il y a 30 ans ».« Il avait 16 ans.Il est maintenant un bon citoyen », a-t-elle commenté.La ministre s'en est prise au quotidien The Gazette pour avoir déterré cette histoire.« C'est inqualifiable, inacceptable », a-t-elle dit.Au bureau du ministre d'Etat a la métropole,Serge Ménard, ministère où travaille le haut fonctionnaire, le porte-parole, Simon Lacroix, s'est limité a indiquer que les « les implications juiidi-ques, puisqu'il s'agit de divulgation d'informations touchant un mineur » seraient examinées.Dossiers publics M.Mulcair a cependant nfftfml Louise Harel qu'il ne s'agissait pas d'un problème, parce que le journal n'avait fait que reprendre ce qui avait été mis dans des dossiers publics après que le jeune homme ait eu 18 ans.C'est la deuxième fois que les libéraux dénoncent la nomination d'une personne impliquée dans des actes du FLQ.-\"J jg Il y a deux semaines, ils ont révélé que le gouvernement péquiste avait nommé un ancien felquiste.Me Richard Therrien, au poste de juge à la chambre criminelle et pénale de la Cour du Québec, à Lon-gueuil.En 1971, M.Therrien avait plaidé coupable à une accusation de complicité après le fait pour l'enlèvement et le meurtre de Pierre Lapone.M.Mulcair a soutenu qu'il ne fallait pas voir là une chasse aux sorcières* «< Il s'agit de savoir comment un gouvernement, qui est sensé représenter l'intérêt du public, a pu nommer quelqu'un qui a causé la mort d'une personne, a-i-il declaie.' - si ça oui rM en cause n LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 26 NOVBMBR1 I>96 Editorial La Presse André Dfsmarais PKFiSIDliNT DU CONSEIL D'ADMINISTRATION Roger D.Landry PRÉSIDENT ET ÉDITEUR Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l' info r m at io n Alain Dubuc éditorialiste en chef Une vision économique archaïque M.r.i._ t Alain Dubuc u cours de son Congrès national, ce week-end, le PQ ne s'est pas seulement distingué par ses prévisibles divisions.Le parti a étalé ses dysfonctions même quand il parvenait à des consensus.C'est particulièrement le cas du stupéfiant chapitre sur l'économie, où les militants radicaux et modères ont réussi a s'entendre sur un projet carrément « déconnecté » du réel.¦¦¦¦¦¦mi À part la chicane sur le déficit, les thèmes économiques n'ont pas suscité un affrontement entre la gauche et la droite, mais entre le présent et le passé.La vision économique qui s'en dégage n'est pas social-démocrate, mais dirigiste, sur un mode archaïque, comme on pouvait l'être, il y a trente ans, dans des sociétés aussi différentes que le Japon, la Grande-Bretagne ou le Canada de Pierre Trudeau.Un projet qui conviendrait maintenant à des sociétés en pleine industrialisation, comme le Mexique ou la Corée.J Le programme repose sur un rôle accru de l'État qui, comme autrefois, élaborera une véritable stratégie industrielle, mais encouragera aussi des sociétés d'État sectorielles à exercer //;/ rôle-témoin majeur.Ce concept, il y a 25 ans, répondait au désir de l'Etat d'orienter les secteurs industriels et de compenser l'absence d'entreprises québécoises dans bien des domaines.U4JJ On met de l'avant une autre vieille idée, diversifier l'économie par l'implantation d'une stratégie de substitution des produits importés.Cette approche, qui consiste à fabriquer Uous-mèmes des produits plutôt que les importer, a été largement utilisée en Corée ou à Taiwan, dans les années cinquante.J Sur le plan fiscal, on vise à se détacher du modèle américain et canadien.Cela mènerait, bien sûr, à un impôt nettement plus progressif.Mais aussi à une fiscalité plus interventionniste, ce qui mène entre autres à favoriser les abris fiscaux.LK Le programme veut réglementer les investissements étrangers/- notamment pour protéger le secteur financier québécois et pour assurer le contrôle de certaines entreprises névralgiques.Mais surtout, on jongle avec l'idée d'inciter les entreprises étrangères à s'associer à des entreptrises québécoises, par exemple encourager les sociétés financières étran-gères à établir un siège social en territoire québécois et faciliter leur déploiement régional en les incitant à recourir à des intermédiaires du marché québécois.C'est le modèle Thaïlandais.U Nous parlerons peu de finances publiques, parce que le programme n'y consacre qu'une page, comparé aux six pages et demi pour le plein emploi.La réduction du déficit est perçue par certains comme un objectif en soi mais ne devrait pas être accomplie aveuglément au prix de toutes nos réalisations passées: Le nouveau programme, rappelons-le, se proposait d'offrir un regard neuf.U montre plutôt que le PQ vieillit mal et qu'il a le plus grand mal à s'affranchir du carcan des années soixante.En réfléchissant au Québec de Tan 2000 dans les termes que l'on utilisait au moment de son industrialitation, on plaque à une société riche et moderne des réflexes et une vision tiers-mondistes.Bien sûr, le programme du PQ n'est pas élaboré pour l'immédiat, mais en fonction de la souveraineté.Ce n'est guère plus rassurant car, si un jour le Québec devenait souverain, ce programme économique lui donnerait son coup de mort.À force de spéculer à vide sur un futur incertain, le programme économique du PQ se conjugue au futur antérieur.PURE tfv) 3>E SEM/&JE FfcOR SoQOUSj) =7 wons Rtstsvis Avez-vous voté ?CB est un euphémisme de dire que les élec-* lions d'hier dans le réseau québécois de la santé n'ont guère soulevé les passions.On peut même, sans risque de se tromper, présumer que la très grande majorité des électeurs ignoraient qu'ils étaient conviés à choisir leurs représentants au conseil d'administration de chacun de ces établissements.nnBHHHBMHM Le mieux qu'on puisse espérer, en attendant la publication des données définitives, c'est que le taux de participation de cette année n'ait pas baissé par rapport au dernier scrutin semblable, en 1992, alors qu'il n'avait même pas atteint.3 p.cent! À ce niveau d'apathie, on ne peut plus parler d'un problème d'absence de sens civique \u2014 comme c'est le cas lors des élections municipales \u2014 mais plutôt d'un processus inadéquat face à l'objectif visé.Un système boiteux parce que conçu à partir d'une conception théorique de la démocratie, mais sans tenii compte de la réalité.La théorie, c'est que les établissements de santé appartenant à tout le monde, il s'impose que le public soit représenté au plus haut niveau de direction de ces centres.D'où cet appel à tous, à tous les trois ans, pour combler les postes qui lui sont réservés dans les conseils d'administration des hôpitaux, CLSC, centres de soins de longue durée, d'hébergement, etc.Or la réalité indique que, mis à part les citoyens qui ont des motifs particuliers de s'impliquer dans ces questions \u2014 relations avec des bénéficiaires, préoccupation professionnelle ou ambition personnelle, intérêt politique, économique ou autre\u2014, à peu près tout le monde s'en fiche éperdument.Il serait trop facile de s'en laver les mains en disant qu'on a les administrations qu'on mérite.Et que les citoyens qui ne se prévalent pas de leur droit de vote n'auront qu'à s'en prendre à eux-mêmes si les choses ne vont pas ensuite à leur goût.Encore faudrait-il qu'ils sachent qu'ils peuvent avoir leur mot à dire grâce à des représentants qu'ils ont élus et dont ils connaissent les intentions, les priorités et les grandes orientations.Sur ce plan, avant de jeter la pierre aux électeurs, il faudrait à tout le moins s'interroger sur la remarquable discrétion dont tous les intervenants \u2014 ministère, établissements concernés, etc.\u2014 ont fait preuve sur la tenue de ce scrutin.Pierre Gravel Ces élections ne sont qu'un alibi pour donner une allure démocratique aux structures en place.Mais, par ailleurs, rien n'assure qu'une publicité plus efficace aurait comme effet de dissiper le cynisme instinctif d'une bonne partie des citoyens quant au pouvoir réel de leurs éventuels élus dans les appareils compliqués qui constituent ce réseau.Ce n'est pas face aux grandes questions de l'heure, comme la fermeture des hôpitaux ou le virage ambulatoire, que le public est indifférent.C'est devant l'impression qu'on veut lui donner que son opinion a de l'importance qu'il reste sceptique.Au vu de la complexité des problèmes soulevés et du poids réel qu'auraient ses représentants confrontés aux fonctionnaires et autres administrateurs patentés, on ne peut pas lui donner tort.Comme elles se déroulent actuellement, ces élections ne sont qu'un alibi pour donner une allure démocratique à la structure en place.Ce n'est pas en blâmant les électeurs qu'on améliorera les choses.C'est en remettant la procédure en question pour trouver un autre moyen d'amener les citoyens à se mêler de ce qui les regarde.LA BOÎTE AUX LETTRES Montréal, c'est toi ma ville.sans coeur ! ¦ Colère et honte, c'est ce que nous devrions ressentir chaque fois que nous poserons les yeux sur les lumières de Noèl installées dans nos rues par la Ville de Montréal, au côïii de 775 000 $.r\\\\ est injustifiable qu'en tant que population, nous permettions un tel affront à tous nos gens qui sont le besoin celte année.La situ ji ion est catastrophique.Notre ville est au deuxième rang parmi tous les pays « civilisés » pour le ivpmbre d'enfants qui ont faim.Ici, parmi nous, des parents ont à expliquer à leurs enfants que le Père Noël avait telle-à faire.n'est pas cette an- Pierre Bourque ment qtlSil venu née Ici, parmi nous, une école qui sert de modèle international, pour les enfants autistiques est a bout de souffle financièrement.L« parents, qui ont déjà à affronter des défis surhumains pour faire face au quotidien, doivent malmena oi essayer de ramasser des fonds pour en assurer la survie.Des hommes cl des femmes, de tous âges, qui vivent avec les grandes difficultés qui accompagnent toujours la maladie mentale, déambulent dans noire ville, découragés, affamés, privés des médicaments qui leur permettaient une lueur de bonheur.Alors si nous permettons cet abus.si nous acceptons de dépenser cet argent de façon si indécente.sans dire un mot.notre silence est honteux.Et s'il s'avère impossible de mettre fin à cette opération, alors notre colère est justifiée.Quoiqu'il en soit, ces lumières ne pourront jamais nous mettre dans « l'esprit des Fêtes ».Elles ne peuvent qu'éclairer le fait que nous sommes restés silencieux.que nous avons omis de réclamer cet argent pour nos frères, nos soeurs et nos enfants dans le besoin.Nous avons été sans coeur.Que nos lumières en témoignent ! Aline DUPUIS Montréal L'Ontario, un exemple à ne pas suivre ! ¦ Les gens confondent très aisément les circonstances politiques d'une province à l'autre.Par exemple, on en est rendu à accuser M.Bouchard d'être une sorte de Mike Harris alors que, vu de Toronto, M.Bouchard est plutôt une sorte de Bob Rae.Parce que nous vivons dans un système capitaliste, où il n'y a que l'argent qui compte et où les entreprises doivent faire des profits dans un environnement économique compétitif, les chefs d'État doivent faire du ménage dans les finances publiques.Bob Rae a essayé de trouver une forme de terrain d'entente avec les travailleurs pour qui il avait encore du respect.En essayant de conserver la perspective humaine dans ses politiques d'austérité, c'est-à-dire en consultant ( trop peut-être ) tous les intervenants, il s'est fait remplacer par un vrai coupeur de têtes.M.Harris ne fait pas de ménage : il coupe à qui mieux mieux et chez les plus faibles de préférence.Il n'y a pas de place pour l'humanité dans tout ça et le parti de Mike Harris démontre un mépris continuel pour les gens ordinaires.Au moins, M.Bouchard essaie encore de trouver des solutions avec les syndicats et non en dépit d'eux.Réveillez-vous et ne suivez pas l'exemple de l'Ontario ! Geneviève PROULX Décision douteuse MM.Lucien Bouchard et Jean Rochon.m Malgré toutes les représentations qui vous ont été faites, vous refusez d'inscrire sur la liste de la RAMQ le médicament Betaseron.Vous invoquez, sur la recommandation du Comité consultatif de pharmacologie, son manque d'efficacité.Vous n'êtes pas sans savoir que des études sur le Betaseron ont été faites au Québec et aux États-Unis.Est-ce à dire, messieurs, que le gouvernement du Québec n'a pas loi en la rigueur, le sérieux et l'expertise de ses médecins spécialistes ci des études qu'ils ont menées depuis près de 10 ans ?Serons-nous les derniers à reconnaître notre potentiel, alors que 11 pays ont déjà remis au Betaseron ses lettres de noblesse ?Il ne guérit pas la sclérose en plaques, comme la plupart des médicaments ne guérissent pas la plupart des maladies, mais son efficacité est sans équivoque : 30 % moins de crises, elles-mêmes 50 % moins graves et diminution de 58 % du nombre d'hospitalisa-tions.Son coût très élevé ( 18 000 $ / an ) nous préoccupe tous.Car c'est bien ce dont il s'agit, le coût.Les coûts d'hospitalisation, de rentes d'invalidité et de programmes d'aide sociale que vous assumerez demain pour les personnes que vous refusez d'aider aujourd'hui nous préoccupent aussi.Je croyais, messieurs Rochon et Bouchard, avoir droit aux mêmes égards que n'importe quel autre « malade » dans mon pays si social démocrate.Si la maladie neurologique la plus répandue chez les jeunes adultes québécois ne vous dit rien.donnez-nous sans tarder votre code d'éthique complet en matière de régime d'assurance UNIVERSEL afin que chaque Québécois puisse savoir dans quelle catégorie il se classe : Al, A2 ou.certifié « scrap ».Est-il tout à fait utopique et farfelu de croire en des discussions constructives entre le gouvernement, ses médecins, les compagnies pharmaceutiques et les compagnies d'assurances ?Élizabeth SÉVIGNY Laval Les jeunes Québécois ont-ils un avenir ?¦ La situation économique du Québec, ces derniers temps, est loin d'être rose ; taux de chômage de plus de 10 %, consommateurs dont le revenu disponible ne cesse de diminuer et qui craignent de perdre leur emploi à tout moment-Assis sur un banc d'école, à contempler la situation, on jurerait un scénario de catastrophe.Quel avenir s'offre à nous, jeunes diplômés de l'an 2000?Sera-t-il plus souriant ou plus noir qu'il ne l'est présentement ?Mais, en attendant notre diplôme, il devient de plus en plus difficile dans un marché de l'emploi incapable d'assimiler l'arrivée de nouveaux travailleurs, de se trouver un emploi d'été.Alors, lorsque le gouvernement décide de sabrer les dépenses de l'éducation et parle d'augmenter le coût des études universitaires, nos portefeuilles crient famine.D'un côté, on ne cesse de nous répéter que l'éducation supérieure est le meilleur moyen de s'assurer un avenir et, de l'autre, on nous met des bâtons dans les roues.Par ailleurs, comme la population en général s'appauvrit, en raison des difficultés économiques présentes, nos parents n'ont plus les moyens de financer nos études, encore moins si elles sont longues.Comme les emplois se font de plus en plus rares, on a nous-mêmes de la difficulté à financer nos études.Une seule option s'offre donc à nous : l'emprunt.Mais comment ferons-nous pour rembourser si nous sommes incapables d'entrer sur le marché du travail ?Angoisse d'une génération.Sophie TELLIER L'Assomption LA PRESSE, MONTRÉAL.MARDI 26 NOVEMBRE 1996 Opinions Il faut réinventer Montréal JOCELYN PROTEAU L'auteur est président et chef de la direction de la Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l'Ouest du Québec.Nous publions ici un extrait du discours qu 'il a prononcé, le 12 novembre, devant le Cercle canadien de Montréal.Il faut être réaliste : il y a à Montréal des problèmes criants qui doivent être résolus rapidement.Quand je parle de Montréal, mon analyse porte ici sur le Montréal-région ou Montréal métropolitain.Mais pour que cette entité fonctionne avec efficacité, il faut se défaire d'un handicap sérieux, et c'est le morcellement administratif.Comment faire fonctionner tout cet ensemble avec cohésion lorsque vous vous retrouvez avec une communauté urbaine qui compte 29 municipalités, et plus de 300 élus municipaux.La CUM compte plus d'élus que le Parlement fédéral ne compte de députés, sans compter la diversité des priorités d'une ville à l'autre.Ajoutons à cela que la ville-région compte 111 municipalités différentes et on comprendra tous facilement pourquoi il est si difficile d'avoir une vision commune et globale du Montréal métropolitain.On a franchi un pas dans la bonne direction, ces derniers jours, avec les résultats de la consultation du ministre de la Métropole, M.Serge Ménard.Sans entrer dans les détails, il me semble qu'un embryon de consensus s'est bel et bien dégagé sur la nécessité d'une meilleure concertation régionale.Mais il semble bien qu'à ce chapitre aussi, Toronto a su s'organiser mieux et plus vite.Alors que le Montréal métropolitain est fractionne en plus de 100 municipalités, le Grand Toronto en compte une trentaine.Il n'est pas surprenant que la capitale de l'Ontario nous paraisse mieux structurée et coordonnée.Mais comme rien n'est parfait, il semble bien que la tentative du gouvernement Harris de forcer la fusion des six villes-centres se heurte, et c'est le moins qu'on puisse dire, à de vives résistances.Certains seront sans doute portés à me dire que la centralisation n'est pas le remède miracle et que le vrai problème n'est pas là.À cela, je répondrai par une question.Est-ce que l'île de Laval serait le même pôle économique et social si on y comptait encore aujourd'hui les 16 administrations municipales différentes d'avant la fusion ?Je pense que poser la question, c'est y repondre.La solution réside certainement dans une diminution du nombre d'intervenants, pas dans une augmentation du nombre de paliers décisionnels.Montréal peut redevenir cette vide dynamique, vivante, accueillante, cette ville ou il fait bon vivre.Langue Un autre sujet, celui-là beaucoup plus délicat et explosif, est la question de la langue.Toucher à cette question, surtout en ce moment, ce n'est pas sans risque, mais il faut en parler.Rassurez-vous, je n'ai pas l'intention de m'embarquer aujourd'hui dans une polémique à la Howard Galganov ou à la Gilles R heaume.Je ne vous parlerai que d'affaires en m'appuyant plutôt sur une analyse fort sérieuse menée par MM.Brian Levitt et Henri-Paul Rousseau dans le cadre des travaux du chantier de Montréal dirigé par André Bérard.Assistés de Raymond Royer et Pierre Ducros, MM.Levitt et Rousseau ont su, dans leur analyse, faire ressortir les éléments qui sont perçus comme des irritants réels par les chefs d'entreprise et qui nuisent au développement économique de Montréal.Selon moi le caractère français du Québec et de Montréal constitue un atout et non un handicap ici en Amérique du Nord.Aucune autre grande ville nord américaine ne peut prétendre offrir ce cachet particulier.À cet égard, il me semble y avoir consensus tant chez les francophones que chez nos compatriotes anglophones ou allophones.Tout le monde reconnaît aussi la nécessité de protéger et développer ce caractère français tout en permettant au Québec et à Montréal d'occuper leur juste place dans une économie en évolution sinon en révolution.Et c'est ici que le bât blesse.Pour un nombre de raisons sur lesquelles il serait trop long d'épilo-guer, le Québec est l'objet de perceptions ou de préjugés pas toujours conformes à la réalité.Dans leur analyse, MM.Levitt et Rousseau démontrent que les lois linguistiques, particulièrement celles régissant la langue d'enseignement pour les gens temporairement installés ici, sont méconnues et mal comprises.Cette méconnaissance et cette incompréhension constituent un frein à la venue ici de ressources spécialisées dont les compétences sont recherchées par nos entrepri- ses, surtout celles de la nouvelle économie.On véhicule toute une série de clichés et de faussetés qui projettent une image d'intolérance.Il en résulte donc des perceptions incorrectes et il semble que ce soit davantage le cas dans le reste du Canada qu'aux États-Unis.Et ici, il faut nous garder de jeter le blâme aux politiciens.Ils ont voté des lois et adopté des règlements qui me semblent assez clairs et flexibles.Se pourraît-il que les irritants relèvent davantage d'une application journalière un peu trop serrée que de la volonté réelle des décideurs ?Lors du dernier Sommet économique, il s'est donc dégagé un consensus sur la nécessité de corriger ces perceptions en rétablissant les faits.Bref, ce n'est pas d'un changement de loi ou de règlement dont nous avons besoin, mais d'un bon plan de marketing et de communication pour faire connaître la réalité linguistique de Montréal et du Québec.Et pour conclure sur cet aspect, pourquoi ne pas suivre l'exemple de pays européens comme la Hollande ou la Suisse qui sont devenus de puissances commerciales de classe mondiale sans perdre leur personnalité.Ne pourrions-nous pas vivre dans une société où la culture commune est française, tout en commerçant avec le reste du monde en utilisant toute langue nous permettant de le faire efficacement ?Ouverture d'esprit Ne pourrions-nous pas accueillir ici toute une gamme de gens d'affaires, de chercheurs ou toute autre personne désirant travailler ici temporairement et faire en sorte que leur séjour soit le plus agréable possible et exempt de tracasseries inutiles ?Nous avons tout à gagner d'un esprit ouvert.Dans cette ère de globalisation, force nous est d'admettre que l'anglais est devenue le pont entre les gens d'affaires d'origines diverses.Lorsque les Français commercent avec les Japonais, ils le font en anglais.Lorsque les Allemands commercent avec les Chinois ou que les Espagnols le font avec des Thaïlandais, dans quelle langue le font-ils ?Il y a fort à parier que c'est en anglais qui est devenue la langue du commerce international.Lors du Sommet économique du mois de mars dernier, le chef de l'opposition officielle, M.Daniel Johnson disait : Il nous faut faire comprendre à nos concitoyens du Québec que l'anglais « ce n'est pas la langue de l'autre, mais bien tout simplement une autre langue ».Jocelyn Proteau Quant à la cohabitation des deux langues et des deux cultures au quotidien, je constate qu'une grande majorité des citoyens des deux communautés la vivent généralement dans une harmonie presque complète.Et les exemples abondent.Personnellement, j'ai vécu le regroupement de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain et du Montréal Board of Trade et je n'y ai pas senti de tensions linguistiques particulières.J'ai aussi l'honneur de coprési-der la campagne Centraide 96 avec David Johnston.Notre cabinet regroupe des gens tant d'un groupe linguistique que de l'autre et l'harmonie y règne en maître.Dans les deux cas, j'y ai vu beaucoup d'ouverture d'esprit et la communication se faisait dans la langue de choix des participants et tous ont toujours respecté cette dualité.Je dois admettre honnêtement d'ailleurs que le partage de la langue utilisée dans ces deux situations n'est pas et n'était pas de 50/ 50, mais plutôt 75 % en français et 25 % en anglais.Il nous faut vite faire disparaître les images d'intolérance et étaler plutôt les vraies réalités de tous les jours qui sont nettement plus nombreuses et positives que ce que certains véhiculent.Heures sombres Montréal est aussi devenue la capitale canadienne de la pauvreté.C'est une réalité qui est là bien présente tant du point de vue statistique que du point de vue visuel.Avec quelques centaines de mil- liers d'assistés sociaux et un -tau* de chômage qui gravite autour de 13%, depuis quelques année* Montréal vit à ce niveau les heures les plus sombres probablement depuis sa fondation.Elle détient également le triste championnat du décrochage scolaire.Comment avons-nous pu en arriver là ?Tout d'abord, comme le reste du pays, Montréal est en train de restructurer son économie.Le phénomène est encore plus perceptible ici parce que notre secteur manufacturier, même s'il n'a pas globalement rétréci de façon dramatique, s'est néanmoins profondément transformé.Les nouvelles entreprises, telles le secteur aéronautique de Bombardier, requièrent une main-d'oeuvre beaucoup plus qualifiée que, par exemple la Vicker's ou les ateliers du Canadien Pacifique d'il y a quelques années.Le régime fiscal municipal n'aide pas non plus Montréal.La villc-centre est aux prises avec un far-^ deau social et économique particulier que les autres sont peu enclins à partager tout en capitalisant sur la réputation et le dynamisme économique de Montréal.Par exemple, on recense sur l'île de Montréal 1 169 000 emplois, alors que l'île au grand complet ne, compte que I 800 000 habitants.C'est donc dire qu'environ 400 000 personnes, dont je suis, viennent chaque matin de la banlieue travailler à Montréal.C'est donc dire que près du tiers des emplois sont occupés par des non-résidents de Montréal.Je pense qu'un nouveau pacte ou un nouveau régime fiscal s'impose pour soulager la ville centre et mieux répartir tant les responsabilités que les revenus.En ces quelques minutes, je ne pouvais pas prétendre tout dire ou tout régler.Ce que j'ai plutôt tenté de faire, c'est de faire une analyse qui se voulait la plus objective possible de ce qui nous avantage et de ce qui nous défavorise.Ce que je veux passer comme message aujourd'hui, vous l'aurez compris c'est ceci : Nous avons des forces, nous en avons beaucoup.Soyons-en conscients et misons sur elles.Nous avons aussi des faiblesses, des désavantages.Attaquons-nous sans délai à ces questions, trouvons leur solution.Montréal redeviendra cette ville dynamique, vivante, accueillante, cette ville où il fait bon vivre.Cessons d'être nostalgiques, de vivre dans les années 60.(.) Jocelyn Proteau Combien d'emplois pour les femmes?Si rien n 'est fait pour contrer les tendances actuelles, un des résultats du Sommet sera de maintenir et même d'accentuer la ségrégation du marché du travail H ».| 11 DIANE LEMIEUX L 'auteure est présidente du Conseil du statut de la femme.Quand on fait le bilan du Sommet sur l'économie et l'emploi, il faut d'abord saluer les annonces qui auront des répercussions positives sur l'emploi pour les femmes.Les congés de maternité payés étendus à l'ensemble des femmes, y compris les travailleuses autonomes, constituent la pièce la plus importante de ces annonces.Depuis longtemps réclamé par les femmes \u2014 et proposé par le CSF dès 1990 \u2014, cet élargissement des congés de maternité correspond au nouveau marché du travail dans lequel les jeunes femmes se retrouvent en très grand nombre comme travailleuses à statut précaire ou travailleuses autonomes.De plus, l'allongement du congé parental, qui donnera aux deux parents la possibilité de rester auprès de leurs nouveau-nés plus longtemps, permettrait de créer plusieurs emplois.Il faut se réjouir également de la promesse d'améliorer les services de garde à la petite enfance pour les rendre plus accessibles.En plus d'être une source d'emplois pour les femmes, les services de garde sont une condition essentielle de l'accès au marché du travail pour les parents, en particulier les mères d'enfants d'âge préscolaire.L'ensemble de ces mesures seront d'autant plus significatives si leurs coûts sont partagés par l'ensemble des contribuables et non pas uniquement par les familles.Certains projets issus du chantier sur l'économie sociale touchent plus particulièrement les femmes qui en sont à la fois les instigatrices et les bénéficiaires directes ou indirectes.On pense en particulier aux centres de services en périnatalité, de même qu'aux services d'aide à domicile.Cependant comme le signalait la présidente du chantier sur l'économie sociale, il faudra éviter que ces nouveaux emplois remplacent des emplois déjà existants, particulièrement dans le secteur public, si l'on veut que l'économie sociale garde ses lettres de noblesse récemment acquises ! Voilà donc pour les bonnes nouvelles où les femmes sont clairement gagnantes puisque ces projets viendront faciliter leur insertion sur le marché du travail et qu'ils s'inscrivent dans les efforts à faire pour adapter le marché du travail aux nouvelles réalités socio-économiques.Mais qu'en est-il des autres secteurs, des autres chantiers ?Sont-ils aussi prometteurs pour les femmes?Quelles sont les perspectives d'emplois ?Casques jaunes « Le Sommet va être un succès quand on va voir du monde avec des casques jaunes sur la tête dans les rues, dans les chantiers ! » Voilà comment M.Daniel Johnson imaginait des lendemains fructueux au Sommet.Et il n'est sans doute pas le seul.Si rien n'est fait pour contrer les tendances actuelles, un des résultats du Sommet sera de maintenir et même d'accentuer la ségrégation du marché du travail.Ainsi, dans les annonces du Groupe de travail sur l'entreprise et l'emploi, on retrouve notamment un programme d'efficacité énergétique, la cueillette sélective et plusieurs projets liés à l'informatique.Ce chantier prévoit la création de quelque 28 000 emplois.Le Groupe de travail sur les régions et les municipalités propose la création de 14 250 emplois, entre autres, un réseau de sentiers de motoneige, un centre d'incubateur d'entreprises technologiques dans les secteurs de l'aéronautique, de l'agro-alimen-taire, du textile, des matériaux composites et de l'énergie, la création d'un consortium pour la transformation de la biomasse, la construction d'une mini-centrale scierie et Diane Lemieux pisciculture, le traitement du lisier de porc, la construction d'habitations et l'implantation de parcs éoliens ; enfin, du Groupe de travail sur la relance de la métropole, on peut retenir le projet de Gazoduc Montréal-Boston, le prolongement de la route 25 Nord, l'amélioration des infrastructures routières, l'agrandissement du Palais des congrès.Tout cela contribuerait à créer 9 092 emplois.En somme, des projets qui tournent autour de l'exploitation des ressources naturelles, la construction, l'informatique, les télécommunications et la haute technologie et, à l'autre extrémité, autour de la récupération.Lorsqu'on examine la réalité actuelle, on est en droit de craindre que les femmes ne bénéficient pas de ces emplois autant que les hommes.Rappelons que, dans le domaine du bâtiment, les femmes représentent 2,4 % de la main-d'oeuvre actuelle, dans l'industrie de la transformation, 22 %.Du côté de la relève, la tendance se maintient : en formation professionnelle, niveau secondaire, les étudiantes en électrotechnique étaient, en 1991, 1,5 %, en hydrothermie, 0 %, en mécanique, 2,7 % ; en aérotechnique, 39,4 %.Les autres voies d'avenir que représentent l'informatique et la haute technologie en général ne sont pas encore des secteurs très féminisés ou en voie de l'être puisque, en 1993, par exemple, dans les sciences appliquées, les diplômées ne représentaient que 23 % des finissants au niveau du bac.En informatique, plus précisément, les étudiantes constituent 17 % des effectifs au DEC, 22 % des diplômés universitaires au 1er cycle, 27 % des diplômés de maîtrise et 15 % attf niveau du doctorat.rj » t Les pistes d'action Les participants au Sommet ont dégagé les conditions essentielles à une relance durable dont, notamment, l'accroissement du nombre d'étudiants dans le secteur professionnel et technique, une augmentation de 15% par année du nombre de stagiaires en entreprise, la mise en place d'un régime d'apprentissa-1 ge, un soutien accru à l'entrepreneuriat.Pourtant, comme le CSF l'affirmait dans sa déclaration « Pour repartir du bon pied » quelques jours avant le Sommet, des efforts ' pour rejoindre et inclure les femmes doivent faire partie intégrante de ces conditions.(.) Enfin, il serait utopique de croire que seule la diminution des prestations de l'aide sociale provoquera une réintégration massive au marché du travail.Pour les personnes qui ont quitté depuis longtemps ce marché, et c'est le cas de plusieurs femmes chefs de famille monoparentale, pour les femmes dont le niveau de scolarité est peu élevé, pour tel - ' les dont l'expérience tourne autour de leur rôle parental, pour les femmes immigrantes qui ne maîtrisent pas encore le français, les emplois sont rares, encore plus rares.Il fau- > dra non seulement être réaliste mais également, inventer des « passerelles » adaptées qui reconnaîtront leur expérience et leur permettront de hausser leur niveau de compétences professionnelles.Pour briser le cercle vicieux d'un marché du travail qui exclut les femmes ou les maintient dans des ghettos d'emplois, il faut une concertation et des efforts intenses et ciblés de tous les niveaux : le ministère de l'Éducation, les cégeps et les universités, la Société québécoise de la main-d'oeuvre, les entreprises, les guichets multiservices locaux, les organismes en développement économique.Et les femmes elles-mêmes, qui deviendront, st les conditions préalables sont réunies, les meilleures agentes de ce changement. B4 LA PRISSE, MONTRÉAL, MARDI 26 NOVEMBRE 1996 Arts et spectacles Les Génie : Crash mais surtout Lilies et Le Polygraphe Une trentaine de sélections pour les films québécois Presse Canadienne TORONTO Des amants titillés par les collisions violentes, un eveque catholique forcé par un groupe de détenus de revivre son passé homosexuel, un vampire qui mâchonne des rats pour supprimer sa soif de sang humain.Voilà un mince échantillon des thèmes peu ordinaires de la cuvée 1996 des films sélectionnés pour les prix Génie, qui seront remis demain soir à Toronto par l'Académie canadienne du cinéma et de la télévision ; la cérémonie sera diffusée sur les ondes du réseau anglais de Radio-Canada.Cette année, tous les yeux se tournent vers Crash, le drame sensuel et cataclysmique de David Cronenberg qui a fait jaser d'Atlanta à Cannes.Le magnat des médias Ted Turner a réussi à en retarder la sortie sur les écrans américains jusqu'à l'an prochain, et il a été interdit dans les salles obscures de Londres.Hué au Festival de Cannes, il y a néanmoins remporté un prix spécial du jury pour son « audace ».Et l'Académie a annoncé qu'il avait déjà décroché la « Bobine d'or » pour le film qui a rapporté les plus fortes recettes au pays cette année, soit 1,23 million de dollars.Mais même avec ses cinq sélections.Crash n'est pas le favori.Cet honneur va à Lilies, adaptation de la pièce de théâtre Les feluettes, une coproduction réalisée par John Greyson, qui se classe finaliste dans 14 catégories.Les films québécois ont recueilli au total une trentaine de mises en nominations.Le Polygraphe, de Robert Lepage, est en lice dans neuf catégories, dont celles du meilleur film, de la meilleure réalisation et du meilleur premier rôle féminin, avec Marie Bras- sard.Louise Portai pourrait elle aussi aspirer au prix du meilleur premier rôle féminin pour son interprétation dans Sous-sol.Guy Dufaux, pour Le Polygraphe et Sylvain Brault, pour Rowing Through, ont été mis en nomination dans la catégorie direction photo.Gilles Carie, pour Pudding chômeur et Pierre Gang, pour Sous-sol, sont en lice pour le meilleur scénario original.Et Une vie comme rivière, de Diane Cailhier et Alain Chartrand, est candidat au prix du meilleur long métrage documentaire.TQS grogne : ses chiens passent à TVA TELEVISION Louise Cousineau Grande amateure de chiens, la patronne de Télévision Quatre Saisons Claire Samson avait quelque peu envie de mordre hier en confirmant que son réseau a perdu la série Un monde de chiens.C'est TVA qui a raflé le morceau.Vous verrez des extraits de ce futur téléroman, un genre de Dynastie où tous les rôles sont tenus par des chiens, au Match de la vie ce soir à 21 h.« Disons que je grogne pas mal fort », a dit Mme Samson.Télévision Quatre Saisons s'est intéressée très tôt à la série produite par la montréalaise Michèle Raymond, de Punch International.En confirmant son intérêt, TQS permettait à la production de prendre son envol, et pour le financement, et pour les ventes à l'étranger.Voilà qu'au Marché international des programmes ( le MIP TV ) à Cannes en avril dernier, la productrice a trouvé plein de réseaux étrangers qui se sont mis à saliver sur son concept canin.Ils en voulaient 26 épisodes.Or, TQS ne s'était engagée que pour 13 épiso- des d'une demi-heure.Mme Raymond a voulu persuader TQS de monter à 26 épisodes.Mais Mme Samson a refusé : un concept aussi nouveau où les chiens parlent est risqué, et doubler le nombre d'épisodes coûtait deux fois plus cher.«< Je voulais voir un épisode terminé avant de m'embarquer.» Claire Samson déplore que la productrice se soit servie de TQS comme déclencheur de sa série, pour ensuite se tourner vers le réseau TVA, qui a sauté sur cet os appétissant.Les 26 épisodes.« Nous avions travaillé quatre mois sur ce projet avec Mme Raymond », dit Mme Samson en se retenant de japper.On constate donc qu'à la veille de la fusion possible entre TQS et TVA, les deux réseaux se comportent encore comme.chien et chat.Mme Samson a refusé de préciser si elle devait un chien de sa chienne à Mme Raymond.« Je suis très fâchée », s'est-elle contentée de dire.Au secours ! ¦ Rien n'est plus frustrant que de découvrir une série quand elle est presque terminée.C'est arrivé à une lectrice de La Presse, Mme Lucie Champagne, avec La Chambre des dames.Mme Champagne a cherché partout, elle n'a pas trouvé la série complète sur cassettes.Aucun diffuseur ne peut nous dire si la série va repasser bientôt.Si jamais un lecteur de La Presse a conservé cette belle série qui se déroule au Moyen-Âge, il peut téléphoner à Mme Champagne au 369-6038, région de Montréal.Le groupe Soul Coughing Sainte Thérèse préservée L'interdiction par les autorités britanniques d'un film illustrant des rêves erotiques de sainte Thérèse d'Avila n'est pas contraire aux règles démocratiques.C'est ce qu'ont statué les juges de la Cour européenne des droits de l'homme, dans un arrêt rendu hier à Strasbourg.Le cinéaste Nigel Wingrove avait saisi la cour après l'interdiction par le British Board of Film de son film de 18 minutes.Visions d'extase inclut une scène montrant un acte sexuel entre la sainte et le Christ en croix.Les juges ont estimé qu'il s'agissait d'une invitation au voyeurisme erotique, susceptible d'outrager les sentiments religieux.Soul Coughing : irrésistible félicité.Ah oui ?ALAIN BRUNET Irrésistible félicité ( traduction libre de Irrésistible Bliss ) est un titre d'album lancé en toute ironie ; sur le nouvel album du groupe Soul Coughing.On y cause évidemment du contraires La plupart de ces chansons sont quasi psychotiques, chansons d'amour au sujet de la peur et l'espoir simultanés d'un coup de fil passé par l'être cher », résume M.Doughty, le ton sec et monocorde.Comment vivre dans un secteur branché de New York, frayer avec les plus valeureux fantassins de l'avant-garde pop et ne pas carburer à l'ironie ?Comment, au fait, l'âme peut-elle tousser béatement ?Comment aimer accorder des interviews lorsqu'on est chanteur de Soul Coughing ?Bien peu de choses à dire au bout du fil, ce M.Doughty \u2014 non, ce n'est pas l'être cher qui lui a téléphoné ! Le chanteur et auteur de Soul Coughing est un tantinet baveux, faut dire.À Bourges au printemps dernier, il avait harangué un auditoire amorphe, lui avait crié des noms.Rien de moins ! Suggérez à l'artiste de commenter ses meilleurs textes, il vous dira qu'il en est incapable.Voyez le genre ?OK, mon vieux, on va faire ça court.Baveux ou pas, il faut admettre que M.Doughty est à la tête d'un groupe formidable.Que Tchad Bla-ke ( aller ego de Mitchell Froom, mari et producteur de Suzanne Vega ) s'est brillamment commis à la table de mixage, que David Kahne ( producteur de Tony Bennett ! ) et Steve Fisk ( Dub Narcotic ) ont réalisé Irrésistible Bliss ( étiquette Slash ).Comment décrire le passage du premier au deuxième chapitre ?« Le nouvel album est mieux structuré que le premier, observe l'interviewé.Youget everything qukker.Ce nouvel album est davantage un disque de chansons Pour ce qui est du reste, c'est le même groupe, le même monde.» Sur Ruby Vroom, premier album de Soul Coughing ( réalisé par Tchad Blake ), une porte était aussi ouverte au jazz : le riff de Misterioso ( Thelonious Monk ) était un indice probant d'une vaste culture musicale.Sur Irrésistible Bliss, des échantillonnages de jazz primitif sont aussi repérables.La porte n'est pas ouverte à l'improvisation pour autant, dira M.Doughty.« Nous construisons nos chansons autour du groo-ve, mais nous évitons les solos.C'est qu'il n'y a aucun John Coltrane parmi nous.Nous visons plutôt à travailler ensemble comme si le groupe ne jouait que d'un seul instrument.Il vaut mieux s'en tenir à la création de chansons solides.» Rappelons que la torréfaction de Soul Coughing avait épaté la galerie deux ans plus tôt.Le traitement synthétique des sons ( Mark De Gli Antoni ), les riffs simples de la guitare ( M.Doughty ), le groove naturel de la batterie ( Yuval Gabay ) et de la contrebasse ( Sébastian Sleinberg ) produisaient une tension unique entre approches analogique, acoustique et numérique.C'est toujours le cas avec Irrésistible Bliss, dont la matière sera livrée ce soir au Fouf.M.Doughty est aussi conscient que le nouvel album de Soul Coughing excite un peu moins.« C'est normal.La machine du showbiz se nourrit essentiellement de nouveauté.Et puisque nous en sommes à notre deuxième disque, nous formons déjà un vieux groupe », laisse-t-il tomber, indolent.Rien d'autre à ajouter, M.Doughty ?« Pas vraiment.Tiens, je pourrais vous dire qu'il est formidable d'être millionnaire.» Décidément.SOUL COUGHING se produit ce soir au Fouf, précédé de Failure Deux orchestres, deux violons MUSIQUE Claude Gingras e quatrième programme de la série « Grands Concerts » de l'Orchestre Symphonique de Montréal marque les débuts ici du chef allemand Ingo Mctzma-cher.Âgé de 39 ans, cet ancien élève de Stockhausen et spécialiste de tk musique contemporaine est actuellement le principal chef invité à l'Orchestre Symphonique de Bam-berg et prendra l'an prochain la direction musicale de l'Opéra de Hambourg.Il a fait ses débuts en Amérique au printemps dernier à New York et Los Angeles et y revient celle saison pour des concerts avec différents orchestres, dont Clevé I and et Montréal.Donné or soir et, exceptionnelf\" ment, jeudi soir ( a cause de l'offé- ra ), à 20 h, salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, le programme est partagé également entre Men-delssohn et Stravinsky.Du premier, on entendra 4'ouvertu re de concert Meeresstille und glûck-liche Fahrt ( « Mer calme et heureux voyage » ) et le célèbre Concerto pour violon joué par Shlomo Mintz ; du second, la Symphonie en trois mouvements ( non jouée à l'OSM depuis 1982 ) et la suite de 1919 du ballet L Oiseau de feu.Demain soir, 20 h, salle Maison-neuve de la PdA, l'Orchestre Métropolitain retrouve son nouveau chef, Joseph Rescigno, absent lors du dernier concert.Comme à l'OSM, un concerto pour violon est au programme : le Sibelius, que jouera Denise Lupien, violon-solo de l'OM.Programme complété par l'ouverture de l'opéra Oberon, de Weber, et la troisième Symphonie \u2014 la fameuse Eroica \u2014 de Beethoven.Le Forum des Compositeurs ¦ C'est la dernière semaine du troisième Forum international des Jeunes Compositeurs, présenté à la salle Claude-Champagne par le Nouvel Ensemble Moderne de Lorraine Vaillancourt.Les sept oeuvres en compétition \u2014 de sept compositeurs d'autant de pays \u2014 sont jouées en concert ce soir et jettdi Ingo Metzmacher, chef invité à l'OSM cette semaine.soir, 20 h ( les dernières répétitions publiques ont lieu demain, 9 h 30 et 13 h 30 ).Après le concert de jeudi soir, le jury choisira les trois oeuvres gagnantes et annoncera son choix vers 23 h 30.Au concert de clôture, samedi soir, 20 h, on entendra les trois oeuvres primées et, selon la tradition, une création québécoise, ceHc fois signée Myke Roy et intitulée L'Écologie du Prozacen milieu urbain.Kuerti ce midi ¦ Aujourd'hui, 13 h, au Mégastore HMV ( angle Sainte-Catherine et Peel ), Analekta lance l'enregistrement intégral des 32 Sonates pour piano de Beethoven d'Anton Kuer- ti.Il s'agit du report en compact ( un coffret de dix disques ) d'enregistrements réalisés il y a une vingtaine d'années et publiés en 33-tours par la marque Aquitaine.Le pianiste torontois sera présent et autographiera des exemplaires du coffret.Opéra, lieder, clavecin ¦ L'Atelier d'opéra de McGill présente une version demi-scénique de Dido and Aeneas.de Purcell, ce soir et demain soir, 20 h, au Red-path Hall de l'université.Jeudi, 19 h 30, au Pollack Hall, aux concerts publics CBC : intégrale du cycle Die schone Mullerin ( « La Belle Meunière » ), de Schubert, par le baryton Kevin McMillan et le pianiste Paul Stewart.Vendredi, 20 h 15, Chapelle Saint-Louis de l'église Saint-Jean-Baptiste : les Variations Gold-berg, de Bach, par Luc Beauséjour au clavecin.Noël à l'OSM ¦ L'Orchestre Symphonique de Montréal présente un concert populaire sur le thème de Noël dimanche, 14 h 30, salle Wilfrid-Pelletier de la PdA.Jacques Lacombe dirigera alors un programme varié ( CasM Noisette, Symphonie des jouets.Valu des patineurs, etc.) et Marie Michèle Desrosiers et un choeur d'en («mis chanteront quelques pages tle circonstance^ LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 26 NOVEMBRE 1996 Cl LES GRANDS EXPLORATEURS - ¦.\u2014\u2022-¦-\u2014\u2014 \\>t t, AV I N t II M | P A M l l M A O f Pruonti- par Émouvant hommage de la France à Liliane Macdonald-Stewart MICHEL DOLBEC de la Presse Canadienne.PARIS Émue aux larmes, la discrète mais influente mécène montréalaise Liliane Macdonald-Stewart a reçu hier soir à Paris les insignes de Chevalier de la Légion d'honneur.La décoration lui a été remise au Palais du Luxembourg par le président du Sénat, René Monory, un vieil ami de Mme Macdonald-Stewart et de son mari, le géant du tabac décédé en 1984.«< Entre nous, c'est une très vieille histoire, a raconté M.Monory.Je connais Liliane depuis près de 20 ans.Elle et son mari formaient un couple exceptionnel, qui partageait un même amour de la culture française.C'est une grande Canadienne et une grande amie de la France.On rencontre rarement quelqu'un d'aussi passionné, enthousiaste et généreux.» La Légion d'honneur a donc été remise à la présidente de la Fondation Macdonald-Stewart « en reconnaissance de son action remarquable pour la mise en valeur et la conservation du patrimoine culturel et historique de la France et du Canada.» Déjà couverte d'honneurs ( Officier de l'Ordre national du Québec, Chevalier des Arts et des Lettres en France, Grande Montréalaise, etc.), Mme Macdonald-Stewart a accepté cette nouvelle distinction avec une émotion si vive Liliane Macdonald-Stewart qu'elle l'a rendue muette un moment.« Vous ne rencontrerez personne de plus heureuse et plus fière que moi ce soir, a-t-elle dit.C'est un grand honneur pour moi et mon mari, » D'origine « européenne * ( elle est née dans ce qui est maintenant la République tchèque et a grandi en Egypte ), Mme Macdonald-Stewart a créé avec son mari la Fondation qui porte son nom.Elle préside aussi le Musée Stewart de l'île Sainte-Hélène ainsi que le Musée des arts décoratifs, installé au Château Dufresne.À la tête de la Société des amis de Jacques Cartier, elle a Joué en France un rôle de premier plan dans l'acquisition et la restauration du Manoir Jacques Cartier, à Saint-Malo, transformé en musée il y a quelques années.Elle a aussi contribué à la mise en valeur de l'église de Brouage, en Charente-Maritime, le lieu de naissance de Samuel de Champiain, désormais orné de vitraux racontant l'histoire de la Nouvelle-France.L'action de cette collectionneuse avertie ne se limite pas à la préservation des vieux monuments.Sa fondation soutient aussi la recherche médicale, dans les domaines de la santé publique et de la nutrition notamment.Elle a aussi financé l'achat d'équipements de haute technologie dans des hôpitaux et la construction d'immeubles sur de nombreux campus universitaires canadiens.Ce qui lui tient le plus à coeur reste toutefois la sauvegarde du patrimoine, un « travail » à côté duquel toutes les décorations du monde sont finalement « peu de chose ».Sept mille Français suivent Johnny Hallyday à Las Vegas Agence France-Presse LAS VEGAS Environ 7000 fans venus de France ont applaudi les « débuts » américains de Johnny Hallyday sur la scène de l'Alad-din à Las Vegas.Les spectateurs, admirateurs inconditionnels de Johnny, 53 ans.avaient acquitté, au départ de France, quelque 2000 dollars, forfait comprenant le voyage, quatre nuits à l'hôtel, un petit circuit touristique et l'entrée au spectacle.À quelques heures du show, on pouvait encore trouver des billets « bradés » sur place, à 200, 100 et 50 dollars.Johnny Hallyday a dédié la soirée à son maître et modèle Elvis Presley.Le chanteur a offert un répertoire puisant dans ses titres les plus rock, avec des adaptations en français de classiques signés Chuck Berry, Little Richard, Eddie Cochran ou Gene Vincent.\tL'OLYMPIA UN.m tu Ctmmim I\t25 NOVEMBRE AU 1\" DÉCEMBRE Un .Mar.Mef : 20 h « Jeu.Ven.Sam :19h Dim 13 h 30 *taA \u2022'«\u2022\"\u2022Mercure \u201e DÉCEMBRE ^qB^ Centre Pierre-P*l jd>«u ^f 19 h 3M.tout Dt Mu M\u2014m» Est\t\t \u2022 Egiltmtnt présenté à :\t\t\u2022 WttÊéà Nird Ceoep Mone-VKioon 19 ou 21 novembre \u2022 Levé.Soit Andre-Moth.*, 2ou8efl9dec \u2022 Seinl Hyedefte Auditorium de NT A.9 décembre \u2022 SemHérêeM PoryvoJente 10 décembre \u2022leefeeei Eglue N0 -de-foHrno 12 ou 16 décembre m A.$A John David De Haan Mark Delavan Yun Deng Tonio di Paolo Richard di Renzi Nina Edwards Rosalind Elias John Fanning Manon Feubel Hélène Fortin Jane Giering-De Haan Allan Glassman Sharon Graham Eric Halfvarson Thomas Hammons Theodora Hanslowe Kathleen Hegierski Carolyn James Patricia Johnson Joanne Kolomyjec Louis Lebherz Plus de quarante solistes sur scène Une grande fête de Vart lyrique L'Orchestre Métropolitain dirigé par Mark Flint, Joseph Rescigno et Alfredo Silipigni avec la participation du choeur de L'Opéra de Montréal Le jeudi 12 décembre 1996 19 h 30 Salle Wilfrid-Pelletier \u2014 Place des Arts Aussi l'intronisation au Panthéon canadien de l'art lyrique de Jacqueline Desmarais, Claire Gagnier et Richard Verreau Cette soirée bénéfice est organisée conjointement par L'Opéra de Montréal et la Guilde de L'Opéra de Montréal.Victor Ledbetter Ermanno Mauro Erie Mills Sherrill Milnes Kevin McMillan Erich Parce Susan Patterson Maria Popescu Gino Quilico Louis Quilico Michael Rees Davis Christopher Robertson Linda Roark-Strummer Joseph Rouleau Craig Sirianni Pamela South Diana Soviero Jean Stilwell Stefan Szkafarowsky Jeanine Thames Richard Troxell Irena Welhasch 5* Billet: 100 $ (Un reçu pour usage fiscal sera émis au montant admissible) Billets en vente à L'Opéra de Montréal: 985-2258 et aux guichets de la Place des Arts: 842-2112 A RÉKO-DÉPÔT Stone- Consolrdated t- \u2022 canam manao La Presse Canadien Pacifique Banque Scella S air canada Limitée BANQUE CÏB8 «Ut BANQUE IAURENTIENNE CD BANQUE ROYALE NATIONALE DEPUIS 1846 cft> DQrVTTAF\t\t \t\tnn^Bn^n» * \t\t Place des Arts WINANT ENTREPRISES i i « \u2022 ¦ » » du Maurier MH41M4 1.±}Q T f CK0I la manchette à Piment Fort en collaboration avec La Presse lUfvfci PIMENT FORT é» Ml « ^ wfcÉl ê II h 30 m *éum TVA t mtn h ¦¦itiWi vtfcttt é> |Mr.Écwtn CX0I «I Y'É TROP M BONNE HEURE, él L,\u201e ftl - ->\u2014 -*t \u2014 \u2014 A__JM- nA I\u2014 I n im m II m i \u2014|, - I - HKHM UV VtHUI tW tl BOltZ OVrOUl wQ fOWmsM PVS ITOU ¦A^J^eA a« DK^^^\u2014A m\" bah ^_ ^^^^aAl A LT__ %j^r^^*^ ^m^^^^_^^M^^^m I a^^nW^n^ennnn^^b.veoeiiee mmi rwi« nerwiepe peenvn men tow oppevef i vm^vi voNareai ov i ou /t noveeiore, va Twocje ae son Mitnmnera, ponm its dncj finalstts de la semaine, le gecjnaet d'en voyage poer deax i' 4 iceaeeaè: aa U OMKMTIIA fMMVT fOIT T Sz.Vtvr cKoi 969 f M 1F A* I Vit I I I Ce* pend I I VOTAGM RANCI NE IJt.Al'l r I Ct concours s'ooVtsst oux penomts opjéts d* 18 ons et plus, faivnfa fort à b mrjn «copiés U règlement § I du concours est deporaNe à TVA, CKOI et lo Prisse Voleur opprox ?0 000$ I t,j;- B6 LA PRESSE MONTRÉAL, MARDI 26 NOVEMBRE 1996 CINÉMA Les recettes du week-end ; La Presse public chaque semaine les recettes du week-end dans les différentes salles de cinéma au Québec, compilées par9Alex Films.En plus des 1 films favoris du public, on trouvera les résultats obtenus par quelques films J intéressants à un titre ou à un autre, ainsi que ceux qui tiennent l'affiche depuis le plus grand nombre de semaines.Les fidèles de Star Trek n'ont pas * mis de temps à se manifester.Dès sa sortie en salle.Star Ttek: First Contact * ( Star Trek: Premier contact en version française) a pris la tête du box-offi- * ce.Rançon continue de bien faire figurant toujours parmi les dix films les plus courus de la semaine.Soulignons que la comédie québécoise L'Homme idéal mettant en vedette Marie-Lise Pilote, tient toujours l'affiche après 1 neuf semaines et près de 1,1 million de rentes au box-office.BOX-OFFICE le Top 10 Star Trefc First Contact 249.187$ 22 249,187$ Rançon 137,623$ 42 512,774$ Basket Spatial 131.456$ 39 380.783$ La course au jouet 94.816$ 33 94.816$ SpaceJam 79.365$ 28 282,968$ Ransom 76,958$ 21 657,750$ r Trek: Premier Contact 68,487$ 29 68.487$ Ridicule 57.784$ 12 57.784$ Le miroir a deux visages 47,670$ 30 146.392$ Mirror has two faces 46.867$ 15 153,040$ À souligner Star Trek: First Contact 249,187$ cumulât**\u2014 22 249,187$ La course au jouet 94,816$ 33 94.816$ Jam 79,365$ 28 282,968$ Toujours à l'affiche Wependence Day _ 3.333$ 18 1,458.483$ Tramspotting 2.809$ 17 241.773$ Pbenomenon 2.552$ 17 639.908$ Bergman joue et tourne .Le célèbre cinéaste suédois Ingmar Bergman joue un rôle secondaire dans jle dernier film qu'il tourne actuellement pour la télévision suédoise.Ce film, qui devait initialement être une pièce de théâtre, est en princi-~pe Je dernier du réalisateur, âgé de 78 ans, s'il ne revient pas sur sa décision de se consacrer désormais à la littérature.Le tournage de Lormar och goer sig tilt ( littéralement Fais du bruit et joue -l'idiot se concluera la semaine prochaine.Dans ce film d'une durée de -deux heures, Bergman tient le rôle d'un patient d'une clinique psychiatri-' que d'un grand centre hospitalier universitaire.9.St-Augustin : personnage haut en couleur.et en colère SONIA SARFATI Il existe des hommes qui parviennent un jour au statut de personnage.Pas tous.Beaucoup, après leur mort.Certains, de leur vivant.Le prêtre-ouvrier Raymond Roy est de ceux-là.En tout cas, si Ton se fie au portrait que Serge Giguère en trace dans le documentaire 9, St-Augustin, présenté jusqu'à jeudi au cinéma Parallèle.« Un pauvre seul inspire la pitié.Ensemble, ils foutent peur » : cette phrase percutante, le prêtre l'a écrite dans son journal.Qu'il tient religieusement ( sans jeu de mots ) et dans lequel il raconte, jour après jour, les bonnes et les moins bonnes expériences.Celles qu'il vit à Victoriaville où, depuis une quinzaine d'années, il se consacre aux laissés-pour-compte.Coopératives alimentaires, resto du coeur, entreprises de recyclage : Raymond Roy a été de bien des aventures.Certaines de ces initiatives, mises en place pour aider certains à traverser une période difficile, il les croyait temporaires.Elle sont devenues permanentes.Le prêtre le regrette : «« La récupération de nourriture est toujours une fausse solution au gaspillage et à la surconsommation ; et la redistribution de cette nourriture, une fausse réponse aux inégalités sociales.Vient facilement la tentation de croire que tous ces efforts organisés ne constituent finalement qu'un sursis », affir-me-t-il dans le documentaire qui a remporté le Prix André-Leroux 1996 remis par l'Association québécoise des critiques de cinéma et le prix pour le Meilleur moyen métrage aux derniers Rendez-vous du cinéma québécois.Bref, malgré quelques digressions dérangeantes, 9, St-Augustin trace le portrait contrasté d'un homme de courage mais aussi d'un homme de colère.D'un homme vaillant mais aussi d'un homme fatigué \u2014 d'une fatigue autre que physique.La bêtise des hommes, Raymond Roy ne la pardonne pas.9, ST-A UGUSTIN de Serge Giguère.Jusqu 'à jeudi au cinéma Parallèle.Tierra Madré : quanti saigne la terre sacrée SONIA SARFATI Guatemala : 60 % de la population vit dans la pauvreté, 65 % est composée d'autochtones mayas.Terre agricole du pays : 90 % des fermes se partagent 16 % de la surface cultivable tandis que 3 % des fermes s'étendent sur 65 % de la terre.\u2022 On peut faire dire n'importe quoi à certains chiffres.Mais il n'y pas pas cinquante façons d'interpréter ceux qui ouvrent Tierra Madré ( Terre sacrée ), le documentaire de Mary Ellen Davis qui a remporté le Prix Média-net au Festival de Munich et le Prix à la qualité du témoignage du Festival de cinéma et de vidéo des Peuples autochtones des Amériques, en Bolivie.Présenté avant 9, St-Augustin jusqu'à jeudi au cinéma Parallèle ( en version originale espagnole sous-titrée en français ), ce moyen métrage illustre la lutte des paysans q'eqchi pour avoir le droit de vivre de et sur leurs terres ancestrales.Une problématique qui trouve écho dans bien des coins de la planète.Au Guatemala, elle se traduit par une guerre civile qui dure depuis 35 ans et qui a fait 100 000 morts et 40 000 disparus.Tierra Madré raconte cette réalité à travers les témoignages de survivants des massacres, des témoins, des prêtres, des femmes dont le mari a disparu.Cela, sans toutefois donner les pistes qui permettrait au néophyte de saisir un drame dont on ne comprend la véritable ampleur que dans les derniers moments du films.Lorsque ossements et vêtements sont retirés d'un puits.Lorsqu'un homme parle de cette paix qu'il espère, tout en polissant un cercueil.Lorsqu'une femme raconte la peur qu'elle ressentait en allant dans les champs pour récolter de quoi nourrir ses enfants.À travers leurs mots, on comprend finalement que la terre sacrée est devenue une terre blessée.TIERRA MADRE ( TERRE SACRÉE ) de Mary Ellen Davis Jusqu 'à jeudi au cinéma Parallèle POUR PARTICIPER, postez le bon ci-joint.?NOM ; ADRESSE: TÉL.(de jour) : .Cochez la bonne réponse à la question posée hier soir : durant l'émission THE SIMPS0NS : Gagnez 10000$ comptants! Jouez à la vedette en gagnant une balade de rêve à Hollywood.Le prix $ comprend l'aller-retour en avion pour quatre personnes, 4 nuits au luxueux Peninsula Hôtel, un service de limousine et 10000$ en argent de poche.REGARDEZ ENTERTAINMENT TONIGHT l»>h()() 1) Homer [ | 2] Monsieur Bums [ [ 3) Bah [~| Postez ce bon à: Concours EN SCÈNE Boîte postale 1085 Ville Mont-Royal (Québec) H3P3C1 (Vous devez résider au Québec et être âgé de 18 ans ou plus ) Les règlements du concours sont disponibles chez CFCF 12 Prix d'une valeur au détail de 19 940 $.Le concours se termine le 30 novembre 1996.Le gagnant du grand prix sera connu à l'émission Puise, le vendredi 6 décembre 1996 à18h.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION CANAUX 3D ir Louise Cousineau 19:29 O- La Facture Petites créances: qu'arrive-t-il quand le consommateur n'a pas l'argent pour tes frais d'administration de son dossier?Des tuyaux de fournaise dangereux et coûteux.20:00 CD - LêS Vestiges du jour Un film britannique de grande classe, réalisé par James Ivory.dans lequel Anthony Hopkins est le martre d'hôtel d'un noble, un homme qui sacrifiera se vie pour son emploi pourtant dénsoire Avec Emma Thompson, superbe aussi.20:00 fD- Miséricorde Si cette oeuvre, mettant en vedette Marina Orsmi en bonne soeur, vous a plu.vous pouvez toujours la revoir.Premier de quatre épisodes.20:00 CED - Grandi reportages Les répercussions de la crise de la vache folle en Angleterre et en France.21:00 O-Le Mot de la fin Une dramatique sur l'avortement Participent a la table ronde: ta comédienne Andrée Boucher, l'auteure Marguerite Lescop et le Dr Daniel Dumas.t%M ID-LeMitchdelavie Les maladies cardiaques des enfants: ^^fcsaccofd entre Ste-Justine et le ~ Cniidren's; le tournage du téléroman Un monde de chiens où tous les acteurs sont des chiens; la lèpre au ^Qpada.22 00 «B-Rtédy Reddy Go! Robert Manen.qui fart Les Misérables à Londres, y sera.* * Çtylame Tremblay aussi m.45 B(S) abc GB cbs (33 nbc CE) en A A £ bravo CANALD DISC.18 h 00 Ce soir 1 8 h 30 Le TVA Carmen Sandiego La Guerre des clans Piment fort/ F.Pérusse Errt'Cadieux Allô prof Flash/ Axel Red Au-delà du réel Newswatch Puise Newsline News ABC News News Mauk NBC News Newshour ITN News .d'étoiles Kratts Créât.Nigtifjy Business Volt Wishbone Quincy M.E.Terry & McGhee Le Goût du monde Go for rt! FOX FOK(Ont) rm ton tsn TV* VTV CANAUX Home Improv.TheSimpsons Planète Rock World News Euronews Sld (1730) TheSimpsons Roseanne Les Bombes WorW Au travail! 19 h 00 Virginie 19 h 30 La Facture/ Petites créances 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 Les Héritiers Duval Québec plein écran Cinéma / LES VESTIGES DU JOUR (3) avec Anthony Hopkins, Emma TfK>mpson nsideQc Man Alive ET.Wheet of.Market Place The Simpsons Jeopardy! M'A'S'H CBS News Home Improv.Nightry Business ET.Wheei of.Computer.Newshour Panorama Great Parks Around Brttain The Equalizer Bravo! News Colin Linden Animalier / Pour une peau de félin
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