La presse, 8 décembre 1996, B. Livres
[" B Montréal^ dimanche 8 décembre 1996 Livres I a Pre*isc Pierre Saurei-Daigneault Écrire comme si la vie en dépendait.page B3 \u2022 * , « .«.\u2022 ARTS ET SPECTACLES / SCIENCES œiïaSoration spéciale u royaume de la littérature, lâ'i>6ésier vénérable jjû^e i^cochyme aux yeux du profane, est souvent associée à une lointaine cousine de province^ vieille iiilc enfiuyeuse, dont on prend régulièrement des nouvelles sans vraiment s'y intéressée en attendant le jour de sa mort lente mais digne et en se disant : « C'est sûr, elle ne passera pas l'hiver ! ^JPourtànt, il arrive que la vieille dame, qui en a vto d'autres au cours de sa longue existence, semble ressusciter \u2014 avant que les fossoyeurs n'aient adie-vé leur,faigny, Le Fureteur (St-Lambert).Qemeau, Quértn.Hermès, René Martin (Joliette).Mo-net Le Parchemin, Les Bouquinistes (Chiooutimi).Payette (Sheft>rool(e).Quy Poirier (Trois-Rivières), Raffin, Renaud-Bray, $ona et Lettrée, Librairie SmMh (Promenedee de la Cathédrale).\t\t\t Li bra i ri e R II R T R A N D iibr.>irio\\ïnqlfii*ie 845 3300 Centte Eaton de Montrent ^ Mcoill Depuis 1956 Ijuorc et toujours obtenez en coupons tli\\ itUiules rl ¦ I i t.'.c Parchemin DEPUIS 1988 MÉTRO BERRI.UQAM t^@«M3\u20acv*4» %A\u20acs^en' ^ëo^f^n^i».PRATIQUE \u2022S -r LE PETIT ROBERT Cnmd.* » Kobett mnd format 1 Q'9 7 Afende français 97 poaaaaaaiironom \\ BS j larousse NEDIUL wk'sxw \\m\\\\ Boum Boum OooffHon :JA.S*-ï Ht ;»lON fnitfr::mcr>u Let chemins de U mémotit Cynis In&mimcnu dc« lénébm Mary Hiuim Cta|^^^ Ouvert le dinuinche de 12 h à 17 h S Prix en vigueur jusqu'au 15 décembre 1996 § 505, rue SaimeOtherine Est.Métro BerriUQAM.Montréal (Québec) H2L 2C9 i Tél.: (514) 845*5243 \u2022 Télécopieur : (514) 844*6485 Les nouveaux poètes POtm / Suite de ta page B l_ Qui a dit que la poésie s'adressait à un public confidentiel ?«Je crois que ce qui plaît aux gens» c'est le côté direct, démocratique, d'accès à la poésie.Des poètes acceptent d'improviser, il y a parfois de la peinture en direct et des musiciens sur scène.C'est im véri-uble show n, dit-elle encore.Car les soirées de poésie qui se multiplient à Montréal n'ont rien à voir, pour la plupart, avec les antiques récitals où les poètes scan-cxaient d'une voix monocorde des odes ennuyeuses en buvant du thé.La poésie qu'on entend au^urd'hui a plus à voir avec la haivne de la Jeunesse dans une société en crise, la prise de parole publique voire le happenins politique, qui semble retrouver tme seconde Jeunesse après les années 1980 triomphantes.Les formes les plus expérimentales, voire les plus ésotériques, ont leur place à côté des rimes les plus écu-lées.Car on entend et on lit de tout dans ces soirées et les publications anisanales qui les accompagnent à l'occasion, le meilleur ( rarement ) comme le pire ( parfois I ).Ce qui est certain, c'est qu'avec des auditoires qui oscillent entre une cinquantaine de participants et, pour les gros événements, plusieurs centaines de spectateurs, la poésie a un public fidèle qui n'est d'ailleurs pas celui, plus traditionnel, qui hante les librairies à la recherche du recueil rare.« C'est le public de bar qui vient nous écouter, il est différent des gens qui achètent des livres de poésie M, observe Stéphane Despa-tie, libraire, poète et musicien qui fréquente assidûment tous les lieux montréalais où la poésie vibre en ce moment.\\ À 28 ans, il a déjà publié des textes dans des famines et la revue Exit des éditions Gaz Moutarde, organe officiel de la Jeune poésie qué-l>écoise, et prépare un premier livre.« Pour moi, aller lire mes poèmes dans les bars, c'est ime bonne façon de tftter le pouls du public et de voir tout ce qui se fait au niveau de la relève au Québec.C'est imponant qu'il y ait ainsi des lieux ouverts pour de nouvelles voix à côté des poètes plus âgés et déjà reconnus.De toute façon, ils n'ont pas le choix, on représente la relève », afflrme-t-il, sûr de lui et de sa vocation de poète dans la cité.Comme c'est la règle dans plusieurs lieux où la poésie se conjuge résolument au présent et même parfois au futur, le poète d'origine chilienne Luis Martinez \u2014 qui anime des soirées multilingues» le samedi, deux fois par mois, au bar Blues Clair, boulevard de Maisonneuve Est \u2014 tient beaucoup à la notion de « micro ouvert >» où chaam peut venir s'exprimer : « J'aime aussi mélanger des poètes connus et inconnus ainsi que la poésie québécoise avec des poètes arabes, latinos, italiens.Ce que Je veux, c'est que les gens se rencontrent et découvrent tme autre culture à travers la poésie.>» Comment explique-t-il le succès des soirées poétiques à Montréal ?« Les livres de poésie sont trop chers : alors, quand vous donnez l'occasion à des gens d'écouter en direct des textes de qualité pour le prix d'une bière, c'est normal que ce soit populaire », répond Luis Martinez, qui cite Louis Hamelin et Claudine Bertrand comme des habitués de son cercle de poètes qui attire l>eaucoup d'étudiants du fait de sa situation à deux pas de rUQAM.L'université est d'ailleurs le laboratoire idéal pour les jeunes poètes qui veulent se lancer dans la mêlée.Les ateliers de création et les soirées organisés par les étudiants connaissent, elles aussi, un franc succès auprès de la communauté étudiante.« Ceux qui écrivent de la poésie étaient plutôt isolés, nous avons donc décidé de profiter de cet engouement nouveau des jeunes pour la poésie pour les aider à partager leur passion », raconte Léon-Guy Dupuy, un étudiant en études littéraires de 26 ans qui a organisé plusieurs soirées et ateliers de poésie au sein même de l'UQAM.Au printemps dernier, il a décidé avec trois autres étudiants de lancer Entrelacs, une revue de poésie exclusivement destinée aux jeunes poètes inconnus dont le second numéro vient juste d'arriver en librairie.Permettre l'émergence de nouvelles voix : tel est aussi l'objectif de la revue Exit, déjà bien connue des amateurs de poésie branchée, qui n s'ouvre à la poésie résolument contemporaine en prise directe sur son époque ».Son directeur, le poète Tony Tremblay, dont le premier livre intitulé Contagion vient de paraître aux Écrits des forges, est sans doute, à 28 ans, l'auteur le plus représentatif de la rélève poétique québécoise qui crie ses mots et hurle ses maux dans l'underground montréalais.« Je considère le livre comme un support secondaire à ma poésie qui est avant tout écrite dans une optique de parole publique.C'est peut-être ça la grosse différence avec la génération d'avant, nous essayons de renouer avec la tradition orale », dit-il.En fait, ces hordes de poètes sans grade qui hantent les nuits et les bars montréalais sont peut-être les troubadours de l'an 2000.« Ce qui est certain, conclut Tony Tremblay, c'est qu'on assiste à un renouveau réel, un engouement nouveau des jeunes pour la parole poétique.» Les nuits de l'underground romantico-futuristes ACHMYHAUEY collaboration spéciale Les nuits de la poésie se suivent à Montréal mais ne se ressemblent pas.Treize novembre dernier au bar l'Ascenseur pour l'échafaud, rue Ontario.L'ambiance est plutôt bon enfant pour l'événement Place aux poètes animé par la vétéran Janou Saint-Denis qui vient de trouver un nouveau lieu pour son traditionnel rendez-vous poétique du jeudi soir : désormais, les fans du micro et leurs amis se retrouvent à l'Artothèque.À l'entrée, on reçoit un livre de poésie contre une participation de 5 S.En peu de temps la salle et l'auTière-salle sont pleines à cra- auer.André Habib et Luc Cour-t>esnc, deux Jeimes espoirs montréalais, récitent en tandem leurs vers accompagnés par le violoniste Olivier Brault.Bientôt un speaa-teur, qui a sans doute abusé cie l'alcool, se lève pour interrompre les récitants qu'il accuse d'être trop monotones.L'incident est vite balayé et la soirée se poursuit dans une ambiance un peu vieillotte de club de poètes dont on s'imagine, sans doute à tort qu'il pourrait bientôt disparaître.On est sur une autre planète avec a les soirées bilingues multtcultu-relies, multidisdpllnaires et artistiquement novatrices m de La Vache enragée ( le nom annonce la couleur I ).Animées par la Jeune et fougueuse Mitsiko Miller qui revendique dans ses poèmes et ses soirées « un style éclaté et urbain m, elles réunissent le dernier diman* die de chaque mois à la micro-brasserie Le Cheval Blanc tout ce que Montréal compte d'artistes alternatifs, autant du côté anglophone que francophone : « Le nouveau mouvement qui natt en ce moment est postmoderne.On oublie la prose classique Janou Sabil-DBnis pour introduire dans la poésie le langage de la rue, pas forcément poétique, on mélange les langues et les cultures », explique la fringante Nippo-Québécoise durant sa plus récente soirée.Ce soir-là, siur la scène constellée d'étoiles argentées, une chanteuse américaine croise le poète Alain Ayottc qui semble faire ses premiers pas, une danseuse-contorsio-niste asiatique succède à un pcrfor-meur anglophone, le très inspiré Fortner, adepte du « spoken Word ».Plus tard, José Acquelin lira quelques poèmes de son livre le plus récent, L'Oiseau respirable ( Les Herbes rouges ).« Quand une société va mal, les poètes ressortent pour s'exprimer », confie-t-il.Ce qui est certain c'est qu'il y a un public pour les entendre dans les bars montréalais.LES ÉVÉNEMENTS : Place aux poètes, à î 'Artothèque, 5720, rue Saint'André.Info : 278-8181.Tous les jeu- dtà20 h 30.Prochaines soirées : U et 18 décembre, La Vûche enragée, au Cheval Blanc, 809, PHOTO nOtiERTSKMNER.LêPm$e rue Ontario Est.Info : 525-9544.Les derniers dimanches du mois à 20 h 30.Prochaines soirées : 22 décembre le 26 janvier.Blues Oair, 901, bout.Maisonneuve Est, Info : 523-0572.Deux samedis par mois à 20 h 30.Prochaine soirée : 11 janvier.Café Sarajevo, 2080, rue Clark.Info : 385-0712.Le jeudi soir.Prochaine soirée : 12 décembre.Les Mardis du hibou, au Hasard.803, rue Ontario Est.Info : 273-9257.Un mardi sur deux.Prochaine soirée : 10 décembre.Au Hasard également, les soirées manuel* les de la revue Zéro de conduite.Prochaine soirée : 14 décembre.Les soirées poésie-chanson du Café Chaos, 1637, rue Saint Denis.Dernière soirée le 18 décembre.Bistro 4,4040, boulevard Saint-LauretU, Info : 844-6246.Le second dimanche du mois à20 h( poètes francophones ) : le second samedi du mois à20 h( anglophones ).Porté disparu, 957, axcnue Mont-Royal Est.Info : 524-0271, Le dentier lundi du mois à 22 h.Prochaine soirée : 27 janvier.Soirée poésie-musique à la Petite Licorne, 4559, ruePapineau.Info : 528-6965.Tous les deux mois.Prochaine soirée : 11 janvier.La parole qui mord Le premier recueil de poésie de Tony Tremblay a quelque chose de débridé, de frénétique, comme si chaque ver, chaque strophe voulait casser la bam* que.Contagion comprend deux longs poèmes ( Contagion et Symptô* mes ), deux incantations en vers libres sans ponauation ni majuscules qui crient dans un seul souffie le mal de vivre et la beauté de l'existence.I Le corps occupe un espace considérable dans ces vers.11 est même, hors les Jouissances de la vie amoureuse, malmené : « Vécorchage du re* gard», «déchirer sa peau >*,^que ma chair éclate », etc Et U cherche au long de œ défilé efiVéné de paroles extrêmes une sorte de guérison du mal ambiant, souvent urbain.Le recueil est fait de deux grandes Juxtapositions.Il y a d'une part une mise en place d'un décor morose, abrutissant et, d'autre part, des Illuminations existentielles, ce que Tremblay appelle simplement la beauté.Voyez ces vers : la beauté ne se targue que rarement d'avoir su tratmer ses boita dam nos nuits d'hiver d'appartement de chômage tes yeux gonflés de quatre pieds de neige de Journal de Montréal d'avenue Papineau Ce terre-à-terre est cependant contrebalancé par des envolées qui dénoncent et fuient la vacuité quotidienne, ce que le poète appellera «r l'outrage à nos espérances ».de quadrilles de rigodons sanglants seront faites nos étreintes dorénavant kid se dérobera en poussière fine nous ne pourrons que souder nos prières en poison de bouches Iconoclaste 7 Certes par le contenu de cette poésie qui se veut vi-triollque devant la petitesse du monde moderne, devant la «T.V.qui me sert de vide-poches », devant « les litres de semence conserxés / en cas de pénurie du désir », devant aussi ^ l'assassinat du temps ».« // est maintenant l'heure, écrit Tremblay, de marcher droit devant I d'oublier la vaisselle sale.» Contagion est écrit avec un culte particulier pour l'image puissante, expressive, ce qui en fait une poésie on ne peut plus déclamatoire.Le verbe est généreux, abondant.C'est une parole, écrite par un extrémiste de l'amour, qui mord.CONTAGION, Tony Tremblay.Écrits des forges, Trois-Mvières, 1996, 58 pages. LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 8 DÉCEMBRE 1996 B3 Livres ROMAN Une machine à écrire.et à jouer DANIELLE BONNCAU Au cours de sa longue et fruaueuse carrière d'écrivain, Pierre Daigneault, alias Pierre Saurel, a changé plusieurs fois de machine à écrire, ne les trouvant jamais assez rapides.Encore aujoiud'hui, à l'âge de 71 ans, il a des idées plein la tête et planifie ses prochains romans.Impossible de l'arrêter.Son rythme de travail est toutefois beaucoup plus normal.Lui qui a plus de 3000 livres à son actif, s'astreint maintenant à écrire trois pages par jour sur son ordinateur.Mais, avoue-t-il, il prend le temps de se relire et de fignoler ses textes.Un luxe qu'il ne pouvait s'accorder lorsqu'il écrivait trois romans populaires de 40 pages par semaine, à la fin des années 40 et au début des années 50.Ce faisant, avec ses héros IXE-13, Albert Brien ou encore Diane la belle aventurière, il a donné le goût de lire à toute une génération et a contribué à l'épanouissement de l'industrie de l'édition au Québec.Ce dont il est particulièrement fier.11 écrivait à un rythme effarant.Imaginez : il a publié pas moins de 934 romans mettant en scène l'agent IXE-13 entre 1947 et 1966, écrit les 47 premiers numéros de Diane la belle aventurière à compter de 1956 et publié 47 livres dans le cadre de la colleaion Le Manchot, de 1980 à 1985.Entre autres.Il a rédigé 17 pièces de théâtre entre 1950 et 1962 et amorcé au début des années 60 une carrière prolifique de chroniqueur pour le compte de différents journaux populaires.Assez incroyable en soi.Mais il ne s'est jamais contenté d'écrire.Pendant qu'il captivait ses lecteurs sous le pseudonyme de Pierre Sau-rel, il poursuivait sa carrière d'acteur et de scripteur à la radio et à la télé et animait des émissions folkloriques ( à la radio puis à la télé dans Chez Isidore, À la canadienne, etc.).Il a même trouvé le temps de parcourir la province pendant plusieurs années^ avec sa troupe de théâtre, fondée en 1948.Son rôle le plus marquant à la télé demeure celui du père Ovide, qu'il a incamé dans Les Belles Histoires des pays d'en /laii/jusqu'en 1970.Combien d'heures par nuit dormait-il ?« J'ai fait une crise cardiaque en 1966, se contente-t-il de répondre.J'ai été opéré à coeur ouvert en 1972 puis en 1985.Je ne regrette rien, je me sens bien.» La nécessité d'écrire vite a défini son style.« La force de mon écriture, c'est que je ne me perds pas en TOME i descriptions inutiles.Dans les livres de la série IXE-13, si l'action se passait en Russie, par exemple, je la situais en trois ou quatre lignes.Je consultais des encyclopédies, mais je ne voulais pas me tromper.Je mettais donc davantage l'accent sur l'intrigue.On sent l'infiuence du théâtre dans mes romans, il y a beaucoup de conversations.» Dans Un Cadavre dans la piscine.Une histoire passionnante RÉGINAIi) MARTEL Parmi les entreprises de soutien à la création littéraire, il en est peu d'aussi sympathiques que le concours La Plume d'argent, dont les lauréats reçoivent le prix Angélina Berthiaume-Du Tremblay.Destiné à des personnes de soixante ans ou plus, ce concours a été institué pour « témoiiiner de la vivacité intellectuelle et de la créativité des aînés ».^ M.Jean-Marc Grenier, un Abiti-bien que ses occupations professionnelles ont mis en contact avec le Grand Nord, a gagné le concours pour l'année 1996.N'abordez surtout pas Errance au sommet de la terre en vous disant que la vraie vie ne donne que de faux romans, ou que la plupart des gens qui ont un peu vécu font de la nostalgie leur picotin exclusif.Ce n'est certainement pas le cas de notre nouveau romancier.Avant de se mettre au travail, il ignorait sans doute qu'il était un fameux conteur, capable d'imaginer des personnages, de les plonger dans des situations dramatiques puis de les en sortir au moment opportun, capable aussi d'amorcer puis de croiser des récits parallèles, bref, de construire un roman d'aventures dont le rythme et la forme sont tout à fait acceptables.Voici donc quelques saisons dans la vie d'im fiic de la GRC, aiî sommet dé la terre blanc évidemment, et d'une infirmière inuit, blessés et seuls survivants d'un accident d'avion, condamnés à survivre au froid et à la faim en attendant des secours qui ne viendront peut-être jamais.Belle occasion de révéler quelques aspects intéressants de la culture et des traditions inuit, sans tomber dans le travers idéologique qui, le plus souvent, cherche à faire, au bénéfice de la vertu, l'économie de la vérité.Dans la nuit interminable du cercle polaire, tout n'est pas noir.L'aventure des deux compagnons d'infortune, que tout sépare, commence par une histoire policière et se termine par une histoire d'amour, ce qui démontre encore une fois que la différence sexuelle est plus facile à franchir que la différence culturelle.M.Grenier sait parler culture aussi, par la bouche de la jeune femme qui dit des siens que, voyant arriver un Blanc, « ils ne sa-valent jamais s'il venait les convertir, les pervertir ou les asservir».Belle synthèse du colonialisme ! Elle dit encore, à propos de la peine de mort encore en vigueur dans les années quarante, temps de l'action romanesque : « Mon peuple tue les bêtes pour la viande, le vôtre tue les hommes pour l'exemple.» Le raisonnement est court, mais il a son impact.Errance au sommet de la terre est une histoire passionnante et qui en appelle de nouvelles.Elle aurait mérité de la part de l'éditeur un peu plus d'attention, il me semble, pour éliminer quelques scories : anglicismes \u2014 » ils n'étaient pas dus pour mourir » \u2014, tournures maladroites ou banalités \u2014 « toute chose a une fin » \u2014, sans compter quelques discours pieux, lancés sur un ton bien solennel, étranger au mouvement général du roman, à propos de la tolérance et de la solidarité.ERRANCE A U SOMMENT DE LA TERRE, Jean-Marc Grenier.Fidcs, Montréal, 1996,272 pases.qu'il vient de lancer, il a Inséré un peu plus de descriptions.Mais sans faire d'excès.« Il y a continuellement des punchs », précise l'auteur.Ce livre, le premier à ne faire partie d'aucune série, a bien failli ne pas voir le jour.Pierre Dai-gneault l'a en effet écrit en 1985 lors d'un séjour en Floride.et l'a oublié.Il a retrouvé son manuscrit par hasard, il y a quelques mois, en faisant le ménage dans ses papiers I Son oeuvre se trouve maintenant à l'étude dans de nombreux cours de littérature aux niveaux collégial et universitaire.Ses romans mettant en vedette te singulier détective Le manchot n'étant plus offerts en librairie, un premier recueil vient d'être publié.S'il obtient un certain succès, ce premier tome sera suivi de cinq autres, escompte M.Daigneault.L'homme de théâtre, de ratlio et de télévision s'ennuie du contact avec le public.Mais il écrit toujours.Un rien l'inspire et Tdide à ourdir ses intrigues.Même s'il adore les romans policiers, il a maintenant le goût de faire changement.Il a même écrit un bon nombre de notes qui le guideront dans -la ré-daaion d'un livre qui n'appartiendra pas vraiment à ce genre.Intitulé provisoirement La Vipère, il mettra en vedette une femme sans scrupules qui ne recule devant rien pour parvenir à ses fins.Son imagination, constate-t-on, est toujours aussi fertile ! UN CADAVRE DANS LA PISCINE, Pierre Saurel.Loze-Dion éditeur, Montréal, 1996, 250 pages.LE MANCHOT, TOME l, Pierre Saurel Lùze-Dion éditeur, Montréal, 1996, à02 pages.Le jardiQ réservé RÉGINALD MARTEL La promesse semble grosse, selon la quatre de couverture : » Ce passage au verso du livre, qui semble d'une profondeur à couper le souffle et qui, au fond, ne veut rien dire tant il est vague à souhait, n'est sûrement pas de l'auteur.Ja-nidk Auberger, qui enseigne l'histoire à l'UQAM, évite ce genre de verbiage creux pour dormer au lecteur un aperçu éclairé du monde classique ».Comme tout bon pédagogue, il situe d'abord son sujet.L'm antiquité classique » succède à !'« antiquité du Proche-Orient h, celle des vieilles civilisations de l'Egypte et de la Mésopotamie nées vers 3000 avant J.-C.Concentrée au bord de la Méditerranée, l'antiquité classique, plus jeune d'un millénaire est essentiellement le monde de la Grèce et de Rome.Après un rappel historique et chronologique nécessaire poiu\" replacer ces peuples anciens dans leur contexte, il insiste sur la culture gréco-latine, celle que les humanistes ont redécouverte à la Renaissance et «< que chacun de nous garde, même vaguement, dans sa mémoire >».Rappelons que les Grecs ont inventé le concept de « démocratie >» et les Romains celui de « république ».Le deuxième chapitre propose une réflexion sur la Méditerranée, creuset de la civilisation classique et source de notre civilisation occidentale ; il montre le rôle qu'y ont joué les grandes cités : Athènes, Alexandrie, Rome, Constantinople.Après ce tour géographique des grandes capitales culturelles du monde gréco-romain, il s'attarde sur l'époque même des Anciens et nous fait connaître leur mode de vie, leur façon de voir le monde et l'être humain.On lit, on comprend : comment ils organisaient leur société, comment ils concevaient leur mode de gouvernement, comment ils priaient leurs dieux et servaient leur pays.Après avoir décrit l'organisation sociale, politique, religieuse des Anciens, on saisit à quel (>oint leur univers spirituel était différent du nôtre.Finalement, l'auteur nous explique comment l'antiquité classique cède lentement la place au christianisme naissant, à cette société imprégnée de nouvelles valeurs incompatibles avec celles de la tradition et qui s'achemine vers le Moyen Âge.Dans un dernier chapitre un peu superflu, Du cosmos au miocro-cosme : ime vision du monde », il décrit la perception que les époques ultérieures, du Moyen Age jusqu'à nos jours, ont eu de l'antiquité classique.On peut reprocher à l'auteur son affection pour « dans la mesure » et « oikoumène » et l'utilisation de quelques termes rigoureusement inaccessibles au non-spécialiste Édilité atrule, puniques, Dacie, Maure-tanie Tingitane, On remarquera aussi que son enthousiasme pour l'antiquité classique et qui fait de la lec-tiue du livre une vraie joie, l'amène à écrire des phrases hautement contestables : « Est-ce pour mieux s'en imprégner ( de la culture grecque ) qu'ils ( les Romains ) se lancent alors dans la conquête de la Grèce ?.»> Ce serait bien la première fois que la conquête d'un pays aurait pour but d'y suivre des cours de culture ! Mais ce sont là des détails qui d'ailleurs auraient dû être corrigés par l'éditeur.Deux tableaux chronologiques, trois cartes et une bibliographie accompagnent cet indispensable ouvrage.LE MONDE GRÉCOROMAIK Janick Auberger, Boréal Montréal, 1996,127 pages.Claude Jasmin perd sa réviseure VIE DES LIVRES Pierre Vennat Claude Jasmin est en deuil.Yvonne Robichaud-Bou-cher, la fidèle copiste de ses romans et de ses feuilletons est décédée.Mère de la compagne de l'auteur, Yvonne Robichaud-Boucher, Acadienne exilée à Québec, avait été secrétaire de divers ministres dont Arthur Sauvé, le père de l'ancien premier ministre québécois Paul Sauvé, avant de devenir la fidèie copiste et réviseure de tous les écrits de Claude Jasmin à partir de 1974 : La Petite Patrie, Dominique, Boogie-Woogie, Métro, boulot, dodo, et aussi de ses livres La Sablière, Mario, Maman-Paris-Maman la France, ses tomes de journal et le reste.« Je viens de perdre une merveilleuse sagouine à polir mes textes », déclare Jasmin dans un témoignage écrit en hommage à Yvonne Robichaud-Boucher.À la défense des illustrateurs La décision du jury de la section illustration jeunesse du prix du Gouvemeiir général de ne primer, cette année, aucun illustrateur continue de faire des vagues.Le bulletin de l'Association des écrivains québécois pour la jeunesse s'indigne, le principal éditeur québécois de littérature jeunesse, Bertrand Gauthier, de la Courte Échelle, a confié à La Presse ne pas comprendre cette décision qu'il considère injuste pour les illustrateurs jeunesse du Québec qu'il considère compétents.Le lauréat dans la catégorie littérature-jeunesse, Gilles Tibo, lui-même également illustrateur, avait profilé de la présentation officielle, il y a trois semaines, pour déplorer que l'on ait jugé bon cette armée de ne pas décerner de prix dans la catégorie illustration.Cette fois-ci, c'est au tour de Robert Souiières, ancien directeur littéraire des Éditions Pierre Tysserre pendant plusieurs années, lui-même auteur jeunesse et fondateur d'une nouvelle maison, les Editions Gratte-Ciel, de dénoncer cette décision dans une lettre ouverte à Béatrice Leclerc, Sylvie Daigneault et Stéphane Daigle, membres de ce jury établi par le Conseil des ans au Canada.« Cela est dommage et très malheureux, car vous avez privé un créateur d'une boiu-se intéressante ( 10 000 $ ) et d'une reconnaissance professionnelle importante.C'est excessivement dommage, car maintenant, le grand gagnant est le Conseil des arts du Canada ! 44 Oui, à votre place, j'aurais fait mieux et j'aurais attribué le prix « au moins pire » et ce n'est que façon de parler bien sûr, car je crois qu'il y avait des livres très valables pamii la soixantaine qui ont été publics cette année.En effet, les Desputeaux, Jolin, Villeneuve et Yayo, pour ne nommer qu'eux, étaient en lice.»» 4 .EN QUELQUES MOTS «1 « .1 Un autra parrain ¦ Débarque en traduction française le plus récent Mario Fuzo, Le Dernier Parrain ( titre original : The Last Dpn ), qui est évidemment ime autre histoire de mafia de l'expert en la matière, auteur de l'immense saga Le Parrain, Les choses se passent cette fois dans les milieux du cinéma et du jeu, à Hollywood et à Las VegaSr sous le signe du crime, de la loyauté, de la morale, de l'abjection.Le lecteur ne sera pas « horriblement déçu, moins encore ébloui », prévoyait La Prtm après avoir lu l'ouvrage original en août dernier.Colette Braedonan Terreur africaine Burunai, Rwtnds, Zalrr : k$ nàtm de U viokiKe ftmé La drame africain Fammea dPtgflam a Journaliste au quotidien Le Soir de Bruxelles et collaboratrice au Monde diplomati' que, Colette Bracckman se penche id sur le conflit opposant les Hutus et les Tutsis» sur les événements dramatiques se produisant au Burundi et au Rwanda.C'est la colonisation, relayée par l'Église catholique, qui a semé les germes de la haine, cstime-i-elle, et transformé une lutte sociale en affrontement ethnique.L'Europe, et en particulier la Belgique, ne saurait maintenant fermer les .yeux sur cette situation.a Les femmes sont-elles condamnées à incarner les pieds et les mains de l'Église catholique plutôt que sa tète?Il faut bien craindre que oui, du moins à court terme, malgré le nombre croissant de femmes « ouvrières de l'Église », malgré la production d'une théologie féministe, malgré les revendications de plus en plus nombreuses auprès d'une hiérarchie d'évèques et de cardinaux m mâles » qui détiennent le pouvoir, Marie-Andrée Roy, sociologue et professeur de Sciences religieuses à 11JQAM, explique cela chez Médiasaul.Coexistence et conflit a Dans la fort belle collection XXe siècle, Stefano BianchinI ( professeur d'iiis-tolre à Bologne, journaliste et auteur ) examine la question yougoslave à partir des deux pôles, coexistence et conflit, entre lesquels se débattent depuis 200 ans les peuples yougoslaves et ceux des Balkans.Une tragédie « euroj>éenne et moderne » estime-t-il néanmoins.Issue d'une histoire complexe où s'imbriquent nationalismes et léderalismes, intégrations et antagonismes, archaïsmes et aspirations au développement éconoCnique.Le* 0r.^rtc1«t nnalei m ^\u2014 IKFS l'I AT XV'/ La fièvre du liodcey Reatoa paa citer a Bien connu des leaeurs de La Presse, le caricaturiste d'origine polonaise André Pi jet publie id un recueil de quelques-unes de ses meilleures oeuvres sur le thème du hockey, empreintes de cette ironie affectueuse dont Il gratifie les héros éphémères de notre sport national.Notamment au programme : la série mémorable opposant les Canadiens et les Nordiques ( quart de finale ) en \\99^, alors que la fièvre du hockey avait atteint des som* mens.a Pas facile de trouver de bons restaurants pas chers, le soir, où on a l'impression que le prix des menus a augmenté partout par rapport à celui du midi.Nancy Marelli et Simon Dardick ont déniché 80 bons restaurants qui présentent des menus variés et pas chers ( $10 ou moins par personne ) le soir.Ils font état de leurs découvenes dans une édition revue et corrigée parue chez XYZ.Un petit guide qui sera utile à plusieurs. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 DÉCEMBRE 1996 B 5 Livres Le livre québécois attaque la forteresse latino-américaine BRIGITTE MORISSETTC collaboration spéciale, MEXIQUE Grâce à la locomotive québécoise^ le Canada a fait bonne fîgu-re à la 10e Foire internationale du livre de' Guadaiajara^ un événement uès latino-américain qui prend fin aujourd'hui.Les orf^anisateurs mexicains ont offert au Canada la place d'honneur.L'Association pour l'exportation du livre canadien, avec l'appui fmancier et stratégique du ministère des Affaires étrangères, a installé ses stands à l'enuée de la .foire.Trois semaines avant Noël, la perspective de vendre des droits d'auteur, de signer des traduaions, des coéditions en faisant un grand bond au-dessus de l'oncle Sam, le disputait à l'ivresse de respirer sous les Tropiques les subtils par- fums du roi de nos forêts.Agriculture Canada a prêté un soutien stratégique au livre : une centaine de sapins expédiés à Guadalajara, non sans peine.Avec la douane mexicaine, c'est toujours la galère ! L'espoir financier de l'opération n'est pas négligeable : les éditeurs canadiens ont perçu en Amérique latine, depuis cinq ans, 6 millions de dollars de droits d'auteur.Cent cinquante titres canadiens y circulent.Le dernier arrivé est la fameuse bible alimentaire de Louise Lambert-Lagacé publiée par un éditeur mexicain : El Desafio Nutri-cionai de la Mujer.Emile Martel, prix du Gouverneur général, et Louis Jolicoeur ont traduit de célèbres poètes latino-américains.Yves Beauchemin, demeure un symbole des best-sellers canadiens.À la foire de Guadalajara, Québec/Amérique affichait avec orgueil son Diaiotmaire visuel aux ventes millionnaires dans une vingtai- ne de langues et cherchait des partenaires latinos.La Courte Échelle espérait signer de nouveaux accords de coédition; Viaje en El Tiempo {Le Voyage dans le temps ) de Denis Côté, une histoire fantastique, est un succès en Amérique latine.La Courte Échelle y a déjà 80 litres en circulation.Pour sa part, Gaston Bellemare, président des Écrits des Forges, espère dégager avant deux ans un chiffre d'affaires de 100 000 $ au sud du Rio Grande.Bellemare comptait bien enrichir son carnet d'invitations pour le prochain festival de poésie de Trois-Rivières.Il y a ceux qui, comme Alain Ga-gnon, professeur à l'Université McGill, sont passés par la Foire internationale du livre de Guadalajara en quête d'un éditeur.Gagnon possède dans ses cartons un manuscrit frais pondu sur la fin des États-nations.Le politicologue avait été invité à présenter sa thèse sur l'ave- nir du Canada ; il Ta fait courageusement en espagnol à l'occasion d'un colloque organisé en parallèle de la foire par l'Association mexicaine des études canadiennes à l'Université de Guadalajara.Louis Balthazar, politicologue à l'Université Laval, a pour sa part repris sa célèbre formule : un Canada composé d'entités asymétriques dans un cadre multinational.Les Canadiens paraissent de plus en plus se couler dans le moule de la mondialisation ; les Mexicains se préoccupent de l'impaa à long terme de l'amaigrissement du corps professoral.Et surtout de Tinfiuen-ce américaine favorisant l'éducation privée au détriment de l'éducation publique solidement enracinée ici.L'orateur le plus provocateur de ce colloque a certainement été un politicologue de Toronto.Opposé à l'ALENA au temps des négociations, Stephen Clarkson a trouvé son chemin de Damas et se deman- de si la mondialisation,' plutôt qu'une menace, n'offre pa^ à la fédération canadienne sa dernière chance.La secrétaire d'État à l'Amérique latine, Christine Ste-wart, avait quitté l'Université de Guadalajara lorsqu'un intellectuel de Vancouver, Row^land Lorimer, a fustigé une politique culturelle fédérale qu'il juge paradoxale: les ministres veulent solidifier JeJ bases de l'identité canadienne tout en opérant des coupes sombres \u2014 qui vont jusqu'à 60 % \u2014 dans les budgets de l'édition, la radio et la télédiffusion publique.Comment une identité nationale peut-elle*s'enrichir, s'alarme Lorimer, à courts de scalpel ?La ministre Stew^ confiait, le lendemain, qu'un; rapport sur la culture et les industriel culturelles devrait fournir un début de réponse avant Noël.Y aura-t-il des bonbons sous-le sapin canadien pour les auteUrset éditeurs ?Vil Toujours premier i 10% d'escompte aux 60 ans ot + tous les mardis les prodoits « prix ord.lauf 'es revues.U KX NO(L UI VMS tAMM LE PET/T LAROUSSE * ^ ^ s r n t 1997 PETIT ^ LAROUSSE 1997 r.w Lcstt^\\ deN^\\ Trois p contre d Sophie vit un cauchemar fj-f rv COLL COEUR DU QUÉBEC 12 litres disp.Éd.CERRDOC ^^95$ ch.ord.7^»* BtAG V ord.24\"»^ IX guide DU vin Michel Phaneuf éd.de VHomme ord.59«'* If PEITT UROUSSE 1997 lU-USm EN COULEIJ^ ^d.Larousse Venez rencontrer les auteurs 0 tE PETIT LAROUSSE 1997 PREMIER ROMAN GRAND FORMAI 53 j^^res disp.ê *1 Carrcfoui Ccnirt Uroussc éd.la coune échelle vendr.U^BEUiSÉGUSES DU QUÉBEC Vo\\ l - Montréal VoU-cSbec «Value du Si-Uurenv André Croieau éd.Trécarré 3Ï Par l'auteur du Prince des Marées ord.34»'« votre avenir par i:astrochiromancie Bernard Henri Many éd.Québécor DÉSOLATION LES RÉGUIATEURS Slephen King Richard Bachman «vv* éd.Albin Michel beach music Pat Conroy éd.AlWn Michel H t.Bizier/M.Turenne Pub\\.du Québec liS AMANTS DE UAPARTHEID Madge SwlI^deUs éd.Robert unoni gas 3995$ ord.49\"» /-> , - \u2022 ' ( s COLL LES GRANDS PEINTRES 20 titres disp.éd.Parksione LE PETIT ROBERT GR.FORMAT 97 ^\"WfPJlEs éd.U Robert éd Tasch en ^395$ ch.ord.54™* 1 \u2022 Lesgr MyUMI NOS AUTMS SPÉCIAUX egypte andesdvi\\«aùons.4Uircsdvsp.éd.ArtOTia Serge Chapleau ^ BoréaJ LES VINS DE BORDEAUX Etienne Van Steenbcrghe éd.Artoria ^.^.SDElAl^*^ COLL 100 SAUCES ET RECCt^^ 5 titres disp.éd.Grund AGENDA D'ART» MUSÉE DU QUÉBEC.Publications du Québec lA GALÈRE D'OBÉUX, GOSClN^4Y-UDERZO, éd.Albert René ANNABELLE, MARIE UBERGE.éd.Boréal GABRIELLE ROY UNE VIE (*d brorfiét), François Ricard, éd.Boréal 13\"»\tle*» \t13»\" 19m\t 24\"»\t34\"» 21\"»\t31«.1200» 20\"» 39\"» 43\"» ()liaiii|rf0 844-2587 LE TOUR DE MA VIE EN 80 ANS, Marguerite Lcscop, éd.M.Lcscop LE CHASSEUR ZÉRO, Pascale Rozc, éd.Albin Michel FORMULE 1 PASSION 1996.éd.Hurtubisc HMH ENCYCLOPÉDIE VISUELLE DES ALIMENTS, éd.Québec/Amérique LE PRINOPE DU GEYSER, Stéphane Bourguignon, éd.Québec/Amérique lô*** Prix 0m vigueur du 7 au 20 Mcetnhre 1996 GRANDE SURFACE 4380, Saint-Denis, Mtl Ouvcn 7 Jours de 9h à 22h B Station Mont-Royal SUCCURSALES 25^ \u2022 49*».54*^ * 21»\" : (514) 844-2587 Gratuit, cntrte rue Drolet Extérieur de Mtl: 1-800-817-2387 Télécopieur: (514) 848-0169 371, Laurier ouest, Mtl Ouvcn 7 Jour» de 8h à 22h Carrefour Angrigon Centre Laval Mail Champlain (514) 277-9912 (514) 365-4432 (514) 688-5422 (514) 465-2242 \\ B6 LA PRESSE MONTRÉAL, DIMANCHE 8 DÉCEMBRE 1996 Livres ; End the Océan, de Jacquelyn Mitchard \u2014 s'est retrouvé du jour au lendemain au sonunet de la liste des best-sellers du New York Times.L'éditeur en avait vendu 100 000 exemplaires.Il en a fait imprimer 850 000 de plus.Aberration ?Le deuxième choix de Winfrey \u2014 Son^ of Solomoti, de Toni Morri-son \u2014 a provoqué la même ruée.En une seule journée, la chaîne Bames 6- Noble a vendu 16 070 exemplaires du livre, publié en format de poche depuis 1987.L'animatrice vedette aura ainsi eu plus d'impaa sur les ventes de Morrison que le prix Nobel de la littérature attribué à l'auteur en 1993 l Le pouvoir des livres Le mariage de la littérature et de la té- lévision américaine ne résistera peut-être pas à répreuve du temps.Mais l'expérience d'Oprah Winfrey n'en est pas moins remarquable.Mais d'abord, un mot sur le personnage Winfrey.Son succès l'a rendue immensément riche, et peut-être aussi plus responsable.Consciemment, elle a voulu s'écarter des talk-shows sensationnalistes et vulgaires.Plutôt que de se vautrer dans la misère, elle propose aux femmes \u2014 l'immense majorité de son auditoire \u2014 des moyens de se prendre en mains.Et elle veut désormais les convaincre du pouvoir des livres.Ainsi, dans une émission, elle a déclaré à son auditoire, dans son langage simple et direa : h On Ut sur la vie de quelqu'un d'autre, mais ça nous fait penser à la noue.» Mais on ne lit pas n'importe quoi.Jusqu'à présent, Winfrey a évité les manuels aide;toi toi-même et autres livres du Nouvel Âge.Elle a choisi des oeuvres littéraires.Et Song of Solomon, de Morrison, en est une vraie, d'une écriture riche et d'un souffle puissant.Le roman raconte l'histoire magique de Milkman Dead, un Noir qui découvre les racines de sa famille.Sur le plateau de son studio, le jour où elle a annoncé son « choix du mois Winfrey a accueilli Morrison en la présentant à son auditoire comme « le plus grand écrivain de notre temps ».Plus tard au cours de rémission, l'animatrice a avoué candidement à l'auteur qu'elle devait parfois revenir sur une phrase pour bien en saisir le sens.Ce à quoi Morrison, une femme splen-dide à la tête léonine et à la voix riche, a répondu, en s'esclafTant : m Ça s'appelle lire, ma chère I » La manière de Winfrey est là : de l'enthousiasme, mais pas de prétention.Mais il y a plus, évidemment, et ça s'appelle de l'émotion.Au bout d'un mois, dans le cadre des aaivités de son club littéraire, Winfrey reçoit à dîner \u2014 chez elle \u2014 le dernier auteur choisi et quatre de ses lectrices.Pendant le repas, la caméra tourne.Et les faits saillants de la soirée sont présentés plus tard par l'animatrice à son émission.Une soirée magnifique Mardi dernier, c'était au tour du dîner de quatre heures en l'honneur de Morrison.« Même si vous n'avez pas lu le livre Song of Solomon, même si vous n'avez pas entendu parler de Toni Morrison, il y a tellement à tirer des images et des conversations qui suivent »», a déclaré Winfrey aux téléspectateurs en guise d'introduction.Dans un des extraits, Morrison Ht à haute voix un passage de son livre où il est question de funérailles.Au milieu de la leaure, une des convives éclate en sanglot.Plus tard, on apprendra que la femme a accouché d'un enfant mort-né.h Ça fait 16 ans aue je porte cela, dit-elle.Et je réalise ^aujourd'hui que je m'empêchais de vivre en gardant toute cette émotion à l'intérieur.» L'extrait prend fin sur ces mots.Avant de passer une publicité, Winfrey dit à son auditoire : « C'est clair : si vous refusez la douleur, vous ne connaîtrez pas la joie.Quelle grande leçon ! Ne vous ai-je pas dit que c'était une soirée renversante ?»?Le retour d'Angloman ALEKSI IL LEPAGE collaboration spéciale remblez, séparatisses ! Tremblez, partitionnisses ! Car Angloman est enfin de retour pour nous rectifier la situation nationale et mettre un frein à l'incertitude politique ! Oui, Angloman, le superhéros canadien à la mâchoire anguleuse, le vengeur politically correct made in Montréal, protecteur des minorités audibles, en particulier, et de tout ce qui fait pitié en général l Il revient en force, afin d'unir les deux solitudes, dans de toutes nouvelles *< adven-tures » unilingues anglaises ! Cette fois, notre sympathétique Anglo devra affronter les horreurs de la bureaucratie gouvernementale ( son permis de superhéros ayant expiré ) et ira prêter main-forte aux sinistrés du Saguenay.11 sauvera son jeune acolyte.West Island Lad, des griffes des méchants Torontorgs, dont l'unique but est d'attirer tous les Anglos-Québécois dans la très plate métropole nationale, capitale économique et royaume du beigne canadien.Et ce n'est pas tout, amis bilingues ! Le deuxième numéro d'Angloman, Mo-ney, EthHics, Superlteroes, propose également une aventure de Poutinette, l'héroïne québécoise pur cheddar qui luttera cette fois contre l'insupportable Dodo Médium et sa Psycho Alliance.Frissons garantis ! Également au programme.Capitaine Souche ( incarnation de Parizeau ) versus.Eth-noman et Partition-man l Combat inégal ?Rassurez-vous, le valeureux Blocman < incarnation de Bouchard ) viendra sauver son collègue à la toute dernière minute, et redorer le blason souverainiste ! Oh yeah ! C'est avec surprise et enthousiasme qu'a été reçu le premier numéro des aventures d'Angloman/ publié l'an der- nier à pareille date.Ce second tome devrait susciter le même emballement.On y retrouve la même verve de Mark Shain-blum ( le bloke ) et le même dessin impeccable et percutant de Gabriel Morrissette (\\efros).Voilà ime béde typiquement montréalaise, faite par des amants de Montréal, pour les amants de Montréal, toutes langues confondues.S'il y a vraiment un malaise entre les Anglos et les Francos dans les classes politiques, les lecteurs d'Angloman ne se sentent pas du tout concernés.ANGLOMAN2 : MONEY, ETHNiCS, SVPERHEROES, Mark Shainblum et Gabriel Morrissette.Niiage Editiom, Montréal 1996.non pa^finé i; ^ ^ 2 week-ends gastronomiques À PAuberge llatley9 une des grandes tables du Québec S de LIHJE ^LEncyckfédKtisiieikdeiàments: unefoied^MÉoa.» Itoûque Girard Sûkxnita.kjomal de Mofttréal «Lnvénubkoéor» Revue Sd et PDTvre « l'n Inic à mangfî 2vec b yeux.» Jean-Claude Surprenant, Le Droit 9S$ Achetez le livre en iJijrairie et vous obtiendrez un coupon de participation à retourner avant le 25 dcxcmbrc 1996 aux Éditions Québec/Amérique.Les noms des gagnants seront diffusés sur les ondes de Cité Rock-Détente en janvier 1997.Les détails du concoun sont affichés en librairie.\\ M I l< I Lire comme un roman fascinant une brique de 700 pages traitant d'histoire et en redemander.Voilà le tour de force qu'a réussi Hélène Pelletier-Baillargeon avec la première tranche de sa t>iographie d'Ollvar Asselin.un ouvrage admirable.Il est vrai que nous sommes en manque d'histoire, de nr)émoire, mais Hélène Pelletier*Baillargeon nous offre bien davantage.Dieu qu'elle écrit bien et décrit admirablement personnages,paysages, métiers et passions I Elle affirme que la vie d'Olivar Asselin est un roman.Je dis qu'elle en a fait un grand roman.Olivar Asselin.journaliste brillant, pamphlétaire virulent, nationaliste intransigeant, aventurier, homme épris de liberté au coeur d'une société contraignante et fermée, a été le précurseur de la révolution tranquille.Toutes ces qualités ne l'ont pas empoché de sombrer dans rout>ii de la grande braderie du passé qui a remplacé pour toute une génération notre histoire par « l'histoire dont vous êtes le héros ».Hélène Pelletier-Baillargeon le tire avec une telle élégance et un tel talent de cet oubli ! Elle nous rend un héros de chair, de sang et de passion en même temps qu'une période palpitante de l'histoire du Québec.Si les patrons de télévision sont à la recherche de beaux sujets de téléséries, je leur suggère la lecture de cette biographie si vivante d'un personnage absolument fascinant.Madame Pelletier-Baillargeon a consacré 8 années de sa vie à son « Olivar ».Il faut l'en remercier.Après ma rer>contre avec Hélène Pelletier-Baillargeon, je vous propose une entrevue avec le cinéaste Charles Binamé, qui vient nous parler littérature et cinéma.Danlèle Bombardier Donnez à quelqu'un une deuxième chance! Discutez du don d*organes avec votre famille.La Fondation canadienne du rein Alors à 00 soirp 21 heures, i Tèli-Québec, Télé-Québec LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 DÉCEMBRE 1996 B 7 Arts et spectacles Neuf lauréats du monde des arts et du monde des sciences Presse Canadienne Le gouvernement québécois a remis hier soir, au théâtre Capitole de Québec, ses prix du Québec, qui soulignent l'excellence dans les secteurs des arts et de la science.Les prix ont été remis lors d'une soirée de gala par la ministre de la Culture et des Conmiunications, Louise Beaudoin, et la ministre déléguée à l'Industrie et au Commerce, Rita Dionne-Marsolais.La soirée, animée par le chanteur Jean-Pierre Ferland, a été télédiffusée siu\" les ondes de Télé-Québec.Les lauréats ont reçu une bourse de 30 000 $ chacun et une médaille en argent/ création d'Aïuie Fauteux et de Michel Bums.Le prix Athanase-Oavid en littérature a été décerné à l'écrivaine montréalaise Monique Bosco.Née en Autriche, venue s'établir à Montréal en 1948 à l'âge de 21 ans après des études en France, Mme Bosco connaît du succès dès ses débuts d'écrivaine avec Un amour maladroit, couronné en 1961 par le First Novel Award de l'association américaine Phi-Beta-Gamma.Elle écrit ensuite, notaiiunent, La Femme de Loth ( Prix du gouverneur général 1971 ), le recueil de poèmes Miserere { Prix de l'Académie des lettres du Québec 1993 ) et Le Jeu des sept familles ( 1995 ).Le prix Denise-Pelletier des arts de la scène va au compositeur, musicien et chef d'orchestre François MoreL « im des plus éminents représentants dans le domaine de la musique contemporaine, qu'il préfère qualifier de musique classique du XX»^ siècle ».Né à Montréal, très vile virtuose du piano, il étudie la composition au conservatoire de Montréal.Il travaille ensuite pendant 25 ans à Radio-Canada, où il écrit la musique de plusieurs émissions et plus d'une centaine de musiques de téléthéâtres.Il participe aussi.a la fondation de la société Musiqiie de notre temps et de l'Ensemble Bois et cuivres du Québec.M.Morel enseigne depuis 1979 à l'École de musique de l'Université Laval.Le prix Paul-Émile-Borduas en arts visuels est remis à l'artiste et architecte Melvln Chamey.Né en 1935 à Montréal, il étudie dès l'âge de huit ans à l'École du Musée des beaux-arts.Il est devenu avec les ans sculpteur, peintre, architecte et architecte-paysagiste.On lui doit notamment les réalisations d'art public Gratte-ciei cascades d'eau I rues, ruisseaux,,, une construction , place Berri, et Le Jardin du Centre canadien d'architeciiue, à Montréal.Le prix Albert-Tessier en cinéma a été remis au cinéaste Jacques Giraldeau, qui immortalise depuis 40 ans sur pellicule les grandes étapes de l'art moderne au Québec.11 a aussi participé à la fondation du premier ciné-club au Québec et à la Cinémathèque québécoise.Diplômé de l'Université de Montréal en philosophie et sciences sociales, il fait le tour du jardin cinématographique au Québec avant de se fixer à l'ONF, en 1963.H a réalisé à ce jour 165 courts, moyens et longs métrages, dont quelques films d'animation.Le prix Gérard-Morisset dans le domaine du patrimoine est allé à Michel Lessard, cinéaste, vidéaste, ethnologue, auteur, historien, historien de l'art et conservateur de plusieurs expositions, dont tiomma-i^e aux Livernois ( Musée du Québec, 1987 ).Il a écrit notanunent les encyclopédies n des antiquités du Québec » ( 1971 ) et « de la maison québécoise » ( 1973 ), qui ont connu des succès populaires remarqua-bles- Les sciences Côté sciences, le prix Armand-Frappier ( recherche et formation scientifiques ) a été remis cette année au docteur Jacques Genest, fondateur de l'Institut de recherches cliniques de Montréal, qu'il a dirigé de 1967 à 1984.Né à Montréal en 1919, il étudie à l'Université de Montréal puis à Baltimore et New York, avant de revenir au Québec au début des années 50.Il a formé depuis des centaines de chercheurs, et a intégré en 1976 à l'IRCM le premier Centre de recherches en bioéthique au Canada et dans le monde francophone.Le prix Léon-Gérin en sciences humaines est remis à M.Henry Mlntzberg, professeur en gestion à l'Université McGill.Diplômé en génie mécanique à McGill en 1961, il travaille d'abord au Canadien National avant de se diriger vers l'administration.Son premier livre, The Nature of Managerial Work, paru en 1973, est utilisé un peu panout dans le monde.Il a écrit huit autres livres, en plus de centaines d'articles.Le prix Marîe-Victorin en sciences pures et appliquées est décerné à M.Stephen Hanessian, professeur de chimie à l'Université de Montréal.Américain d'origine, il a joint l'Université de Montréal en 1968.Ses plus grandes innovations s'appliquetit aux synthèses chimiques, principalement dans le domaine pharmaceutique.Enfin, le prix Wilder-Penfield en sciences biomédicales est allé au doaeur Jacques de Champlain^ professeur au département de physiologie de l'Université de Montréal.Né à Québec, le doaeur de Champlain dirige depuis 1987 à l'hôpital Sacré-Coeiu\" le Groupe de recherches siu\" le système nerveux autonome.MONIQUE BOSCO Prix Athanase-David JACQUES DE CHAMPLAIN Prix Wilder-Penfield MELVIN CHARNEY Prix Paul-Émile-Borduas JACQUES GENEST Prix Armand-Frappler HENRY MINTZBERG Prix Léon-Gérin FRANÇOIS MOREL Denise-Peiletier STEPHEN HANESSIAN Prix Marie-Vktorin JACQUES QIRALDEAU Prix Albert-Tessier MICHEL LESSARD Prix Gérard-Morisset Livres i IDÉES Nos universités étouffées par leur bureaucratie P«IVIU£ TRCMBUY a plus grosse partie du budget des universités va à l'accessoire, tandis que la portion congrue va à l'essentiel.Les compressions budgétaires, mal gérées, accentuent ce détournement de fonds et risquent de transformer nos Institutions de haut savoir en gros cégeps.Ce cri d'alarme n'est pas poussé par un professeur gauchisant de ^iences politiques, mais par Hugues Boisvert, professeur de comptabilité à l'École des HEC.Dans L'Université à réinventer, cet expert en comptabilité do management a scruté les comptes des universités qucbécoi&cs et décx>uven que si, en apparence, 72 % des ressources sont dlloucc*s à l'enseignc- ment et à la recherche \u2014 leur mission fondamentale \u2014 et 28 % aux aaivités de soutien et d'administration, la réalité est exaaement l'inverse.\u2022 Cet écart ahurissant entre « l'université visible >» et « l'uni-versité fantôme >» s'explique du fait que M.Boisvert isole les dépenses qui servent direaement aux activités de transmission dc^ connaissance, de développement pédagogique et de recherche, tandis que la comptabilité traditionnelle des institutions est un fourrc-tout qui comprend des frais de gestion, de mise en marché et de publicité des programmes ainsi que l'entretien ménager des classes, les frais de déplacement et de représentation liés h l'enseignement, etc.M J'ai acdy Allen et Julia Robcrts.Les infinmiè-reSr les femmes enceintes, les vendeurs en ioaillerle et même les défunts dansent.V Le scénario met aux prises les membres d'une famille comme les aime Woody Allen, avec des couples divorcés et des enfants de plusieurs lits, essayant tant bien que mal d'aimer.Durant un an, ces personnages interprétés notamment par Goldie Hawn, Alan Aida et Drew Barry-more, se croisent dans des décors de cartes postales trop coloriées, depuis les quartiers chics de New York aux quais de la Seine à Paris, en passant par Venise.Car comme l'explique d'entrée au spectateur la narratrice, fille adolescente de Woody Allen jouée par Natasha Lyonne, « ce n'est pas une comédie musicale comme les autres : notre famille a du pognon ».Et comme il s'agit d'un film de Woody Allen, il ne s'achève pas sur la note traditionnelle : h ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants ».Le réalisateur et Goldie Hawn, qui joue son ex-épouse, dansent un ballet féerique la nuit sur les berges de la Seine, avec la cathédrale Notre-Dame de Paris en toile de fond, semblant dire qu'il est plus facile, ou plus précieux, d'être « les meilleurs amis du monde » que d'être un couple. LA PRESSE, MONTRÉAL, DLMANCHE 8 DÉCEMBRE 1996 B9 Mort du romancier chilien José Donoso Aqcnce France-Presse SANTIAGO Le romancier chilien José Donoso, un des grands représentants de la littérature latino-américaine, est mort hier à Santiago, à l'âge de 72 ans.Auteur de romans tels que Couronnement ( Coronadon ), L'Ohscàte Oiseau de la nuit ( El Obsceno Pajaro de la Noche ), Le Jardin d'à côté { El Jardin de a! ÎMdo ), il est resté aaif jusqu'à sa mort, malgré le cancer qui l'an^ectait depuis plusieurs mois.José Donoso avait remporté le prix national de littérature chilien en 1990, ainsi que le prix Rober Caillois, en France, et le prix de la Critique en Espagne, où il a vécu; entre 1967 et 1981.Ses romans ont connu un succès international au même titre que les oeuvres du Colombien Gabriel Garda Marquez et du Péruvien Mario Vargas Llosa notamment.À son décès, il écrivait un scénario pour la télévision mexicaine et avait achevé son dernier roman, El Mocho \u2022 Ses obsèques se dérouleront aujourd'hui à Zapallar, à 100 km à Touesl de Santiago* Alain Trudel Alain Trudel reçoit le prix Virginia Pariter Presse Canadienne Le tromboniste montréalais Alain Trudel est le lauréat 1996 du prix Virginia Parker, décerné chaque année par le Conseil des arts du Canada à im jeune musicien classique.Trudel, qui est âgé de 30 ans, est le premier joueur d'un instrument du groupe des cuivres à mériter le prix, assorti d'une somme de 26 000 $.L'un des rares trombonistes à faire carrière en solo, Alain Trudel est d'abord apparu au sein de l'Orchestre symphonique de Moi)tréal, à l'âge de 16 ans.Il a ensuite fait partie du Nouvel Ensemble moderne, également à Montréal.I Le musicien, qui touche eti>jazz autant qu'à la musique romantique et classique, donne quelque 100 concerts par année, de New York à Hong Kong, en passant par Amsterdam.Trudel a l'intention de consacrer l'argent du prix à divers projets musicaux.>' PROGRAMME DOUBLE SPECIAL CE SOIR SOYEZ TEMOINS DU MIRACLE! ¦ \u2022 * ' denzel wb itney WASHINGTON HOUSTON Preacher's Ma5roNlPICnTtB*THEiAMlTl«)LI^ ' .ftRKWff PRDDl.mNS.L\\NT fNTEXTAlVMENT .PtNNTM\\m\\li - [)tNZt[WA.mîO\\ UHn>n HOt^TON iïï£niE¥OTsii^ mm b \\m mm ki\\t> (inmot lOIEmDE\\^^¦!.^^:HAV^aMMS ^J':EUJ0TAB80IT R063TUtEINHlT V.ROBERT tSKSnOOO.LBi\\\\RDOBSîC(Aia *'-t\\\\TM.u\"ii)iN.\\iLv\\î.' 23 h 00 Les NouveHes du sport (23:10) Le TVA 23 h 30 C:t>ènia;Lmer de Magog {2/7) Wind at My Back Uttie Luiu The New Adventures of Superman Funniest Home Videos 60 Minutes Dateline NBC Cinénria / LA RIVIÈRE OU 6e JOUR « le cinéma français, qui est le deuxième du monde, manque de combativité et de courage par rapport à l'Améri-queet c'est pour cela que nous irons, que nous prendrons le temps de nous faire connaître et, ensuite, prendrons des parts de marché.» Un Picasso au Cap-Breton ¦.Une minuscule galerie d'art de l'île-du-Cap-Breton a effectué un pas de géant, vendredi, lorsqu'elle a mis la main sur une- série de dessins de Picasso, cadeau d'un donateur anonyme.Évaluées à 1,4 million US, les oeuvres réalisées au crayon et à l'encre se trouvent dans un carnet qui contient 89 dessins datant du début de la carrière de Picasso et qui seront exposés à l'ouverture de la nouvelle galerie de l'institution, en septembre prochain.La galerie de l'Université du Cap-Breton abritait déjà une collection de quelque 500 pièces d'artistes canadiens n I c PHOTO AP Gluck ouvre le bal Anna Caterina Antonacci a été ovationnée par les amateurs d'opéra de Milan, hier, au terme de la présentation de VArmide de Gluck qui ouvrait la saison de la Scala.L'opéra y était présenté pour la première fois depuis 85 ans.parmi lesquels les membres du célèbre Groupe des Sept ainsi qu'Alex Colville- Gratuit malgré tout ¦ Le British Muséum demeurera gratuit malgré une grave crise fînancière, a décidé hier à Londres son conseil d'administration.Le musée n'a toutefois pas totalement écané l'éventualité d'une entrée payante occasionnelle pour certaines ex- positions.Un rapport d'expert publié en novembre avait préconisé la suppression de 210 emplois \u2014 un sur cinq \u2014, la diminution des heures d'ouvertures, la fermeture de certaines galeries, et un droit d'entrée éventuel de 5 ou 6 livres ( environ 8 dollars ) aux 6,2 millions de visiteurs qui se pressent chaque année pour admirer les frises du Parthénon ou les momies égyptiennes.GUIDE H O K A 1 R E C V N E r L E .\\ O D E O ^ MATINÉES TOUS LES JOURS À 4^^$ Pour informahons, appelez 849-^^15^ de llhOO 6 22h00 :j: un cadeau idéal pour les fêtes * ^LES CERTinCATS-CADEAUX ClNÉPLEX OdÉON ^ DISPONIBLES DANS TOUS LES CINÉAAAS CINÉPLEX ODÉON iff * DU 6 AU 12 DECEMBRE 1996 ATWAHR PV «r 7 2010:06 «m 1:29-4:107:201005 SPACE JAM (Or 6 49.«:00 «m 2:30-4 30«45.9 OO LES 101 OALJMATWIS (OT 7:3010:00 dh» 2004:45-7:30 10W STAR TMKrfRSMISR CONTACT (OT 726-10:10 «ffl11X>4:45-7:2S-10:lO SPACE JAM (Or 7:36-t30 «m 12:454.0O5:15-7:35-».30 101 DALMATIANS (Or^kn 12303:16 ?STAR TR»:FIVT CONTACT (Or 7:0O»45 ?RANSOM (mr 7:1O10:l5dlm 1:404:607:401015 ?101 DALMATIANS (Of 7:15-0:50 dbn 1:3O4:15-9J0 THE PREACHER'S MFE (UC) * dim 7:00 ?STAR TREK:FIRSTCONTACT(Or 7 45-10.20 dhn 1;30 4:15-7:45-1020 VlKSAIl ILS Plan VarMtliM 353-7680 LES 101 OALMATWNS (Or imt^Jm 6; SOO: 15 «m 1i»-3:30«:509:15 ?STAR TRB(:FIR8T CONTACT (Or fiwr^Jtu 7 OO 9:45 «m 1:15-4 007.000-45 LES 101 DALMATmS (Or dkn 1 003 30 KARMINA (mr «mrnarn^J»' 7.109 30 LES 101 DALMATie^S (Or mv,m*r>u 7 25-0 40 aim 2.004:307.25-0.40 RANÇON (1>*r mtr,fMrjMI 7:15-955 «m 1:304.15-7:15-966 _ ?STAR TRCK.PREMIER CONTACT (Of mar.mwjM 7:35-1000 «m 1:26-3:SO7:35-ia00 «/SON BBioiTAL Sciences Découverte de Eldorado >^ d'Hérodote dans l'Himalaya Agence France-Presse PARIS Chantées par Hérodote^ « pistées » par Alexandre le Grand, Soliman le Magnifique et d'innombrables aventiu-iers et savants, les légendaires « fourmis » chercheuses d'or ne seraient pas im mythe : un explora* teur français aurait découvert le lieu de cet Eldorado grec dans THimalaya.C'est dans la plaine pakistanaise de Dansar, le long de la ligne de cessez-le-feu entre l'Inde et le Pakistan, surplombant les gorges du haut Indus, que Michel PeisseU accompagné dans son expédition d'un mois par le Britannique Sébastian Guinness, affirme « avoir trouvé la preuve » de l'existence de ces mythiques créatures qui auraient fait, selon la légende, la richesse de l'Empire persan.On disait que le roi de Perse en possédait dans sa ménagerie.« Les fourmis géantes, à fourrure, d'Hérodote sont en fait des marmottes, ce qu'avaient soupçonné plusieurs explorateurs, notamment au siècle dernier », a indiqué à l'AFP M.Peissel, de retour de sa 25^ expédition dans la région.Selon Hérodote, les « fourmis des montagnes » ( le terme persan pour marmottes, d'où la confusion ) « étaient plus grandes que des renards mais plus petites que des chiens » et extrayaient de leurs terriers-galeries du sable aurifère, récupéré par les hommes.Certains historiens restent convaincus que ces « fourmis » sortent surtout de l'imagination fertile d'Hérodote, baptisé « le roi des menteurs ».D'autres, qu'Hérodote avait interprété, le mieux possible, des récits enthousiastes de voyageurs.La littérature indienne, chinoise et tibétaine parle aussi de ces étranges prospeaeurs d'or.En Occident, le mythe était au Moyen Âge aussi connu que celui de la Toison d'or.« J'ai pu recueillir les témoignages des habitants de la région, les Minaros, une population indigène d'environ 2000 personnes parlant tibétain, attestant que depuis des générations leurs aînés collectaient la poussière d'or offerte par les marmottes », explique-t-il.a Un érudit, commissaire de la région pendant plusieurs aimées, Mohammed Yousouf Husainabadi, a confirmé ces pratiques ».\u2022 -m Depuis 50 ans, les Minaros n'exploitent plus l'or des marmpttes mais quelques orpailleurs continuent de prospecter les rivières de la « Vallée de l'or ».Ces bète$-sont décimées par les soldats indiens, souligne l'explorateur, qui a travaillé sous la protection de l'armée pakistanaise, et avoue avoir essuyé des tirs.* *.\u2022 « J'ai pu observer ces fameuses marmottes ( de l'espèce Arctomys himalayanus ) qui creusent, leur terrier dans la terre noire aurifère du plateau.La présence d'or, toute la région en est riche, est attestée par des relevés géologiques mais je n'ai pas eu l'autorisation de sonder le sol », reconnaît M.Peissel/ qui avait étudié les Minaros il y a* 14 ans, côté indien, et avait alors entendu parler des marmottes, sans pouvoir pénétrer au Pakistan.« J'ai cependant pu voir, sur les parois des gorges, les strates de sable aurifère à environ deux mètres sous'la surface ».' \\ « Nous devrions lancer des éludes archéologiques et géologiques du site mais, étant donnée sa situation, sur la ligne de contrôle indd-pakistaine, cela sera très difficile)^, dit-il.L'Eldorado des fourmis conservera ainsi, quelque temps encore, une part de son mystère.TOUTE RÉSISTANCE SERAIT VAINE i STAR TREK nnriiiii n niuiiaot S9 -lu cMUUft auno* LU CMIMU CiUrtAUaw«T.1 C*M.iil*SSnm lluCOMâMttl&^H CMnUtlSaATA.;ll STI-THEliESté.^rTHtSIsSMg6.7 \u2014 omm» p\\MA-a -ewiMACAmoi\u2014ai\u2014chmim tT-CAim Mvau/ sTÏuaEè.tT-«*Ml|- 'oaum'ouh ou nom» T) ST-JUOMf / 'CIMIU m MM- VAUSYFIOO iOUETTE \u2022RMiY 'CMBAOWCA*- WKUMi5BW^/||T10g-lilVIEIlP.S^ VIIWON O.ANOLAISI \u2014Lié ctNVUAi auno-^ \tCnnifEATM6.«/\tARfimSNON&O if ¦mVAL\tCEITRIUVAL&;) J\tVEIISAIUJS6.;»«^ BCCAIIIE 1\t-cmin.» Ml OH\u20141\tCARR.DOlUONé./ \"OlMtMA Pmt~ Sn-ADEU Consuttez les GUIDES-HORAIRES des cinômos LA GRILLE THÉMATIQUE de Michel Hannequart AUTOMOBILE 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 HORIZONTALEMENT 1 Devant le conducteur.2 Action de s'immobiliser \u2014 Met la marche arrière \u2014 À cet endroit.3 Se fait pour se stationner entre deux véhicules le long d'une rue \u2014 Passionné.4 Huilé \u2014 Habitations \u2014 Rongeurs.5 Utile en dessin \u2014 On en met sur les routes \u2014 Fille du prince Charles de Suède.6 Abréviation religieuse \u2014 Divinité grecque \u2014 Administrés \u2014 Frigo-rte.7 Dispositif d'allumage des moteurs à explosion \u2014 Pronom Indéfini \u2014 Voie urbaine.8 Possédé \u2014 Appareil avertisseur des automobiles anciennes \u2014 Dans un pneu.9 Calèche de voyage en Russie \u2014 Fauves.10 Qui donne un t>én6t1ce satisfaisant \u2014 Négation \u2014 N'est pas toujours vert.11 Finit en décembre \u2014 Désigne une ou plu- T sieurs personnes \u2014 Frère de Thyeste.12 Unité de mesure de longueur anglo-saxonne \u2014 Roche \u2014 Prêtre italien.13 Article contracté \u2014 Petit café \u2014 Avant nous.14 Elle est collante \u2014 Gros ventre \u2014 Fait éclater (un pneu).15 Pas larges \u2014 Terre grasse et humide \u2014 Dans un titre universitaire.VERTICALEMENT 1 Guimbarde \u2014 Action de supprimer la liaison entre Tarbre moteur et les roues d'une automobile.2 Partie postérieure d'un véhicule \u2014 L'un des pionniers de l'Industrie automobile.3 Partie la plus grossière du son \u2014 Contenu total d'un réservoir \u2014 Patrie d'Abraham.4 Faciles à suivre \u2014 Partie latérale de la carrosserie d'une automobile.5 Époque de l'année où les pneus à neige sont Inutiles \u2014 Le mol \u2014 Caravansérail \u2014 Grande voile triangulaire.6 Partie de la can-osserie qui recouvre et entoure la roue \u2014 Vaccin contre la typhoïde \u2014 Gouvemement.7 Aurochs \u2014 Pour celui qui franchit le premier la ligne d'arrivée \u2014 Circuit de course automobile.8 A six faces \u2014 Voiture \u2014 Près de Coblence, 9 Blessé en passant sous les roues d'un véhicule \u2014 Note \u2014 Partisan de la doctrine d'Arius.10 Écluse \u2014 Siège d'appoint dans un véhicule.11 Interjection espagnole \u2014 Regagner le lieu où Ton était \u2014 Ancienne monnaie française.12 Passage d'un bas régime de moteur à un régime supérieur sans utilisation du changement de vitesse \u2014 Pénètre.13 Radian \u2014 Mot enfantin \u2014 Personnage de conte.14 On s'y repose Écoulement d'un fluide, d'un gaz par une fissure \u2014 Bord, en général.18 Celui qui est assis dans une automobile, mais qui ne conduit pas \u2014 Pratiques.¦ SOUmON DHNANCHe PtOCHAM I I s 4 I t 7 I t It II II II 14 11 ?aaoaaaaD ?QQDa aa DODDnan ?DDOD aaaaao on ?D DaDano onoa ?na DD a DDog ?ooD na ?a Qoa DDOO Q Diing ODOD aDaDan 3 BnaDO aDDO ddo ?D ano aanaDO agaona Boanoa a ?DD aaaaa ?oa on an aanapa aaoa ?aoodo ?an oaaoa ?al soumoM M DMANCMi Demm Génies en herbe UOilifinrnin ivk GéilMM %mU Pamnçh Ik.UU.bout Wottwoirt.MoiMal HIX U7 A SAINTS PATRONS Aêêociez les saints patrons à 1 Saint Mathieu A 2 Saint Honoré B 3 Sainte Véronique C 4 Saint François de Sales D 8 Saint Expédit E 6 Saint Gabriel Archange F 7 Saint Albert le Grand Q 8 Saint Joseph H leur responsabilité.Protographes Banquiers et comptables Journalistes et écrivains Boulangers et pâtissiers Hommes d'affaires Ouvriers Chimistes, savants Diplomates Acteur américain B ANNÉE 1661 1 Le 9 mars 1661, quel Italien, principale cible du soulèvement de la Fronde, s'éteignit à l'âge de 59 ans ?2 En cette année, un grand maître flamand reçoit la commande d'une toile de 5 mètres carrés qui s'intitulera « La conspiration de Claudius Civilus ».De quel peintre s'agit- il ?3 Le 17 aoiJt marque la fin des travaux qui menèrent à nnauguration du château de Vaux, appartenant au surintendant de Louis XIV.Qui était ce prédécesseur de Colbert ?4 Grâce à ses 900 navires et ses quelques 25 000 hommes, le pirate Koxinga déloge les hollandais d'une île d'Asie orientale où ils sont installés depuis 1624.Quel nom portait cet état insulaire ?8 De quel empire Mehmet KOprûlû, mort le 31 octobre 1661.était-Il le maître ?6 L'an 1661 marque le début de l'âge d'or du ballet en France.Qui fut alors nommé surintendant de la musique de la chambre du roi ?7 Quel savant Italien découvre les utricules et confirme les théories de Harvey sur la circulation sanguine ?8 Quel prédicateur français écnvit et déclama, durant cette année de 1661.le \u2022 Sermon sur la Passion \u2022?C IDENTinCATION DE PERSONNAGE 1 Peut-être était-ce un présage concernant rorientation de ma carrière, je fus arrêté à l'âge de 20 ans pour port d'arme illégal.2 Ayant fait mes débuts en 1969 dans le film \u2022 Me.Natalie -, c'est un film de 1972 qui m'apportera la reconnaissance d'Hollywood.3 Suite au succès du film de 1972, on complète une trilogie où je tiens la vedette d'un monde où les gangsters sont rois.4 Sumommé Sonny, ma carrière atteint son apogée lorsque je remporte l'oscar du meilleur acteur en 1992 pour mon rôle dans \u2022 Scent of a Woman.D IDENTIFICATION DE CHOSE 1 En mathématique, mes deux extrémités touchent ô la môme courte, 2 À la boxe, les pugilistes craignent de s'y voir coincés.3 Celles qui sont utiles à Céline Dion lui font quelques fois défaut.4 On n'est jamais pris au dépourvu lorsqu'on en compte plus d'une à son arc.E SCIENCES EN « s » 1 Quelle maladie mentale, découverte par le suisse Bleuler en 1911, est décrite par ce dernier comme un état de démence précoce ?2 Quelle étape de l'évolution stellaire est caractérisée par un éclat vif dû à l'explosion de l'astre ?3 Quel terme désigne l'état de rotation sur elle-même d'une particule élémentaire, l'électron par exemple ?4 Quel américain a mis au point, vers 1954, le vaccin contre la poliomyélite ?son en compte 31622400 lors des années bissextiles.6 Observés par le biolo*.giste Leeuwenhoek en-1677.Ils possèdent une flagelle.7 Quelle bactérie est la cause de maladies comme la fièvre typhoïde et la gastro-entérite infantile ?8 Quel élément chimique, de numéro atomique 34.doit son nom à la lune ?N m développé un vaccin \u2022 ! F DES CHIFFRES ET DES LETTRES.\" 1 Quelle lettre grecque désigne la longueur d'onde de la lumière 6n physique ?2 Quel numéro fut porfé, entre autres, par Ry^n Walter et Klri^ Muller pour les Canadiens de Montréal ?3 Quelles sont les deux lettres valant hgit points au scrabble ttM- gais ?omment se nomment les symboles japonats ^ valeur syltabique par opposition aux kanjis qui sont des idéogratn-mes ?.' * 8 Qui a proposé le concept du jeu télévisé fonçais \u2022 Des chiffres et des lettres \u2022?8 Quel nombre est présent dans le titre du film de 1959 de François Truffaut qui mettait en vedette Jean-Pterre Léaud ?7 Quel personnage de Rock et Belles Oreilles, Incamé par Yves P.Pelletier, voulait dominer le monde.et le Japon ?8 À combien de bouteilles champenoises équivaut un salmanazar ?SOLUTION DANS LE CAH« DES ANNONCES CLASSÉES f B 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCÏTE 8 DÉCEMBRE 1996 Sciences Antiquité L'or d'Hérodote page B 11 ¦v, Zoologie Les empreintes digitales des koalas ressemblent tellement à celles des hu-mains qu'elles pourraient \u2022 ' * ' * être prises pour celles d'im criminel sur le lieu d'un délit, selon une étude publiée dans The New Scientist.« Bien qu'il soit extrêmement improbable que des empreintes de koala soient découvertes sur les lieux d'un crime, la police devrait cependant être au moins avisée de la possibilité », a indiqué au magazine scientifique Madej Henneberg, biologiste à l'université d'Adélaïde en Australie.C'est en étudiant les koalas de la réserve naturelle Urim-birra Wildlife Park, près d'Adélaïde, que le chercheur a constaté l'extrême similarité des empreintes de l'animal avec celles de l'homme et a été surpris de ne trouver aucun rapport scientifîque sur le sujet.Agence France-Presse Une grenouille très rare, dépourvue d'oreilles, est malgré tout capable d'entendre grâce à des vibrations perdes à travers sa peau, selon le « New Scientist » publié jeudi.Cette grenouille dorée, qui vit dans les forêts du Costa Rica et de Panama, est dépourvue d'un os essentiel au fontionnement de l'oreille interne qui permet l'audition.Des scientifiques de l'université américaine de l'Ohio ont cependant remarqué que les grenouilles arrivaient à déteaer les appels de leurs congénères, révèle la revue.Les chercheurs ont établi que la peau des grenouilles était « réglée » pour pouvoir vibrer à environ 2 kiiohertz, la même fréquence qu'elles utilisent pour lancer leurs appels.Les vibrations résonnent dans les poumons, ce qui stimule le nerf auditif, permettant ainsi au son d'être « entendu », selon les sdentiilques.Agence France-Presse Médecine \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 Joseph Mer- rick, un Britannique surnommé au 19« siècle « Eléphant Man » en raison de son visage déformé, n'était pas atteint de neurofîbromatose de Recklinghausen, comme on le pensait jusqu'ici.Une équipe d'experts du Royal London Hos-pital, sous la direction d'Anita Sharman, a procédé à l'examen des restes de Merrick au scanner et au rayon X et constaté que son squelette ne montrait pas de signes de neurofîbromatose de Recklinghausen, une affection qui se traduit par l'apparition de fibromes importants.Les experts estiment que Merrick souffrait plus probablement du syndrome de Proteus, une affeaion extrêmement rare.Il n'existe qu'une centaine de cas de ce syndrome, qui se traduit par la croissance anormale des os et des tissus de la peau, répertoriés.Agettce France-Presse Espace rrrrn Une mission spatiale russo-américaine qui devait envoyer deux macaques dans l'espace mardi prochain a été reportée, ont indiqué cette semaine les forces ^>atiales russes à l'agence Interfax.Le lancement par une fusée Soyouz du satellite Bion-11, à bord duquel les deux macaques doivent effectuer une série d'expériences à des fins médicales pendant deux semaines, a été retardé en raison d'un mal-fonctionnement non précise du satellite, selon Interfax.Pendant cette mission les deux singes devront mener des expériences mises au point par les Russes et les Américains.Les Russes espèrent des renseignements siu* la perception de l'espace et l'organisation du mouvement, tandis que les Américains veulent en savoir plus siu- l'état des muscles et des os et sur les effets d'tm tel voyage sur le métabolisme des sin- Agence France-Prene STÉPHANE GAGMb Agence Science-Presse n utilise bien du carton recyclé et des bouteilles recyclées ; pourquoi pas des autos recyclées ?Depuis novembre 95, la première chaîne de démontage de voitures en Amérique du Nord est enaaivitéà Laval.Vous avez bien lu : il s'agit Blf^ bien de la première chaîne de d^ontage \u2014 du moins, la première qui soit commerciale \u2014 et non de la première chaîne de montage.Cette initiative, prise par Recyclage d'auto Saint-François, se donne un objeaif ambitieux : récupérer 98 % de la masse totale d'une voiture.Déjà, « on récupère 65 % des pièces des voitiu^ qui arrivent ici, pour la revente ou le recyclage, explique son président, François Houle.Pour les autres 35 %, plus difnciie à récupérer, nous recherchons activement des débouchés.» Pour ce faire, il fait jouer toutes les ressources mises à sa disposi-rion : Recyc-Québec Centre de recherches industrielles du Québec ( CRIQ ) et rinstitut canadien des plastiques et de l'environnement ( IPEC ).m Avec les spécialistes de ces organismes, nous travaillons à identifier les composantes et à déterminer combien on pourrait en produire lorsque notre chaîne de démontage sera en pleine aaivité.Car pour intéresser des acheteurs, il faut avoir des quantités suffisantes de matériel à offrir, h Les ouvriers de la chaîne démontent aauellement quatre véhicules par jour.Ce chiffre sera haussé à 10 dès février prochain, selon M.Houle.« Et ce n'est qu'im début.Si tout va bien, on ouvrira des succursales ailleurs au Québec et même en Ontario.» À quoi ressemble une chaîne de démontage de voitures ?Comme dirait le capitaine Haddock, c'est la même chose qu'une chaîne de montage, sauf que c'est exaacment le contraire.Tout d'abord, la voiture est démantelée au complet, pièce par pièce.Ensuite, tous les morceaux bons à être revendus sont vérifiés, classés et enregistrés sur rordinateuur.Certaines pièces sont réusinées sur place et revendues ( alternateurs, démarreurs, radiateurs, etc.).Une proportion importante est conservée dans des conteneurs pour être ensuite expédiée chez un recycleur.Il s'agit du cuivre, de l'aluminium, des plastiques et de l'acier.Enfin, l'antigel, les solvants, les huiles usées, l'essence et le fréon sont recyclés sur place.Mais pour qu'une automobile puisse un jour être recyclée à 98 %, il faut aller plus loin, et miser siu* les réseaux de communication modernes.Il en existe déjà deux au Québec Intercom rapide < lien par intercom, comme son nom l'indique ), et Progicom ( par modem ), regroupant 54 centres de pièces usagées.«< Si un centre ne possède pas la pièce que le client désire, un appel est lancé sur le réseau et, en quelques secondes, on peut consulter l'Inventaire des autres commerces, dit M.Houle.Le client peut, par la suite, être dirigé vers la bonne adress.e » Pour accroître encore ses chances Depuis novembre 95, la première ctialne de démontage de voitures en Amérique du Nord est en activHé à i-aval.Recyclage d'auto Saint-François se donne un objectif ambitieux : récupérer 98 % de la masse totale d'une voiture, affirme son président, François Houle.de revente.Recyclage d'auto Saint-François a depuis peu son site Internet, qui lui permettra \u2014 du moins, c'est ce qu'elle espère \u2014 de vendre ses pièces partout en Amérique du Nord et en Europe.De toute évidence, l'entrepreneur est optimiste : il a récemment trouvé un débouché potu la mousse contenue dans les sièges de voiture 1 11 ne craint pas non plus pour le verre et le caoutchouc des tapis, «< qui peut être réduit en p>oudre ».Là où ça se corse, c'est du côté des plastiques.Depuis quelques années, le plastique remplace de plus en plus te métal dans les automobiles.Cela cause un problème, puisque certaines pièces sont composées de résines différentes, non-identifiées et, dans certains cas, non recyclables, m II y a actuelle- ment jusqu'à 40 polymères différents dans certains modèles de voitures », affirme Jacques Raymond, responsable du développement des marchés chez Recyc-Québec.En Europe, des fabricants automobiles ( BMW, Volkswagen, Fiat, Renault-Peugeot ) cherchent une solution à ce problème.Depuis le début des années 1990, ils cherchent à concevoir une voiture plus facilement recyclable.Comment ?En réduisant le nombre de pièces entrant dans la fabrication des voitures et en les Identifiant pour faciliter leur démontage et leur recyclage.« On tente, entre autres, de concevoir des voitiues contenant un nombre réduit de polymères », affirme M.Raymond.Même les trois grands fabricants automobiles américains ( Ford, GM et Chrysler ) s'intéressent à Tauto recyclable.En 1991, ils ont créé le^ Vehide Recycling Partnership et en 1993, le Vehicle Recycling Development Center.Par ces initiatives, on espère trouver une solution au quart de la masse totale des voitu-^ res qui n'est pas recyclé.On tra-.vaille, entre autres, à l'identification des plastiques, à l'instauratloiv de programmes de recyclage des vitres d'auto et des tapis.Tous ces efforts visent à réduire la quantité phénoménale de carcasses de voitiues qui s'entassent d'année en année dans les cours de démanteleurs.Au Québec le problème est devenu alarmant, car ce résidu s'acaimule au rythme de 120 000 à 130 000 tonnes par année.À ce jour, il y en aurait près de 900 000 tonnes attendant des jours meilleurs.À quand U collcxtc ^« lealve.des voitures 7 w m 1 jO^r^rms des fenéi Faites un don à sur l'a-f^ei»»' Je tio* enfant» ^ !: ^ LA FONDATION dI L'HÔPITAL DE MONTRÉAL POUR ENFANTS Tél.: (514) 934-4846 Téléc.: (514) 939-3551 a V a I Place Alexis Nihon, 3400 boul.de Maisoni Maisonneuve ouest, bur.630, Montréal (Québec) H3Z 3B8 ( ' t î "]
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