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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Plus
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1996-12-07, Collections de BAnQ.

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[" B Montréal, samedi 7 décembre 1996 Plus La Presse Sondage SOM-La Presse La satisfaction à l'endroit du gouvernement pique du nez page B 5 ÉDITORIAL / OPINIONS / POLITIQUE / MONDE / MAISONS D'ENSEIGNEMENT LE RAPPORT BELLEMARE SUR LES ENQUÊTEURS « De corps élite parents pauvres.Martin Pelchat Les enquêteurs québécois, considérés comme un corps d'élite dans la police, sont pourtant laissés à eux-mêmes.Et malgré l'avènement il y 14 ans de ïa Charte des droits, qui a révolutionné leur travail, personne n'a semblé prendre au sérieux leur besoin d'une formation accrue.années, parfois 15 ans, après la nomination », remarquent les auteurs du rapport Bellemare.« Il y a un problème sérieux de formation de base de l'enquêteur.» La formation continue des enquêteurs a aussi été en large part négligée.« Ils ont été les laissés-pour-compte du système de perfectionnement.» Comment se surprendre que la connaissance de la Charte des droits constitue encore, 14 ans après son adoption, une des principales lacunes de nos limiers, lacune dont ils sont conscients ?« Les policiers eux-mêmes décrient la formation dont ils ont bénéficié.À leur avis, la formation de base est insuffisante ; le Code criminel et la charte ne sont pas enseignés adéquatement », constate le rapport.Pourtant, explique Jacques Bellemare, « la Charte a posé des contraintes auxquelles il est très difficile de s'ajuster ».Dans le domaine de la preuve d'écoute électronique notamment, même les juristes y perdent leur latin, admet Me Belle-mare Les conséquences?Après avoir entre autres étudié des jugements de tribunaux et des décisions déontologiques, et tenu une quinzaine de rencontres avec des policiers, procureurs de la Couronne et avocats en défense, le rapport en énu-mère certaines : \u2014 de nombreux policiers ont de la difficulté à distinguer le soupçon du motif raisonnable et probable.Le problème se pose également pour certains gestionnaires de premier niveau qui ordonnent de procéder à une arrestation sans motifs suffisants ; \u2014 dans les cas de certaines escouades ( notamment à la SQ ) on procède à des arrestations trop hâtives (.) Le rapport du groupe de travail présidé par Me Jacques Bellemare, rendu public à la hâte, la semaine dernière, par le ministre de la Sécurité publique, Robert Perreault, est en quelque sorte le constat d'un échec.« Il existe au Québec de très bons enquêteurs, dont on peut être fiers, dit Me Bellemare, en entrevue à La Presse.Mais même ceux qui sont au-dessus d'un bon niveau doivent avoir de bons outils P0ur travailler.On ne leur donne pas les outils d'ordre juridique.» Québec doit exercer les nombreux pouvoirs prévus dans la loi pour corriger la situation, dit-il.« S'il ne peut pas les exercer, demandons au gouvernement d'instaurer un palier supérieur de direction policière, tel un commissaire.» Trois semaines Le rapport fournit de quoi réfléchir à tous, notamment à la Sûreté du Québec, qui emploie plus de la moitié ( 1 344 ) des 2 360 enquêteurs québécois.Le Service de police de la CUM en a 614.Les autres travaillent pour des corps municipaux, mais seules les Villes de Québec ( 84 ), Hull ( 79 ) et Laval ( 71 ) disposent d'un nombre substantiel d'enquêteurs de crimes majeurs.Pendant que le FBI exige minimalement de tous ses agents un diplôme universitaire de premier cycle, pendant que la GRC, même si elle n'en fait pas une exigence, n'engage, dans les faits, que des bacheliers, le Québec ne requiert de ses enquêteurs, outre une certaine expérience de la patrouille ( entre trois et cinq ans ), que.trois semaines de formation de base en techniques d'enquête à l'Institut de police de Nico-let.Sans leur imposer quelque recyclage que ce soit.De plus, il n'est pas rare que ce cours ne soit suivi que « quelques «Mon rapport ne peut plus aller sur les tablettes», dit Jacques Bellemare, qui serait en outre favorable à des États généraux sur la police.«Et je ne me tairai pas!» Si Québec ne peut corriger la situation, demandons au gouvernement d'instaurer un i palier supérieur de direction policière, tel un commissaire.mande le Des mesures urgentes Le rapport conclut que le contexte actuel appelle des « mesures urgentes » et recom-diplôme universitaire comme exigence minimale de formation pour devenir enquêteur.Minimalement, explique Me Bellemare, les corps de police devraient faire suivre à leurs enquêteurs un certificat en droit.Il y a deux ans, une analyse de la formation policière de base réalisée pour l'Institut de police invitait aussi à « considérer la formation universitaire comme étant la voie de l'avenir », pour «Nombre d'enquêtes n'aboutissent pas parce que l'enquêteur n'a pas les informations techniques ou juridiques.» Livre blanc du ministre Jérôme Choquctte (1971) «Les accrocs faits par les policiers à diverses lois et plus particulièrement aux chartes canadienne et québécoise sont en partie imputables à l'absence d'un système adéquat de mise à jour des connaissances, ou tout simplement, à un manque d'information.» Commission de police du Québec (1989) «La plus grande faiblesse chez les nouveaux, mais aussi chez les patrouilleurs d'expériettee, demeure la connaissance et l'application des lois et des chartes.» Rapport Thomassin (1994) «La direction des enquêtes devra former son personnel à des techniques de travail qui respectent l'esprit des chartes canadienne et québécoise.» Rapport interne de la SQ ( t995) «25 ans plus tard, le même constat s'impose.» Rapport Bellemare (1996) citant le Livre blanc de Jérôme Choquettc de 1971.toutes les recrues.Le même institut a formé, il y a un an, un comité provincial de travail, cette fois sur la formation des enquêteurs, mais sa principale recommandation consiste à ajouter une semaine, à partir de mars 1997, au cours de base de trois semaines en techniques d'en- quête.Le coordonnateur du programme de formation des enquêteurs de l'institut, Jacques Pelletier, un caporal de la SQ, estime qu'un des problèmes est l'après-forma-tion à l'IPQ.Les enquêteurs « peuvent être plusieurs années sans mise à jour », dit-il.Le rapport Bellemare le constate aussi et recommande aux services de police d'établir « dans les meilleurs délais » des mécanismes de perfectionnement et de mise à jour des connaissances des enquêteurs.M.Pelletier remarque en outre que les nombreux départs à la retraite, à la SQ et au SPCUM surtout, ont provoqué ces dernières années un rajeunissement important des enquêteurs et une coûteuse perte d'expertise.« Ça fait des gens qui ont moins d'expérience, qu'il faut prendre plus bas pour emmener peut-être moins haut qu'on pouvait le faire auparavant », dit Jacques Pelletier, et ce même si les recrues d'aujourd'hui arrivent avec une formation plus vaste.Enquêteurs à vie Mais il n'y a pas que la formation.L'encadrement des enquêteurs est, s'il faut en croire le groupe Bellemare, déficient.Tout comme leur sélection, effectuée selon des critères jugés peu élevés : \u2014 le système de sélection fondé sur l'ancienneté permet à des candidats comptant de nombreuses années de service, mais dont l'expérience en enquête criminelle est quasi nulle, d'accéder à des postes d'enquêteurs ; \u2014 les systèmes qui prévalent ne sont assortis d'aucune évaluation.Un candidat, qu'il ait suivi ou non le cours de base en techniques d'enquêtes, que sa performance soit adéquate ou non lors de la période probatoire, restera enquêteur; \u2014 on retrouve parfois aux commandes d'opérations policières majeures des individus qui n'ont pas l'expérience et le jugement nécessaires pour mener à bien de telles opérations ; \u2014 à la SQ en particulier, on a admis avoir des problèmes avec l'encadrement de premier niveau en général, de sorte qu'il faudra revoir le processus de sélection du personnel.Le rapport Bellemare fait mal, mais il comporte 80 recommandations pour corriger le tir.Jacques Bellemare le compare d'ailleurs à un vade-mecum à l'intention des policiers.« Je parle à chacun des policiers du Québec : voici les solutions que je vous suggère.Chacun des policiers tient son statut de l'article 2 de la Loi de police.Ce que César donne d'une main, il peut le retirer de l'autre.Pour éviter que ça vous arrive, suivez ça.» « Va pour le bénévolat, mais pas les tablettes ! » Jacques Bellemare affirme que le rapport sur les enquêtes criminelles est son ouvrage le plus important sur la police.Au point que depuis juin, il l'a mené à terme.bénévolement.Le ministre de la Sécurité publique, Robert Perreault, a en effet décidé en juin, après que lui et les services de police en aient reçu la « version préliminaire », qu'il ne payait plus.Son ministère et celui de la Justice ont consenti à prolonger la II-Vration de Marie-Josée Péan, analyste, de Micheline Dauphin, secrétaire et de Me Stella Gabbino, procureur de la Couronne, mais Me Bellemare a continué à ses frais à partir du 28 mai, « ce qui n'est pas à l'honneur du ministre », dit-il.« Le bébé n'était pas à terme.Le rapport aurait été tablette si tous les (ils n'étaient pas attachés.Il perdait de sa crédibilité.Il a d'ailleurs été totalement réécrit.» Éminent professeur de droit, retraité de l'Université de Montréal depuis 1991, Jacques Bellemare a contribué à plusieurs enquêtes, sur la GRC, la SQ et l'armée.Il a aussi présidé le comité d'enquête sur les rapports entre la police et les minorités ( 1988 ).Les travaux de son groupe de travail sur les enquêtes criminelles, entrepris en septembre 1995, ont coûté 250 000 $.Les honoraires de M.Bellemare se sont élevés à 118 150$.Le 28 novembre, au lendemain d'une seconde fuite de la version préliminaire dans les médias en quatre mois, le rapport final a été publié précipitamment par le ministre Perreault.Et surtout, sans une conférence de presse au cours de laquelle Me Bellemare, ses collaborateurs et le ministre auraient pu défendre et expliciter les recommandations.En outre, personne n'avait encore jugé bon, une semaine après la publication du rapport, d'en envoyer des copies à l'Institut de police, qui a pourtant de quoi se sentir interpellé.Le rapport Bellemare viendra-t-il garnir la tablette poussiéreuse où reposent les ouvrages qui ont souligné les carences de nos policiers ?Ou n'aura-t-il servi encore une fois qu'a apaiser les médias et l'opinion publique ?Me Bellemare a obtenu son man- dat du ministre Serge Ménard alors que la SQ faisait face à un feu nourri d'accusations dans la foulée de l'affaire Matticks et des révélations d'un ex-enquêteur, Gaétan Rivest.Le rapport tombe à un mauvais moment.D'ici la fin de l'enquête publique Poitras sur les retombées de l'affaire Matticks, soit dans environ un an, beaucoup de choses demeureront en suspens.Québec a pour l'instant parlé d'un « comité de suivi ».Quand l'avocat Alan Guttman a été acquitté après le rejet, par le tribunal, d'une preuve d'écoute électronique de la SQ, cette semaine, Jacques Bellemare a refusé l'invitation que lui faisait Radio-Canada de venir commenter cet événement au téléjournal.Même si le juge- ment illustrait de façon percutante la pertinence de son rapport, il n'était pas question pour lui de jouer au triomphateur.La conjoncture actuelle, croit Jacques Bellemare, fera cependant en sorte que le document de 350 pages et ses 80 recommandations ne moisiront pas sur une tablette.La SQ qui, visiblement, ne s'était pas livrée à une véritable introspection à la suite des rapports Gilbert ( sur Oka ) et Verdun ( sur Chambly ), a cette fois mis plusieurs recommandations de son rapport en application depuis juin, note-t-il avec satisfaction.« Il ne peut plus aller sur les tablettes », mon rapport, dit Jacques Bellemare, qui serait en outre favorable à des états généraux sur la police.« El je ne me tairai pas ! » I B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 7 DÉCEMBRE 1996 Editorial André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Des jardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Des banques très, très profitables Frédéric Wagnière es banques canadiennes en remettent.Depuis le début de la décennie, elles se sont fait remarquer avec régularité en raison de profits plus que confortables.Cette année, leurs profits sont encore plus élevés que ceux de Tannée dernière.Comme il fallait s'y attendre, cette manne a iscité de vives réactions, d'autant plus que les profits jgmentent au moment où les banques font grimper les ais bancaires et multiplient les mises à pied.othhwhm À vrai dire, les profits des banques ne sont pas scandaleux quand on les compare à ceux des banques étrangères ou à ceux de grandes entreprises canadiennes comme Bell, Seagram ou General Motors.Les banques ont obtenu un rendement moyen de 17 % sur ravoir des actionnaires, ce qui n'est nullement excessif pour n'importe quelle grande compagnie dans une bonne année.Quoique, dans le cas des banques, chaque année semble être bonne.D'autre part, une proportion im-ortante de leurs bénéfices provient de leurs activités à étranger et de la diminution des pertes sur prêts.Ce ne mi pas des profits qui ont été obtenus sur le dos des :msommateurs.Le public n'est pas seul à réagir devant ces bénéfices, ors de son budget de mars 1995, le ministre des Finan-es, Paul Martin, s'était inquiété du gaspillage que représentaient les centaines de millions en crédits d'impôt pour i recherche et le développement qu'Ottawa avait accor-és aux banques.Ces crédits ont servi à financer une par- i e Pour éviter l'affrontement i les leaders syndicaux étaient tellement prudents après leur longue rencontre avec le premier ministre Bouchard, c'est parce qu'ils se retrouvent dans une situation sans issue.Les sacrifices que le gouvernement exige des employés de l'État sont difficiles à avaler.Mais ils se justifient par une logique implacable.¦ ¦i !¦¦ Les débats qui ont entouré le Sommet ont mené à trois constats.Premièrement, le Québec ne peut pas se payer le luxe de ne pas réduire son déficit.Deuxièmement, cette réduction du déficit doit passer par des baisses de dépenses, et non par des augmentations d'impôt.Troisième-menu la réduction des dépenses implique inévitablement une réduction des coûts de main-d'oeuvre.Sur la nécessité d'éliminer le déficit, le consensus, à quelques nuances près, est général.Chaque déficit augmente la dette.Cette dette, la plus élevée au Canada, forcera les générations futures à payer les dépenses d'aujourd'hui et compromet ainsi notre avenir; elle compromet aussi notre présent en générant des frais d'intérêt qui accaparent une part croissante des dépenses publiques.Pour meure fin à cet engrenage, il faut cesser de faire des déficits, comme les autres provinces l'ont déjà réussi.Pourquoi pas d'augmentations d'impôt ?Parce que notre fardeau fiscal est déjà plus élevé que chez tous nos voisins.La Commission d'enquête sur la fiscalité, qui a remis son rapport au moment du Sommet, concluait qu'il ne fallait plus augmenter ce fardeau, avec l'appui de commissaires provenant en majorité du monde syndical.Ce serait en effet mauvais pour la capacité concurrentielle de notre économie et intenable politiquement, parce que les citoyens, qui paient déjà beaucoup, ne le prendraient pas.À cela s'ajoutent des raisons financières.En réduisant le déficit par des hausses d'impôt, on bouche les trous, mais on ne règle pas le problème de fond : le coût de la machine gouvernementale.On resterait vulnérable à tout ralentissement économique qui, en affectant les revenus, nous replongerait dans les déficits.Enfin, pourquoi ne pas épargner les employés de l'État, qui ont déjà donné ?Parce que 60 pour cent des dépenses de programmes sont consacrées aux frais de ma in-d'oeuvre.Il est donc impossible de sabrer sans toucher aux employés.En prévoyant que 1,4 milliard des 2,6 milliards de compressions de l'an prochain frapperont la main-d'oeuvre, Québec est, hélas ! équitable.Ce ne sont pas là des éléments d'un credo, mais des réalités si incontournables que les leaders syndicaux sont incapables de proposer un autre cheminement.Ils ont bien sûr tenté d'élargir le débat, pour que les employés de l'État ne soient pas les seuls à faire les frais de cet effort.En termes clairs, cela mène à imposer un effort fiscal aux autres citoyens.La CSN, plus crue, a même proposé une augmentation massive des impôts de 2,8 milliards par année.la logique syndicale forcerait à soumettre au débat public la question suivante : « Voulez-vous payer plus d'impôts pour épargner les licenciements et les baisses de salaires dans le secteur public ?» Il est évident que la réponse serait un non massif.Cette approche mène tout droit à un affrontement où l'État aurait l'appui massif des tMoyens et où le monde syndical serait isolé.Ces réalités forcent les représentants des employés de l'État a la plus grande prudence.Leur seule marge de manoeuvre consiste à trouver des façons plus intelligentes de réduire les coûts de main-d'oeuvre que la ponction temporaire dans leur caisse de retraite que propose Québec.Mais, sur le fond, ils n'ont pas le choix, et doivent accepter de négocier sur la base définie par le gouvernement.Alain Dubuc Les sacrifices que le gouvernement exige des employés de l'État sont difficiles à avaler, mais ils se justifient par une logique implacable.du développement des logiciels qui ont permis les guichets automatiques et donc les mises à pied.Il était clair, alors, et les bénéfices actuels le confirment, que les banques n'avaient besoin d'aucune aide d'Ottawa pour entreprendre ces recherches.M.Martin avait suspendu ce programme pour les banques, en attendant d'en revoir l'utilité dans son ensemble.Comme pour se racheter, M.Martin a cherché à intégrer davantage les banques dans l'effort de réduction du déficit.Une hausse provisoire de l'impôt sur le capital des grandes institutions de dépôt visait presque exclusivement les banques, qui étaient aussi mises à contribution par un relèvement du taux de l'impôt des grandes sociétés et la majoration de la surtaxe des sociétés.Presque deux ans plus tard, on dirait que ces ponctions ont surtout eu pour effet d'améliorer la rentabilité des banques, comme un élagage soigneux le fait pour les arbres fruitiers.Le fond du problème vient du fait que les banques canadiennes ont toujours été choyées par le gouvernement.Pendant longtemps, c'était une vérité absolue qu'il fallait les protéger contre la menace américaine.La loi empêche les étrangers d'en prendre le contrôle, comme elle interdit à un actionnaire unique de le faire.Avec la mondialisation, les banques canadiennes se sont montrées capables de s'imposer dans les marchés internationaux, mais la législation qui les protège tend maintenant à les défavoriser à l'étranger.La prochaine révision de la loi des banques est censée donner plus de pouvoirs aux banques étrangères au Canada, et défaire davantage la structure cartellaire que le gouvernement a créée.Cela ne fera pas nécessairement baisser les bénéfices des banques, mais donnera plus de choix aux consommateurs, qui auront moins l'impression de subir l'arbitraire des banquiers.Enfin, en voulant protéger les déposants des banques, ,1e gouvernement a malencontreusement créé un climat favorable à des bénéfices très tape-à-l'oeil.Lors de la faillite de deux banques albertaines, en 1985, Ottawa avait été pris de court.La Société de l'assurance dépôt du Canada ( SADC ) couvrait alors les dépôts jusqu'à 60 000 dollars, ce qui aurait laissé d'énormes pertes pour les Albertains qui souffraient déjà de la chute du prix àu pétrole.À l'époque, Ottawa a donc décidé de rembourser tous les dépôts.La même chose s'est produite sept ans plus tard avec des fiducies qui perdaient de l'argent dans l'immobilier en Ontario.Ottawa a ainsi dépensé des milliards pour dépanner des déposants qui n'étaient pas assurés et la SADC s'est retrouvée avec un déficit de presque deux milliards.Les bénéfices actuels des banques reflètent aussi le fait qu'elles ne renflouent que mollement la SADC et qu'elle peuvent se fier à cette règle non écrite du système bancaire canadien, selon laquelle aucun déposant ne perdra jamais son dépôt.\u2022 La situation serait sans doute plus saine pour le système bancaire canadien s'il n'y avait pas cette garantie tacite.Les banques seraient forcées de sacrifier une part plus grande de leurs profits pour assurer leur solvabilité contrevents et marées.Si les banques veulent une assurance tous risques de la SADC, elles devraient en payer le prix.Les profits des banques augmentent au moment où elles font grimper les frais bancaires et multiplient les mises à pied.Ditorrs réserves LA PRESSE ET VOUS 19 Médias et Internet Journalistes, recherchistes, producteurs et autres catégories de travailleurs reliés à la communication publique sont constamment à l'affût de nouveaux moyens et de nouvelles sources d'information afin de toujours mieux renseigner le public.Ainsi, Internet est de plus en plus utilisé comme nouvelle source privilégiée d'information.Un vaste sondage effectué auprès de 165 médias d'information à travers le pays ( c'est au Québec que le taux de réponse a été le plus élevé ) par Ernst & Young et Communication CNW démontre en effet que les journalistes s'intéressent grandement à ce nouveau moyen de communication, qui ne cessera d'évoluer.Les faits saillants du sondage révèlent que : Q 69 p.100 des salles de dépêches sont branchées sur Internet, soit presque le double de Tan dernier ( 38 p.100); ?43 p.100 des journalistes se servent d'Internet au moins une fois par jour, principalement pour utiliser le Web ( 67 p.100 ) ou le courrier électronique ( 38 p.100 ).Internet est utilisé à la fois comme source d'Idées et comme outil de recherche ; Q 51 p.100 des journalistes aimeraient recevoir les communiqués de presse par Internet, qui est actuellement utilisé principalement pour le Web et le courrier électronique.L'usage des autres applications augmente rapidement ; ?49 p.100 des journalistes estiment cependant que le temps de réponse d'Internet est beaucoup trop lent et 45 p.100 se plaignent que l'information est difficile à trouver.En 1996, les journaux et magazines sont les plus nombreux à se brancher.Par contraste, le sondage de 1995 indiquait que 49 p.100 des organismes de radio et de télévision étaient branchés comparativement à 44 p.100 des quotidiens et à 35 p.100 des magazines.Les résultats de cette année démontrent que 90 p.100 des quotidiens et 77 p.100 des magazines sont maintenant reliés à Internet.Les journaux et les magazines semblent être les principaux utilisateurs du courrier électronique d'Internet.En fait, 75 p.100 des journalistes travaillant pour un quotidien et 71 p.100 de ceux travaillant pour un magazine affirment qu'ils indiquent leur adresse électronique personnelle dans leur publication respective.Plus de la moitié de ces répondants déclarent que, grâce à cette adresse, ils reçoivent chaque jour entre un et quinze messages électroniques.Les répondants au sondage affirment utiliser Internet principalement aux fins de recherche ( 56 p.100 ) ; en second Heu, ils naviguent pour trouver de nouvelles idées (38 p.100 ) ; et s'en servent en troisième lieu pour leur correspondance (29 p.100 ).La plupart des journalistes interrogés estiment que, dans cinq ans au plus, ils se serviront d'Internet pour accomplir en ligne ces trois tâches.Un fait intéressant : parmi les sites Web créés par les autres médias d'infor- mation, les gouvernements, les associations industrielles et les gestionnaires de bases de données, les journalistes considèrent que les premiers sites créés par les autres médias sont les plus utiles ( 18 p.100 ).Le second site le plus populaire est celui des sociétés ( 15 p.100 ), principalement pour les communiqués de presse à 61 p.100 et pour l'information qui y est véhiculée sur les produits et services à 46 p.100.L'usage d'Internet varie selon le type de reportage effectué.Les chroniqueurs économiques et financiers sont les plus aptes à être branchés à Internet (-91 p.100 ), tandis que les journalistes aux informations générales le sont à 62 p.100, les rédacteurs affectés a la vie sociale, aux loisirs et aux services à la communauté le sont à 50 p.100.Les médias canadiens, de toute évidence, s'intéressent vivement a l'avenir d'Internet et au rôle que ce nouveau moyen de communication jouera dans leur travail.La majorité des journalistes semblent vouloir utiliser les nombreuses applications d'Internet pour faciliter la rédaction et la communication de leurs reportages ou à des fins de recherche.Le sondage Ernst 6- Young et CNW conclut : « Plus que jamais, média et message se confondent.En utilisant Internet pour recevoir et communiquer des idées, les journalistes démontrant non seulement qu'ils connaissent les nouvelles technologies mais également qu'ils savent en tirer pan i ».Claude MASSON Éditeur adjoint La semaine prochaine : les multiples façons de communiquer avec La Presse.\u2014 i -+- - ¦ ¦ LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 7 DÉCEMBRE 1996 B 3 Ex-Yougoslavie : l'hiver de l'après-guerre \"\"\"\"W-ARIS \u2014Je reviens d'une semai- ¦ ^ ne dans L'ex-Yougoslavie.L'hi- ¦ ver ne connaît pas de frontières.Il même celles qui ont été retracées ¦ dans le sang.Il neigeait a Zagreb M autant qu'à Belgrade où, hier encore, pour la 18e journée consécutive, quelque 100 000 Serbes abrités sous leurs parapluies ont convergé vers le parlement pour réclamer la démission du gouver- * nement Milosevic.La langue serbe ( on ne parle plus, maintenant, du serbo-croate ) a toujours aimé intégrer des mots étrangers.Aussi, ces manifestations de masse plus ou moins spontanées sont-elles appelées des « meetings ».Ce sont des « meetings » qui ont consolidé le pouvoir de Milosevic, en 1987, ouvrant la voie à l'agression du Kosovo, de la Croatie et de la JBosnie.Les meetings de 1987 avaient pour but d'attiser le nationalisme viscéral de la foule ; ceux d'aujourd'hui se déroulent au nom de la démocratie \u2014 liberté de presse, respect du vote populaire aux élections municipales, t\\uc l'opposition se dit convaincue d'avoir remportées dans 15 des 18 plus grandes villes du pays, dont la capitale.En mars 1991, le régime Milosevic a écrasé dans l'oeuf les aspirations démocratiques des citadins serbes.Une manifestation de quelque 100 000 étudiants et enseignants était prestement réprimée par la police et l'armée ( deux morts, 90 blessés ), et le gouvernement était passé à la contre-offensive en orchestrant d'autres « meetings ».Cette fois, la donne a changé, et la tactique des « meetings » se retourne contre celui qui avait si bien su l'exploiter.L'opinion serbe, démoralisée par cinq ans de guerre, la réprobation internationale, le chômage qui touche 60 % de la population active et l'afflux d'un demi-million de réfugiés, n'est plus aussi facilement manipulable.Même l'armée aurait, semble-t-il, perdu sa force de frappe, et c'est sur sa police ( 80 000 hommes bien armés et bien payés ) que s'appuie le régime.Slobodan Milosevic, unanimement considéré comme le principal responsable de ces quatre années de boucherie, est aujourd'hui étroitement surveillé par l'opinion internationale.Belgrade, plus accessible que les lointaines plaines du Kosovo et les montagnes de Bosnie où les milices serbes, protégées par l'ex-armée yougoslave au service de Belgrade, avaient les mains libres, est envahie par des correspondants étrangers.Pas facile de réprimer une rébellion sous l'oeil des caméras \u2014 encore que cette mutinerie de velours pourrait s'affaiblir avec le temps et la venue des grands froids, surtout si les cols bleus et les mineurs du sud ne bougent pas.Il neigeait aussi sur la Bosnie, où personne ne croit que la trêve amenée par les accords de Dayton va durer longtemps, tout simplement parce que ce « pays » est ingouvernable.La direction tripartitc imposée de l'étranger ne fonctionne pas.Les Serbes ( le groupe le plus nombreux après les musulmans ) refusent de coopérer.Leurs chefs de guerre se promènent en toute liberté, pendant que le tribunal international chargé, à La Haye, de juger les criminels de guerre, se contente de sévir contre les troisièmes couteaux.Pendant cç temps, les armes continuent d'entrer à pleines portes en Bosnie.Il y a deux semaines, un cargo américain déversait sur la côte adriatique pour 100 millions de dollars d'armement à l'intention de la fragile coalition militaire des Croates et des musulmans de Bosnie.Les armements américains s'ajoutent à ceux qui affluent depuis des mois en provenance de pays musulmans, no- Lysiane fi A G N 0 N taniment de l'Iran, qui a des liens étroits avec le pouvoir musulman de Bosnie.Ce n'est que sous la pression insistante des États-Unis qu'Alija ï/et-begovic a fini par congédier deux proches collaborateurs ( son sous-ministre de la Défense et le chef des services secrets ), dont les liens avec les fondamentalistes iraniens étaient connus depuis longtemps.Selon certains rapports, des armes en provenance de Turquie et de Malaysia auraient été livrées clandestinement aux Bosniaques musulmans.Évidemment, il n'y a pas trois façons de protéger les musulmans bosniaques contre de futures agressions serbes : soit que des pays comme les États-Unis, la France et le Canada, acceptent d'envoyer leurs fils mourir en terre lointaine pour une cause étrangère à leurs propres intérêts nationaux ( ce qu'aucun gouvernement n'est prêt à faire ), soit que l'on permtt aux musulmans de s'armer.Alors, voilà revenu, à l'échelle microscopique de la Bosnie, le vocabulaire de la guerre froide : l'équilibre de la terreur, la force de dissuasion, la course aux armements.Mais que se passe-t-il une fois la menace extérieure disparue ?Et quel besoin la Bosnie aurait-elle de toutes ces machines de guerre si, comme c'est possible et prévisible, le régime Milosevic finit par tomber, et avec lui les partisans les plus intransigeants de la « Grande Serbie » ?Les leaders de l'opposition serbe, Zoran Djindjic et Vuk Draskovic, ne sont certes pas au-dessus de tout soupçon, mais leur triomphe marquerait aussi celui de milliers de démocrates serbes et, probablement, la fin du bellicisme.Or, sans le sou- tien de Belgrade, les milices serbes-bosniaques ne peuvent pas faire grand-chose.L'ex-Yougoslavie est entrée dans l'après-guerre.Quand, dans leurs langues slaves aux sonorités si douces, Slovènes, Croates et Serbes parlent de « la guerre », ils ne partent pas, comme n'importe quels autres Européens, de la Seconde Guerre mondiale, mais de la guerre de quatre ans qui les a plongés dans l'enfer.La petite Slovénie, qui a tiré juste à temps son épingle du jeu et qui avait le double avantage d'être la république la plus prospère et de ne pas abriter de minorité serbe, s'occidentalise de plus en plus.Dans la jolie capitale de Ljubjana, on s'affronte autour.d'une récente loi limitant l'usage du tabac dans les lieux publics ! La Croatie, elle, entre dans l'avenir à reculons, les yeux tournés vers son passé.Jamais, sauf durant la brève existence de l'« État indépendant de Croatie » allié aux nazis ( mais c'est une tout autre histoire ), le nationalisme n'y a été aussi militant.Charriant toutes sortes de mythes historiques, une religiosité débordante et un virulent racisme anti-serbe, il s'exprime en reaction aux quatre décennies du régime communiste où le nationalisme était interdit de cité, et en réaction aux bombardements serbes qui ont dévasté son territoire.À Zagreb aussi, le pouvoir vacille, le président Tudjman étant atteint d'un cancer incurable.Là aussi, on manifestait la semaine dernière pour les mêmes raisons : la liberté de presse et la reconnaissance de la victoire de l'opposition aux élections municipales.encore que le régime Tudjman, tout autoritaire et corrompu soit-il, est un modèle de libéralisme à comparer avec celui de Belgrade.La Bosnie oscille entre la guerre et la paix.La Serbie, l'une des dernières sociétés totalitaires en Europe, oscille entre la démocratie et ce qui reste du communisme.On n'a pas fini d'entendre parler de l'ex-Yougoslavie.Aux frontières du réel.Chantai Hébert du bureau de La Presse OTTAWA Le moins qu'on puisse dire, c'est que là quête d'un nouveau chef pour le Bloc québécois a tout de suite pris une tournure surréaliste.Quelques heures après la démission-surprise de Michel Gauthier, la liste de ceux qui se voyaient dans ses chaussures faisait déjà toute la gamme des pointures politiques.À voir défiler tous ceux qui S'imaginent en dauphins du leader sortant, on pourrait croire que n'importe qui fera mieux l'affaire que M.Gauthier.Et, surtout, que l'idée de redonner du tonus à la formation fédérale est le dernier des soucis de bien des militants souverainistes, plus pressés de régler des comptes fratricides que d'élargir leur clientèle électorale.Le courant ne passe plus comme avant entre le Bloc et le Québec.À l'évidence, un nombre inquiétant de ses membres, et pas toujours les moindres, sont coupés de la réalité.Il faut l'être particulièrement pour rêver à la résurrection de Jacques Pari/eau.C'est un projet incongru, qui heurte autant les objectifs « rassembleurs » du Bloc que sa vocation officielle.Quelques chiffres.En 1994, contre des libéraux usés à la corde par deux mandats consécutifs, le PQ, ,sous la houlette de M.Parizeau, ne réussissait à recueillir que 43 % des suffrages.L'an dernier, pour faire passer la barre des 40 % à la .souveraineté, il a dû s'éclipser devant Lucien Bouchard.Comment croire aujourd'hui que, comme chef fédéral, sa clientèle déborderait le cercle des souverainistes convaincus ?De surcroît, le Bloc s'est doté à la face du monde de la vocation d'apôtre du projet d'un futur partenariat Québec-Canada.C'est un message que M.Parizeau n'a jamais réussi à énoncer autrement que du bout des lèvres.Que faut-il penser de la profondeur des convia ions à cet égard des bloquistes qui veulent aujourd'hui en faire le porteur privilégié ?Surtout que la tonitruante sortie postréférendaire de M.Parizeau contre le soi-disant vote ethnique a endommagé la réputation de la cause souverainiste à l'extérieur du Québec et grandement embarrasse r>Vin nombre de ses propres partisans.Dans la foulée de cette controverse, dans ses contacts avec les médias, M.Parizeau s'est résolu récemment à ne fepondre qu'aux Jacques Parizeau questions qui lui sont adressées en français.C'est son droit ; mais, en fait de main tendue au reste du Canada, tout cela ressemble davantage à une gifle.Du fantasme de l'arrivée à leur tète de Jacques Parizeau, de nombreux députés du Bloc passent au fantôme en puissance en pariant sur l'ancien ministre péquiste Yves Duhaime.Non seulement mise-ton sur lui pour redonner son vernis d'antan au Bloc mais, en prime, on s'attend à ce qu'il pourfende le premier ministre Jean Chrétien dans son comté de Saint-Maurice.Tout un contrat pour un homme qui a quitté la politique active, il y a plus de dix ans, et dont un des exploits les plus mémorables, au cours du dernier référendum, a consisté à se faire mettre en boîte par le président du comité du NON, Michel Bélanger, pourtant peu réputé pour son agilité en matière de débats.Jusqu'à preuve du contraire, le comté de Saint-Maurice demeure une valeur nettement plus sûre pour le PLC que pour le Bloc.Quant à l'engouement bloquiste pour M.Duhaime, il correspond indubitablement à une version post-moderne du renouveau, lequel passerait désormais par le recyclage.Et que dire, parlant toujours de renouveau, des ministres Jean Garon et Guy Chevrette qui semblent voir dans la direction du Bloc une voie de garage pour politiciens en quête d'une belle fin de carrière ?Rien d'étonnant, pourtant, à ce que le Bloc attire ainsi ceux qui ont accroché leurs patins ou qui sont à la veille de le faire ou encore des débutants, comme le néophyte Daniel Turp, qui s'accrochent encore facilement dans leurs patins.( Dans ce dernier cas, un empressement apparemment irrépressible à mani- fester de l'appétit pour le leadership a porté un dur coup à son image cette semaine.) Le Bloc a rarement eu autant l'allure de l'équipe B de la ligue souverainiste que ces jours-ci.Pendant qu'à Ottawa, les députés bloquistes réchauffent le banc en attendant un sauveur, c'est de Québec qu'émanent les principaux signaux en vue de la succession de Michel Gauthier.Par candidats interposés, les factions qui s'affrontent au sein du PQ se préparent à en découdre.Ce qu'on débat à mots à peine couverts, c'est si le Bloc, qui a été conçu comme chien de garde du Québec à Ottawa, ne deviendra pas plutôt celui des souverainistes qui rêvent de garder Lucien Bouchard à vue.À la lecture de la liste actuelle des prétendants présumés au trône bloquiste, le camp fédéraliste se frotte les mains.Car cette liste disparate et l'esprit qu'elle trahit laissent présager que la clientèle bloquiste rapetissera inévitablement aux prochaines élections.Mais les réjouissances fédéralistes sont tout de même mal avisées.Dans le reste du Canada, une bonne partie de l'opinion publique ne demande pas mieux que d'interpréter la moindre détérioration de la situation du Bloc comme un signe fiable de ce que la menace d'une sécession du Québec est en voie de se dissiper d'elle-même et pour de bon.Pour ceux des fédéralistes du Québec qui estiment qu'il serait suicidaire de se présenter de nouveau en campagne référendaire les mains vides, la perte de tout sentiment d'urgence sur le front du renouvellement du fédéralisme ailleurs au Canada est une menace bien plus grande que la satisfaction anticipée du gain de quelques sièges fédéralistes au Québec aux prochaines élections fédérales.Claude Béland doit partir GERALD DUMAS L'auteur est un retraité de l'Inspecteur général des institutions financières et administrateur bénévole d'une caisse populaire depuis 25 ans.En janvier prochain, Claude Béland aura été président du Mouvement Desjardins pendant 10 ans.Il sera alors âgé de 65 ans.Sous le règne de M.Béland, le Mouvement a connu une croissance exceptionnelle pour atteindre un actif global de 83 milliards, et de grandes réalisations ont été accomplies, telles que la formation de la partie corporative du Mouvement et l'achat du Groupe La Laurentienne.M.Béland, avec son charisme reconnu, a été un président de relations publiques qui a contribué à situer Desjardins dans les grandes ligues du monde financier de la province.Cependant, ses prises de position politiques ont souvent été contestées, même à l'intérieur du Mouvement.Dans la période difficile que traverse actuellement le Mouvement Desjardins, et dans la réorganisation nécessaire et urgente pour bien le positionner à l'entrée des années 2000, je ne crois pas que M.Béland serait le président idéal, et ce pour plusieurs raisons.Premièrement, son âge.Au cours des dernières années, M.Béland a souvent déclaré que les aînés qui pouvaient se le permettre devraient penser à céder leur place aux plus jeunes dans le but d'aider à diminuer le chômage.À court terme, afin de diminuer ses frais d'exploitation, le Mouvement devra procéder à d'importantes coupures de personnel et forcer des retraites anticipées.Si le président, à 65 ans, ne veut pas quitter son poste, ce sera difficile de convaincre ses employés de le faire.M.Béland, jouissant certainement d'un fonds de retraite très intéressant, et avec raison, pourrait faire profiter le Mouvement de son expérience en oeuvrant bénévolement comme consultant, ce qui contribuerait à diminuer les coûts d'exploitation.Deuxièmement, le futur président du Mouvement devra être un spé-cialiste du monde bancaire et un administrateur hors pair.L'heure n'est plus aux relations publiques mais à l'administration.La situation financière du réseau FMO, ( celui-ci forme plus de 40 % des réseaux caisses et fédérations ) est précaire : les caisses du reseau dégageaient au 31 octobre 96 un faible trop-perçu de 0,17 $ par 100$ d'actif grâce aux réserves accumulées et aux frais chargés sur les comptes des membres.De plus, leurs parts de marché sont en chute libre: l'augmentation des prêts et des dépôts est presque nulle.Les sociétés corporatives du Mouvement sont aussi très peu rentables, quoiqu'on disent leurs administrateurs.Aux dernières nouvelles, la Claude Béland compétition est aussi en train d'attaquer les réseaux des caisses régionales.Le rendement de l'avoir du Mouvement Desjardins n'est que de 5.9 % pour les 9 derniers mois ( 8.9 % en 1995 ), alors que les banques affichent des rendements supérieurs à 12 %, et déclarent des profits mirobolants.Troisièmement, le futur président devra démontrer un leadership à toute épreuve et compter sur d'importantes modifications à la Loi dés caisses d'épargne et de crédit, afin de restructurer le Mouvement et de le rentabiliser pour faire face à la compétition.Alors que de grandes banques mondiales fusionnent, que trois banques canadiennes ont confié le traitement de leurs propres documents à un sous-traitant commun, que les succursales bancaires non rentables sont fermées et que la direction de deux à trois succursales est confiée à un seul directeur, les caisses sont encore confinées à leur territoire paroissial, se com-pétitionnent entre elles sur les taux d'intérêt, possèdent chacune une bâtisse souvent trop luxueuse, sont dirigées chacune par leur propre d.g.et entretiennent une équipe exclusive de spécilialistes du crédit.Cette « autonomie » des caisses, à cause des « humains » qui la protègent, est en train de saboter les bases mêmes du Mouvement.Ce qui a fait la force de Desjardins, durant les 80 dernières années, fait sa faiblesse dans le monde moderne d'aujourd'hui.Quatrièmement, le prochain président devra être un visionnaire et être à la fine pointe de la nouvelle technologie.Les futurs membres de Desjardins vivront a l'heure d'Internet et du guichet automatique.La distance n'existant plus, même les caisses régio?nales devront être compétitives, sollicitées qu'elles seront à l'avenir par tous les moyens modernes de télécommunications utilises par des concurrents canadiens et étrangers qui n'auront même pas à investir dans des immeubles coûteux situés dans chaque paroisse de la province.Enfin, M.Béland confirme qu'il n'est plus l'homme de la situation lorsqu'il prêche que, chez Desj^yr-dins, les profits ne sont pas une priorité comme dans les banques.Si les caisses ne sont pas rentables, la cote de crédit de la Caisse centrale Desjardins sera abaissée, et ceci aura pour effet de hausser les coûts de financement et de handicaper encore plus fortement leur compétition.Desjardins est probablement rendu au temps d'élire un président « sans racine coopérative » et sans attachement aux bonzes qui tirent les ficelles de l'autonomie a tout prix, afin qu'il puisse imposer librement ses orientations et effectuer les changements de structure nécessaires.De grâce M, Béland, sachez partir la tète haute avec la satisfaction du travail accompli.A l'aurore du 21r siècle.Desjardins a besoin d'un président visionnaire, comme le lut Alphonse Des jardins au début du 20«* siècle. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 7 DÉCEMBRE 1996 La société distincte revient hanter le PLQ Les libéraux dévoilent en fin de semaine leur première position constitutionnelle depuis l'explosif rapport Allaire de 1991 K ATI A GAGNON du bureau de La Presse.QUÉBEC Société distincte.Ces deux mots, qui ont été au coeur de toutes les batailles contitution-nelles des dernières années, reviendront à coup sûr hanter le Parti libéral du Québec en fin de semaine, puisqu'il dévoile sa première position constitutionnelle depuis l'explosif rapport Allaire de 1991.Après un an de travail et un référendum gagné de justesse, le PLQ se retrouvera-t-il encore devant les mots de Robert Bourassa ?Difficile, en matière de constitution, de réinventer la roue, admet le principal maître d'oeuvre de la nouvelle position, le constitution-naliste Yves De Monti-gny, qui a conclu les travaux amorcés depuis plusieurs mois chez les libéraux.Car, même après avoir autant planché sur leur position, les conclusions mises de l'avant par les libéraux, du moins au chapitre de la reconnaissance de l'identité québécoise, sont loin d'être neuves.Plusieurs entrevues réalisées par La Presse révèlent en effet que les libéraux n'ont pu qu'en arriver à la même conclusion que celle de leur ancien chef : le Québec forme une « société distincte » et doit être reconnu comme tel dans la Constitution canadienne.Et ce, malgré les refus répétés du reste du Canada, où la société distincte est désormais un terme honni.«Avec le rapport Allaire, on dessinait l'avenir du Canada à partir du Québec.La nouvelle démarche est plus respectueuse du fonctionnement du Canada.flète le caractère distinct du Québec.Ce n'est pas négociable.Et, à notre avis, aucun terme ne permet, jusqu'à maintenant, de traduire aussi fidèlement la réalité que celui de société distincte », explique M.De Montigny.Dans les inévitables négociations entre les diverses tendances du PLQ, l'aile nationaliste du parti s'est d'ailleurs attachée à ce terme comme un molosse à son os.« Tout passe par la reconnaissance de la société distincte.C'est le point de départ de tout.L'épisode de 1982 va en être immédiatement effacé.Tant que ça ne sera pas fait, le goût amer de 1982 demeurera », lance l'un des membres du comité.Le sens, pas les mots Mais tout indique que la bataille n'est pas terminée, puisqu'à l'aube du conseil général où on débattra de la position constitutionnelle, certains libéraux se montrent encore ouverts à modifier le terme.« Il faut s'entendre sur le sens, pas sur les mots.On n'a pas les mains attachées par ce mot-là », dit un député libéral.« On ne doit pas présenter la reconnaissance de la société distincte comme un préa-lable à toute discussion », ajoute M.De Montigny.Mais compte tenu de l'accueil glacial que la société distincte récolte dans le reste du Canada, la demande est-elle réaliste ?« Il faut se garder des certitudes en cette matière », avertit le député de Châteauguay, Jean-Marc Fournier.« Il faut que la Constitution re- Les libéraux se montrent éton- Jean Allaire namment confiants de l'accueil que pourrait recevoir une telle demande, assortie des autres propositions de nature constitutionnelles que fera le PLQ en fin de semaine.Plusieurs sources indiquent que le chef libéral, Daniel Johnson, a obtenu, lors de ses pèlerinages canadiens, l'appui de six provinces \u2014 les quatre provinces maritimes, la Saskatchewan et le Manitoba \u2014 sur le concept de société distincte.« On est en terrain sympathique », croit M.De Montigny.Mais la population du reste du Canada n'en demeure pas moins réfractaire à ces deux termes, dans une proportion de 60 %, selon un récent sondage.La décentralisation D'autres aspects de la proposition des libéraux devraient toutefois plaire aux autres provinces, qui, par un jeu de donnant-don- Daniel Johnson nant, pourraient être enclines à accorder au Québec ce qu'il demande depuis 1990.« Pendant que le Québec se centrait sur sa reconnaissance, dans les années 80, le reste du Canada a fait du chemin de son côté et en est venu à adopter plusieurs des positions québécoises des années 70 sur la nécessité de décentraliser », explique M.Fournier.Les libéraux se mettront donc au même diapason que les premiers ministres ontarien et albertain, Mike Harris et Ralph Klein, qui militent aussi pour une décentralisation du fédéralisme vers les provinces.Pas question, toutefois, de répéter le scénario du rapport Allaire et de réclamer en bloc un transfert de compétences vers les provinces.Pas question non plus de s'astreindre à des rencontres comme celles de Meech et de Char- lottetown h où on règle le sort de la Constitution en cinq jours ».Les libéraux proposent plutôt une « solution pragmatique » : un règlement à la pièce.Lorsqu'un problème d'autorité se présenterait, la conférence des premiers ministres provinciaux, par exemple, réclamerait du fédéral que cette compétence soit désormais exercée par les provinces.Le fédéral, croient les libéraux, aurait alors du mal à faire face à un tel front commun de provinces.Ultimement, explique Yves De Montigny, les provinces pourraient ainsi définir les normes nationales en matière de santé et d'éducation.« Ces normes seraient co-décidées plutôt que d'être imposé unilatéralement par le fédéral », dit-il.C'est d'ailleurs là le mérite de la nouvelle position, croit le sénateur Jean-Claude Rivest, qui, comme bras droit de Robert Bourassa, a été partie prenante des intermèdes de Meech et Charlottetown.« Avec le rapport Allaire, on dessinait l'avenir du Canada à partir du Québec.Cette nouvelle démarche est plus respectueuse du fonctionnement du Canada et des volontés des autres provinces », dit-il.Mais Jean Allaire n'est évidemment pas d'accord et considère avec scepticisme les efforts de ses anciens collègues.« Le renouvellement du fédéralisme ?Je leur souhaite bonne chance.On a tout examiné à l'époque.On peut sortir une solution par semaine, mais est-elle réalisable ?Je le croirai quand je le verrai.Et je ne le verrai pas de mon vivant », tranche-t-il.Pour lui, l'interprovincialisme est un concept mort-né.« Les provinces vont s'allier, mais pourquoi ?Les intérêts du reste du Canada sont loin d'être toujours les mêmes que ceux du Québec.Regardez le passé : l'Histoire est un éternel recommencement h, conclut-il.Ces avocats qu'on acquitte Certains policiers sont si contents d'arrêter un criminaliste au 'ils oublient des règles de base \u2022a Yves Boisvert Imaginez un instant un policier qui connaît tous les motards et les mafieux par leur petit nom.Qui en arrête de temps en temps.Et qui en voit sortir du palais de justice « blancs comme neige » parce qu'ils ont su tirer profit de toutes les protections de la loi.î Imaginez ce policier le jour où il pepse pouvoir arrêter un avocat de la défense ! Celui par qui arrivent tant d'acquittements injustes \u2014 aux yeux du policier ! Quelle émotion 1 Il y a bien des facteurs qui expliquent les acquittements successifs de la demi-douzaine d'avocats de la défense montréalais arrêtés ces dernières années.Us ont de l'argent ou de la sympathie pour s'offrir les * meilleurs de leurs collègues.Ils connaissent la loi ou des gens qui peuvent la leur expliquer.Us savent se donner toutes les chances et, ' parfois même, ils sont innocents ! ' Mais dans plusieurs des récents cas, une constante paraît se dégager : la police a agi avec précipitation ou imprudence.Peut-être poussée par l'envie Irrésistible d'enrayer l'engrenage juridique du crime organisé ?Jfomment expliquer autrement les déconfitures répétées ?Les policiers savent pourtant à qui ils ont affaire f Ils savent que leurs moindres gestes seront scrutés en cour et que la défense en tirera partie.Ne devraient-ils pas redoubler de prudence?Les avocats G Rte* DaudeHn, Claude F.Archambaurt et Alan Guttman.L'histoire se répète ^Le 15 octobre 1984, une équipe de policiers de la GRC débarquent dans une* grande maison bourgeoi- se d'un beau quartier de Montréal.Us ont en main un mandat pour fouiller la demeure d'un avocat bien connu de Montréal, qui a défendu avec un beau succès des gens du crime organisé.La police cherchait supposément des documents pour démontrer que la conjointe de l'avocat complotait pour trafiquer de la cocaïne.Les agents trouvent dans la cuisine 337 grammes de haschisch.Dans la bourse de madame, un sac contenant 28 grammes de coke.En plus de 4 000 $ en petites coupures.La nouvelle est fracassante.Six ans plus tard, l'affaire se termine en queue de poisson par l'acquittement pur et simple du couple.Mais la drogue s'y trouvait bien ! Elle s'y trouvait, mais le tribunal a conclu qu'il devait l'ignorer.La saisie était abusive, conclut un juge.Les policiers n'avaient aucun motif raisonnable d'aller fouiller cette maison, et aucune raison de croire que des « documents » sur un complot s'y trouvaient.Us avaient utilisé un prétexte pour aller fouiller dans cette maison, sur la base de simples soupçons.L'avocat Claude F.Archambault, lui aussi, avait fait la une de tous les journaux le jour de son arrestation^ en novembre 1988.L'homme était accusé d'avoir incité un témoin à se parjurer dans une de ses causes.La preuve reposait sur un enregistrement d'une conversation équivoque entre l'avocat et le témoin.Mais l'informateur de la police était un individu peu fiable aux dires même des policiers et ces derniers n'avaient pas une preuve suffisante pour intercepter la conversation, a tranché la Cour d'appel.L'avocat a été libéré.Gilles DaudeHn, l'avocat de quelques motards, a été arrêté l'an dernier en grandes pompes par l'escouade Carcajou.Complot pour meurtre I Toute l'affaire s'est dégonflée quand on a su que le délateur à la base de cette affaire n'avait pas la moindre crédibilité.Le ministère public a retiré toutes les accusations dès le début de l'enquête préliminaire.Et voilà Alan Guttman qui s'ajoute à cette liste ( non exhaustive ).Son arrestation n'est pas passée inaperçue : les agents de la SQ sont venus lui taper sur l'épaule, en plein palais, pour l'emmener au poste.Un complot pour importer une tonne de coke, ce n'est pas rien I Mais malgré la clarté des bandes audio, l'homme vient d'être acquitté.Les autorisations d'écoute électronique ont été obtenues de façon irrégulière, et la preuve doit être exclue, a conclu le juge Serge Bois-vert, de la Cour du Québec, lundi dernier.Le policier n'a pas dévoilé les zones d'ombre de l'informateur de police.Et les enquêteurs n'ont pas enquêté sérieusement avant de faire de l'écoute, a tranché la cour.La Charte restera Tous ces acquittements sont fondées sur une règle de droit relativement nouvelle et passablement révolutionnaire au Canada : l'article 24 de la Charte canadienne des droits et libertés.L'article dit qu'une preuve obtenue en violation d'un droit constitutionnel doit être ignorée par le juge s'il est d'avis que l'admission de cette preuve ferait mal paraître l'administration de la justice.Ce petit article à lui seul est une des causes principales de l'augmentation phénoménale de la durée des procès criminels au Canada.Un exemple : malgré une diminution de 39 % du nombre de dossiers au palais de justice de Montréal, le nombre d'heures siégées est resté stable.Moins de procès, mais des procès en moyenne plus longs.Avant la Charte ( 17 avril 1982 ) la règle était passablement simple.Toute preuve matérielle pertinente contre un accusé était admissible.Les aveux faits sous la menace 6a à la suite d'une promesse pouvaient être exclus.Mais même une preuve trouvée à la suite d'une déclaration inadmissible pouvait être accueillie en cour.Autrement dit, si le suspect dévoilait le lieu où se trouvait l'arme du crime après avoir été menacé, l'arme pouvait quand même être admise.Aujourd'hui, dès que le juge constate une violation d'un droit \"de l'accusé ( droit à l'avocat, protection contre les saisies abusives, droit au silence, etc.), il doit se livrer à un complexe exercice pour déterminer s'il admettra la preuye ou non.Si la violation n'est jias grave et a été commise de bonne foi par les policiers, la preuve a dav« tage de chances d'être accueillie.Mais le juge doit considérer la vite du crime, l'impact de l'exclusion de la preuve sur la suite du procès, se demander s'il y avait urgence, etc.^ Si elle ne cause pas d'avalanebe d'acquittements, la règle est prise très au sérieux.Elle a permis à ejes meurtriers d'échapper à la justice.En principe, ces conséquences spectaculaires devraient forcer les corps de police à travailler de façon plus professionnelle et à être plus scrupuleux dans le respect des droits.On ne commence pas une enquête en défonçant la porte d'un suspect, à moins d'avoir des motifs sérieux.On n'écoute pas les conversations privées de quelqu'un « au cas où ».Même les spécialistes admettent que le test de l'admissibilité pst passablement complexe.La Cour suprême se penche d'ailleurs sur une affaire de meurtre où elle doit clarifier ces règles \u2014si c'est poçsi-ble.^ Mais ce n'est pas vraiment l'affaire des policiers, au fond.Leur métier est de faire enquête dans rie cadre de la loi.S'ils le font, les preuves ne seront pas exclues.Que cela plaise ou non, au fait, ces .règles sont là pour rester.Mieux vaut les apprendre pour mieux les suivre, recommande le rapport Bel Je -mare.Quelques conseillers juridi-ques policiers seraient apparemment lerfbienvenus. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 7 DÉCEMBRE 1996 Plus e, \u2022 \u2022 \u2022 - -nu* WJ m*» if: .M £< - M '4.>l - ¦ Faites-vous confiance à Lucien Bouchard comme premier ministre du Québec?oui AUTRE Total (n: 1000)\t49%\t35%\t16% Mffea\t\t\t Québec métro (n: 300)\t46\t36\t18 Montréal métro (n: 450)\t47\t37\t16 Ailleurs en pwv.(n: 250)\t51\t33\t16 Langue maternent\t\t\t Français seul, (n: 829)\t55\t30\t15 Anglais/autre (n: 170)\t24\t56\t20 Sexe\t\t\t Homme (n: 499)\t54\t34\t12 Femme (n: 501)\t44\t38\t20 Selon les intentions de vote\t\t\t Parti québécois (n: 351)\t87\t7\t6 Parti libéral du Québec (n: 262)\t27\t64\t9 Action démocratique (n:59)\t59\t37\t4 Autre (n: 26)\t23\t52\t25 Ne voterait pas/ pas droit (n: 67)\t22\t61\t17 NSP/NRP (n:235)\t27\t33\t40 ¦ Diriez-vous que vous êtes.satisfait du gouvernement de Lucien Bouchard?TRÈS SATISFAIT PEU PAS OU TOUT NSP/ Total (n: 1000)\t6%\t35%\t25%\t23%\t11% Région\t\t\t\t\t Québec métro (n: 300)\t4\t38\t31\t18\t9 Montréal métro (n: 450)\t5\t34\t25\t26\t10 Ailleurs en prov.fV».' 250)\t7\t37\t23\t20\t13 Langue maternelle\t\t\t\t\t Français seul, (n: 829)\t6\t41\t26\t16\t11 Anglais/ autre (n: 170)\t4\t9\t22\t52\t33 Sexe\t\t\t\t\t Homme (n: 499)\t8\t37\t23\t23\t9 Femme (n: 501)\t4\t34\t27\t22\t13 Selon les intentions de vote\t\t\t\t\t Parti québécois (n: 351)\t14\t66\t14\t3\t3 Parti libéral du Québec (n: 262)\t2\t15\t33\t44\t6 Action démocratique (n: 59)\t2\t34\t44\t20\t- Autre (n: 26)\t8\t16\t27\t43\t6 Ne voterait pas/ pas droit (n: 67)\t-\t13\t25\t39\t23 USPIURP (n: 235)\t1\t23\t27\t21\t28 * Infographie La Presse Infographie La Presse La satisfaction a l'endroit du gouvernement pique du nez Lucien Bouchard conserve la confiance d'un Québécois sur deux \u20224 S lue ?iJ5 Denis Lessard I «4 du bureau de La Presse QUÉBEC e niveau de satisfaction à l'endroit du gouvernement québécois a chuté de façon marquée depuis le printemps dernier, mais Lucien Bouchard conserve la confiance d'une large proportion de Québécois et amènerait son parti à une victoire certaine si des élections avaient lieu maintenant.C'est ce que révèle un sondage SOM-Lâ Presse réalisé du 29 novembre au 4 décembre auprès de 1 OOO répondants.Ce type d'enquête comporte une marge d'erreur de trois points de pourcentage.La satisfaction à l'endroit du gouvernement pique toutefois du nez.Quarante et un pour cent des gens se disent très ou assez satisfaits du gouvernement, comparativement à 48 % qui sont mécontents.En mai dernier, SOM avait observé que le gouvernement récitait 55 % de satisfaits contre , 37 % seulement d'insatisfaits, « U y a là un glissement, c'est quelque chose de significatif », observe Guy Larocque spécialiste de SOM.Mais le sondage réserve bien des mauvaises nouvelles à Daniel Johnson.D'abord, en dépit des problèmes de son gouvernement et de l'affrontement qui se dessinait avec les centrales du secteur public dans l'ensemble de la population, 49 % des gens disent «< faire confiance à Lucien Bouchard comme premier ministre du Québec ».Trente-cinq pour cent s'y refusent et 16 % ne répondent pas.Chez les francophones, 55 % des répondants font confiance à Lucien Bouchard, p^s moins d'un anglophone sur quatre ( 24 % ), dit accorder sa confiance au premier ministre ; 27 % Alors que la salle semblait Un peu prise de court par révocation d'une affaire strictement privât dans le débat politique, M.Landry s'est contenté d'une réponse mi-sérieuse mi-ironique ; « Votre intef-vention, a-t-il répondu, me démontre davantage l'exquise politesse et courtoisie des diplomates canadiens que la flexibilité du fédéralisme.» Les deux hommes, qui se connaissent personnellement depuis 25 ans, avaient eu peu avant un entretien en tète-à-tête que M.Roy avait qualifié c^e « musclé ».M.Landry, de son côté, a confié aux journalistes : « Cela fait 25 ans que nous nous engueulons de façon musclée à chaque fois que nous nous voyons.» Alors que quelque hauts fonctionnaires québécois répétaient à qui voulait les entendre que « l'utilisation de morts tragiques dans ce débat est scandaleux », Bernard Landry a préféré tirer un trait sur l'« incident », en se contentant de regretter que M.Roy n'ait pas «« abordé un sujet plus profond et plus politique » dans son intervention.* LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 7 DÉCEMBRE 1996 B9 Monde m- L'EXPRESS INTERNATIONAL Dations unies Candidatures africaines M Le Niger, le Ghana, la Côte d'Ivoire et la Mauritanie ont déposé hier au Conseil de sécurité quatre candidatures au poste de secrétaire général des Nations unies.Ces candidatures concernent le Nigérien Hamid Algabid, actuellement secrétaire général de l'Organisation de la Conférence Islamique ( OCI ), le Ghanéen Kofi Annan, secrétaire gé-(1jnéral adjoint chargé des opérations de maintien de la paix aux Nations unies, l'Ivoirien Amara Essy, ministre des Affaires étrangères de son pays, et le Mauritanien Mohamed Ould Abdallah, ancien représentant de l'ONU au Burundi.Plus /tpt, le Sénégal avait annoncé la candidature de Moustapha Nias-r§e, ministre des Affaires étrangères de son pays.Le secrétaire général de l'Organisation de J'unité africaine ( OUA ), le Tan-^zânien Salim Ahmed Salim, est également cité comme candidat, .ainsi qu'Olara Otunnu, ancien ministre ougandais des Affaires étrangères.d'après AFP ALGÉRIE Villageois massacrés ¦ Dix-neuf personnes ont été assassinées dans la nuit de jeudi \u2022ta vendredi par un groupe armé islamiste, dans le village de Bé-.nachour, près de Blida ( 50 km au sud d'Alger), ont annoncé les services de sécurité algériens.Les dix-neuf personnes ont été « lâchement » assassinées par un groupe de « terroristes », expression désignant les groupes armes islamistes, a simplement indiqué un communiqué des Services de sécurité.Le massacre est attribué à des inconnus se réclamant de la tendance « Abou Djamil », principal rival de Vernir du GIA Antar Zouabri.Dans la nuit de mercredi à jeudi, 'dix villageois de Chebli, habitant une ferme sur la route, ayaient été assassinés dans des circonstances qui n'ont également pas été précisées.d'après AFP et AP ISRAËL-SYRIE Guerre en préparation ¦ L'armée israélienne a dépensé 300 millions en trois mois pour stocker des munitions et des équipements afin de se préparer ~§ une guerre avec la Syrie, rapportait hier le Jérusalem Post, citant des sources militaires.Cette dépense a été effectuée « dans le cadre d'un effort pour repousser toute attaque syrienne sur le pla- \"teàu du Golan ».Un haut responsable du ministère de la Défense a souligné de son côté ./qu'Israël se devait de maintenir te-flou sur ses préparatifs guerriers, a ajouté le quotidien.Selon un sondage publié hier par le quotidien Maariv.plus de 60 % des Israéliens appréhendent une guerre entre Israël et les pays arabes.d'après AFP MAJOR { Plus de majorité ¦ Le gouvernement de John Major a perdu hier sa majorité d'une voix à la Chambre des Communes après le départ d'un Réputé du groupe parlementaire conservateur.Sir John Gorst.Le parlementaire a expliqué qu'il n'était plus désormais tenu de voter pour les mesures du gouvernement.Un différend concernant un hôpital dans sa circonscription de Hendon, dans le nord de Londres, est à l'origine de sa décision.Sir John a averti qu'un autre député conservateur de la même circonscription pourrait à son tour faire défection si l'Hôpital général d'Edg-Jvare restait dépourvu d'unité jKUrgence.Ce départ tombe très ^pal pour John Major, dont le jforti, à moins de six mois des élections législatives, bat des records d'impopularité.Il doit en outre faire face à la fronde des «< curosccptlqucs » de son parti, ppposés \u2014comme une majorité çc Britanniques \u2014 à l'introduc-tipn de la monnaie unique européenne et à l'abandon de la livre sterling.dapr* A P PHOTO REUTER Vuk Praskovic, Pun des chefs de l'opposition, reçoit l'accolade d'une partisane après s'être adressé à plus de 100 000 manifestants dans le centre de Belgrade pour leur annoncer ta création d'un « gouvernement démocratique et un Conseil d'État prêt à remplacer Slobodan Milosevic et à convoquer de nouvelles élections ».Milosevic d'après AFP BELGRADE L'opposition au président Slobodan Milosevic a annoncé hier la formation d'un gouvernement fantôme, au 18e jour d'une contestation populaire qui a déjà provoqué des fissures au sein du pouvoir, tandis que Washington annonçait la reconduction pour un an des sanctions financières contre la Yougoslavie.Vuk Draskovic, l'un des chefs de l'opposition, s'est adressé à plus de 100 000 manifestants dans le centre de Belgrade pour leur annoncer la création d'un « gouvernement démocratique et un Conseil d'État prit à remplacer Slobodan Milosevic et à convoquer de nouvelles élections ».Il a ajouté que ces structures PHOTO AP « Ils ont volé nos votes », clame là pancarte que porte bien haut un étudiant.seraient mises en place si le président serbe s'obstinait à ne pas reconnaître la victoire de l'opposition dans 15 des 18 principales villes de Serbie aux élections municipales du 17 novembre.Le président Bill Clinton a annoncé hier dans une lettre au Congrès qu'il avait décidé de reconduire pour un an le gel des biens et avoirs financiers sur le sol américain des gouvernements de Serbie et du Monténégro et des autorités de la Republika Srpska ( entité serbe de Bosnie ).Le gel des biens et avoirs de la Serbie et du Monténégro ( qui forment la république fédérale de Yougoslavie, RFY ) avait été décrété le 30 mai 1992 par George Bush et M.Clinton avait étendu cette mesure aux autorités serbes de Bosnie le 25 octobre 1994.L'importance de la mobilisation populaire, qui ne faiblit pat depuis 19 jours, a provoqué hier une première Assure au sein du pouvoir avec la démission du ministre de l'Information, Aleksandar Tijanic, qui a protesté avec éclat contre les atteintes à la liberté de la presse.« Le journaliste a tout simplement eu raison du ministre », a dit M.Tijanic qui, avant d'entrer au gouver- nement en mai dernier, dirigeait la chaîne de télévision privée BK.«< Je refuse de défendre une conception qui, dans le domaine des médias traite les Serbes comme un peuple qui n'a pas atteint la majorité », a-t-il déclaré.Même si M.Tijanic n'est membre d'aucun parti, il est considéré comme un proche de l'épouse du président serbe, Mme Mira Markovic, réputée pour l'influence qu'elle exerce sur son mari.Ses déclarations ont eu un effet d'autant plus fort que le régime s'est toujours efforcé de présenter l'apparence d'une parfaite unité.La démission de M.Tijanic est venue s'ajouter à celle, mercredi, d'un proche du président.Mile Ilic, chef du parti socialiste pour la ville de Nis ( sud ), et a dû augmenter encore l'embarras du pouvoir, de plus en plus dominé par une crise qu'il ne parvient pas à résoudre.Même si le président s'abstient toujours d'intervenir personnellement dans la crise, les autorités ont fait des concessions sociales qui ont laissé supposer que le pouvoir était à la recherche d'un compromis avec l'opposition.L'opposition a en effet réussi à ouvrir une brèche dans l'autorité jusqu'à présent incontestée du président et a fait passer de son côté la commission électorale, chargée de veiller au bon déroulement des élections.La coalition de l'opposition « Ensemble » et la commission électorale se sont retrouvées côte à côte pour réclamer à la Cour suprême la reconnaissance des résultats des municipales du 17 novembre.Hier, M.Milosevic a été de nouveau la risée des manifestants \u2014 100 000, selon des journalistes sur place\u2014 qui pour la deuxième journée consécutive ont transporté un mannequin en mousse du président revêtu d'un habit de bagnard.De son côté, le Monténégro a pris ses distances face à M.Milosevic, qualifiant l'annulation des résultats municipaux d'« absolument anti-démocratique ».mm mm Zaïre : la force faible d'après AFP GOMA La force internationale au Zaïre semble enterrée avant d'avoir fonctionné en dépit des appels des pays africains réunis avec la France à Ouagadougou réclamant son déploiement immédiat et de l'incertitude pesant sur le sort de nombreux réfugiés rwandais.Dans une déclaration sur Ta situation dans les Grands Lacs, les participants au 19e sommet France-Afrique ont invité «c l'ONU et l'OUA ( Organisation de l'Unité africaine ) à tout mettre en oeuvre pour le déploiement de la force internationale », soulignant qu'ils sont « profondément inquiets des conséquences humanitaires de la situation ».Mais dès jeudi, le Canada a enclenché la marche arrière en estimant que cette force, formellement créée il y a une semaine mais réduite à moins de 700 hommes pour le moment, était désormais sans objet.Ce point de vue est évidemment partagé par le Rwanda, dont le premier ministre Pierre-Célestin Rwigè-ma a critiqué la déclaration de Ouagadougou.En écho aux déclarations d'Ottawa, le général canadien Maurice Baril, commandant de la force multinationale, de passage à Nairobi hier, a fait part de ses dernières estimations sur'les populations réfugiées dans l'est du Zaïre : il n'y a plus, selon lui, que 165 000 Hutus rwandais errant dans la région.Mais des sources humanitaires, se fondant sur des témoignages à Kisangani ( 500 km à l'ouest de Goma ), ont rapporté que « 100 000 à 400 000 » Hutus rwandais convergeaient vers la capitale du Haut-Zaïre et troisième ville du pays.Certains d'entre eux sont en très mauvais état, la malaria fait des ravages, de même que les diarrhées sur une population privée de vivres et d'eau potable, a souligné Nicolas Louis, responsable de Médecins sans Frontières ( MSF ) à Kisangani.Hier, le Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés ( HCR ) soulignait toutefois qu'une aide était indispensable pour accéder aux réfugiés.Sa responsable Mme Sadako Ogata, a même .exprimé sa « frustration » devant l'inaction de la communauté internationale.D'autant que les combats se poursuivent dans l'est du Zaïre, a reconnu le général Baril.La «rébellion zaïroise, qui contrôle déjà les capitales nord et sud du Kivu, Goma et Bukavu, a assuré hier qu'elle progressait vers le nord et l'ouest.REPÈRES / Région des Grands Lacs Le génocide et rien d'autre 3 iftï Autres Informations GIUXS TOUPIN Dans deux jours, alors que le drame des Grands Lacs africains continue d'être alimenté par le cynisme de la communauté internationale et que le nombre des victimes ne cesse de gonfler, l'ONU célébrera le 38* anniversaire.de l'adoption de la Convention pour ta prévention et Ut répression du crime de génocide.Pourtant, depuis ce 9 décembre 1943, cet édifiant bout de papier n'a pas empêché le crime de génocide de se reproduire à maintes reprises sur notre petite planète.Ainsi, pour Mme Rote Ndayahoze, la convention de l'ONU n'a pas empêché sa vie de chavirer le 29 avril 1972, alors que son mari Martin Ndayahoze, alors ministre de l'Information et de l'Économie du Burundi, était assassiné et que la terreur et les massacres dans tout le pays firent quelque 300 000 victimes hutues.Depuis ce triste jour, Mme Ndayahoze, Canadienne qui vit à Montréal depuis 16 ans, crie sur tous les toits ( puisqu'on lui refuse en tant que témoin d'un génocide les grandes tribunes ) et sans relâche que la convention de 1948 est incomplète et qu'il faut y associer des mécanismes qui en garantisse l'application.« L'impunité et le rpfus de rendre justice, affirme-t-elle, ont provoqué les génocides actuels au Rwanda et au Burundi.» Non seulement Mme Ndayahoze tente de sensibiliser l'opinion depuis 1972 sur l'absence d'un système judiciaire International adéquat, non seulement s'élcvc-t-cllc contre le manque de leadership de ces démocraties sons institutions solides et sans système judiciaire, mais elle fait figure également de Cas-sandre pour avoir mis en garde depuis plus de vingt ans contre la tragédie actuelle de la région des Grands Lacs africains.« SI on m'avait aidé à résoudre un seul cas du génocide de 1972, le mien, confie-t-elle, cela aurait aidé à débloquer beaucoup de choses.Il n'y aurait pas eu d'autres génocides.II aurait fallu, comme je l'ai dit plusieurs fois» que le gouvernement du Burundi soit contraint de reconnaître comme un fait historique indéniable le massacre des Hutus.Il aurait fallu que Ton constitue des dossiers, que Ton mette sur pied une enquête.Cela était de la responsabilité des Nations unies.Je l'ai dit.J'ai Insisté.» Avant le génocide de 1986, Mme Ndayahoze avait d'ailleurs écrit au premier ministre Brian Mulroney afin qu'il mette sur pied au Canada une commission d'enquête.Signataire de la convention de 1948, le Canada a aussi la responsabilité de traquer les génocidaires et de les traîner en cour.« On m'a répondu, déclare Mme Ndayahoze, que cela coûtait trop cher.Pourtant* avec tous ces ONG qui doivent réparer' les pots cassés aujourd'hui sur le terrain, avec ces forces multinationales, c'est maintenant que ça coûte cher.On aurait pu prévenir cela à un moindre coût plutôt que de se fermer les yeux.« Tout cela pour vous dire, ajoute Mme Ndayahoze, que les victimes n'ont pas de recours.Que.fait-on pour les survivants?Il commence seulement à y avoir des avocats qui s'intéressent à ce genre de causes.» La lutte contre le génocide, tout comme la lutte de Rose Ndayahoze c'est un combat contre l'indifférence.La Fondation Martin Ndayahon-qu'elle dirige, associée à La Case d'accueil des femmes africaines du Québec et à plusieurs organismes universitaires et ONG, continue sans relâche son travail d'information sur « la prévention, les mécanismes de protection et de recours appropriés contre le génocide, l'abus de pouvoir et toute atteinte aux droits de la personne ».L'objectif ultime de ces campa Kes de sensibilisation est de faire ulc de neige, de contraindre, grâce a la solidarité des opinions publiques, les grandes puissances a ne plus se rendre coupable de non-assistance à peuple en daligcr. B 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 7 DÉCEMBRE 1996 \t D'ENSEIGNEMENT\t *> \u2022 \u2022 V * i î Il existe, parmi plusieurs raisons fort louables, au moins deux raisons incontournables de détenir un diplôme d'études collégiales (DEC).La première est le respect des critères d'admission à l'université.La deuxième concerne les personnes désireuses d'accéder au marché du travail dans des métiers satisfaisants.Le DEC est le diplôme que de nombreux employeurs exigent.Il est l'assurance qu'un candidat possède une formation générale sérieuse et les compétences techniques requises en emploi.Détenir un diplôme d'études collégiales» c'est s'ouvrir de multiples portes.Le Collège de Mai-sonneuve propose aux adultes la possibilité d'obtenir un DEC à l'éducation des adultes.DES DEC OFFERTS LE SOIR Obtenir un DEC de soir, c'est possible.Grâce à la grande flexibilité de la grille horaire, un étudiant adulte pourra suivre tous ses cours le soir, tout en ayant la possibilité d'ajouter des cours de jour ou de week-end, si son horaire le permet L'étudiant adulte qui s'inscrit à au moins 4 cours ou 180 heures de formation par session a droit à la gratuité scolaire, à la condition toutefois d'avoir été préalablement admis à un programme de DEC.Pour être admis à un programme, il faut prendre un rendez-vous avec un conseiller qui pourra fournir toutes les informations concernant le programme désiré.L'étudiant pourra compléter sa demande d'admission et son inscription lors de cette rencontre.Le nombre de place étant limité, il faut communiquer avec le Collège de Mai-sonneuve le plus tôt possible.On peut aussi s'inscrire par la poste jusqu'au 3 janvier ou sur place, au collège, les 7,14 et 15 janvier.Pour information : 254-7131, poste 4800.Le Collège de Maisonneuve propose à sa clientèle quatre DEC à l'éducation des adultes.Au secteur préuniversitaire on peut s'ins- \u2022 DES DEC DE SOIR \u2022 AU COLLÈGE DE MAISONNEUVE crire en Sciences humaines, avec ou sans maths.L'obtention du diplôme de Sciences humaines donne accès à plusieurs programmes universitaires.En voici quelques-uns : anthropologie, communication, criminologie, droit, économie, enseignement, géographie, histoire, philosophie, psychologie, sciences politiques, sciences sociales, sexologie, sociologie ou encore à plusieurs disciplines des sciences de l'administration.LES DEC DU SECTEUR TECHNIQUE Un diplôme d'études collégiales du secteur technique offre une solide formation qui mène directement au marché du travail tout en permettant d'accéder aux études universitaires.Le Collège de Maisonneuve propose trois DEC du secteur technique aux adultes : Techniques de la documentation (393.AO), Techniques administratives-option finance (415.13) et Informatique (420.01).Le programme de Techniques de la documentation vient tout juste d'être remanié en approche par compétences.La formation offerte est fortement orientée vers l'utilisation des NTIC (Nouvelles technologies de l'information et des communications).Elle vise la formation de techniciens plus polyvalents répondant mieux aux besoins des milieux documentaires nord-américains.Le technicien en documentation travaille dans des centres de gestion de documents et d'archives, des centres de documentation, des bibliothèques et parfois dans des librairies ou des centres de veille informationnelle.Il acquiert, organise et diffuse de la documentation sous toutes ses formes et cela de façon rapide et efficace.Le programme en Techniques administratives-option finance, est le programme tout désigné pour ceux et celles qui ont l'esprit d'analyse et de synthèse et qui ont des aptitudes pour le calcul et la comptabilité.Le technicien en administration, option finance, exécute l'ensemble des tâches d'enregistrement des transactions financières.Il dresse les états financiers de l'entreprise.Il participe aux décisions concernant le choix des projets d'investissement et des sources de financement.Sa formation lui permet d'exercer un rôle de conseiller en administration et en finance.Il est également habileté à produire des rapports de taxes et d'impôts.Le détenteur d'un DEC en informatique possède un atout.majeur pour dénicher un bon emploi.Le taux de placement est très bon et les salaires intéressants.Tout au cours de sa formation, l'étudiant en informatique apprendra principalement à élaborer, développer, installer et gérer des systèmes informatisés.De plus, il sera en mesure d'utiliser les outils que l'on retrouve en entreprises : systèmes d'exploitation, réseaux informatiques, etc.Que ce soit pour terminer ou pour obtenir un diplôme d'études collégiales, le Collège de Maisonneuve met en œuvre différentes façons d'y parvenir.Les programmes offerts le soir sont une solution qui sauront intéresser les candidats adultes en quête d'une formation solide et reconnue.Cette chronique vous est offerte par le Regroupement des collèges du Montréal métropolitain qui regroupe les cégeps suivants: \u2022 Ahuntsic \u2022 André-Laurendeau \u2022 Bois-de-Boulogne \u2022Dawson \u2022 Édouard-Montpetit \u2022 John Abbott \u2022 Maisonneuve \u2022 Marie-Victoria \u2022 Rosemont \u2022 Saint-Laurent \u2022 Vanier \u2022 Vieux Montréal ÉDUCATION DES ADULTES Jnscription JJlVER 1997 FORMATION GÉNÉRALE (cours crédités) LANGUES \u2022 Anglais \u2022 Espagnol \u2022 Allemand \u2022 Français SCIENCES HUMAINES \u2022 Géographie \u2022 Histoire \u2022 Méthodologie \u2022 Philosophie \u2022 Psychologie \u2022 Sciences sociales SCIENCES PURES \u2022 Biologie \u2022 Chimie \u2022 Mathématiques \u2022 Physique rH 2,2 rH O Oi r y, rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal FORMATION PROFESSIONNELLE (cours crédités) Techniques administratives Démarrage d'entreprises Micro-informatique Techniques de bureautique (environnement Windows) Foresterie urbaine Inspection municipale (nouveauté à Montréal) COURS DE MISE À NIVEAU EN MATHÉMATIQUES (cours crédités) \u2022 201 -002-04 (équivalent à math 064-436) \u2022 201 -004-06 (équivalent à math 064-536) INSCRIPTION sur rendez-vous Téléphone : 376*6310 DATES D'INSCRIPTION ?9, 10 et 11 décembre (après-midi et soirée) ?12 et 13 décembre (journée) ?7, 8 et 9 janvier (après-midi et soirée) ?tournée du samedi 18 janvier ?20 et 21 janvier (soirée) DÉBUT DES COURS 27 janvier 1997 Coifure Electrolyse Massothérapie Maquillage artistique l'esthétique est offert par école des soins esthétiques LISEVWER INTER-DEC Design d'intérieur Design de présentation Infographie Animation/ Multimédia AutoCAD \u20acUOL N.B.: Cartes de crédit VISA ou MASTERCARD acceptées ainsi que les mandats-poste.Aucun chèque s.v.p.Le certificat de naissance ainsi que le dernier relevé de notes sont exigés.COLLEGE INTER-DEC 9-4444 Inscription immédiate pour la session de janvier 1997 m Collège de Rosemont 6400.16fAvenue lanqieBeaubieni, Montréal http://WWWcrosemont.qc.ca Saint-Michel m Saint-Michel MM ¦ L'ENSEIGNEMENT A DISTANCE MONDE DE CONNAISSANCES À VOTRE PORTÉE ! IA FORMATION (OfiîlllUi UN mvfST:SS'(MENl jTfUKGIQUf i Bl REAL DE I/ENSE Kî N'KMF.NT À DISTANCE toflftM LmÊk T\u2014il (5733» Téaéfèm : f4ISi*5*-7M3 mm I \u2022or»?4l-#471 :(411, fhl>«llsjai i UNIVERSITÉ LAVAL il SAVOIt DU MONDE PASSÉ PAR 1(1 (418)656-7883 FRAIS VIRÉS ACCEPTÉS ADMINISTRATION SCOLAIRE ADS-13852 Le système so>laù?du Québec I _ ARTS VISUELS ARV-14628 Comnwnkrabon-marfceting_____ BIOCHIMIE MÉDICALE BCX-11152 Introduction à la biologie du cancer .DROIT DRT-I92I2 Dimension juridique de l'entrepose 1 ETHNOLOGIE ETN-19436 Contes et Rendes de l'Amérique française FRANÇAIS FRN-1%17 Grammaire et rédaction GÉOGRAPHIE (XiR-10564 introduction i b carte du monde \u201e GÉOLOGIE GLG-I875I Planète Terre_____ GESTION ÉCONOMIQUE OSE-17223 Introduction à T GESTION FINANCIÈRE GSF-17225 Gestion financière.,.GESTION L RBAINE ET IMMOBILIÈRE GL'I-18714 Inv-stisscment immobilier INFORMATIQUE IFT-IOMI Structures de données___ Analyse informatique I .___.Traitement de fichten ., , IFT-10S62 HT-15755 IH-17582 IFT-17783 IFT-18492 IFT-19926 iFT-20328 Algorithmique et prograinjuaoon .Initiation à I\"informatique Programmation en C _ Programmation en C++ .\u201e.Modèle relationnel et Langage SQL (3 crédits) (3 crédits) (3 crédits) (3 crédits) (3 crédits) (3 crédits) (3 crédits) (3 crédits) (3 crédits) (3 crédits) (3 crédits) (3 crédits) (3 crédits) (3 crédits) (4 crédit» (3 crédits) (2 crédits) (3 crédit») (3 crédits) MANAGEMENT MNG-11884 Processus de management .MNG-15077 Comportement organisationnel m MNG-18777 Création et développement d'entreprise MNG-19258 Gestion de ta croissance d'une PME .MNG-19960 Projet d'entreprise.MARKETING MRK-19222 Principes et décisions de marketing .MEDECINE MED-11535 Santé et sécurité au travail : notions de bave .MÉTHODES QUANTITATIVES MQT-19342 Introduction au s méthodes quantitatives de gestion NUTRITION NTR-19336 Nutrition et société -PHARMACIE PHA-18239 Médicaments et personnes PSYCHOLOGIE PSY-17263 Psychotogie de la famille PSYCHOPÉDAGOGIE PPG-11955 Piychoïopiede l'apprenussage .SCIENCES COMPTABLES CTB-13528 Éléments d'analyse financière .SCIENCES INFIRMIÈRES S IN-17836 Système de santé québécois SCIENCES ET TECHNOLOGIE DES ALIMENTS S TA-13331 Initiation aux vins.Chimie alimentaire .Aliments et conservation STA-19327 STA-19329 STA-19338 STA-19140 .Contaminants alimentaires - Le fromage : principes et technologie (3 crédits) (3 crédits) (3 crédits» (3 crédits) (3 crédits) (3 crédits) (3 crédits) (3 crédits) (3 crédits) (3 crédits) (3 crédits) (3 crédits) ¦ ^ \u2022 De jour ou de soir W.\u2022 Sessions débutant en janvier ou en septembre \u2022 Prêts et bourses, Sprint, prolongation de l'Assurance-emploi \u2022 tan pmmd de plow\u2014I o» ms fWssarts .décrochez un diplôme du Collège LaSalle.1 Commercialisation de la mode Design de mode > Gestion de la production de la mode Gestion des services olimentaires et restauration Gestion hôtelière \u2022 Tourisme Gestion internationale Gestion en développement économique Marketing international W Bureautique 2000, Sekrte-C«thMlM OmiI MMtrtaL CMb«< H3H2T2 TMMw.: (514) 939-2006 (FM*:SSé) S«s Froh : I 800 363-3541 COLLEGE LASALLE odoiisskMrôoteim^ciosole^cca Berr.KHjA'A c.n.i'Mt|iM7 .iwit h«mis .1 Montréal (514) 525-3030 1(800) 338-8643 cour ;i I )'INK )R\\V\\1I( )l '! arsan LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 7 DÉCEMBRE 1996 vous offre la chance d'assister à une représentation de 2, la toute dernière création de La La La Human Steps, qualifiée de « beauté indiscutable », qui sera présentée pour la dernière fois à Montréal.111 représentations de 2 ont été chaudement applaudies à travers l'Amérique du Nord, l'Europe, le Japon et Israël.Vous avez gagné deux billets, d'une valeur de 25 $ chacun, pour le vendredi 31 Janvier 1997 à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.c'est peut-être vous! Voici las chanceux D'AUJOURD'HUI dm Côte Saint-Luc no210165B16 no 210928P09 no212630P00.no 229760G02 de Pointe-Clair» no237160B03 Jusqu'au 7 décembrt; nous publierons quotidiennement les noms de 10 gagnants abonnes à La Presse qui mériteront aatomatiquement ce très beau prix.ta valeur totale des prix offerts est de 2 500 $.Les règlements du concours sort disponibles à La fVesse.tes gagnants devront répondre à une question d'habileté mathématique pour mériter leur prix.Prévoir un délai de trois semaines pour la réception du prix.no 242401M00 Planta de Sainte-Thérèse no243096P03 M.CHallfaux da Lorraine no248160C01 Nlluon de Saint-Hubert no 264008N01 Allain da Montréal no21024lA00 H: La Presse Abonnez-vous et vous pourriez être aussi parmi les chanceux du jour.285-6911 ¦a 1* » - i - i \u2022j- >- mm f ÛUR LA DERNIERE FOIS A MONTR a La La Human Ste 2 31 janvier, 1 février 1997 cft> 20 h les iii 1 l'année 1996 ETIERS SA ! > m SALON COMPLÈTEMENT CaàEaU*/ Cette année, ai v pour de la qualité de la nouveauté ma n Eh Venez découvrir les nouvelles tendances et apprécier le travail des 315 artisans qui vous présentent leur production de Tannée, réalisée dans leurs ateliers.Offrez des valeurs sûres, des exclusifs à vos parents, à vos aj|& ou à vous-même ! Il n'y a pis de dévaluation en métiers d'art.Au contraire, les objets prennent de la valeur! et de la variété, pensez Métiers d'art! Venez encourager les artisans de toutes les régions Profitez également du serv d'emballage de cadeaux et d'une ouverte les week-ends jusqu'à 11 -i ! Samedi 7 décembre Journée de rAMtftiTèniscamingiie \u2022causerie avec les lauréats du concours d'excellence: Liliane Gdqnon.Jacques Bdril et CaroiKniger spcdade de Jacques Aube (guitare et harmonica) avec ses musiciens Mercredi 11 décembi H h : Remise des prix tTexce! à ta Place
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